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Dialogue avec une forgeronne.

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Message Mar 19 Mar 2013 - 21:06

DIALOGUE AVEC UNE FORGERONNE.

L'aube pointait. Les rayons du soleil vinrent éclairer l'arbre sous lequel dormait Branston. Son sommeil était léger et la lueur du jour lui fit rapidement quitter le monde des songes. Très vite il se mit sur pied, s'ébroua et prit la route. Il avait dépassé Follard la veille et donc la capitale des Sept Couronnes n’était plus loin. Port-Réal n'était pas un choix dû au hasard mais le fruit d'une réflexion certaine. Il comptait partir du Bief par la route royale et pensait bifurquer après Rhysling pour monter vers le Conflans Mais un homme requis son aide pour aller jusqu'à Gaunt. L'homme était malade et transportait beaucoup d'affaire, il était un marchand itinérant. Branston aida le vieil homme car il lui rappelait son père. Une fois dans les terres de la Couronne et le marchand requinqué, il entendu parler de la façon dont le Fléau avait décimé la capitale et comment le Seigneur Main s'était débarrassé des corps. Apparemment Culpucier était plus pauvre que jamais et là devait assurément se trouver pléthore de gens à secourir ce qui était une aubaine pour lui qui cherchait à racheter encore un peu de sa dette envers les Sept Couronnes. Jamais encore il n’avait vu Port-Réal mais, il l'avait étudié à la Citadelle et savais à quoi s'attendre.

Port-Réal était une ville s’étendant sur la rive nord de l’embouchure de la Néra. La cité fut érigée à l’endroit même ou Aegon le Conquérant posa le pied en arrivant de Peyredragon. Cette ville est basée sur trois collines portant le nom d’Aegon et de ses deux sœurs (Rhaenys et Visenya). La colline sur laquelle s’élèvent les sept imposantes tours en grès du Donjon Rouge est au bord de l’eau et porte le nom du Conquérant. On dit que le roi Maegor I fit construire un grand réseau de tunnels et de passages secrets et qu’afin d’en conserver le seul usage il fit tuer les gens qui avaient travaillé sur le projet. Un autre endroit fort de la capitale est le grand Septuaire de Baelor avec ses sept tours de cristal. Ce bâtiment se trouve sur la colline de Visenya. La dernière des collines contient Fossedragon, l’ancienne demeure des dragons Targaryen et le bûcher de ceux touché par le Fléau. Le quartier de Culpucier, le plus pauvre de la ville se trouve au pied de cette dernière colline. La capitale Royale a sept portes chacune avec une ambiance bien à elle que ce soit celle du Fer, du Dragon, des Dieux, du Lion, du Roi, de la Rivière et la Vieille porte.

Le temps de laisser son esprit vagabonder dans des représentations de la cité, elle finit par se dévoiler sous ses yeux. Immense et majestueuse, la capitale royale déployait une partie de ses charmes appuyés par la lumière de la mi-journée. Branston continuait d'avancer vers la ville tout en s'émerveillant devant la beauté et la grandeur du Donjon Rouge, résidence d'Aerys I, Roi des Andals, de Rhoynar et des premiers hommes, Seigneur des Sept Couronnes et Protecteur du Royaume. La forteresse écarlate perchée sur sa colline domine les eaux de la Néra. La contemplation lui fit perdre tout sens du temps et des distances et il ne reprit conscience qu'arrivé sur la berge. Pour traverser la Néra, il dut prendre une barque qui le mena jusqu'au port. Le plus grand des Sept Couronnes. Une centaine de quais, un invraisemblable mélange de bateaux et de bicoques et de la vie, que de vie dans ce port. Jusque sous les remparts de la ville s'entassent des bouges, des tavernes et des échoppes. Il traversa tranquillement l’endroit entre les marins qui s'affèrent et les ivrognes qui avaient déjà bu tout leur saoul. C'est donc par la porte de la Gadoue qu'il pénétra dans la cité après être passé par le marché aux poissons.

