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Une Lady qui a la bougeotte [Flash Back : Knut - Mila Karstark]

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Message Ven 15 Mar 2013 - 21:09

Cela faisait une bonne dizaine de jours que Knut avait laissé ses montagnes derrière lui pour parcourir le Nord dans le but de rejoindre sa place forte que l'on connaissait sous le nom de Wintefell. Knut était encore très loin d'atteindre l'endroit où il pensait trouver un peu de travail mais cela ne le décourageait pas pour autant. Étant fils de roturier et ayant grandit dans les montagnes, il était habitué à ne pas avoir la vie facile. La seule chose qui était assez ennuyante dans son mode de vie nomade actuel était les conditions climatiques. Le Nord n'avait jamais été une région facile et hospitalière. Le vent était froid et piquant et on était loin d'être en plein été. Pour ne pas se retrouver frigorifié, Knut portait des vêtements fabriqués en cuir et autres peaux. A son cou était noué une cape en fourrure de piètre qualité mais qui avait au moins le don de le réchauffer quelque peu et de préserver son dos des affres du vent. Le reître préférait garder son épée à porter de main mais son armure et son barda était rangé dans son barda qu'il portait sur son dos. Le bouclier trônait fièrement sur ce même barda témoignant de son côté guerrier. Il marchait à un rythme relativement modéré. Il était inutile de presser le pas car il ne prévoyait pas d'aller plus loin que la Larmoyante en ce jour. Knut n'avait pas envie de s'attarder dans le coin, non loin des terres des Bolton et de leur domaine, Fort-Terreur. Cette famille était l'une des plus puissantes du Nord mais le reître n'avait pas l'envie d'aller y chercher du travail. Winterfell semblait être un meilleur lieux pour cela. De toute manière, il préférait se faire bien voir des Stark avant toute chose car cela faciliterait peut-être des contacts plus simples. Une fois que l'on avait travaillé pour le suzerain, il était plus simple de bien se faire voir de ses vassaux. C'était dans cette optique que Knut ne voulait pas rester trop longtemps sur des terres jouxtant un grand domaine. Ave un peu de chance, il finirait par trouver un abri ou passer la nuit. Avec le froid de canard qu'il faisait, le montagnard n'avait pas envie de dormir à la belle étoile et préférait plutôt s'allonger auprès d'une belle pour lui faire voir des étoiles. Un jour il finirait peut-être par réunir assez d'argent pour s'acheter une petite bicoque ou se payer une bonne chambre dans une auberge mais pour l'heure, il n'avait pas envie d'user ses cerfs d'argent pour si peu. Tant qu'il pouvait économiser et garder ses précieuses ressources financières, il le ferait mais pour l'heure il trouvait cela totalement futile de dépenser pour quelque chose dont il n'avait pas réellement besoin.

Ses joues avaient prit une teinte rose sous l'effet du vent et le reître passa le dos de sa main sur son nez pour essuyer le liquide qui risquait d'en couler d'une seconde à l'autre. Un petit rhume qu'il avait attraper, rien de bien méchant. Il serait passé d'ici quelque jours et cela le faisait juste éternuer par moment et renifler de temps en temps. L'important était d'arriver à bon port et en bon état et si cela s'aggravait, il prendrait quelque jours de repos à l'abri, par exemple dans une auberge où il serait obligé de dépenser son argent. Pour un cas de force majeur, il était prêt à sacrifier cela. Un Knut vivant et sans le sou valait mieux qu'un Knut mort les poches remplies de cerfs d'argent ! S'il devait périr que ce soit par des coups d'épées, la gorge tranchée par un valeureux adversaire et non des affres d'une maladie ou d'un coup de froid, tel un vieux noble du sud, bien au chaud dans son château. Peste que tout cela ! Un homme, un vrai se devait de connaître au moins une fois dans son existence la vie à la dure. C'était quand on était livré à soit même que l'on se découvrait réellement et pas avant.

Soudain un bruit long se fit entendre. Il n'y avait pas de quoi sursauter. Ce n'était pas le bruit de pas ou de course d'un animal, ni même l'effrayant son que produisait une branche qui craquait sous une semelle. Rien de terrifiant puis que l'origine du bruit n'était autre que l'estomac de Knut qui commençait à crier famine. Il était peut-être l'heure de s'arrêter pour manger le reste de racine qu'il avait trouvé. A moins bien sûr qu'il n'ait la motivation de chasser un petit animal ? Un peu de viande ne lui ferait pas de mal, certes mais dépenser sa précieuse énergie pour peut-être faire chou blanc ne l’enchantait guère. Il était plus simple de poser des piège lorsque l'on vivait de façon sédentaire. En se déplaçant constamment, il ne restait que les bonnes vieilles méthodes de chasse pour espérer attraper quelque chose. Le reître marcha encore une bonne dizaines de minutes avant que ses narines ne soient agréablement sollicitée par une odeur de viande cuite à la broche. Une odeur bien étrange car il n'y avait pas de village à proximité. Sans doute était des braconniers ou des voyageurs. Serait-ce avisé d'aller leur quémander de la nourriture ? Peut-être bien mais mieux valait procéder à une petite observation préalable du terrain.

Se laissant guider par son odorat, Knut finit par déboucher sur l'objet de son attention. Ce qu'il cherchait se trouvait à une dizaines de mètres de lui à présent : deux hommes étaient occupés à faire griller ce qui semblait être des lièvres sur un feu improvisé. Choses assez étonnante les hommes était vêtu de maille recouverte de vêtement frappé d'un blason. Des soldat à la solde d'un noble voilà qui était interessant. Que pouvait il bien faire là ? Étaient- ils en mission ? Regagnaient ils les terres du Lord du coin ? En s'avançant un peu plus, il pût distinguer que des chevaux étaient installés près d'un petit ensemble d'arbre dont deux autres hommes venaient d'émerger. Ils semblaient avoir établit leur campement un peu plus loin. Autant d'homme armé n'était pas une chose. Ne sachant pas s'il devait avancer ou reculer, Knut fit un pas de côté et marcha sur une branche qui se brisa net. Si ce simple craquement n'avait pas alerté les gardes, le juron que laissa échapper le reître ne pût que signaler encore mieux sa présence.
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Message Dim 17 Mar 2013 - 13:52

Un vent brusque s'engouffra sous la cape de Mila. Elle frissonna en resserrant autour de ses épaules son manteau de fourrure. A côté d'elle, sa suivante grimaça et rabattit sa capuche sur ses oreilles rougies par la bise glaciale. Il faisait tellement froid que Mila pensait qu'elle finirait par perdre ses doigts (qui avaient déjà une drôle de couleur bleutée, malgré ses gants). Le soleil était caché par une épaisse couche de brouillard et le vent agitait les branches dénudées de toute feuille du bosquet qu'ils longeaient. Cette ambiance fantomatique ne plaisait pas tellement à la jeune noble. Elle avait tout ce voyage en horreur. Cela faisait à peine quatre jours qu'elle et les hommes de son père avaient quitté Karhold et elle n'avait qu'une envie : faire demi-tour et galoper jusqu'à la forteresse du soleil de l'hiver. Quitter le Nord l'angoissait. Elle n'avait quasiment jamais vu ses grands-parents maternelles et devoir s'enterrer dans le Bief à cause de ces pirates de malheur l'horripilait. Elle n'avait pu retenir ses larmes lorsque ses frères et sœurs avaient pleuré lors de son départ et elle sanglotait presque tout les soirs, une fois seule dans sa tente.
Elle et son petit groupe se trouvaient aux environs de Fort-Terreur lorsqu'ils décidèrent de s'arrêter pour monter le camp. La nuit tombait vite ici. Mila n'avait jamais rencontré les Bolton mais les rumeurs qui courraient sur eux ne l'enchantaient guère. Les «écorcheurs», qu'on les appelaient. Rien de très réjouissant. Passer la nuit dans les environs ne la rassurait pas vraiment. Loin de là. De plus, elle avait toujours cette angoisse latente. A chaque taillis, elle craignait de voir jaillir une horde de Fer-Nés ou de brigands qui les massacreraient tous jusqu'au dernier. Elle avait d'ailleurs fait de nombreux cauchemars à ce propos et elle se réveillait souvent, en sueur et les joues baignées de larmes lorsque l'un deux lui soufflait son haleine de marré dans le visage avant de lui trancher la gorge. Elle mettait un temps fou à se calmer et à réussir à se rendormir avec une certaine appréhension. Elle craignait aussi de voir son père envoyé au front, se battre aux côtés des Starks et des autres bannerets. Mila ne savait ce qu'il adviendrait d'elle et de sa famille si Rurik venait à mourir sur le champs de bataille. Mais elle préférait ne pas penser à ça.
Une fois le camp monté, elle se réfugia dans sa tente et demanda qu'on lui apporte de quoi se sustenter. Elle dînait seule et s'ennuyait à mourir, généralement. Elle regrettait alors encore plus l'absence de sa famille, les rires de ses sœurs, les cris de ses frères, les hurlements hystériques de sa mère et la voix bienveillante de son père. Elle se demandait souvent comment allait son grand-père, reclus dans sa chambre, sa tour d'ivoire, comme il l'appelait. Darya et Rowen lui manquaient aussi. Ils n'avaient pu l'accompagner et elle en était fort déçue. Elle discutait quelque fois avec ses hommes mais le plus souvent, la conversation tournait court. Qu'auraient-ils à dire de toute façon ? Les éclaireurs l'informaient que le chemin était dégagé et elle les remerciait. C'était tout. Le soir ils buvaient un peu et braillaient des chansons paillardes. Un soir, Mila s'était assise hors de sa tente et les avaient accompagnés de sa voix fluette. Cela avait surement était le meilleur moment de son voyage. Elle espérait juste que ça ne serait pas le seul.
La suivante demanda à entrer et déposa avec précaution une assiette fumante et une coupe d'eau claire sur la petite table, trônant au centre de l'habitacle. Mila l'invita à partager son repas et elles échangèrent quelques sourires, bribes de phrases anodines entre deux bouchées. Rien de très passionnant mais la jeune fille aimait la compagnie et se sentir écoutée lui faisait du bien.
Alors qu'elle entamait son fromage, une rumeur monta, à l'extérieur. En quelques secondes, un brouhaha et des cris d'hommes résonnèrent. Mila échangea un regard paniqué avec sa suivante. Étaient-ils attaqués ? Son cauchemar se réalisait-il ? Oh, elle ne se laisserait pas faire ! Si ses seules armes devaient être la fourchette et la cuillère qu'elle tenaient, elle en ferrait le meilleur usage qu'elle pouvait et si elle devait crever un globe oculaire avec, elle le ferrait. Même si elle devait s'évanouir par la suite. Au moins, elle aurait montré un peu de résistance. Aussi ridicule soit-elle.
Les beuglements se rapprochaient dangereusement vers sa tente. Elle se leva vivement et attrapa fermement sa fourchette avant de se planter devant le tissus épais qui servait de porte. Courage ma grande !

