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Le Mont d'Infortune

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Logan Grafton
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Chevalier excentrique et Dent de Freux circonspect

"Fear peoples darkness with monsters."

♦ Missives : 910
♦ Missives Aventure : 20
♦ Age : 27
♦ Date de Naissance : 01/03/1990
♦ Arrivée à Westeros : 21/02/2013
♦ Célébrité : Paul Bettany
♦ Copyright : me
♦ Doublons : Bryn Penrose, Seamus Ouestrelin
♦ Age du Personnage : 31 ans
♦ Mariage : veuf
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
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Message Mar 19 Mar 2013 - 7:19


Le Mont d’Infortune

Début de l’an 208 ; Lord Jasper est suzerain du Val depuis presque deux ans. D’un autre côté, Ser Logan, fils de Lord Karl Grafton, est entré au service de la maison Arryn en l’an 203 et voue une fidélité aveugle à la famille des Eyrié. Bien que la vie au haut de la montagne soit plus ou moins paisible, il est récemment survenu une fâcheuse affaire où le cuisinier du château aurait assassiné une servante de la famille Arryn. Notre histoire débute le jour du jugement du supposé meurtrier.

*
* *
L’aube était douce aux Eyrié. Le soleil semblait se lever plus lentement que dans le reste de Westeros, jetant sur le petit château une lumière étincelante variant d’un rose pâle à une douce nuance orangée. En général, on pouvait voir les rayons d’or percer le ciel ; leur éclat filtré à travers les nuages pour ensuite se transformer en un agréable éclairage au teint laiteux.
Bien que Logan ne regardait pas par la fenêtre de ses appartements, il pouvait très clairement se l’imaginer ; une image majestueuse qui incitait n’importe qui à penser que les sept paradis résidaient au château de la famille Arryn.

Le chevalier était réveillé depuis quelques temps. Il pouvait cependant se permettre de somnoler encore un peu avant de sauter de son lit et d’arpenter les couloirs de l’élégante demeure estivale.
Il émit un soupir ; non de fatigue, mais de profonde satisfaction. Il était content, heureux même. D’une certaine manière, le jeune Grafton avait l’impression d’être exactement où il était supposé être et rien ne pouvait lui paraître plus réjouissant que l’existence qu’il était parvenu à s’ériger. De fait, il était au service de la maison la plus honorable de Westeros, vivant dans le plus merveilleux château des Sept Couronnes et y avait rencontré la femme parfaite qui portait désormais son enfant.
Logan abaissa son regard sur Lysa. Son épouse s’était lovée à côté de lui, enfonçant son visage dans les draps de leur lit, entre son flanc gauche et le matelas. Le jeune Grafton dégagea doucement les mèches de cheveux du visage de sa femme, dévoilant ses joues creuses et ses pommettes saillantes. Lady Hersy n’était pas une dame particulièrement belle, ni élégante, mais elle avait l’âme d’un ange. Peu avaient été capables de cerner la beauté de la jeune femme. Logan cependant, l’avait remarquée sur-le-champ et avait été victime du fatal “coup de foudre”. D’après lui, il n’y avait de femme plus extraordinaire que Lysa et il se considérait comme l’époux le plus heureux de l’univers...
Et alors que Logan mesurait de nouveau son bonheur, elle ouvrit lentement les yeux, papillonant ses paupières avant de lever son regard noisette vers son mari. Elle sourit.
« Il est agité ce matin... dit-elle d’une voix endormie. Elle s’empara de la main de Logan pour venir la poser sur son ventre.
_Il a hâte de voir sa splendide mère. » le chevalier afficha un sourire radieux. Il pouvait sentir leur enfant bouger au sein de la matrice. Cet infime geste l’emplissait de toute la joie du monde.
Logan caressa de nouveau la joue de son épouse, puis lui plaça une main assurée sous le menton afin de doucement relever le visage de Lysa de façon à ce qu’il puisse déposer un baiser langoureux sur ses doucereuses lèvres. Quand il rompit son geste, il plongea ses yeux cristallins dans ceux de Lady Grafton et une torturante mélancolie s’empara soudainement de son cœur.
« Qu’y a-t-il ? S’enquit sa femme. Logan marqua un bref silence avant de répondre d’une voix perturbée.
_J’ai rêvé que nous tombions dans un puits. J’essayais de te rattraper mais tu t’enfonçais trop vite, puis...
_Puis ?
_Puis tu sombres dans l’abîme et tu m’es perdue à tout jamais. Sa voix mourut sur une note dominée par la peur. Il pouvait revoir la main de son épouse se dérober sous ses doigts. Cette perspective lui était épouvantable.
_Cela n’arrivera pas. Lysa posa sa main sur la joue de Logan, puis passa ses longs doigts à travers sa blonde chevelure.
_Non, cela n’arrivera pas. » répéta-t-il, non seulement pour rassurer sa femme, mais surtout pour se rassurer lui-même.
Le monde était plein de malheur et de chagrin, mais ces nuisances (et Logan en était persuadé) n’atteindraient jamais le sommet des Eyrié. De fait, le mont où reposait l’aigle majestueux du Val était imperméable aux remous de l’infortune. Rien ne pouvait les atteindre ; ils étaient en sécurité.