La place poissarde fut donc le premier contact avec l’intérieur de la ville et pas forcément le plus plaisant. La place puait le poisson pas frais et les hommes la sueur. L’odeur du poisson s’expliquant facilement avec la proximité du marché mais, l’odeur des hommes avait apparemment plusieurs explications. D’une part la foule oppressante qui envahissait chaque recoin de la place, le soleil se voulant de plomb qui jusque là n’avait pas gêné Branston et la sueur inhérente au travail physique de tous. Alors que la foule l’emmenait le long de la rue de la Gadoue, il finit dans la rue Croche emmené par une masse compacte. Cette rue qui bifurquait pour monter vers la colline d’Aegon. Quoi de mieux pour commencer relativisa t-il que de voir la demeure du Roi. La rue était presque déserte une fois Branston séparé de la marée humaine. Il put alors, en la gravissant, se plongé dans ses pensées. Alors qu’il était très content de visiter la ville, il repensa à la dernière fois où il fut aussi bien. Là commença la descente aux enfers de son moral. Son visage se ferma et son front se plissa. Ses poings se serrèrent et ses épaules tombèrent. Si loin le temps de la Citadelle, le temps où il avait encore un avenir, un but, un rêve. Aujourd’hui essayant de toujours aider ceux qui en ont besoin, il ne peut s’empêcher de s’accabler de reproches. Tous ne sont pas infondés, le pire étant de se souvenir du visage de cet homme, qu’il a tué dans une ruelle par un excès de folie intolérable de la part d’un mestre. Alors qu’il chassait les idées troubles par le ressouvenir de ce qu’il savait du Donjon Rouge, il finit au pied de celui-ci, devant la barbacane aux portes de bronze. L’accès à la cour extérieure était permis mais Branston ne voulait pas s’y attarder car il n’aurait pas accès aux endroits qu’il désirait visiter. En repartant, il ne reprit pas la rue Croche mais une autre qui semblait descendre vers la colline de Visenya. Branston pressa le pas car il lui fallait rejoindre Culpucier au plus vite, après tout c’était la raison de sa venue. On disait Culpucier si pauvre qu’un nanti ne pouvait espérer survivre plus de dix minutes sans une bonne garde. Cependant, l’ancien mestre redoutait l’odeur. Autant de celle de tous les gens entasser dans le quartier pauvre que celui des corps brûlés après le Fléau. La rue débouchait sur une place sur laquelle se trouvait l’hôtel de la guilde des alchimistes. Peu de choses circulaient sur eux et Branston ne s’y intéressait pas. Des hommes s’appelant Sagesse entre eux et faisant du feu grégeois de leur journée, voilà tout ce qu’ils lui inspiraient.

Alors qu’il allait prendre la rue menant à Culpucier, il se figea. Non loin de là sur la colline, se dressait le Grand Septuaire. Bien qu’il ne veuille rien d’autre que filer de là, les sept tours entourant le dôme de verre, d’or et de cristal le firent craquer une fois de plus. Il fit le tour de la place de marbre blanc et admira la statue du Roi Baelor I le Bienheureux. L’architecture était une des choses qu’il affectionnait et Port-Réal lui donnait matière à s’émerveiller. Ensuite Branston se ressaisi et alla à son objectif, du moins il le voulut. Ne connaissant pas la ville, il se perdit au détour d’une des nombreuses rues. Il mit quelque temps à retrouver un repère et celui-ci fut la rue de l’acier. Bien que la forge ne lui fût pas une discipline désagréable, Branston n’en était pas un immense adepte. Sa chaîne comportait bien un anneau de fer signant le fait qu’il avait étudié mais pas plus loin. Il possédait des connaissances sur les matériaux, les techniques et sur les armes en général mais de là à forger… il y avait un monde que jamais il ne franchirait. Mais aussi réfractaire qu’il puisse paraître d’après son discours, regarder les forgerons travaillés avec le feu contre le métal lui donnait presque de l’envie. Branston qui descendait la rue s’arrêta dans une échoppe où il vit une chose inhabituelle : une femme qui forgeait. Elle était bien jeune et ne le vit pas de suite car la concentration sur son travail était grande. Elle frappait encore et toujours le bout de métal incandescent. Branston en profita pour regarder les articles du magasin. Sans être un grand expert, il savait reconnaitre une bonne manufacture quand il en voyait une et là elles étaient bonnes. Alors qu’il allait s’en aller pour laisser la jeune femme travailler en paix, il se rendit compte que le bruit du martelage avait cessé et qu’elle le fixait.