_Lady Karstark ! Entendit-elle, nous avons trouvé quelque chose qui rodait dans les parages, nous vous l'avons amené !

Mila ordonna à la domestique de rester à l'intérieur et sortit en trombe. La nuit était tombée depuis peu mais elle avait déjà du mal à distinguer les hommes et les traits de leur visage. Après quelques secondes d'adaptation, ses yeux purent distinguer, coincé entre trois de ses gardes, un homme d'une taille non négligeable. Vêtu de peaux de bêtes sombres, son visage était fermé et ses prunelles dures comme la glace.

_Ils traînait dans un bosquet. Il n'a répondu à aucune de nos questions. Il avait l'air louche alors nous vous l'avons amené. Que doit-on en faire ?

L'homme avait le visage crasseux et l'état de ses vêtements laissait présager qu'il vagabondait depuis un bon moment déjà. Tout comme l'odeur nauséabonde qu'il dégageait. Mila fronça le nez. Peut-être mourrait-il de faim ? En tout cas, il semblait à Mila que ce n'était pas un Fer-Né égaré. Un brigand si éloigné de la Route Royale lui semblait également étrange.

_Qu'on lui donne un repas, demanda-t-elle avec douceur, il parlera peut-être après. Oh et qu'il puisse se laver. Sauf votre respect, je pense qu'un petit bain s'impose, très cher.
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Message Dim 17 Mar 2013 - 17:46

C'était bien sa veine ! Une véritable guigne qui s’abattait sur lui. Avec ce simple craquement, il avait attiré dans sa direction les deux gardes qui s'occupaient de la viande. Leurs propres mouvements avaient aussi également attirés ceux qui marchaient en direction du feu si bien que Knut allait rapidement se trouver encercler par ces énergumènes. Qu'allait-il faire ? Dégainer son épée et se battre comme un homme face à eux. En occire un, peut-être deux avant de se faire dominer par le surnombre. Ses hommes n'étaient pas des brigands mes des gardes appartenant à un Seigneur. Si la bravoure du combat pouvait impressionner un Lord, tuer ses propres hommes risquaient fort bien de s'attirer ses foudres. Le montagnard tenait à sa tête et ne comptait pas la voir se décrocher de ses épaules. C'est pourquoi, il ne sorti pas son arme ce qui n'empêcha pas les gardes de faire de même. Ils étaient tous pus âgés que lui, sans doute avec plus d'expérience de toute manière. Le plus jeune devait avoir dépassé de quelques années la vingtaine alors que les trois autres frisaient probablement la quarantaine, voir même plus, pour l'un d'entre eux. D'ailleurs ce fut celui là qui pointa la pointe de sa lame en direction de la gorge du reître. Il n'était pas surprenant de les voir réagir de cette façon. D'une part Knut semblait être vêtu comme un sauvage, limite comme un sauvageon et la situation actuelle avec les Fer-Nés justifiait encore plus ce besoin d'agressivité. Si le reître aurait eut l'apparence d'un paysan du coin, les gardes auraient sans doute réagit moins agressivement, du moins le pensait-il ! Ce n'était pas pour autant qu'il allait leur donner la satisfaction de les supplier ou quelque chose comme ça. Il ne pût s'empêcher de laisser échapper un cris de douleur quand il reçu le plat de la lame dans les jambes pour le faire chuter au sol. Avant que deux hommes ne lui attrape les bras de force, le remette sur pieds tout en le maintenant. Inutile de leur opposer de résistance pour le moment, ni de leur parler. Soit ils allaient tenter de lui trancher la tête, soit ils allaient le conduire face à la plus haute autorité des alentours. S'il s'avérait qu'ils choisissent la première alternative, Knut se défendrait, sinon il se laisserait trainer jusque là et ensuite advienne que pourra.

- Saleté de sauvage ! Tu mériterais que je te coupe la gorge. T'essayais de nous chaparder de la nourriture c'est ça hein ? Tu vas voir ce qu'il en coûte de voler les honnêtes gens !

C'était le plus jeune des quatre qui venait de parler dans toute l'impétuosité lié à son jeune âge. Il était presque du même age que celui du captif. Ce dernier, était plus froid et moins emporté que le garde. Le montagnard ne s'énervait que très rarement : si l'on lui courre vraiment sur le haricot, si on lui piquait de l'argent ou encore si on remettait en question ses capacités martiales. Le jeune garde s'apprêtait à abattre sa lame sur le cou de Knut quand le plus âgé retint son bras d'un air sévère, le foudroyant du regard. D'une voix dure, il s'adressa au jeunot en le remettant calmement à sa place.

- Tu vas surtout rengainer ton arme et nous aider à l'escorter jusque Lady Karstark. C'est elle qui a l'autorité ici bas et elle qui nous dirige, bougre d'imbécile. Elle seule est à même de juger son cas. Allez, mettons nous en marche avant de finir frigorifier. Plus vite on en aura fini avec ce sauvage, plus vite on pourra aller se réchauffer autour d'un bon feu.

Lady ? Pas un Lord ... cela ne jouerait peut-être pas vraiment en sa faveur car les femme était plus souvent bien moins courageuse que les hommes et plus enclines à la superstition quoi que les femmes du Nord étaient tout de même taillées dans un bois bien plus brut que les femmes du Sud. Qu'importe ! Ce qui l'inquiétait c'était plutôt le brouhaha des gens qui se demandaient se que faisait un tel sauvage dans cette région. Il fut finalement amenée face à une femme qui devait avoir a peut près le même âge que lui. Une femme banale en soit à qui Knut ne prêta pas plus d'attention qu'aux gardes. Son regard sembla toutefois regagner un peu en chaleur quand l'opportunité d'un repas chaud arriva sur le tapis comme l'occasion de prendre un bain. Il n' y avait pas de quoi se sentir vexé. Si Lady Karstark s'était mise à mener la même vie que lui, elle ne serait pas non plus le nec le plus ultra en matière d'hygiène corporelle. On apporta rapidement à Knut une assiette contenant une sorte de soupe à la couleur assez douteuse et froide de laquelle dépassait le sommet d'une cuillère. C'était mieux que rien. Il aurait eut trop de chance qu'on lui serve le meilleur des mets qui devait sans doute être réservé à la jeune Lady. Tout se déroula sous le regard de la maîtresse des lieux. Il ne savait pas trop où aller pour manger son repas et trouverait déplacé de rentrer s'abriter là d'où était sortie la Lady. Il se contenta alors de soutenir son assiette froide d'une main et de plonger sa cuillère dans la préparation pour ensuite la portée à ses lèvres. Ce n'était pas mauvais du tout quoi qu'un tantinet trop froid pour vraiment l’apprécier. Une fois sa première cuillère avalée, le montagnard prit la parole sur un ton calme et neutre.

- Merci pour la nourriture. Vraiment ... merci. Je suis désolé d'avoir effrayé vos hommes par inadvertance, Lady ... Lady Karstark ?

Il avait de quoi se sustenter et sa vie n'était pas en danger dans l'immédiat. Elle pouvait donc le questionner si elle le désirait. Peut-être que sa froideur naturelle se dissiperait au fil du repas. Elle se dissiperait sans doute plus rapidement après un bon bain et surtout une fois que les gardes auraient cesser de le regarder comme le dernier des voleurs ou des sauvageons susceptibles de sauter au coup de leur maîtresse pour l'égorger tout en souriant. Que la vie de reître pouvait être dure et pénible par moment.
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Lady Coeurdepierre
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Message Mer 20 Mar 2013 - 20:14

Ce n’était encore que l’automne mais pourtant la saison considérée comme simplement pluvieuse et morose par le gros de Westeros prenait un tout autre sens dans le Nord, quoi de plus étonnant dans une région où les neiges d’été tenaient du commun ? Ici le soleil suffisait à peine à distinguer le jour de la nuit, astre pâlot peinant à percer une couverture de nuages gris bien plus habituelle qu’un ciel bleu dégagé dans les environs. Le blason des Karstark prenait tout son sens depuis quelques lunes, bientôt l’on ne verrait qu’une faible lueur blanche baigner des lieues et des lieues de paysage givré. L’air charriait un vent cinglant, le tout dans un froid à même de provoquer des engelures pour qui ne s’équipait pas avec soin pour affronter les vastes contrées environnantes, et la chose n’allait pas en s’arrangeant au fur et à mesure que la nuit tombait.

Sitôt que la décision de s’arrêter avait été prise par la délégation de Karhold, l’une des premières tâches à laquelle l’on s’était attelé avait été l’allumage d’un feu de camp qui leur garantirait tant un repas consistant qu’un rien de chaleur supplémentaire. Les flammes pouvaient tant se voir qu’être senties à bonne distance, mais qu’importait ? Ne disait-on pas que dans le Nord les brigands communs se faisaient si rares qu’une jeune fille pouvait y parcourir seule la route royale sans risquer d’être molestée et violée ? Ici la terre à cultiver ne manquait pas, aussi se détournait-on de l’illégalité pour céder au pragmatisme assidu requis par un tel labeur.