Logan Grafton ne tarda pas à quitter le confort de son lit et la chaleur de son épouse afin de trouver de quoi manger avant de prendre part au jugement qui devait avoir lieu aujourd’hui. De fait, l’on prévoyait de juger un homme accusé d’avoir tué la servante de la maison suzeraine et l’on s’attendait à ce qu’il soit présent lorsque justice sera donnée. Le chevalier traversa par conséquent le château afin d’atteindre la salle des Arryn. Il n’était pas pressé toutefois, et s’autorisa par conséquent à s’arrêter dans un des couloirs dont un côté s’ouvrait sur le jardin situé au cœur de la majestueuse résidence. L’espace était muni de quelques buissons sous lesquels s’étendait de l’herbe d’un vert bleuté au teint perçant. Les murs immaculés entourant l’espace, lui conféraient une atmosphère spirituelle, voire onirique. Tout était calme... Même les Dieux n’osaient pas interrompre ce silence sacré.
Logan resta là à contempler le jardin d’un air rêveur jusqu’à ce qu’un moineau vienne se poser sur le rebord de la balustrade contre laquelle il appuyait ses mains. Les pépiements de l’oiseau interrompirent soudainement les songes du chevalier. Celui-ci sursauta avant de se détacher de cette vision enchanteresse et de résumer sa marche.
Il atteignit peu après le hall où siégeaient autrefois les rois de la Montagne et du Val. C’était une pièce grandiose, quoiqu’un peu froide. Sur les murs figurait le blason des Arryn – un faucon prenant son envol devant le disque blanchâtre d’une lune étincelante. Au centre s’étendait un tapis céleste. Celui-ci menait jusqu’au trône de la maison suzeraine et ce dernier avait été finement sculpté dans un bois très clair. Le siège demeurait vide toutefois. La chambre n’était pas bien peuplée non plus. Pour dire la vérité, mis à part les gardes postés à l’entrée, Logan était le premier à entrer dans la salle.
Le chevalier s’avança pour se placer entre les piliers de marbre blanc qui entouraient la pièce. Il portait son épée favorite et s’était entêté à enfiler la tunique où figurait la tour enflammée de sa famille. Bien qu’il n’arborait pas souvent l’emblème des Grafton, il avait jugé plus judicieux de porter les armoiries de la maison de Goëville – peut-être était-ce son instinct, mais il avait l’impression que l’affaire risquait de se gâter.
Il attendit donc, sa main posée sur le pommeau de son arme, le dos bien droit et les épaules en arrière. Une éternité sembla s’écouler dans le silence pensant du hall. La curiosité de Logan concernant cette affaire grandissait peu à peu et finit par démanger sa patience. Enfin, la porte d’entrée s’ouvrit pour laisser le passage à d’autres arrivants. La plupart étaient également des chevaliers. Logan ne les avait pas vraiment côtoyé de peur d’être de nouveau l’objet de paroles moqueuses ou de regards méprisants. En effet, le Grafton s’efforçait de garder ses distances afin de passer inaperçue : beaucoup ne supportaient pas l’étrange personnalité du jeune homme ce qui n’avait jamais manqué de lui attirer des ennuis.
Finalement, Lord Jasper fit son entrée. Bien qu’il était encore très jeune, le seigneur des Eyrié possédait également cette allure emplie d’honneur dont semblaient dotés la plupart des membres de la maison Arryn. Il s’avança jusqu’au trône pour s’y asseoir. Le silence s’installa parmi ses fidèles sujets et vassaux. Il était temps d’ouvrir la question de cette étrange et mystérieuse affaire...



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Message Lun 8 Avr 2013 - 12:24

    Début de l’an 208 ; Lord Jasper est suzerain du Val depuis presque deux ans. D’un autre côté, Ser Logan, fils de Lord Karl Grafton, est entré au service de la maison Arryn en l’an 203 et voue une fidélité aveugle à la famille des Eyrié. Bien que la vie au haut de la montagne soit plus ou moins paisible, il est récemment survenu une fâcheuse affaire où le cuisinier du château aurait assassiné une servante de la famille Arryn. Notre histoire débute le jour du jugement du supposé meurtrier.

