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Le départ d'un frère, la rencontre d'une nièce [Neassa, 200]

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Cylia Stark
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Message Mer 13 Mar 2013 - 20:48



    Cylia n'avait plus de parent vivant. Cette constatation l'étonnait elle-même. Elle n'avait pas pu connaître sa mère bien longtemps car Lady Mina était décédée en couches, plus de 7 ans auparavant. Cylia avait pleuré sa mère mais face à la disparition de son père, elle n'avait su que dire ou que faire. Elle avait 12 ans, aujourd'hui, elle était désormais capable de comprendre exactement ce que signifiait la mort. Lord Cregan avait été tué lors d'une rébellion des Skaggs. Son père, derrière ses dehors durs, était donc tout à fait humain … puisqu'il était mort. Il devait reposer, froid, désormais. Jamais plus elle ne sentirait son regard sur elle, ce reproche qu'elle sentait toujours peser sur elle.

    De la tristesse ? Cylia n'était pas certaine d'en ressentir. C'était plutôt un soulagement, qu'elle avait en elle. Une sorte de paix intérieure, ce qui était assez étrange pour cette jeune fille qui était plutôt du genre toujours agitée. Vivace, Cylia ne restait jamais en place. La pesanteur qui s'était établie sur la maisonnée lui était donc clairement pénible. Elle avait l'impression qu'il fallait marcher doucement, parler doucement, éviter tout sourire ou tout mot agréable et avoir une tête compassée. Elle détestait cela.

    Le matin de l'enterrement, Cylia avait eu du mal à ne pas être comme à son habitude, babillante et enjouée avec sa soeur aînée, Yelina, quand elles s'étaient habillées et coiffées toutes les deux. Mais très vite, Yelina lui avait fait comprendre que pour le moment de l'enterrement, au moins, il faudrait que Cylia soit calme et silencieuse … Ensuite … Ensuite peut-être qu'une vie plus douce serait permise aux deux soeurs. Avant cela, toutefois, on allait descendre les ossements de leur père dans les cryptes funéraires où les membres de la famille Stark étaient enterrés, les uns après les autres, tout comme l'avait été la mère de Cylia, Yelina et tous les autres.

    De nombreuses personnes étaient venus à Winterfell pour cet occasion. Ce serait aussi l'arrivée de Beron comme Lord Stark. Cylia ne savait pas très bien quoi en penser. Il valait mieux un frère qu'un père, sans doute, pour avoir la main mise sur vous. Mais elle connaissait si peu, tellement peu, Beron, tant il était froid et distant avec elle et Yelina, qu'elle devait bien avouer craindre un peu la suite des événements. Elle avait un immense respect pour son frère aîné, mais cela ne suffisait pas à couler des jours agréables. Et si il voulait la marier ?

    Un frisson désagréable parcourut le corps de la petite fille à cette pensée. Elle n'avait que 12 ans, pensait-elle, il n'y penserait sans doute pas avant des mois. Et d'ailleurs, Beron avait bien des choses auxquelles pensait: le pauvre allait devoir mater la rébellion des cannibals qui n'étaient toujours pas terminée. Un moment difficile pour reprendre le flambeau. Chacun à Winterfell attendait de voir comment Beron allait régler cette situation.

    Une fois le repas avalé, Cylia ne demanda pas son reste. Elle n'avait aucune envie de rester à table, fut-ce avec Yelina et elle n'hésita pas donc à s'éclipser. Ses petits frères n'avaient pas fait long feu, d'ailleurs. Ils étaient encore jeunes, et avaient du trouver, eux aussi, la journée bien longue. Cylia se demanda comment ils prenaient la nouvelle. Ils n'avaient peut-être pas le même ressenti qu'elle …

    La jeune damoiselle sortit donc de la Grande Salle où avait lieu le repas. Elle savait qu'il y avait bien des femmes capables de gérer la maisonnée et la première était Lady Tanzelle, la veuve affable de son père, sa seconde épouse. Alors qu'elle allait sortir, Cylia croisa le regard de sa grand-mère. Lady Larra, on avait l'impression qu'elle avait toujours été là et Cylia savait qu'elle pouvait compter sur elle. D'un signe de tête, la grande dame la laissa s'éclipser.

    Des invités arrivaient encore et Cylia était quelque peu désorientée par tout ce monde. Elle avait simplement envie de courir, des heures, jusqu'à l'épuisement. Mais ce n'était pas possible. A la place, elle aperçut la silhouette de sa tante, Neassa Baratheon. Elles ne se connaissaient pas et n'auraient très certainement guère d'occasion de faire plus ample connaissance. Mais Lady Larra lui avait montré sa fille, Neassa, dans la journée. Cylia ne voulait pas l'éviter, mais elle craignait également que cette femme ressemble à son père, Cregan, qui avait été si dur.
    Dans sa robe d'un tissu bien chaud, Cylia était immobile, soudainement. Les gens allaient et venaient autour d'elle, regagnant la salle où on festoyait. Pas elle. Que faire ? La fatigue et la tension s'accumulaient sur les épaules de la petite Cylia. Pourtant, elle n'était pas du genre à s'effondrer, bien loin de là. C'était quelqu'un de solide. Comment allait réagir sa tante, elle, face à cette nièce inconnue, le jour où on avait déposé les ossements de son frère dans la crypte ?

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Neassa Baratheon
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Dame D'Accalmie

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Message Mer 13 Mar 2013 - 23:42

La journée avait été des plus éprouvantes et en rien agréable. Pourtant cet endroit, n’abritait que de bons et lointains souvenirs chers au cœur de Neassa, qui l’avait quitté bien des années plutôt. Elle avait longtemps souhaité pouvoir revenir en ces terres froides sans jamais pouvoir l’espérer, et aujourd’hui, alors que le destin lui offrait un retour au bercail, elle ne souhaitait plus que le fuir. La mort de son frère avait ouvert une brèche dans son esprit, faisant remonter à la surface des souvenirs emplis de nostalgie et de rires. Revenir ici en temps de deuil n’était que sinistre ironie qui lui faisait mal au ventre. Elle n’avait toujours pensé que du bien de son aîné et ne pouvait supporter d’entendre dire qu’il était devenu distant et difficile d’accès pour ses propres enfants. Pourtant, elle savait ces propos véridiques ; l’aîné s’était toujours comporté comme un Lord du Nord. Il aurait pu en être difficilement autrement. Neassa elle-même, avait vécu le même schéma avec son paternel et n’avait trouvé en lui un être attentif qu’après l’ascension de Cregan. Avec le recul, la Dame savait que les hommes du Nord pouvaient difficilement afficher un autre visage que celui si familier du paysage environnant. Les sourires et les beaux discours ne suffisent pas à faire fondre la glace.

Toujours est-il qu’entendre des propos emplis de reproches le jour des obsèques de son frère, ne pouvait être toléré. Cependant, elle ne portait plus le nom des Stark depuis longtemps et s’emporter en pareille journée n’aurait fait qu’alourdir l’atmosphère déjà bien pesante. Elle se contenta de faire abstraction et évita du mieux qu’elle put la foule assemblée. Même en des temps plus heureux, la Lady n’avait jamais guère aimé se retrouver entourée pareillement. Point de peur, juste la désagréable sensation d’être en permanence comparée aux autres alors qu’il n’y avait rien de comparable. Malgré son humeur défensive, elle parvint à contenir sa brusquerie et poliment, accepta toutes les condoléances qu’on lui adressa. Pas de larme. Elle s’était sauvagement laissé aller sur le chemin qui la menait ici, déversant son chagrin au vent. Mais aujourd’hui, elle se tenait droite, toujours fière d’appartenir à la maison de Winterfell, comme à celle d’Accalmie.

Elle eut un pincement au cœur, lorsqu’elle retrouva sa mère, entourée par les nombreux enfants de son frère. Elle n’avait jamais eu l’occasion de rencontrer la fratrie de son aîné et faire leur connaissance en un jour aussi funeste ne l’enchantait guère. Elle n’eut d’ailleurs pas loisir de converser avec eux. A son grand dam. Elle soupira en son for intérieur, regrettant soudainement d’habiter si loin de sa famille d’origine. Mais qu’y pouvait-elle ? Elle avait de tout cœur accepté de devenir l’épouse du Lord d’Orage et elle ne le regrettait nullement. Que l’occasion lui soit donnée et elle referait les choses exactement de la même manière. Si elle ressentait de la peine aujourd’hui, c’était uniquement à cause de la nostalgie du lieu. Elle savait que le retour en arrière n’aurait rien d’agréable et même si elle séjournait ici avec plaisir, la compagnie de sa famille d’Orage lui manquerait sans tarder.

Elle s’était éclipsée, peu après la cérémonie, subitement prise d’un besoin d’air frais et de tranquillité. Elle avait profité du banquet pour s’éloigner et arpenter son ancienne demeure avec les yeux avides de surprises. Presque rien n’avait changé. Ou alors ses souvenirs étaient trop imprécis pour qu’elle remarque le changement. Mais elle voulait croire en la première hypothèse. Les murs étaient toujours aussi sombres et ses pas raisonnaient toujours dans les couloirs. Elle ne s’autorisa cependant pas le loisir de s’y perdre. En tant que sœur du défunt, elle se devait de faire acte de présence auprès de sa mère et de sa belle-sœur. L’idée n’avait rien d’alléchant. Retrouver sa mère pour ressasser le passé n’aurait fait que retourner le couteau dans une plaie déjà bien incrustée et la belle-sœur… d’après ce qu’elle en savait, Neassa n’apprécierait guère bavardage. Elle soupira. Elle ne pouvait se défiler. Regagnant la Grande Salle, elle croisa bons nombre de nouveaux venus qu’elle salua avec courtoisie. Si elle reconnut certains des vassaux de son frère, elle eut du mal à mettre un nom sur tous les visages qui se pavanaient. Elle distingua la petite silhouette de sa nièce, non loin de là. La gamine avait montré un calme étonnant tout au long de la journée et Neassa s’étonnait de ne pas lire une émotion dévorante sur la frimousse si jeune qui la regardait. Interprétant l’immobilité soudaine de l’enfant comme une invitation, la Baratheon s’avança lentement jusqu’à être à sa hauteur. La jeune fille avait tout dans l’apparence, aux Stark. Qualité que Neassa ne pouvait contester. Elle retrouva dans son esprit le prénom de la petite louve qui semblait hésiter sur la fuite ou le repos. Sa tante ne put qu’approuver. Elle-même n’était guère attirée par la cacophonie qui régnait dans la pièce voisine.

Après plusieurs minutes sans rien dire, Neassa baissa lentement le menton, comme dans un geste de soumission, et éclaira son visage d’un sourire aimable. Elle n’avait jamais revendiqué le mensonge, ainsi ne tenterait-elle pas de rassurer sa nièce en lui psalmodiant des beaux discours sur des jours meilleurs. La mort était synonyme de vie, et il fallait l’accepter sans tromperie.

« Lady Larra vous aurait-elle donc donné permission de quitter les lieux pour que vous soyez ici alors que le repas est bien loin de s’achever ? »

Aucun reproche dans la voix de Neassa, mais une étrange douceur. Il n’était pas de son devoir de sermonner l’enfant de son défunt frère. Pourtant, elle voulait profiter de cette entrevue imprévue pour en apprendre un peu plus sur les enfants de Cregan. Elle ne resterait que quelques jours, mais gâcher ainsi l’unique visite qu’elle faisait aux Stark depuis plus de vingt ans ne ferait qu’aggraver son malaise. Elle ne savait comme s’y prendre avec la petite. Certes, elle avait eu des enfants, là n’était pas le problème. Mais se retrouver confrontée à une jeune fille qui côtoyait la mort de si près n’avait rien d’aisé. Laissant prendre le dessus à son côté Stark, elle affirma sans détour.

« J’ai moi-même le droit de ne pas y retourner. Me feriez-vous le plaisir de m’accompagner un instant ? L’endroit à beau m’être familier, je crois avoir oublié plus d’un raccourci. »

A nouveau, elle ponctua sa phrase par un visage apaisant. Elle ne cherchait pas à se montrer tendre, juste honnête. Elle ne demandait guère à sa nièce qu’un peu de temps en sa compagnie, même si le geste ne signifiait que l’amener à sa chambre. Elle décroisa ses mains jointes et les laissa retomber le long de son corps toujours svelte et sans forme aguicheuse. Sans attendre de réponse de la part de sa jeune nièce, elle se recula d’un pas et pivota pour faire demi-tour. Elle invitait la petite demoiselle à prendre les devants, comme si elle n’avait été qu’invitée en la demeure et que l’enfant n’avait été qu’une hôtesse polie.
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Cylia Stark
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Message Ven 15 Mar 2013 - 19:29



    Visiblement, sa tante – Cylia peinait quelque peu à lui donner ce nom tant elle la connaissait peu- avait compris que la jeune enfant ne serait pas mécontente à l'idée d'entamer la discussion. Cétait là mieux comprendre Cylia qu'elle ne le pouvait elle-même. Aujourd'hui était une journée très particulière pour la jeune fille et elle avait du même à percevoir ses émotions. Elle était quelque peu chamboulée par des sentiments contradictoires à vrai dire.
    Le sentiment d'abandon. En effet, elle n'avait plus parent qui vive à Winterfell. Oh, certes, la jeune fille ne restait pas seule. Il y avait sa grand mère, Lady Larra, sa tante et aussi tous ses frères et soeurs qui à eux seuls suffiraient à occuper bien des jours ennuyeux. Il ne se passait pas une seconde sans qu'un événement en rapport avec un Stark ne se passe dans le château. Mais malgré tout, ceux grâce à qui elle était née n'étaient plus là pour veiller sur elle.

