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La Famille s'agrandit ...

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Aaricia Greyjoy
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Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
Chant des Cornes
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Message Mer 27 Fév 2013 - 15:14

S’enfermer était devenu une activité plus qu’oppressante. Déjà à son retour du Nord, elle n’avait pas eu le choix, mais la relation qu’elle avait avec ses frères la forçait à rester cloitrer, seule. Enfin, elle avait Lysena, car elle ne survivrait certainement pas à ses enfants. Elle ne sortait presque plus de ses appartements sauf pour prendre de l’air. Elle évitait ses frères, car elle n’en pouvait plus. Elle le sentait bien qu’elle n’était plus la bienvenue dans cette demeure. Heureusement, elle avait Lysena qui s’occupait avec soin de ses deux enfants. Pendant, qu’elle se fichait sur un rocher à penser et s’exposer comme une idiote, celle qu’on aurait pu qualifier de suivante tentait bien que mal de s’occuper des enfants de la seiche. Les jours se suivaient et elle espérait qu’une issue se présente à elle. Dagon avait été clair, elle reviendrait quand il serait certain que rien ne menacerait Pyk. Elle protégerait ses enfants. Avec Dagon, ils restaient sa seule famille, puisque celle qu’elle avait sur Grand Wyk lui en voulait gravement d’être devenue comme la seiche. Si elle avait pu, elle aurait cogné ses frères. Aucun d’eux n’avaient protesté de la garder à Cormartel quand il était venu la chercher, et aujourd’hui ils lui reprochaient d’être devenue trop … Greyjoy.

***
Contrairement, à ce qu’elle croyait, le vent était frais. L’automne était bel et bien présent désormais. Comme elle s’ennuyait de pouvoir naviguer. Survivraient-ils assez longtemps? Dagon aurait-il le fils qu’il voulait pour lui succéder à titre de seigneur des Iles de fer? Elle l’espérait du moins. Pour sa fille, elle veillerait à lui apprendre tout ce qu’une femme des iles de fer devait savoir. Elle deviendrait certainement aussi impitoyable. Pour Aaricia cela n’en serait que plus drôle, mais il y aurait bien des années qui s’écouleraient avant de voir cela. Quoique, elle avait à peine quelques année et elle était la terreur de Cormartel.

Dans le rôle de grand frère, le petit Zachery excellait beaucoup plus que sa belle-mère, dans son rôle de grande sœur. Il y avait des nuits où les deux enfants pouvaient se mettre à hurler et exaspérer la nouvelle mère. Elle aurait tôt fait d’en étrangler un, mais Lysena arrivait à les calmer. Elle connaissait sa maitresse et son impatience. Non loin du port, où la plupart des boutres qu’avaient les Bonfrère, la Greyjoy longeait la plage près de la mer. Elle avait perdu une partie de son ventre. Pas en entier, mais il lui suffirait de quelques exercices et du temps. Non loin, un fer-né du triple de sa taille la surveillait. Son frère l’évitait, mais il la faisait surveiller. Croyait-il qu’elle allait s’enfuir et lui laisser des nourrissons ? Même un continental ne voudrait pas d’elle, alors pourquoi autant de surveillance? Le fils de la seiche lui avait demandé de venir et elle l’attendait. Il avait finit par apparaitre et avait profité du fait qu’elle avait le dos tourné pour sauter sur elle. Ils avaient passé une partie de la journée pour profiter qu’ils étaient seuls. Elle aimait la complicité qu’elle avait avec le gamin. Il était toujours de mèche avec elle ce qu’elle aimait particulièrement bien. Zachery prenait souvent les repas avec Willem, mais il préféra cette fois-ci rester avec sa belle-mère. Pour une fois, les enfants de la seiche d’or étaient calmes. La petite avait pleuré quelques minutes jusqu’à ce que son grand frère se présente à son berceau et agita un objet qu’elle ne connaissait pas. Elle s'était approchée du berceau et avait regardé la petite invention de Zachery. Il avait attaché d’une manière qu’elle ignorait des coquillages qu’il frappait ensemble. Elle semblait se calmer, ce qui amusait la mère. Il avait fini par la quitter pour rejoindre la Larme Noire. Aaricia savait qu’il passait presque les nuits sur le boutre du Bonfrère.

