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Un homme malchanceux, mais armé [RESERVE]

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Message Dim 3 Juil 2011 - 16:27

Un son dégoûtant, bruit horripilant ou indisposant selon les goûts, venait de retentir sous la botte d'Allen. Celui-ci, excédé, venait de s'arrêter net. Lentement, très lentement, il se pencha vers sa botte droite où gisait, fièrement, la merde qu'il venait d'écraser. Il la regarda pendant plusieurs secondes, retira sa botte avec cette même lenteur signe de dégoût et d'agacement. Il bloquait légèrement la route, mais qu'importe. Cette ville lui avait déjà fait le coût plusieurs fois, à croire que Pentos elle-même était plus propre...

En même temps, il aurait du s'en douter. Ce n'était pas pour rien qu'on appelait cet endroit la Porte de la Gadoue, même si ce n'était pas son nom officiel. Allen avait oublié le premier nom et ne connaissait pas le second. Pour lui, ce n'était que la porte menant au port. Il y revenait d'une chasse à l'emploi, les marins ayant parfois besoin de se faire accompagner, mais il n'y avait rien trouvé d'intéressant à se mettre sous la dent. Cela l'avait passablement mis en rogne et voilà que cette crotte s'était mise pile sur son chemin.

La chose avait l'air d'amuser Dori, les chiens doivent donc trouver ce bruit horripilant. Langue pendue et queue fouettant l'air, il regardait son maître d'un air tellement innocent qu'il ne pouvait être que coupable. Coupable d'avoir rit sous sa cape. A moins qu'Allen ne le considérait que trop comme un humain depuis le temps qu'il a passé avec ce chien, sept ans. Néanmoins, cela l'amusa beaucoup d'essayer de s'essuyer sur Dori. Bien entendu, celui-ci esquiva et Allen du se contenter d'un pavé qui tentait qui s'extirper du reste de ses congénères.

Il se sentait presque comme ce pavé ici, pas à sa place mais pas – ou plus – couvert de merde. A Pentos, trouver un boulot pour son épée n'avait pas été trop difficile. Cela venait naturellement. Mais ici tout était différent, la population était pauvre. Pas pauvre de richesse, cela Allen n'en avait cure, mais pauvre dans la main mise. Seul l'alcool semblait diriger ce tas de bouseux, mais l'alcool ne paie pas. Allen avait du mal à trouver ses marques ici, à tel point qu'il pensait partir de ce trou à rats et aller voir ailleurs. Il s'était même pris à penser que les seigneurs eux-même auraient plus intérêt à se servir de lui que les riches marchands.

Mais la solution la plus efficace, ce serait également de créer soit-même le truc qui pourrait forcer les gens à se doter d'hommes d'armes. Multiplier les vols de grands chemins, relancer la piraterie, incendier un quartier de cette maudite ville... Cela demanderait trop de temps et d'implications pour qu'Allen s'y intéresse vraiment. Il arpenta donc la ville au hasard, pour la dernière fois se l'était-il promis.

Il tomba sur de nombreuses choses inintéressantes : des gamins qui essayaient de lui voler ce qu'ils pouvaient, celui qui essaya le pantalon va désormais compter ses dents ; un armurier persuadé que l'épée qu'il vendait était meilleure que celle d'Allen, à priori non ; d'autres gamins qui jouaient aux dothrakii en s'envoyant des merdes à tour de rôle et l'éternel mais néanmoins indispensable mauvais barde. Du moins, ça avait l'air d'être éternel et indispensable partout où Allen mettait les pieds dans cette fichue ville. Sauf dans un quartier passablement hideux, faisant passer le reste de la ville pour un jardin de roses. Allen ne se souvenait plus de son nom, sa mémoire était trop sélective. Le Culmachinchose, peut-être.

Allen ne trouva donc rien digne d'intérêt. Il décida donc tout simplement de....Partir. Il aimerait cent fois mieux vivre dans la nature de petite chasse que de rester une minute de plus dans cet exécrable endroit. De plus, le Donjon Rouge, seul nom de la ville qu'il a retenu, ne lui inspirait pas confiance. Menaçant et éternel, car il l'avait déjà vu étant bien plus jeune. C'était avec Paul, lorsqu'ils se sont approchés de cette ville qui semblait si faste. Ce château semblait être le paradis des chevaliers et des rois. Mais aujourd'hui, Allen n'appréciait guère sa présence. Dès que l'on regarde en l'air, on tombe dessus. C'est d'un pessimisme !

Malheureusement pour lui, la nuit tombait et cela ne pouvait dire qu'une chose. Il n'allait pas sortir de si tôt. Allen se perdait tout le temps dans cette maudite ville. Et voilà que la nuit tombe maintenant. Il fit, sans le savoir, plusieurs fois le tour du Culpucier, en évitant soigneusement d'y entrer. A se demander si ce quartier avait envahie toute la ville une fois la nuit tombée. Tenter de suivre les remparts n'était pas possible, cette ville vous emmenait toujours en son centre. Demander l'aide à Dori était inutile, Allen avait déjà essayé. Son chien non plus n'aimait pas la ville.

Mais d'ailleurs, il est où Dori?

Allen commençait à s'énerver. Son chien lui faisait le coup parfois de se cacher, pour jouer il le savait. Mais était-ce réellement le moment ? Non ! Allen fit le tour de la ville à sa recherche, passant à contrecœur devant les sorties encore ouvertes, elles ne le sont pas toujours, avant de retrouver son chien après une montée assez usante.

« DORI ! »

Son chien se retourna vers l'appel et couru instinctivement vers son maître, toujours avec ses mêmes yeux. Il sauta pour lui poser ses deux pattes avant sur son torse. Cela eu un effet calmant sur Allen. Il se rappela le tout premier mois de son existence où Dori ne pouvait toucher que ses chevilles avec sa patte avant.

« Ne me refais plus jamais ça, en tout cas plus dans cette ville de merde. On va partir et laisser ces bouseux se faire dessus, compris ? »
Dori confirma cette excellente idée en se positionnant sur le côté gauche de son maître. C'était le signe qu'il allait le suivre et qu'il allait aussi le couvrir. Allen étant droitier, il a apprit à son chien à se tenir sur sa gauche. Mais, dommage pour ces deux là, partir va s'avérer plus compliqué que prévu.

« Hey toi ! D'où que tu nous traites de bouseux ? »

Allen se retourna, et il vit le Donjon Rouge, l'immense Donjon Rouge posé juste devant lui. Cette vision ne lui fit pas plaisir, et il recommença à s'énerver de nouveau. Surtout lorsqu'il vit les gardes approcher, avec une certaine envie de mettre les points sur les i.

« Il a l'air bien plus bouseux que nous, pas vrai Josh ?
-Pour sûr... Et regarde son chien, de loin j'aurais dit un putois, vu l'odeur... »

Les deux gardes s'étaient approchés, et toisaient Allen de haut en bas. Celui-ci aurait mieux fait de s'esquiver calmement et de partir tout droit vers la Porte des Dieux, il ferait aussi mieux de...
« Je suis pas d'humeur les gars, vous feriez mieux de reculer. »
...la fermer. Oh, trop tard.