    La crainte et l'inquiétude étaient présents également. C'était désormais sous la tutelle de Beron qu'elle était et si on savait ce qu'on perdait, rien ne disait ce qu'on allait gagner. Mais Cylia se sentait également liberée et soulagée et cela se ressentait à sa démarche, encore plus éthérée qu'à l'habitude. La jeune enfant ne contrôlait plus ses pensées. Les souvenirs lui venaient, affluaient et repartaient sans qu'elle puisse rien y changer.

    Voir Lady Neassa Baratheon provoquait la même chose chez Cylia: c'était la soeur de son frère et elle cherchait réellement à voir les points communs qui pouvaient exister entre Neassa et Cregan. C'est pourquoi elle était restée à observer cette femme qui était censée lui être proche familialement parlant. Ce fut la Lady des Terres de l'Orage qui lui adressa la parole en premier. Toute à sa contemplation, Cylia mit quelques secondes à réagir.
    « - En effet, Lady Neassa. Lady Larra m'a signalé d'un signe de tête que ma présence n'était pas nécessaire si je ne la souhaitais pas ... ». Et en effet, la jeune fille n'avait pas du tout souhaité rester à voir tous ces gens venus célébrer la mort de son père. Cylia avait envie de calme et de repos. Pas de babillages incessants de la part de Yelina – et pourtant, elle aimait tant sa soeur- ni les bêtises des jumeaux ou du petit dernier …

    La demande de Neassa Baratheon étonna quelque peu Cylia. Sa tante souhaitait sa compagnie ? Et bien, pourquoi pas, se dit l'enfant. Les occasions ne seraient pas nombreuses de parler à cette femme et si jamais elle lui déplaisait, Cylia n'aurait plus à lui adresser la parole pendant les 20 prochaines années. Au contraire, si Neassa était digne d'intérêt, Cylia aurait une connaissance intéressante.
    Neassa Baratheon tourna talon, laissant à Cylia le loisir de la suivre. Sans se poser plus de questions, Cylia

    Stark décida de lui emboîter le poids. Doucement, elle questionna. « -Où voulez-vous aller, Lady Neassa? La bibliothèque ? Ou peut-être voudrez-vous visiter le donjon ?»
    Il était étrange de faire visiter à une personne qui y avait vécu et y était née, même, un lieu. Cependant, Cylia ne se troublait pas : elle essayait de se conduire avec naturel. Visiblement, elles prenaient la direction du donjon, dans lequel se trouvait également une bibliothèque. Spontanément, Cylia avait envie de montrer à sa tante l'endroit où elle vivait. Elle aimait, Winterfell, même si elle n'avait pas spécialement aimé les règles qui y avait implanté son père.

    Instinctivement, elle passa sa main sur la petite cicatrice qu'elle avait au-dessus de l'oeil gauche. C'était minime et cela s'était adouci avec le tête, mais la petite Cylia s'était ouverte à l'arcade, lors d'une course dans la forêt attenante au château. Elle avait toujours aimé courir. D'ailleurs, elle marchait bien vite et elle ne savait pas si Lady Neassa allait la suivre.
    Peu à peu, Cylia retrouvait son enthousiasme naturel. Elle était connue pour ses éclats de rire et son amour de la vie. Cylia aimait faire plaisir et s'amuser. Elle était vive, tournait dans tous les sens, riait … Pourtant, Yelina le lui avait affirmé, aujourd'hui, elle ne pouvait pas se permettre ce comportement. Soupirant, l'enfant lança un regard à sa tante. « -Croyez-vous vraiment qu'il serait réellement mauvais que nous ne passions pas un moment triste et compassé, Lady Neassa ? ». La question pouvait surprendre, mais elle était tout à fait honnête de la part de l'enfant. Mais l'enthousiasme prit le dessus et elle lança à Lady Neassa. « -Regardez, c'est ici que nous dormons avec Yelina ! ». Les deux sœurs partageaient la même chambre, non pas par manque de places, mais plutôt parce qu'elles appréciaient cette commodité.

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Neassa Baratheon
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Message Mer 20 Mar 2013 - 22:27

Les murs épais de la citadelle faisaient raisonner les échos de bien des conversations. Une oreille attentive et curieuse aurait pu y trouver son bonheur rien qu’en restant immobile. Ce n’était pourtant pas la curiosité qui poussait Neassa à quémander de l’aide à sa jeune nièce. Les couloirs n’avaient pas changés. Mais le flot de visiteurs et l’ambiance étrange qui glissait le long des parois rendaient le flot de souvenirs de l’endroit bien trop brumeux pour qu’ils soient de la moindre efficacité. Neassa peinait à l’admettre, mais elle ne reconnaissait qu’en grande ligne la demeure de son enfance. Elle n’avait que dix-sept années lorsqu’elle l’avait quittée. Elle avait pleuré sa maison, et aujourd’hui, triste ironie du sort, elle doutait de la direction à prendre rien que pour se rendre à la salle des convives. Même si son désir de rejoindre le banquet frôlait l’inexistant, et qu’elle accepta d’un haussement d’épaule la proposition de la jeune fille, elle ne put que retenir un haussement de sourcils, lorsque cette dernière lui indiqua que sa grand-mère lui laissait quartiers libres. Bien que Lady Larra ait éduqué sa fille avec le plus grand soin, Neassa ne l’avait jamais véritablement connue compréhensive. C’était son père, lorsque Cregan était devenu Lord, qui lui enjoignait de quitter la table, et jamais l’inverse. Entendre pareille chose la fit sourire, intérieurement. Ainsi donc, même sa Stark de mère avait fini par s’adoucir quelque peu avec ses vieux jours .C’était certainement pour le mieux. Elle restait l’un des piliers de la maison, bien que discrète. Elle serait probablement d’un grand soutien pour les deux jeunes filles que laissait Cregan.

Neassa avait emprunté la première direction qui lui venait à l’esprit, espérant ne pas avoir confondu sa destination. Elle se garda de répondre aux questionnements de sa nièce. Elle n’avait aucune envie particulière. Juste le pressentiment que ce serait l’un des seuls moments qu’elle partagerait avec sa nièce avant de retourner à Accalmie. Elle voulait en profiter, même si pour cela elle devait parcourir le château de bas en haut, trois fois dans la même soirée. Si Neassa avait été des plus renfermées étant enfant, elle s’étonnait de voir le calme extérieur qu’exprimait Cylia. Diplomate, mais pas douée dans les relations familiales, Neassa ne savait pas où commencer pour engager une conversation qui ne s’enverrait pas dans le mur dès le premier contour. Voyant sa nièce la précédé d’un pas énergique, la Lady crut un instant que cette dernière lui faussait compagnie et arrêta ses propres pas. Elle ne souhaitait imposer sa présence à personne. Aimant la franchise par-dessus tout, elle en attendait de la part de sa nièce et l’espérait assez honnête pour décliner l’offre de promenade si l’envie ne lui était pas. Elle comprit sa méprise à l’instant où la jeune fille lui adressa la parole en soupirant. Elle s’avança à grandes enjambées pour, à nouveau, gagner sa hauteur. Elle lui adressa un sourire bienveillant, l’un de ceux agréables qu’elle offrait lorsque le sentiment qui paraissait sur ses lèvres exprimait réellement sa pensée.

« Non, Cylia. Ton père aimait la vie et se battait pour elle. Verser des larmes en son honneur peut être un bien, mais uniquement pour nous. Il n’en retirera aucune fierté. Mais si nous chérissons son souvenir en nous battant nous aussi, c’est la famille que nous ferons perdurer, et non un seul homme. »

Elle venait de simplement abandonner le vouvoiement, ne le jugeant pas adapté à l’honnêteté du moment. Elle ne connaissait pas la profondeur des sentiments qui unissaient Cregan à sa fille. Neassa ne savait même pas si ces mots prononcés étaient la réponse que la petite espérait, et si elle était en mesure de la comprendre. Elle avait répondu plus pour elle-même. Elle avait longtemps chéri ce frère, le deuil ne serait pas aisé. Mais pour sa famille – ses deux familles – elle devait se montrer forte et assumer son rôle sans ressasser le passé. La réaction spontanée qui suivit la réponse fit sourire la plus âgée qui s’en retrouvait bien déconcertée. Inclinant la tête sur le côté, elle ne put retenir un mouvement de tête qui exprimait un rire contenu. Elle ne se moquait nullement de sa nièce. Elle appréciait sa vivacité d’esprit et la capacité qu’elle avait à retrouver son naturel rieur en un rien de temps. Suivant ses pas, elle retint la porte qui barrait l’accès à la chambre des deux gamines. Maintenant la poignée, elle détailla la pièce d’un regard avide de souvenirs. Rien ne changerait à Winterfell tant que des Stark y veilleraient. Elle avait connu cette chambre, à l’époque celle de ses frères. Bien que les nuits venteuses, elle adorait les rejoindre. Elle se rappelait bien des soirées, à l’ombre de la bougie, à écouter siffler le vent à la manière des loups. Apeurant, mais délicieusement énergisant. Et toujours la même rengaine au réveil. Regagner sa chambre avant que la première leçon d’histoire commence et se montrer attentive. Que de difficultés que de suivre pareille étude lorsque la nuit s’était résumée à quelques heures seulement de sommeil. Mais quand le père revenait, flanqué de Cregan, et que ce dernier suivait ses propres enseignements, la partie devenait à nouveau attrayante. Les cours d’escrime avaient donné à Neassa une joie inavouée jusqu’à ce qu’elle accepte définitivement qu’elle ne serait jamais une Lady du Sud.

Regardant sa nièce au travers du décor familier, elle demanda sans feindre la curiosité qui l’animait : « Yelina est ton aînée, n’est-ce pas ? J’ai cru comprendre que vous ne partagiez pas uniquement votre chambre… » Elle ponctua sa phrase par un haussement de sourcil enjoué. Connaissant les liens qui unissaient des frères et sœurs, elle ne pouvait s’imaginer que les deux filles aient pour point communs uniquement cette chambre. S’avançant dans la pièce, comme pour s’imprégner de l’espace, elle fit à nouveau face à sa nièce qui semblait déjà revivre avec plus de ferveur. « La famille compte toujours de nombreux enfants et même si Winterfell compte assez de chambre pour chacun d’entre nous, crois-moi, il est bien plus agréable de partager son territoire avec un aîné surtout quand tu es entourée de frères ! » Elle avait baissé la voix, par confidence. Combien de fois avait elle subit les affronts de ses frères, survivant à ses pièges uniquement grâce au travail d’équipe qu’elle pratiquait avec sa sœur Elora. Que de galopades bruyantes dans les dédales de couloirs. Un plaisir immense. Se redressa à nouveau, Neassa s’avança jusqu’au lit pour y déposer la main droite, comme pour juger de la qualité de la couchette. La même sensation au toucher que dans ses lointains souvenirs. Des sensations refaisaient surface plus que des images. Gignant à nouveau en direction de sa jeune nièce elle demanda sans détour : « Emmène-moi voir les autres ! » Et se rendant compte de sa brusque franchise, elle argumenta : « Ca fait si longtemps, j’ai envie de revoir toutes les pièces, pour garder encore un peu de Winterfell lorsque je retournerai chez moi. » A nouveau, elle ponctua d’un honnête sourire. Son époux était bien le seul à pouvoir se vanter d’en recevoir de pareils. Toujours discrète et distante, Neassa exprimait plus souvent de la courtoisie qu’un véritable intérêt pour les situations qui lui étaient données de côtoyer. Pourtant, en compagnie de Cylia, elle prenait réellement du plaisir, et poussé par l’entrain de sa cadette, elle se laissait à être expressive.



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Message Sam 23 Mar 2013 - 12:55



    Le temps passant, Cylia était moins sur la défensive auprès de sa tante. Neassa Baratheon ne ressemblait pas tant que cela à Cregan et cela permettait à l'enfant d'oublier qu'elle était la soeur du défunt. C'était une chose fort agréable de pouvoir discuter avec quelqu'un qui n'avait pas d'a priori. A Winterfell, Cylia était connue comme l'enfant à la langue bien pendue, n'hésitant pas à en faire à sa tête, à se cacher et à courir pour échapper à une quelconque tâche qu'elle n'aimait pas. C'était un peu une enfant sauvage, pleine de mystère et qui était parfaitement incomprise d'une bonne part de sa famille. On avait tendance à opposer Cylia et Yelina car cette seconde était plus calme, plus douce, plus dociale, également, sans doute. La plupart du temps, Cylia s'en moquait. Mais aujourd'hui, face à cette femme qui n'avait pas cet avis sur elle, la jeune enfant devait avouer qu'elle trouvait ça plus qu'agréable, de ne pas être cataloguée comme une petite sauvageonne qui pouvait s'enfuir à tout moment.

    Oh, certes, si Neassa lui déplaisait, Cylia n'hésiterait pas une seconde à partir loin d'elle. Le seul souci était qu'elle était presque certaine que Neassa, toute Baratheon qu'elle était devenue, devait connaître presque aussi bien qu'elle les méandres de Winterfell. Peut-être même s'était-elle aussi cachée comme Cylia, lorsqu'elle ne supportait plus son frère Cregan, par exemple. C'était là une possibilité. Toutefois, cela ne semblait pas réellement le cas.
    Les paroles que Neassa tint sur son frère furent un doux murmure aux oreilles de Cylia. Oh, se battre, elle voyait très bien ce que c'était. Elle était née fille, au beau milieu d'une fratrie de garçons, dans un château et une contrée difficile. Autour d'elle, tout amenait à la bagarre et à l'endurance. Cylia Stark possédait donc ces qualités. Elle n'était pas du genre à se laisser balloter par les événements, au gré des vents. La jeune femme écouta avec beaucoup de calme sa tante. Mais fort heureusement, cela ne dura pas longtemps. Ainsi donc, Lady Neassa pensait qu'il fallait rendre hommage à feu Lord Stark en continuant ce qu'il avait commencé et en faisant l'honneur de sa famille ? Voilà une vision du deuil qui correspondait plus à la petite Cylia que de pleurer la disparition d'un être qu'elle n'avait jamais compris et ni réellement appris à aimer. Du respect, Cylia pouvait dire qu'elle en avait. Il avait été le Lord des Stark et rien que pour cela, la petite le respectait de tout son être.
    « -Je crois que vous êtes dans le vrai, ma Tante ».