    *
    * *

    J’aimais bien les matins. Les matins, du haut des Eyriés, nous pouvions voir de loin le soleil s’élever dans le ciel, répandre des doigts rosés dans les nuages et sur les monts, sur les prairies et dans les vagues qui agitaient les eaux de l’Est. Le matin, c’était un renouveau, c’était un nouveau jour… Bon, il était vrai que depuis deux ans maintenant, les matins étaient teintés, pour moi, d’autres parures et étaient des promesses de devoirs, de charges, de… un fin sourire s’étendit sur mes lèvres tandis que, droit comme un i, face à une fenêtre surplombant la paroi des Eyriés, j’observais ce dont j’étais le Seigneur à présent. Les mains dans le dos, pour rester droit et ne pas me laisser aller à m’accouder à la balustrade qui empêchait les chutes fatales, j’essayais d’englober du regard tout le Val, même si les hautes montagnes m’empêchaient de voir la mer qui bordait, comme je le savais, à l’Est, le Val d’Arryn. Dans ma contemplation, mêlant le désespoir d’être responsable de toutes ses terres et l’admiration de voir ce que mes ancêtres avaient bâti, je sentis bientôt une présence derrière mon dos. Je jetai un coup d’œil pour voir ma sœur, et des conseillers.

    « Jasper ? Il est l’heure. Te souviens tu qu’aujourd’hui, c’est le… »

    J’haussai un sourcil, cherchant à savoir ce dont elle parlait. J’éternuai, ce qui m’octroya quelques secondes de répit, et d’affliction. Je me souvins alors de l’affaire. Un meurtre, au sein du Val, au cœur des Eyriés. Un coupable était déjà trouvé, mais il fallait à présent le juger, lui octroyer un jugement juste, impartial, et décider d’une sanction à la hauteur du crime. Bien évidemment, je n’avais pas réellement de doutes sur la sanction qui convenait en cas de meurtre. Mais le cuisinier, outre le fait qu’il était d’une réelle nullité aux fourneaux ces derniers mois, était présent dans mes souvenirs d’enfance, associés aux petites brioches encore chaudes que je chipais aux cuisines avec sa complicité, associés à l’odeur de la pâte chaude qui cuisait pour le repas du soir. Puis ses plats avaient perdu en qualité, si bien que mon père l’avait envoyé aux Portes de la Lune, s’accordant les services d’un nouveau cuisinier, aux talents bien moins contestables. Chose tout à fait normal, et logique, mais il me semblait aussi normal que le cuisinier l’ait mal pris. D’une voix que je voulais ferme et assurée, mais qui s’avéra brûlante d’innocence, je répondis en me tournant totalement vers ma sœur :

    « L’affaire avec Bran ? Oui, oui… allons y donc. Tu… tu restes avec moi ? »

    Le sourire de ma sœur me rassura, et je laissai des domestiques finir de m’habiller, m’attachant une cape aux couleurs de ma famille, réajustant mes manches, déplaçant une petite mèche qui me tombait sur les yeux. Je n’avais pas l’habitude de temps de simagrées, mais je me laissais faire comme un cheval se laissait étriller avec calme. Finalement, je fis mon entrée dans le Hall des Eyriés.
    A chaque fois, la taille, démesurée à mes yeux, les faucons sur les murs qui prenaient leur envol, répandant sur moi l’ombre de leurs ailes, la splendeur de leur profil,… Un large tapis isolait les habitants du Val de la pierre brute qui pouvait être glaciale. J’inspirai à fond en me dirigeant vers le trône de la maison suzeraine. Je n’étais pas habitué à y siéger, et je me demandai si je ne m’y habituerais jamais en effleurant le bois clair et lustré. Le silence s’installa et je me sentis incroyablement gêné. Que devais-je dire déjà ? Je m’éclaircis la gorge, sentant Maura à mes côtés, prête à intervenir, posant sa main sur mon épaule pour me faire signe de parler.

    « Bo… La… »

    Ma voix s’étrangla dans ma gorge. Deux ans que j’étais à la tête du Val dont je portais le nom, à moins que ce ne fusse le contraire, et voilà que fasse à la foule des chevaliers, badauds, et autres valois, j’étais perdu. J’entendis ma sœur parler à ma place, présenter froidement les faits, ce que l’on savait, et les soupçons portés sur le cuisinier qui me lança un regard amical. L’odeur des pâtisseries demandées par Mère il y a bien des années chatouilla mes narines, et je soutins avec peine son regard, manquant de faire preuve de sympathie envers un potentiel meurtrier, ce qui aurait achevé de me décrédibiliser. Dans un sens, Maura était là pour rattraper le coup. Je l’entendais, comme dans un brouillard, parler, parler, arranger les choses. Des témoins auraient vu le cuisinier suivre la servante, après qu’elle lui eut lancé une pique humoristique, comme quoi sa cuisine n’avait pas changée. D’autres l’auraient vu revenir avec du sang sur les mains, alors qu’aucun animal n’avait été tué ce jour là. Visiblement les preuves étaient accablantes. Je me redressai sur mon siège, ce qui fit brutalement taire les voix qui montaient en puissance. Je me levai même, ajustant mon col. Ma voix tout juste devenue grave, j’avais mué quelques mois plus tôt, résonna dans le Hall, me surprenant moi-même.