La nature avait su se montrer généreuse avec la jeune Dame et son escorte, deux lapins avaient croisé la route de leurs éclaireurs sitôt la tente montée et rapidement l’odeur de leur viande rôtissant au contact des flammes avait titillé les narines de chacun, et même d’une personne supplémentaire. En ces lieux l’on se trouvait bien loin de la côte occidentale et de la menace posée par les Fer-nés mais l’ombre de Fort-terreur pesait lourdement ici, et qui savait comment les combattants à la solde des Bolton réagiraient s’ils venaient à les repérer ? D’horribles rumeurs circulaient sur leur compte, celle plus commune de dépeçage, mais aussi de choses encore plus horribles…

Rien de bien étonnant au fait que Knut ait reçu pareil accueil de la part des suivants de Lady Mila, donc, particulièrement lorsque l’on prenait en considération sa tenue un rien sauvage. Fort heureusement pour lui la Dame de Karhold s’était montrée accueillante et en lieu et place de coups ou pire le montagnard reçut un bol de soupe revigorant. Non sans lui jeter des œillades méfiantes quelques hommes d’armes allèrent s’asseoir près du feu pour déguster leur repas et s’adonner à l’art tant sous-estimé de la chanson.

Le premier air qu’ils entonnèrent fut celui très populaire de La Belle et l’ours, une chanson un rien grivoise mais bien plus proprette en comparaison de celles récitées les nuits précédentes. En chœur et tapant du pied, ils commencèrent :


« Un ours y avait, un ours, un ours ! Tout noir et tout brun, tout couvert de poils…

L'ours ! Oh, viens, dirent-ils, oh, viens à la foire ! La foire ? Dit-il, mais je suis un ours ! Tout noir et brun, tout couvert de poils !

Et de céans léans descendent la route. De céans ! De léans ! Trois gars, la chèvre, et l'ours dansant… »

A ce moment précis le bosquet même où Knut avait été débusqué commença à émettre plusieurs craquements de bois mort et de feuilles piétinées, posant une main sur la garde de son arme, le plus jeunes des combattants se tourna vers la tente et beugla : « Eh le sauvageon, t’es pas venu seu… Bordel ! »

Des branchages émergea un ours gris de bonne stature que l’odeur de grillade et le manque de gibier dû à la saison avait sans le moindre doute attiré jusqu’ici, déjà les hommes commençaient à se lever brusquement et à mettre l’épée au clair, la bête semblait avoir suffisamment faim pour ne pas se laisser effrayer et grogna férocement. A défaut de brigands le pire danger sur les routes du Nord demeurait bien souvent la faune, cela le petit groupe risquait peut-être de l’apprendre à ses dépens en cette nuit.
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Message Sam 23 Mar 2013 - 17:42

Mila avait eu raison en pensant que le solitaire mourrait de faim. En effet, après avoir regardé sa soupe avec un drôle d'air, il l'avala en quelques secondes après l'avoir remerciée et la jeune Lady craignit à plusieurs reprises qu'il ne s'étrangle. Ils restèrent plantés devant sa tente, sous les regards méfiants et suspicieux des gardes de Karhold. Évidement, cet homme était un peu étrange à voyager et à subir seul le dur climat nordien mais pourtant, il ne semblait pas à Mila qu'il fut dangereux ou qu'il veuille menacer sa vie. Il avait d'ailleurs plutôt l'air ravi de pouvoir se remplir l'estomac et la jeune fille était contente d'avoir pu aider ce drôle de bonhomme. Plus elle le regardait et plus elle se demandait d'où il pouvait bien venir et la raison de son voyage.

Près d'eux, les hommes de Karhold entonnèrent gaiement une chanson paillarde bien connue de Mila, pour l'avoir entendue depuis sa plus tendre enfance, sortant souvent de la bouche de son père qui la chantait de sa grosse voix bourrue pour faire rire les enfants. Alors qu'elle allait s'enquérir du nom du reître, elle se laissa prendre au jeu et accompagna de sa voix aiguë celles graves et rocailleuses des hommes, formant un drôle de cacophonie gaillarde et enjouée.

«Et de céans léans descendent la route. De céans ! De léans ! Trois gars, la chèvre, et l'ours dansant… »


Alors que la chanson se terminait, un grondement sourd provient du bosquet d'où le sauvageon avait été sorti. Mila se tétanisa et fixa, inquiète, les arbres dont le feuillage bas oscillait d'une façon qui n'avait rien de naturelle. Les craquements résonnaient, funestes et effrayants à travers le camp où les hommes s'étaient tendus. Une attaque ? Non, cela aurait été plus discret. Mais alors...

« Eh le sauvageon, t’es pas venu seu… Bordel ! » s'exclama un jeune garde dont Mila reconnaissait le visage.

Un bête monstrueuse jaillit d'entre les arbres avec un grognement sonore, éraflant l'écorce et les tronc de son corps massif. Ses petits yeux noirs, enfoncés dans sa fourrure grise et drue fixaient tour à tour les combattants qui avaient dégainé leur épée et les grillades de lapins, suspendues au dessus des feux, dont les flammes léchant la viande noircie, laissaient s'échapper des fumeroles d'odeurs appétissantes. Il avait été attiré par le fumet et la promesse d'un repas après peut-être plusieurs jours de famine.
Oh non.
Mila, statufiée par la peur, les yeux écarquillés, se contentait de regarder l'énorme grizzli qui semblait jauger la menace le séparant de la nourriture qui lui tendait les bras. Peut-être même se disait-il qu'il pourrait se payer un dessert après avoir déguster le gibier. Un petit encas constitué de viande humaine bien fraîche et bien tendre. Après un instant qui semblait s'être figé, la créature rugit et balaya d'un coup de patte puissant deux hommes trop prêts de lui. Elle jeta un regard apeuré au reître.
Devait-elle courir ? Se cacher ? Pour aller où ? Faire le mort (elle avait entendu qu'il fallait réagir ainsi face à un ours mais elle n'était pas prête à l'expérimenter) ? Lâcher un hurlement suraigu comme toute fille de bonne famille qui se respecte (ça, elle en était capable) ? On décida à sa place lorsque deux hommes bondirent vers elle et la bousculèrent sans ménagement à l'intérieur de la tente dont ils rabattirent les pans. Ils se placèrent de part et d'autre de l'entrée, près à défendre de leur vie l'existence de la jeune Karstark. Sa suivante l'attira vers elle et toutes deux se cachèrent derrière une malle de voyage qui encombrait l'espace. Non pas que cela serve à grand chose. Mais que pouvaient-elles faire d'autre ?

Dehors, après deux secondes d'un silence de mort, des hurlements se doublèrent de beuglements féroces, de bruit de fer et d'entrechoquements d'armure. Ne rien voir rendait Mila encore plus nerveuse qu'elle ne l'était déjà. Ses mains blanches tremblaient et elle se rendit compte qu'elle avait mordu sa lèvre inférieure jusqu'au sang. Impuissante, elle priait mentalement pour que personne ne soit tué. Elle ne pourrait jamais accepter que quelqu'un soit mort par sa faute. Elle enfonça ses ongles dans son bras droit.
Elle plaqua ses deux paumes sur ses oreilles lorsque des cris de douleur jaillirent de la bouche des soldats, insoutenables pour la jeune fille qu'elle était. Elle n'avait jamais subi d'attaque et elle mourrait littéralement de peur, craignant être la prochaine sur la liste. Comment s'en sortaient-il ? Étaient-ils toujours en vie ? Et la reître ? C'était-il échappé ?
Après d'interminables minutes, Mila se rendit compte que cela semblait s'être calmé dehors. Ses muscles se détendirent et les deux hommes gardant la tente de l'intérieur écartèrent le tissus pour jeter un œil vers le campement.
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Message Sam 23 Mar 2013 - 20:25

Si Knut n'avait pas été si préoccupé par le fait de boire sa soupe, il aurait eut le menton ballant et les yeux aussi grandes que des soucoupes pour manifester son étonnement. Autant entendre des gardes chanter une chanson paillarde semblait tout à fait normal, un peu moins normal pour un Lord mais alors pour une Lady, c'était tout à fait étonnant. Il s'était attendu à entendre quelque chansons plus douces parlant d'amour ou d'un chevalier à la beauté aussi étincelante que son armure. Étrange spectacle que tout cela. Knut aurait pût l'observer encore quelques instants si la voix d'un jeune garde ne l'avait pas sorti de sa torpeur contemplative. A vrai dire, le garde n'allait être que le cadet de ses soucis car un énorme ours gris venait d'émerger entre les arbres sans doute attirer par le fumet de la viande qui cuisait non loin. Pour une tuile, s'en était une belle, dangereuse et velue. Les ours étaient des créatures dangereuses qui disposait d'une puissance considérables ainsi que des griffes et des crocs capables de vous causer bien des dégâts. Saleté d'animal ! Il fallait qu'il se pointe juste quand le reître avait commencé son repas. C'était vraiment du gâchis ! Le montagnard renversa le contenu de son bol sur le sol herbeux et s'essuya les lèvres d'un revers de manche. Pendant ce temps, l'énorme bête avait déjà repoussé d'un puissant coup de patte deux gardes de la famille Karstark. L'ours s'apprêtait d'ailleurs à donner un nouveau coup de patte au jeune garde allongé sur le sol mais il son attention fut détournée par un bol qui vint se fracasser contre le museau de la créature qui poussa un hurlement qui devait plus être dû à la rage ou à la gêne qu'à la douleur. Mais d'où pouvait bien venir ce récipient me direz vous ? De la main du reître pardi !

- Battez en retraite bande d'idiots, tant que vous le pouvez et regroupez vous ! Si on l'attaque par tous les flancs, il ne saura plus où donner de la tête où nous ne garderons plus la nôtre sur nos épaules !

Knut porta la main à son épée et remercia les anciens dieux que ces idiots de garde n'eut pas pensé à le désarmer avant toute chose comme lui même l'aurait fait. Son épée n'était certes pas assez longues pour disposer d'une allonge suffisante pour éviter de se faire happer par l'ours mais elle l'entaillerait tout de même assez facilement. L'ours s'avançait dans la direction de Knut qui se déporta de plusieurs mètres sur le côté pour éviter qu'il ne fonce sur la tente. Simple précaution d'usage. La Lady étant la représentante de l'autorité et la personne s'étant montrée la pus charitable dans ce petit groupe, il serait regrettable de l'offrit en pâture à l'ours en guise de remerciement. Le reître se mordit la lèvre en voyant le jeune garde tenter d'échapper au rayon d'action de l'ours par le plus mauvais côté possible : celui de sa tête et forcément celui de son champ de vision. Il n'en fallu pas plus à la bête pour se lever sur ses pattes arrières et abattre ses membres de devant sur le pauvre garde qui vacilla sous le poids pendant que les griffes de l'animal s'enfonçait dans son vêtement. C'était peut-être l'occasion ou jamais. Le montagnard s'élança hâtivement et parcouru rapidement la distance le séparant de l'animal pour lui planter son épée dans le flan avant de la ressortir tout aussi rapidement. L'animal hurlant le repoussa d'un coup de patte qui déchira son haut et imprima de belles marques de griffes sur sa poitrines. La coupure n'était pas extrêmement profondes mais suffisamment pour lui rappeler qu'il ne devait pas s'exposer ainsi inutilement !