    Maintenant que les choses étaient fixées, Cylia pouvait retrouver son entrain et son enthousiasme. C'est ainsi qu'elle entraîna la Lady Baratheon vers ses appartements. La question de sa tante fit plaisir à Cylia : elle connaissait l'ordre de leur arrivée dans la famille. Sans doute sa mère lui avait-elle annoncé par corbeau, enfant après enfant … Sauf pour Darren le petit dernier. « -Yelina est née un peu plus d'un an avant moi. C'est ma sœur autant que mon amie, vous savez ! ». Effectivement, on voyait mal qui la jeune fille aurait pu prendre en amitié ici, autre que sa sœur. Visiblement, Neassa avait vécu la même chose. « -Vous partagiez votre chambre avec votre sœur également ? ». Curieuse, soudain, Cylia voulait savoir comment était-ce pour Lady Neassa. Elle aurait ainsi certainement des idées pour encore mieux vivre sa vie à Winterfell. Lentement, la jeune fille, bientôt amenée à devenir une feuille, prenait conscience de manière vive qu'elle n'était qu'une génération de Stark parmi tant d'autres.

    Les désirs de cette Tante devenant des réalités, Cylia se plia avec beaucoup de plaisir à l'exercice demandé. D'une voix enjouée, elle lui faisait faire le tour des lieux. Montrant chambre après chambre et citant les noms de ses frères avec une douceur qui n'échapperait pas sans doute à Lady Neassa : l'amour que ressentait Cylia pour ses petits frères, particulièrement pour le petit Darren, encore si jeune, était palpable dans chacun des mots qu'elle prononçait. La litanie des prénoms « -Beron, Jonas, Ronardt, Allan, Rudigar et Darren ». Chaque fois, elle laissait à sa tante le plaisir d'observer les endroits où ils vivaient. Chacun avait sa propre chambre, sans doute, sauf les deux jumeaux.

    Mais désormais, Beron changerait sans doute de chambre. Il était devenu, par la mort prématurée de son père, le Seigneur des lieux. Cylia sentait que ses relations avec Beron ne seraient pas forcément meilleures du fait de cette nouvelle position. Alors que Cylia allait demander à sa Tante ce que cela lui faisait, de voir toutes ces chambres habitées par des enfants, Yelina arriva sur ces entrefaits. Visiblement, elle cherchait Cylia. « -Ah, Cylia, tu es là ! Je me demandais où tu avais pu te cacher ! ». Avisant seulement ensuite sa tante, Yelina rougit subitement et s'excusa platement. « -Pardon, Lady Neassa, je ne vous avais pas vu ! ».

    Tout au bonheur de l'instant avec sa tante, Cylia n'avait aucune envie de s'attarder en politesse et laissa donc sa tante tirer les conclusions qu'il fallait sur les liens entre les deux jeunes filles. « -Lina, je montrais le donjon à notre tante … D'ailleurs, Lady Neassa, vous avez beaucoup d'enfants, vous ? ». Cylia devait avouer qu'elle n'avait pas franchement d'idées sur la question. Il était de notoriété publique que les Stark avaient souvent nombre d'enfants. Mais rien ne disait que les épouses nées Stark en donnent tout autant. Yelina paraissait à côté de Cylia beaucoup plus calme. Tandis que sa sœur allait et venait avec vivacité, elle avait une démarche plus posée. Pourtant, une ressemblance physique les reliait.



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Neassa Baratheon
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Message Mar 26 Mar 2013 - 22:11

Comment décrire ce sentiment, se retrouver chez soi après tant d’années, arpenter des couloirs familiers en courant après une enfant… Lady Neassa, qui avait pourtant enjoint Cylia à ne pas pleurer indéfiniment sur la mort de leur relation commune, ne se comportait pas de la meilleure des façons. Egoïstement, elle s’était précipitée sur cette escapade pour refouler au fond de son cœur la tristesse qui s’était emparée d’elle. En abandonnant ainsi les invités, c’était elle-même qui faisait honte à la famille Stark. Abandonner ainsi sa famille au profit de sa nièce, n’était pas digne de son rang, ni de son éducation. Pourtant, au bon sens de son instinct, elle avait cru avisé de suivre sa nièce. Elle savait qu’il ne lui serait pas donné beaucoup d’autres occasions pour revoir cette branche de sa famille. En quittant ainsi le rassemblement, elle serait pardonnée par son ancien peuple, qui croirait à son habituelle distance face aux représentations publiques. Mais en abandonnant ses neveux et nièces, elle n’aurait eu aucun pardon. Les enfants n’auraient pu comprendre. Elle croyait pourtant que sa démarche ne lui apporterait pas le soutien de tous les enfants de son frère décédé. Si Cylia semblait prendre du plaisir, Neassa ne recevrait probablement pas les mêmes sourires de la part de Beron qui semblait tout destiné à ressembler d’avantage à Cregan.

Suivant Cylia sans se presser, elle laissait se hasarder ses mains sur les murs agréablement chauds de la citadelle de pierre. En fermant les yeux, elle aurait pu s’y retrouver, à l’aube de sa vie de femme. Même si un enthousiasme certain se dessinait sur ses traits fatigués par le voyage, elle restait des plus silencieuses et discrètes. Elle préférait écouter la voix enjouée de sa cadette que de l’interrompre par d’inutiles questions. Se redressant, elle croisa les mains dans son dos, comme pour s’obliger à ne pas toucher – et surtout remettre en ordre – les objets qu’il lui était donné de croiser. Enfant, elle avait pris un malin plaisir à mettre sans- dessus dessous sa propre chambre, mais aujourd’hui, elle ne pouvait supporter le désordre apparent qui semblait régner dans l’une et l’autre des petites pièces. Elle eut un sourire à l’adresse de Cylia, lorsque cette dernière tenta de lui expliquer avec ses mots à elle, ce qu’elle ressentait pour son aînée. Neassa avait toujours préféré son frère et leur relation avait pourtant toujours été celle connue entre chats et chiens, ou devrait-on dire, loups. Jamais son frangin ne lui avait témoigné d’amour, et elle en avait été également incapable, mais les regards complices et les échanges à l’épée en avaient dit bien plus.

« En réalité, nous avions chacun notre chambre. Nous n’étions que quatre. » Elle se pencha en avant, pour poursuivre d’un ton plus bas, à l’intention de sa nièce. « Mais nous passions le plus clair de nos nuits tous réunis dans la chambre de ton oncle Brandon. » Cregan avait été réticent à ses entrevues fraternelles, mais après de nombreux repas à voir son frère et ses deux sœurs parler à messes basses, il avait finalement décidé de participer. Au plus grand plaisir de ses cadets. Si de nuit, ces quatre faisaient bon nombres de fantaisies, de jour, Cregan imposait le silence et l’efficacité de ses cadets, qui se gardaient bien de dire mot à son encontre. Se redressant, elle haussa négligemment les épaules, comme pour s’excuser de ne pouvoir en dire d’avantage sur une quelconque entente qu’elle aurait pu avoir avec son aînée. « J’ai toujours préféré la compagnie de mes frères. Ta tante, Lady Elora Tully, m’est précieuse, et je peux sans mentir la qualifier d’amie. Cependant, nous avions nos différents. Je crois que j’avais des différents avec bien des Stark d’ailleurs, et pas que des Stark… Il m’était plus agréable d’échanger des coups d’épée avec Cregan et Brandon que de me battre en couture avec Elora. » Elle plissa le nez. « J’étais très mauvaise avec les aiguilles. »

A la suite de Cylia, la Lady d’Accalmie arpenta les différentes pièces, indiquant à chaque nom énoncé, d’un signe de tête, qu’elle ferait de son mieux pour s’en souvenir. Elle n’avait toujours eu que des noms à se mettre sous la dent. A chaque naissance, une nouvelle lettre, mais jamais, elle n’avait eu l’occasion de remonter au Nord pour pouvoir voir quelles frimousses étaient définies par tous ces prénoms. Les entendre aujourd’hui lui produisait un effet légèrement différent. Même si ce fut bref, elle avait eu le droit de voir tous ses neveux et nièces au court de la cérémonie. Elle pouvait désormais mettre un visage sous les différents prénoms. Elle eut un sourire espiègle lorsqu’elle se fit la remarque, qu’à nouveau, il y avait sur nombre de fils. C’était pourtant bien juste. Si les femmes du Nord naissaient aussi fortes que leurs frères, il fallait bien des hommes pour assumer les rudes tâches de ces contrées froides. Repoussant la longue tresse de cheveux qui lui était redescendue sur le buste, Neassa se redressa de toute sa taille en voyant arriver gracieusement la jeune Yelina. Les mains jointes au-devant de sa taille, la mère de famille haussa les sourcils. La petite venait tout simplement de la manquer. La tante ne s’offusqua nullement de cet oubli. Un regard en biais à Cylia lui indiqua que ça n’était pas la première fois que sa petite nièce prenait la poudre d’escampette. Masquant un sourire, elle retourna son visage vers Yelina qui s’excusait. Inclinant la tête pour la saluer, elle s’avança de quelque pas pour être plus proche de la nouvelle arrivante.

« Ce n’est rien, Lady Yelina. Je me suis égoïstement emparée de votre sœur pour une balade au gré de mes souvenirs. » D’un geste de la tête, elle enjoignit Yelina à participer à l’aventure. Surprise par la question de Cylia, Neassa se retourna, le front barré d’une ride horizontale. Quoi de plus naturel, après tout, que de vouloir connaître le reste de sa famille. En plus d’un geste négatif de la main droite, la dame argumenta en paroles : « Oh non, Cylia ! Vous n'avez toutes les deux que trois cousins et une cousine portant le nom des Baratheon. » Comme Cylia lui avait poliment rappelé tous les prénoms de sa fratrie, Neassa en fit de même pour ses enfants, comptant par là même leur nombre sur ses doigts. « Il y a sers Harbert, Gareth et Gowen ainsi que lady Charissa. Tous les quatre sont plus âgés que vous deux. Harbert fêtera ses vingt ans, Charissa ses dix-neuf, Gareth ses seize et le petit dernier, Gowen, ses treize ans. » Comme si elle venait de recevoir l’information, Neassa continua en contenant sa joie. « Votre cousin, ser Harbert s’est marié. Et depuis peu, je suis grand-mère. »

Elle avait pourtant été la cadette de Cregan, mais c’était elle qui profitait du luxe de voir grandir ses enfants jusqu’au mariage, et même, jusqu’à la naissance de leur propre enfant. Elle regarda tour à tour Yelina et Cylia, s’attendant à devoir répondre encore à bon nombre de question. Elle aimait cette atmosphère de découverte et ne tairait aucune réponse, si l’information était en sa possession.


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Cylia Stark
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Message Ven 29 Mar 2013 - 12:56



    Cylia Stark avait l'impression, en se baladant avec sa tante, de vivre une époque de liberté. C'était assez fou. Au départ, elle avait craint que cette Tante inconnue ne lui demande clairement de pleurer son père et de se comporter avec la dignité qu'on attendait d'une Stark. Mais heureusement, il n'en était rien. La jeune enfant avait pu prendre ses distances avec toute tentative d'éducation de la part de Neassa Baratheon. Et c'était tant mieux. A dire vrai, même sans père, les enfants Stark auraient encore largement de qui tenir des conseils et des règles de vie. Rien que Lady Larra était un exemple parlant de qui était capable de les discipliner, si besoin. Oh, bien sur, Beron, lui n'aurait sans doute pas droit au même comportement de la part de leur aïeule, qui devrait préserver la façade. Mais malgré tout, Cylia sentait que sa grand-mère n'hésiterait pas maintenant, pas plus qu'autrefois, à dire ce qu'elle pensait de leurs attitudes à tous. Une qualité, d'après Cylia, qui n'aimait pas les faux semblants. On pouvait reprocher à la cadette de Yelina bien des choses, mais pas l'hypocrisie ni la mauvaise foi. Cylia était honnête, envers elle et envers les autres.

    Lady Neassa ne paraissait pas non plus affligée de ne pouvoir rester au repas et de suivre sa nièce. Visiblement, Cylia le sentait, elle prenait plaisir à cette escapade et cette femme qu'on disait discrète et froide n'était visiblement pas seulement cela. La jeune Stark observait son aînée, tandis qu'elle lui présentait l'endroit où ils vivaient, elle et ses frères et soeurs, dans le Donjon. C'était un endroit qu'elle appréciait, certainement par sa chaleur, d'ailleurs, car grâce à un système ô combien ingénieux, les Stark n'avaient pas à souffrir de la froidure du Nord. La continuité des générations était un concept qui plaisait à Cylia.

    Les confidences de sa Tante firent sourire Cylia. Comment, ils se réunissaient, dans la chambre d'Oncle Brandon ? Voilà qui semblait dépasser l'entendement. Cylia ne pouvait imaginer comment cela pouvait se passer. Neassa avait-elle était comme elle, une enfant qui se plaisait à courir, à rire, avec ses frères et soeurs ? Visiblement, pour Neassa, c'était surtout avec ses frères. « -L'épée, Lady Neassa, vraiment ? Comme vous avez eu de la chance ! » . Sautant du coq à l'âne, Cylia continua sur sa lancée. « Mais vous savez, avec Yelina, on pourrait avoir notre propre chambre … On a juste décidé de partager la même après que … ». La pensée du décès de sa mère fit s'assombrir un instant le regard de l'enfant avant qu'elle ne reprenne courageusement. « -Quand notre mère est décédée, on a préféré être toutes les deux. On avait moins … peur, vous comprenez ? ». Yelina comme Cylia avaient eu peur de Cregan et de ses réactions. Cylia savait que sa sœur aînée aurait voulu la protéger des remarques de son père, mais elle n'était pas ne mesure de changer la nature de sa cadette, joyeuse et vive comme le printemps. « -Je crois que je n'aime pas trop les aiguilles … J'essaie pour faire plaisir à Lady Larra, mais sans grand succès, je crois. Yelina est tellement plus douée que moi ! ».