    « Un meurtre a été commis au sein même de mon château. Un meurtre, que je ne peux tolérer. Les preuves contre Bran le cuisinier sont accablantes, mais plus encore le sera le jugement des Sept auquel je me remets. Je propo… »

    Non, Jasper. Tu ne proposes pas, tu imposes, tu choisis, tu te comportes en Lord, bon sang, mais tu ne proposes pas ! Je me repris de justesse, laissant mon regard planer sur la foule, s’arrêter sur les chevaliers, le cuisinier…

    « Cuisinier, tu es accusé de meurtres. Je te laisse le choix: t'engager dans la Garde de nuit, être exécuté de ma main, ou laisser les Sept parler par le biais d’un duel judiciaire. Quel est ton choix ?»

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Message Ven 19 Avr 2013 - 15:09

Bran
L’injustice, c’est comme la pluie : elle tombe sur n’importe qui à n’importe quel moment, qu’on le veuille ou non. Pensait sombrement le cuisinier alors que deux gardes le tiraient jusqu’au hall majestueux des Eyrié.
Il pensait marcher entre ces murs la dernière fois lorsqu’il fut renvoyé du château pour descendre jusqu’à Pierre. Sa défaite ne pouvait être plus cuisante qu’en cette moribonde chute et ce fut bien la première fois que le cuisinier était victime de la cruelle morsure qu’inflige le ressentiment. Il en voulait aux honorables Arryn pour s’être ainsi débarrassés de lui ; surtout qu’il se retrouvait dans le premier fort des Eyrié à bouillir de pauvres patates et griller de sales navets pour de grossiers individus qui se préoccupaient davantage de remplir leurs estomacs que de savourer les subtils goûts de leur nourriture.
Incompris et mécontent, il s’était adressé aux Sept pour exprimer son accablement et son désespoir ; marmonnant de sombres et sinistres vœux à l’intention de l’homme qui l’avait remplacé. Et, contrairement à toute attente, les Dieux répondirent à son appel à l’aide, puisque quelques semaines plus tard, son remplaçant succomba à quelque malheureuse maladie. On urgea de le faire remonter jusqu’à Ciel où il pourra de nouveau s’épanouir dans les cuisines de son seigneur.
Mais ce que Bran pensait être une autre chance de prouver son talent n’était rien d’autre que la dernière ligne droite menant jusqu’à sa perte. De fait, sa cuisine fut l’objet d’honteuses moqueries. C’était une servante notoire qui menait le bal de railleries sarcastiques qui fut aussi fatal à l’illustre cuistot qu’un coup d’épée en plein cœur. Il était monté jusqu’à la salle à manger pour s’enquérir du bien-être des convives quand il entendit, depuis le fond de la pièce, les insupportables rires des dames et sires. Bran voulait vite disparaître et courut se réfugier dans les cuisines. Sur le chemin cependant, il fut par malchance interpellé par la jeune servante. Le tête-à-tête se transforma très vite en un échange sulfureux durant lequel Bran finit par gifler l’importune.
Bran avait toujours été un homme robuste ; à sa force s’étaient additionnées sa colère et son indignation et le choc fit tomber la servante qui se cogna le crâne contre le bord pointu d’un malencontreux meuble. Le léger crac signa la subite mort de la jeune femme dont le corps inerte gisait sur le sol sous le regard horrifié du Chef. Il l’avait secouée, remuée, agitée... Rien n’y faisait. Par peur et panique, il descendit dans les cuisines comme si de rien n’était, mais ses mains ensanglantées ainsi que son anxieuse attitude n’avaient pas manqué d’attirer l’attention de plus d’un domestique. L’affaire fut rapidement révélée au grand jour et l’instant d’après, Bran se retrouvait dans une cellule céleste à broyer du noir. Les faits devinrent rumeurs, les rumeurs devinrent des histoires à dormir debout, et plus le temps passait, plus la vérité se dissipait. Rien à faire : Bran sera nommé coupable.
En effet, il n’avait aucune chance : les servants et domestiques n’en avaient absolument rien à cirer s’il mourrait ou vivait. Tout ce qu’ils espéraient c’était d’assister à l’événement de l’année ; ils attendaient un spectacle, non de la justice. Même ceux qui comptaient faire régner l’ordre ne pouvaient être plus loin de leurs desseins puisque l’on semblait déjà s’être décidé de son sort et les quelques individus qui auront le cran de s’opposer à la décision de leur très jeune seigneur se feront rapidement clouer le bec.
Et pourtant, l’histoire de Bran souleva plus de doutes et d’interrogations qu’il ne l’aurait espéré : certains lui jetaient des regards compatissants et quelques-uns secouaient la tête d’un air mécontent lorsqu’on le traitait d’assassin. Malheureusement, ce ne fut pas assez pour convaincre ceux à qui appartenait la décision finale et on finit par substituer son digne titre de cuistot par l’odieux nom de meurtrier. C’en était fini ! Rien ne pouvait le sauver et il ne lui restait plus qu’une seule issue...

