AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Le goût des négociations surpassera-t-il leur résultat ? [Bryn] 210

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Chevalier
avatar

Lorant Trant
Chevalier

Général *
♦ Missives : 101
♦ Missives Aventure : 48
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 03/10/2012
♦ Célébrité : Josh Dallas
♦ Copyright : Lothar
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Cylia Stark, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 27 ans
♦ Mariage : Fiancé à Bryn Penrose
♦ Liens Utiles : Fiche de Lorant Trant
Voyages et aventures de Lorant Trant
Aptitudes de Lorant Trant
Exploits du Trant


Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
189/500  (189/500)


Message Mer 6 Mar 2013 - 19:46



    Le chemin était encore long jusqu'aux Parchemins pour Lorant Trant et ceux qui l'accompagnaient. L'héritier des Trant avait pour mission de se rendre chez les Penrose, qui habitaient, bien qu'eux aussi dans les Terres de l'orage, à des jours de distance des Trant. Cependant, Lorant, toujours désireux de servir avec honneur sa famille n'avait même pas tiqué lorsque son père lui avait enjoint de se mettre en route. Lorant était un jeune chevalier de 25 ans, avide d'expériences de toute sorte mais pourtant suffisamment respectueux de l'ordre établi pour ne pas chercher à se rebeller contre la vie qui l'attendait, au service de sa Maison, qu'il chérissait tendrement.

    C'était d'ailleurs dans cet esprit de sacrifice et de devoir que Lorant allait à la rencontre de la famille Penrose, dans l'objectif d'y négocier une alliance matrimoniale. Ce n'était pas franchement la joie au coeur que le jeune homme s'y rendait pour cet aspect là, car il connaissait le caractère de celle qui deviendrait sa proomise si les échanges étaient fructueux.

    Un aspect bien plus sympathique du voyage, cependant, concernait le fait que Lorant allait pouvoir revoir un de ses amis les plus proches, Jon, le frère de la fameuse Bryn qui deviendrait peut-être sa femme, d'ici quelques années. Elle était encore jeune et Lorant n'avait pas spécialement envie d'une femme-enfant et préférait une femme qui saurait l'épauler et devenir un appui plutôt qu'un poids. A terme, il en était sûr, le caractère de Bryn deviendrait un atout pour elle. Mais il fallait qu'elle comprenne qu'un peu de discipline ne faisait jamais de mal …

    Le temps semblait parfois long, au cours du voyage. Et même si Lorant appréciait de se rendre aux Parchemins, il n'aurait pas fait ce périple plusieurs fois l'an. Cela dura 6 jours. Le vent fouettait allégremment la troupe de cavaliers. Ils n'étaient guère nombreux, quatre ou cinq, dont Lorant et son frère, Théodan, qui l'accompagnait. Othell Trant avait jugé qu'il était bien temps pour son second fils de se déplacer dans Westeros et d'apprendre l'art des négociations auprès de son frère aîné.

    La relation qui existait dans la fratrie Trant entre les deux frères n'étaient pas conflictuelle. Ils avaient la chance de ne pas se sentir trop en compétition et le sens du devoir de Lorant surplombait tout le reste: il avait à charge son frère et sa soeu, jugeait-il … Cela devait paraître étouffant à Théodan, parfois, mais sans doute réussissait-il à pardonner à Lorant son attitude quelque peu trop autoritaire. Le voyage, en tout cas, c'était plutôt bien passé, malgré les averses assez fréquentes qui les avaient arrosés tout le long du périple.

    Ils étaient d'ailleurs en vue des Parchemins, qu'on apercevait déjà, lorsque le Ciel décida une fois encore de s'en prendre à eux. Le toit du château était pourtant bien en vue et visible par sa couleur blanche, si étonnante. Les chevaliers commencèrent alors l'ascension vers le château des Penrose, malgré la pluie qui rendait la roche et la terre glissante. Prudent, Lorant donna à la troupe l'ordre de ralentir. Ils mirent ainsi plus du double du temps nécessaire avant d'attendre enfin la Cour du château de cette famille amie.

    Mettant pied à terre, Lorant chercha du regard ses hôtes. Il savait qu'il était attendu car son père avait correspondu avec celui de Jon et Bryn préalablement à son arrivée et Lorant avait lui-même adressé un corbeau à Jon pour le prévenir personnellement de sa venue. Sans aucun doute, le jeune homme allait avoir la chance d'être rapidement mis à l'abri de la pluie par les Penrose et cette idée même lui mettait le sourire aux lèvres.

    La pluie, d'ailleurs, commençait à ralentir, comme si, la coquine, n'avait décidé de n'arriver que pour détruire les rêves de Lorant d'arriver digne devant le château des Parchemins. Trempé, il n'en perdait pas sa prestance totalement, mais il devait bien avouer qu'il aurait préféré à ne pas avoir à remonter sans cesse sa chevelure qui du fait des pluies pendait lamentablement. Ses vêtements, eux-même, qui si ils étaient des vêtements de voyage, étaient tout de même censés montrer le rang des Trant, ne laissaient plus voir qu'un tissu mouillé sous la lourde cape qu'il portait.

    Le froid, même si il n'était pas âpre, était suffisamment présent pour que Lorant s'en apercoive et ne frissonne légèrement. Il jeta un oeil à son frère, Théodan, puis, laissant à ses hommes qui l'accompagnaient, le soin des chevaux, Lorant pénétra dans le château des Penrose, ô combien gêné de sa tenue. Etait-ce un bon présage ? On disait que les mariages pluvieux …

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Bryn Penrose
Noble

Général
Dame des Parchemins et Rat de Bibliothèque

"A reader lives a thousand lives before he dies. The man who never reads lives only one."

♦ Missives : 488
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 27
♦ Date de Naissance : 01/03/1990
♦ Arrivée à Westeros : 29/08/2012
♦ Célébrité : Mia Wasikowska
♦ Copyright : me
♦ Doublons : Seamus Ouestrelin, Logan Grafton
♦ Age du Personnage : 17 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Villevieille, Bief
♦ Liens Utiles :
♦️ Fiche
♦️ RP et Liens
♦️ Résumé
♦️ Aptitudes
♦️ Succès
♦️ Histoire des Penrose
♦️ Seamus
♦️ Logan

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
216/500  (216/500)


Message Dim 10 Mar 2013 - 10:21

Jon

Les Parchemins ; château à l’aura incandescente mais délicate, demeure splendide dont la magnificence était tout à fait époustouflante ; et enfin, foyer de la maison Penrose, famille quelque peu fière notamment de son érudition ainsi que de son patrimoine littéraire. Jon serait content, on pourrait même dire heureux d’être l’hériter d’une telle demeure, si l’ombre de ses trois frères aînés n’avait assombri la tâche qui lui incubait à présent. Le souvenir de Duncan, Liam et Timothy pesait inlassablement la conscience du jeune homme qui avait souvent l’impression de trahir ses modèles fraternels en affirmant être le successeur de Lord Henry Penrose. Bien que la petite sœur du vaillant chevalier comblait son cœur de joie et de bonheur, la mort des frères avait laissé un large creux dans son âme...

Jon émit un profond soupir comme s’il cherchait à se débarrasser de ses sombres songes. Il était assis à son bureau, le menton appuyé sur les doigts entrecroisés de ses mains et fixait d’un regard vitreux un coin de sa chambre spacieuse. L’idée de promettre sa sœur à un autre homme avait immanquablement éveillé en lui les portraits de ses aînés. Bryn était la seule personne qui lui restait et il avait eu beaucoup de mal à accepter les projets de sa famille à l’égard de la petite Plume. Il s’agit de Lorant. S’était-il constamment répété. Lorant est un homme de confiance, quelqu’un de bien et de fidèle ainsi qu’un incroyable ami. Le jeune Trant s’occupera certainement bien de la jeune Penrose, il n’y avait aucun doute à ce sujet... Le souci était de l’annoncer à Bryn.
Il se souvenait encore de la première entrevue entre sa sœur et son meilleur ami ; ils semblaient se comprendre, bien qu’il lui avait également parut que les deux jeunes gens s’étaient querellés plus d’une fois. Jon ne pouvait qu’espérer qu’ils trouveront l’un pour l’autre l’amour qu’il avait toujours promis à la petite Bryn. Celle-ci, contrairement aux autres nobles dames, avait un esprit particulièrement revêche et saltimbanque et avait développé un esprit très autonome et par la même occasion une personnalité quelque peu égoïste dans la mesure où elle souhaitait être sa propre maîtresse. C’était malheureusement une perspective impossible pour quelqu’un comme Lady Bryn Penrose, puisqu’elle était venue au monde en tant que l’unique fille de Lord Henry, et avait dès lors un Devoir à accomplir ; c’est-à-dire faire l’objet d’un mariage avantageux.
Elle-même devait en être consciente, mais son âme rêveuse divaguait constamment à la recherche d’aventures et d’histoires farfelues. C’était comme si le petit Rat de Bibliothèque refusait de grandir, mais nourrissait malgré tout un caractère très mature et clairvoyant. C’était probablement pour qu’elle ne commette un acte irréparable que les Penrose avaient décidé d’effectuer les négociations avant de l’annoncer à la petite Bryn. Ce n’était certes pas très honorable, mais c’était nécessaire.
« Ser ?... Ser Jon ? la voix le tira soudainement de ses pensées. Il sursauta, puis riva les yeux vers la porte où se tenait un servant à l’air inquiet.
_Oui ?
_Ser Lorant, fils de Lord Othell Trant vient d’arriver. »
Jon acquiesça d’un signe de tête puis resta encore quelques instants assis jusqu’à ce que le servant disparaisse. Enfin, il quitta son bureau pour jeter un coup d’œil par la fenêtre d’où il avait une merveille vue sur la cour qui s’étendait devant le château. Les Trant étaient mouillés jusqu’aux os, et le jeune héritier venait juste de descendre de cheval. Le rideau de pluie couvrait l’horizon d’un voile grisâtre et impénétrable. Seuls les murs écarlates des Parchemins perçaient à travers cet écran opaque.
Le fils de Lord Penrose quitta immédiatement sa chambre, s’empara d’une chemise sur son passage, dévala les escaliers, puis courut à travers quelques couloirs avant de passer par la salle des fêtes qui était directement liée au hall d’entrée. Il arriva au même instant où Lorant traversa le magnifique portail en chêne qui se dressait au devant du château. Le cœur du chevalier bondit à la vue de son ami et il ouvrit grand les bras en signe de bienvenue.
« Lorant ! Vieux bougre, comment vas-tu ?! il s’avança vers l’intéressé, puis le pris dans ses bras dans un geste fraternel avant d’enfin se détacher de l’emprise, T’as pris l’eau, dis moi ! plaisanta-t-il, un large sourire lui étirant le visage. Voyant l’expression quelque peu gênée du jeune Trant, Jon ne put s’empêcher d’éclater de rire, La pluie te va bien, Lorant. N’aie crainte, si mes souvenirs sont bons, Bryn t’as déjà aperçu trempé de la tête aux pieds. le souvenir de sa petite sœur vidant tout une carafe d’eau sur le pauvre Trant l’obligea à éclater de rire de nouveau, En plus... Jon s’approcha un peu de son ami, puis ajouta plus bas, Mariage pluvieux, mariage heureux, l’ami ! »
Enfin, il s’avança vers Theodan pour le saluer à son tour avec la naturelle chaleur qu’on lui connaissait si bien. Pour finir, le chevalier lui tapota gentiment l’épaule de Lorant, Aller, viens. J’imagine que je peux te prêter une autre chemise. »

Ainsi, Jon mena son cher ami jusqu’à sa propre chambre. C’était l’occasion idéale afin de discuter de leurs projets de façon plus libre avant de débattre avec Lord Henry et Lady Enola. Cette entrevue sera certainement plus stricte et difficile, et le vaillant chevalier ne pourra poser les questions qui lui taraudaient l’esprit en présence de ses parents.
« J’espère que ton voyage ne fut pas trop exhaustif, parce que mon père espère te parler sur le champ. annonça-t-il en ouvrant son armoire, C’est pour ça que je préfère discuter seul avec toi quelques instants. Plusieurs vêtements tombèrent par terre alors qu’il fouillait sauvagement dans ses affaires, Bryn n’est pas au courant pour l’alliance. Sa voix s’était soudainement faite plus grave et sérieuse, Et mon père préfère que cela reste ainsi. Jon se retourna, puis tendit quelques habits à son ami. Maintenant, étant le frère aimant que je suis, je me vois obligé de te demander : Qu’éprouves-tu à l’idée d’épouser ma sœur ? »
L’hériter de Lord Penrose avait posé la question sur un ton profondément sincère. Il était nécessaire qu’il sache la vérité.


Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Lorant Trant
Chevalier

Général *
♦ Missives : 101
♦ Missives Aventure : 48
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 03/10/2012
♦ Célébrité : Josh Dallas
♦ Copyright : Lothar
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Cylia Stark, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 27 ans
♦ Mariage : Fiancé à Bryn Penrose
♦ Liens Utiles : Fiche de Lorant Trant
Voyages et aventures de Lorant Trant
Aptitudes de Lorant Trant
Exploits du Trant


Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
189/500  (189/500)


Message Dim 10 Mar 2013 - 19:30



    Le long voyage le menant aux Parchemins venait de s'achever, mais Lorant savait bien qu'il n'était qu'au début de ce périple, car il lui faudrait ensuite batailler avec les parents de Jon et Bryn afin de négocier ce mariage dans les meilleures conditions. Il n'avait aucune idée, encore, des exigences qui seraient celles de son futur beau-père -du moins si tout se passait bien. Ses propres parents l'engageaient vivement à suivre cette voie car Bryn était l'unique fille du Seigneur des Parchemins et en ce sens, il n'y avait aucun doute qu'il gâterait sa fille à l'occasion de son mariage. Mais Bryn Penrose n'avait rien d'une demoiselle de bonne famille traditionnelle, bien au contraire. C'est pourquoi le jeune homme avait été préoccupé tout le long du voyage. Il devait avouer qu'il aimait bien Bryn, mais c'était une femme qui bousculait bien trop tous les principes qu'il pensait avoir depuis des années pour qu'il puisse accepter sereinement de la prendre pour femme. Des tas de choses devraient être mises au point, il n'en doutait pas. La question était surtout de savoir comment il allait s'y prendre afin que les choses soient claires et limpides pour la jeune fille fantasque qu'elle était.

    Toutefois, le visage de Lorant s'éclaira quand il vit Jon arriver devant lui. L'étreinte fraternelle de son ami le rassura. Il ne s'était pas trompé en venant ici. Jon serait un incroyable soutien, il en était sur. Guidé par l'amour qu'il avait pour sa soeur, il saurait être de bon conseil pour Lorant. Le sourire du jeune homme ne le quitta plus, malgré la pluie qui avait complètement détrempé ses vêtements. L'allusion de son ami, cependant, à l'histoire qui lui était arrivé quelques années plus tôt ne lui fit guère plaisir. Oui, Bryn s'était montrée incroyablement … vive à l'époque. Avait-elle changé ? Même un tout petit peu ? Serait-elle toujours aussi indisciplinée ? Lorant Trant espérait bien que ce ne serait plus le cas car il n'aurait pas la patience, jour après jour, de discipliner une petite sauvageonne … Enfin, si il le fallait. Peut-être Alys pourrait-elle l'aider, elle aussi ?

    Tandis que son ami saluait Theodan, Lorant eut un frisson, dû autant au froid qu'à la situation. Qu'allait-il se passer entre ses murs ? Lorant suivit son ami à travers les couloirs afin de se retrouver dans la chambre de celui-ci. Tandis qu'il se déshabillait pour mettre des vêtements secs, Lorant écoutait ce que son ami avait à lui dire. Visiblement, le père de Jon voulait lui parler et le plus vite possible. Lorant assimila l'information et hocha la tête. « - Ce sera comme le veut ton père ! ». Du moins pour l'organisation des négociations … Ensuite, les modalités du mariage, Lorant espérait bien avoir son mot à dire. Si il était là, c'est qu'il entendait effectivement donner un jour positif à cette idée. Malgré tout, rien n'était fait !