Dernière édition par Allen le Ven 22 Juil 2011 - 19:20, édité 1 fois
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Message Ven 22 Juil 2011 - 6:58

Le Donjon rouge. Voilà près d'une dizaine d'années qu'elle n'avait pas posé les yeux sur la Citadelle. Des souvenirs remontaient à la surface la projetant à l'époque où elle vivait à Culpucier en compagnie de Beryna, celle qui l'avait soignée et qui s'était occupée d'elle jusqu'à sa mort. Wex, Meryn et Lyn. Trois noms qu'elle associait à la ville, trois amis d'enfance, du moins autrefois. Depuis elle ne savait ce qu'ils étaient devenus, mais ils avaient fait les quatre cents coups ensemble. Ce fut auprès d'eux qu'elle apprit de nombreuses choses, dont la plus importante parvenir à survivre à Culpucier. Jyanna arrivait de Lancehélion où elle avait passée plusieurs jours, le temps de gagner de quoi payer une traversée jusqu'à la capitale, un temps elle avait envisagé d'obtenir une monture pour voyager par les terres, mais cela pouvait se révéler dangereux et était beaucoup plus long. Grâce à ses compétences artistiques, cela n'avait pas posé de réels problèmes de trouver de quoi subsister. Au cours du voyage, elle avait même diverti l'équipage et les passagers présents à bord du navire, et la jeune ménestrel avait posé pied sur les quais en fin de matinée.

Sacs sur l'épaule, Jya avait passé la majeure partie de la journée à arpenter les rues de Port-Réal pour reprendre ses marques, avant de s'aventurer dans Culpucier. Le quartier était égal à lui-même, il n'avait pas changé d'après ses souvenirs, pas de manière flagrante en tout cas. Elle revint sur les pas de son enfance, passant d'un lieu significatif à l'autre. Puis elle fit une rencontre inattendue. Alors qu'elle se trouvait à quelques rues en dehors du vieux quartier à la recherche d'une auberge, elle tomba sur Lyn devenu tenancier de l'auberge Aux Trois Ecus. Les retrouvailles furent chaleureuses et les deux jeunes gens discutèrent pendant plusieurs heures, échangeant les dernières nouvelles de cette dizaine d'années de séparation. Wex, Meryn, Westeros, puis les Cités libres et les Contrées exotiques. Jyanna était contente de voir son ancien ami en vie, elle s'était toujours bien entendu avec Lyn et il lui semblait qu'il avait eu le béguin pour elle. Éprouvait-il encore quelque chose pour elle? Elle en doutait vu le nombre d'années passées. Leur discussion les mena jusqu'au début de la soirée. Après avoir réservé une chambre, Jyanna sortit de nouveau pour prendre la température de la ville à la nuit tombée. Celle-ci révélait bien des choses aux yeux aguerris.

De nouveau à proximité du Donjon rouge, la jeune femme entendit des éclats de voix. Curieuse, elle s'approcha, découvrit un homme confronté à deux gardes de la citadelle et assista à leur échange. L'homme au chien était inconscient à se dresser ainsi face à eux. Si cela dégénérait les soldats seraient rapidement secourus par leurs camardes et l'inconnu finirait aux cachots ou pire. Elle savait à quoi s'attendre, en dépit des années leur mentalité de gardes ne devaient pas avoir changé. Pendant un instant elle se demanda pourquoi elle se mêlait de cette histoire et commença à rebrousser chemin mais fit demi-tour et se dirigea d'un pas décidé vers le brun et son chien. Jinto, son singe, s'accrocha fermement à son épaule.

- Ah... Te voilà, je te cherche depuis plusieurs heures, déclara-t-elle à l'intention du solitaire sur un ton courroucé. Encore en train de vadrouiller et je parie que tu as du picoler pas mal pour venir embêter les gardes du Donjon. Puis se tournant vers les dits gardes avec un charmant sourire. Veuillez nous excuser, nous partons, nous ne vous importunerons pas plus longtemps.

Elle s'était montrée sûre d'elle, comme si elle connaissait vraiment l'inconnu, elle espérait que celui-ci la suivrai dans son jeu et que les gardes goberont le mensonge. Son apparition dans l'altercation pouvait surprendre mais si elle pouvait aider d'autant qu'elle serait satisfaite d'avoir perturbé les plans de la Garde, leur adversaire préféré à ses amis et elle autrefois. Résolument elle attrapa le bras de l'homme et voulut quitter les lieux. Quand l'interpellation se fit entendre. Elle tourna la tête vers les gardes qui ne semblaient pas apprécier qu'elle leur ôte le pain de la bouche. Un éclat de colère passa dans le regard de Jyanna. Ils ne pouvaient pas se tenir tranquille pour une fois... La situation ne semblait pas vouloir s'améliorer et elle craint que cela ne dégénère vraiment. Mais voilà qu'une tierce personne intervint.
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Message Ven 22 Juil 2011 - 21:04