Quand ce fut enfin son tour de prendre la parole, Bran s’avança un peu, levant la tête afin d’afficher le peu de dignité qu’il lui restait. Enfin, il leva doucement la tête, jetant un regard presque amical à Lord Jasper avant de répondre :
« Messire, je vous ai toujours été loyal. Je vois que je ne peux vous convaincre que je n’ai jamais voulu de mal à cette jeune servante, et vais par conséquent mettre mon destin entre les mains des Sept : Je demande à prouver mon innocence dans un duel judiciaire. »

Logan
Fièrement assis dans son trône en bois de barral, Jasper Arryn était tout ce que devait être le suzerain du Val. Logan ne parvint même pas à percevoir la légère angoisse et le ton quelques fois hésitant du jeune garçon : sa fidélité sans faille à l’égard de son seigneur était remarquable mais clairement aveugle...
L’affaire ne tarda pas à être présentée en bonne et due forme. Comme Logan pouvait le constater, le nombre d’individus qui témoignèrent contre le cuisinier était exorbitant. La majorité était de jeunes servants, et bien que certains détails de leurs récits divergeaient par-ci par-là, la globalité des preuves assurait la culpabilité du Chef.
« Il va descendre par la porte de la Lune celui-là... chuchota un chevalier à l’adresse de son voisin.
_Il ne risque pas de voler très loin avec un pareil bide. »
Les deux hommes gloussèrent méchamment. Logan secoua doucement la tête, indigné à l’idée que des chevaliers osaient parler de la sorte : tous prétendaient suivre et défendre à la lettre les codes de la chevalerie, mais beaucoup tendaient à oublier leurs serments. Une perspective qui n’était pas des plus rassurantes...

Quand les témoignages approchèrent de la fin, ce fut au tour de l’accusé de prendre la parole. Certainement allait-il avouer sa faute. Mais l’annonce du cuisinier prit toute l’assemblée au dépourvu.
Une nuée de murmures et chuchotements s’éleva depuis les spectateurs. C’était étonnant à quel point l’homme s’entêtait à répéter qu’il n’avait pas assassiné la jeune femme. Certains n’étaient manifestement pas convaincus par la culpabilité de l’accusé et adoptèrent des regards désapprobateurs tout en fronçant les sourcils à l’adresse des chevaliers qui étaient d’avis que le meurtrier était quelqu’un de dangereux.
Lysa se sera montrée compatissante... Se dit Logan. Penser à son épouse attendrit brièvement les sens du chevalier. Quand il s’en rendit compte, son esprit s’empressa de sceller son cœur derrière une épaisse barricade. Il devait s’interdire de trop réfléchir : dans ce genre de situations, beaucoup se voyaient déchirés entre leur allégeance et leurs sentiments. Lui-même ne voulait laisser aucune place au doute. Il avait offert sa loyauté aux Arryn. Il pourrait mourir pour Lord Jasper, comme le prouvait sa rapide et prompte intervention quand c’était au tour des combattants de se présenter pour que l’un d’entre eux soit nommé champion de la maison du Val :
« Lord Arryn, Commença Logan. Son élégante voix se perdant dans le silence qui consuma si subitement les paroles des autres chevaliers : peu de gens fréquentaient le jeune Grafton, et moins encore s’attendaient à ce qu’il prenne la parole, accorderiez-vous moi l’honneur de combattre au nom de votre famille ? » Il s’était doucement incliné avant de formuler sa requête et demeura ainsi en attendant la réponse du jeune seigneur.
Oh, Logan était entièrement dévoué au suzerain du Val et soutiendrait n’importe quelle décision que celui-ci prendrait ; qu’elle soit bonne ou mauvaise.