L'animal n'avait plus d'yeux que pour le barbu qui tentait de se redresser tant bien que mal pendant que l'ours se dressait lui aussi pour frapper. Dans cette position, Knut avait peu de chance de s'en sortir mais le destin sembla tourné en sa faveur quand l'ours poussa de nouveau hurlement de douleur causé par trois lames de gardes Karstark qui venaient de pourfendre son dos. Cette occasion était trop belle pour la laisser passer. Knut se releva rapidement et asséna un puissant coup du revers de sa lame sur la patte arrière gauche de l'animal et l'entailla fameusement, lacérant la chair avec aisance. Il recula ensuite pour éviter que l'animal ne se précipite sur lui ce qui s'avérerait particulièrement difficile étant donné qu'il ne disposait plus de ses 4 membres en parfait état. Profitant du fait que la bête avait retrouvé une position classique propre au quadrupède, les deux gardes martelèrent son dos de puissant coups de lames arrachant de nouveaux cris à la bête qui couvraient ceux du jeune garde qui beuglait comme une jouvencelle poursuivie par une horde d'homme de Culpucier !

Les hommes prenaient le dessus sur la bête, lacérant les tendons de ses deux membres postérieures, la créatures s’affaissant rapidement sous son poids. Il était cruel de continuer à faire souffrir la bête et Knut s'avança pour planter sa lame à travers la gorge de la bête afin de mettre fin rapidement à ses souffrances, non sans être éclaboussé par des gerbes de sang. Le cadavre s'affaissa alors totalement déversant son flot d'hémoglobine sur le sol. L'ancien membre du clan Norroit essuya sa lame sur le poil gris de l'ours avant de soupirer et de s'adresser à son adversaire du jour.


- Ça c'était pour ma soupe, satané bestiole ! Tu étais venu pour dévorer le lapin mais c'est toi qui risque de finir sur la broche ha ha !

Seul, Knut ne serait probablement pas arrivé à bout de cette bête. D'autant plus sur un terrain aussi à découvert. Avec un arc en étant planqué en haut d'un arbre, cela se serait avéré plus simple mais il n'avait jamais appris à manier ce type d'arme et cela n'était pas non plus dans ses priorités. Une fois son arme bien essuyé, il la rangea à sa ceinture laissant le soin aux gardes de s'occuper de leur blessé et de la dépouille de l'animal. Il retourna près de la tente tout en examinant à travers le tissus déchiré l'étendue des plaies que lui avait laissé en souvenir les griffes du mammifère.
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Message Sam 30 Mar 2013 - 19:34

Allez, calme toi Mila.
Elle se redressa lentement, inquiète de constater l'étendue des dégâts dus à l'affrontement alors qu'elle était restée tranquillement calfeutrée dans sa tente. Bien qu'elle ait conscience de son rang et de tous les avantages (qui se transformaient souvent en tares, d'ailleurs) et des désavantages, elle avait, en quelque sorte, honte de devoir courir comme une apeurée dès que le danger pointait le bout de son nez et qu'il s'approchait trop prêt de son minois de jeune fille noble. Quelques fois, elle aimerait juste tout laisser derrière elle et s'enfuir sur les routes pour vivre aventures sur aventures, ne connaître aucune contrainte autre que sa propre volonté et découvrir de nouveaux endroits. Oh, que cela devait être grisant de se sentir libre comme l'air ! De pouvoir sentir l'adrénaline déferler dans ses veines et brûler sa peau d'albâtre ! Mila se sentait l'âme d'une aventurière. Pourtant, elle savait, au fond d'elle, qu'elle accepterait malgré tout la vie que lui promettait son statut. Mariée à une autre noble, qu'il soit du Nord ou non, avoir des enfants et être une femme de maison. Une hôte parfaite, gracieuse, tranquille, appliquée et aimante. De toute façon, elle savait pertinemment qu'elle était trop couarde et lâche pour confronter les péripéties qui barreraient sa route. L'attaque de l'ours le lui avait bien prouvé. Si elle s'était imaginée, attaquée par un ours, il y a quelques semaines, alors qu'elle était en sécurité dans son château, elle se serait déjà imaginée, se tenant fièrement devant lui, prête à fixer ses prunelles bestiales avec dignité et courage. Jamais elle n'aurait songé qu'elle resterait plantée comme un piquet, paralysée par la peur. Jamais elle ne se serait pensée aussi minable et pitoyable. Une vraie caricature de fille de bonne famille. Presque aussi ridicule et maniérée que les nobles du Sud. Son père lui racontait souvent la carrure des femmes Mormont. Fières, indépendantes et combatives. De vraies femmes du Nord. Jusqu'à peu, elle se sentait presque comme elle. Il faut croire qu'elle avait tout faux... Comment allait-elle pouvoir regarder en face les hommes qui la protégeait alors qu'elle s'était enfuie comme une fillette ? Ridicule. Honteux.

Elle prit tout de même une profonde inspiration et sortit hors de son antre. Elle cligna plusieurs fois des yeux. Les rayons clairs du soleil se reflétant sur la neige diamantaire l'aveuglaient. Après quelques secondes à papillonner des paupières comme une vieille chouette surprise par l'aube, elle constata l'ampleur du combat contre l'ours. D'ailleurs, la pauvre bête reposait, couchée sur le flanc dru. Des plaies profondes laissaient s'échapper des flots de sang le long de son poil gris et droit. Le pauvre cœur de Mila se serra. Elle espérait profondément que le pauvre animal n'avait pas souffert. Avant de mourir, il avait cependant réussi à mettre le camp sans dessus dessous. Les broches où cuisait la viande gisaient dans l'herbe, poissant le sol de graisse. Les hommes tentaient de réorganiser la bazar que la bête avait fait tandis que d'autres aidaient ceux blessés à se remettre debout. Elle constata avec soulagement qu'aucun d'entre eux n'était trop salement amoché et qu'il y avait eu plus de peur que de mal.

Pourtant, un rapide coup de circulaire lui fit remarquer le sauvageon solitaire, debout, non loin d'elle. Son torse était barré de déchirures sanguinolentes qui ne semblaient pas l'incommoder le moins du monde. La fourrure jetée sur son dos était collante d'hémoglobine et son visage affichait toujours le même air dur. Mila lui avait promis la paix, un repas et un bain et voilà qu'elle lui offrait un combat ! Par les Sept, il fallait soigner ses plaies !

Elle invita prestement les blessés et le reitre à se regrouper dans sa tente et, avec sa suivante, encore paniquée par l'attaque de l'ours, s'organisèrent pour désinfecter et panser les blessures des pauvres hommes. Quelques soldats des Karstark partirent chercher de l'eau claire vers un ruisseau proche et en attendant, Mila décolla en grimaçant les vêtements qui collait à la peau poisseuse du reître.

_Désolée, vraiment désolée, s'excusa-t-elle, mais il faut absolument soigner ça, ce n'est pas très beau...

Elle finit par déchirer le haillon en lui promettant de lui en fournir un autre, c'était la moindre des choses. L'homme avait probablement sauvé et sa vie et celle des autres, elle pouvait bien le vêtir, non ?
Un groupe de soldat pénétra dans la tente reconvertie en infirmerie de fortune pour fournir l'eau nécessaire après s'être inquiété sur la santé de Mila. Elle leur répondit en toute franchise qu'elle avait eu la peur de sa vie et qu'elle les remerciait pour les efforts fournis avant de se reconcentrer sur les blessures de l'invité surprise du camp.

_Comment vous appelez-vous ? Lui demanda-t-elle avec un sourire, je dois tout de même connaître le nom de celui qui m'a épargnée une fin tragique dans l'estomac d'un ours, n'est ce pas ?
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Message Sam 30 Mar 2013 - 22:58

Knut fut invitée à entrer dans la demeure de tissu provisoire de la Lady tout comme les hommes qui avaient subit des blessures infligée par les puissantes griffes et les puissants crocs de l'ours gris qui vivait encore paisiblement il y avait de cela quelques minutes. C'était un honneur et un peu embarrassant de se trouver traiter d'égal à égal avec les gardes dont un en particulier avait voulu passer le reître au fil de sa lame. Cet imbécile souffrait à présent suffisamment pour que Knut ne s'amuse à le provoquer. Les anciens dieux avaient peut-être envoyé l'animal en guise de punition pour rabattre le caquet de ce jeune freluquet un peu trop impétueux et sûr de lui. A l'intérieur il faisait déjà plus chaud mais cela ne valait pas la soupe que le montagnard avait dût gâcher dans sa tentative d'arrêter l'ursidé fan de viande de lapin. Pendant que les servantes s'affairaient à soigner les pauvres gardes, Knut était laissé seul jusqu'à ce que la Karstark, elle même, daigne lui accorder son attention. Elle se mit à décoller les vêtements ensanglantés de la peau de l'ancien membre du clan Norroit. La jeune femme se confondit en excuse comme si cela pouvait réellement embarrassé le Nordien. Ce n'était que son torse et son dos qu'il allait exposer pas l’entièreté de son corps. La timidité fut cependant dans un sens vite chassée puisque la Karstark avait carrément déchiré son vêtement pour pouvoir l'enlever tout en lui promettant de lui en fournir de nouveau. Il espérait juste qu'elle ne parlait pas de vêtement venant d'une garde-robe de noble car il se verrait contraint de refuser. Il ne voulait pas qu'on le prenne pour un voleur alors qu'il parcourait les terres du Nord. Un homme de sa condition ne pouvait pas posséder ce genre de chose à moins de le justifier par une bourse bien remplie ! Mieux valait ne pas trop attirer l'attention ni les convoitise. Se retrouver égorger derrière quelques arbres et totalement dépouillé de ses biens n'était pas forcément le destin dont il rêvait ! La jeune femme finit par lui demander son nom. Rien ne servait de lui mentir dans ce cas. En effet, connaître son nom permettrait peut-être à la lady de le répandre avec elle ce qui ferait une chouette publicité pour Knut. Avoir un noble qui vante vos qualités pouvaient vous offrir de nouvelles opportunités de travail assez lucratives .