Port-Réal. Capitale des Sept Couronnes. Le chef-lieu des Targaryen. Plus grande ville de tout Westeros...
Olyvar la trouvait laide. Peut-être aurait-elle pu avoir un aspect artistique certain, si on la vidait de sa population, et qu'on rasait la moitié des bâtisses qui s'y trouvaient... mais pour le moment, elle était laide. Surtout aux yeux d'un homme qui avait parcouru les Cités Libres, était allé au pied de la Mère des Montagnes, avait pu contempler le Titan de Braavos et les beautés de Qarth...
Le garde avait fait tout ce qui était en son possible pour ne pas venir. Il avait passé un certain temps à essayer de convaincre Edarra que cela serait trop dangereux, et inutile, que cette ville ne valait pas la peine d'être vue... Mais elle ne l'avait pas écouté. Et bien entendu, pour une fois que Shyra aurait pu avoir une quelconque utilité, elle n'était pas là, laissant sa place à l'oncle d'Edarra. Il passait tout à la jeune fille, si elle arrivait à bien tourner les phrases. Et pour cela, elle tenait bien de sa mère car, avant même d'avoir compris comment ou pourquoi, il s'était retrouvé en route pour la capitale.
Le voyage aurait pu être plaisant, si Olyvar l'avait fait de bonne grâce. Mais il s'était senti manipulé du début à la fin. Le serment qu'il avait fait à Oberyn le forçait logiquement à empêché Edarra de partir. Mais celui qu'il avait fait à Edarra le forçait à la laisser aller où elle voulait.
Le seul moyen de respecter au maximum ses deux voeux était de la suivre partout où elle irait et de s'assurer qu'elle ne subisse pas la moindre blessure. De faire son travail, en somme.
Une fois arrivés dans les rues de Port-Réal, il comprit à quel point cela allait être difficile. Les gens étaient maigres. Ils les regardaient avec un mélange de crainte, de respect... et d'avarice. S'ils avaient pu se jeter sur Olyvar et Edarra et récupérer l'or qu'ils portaient sur eux, ils l'auraient fait immédiatement.
Heureusement, les hommes étaient lâches par nature. Ils étaient des centaines dans les rues. Olyvar et Edarra seulement deux. Le garde avait beau être une montagne, ils auraient fini par le submerger. Des rats d'égout, sans armes, maigrichons... Il aurait peut-être pu en abattre une dizaine avant de se faire toucher. Une dizaine d'autres avant d'être blessé sérieusement.
Et c'était là que le bât blessait: à quoi leur servirait l'or et la nourriture des voyageurs, s'ils faisaient partie de ceux qui logeraient sur le trottoir dans une flaque de liquide rougeoyant, avant d'être emmenés pour être brûlés à Fossedragon, ou dévoré par les animaux à quatre et à deux pattes qui mourraient de faim en ce temps caniculaire. Chacun avait peur pour sa petite personne, alors la communauté périrait lentement. Cela ne déplaisait pas à Olyvar. Qu'ils meurent. Qu'ils s'entredévorent. Du moment que cela lui permettait d'emmener Edarra en lieu sûr.
Un homme tenta de s'approcher afin de voler la bourse qui pendait à la ceinture d'Edarra. Un léger geste du poignet d'Olyvar, que personne n'aperçut, et l'homme fut noyé par la foule. Lorsqu'on le retrouverait, que la masse des corps en mouvement se serait relâchée, et qu'il s'écroulerait enfin, personne ne serait à qui appartenait le poignard qui s'était logé dans son ventre.
Le voyage avait été long, et Olyvar fatigué. Edarra devait l'être encore davantage. Aussi décida-t-il de choisir l'auberge qui lui semblait la moins malfamée, mais dans une zone proche. Peut-être aurait-il poussé jusqu'au quartier riche, s'il en existait un, mais pas aujourd'hui. S'il venait à flancher devant les rats, peut-être serait-ce le seul élément déclencheur de sa mort et de celle de sa protégée. Il tenait à éviter cela.
Ecartant la foule avec autant de délicatesse qu'un dothraki prenait une femme, il finit par trouver une enseigne attirante, qui présentait une auberge à peu près potable. Lorsqu'il entra, Olyvar aperçut une masse de clients typiques de tavernes: les reitres attablés ensemble, en train de chercher un nouvel employeur ou de se reposer de leur mission actuelle; les quelques clients bien alcoolisés qui observaient d'un air lubrique la jeune demoiselle qui venait d'entrer... et semblaient dessouler dès qu'ils apercevaient le colosse qui l'accompagnait; et bien entendu les voyageurs qui, comme Edarra et Olyvar, cherchaient simplement un endroit où passer la nuit.
Une fois les négociations pour les chambres terminées (« Oui, nous voulons deux chambres qui communiquent. Et qui ont des verrous qui fonctionnent. »), Olyvar se reposa un peu, puis décida de repartir. Il lui fallait organiser la suite du voyage. Se renseigner sur l'état des routes, sur leur fréquentation... et il n'arriverait pas à faire tout cela dans l'auberge.
Lorsqu'il quitta les lieux, la nuit allait bien tomber. Il commença à errer un peu au hasard, voulant jauger la ville avant d'aller plus loin. Les rues commençaient à se déserter, par rapport à ce qu'il avait vu dans l'après-midi. C'était un point positif. Il n'aimait pas la foule. Pas ce genre de foule. C'était loin d'être un khalasar, et pour le moment les dothraki étaient le seul peuple avec qui il avait aimer se mêler d'aussi près.
A force d'errance, il se retrouva à côté de l'une des portes. La soirée était bien avancée. Sortir de la ville ne l'avancerait pas, aussi commença-t-il à faire demi-tour. Lorsque des éclats de voix attirèrent son attention. Un conflit allait éclater. Sa curiosité fut piquée au vif, et il se retourna. Sans doute un paysan maltraité par des gardes. Il n'allait pas intervenir.
Mais l'homme qu'ils attaquaient n'avait pas l'air d'un paysan. Plutôt un reitre, ou un mercenaire, à en juger par la façon dont il se tenait, et à l'équipement qu'il portait. A ses côtés se trouvait un chien, un animal assez élégant, qui se tenait de façon obéissante sur la gauche de son maître.
Lorsque les gardes avancèrent, une jeune femme s'interposa. Il l'avait croisée, un peu plus tôt. Dans l'auberge, selon ses souvenirs. Mais il ne pouvait pas être sûr. Il avait croisé beaucoup de monde aujourd'hui. Beaucoup trop de monde.
Elle parla au mercenaire, et celui-ci se retourna vers elle.
Et alors Olyvar vit son visage.
Cela ne pouvait être. Allen était mort des années plus tôt, alors qu'Olyvar n'était qu'un mercenaire. Attaqué et abattu par des dothraki.
Mais il n'y avait aucun doute. Il avait vielli. Ses cheveux avaient poussé. Sa barbe aussi. Et il était gratifié d'une belle cicatrice sur la joue gauche, qu'il n'avait pas lors de leur dernière rencontre, mais c'était bien lui.

Le dothraki qui l'a blessé... il l'a eu au visage. A gauche.

Olyvar ne savait comment réagir. Lui hurler qu'il était là? Se détourner, et faire comme s'il ne l'avait rien vu? Après tout, Allen le croyait mort. Cela l'aiderait à préserver son secret.
Mais s'il le lui avait révélé, c'était pour une bonne raison: il faisait confiance au mercenaire, et savait que sa confiance n'était pas mal placée.
Lorsque les gardes dégainèrent leurs épées, Olyvar fit de même. Le frottement du métal contre le fourreau les fit se retourner. Leurs regards passèrent de colère, à stupéfaction, à questionnement (« combien il mesure ce type? »), à de la peur, pure et simple.
Olyvar avança lentement, mais sûrement. Il tenait nonchalamment son épée. Même s'il ne se mettait en garde qu'au dernier moment, ils seraient trop loin pour le toucher, du fait de leur différence de taille.
Il sourit, et pointa sa lame en leur direction.

« Bien, je crois que nous avons un problème. Vous attaquez mon meilleur ami... et ma soeur. Or, je suis un homme qui aime sa famille. Mais je suis aussi un homme du Roi. Notre Grâce Targaryen, que j'aime tant... Mais notre Roi aussi, aime la famille. Je suis sûr qu'il comprendrait parfaitement pourquoi les corps de deux de ses gardes auraient été retrouvés, sans tête, sans mains et sans virilité, si je lui expliquais posément la situation... »

L'un des gardes, bravement, répliqua :

« La mort de deux gardes ne sera pas impunie! »

Olyvar sourit à nouveau, et passa la lame dans la paume de sa main, l'entaillant légèrement. La douleur, aussi faible soit-elle, le força à contracter ses muscles. Même s'il portait une armure de cuir, ses bras étaient nus: il avait laissé sa tunique à l'auberge. Et la musculature que l'on apercevait ainsi était suffisante pour décourager la plupart des hommes possédant un cerveau entre les deux oreilles.

« Est-ce que vous voulez parier? »

Les gardes dégluttirent, et rangèrent leurs armes.

« Non, c'était une malheureuse méprise. Nous ne vous gêneront plus. »

Olyvar rangea son épée au fourreau.

« J'étais sûr que vous étiez des hommes raisonnables... et que vous compreniez les liens du sang »

Il avait ajouté la dernière phrase en secouant nonchalamment sa main blessée. Quelques gouttes de sang volèrent sur la cape d'un de deux gardes. Il ne vint pas s'en plaindre.
Olyvar se retourna, et fit face à l'homme qu'il croyait mort depuis des années.


Dernière édition par Olyvar Sand le Mar 26 Juil 2011 - 9:05, édité 1 fois
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Message Dim 24 Juil 2011 - 19:33

Les gardes semblaient piqués au vif. Allen ne tenta même pas de trouver un moyen de s'échapper rapidement, il ne connaissait pas assez la ville pour cela. Alors que ses deux futurs adversaires avançaient d'un air nonchalant qui se voulait dur, Allen glissait petit à petit sa main vers la garde de son épée. Dori avait sorti les crocs et son grognement continu servait d'entre-acte à la scène qui allait se produire. Allen sentait sa peau frémir sous le vent qui balaya rapidement la rue, mais son attention ainsi que celles des gardes fut troublée par une vive voix.