« Bonjour… ».
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Message Mar 16 Avr 2013 - 9:34

Réveillée par les jeux infantiles et grotesques de son petit frère, Isaline se réveilla comme chaque matin du mauvais pied. Elle l’envoya joyeusement paître, le menaçant de sa lame et de toute sa grandeur. Hélas, il en fallait bien plus pour le faire taire. C’est ainsi qu’elle alla se laver rapidement, pour être présentable à l’atelier. Elle savait qu’elle allait se salit, mais son père ne voulait pas qu’elle paraisse telle un ours devant la clientèle. Sous les remarques du cadet le plus emmerdant du monde, elle s’habilla pour ne pas arriver trop tard dans la forge. Elle lui lança un dernier regard inquisiteur lorsque celui-ci lui signifia avec sournoiserie qu’elle avait pris des fesses. *Sale gosse* pensa-t-elle silencieusement, avant d’aller chercher ses gants et de prendre un léger repas dans la cuisine commune. Puis elle se rendit à l’atelier où tout le monde l’attendait déjà. Toujours aussi moqueur, Eric ne se fit pas attendre avant de faire remarquer qu’elle était en retard. Isaline se retourna alors, se dirigeant vers son frère d’un pas pressant, puis, elle lui claqua la porte au nez et verrouilla l’atelier. Ca n’était vraiment pas une bonne journée qui commençait.

Elle travailla un moment, n’oubliant pas de mettre son tablier et de se saisir de ses outils indispensables. En une heure, tout pouvait y passer, du plus gros marteau au plus fin. Chaque détails étaient d’une importance haute et fournir un travail des plus excellents étaient vital pour la jeune femme. Brimée en permanence par la gente masculine et féminine, elle ressentait ce besoin incomparable de trouver sa place et savait que le travail du métal était le sien. Son besoin de reconnaissance était infini, mais ne pourrait oh grand jamais surpasser celui de la vengeance. Elle travaillait donc dur chaque jour, pour se prouver à elle-même mais aussi à ses pairs qu’elle était autant capable qu’eux. Isaline aurait aimé être meilleure encore, mais même si don insoupçonné il y avait, elle ne saurait le voir ni se juger arbitrairement. Son entourage pensant à ne jamais la féliciter trop vite et la récompenser pour le travail qu’il lui était ordonné de faire, les hommes de sa famille préféraient généralement ne pas se sentir inférieur à une femme, malgré qu’elle soit leur fille, leur nièce ou leur cousine.

