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Tout captif porte dans sa main gauche le pouvoir d'anéantir sa servitude ▬ Miranda

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Sargon Harloi
Homme d'Armes

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« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
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Message Mar 19 Mar 2013 - 15:18

     Le jeune chevalier blessé, Sargon revint sur son boutre où la fille de lord Ouestrelin avait déjà été installée dans un coin par son second. Elle y fut oubliée pendant quelques instants, le temps qu'ils opèrent les manœuvres nécessaires à leur départ, puis lorsqu'ils commencèrent à voir la forteresse de Falaise s'éloigner petit-à-petit, le Fer-né donna quelques ordres à ses hommes avant de s'intéresser à leur passagère. Miranda – comme l'avait appelée son père – était la seule captive du raid. Le Harloi avait été clair : ils se rendaient à Falaise pour qu'il puisse voir ce fameux change-peau et non pour trouver des nouveaux serfs. Les personnes croisées au cours du pillage avaient donc toutes été passées au fil de l'épée, ou plutôt de la hache étant donné que le capitaine n'avait pas vraiment pris part au massacre. La jeune femme avait été placée en bout de pont à côté des réserves d'eau douce et de nourriture, elle n'était pas attachée pour la bonne et simple raison que si elle décidait de sauter à la mer, avec la robe qu'elle portait, il n'y avait pas le moindre doute sur son sort : la noyade ! Habituellement les captives préféraient vivre plutôt que mourir noyées, la liberté ne valait pas la vie, même en captivité. Cette « invitée » était en plus bien mieux lotie que ses prédécesseurs, Sargon ne comptait pas lui faire subir les outrages habituellement réservés aux femmes de noble lignage, à comprendre un passage chez ses marins avant d'être sacrifiée au Dieu Noyé. Non, il tenait à la conserver pour garder ce lien avec Falaise. Pour quelle raison ? L'avenir le leur dirait.

     Sargon se posta aux côtés de la demoiselle, elle avait du sang sur le visage et au niveau du cou où il avait entaillé sa peau pâle pour faire comprendre à son géniteur qu'il ne plaisantait pas lorsqu'il parlait de la tuer. Mais ces blessures n'avaient rien de mortelles et peut-être même que son nez cassé s'en remettrait totalement ? Ils avaient bien un mestre à Harloi, mais encore fallait-il qu'il accepte de soigner la demoiselle sachant que l'oncle du Harloi – le seigneur de Dix-Tours – n'allait pas apprécier de savoir que son neveu allait garder une noble au lieu de la sacrifier. Peu importait ! Se penchant légèrement vers elle, le Fer-né s'adressa à sa captive.

     ▬ Ne t'inquiète pas, aucun mal ne te sera fait à condition que tu ne le cherches pas. Je te déconseille d'essayer de t'enfuir ou je crains que notre rencontre ne se solde par ta noyade, je n'irai pas te repêcher si tu décides de nous fausser compagnie. Ce n'était pas des menaces, il la mettait juste en garde. Détournant la tête, il attrapa un tissu à peu près propre, posé sur un baquet d'eau douce. Prends ça si tu veux nettoyer le sang, fais-toi discrète jusqu'à ce que nous arrivions à destination. »

     Autrement dit, son nouveau chez elle pour les temps à venir. Après ces quelques paroles, sans s'attarder davantage sur elle, Sargon retourna auprès de son second, ils avaient une longue route jusqu'à l'île de Harloi, autant se concentrer sur ce point !

--------------------------------

     Le voyage de la côte ouest de Westeros aux Iles de Fer prenait pas mal de temps, du moins en notion de continental, pour Sargon et ses hommes ce n'était qu'un très bref moment à passer en mer. Quand bien même le trajet était long pour les attaques faites et le butin récolté, pouvoir naviguer valait tout l'or du monde et le Fer-né se sentait récompensé rien qu'en pouvant montrer aux autres la supériorité des habitants des Iles de Fer. Pendant tout le temps passé sur le boutre, le Harloi ne s'était guère soucié de la captive, c'était quelque chose de tout à fait normal pour lui. Quelques heures avant qu'ils n'arrivent sur les Iles de Fer alors que les silhouettes des châteaux étaient visibles à l'horizon, le jeune homme somma à ses hommes de mettre le cap sur Kenning.