    Lorsqu'on parle de la louve, elle pointe le bout de son museau. Yelina avait donc fait son apparition, sans même se rendre compte qu'elle était en compagnie. Il fallait dire que le timbre de Cylia devait lui être tellement familier qu'elle n'avait pas prêté attention à autre chose. Lina était comme Cylia, un peu fascinée devant cette Tante qu'elles ne connaissaient que si peu et à l'énoncé de leurs cousins, les deux jeunes filles ouvrirent grandes leurs oreilles. Seulement 4 ? Cylia se dit que c'était bien peu et n'hésita pas à le faire remarquer. « -Vous avez eu moins d'enfants que notre mère … Mais plus que Lady Tanzelle ! ». Lady Tanzelle était la belle-mère et la seconde épouse de Cregan. Cylia l'appréciait suffisamment pour ne pas lui chercher de noises. De toute façon, elle n'était pas très envahissante, cette femme. « -Vous êtes déjà grand-mère ? Comment s'appelle le bébé ? Et est-ce que votre fille va se marier bientôt ? ». Les questions se bousculaient dans la bouche de Cylia. Yelina lui tira le bras pour lui faire signe de se calmer un peu, mais visiblement, c'était difficile pour la jeune enfant. « -Vous pensez qu'on les rencontrera un jour, vos enfants, Lady Neassa ? Je veux dire, ce sont quand même nos cousins et on ne les connaît pas vraiment ! ». Cette fois-ci, Yelina lança un petit regard de biais à sa cadette avant de prendre la parole. « -Est-ce que vous aimez les Terres de l'Orage, Lady Neassa ? ». Au cours de leurs leçons, les petites avaient suffisamment appris la géographique de Westeros et les blasons et autres choses importantes des familles de la noblesse, pour savoir que leur Tante habitait dans les Terres de l'Orage, auprès de Lyonel Baratheon. « -Je suis sûre que Lady Neassa ne peut pas préférer les Terres de l'Orage à Winterfell, Yelina, enfin ! C'est tellement … fantastique Winterfell ! ». Encore une fois, Cylia n'avait pas pu retenir sa remarque et Yelina était toute gênée. Sans s'en rendre compte, Cylia attendait les réponses de leur tante.





Dernière édition par Cylia Stark le Ven 12 Avr 2013 - 8:31, édité 1 fois
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Message Mar 9 Avr 2013 - 9:04

Une onde de tristesse traversa, un bref instant tout le corps de Neassa. Mélange indistinct de mélancolie et de douleur. Elle aurait aimé voir son frère une dernière fois, avant qu’il ne passe dans le monde des morts, même si leur relation était bien loin de l’entente fraternelle qui régnait lorsqu’ils étaient enfants. Elle aimait croire qu’elle n’avait rien perdu de son côté Strak, mais elle se devait d’avouer que cela était bien impossible. Avec les années loin du Nord et la compagnie parfois déconcertante et déstabilisante de son époux, elle avait fini par être plus chaleureuse et bien moins rentre dedans. Et c’était probablement ceci qui aurait dérangé Cregan. Lord de la maison, il avait toujours eu un soin particulier à contrôler la moindre interaction de ses cadets. C’était ce qui lui restait le plus de son passé ici d’ailleurs. Neassa continuait à se remémorer les sermons de son aîné à chaque fois qu’elle avait à se présenter en public. Les enseignements de son frère lui avaient toujours été de la plus grande utilité même si sur le moment, ils étaient souvent rabaissant et pas du tout délicats. Aussi rudes que ses attaques à l’épée.

Neassa secoua délicatement la tête de droite à gauche, pour chasser ses idées moroses. Un sourire discret lui étira les lèvres. Elle venait de trouver un sujet intéressant à proposer, et ce bien malgré elle. Elle observa attentivement Yelina et Cylia. Les deux jeunes filles semblaient avoir besoin de sujet de distraction. Jugeant le moment opportun, Neassa attrapa l’une des chaises de la pièce et s’y assit. Mine de rien, les longues journées de voyage et la longue cérémonie de mise en tombeau, n’avaient pas fait que mettre ses sentiments à l’épreuve. A Winterfell, elle passait ses journées à courir, mais dès son mariage, son train de vie était devenu plus posé. Intensément stressant et difficile émotionnellement, mais physiquement, elle s’était accoutumée à une vie bien plus calme qu’ici. Et de par son poste, elle n’en venait à pratiquement plus quitter Accalmie. Rien de déplaisant à cela, mais l’exercice n’était pas suffisant pour qu’elle puisse tenir toute une journée sans prendre le temps de se reposer un instant. Arquant un sourcil, l’air rieur, elle s’adressa à Cylia qui prenait un malin plaisir à mener la discussion.

« A vrai dire, c’était incroyablement éprouvant ! Votre père ne me faisait pas de cadeaux, oh que non ! C’est notre père qui m’a enseigné ce que je sais du maniement de l’épée et de l’arc. Mais mon meilleur adversaire restait sans conteste Lord Cregan. Il ne retenait jamais ses coups. Il avait coutume de dire que c’était ainsi qu’on forgeait la résistance. Et en cela, il avait raison. Père m’apprenait la théorie, mais ses attaques amicales ne me permettaient pas d’être efficace en pratique. D’où l’intérêt d’avoir des frères plus âgés pour vous forger l’âme et le corps. »
Elle ponctua en penchant la tête sur le côté. Ramassant ses pieds sous elle, elle sourit au changement de sujet de sa cadette. Rien de dérangeant là-dedans. Elle y voyait simplement l’habitude de ses propres enfants qui, à l’inverse des adultes, posaient les questions qui les intéressaient et non celles qu’il était donné de poser. Elle fronça, en se rendant compte que le sujet s’était égaré sur un chemin douloureux. Elle n’était pas douée pour les accolades réconfortantes, même si les deux jeunes étaient de sa propre famille. Elle se contenta d’affirmer de la tête, préférant le silence à une excuse mensongère. Se redressant, Neassa accueillit avec plaisir la réplique suivante, tournant un instant le regard sur Yelina, qui restait discrète, même si la conversation semblait tout autant l’intéresser.

« Sachez-le, Lady Larra n’y retire aucun plaisir. Cela reste difficile à croire, mais en grandissant, vous raccommoderez bien des tissus avec cet art. Et pas uniquement celui de vos robes. » En devenant mère de famille, Neassa avait passé des journées à recoudre les vêtements de ses enfants, et avait fini par prendre goût à ce travail qu’elle avait pourtant eu tellement de peine à exécuter. « Il faut le prendre avec enthousiasme ! Plus d’entrain vous mettez à l’ouvrage, plus vite le temps passe et plus vite vous pouvez vous engagez dans une autre activité. » Se penchant en avant, elle continua à l’adresse de Cylia, sur le ton de la confidence. « L’important n’est pas d’être la plus douée, mais de faire du mieux que tu le peux et de toujours achever ce que tu as commencé, Cylia. »

Un léger rire, comme une excuse, échappa à Neassa. Ce n’était pas tant faute d’avoir essayé, mais effectivement, elle avait eu bien moins d’enfants que son frère. C’était peut-être pas plus mal. Elle peinait déjà à gérer les adolescents qu’elle avait encore à son domicile. C’était qu’à la différence des Stark, les petits de Neassa ressemblaient bien plus à leur père. Elle ne détestait pas cela, mais leurs sautes d’humeur devenaient parfois de véritables combats verbaux. Faire régner l’ordre à Accalmie n’avait rien de reposant. Devant le flot de questions que lui envoya Cylia, Neassa leva la main, comme pour la faire taire, sans pour autant l’interrompre. Volontairement, elle choisit de répondre uniquement à la dernière. Elle ne voulait promettre ce qu’elle ne pouvait tenir ainsi elle argumenta sans mentir.

« Winterfell et Accalmie sont bien éloignée, Lady Cylia. Je ne mentirai pas en disant que rien ne me ferait plus plaisir que de voir nos deux familles réunies, mais cela reste fort improbable. Regardez-moi, je suis votre tante et pourtant, en vingt ans, je ne suis revenue à Winterfell qu’en ce funeste jour. Je ne peux promettre que vous puissiez un jour avoir la chance de croiser le reste de la famille Baratheon. » Elle haussa les épaules avant de poursuivre, en voilant un sourire. « Vos cousins et cousine de l’Ouest sont d’un tempérament qu’il n’est pas aisé de contenir à Winterfell. » Elle ne pouvait parler au nom de la famille qui était désormais la sienne mais elle accepta néanmoins d’affirmer la suite. « Mais si, par chance, votre route fait voile près d’Accalmie, soyez-en certaines, ma porte vous sera ouverte, et c’est avec plaisir que je vous accueillerai comme les filles de Lord Cregan. »

Cette tournure, même si pour les petites pouvait être synonyme de promesse éternelle, lui permettait néanmoins une échappatoire. Elle n’espérait que ça ne soit jamais le cas, mais si le Nord et l’Ouest devait être en froid, elle réserverait l’accueil qui s’imposerait aux membres de la famille Stark. L’acte serait douloureux, mais elle devait avant tout fidélité à la maison Baratheon. Haussant un sourcil, Neassa se retourna pour à nouveau faire face à Yelina. Le contraste entre les deux caractères l’amusait. Son nez se fronça, comme si elle s’apprêtait à grogner. « Ce ne sont pas tant les terres que j’aime, mais leur orageux Souverain. » Pourtant, elle avait appris à aimer ce peuple d’adoption autant que le sien, et tentait d’en prendre soin.

« Votre oncle, Lord Lyonel, est un personnage très impressionnant. Je ne lui connais aucune peur et son naturel toujours de bonne humeur suffit à vous faire oublier les tracas de la journée écoulée. Cependant, il est d’un démonstratif excessif, dirons-nous. La franchise ne manquait pas ici, mais j’avoue qu’avant d’arriver à Accalmie, je n’avais jamais entendu des rires traverser les murs d’une demeure. » Un sourire venait d’illuminer son visage. Sans Lyonel, la vie d’Accalmie n’aurait rien d’aussi agréable. « Mais la chaleur ! Et le vent… il y en a à longueur de journée. C’est ce qui est le plus éprouvant. Des maux de tête à ne pouvoir vous en défaire ! Vous ne pouvez pas savoir à quel point le froid qui règne aux alentours de Winterfell est agréable. Mordant, mais agréable. Il permet une lucidité et une efficacité que le chaud, plus au sud, efface. Le froid vous rend actif alors que ce chaud… » Elle porta une main à son arcade en baissant honteusement le front. « Me donnait envie de dormir ! »


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Message Ven 12 Avr 2013 - 8:30



    Cylia et Yelina Stark avaient une jolie complicité, c'était visible dans chacune de leurs paroles. Mais pourtant, elles étaient fort différentes. En voyant leur tante Neassa Baratheon, née Stark, s'asseoir, elles eurent tous deux une réaction différente. Cylia se dit que la sœur de son père avait du connaître une éprouvant voyage et Yelina rougit de honte à l'idée de ne pas avoir proposé à cette membre imminente de leur famille de prendre place et aise comme elle le souhaitait. Cela n'effleura même pas la jeune Cylia, qui, à 12 ans, n'était pas encore tellement concernée par des manières parfaites vis à vis des nombreux invités qui venaient à Winterfell. Elle avait en effet plutôt l'habitude courir et de rire à gorge déployée, pour éviter la présence des inopportuns.

    La jeune fille écouta d'un air rêveur sa Tante. Elle ne parvenait pas à imaginer son père, enfant. Lord Cregan lui avait toujours semblé si froid et si austère qu'elle peinait à le voir comme le compagnon de jeux, fut-il un compagnon exigeant. Un fossé semblait creusé, entre le frère qu'il avait été et le père qu'il était devenu. Si Cylia avait demandé à apprendre le maniement des armes, qu'aurait-il répondu ? La jeune fille regrettait presque de ne pas avoir pousser la provocation quand son père était encore vivant. Mais c'était chose faite et elle ne pourrait jamais revenir en arrière.

    Rejoignant sa Tante, Cylia s'assit sur l'un des sièges, à proximité de la femme d'âge mûre, du moins aux yeux de Cylia, qui était encore si jeune à cette époque. Elle observait Neassa Baratheon comme si elle aurait voulu l'abreuver de questions et de remarques des heures durant. Un doux sourire se peignait sur les lèvres de sa Tante et le sourire de Cylia était lui bien plus flamboyant. Yelina les rejoignit, bien évidemment, mais elle avait plus de réserve. Secouant la tête, Cylia dit avec une énergie qu'on peinait à deviner dans son corps souple comme une liane. « -J'ai tant de mal à imaginer notre Père dans ce rôle, Lady Neassa ... ». Un soupir lui échappa. Mieux valait oublier Cregan et ses années difficiles depuis la mort de son épouse. Laisser les morts là où ils devaient être …

    Cylia se plaignait des exigences de sa grand-mère pour les tâches ménagères et en particulier pour la Couture. C'était un art que Cylia n'appréciait qu'à grand-peine. Elle avait tant de mal à se concentrer sur son aiguille … Et les fils semblaient avoir une vie propre qu'elle ne savait pas contrôler. Du coin de l'oeil, Cylia observa sa sœur, tellement plus douée à ce genre de petits jeux. La remarque de sa tante désarçonna clairement la jeune enfant. Hum, devait-elle vraiment continuer à s'exercer comme le laissait entendre sa Tante ? « -Mais si je ne veux pas me marier, Lady Neassa, je pourrais ne pas connaître la couture ? ». Voilà un échappatoire auquel elle pensait mais dont elle n'avait encore jamais osé s'ouvrir à sa grand-mère. Si elle ne devait pas se marier, elle resterait à Winterfell et alors, personne ne s'agacerait qu'elle ne sache pas coudre …

    Cylia avait posé bien des questions, avec sa vivacité habituelle. Elle peinait à contenir les mots qui se bousculaient dans sa bouche, sans cesse. Elle savait bien qu'elle n'aurait que peu de chances de revoir sa Tante et pourtant, elle l'espérait sincèrement. Créer des liens avec une femme si différente de Lady Tanzelle serait fort agréable. Elle ressemblait un peu plus à Lady Larra, finalement …. Et Cylia vouait une vraie admiration à son aïeule. La réponse de Lady Neassa plut à Cylia qui hocha la tête. « -Nous verrons où la vie nous mène, Lady Neassa, vous avez raison. » Elle eut un grand sourire et ne put s'empêcher de rajouter une remarque assez typique de son caractère. « -Mais ce serait vraiment formidable, n'est-ce-pas ?! ». Cylia appréciait tout de même de rencontrer de nouvelles têtes et elle appréciait sa tante. Il y avait donc des chances pour ses cousins et cousines lui plaisent également.