Au début, Allen pensa que la femme qui s'avançait vers eux, l'air sévère au visage, parlait à un garde. Il fut étonné de voir qu'elle lui adressait la parole comme si elle le connaissait. Allen tentait de se rappeler qui elle était, de comprendre pourquoi elle faisait cela. Elle lui prit le bras, le pressant de partir en soutenant les gardes d'un regard qui en disait long. Allen avait là une occasion de partir sans demander son reste, même Dori avait cessé de grogner, mais il se demandait si cette femme ne l’entraînait pas non plus dans un nouveau traquenard.

De toutes manières, les gardes se mettaient à ricaner légèrement, signe que la jeune fille n'avait produit l'effet escompté. Son regard n'en perdait néanmoins guère en intensité. Allen ne supportait pas qu'elle lui touche le bras. Non pas qu'il avait peur du contact des femmes, mais elle lui tenait le bras de sa main directrice. Alors qu'il allait parler, sans même savoir quoi dire, le bruit caractéristique d'épées sortant de leurs tanières se fit entendre. Trois, pensa Allen. Trois épée, les gardes l'avaient compris également et tous se retournèrent pour faire face au nouveau venu.

Allen se retourna et vit une montagne qui s'avançait avec plus de grâce qu'il aurait pu le faire en toute théorie. Son visage émergea peu à peu de l'obscurité et Allen vit le seul homme à qui il avait accordé toute sa confiance. Un mercenaire des Cités Libres qui était...Mort. Ce dernier commençait une longue tirade dont Allen n'écouta pas un mot tant il était bouche bée. Olyvar Sand se tenait devant lui. Un....professionnel, comme l'on disait dans le jargon des reîtres. Il l'avait pourtant vu tombé, ce fut l'un des rares souvenirs encore vivace dans la mémoire hautement sélective d'Allen. Sa joue gauche dégoulinant de sang qui lui emplissait la bouche, la superbe escapade qui s'en était suivit...

Il l'avait abandonné, il le croyait mort de toutes façons. Allen ne pu néanmoins se retenir d'éprouver un...Soulagement. Sentiment qui se raviva aussitôt, les hommes changent et ce cher Olyvar était revenu sur les Terres qu'il avait lui-même fuit. Ce dernier le regarda, entre temps les gardes avait chopé une drôle d'odeur. Celle de la peur, si vous voyez ce que je veux dire. Il n'en avait cure, les gardes reculaient lentement. L'un d'eux rengaina bruyamment son épée, signe de soumission qui amusa Dori.

Allen avait complètement oublié la présence de la jeune femme à ses côtés. Il regardait Olyvar, Olyvar le regardait. Cet échange dura plusieurs secondes. Allen vit que l'homme qu'il avait connu – c'était bien lui, plus de doutes – avait changé. Il semblait plus...Libre. Comme l'étalon noyé au milieu des champs d'or, sans maître pour le diriger. Allen se mit à sourire :

« Espèce de salaud. Tu aurais pu me prévenir. »

Il se rappela de la présence de l'autre personne, et fit un violent mouvement du bras pour se dégager de la prise de la jeune femme. Il la regarda, l'observa minutieusement. Dori ne grognait pas, elle ne devait pas être vraiment dangereuse... Les gardes s'étaient écartés, du moins pour le moment... Il ne fallait pas rester là, mais il restait une question à régler. Plus importante même que de parler à Olyvar. Il toisa la femme d'un regard sévère.


« Le temps presse mais je voudrais savoir pourquoi vous êtes intervenue dans une...discussion qui ne vous concernait pas. Cela m'intrigue de voir un tel comportement dans une ville où les Hommes crèvent seuls sur le pavé.»


Allen remarqua son animal. Singe. Il le savait car celui qui lui avait céder Dori en proposait également. Il se demandait si, elle aussi, n'avait que celui-ci pour unique compagnon. D'une certaine manière, il comprenait son comportement téméraire. Mais d'une autre, il ne se l'expliquait pas. Il n'entendit rien mais resta à l'affut du moins bruit, une course rapide pouvait s'imposer...
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Message Lun 1 Aoû 2011 - 19:47

Le bruissement des lames sortant de leur fourreau hérissa le poil de Jyanna. Elle n'aimait guère ce bruit annonciateur de problèmes. Elle le connaissait trop bien. Projetée plusieurs années en arrière, la jeune femme revoyait la rencontre qui avait couté la vie à sa mère. Elle se mordit la lèvre pour chasser ses sombres souvenirs, s'attendant au pire. Pourtant celui qui se joignit à eux, dissuada les gardes de poursuivre plus avant dans la confrontation. Au moins il eut l'intelligence de se prêter au jeu que la ménestrelle avait initié, apportant plus de consistance à son mensonge. Et il va s'en dire que la masse de muscle que représentait l'inconnu en aurait dissuadé plus d'un. De plus, la démonstration de découpage de paume et l'annonce des souffrances à venir ajouta du poids aux paroles de cet intervenant apparu à point nommé. Elle sourit en voyant les gardes repartir sans mot dire, penauds. A cet instant, Jya reporta son attention sur l'homme au chien et l'inconnu, les détaillant chacun leur tour.. Ce dernier avec son teint bronzé lui rappelait les dorniens, peut-être l'était-il. En tout cas, ces deux-là semblaient se connaître comme l'attesta les paroles du propriétaire de l'animal, elle constata qu'ils semblaient appartenir au corps des hommes d'armes vu qu'ils n'hésitaient pas à se dresser face à des soldats. Elle se demandait quelles furent les circonstances de leur rencontre quand une brusque secousse coupa court ses pensées. Dérangé, Jinto le singe sauta sur le pavé et s'éloigna tête haute.

L'homme lui adressa un regard sévère et la questionna. Jyanna lui retourna un regard en coin, n'aimant guère le regard qu'il posa sur elle. Elle se sentait vexée par la méfiance de son interlocuteur, pour une fois que ses actions n'étaient pas induites par un objectif à atteindre, il mettait en doute son intervention. Mais elle lui accordait le fait que s'immiscer comme elle l'avait fait pouvait surprendre.

- Les actions ont-elles besoin d'être motivées? Et puis si vous n'êtes pas content... Au final, vous avez raison, ce ne sont pas mes affaires, répliqua-t-elle sur un ton cassant en haussant les épaules et amorçant un demi-tour dans le but de quitter les lieux.

Elle fit quelques pas mais se retourna et poursuivit d'une voix moins agressive.

- Port-Réal n'abrite pas des enfants de chœur je vous l'accorde, et la vie peut y être difficile voire mortelle. Mais nous ne sommes pas tous comme vous le décrivez. Et puis vous ne connaissez pas les gardes et les conséquences pouvant découler d'une confrontation directe avec eux.... M'enfin, maintenant que vous avez retrouvé votre... ami... vous n'avez plus rien à craindre...