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Message Lun 6 Mai 2013 - 19:00

      « Messire, je vous ai toujours été loyal. Je vois que je ne peux vous convaincre que je n’ai jamais voulu de mal à cette jeune servante, et vais par conséquent mettre mon destin entre les mains des Sept : Je demande à prouver mon innocence dans un duel judiciaire. »


    Les mots du cuisinier m’attristèrent un peu plus. L’odeur des gâteaux qu’il me cuisinait des années plus tôt, tournoyait toujours à mes narines, comme le fantôme d’un temps passé, d’un savoir faire, et comme une volonté des Sept que je me montre clément… mais non. Non, les Sept ne pouvaient pas tolérer le meurtre, et ce n’étaient pas eux qui faisaient monter à moi les flagrances perdues des cuisines des Eyriés. Ce n’était que mon imagination, et la subjectivité inacceptable dont je risquais de faire preuve si je n’y prenais pas garde. Justice aveugle ? Inébranlable ? Je la voulais aveugle, bien sûr, je la voulais juste, équitable… mais entre vouloir et y parvenir… j’avais du mal. Je voulais que le cuisinier soit innocent, mais il y avait des preuves contre lui. Même si certaines, non, beaucoup étaient là par simple antipathie d’habitants des Eyriés envers le cuisinier. Je ne pouvais tolérer le meurtre, mais je n’aimais pas non plus que l’on s’attaque ainsi à un homme que l’on jugeait. Etait-ce ma jeunesse, mon idéalisme, mon innocence ? Les trois rassemblés ? Dans tous les cas, je voulus à nouveau imposer le silence et pour cela, je me levai du trône et fis un pas en avant. Je n’étais pas très grand, on ne pouvait demander à un adulte, enfant… jeune homme de quinze ans de l’être, et j’avais l’impression que le volume du Hall m’écrasait davantage encore. Je fis de nouveau un pas en avant, laissant ma main gauche jouer avec le pan de ma cape qui refusait de tomber normalement.

    Des murmures montaient de la part des chevaliers et autres spectateurs, et d’un geste de la main, à nouveau, je réclamai le silence. Je n’avais pas besoin d’hausser la voix pour me faire entendre, la hauteur des voûtes amplifiant le son, aussi j’entendis mes mots s’étendre dans la pièce au fur et à mesure que je les prononçai :

      « Je t’ai donné le choix, Bran, et puissent les Sept t’entendre s’il est vrai que tu n’es pas coupable. Sache en revanche que le mensonge n’offre aucune porte de sortie, et les Sept ne permettront certainement pas à un meurtrier doublé d’un menteur d’être reconnu comme innocent… Le meurtre d’une servante jette un voile sur la Maison Arryn, ce sera donc un champion qui combattra pour moi que ton champion va affronter. »


    Ma voix s’était cassée à la fin. J’avais envie qu’il soit innocent mais, dans un orgueil mal placé, je ne pourrais souffrir une défaite de mon champion. D’ailleurs, je me demandai tout naturellement en pensée quel allait il être, en demandant à haute voix, qui allait représenter la Maison au Faucon, et qui, le cuisinier accusé. Aussitôt, j’eus la surprise d’entendre une voix s’élever et de voir un homme s’avancer vers moi :

      « Lord Arryn, accorderiez-vous moi l’honneur de combattre au nom de votre famille ?

      « Il serait inconscient de refuser cet honneur à un membre de sa garde royale, Ser Grafton


    Lord Arryn. C’était ainsi que je me nommais, mais l’entendre, une fois de plus, dans une phrase si officielle et avec tant de… dévotion, loyauté, dans la voix, je frissonnais d’appréhension, de pouvoir, de peur, aussi. Qu’avais-je fait pour mériter des hommes aussi prompts à me représenter dans un duel judiciaire ? Oh, je me doutais bien qu’ils se proposaient plus pour représenter le Val, que pour représenter le petit Jasper, devenu Lord trop tôt, mais j’avais le petit orgueil de croire aussi que… c’était un peu pour moi. Lord. C’était ce que j’étais. J’eus envie de me ratatiner pour que l’on m’oublie, que l’on ne voie que Maura à mes côtés. Mais il fallait que je garde un cap. Je demandai un champion pour Bran, et le silence se rompit dans des murmures et ricanements. Prenaient-ils ça à la légère ? Certains commençaient à dire que Bran allait devoir se défendre lui-même, et partirent dans des commentaires grivois qui me glacèrent le sang. Ma voix tonna étrangement lorsque je lâchai d’une voix ferme.

      « ASSEZ. »


    Je fus surpris d’entendre le silence, qui avait visiblement du mal à régner. Je ne m’étais pas attendu à faire… autant d’effet en fait. Finalement, un homme se présenta, donc le visage et le rang ne m’évoquait rien, et qui devait être un garde et une vieille connaissance de Bran. Ce n’était pas comme si c’était un nouveau venu et, sans avoir beaucoup d’amis, le cuisinier avait de nombreuses connaissances. A mes yeux, malgré son absence, il faisait partie des meubles des Eyriés.