- Knut ... je m'appelle Knut. Ce n'est que trop d'honneur que vous désiriez vous rappelez de mon nom mais ce serait enlever le mérite à vos gardes qui se sont montrés ,pour la plupart, assez prompt à réagir. C'est à eux à que vous devez porter votre gratitude. De plus, sans vouloir vous manquer de respect, je pense que l'ours en voulait plus à la viande qui cuisait qu'à votre personne, ma dame.

Knut parla sur un ton calme et distant ne voulant pas se montrer trop sympathique avec la jeune femme car les gens de la noblesse n'avait pas pour habitude de se mêler aux roturiers. Il désirait aussi se montrer magnanime et humble car il estimait personnellement qu'il n'aurait peut-être pas réussit à vaincre la bête seul. Bien qu'adroit à l'épée, le reître n'était pas un surhomme. Sans compter qu'entre affronter un homme ou une bête sauvage affamée étaient deux disciplines assez différentes qui ne requéraient pas les mêmes qualités. Le montagnard baissa le regard pour examiner ses plaies d'un peu plus près et à tête reposer. L'ours n'y était pas aller de main morte mais il n'y avait pas de quoi s'alarmer. Pour le même prix, Knut aurait pût se retrouver avec de gros lambeaux de peau en moins voir même avec une plaie béante ouvrant sur ses tripes ce qui se serait avérer à la fois beaucoup plus impressionnant et beaucoup plus dangereux pour sa santé. En parlant de tripailles, un petit gargouillis se fit entendre pour briser le silence. Ce n'était autre que l'estomac du reître qui refaisait des siennes. Après tout, il n'avait pas réellement eut sa pitance en préférant jeter sa nourriture pour porter secours au garde. Il ripaillerait bien à présent mais cela serait peut-être un tantinet déplacé de réclamer de la nourriture alors que le tumulte créer par l'arrivée surprise du mammifère n'était pas encore retombé. Pour essayer d'amener la discussion sur un autre terrain que ses besoins alimentaires, le pseudo sauvageon prit la parole d'une voix calme et posée.

- Ce serait plutôt à moi de vous remercier pour avoir empêcher vos gardes de m'occire. C'est pour quoi je réitère mes remerciements. Entre votre chanson et l'arrivée de l'ours, vous n'avez pas vraiment eut le temps d'en profiter. La peste soit sur cette créature à moins que ce ne soit les anciens dieux qui veillent sur vous en vous l'envoyant. La bête pourra vous fournir une chaude fourrure pour l'hiver et de peut-être de quoi nourrir vos hommes s'ils ne sont pas trop regardant sur la nourriture. Le temps se refroidit de plus en plus et tous présents est bon à prendre, ma dame.

Ce n'était qu'un simple avis et non une affirmation. Il se moquait bien de ce que la Lady ferait de la dépouille de l'ours. Il voulait juste lui donner les meilleures conseils possibles pour ne rien gaspiller. La femme originaire de Karhold s'était montré clémente et protectrice envers le reître. Bien qu'il ne faisait pas facilement confiance aux inconnus et aux inconnues, Knut n'avait rien trouvé de malveillant en cette jeune femme, du moins pour le moment. Il ne fallait pas pour autant se fier aux apparences et aux premières réactions. C'était bien souvent des éléments trompeurs qui ne définissaient pas complètement la personnalité de quelqu'un qu'il soit noble ou roturier. Le montagnard n'avait plus qu'à attendre qu'une servante vienne lui apporter de quoi laver et soigner ses plaies. Ce n'était pas à Mila de faire ce genre de chose. Les femmes de son rang réalisaient des choses délicates comme de la couture pas du nettoyage de reître à l'allure de sauvageon, couvert de sang de bête féroce.
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Message Dim 31 Mar 2013 - 19:35

Mila s'était demandée ce qu'elle ferait du corps... conséquent de l'animal. Le bête était énorme et la jeune fille n'osait même pas songer à combien sa carcasse monstrueuse devait peser. Impossible à transporter, l'embryon de sa pensée première de la faire porter à Karhold avait été tuée dans l’œuf. En plus, le corps se serait abimé durant le voyage. Ne serait-ce qu'à cause du trajet ou de la décomposition naturelle.
Mais le reître avait eu une bonne idée. Sa fourrure dense et épaisse pourrait leur fournir de quoi se réchauffer lors de leur traversé du Nord et, même si Mila n'appréciait pas vraiment cette perspective, c'était indéniablement une réserve de nourriture conséquente. Peut-être même pourrait-elle garder le crâne et le rapporter à Karhold lorsqu'elle rentrera (enfin) chez elle. Une sorte de cadeau de retour. Elle n'était pas encore arrivée chez ses grand-parents maternels et elle n'avait pas encore quitter le Nord qu'elle songeait déjà au retour. Quel optimisme ! Elle secoua la tête, désireuse de se débarrasser des sombres perspectives qui commençaient à embrumer son cerveau pas encore remis du choc de l'attaque.

Elle jeta un dernier coup d'œil aux blessures de Knut tandis qu'une suivante s'affairait à nettoyer son torse et à le bander avec application. Mila fit le tour des quelques autres blessés, échangea quelques remerciements sincères bien qu'inutiles et conversa un peu, pensant que cela les distrairaient un peu de leur douleur. Elle aida les infirmières reconverties autant qu'elle le pouvait, sans trop se salir les mains. Non pas qu'elle craignait de se montrer trop familière avec eux, mais l'odeur âpre du sang commençait à lui tourner la tête et elle se sentait vaciller.
La jeune noble s'excusa et sortit en trombe de la tente, pensant qu'elle était sur le point de tourner de l'œil alors qu'elle tanguait dangereusement d'un pied à l'autre. C'était bien sa veine ! Elle n'avait jamais été incommodé ainsi auparavant et elle mit ça sur le compte de l'émotion. Elle devait bien admettre que cette attaque l'avait un peu retournée et qu'il serait plus sage pour elle de se poser, ne serait-ce que quelques minutes. L'air frais et la bise glaciale la rabrouèrent un peu et ses idées se remirent en place après quelques instants, les petites gifles qu'elle se donnait sur les joues aidant.

Autour d'elle, les soldats avaient réorganisé le campement en un clin d'œil et découpaient déjà le cadavre encore chaud de l'ours. Ils sortaient d'énormes morceaux de viandes dégoulinant qu'ils plantaient sur les pics, prêts à être suspendus au-dessus des flammes ravivées. Bon, hé bien, Mila savait ce qu'elle mangerait ce soir. Un frisson de dégoût la parcourue mais elle le réprima bien vite, chassant le haut le cœur qui faisait déjà trembler ses lèvres blafardes. Ce n'était pas le moment de faire la fine bouche ! Le voyage serait long et fastidieux alors elle ne pouvait pas dire non à cette quantité de viande offerte sur un plateau. Peut-être étaient-ce même les anciens dieux qui lui offraient ce présent.

Elle s'approcha d'un feu et tandis ses mains encore tremblantes (de froid ou de peur, elle n'en savait rien) vers les étincelles brulantes. La chaleur se répandit rapidement dans son corps frigorifié et elle laissa s'échapper un soupir d'aise alors que le doux fumet de viande grillée emplissait déjà l'air.
Après une cuisson jugée satisfaisante, elle se saisit de quelques quartiers de viandes qu'elle disposa dans quelques bols. Ce n'était pas à elle de faire ça, elle en avait conscience, mais toutes les domestiques étaient déjà occupées à soigner les blessés et il fallait bien que quelqu'un leur apporte de quoi se nourrir. Mila apporta, un peu maladroitement, leur repas aux soldats encore barbouillés de sang et aux suivantes dont les yeux étaient déjà cernés de fatigue. La nuit commençait d'ailleurs à tomber.
La jeune fille donna le dernier plat au solitaire qui, soigné, s'était retiré dans un coin. Il lui avait d'ailleurs semblé que son ventre avait gargouillé lorsqu'elle avait jeté un premier regard à ses plaies.

_Hum, toussota-t-elle, voilà votre dîner. Je m'excuse pour le sort du précédent. Je vous avais promis un repas et le voici.

Après un court instant de silence interrompu par les voix rauques des gardes, elle reprit :

_Je ne voudrais pas paraître indiscrète ni curieuse mais... disons que si, je suis curieuse. En réalité, vous devez comprendre que je dois savoir à qui j'ai affaire. Bien sur, vous nous avez aidés et je ne peux doutez de votre bienveillance mais il me faut en savoir un peu plus.

Mila se sentait un peu stupide de devoir faire subir un interrogatoire à celui qui, avec les membres de la garde, l'avait protégée, mais elle ne pouvait décemment pas héberger un inconnu dont elle ne connaissait que le nom. Elle avait tendance à accorder sa confiance bien trop facilement, mais en ces temps troublés de guerre et de conflit, elle ne pouvait s'accorder ce luxe. Cet homme, bien qu'il sembla qu'il soit un nordien pur et dur, était peut-être un envoyé des Fer-Nés. Un espion ou un assassin embauché pour remuer le Nord en toute discrétion et mettre la pagaille dans les villages, faisant alors de la région un zone instable à l'intérieur même des terres, rendant le terrain peu propice au déroulement d'un guerre en bonne et due forme. Bon, il n'y avait pas tellement de raison de vouloir chercher des noises à Mila. Après tout, elle ne pesait pas bien lourd comme tribut ou comme otage ou qu'importe, ça, elle en avait bien conscience. Mais quand même. Elle valait mieux libre et vive qu'enfermée dans un cachot puant la morue ou morte dans un fossé. La jeune noble ne voulait pas que son inattention et sa négligence porte préjudice à son père ou même aux Starks face à ces pirates répugnants. Il fallait se montrer prudente et sensée, pour une fois. Même s'il décidait de l'égorger, ici et maintenant, il serait tué par les gardes les entourant avant même que Mila ne s'étouffe dans son propre sang. Mais cela suffirait à foutre une sacrée pagaille. Son père serait fou de rage et elle n'osait pas imaginer les conséquences des représailles...
En somme, on ne pouvait être sur de rien.