     Au final, ils accostèrent alors sur la plage rocailleuse de Kenning et commencèrent à décharger les marchandises. Après avoir donné quelques instructions à Yoren sur le partage du butin, il se dirigea vers Miranda pour attraper son poignet, toujours avec fermeté, puis la tira derrière lui. Qu'elle désire ou non se laisser faire n'y changerait pas grand-chose, il l'avait frappée une première fois et n'hésiterait pas à réitérer l'exploit si elle jouait la forte tête. Après l'avoir faite descendre de son boutre, il la rejoignit et sans plus d'explications, la traîna à nouveau dans son sillage. Ils se rendirent vers la demeure de pierre mangée par le sel du vent de mer, puis entèrent dans le château dont l'entrée était gardée par deux hommes en armes. Ils ne bronchèrent pas à l'arrivée du jeune homme qui séjournait ici depuis bientôt dix ans. Une fois dans le hall, le Harloi traîna la captive dans une pièce située sur la droite. Elle était presque totalement dénuée de meuble, une table, des chaises, une grande cheminée pour le feu et quelques meubles épars. Les décorations étaient rares et seulement imputables aux goûts « luxueux » de Sargon. Sans quoi rien d'autre ne serait visible que les pierres des murs. Arrivé là, il lâcha enfin le bras de la jeune femme, pivotant pour poser ses yeux mordorés sur elle. Après l'avoir dévisagée pendant un bon moment, le jeune homme prit enfin la parole.

     ▬ Bien, nous allons être amenés à nous côtoyer durant les temps à venir, autant poser les règles et les conditions immédiatement pour que les choses se passent le mieux possible, qu'en penses-tu ? C'était une question rhétorique puisqu'il enchaîna aussitôt sans même lui laisser le temps de répondre. Sache que je ne suis pas quelqu'un de très patient. Je n'aime pas imposer des choses, mais lorsque je le fais, j'apprécie qu'elles soient respectées, sans quoi je règle le problème rapidement. Une fois de plus, il ne s'agissait pas de menaces, mais bel et bien de simples précisions. Je ne vais pas te faire enfermer dans une pièce, tu pourras circuler dans le château et même à l'extérieur si le cœur t'en dit. Mais il faut que tu saches que les femmes nobles sont normalement livrées aux hommes avant d'être sacrifiées au Dieu Noyé, alors pour éviter qu'il ne t'arrive un accident, je vais assigner l'un de mes marins à ta garde, tu seras plus en sécurité. Sargon ne plaisantait pas, nombreux seront ceux qui verront une prisonnière - et non une femme-sel - d'un mauvais œil. Pour finir, tu n'as pas à t'en faire pour le reste, personne ne te touchera tant que tu te montreras docile. En somme, ce sera comme si tu étais chez toi, avec un autre paysage bien sûr. Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres. Des questions ? »

     Une entrée en matière plutôt directe il fallait l'avouer et encore, elle n'avait entendu qu'une petite partie de ce qu'il comptait lui dire. Mais il gardait le reste pour plus tard, pour le moment, Sargon avait envie de voir ce que ce nouveau « jouet » lui réservait.


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Message Mar 19 Mar 2013 - 19:35


« Alors c’est tout ? » Je le dévisageais au comble de l’horreur, je regardais mon frère Sullivan, le regard emplit de certitudes qui n’étaient enfin que servitudes portées à notre mère. « Tu ne feras donc rien ?! » Ma respiration presque coupée sous le coup. « Mais comment peux tu faire ça mon frère ?! COMMENT ?! » Mes larmes coulèrent tandis que j’avais fait résonner ma voix avec force et courage. « Tu me dégoutes, chaque parcelle de ce que tu crois être, n’est qu’un mensonge tissé des mains de notre mère !! Tu n’es ni le bien, ni le mal mon frère, en cet instant tu n’es que lâcheté et j’ai grand peine pour toi… » Je tournais les talons, courant vers l’entrée du château. Nous étions assaillit par des attaquants qui n’avaient pas encore de visage. Pas encore de visage, mais je savais le château fragilisé, on pouvait entendre des cris de femmes apeurées, le dernier souffle d’hommes s’élever, je me précipitais vers le grand balcon, pour discerner leur avancée, trop tard ils devaient être entrés et mon père était en danger. Pas qu’il soit trop faible pour se défendre, mais depuis le procès c’est devenu la bête de foire, et je ne peux pas le laisser seul, ce n’est pas possible. Empoignant ma robe de jeune fille de bonne famille, je m’élance encore vers la salle principale du château, j’entends des voix, des rires gras et puis mon père… Mon père… J’attrape un chandelier et assomme sans regarder le premier homme qui me tombe sous la main, mais mon action n’a d’effet de surprise qu’une fraction de seconde, on m’empoigne fermement et je sens leur haleine fétide sur ma peau, je me débats de toutes mes maigres forces…

Assise dans un coin, sur cette maudite jonque qui m’éloigne des miens, je suis épuisée, déçue, terrorisée, surtout silencieuse et immobile. La mer m’emporte et je la laisse faire, j’aurais pu sauter du navire et me noyer… Au final, personne n’a su me sauver, et j’ai risqué ma vie et ma liberté pour un homme qui, là bas, dans ce château, n’était plus réellement mon père. Pourquoi donc rester en vie ? Pourquoi préférer les voir défiler devant mon regard embrumé de larmes ? Et sourire de leurs faciès disgracieux ? Pourquoi attendre qu’il n’abuse de moi, sans même bouger le petit doigt ?