      « Bien. Ser Grafton, j’aimerais m’entretenir avec vous quelques temps… Un délai est accordé aux champions pour qu’ils puissent se préparer avant le duel… »


    Je fis un signe à ma garde personnelle, dont la moitié se détacha pour surveiller Bran qui allait s’entretenir avec le champion. Je descendis lentement les marches, et plus je m’approchais du chevalier, plus je prenais conscience de ma petite taille. D’un signe de tête, je lui demandai de me suivre et nous allâmes dans une pièce adjacente. Je ne savais pas vraiment quoi dire, je procédais plus selon mon cœur que selon une quelconque raison. Dans tous les cas, Maura n’avait rien dit, fait, ou sous entendu qui m’indique que j’étais en train de faire une erreur. Etais-je curieux ? Peut être. Intrigué ? Assurément.
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Message Lun 27 Mai 2013 - 8:54

Logan n’aurait su dire si son cœur bondissait d’excitation ou de frayeur en oyant l’accord de Lord Arryn.
Au nom du Guerrier, je te demande d’être brave. C’était le serment qu’il avait prêté et qu’il se devait de respecter. Pourtant, malgré la fictive force que lui procuraient ces mots, le jeune homme ne pouvait entièrement chasser l’effrayante angoisse qui lui taraudait l’esprit. En effet, même si le valois était un chevalier, aucun homme ne faisait face à un combat jusqu’à la mort sans la moindre peur. Il pouvait sentir les pensants regards des autres chevaliers ; sans doute étaient-ils aussi étonnés que lui du choix du jeune suzerain... Beaucoup seront certainement jaloux, peut-être même désireux de le voir tomber lors du combat. Non, ce ne serait pas digne d’un chevalier. Se rassura-t-il. Et pourtant, il aperçut plus d’une expression envieuse tordre les visages de ses confrères.
Le champion de Bran tardait à faire son apparition... Certains se mirent à ricaner, persuadés qu’aucun n’oserait défier la justice de Lord Jasper aux Eyrié. De fait, même si ce procès décrochait l’incertitude ou même la désapprobation de quelques individus, ceux-ci se garderont de faire quoi que ce soit, de peur de déplaire à leur honorable seigneur et d’ainsi altérer la réputation de leur famille auprès du suzerain du Val.
« ASSEZ. »
L’audience sursauta. La voix de Lord Arryn avait brutalement coupé la parole aux pitoyables jacasseries. Un lourd silence s’ensuivit ; des regards pénibles ou inquiets lancés d’un coin à l’autre de la grande salle.
Finalement, à la grande surprise de tous, un garde du château s’approcha du cœur de la salle, pénétrant dans la lumière afin de se présenter à l’audience comme l’homme près à défendre le cuisinier. Une nouvelle vague de murmures se répandit au sein du hall ; certains jetèrent même des regards amusés du soldat au chevalier. Le jeune Grafton ne pouvait entendre ce qu’ils se chuchotaient et préférait ne pas le savoir... Au lieu de porter davantage d’attention aux commérages, il vira ses iris en direction du soldat afin de mieux cerner son adversaire.
Il le connaissait. Avait du moins entendu parler de lui. Ce pouvait être une chance, mais Logan savait que le garde était quelqu’un dont il fallait se méfier... C’était un garde du château – un homme nommé Adryan et que Logan savait être un féroce combattant. Les deux soldats se connaissaient à peine. C’était Lady Lysa qui en savait davantage à son sujet puisqu’il avait été au service de la maison Hersy avant de rejoindre les Eyrié. Apparemment, il avait été chassé de Newkeep aux côtés d’un petit groupe de roturiers pour une histoire de contrebande. Il parvint tout de même à trouver une place au siège des Arryn ce qui n’avait évidemment pas manqué d’angoisser la vaillante Lysa Hersy.
Enfin, les champions avait été choisis ! Il était temps de se préparer au combat ; et qui sait, peut-être allait-ce être sa dernière journée sur cette verte et jolie terre. Logan s’apprêtait à partir quand Lord Arryn ajouta qu’il souhaitait s’entretenir avec lui. Voilà qui était surprenant. Mais le jeune Grafton ne dit rien, hocha simplement la tête, puis attendit que son seigneur descende les marches de son trône de neige avant de lui emboiter le pas...