Elle restait longtemps à observer les étoiles, jusqu’à ce que son rôle de mère la rappelle. Elle savait qu’elle ne pouvait passer outre. C'était ainsi tous les soirs. Parfois, elle s’endormait assise sur une chaise et d'autres nuits, elle restait éveillée parce que l’un ne dormait pas. Elle ne voulait pas que ses enfants deviennent une attraction pour les autres fer-nés c'était peut-être ce qui la motivait à disparaitre quelques temps. Choses certaines, elle dormait plus souvent le jour que la nuit.
***

C'était la première nuit qu’elle avait pu dormir aisément, elle avait donc donné congé à Lysena. Si les bambins pouvaient d’avérer être charmant avec la jeune femme, ils pouvaient être exécrable avec leur mère. La petite avait finit par se mettre à pleurer et avant qu’elle n’en réveille son frère, Aaricia passa la porte et la cueillit dans ses bras. Elle avait essayé tout ce qu’elle savait mais sans succès. Elle ne pouvait pas non plus faire mander Lysena qui passait ses journées dans cette pièce. Elle avait finis par s’asseoir et chercher cette sérénade qu’Helena, en bonne mère malgré tout, lui chantait lorsqu’elle la consolait. Les paroles lui revenaient doucement chaque seconde qu’elle pensait à cette femme qui avait su marier capitaine et mère. Le bambin finit par soupirer et fermer les yeux renfermant dans sa petite paume le doigt de sa mère. Quelle douce réalité était cette chambre qui conservait l'image de la mère. Elle n’avait pas honte d’avoir de l’affection pour ce que certain aurait qualifié de chose insignifiante. Elle attendit plusieurs minutes s’assurant qu’elle était bien endormie. Elle se leva tout doucement, mais sursauta en voyant son époux près de la porte. Depuis combien de temps pouvait-il être là ? Elle avait eu l’impression de bercer sa fille pendant des heures. Le seul mot passant par sa bouche étant « Dagon » tout étonné.

Je ne savais pas que tu viens …. Depuis quand es-tu ici ?

Même si d’une part, elle était heureuse, étonnée, amusée et inquiète. Le voir lui faisait un grand bien, mais elle n’aurait pas cru si tôt. Si elle était amusée c’est qu’il ne savait pas encore combien il avait d’enfant, leur nom et surtout leur sexe. Si elle était inquiète de sa présence c'était bien la faute des continentaux. Ceci dit, elle s’avança vers lui et l’embrassa. Enfin quelqu’un qui ne la détestait pas pour ce qu’elle était.

Je suis heureuse de te voir.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Dagon Greyjoy
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Général


"Nous ne semons pas. "

Lord Ravage de Pyk,
et de ce qu'il en reste
Fils du Vent de la Mer
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♦ Missives : 181
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♦ Liens Utiles : # le personnage
# ses liens
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POSTES VACANTS (liens)
# Zachery
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# équipage du nouveau boutre
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Message Mer 27 Fév 2013 - 19:05

Bien des années s’étaient écoulées depuis la destitution de Balon Greyjoy par son unique enfant légitime. Triste sort pour cet homme et bien triste réalité pour son héritier. Si pendant un temps, les deux protagonistes avaient marché dans la même direction, leurs routes étaient désormais bien distinctes. Le premier croupissait dans une pièce humide de la citadelle de Pyk, loin de se douter que sa belle-fille venait à peine d’offrir à l’actuel Lord Ravage, un nouvel hériter, le projetant au poste de grand-père pour la seconde fois. Le second, s’apprêtait à la rejoindre. Et loin de lui de se douter que la surprise qui l’attendait à Cormartel serait…doublée. Non. Le Seigneur des îles était préoccupé par une toute autre surprise qui risquait de pointer le bout de son nez avant qu’il ne soit prêt. Avec l’expérience, il savait faire la différence entre mensonge et vérité. S’il n’avait pas remis en cause la véracité des propos de son plus proche cousin, il se refusait toujours à croire en cette réalité, bien trop fictive. Il s’était toujours promis d’agir selon son bon vouloir, pour le peuple, pour son peuple, mais sans se soucier de ce que ce dernier penserait de lui en retour. Et il ne doutait pas de son peuple. Non. Aujourd’hui, il doutait de lui-même. Une décision changerait définitivement le destin des îles. Partir, ou rester. Partir pour le Nord, pour un ultime approvisionnement avant l’hiver, et revenir. Revenir avec des vivres pour des morts. C’était la plus grande crainte du suzerain. Alors il fallait rester. Rester, pour se battre contre un combat perdu d’avance et mourir sans rien laisser aux survivants – si survivants il y avait. La mort le suivrait, peu importait le choix qu’il ferait…