Il vient à moi, me parler, autant mon corps est devant lui en cet instant, autant mon esprit est partit. Pourquoi ne te bouges tu pas ? Qu’attends-tu Miranda ? Qu’il te frappe encore ? Qu’il te souille de ses mains trop larges pour le reste de son corps ? Tu es navrante et tellement faible… Mon esprit se rit de moi et je suis incapable de le faire taire. La douleur n’est rien, oui, je suis une noble femme peu habituée à la souffrance physique, ou alors seulement celle qui relate de corsets et des souliers trop étriqués qu’il me faut porter des heures durant. Je prends le tissu tendu, sans un mot, sans une expression humaine ou même à demie humaine sur le visage, épongeant comme je le pus le sang qui avait commencé à sécher sur ma peau.

Un temps infini s’écoule, comme une petite mort sans en voir réellement la fin, le ressac, les remous et chaque vague me donnent la nausée, et par deux fois, je dus me soulager par-dessus bord. Arrivés, je me laissais traîner sur le sable, et dans les méandres du château lugubre qui serait ma nouvelle ‘maison’. Une fois seuls, je sentis son regard sur moi et je levais le mien, pour plonger allègrement mes prunelles bleues dans les siennes, avec un immense mépris masqué de fatigue. Ses mots n’intéressent visiblement que sa personne, comme tout homme en somme, je voudrais lui arracher les yeux de mes mains, et lui faire tomber ce sourire amusé qu’il esquisse. Mais en aurais tu la force Miranda ? Toi la petite fille chétive, la poupée aux cheveux dorés… Cette même petite voix dans ma tête qui éclate d’un rire aigu. « ---Des questions ? »

Je serrais les mâchoires, le transperçant de mon regard à défaut de pouvoir l’égorger entre ses murs. « Je suis fatiguée, laissez moi. » Dis-je d’un ton calme, pondéré mais autoritaire. Je n’avais pas envie de dormir, nullement même, j’avais envie de m’enfuir à toutes jambes et pourtant je sus que je n’en ferais rien. Comme une punition que je préfère m’infliger. Je lui tournais le dos, les bras croisés sur mon buste, priant un dieu qui ne me sauverait pas, sortant le plus discrètement possible le couteau glissé contre la peau de mon bras.

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Sargon Harloi
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Message Mer 20 Mar 2013 - 12:32

     Elle était fatiguée ?! Sargon en resta coi tant la déclaration était décalée. Est-ce que cette petite noble habituée à une vie où tout lui était donné dès qu'elle claquait des doigts, s'imaginait qu'elle avait encore à ouvrir sa bouche ici, chez lui ?! Le culot dont elle fit preuve avait tout de même le mérite d'être applaudit, même si aux yeux du Harloi il s'agissait davantage de stupidité de que de culot. Il y avait fort à parier que cette donzelle s'imaginait qu'elle était supérieure à tous les habitants des Iles de Fer et qu'ils lui obéiraient au doigt et à l’œil si elle ouvrait la boucle pour donner des ordres. L'amusement du capitaine de la Veuve Salée fit rapidement place à une profonde contrariété, s'il s'était écouté, il lui aurait certainement brisé autre chose que le nez à l'instant présent. Mais la défigurer n'allait pas servir à grand-chose, surtout s'il comptait sur elle pour tenir son père dans ses filets. Faisant un effort pour ne pas se laisser emporter par son impulsivité, le Fer-né ne parvint toutefois pas à refréner totalement ses instincts et il approcha d'un pas vif de sa captive pour lui saisir le bras, juste sous l'épaule, puis la forcer à se retourner avec une certaine brutalité. Sa poigne se raffermit aussi sur sa chair dans le but de lui laisser quelques traces de manière à ce qu'elle comprenne qui commandait ici.

     ▬ Que je te laisse ?! Mais tu te prends pour qui ? Tu n'es qu'une prisonnière, tu n'as pas à ouvrir ta bouche pour donner des ordres. Exit le ton calme et même amusé qu'il empruntait habituellement, même avec ses captifs. Elle avait touché un point sensible en lui parlant comme s'il n'était qu'un idiot à son service et la réaction était à la hauteur de l'affront. Ouvre encore une seule fois ta grande bouche pour me parler comme tu viens de le faire et je peux t'assurer que je te tranche la langue sur-le-champ. »