    Bryn n'était pas au courant ? Lorant sentit un fossé s'ouvrir sous lui. Cela allait être considérablement difficile pour lui d'être aux Parchemins, proche de sa fiancée, si elle n'était pas au courant de cet état de fait. Et c'était quelque chose qu'elle lui reprocherait très certainement. Lorant accusa le coup. Il fallait qu'il réfléchisse. Effectivement, la jeune effrontée pouvait bien tout faire pour refuser ce mariage, mais en fin de compte, Lorant savait qu'elle devrait plier … Malgré tout, il n'avait aucune envie de subir tout ce qui se passerait avant qu'elle ne cède. Toutefois, visiblement, lord Penrose ne changerait pas d'avis et Jon lui donnait raison. « -Vous êtes sûrs que c'est la meilleure solution, que de la laisser dans l'ignorance ? Elle risque de ne pas apprécier du tout, Jon, tu le sais autant que moi ! ».

    Il ne le dit pas, mais Lorant savait très bien que ce serait à lui de réparer les pots cassés, ensuite. A son grand damn. La question qui suivit le laissa quelque peu perplexe. Que pensait-il de ce mariage ? Lorant se laissa une seconde pour reprendre ses esprits. « -Ce ne sera pas facile, Jon … Tu sais bien que les écarts de conduite de Bryn me laissent perplexe. Mais … Je suis certaine qu'elle saura s'amender, avec l'âge et que notre mariage saura fonctionner comme il se doit ! ». Il n'était pas amoureux et ne ferait pas l'injure à son ami de lui faire croire. Epouser Bryn serait son devoir. «-Je suis un homme d'honneur, Jon, tu le sais, et je ferais tout ce qu'il est en mon possible pour mon épouse. ». Lorant n'était pas de ce genre d'hommes infidèles et laissant leur épouse seule des mois durant. Dans la mesure du possible, il essaierait d'être présent, autant pour Bryn que pour leurs futurs enfants. Par les Sept, des enfants … Le mariage, cela voulait dire cela également. Tant de choses s'ouvraient devant ses yeux, soudain. « -Ma réponse te convient-elle ? ».

    Lorant était maintenant habillé. Il ne put s'empêcher de se demander ce que serait sa vie, marié à Bryn Penrose, devenue Bryn Trant. Cela sonnait bien. Mais il n'était pas sûr de penser cela d'ici quelques minutes. « -Je ne sais pas comment je vais pouvoir n'en rien dire à Bryn ...Tu t'en doutes, Jon, cela va être particulièrement compliqué … ». Oui, il ne s'était toujours pas fait à cette idée. Mais nul doute qu'il n'aurait aucun autre choix. C'était visiblement l'idée de Lord Penrose et il devrait s'incliner. Cela ne l'empêchait pas d'exorciser sa crainte en se répétant auprès de son ami.

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Bryn Penrose
Noble

Général
Dame des Parchemins et Rat de Bibliothèque

"A reader lives a thousand lives before he dies. The man who never reads lives only one."

♦ Missives : 488
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 27
♦ Date de Naissance : 01/03/1990
♦ Arrivée à Westeros : 29/08/2012
♦ Célébrité : Mia Wasikowska
♦ Copyright : me
♦ Doublons : Seamus Ouestrelin, Logan Grafton
♦ Age du Personnage : 17 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Villevieille, Bief
♦ Liens Utiles :
♦️ Fiche
♦️ RP et Liens
♦️ Résumé
♦️ Aptitudes
♦️ Succès
♦️ Histoire des Penrose
♦️ Seamus
♦️ Logan

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
216/500  (216/500)


Message Mar 12 Mar 2013 - 17:15

Jon

Jon s’avança vers la fenêtre qui se dressait derrière son bureau, puis s’adossa à l’un des murs qui l’encadrait afin de cacher l’inquiétude qui pouvait se lire sur son visage. Quand il parvint enfin à ravaler sa peine, il se retourna vers son ami qui était en train de se changer.
La réponse de Lorant ne put empêcher le jeune chevalier d’afficher une expression attristée : Le jeune Trant été un homme d’honneur, quelqu’un qui mettait son Devoir avant ses propres désirs. Rien à faire à part espérer que sa sœur et son meilleur ami parviennent à trouver leur Bonheur, mais une telle perspective devenait de plus en plus improbable. Le grand souci était que la petite Penrose et le vaillant Lorant étaient terriblement différents, pour ne pas dire totalement opposés. L’une était rêveuse, insubordonnée et passionnée alors que l’autre était quelqu’un de terre à terre, de réaliste et d’incroyablement digne.
« Oh, Lorant, si tu épouses Bryn ton mariage ne risque pas d’être un long fleuve tranquille. Il tenta de cacher sa grimace en faisant mine de se frotter la joue gauche de sa main droite, mais sans grand succès, Ce sera davantage comme une farouche tempête ou un lunatique raz-de-marée... Le regard que Lorant lui jeta le fit éclater de rire, Si tu espérais que Bryn ait changé depuis votre dernière rencontre, tu te trompes grandement. Elle est encore plus têtue et obstinée qu’auparavant... Elle vient de relire Les Merveilles de l’Homme de Lomas Grandpas et rêve de parcourir les routes valyriennes et d’y trouver un œuf de dragon afin de le faire éclore avec “du feu et du sang” si j’ai bien compris. »
Jon sourit, les yeux perdus dans la contemplation des gouttes de pluie s’éclatant contre la fenêtre de sa chambre. Ce qu’il s’ennuiera quand sa sœur ne sera plus en train de rôder dans les couloirs des Parchemins !
« Je suis vraiment désolé de te mettre dans une posture aussi délicate. Nous avons nous-mêmes pesé le pour et le contre et sommes arrivés à la conclusion suivante : imagines ce que Bryn pourrait faire si elle apprenait que son père a finalement décidé d’offrir sa main alors qu’il lui avait si longtemps promis autonomie et liberté. le teint de sa voix s’était fait sérieux, non sans une pointe de sagesse, Bryn est capable de tout et n’importe quoi. A ce que je sache, elle serait même prête à s’enfuir et se terrer dans un coin perdu des Sept Couronnes... La vie de privilèges et de noblesse ne lui manquera point. Il fit une pause, avant de river vers Lorant un regard à la fois ferme mais tourmenté, L’union devra rester secrète aussi longtemps que possible. Crois moi, je préfèrerais qu’il en soit autrement. »
La porte s’ouvrit soudainement, laissant place au jeune page de Lord Henry. Le garçon affichait un regard à la fois perplexe et mal à l’aise ; probablement venait-il d’être l’objet de la colère de Lady Enola.
« Ser Jon ? Lady Enola et Lord Henry désirent vous voir immédiatement. »

Le bureau de Lord Penrose était une pièce magnifique au plafond arrondi et soutenu par des arcs richement décorés et entre lesquels avait été érigés de grandioses fenêtres qui éclairaient l’espace depuis l’Est et donnaient par la même occasion une vue magistrale sur le Détroit. Le mur Ouest était entièrement couvert d’une longue étagère en chêne où étaient disposés un nombre incalculable de livres. La dernière partie était scellée avec une vitre derrière laquelle le Seigneur des Parchemins conservaient ses plus précieux manuscrits. Au bout de la salle était accrochée une énorme tapisserie où était représentée Ser William Penrose en train de combattre Ser Owen, dit “le rapace”. Devant l’incroyable œuvre avait été disposé le bureau de Lord Henry. Celui-ci était toutefois debout, contemplant le grand globe de Westeros placé devant l’une des larges fenêtres, et tenant dans sa main droite un verre d’eau-de-vie. Quant à Lady Enola, elle était patiemment assise sur un joli fauteuil disposé non loin du bureau de son époux.
Mari et femme se retournèrent à l’unisson lorsque le page fit son entrée, suivi de Jon puis de Lorant.
« Ser Lorant, quel plaisir de vous avoir parmi nous. Lord Penrose s’avança vers son invité et lui secoua la main avec fermeté.
_Heureuse d’enfin faire votre connaissance. » ajouta Lady Enola qui s’était levée de son fauteuil mais maintenait malgré cela une certaine distance.
« Tu peux nous laisser Barristan. dit le seigneur au jeune page. Le garçon s’empressa de disparaître avant de fermer la porte derrière lui en claquant, Je m’excuse sincèrement de devoir ainsi vous presser, mais quand Bryn apprendra que vous êtes arrivé aux Parchemins elle courra à votre recherche. Pour l’instant, elle se trouve aux alentours du château, mais la soudaine pluie l’aura obligée à faire demi-tour. Nous n’avons donc que très peu de temps... »
Lord Henry retourna vers le fond de la pièce, puis présenta au jeune Trant et à son fils les deux chaises disposées en face de son bureau. Enfin, il remplit deux verres de la même eau-de-vie qu’il était en train de déguster, puis tendit les verres à Jon et son invité.
« Votre père et moi n’avons que brièvement discuté de cette alliance. J’imagine qu’il vous en aura confié davantage qu’à moi. Le seigneur s’installa confortablement sur son siège, Je me doute que vous ne nourrissez aucune passion ni d’importants sentiments envers ma fille. Autrefois, j’aurais d’emblée refusé une telle alliance, mais mon épouse m’a convaincu du contraire. »
En l’an 207, une première alliance avait été organisée entre Lady Bryn et Eldon Rogers. Malgré l’importance de la maison d’Amberly, Lord Henry avait subitement mis fin aux négociations. Tout le monde ignorait les raisons de cette subite décision et le départ des Penrose n’avait pas manqué de prendre plus d’une personne au dépourvu.
« Bryn ne peut se permettre de vivre indéfiniment dans sa petite bulle. Elle doit également commettre des sacrifices pour le bien de sa famille. » le ton qu’employait Lady Enola était froid et cassant.
Le mépris qu’elle éprouvait pour sa fille avait nourrit ragots et potins, traversant ainsi les moindre recoins des Terres de l’Orage ; rares étaient ceux qui n’avaient pas entendu parler de cette étrange rivalité familiale... Jon s’en désolait. Son cœur se voyait quelques fois déchiré entre sa mère et sa sœur et il ne savait souvent pas quel parti il devait prendre. Malgré cela, il parvenait souvent à calmer les esprits et mettre un terme aux disputes grâce à son habile éloquence et délicatesse considérable.
« Une telle alliance ne sera pas sans avantages, que ce soit pour les Trant ou les Penrose. ajouta la Dame d’un ton suave tout en adressant un regard prometteur à Ser Lorant.
_Quoi qu’il en soit, interrompit Lord Henry, Sachez que nous sommes honorés d’avoir reçu une telle proposition. La maison Trant est, sans aucun doute, une famille prestigieuse. J’aimerais que nous discutions des conditions ou instructions que vous a données Lord Othell. »


Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Lorant Trant
Chevalier

Général *
♦ Missives : 101
♦ Missives Aventure : 48
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 03/10/2012
♦ Célébrité : Josh Dallas
♦ Copyright : Lothar
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Cylia Stark, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 27 ans
♦ Mariage : Fiancé à Bryn Penrose
♦ Liens Utiles : Fiche de Lorant Trant
Voyages et aventures de Lorant Trant
Aptitudes de Lorant Trant
Exploits du Trant


Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
189/500  (189/500)


Message Mer 13 Mar 2013 - 19:59



    Jon n'avait pas franchement l'air plus confiant que Lorant dans les chances d'avoir un mariage stable et tranquille si jamais il prenait Bryn Penrose pour épouse. Le jeune homme se dit que même si le frère de sa possible promise lui garantissait des jours difficiles, il valait mieux qu'il se fasse une raison. Visiblement, Bryn Penrose n'avait en rien changé et Lorant pouvait tout de suite oublier ses espoirs de la voir transformée en une jeune femme ô combien convenable.

    Effectivement, le regard de Lorant était quelque peu accusateur. Par les Sept, pourquoi sa fiancée n'avait-elle pas été reprise en main ? Jamais le jeune homme n'aurait accepté un pareil comportement de la part de sa soeur, et ses parents ne l'auraient pas souhaité. Certes, une alliance avec les Penrose était d'un intérêt certain, mais pour autant, il se demandait comment pourrait bien réagir sa mère en voyant Bryn Penrose. Elle ne connaissait de la soeur de Jon que ce qu'avait pu lui raconter Lorant et pourtant le jeune homme ne lui en avait pas dit grand-chose. « -Par les Sept, Jon, j'espère que tu essaies de lui sortir cette idée de la tête ! ». Lorant aurait besoin de son ami si il voulait pouvoir s'en sortir dans cette histoire de mariage. Si jamais on laissait à Bryn la corde sur le cou, elle ne tarderait pas à se cabrer de plus belle. Or, Lorant refuserait ce comportement, il le savait. Il attendait de son épouse des choses bien précises et les caprices n'étaient pas à l'ordre du jour.

    Lorant entendit les explications de Jon. Il ne doutait pas que les Penrose aient réfléchi à la situation, mais plus les minutes passaient et plus Lorant était mal à l'aise avec le fait de le cacher à Bryn. Toutefois, il n'avait pas le choix visiblement. Et Lorant savait quand il n'avait rien d'autre à faire que s'incliner devant la décision d'autrui. Le jeune homme hocha la tête. Son visage n'était plus aussi avenant qu'à son arrivée, car il prenait soudainement conscience que la tâche ne serait sincèrement pas facile. Bryn était une rebelle, du moins une jeune dame peu conventionnelle et il allait devoir mettre au point une méthode quelque peu efficace afin de s'en sortir la tête haute.

    Mais le moment n'était clairement pas venu. Lady Enola et Lord Henry les faisaient appeler. Il allait être temps pour Lorant de négocier ce mariage avec les Penrose et de trouver les mots pour appuyer sa demande. Il se doutait bien que les parents de Bryn devaient être inquiet pour leur fille : elle avait un comportement si peu attendu qu'ils devaient être assez mal à l'aise vis à vis d'elle.

    Lorant et son ami Jon descendirent donc dans le bureau de Lord Penrose, afin d'y avoir la discussion qui ne pourrait plus attendre. La pièce était clairement magnifique mais il n'était pas temps de s'y attarder. Lorant serra la main du père de Bryn et salua extrêmement poliment sa mère. Il fallait qu'il fasse attention, car chacun de ses pas seraient étudiés, il s'en doutait. « - Lord Henry, Lady Enola, je me réjouis de vous voir enfin! ». Il était sincère. Il avait tant passé de temps avec le jeune homme qui était leur fils.

    Tandis que le page se retirait, Lorant harnachait son esprit à la discussion qui allait venir. Il était concentré et se demandait quelle était la meilleure manière d'aborder les choses afin de se faire comprendre autant des parents que du fils. Il se doutait que Jon avait une influence également. Les paroles de Lady Enola brusquèrent quelque peu Lorant. Visiblement, cette dame était rebutée par le comportement de Bryn, mais elle ne faisait donc rien ? Lorant était convaincu qu'il y avait eu un souci dans l'éducation de la chère enfant.
    « -Je vous remercie de votre confiance et sachez que Lord Othell vous adresse à travers moi ses plus sincères salutations ! ». Manoeuvrez lentement, lentement. Lorant sourit aimablement.

    Le jeune homme était maintenant assis, face au bureau de Lord Henry, un verre d'eau-de-vie en main. Le jeune homme en but une gorgée avant de reprendre. C'était pour se donner du courage, se disait-il. Effectivement, il ne savait pas exactement par où commencer. « -Vous vous doutez, Lord Henry, que cette alliance permettrait un accord des plus avantageux pour deux familles des Terres de l'Orage, ce serait un soutien de taille au sein de notre région … Mais il n'est pas question que de cela. Ma mère est une Targaryen et ma sœur deviendra très certainement l'épouse de Daeron Targaryen … Vous comprendrez sans peine l'intérêt de cela. »

    Lorant hocha la tête comme pour donner plus de forces à ses propos. « - Jon a déjà du vous le dire, mais je suis un homme d'honneur et je traiterais de manière tout aussi honorable mon épouse. Je protégerais Bryn sans la briser et étant donné son caractère, vous ne pouvez nier que ce ne serait pas le cas de beaucoup d'hommes. ». Effectivement, ce n'était pas très galant de désigner les défauts de sa future promis, mais Lorant n'avait pu se résoudre à ne pas le faire remarquer. « -Je suis l'héritier en ligne direct de mon père, Lord Othell Trant et votre fille deviendrait Lady Trant, ce qui est en soi un sort enviable. Notre famille est loin de craindre la disette ou la misère. Et j'avoue que j'aimerais voir perpétuer les liens d'amitié qui ont fleuri entre Jon et moi, il y a bien des années, dans un mariage. »
    Qu'allait répondre Lord Henry et Lady Enola à ces demandes ?