Il ne devait pas être dans la cité depuis longtemps, les aspects négatifs étaient les premiers que l'on remarquait. Néanmoins, sous la crasse apparente de la ville pouvait se cacher des joyaux. Il y avait un clivage certain et visible entre les nobles seigneurs et les habitants des bas-quartiers. Et pour des étrangers il était parfois difficile de comprendre la mentalité de Port-Réal. En dépit des années passées celle-ci n'avait pas beaucoup changé et Jya y retrouvait ses marques. Après un dernier coup d'œil aux deux hommes, elle reprit sa route tout en lançant par dessus son épaule.

- Vous feriez mieux de quitter les lieux, d'ici à ce qu'ils reviennent avec leurs copains...

Les gardes représentaient l'autorité seigneuriale, se faire rembarrer ainsi sans cérémonie ne devaient pas être à leur goût, leur crédibilité en prenait un coup et ils se devaient de la rétablir. Mais le temps qu'ils reviennent, Jyanna comptait bien avoir disparu. Du moins c'était son intention car Jinto, intéressé par le chien, entreprit de tirer sur la queue de l'animal, provoquant un jappement qui attira l'attention de la jeune femme.

- Jinto! appela-t-elle d'une voix courroucée en espérant que le petit singe ne se ferait pas croquer le museau, encore que cela lui apprendrait à enquiquiner le pauvre chien. Et puis, il ne manquerait plus que le propriétaire face une remarque désobligeante pour que sa soirée soit considérée comme mauvaise...
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Message Lun 8 Aoû 2011 - 13:59

Olyvar sourit lorsqu'Allen l'insulta. Il n'avait vraiment pas changé. Qu'aurait-il pu lui répondre? Non, c'est toi qui aurait du me prévenir. Tu étais mort après tout.
Pendant toutes ces années, ils s'étaient tous deux cru morts alors qu'ils étaient bien vivants, et qu'ils avaient continué leur vie de leur côté. A en juger par l'apparence d'Allen, il n'avait pas abandonné sa vie de mercenaire. Ou en tous cas de combattant. Il portait toujours la même lame à sa ceinture, et se tenait toujours comme un homme qui savait s'en servir.
Olyvar tenta de répliquer, mais Allen avait déjà changé de sujet d'attention. Il s'en prenait à la jeune femme, comme si son intervention avait été quelque chose de mal. Il était vrai qu'à Port-Réal les personnes avaient davantage tendance à s'occuper d'elles-mêmes que des autres, et c'était encore plus vrai dans les temps qui couraient. Mais pouvait-il exister des gens totalement désintéressés, qui ne venaient en aide aux inconnus que dans le seul but d'éviter des problèmes aux gens? L'ancien dothraki faisait partie de cette catégorie, comme l'avait prouvé son intervention dans l'auberge du Cheval des Boys. Pourquoi cette jeune femme ne pourrait-elle pas l'être non plus?
Mais malgré tout, il comprenait la réticence de Allen. Les mercenaires rencontraient suffisamment d'arnaqueurs, de manipulateurs et de traitres pour que les hommes d'armes se montrent particulièrement méfiants envers les gens désintéressés. Olyvar avait partiellement perdu ce réflexe, à force de travailler aux côtés d'Edarra. Il le regagnait progressivement, mais malgré tout sa méfiance n'était plus aussi affutée que ses armes. C'était mauvais.
Mais la réaction de la jeune femme continua à lui ôter la méfiance qu'il aurait pu avoir. Elle semblait insultée par le manque de confiance d'Allen, et commença à partir, outrée, son singe la suivant.
Les singes... ces animaux n'étaient pas courants de ce côté là de la mer, et Olyvar se demanda comment elle avait pu mettre la main sur l'un d'entre eux. Avait-elle voyagé vers les Cités Libres, là où Allen et Olyvar s'étaient rencontrés? Ou bien le lui avait-on amené de ce côté là de la mer, vers les Sept Couronnes? L'avait-elle fait venir elle-même?
Ces questions en amenèrent une autre, plus simple : qui était-elle? Elle n'avait pas l'air très âgée, mais elle semblait malgré tout être le genre de femme qui savait ce qu'elle faisait et ce qu'elle voulait. Autant qu'elle avait l'air au courant du genre de personnes que l'on pouvait trouver dans une ville comme la capitale. La garder sous la main pourrait être utile : si elle connaissait les rumeurs de ce qui se passait aux alentours, les endroits les plus sûrs ou, au contraire, ceux qui étaient les plus dangereux... elle pourrait sans doute être une alliée précieuse d'Olyvar dans sa protection d'Edarra et pour le voyage qu'il comptait faire. Elle ne viendrait sans doute pas avec lui et, honnêtement, il ne le voudrait pas. Il ne la connaissait pas assez pour en faire une compagne de route pour une durée excédant celle que leur prendrait le trajet entre l'endroit où ils étaient à la taverne la plus proche.
Mais s'il pouvait lui tirer des informations avant que leurs chemins ne se séparent... cela ne pourrait que lui être bénéfique.
Lorsqu'elle commença à partir, il fit signe à Allen :

« Nous parlerons de nos résurrections respectives tout à l'heure... mais attends quelques instants. Je vais réparer tes conneries. Comme au bon vieux temps. »

Il voulut la retenir, mais elle se retourna par elle-même lorsqu'elle entendit le jappement du chien. Un beau chien, une race qu'Olyvar n'avait jusqu'à présent croisé que dans les Cités Libres. Comment se faisait-il qu'Allen avait récupéré un animal pareil?
Cela avait du lui coûter plusieurs salaires, et pas des moindres.
Olyvar sourit en voyant ce qui provoquait l'énervement du chien. Le petit singe de la jeune femme avait commencé à tirer la queue du canidé... et cela pourrait vite mal tourner. Et faire dévorer ou mordre le dénommé « Jinto » par le chien d'Allen n'était pas vraiment le meilleur moyen de remercier la jeune femme pour son aide. Loin de là, même.
Le garde réfléchit l'espace d'un battement de coeur, et saisit la créature par la peau du cou. Cela semblait la chose la plus logique à faire, s'il voulait éviter morsures et griffures. Et il comprit rapidement qu'il avait raison. Jinto commençait à se débattre, à hurler, à agiter les pattes dans tous les sens... Il semblait vouloir tout faire pour s'arracher à l'étreinte du colosse mais, soyons francs... il n'avait pas grande chance d'y arriver. La main d'Olyvar aurait déjà pu englober une bonne partie de son corps, et lui briser les os par la même occasion.
Mais bien entendu, le colosse n'en arriverait pas à de telles extrémités. Il se contenta de tendre le singe à sa propriétaire, espérant qu'elle saurait mieux que lui s'en occuper et le calmer. Déjà qu'il avait du mal avec les animaux qui n'étaient pas des chevaux, alors quelque chose d'aussi exotique qu'un singe... Il avait peur de lui faire mal, même s'il savait que ce n'était pas le cas.