     Est-ce qu'il plaisantait ? Assurément non ! Même s'il n'était pas très friand de la torture ou même de l'idée de défigurer les autres, sa patience avait des limites. Sargon avait toujours été très « conciliant » avec les femmes qui étaient passées par Kenning. Que ce soit la petite Belmore qu'il avait enlevée et échangée contre une rançon ou encore les serfs qui finissaient en femmes-sel, le Fer-né s'était toujours montré aimable à leur encontre. Du moins en comparaison du sort que leur aurait réservé d'autres capitaine de la Flotte de Fer s'ils avaient été à la place du Harloi. Mais le comportement actuel de la blondinette n'entrait pas dans ce que le Harloi supportait et si elle avait le malheur de trop l'irriter, Sargon pourrait bien oublier sa première idée pour finalement se débarrasser d'elle. De manière définitive bien évidemment. Il ne restait qu'à voir si la donzelle allait comprendre qu'elle avait tout à gagner à se montrer moins bavarde et moins condescendante. Peut-être qu'elle était aussi sotte que ses pieds et qu'elle allait croire qu'il ne mettrait pas ses menaces à exécution ? Il lui avait déjà brisé le nez, la logique voudrait que Miranda comprenne qu'il n'hésiterait pas. Mais les femmes n'étaient pas toujours très réfléchies, enfin celles du continent du moins. Sa colère toujours aussi présente, il la dévisageait avec une hostilité non feinte qui contrastait étrangement avec le calme qu'il avait quelques minutes plus tôt.

     ▬ Tu as peut-être l'habitude d'être traitée comme une petite princesse par les tiens, mais ici tu n'es ni noble, ni en position de donner des ordres. Serrant les dents pendant quelques secondes, il appuya ses dires en accentuant la pression de ses doigts sur la peau pâle de la jeune femme. Je ne suis pas très patient, alors écoute bien cet avertissement, parce que ce sera le dernier : si parles encore une fois à un Fer-né comme tu viens de le faire, tu pourras oublier l'idée de rentrer chez toi un jour, parce que tu ne passeras pas la nuit. »

     Dans le fond, garder Miranda en vie ou non ne changerait pas grand-chose à ses idées. Il l'avait enlevée sur un coup de tête, parce qu'elle avait marqué son attention. La belle demoiselle avait fait preuve de courage en débarquant dans la chambre de son géniteur, armée pour défendre seule son père contre un Fer-né largement plus expérimenté qu'elle. Mais à présent qu'il était en train de « discuter » avec elle, le Harloi se rendait compte que ce qu'il avait pris pour du courage n'était peut-être qu'une manifestation de stupidité. Une femme assez sotte pour parler de la sorte à l'homme qui tenait sa vie entre ses mains n'était assurément pas intelligente. Oui, l'ego du Fer-né avait pris un coup dans l'aile et sachant qu'il était extrêmement vaniteux, il était aisé de comprendre que le côté hautain de la continentale avait le don de l'agacer. C'était pour cette raison qu'il évitait toujours de fréquenter les nobles du continent et qu'il préférait largement enlever de simples roturiers. Concentré sur son irritation, le capitaine n'avait même pas remarqué qu'elle semblait vouloir sortir quelque chose de sa robe. Comment pourrait-il le soupçonner ? Si elle avait été armée, la logique voulait qu'elle se soit défendue avec chez elle, avant d'être enlevée et non qu'elle attende de se retrouver en tête-à-tête avec son hôte forcé pour en user. Mais comme il venait de le constater, la logique n'était pas la même pour les deux sexes. Sans relâcher la pression sur le bras de la belle, Sargon s'approcha légèrement d'elle pour darder ses prunelles dans celles de sa captive histoire qu'elle comprenne qu'il n'allait pas la lâcher aussi facilement.

     ▬ Est-ce que c'est clair ? »

     Le ton n'était plus aussi amène que lorsqu'il lui avait demandé si elle avait des questions. À elle de comprendre qu'elle avait tout à gagner à faire profil bas, ou à l'envoyer bouler si elle tenait réellement à écourter son séjour auprès de son captif, bien évidemment. Le choix lui revenait !


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Message Mer 20 Mar 2013 - 19:53