C’est donc l’esprit nullement en paix que Lord Greyjoy gagna la Sirène Noire. Il avait fait le choix de ne pas choisir, remettant son choix au dieu qu’il vénérait depuis son plus jeune âge. Ses Capitaines attendaient toujours le coup d’envoi pour le Nord. Il donnerait un signal, à l’aube. Si son dieu ne donnait aucun signe avant-coureur meurtrier, le Nord, et si les vagues charriaient l’ennemi, l’Ouest. Pour la première fois depuis plus de vingt longues années, le Seigneur des îles de fer s’en remettait totalement à son Dieu. Il ne craignait pas la mort, mais ne pouvait envisager la mort de son peuple et de leurs coutumes. Le barreur, Brorn, ne croyait pas aux informations suspectes que son suzerain et ami avait reçues. Même si son devoir était d’emmener son Lord à Cormartel et de l’y attendre jusqu’à son retour, il l’avait prié d’agir autrement. Greyjoy avait approuvé sa lubie, encore plus soucieux de ne pas le voir revenir. Le navire venait d’esquiver les récifs meurtriers de Grand Wyk. Un vent froid soufflait sans discontinuité, malmenant la voile. Rien de bien inhabituel ni pour le capitaine, ni pour l’équipage. Cormartel. Et lui qui ne croyait ne jamais y remettre les pieds. Ce n’étaient pas eux qui le poussaient à faire ce geste, mais bel et bien un organe puissant qui sourdait dans sa poitrine et dont il ignorait encore toutes les capacités, qu’elles soient destructrices ou salvatrices. Il rejoignit la terre, transmettant les pleins pouvoirs à Brorn, qui n’était pourtant pas le second. Si contrariés il y avait, qu’ils l’accompagnent sur l’île mais ne freinent pas l’aventure saugrenue du barreur. Un dernier regard sur ce navire qui l’avait accompagné lors de bien des tempêtes, un soupire adressé à l’un des derniers amis qui lui restait, et le Lord se détourna.

Il connaissait le chemin pour l’avoir déjà fait, dans un tout autre état d’esprit, moins de deux ans plutôt. Rien n’avait changé. Sauf le fait qu’il allait récupérer la femme à qui il avait uni sa vie, et non la vierge farouche. Ses pas étaient précipités. Pas la peine de s’annoncer. Il ne pouvait sentir Veloran, pas plus que la première fois, et si Willem avait un minimum de jugeote, il devait être en train de se préparer pour le Nord. Il n’était absolument pas discret. Il était prévu qu’il parte en mer sous peu pour cette razzia, il ne voyageait donc pas léger. Ses vêtements de cuir souple étaient surmontés de métal. Encre pendait à son côté gauche tout comme une hache et autres plaisanteries du genre. Mais même dans ce tintement de métal si cher à son âme, il reconnut un son bien distinct. Un cri de joie venait de lui exploser le tympan, ajouté d’un violant coup dans le genou. Il venait de se faire percuter en toute délicatesse par son aîné qui débitait un flot impressionnant de paroles à la minute. Il se retint de lui envoyer une rouste monumentale pour son manque de respect mais jugea plus sage de se taire et de continuer sa marche en se contentant de répondre par grognements. Zachery parlait de tout et de rien et le père ne savait que suivre. Sans crier gare, le Lord se retourna et empoigna son gamin par le col.