Dernière édition par Mila Karstark le Dim 31 Mar 2013 - 21:58, édité 2 fois
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Message Dim 31 Mar 2013 - 21:36

La Lady l'avait finalement abandonné au profit des autres gardes ce qui n'était pas plus mal. Knut n'avait pas envie de subir un interrogatoire pendant qu'on lavait son torse et son dos taché de sang, Il fut ensuite pansé même s'il ne jugeait pas cela nécessaire, Il n'avait aucune envie de parler car il sentait bien dans les gestes stressés et le regard de la servante qui s'occupait de lui, qu'elle était effrayée. Cette peur ne provenait pas du stress de l'ours, de la vue du sang et des blessures mais apparemment du reître lui même. Ce dernier ne pouvait en vouloir à cette dame. Il était accoutré comme un sauvage, le haut du corps nu, encore couvert de sang il y avait de cela quelques minutes et son regard était froid. Tous les éléments étaient réunis pour donner au montagnard un air de sauvage ou de personne peu fréquentable, Il n'était donc pas étonnant que cette femme qui avait passé une bonne partie de sa vie à servir dans une demeure de noble ne se sente pas en sécurité avec un tel individu. Cette dernière pouvait tout de même se rassurer avec l'idée que la Karstark avait promit à Knut un repas et un bain et non de passer une nuit à partager la couche d'une de ses suivantes. Lorsqu'elle eut enfin terminé sa tache la femme s'éloigna sans prononcer un mot, laissant le reître seul. L'ancien membre du clan Norroit se tint à l'écart. Il ne désirait pas se mélanger aux gardes pour qui il gardait encore une petite rancœur malgré le fait qu'ils n'avaient fait que leur boulot. Il allait s'extraire de la tente pour sortir à l'extérieur lorsqu'il aperçut la silhouette de la maîtresse des lieux se profiler à l'horizon . Elle lui fila de quoi se sustenter et Knut ne se fit pas prier pour mordre dans son premier morceau de viande avec délectation. Il fit tout de même un effort pour éviter que la graisse résultant de la cuisson ne coule sur lui. Le reître se tenait tout de même face à une dame et la moindre des politesses était de ne pas se comporter en véritable pourceau. Il comprit néanmoins assez vite que le repas n'était pas gratuit car la jeune femme désirait en apprendre plus sur sa personne. Elle marquait un point cette « petite ». Elle avait raison de se montrer aussi méfiante. Ce n'était pas de la paranoïa mais une simple précaution qui prouvait que la Karstark en avait dans la caboche ! Le reître termina de mâcher lentement ce qu'il avait en bouche, puis il avala sa pitance calmement avant de répondre sur un ton calme et froid à son interlocutrice. Knut n'avait rien à cacher mais il se sentait un peu agresser par cette demande tout de même. Peut-être aurait-il dût laisser l'ours commettre une peu plus de ravage avant d'intervenir ?

- Votre curiosité risque d'être déçue, ma dame. Je ne suis qu'un simple homme originaire des montagnes du Nord, du clan Norroit pus précisément. J'ai quitté le clan, il y a de cela une demi-lune, peut-être plus pour louer mon épée aux seigneurs locaux et parcourir les terres du Nord à la recherche de travail. Si vous avez d'autres questions, posez les car je ne vois pas ce que je pourrai ajouter d'autres  qui puisse vous intéresser, ma dame.

Il avait réussit à placer sa profession dans le lot. Une épée en plus ne faisait jamais de tort pour n'importe qui. Knut avait réussit à placer sa profession dans la conversation et cela laisserait peut-être un souvenir dans les tréfonds de la mémoire de la jeune femme originaire de Karhold. Peut-être parlerait-elle du reître à son père ou a d'autres Lord. Un peu de publicité gratuite en somme. Peut-être allait elle même l'engager ? Qui sait, une protection rapprochée pourrait peut-être permettre à la jeune femme de dormir sur ses deux oreilles. Bien évidemment, ce n'était qu'une simple supposition, La Karstark garderait peut-être en mémoire l'épisode de l'ours en effaçant totalement le reître de sa mémoire. Ce serait un garde qui aurait réglé la situation ou autre chose. Reître n'était peut-être pas un métier aussi glorieux qu'être chevalier aux yeux d'une Lady mais aux yeux de Knut c'était ce à quoi il aspirait actuellement et ce à quoi il se destinait. Il n'était pas noble de naissance et ne deviendrait probablement jamais Chevalier alors il n'allait pas se fixer des objectifs irréalisables et se contenterait d'amasser un maximum de cerfs et de dragon pour pouvoir mener une bonne petite vie.

- Je n'aurai pas l'impolitesse de vous demander de me payer pour avoir sortit ma lame pour défendre vos intérêts. Le repas que vous m'offrez et la promesse d'un bain suffisent amplement à me payer pour la prise de la tête de ce maudit ours. Je cherche à rejoindre Winterfell où j'ai l'espoir de trouver quelqu'un à qui louer ma lame contre une belle petite somme. A moins que je ne trouve preneur avant d'arriver sur les terres de la famille Stark. Je ne cherche pas grand chose, juste le gîte, le couvert, quelques pièces voir plus si je n'ai ni endroit où dormir ni rien à manger.

Knut avait ajouté ce dernier point pour éviter qu'elle ne cherche trop à creuser. D'autant plus qu'il lui avait dit la strict vérité et n'avait rien à ajouter d'autre. Elle savait maintenant à quel genre d'homme elle avait à faire. Allait-elle le traiter comme un moins que rien ? S'en moquer ? Se montrer courageuse ? Effrayée ? Seul les anciens dieux pouvaient connaitre la réponse à cette question. Le reître avait sous entendu par toute sa parlotte qu'il était prêt à la suivre moyennement payement. Il serait prêt à la suivre tout au long de son voyage et à lui servir d'escorte. Bien sûr avant de s'engager dans ce genre de périple, il demanderait tout de même lui aussi quelques informations à la Lady. Ce serait à elle à se soumettre à un interrogatoire en tout bien tout honneur. Knut s'en tiendrait au stricte minimum et n'aurait pas besoin de savoir ce qu'elle prenait tous les matins au petit déjeuner. Il n'était pas en moyen de refuser un travail mais il ne comptait pas s'embarquer dans un boulot suicidaire !
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Message Lun 1 Avr 2013 - 14:49

C'était bien la première fois que Mila rencontrait un homme des clans des montagnes. Il faut dire qu'ils n'avaient pas vraiment pour coutume de sortir de leur tanière, histoire de descendre plus au Sud et sympathiser avec le premier individu qu'ils croisaient. On pouvait dire qu'ils étaient relativement fermés. Elle ne savait absolument rien d'eux, hors le fait qu'ils étaient alliés avec les Starks et que les représentants des clans descendaient de leurs montagnes pour assister à quelques cérémonies importantes. Il lui semblait d'ailleurs qu'ils vivaient plus comme des sauvageons que comme des Lords ou des Lady et qu'on les appelaient ainsi par politesse pure. Quelques rumeurs disaient même qu'ils n'étaient qu'une horde de barbares illettrés... Charmant. Pourtant, on disait bien qu'une femme, l'héritière du clan Lideuil, paraissait-il, faisait partie de la Garde Grise, nouvellement instaurée, de Beron Stark. Bien que cela ait surpris Mila, dans un premier temps, elle n'y avait pas accordé plus d'importance et avait oublié cette information jusqu'à aujourd'hui.
Cette méconnaissance sur les clans expliquait sans doute son inquiétude et sa méfiance vis-à-vis de Knut et son accoutrement. Maintenant qu'elle savait qu'il était un allié, en quelque sorte, elle pouvait se détendre. Enfin, seulement un peu. Il ne fallait pas jouer avec le feu.

Elle le regarda tranquillement tandis qu'il finissait son repas, muet comme une tombe. Il n'était pas très causant. C'était le moins que l'on puisse dire. Mais enfin, Mila trouva qu'il était normal d'être un peu froid après avoir été questionné de la sorte. Il faut dire qu'elle avait -un peu- manqué de tact et d'habileté. Après tout, ce n'était pas une Tyrell, réputée pour se servir des mots aussi adroitement que leurs hommes maniaient les armes. Et puis, la situation lui permettait d'être un peu rude. Le reître pouvait comprendre sa vigilance. Du moins, l'espérait-elle. Par ailleurs, n'avait-il pas lui même placé dans la conversation, l'air de rien, le fait qu'il manquait d'argent et qu'il avait besoin du gîte et du couvert ? Cet homme était loin d'être idiot. Et elle était l'employeuse idéale, ça, il le savait bien. Une jeune noble, voyageant avec une poignée d'hommes à travers le périlleux et dangereux Nord et le tout livré sur un plateau d'argent ? Il n'avait plus qu'à mettre sa serviette autour du cou. Peut-être pensait-il que c'était un cadeau du ciel.
Et Mila n'était pas une imbécile. Elle savait pertinemment qu'une paire de bras, une lame acérée et une tête bien pensante venant grossir sa petite troupe était un atout non négligeable. Knut avait fait ses preuves il y avait à peine quelques minutes.
Pourtant, elle avait l'impression qu'on lui forçait la main. Elle n'aimait pas ça. Cet homme des clans avait bien cerné sa situation quelque peu délicate et en profitait. La jeune fille n'aimait pas être commandée. Même indirectement. Mais elle devait bien admettre que la proposition qu'il lui faisait était on ne peut plus sensée. Et puis, mince ! C'était elle qui dirigeait ici, n'est-ce-pas ? Elle était maîtresse de ses propres décisions.
Perdue dans ses réflexions, elle se rendit compte que le Norroit la regardait, attendant probablement une réponse, qu'elle soit positive ou négative, de sa part. Elle mordilla sa lèvre inférieure et fronça les sourcils.