    Tu n’as pas la carrure, tu n’es pas de taille à lutter Miranda, tes bras sont trop frêles et encore un coup et tu finiras morte avant les 12 coups de minuit… Me dit ma voix intérieure. Pourtant, je sortis la petite dague pointue, qui lors du voyage avec déjà griffé de sa lame la chair de mon bras, le sang avait perlé, mais je ne m’en fis guère, un peu plus ou un peu moins. Il m’empoigna avec force pour me cracher au visage ses mots furieux, moi qui ne pensais pas avoir été inconvenante, qu’attendait-il de moi au juste ? Des remerciements prompts, que je m’agenouille devant lui, et l’appelle Maître ? Je ne dis mot lorsqu’il tempêta contre moi, serrant fermement le manche de la dague. Je ne suis pas une petite princesse et sa condescendance prolonge ma colère intérieure, c’est facile de juger aux vêtements qu’elle porte, une personne, noble ne veut pas dire forcément stupide, mais les pourceaux s’y trompent souvent, malheureusement. Mon regard ne ploie pas devant sa colère fulgurante, je serre les mâchoires tellement la douleur me lance dans le bras, si je n’avais pas été jeune femme éduquée par la noblesse justement, je lui aurais fait part de mon mécontentement par un crachas bien placé. Sa demande, me crispe, non ce n’est pas clair, ce qui l’est bien plus c’est que je n’ai pas l’intention de lui rendre la tâche aisée, ce n’est pas dans mes priorités. Malgré la douleur de son étreinte sur mon bras, malgré la résonance terrible de sa voix, et malgré ma fatigue, je resserre un peu plus les doigts sur ma dague qu’il n’a pas encore eu l’occasion de voir. Le regard noir, laissant un temps de latence entre nous, le jaugeant, songeant, analysant son visage pour en retenir toute la fureur. D’un coup, mon visage se figea, changeant du tout au tout, ma voix intérieure avait parlé, et décidais de jouer les niaises. « Je vous prie de m’excuser monseigneur… » Commençais-je d’une petite voix apeurée. « Je ne pensais pas à mal, ni à vous commander… Veuillez pardonner la brutalité de mes mots, ils n’étaient pas fait pour vous contrarier… ce voyage m’a terriblement épuisé… » Je papillonnais des cils, comme la poupée qu’il pensait voir en moi, lui représentant parfaitement ce qu’il aurait pu avoir kidnappé dans l’Ouest. « Bien que je me doute que vous vous en moquiez, mon bien être n’a pas d’importance Monseigneur, je serais douce et docile… » Une pointe de rage masquée de douceur dans ses dernières paroles, que je ne pus décemment pas faire disparaître complètement. Sentir l’arme entre mes doigts me rassurait, baissant les yeux et lui adressant un regard par en dessous, je pris appui sur mes pieds, ce qui allait suivre, signerait peut être la fin de ce cauchemar, peut être me libérerait il l’âme en me tuant… Et celle-ci irait voguer vers mes terres. Je réprimais une envie de pleurer, me focalisant sur son horrible regard. « Je vous promets d’utiliser les bons mots la prochaine fois, je pense alors Monseigneur, qu’un s’il vous plaira sera de rigueur… » Soufflais-je alors, avant de lancer ma dague contre lui, fouettant l’air, la lame lacéra vivement la joue de mon bourreau. Me lâchant un instant, j’en profitais pour lui faire entendre un grand rire sonore sortant de ma bouche si gracile d’habitude. « Tuez moi maintenant Monseigneur, que je sois morte ou vive, vous périrez dans votre propre bille ! Et si vous avez de la chance, les crocs de mon père vous tueront vite… mais j’en doute. » Lui dis je avec une haine non contenue, m’exprimant avec fort éloquence, et une clarté peu commune. « Mon devoir de fille n’était pas de me taire et d’obéir, je pense que vous vous êtes fourvoyé sur la marchandise Monseigneur… » Ajoutais-je, sachant qu’il allait me frapper, me torturer, me violer ou me tuer… L’un comme l’autre, j’allais comprendre le mot souffrance avec une réalité toute nouvelle. Je l’avais provoqué, je devais dès lors assumer ma fourberie agrémentée de ma folie, tout le portrait des Ouestrelin en somme.
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Sargon Harloi
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Message Jeu 21 Mar 2013 - 15:26

     Elle était encore plus stupide qu'il ne le pensait. Son comportement de petite idiote ne faisait qu'agacer davantage le Fer-né qui commençait à regretter de ne pas l'avoir laissée sur le continent. Finalement, il aurait certainement mieux fait d'emmener le fils de lord Ouestrelin avec lui, ce chevalier avait l'air d'avoir plus de plomb dans la cervelle que cette princesse. Ses « monseigneur » ne trompaient personne, au lieu de flatter l'ego du Harloi – si tant est qu'elle ait essayé de le faire – la continentale agissait plutôt d'une manière qui laissait penser qu'elle le croyait assez idiot pour se faire avoir par une tentative de tromperie aussi grossière. Lui ? Qui passait le plus clair de son temps à manipuler les autres ? Elle était juste bonne à abuser un père aveuglé par son amour pour elle, mais même le plus stupide marin du boutre de Sargon ne se serait pas laissé avoir. Oui, il était déçu. Son estime pour la blondinette fondait comme neige au soleil. Lui qui avait vu une femme courageuse qui souhaitait protéger son père en remplaçant ses frères, se retrouvait finalement face à une sotte qui n'était même pas capable de jouer correctement la comédie. Serrant doucement les dents le Fer-né songea pendant quelques secondes à lui dire de se taire et à se débarrasser d'elle avant qu'elle ne l'irrite pour de bon, mais il ne le fit pas. Pourquoi ? Parce qu'il se disait qu'il y avait encore une infime possibilité pour qu'elle puisse être capable d'enclencher ce qui devait lui servir de cerveau. Enfin, en considérant qu'elle sache à quoi cette partie de son être servait, ce qui était peu probable vu son comportement actuel.