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Bryn Penrose
Noble

Général
Dame des Parchemins et Rat de Bibliothèque

"A reader lives a thousand lives before he dies. The man who never reads lives only one."

♦ Missives : 488
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 27
♦ Date de Naissance : 01/03/1990
♦ Arrivée à Westeros : 29/08/2012
♦ Célébrité : Mia Wasikowska
♦ Copyright : me
♦ Doublons : Seamus Ouestrelin, Logan Grafton
♦ Age du Personnage : 17 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Villevieille, Bief
♦ Liens Utiles :
♦️ Fiche
♦️ RP et Liens
♦️ Résumé
♦️ Aptitudes
♦️ Succès
♦️ Histoire des Penrose
♦️ Seamus
♦️ Logan

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
216/500  (216/500)


Message Ven 15 Mar 2013 - 19:05

Jon
« Ser Lorant, nous sommes en tous les cas prêts à offrir une dot considérable car nous estimons qu’une alliance avec votre famille est une opportunité exceptionnelle que nous ne pouvons nous permettre de décliner.
_Vous ne pouvez réaliser à quel point nous vous sommes reconnaissants. ajouta Lady Enola, se laissant peut-être un peu trop emportée, J’avais perdu tout espoir d’arranger... »
Quelqu’un toqua à la porte, coupant d’emblée Lady Penrose dans ses jérémiades. Le petit Barristan entra sans attendre l’autorisation de son seigneur, pointant sa petite tête à travers l’ouverture et affichant un regard quelque peu inquiet. Il était visiblement hors d’haleine.
« Mon Seigneur... Lady Bryn est de retour. J’ai persuadé l’une des servantes de la retenir quelques instants de plus dans le hall d’entrée, mais elle ne va pas tarder à monter jusqu’à votre bureau.
_Merci Barristan. Lord Henry se leva, puis inclina légèrement la tête devant Lorant, Ne vous inquiétez pas Lorant, nous reparlerons de cette affaire au plus vite et quand les conditions nous permettrons de la maintenir aussi secrète que possible. J’entamerai moi-même un voyage à Grigibets où j’aurai l’occasion d’en débattre plus longtemps avec votre père et vous-même. Il frotta doucement sa barbe poivre et sel, avant de se tourner vers son épouse, Enola, je te prie de retenir Bryn encore quelques instants.
_Très bien... » répondit sa femme, non sans dissimuler son agacement.
La Dame des Parchemins se leva tout en adoptant une posture majestueuse, s’inclina devant Lorant avant de quitter la pièce en claquant la porte derrière elle.
Jon savait que son père ne s’entendait guère avec son épouse. Lord Henry et Lady Enola avait effectivement connu plus d’une dispute et étaient en froid depuis des années. Le jeune Penrose avait un peu souffert des luttes entre mari et femme, mais pas autant que la petite Bryn qui avait si souvent été l’objet du courroux de sa mère. Enfin, la proposition d’une alliance avec la maison Trant avait plus qu’enchanter Dame Enola qui avait depuis longtemps perdu espoir dans la perspective d’un mariage avantageux pour son unique fille. D’une part, l’union apportera de nombreux avantages à la famille, mais la débarrassera également du petit Rat de Bibliothèque qu’elle avait toujours considéré comme une véritable affliction.
Enfin, quand son épouse fut hors de portée, le seigneur des Parchemins s’avança vers la fenêtre la plus proche pour contempler la mer. Jon jeta un regard perplexe à son père ; le jeune chevalier avait peur que Lord Penrose refuse encore une fois une alliance : leur famille ne pouvait espérer mieux que de s’unir aux Trant.
« Père, commença Jon d’un ton compatissant, J’aime Bryn autant que toi, mais nous ne pouvons... Lord Henry leva une main pour couper son fils.
_Je sais, je sais... répondit-il tout bas, toujours en train de contempler l’horizon océanique. Enfin, il se retourna vers le jeune Trant tout en affichant un regard sérieux et réfléchi, Ser Lorant, je suis un seigneur, mais avant tout un père. Je ne consentirais jamais à un mariage si je n’étais tout à fait certain de confier ma fille à un homme honorable et respectueux. Je sais à quoi peut aboutir un mariage déchiré et espère sincèrement qu’un tel malheur ne hantera pas votre future union. Il m’est impossible de vous demander de l’aimer, Toutefois, j’aimerais que vous me promettiez de veiller sur elle et de la protéger... quoiqu’il arrive. »

Bryn
Un énorme nuage s’était étalé au-dessus des Parchemins, jetant sur le fief de la famille Penrose une large ombre, suivie d’un soudain torrent de pluie. L’averse inonda la jeune Bryn ainsi que sa petite suite composée d’Evan ainsi que de Tom, fidèle soldat au service de sa famille. Au grand étonnement de la jeune fille, c’était Evan qui avait insisté de prendre l’air à dos de cheval. Bryn avait accepté de bon cœur, heureuse que son meilleur ami ait enfin pris l’initiative d’entreprendre une brève excursion avec elle. Ce qu’elle ignorait, c’était qu’Evan ne répondait en réalité qu’aux ordres de Ser Jon. Or, l’ancien écuyer ignorait à son tour les raisons qui se cachaient derrière l’exigence du chevalier, mais le jeune Penrose avait insisté sur le fait qu’il ne fallait pas poser de questions.
Enfin, quand la tempête fit rage, les deux hommes jurèrent contre les intempéries. Bryn toutefois se mit à rire, amusée en voyant les visages décomposés de ses compagnons. Ils ne tardèrent pas à faire demi-tour. Le chemin n’était pas bien long, mais le vent ainsi que le déluge rendirent le retour assez désagréables. Quand ils atteignirent enfin le château, Bryn s’étonna de la présence de chevaux inconnus. Sa curiosité fut rapidement rassasiée quand elle passa l’entrée des Parchemins et vit quelques hommes portant un emblème où était représenté un pendu sur un fond bleu.
Ainsi ne l’avait-on pas prévenue de l’arrivée des Trant ? Que manigançait donc sa famille ? Et alors que sa petite tête fut submergée par d’innombrables questions, ses interrogations furent rapidement envahies par la perspective de revoir Ser Lorant. L’ami de Jon était-il donc enfin venu leur rendre visite ? Gouvernée par l’excitation, la jeune Penrose comptait tout de suite rejoindre l’invité ; apparemment s’étaient-ils tous réunis dans le bureau de Lord Henry. Mais alors qu’elle s’apprêtait à monter les marches en courant, elle se fit aborder par une des servantes qui s’enquit de sa tenue.
Bryn baissa les yeux sur sa robe trempée. En effet... elle n’était pas vraiment en état d’accueillir la famille Trant. Bien que le petit Rat de Bibliothèque n’avait jamais porté d’importance à son apparence, elle était consciente de ne pouvoir apparaître dans un tel état devant une maison aussi importante que celle de Grigibets. Elle accepta par conséquent de se faire accompagner jusqu’à ses appartements où la servante l’aida à choisir puis à enfiler une de ses plus belles robes. Le tissu était d’un bleu profond, barré au centre par une large bande où était délicatement tissé un motif où figuraient de petites feuilles de marronnier au tein d’argent. Elle se sentait un peu étrange à se vêtir si soigneusement, mais comprenait que c’était nécessaire. La jeune Penrose n’attendit toutefois pas que ses boucles sèchent et courut en direction du bureau de son père avec les cheveux encore humides, malgré les protestations de la servante.
Quand elle atteignit le couloir menant jusqu’à la chambre de Lord Henry, elle eut le malheur de croiser sa mère. Lady Enola adressa un regard désapprobateur à sa fille avant de lui reprocher sur un ton dédaigneux :
« Tu as l’air d’un chiot poisseux. J’espère que tu ne comptes pas te présenter à Ser Lorant dans cet état là.
_Je ne souhaite pas faire attendre notre invité. répliqua-t-elle avec défiance, trop habituée au regard réprobateur de sa mère pour se désoler devant ses paroles.
_Veux-tu déshonorer ta famille davantage ? Je t’interdis d’entrer dans le bureau de ton père avec cette figure.
_Lorant me connaît déjà. Bryn fronça les sourcils. D’habitude sa mère l’ignorait et s’évertuait à garder avec sa fille un maximum de distance. Cette fois pourtant, Lady Enola semblait encline à la discussion. Qu’est-ce que vous manigancez ? Pourquoi n’ai-je pas été prévenue de l’arrivée de Lorant ? la jeune Penrose avait la désagréable impression que quelque chose se jouait dans son dos. Elle n’aimait pas les secrets...
_Manigancer ? sa mère lui adressa un regard incrédule, Mon enfant, tu te fais des illusions. Cours donc à la rencontre de notre invité si tu es si impatiente de le voir. » Manifestement agacée, la Dame des Parchemins laissa sa fille plantée au beau milieu du couloir avant de disparaître.
Voilà qui était étrange... se dit le petit Rat de Bibliothèque avec circonspection. Enfin, sans plus s’attarder sur ce bref échange, elle avança jusqu’à l’entrée du bureau, inspira profondément, puis poussa la porte pour s’immiscer dans la pièce.
« Hum, hum... » fit-elle en apercevant son père, son frère et pour finir, Ser Lorant.
Quand les trois hommes se retournèrent vers elle, Bryn leur adressa un large et sincère sourire. Revoir le jeune Trant la rendait apparemment plus heureuse qu’elle ne l’avait pensé.


Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Lorant Trant
Chevalier

Général *
♦ Missives : 101
♦ Missives Aventure : 48
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 03/10/2012
♦ Célébrité : Josh Dallas
♦ Copyright : Lothar
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Cylia Stark, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 27 ans
♦ Mariage : Fiancé à Bryn Penrose
♦ Liens Utiles : Fiche de Lorant Trant
Voyages et aventures de Lorant Trant
Aptitudes de Lorant Trant
Exploits du Trant


Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
189/500  (189/500)


Message Sam 16 Mar 2013 - 20:01



    Lorant savait qu'il y avait peu de chance que la famille de Bryn refuse son offre de mariage. Elle leur était avantageuse, tout comme à lui. Toutefois, le doute avait persisté tout le long du voyage et c'est avec un grand soulagement qu'il entendit les mots de Lord Henry. Il disait ne pouvoir décliner … Ce qui signifiait donc qu'il acceptait. Lorant Trant n'avait pas eu à faire tout ce chemin pour un refus de la part de celui qu'il espérait avoir comme beau-père d'ici quelques temps. Sobre, à son habitude, Lorant ne dit cependant rien de plus et se contenta de hocher la tête.

    Les propos de Lady Enola lui semblaient quelque peu exagérés, mais il avait la politesse de n'en rien dire et de la laisser parler. Lord Henry parlerait à son épouse si il avait des commentaires à lui faire, ce n'était pas le rôle de Lorant qui se contentait poliment d'écouter ses hôtes. Il eut d'ailleurs la chance de n'avoir rien trouver à répondre à Lady Enola car un serviteur vint apprendre à Lorant, Jon et les parents de celui-ci que Bryn arrivait. Visiblement, tout le monde au château savait combien l'enfant des seigneurs était vive. Lorant, lui-même, avait eu à gouté ce genre de comportements.

    Visiblement, tout le monde savait également comment s'y prendre avec elle car Lord Henry envoyait son épouse au-devant de sa fille. Lorant sourit au père de Jon quand il lui indiqua qu'il viendrait à Grigibets … Voilà un voyage qui serait compliqué à justifier pour Bryn, mais Lorant devina qu'ils trouveraient tous quelque chose pour ne pas en informer Bryn. Il ne le fit pas remarquer à Lord Henry : il aurait le temps, pensait-il, durant son séjour, de s'en ouvrir à Jon.

    Lorant s'apprêtait à reprendre la discussion quand le Seigneur des Parchemins se détourna, vers la fenêtre. Il paraissait avoir beaucoup de mal à laisser partir son unique fille. Lorant le comprenait : avec une fille comme Bryn, mieux valait s'assurer au préalable de l'époux qu'on allait lui donner afin de pouvoir être certain qu'il ne la tuerait pas dans un accès de colère après une des nombreuses altercations avec son épouse. Lorant pensait sérieusement qu'il n'était pas homme à battre une femme et encore moins la sienne. Néanmoins, il reconnaissait que Bryn était un défi pour n'importe quel individu mâle.

    C'est Jon qui dut alors intervenir. Lorant, lui, toujours assis, termina son verre d'eau-de-vie, en se demandant comment il allait bien pouvoir se sortir de cette affaire. Même si Lord Henry semblait d'accord pour l'union, il avait tout de même du mal à y consentir pleinement et repoussait le moment où il faudrait donner un avis définitif. Les paroles de Lord Henry touchèrent profondément Lorant qui hocha la tête. « -Soyez certain que je traiterais votre fille avec respect et qu'elle n'aura rien à craindre, ni de moi, ni d'un autre. »

    Il le pensait : Lorant ne s'engageait pas à la légère. C'était un homme d'honneur, trop respectable parfois, certes, mais si il prenait Bryn pour épouse il le faisait en toute connaissance de cause. Elle serait sans doute une épouse difficile … Sauf si il trouvait comment l'amadouer et cela, Lorant, avait hâte de trouver comment il pourrait s'y prendre.
    Il comptait mettre à profit ces quelques jours aux Parchemins pour mieux connaître la jeune femme qu'elle était devenue afin de la comprendre et de trouver les points communs qu'ils avaient et qui leur permettraient certainement de suffisamment bien s'entendre voire même de s'entendre parfaitement bien. Lorant n'avait en aucun cas renoncer à une vie tranquille, il s'attendait juste à devoir quelque peu batailler avant d'y parvenir.

    Cependant, sa fiancée arriva et fit entendre sa présence. Lorant se leva alors de son fauteuil pour s'approcher d'elle avec lenteur, l'observant consciencieusement. Elle avait fait un effort dans sa tenue et sa robe bleue lui allait très bien. Mais ses cheveux … Par les Sept, elle n'avait pas pris soin de les sécher avant de les rejoindre et elle paraissait donc bien ébourrifée. Cette jeune fille n'était pas une grande beauté, mais il y avait du charme, dans sa silhouette fine et ses tâches de rousseur qui parsemaient son visage. Lorant se demanda subitement si elle en avait partout …

    Mais il ne fallait pas qu'il se pose ce genre de questions. Bryn ne serait pas son épouse avant plusieurs mois, voire plusieurs années et il fallait donc sincèrement qu'il soit patient et doux à son égard. Il chasse ses vilaines pensées et s'empara de la paume de la jeune fille qu'il baisa avec douceur. « -Je suis ravi de vous revoir, Lady Bryn. »

    Il disait vrai : il avait hâte de voir ce qu'elle allait lui proposer comme nouveau défi pour les quelques jours qu'il passerait aux Parchemins. Bryn avait toujours bien des idées dans sa petite tête de fille effrontée et il savait qu'elle saurait le surprendre. Il ne restait donc plus qu'à voir comment. « -Comment vous portez-vous depuis la dernière fois où nous nous sommes vus ? ». Il lui sourit, essayant d'introduire de bonnes relations entre eux. Elle était chez elle et Lorant attendait donc lui laisser mener la barque ...

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Bryn Penrose
Noble

Général
Dame des Parchemins et Rat de Bibliothèque

"A reader lives a thousand lives before he dies. The man who never reads lives only one."