    La question de Yelina avait visiblement plu à Lady Neassa Baratheon et la réponse qu'elle fit intrigua sincèrement Cylia. Visiblement, elle aimait son époux, les terres de celui-ci. La comparaison de climat fit sourire Cylia. Effectivement, c'était le Sud, où vivait désormais Lady Neassa. Yelina, toujours attentive, posa une question à Lady Neassa avec gentillesse. « -Cela ne fut pas trop difficile les premiers temps ? ». Après tout, cette discussion serait sans doute leur seule occasion, aux deux sœurs, à savoir ce que cela faisait de quitter le Nord pour aller se marier, porter les enfants et respecter un homme qu'on connaissait peu. « -Vous connaissiez bien Lord Lyonel avant votre mariage ? » se risqua Cylia, toujours encline à poser les questions plus indiscrètes.

    Les trois femmes étaient désormais installées dans des fauteuils. Un feu brûlait dans la cheminée et il faisait bon dans cette pièce comme dans la plupart de celles de Winterfell. Cylia et Yelina entouraient leur tante, portant sur elle des regards admiratifs, tantôt sérieux tantôt amusés. Elles savaient que c'était une chance qui ne reviendrait pas de sitôt, que de discuter de cette manière avec la sœur de leur père. Et si cela devait arriver le jour-même de son enterrement, c'était plus un hommage qu'une infidélité à sa mémoire. Cylia savait déjà qu'elle parlerait longuement avec Lady Larra de ce moment. Dès qu'elle le pouvait, elle aimait avoir de longues discussions avec son aïeule qui se révélait généralement de fort bon conseil. Comme elle le disait, elle avait beaucoup vécu et cela lui permettait de beaucoup connaître et savoir. Cylia en était complètement admirative, elle devait bien l'avouer. Mais comme elle l'avait montré plus, son admiration ne parvenait pas à obliger la jeune Lady à s'appliquer sur des travaux qui l'ennuyaient prodigieusement. Lady Neassa avait parlé du rire de Lyonel … Cylia se demanda si elle avait déjà entendu le rire de son père. Mais non, visiblement, cela n'était jamais arrivé. « -Est-ce-que vos enfants aiment autant rire que leurs pères ? ». Cela l'intriguait.



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Neassa Baratheon
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Message Jeu 9 Mai 2013 - 14:57

Du coin de l’œil, Neassa observa ses deux nièces prendre place, elles aussi. Voilà de quoi minimiser un peu le conventionnel de la discussion. Elle sentait sur elle, le regard insistant de sa nièce et se réjouit de cette forte présence. En prenant la direction du Nord, probablement pour la dernière fois pendant de longues années, une boule d’anxiété s’était installée en elle, sans jamais pouvoir la quitter. Elle était partie il y avait si longtemps qu’elle redoutait de retrouver ceux qui avaient été les siens. Sa mère, bien que plus vieille, s’était adoucie et ressemblait assez du souvenir qu’elle avait d’elle. Mais d’après l’expression des deux jeunes filles, le frère n’était plus le même qu’autrefois. Elle l’avait quitté alors qu’il s’approchait de la trentaine. Les responsabilités dûes à son poste l’avait probablement rendu encore plus froid et résistant que la glace et elle ne pouvait lui en vouloir. Elle avait immigré pour les Terres de l’Orage et n’occupait pour ainsi dire que le poste de femme de Seigneur de ces terres. En songeant à l’évolution de son propre caractère, elle se dit qu’il était plus que normal que celui de son frère se soit renforcé. Elle-même, avait pu préserver sa famille entière alors que son aîné avait perdu une épouse. S’il lui venait de perdre Lyonel, son caractère d’antan, reprendrait place et alors elle serait bien plus proche de Cregan de ce qu’elle était aujourd’hui.

Voyant Cylia soupirer, Neassa argumenta en faveur de son frère : « A vrai dire, Cregan et moi avons beaucoup changé. Je l’ai connu homme, vous deux l’avez connues père de famille. Aujourd’hui, vous me voyez comme une mère, comme votre tante. Mais croyez-le, avant de vivre en compagnie de mon époux, mon caractère était comparable à celui que vous me décrivez comme étant propre à Lord Cregan Strak. » Elle s’arrêta un instant avant de reprendre. « Assumez une fonction aussi importante que celle de votre père, demande du caractère. S’il était froid et distant envers vous, ça n’était pas contre vous, mais pour vous. A force d’être constamment obligé de tenir un royaume aussi vaste que le Nord, la famille devient précieuse et il est délicat de l’entretenir. Il vous aimait, à sa manière, et tentait de vous protéger probablement bien plus que vous ne le croyez. » Elle ne tentait pas d’être réconfortante. Mais plus que toutes choses, elle voulait que le souvenir de son frère soit agréable aux deux Stark. Elle ne l’avait pas côtoyé et ne savait à quel point il était invivable. Mais maintenant qu’il avait rejoint les Dieux, elle voulait que sa trace soit positive et ne pas laisser d’empreintes sombres dans l’esprit des deux plus jeunes lui semblait la meilleure chose à faire.

La suite arracha un rire doux à Neassa. La remarque sur le non besoin d’apprendre la couture la faisait sourire de plus belle. Secouant la tête en signe de négation, elle répondit affectueusement à l’intéressée : « Il n’est pas uniquement question de mariage, jeune fille. As-tu l’intention de passer ta vie à quémander de l’aide à autrui ? Certes, la couture n’est pas l’activité la plus agréable et la plus facile à mener à bien, mais elle apprend la patience. Que vous quittiez ou non Winterfell, vous restez des Lady et s’il vous est permis aujourd’hui de jouir du temps comme il vous plait, vous ne pourrez le faire ainsi dans quelques années. Votre frère, Lord Beron, aura besoin de vous. Et de patience, comme de diplomatie, vous aurez besoin. » En se penchant en avant, elle continua à l’adresse de Cylia uniquement. « N’essaye pas de te concentrer sur les fils. Ferme les yeux, et laisse-toi guidé par tes doigts. »

Elle ne répondit pas à la suite. Quant à savoir si les cousins Baratheon pourraient un jour voir les Stark, c’était presque impossible. Couper ainsi l’herbe sous les pieds des deux jeunes filles ne servait strictement à rien et même si Neassa savait au plus profond qu’une rencontre serait plus qu’improbable, elle n’en dit rien. Reportant son attention sur Yelina, Neassa ne put contenir un sourire élargit. Elle dut même se retenir de rire en expliquant ses premiers pas à Accalmie. « A vrai dire, au tout début, c’était agréable. Le climat plus doux, une ambiance festive et chaleureuse, une présence rassurante de la part de Lord Baratheon… ça remonte à loin maintenant mais il me semble que la première semaine a été la plus belle de ma vie. Jusqu’à ce que je réalise que j’allais vivre à Accalmie jusqu’à ma mort, loin du Nord et de ma famille, entourée de gens que je ne connaissais pas. Votre oncle m’a beaucoup soutenue mais il avait des responsabilités et un goût prononcé pour la chasse. Je me suis retrouvée de plus en plus seule dans cette nouvelle maison avec aucun point de repères et l’impression que mes faits et gestes devaient être impeccables sous peine de porter atteinte à mon époux. Mais j’ai trouvé à Accalmie des amis fidèles et des conseillés avisés. Même si cela est difficile, il faut toujours faire de son mieux et ne pas hésiter à demander de l’aide aux autres…Mais avec ma fierté de l’époque, il m’a fallu de longs mois pour oser aborder quelqu’un d’autre que mes dames de compagnies ! » La franchise était la seule chose dont Neassa faisait toujours preuve. Abreuver les plus jeunes d’aspects uniquement positifs n’aurait fait que les dégoûter plus tard du mariage.

A peine eut-elle le temps de répondre qu’une autre question arriva. Elle sentit une émotion profonde gronder dans sa poitrine. Elle ne sut combien de fois elle avait remercié les Dieux de lui permettre d’épouser Lyonel. Il était le seul à voir en elle ce qu’elle était vraiment et même si leurs caractères n’étaient vraiment pas faits pour s’entendre, ils se complétaient. Le regard passionné, elle répondit : « Non. Nous nous étions vu que quelques fois mais… je l’aimais, sincèrement. Encore aujourd’hui, je ne le connais pas entièrement. Notre relation tient de la confiance et du partage plus que de la connaissance. Nos coutumes étaient si différentes qu’imposer à l’un ou à l’autre nos vécus semblait…dérisoire. » Aurait-elle vécu toutes ces années différemment si elle en avait connu plus sur Lyonel ? Probablement pas. Moins elle en savait, mieux elle se portait. Si elle aimait l’entendre parler de ses chasses ou des joutes, elle ne demandait jamais rien du passé. Tout commençait avec leur mariage, le reste était trop intime pour être partagé.

La suite la rendit pensive. Le seul rire qui faisait vibrer son âme était celui de son mari. Pourtant, ses enfants étaient également de bons vivants. Ils étaient joyeux, festives, bagarreurs et aventuriers, comme tous jeunes gens, rien de particulier. « Harbert, Gareth et Gowen tiennent beaucoup de leur père. Charissa par contre, tient plus de moi. La bonne humeur de Lyonel est communicative et tout Accalmie est joyeuse. Cependant, le rire de votre oncle est puissant. Dans la maison, il réchauffe les cœurs, dans des situations difficiles il détend l’atmosphère, lors de conflit il désarme et sur un champ de bataille il déstabilise. » Et c’était ce même rire qui avait eu raison de Neassa bien des fois. C’était même incroyablement inestimable d’avoir en sa possession une personne aussi désarmante que l’Orage Moqueur.


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Message Dim 19 Mai 2013 - 17:33

La journée promettait d’être plus qu’éprouvante, mais du haut de ses treize ans, il lui était demandé de faire face. Elle était, après tout, l’aînée des deux soeurs, même si ce n’était que d’une année. Elle avait donc tenté d’être à la hauteur. Elle avait pris un soin tout particulier à se préparer, alors même que la coquetterie était loin de faire partie de son caractère. Elle avait tout tenté, avec l’aide d’une servante, pour discipliner ses épais cheveux noirs et finit par opter pour une natte aussi serrée que possible, espérant que cela tiendrait. Elle avait tenté toute la journée de se montrer aussi digne que possible de ce que l’on semblait attendre d’elle. Elle observait tous ceux qui se présentaient, proches ou moins proches de son père de son regard grave. Ses yeux verts ressortaient encore plus sur son visage amaigri. Elle avait grandi depuis quelques temps, mais sa féminité tardait à se manifester et elle semblait plus jeune que son âge. Pourtant, elle était l’aînée et elle se devait donc de veiller à ce que Cylia réprime sa nature joyeuse et énergique. Elle savait qu’elle n’était pas réellement triste. Elle non plus n’était pas aussi peinée qu’elle l’aurait dû, elle le sentait parfaitement. Ce qu’elle ressentait à présent n’avait rien de comparable avec la douleur que lui avait infligé la mort de sa mère. Une part d’elle avait presque envie de se laisser aller au soulagement à l’idée que plus jamais elle n’aurait à se cacher de son père. Mais, l’instant d’après, elle avait si honte de telles pensées qu’elle baissait les yeux, mortifiée. Elle aurait aimé pouvoir se dérober à toute cette compagnie et se réfugier dans la bibliothèque, mais elle sentait que ce genre de comportement n’aurait été guère apprécié. Elle était presque femme à présent, elle devait se comporter comme telle.

Ce n’est que plus tard qu’elle constata que sa soeur avait disparu. Elle n’était pas inquiète, elle la connaissait par coeur et elle se doutait qu’elle n’avait pu résister à l’envie de s’échapper pour vadrouiller quelque part. Le temps n’étant guère propice aux promenades, elle supposa qu’elle s’était faufilée à l’intérieur de leur demeure et y pénétra, s’aidant de sa canne pour marcher. Elle parcourut quelques pièces qu’elle savait que Cylia affectionnait tout particulièrement, mais le temps ne fut guère long avant que le son de sa voix parvienne à ses oreilles. Elle monta les escaliers de sa démarche, qui, elle en était sûre, ne tarderait pas à attirer l’attention de sa cadette. Elle se demanda d’ailleurs à qui elle pouvait bien parler. Mais elle avait beau tendre l’oreille aucun autre son ne lui parvenait.
Lorsqu’elle était entrée dans la chambre, elle n’avait vu personne dans un premier, personne que la silhouette de la jeune fille. Ce n’était qu’après lui avoir annoncé qu’elle l’avait cherchée partout qu’elle aperçut la silhouette de sa tante, Lady Neassa Baratheon. Elle la reconnut immédiatement, et se sentit profondément embarrassée, contrairement à Cylia qui ne cessait de parler et semblait bien plus à l’aise. Yelina n’était pas timide pourtant, pas même avec les inconnus, mais elle avait toujours une certaine réserve au départ, d’autant plus avec un membre de sa famille qu’elle n’avait jamais rencontré auparavant. Elle voulait être certaine de ne pas lui manquer d’égard, et malgré le fait qu’il ne soit plus, le regard sévère de son père lui semblait peser encore sur ses frêles épaules. Elle avait beau aimer profondément sa jeune soeur, elle craignait que celle-ci finisse par offenser leur hôte, qui était, après tout, la soeur de leur père et dont le caractère lui ressemblait peut-être.