     Les paroles prononcées n'étaient que du vent, aussi Sargon n'écouta pas ce qu'elle lui racontait, se contentant de la dévisager en passant en revue les possibilités qui s'offraient à lui pour la coller quelque part et l'y laisser moisir jusqu'à ce qu'il décide de la renvoyer à son géniteur. Mais elle le tira de ses pensées en lui envoyant une arme qu'elle avait gardée dissimulée sous ses habits. La lame de la dague frôla la joue du Harloi qui sentit le picotement familier de l'acier qui entaillait sa peau. Il avait déjà eu droit à ce genre de traitements à plusieurs reprises, sauf que venant d'une idiote petite continentale, c'était bien plus irritant. La réaction ne se fit pas attendre : réduisant à néant la distance qui le séparait de la jeune femme, le Fer-né lui attrapa le poignet pour lui tordre juste de manière à lui retirer l'arme qu'elle tenait en main. Si elle s'imaginait qu'après une telle action, il allait la laisser tranquille, elle se fourvoyait elle aussi ! Relâchant prise, le capitaine leva sa main pour attraper la mâchoire de la continentale avant de la pousser en arrière pour l'obliger à reculer. Certains disaient que l'on apprenait bien mieux par la violence, il allait voir si c'était effectivement le cas ! Lorsque le corps de Miranda se colla contre le mur derrière elle, Sargon projeta sa tête en arrière pour lui faire percuter la pierre. Pas assez fort pour qu'elle soit assommée, mais suffisamment durement pour qu'elle en éprouve une vive douleur qui ne s'estomperait pas de si tôt.

     ▬ Stupide continentale, tu crois peut-être que je vais te laisser le choix de te comporter comme tu le souhaites ? Sa main toujours fermée autour de la mâchoire de la jeune femme, il enchaîna. Tu n'es plus une Ouestrelin, tu n'es qu'une prisonnière juste bonne à fermer sa grande gueule et à écouter ce qui lui est dit. Appuyant ses dires, il repoussa une fois de plus la tête de la blonde en arrière pour qu'elle cogne le mur. Si tu veux jouer tes grandes dames, on verra combien de temps est-ce que tu tiendras avant de comprendre où est ton intérêt. Il la secoua un peu, mais sans la frapper contre la pierre cette fois-ci, mieux valait éviter de la tuer tout de suite. Tu as l'air d'avoir la tête dure, une chance parce qu'elle est loin d'être bien remplie ! »

     Son impatience faisait déjà surface, il pensait tout de même être capable de tenir un peu plus longtemps face à une femme apparemment calme, mais cette hystérique face à lui n'avait rien d'une dame. Elle agissait juste comme une folle. La logique voudrait que les continentales savaient ce que les Fer-nés réservaient à leurs captives et par conséquent, qu'elle cherche à faire profil bas, surtout en prenant compte du fait que le Harloi l'avait assurée qu'elle n'était pas en danger ici. Elle agissait à l'inverse de ce qu'il fallait faire ! Ne possédait-elle donc aucun instinct de survie ? Pour peu, Sargon aurait eu l'impression qu'il se retrouvait face à une femme qui cherchait à tout prix à subir les pires tortures qu'un homme puisse lui faire. Complètement folle, il n'y avait pas le moindre doute là-dessus, mais en voyant le géniteur, il y avait de quoi justifier un tel comportement. Sans laisser sa colère s'apaiser, le capitaine leva sa main libre pour en passer le dos sur sa joue où les picotements devenaient de plus en plus vifs. En jetant un coup d’œil dessus, il constata que le sang coulait bien, cette sale garce l'avait presque défiguré. Ses yeux se teintèrent d'une marque de colère avant qu'il ne la secoue une fois de plus.

     ▬ Tu crois que je vais te tuer ? Non, certainement pas, je pense plutôt que je vais t'enfermer dans une pièce sombre du château et te laisser pourrir là-bas. Peut-être que je vais te défigurer aussi pour être sûr que lorsque tu rentreras sur le continent, ton père se sentira coupable de tout ce qui t'es arrivé. Plus aucun homme ne voudra de toi et tu pourras t'estimer heureuse si tu parviendras à finir ta fille comme bonniche pour vos Dieux. Il souffla d'un air agacé avant de la pousser une dernière fois contre le mur, puis de la lâcher pour reculer de quelques pas. Dire que je t'avais trouvée courageuse, en fait tu n'es qu'une imbécile qui ne cherche qu'à se faire frapper. Aucun instinct de survie, je me demande bien ce que ton père peut te trouver, tu ne vaux même pas la peine qu'on se fatigue pour te tuer. »

     Le ton était...déçu, oui, c'était exactement ça. Elle avait raison sur un point : il s'était fourvoyé à son sujet, mais pas pour les raisons qu'elle avait énoncées.