« Nous en avons déjà discuté. Il est des défauts que je ne peux tolérer, Zach. » Il faisait référence au flot de parole de son fils. Il n’avait rien contre la discussion mais fallait-il encore qu’elle serve à autre chose qu’à brasser de l’air. Son fils afficha une moue de lassitude avant d’afficher un air joueur. Le petit pencha la tête sur le côté pour regarder dans le dos de son père et un sourire lui étira les traits. Il baissa la tête, comme pour répondre à un ordre et répondit à mi-voix. « C’est que le Capitaine Bonfrère m’attend. Je viendrai pas vous importunez. Mais je veux te revoir avant le Nord ! » Le père grimaça. Mais relâcha sa main, libérant le bâtard, toujours souriant. C’est à ce moment, que la claque fusa. Sans violence, mais assez efficace pour lui enlever ce sourire niais qu’il affichait. D’un bruit de langue, et d’un signe de tête équivoque, le Lord congédia son môme qui s’enfuit dans un signe de main. Le Seigneur de Pyk soupira. Il ne pourrait pas plus changer son fils que son père avait pu le changer lui.

Il reprit sa course, mais étrangement plus lentement. Ce qui eut pour effet de le rendre à peine plus discret. Il arrêta ses pas non loin d’une chambre. Son tympan vibrait d’une mélodie qui lui était totalement inconnue. Mais il en reconnaissait la signature. Et c’est ce qui l’alarma. Soit il venait de définitivement perdre la tête et cette chanson n’était que méchante illusion de son esprit, soit il était parfaitement lucide et c’était bien sa femme qu’il entendait. Il avança, juste assez pour se retrouver au niveau de la porte, laissée ouverte. La scène le transperça au plus profond de ses tripes et le laissa incapable de toutes actions pendant près d’une minute. Alors c’était donc à ça que ça ressemblait ? Une femme et un gosse…Ses jambes en tremblaient presque. Il voulait fuir. Elle ne l’avait pas vu, pas encore. C’était atroce, infernal, démentiel. Encore plus irréel que cette attaque fantôme qui menaçait ses terres. Par le Dieu Noyé il ne savait quoi penser de ce qu’il voyait. Il savait qu’il avait passé par cette étape de braillard dépendant du téton maternelle mais voir son épouse sous ce jour…il avait l’impression d’être entré au plus profond de son intimité et de ne pas y trouver sa place. Il était ait pour la guerre et le sang, pas pour l’amour et le lait. Sa lèvre supérieure fut parcourue d’un spasme de colère et de honte. Il se sentait sal. Il déglutit avec peine et recula son pied droit pour laisser sa famille en paix. Mais elle le rattrapa.

Le cœur de Dagon manqua un battement. Ça n’était pas la première fois qu’elle prononçait son prénom et pourtant, il aurait juré l’entendre pour la première fois. Il prit sa respiration comme pour justifier sa présence mais rien ne sortit. Elle fut sur lui avant qu’il réagisse et ses lèvres furent siennes avant qu’il réalise sa présence si proche. Et son corps se réactiva. Alors qu’elle venait à peine de reculer pour reprendre la parole, il s’empara de sa taille de sa main droite et la ramena à lui sans ménagement. Et lui vola ses lèvres. Il aurait probablement adoré lui voler bien plus, mais l’envie n’y était pas. Il la garda néanmoins contre lui. Elle avait déjà diminué de tour de taille, mais heureusement, pas encore de poitrine. Il sourit à cette pensée. Il avait tenu sa promesse. Il ne l’avait pas oubliée.