♦ Missives : 488
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 27
♦ Date de Naissance : 01/03/1990
♦ Arrivée à Westeros : 29/08/2012
♦ Célébrité : Mia Wasikowska
♦ Copyright : me
♦ Doublons : Seamus Ouestrelin, Logan Grafton
♦ Age du Personnage : 17 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Villevieille, Bief
♦ Liens Utiles :
♦️ Fiche
♦️ RP et Liens
♦️ Résumé
♦️ Aptitudes
♦️ Succès
♦️ Histoire des Penrose
♦️ Seamus
♦️ Logan

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
216/500  (216/500)


Message Lun 18 Mar 2013 - 21:36

La surprise de Bryn fut grande quand le chevalier s’empara de sa main pour y déposer un bref mais délicat baiser. Elle rougit, assez désemparée devant le comportement galant de Lorant ; c’était un côté qu’elle ne lui connaissait pas. Non, pas du tout même. Lors de leur dernière rencontre, le jeune homme s’efforçait constamment de lui faire la morale, lui rappelant à quel point il était déplacé pour une jeune dame d’avoir un comportement si rebelle et des pensées si inconventionnelles. De plus, elle était elle-même très peu habituée à ce qu’on adopte une telle conduite à son égard.
« Bonjour, Ser Lorant. Elle se passa une main derrière la nuque, apparemment très gênée, Je...me porte bien. Enfin... oui... j’imagine. Malgré son flagrant embarras, elle parvint à se reprendre rapidement puis adopta une attitude qui lui était bien plus propre. Ses joues étaient cependant toujours légèrement roses quand elle ajouta : A notre dernière rencontre vous étiez également trempé jusqu’aux os. Est-ce donc à la mode de s’aventurer dans les Terres de l’Orage avec le cheveux et les pantalons mouillés ? Elle sourit d’un air enjoué en apercevant le regard quelque peu désemparé du chevalier. Après tout, celui-ci était toujours enclin à plaire ainsi qu’à se faire respecter et Bryn aimait titiller l’amour propre du jeune Trant qui lui rendit si bien la pareille. Ne vous inquiétez pas, le rassura-t-elle, puis se pencha légèrement en avant pour ajouter un peu plus bas, J’ai moi-même été victime de cette soudaine averse. Au moins nous rencontrons-nous sur le même pied. De plus, la pluie vous va bien Lorant, vous avez l’air bien plus décontracté. On pourrait presque dire que vous êtes comme Sire Harte “sortit à cheval par un jour pluvieux”. » Elle termina sa phrase en fredonnant brièvement l’air de la ballade en question, puis se redressa pour jeter un regard accusateur à Jon ainsi qu’à son père, Lord Henry.
« Alors... Que se passe-t-il ici ? Avez-vous une raison de m’avoir caché l’arrivée de Ser Lorant ou avez-vous tout simplement oublié ? elle fronçait les sourcils d’un air sérieux avant d’éclater de rire en voyant son frère ouvrir la bouche sans savoir quoi répondre, Gardez vos secrets, je ne m’en porterai que mieux.
_Ton excursion fut tumultueuse j’imagine. interrompit Lord Penrose en souriant.
_Pas assez. La jeune Penrose haussa légèrement les épaules avant de s’avancer vers son père et de l’embrasser chaleureusement sur la joue, La prochaine fois je compte me laisser emporter par la tempête afin que celle-ci me souffle jusqu’aux terres de l’ancienne et légendaire Valyria où je trouverai un œuf de dragon ! Elle sourit de nouveau, adressant à Lord Henry une grimace enjouée avant de dégager une de ses boucles de son petit visage.
_Encore cette histoire de Dragons... Jon lâcha un soupir, manifestement enclin à taquiner sa petite sœur.
_Je t’interdis de rire ! » répliqua la jeune femme d’un ton à la fois impérieux mais enjoué.
Frère et sœur se taquinaient souvent, mais Bryn décida de ne pas pousser le bouchon trop loin, de peur de paraître trop indisciplinée devant le jeune Trant. Bien que celui-ci avait déjà traversé une fâcheuse aventure à cause d’elle lors du tournoi de Cendregué et l’avait par conséquent déjà aperçu dans un état particulièrement sauvage, Bryn tenait à ne pas trop humilier sa famille – question d’honneur...
« A bien y penser, vous ressemblez davantage à Lune d’Argent... annonça-t-elle soudainement, rivant son regard de la tapisserie à Lorant, puis de Lorant à la tapisserie. Enfin, apercevant le regard interrogateur du jeune chevalier elle ouvrit grand les yeux, Ser William Penrose, dit “Lune d’Argent”. Ah, nous sommes obligés de vous conter cette histoire si vous séjournez aux Parchemins !
_C’est une des histoires favorites de ma petite sœur... Jon s’était approché de Lorant, lui glissant discrètement la remarque à l’oreille.
_Vous devriez vous sentir honoré, Ser Lorant. Lune d’Argent est un véritable héros aux yeux de ma fille. Toutefois Bryn, je te prierai de raconter cette histoire une autre fois. J’aimerais que tu mènes d’abord notre invité jusqu’à ses appartements. Lord Penrose marqua ne pause, jetant un regard insistant au jeune chevalier, Peut-être que Lorant aimerait que tu lui présente les Parchemins...
_Es-tu certain de vouloir me donner la charge de Ser Lorant ? elle avait posé la question sur un ton défiant et amusé, comme si quelque chose de terrible pouvait survenir si elle présentait le château au jeune Trant.
_Oh, Lorant sera plus qu’heureux. Jon adressa une grimace à son ami, lui assenant une amicale tapette dans le dos, De toute manière, père et moi avons encore quelque chose dont nous devons discuter. »
Bryn n’avait manifestement pas le choix... Enfin, elle se fera un plaisir de mener l’héritier de Grigibets jusqu’à sa chambre, mais elle n’était pas certaine qu’il veuille vraiment qu’elle soit son guide.
« Très bien. Elle s’avança jusqu’à la porte menant jusqu’au couloir, Ser Lorant, laissez moi vous escorter jusqu’à votre chambre. » Elle inclina légèrement la tête avant de quitter le bureau de Lord Henry, suivie du chevalier.

Spoiler:
 


Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Lorant Trant
Chevalier

Général *
♦ Missives : 101
♦ Missives Aventure : 48
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 03/10/2012
♦ Célébrité : Josh Dallas
♦ Copyright : Lothar
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Cylia Stark, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 27 ans
♦ Mariage : Fiancé à Bryn Penrose
♦ Liens Utiles : Fiche de Lorant Trant
Voyages et aventures de Lorant Trant
Aptitudes de Lorant Trant
Exploits du Trant


Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
189/500  (189/500)


Message Jeu 21 Mar 2013 - 20:50



    Lorant avait quelque peu l'impression de voir la situation lui échappait. Il devait bien avouer qu'il ne savait pas trop quelle allait être la suite des événements et surtout à quel moment il pourrait enfin reprendre un minimum le contrôle de la situation. Chaque minute qui passait rendait la situation avec Bryn plus périlleuse, il s'en doutait. Non seulement parce qu'il se savait capable de lâcher la vérité au détour d'un moment de colère ou de frustration, mais aussi parce que tout les Parchemins finiraient pas être au courant de ce qui s'était passé dans le bureau de Lord Henry: ils étaient plusieurs à avoir vu l'arrivée de Lorant et beaucoup d'autres devineraient pourquoi Bryn avait été volontairement tenu loin du secret ….
    Néanmoins, l'attitude de Bryn lorsqu'il la salua lui sembla étonnante. Elle paraissait presque … intimidée. Lorant commença une seconde à se demander si il n'avait pas sincèrement exagéré les souvenirs qu'il avait de Bryn. Elle ne pouvait pas être celle qui lui avait renversé un pichet d'eau sur le crâne, à un tournoi quelques années plus tôt.

    Toutefois, il ne fallut pas longtemps à la vraie nature de Bryn Penrose pour ressortir. Lorant ne put détacher ses yeux de la jeune femme, tandis qu'elle le taquinait gentiment. Il était loin de pouvoir oublier, ce qui s'était passé … Et dans le trajet pour rejoindre les Parchemins, Lorant s'était de nombreuses fois interrogé sur sa capacité à vivre avec une femme comme Bryn. Il pouvait supporter les taquineries, les plaisanteries et les discussions, mais pas l'insubordination pure et dure. Fassent les Sept que Bryn n'ait pas dans l'idée d'être une rebelle de la dernière catégorie.

    A dire vrai, Lorant semblait ne plus savoir sur quel pied danser et il devait donner une piètre image de lui-même: il était toujours dans l'attente d'une réaction vive de la part de Bryn et en conséquence, il devait avouer ne pas oser trop s'avancer: il attendait de voir la suite des événements, pourrait-on dire, sans trop savoir quelles étaient les différentes possibilités. Il n'eut guère besoin de bien se creuser la tête; Bryn préféra s'attaquer à son frère. Tant mieux, que ce soit à Jon de se sentir un peu dans ses petits souliers, Lorant, lui, ne savait déjà plus comment se conduire face à cette jeune fille qui était pour lui une fiancée, et sans doute une future épouse …

    Lord Henry et Jon Penrose portaient un regard doux et aimant sur Bryn et cela émut considérablement Lorant, même si il n'en montrait rien. En effet, le jeune homme appréciait de sentir le respect qu'il y avait entre les différents membres de la famille, à l'exception, peut-être, de Lady Enola, qui semblait, elle, un peu particulière. Différente des autres.
    Lorant ne perdait pas une miette de ce qui se passait, voulant avoir en main toutes les clés lorsqu'il devrait apprendre à apprivoiser cette jeune fille têtue qu'était Bryn Penrose. Soudain, il se demanda dans combien de temps elle serait son épouse … C'était pour lui une fort étrange sensation que de s'imaginer marié. Revenir à Grigibets en sachant qu'une femme l'y attendrait, avoir des enfants … Il espérait beaucoup du mariage, à vrai dire. Lorant aimait la sécurité d'un foyer, le bonheur de partager des moments agréables avec ses proches.

    Mais Lorant dut sortir de cette rêverie. Lune d'argent ? Il lança un regard interrogateur à Bryn. De quoi pouvait-elle bien parler ? Le jeune homme se demandait sincèrement qui était ce personnage, mais d'après Lord Henry, il y avait de quoi être flatté. Un peu raide, il fit mine de saluer Bryn, en abaissant le haut de son corps. « -A votre service, Lady Bryn. ».

    Pourtant, Lorant ne dut guère attendre pour être blessé par une réaction de la jeune femme : elle ne paraissait pas charmée que son père lui demande de s'occuper de lui. Quelque peu renfrogné, Lorant salua pourtant fort courtoisement son ami et le seigneur des Parchemins. « - A plus tard, Lord Henry. »

    Il suivit alors la jeune femme et lui tendit son bras afin qu'elle puisse le prendre. Soit elle le faisait de son plein gré, soit il lui ferait prendre par la contrainte. Mais d'abord, avec un sourire, Lorant demanda. « -Lady Bryn, si vous permettez ». La jeune Bryn n'avait aucune raison de refuser cette marque d'attention. Ils se mirent ensuite en route pour les appartements de Lorant. Il n'était pas mécontent de ce moment seul. « -Aviez-vous d'autre projet, Lady Bryn, que de m'accompagner ainsi dans votre demeure ? ».

    Une fois arrivé dans les appartements qu'il allait occuper, Lorant put s'apercevoir qu'il ne manquerait de rien dans cet endroit. D'un sourire appréciateur, il admira les lieux. « -Vous savez recevoir, aux Parchemins, n'est-ce-pas, Lady Bryn ? Est-ce-vous qui vous occupez des lieux avec votre mère ? ». Une façon de savoir quelle maîtresse de maison elle serait, dans l'optique où elle deviendrait son épouse.

    « -La suggestion de votre Père me semblait fort sage, Lady Bryn : si vous me faisiez visiter les Parchemins ? ». Soudain, Lorant pensa à son frère, Théodan, qu'il avait laissé dehors quelques minutes plus tôt. « -Dites-moi, Lady Bryn, avez vous croisé mon frère Théodan ? Et mes hommes ? J'aimerais m'assurer qu'ils vont tous bien ? Théodan partagera très certainement ces lieux avec moi, je suppose ? ». Ils étaient frères et cela ne l'aurait nullement dérangé. Il ne connaissait pas l'agencement des Parchemins et voulait donc faire comprendre à son hôtesse qu'il n'attendait pas d'elle des monts et merveilles.

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Bryn Penrose
Noble

Général
Dame des Parchemins et Rat de Bibliothèque

"A reader lives a thousand lives before he dies. The man who never reads lives only one."

♦ Missives : 488
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 27
♦ Date de Naissance : 01/03/1990
♦ Arrivée à Westeros : 29/08/2012
♦ Célébrité : Mia Wasikowska
♦ Copyright : me
♦ Doublons : Seamus Ouestrelin, Logan Grafton
♦ Age du Personnage : 17 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Villevieille, Bief
♦ Liens Utiles :
♦️ Fiche
♦️ RP et Liens
♦️ Résumé
♦️ Aptitudes
♦️ Succès
♦️ Histoire des Penrose
♦️ Seamus
♦️ Logan

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
216/500  (216/500)


Message Mer 27 Mar 2013 - 20:32

L’attention ainsi que la délicatesse dont faisait preuve le jeune chevalier ne manqua pas d’éveiller en Bryn un certain désarroi ; de quoi se demander pourquoi Lorant faisait soudainement preuve d’un comportement aussi galant à son égard alors qu’ils n’avaient cessé de se tenir tête lors du tournoi de Cendregué... Elle accepta donc le bras que lui offrait le jeune homme, davantage par obligation que par envie, mais ne parvint à chasser la désagréable gêne qui montait depuis son bras jusqu’à son épaule – telles de sournoises fourmis. Elle n’était pas habituée à ce qu’on lui confie la charge d’un invité et encore moins que celui-ci se montre aussi poli. Normalement, Lady Enola se débrouillait de façon à dissimuler sa fille pour que personne ne puisse être témoin de l’indiscipline de la jeune Penrose. Quelques fois, Bryn avait l’impression d’être traitée comme une bâtarde, et même Lord Henry semblait jouer le jeu de son épouse lorsque d’autres familles venaient visiter les Parchemins. Sa famille semblait redouter la perspective que la jeune Penrose puisse apporter honte et disgrâce à la maison ; surtout depuis le fâcheux incident à Accalmie où elle avait mis le feu au château des Baratheon avec l’aide de Ser Harbert, héritier de l’Orage Moqueur.
Le petit Rat de Bibliothèque n’y portait toutefois plus aucune attention ; à vrai dire, elle se sentait davantage en sécurité lorsqu’elle passait inaperçu aux yeux de la noblesse. C’était probablement pour cela qu’elle préférait côtoyer les gens plus “simples”. Ceux-ci n’étaient jamais aussi préoccupés par son allure et portaient plus d’attention à sa personnalité.
Cependant, l’attitude de Lorant toucha en elle une corde sensible qui l’incita à rester bien plus silencieuse qu’elle ne l’était réellement, alors qu’ils avançaient vers les appartements du jeune Trant. Enfin, quand celui-ci brisa le silence, Bryn sentit sa poitrine se décontracter et elle se permit d’émettre un discret soupir.
« D’autres projets ? S’enquit-elle. Lorant était-il vexé à l’idée que la jeune Penrose puisse avoir d’autres préoccupations qu’elle placerait avant l’ami de son frère ? La petite Bryn ne savait pas vraiment quoi penser d’une telle perspective et maintint par conséquent son air à la fois curieux mais détaché, Oh non ! C’est juste que... Elle se mordit la lèvre inférieure, J’imagine que vous devez vous souvenir de notre dernière rencontre. Je vous ai apporté plus d’ennuis qu’un pauvre rejeton peut en apporter à un mestre en une décennie. »
Elle n’avait pas oublié le gigantesque “Hal” qui l’avait poursuivie à travers le dédale de tentes et de pavillons. Si le fils de Lord Othell n’avait pas été là, elle n’aurait probablement pas revu le jour.
Malgré ses réflexions, Bryn termina sa phrase en secouant les épaules comme si l’affaire était révolue – envolée et oubliée. Mieux valait ne pas languir sur cet épisode qu’elle s’était si longtemps efforcée à cacher à sa famille. Lorant fût d’ailleurs assez aimable pour le cacher à Jon... et la jeune Penrose était infiniment reconnaissante pour le silence du vaillant chevalier.
Quand ils atteignirent enfin la chambre réservée à Ser Lorant, Bryn détacha son bras de celui du chevalier pour ouvrir la porte et le mener à l’intérieur. Quand l’héritier de Grigibets traversa le cadre de l'entrée, le petit Rat de Bibliothèque lui glissa doucement à l’oreille :
« Ne vous attendez pas à une visite orthodoxe en ma présence. »