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Message Jeu 21 Mar 2013 - 20:05


    Pourquoi t’infliger ça, pourquoi provoquer le diable. La folie latente venant des tréfonds de ta famille n’explique pas tout… Tu aurais voulu naitre homme sur les terres de l’Ouest et brandir fièrement l’étendard de ta famille, tu aurais voulu être l’ainé, le courageux et le féroce guerrier. Vice de forme, tu n’es que Lady, ou du moins, l’étais. A l’instant où ta dague a touché sa cible, tu as réalisé ton erreur, toi la jeune et douce Miranda au sourire angélique, qui de ses longs doigts fins et gracieux, ont porté l’estocade somme toute fatale. J e n’ai pas apporté la mort, j’ai fait s’élever la fureur d’un homme qui n’a pas de cœur, pas de peur non plus, et pas une once de remords. Je ne suis que le jouet de son apothéose guerrière contre un peuple qu’il hait au plus profond de son être. Noble ou pas, tout n’est qu’une question d’argent, et au jeu du pouvoir les blessés ne se font pas rares. Je suis noyée dans la masse de nombreux prisonniers, sur le grand échiquier de la vie. Tout se voile, l’impact possède ma force et la ramène plus bas que terre. J’aimerais être sous terre, reposer en paix et oublier ces maux là, mais ce n’est pas à l’ordre du jour et il me le fait bien comprendre. Assise par terre, sonnée, complètement vidée de tout, je n’écoute plus vraiment, je suis au point où la rage qu’il exprime glisse sur moi sans me toucher. Je balaye ses mots, fermant les yeux, laissant malgré moi couler des larmes sur mes joues. Elle a fière allure la vengeresse des Terres de L’Ouest. Il me manipule comme une poupée désarticulée, je n’ai plus la foi de répondre, ni de lui adresser un regard, tout se tait en moi, plus de voix, plus rien, je suis une coquille vide, au visage émacié de sa violence à mon encontre. Qu’il ne me tue pas, très bien, qu’il m’enferme, très bien, qu’il me renvoi sur mes Terres et je ferais le grand saut, celui que je n’ai pas su faire en venant sur ces maudites terres. L’honneur pas les honneurs, cette phrase n’a de cesse de résonner en moi, j’ai accomplit le premier et l’ont m’acquittera du dernier… Je réalise alors la stupidité de mes derniers propos, je n’ai pas encore envie d’être la victime, celle que l’on fera passer pour martyre, et pourtant j’ai le sentiment qu’il n’en sera pas autrement. « Comme vous voudrez… » Soufflais-je d’une voix presque éteinte. « Votre avis sur ma personne, ne me touche point. » Lui dis-je au de là de mes limites, mes jambes ne me portent plus, et je tombe sur le sol, dans une cascade ridicule de tissus perlés, tissés de fils d’or et de crinière dorée. Le contact glacé du sol restera mon seul souvenir, sombrant dans les limbes, entre douleur, tristesse, et fatigue.

    J’ouvre les yeux en grand et une lumière aveuglante m’accueille, je cligne des yeux plusieurs fois, je ne sais pas où je suis. Du coton, c’est la sensation de mon corps, je suis enveloppée de coton. Une main portée à ma tête, me fait comprendre que la bosse n’était pas réelle, mon nez n’est pas brisé, et pourtant, quelque chose attire mon regard, du sang. Je tourne ma main d’un côté, puis de l’autre, ma main est pleine de sang, et la seconde vient à sa rencontre, elle est tout aussi rouge, tout aussi marqué. Un sanglot sonore sort de ma gorge. Je me redresse, assise, je réalise qu’au de là de mes mains, le décor m’est familier, je suis dans la salle de réception du château, à la maison en somme. La vue s’acclimate, l’odorat est chatouillé par des relans nauséabonds de métal qui me lève le cœur, et l’ouïe arrive, en un son rythmé, comme la tombée de la pluie en saison froide. Lentement, comme si j’étais guettée, je tournais la tête vers la droite, je me figeai sur place, le souffle coupé. Sur ma droite, allongée à mes côtés, gisant là, le corps ensanglanté de mon frère, réalisant alors que j’étais baignée dans son sang depuis le début. Je descends vivement de la table, à reculons devant ce spectacle macabre, ses cheveux roux ne brillait plus, son visage aux orbites grands ouverts me glaça le sang. Une autre immobilisation de ma personne, je ferme les yeux et je sens quelque chose goutter le long de mon épaule nue, je lève les yeux pour cueillir le regard sans vie de mon père… empalé là sur un pic, le sang dégoulinant de son cou tranché, à vif.