_Hé bien, je pense que nous pouvons nous arranger... Sir... hum... je ne sais comment vous appeler. Knut ? Cela vous convient-il ? Si mon esprit ne me joue pas de tours et si vous paroles résonnent bien à mes oreilles, j'ai cru comprendre, sans sur-interprétations, que votre lame est libre et qu'elle cherche preneur. Comme vous avez pu le constater, il se trouve que je suis... une cible facile, disons. Je peux subvenir à vos besoins si vous assurez ma protection, lâcha-t-elle avec une élégance qui aurait fait pâlir sa mère d'horreur.

Elle arrêta son monologue et toisa l'homme, espérant guetter une réaction, n'importe laquelle, de sa part. Mila se sentait ridiculement ridicule à déblatérer ainsi. Parler n'avait jamais été son fort. Elle n'aimait pas les phrases trop maniérées, horriblement compliquées. Pourtant, on l'avait élevée de cette façon. A babiller comme une idiote, le visage enfariné de bonnes manières.

_Nous pourrons aller ensemble jusqu'aux alentours de Blancport, reprit-elle, là, vous pourrez, si vous le souhaitez nous quitter et continuer votre route jusqu'à Winterfell. Pour ma part, je me dois d'aller au Sud. Vous êtes libre de me suivre si le cœur vous en dit. Vous serez payé, bien entendu.

Elle ferma enfin la bouche et croisa les bras. La jeune noble ne savait pas si le combattant accepterait de quitter le Nord pour servir d'escorte à une simple fillette qu'il devait penser à peine sortie des jupes de sa mère. Elle espérait juste que son besoin d'argent serait assez fort pour le drainer au Sud, vers des terres qu'elle même de connaissait pas. Et s'il refusait, hé bien tant pis. Ce n'était pas comme si elle risquait de mourir dès qu'il aurait tourné le dos, n'est ce pas ?
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Message Lun 1 Avr 2013 - 18:11

Knut laissa Mila à sa réflexion et termina calmement son repas. Il se délecta du moindre morceau de viande. S'il avait été seul, il aurait très probablement lécher son bol pour ne pas laisser le jus de la viande se perdre mais là il se trouvait face à une dame. Calmement il suça ses doigts l'un après de manière tout à fait détendue pour les nettoyer puis essuya ses mains sur le sol histoire qu'elle ne colle plus, En parlant de jus, il laissait mijoter calmement la Karstark pour voir comment elle allait réagir à toutes les informations qu'il lui avait communiqué. Peut-être y était il aller un peu fort en sous entendant qu'il était libre pour accepter un travaille et en fixant ses conditions dés le départ. Le reître n'était pas encore un habile négociateur. Il lui faudrait sûrement encore un peu de bouteille avant de penser et d'apprendre à mener comme il faut une négociation. Comme au Cyvosse, il ne fallait pas révéler ses meilleures coups tout de suite mais les sortir au moment crucial. Cependant la Lady était jeune et ne devait pas souvent avoir été confronté à ce genre de situation. Son père voir son époux ou ses frères devaient souvent avoir le dernier mot et prenaient sans aucun doute des décisions pour la jeune femme. Elle ne devait donc pas avoir l'habitude de faire des choix aussi cruciaux et aussi en mesurer l'importance. Knut avait commit une erreur de jeunesse et la jeune femme de Karhold en ferait peut-être de même. La réponse de la Lady fut cependant accueillie avec beaucoup de joie même si extérieurement, le montagnard affichait un air neutre et essayait de ne rien laisser transparaître, aussi froid et distant que le Nord lui même. Elle lui proposait un voyage jusque Blancport. La ville des Manderly n'était pas si éloigné que cela de leur position et ce pourrait-être un boulot des plus simples à effectuer en comptant qu'il serait bien évidemment nourrit. L'ancien membre du clan Norroit n'avait pas pour but ultime de devenir la nounou d'une fille de noble mais assurer sa protection ne pourrait lui être que bénéfique du moins sur le court terme. La jeune femme souhaitait descendre plus au Sud ce qui passait par le fait de quitter le Nord. Quitter sa région natale était une chose que Knut pourrait faire sans problème, moyennant bien sûr quelques pièces d'or en plus en guise de dédommagement. Il ne connaissait pas autre chose que sa région natale et s'aventurer dans des contrées de Sudistes n'allait pas sans risque. Aller vers l'inconnu méritait bien une bonne compensation financière. Avant de donner une quelconque décision, le reître devait d'abord s'informer sur la situation de la jeune femme. En apprendre le maximum pour savoir s'il acceptait ou non cette opportunité.

- Vous êtes très généreuse de me faire pareil proposition, ma dame mais avant d'accepter ou non votre proposition, j'aimerai en savoir plus sur votre situation. N'allez pas croire que je désire être indiscret mais j'aimerai au moins connaître la raison du voyage de ce cortège, sa destination finale ainsi que les risques que nous pourrions courir et dont vous avez connaissance. Je pense que vous comprenez que je ne m'engagerai pas volontiers dans un véritable coupe-gorge à moins bien évidemment que l'on ne me fasse miroiter une jolie bourse pleine de dragon d'or !

Le reître croisa les bras et se tint dans une position similaire à celle de la jeune femme. Ce n'était pas une vulgaire tentative d'intimidation mais une façon de signifier qu'il avait dit ce qu'il avait à dire et que c'était seulement lorsque Mila lui aurait donné toutes les informations qu'il prendrait sa décision finale. La femme ne manquait pas de garde c'était sûr mais les gardes ne pourrait pas l'avoir constamment à l’œil et était payé pour surveiller l'ensemble du convoi. Si leur fidélité était réelle ou juste financière, Knut quant à lui honorerait l'accord qu'il avait passer et serait fidèle à sa « loueuse ». De plus, il se vouerait uniquement à sa protection et ne laisserait pas son jugement s'obscurcir par la protection des gardes. Si la menace venait de l'intérieur, il frapperait sans crier gare pour protéger la Karstark . C'était ce qui ferait sa force et son avantage. De toute manière, il n'avait pas besoin de faire une démonstration, sa prestation contre l'ours avait démontré son sens de l'initiative et sa capacité d'adaptation. A lui de continuer à démontré son utilité à la jeune femme et peut-être qu'elle ne se contenterait pas seulement de le louer jusqu'au Sud mais peut-être aussi pour le chemin du retour, s'il retour il y avait. Le montagnard décroisa les bras et passa ses doigts le long de sa barbe qui pendait à son menton. Il aimait faire cela quand il réfléchissait ou attendait quelque chose sans avoir rien d'autre à faire. Les deux jeunes gens pouvaient rester là à se regarder en chien de faïence jusqu'à la fin des temps ou simplement prendre une décision. Le plus difficile dans tout cela serait sûrement de connaître la façon dont les gardes Karstark réagirait. Apprendre que leur tâche la plus importante allait être assumer par un étranger « tombé » du ciel, qu'ils avaient faillit passer au fil de l'épée n'allait sûrement pas plaire à tout le monde. Certes il avait combattu en compagnie de certains contre l'animal sauvage mais ce n'était pas pour autant qu'il serait considéré à égal valeur. Il n'était après tout à leurs yeux qu'un sauvageon et nombreux seront ceux qui contesteront le choix de la jeune Lady, ne serait-ce qu'en silence car peu auraient vraiment le courage de le lui dire. Voilà bien un avantage qui était aussi un désavantage propre à la noblesse. Knut était à deux doigts de craquer et d'accepter la proposition de la jeune femme mais il ne devait pas céder. Il devait d'abord s'assurer qu'il ne fonçait pas dans un guet-apens ou qu'on ne lui demanderait pas de servir de distraction sauvage à une jeune noble trop gâtée. Il voulait être sûr de louer son épée à la fois pour une bonne cause mais aussi pour un travail qui ne le déshonorerait pas !
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Message Sam 6 Avr 2013 - 14:46

Le visage de Mila se fendit d'un sourire. Alors comme ça, c'était à son tour de subir quelques petites interrogations ? Elle avait de nouveau l'impression d'être une petite fille sage, assise sur son banc, répondant au mestre qui lui demandait quelle était la situation géopolitique actuelle de Westeros. Et elle excellait dans la matière.

_Votre curiosité risque d'être déçue, Knut, lui répondit-elle on usant des exacts mots qu'il avait prononcés peu de temps auparavant, ma famille m'envoie passer quelques temps chez ma famille, dans le Bief. Nous nous rendons à Port-l'Amer chez les Caswell. Le Nord devient de moins en moins sur avec les raids Fer-Nés. Vous comprendrez que je préfère me retirer dans un lieu plus calme, n'est-ce-pas ?

Bon, elle mentait un peu quand elle disait qu'elle voulait quitter Karhold mais il n'avait pas besoin de savoir qu'elle avait pleurniché comme une pisseuse auprès de son père et de sa mère pour pouvoir rester dans la demeure familiale. Dans la même veine, ignorer que sa génitrice l'envoyait comme un gros paquet enrubanné dans le Bief dans l'idée de lui trouver un bon parti devait, lui semblait-elle, rester un secret. Peut-être même était-ce la partie du voyage qu'elle détestait le plus. Savoir qu'elle rentrerait probablement dans le Nord, les fers aux pieds et l'annulaire emprisonné dans un anneau doré ne l'enchantait pas le moins du monde. Beurk. Elle n'osait même pas imaginer ce qu'il se passerait après. Tout cela lui semblait être un véritable cauchemar. Il n'avait pas besoin de connaître de tels détails. Déjà qu'elle avait l'impression de passer pour la caricature même d'une gamine noble alors pas besoin de doubler cette image du fait qu'elle ne soit qu'une poupée-marchandise. Hé puis, ce brave homme n'avait pas à s'en faire aux sujets des «dangers» qu'ils courraient. L'ours n'était qu'une attaque impromptue arrivée comme un cheveu sur la soupe. Mila s'angoissait plus sur la longueur du trajet et le fait de se retrouver dans un milieu totalement inconnu plutôt que sur les probables péripéties qu'elle rencontrerait sur sa route. Si Knut rêvait de grandes et épiques batailles, de sang et de sueurs ou d'adrénaline et gloire, il risquait fort bien de rester un peu pantois devant l'horrible monotonie du voyage. De plus, il semblait plutôt désirer et flairer l'odeur de l'argent comme un vieux noble-grippe sous. Il paraissait déjà à la jeune noble que la couleur des dragons d'or se reflétait dans les prunelles sombres du mercenaire. Et elle préférait largement un homme dont la seule motivation était celle de se remplir les poches plutôt qu'un autre en quête d'héroïsme et de bravoure. Ceux-là était les pires. Elle se rappelait d'un des hommes de son père qui était allé mourir bêtement face à une dizaine de chapardeurs qui s'en prenait à un village pour montrer aux yeux de tous qu'il était le plus courageux. Et le plus bête, aussi. Le plus ironique dans tout ça était qu'elle ne se souvenait absolument pas de ce nom. Pauvre homme.