« La Sirène ne m’a laissé quartier libre que pour une journée. Il baissa le visage pour la contempler. Elle est très possessive, mais rien ne m’oblige à lui dire que je suis venu ici uniquement dans le but de retrouver ce qui m’appartient. » Il n’était pas rare de l’entendre parler ainsi de son navire. A force, ce bout de bois était devenu un membre de la famille. « Tu vois, même vieux, je suis encore capable de tenir mes promesses. Il releva le menton, l’air moqueur. Et de te surprendre dans ta chambre. » Il ne les avait pas oublié. Il esquissa un sourire d’excuse. Il n’était pas désolé de l’avoir surprise. Il était désolé de ne pas s’être montré plutôt. Il se redressa totalement et son œil vira sur Aaricia. Il remarqua à cet instant qu’elle tenait un enfant contre son sein. Il eut un geste de recul. Il n’était pas certain de pouvoir assurer la suite des évènements. Il n’était même pas certain de sa réaction. « Alors, tu l’as sorti. »


"L'histoire morte est écrite à l'Encre, la variété vive s'écrit dans le sang."  

 
©️ frangin
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Aaricia Greyjoy
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Message Jeu 28 Fév 2013 - 4:51

Combien de temps avait-il été là à regarder par la porte? Elle n’arrivait pas à lui en vouloir. Elle était si heureuse avec son époux et ses enfants. Elle ne voulait qu’une chose. Quitter Cormartel pour de bon. Elle n’en pouvait plus de cette maison qui la rendait encore plus malade. On ne voulait plus d’elle, alors qu’elle avait toujours été un palier de cette famille. Aujourd’hui, on la réclamerait ailleurs et ceux qui avaient besoin d’elle, ne la renierait certainement pas. Même si elle se persuadait qu’elle était une femme impitoyable, la jeune et affectueuse femme n’était pas loin. Elle ne put se sentir vraiment délaisser, même s'il resterait toujours une part d'étrange dans Dagon. Il parlait de son boutre comme si c’était elle sa femme. Elle ne lui en voulait pas. Il était un guerrier avant tout. N’ayant pas la force de se battre, elle se laissa faire. Elle dégage sa petite fille pour ne pas l’écraser et eut un sourire à l’encontre de son mari. Elle ne se plaindrait pas de se retrouver avec son époux.

Elle n’a pas à le savoir. À moins qu’elle soit plus jalouse que moi?

Plus jaloux qu’elle, il n’existait personne. Elle était même devenue très possessive avec son mariage. Il aimait lui rappeler qu’elle le trouvait vieux. Elle avait grimacé et tenta bien que mal de le ramener dans le droit chemin. La vieillesse était la sagesse et Aaricia savait que malgré tout il l’avait. Elle pouvait dire des choses idiotes quand elle le voulait. Elle s’était toujours défendu avec l’âge. Elle avait été une piètre épouse dans les dernières semaines. Elle montait aux barricades à n’importe quel instant et elle insultait Dagon comme du poisson pourri chaque fois qu’elle en avait l’occasion. Il ne portait même pas la main sur elle alors qu’il avait eu toutes les occasions de le faire. Ils avaient réussi à trouver un terrain d’entente en tant que couple. Sa première grossesse avait réussi à être menée à terme et maintenant, ils avaient un nouveau défi.

J’avais confiance en toi et tu ne m’as pas déçue. Pour tout dire, je n'ai jamais été décue de toi. Être loin de toi m’a permis de relativiser et de voir comment j’ai été une piètre épouse, dans les derniers temps. Cormartel est en train de m’étouffer, voir me tuer à petit feu. Promet moi que si tu dois me renvoyer un jour dans un autre endroit, ne me renvois plus ici.

Elle regrettait même que Zachery soit sous la bonne surveillance de son frère. Elle savait qu’elle ne devait pas materner le batard, mais c'était devenu plus dure depuis qu’ils étaient là. La petite dormait paisiblement dans les bras de sa mère. Même l'étreinte n’avait pas su la réveiller. Elle avait même un petit gout amer, alors il l’avait entendu chanter une berceuse pour sa fille? Il l’avait vu dans un de ses moments de faiblesse. Elle se sentait prise en flagrant délit de tendresse. Elle qui pouvait passer pour une femme insupportable. Elle se mordit la lèvre, espérant qu’il n’avait pas entendu ce petit moment qu’elle avait partagé avec l’enfant. Depuis qu'ils se connaissaient, il avait certainement pu comprendre que les enfants étaient sa faiblesse première. Elle eut tout de même un sourire lorsqu’il recula. Il n’allait pas jouer les froussards. Pas maintenant.