La chambre qui avait été choisie pour Lorant se situait à l’Est du château et donnait, tout comme le bureau de Henry Penrose, sur le Détroit. D’ici toutefois, l’on avait une meilleure vue sur le reste du bourg et l’on pouvait clairement discerner les trois différents étages qui composaient les Parchemins. Ce n’était pas la pièce la plus confortable mais c’était définitivement la plus belle et Bryn ne pouvait qu’acquiescer devant le choix de sa famille. Elle-même ne s’était bien évidemment pas occupée d’aménager la chambre, étant donné qu’elle n’avait point été mise au courant de l’arrivée de l’ami de Jon. En général non plus d’ailleurs, et un tel aveu fut difficile à prononcer :
« Non. Répondit-elle sincèrement, Ma mère... Lady Enola, m’incite à ne plus trop participer à de telles occupations. »
L’épouse de Lord Henry avait, depuis quelques années, abandonné l’éducation de sa fille. Une telle décision avait à la fois réjoui et attristé l’Orageuse qui voyait dans la distance que sa mère s’efforçait de créer entre elles un affront, quoiqu’indirect. Toutefois, elle disposait ainsi davantage de temps auprès de leur mestre ; pointer son nez entre les pages poussiéreuses des livres de leur bibliothèque était un intense plaisir qui permettait à la petite Bryn d’oublier les querelles qui la séparaient de sa mère. Cependant, mieux valait ne pas trop en parler... Il n’y avait rien d’honorable à médire l’attitude d’un membre de sa propre famille.
« Ne vous inquiétez pas, Théodan sera certainement placé dans la chambre adjacente ou au-dessous de celle-ci. Elle sourit, un peu attendrie par l’inquiétude dont faisait preuve le jeune Trant, Les Parchemins ont été construits afin d’accommoder une bonne poignée d’invités. Malheureusement la liste de convives s’est faite maigre au fil des années et la plupart de nos chambres sont à présent libres. » Il est vrai que les invités n’étaient plus particulièrement nombreux... La visite du chevalier était donc d’autant plus exceptionnelle.
Bryn s’avança vers l’une des fenêtres donnant sur le ravissant château, puis baissa son regard pour mieux apercevoir la plage qui s’étendait un peu plus loin, au pied du bourg. Le paysage était toujours gris, et la pluie tombait toujours avec la même ampleur mais le vent ne soufflait plus si farouchement. Les gouttes s’éclataient joliment sur la vitre légèrement teintée, puis coulait le long du verre telles des perles enchanteresses.
« Avez-vous toujours le pendentif que je vous avais offert à Cendregué, il y a plus d’un an ? »
La question était sortie de manière spontanée, et la jeune Penrose regrettait déjà ses paroles dès qu’elle les avait formulées. Elle s’était effectivement permise de glisser au chevalier un petit bijou qu’elle avait elle-même sculpté en guise de remerciement et peut-être même d’affection. Quoi qu’il en soit, elle avait presque oublié cet épisode mais il avait soudainement ressurgi. Cette discussion risquait de river vers des recoins désagréables. En effet, s’il y avait un sentiment que Bryn ne supportait guère c’était la gêne que pouvait éveiller les situations au caractère sentimental.


Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Lorant Trant
Chevalier

Général *
♦ Missives : 101
♦ Missives Aventure : 48
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 03/10/2012
♦ Célébrité : Josh Dallas
♦ Copyright : Lothar
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Cylia Stark, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 27 ans
♦ Mariage : Fiancé à Bryn Penrose
♦ Liens Utiles : Fiche de Lorant Trant
Voyages et aventures de Lorant Trant
Aptitudes de Lorant Trant
Exploits du Trant


Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
189/500  (189/500)


Message Sam 30 Mar 2013 - 17:06



    Étonnamment, Lorant ne retrouvait pas dans la jeune fille qui était à ses côtés les caractéristiques de la Bryn Penrose qu'il avait rencontré à un tournoi précédent. C'était fort étonnant, à vrai dire. Elle était silencieuse, à son bras, et c'était lui qui devait rompre le silence. Étrange … Pourtant, le jeune homme devrait apprécier cela. Bryn était plus convenable, et n'était-ce-pas ce qu'il n'avait cessé de demander dans ses prières, depuis qu'il avait pris la route de Grigibets ? Il avait tant et tant demandé aux Sept et à la Jouvencelle de lui accorder une fiancée selon son gré qu'il ne pouvait décemment ne pas en être satisfait …

    Et pourtant, Lorant, en être humain normalement constitué, n'était pas pleinement heureux de la situation. Il trouvait encore à redire. En effet, il aimait chez Bryn sa spontanéité et son engouement. Or, là, ni l'un ni l'autre n'était là. Le jeune homme avait plutôt l'impression de traîner à son bras une condamnée à l'échafaud. Tristement de mauvais présage quand on savait que le jeune homme et la jeune fille étaient censés s'accorder pour de longues années après leur mariage.

    Il avait alors fini par demander à Bryn Penrose pourquoi elle avait cette attitude. Si Lorant interrompait de formidables aventures, il aurait pu comprendre pourquoi la jeune femme soupirait ainsi. Mais non, visiblement … Elle culpabilisait ? Voilà un sentiment qu'il ne se doutait pas voir un jour ressenti par Bryn. Effectivement, elle avait parfaitement raison : elle lui avait attiré plus d'ennuis que de bonheur, pour le moment, mais les choses étaient amenées à évoluer. Sybillin, il répondit à la demoiselle. « -Les choses peuvent changer, Lady Bryn ... ».


    Lui donner du Lady lui semblait assez étrange, sans qu'il ne puisse dire pourquoi. Quand il lui avait crié dessus, des années plus tôt, il n'avait certainement pas pris ce genre de gants de politesse et s'était contenté du plus efficace, c'est à dire la secouer comme… comme si elle était un roseau qui ne voulait jamais céder mais plier simplement parfois. Ou presque. Il avait rêver de le faire. Mais il n'avait pas osé. Aujourd'hui, pas plus qu'hier, Lorant ne se sentait pas capable de malmener une jeune femme, fut-elle aussi exaspérante que Bryn.

    Lorsqu'ils arrivèrent dans la chambre que Lorant allait occuper pendant son séjour, Bryn retrouva son allant et lui souffla une phrase qui le fit sourire. Le jeune homme était quelque peu torturé visiblement. Il appréciait les femmes mesurées, calmes. Pourtant, il n'aimait pas savoir Bryn compassée et triste. Ce n'était pas elle. Le visage de Lorant se rembrunit. Il commençait réellement à perdre la tête, si il s'inquiétait de choses pareilles. Il était normal qu'on respecte les conventions, n'est-ce-pas ? Eh bien, il n'avait donc pas à s'en vouloir de penser à imposer ce genre de choses à Bryn à l'avenir ! Le jeune homme secoua la tête, tandis qu'il observait l'endroit qui allait l'abriter.

    Alors qu'il écoutait la réponse de Bryn, il se renferma un peu plus. Ainsi Bryn n'avait pas à s'occuper de ce genre de choses ? Lorant était étonnée. Rares étaient les mères qui pensaient ainsi …. Sans doute Bryn avait-elle était de mauvaise volonté dans le passé, ce qui expliquerait le refus de Lady Enola. Malheureusement, cette information n'était pas pour réconforter Lorant Trant à propos de la femme qu'il était censée épouser …

    L'héritier s'était inquiété de son frère car il jugeait que son petit frère était sous sa protection, fut-il un adulte suffisamment capable de s'occuper seul de lui-même. La réponse de Bryn rassura amplement Lorant qui se détendit un peu. Visiblement, les Parchemins étaient un lieu de toute beauté et les chambres à leur disposition également. Lord Henry et Lady Enola les gâtaient.

    La question de Bryn le prit au dépourvu. Le pendentif ? Non, il devait bien avouer qu'il ne savait pas exactement ce qu'il en avait fait. « -Je dois vous avouer ne pas savoir où il est exactement, sans doute à Grigibets. ». Lorant n'avait pas compris, sans doute, que cela avait une importance pour la jeune fille. Il avait trouvé le geste charmant mais cela s'était arrêté là. Souhaitant changer de sujet, Lorant s'approcha de la fenêtre. « -Quel beau paysage vous avez … Je regrette qu'il pleuve, j'aurais aimé aller jusqu'à la plage ! ». Lorant était capable de voir la beauté d'un paysage, d'un objet, d'une femme. L'esthétisme ne lui était pas étranger, bien au contraire. « - En attendant, nous pouvons voir le reste de ce château, qu'en pensez- vous ? Je préfère de loin une visite hétérodoxe à point de visite du coup ! »

    Le jeune homme présenta une seconde fois son bras à Bryn Penrose et ils quittèrent ces lieux. Le jeune homme étudiait avec acuité les lieux. Il espérait que cela pourrait lui donner des clés sur la jeune femme. Qu'il pourrait mieux la comprendre. C'était sans doute un vœu pieu, mais Lorant était près à prendre toutes les aides, afin que son mariage soit harmonieux. Hélas, tant que sa promise ne serait au courant de rien, ils ne risquaient pas de pouvoir y parvenir. « -Montrez-moi donc votre endroit préféré, Bryn ! ». Sans y faire attention, il avait oublié le titre de Bryn, comme si régnait entre eux une complicité, un lien invisible.

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Bryn Penrose
Noble

Général
Dame des Parchemins et Rat de Bibliothèque

"A reader lives a thousand lives before he dies. The man who never reads lives only one."

♦ Missives : 488
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 27
♦ Date de Naissance : 01/03/1990
♦ Arrivée à Westeros : 29/08/2012
♦ Célébrité : Mia Wasikowska
♦ Copyright : me
♦ Doublons : Seamus Ouestrelin, Logan Grafton
♦ Age du Personnage : 17 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Villevieille, Bief
♦ Liens Utiles :
♦️ Fiche
♦️ RP et Liens
♦️ Résumé
♦️ Aptitudes
♦️ Succès
♦️ Histoire des Penrose
♦️ Seamus
♦️ Logan

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
216/500  (216/500)


Message Mer 10 Avr 2013 - 21:49

Bryn fut piquée par une petite déception en percevant la légère désinvolture dans la réponse du jeune Trant. Au moins ne l’a-t-il pas jeté... tenta-t-elle de se réconforter. Mais l’amertume se dissipa rapidement lorsque le chevalier aborda son “endroit préféré”. Le sourire de la jeune Penrose s’élargit en une grande grimace qui lui donnait un air particulièrement enjoué. Elle était contente de voir Lorant enthousiaste à l’idée qu’elle lui fasse visiter le château.
« D’accord ! annonça-t-elle, une goutte d’excitation étincelant dans ses yeux, Venez avec moi ! »
Ce n’était pas comme si elle lui donnait le choix, car l’instant d’après elle lui avait saisi le l’avant-bras afin de le tirer après elle. Ils quittèrent la chambre, marchant à une allure assez vive, puis traversèrent le corridor en direction du bureau de Lord Henry, mais au moment où ils auraient dû tourner vers la droite, leurs pas rivèrent à gauche où ils ne tardèrent pas à atteindre d’étroits escaliers en colimaçon. La jeune Penrose n’hésita pas un seule seconde, engageant directement la montée et urgeant Lorant d’aller plus vite.
« Êtes-vous un chevalier, oui ou non ? » le taquina-t-elle quand ils eurent atteint l’étage du dessus.
Celui-ci donnait sur un autre couloir, moins éclairé toutefois étant donné que les fenêtres étaient plus petites. Le plafond était également plus bas et il régnait un léger parfum de poussière et d’humidité. Ils continuèrent à avancer, longeant les murs écarlates des Parchemins, jusqu’à s’arrêter devant une large porte en chêne. Bryn jeta un coup d’œil en arrière avant de l’ouvrir dans un large nuage de poussière ancestrale.
La jeune Penrose se mit à tousser avant de se frotter les yeux de la main droite, puis posa le regard sur l’étrange pièce : elle était presque vide, et les quelques meubles dont elle était dotée étaient recouverts de draps. Le sol était gris, recouvert d’une épaisse couche de où ressortaient quelques fraîches empreintes de souliers qui n’étaient d’autres que celles du petit Rat de Bibliothèque.
« Personne n’entre ici d’habitude. Elle marqua une pause, manifestement hésitante, En fait... personne n’est censé venir ici. Sa voix s’était transformée en un doux murmure. Bryn aimait dramatiser – trait qu’elle devait à ses nombreuses heures de lecture. Elle ne pouvait s’empêcher de donner à la situation une tonalité aventureuse... Ne vous inquiétez pas, aucune âme ne saura. » s’efforça-t-elle de rassurer Ser Lorant en souriant.
Enfin, sans plus attendre, l’Orageuse s’avança jusqu’au fond de la chambre où se trouvait une petite entrée donnant sur un nouvel escalier. Les nombreuses marches pouvaient s’avérer fatigantes, mais Bryn y était habituée et parvint donc à atteindre le sommet sans trop être essoufflée. Un courant d’air pouvait se faire sentir de là où ils se trouvaient ; une brise rafraichissante, mêlée aux lointains arômes de l’océan et de la pluie.
L’héritier de la maison Trant ne tarda bien évidemment pas à découvrir pourquoi : à peine avaient-ils fait deux pas qu’ils atteignirent un mince passage, grand ouvert, liant la tour d’où ils venaient de sortir à une autre, en face d’eux, tel un petit pont bordé par de fines balustrades. Impossible de traverser une telle voie pour celui ou celle qui ont le vertige, et la traversée paraissait d’autant plus inquiétante dans la mesure que le vent hurlait bien plus sauvagement à une telle hauteur.
Pourtant, Bryn n’hésita point, avançant sur le ponceau avec une remarquable assurance. Sa manœuvre pouvait autant paraître formidablement courageuse, que follement insouciante. A mi-chemin toutefois, elle se retourna pour voir où était Lorant. Le chevalier semblait hésitant.
« Avez-vous peur de la pluie, Lorant ? Cria-t-elle, de peur que ses paroles ne soient emporter par la tempête, puis grimaça d’un air amusé, N’ayez crainte, je serais là pour vous rattraper. ».