_Le trajet devrait se dérouler sans encombre, lui assura-t-elle, personne ne veut ma tête et je ne veux la tête de personne. Rien ne devrait barrer notre route. Du moins, que je sache. Nous évitons la Route Royale pour ne pas croiser la route de bandits et les pirates se concentrent à l'Ouest. Ainsi, je puis vous promettre que nous ne courrons, en théorie, que le plus minimal des risque. Hors les petites surprises, comme précédemment.

Elle jeta un coup d'œil à ce qu'il restait de la carcasse de l'ursidé pour faire comprendre au reître qu'elle faisait allusion à leur petit ami commun.
Malgré tout ce qu'elle avait dit, il fallait bien avouer qu'avoir quelqu'un comme Knut à ses côtés était un atout non négligeable. Mieux valait trop de lame que pas assez. Ce n'était pas un caprice de petite fille gâtée ayant peur pour sa si précieuse vie. C'était une simple mesure de précaution. Mila préférait penser ainsi.

_Je ne suis cependant pas entièrement sure au sujet du retour. Si vous acceptez de me conduire là où je dois me rendre, je ne pourrais pas vous garantir un endroit où dormir chez les Caswell. Il se pourrait que je n'ai besoin d'aucune protection une fois arrivée là-bas. Et je ne vous payerais pas à rien faire, soyez en sur, déclara-t-elle avec un sourire paisible.

Elle se montrait un peu dure pour montrer qu'elle n'était pas une fille naïve (qu'elle était cependant) et elle voulait bien disposer les limites de la hiérarchie. La Karstark avait l'impression de jouer au petit commandant tyrannique à l'image de sa chère mère et elle n'aimait pas tellement ça. Ce monde d'autorité lui semblait si éloigné du sien. Peut-être n'avait-elle vécu que dans un cocon trop sécurisé jusqu'à ce jour. Peut-être était-elle une jouvencelle en détresse coincée en haut d'une tour d'ivoire, regardant à l'extérieur sans pour autant se confronter à la réalité en pensant pourtant qu'elle en faisait partie. Mila était encore une enfant, au fond. Et elle ne s'en rendait compte que maintenant. Elle aurait voulu frapper sa tête contre un mur et hurler à quel point elle était stupide mais le lieu et le moment étaient un peu mal choisis pour se livrer à de telles activités.
Dans son dos, elle sentait les yeux de ses hommes d'arme posés sur elle. Ils devaient bien sentir qu'il se tramait quelque chose. Ils ne prendraient pas sa décision comme un outrage, elle le savait. Bien sur, lorsqu'elle devrait leur annoncer qu'elle engageait le sauvageon -seulement si celui-ci répondait positivement-, elle devrait faire preuve d'un minimum de tact et de jugeote mais ils accepteraient son choix. De toute façon, ce n'était pas comme s'ils pouvaient se lever d'un coup et lui faire une scène. La jeune femme n'aimait pas s'imposer et faire preuve d'autorité mais son statut l'obligeait et l'obligerait à faire ce qu'elle détestait, elle en était entièrement consciente. En faisant cela, elle avait l'impression d'être une petite sotte hypocrite mais elle non plus n'aurait pas le choix de ses actes et actions.

_Cela vous convient-il ?

Mila n'attendait pas de réponse immédiate. Il pouvait prendre le temps du sommeil pour réfléchir. Après tout, la nuit portait conseil, à ce que l'on disait.
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Message Sam 6 Avr 2013 - 17:54

La raison du Voyage de Mila Karstark était bien simple : fuir une éventuelle attaque des Fer-Nés sur son domaine. Les natifs des îles de Fer aurait sûrement trouvé une utilité des plus charnelles pour la Lady en cas de prise et il était tout à fait compréhensible que son père ait choisit de l'éloigner de son domaine. Si la jeune femme se faisait prendre, il risquait de se faire demander une rançon, de ne plus jamais revoir sa fille ou de la voir se faire engrosser par un de ses maudits marins. Pas étonnant qu'elle voyage avec une telle escorte. Le Bief n'était pas la porte à côté et elle rencontrerait sûrement encore pas mal de périples jusqu'à son arrivée sur les terres des Caswell. Ce n'était pas une situation très coupe-gorge pour le reître et il y avait sûrement un bon petit paquet à se faire sans pour autant devoir trop se donner. En bref c'était une affaire en or, qui n'était pas déshonorante qui s'offrait à lui. Il n'allait pas se faire prier pour accepter l'opportunité. Sa bourse en deviendrait plus lourde, il ferait un voyage dans Westeros, il ne risquerait pas sa vie de manière trop impulsive et il se ferait peut-être une petite réputation sur le chemin ce qui lui permettrait de trouver de nouveaux travail hors de son Nord natal. Il n'aurait pas recourt à des techniques fourbes et déshonorante et sa tâche semblait des plus nobles au lieu de certains, bien qu'il était sûr que d'autres le traiterait de nounou pour Lady dans le besoin. Cela il s'en fichait un peu car il pourrait bientôt caresser de ses doigts un peu d'or ce qui valait bien ce genre de petits efforts.C'était trop beau pour être vrai mais il fallait savoir accepter les cadeaux qu'offrait les anciens dieux de temps en temps. Ne recevoir que des bonnes choses n'était pas bon signe et exposait souvent à un retour de flamme mais il fallait tout de même accepter ces petits plaisirs de temps en temps. Tant qu'on ne lui demandait pas de porter le blason constituée d'une échappée blanche sur fond noir, tout irait sur des roulettes. Knut pensait que les gardes avaient déjà un aspect assez dissuasif. Laisser un homme d'apparence sauvage auprès de la Lady ne ferait que de renforcer son côté impressionnant et effrayant. Si les propres hommes des Karstark l'avait prit pour un sauvageon et jugé dangereux, il en irait de même pour toute personne voulant s'en prendre à la vie de la jeune femme.

- Je comprend parfaitement, ma dame. Il est normal que vous souhaitiez vous éloigner quelque temps de vos contrées. Il ne serait bon ni pour vous, ni pour vos nobles parents que vous tombiez entre les mains de ses houliers. Même pour ma personne, cela ne serait pas bon. Je doute qu'il me fasse grâce de ne pas m'occire et ma bourse se verrait délester de sa source d’approvisionnement.

La suite des propos de la jeune femme était nettement moins au goût du reître qui se retrouverait probablement un peu perdu dans une région qu'il ne connaissait pas et laisser seul là bas. Il aurait certes gagner sa croûte mais s'il ne jouissait pas de la notoriété de quelconque noble du coin, il risquait à nouveau de passer pour un sauvage et de devoir se reconstruire une réputation. Selon la somme qu'il gagnerait en escortant Mila, Knut pourrait vivre plus ou moins aisément ou retrouver sa vie de nomade à moins qu'il n'ose formuler une requête à la Lady. C'était une jouvencelle certes mais elle était plus maligne qu'elle en avait l'air et elle comprendrait certainement la demande qu'il allait lui faire. Cela n'avait rien de méchant, de présomptueux ou de vantard. Juste une simple demande de recommandation qui pourrait s'avérer précieuse pour Knut qui consentirait peut-être ainsi à lâcher prise facilement pour sa bourse vêtue de robe !

- Je comprend parfaitement bien que je ne verrai aucune objection à me faire payer à ne rien faire. Comme vous vous en doutez sans doute, le Bief est une région dans laquelle je n'ai jamais mit les pieds et je ne suis qu'une personne sans importance pour ses grandes familles. Si vous pourriez glisser quelques mots à mon propos, cela pourrait m'aider à trouver de nouvelles personnes susceptibles d'être intéressée par mes service. Rien ne vous y oblige, bien sûr mais si vous trouvez l'occasion, cela me ferait chaud au cœur. Je serai bien sûr ouvert à vous escorter lors de votre retour si je me trouve toujours dans la région à ce moment même si vous ne pouvez rien me garantir ce que je comprend.

Knut était sincère même si l'idée de se retrouver coincer sans le sous en plein milieu du Bief ne l'enchantait guère, il pensait que la jeune fille serait assez intelligente et compréhensive pour lui faire au moins un peu de publicité. Leur voyage n'allait pas s'achever en quelques jours et elle aurait pendant ce laps de temps le temps d’emmagasiner pas mal d'informations sur le reître et ses capacités. Il n'y avait pas de meilleure publicité qu'une publicité vraie. Milan Karstark restait néanmoins la patronne et c'était elle qui disposait du pouvoir de décision même s'il elle demandait l'avis du reître. Le montagnard laissa une dizaine de seconde de silence, faisant mine d'hésiter quelques instants avant de donner sa décision d'une voix calme et froide.

- Si vous n'avez plus rien à ajouter alors cela me convient. Considérez à partir de maintenant que ma lame est à votre service Lady Karstark ! Je veillerai sur vous du mieux que je le peut pour vous préservez du moindre maux !

La proposition était acceptée avant que la Karstark ne puisse répondre à ses demandes. Pourquoi ? Tout simplement pour lui montrer que c'était elle qui possédait le pouvoir et l'autorité en ce moment. De la sorte, Knut prouvait sa soumission et son envie de la servir. Sa lame était sienne tant que sa bourse serait pleine ! Le reître était heureux d'avoir trouvé de quoi se faire un petit pécule même si son visage ne trahissait aucunement ce sentiment, se cantonnant dans sa façade froide d'homme des montagnes du Nord.
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Une Lady qui a la bougeotte [Flash Back : Knut - Mila Karstark]

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