L’avancée de Logan se fit brutalement interrompre avant même d’entrer dans la pièce où s’était éclipsé le suzerain du Val. De fait, Lady Lysa accourut depuis le large couloir menant à la salle du trône, ses petits pieds nus sautant sur le tapis d’azur qui couvrait le sol de marbre. Une servante ou dame de compagnie l’avait probablement informée.
Que les informations coulent vite ! Rien n’était plus épouvantable qu’un face à face avec une jeune femme en colère. Logan faillit se réfugier dans la pièce où se trouvait Lord Arryn, mais l’amour qu’il portait à Lysa pétrifiait ses jambes et était par conséquent incapable de prendre la fuite...
« Lysa, que fais-tu ?! lança-t-il, quoiqu’en contenant sa voix de peur que Lord Jasper ne remarque la soudaine apparition de son épouse.
_Ce que je fais ? sa voix était blessée, son visage mécontent, Notre enfant est sur le point d’être né et tu comptes combattre dans un duel judiciaire ? Voilà une décision bien égoïste. Tu as perdu l’esprit, Logan Grafton ! Elle avait l’habitude de le nommer de la sorte lorsqu’elle était en colère. Il est vrai que Lady Lysa pouvait être particulièrement effrayante lorsqu’elle adoptait une telle attitude et sa voix cassante fit frissonner le pauvre Logan.
_Aucun honneur n’est plus grand que de combattre pour Lord Arryn. répliqua-t-il d’une voix faible, presque tremblante, Mon choix n’est en rien égoïste ; je ne fais que répondre à l’appel de notre suzerain.
_Logan, tu te bats contre Adryan ! Un homme que mon père redoutait ; assez du moins pour le chasser de Newkeep !
_Les Sept me protègeront. Le jeune Grafton ne savait quoi dire. Se réfugier auprès des divins semblait être la seule solution à cet affrontement verbal.
_Les Sept pourront-ils me rendre mon époux quand la Porte de la Lune t’aura englouti ? » De la tristesse brillait dans les yeux de Lysa ; une inquiétude qui brisait profondément le cœur de Logan.
Le chevalier faillit courir après son suzerain pour lui annoncer qu’il ne pouvait pas combattre au nom des Arryn, mais il était un chevalier et avait prêté un lourd et puissant serment. Jures-tu sous le regard des dieux et des hommes d’obéir à ton seigneur lige ? Il ne pouvait retourner en arrière, il avait fait son choix...
« Excuse-moi... Je ne devrais pas douter de toi. Je vais veiller à ce que l’on apporte ton armure. murmura Lysa d’un ton désolé. Elle avait probablement perçu le conflit intérieur que menait son mari. Ne meurs pas. C’est un ordre. » Elle scella sa phrase par un court mais délicat baiser.
Logan plongea son regard une dernière fois dans les yeux de sa femme avant de se retourner et de rejoindre le jeune seigneur. L’épisode avec Lysa avait été bref ; peut-être que Lord Arryn ne l’avait même pas remarqué...

Le valois ferma doucement la porte derrière lui. Les proportions étaient largement inférieures à la grande salle et ses pas ne résonnaient plus sur le sol glacial. C’était étrange de se trouver si près du seigneur des Eyrié... Logan dominait peut-être son suzerain en taille, mais ne se sentait nullement supérieur à celui-ci. Bien qu’il était entré au service des Arryn il y a plusieurs années, il n’avait jamais eu l’occasion de s’adresser directement à Lord Jasper. C’était un événement qui l’intimidait et l’angoissait probablement davantage que le jeune homme qu’il avait face à lui. Etrange, certes... Mais le titre de suzerain du Val portait une prestigieuse aura qu’aucun n’osait défier.
« C’est un grand honneur de combattre en votre nom, messire. commença-t-il d’un ton incertain ; le jeune Grafton n’avait jamais été doué dans l’art de la discussion... Votre père était un grand homme. Vous lui ressemblez énormément. »
Lord Jon Arryn régissait aux Eyrié avant l’ascension de Jasper. C’était un homme juste ; un Arryn par excellence. Le jeune Grafton l’avait défendu et protégé avec cette silencieuse admiration que l’on porte aux héros des légendes. Il avait l’impression de voir la même chose dans l’actuel suzerain du Val.
Logan contempla le visage du seigneur avec un peu plus d’attention avant de baisser les yeux. Ne le fixe pas de la sorte ! Grognaient ses pensées. Il ne voulait pas paraître malpoli. Enfin, le jeune chevalier s’agenouilla dans une posture révérencieuse.
« Par les Sept, je ferai de mon mieux pour défendre la justice au nom de votre famille. »
Sa dévotion au jeune seigneur était remarquable. Oh oui, Lord Jasper n’aurait que difficilement trouvé un homme aussi dévoué à la cause de sa famille que ce curieux chevalier. Peu importe si Bran était réellement coupable; c’était la voix des Arryn qui avait droit au dernier mot.



One had to take some action against fear
wh
en once it laid hold of one.

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