Quand ils atteignirent l’autre bout, Bryn dut forcer la porte afin que celle-ci s’ouvre dans une brève mais grinçante cacophonie. L’espace qui se dévoila à leurs yeux était des plus remarquables : C’était une pièce circulaire dont la moitié était couverte d’innombrables étagères croulantes de livres et l’autre entièrement faite de verre. Au centre avait été installé un minuscule jardin où poussaient d’intrigantes mais jolies plantes. Au cœur de celui-ci se trouvait une statue de bois en forme d’un cerf que l’on pouvait aisément prendre pour un véritable animal et au dos duquel – Lord Henry l’avait précisé à sa fille – étaient gravés les noms des trois fils que le seigneur des Parchemins avait perdus à la traversée de la Mander en 196. La pièce donnait à la fois l’impression d’être une bibliothèque ainsi qu’une serre. La pluie tombait sur les vitres, perlant sur le verre telle une capricieuse et saccadée mélodie. C’était une petite part de paradis que la jeune fille ne partageait que rarement. Pourquoi avait-elle mené Lorant jusqu’ici ? Elle ne saurait le dire, mais Bryn avait toujours été quelqu’un de très impulsif.
Elle s’avança vers l’une des tables disposées au long des étagères et s’empara de deux couvertures qui s’y trouvaient, puis en tendit une à Lorant avant de se couvrir elle-même de la seconde. Elle était de nouveau trempée. L’élégante robe dont elle avait osé se parer était à présent démunie de son éclat, mais Bryn n’en avait cure : elle avait encore une fois oublié l’allure qu’une femme se devait d’avoir. Par ailleurs, du au haut de la tour, l’air était froid. Les poils de ses bras s’hérissèrent, puis elle frissonna, s’engouffrant au fond du doux tissu dans l’espoir d’y trouver un peu de chaleur.
« Vous vouliez que je vous montre mon endroit favori : le voilà ! Bryn étendit les bras avant de faire un tour sur elle-même d’un air enjoué. Plus personne ne vient ici depuis que quelqu’un est tombé en passant par dessus la balustrade du passage extérieur. Les gens ont l’habitude de surnommer cette tour le Gibet, mais en réalité elle fut intitulée Verger. »
Cela s’était passé quand elle était petite. Elle ne se souvenait plus vraiment de qui il s’agissait, mais l’affaire avait choqué le château dont les habitants ne tardèrent pas à affirmer que la tour était hantée. Foutaises superstitieuses, autant d’après Bryn que d’après Lord Henry. Celui-ci avait profité des peurs de ses sujets pour emmagasiner au Verger tout ce qui lui était de plus précieux. Le père de la jeune Penrose n’avait toutefois plus vraiment le temps ni la force de monter jusqu’ici. Bryn en avait par conséquent profité pour arracher le secret à son paternel et de s’y faufiler elle-même.
Elle finit par s’avancer jusqu’à l’extrémité de la pièce pour venir appuyer son nez contre la baie vitrée et d’abaisser ses yeux sur le château. Depuis le haut de la tour, l’on avait une vue quasiment intégrale sur les Parchemins. C’était une fabuleuse vision qui ne manquait jamais de surprendre l’Orageuse. A fixer les environs à une telle hauteur, l’on se donnait l’impression d’être immortel... Elle ne s’en plaignit point – c’était un rêve agréable.
Enfin, c’était également l’endroit idéal pour présenter le château ainsi que ses environs au valant chevalier, et Bryn n’hésita pas à lui pointer du doigt les quelques endroits discernables malgré le rideau de pluie qui voilait le paysage.
« Là vous pouvez apercevoir les écuries et juste à côté la porcherie. Un peu plus loin se trouve le pont que vous avez traversé pour atteindre la cour extérieure, et si vous longez le chemin qui s’en découle vers la gauche vous parviendrez à cerner l’extrémité du dernier plateau entourant les Parchemins. C’est là que se situent les demeures des habitants, creusées dans la falaise. » Un silence quelque peu tendu s’installa entre les deux personnages, malgré la naturelle jovialité du petit Rat de Bibliothèque.
Il y avait manifestement quelque chose qui clochait : sa famille, notamment Lady Enola, avait adopté une attitude particulièrement étrange, pour ne pas dire suspicieuse et la jeune Penrose pouvait presque sentir le poids du secret peser sur les épaules de Lorant.
« Que se passe-t-il Lorant ? » Sa voix s’était teintée d’une note soucieuse. Peut-être que le chevalier se sentira mieux après avoir vidé son sac. Elle serait heureuse de partager le fardeau de ce mystère – ou pas...


Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Lorant Trant
Chevalier

Général *
♦ Missives : 101
♦ Missives Aventure : 48
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 03/10/2012
♦ Célébrité : Josh Dallas
♦ Copyright : Lothar
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Cylia Stark, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 27 ans
♦ Mariage : Fiancé à Bryn Penrose
♦ Liens Utiles : Fiche de Lorant Trant
Voyages et aventures de Lorant Trant
Aptitudes de Lorant Trant
Exploits du Trant


Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
189/500  (189/500)


Message Sam 13 Avr 2013 - 9:14



    Lorant n'avait pas remarqué la légère aigreur qui avait teint le regard de Bryn Penrose une seconde, alors qu'il lui avait annoncé ne pas avoir réellement de souvenir du bijou et surtout de ce qu'il en avait fait. Il n'apportait pas à ce détail autant d'importance que Bryn et c'était donc tout naturellement que le jeune homme avait répondu, sans songer une seconde que cela pourrait blesser la Penrose. Après tout, Bryn jouait avec les codes et les apparences, elle ne risquait pas de mal prendre ce genre de choses, n'est-ce-pas ? Du moins c'est ce que se disait Lorant, qui ne voyait pas dans l'attitude de Bryn une façade, mais sa véritable nature.

    Cependant, si il n'avait pas vu l'amertume, Lorant vit la joie quand il proposa à la jeune fille de l'amener dans son lieu favori. C'était avec un plaisir non dissimulé que Bryn l'entraînait derrière lui. Elle s'était saisie de son avant-bras afin de le guider et Lorant n'en fut nullement choqué. Bien au contraire, il fut satisfait que son contact ne rebute pas la jeune fille. Tout sourire, Bryn l'emmenait donc vers l'endroit qui était son préféré aux Parchemins. Le jeune homme essayait de deviner où elle allait l'entraîner. Peut-être dans une pièce où la vue était particulièrement agréable ? Ou dans la Grande Salle où les banquets devaient réjouir les palais des convives, de temps à autre ?

    Lorant reconnut dans un premier temps le chemin qu'ils empruntèrent. Bryn l'emmenait-elle vers le bureau de son Père à nouveau ? Lorant espérait que non, car il avait déjà visité, si on pouvait dire cela, l'endroit où pouvait se tenir à l'écart Lord Penrose. Mais fort heureusement, les deux jeunes gens dévièrent sur la gauche. Lorant suivait sans difficulté le rythme de la jeune fille. Ils arrivèrent ensuite devant des escaliers en colimaçon assez étroits et Lorant eut un mouvement de recul, une seconde, avant de suivre Bryn qui l'exhortait à se dépêcher. Secouant la tête d'un air amusé, Lorant ne pouvait s'empêcher de se dire que sa fiancée n'avait décidément que peu de limites. Mais la joie qu'elle dégageait suffisait à consoler Lorant de tout cela. Il s'engagea donc dans l'escalier en assurant, amusé, à la jeune fille, que ce ne serait pas un escalier qui l'arrêterait !

    L'étage supérieur n'avait pas la même classe que le précédent. La poussière s'y logeait et la lumière avait bien du mal à y pénétrer, du fait de la taille réduite des fenêtres. Les deux jeunes gens continuèrent toutefois leurs explorations dans le couloir qui les mena devant une grande porte dans un bois foncé que Lorant imagina être du chêne, sans toutefois en être complètement sûr. Il devait bien avouer ne jamais s'être réellement intéressé à la construction des portes et aux différents types de bois, mais quelques réflexes préexistaient. Alors que sa fiancée ouvrait la porte, la poussière monta au nez de Lorant qui se mit à éternuer, une fois, puis deux, puis trois, sans bientôt pouvoir s'arrêter. Une quinte de toux vint se rajouter à tout cela et il lui fallut bien une ou deux minutes pour se remettre de cet épisode assez dérangeant. Les yeux humides d'avoir tant toussé et éternué, Lorant jeta un coup d'oeil à ce qui se tenait derrière la porte.
    Bryn avait également toussé et Lorant posa sa main sur le bras de la jeune demoiselle. « -Vous allez bien, Bryn ? Je crains que cette poussière ne nous joue un bien vilain tour ! ». Les explications de la damoiselle interpellèrent le jeune homme. Ainsi donc, l'état désastreux s'expliquait par le fait que cet endroit était délaissé par tout le château. A l'exception de sa fiancée, visiblement, qui ne serait pas elle-même si elle faisait comme tout le monde, visiblement.

    Lorant ne comprenait pas bien ce qui se passait dans cette pièce, mais il comprit bien vite que l'ascension n'était pas terminée, bien loin de là. Il fallait encore traverser cette première pièce et gravir un nouvel escalier. Lorant prenait garde à Bryn, mais il n'en avait guère l'occasion car déjà celle-ci grimpait sans l'attendre. Il sentit, alors qu'il était presque en haut, une odeur qui lui rappela les embruns. Une brise fraîche vint flatter son visage, rafraîchissante, et rappelant les tombereaux d'eau qui étaient tombés plus tôt, alors qu'ils arrivaient aux Parchemins avec Théoban.

    Un ponceau. Le jeune homme ouvrit de grands yeux. A cette hauteur et par ce vent, Bryn s'y engagea, laissant le jeune homme bouche bée, un instant. Le père de Bryn et Jon devaient mourir de peur dès qu'ils la laissaient seule. Bryn était telle le vent, elle se soulevait sans demander permission à quiconque. Si il s'engagea sur le ponceau, c'était bien plus pour la sécurité de Bryn que par envie de braver les éléments sur cet endroit. Bryn avait l'air satisfaite de son coup et Lorant secoua la tête d'un air sévère, quand elle lui demanda si il avait peur … Elle ne perdait sans doute rien pour attendre. Lorant Trant aurait bien des choses à dire … une fois qu'ils seraient de l'autre côté.

    Ce qui finit par arriver plus rapidement que Lorant ne l'aurait cru. Mais il devait bien avouer que le spectacle valait le risque. Une pièce circulaire s'offrait à eux, où des livres étaient joliment entassés et au milieu, une apparition florale du plus bel effet. Le jeune homme était intrigué. Qu'était-ce donc que cet endroit ? La statue qui représentait un cerf laissa le jeune homme songeur. Quelle histoire racontait cette pièce ? Voyant la jeune fille lui tendre une couverture, Lorant soupira. Évidemment, ils étaient trempés, l'un comme l'autre.

    Le jeune homme se mordit la lèvre, s'empêchant de dire ses quatre vérités à la jeune femme, ne souhaitant pas gâcher ce moment qu'elle avait accepté de partager avec lui. Lorant soupira … Ainsi donc, Bryn venait ici, dans un endroit réputé hanté et malheureusement bien peu entretenu. Il faudrait qu'il en touche un mot à Lord Henry, afin qu'il fasse sécuriser cette balustrade bien rapidement. Car autant dire que Lorant ne comptait pas voir disparaître sa fiancée ainsi.

    Sans se faire prier, Lorant suivit Bryn afin d'observer les environs. Au moins avait-il eu raison sur quelle chose : elle avait choisi une pièce magnifique d'où on avait une vue splendide. Lorant se sentait tout de même bien peu compréhensif de Bryn, si il avait cru qu'elle choisirait une option sans danger. A l'idée qu'elle venait ici souvent seule, le jeune homme eut envie de la secouer comme un arbre fruitier afin de lui faire comprendre qu'elle était une demoiselle et pas un chevalier. Mais il se contint car Lorant n'était pas homme à s'énerver sur une dame. Enfin, il avait déjà montré à Bryn qu'il était capable de la sermonner et elle s'était bien jouée de lui, la polissonne.
    Il avait été très silencieux, jusqu'à présent et Bryn avait du se rendre compte qu'il était différent de l'habitude. A dire vrai, quand il avait appris qu'il ne devrait rien dire des liens qui les uniraient, à la jeune fille, Lorant s'était senti mal à l'aise et déçu aussi. Il aurait voulu sceller ses fiançailles de manière plus romantique que ce qui se passait actuellement. Et surtout, il aurait voulu pouvoir discuter avec sa fiancée de ce qu'elle souhaitait. Il voulait partir avec les meilleures bases possibles.

    Mais on lui avait enlevé cette possibilité et il ne parvenait pas à se défaire de ce sentiment de gâchis. Le jeune homme secoua la tête toutefois, quand Bryn lui demanda ce qu'il avait. « -Je ne vois pas de quoi vous parlez, Lady Bryn … Si ce n'est que j'adorerais mettre une fessée à votre adorable derrière pour votre imprudence sur le ponceau tout à l'heure ! ». Le ton était doux et Bryn comprendrait aisément que Lorant n'avait aucune envie de mettre cette promesse à exécution. Posant avec douceur la couverture qu'elle lui avait donné sur les épaules de la jeune fille, Lorant rajouta. « -Je m'en voudrais que vous tombiez malade pour m'avoir présenté votre refuge, Bryn … C'est un bel endroit. Vraiment un très bel endroit. Et je suis touchée que vous m'y ameniez. »

    Lorant, toutefois, ne pouvait pas s'arrêter là. Il fallait aussi qu'il dise à Bryn qu'il s'inquiétait pour elle. « -Je vous ai sauvé, il y a quelques temps, ma chère, ce n'est pas pour vous voir passer au-dessus d'une balustrade par la force exercée par le vent sur votre petit corps ! ». Ce n'était pas à proprement parler des remontrances, mais le jeune homme essayait de faire comprendre à Bryn qu'elle devait faire attention à elle, si ce n'était pour elle-même mais au moins pour les autres. « -Qu'est-ce donc que ce cerf, ma douce ? ». Le mot tendre lui avait échappé sans qu'il ait pu le retenir. Lorant essaya de garder un visage parfaitement innocent, tandis qu'il se tournait vers le cerf pour l'observer de plus près. C'était vraiment un élément magnifique et il espérait qu'ainsi, la jeune fille se livrerait un peu plus si il lui parlait de ce qui l'intéressait, plutôt que de l'abreuver de sermons en tous genres.

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Bryn Penrose
Noble

Général
Dame des Parchemins et Rat de Bibliothèque

"A reader lives a thousand lives before he dies. The man who never reads lives only one."

♦ Missives : 488
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 27
♦ Date de Naissance : 01/03/1990
♦ Arrivée à Westeros : 29/08/2012
♦ Célébrité : Mia Wasikowska
♦ Copyright : me
♦ Doublons : Seamus Ouestrelin, Logan Grafton
♦ Age du Personnage : 17 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Villevieille, Bief
♦ Liens Utiles :
♦️ Fiche
♦️ RP et Liens
♦️ Résumé
♦️ Aptitudes
♦️ Succès
♦️ Histoire des Penrose
♦️ Seamus
♦️ Logan

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
216/500  (216/500)


Message Lun 22 Avr 2013 - 18:37

La première remarque de Lorant lui décocha un regard ahuri de la jeune Penrose. Bryn ne pensait pas que le vaillant chevalier avait en lui l’audace de parler ainsi, mais elle s’était apparemment trompée... Elle fut d’abord trop stupéfaite pour dire quoi que ce soit, mais comprit rapidement que le jeune Trant parlait moins sur le ton de la réprimande que de la plaisanterie. Plus étonnant fut le geste de l’héritier de Grigibets, quand celui-ci posa doucement sa couverture sur les épaules de la petite Bryn.
« Ne vous inquiétez pas, je suis trop terre-à-terre pour me laisser emporter par le vent. » Elle sourit.
Lorant ne parviendra probablement jamais à contenir la jeune fille qui n’en faisait manifestement qu’à sa tête, mais Bryn devait avouer – quoi qu’avec une pointe de culpabilité – qu’il y avait également quelque chose de délibéré dans cette éternelle course que semblaient se livrer les deux personnes.
Mais le lexique du jeune Trant ne manqua pas de mettre la jeune fille assez mal à l’aise. Que lui était-il arrivé pour qu’il se montre si attentionné ? Peut-être était-ce elle-même qui avait changé. Elle se mit à tourner cette dernière pensée dans tous les sens jusqu’à presque s’en sentir malade. Je n’ai tout de même pas changé tant que ça.
Mais la jeune Penrose préférait éviter de telles interrogations et savourer l’instant qui s’offrait à eux au haut de cette tour : quelque chose de magique se dégageait depuis ce paysage pluvieux. Elle ne savait si c’était la beauté de cette vision ou le froid qui lui coulait le long de l’échine qui la fit frissonner.
Finalement, Lorant s’intéressa à la statue disposée au centre de la pièce. L’Orageuse trouvait le soudain changement de sujet assez étrange, mais il est vrai qu’il était difficile de passer à côté de ce cerf de bois – simple mais majestueux comme il était. Quand elle était plus jeune, Bryn s’était imaginée l’animal prendre vie, puis sauter dans le vide de l’horizon pour ensuite disparaître parmi les étoiles. Peut-être était-ce parce que Lord Penrose affichait toujours un visage mélancolique à sa vue...
« Lord Henry l’a fait construire pour... Bien qu’elle ne les a jamais connus, les mots se coincèrent dans sa gorge, Duncan, Liam et Timothy. Jon vous en a certainement parlé. »
Le sujet était épineux. Personne n’aimait en parler, mais tout le monde était au courant : la mort des garçons avait gravement affecté la famille et c’est dans cette pesante et fataliste atmosphère que grandit le petit Rat de Bibliothèque. Ce n’était pas facile pour une famille de perdre un enfant ; trois à la fois devait résulter en une douleur absolument inimaginable.
Les Penrose faisaient partie de ces familles qui avaient énormément perdu durant la rébellion ; de ceux qui subissent les funestes circonstances de l’Histoire sans pour autant avoir été à l’origine d’un quelconque désaccord. Ils avaient répondu à l’appel de leur souverain et s’étaient docilement rangés aux côtés des loyalistes avec le dessein de défendre la Couronne. Mais qu’est-ce que la fidélité et l’honneur comparés à sa propre famille ?...
Les frères Penrose ne s’étaient certainement pas posés cette question, sinon ils n’auraient pas fait face à Quentyn Boule lors de la traversée de la Mander. L’ennemi avait abattu trois fils, avant de désarmer le dernier, puis de le laisser en vie en guise de “faveur” à Lady Enola. Jon ne vivait que très mal la disparition de ses aînés, ajoutée à la honte d’avoir été épargné par l’adversaire. Le jeune chevalier avait une fois avoué à sa sœur qu’il aurait préféré mourir ce jour là. Bryn était restée silencieuse, déconcertée de voir son frère adopter une attitude aussi apathique.
Evidemment, l’événement avait laissé une blessure bien plus profonde chez l’héritier des Parchemins que chez la jeune Penrose. Or, Bryn n’avait pas eu l’occasion de connaître ses trois autres frères. Jon en aura certainement parlé à Lorant ; après tout ils étaient du même âge et le jeune chevalier avait la chance d’être son meilleur ami.
« J’ai toujours eu l’impression que c’était un poids pour notre famille. Ses paroles l’étonnèrent elle-même, Mon père semble l’avoir placé là davantage par culpabilité que par amour. »
Elle contemplait l’animal : comment la poussière commençait à ternir le bois et comment de fines toiles d’araignées formaient d’impressionnantes dentelles entre ses cornes. Elle aurait aimé s’en débarrasser, plus pour Lord Penrose que pour elle-même...