    Un grand cri sortit finalement de ma bouche, traversant le rêve, déchirant le voile d’inconscience, pour résonner entre les murs noirâtres de ma prison.
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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

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Message Ven 22 Mar 2013 - 12:28

     Elle était toujours aussi immobile, pour ne pas dire inutile. Une déception de plus, pour quelqu'un comme le Harloi qui avait toujours beaucoup apprécié d'échanger et de deviser avec autrui, tomber sur une femme qui n'était pas capable de prononcer plus de trois mots à la suite était particulièrement pesant. Il ne s'apaisa pas, se contentant de lui décrocher un regard contrarié, regrettant de plus en plus d'avoir eu l'idée saugrenue de vouloir rapporter un souvenir du continent. Il aurait bien mieux fait de prendre le change-peau avec lui, au moins lui était-il capable d'ouvrir sa bouche pour dire autre chose que des mots sans queue ni tête ! Le Fer-né le dévisageait d'un air toujours aussi irrité alors qu'elle se laissait tomber sur le sol comme une pauvresse. À la voir ainsi, elle avait davantage l'air des femmes insipides qui baissaient les bras face à l'adversité. Il n'y avait plus le moindre doute dans l'esprit du capitaine de la Veuve Salée, la femme face à lui n'était pas celle qu'il avait imaginé. La personne pleine de caractère et de courage qui avait volé au secours de son père en danger s'était apparemment bien rapidement éclipsée et Sargon comprenait sans difficulté qu'il venait d'épuiser tout ce qu'elle pouvait posséder comme intérêt. Pour lui du moins. Il y avait fort à parier qu'il n'aille plus lui rendre la moindre visite jusqu'au jour où il aurait décidé de ce qu'il allait faire d'elle, inutile de s'exposer à davantage de contrariétés et d'irritation en essayant d'obtenir de sa part, quelque chose qu'elle ne possédait apparemment pas.

     Alors qu'il s'imaginait en avoir enfin terminé avec elle, le capitaine eut la désagréable surprise de voir qu'elle s'amusait à crier. S'il y avait bien une chose qui le contrariait plus que de voir qu'il s'était trompé sur quelqu'un, c'était bien lorsqu'une personne hurlait sans raison. Il l'avait d'ailleurs fait savoir à lord Ouestrelin lorsque celui-ci s'était mis à l'admonester en hurlant. La réaction du Harloi ne se fit pas attendre, d'un pas leste il regagna sa position initiale et sans aucune douceur, envoya un coup de pied à la jeune femme. Tout désir de « délicatesse » s'était envolé à l'instant même où elle l'avait invectivé alors qu'il se montrait aimable avec elle. Sargon avait pourtant fait en sorte que les choses partent sur de bonnes bases, si cette sotte n'avait pas agressé son hôte, elle aurait pu être traitée comme chez elle, mais non ! Il avait fallu qu'elle l'irrite et le contrarie, désormais il ne la voyait plus que comme un parasite chargé de déception.

     ▬ Tais-toi ou je te tranche la langue pour de bon ! »

     L'envie devenait de plus en plus présente, mais quelque chose lui murmurait qu'il était préférable de ne pas le faire pour le moment. Encore que, lord Ouestrelin n'aurait aucune raison de reprocher à Sargon ce qu'il avait fait à sa fille : le Fer-né n'était en rien responsable de la tournure des événements, la seule coupable était affalée sur le sol comme un sac de vieux torchons. Pitoyable. Arborant une moue de dégoût devant un tel comportement, le Harloi lui expédia un coup de pied supplémentaire pour la tirer de ses pensées, visant un endroit particulièrement sensible à comprendre : le ventre.

     ▬ Arrête ta comédie, tu es en train de me donner des raisons supplémentaires de te traiter comme je le fais. Es-tu complètement idiote pour m'attaquer alors que je te propose une vie tranquille en attendant ton retour chez toi ?! Qu'est-ce qui te passe par la tête ? Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même si tu te retrouves dans cette situation. »

     Ce n'était aucunement pour l'écraser ou la faire culpabiliser, mais simplement pour qu'elle se réveille un peu et peut-être qu'elle rattrape les idioties qu'elle venait de faire jusqu'à présent. Pourtant, quelque chose lui disait qu'elle allait encore trouver le moyen de le décevoir et de faire l'opposé de ce qu'il pouvait attendre ou espérer d'elle.

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Tout captif porte dans sa main gauche le pouvoir d'anéantir sa servitude ▬ Miranda

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