Mais rapidement, elle fut rassurée : Lady Neassa avait l’air tout à fait aimable, répondant à leurs questions avec intérêt et bienveillance. La jeune fille savait qu’elle avait épousé Lyonel Baratheon et qu’elle était allée vivre sur les Terres de l’Orage. Peu à peu, elle s’enhardit à poser quelques questions sur ce qu’elle pensait de cette région et lui demandant si sa vie là-bas n’avait pas été trop difficile au début. Si Cylia considérait qu’il n’y avait pas d’endroit meilleur que Winterfell, Yelina n’était pas de cet avis. Depuis plusieurs années maintenant, elle avait pris un intérêt tout particulier à l’étude de la géographie. Elle brûlait de poser à sa tante toutes les questions qui lui venaient à l’esprit, mais craignait de se montrer impertinente. Elle aimait la manière dont elle parlait de son époux, ce qui lui offrait une vision plus agréable du mariage que celle qu’elle avait toujours eue. Bien sûr, déjà elle savait qu’il était fort possible qu’elle-même ne se marie jamais, ou même n’en atteigne pas l’âge.

Ayant toujours vécu parmi les siens, elle avait un peu de mal à imaginer la solitude dans laquelle avait pu se trouver une jeune femme fraîchement mariée, découvrant à peine sa nouvelle vie. Elle sentait cependant que Lady Neassa se montrait avec elles d’une franchise qu’elle n’avait jamais connue, surtout pour un sujet comme celui-là. Malheureusement leur mère n’était plus là pour les avertir des inconvénients que pouvait présenter le mariage. Néanmoins, elle ne put s’empêcher de penser que Cylia allait un peu loin dans ses questions et risquait de se montrer indiscrète. Heureusement, leur tante ne sembla nullement s’en offusquer et répondit avec la même franchise qui semblait la caractériser, et dont Yelina espéra qu’elle saurait faire preuve lorsqu’elle-même serait plus âgée.

« Comment trouvez-vous Accalmie ? En quoi est-ce différent de Winterfell ? » Peu à peu, elle s’enhardissait à son tour, dévoilant ce pour quoi elle se passionnait vraiment. Elle savait qu’elle n’aurait peut-être jamais l’occasion de revoir sa tante après ce voyage et désirait mieux connaître l’endroit d’où elle venait, ainsi que sa famille. Elle se demanda ce que cela faisait, entendre le rire d’un père. Elle réfléchit, et ne se rappela pas une seule fois avoir entendu celui de Lord Stark. « Père ne riait jamais... » Ces mots lui avaient échappé, et à peine les eut-elle prononcés qu’elle les regretta et sembla tout simplement mortifiée. « Pardonnez-moi, je ne voulais pas en dire du mal... »
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Cylia Stark
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Message Mer 22 Mai 2013 - 13:27



    Cylia Stark était trop jeune pour comprendre à quel point la vie pouvait faire changer les gens. Elle n'avait que 12 ans – ce qui était certes bien plus que l'âge de raison- et elle ne parvenait pas à imaginer que la vie puisse agir telle la mer sur le rocher, qui use vague après vague, la personne qui en subit les remous. Elle avait perdu enfant une mère et elle perdait désormais un père. Et si ces deux pertes avaient façonné son caractère, Cylia n'avait pas changé du tout au tout, après ces pertes douloureuses. Les paroles de sa tante firent leur chemin dans l'esprit de la Nordienne. Se pouvait-il que la froideur de leur père soit un masque derrière lequel il se cachait afin de pouvoir exercer ses fonctions au mieux ? Une seconde, l'enfant réfléchit à cette possibilité, mais très vite, elle y renonça. Cregan n'avait pas de façade. Il était vraiment froid, vraiment distant et vraiment désagréable. C'était plus facile pour l'enfant de rester sur cette vision de son père, qui lui permettait de lui en vouloir et de ne pas le pleurer. Si elle avait pu penser son père aimant, Cylia aurait beaucoup souffert de ne pas le connaître sous cet angle si elle avait pu l'imaginer ainsi. Elle refusa donc. Mais elle n'en dit pas un mot à sa tante, qui essayait de les convaincre, comme elle le devait à la mémoire de son père. La jeune Stark pouvait comprendre ce qui poussait sa tante à présenter leur père sous un meilleur jour. Néanmoins, il ne fallait pas nier qu'elle avait passé les six dernières années à le fuir de toutes les manières possibles et qu'elle avait ressenti un certain soulagement à son décès, certainement du au fait qu'elle aurait désormais pour tuteur Beron. Si Beron Stark n'était pas le frère auprès de qui elle aimait passer le plus de temps, elle le savait néanmoins homme d'honneur et attentif à elle, d'une certaine manière. Elle lui avait, en quelque sorte, accordé sa confiance. Pas à Cregan Stark.

    La jeune fille avait quémandé l'accord de sa tante, implicitement, pour arrêter de s'intéresser aux travaux d'aiguille si elle ne souhaitait pas se marier, mais la réplique de Neassa fut ferme et claire. Cylia dut reconnaître que sa tante avait raison : elle ne pourrait pas toute sa vie se cacher derrière Yelina quand elle n'avait pas envie de faire quelque chose comme la couture et donner aux autres les tâches qu'elle n'appréciait pas : certaines choses pourraient n'être faites que par elle et elle devrait bien s'y résoudre. La couture, qu'elle n'appréciait pas, lui permettrait alors de s'exercer à une tâche ardue. La remontrance fit son effet car la jeune fille hocha solennellement la tête. « -J'essaierais, Lady Neassa … »

    Décochant un regard à sa sœur, Cylia lui fit ainsi comprendre qu'elle avait prévu de faire amende raisonnable dans les temps à venir. Cela ne durerait sans doute pas éternellement car Cylia avait un esprit vif et agité qui l'amenait à avoir envie de bouger en permanence, ce qui était peu compatible avec les travaux d'aiguille. A moins qu'elle n'invente une danse d'aiguilles, qui lui permettrait de coudre en valsant dans les couloirs du château ? Non, Cylia aurait vite éborgné quelqu'un. Mieux valait qu'elle se force quelque peu.

    Neassa racontait à ses nièces avec franchise son passé et ce qu'elle avait ressenti après son mariage. La façon dont elle parlait de son époux donnait à Cylia l'envie de mieux connaître cet oncle inconnu, mais elle se doutait bien qu'il y avait peu de chances que pareille chose se produise un jour, malheureusement. Voyager ne pouvait se faire pour le plaisir et on ne se rendait pas dans les autres régions de Westeros pour le plaisir de discuter, loin de là.

    Les enfants de Lady Neassa et Lord Lyonel avait visiblement vécu au milieu des rires de leurs parents et Cylia les envia furieusement. Ils avaient un père et une mère, présents, aimants, riants. Ce n'était pas leur cas. Mais elle ne s'attendait pas à la réponse de sa sœur qui parla de leur père. Triste, elle aussi, visiblement, Yelina déplorait ce trait de caractère. La petite main de Cylia vint trouver celle de sa sœur, dans laquelle elle se glissa, pour lui faire comprendre qu'elle était là pour elle. Oui, Cylia Stark ne comptait pas laisser Yelina tomber. Elles étaient là, l'une pour l'autre. « -Ne t'excuse pas, Yelina. Père était ainsi et ce n'est pas médire sur lui que de le reconnaître. Il avait sans doute d'autres qualités que Lord Lyonel n'a pas. ». Elle regarda ensuite sa tante comme si elle la défiait de la contredire sur l'un ou l'autre point de ses propos.

    Déjà, Cylia commençait à avoir du mal à tenir en place. Elle n'avait pas supporté le long repas dans la grande salle, mais désormais, assise à discuter tranquillement, elle ressentait l'envie de bouger, encore et encore, dans le Donjon de Winterfell. Mais elle n'en faisait rien. La présence de Yelina suffisait à avoir un effet apaisant sur la jeune fille. « -Nous rendrons cet endroit aussi chaleureux qu'Accalmie, désormais, Yelina, ne t'inquiète pas ! ». Et Cylia s'en chargerait avec plaisir. Son rire s'écoulerait dans toutes les pièces. Beron n'y verrait sans doute pas d'inconvénient, tant qu'elle se conduisait convenablement, selon ses critères. « Il ne sera pas dit que le Nord ne sait pas se réjouir ! ». Pourtant, il était bien connu que plus on avançait dans le Nord et plus les gens étaient compassés, sérieux, presque mornes. Cylia était-elle l'exception qui confirmait la règle ? Peut-être. En tout cas, elle prenait un malin plaisir à s'amuser de toutes les manières possibles et elle avait le sourire autant que le rire facile, allant parfois jusqu'à avoir des fous rires, quand elle était seule avec Yelina, une fois la porte de leur chambre refermée. C'était si bon, d'avoir une sœur avec qui partageait ses secrets, ses rires, ses joies et ses peines. Voilà une chose dont elle pouvait remercier son père : la fratrie qui était la leur.



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Neassa Baratheon
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Message Dim 26 Mai 2013 - 17:22

Comme si la fatigue venait soudainement de s’abattre sur ses épaules, Neassa laissa délicatement son dos prendre appui sur le dossier de la chaise. Elle avait l’impression que des heures s’étaient écoulées depuis sa venue et ne pouvait dire quand cette journée prendrait fin. Elle ne pouvait nier adorer le moment présent, à laisser filer le temps en compagnie de ses deux jeunes nièces, sans ne penser à rien d’autre qu’à cette discussion simple et sans retenue. Lady de la maison Baratheon, elle avait appris à passer de nombreuses journées aux côtés de son époux, à écouter en silence. Chacune de leur parole était analysée et le moindre mot de travers pouvait devenir criminel le lendemain. Parler librement, n’était désormais possible qu’en privé, et là encore, fallait-il que seuls son époux et Mestre Robert soient présent pour que la discussion soit parfaitement confidentielle. L’apparente transparence de cette entrevue lui apaisait l’âme, même si les thèmes abordés n’étaient pas toujours heureux.

Comme happée par un souvenir, elle se perdit dans ses pensées. D’un œil neutre, nullement critique, elle observa les deux jeunes filles. Cylia se contenait, mais son visage trahissait un besoin de liberté sauvage. Pouvait-elle blâmer un louveteau de penser aux étendues vierges ? Non. Elle connaissait le sentiment qui envahissait la plus jeune pour l’avoir côtoyé bien des fois par le passé. Si elle semblait sage et accueillante aujourd’hui, c’était uniquement par vieillesse. En détournant le regard, Neassa remarqua pour la première fois, à quel point le corps de Yelina paraissait fragile. Elle n’aurait su dire si cette particularité ne lui était pas apparue plutôt parce qu’elle était prise dans la discussion ou si la lumière de la pièce avait soudainement changé, accentuant les traits des deux jeunes. Elle n’avait échangé que de brèves lettres avec sa mère qui résidait toujours ici. A chaque fois, elles n’étaient qu’excuses pour annoncer une nouvelle naissance, un mariage, un décès. Si Lady Stark lui avait fait part de la fragilité physique de sa nièce, elle avouait ne pas en avoir pris note. Concentrée en premier lieu sur ses propres enfants en bonne santé, elle ne s’était pas inquiétée d’avantage du destin de ses neveux et nièces. Elle connaissait suffisamment le Nord pour savoir que ce dernier ne faisait pas de cadeaux et égoïstement, elle se sentait soulagée que l’enfant fragile soit celui de son frère et non le sien. Baissant les yeux, troublée par de pareilles pensées, elle redressa la tête lorsque Yelina lui adressa timidement une question. Une question qui n’avait rien de compliqué en soit, mais qui la fit réfléchir. Accalmie… comment je la trouve ?... ai-je jamais regardé ce lieu séparément de ce qu’il représentait pour lui…. Elle était restée silencieuse plusieurs minutes. Haussant les sourcils comme par surprise, elle regarda alternativement les deux filles avant de reprendre la discussion comme si rien ne l’avait interrompue.

« Ma foi, en dehors du climat qui n’est en rien comparable à celui que nous connaissons ici… la forteresse est encore plus impressionnante que Winterfell. Mais là encore, je ne crois pas que la comparaison soit applicable ! » Elle bougea dans son siège pour se redresser. Des mains, elle tentait de compléter son explication pour que les deux plus jeunes puissent plus facilement s’imaginer l’aspect d’Accalmie. « Cette forteresse, selon la légende, a été bâtie pour défier les dieux eux-mêmes. D’ailleurs, elle serait aussi résistante grâce à l’intervention de l’un de nos ancêtres Stark. Mais là n’est pas le plus spectaculaire. Cette Lady de pierre affronte une mer agitée et des vents violents sans même prendre une ride. Ses murs sont gigantesques ! Je ne saurais dire leur hauteur ni même l’épaisseur qu’ils peuvent bien avoir, mais une fois à l’intérieur, la rage du vent ne ressemble qu’à un murmure à peine audible. On se croirait dans une gigantesque tour ronde, un donjon démesuré. Mais Accalmie n’a rien d’une prison, pas pour moi. » Elle se tourna vers Yelina qui avait posé la question. « Je ne peux pas répondre à ta question en affirmant que je trouve la forteresse agréable ou belle ou que sais-je encore. J’aime cet endroit pour ce qu’il représente plus que pour son architecture ou son histoire. Je me répète, je le sais. Mais si Accalmie n’était pas le refuge, le siège de la maison Baratheon, de Lord Lyonel, je l’aurais probablement en horreur. » Elle ne ponctua pas sa phrase par un sourire amical. Elle était des plus sérieuses et l’espace d’un instant, sa froideur d’autant se lisait sur son visage.