Oui, c'était pénible, mais elle est là.

Elle avait fermé doucement la porte derrière eux et l’avait pris par la main. Le Dieu Noyé se moquait d'elle. Pourquoi n'avait-elle pas eu son fils dans ses bras? Bref, elle allait enfin lui avouer certainement ce qui lui ferait faire un arrêt cardiaque. C'était lui qui avait voulu épouser une Bonfrère et les problèmes venaient plus souvent qu'autrement avec. Elle avait demandé à Harlon de se taire sur les enfants. Il l’avait certainement fait puisque le fer-né semblait un peu craintif. Elle ne savait pas comment l’annoncer. Oui, il savait que sa femme avait une chance sur deux de lui donner deux enfants. Aaricia voyait cela comme une chance vu son âge. Il aurait un héritier et une héritière, sans attendre une seconde grossesse. Alors qu’elle poussait la porte qui menait à la chambre des deux bambins, elle regarda la réaction de Dagon face aux deux berceaux.

Je n’ai pas échappé à la Généalogie de la famille. Selon le mestre, il a eu beaucoup de chance. Le Dieu Noyé ne t’a pas oublié Dagon. Il a vu comment tu t’es battu pour l’antique voie et il ne t’a pas donné une seconde fille, mais un garçon. Un futur héritier de Pyk.

Elle avait déposé le bambin dans son berceau et déposé une couverture pour ne pas qu’elle attrape froid. La voir agir était presque inquiétant tant elle pouvait se montrer violente parfois. Elle était d’une délicatesse qui ne lui ressemblait pas. Elle avait dégagé doucement son garcon de son berceau, pour le poser dans les bras de son époux. Personne n’entrerait dans cette pièce. Elle ne lui demandait pas grand-chose. Seulement qu’il voit comment la chance lui souriait. Elle voulait une famille, elle en avait un désormais. C'était ainsi qu’elle voulait le voir désormais.

J’avais demandé à Harlon de ne rien te dire. Je ne voulais pas que tu t’en fasses pour nous.

Elle ne rirait certainement pas, devant lui, de lui avoir mis le gamin dans ses bras. Il lui en voudrait certainement, mais elle s’en amusait intérieurement. Il aurait tôt fait de lui faire payer ce qu’elle venait de faire. Et puis il avait du un jour ou l’autre prendre Zachery dans ses bras.




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Message Ven 1 Mar 2013 - 23:04

L’un des plus gros défauts de la défunte Botley qui fut autrefois la première épouse du Lord Suzerain, était probablement son ingérable possessivité. Dagon ne comprit jamais ce point. L’ancienne Dame de Pyk s’était mise en tête qu’il se devait de lui rendre des comptes dès qu’il s’absentait plus d’une heure, comme si par le mariage, il liait définitivement sa vie à elle, et rien qu’à elle. Si par moment, il avait trouvé agréable de la voir paniquer dès qu’il s’enfuyait de la citadelle, il avait fini par ne plus pouvoir supporter les sautes d’humeur de la noble. Si Aaricia avait été capricieuse, à la manière d’une jeune femme cherchant sa voie, sa précédente épouse ne reflétait qu’enfant gâtée. Pour avoir choisi son propre chemin, Dagon savait plus que quiconque ce que liberté pouvait signifier. Devoir sans arrêt être en présence d’une femme qui ne peut pas imaginer que vous regardiez autre chose que sa personne avait poussé le Seigneur à forcer dans ce sens. Certes, il avait aimé la mère du petit Zachery, mais peut-être ne se serait-il pas jeté sur elle dans cette taverne si le but premier n’avait pas été de mettre la Botley dans une colère noire. Il savait qu’il en était bien autrement pour la jeune femme qui se tenait devant lui. Oui elle était jalouse, certes. Mais jamais, elle ne l’empêchait d’être ce qu’il était. En réalité, il lisait cette jalousie sur le visage même de son épouse, et bien moins dans les gestes ou paroles qu’elle pouvait avoir à son encontre. Et pour cela, il l’en remerciait. Le caractère intraitable que possédait Aaricia n’avait jusqu’ici encore jamais entravé les desseins de Dagon, même si parfois, il devait réajuster ses plans pour ne pas se mettre sa dame à dos.