« Je crois qu'il vous appartient... »

Une fois le soucis avec le singe réglé, il reprit la parole :

« Excusez mon ami, il est parfois très méfiant. Merci d'être intervenu. Sans vous je serai sans doute arrivé trop tard... »

Il se tourna vers Allen et, de ses bras musclés, fit un signe qui engloba les deux personnes présentes :

« Oserais-je vous inviter à boire un verre? »

Il hocha la tête en direction de son camarade mercenaire :

« Pour célébrer nos retrouvailles, mon ami. »

Puis il se tourna à nouveau vers la jeune femme :

« Et en guise de remerciement pour votre intervention. En attendant de trouver quelque chose de plus adéquat pour cela. »

Il n'avait plus qu'à attendre leur réaction.
Et qu'ils se décident vite : les gardes reviendraient peut-être avec quelques amis. Et si le sang coulait... la situation allait vite dégénérer.
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Message Jeu 11 Aoû 2011 - 16:52

Le questionnement d'Allen semblait avoir vexé la jeune femme. Elle commença à partir immédiatement, sans demander son reste. Au moment où Allen se retournait pour faire face à Olyvar, le femme au singe lui parla à nouveau. Elle ne semblait pas vexée en vérité, elle était plutôt désolée de voir un tel manque de confiance, ou tout simplement de reconnaissance. Allen n'en avait cure, il souhaitait même qu'elle s'en aille car, d'une certain point de vue, il pourrait avoir une dette envers elle. Qui a ralenti les ardeurs des gardes le temps qu'Olyvar puisse intervenir ? Rien n'était prévu, mais ainsi avait agi le destin. Si elle restait, Allen devrait lui rendre la pareille. Fort heureusement, elle semblait partir. Fort malheureusement, cela n'était pas du goût d'Olyvar.

« Nous parlerons de nos résurrections respectives tout à l'heure... mais attends quelques instants. Je vais réparer tes conneries. Comme au bon vieux temps.
-Si tu fais allusion au marchand de serpent, je te le redis pour la centième fois : je n'avais pas marché sur sa marchandise. »


Un jappement attira l'attention de tous : le singe s'en prenait à la queue de Dori. La jeune femme pressait son animal de revenir, mais celui-ci avait l'air de s'amuser pas mal. Dori n'eut pas le temps de rendre la pareille. Allen n'eut pas le temps de mettre son chien au pied. Olyvar avait déjà attrapé le petit singe. La scène était drôle à voir. Le petit singe se débattait de toutes ses forces au milieu des doigts d'Olyvar aussi épais que son cou. Les coups de poings et de pieds semblaient ridicules lorsqu'ils touchèrent l'avant-bras du colosse.

Olyvar entreprit de rendre le singe à son propriétaire. L'image d'Olyvar en train de réaliser quelque chose avec délicatesse était tellement rare. La jeune femme ne se rendait sans doute pas compte de l'honneur qu'il lui faisait. Après que le singe fut revenu sur les épaules de la jeune femme, Olyvar les invita tous à boire un verre.

« Pour célébrer nos retrouvailles, mon ami. »


Allen n'avait pas vraiment un choix varié : soit il s'en allait, se retrouvant à nouveau seul ; soit il acceptait et se retrouvait avec un allié de poids, dans tous les sens du terme. La présence de la jeune femme le déplaisait assez fortement mais, à y réfléchir, un chien n'avait rien à craindre d'un singe. Et puis, il était beaucoup trop curieux de savoir pourquoi Olyvar était en fait bien vivant, comment il avait pu être amené à survivre à une bande de dothrakiis et, surtout, pourquoi était-il revenu à Westeros, le lieux qu'il avait pourtant bel et bien fui. Allen le connaissait bien, et il devait y avoir une bonne raison. Mais c'était il y a longtemps maintenant, les Hommes changent et prennent des décisions qui semblent totalement ahurissantes aux yeux d'autrui. Mais Olyvar n'était pas vraiment un rentre-dedans malgré un physique qui correspondrait à ce caractère, cela a du être mûrement réfléchi.

« Qu'il en soit ainsi mais je voudrais savoir comment tu as pu disparaître et revenir comme ça avant qu'on arrive devant le verre en question. »


Olyvar lui sourit puis s'adressa à la femme au singe. Allen la regarda, en se demandant comment elle allait réagir. Au vu de ce qui s'était déroulé, peut-être n'était-elle pas dangereuse. Peut-être. Allen était néanmoins curieux de savoir pourquoi elle était intervenue, peut-être cela l'intéressait-il plus que le retour d'Olyvar. Peut-être. Quelque chose ne lui plaisait pas, néanmoins, dans cette histoire. Mais Olyvar ne lui avait pas plus au début non plus. Et si ce dernier était en train de lui donner une chance, pourquoi pas l'accepter ?

« Si vous acceptez, je vous promets de maintenir Dori à distance de votre singe. »


Juste après avoir prononcé ces paroles, il commença à regretter de s'être comporté de la sorte. Sans doute aurait-il du en finir en l'envoyant purement et simplement balader. Mais Olyvar l'avait à demi-convaincu, sans aucun doute. Il resterait tout de même à moitié vigilant, ce qui était amplement suffisant pour éviter une mauvaise passe. Pourrait-il en avoir en compagnie d'Olyvar ? Il n'en savait rien, mais il espérait, pour une fois, que non.
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Message Lun 15 Aoû 2011 - 21:34

Un marchand de serpent, marcher sur la marchandise... L'image arracha un sourire à la ménestrelle, elle imaginait bien la situation qui du être grandement coquasse, peut-être pas pour les protagonistes principaux, mais certainement pour les spectateurs. Sauf qu'elle fut tirée de ses pensées par son singe. Jinto, qui s'attaquait à la queue du chien, fut saisi par le colosse par la peau du cou. Cela ne lui plut guère puisqu'il se débattit comme il pouvait pour s'extraire de la poigne de l'homme mais sans succès. Le singe fut rendu à Jyanna, l'animal se réfugia sur l'épaule de sa maîtresse avant de se retourner vers son « agresseur » et de l'invectiver à force de cris, mécontent de ce traitement. La demoiselle caressa la petite bête pour la calmer. Cette dernière se cramponna à son cou tout en conservant un regard méfiant sur les deux hommes.

- Merci... Elle ne savait comment il s'appelait. Puis elle porta son attention sur l'ami. Et de rien, mais votre camarade a raison, on ne peut avoir confiance en tout le monde, surtout à Port-Réal. Sa réaction est tout à fait normale...

Remarque fort encourageante et qui pouvait amener le doute sur ses propres actions. La demoiselle haussa un sourcil suite à l'offre de partager un verre, cependant ce qui attira son attention fut la deuxième partie sous-entendant qu'elle pourrait peut-être demander une compensation supplémentaire. Voilà un élément qui pouvait influencer son choix. Quand elle pouvait obtenir une récompense de ses actions, cela l'intéressait. Jyanna soutint le regard du propriétaire du chien, jaugeant si le jeu en valait la chandelle. Ce dernier lui adressa la parole, l'assurant de tenir son chien. Elle se rendit compte qu'elle ne s'était pas excusée pour l'attitude de son animal, sans pour autant réparer son erreur pour l'heure. Son interlocuteur ne l'avait pas remercié pour son intervention, son ami s'en était chargé à sa place. Donc ils étaient quittes sur ce point.

- Soit, j'accepte votre offre de partager un verre pour premier gage de remerciement, mais je ne saurai vous garantir que Jinto se tiendra à carreau, dit-elle en désignant le singe.

Jyanna se montrait franche concernant Jinto, vu que c'était un singe on ne pouvait le dresser comme un chien même s'il suivait la plupart des ordres de la jeune femme. Que sa réponse plaise ou non à l'homme au chien elle n'en avait cure.

- Mais dans ce cas, j'aimerai pouvoir mettre un nom sur vos visages, ajouta-t-elle avec un sourire. Je m'appelle Jyanna...