Elle s’enfonça à nouveau dans son siège pas si confortable. La discussion revenait à nouveau sur le sujet délicat qu’était Cregan. Elle ne pouvait prendre position et elle le savait. Sa vision était biaisée par les années d’enfance qu’elle avait partagées avec son frère et qui, avec le temps, étaient devenues trop idéalisées pour être proches de la vérité. Cylia répondit avant qu’elle ne sache quoi faire. Elle accepta ce geste en silence, la remerciant intérieurement d’être intervenue. La suite fit sourire Neassa qui trouva un contre argument et en fit part aux deux jeunes. « Oh que oui ! Votre oncle prend un malin plaisir à n’en faire qu’à sa tête. Il a beau être suzerain des Terres de l’Orage, il lui arrive de favoriser une partie de chasse aux affaires. Mais étonnement, il sait toujours jusqu’où il peut aller avant de dépasser les limites qui feraient flancher sa crédibilité… » Elle s’était inquiétée bien des fois de son apparent détachement lors de situations critiques avant de comprendre qu’en cela résidait son plus grand atout. La jovialité de Cylia fit rire Neassa qui ne chercha pas à contenir sa bonne humeur. L’atmosphère était contagieuse.

Comme si tout avait été dit, Neassa se pencha sur le côté où se trouvait Cylia. « Ne m’avais-tu pas parlé de la bibliothèque ? » Elle ne savait si le déplacement plairait à Yelina. Mais cette pièce semblait avoir entendu assez de confidences pour aujourd’hui. Et même si le trajet l’avait épuisée, Neassa n’avait rien contre une petite escapade pour se détendre les jambes. Comme si elle réfléchissait, elle porta sa main à son front avant de s’adresser aux deux filles toujours attentives. « Ou nous pourrions profiter d’un peu d’air glacial… cela fait trop longtemps que je n’ai plus connu le froid du Nord et je n’ai pas spécialement eu le temps d’en profiter durant le voyage. Si cela vous dit, sortir un instant me ferait du bien. » Elle n’était plus aussi jeune qu’autrefois pour passer des nuits entières à la fenêtre, grande ouverte, juste entourée par une simple couverture. Non, aujourd’hui elle s’était habituée – mal habituée – au confort chaleureux d’Accalmie et le froid lui semblait plus mordant que par le passé. Mais profiter un peu de l’air nocturne en compagnie des deux plus jeunes lui permettrait de se donner de la force pour les jours à venir. Elle savait que le retour serait encore plus éprouvant que l’aller. Son cœur serait lourd et l’impatiente de retrouver Accalmie serait plus que palpable.


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Message Ven 7 Juin 2013 - 14:12

Yelina n’avait jamais connu son père que dur, froid, parfois emporté. Elle n’était pas certaine au fond qu’il ait un jour éprouvé une réelle affection à son égard, elle qui était si fragile, si frêle et maladive, et aujourd’hui boiteuse. Du haut de ses treize ans, il ne lui était jamais réellement venu à l’esprit qu’il puisse avoir autrefois été différent. Et pourtant, Lady Neassa semblait en dresser un portrait bien différent de celui qu’elle avait toujours connu, au point qu’elle en venait presque à se demander s’il s’agissait de la même personne. D’aussi loin qu’elle se souvienne, elle avait toujours eu peur de lui. Pourtant, il était son père, elle savait qu’elle aurait dû le pleurer au moins intérieurement, comme elle l’avait fait pour sa mère. Elle en venait à haïr cette pointe de soulagement qu’elle ne pouvait s’empêcher de ressentir, mais qu’elle aurait tant souhaité pouvoir écraser, de tout son poids jusqu’à ce qu’il s’éteigne. Rien à faire : la graine était là, vigoureuse et elle devait avoir l’air de porter le deuil quand en vérité, elle ne se sentait pas vraiment en deuil. Le maître, le seigneur manquerait à Winterfell, mais le père manquerait-il aux enfants ? A ses fils, peut-être, mais à ses filles, rien ne pouvait être moins sûr. Elle savait qu’il en était de même pour Cylia. Elles avaient beau être aussi différentes que l’eau et le feu, elles s’étaient toujours tout confié, y compris ce qu’elles pouvaient éprouver à l’encontre de leur père. Pourtant, quelque part, il lui était rassurant de penser que son père avait autrefois été un autre homme. Sans doute ne comprendrait-elle jamais vraiment ce qui l’avait fait changer, du moins, pas avant longtemps, elle regrettait seulement de ne pas avoir pu le connaître avant, ainsi que le décrivait sa tante. Elle décida que si elle ne pouvait pleurer Lord Cregan Stark tel qu’elle l’avait connu, elle pourrait néanmoins pleurer celui qu’il avait été, cette image qu’elle ne pouvait que se figurer en pensée, et cela allégea un peu son coeur.

Un sourire s’esquissa sur ses lèvres. Ce discours de sa jeune soeur, elle aurait pu le répéter par coeur tant elle était habituée à l’entendre. Cylia était moins conciliante qu’elle, moins patiente, et elle devait bien avouer qu’elle lui enviait cette force de caractère. Yelina n’avait jamais pris de plaisir non plus aux travaux d’aiguille, elle ne les aimait pas davantage que sa cadette et préférait largement les éviter, elle avait appris uniquement parce qu’elle le devait. Ainsi, cela lui permettait de passer d’autant plus de temps à faire d’autres choses. Elle ne put s’empêcher d’arborer un air malicieux, sachant pertinemment que sa jeune soeur risquait de ne pas tenir très longtemps cette résolution. Malheureusement, si la fillette se mariait un jour, nul ne serait apte à travailler l’aiguille à sa place.

Les récits de Lady Neassa avait de quoi la passionner. Entendre quelqu’un parler des Terres de l’Orage, quelqu’un qui y vivait réellement, était bien différent que d’en lire la description dans d’épais volumes. Elle enviait sa famille, elle enviait ce qui devait être leurs journées, les rires qui les peuplaient, des rires auxquels elle n’avait jamais eu droit. Sans Cylia, son quotidien eut été bien sombre et il lui suffisait de la regarder pour s’en rendre compte. Elle laissa échapper un léger rire face à cet enthousiasme si juvénile. « Oui, c’est fort probable. » Malheureusement, elle doutait qu’ils constituent un jour une famille unie et chaleureuse, principalement à cause de la manière dont tous avaient été élevés, de manière à ce que les garçons côtoient les filles le moins possible. A présent, c’était comme si un mur les séparait, et s’il y avait espoir que cela change pour les plus jeunes, pour les aînés elle craignait bien que ce soit peine perdue.

Elle écouta avec le plus grand intérêt la description de la forteresse et les explications de sa tante à ce sujet, se promettant de les garder en mémoire pour les réécrire plus tard afin de s’en souvenir. « Incroyable, comme j’aimerais la voir de mes yeux ! » L’enthousiasme de Yelina parvenait à faire oublier sa faiblesse physique et son manque de beauté, en particulier lorsqu’il s’exprimait ainsi, faisant briller ses yeux verts d’un éclat tout particulier. Lady Neassa lui redonnait un peu d’espoir, l’espoir qu’un mariage pouvait être heureux, comme le sien avec son oncle semblait l’être. Elle osait espérer que si un jour elle se trouvait amenée à se marier, elle aurait au moins une petite chance de connaître le bonheur matrimonial. Les femmes avaient si peu de perspectives que cela l’effrayait parfois, car elle réalisait que son destin ne dépendrait jamais d’elle, mais de ce que l’on déciderait pour elle.

Elle sentait que Cylia avait de plus en plus de mal à tenir en place et même elle, alors même qu’elle souffrait de son handicap avait du mal à demeurer immobile trop longtemps. Elle avait beau être plus calme, elle n’en était pas moins une Stark et les espaces du Nord étaient les lieux qu’elle préférait. Aussi, lorsque leur tante leur proposa de changer de lieu, la jeune fille se redressa. « Je connais la bibliothèque par coeur, je peux vous la montrer si vous le désirez. » Néanmoins, elle commençait à avoir chaud, comme le montrait les deux tâches rouges qui apparaissaient sur ses joues pâles et elle connaissait suffisamment sa soeur pour savoir qu’elle ne rechignerait jamais contre le fait de se promener au grand air. Elle-même sentait que l’air glacial lui ferait le plus grand bien, elle en avait assez de demeurer confinée. « Ce sera avec plaisir Lady Neassa, nous pouvons tout à fait aller dehors, j’imagine que cela doit vous rappeler bien des souvenirs. » Encore un peu impressionnée par sa tante, elle n’osait pas vraiment indiquer sa propre préférence, bien que les traits de son visage parlent pour elle. Elle jeta un coup d’oeil vers sa jeune soeur, qui, elle le savait, serait très probablement bien plus démonstrative qu’elle concernant ce qu’elle souhaitait réellement.

Spoiler:
 
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Cylia Stark
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Message Mer 12 Juin 2013 - 17:56





    Elle buvait littéralement les paroles de Neassa Baratheon. Lady Baratheon donnait à Cylia la bouffée d'air que la petite fille souhaitait vivement depuis qu'elle était enfant. Elle avait toujours été bien plus fantasque et moins bien contrôlable que sa soeur aînée. Pourquoi ? Elle n'aurait su le dire. Souvent, il lui arrivait, une fois la nuit arrivée, de se demander pourquoi elle était si différente de sa soeur. Pourquoi elle se sentait incapable de rester en place et de broder toute la journée. Pourquoi elle avait le courage de fuir quand Yelina restait. Pourquoi, pourquoi, pourquoi … Encore et encore bien des questions dont elle ne savait plus que faire, malheureusement.

    Neassa lui donnait à voir un monde qu'elle imaginait difficilement, auparavant. Le Nord était déjà si vaste que Cylia avait déjà bien du mal à le connaître correctement … Alors l'histoire de la forteresse d'Accalmie. La jeune fille essayait de créer dans son esprit l'image qui était décrite par Lady Baratheon. Cette dernière avait une manière de penser qui lui était propre et qui ne déplaisait pas à Cylia. Elle aimait les personnes qui l'entouraient et cela rendait pour elle son entourage géographique agréable. C'était extrêmement innovant comme vision, pour Cylia. Si elle avait eu l'occasion de voyager plus, elle aurait sans doute plus facilement compris cette explication de la part de sa tante. 

    La description de Lord Lyonel était aussi très intéressante pour Cylia. Elle avait autour d'elle des hommes plutôt austères: son père, son frère aîné. Et elle avait toujours pensé qu'ils l'étaient car leurs devoirs le leur commandaient. Mais visiblement, ce n'était pas le cas. La jeune fille comprenait donc que le caractère d'un homme ne dépendait absolument pas de ses fonctions. C'était plus complexe que cela … Etrangement, cela la rassurait. Elle n'était donc pas nécessairement une mauvaise fille, avec son caractère quelque peu agité, elle était tout simplement différente. Peut-être que comme Lord Lyonel, elle saurait savoir où s'arrêter, quand elle serait plus âgé ? En tout cas, la jeune fille voyait dans cette discussion une porte de sortie pour ses craintes.

    Visiblement, Lady Neassa souhaitait bouger et cela plut immédiatement à Cylia, dont un large sourire vint éclairer le visage. Oh oui, elle ne voyait aucun inconvénient à aller à la bibliothèque ou même dehors. Hochant vivement la tête, elle fit comprendre à sa tante que cela lui convenait tout à fait.

    Yelina avait l'air ravie à l'idée de montrer à sa tante la bibliothèque. Les deux sœurs appréciaient cet endroit depuis toujours, elles y passaient beaucoup de temps. C'était pour elle un véritable plaisir que de s'y asseoir pour découvrir ce qu'elle recelait. Oh, elles faisaient très attention à ce qu'elles faisaient, par peur d’abîmer les manuscrits rares qu'elle abritait. Néanmoins, l'air frais leur ferait sans doute du bien à toutes les trois. Neassa Baratheon avait formulé cette demande en dernier et Cylia en conclut que c'était ce qui lui était venu au dernier moment. Une dernière idée, souvent celle qu'on préférait.


    Se levant de son siège, Cylia remit en place sa robe, qui avait été froissée par la façon dont elle s'était assise. « -Sortons, alors ! Je ne doute pas du froid qui règne dehors, à cette heure, mais vous avez raison, cela nous revigora. Personnellement, j'en ai bien besoin … ! ». Elle prit la main de sa sœur, assise, à côté d'elle, pour l'aider à se lever. Oh, elle ne doutait pas que Yelina en soit capable, son geste était de pure gentillesse et de pure attention pour sa sœur. Prenant avec Yelina la tête des opérations, elle sortit de la pièce où elles étaient installées. « -Lady Neassa, souhaitez-vous aller dans un endroit particulier ? Peut-être le Bois Sacré ? ». Si c'était ce que voulait leur tante, Cylia et Yelina accepteraient très certainement avec plaisir. Les trois femmes prenaient la direction de la sortie, tandis que le repas battait son plein. Regardant par une fenêtre, Cylia se rendit compte de sa proposition. « -Oh, il fait si sombre déjà … Je crains que ce ne soit pas une idée fabuleuse que je viens d'avoir. Yelina, tu as une meilleure idée? ». Lâchant la main de sa sœur qu'elle avait confusément gardé dans la sienne quelques secondes, Cylia se précipita à la fenêtre pour regarder dehors. Il faisait bien sombre, effectivement, ce serait donc compliqué de se rendre au Bois Sacré. « -Qu'en pensez- vous, Lady Neassa ? » Désignant le paysage qu'on voyait à peine par la fenêtre, Cylia interrogea sa tante sur la procédure à suivre. D'une main, elle tapotait sur le rebord de la fenêtre, signe extérieur de son impatience toujours présente.