Elle se retourna vers Lorant. C’était étrange de l’entendre employer des expressions affectueuses, encore plus dans la mesure qu’elles lui étaient toutes adressées. Bryn n’avait jusque là pas encore réagis, mais la tension était lentement montée le long de son dos pour venir l’agripper par la nuque.
« Lorant, vous êtes un peu... bizarre. annonça-t-elle de but en blanc, désireuse de savoir ce qui se tramait dans la tête du jeune Trant, Je veux dire... Vous êtes toujours Lorant Trant, juste avec quelque chose en moins. Ou en plus. » Elle se creusait la tête pour toucher le mot qu’elle cherchait mais ne parvint à le trouver.
Le petit Rat de Bibliothèque avait beau être particulièrement érudit, mais était entièrement et totalement aveugle quand le thème touchait des questions de cœur et d’autres de ces fervents caprices. Cela était-il sans doute dû au fait qu’elle passait la majeure partie de son temps en compagnie des amis de son frère aîné ou des hommes d’armes de son père. Un environnement essentiellement masculin n’était effectivement pas la meilleure façon d’éduquer une jeune dame dans l’art de la grâce et surtout de l’affection. Lady Enola avait tout essayé, mais les actions de sa fille dépassaient largement tout ce qu’elle pouvait supporter. L’épouse de Lord Henry avait depuis longtemps abandonné l’affaire, et préférait à présent laisser Bryn entre les mains de leur mestre...
« Êtes-vous sûr de bien vous porter Ser Lorant ? Peut-être avez-vous attrapé la fièvre. Ses yeux le scrutèrent d’un air critique, puis elle prit la couverture que le chevalier lui avait donnée un peu plus tôt pour tenter de l’enrouler autour de lui, Sachez que je m’en voudrais si vous tombiez malade juste parce que vous vous montrez trop serviable. L’action s’avéra plus difficile que prévue : Lorant était bien plus grand qu’elle et la couverture tomba une première fois avant que Bryn ne parvienne à la poser sur les épaules du chevalier. Une seule me suffit, vous savez. Ajouta-t-elle en levant son regard de bronze vers le visage du jeune Trant, C’est vrai que vous êtes un peu pâle. »
Bryn fronça les sourcils puis posa une main sur le front de son compagnon pour s’assurer qu’il n’était pas tombé malade. S’il avait attrapé quelque virus sous sa responsabilité, sa famille lui en voudra à mort. Elle-même ne se le pardonnerait pas... Mais alors qu’elle contemplait silencieusement l’Orageux, elle fut envahie par un étrange sentiment qui lui chatouillait désagréablement le cœur. Lady Penrose devint toute rouge.


Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Lorant Trant
Chevalier

Général *
♦ Missives : 101
♦ Missives Aventure : 48
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 03/10/2012
♦ Célébrité : Josh Dallas
♦ Copyright : Lothar
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Cylia Stark, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 27 ans
♦ Mariage : Fiancé à Bryn Penrose
♦ Liens Utiles : Fiche de Lorant Trant
Voyages et aventures de Lorant Trant
Aptitudes de Lorant Trant
Exploits du Trant


Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
189/500  (189/500)


Message Jeu 25 Avr 2013 - 18:29



    La relation qui était en train de se créer entre Bryn et Lorant n'était pas si anodine qu'ils auraient voulu le penser, l'un comme l'autre. Lorant, parce qu'il savait que la route serait bien longue avant qu'il ne puisse faire apposer ses droits sur la jeune Penrose. Bryn, sans doute car elle n'avait pas en main toutes les informations pour saisir le subit intérêt de Lorant Trant pour elle-même. A dire vrai, le jeune homme aurait certainement du faire un effort pour être moins démonstratif. Il aurait du rester ce qu'il savait être pour la jeune femme: un ami de son frère, qu'elle se plaisait à taquiner et qu'elle n'appréciait pas particulièrement, à cause de son côté collet-montée.

    Il avait certainement été un peu prompt, en parlant de fesser le derrière de la demoiselle, mais pourtant, Lorant avait simplement plaisanté. Si cela avait été avec sa fiancée, nul doute que la jeune donzelle aurait pu se rebeller mais surtout, elle aurait compris qu'il ne s'agissait que d'une plaisanterie de la part de celui qui deviendrait son futur époux. Une intimité entre eux qui aurait pu être envisageable … Mais avec Bryn, Lorant n'était pas censé connaître ce genre de moments, hors du temps, où on se projetait sans le dire dans un futur auquel il ne devait même pas faire allusion.

    Oh, cela lui coûtait, de ne rien dire. Il savait bien que c'était un mal pour un bien, mais pourtant il ne savait réellement s'y résoudre. Il aurait voulu pouvoir prendre le visage de la jeune femme entre ses mains et lui dire qu'elle était vouée à être sienne pour le restant de ses jours et à devenir la mère de ses enfants. Mais Lorant savait aussi que Bryn n'était sûrement pas en état d'entendre quoi que ce soit au sujet d'un mariage, comme lui avait expliqué Jon et Lord Penrose. Il se pliait donc avec bonne grâce à ce qu'on attendait de lui, c'est à dire mentir et tromper une jeune femme qui deviendrait la sienne. Et si elle ne pardonnait jamais cette tromperie se demanda soudainement Lorant que le futur inquiétait bien plus qu'il ne l'aurait avoué ?

    Étrangement, pourtant, la jeune fille ne s'était pas cabrée, comme un petit animal insolent, en l'entendant plaisanter mais elle avait même souri. Un doux sourire et une phrase amusante qui amena Lorant à participer à cet échange avec plaisir. Trop terre à terre la jeune fille ? Lorant n'y croyait pas une seule seconde. Elle était même plutôt tout le contraire. Rêveuse, tapie dans ses secrets, ses labyrinthes et ses pensées, voilà ce qu'était Bryn. Mais le Trant n'aspirait qu'à lui faire reprendre pied à terre, du moins dans la mesure de ce qui était nécessaire.

    Mais il n'était plus temps de rire. Lorant se tourna vers la statue et écouta avec attention les explications de Bryn à ce sujet. Bien entendu, cela était triste qu'elle ait perdu ses trois frères et cela même si elle n'avait pas eu la grâce et la joie de les connaître. C'était une réelle tragédie familiale et on pouvait comprendre le père épleuré qui avait fait construire cette statue en leur hommage. La jeune fille peinait visiblement à s'exprimer sur le sujet. Mais Lorant fut étonné de ce que la jeune fille en dit. Par culpabilité plus que par amour ? Quelle enfance avait du avoir Bryn, enfant sans doute sur protégée d'un couple qui avait déjà tant perdu … Lorant peinait à imaginer sa situation, mais visiblement, cela l'avait influencée. « -Comme cela devait être difficile pour vous, enfant, Lady Bryn, que d'avoir ce poids sur vos épaules ! ». fit-il remarquer. Son regard s'était adouci en regardant la jeune fille.

    Mais il n'avait certes pas prévu la remarque qu'allait lui faire la jeune fille. Il était un peu bizarre ? Par les Sept, était-il en train de se trahir, vraiment ? Lorant ne parvenait à y croire. Il eut envie de rire quand il comprit que les doutes de la jeune fille venaient de la manière dont il se comportait avec elle : comme un chevalier servant qu'il était bien souvent avec les femmes pourtant. Certes, Lorant aurait pu éviter d'user de petits mots doux afin d'être moins repérable, mais la situation lui paraissait si incongrue. Ne pas dire un mot de ce qui allait les engager à vie semblait terriblement difficile au jeune homme.

    Il secoua la tête quand Bryn lui parla de fièvre et autres maladies et s'empara de la main de la jeune fille qu'il baisa doucement. Cela ne dura pas plus d'une seconde, mais il avait vu l'émoi dans les yeux de Bryn Penrose. Désireux de ne pas s'attarder sur une pente glissante, Lorant lui tourna le dos pour contempler la vue. Pendant une ou deux minutes, peut-être, il ne dit rien. Pourtant, la question lui démangeait la langue, il voulait la poser. Enfin, il dit.

    «-Que pensez-vous du mariage, Lady Bryn Penrose ? Et soyez sincère ... ». Au moins, il saurait à quoi s'en tenir. Toujours sans la regarder, Lorant observait cette vue magnifique qu'on avait des Parchemins, se félicitant d'avoir suffisamment à observer pour ne pas devoir la regarder elle. Il savait par avance que ce qu'elle allait dire était susceptible de le blesser et ne voulait pas qu'elle s'en aperçut. Elle ne devait rien savoir, rien. « -Je ne sais pas pourquoi je vous ai demandé ça … Vous pouvez oublier, si cela vous ennuie ! ». Rajouta-t-il, soucieux de ne pas se trahir. Non, Lorant Trant n'était pas dans son état normal. Mais les circonstances étaient bien loin d'être tout à fait ordinaires, elles aussi. . « -Voyez-vous, mon père ne cesse de me rabattre les oreilles de mariage et d'héritier … Je finis par me sentir prisonnier de ces obligations ! ». Pieux mensonge.

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Bryn Penrose
Noble

Général
Dame des Parchemins et Rat de Bibliothèque

"A reader lives a thousand lives before he dies. The man who never reads lives only one."

♦ Missives : 488
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 27
♦ Date de Naissance : 01/03/1990
♦ Arrivée à Westeros : 29/08/2012
♦ Célébrité : Mia Wasikowska
♦ Copyright : me
♦ Doublons : Seamus Ouestrelin, Logan Grafton
♦ Age du Personnage : 17 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Villevieille, Bief
♦ Liens Utiles :
♦️ Fiche
♦️ RP et Liens
♦️ Résumé
♦️ Aptitudes
♦️ Succès
♦️ Histoire des Penrose
♦️ Seamus
♦️ Logan

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
216/500  (216/500)


Message Sam 4 Mai 2013 - 15:33

“Bizarre” était définitivement le terme à employer : non seulement s’était-il montré particulièrement tendre mais il lui prit en plus la main pour y déposer un second baiser. Que le monde s’effondre et la dévore toute entière ! Bryn s’aventurait en terrain inconnu et ne pouvait voir plus loin que le bout de son petit nez !
Elle ne savait pas du tout comment réagir et resta interdite l’espace de quelques secondes, dévisageant Lorant avec une drôle d’expression où se mêlaient gêne, méfiance et quelque chose comme de l’horreur, quoiqu’agitée par le doux frétillement des papillons voltigeant au sein de son estomac. Il a vraiment des yeux ensorceleurs... Furtive et fourbe pensée. Bryn préféra la chasser aussi rapidement que possible en baissant subitement les yeux et s’écartant doucement du chevalier.
La question suivante du jeune Trant fut... surprenante, pour le moins que l’on puisse dire. Elle ne s’attendait guère à ce que son interlocuteur lui fasse une telle confession : n’aurait-ce pas été plus adéquat de poser la question à Jon ? D’après ce que Bryn avait pu constater, les hommes avaient davantage de facilités à débattre de telles affaires entre eux.
« Je pense... Les mots ne sortaient pas de sa bouche ; ses idéaux étaient tout sauf compatibles avec le point de vue des Sept Couronne. Lord Penrose avait fait en sorte que sa fille raisonne de manière autonome mais avait par la même occasion risqué de faire d’elle une âme rebelle... D’après sa fille, le mariage entre membres de différentes maisons nobles était contre-nature, quelque chose qui allait à l’encontre des sentiments individuels et qui n’avait d’autre intérêt que d’accroitre la fortune des familles. De telles alliances ne prenaient point en compte les sentiments personnels ; elles n’étaient que le fruit de manigances opportunistes et ne pouvaient que résulter en des désastres familiaux comme cela avait été le cas aux Parchemins : Lady Enola n’avait-elle pas mis le feu à la bibliothèque du château ?
Heureusement, le jeune Trant revint sur sa question et Bryn s’autorisa à maintenir son silence ; elle ne pouvait avouer la vérité à Ser Lorant – après tout, il était quelqu’un de droit, suivant à la lettre les codes de la chevalerie. La réponse du petit Rat de Bibliothèque ne manquera certainement pas de le décevoir ou de l’indigner. En plus, n’était-ce pas l’héritier de Grigibets qui lui avait dit à Cendregué “qu’il est des choses qu'on ne doit pas dire à tous.” ?
Le tournoi de Sorbier semblait s’être déroulé il y a des siècles ! Lorant était différent, elle-même n’était pas exactement la même. Cette pensée l’effrayait grandement – elle avait peur de ne pas être fidèle à elle-même.
« Vous savez Lorant, si Jon ne m’avait pas dit que vous n’étiez pas marié, je ne vous aurais jamais cru ! » Elle sourit d’un air pensif, amusé par ses idées passées.
C’est ce qu’elle avait dit à Jon peu après leur rencontre en l’an 209. Son frère avait éclaté de rire, déclarant d’un ton hilare que le jeune Trant risquait fortement d’épouser son épée avant de trouver son âme-sœur. Mais le visage enchanté de la petite Penrose finit par se ternir ; la déclaration du chevalier pouvait paraître inquiétante dans la mesure où elle révélait à la jeune fille une autre facette du meilleur ami de son frère...
« Vous me surprenez Lorant, Jon a toujours loué votre dévotion au Devoir et autres responsabilités chevaleresques. Je ne pensais pas vous entendre dire une chose pareille. Aussi respectable et honorable que paraissait Ser Lorant, lui aussi devait avoir cette petite part d’indiscipline. Après tout, n’était-ce pas ce qui rendait chaque individu plus humain ? Vos charges en tant que fils de Lord Trant vous pèseraient-elles plus que vous ne laisseriez entrevoir ? Le mariage n’est-il pas pour vous une occasion d’accomplir votre rôle en tant qu’héritier ? »
Les questions étaient sorties sans trop qu’elle le veuille et elle regrettait déjà de les avoir posées. Angoissée de la réponse qu’allait lui donner l’Orageux, elle se retourna pour contempler la pièce circulaire, détaillant du regard les nombreux livres tapissant les étagères. Il y eut un long silence, de quoi rendre l’atmosphère assez tendue. Bryn ne savait quoi dire – beaucoup de phrases lui taraudaient l’esprit mais elle n’osait en piper une seule, de peur de commettre l’irréparable.
Plus le silence s’allongeait, plus les sifflements de la tempête s’infiltrant depuis les extrémités du cadre de l’entrée devenaient intenses. Au bout d’un moment, la jeune Penrose se résigna à dire quelque chose.
« J’imagine que vous devez déjà avoir une personne en tête... Est-ce quelqu’un de bien ? Enfin... je veux dire... vous savez, il vaut mieux qu’elle soit censée et respectable que belle et stupide. »
Bryn n’avait jamais porté d’importance au physique ; d’après elle la beauté était un atout stérile, vide et négligeable. Son mestre lui avait toujours répété de “Travailler son esprit, non son apparence.” Lord Henry faisait souvent écho au point de vue de l’érudit et Jon y ajoutait une couche en lui imprégnant de se soucier de son crâne et non de son visage. Pas que cela avait été nécessaire, mais de tels refrains étaient constamment célébrés par la jeune Penrose comme étant le parfait mélange de la sagesse et de la raison. Evidemment, Enola s’était encore une fois opposée à l’éducation de son époux. Or, cela n’avait que jeter de l’huile sur le feu, incitant le seigneur des Parchemins ainsi que la petite Bryn de se tenir encore davantage à carreau de Lady Penrose.
« Oubliez... dit-elle subitement en se retournant vers Lorant, Ce ne sont pas mes affaires. J’espère juste qu’elle répondra à vos attentes. »
Etait-ce de la jalousie qui picotait ses entrailles ?... Jalouse ? Moi ? Non. Jamais. Se dit-elle, peu convaincue de ses propres pensées.


Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Lorant Trant
Chevalier

Général *
♦ Missives : 101
♦ Missives Aventure : 48
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 03/10/2012
♦ Célébrité : Josh Dallas
♦ Copyright : Lothar
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Cylia Stark, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 27 ans
♦ Mariage : Fiancé à Bryn Penrose
♦ Liens Utiles : Fiche de Lorant Trant
Voyages et aventures de Lorant Trant
Aptitudes de Lorant Trant
Exploits du Trant


Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
189/500  (189/500)


Message Dim 5 Mai 2013 - 13:42



    Ce qui se passait entre Lorant et Bryn, dans cet endroit si particulier des Parchemins, Lorant n'aurait su déterminé ce que c'était exactement. Les nouvelles qu'il avait eu quelques minutes plus tôt par le frère et le père de la jeune fille lui semblaient à des années lumières de ce qu'il vivait en ce moment, en compagnie d'une Bryn Penrose, incroyablement rafraîchissante pour un jeune Chevalier qui plaçait devoir et honneur avant tout. La Penrose était au-dessus de tout-cela, elle semblait croquer la vie avec ses progrès règles et une vivacité et une audace dont Lorant aurait été incapable.

    Il fut frustré qu'elle n'alla pas au-delà de la question qu'il avait retiré. C'était une bêtise que de la poser, mais il aurait aimé savoir ce qu'il en était. Ce qu'elle pensait, de lui, du mariage, de la possibilité de quitter les Parchemins, du fait de construire une famille, d'un jour porter des enfants. Oui, quelle était la vision de Bryn Penrose face à ces changements si naturels pour bien des femmes, mais sans doute pas pour elle ? Il savait que ce mariage ne serait pas une chose aisément acceptable par Bryn, mais dans quelle mesure cela pourrait-il le devenir, Lorant ne le savait pas. Aurait-il les mots pour la convaincre, à la fois de leur pardonner ce mensonge qu'ils créaient entre hommes et également afin de donner une chance à leur union ? Il attendit, vainement, qu'elle termine sa phrase, qu'elle lui dise ce qu'elle en pensait, vraiment. Mais rien ne vint.

    Le jeune Lord essaya de ne rien laisser transparaître, dans son attitude comme dans son regard, mais pourtant, un soupçon de frustration devait y paraître. Il avait été sot : une fois sa question lancée, il aurait du pousser Bryn à répondre, à avouer ce qu'elle pensait, ce qu'elle ressentait. Mais il savait qu'on ne peut revenir en arrière, une fois les dés jetés et il essaya donc de ne pas s’appesantir sur ce goût amère qu'il avait dans la bouche, à l'idée qu'il avait été tout près de connaître les rêves secrets de Lady Bryn. Il la savait particulièrement spéciale et il appréciait l'idée de ne pas épouser une jeune fille terne. Cependant, ce n'était pas pour autant qu'il n'appréhendait pas. Le mariage était un engagement plein de sens, pour un homme comme lui qui respectait chacun de ses serments avec une austérité drastique. Celui du mariage ne serait pas différent et une fois sa foi engagée, Lorant ne pourrait plus revenir en arrière.

    Il s'accrocha donc, de toutes ses forces, aux mots que prononçaient la jeune fille. Si elle l'imaginait mariée, c'est qu'elle pensait qu'il ferait un bon époux, sans doute. Les hypothèses se bousculaient dans le cerveau de notre jeune ami, qui essayait d'interpréter chaque mot et chaque sourire, tout en se gourmandant de prendre tant à cœur ce qui se passait avec Bryn. Après tout, elle était sa promise, mais il ne devait pas perdre la tête pour autant.
    Les questions de la jeune fille l'étonnèrent. Il haussa un sourcil. Certes, il remplissait ses devoirs avec application, mais on pouvait penser que le mariage, justement, n'en était pas un comme un autre. Lorant n'avait pas envie de trop s'ouvrir à la jeune fille, afin de ne pas la blesser encore plus, dans quelques temps, quand elle saurait qu'ils allaient se marier. Car Lorant avait beau être un parfait chevalier, il ne comptait pas une seconde renoncer à Bryn. Il lui laisserait peut-être du temps pour se faire à l'idée, mais il ne délierait pas du serment que son père et son frère avaient fait pour elle. « -Jon n'a pas tort. Je tiens scrupuleusement à remplir chacun de mes devoirs, et ce, de la meilleure manière qui soit. Mais un mariage n'est pas un acte anodin et il me semble nécessaire d'être certain de moi avant de devenir un époux, puis un père ! ». Il avait dit ces derniers mots avec plus de passion qu'il n'aurait été nécessaire.

    Mais Lorant ne s'attendait pas aux dernières questions de Bryn. Sa jeune compagne semblait prise de curiosité pour son futur mariage et cela étonna Lorant. Il avait toujours pensé qu'elle n'avait absolument aucun intérêt à son égard et qu'elle essayait autant que possible de ne pas le connaître plus. Et aujourd'hui … Il en allait tout autrement, pour lui comme pour elle. Gêné, Lorant ne savait que dire. Oui, il connaissait sa future épouse, mais il ne pouvait pas en parler avec elle. Comment faire ? Encore une fois, le jeune homme maudit son futur beau-père et son meilleur ami de la décision qu'ils avaient pris et qui le mettait, lui, dans l'embarras. Ce fut à son tour de retirer sa question et Lorant eut un doux sourire. Se rapprochant de Bryn, il caressa doucement son visage. « -Dès que j'en saurais plus, vous le saurez également, Lady Bryn Penrose ». Intérieurement, il songea qu'elle sera un jour Lady Trant et cela le fit sourire. D'un de ses sourires chaleureux qu'il n'avait pas si souvent aux lèvres. Et tandis qu'il regardait le visage de Bryn, Lorant fut pris d'une irrésistible envie d'embrasser les lèvres de la demoiselle, comme pour sceller en son cœur les vœux de leurs fiançailles. Mais il ne pouvait pas. Il déposa alors sur la joue de la demoiselle un léger baiser avant de murmurer. « -Vous êtes une personne très intéressante, Bryn … Mais je crois que nous devrions rejoindre votre père et Jon, désormais ! ». Leur escapade avait suffisamment duré, il ne devait pas plus éveiller les soupçons de la demoiselle.




HJ: Je te laisse voir si tu veux clore :) ?
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Bryn Penrose
Noble

Général
Dame des Parchemins et Rat de Bibliothèque

"A reader lives a thousand lives before he dies. The man who never reads lives only one."

♦ Missives : 488
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 27
♦ Date de Naissance : 01/03/1990
♦ Arrivée à Westeros : 29/08/2012
♦ Célébrité : Mia Wasikowska
♦ Copyright : me
♦ Doublons : Seamus Ouestrelin, Logan Grafton
♦ Age du Personnage : 17 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Villevieille, Bief
♦ Liens Utiles :
♦️ Fiche
♦️ RP et Liens
♦️ Résumé
♦️ Aptitudes
♦️ Succès
♦️ Histoire des Penrose
♦️ Seamus
♦️ Logan

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
216/500  (216/500)


Message Jeu 16 Mai 2013 - 1:09

Jon
Les heures s’étaient peu à peu accumulées depuis le départ du jeune Trant et de la petite Penrose. Ser Jon et Lord Henry étaient restés dans le bureau du seigneur des Parchemins afin d’échanger leurs avis et idées concernant l’alliance entre leur famille et celle de Grigibets. Ce n’avait pas été une décision facile, surtout pour lord Penrose, mais la rencontre avec Lorant avait fortifié les plans du vieil homme. De fait, le père de Jon semblait à présent avoir la certitude que sa fille trouvera son Bonheur auprès du chevalier.
« J’irai personnellement à Grigibets afin de résumer les négociations avec les Trant, il n’est pas nécessaire que tu m’accompagnes.
_Mais père, il serait préférable que je vienne avec toi. Mon amitié avec Lorant pourra soutenir notre cause. La phrase avait, certes, une tonalité opportuniste, mais Jon cherchait avant tout à quitter les Parchemins afin de prendre un peu l’air et de changer de paysage. Evidemment, il ne parvint à duper son paternel...
_Non. Répondit Lord Henry d’un ton catégorique, Je tiens à ce qu’un homme de la lignée soit toujours aux Parchemins. Le père de Jon apaisa ses propos en posant une main réconfortante sur l’épaule de son fils, J’ai peur de laisser ta mère et sœur seules au château. Qui sait quel malheur pourrait survenir en notre absence. »
Jon finit par hocher la tête, quoiqu’à contrecœur, en oyant la sagesse des paroles de Lord Penrose. Il était risqué, voire dangereux de laisser Lady Enola et Bryn seules ; imaginez deux lions en train de se disputer un territoire.
« Très bien. Nous pourrons continuer notre discussion avec Ser Lorant plus tard. »
Ainsi, père et fils conclurent leur débat. Mais Lord Henry retint son fils une dernière fois alors que celui-ci s’apprêtait à quitter la pièce pour retrouver le silence réconfortant du désert couloir.
« Oh, et Jon ! Veille à ce que Evan n’apprenne rien sur l’accord que nous venons de sceller avec les Trant. Il nous apporterait davantage d’ennuis que de soutien... »
Jon jeta un regard interrogateur à son père, mais acquiesça malgré tout – Lord Penrose avait ses secrets et il ne valait mieux ne pas l’interroger sur ce qu’il préférait garder sous silence. Ainsi, le jeune chevalier quitta le bureau sans plus poser de questions, heureux d’entendre la lourde porte se fermer derrière lui. Il était temps pour lui de partir à la recherche de sa sœur ainsi que de son ami.

Bryn
« Vous aurez intérêt à me la présenter. plaisanta-t-elle, comme pour apaiser la croissante tension, Enfin... Vous pouvez toujours la présenter à Jon.... Je veux dire... demandez l’avis de n’importe quel Penrose... »
Sa petite voix mourut doucement en voyant la face du jeune Trant s’illuminer d’une expression qu’elle ne lui connaissait pas. Lentement, il se baissa vers elle ; toujours un peu plus jusqu’à se trouver à quelques millimètres de son visage. Enfin, elle retint son souffle alors que l’Orageux appuyait ses lèvres contre sa joue, puis sentit ses pommettes s’enflammer et ne parvint qu’à fixer le chevalier d’un air incrédule. Son petit corps resta comme pétrifié l’espace de quelques secondes, jusqu’à ce que la jeune Penrose pense comprendre ce qui se passait.
« Ce n’est pas très correct d’embrasser une jeune fille quand vous êtes promis à une autre, Ser Lorant... Elle leva vers lui un sourire espiègle et des yeux dubitatifs, Je ne préfère pas savoir ce que vous avez bu avant d’arriver aux Parchemins. Ou mangé ! Il y a quelques champignons hallucinogènes qui poussent à quelques miles d’ici. » finit par dire la jeune Penrose d’un ton inquiet : plus d’un aventurier avait été victime des ces viles plantes. Rien d’autre ne pouvait expliquer cet étrange comportement.
« Vous avez raison. Il faut que vous voyez notre mestre sur-le-champ. elle émit un discret soupir, Descendons. »

La descente fut plus épuisante que la montée. De fait, les muscles de la jeune Penrose étaient exténués quand ils atteignirent enfin la chambre de l’héritier de Grigibets, et Bryn marqua leur arrivée par un long bâillement. Elle parvint heureusement à mettre la main devant la bouche au dernier instant, puis leva vers son invité une expression gênée.
« Et ainsi, je vous laisse enfin en paix et vais quérir l’aide de notre mestre. Ne vous inquiétez pas, il sait comment s’y prendre. La jeune Penrose sourit, J’espère que vous ne m’en voudrez pas trop pour avoir traversé monts et rivières par temps de pluie... Quoi qu’il en soit, sachez que cette aventure fut la parfaite opportunité pour vous voir sous un autre jour. »
Elle s’inclina de la façon la plus gracieuse.
« Bonne journée... Lorant. »
Ainsi, le petit Rat de Bibliothèque s’en fut à la fois triste mais soulagée de se séparer du jeune chevalier. Son âme semblait désireuse de se séparer du souvenir des dernières minutes qu’ils avaient partagées au haut de cette tour enchanteresse. Enfin, le séjour aux Parchemins du meilleur ami de son frère permettra à Bryn de le côtoyer un peu plus. En effet, elle aura le temps d’en apprendre davantage au sujet de Lorant Trant...

Jon
Jon frappa à la porte de son ami avec force et enjouement. Il espérait que sa sœur n’avait pas trop chamboulé la journée de Lorant et que celui-ci ne s’opposera pas à l’union suite à cette visite. Non... Bryn aura su se comporter en dame. se dit-il, un sourire lui courbant les lèvres. Au même instant, la porte s’ouvrit, et Jon s’effraya à la vue du jeune Trant dont la chevelure était de nouveau mouillée et la chemise encore une fois trempée.
« Par les Sept, Lorant ! Que t’est-il arrivé ? » L’Orageux tenta d’étouffer le rire qui lui chatouillait la gorge mais pouffa malgré tout, avant d’entrer dans la chambre.
« Je vois que votre lune de miel s’est déroulée à merveille... » Le sourire de Jon fendait son visage à l’air hilare.
Il fallut quelques instants au jeune Penrose pour se calmer et reprendre son sang froid. Quand il retrouva enfin son calme, il tapota gentiment l’épaule de son compère.
« Excuse ma sœur Lorant... Je ne préfère pas imaginer ce qu’elle t’a fait traverser. Sois certain que je lui en reparlerai afin qu’elle comprenne qu’elle ne peut se comporter de la sorte. Il était sincère, mais savait que ce n’était pas la vérité. Enfin, ce ne pouvait être un crime que de réconforter un ami et il ne nourrit par conséquent aucune culpabilité à prononcer les mots suivants, Tu verras Lorant... Ma sœur sera une compagne tout à fait merveilleuse. Et avec le temps, elle apprendra à être une dame plus disciplinée, je t’assure. »
Oui... Bryn saura endosser les responsabilités d’une lady. Tentait-t-il de se persuader. Le jeune homme essayait de s’imaginer sa sœur et son ami, main dans la main face à un Septon. Habitues-toi à cette image, Jon. Tu ne tarderas pas à en être le témoin. Si seulement Jon savait à quel point il se trompait...

Spoiler:
 


Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Le goût des négociations surpassera-t-il leur résultat ? [Bryn] 210

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Brian Gionta débute les négociations avec les Devils
» Martelly revient pour les négociations
» Des négociations du Ponant en pays Missèdois [Viktor de Missède]
» Du sel sur les cicatrices : Négociations autour d'une tête. [Terminé]
» AdN 1920. Aube des négociations.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-