Elle avait fait le premier pas. Les deux hommes se connaissaient de longue date apparemment puisqu'une amitié semblait les lier. Donc elle était la seule inconnue dans l'équation. Une fois les présentations effectuées pour ceux qui le souhaitait, Jya les suivit jusqu'au lieu choisi pour la collation. Tant qu'ils quittaient les lieux cela lui convenait, elle n'avait aucune envie de tomber sur un groupe de gardes revanchards. Elle écouta leur discussion sans vraiment y prendre part sauf si on lui adressait directement la parole. Elle notait dans un recoin de son esprit les informations qui pourraient lui être utiles. De ce qu'elle avait compris grâce aux quelques éléments captés juste avant leur départ, les deux hommes d'armes s'étaient perdus de vue au fil des années, une histoire de résurrection fut mentionnée, fait intrigant. Jinto, toujours juché sur son épaule, observait le chien d'un air curieux, certainement en train de planifier sa prochaine bêtise.
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Message Dim 21 Aoû 2011 - 17:03

« On ne peut avoir confiance en tout le monde, mais récompenser l'aide que l'on apporte par la méfiance n'est pas vraiment des plus encourageants pour le peu de gens désintéressés qui existent encore... »

Olyvar haussa les épaules après sa déclaration à l'adresse de la jeune femme. Continuer ce débat serait sans doute inutile, au vu des participants qui s'y joindraient. Allen et lui étaient des mercenaires, des hommes qui avaient servi et tué uniquement parce que c'était leur gagne-pain. Ils avaient vu le visage sombre de l'humanité, celui que seuls les êtres au plus bas de l'échelle sociale et morale pouvaient avoir connu. Et ils avaient aidé à entretenir ce visage, en échange de quelques pièces et d'un repas chaud tous les soirs. Ils n'avaient plus rien à apprendre sur la propension des hommes à tromper et à manipuler.
Et cette femme quant à elle... Elle avait l'air d'une voyageuse. Et lorsqu'elle parlait de la dangerosité de Port-Réal, elle ne semblait pas prendre ça à la légère. Elle savait de quoi il était question lorsque l'on parlait de mauvaises rencontres et de mauvaises fréquentations.
Après tout, à part les nobles, qui ne savait pas ce que réservaient les bas-fonds des villes comme la capitale? C'était presque quelque chose d'inné parmi le bas-peuple de savoir se méfier des gardes, mais aussi des inconnus. Olyvar avait mis quelques temps à le comprendre lorsqu'il était arrivé dans les Cités-Libres, mais l'expérience avait fait terre tous les doutes qu'il aurait pu avoir sur le sujet.
Il sourit lorsqu'Allen remit sur le tapis l'histoire avec le marchand de serpents. Olyvar était sûr qu'Allen n'avait pas marché sur la marchandise en effet... qu'il ait par contre tiré la queue d'un des serpents pour voir si c'était aussi souple que cela paraissait par contre, cela aurait bien été son style. Mais c'était du passé, et rien ne servait de le ressasser.
A part lorsque viendrait l'heure d'expliquer le pourquoi du comment du fait qu'ils étaient tous les deux encore en vie. Ce qui était des plus surprenant.

« Nous en parlerons sur la route, l'ami. Si notre compagne de route ne trouve pas ennuyeux d'écouter les histoires de deux mercenaires qui ne se sont pas vus depuis une éternité. »

Et pour être franc, il ne tenait pas vraiment à raconter cela devant une inconnue. Autant par respect pour elle que pour sa propre intimité. Ce n'était pas son genre de s'épancher en discours biographiques, vu son identité et son passé, alors le faire devant quelqu'un qu'il ne connaissait pas... C'était risqué.
Le garde hocha la tête lorsque Jyanna dit qu'elle voulait bien les suivre pour boire ce verre avec eux. Même si elle ne promettait pas que la conduite de son singe soit exemplaire. Au pire, la petite créature serait facile à maitriser. Après tout, Olyvar l'avait déjà fait sans trop de difficultés... Il avait même maîtrisé six hommes en armes et armure sans dégainer sa propre lame. Ce n'était pas une petite créature poilue qui allait lui faire peur.
Elle fit remarquer qu'ils ne s'étaient pas présentés. Une erreur qu'Olyvar tenait à corriger.

« Je suis Olyvar Sand, au service de la maison Ferboys de Dorne. Et voici Allen, au service... de son porte-monnaie, je dirais. »

Olyvar sourit légèrement en haussant un sourcil, et se pencha vers l'oreille de son compagnon :

« Désolé d'avoir pris les devants et de t'avoir présenté mais, avec ta mémoire, j'aurais presque peur que tu oublies ton nom un jour. »

Il mit sa main dans le dos de son ami et lui fit sentir qu'il fallait avancer, avant de faire signe à la demoiselle.

« Bien, je connais une auberge par là-bas. C'est celle où je loge. Je propose que ça soit là que nous buvions. »

Olyvar prit la tête du petit groupe, et commença à parler à Allen :

« Bien, pour cette histoire... si tu commençais? La dernière fois que j'ai raconté la mienne, cela s'est mal terminé. »

La dernière fois avait été cette nuit dans le désert, alors qu'il avait raconté qui il était vraiment à Edarra. Sans doute la pire erreur qu'il avait fait ces dernières années. Mieux valait savoir ce qui l'attendait ici avant de se lancer dans un récit.
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Message Mar 30 Aoû 2011 - 12:24

La jeune femme ne pouvait promettre de tenir le singe en respect. Au moins, cela avait le mérite d'être clair pour Allen. Le mercenaire aime que les choses soient limpides, cela évite une mauvaise interprétation de sa part. Non pas que cela lui serait préjudiciable, mais cela a du coûté la vie de bien des hommes lui ayant lancé un petit quolibet. Allen sentit que, pour le bien de l'entente précaire sur le point de s'installer, il ne pouvait lancer à voix haute qu'il ne retiendrait pas son chien si le petit singe se montrait téméraire. D'une part car cela froisserait sans doute la jeune femme, d'autre part parce que Dori ne lui ferait sans doute aucun mal. Un chien bien plus patient que son maître.

Jyanna venait de révéler son nom par une simple phrase. Mais un nom n'est pas une chose limpide pour Allen, d'ailleurs aucun homme ou femme n'est limpide. Cela n'allait pas l'aider à mieux l'apprécier de toutes façons. Allen se demanda s'il allait lui donner le sien, juste pour pouvoir avoir la satisfaction de...


« Je suis Olyvar Sand, au service de la maison Ferboys de Dorne. Et voici Allen, au service... de son porte-monnaie, je dirais. »


...Bon, tant pis. Allen lança un regard éloquent à Olyvar, lourd de reproches passés et futurs. Il s'en amusait plus qu'autre chose en réalité, puisqu'il savait qu'Olyvar lui aurait forcé de le révéler. Alors autant qu'il le fasse lui-même. D'une manière préventive qui pourrait le caractériser en grande partie, Olyvar se pencha vers Allen :


« Désolé d'avoir pris les devants et de t'avoir présenté mais, avec ta mémoire, j'aurais presque peur que tu oublies ton nom un jour. »


Il n'avait pas totalement tord. Mais la mémoire sélective d'Allen s'était plutôt améliorée depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vu. Allen se demanda soudainement quel était le nom de la jeune femme, se maudissant lui-même pour sa fierté et sa mémoire de loutre. Jinta ? Non, Jyanna. Allen lança un regard perçant à Olyvar. Ce dernier lui avait insinué le doute, ce regard soutenu n'était que ce qu'il méritait ! Olyvar, ignorant superbement la fureur silencieuse de son ancien ami, prit les devant du jeune groupe pour se diriger vers la bienvenue auberge. Deux pas à peine après avoir commencer la marche -trois pour Allen- Olyvar lui demanda de commencer son histoire de résurrection.