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Neassa Baratheon
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Message Jeu 25 Juil 2013 - 20:18

Voyant les deux jeunes louves accepter la proposition avec un entrain sans borne, Neassa sourit de plus belle. En parcourant la distance entre Acclamie et Winterfell, elle s’était imaginé bien des choses. Si la tristesse avait été la plus prenante au début du voyage, l’inquiétude avait rapidement pris le dessus. Neassa avait peur. Mais de quoi ? De revoir sa mère après si longtemps ? D’arpenter à nouveau les couloirs qu’elle avait parcouru au galop pendant son enfance ? De ne croiser ici que des visages connus dans ses souvenirs ? Non, c’était quelque chose de tout autre. Elle avait peur de déplaire, tout simplement. Et c’était bien la première fois. Lyonel le premier aurait pu témoigner pour dire à quel point son épouse s’en fichait pas bien mal des regards extérieurs. Et pourtant, c’était sa principale inquiétude en prenant le Nord. Elle savait qu’elle n’avait désormais de Stark que les origines, mais elle ne voulait en aucun cas paraître comme une étrangère aux yeux de ce qui lui restait de la famille nordienne. Mais étonnement, être étrangère avait un grand avantage ; elle pouvait parler d’un sujet dont les plus jeunes ignoraient tout. Elle était heureuse désormais d’avoir évité toutes sortes de questions sur ce qui adviendrait de Winterfell, ou sur ce qu’elles devaient désormais faire. Neassa n’en avait pas la moindre idée. Même si elle voulait de tout cœur aider les deux jeunes filles, elle serait tout bonnement incapable de leur mentir. La discussion aurait donc tôt fait de s’orienter sur un sentier glissant et très encombré.

Et encore une fois, ce chemin avait été écarté. Peut-être à cause de la perche gigantesque que tendait Neassa, sentant le sujet arriver à sa fin et trop de sentiments s’immiscer dans la discussion. Mais c’était probablement un tout, qui avait permis ce virement de situation. Si la Lady s’était un instant inquiétée pour Yelina, elle l’oublia bien vite. Elle savait sa santé fragile mais se convient finalement que le mieux n’était pas de le lui faire remarquer et de tout simplement agir comme à l’ordinaire. « Hé bien, c’est la première fois que je reçois une unanimité pareille avec une proposition aussi … ma foi, bienvenue ! » La Lady sursauta en voyant la plus jeune des deux se lever avec entrain. Elle avait eu l’habitude de ce genre de comportement avec ses propres fils, mais elle ne s’était pas encore faite totalement au charisme surprenant de Cylia. Pas qu’elle n’aimait pas ce côté, mais sa propre expérience ou celle de sa fille avait été bien plus calme en comparaison.  Voyant Cylia prendre les devants aux côtés de Yelina, Neassa se leva à son tour. Suivant l’entrain de la première, elle se leva énergiquement, laissant redescendre sa robe sur toute la longueur, sans y prendre plus de précaution. Un air joyeux sur le visage, elle leurs emboîta le pas avant de répondre à l’interrogation de la jeune louve. « Oh, hum, sincèrement Cylia, je n’ai pas de préférence, du moment que c’est à l’extérieur. » Et c’était véridique. Etrangement, elle avait l’impression que se retrouver confrontée aux dieux de son enfance n’était pas une idée florissante. Elle aurait volontiers répondu qu’elle voulait simplement sentir l’odeur du vent froid, écouter son chant criard et laisser le froid lui mordre la peau, comme par le passé. Mais même si elle était en présence de ses deux nièces – qui ne cracheraient probablement pas mot de l’histoire – elle ne pouvait se permettre de rester indéfiniment à l’écart de ce qui se passait en bas.

Suivant du regard Cylia, elle comprit effectivement que l’heure était plus que tardive, et que la sortie devenait presque insensée. A contre cœur, elle répondit sur un ton d’excuse : «Il fait véritablement très sombre. Même si l’idée de me promener ne m’effraie pas, elle est déraisonnable. Nous devrions plutôt faire un détour, par les écuries par exemple, et revenir à l’intérieur. »  Certaine que la proposition de secours serait aussi la bienvenue elle prit les devants, reconnaissant soudainement le chemin qu’il fallait emprunter pour se rendre aux côtés des bêtes qui somnolaient paisiblement.

Si son pas était pressé, il se fit presque traînassant lorsqu’elle découvrit l’alignée de boxes. La mélancolie reprenait le dessus. D’une respiration longue, elle en chassa le souvenir. Elle ne le fit pas pour ses nièces, mais pour elle-même. Si elle n’arrivait pas à calmer ses émotions, elle ne parviendrait pas à se consoler de la perte de son frère. Et le voyage du retour serait interminable. Elle ne pouvait imposer à Lyonel un retour larmoyant et dépressif. Haussant sèchement les épaules, elle relança la discussion, se rendant compte qu’elle s’était tue pendant plusieurs minutes et qu’elle n’avait même pas prêté attention aux paroles des deux filles.  « Je me souviens de mes premiers cours d’équitation… je ne devrais même pas les appeler ainsi ! Oh l’horreur ! Je ne m’en souviens qu’en mal. J’arrivai à peine à la hauteur du poney qu’on mettait à ma disposition, et ce dernier prenait un malin plaisir à me ridiculiser. Même ici ! A peine la brosse sortait de son écrin qu’il me bousculait, marchait sur les pieds, me tournait le dos… Votre grand-père avait pour coutume de dire que c’était la faute de mon caractère. Qu’avec les chevaux, le mensonge n’était pas permis et que seule la confiance mutuelle permettait d’avancer. Et à cette époque, je n’avais confiance en personne, pas même en moi. Ce poney, je voulais qu’il fasse ce que je lui demande, un point c’est tout. Je crois bien que ce n’est que des années plus tard que j’ai pu me trouver à l’aise en sa compagnie, et véritablement parler de monter à cheval. …»  En disant cela, elle s’était éloignée de l’allée principale pour rejoindre l’un des enclos. Une simple chaine en métal entravait la gigantesque porte et retenait ainsi l’animal. Ce dernier était blanc comme neige. Son naseau était tellement clair qu’il virait au rose, tout comme le contour de ses yeux, entièrement bleu. Elle tendit sa main pour le laisser y glisser son nez chaud. N’y décelant aucune trace de nourriture, il se détourna en secouant sa large tête et s’en retourna à ses occupations. Pensive, elle ne retient pas un sourire.  C’était ironique, de voir à quel point ce qu’elle détestait le plus pendant son enfance avait fini par lui être plus qu’agréable. De la maisonnée, elle était probablement celle qui avait le plus changé, et heureusement, dans le bon sens. Elle préférait néanmoins dire qu’elle avait fini par évoluer.


Toujours silencieuse, elle baissa les yeux sur les jeunes filles qu’elle avait volontairement trainées ici, sans raison apparentes. «  Je crains qu’il ne soit temps pour moi de retourner au festin. On excusera bien aimablement votre absence, mais Lady Baratheon se doit de faire honneur à son ancienne maison. » Un sourire d’excuse. Elle n’était pas désolée de devoir les quitter, elle était navrée de ne pas avoir été là avant, de les connaître si peu et de disparaître si rapidement de leur quotidien. C’était peut-être mieux ainsi. Elles n’en garderaient qu’un souvenir que Neassa espérait positif, et finiraient par se croiser qu’à d’éventuels tournois.  Routine, à qui personne n’échappait. Faire durer éternellement cette discussion n’était pas le meilleur moyen de tisser des liens. Elles allaient toutes les trois retomber fatalement sur le sujet du défunt père et les avis divergents seraient délicats. « Sans rougir, je peux affirmer savoir retourner à la salle principale. Je ne vous empêcherai pas de m’y accompagner. Mais ne tardez pas, toutes les deux. La journée fut longue pour tout le monde et demain vous devrez en affronter une plus rude encore. » Elle ne se voulait pas imposante mais son rôle de mère l’empêchait de laisser les deux jeunes traîner des heures durant dans les couloirs de la forteresse. « Sachez que je ne vous oublierais pas. Je le réalise maintenant. Sans votre amicale présence, la soirée m’aurait été insupportable. J’ai quitté très tôt votre père et pourtant, il occupait une place bien insoupçonnée au sein de mon cœur. A votre manière, vous m’avez toutes deux réconfortées. Je vous en serai à jamais reconnaissante. »  Pour appuyer ses propos, elle se pencha en avant, en une digne révérence. C’était trop pompeux pour la situation, mais elle ne savait comment faire autrement. Elle tendit ses deux mains à l’adresse des deux jeunes. Elles n’étaient plus des petites filles de cinq ans, et s’était probablement Neassa qui avait le plus besoin d’affection en ce moment, mais elle savait que le geste ne serait pas rejeté, du moins elle l’espérait.


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Message Dim 4 Aoû 2013 - 10:43



    Cylia était sincèrement étonnée du tour que prenait les événements. Quand elle avait appris le décès de son père, la jeune fille avait ressenti un immense soulagement et également une grande honte de se réjouir d'une telle chose. Le décès d'un géniteur n'aurait jamais du être accompagné de cet irrespect qui était le sein … et pourtant, la jeune fille l'avait ressenti avec une force terrible, ce sentiment de délivrance. Toutefois, jamais elle n'aurait cru que la journée de l'enterrement de ce père avec qui elle avait eu tant de difficultés n'apporterait à Cylia Stark le plaisir de connaître une Tante aussi intéressante que cette Neassa, née Stark et devenue Baratheon par la force des choses. La demoiselle appréciait très sincèrement ce contact qui était devenu agréable au fur et à mesure de la discussion. De plus, bien entourée par sa douce soeur, Cylia appréciait considérablement le moment. Yelina était pour elle plus qu'un modèle, elle était la douceur et la tranquillité, qui donnait à Cylia un apaisement que rien d'autre ne lui procurait.

    La Tante des deux filles n'était pas encore habituée au caractère impétueux de la jeune Cylia, mais c'était chose compréhensible. Peu était les Lady avec le caractère fougueux de la jeune damoiselle. Elle savait que ses tantes et sa grand-mère espérait qu'elle s'adoucirait et s'assagirait avec le temps. Elle-même pensait que ce côté plein de vie la protégeait des difficultés et elle n'avait aucune envie de devenir une douce donzelle. Yelina représentait très bien ce côté de la famille, Cylia considérait qu'elle pouvait rester telle qu'elle avait été faite par la naissance et par sa vie. Pleine de bonne volonté, la jeune fille s'était donc dépêchée de se lever pour aller faire un tour à l'extérieur des pièces bien chauffées du château grâce à des procédés ingénieux.

    Malheureusement, et même si la jeune fille était pleine de volonté, sa tante, plus âgée, était l'adulte de la situation et le temps et la nuit qui se couchait la pousser à ne pas sortir. C'était compréhensible, mais pour la seconde fille Stark, ce fut une vraie déception. Sa petite bouche se tordit dans une moue attristée tandis qu'elle cherchait le réconfort dans le regard de Yelina. Néanmoins, la Tante eut la très bonne idée de passer par les écuries et un nouveau grand sourire vint poindre sur les lèvres de la petite demoiselle. « -Ce sera parfait ma Tante ! Quelle bonne idée vous avez là, Lady Baratheon ! ». Cylia jeta toutefois un regard vers sa sœur aîné, se demandant si celle-ci n'aurait pas d'appréhension à se rendre aux écuries. Il sembla fort heureusement à Cylia qu'elle arborait un visage serein et elles purent donc suivre leur Tante avec entrain.

    Les récits de Lady Neassa étaient toujours agréables à Cylia et elle buvait littéralement les paroles de la jeune femme, tandis qu'elle prenait plaisir à raconter des anecdotes de son enfance. Finalement, leur Tante n'avait pas toujours été une parfaite Lady. Cela rassura Cylia, qui avait l'impression qu'elle décevait constamment sa famille. Mais de fait, Lady Neassa semblait la preuve qu'on pouvait, malgré un tempérament certain, devenir une bonne épouse et une aussi bonne mère.

    « -Je n'arrive pas à vous imaginer avec ce caractère, Lady Neassa ! Vous paraissez si calme, si sereine ! ». La jeune fille n'avait pas pu s'empêcher de s'écrier ces quelques mots. Elle en parlerait à Lady Lara, pour lui expliquer qu'elle-même n'était pas un cas désespéré. Sa grand-mère lui parlait peu de ses autres enfants et Cylia se rendait compte qu'elle avait envie d'en apprendre plus sur l'enfance de ses oncles et tantes … Voire de celle de son père. Peut-être arriverait-elle à lui pardonner certaines choses ensuite ? Ce n'était qu'une idée en l'air, pour le moment, mais cela pourrait évoluer à l'avenir. Cylia n'hésitait pas à s'approcher des animaux dans leur box et à les caresser avec précaution, tandis que sa Tante déambulait elle aussi.
    Finalement, Lady Neassa expliqua qu'elle devait retourner au Festin. Cylia se raidit, espérant qu'on ne lui demanderait pas d'y retourner, une nouvelle fois. Mais fort heureusement, sa Tante ne semblait pas dans ses dispositions et la jeune fille put respirer à nouveau. Les doux mots de la jeune femme lui firent plaisir et Cylia et Yelina échangèrent un doux regard, apaisées toutes deux. « -Bonne soirée à vous, Lady Neassa. Nous avons été ravies de vous rencontrer et nous espérons vous revoir vite ». C'était sincère. Mais seule la vie leur dirait si ce vœu pourrait être respecté à l'avenir. Les deux sœurs finirent par rentrer dans leur chambre, un endroit où elles n'étaient que deux et où tout pouvait se dire.



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Le départ d'un frère, la rencontre d'une nièce [Neassa, 200]

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