La forgeronne profita d’avoir terminé sa hache de la vieille pour aller faire une course non loin de là. Sa tante l’avait blâmé la vieille de ne pas être allée au marché pour chercher le nécessaire au repas du soir. La famille avait donc du se contenter de quelques restes et piocher dans le garde-manger, ce qui déplaisait fortement au paternel. Seulement, le travail de la hache lui avait demandé plus de temps que prévu et sa concentration avait été telle qu’Isaline en avait parfaitement oublié les courses familiale. Ainsi, elle devait s’y coller en cette matinée. Passer par la place poissarde serait bien plus évident, et elle en profiterait pour ramener quelques mets dans les plus frais qu’elle dénicherait. C’est ainsi qu’elle se rendit vers les différentes ruelles indispensables, arpentant ces allées comme un connaisseurs et habitué. Elle savait où trouver de simples choses sans aller à l’autre bout de la ville et avait ses habitudes. Ainsi, elle gagnait du temps, temps qu’elle pouvait ensuite consacrer à son travail, beaucoup plus important que des ingrédients pour faire la popotte. Même si Isaline comprenait que les seuls compétences dédiées à une femme étaient celles de la cuisine, de quelques arts et de la séduction, elle n’arrivait désormais plus à s’imaginer retourner dans telle condition. Son père voulant le meilleure pour sa deuxième fille, il l’avait éduqué comme telle, ne l’imaginant pas une seconde dans un atelier, ni avec un outil à la main. Etant bonne à marier, elle devait attirer sur elle les meilleures foudres, et donc le fils d’un riche marchand ou d’un artisan reconnu. Le seul secret de sa virginité volée pourrait être un déshonneur total pour la famille et ne devait pas être su. Ainsi devait-on la marier vite, profitant ainsi de la naïveté des quelques encore puceaux qu’ils pourraient trouver. Cette idée de vendre sa sœur ne plaisait pas à la forgeronne, surtout après ce qu’elle avait subi. Mais il en était de l’avenir de la famille, Isaline ayant renoncé depuis plusieurs années à honorer ses parents grâce à un mariage fortuit.

C’est au sortir de ses pensées par l’odeur nauséabonde de la place poissarde que la jeune femme fut intriguée par un homme à la cape bleutée. Il semblait assez perdu et admiratif du capharnaüm ambiant. Outre les effluves particulièrement désagréables, cet homme semblait fasciné d’être en telle capitale. Elle s’amusa un instant de le voir si prostré devant l’agitation présente, et s’en retourna à ses affaires. Quelle surprise cela fut lorsqu’elle retrouva ce même voyageur au sein de sa propre rue. Peut-être cherchait-il quelque chose, malgré son allure lointaine d’un mercenaire. Il ressemblait davantage à un homme d’esprit, tenant en son bagage quelques livres que la jeune femme pouvait apercevoir. Elle le sema enfin, pressée de retournée à ses occupations. Elle déposa les courses sur la grande table familiale et se dépêcha de retourner à la forge, où elle se fit sermonnée par les hommes présents une fois de plus à cause du parfum délicieux de la place poissarde qu’elle avait emmené avec elle. Ils lui ordonnèrent alors d’aller se relaver, chose déplaisait particulièrement à Isaline. Pourquoi se relaver pour se resalir ? Elle n’en voyait pas l’intérêt mais ne souhaitait pas non plus imposer les relents de la mer aux clients qui pénétreraient dans l’échoppe.

Après tout ceci, elle retourna travailler sous l’œil attentif de son père. Elle commençait une nouvelle épée et celle-ci méritait grande attention. Il avait hésité à lui en confier l’ouvrage mais était confiant sur ce genre de travail. Isaline maîtrisait bien la forge des armes, et elle saurait certainement rendre celle-ci unique une fois de plus. Au bout de quelques minutes, elle entendit quelqu’un pénétrer dans l’échoppe mais resta concentrée. Son oncle irait certainement s’occuper du client. La porte de l’atelier grande ouverte sur le comptoir, elle pouvait jeter un œil si personne se dévouait pour aller assister le client, et ainsi surveiller les quelques chapardeurs qui tenteraient de dérober quelque chose. Elle se senti observée un instant et s’appliqua à la tâche. Puis au bout d’un moment elle releva la tête et surpris l’homme qu’elle avait vu peu de temps auparavant. Il semblait curieux du travail et regardait avec attention les nombreux objets présents dans l’échoppe. Isaline s’arrêta alors de travailler et le regarda. Elle se demandait ce qu’il pouvait bien chercher en tel lieu. Un couteau ? Un poignard ? Ou bien une protection… Elle l’imaginait mal avec une arme imposante et se demandait ce qu’elle pourrait lui conseiller. Puis l’inconnu finit par se retourner, voyant que la forgeronne l’observait à son tour.

« Bonjour… »

« Bonjour noble voyageur, en quoi puis-je vous aider ? »

Il était temps de savoir ce que cet étranger venait faire à Port-réal et en particulier dans sa forge.
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