Il pencha légèrement la tête sur le côté, comme pour écouter plus attentivement son épouse qui visiblement, passait de la flatterie à l’excuse sans aucune difficulté. Il n’en retint qu’une chose ; il ne l’enverrait plus ici. Ils étaient au moins d’accord sur ce point. Ni l’un ni l’autre n’avaient envie de remettre le pied sur l’île qui avait pourtant permis leur première rencontre. Si pour Aaricia, c’était un passé trop sombre qui l’empêchait d’aimer son île natale, Greyjoy ne pouvait tout simplement pas encadrer ses habitants. Mais cette particularité n’était pas unique à Grand Wyk. Depuis toujours, Dagon avait été des plus sélectifs dans ses fréquentations. L’important n’était pas le nombre de personnes qu’il ne pouvait pas sentir, mais le nombre qu’il pouvait supporter et même apprécier. C’était par stratégie pure et simple qu’il avait renvoyé sa femme sur l’île des Bonfrère et si une autre option lui avait été offerte, il l’aurait probablement saisie. A voir sa femme ragaillardie, il en venait presque à se demander si son inquiétude concernant une attaque du Continent n’était pas qu’un fantasme de sa part. Il ne pouvait nier avoir envie de guerre, mais il n’était pas à ce point en manque pour en venir à prier son Dieu de lui envoyer toute la flotte du Lion dans sa direction.

Le sourcil droit de Dagon s’arqua étrangement sur son front. Il n’était pas certain de ce qu’il venait d’entendre. « Elle ? » Si, dans un passé pas si lointain, il avait fait part à Aaricia du fait que le sexe de l’enfant n’avait pas d’importance, il ne s’était pas préparé à recevoir une héritière de sitôt. Il baissa le regard sur ce petit être toujours endormi, comme pour obtenir confirmation de sa part. Il sentit alors la main de son épouse dans la sienne et redressa le visage pour l’interroger silencieusement du regard. Mais étrangement, il lui obéit, docilement, et découvrit alors un spectacle qu’il priait le Dieu Noyé de ne pas revoir de sitôt. Son oncle, Harlon, avait effectué un passage sur Pyk pour lui annoncer qu’Aaricia avait survécu à l’accouchement. Même si le Greyjoy s’était contenté d’un « Et alors ? » il s’était senti intimement soulagé de la nouvelle. Comme son éternel conseillé n’avait rien ajouté, Dagon avait tout bonnement pensé – comme il était en droit de le faire – qu’Aaricia avait mis au monde un enfant en bonne santé. Un môme. Il n’avait même pas cherché à en connaître le nom, préoccupé par la préparation du prochain raid. Mais la réalité qu’il avait alors fuit en prétextant un trop plein d’occupation venait de lui être renvoyée en pleine figure avec la violence d’une vague. Alors que sa femme rangeait délicatement la petite dans son berceau, il tourna la tête vers son fils. Le deuxième né d’après ce qu’il en comprenait. Et avant qu’il puisse réagir, elle venait de le lui coller dans les bras. Sa première réaction fut de le lui rendre illico à grand renfort de soupir bruyant. Mais par un geste trop brusque, il manqua de lâcher son fils qui venait de se retourner dans ses bras musclés. Comme si elle en était la raison, il foudroya Aaricia du regard avant de resserrer son emprise sur le petit bonhomme endormi.