Allen leva les sourcils, il n'avait même pas été blessé durant ce combat. A moins qu'Olyvar parlait de celui contre les dothrakii...Mais oui c'était bien celui-là. Allen avait mal à la tête à force de penser et de remonter les souvenirs d'un passé qu'il ne regrettera jamais.

« Tu lances que ma mémoire flanche puis tu me demandes une histoire. Continues de te moquer de moi et il t'arrivera bien des malheurs, tu peux me croire. »
« Ouaf ! » renchérit Dori.
« Exactement Dori. Exactement. »

Allen n'attendit pas la réponse d'Olyvar pour commencer son récit. Il raconta comment il avait vu Olyvar se faire maîtriser par un guerrier, comment tous les autres mercenaires se faisaient empaler par paquet de cinq. Puis, plus important à ces yeux et cela restera ancré dans la mémoire d'Allen à jamais : comment il avait été blessé au visage.

« Tu me connais, j'esquive à peu prêt tout, sauf les emmerdes sans doute. Mais là, le dothrak m'a carrément eu au visage. Allen montra sa cicatrice du doigt. Bon il s'en ait prit une après, m'enfin il avait l'air de vouloir continuer à me charcuter. Je t'avouerai que la plupart des détails m'ont échappé. Je crois que je me suis enfui en cheval...Oui ça doit être ça. Ils ont pensé que seuls deux poursuivants auraient pu m'arrêter. Et ils ont du pensé qu'une meute de leurs barbares pourrait déjà t'arrêter toi. Décidément, ils nous ont tous deux sous-estimé. Je crois que j'ai vendu le cheval et j'ai continué ma vie comme avant. Enfin presque puisque tu n'étais plus là. En voilà une question pleine de mystère, qu'as-tu trouvé qui t'as si éloigné des Cités Libres mais qui t'as fait revenir ici... Si tu me réponds une femme, sache que je ne te croirais pas ! »

Allen se retourna vers Jyanna en souriant. Parler du bon vieux temps avec Olyvar lui aurait fait presque oublié qu'elle se trouvait là. Il croisa le regard du singe, un regard rempli de malice, et se rappela du marchand qui avait voulu lui en céder un...


« Et vous...Jyanna ? J'ai bien l'impression que ce petit singe n'est que la couverture d'un livre. Sachez que je n'aime pas lire, mais j'aimerai bien savoir d'où vous venez. »
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Message Sam 17 Sep 2011 - 12:04

Jyanna secoua la tête indiquant à que cela ne l'importunait pas que les deux hommes racontent leur histoire respective d'autant que cela contentait son côté ménestrelle. Finalement les présentations furent faites à l'initiative d'Olyvar qui présenta son compagnon d'armes. Ainsi le colosse portait le patronyme des bâtards de Dorne, cela ne dérangeait absolument pas la jeune femme, mais donnait quelques informations à son sujet. Ferboys... La stormienne essaya de situer cette famille dans l'architecture dornienne. Elle en avait entendu parler pendant son enfance au sein des Marches, mais pas dernièrement. En tout cas, écouter leur discussion apporta des nouveaux renseignements. Mercenaires et Dothraki renvoyait l'esprit de Jyanna dans les cités et les contrées du continent oriental. Des hommes expérimentés dans le domaine des armes puisqu'ils étaient sortis vivants d'une confrontation avec les Dothrakis. Elle marchait silencieusement aux côtés des deux hommes suivant le mouvement. Et souriait en pensant à sa ville d'adoption tout en notant dans un recoin de son esprit ce qu'elle jugeait intéressant. Elle tourna la tête vers Allen quand il lui adressa la parole.

- Pourtant la lecture permet d'apprendre grand nombre de choses...

Elle pouvait toujours parler ne sachant ni lire ni écrire, mais son père lui avait vanté les mérites de la lecture et de l'écriture. La connaissance était une arme comme une autre. Cependant elle avait préféré se concentrer sur les arts et donc se retrouvait démunie dans ces disciplines. Elle nota qu'il n'avait pas prétendu ne pas savoir mais simplement ne pas aimer. Cela dénotait-il une certaine éducation?

- Quant à lui, dit-elle en désignant le petit animal, sûr qu'il doit avoir des tas de choses à raconter avec toutes les bêtises et escapades qu'il entreprend. Plus sérieusement, je viens de Lys, j'ai vécu un temps dans les cités libres avant de revenir dans les Sept couronnes...

Elle ne jugea pas utile de mentionner les Terres de l'Orage, ils n'avaient pas besoin de tout savoir à son sujet, mais elle se doutait que sa connaissance de la capitale et le mention d'un retour pouvaient amener des questions puisqu'elle prétendait venir des îles, ce qui n'était pas faux en soit. Ils pouvaient penser qu'elle était arrivée depuis plusieurs semaines et avait eu le temps de se familiariser, mais elle n'avait posé les pieds à Port-Réal que le matin même. Renouant avec une partie de son passé, elle se demandait comment allait se dérouler son séjour dans la cité royale. Et quelle serait sa prochaine destination. Mais étant donné qu'elle ne prévoyait guère ses déplacements... Elle poursuivit après un court instant de silence.

- Vous devez certainement connaître vu que vous parlez des contrées exotiques comme lieu de travail. Et si je comprends bien vous devez avoir beaucoup voyagé.

Où? Question qu'elle ne posa pas, ne voulant pas se montrer trop intrusive. En tout cas, les deux hommes étaient des westerosis. Elle conservait un ton calme et un léger sourire aux lèvres, ne cherchant nullement à braquer ses interlocuteurs. Tant qu'ils se montraient agréable à ses yeux elle continuerait à faire de même, bien qu'elle avait un ressenti mitigé concernant Allen.

- Et vous d'où venez-vous? Que font deux mercenaires à Port-Réal? Seriez vous à la recherche d'un employeur?

Questions des plus précises, néanmoins s'ils ne voulaient pas répondre libre à eux. Jya s'adressait aux deux bien qu'elle sache déjà Olyvar dornien et au service d'une maison noble. Jinto décida de descendre et gambada dans la rue, qui à cette heure tardive se trouvait désertée en grande partie par la population. Observant le chemin, elle reconnaissait les rues qui menaient vers Culpucier et se demanda à quelle auberge le colosse voulait les mener.

- Quel est le nom de notre destination?

Peut-être connaissait-elle l'enseigne? Il n'y avait pas non plus un nombre excessifs de ce type d'établissement sinon ce serait le chaos entre les tenanciers. Mais cela serait en drôle de hasard si leur route aboutissait aux Trois Ecus. Jinto vint accorder son pas sur celui du chien nommé Dori tout en restant à distance des crocs, un peu comme pour tester l'animal. La demoiselle voyait que la curiosité n'avait pas quitté le corps du sapiens. Il allait y avoir certainement d'autres altercations entre les deux animaux, voilà pourquoi elle gardait un œil sur Jinto.
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