Une grimace sur le visage, il baissa la tête pour regarder son héritier légitime. Pour le moment, il n’avait pas grand-chose de dangereux, mais en grandissant, ce petit être ferait probablement tout pour prendre la place de son paternel. La suite logique des choses. Dagon ne sut jamais combien de temps il passa à observer son fils. Il tentait vainement de comprendre ce petit corps avec lequel il ne pouvait pas encore communiquer. Il n’était en rien admiratif. C’était juste que, comme dans beaucoup de domaines, il ne maitrisait absolument rien et cette sensation désagréable d’avoir la terre qui se dérobe sous les pieds le rendait mal à l’aise. Sans en demander l’avis à sa mère, Dagon s’avança pour reposer le gosse dans son berceau de bois. Sans brusquerie, avec simplicité et efficacité. Une main appuyée sur le bord du berceau, un sentiment de déjà vu lui envahissait les tripes. Une vague de solitude traversa son visage. Il n’aimait pas particulièrement les enfants. Ils lui rappelaient des souvenirs trop douloureux. Il lâcha un soupir et s’adressa à sa femme sans la regarder.

« Effectivement, Harlon ne m’a rien dit. Pourtant il aurait peut-être mieux fallu pour vous trois que je sois au courant. » Il faisait référence au fait qu’il ne s’était pas préparé à devoir composer avec trois portions de Greyjoy désormais. Il n’en voyait déjà pas le bout avec Zachery qu’il avait honteusement transmis à son beau-frère, alors deux de plus, si petits, si fragiles et si inutiles pour le moment, s’en était trop. « Je vais être clair sur un point. Un, deux, ou même trois enfants ne vont pas m’empêcher de vivre comme je l’entends. Alors n’essaye pas de me faire culpabiliser en prétextant que j’ai ma part de responsabilité dans cette histoire. Zach a grandi sans que mon intervention soit remarquable alors je n’ai pas l’intention de consacrer plus de mon temps à … » Il butta. Il n’avait pas la moindre idée des noms qui avaient été choisi pour les deux nouveaux de la famille. Il se redressa complètement en lâchant le berceau, s’attendant à ce que son épouse lui fasse une liste de nom plus difficile à retenir les uns que les autres. « Par quels noms se feront-ils appeler ? » Habitué à traîner en mer avec ses hommes, Dagon connaissait bien plus souvent les surnoms de ses marins que leurs véritables prénoms. Il en avait toujours été ainsi. Et encore plus pour ses amis les plus proches. Il n’en fit pas la remarque à son épouse mais il savait pertinemment qu’il serait le premier à trouver un diminutif au prénom de ses enfants. En attendant la réponse de sa dame, il baissa à nouveau le nez sur les petits poulpes qui semblaient pour le moment dormir d’un sommeil du juste. Il regardait la demoiselle. En riant intérieurement, il se dit qu’il s’occuperait personnellement de l’éducation de celle-là pour éviter au peuple des îles de se retrouver avec une Lady Greyjoy encore plus farouche de la présente Dame de la maison suzeraine.


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Message Dim 3 Mar 2013 - 2:59

Ce qui était certainement difficile désormais serait de tout mettre en œuvre pour ne plus rester cloitré à Pyk. Une idée qui a se rythme allait être réalisable. Elle ne pouvait plus jouer les enfants et surtout plus la dame en quête de liberté. Peut-être avait-elle trop espéré de chose. Peut-être que Willem avait véritablement raison. Elle n’avait plus de place sauf auprès de ses enfants. Le manque de réaction chez le Greyjoy la perturba mais elle tenait bien que mal de ne pas le montrer. Elle aurait tôt fait de s’emporter et elle ne résisterait certainement pas de lui passer un savon, tant elle avait envie de se défouler sur quelqu’un. Elle aurait certainement aimé un sourire, quelques choses qui ne la perturbaient pas. Il ne semblait même pas heureux du fait d’Avoir un héritier. Elle n’allait pas lui brailler cette histoire à ses oreilles, elle arriverait à surmonter cela. Qu’avait-elle pensé … Il avait peine et misère à démontrer de l’affection ou même de l’amour pour elle, il n’allait certainement en montrer devant ses enfants. Qu’elle lui mette son fils dans les bras, elle y avait pensé pendant plusieurs jours. Elle avait décrit tous les scénarios possibles. Qu’il veuille lui rendre son bébé avait été le premier inscrit au tableau des possibilités. Elle avait posé sa main devant sa bouche, ricanant.

Elle n’avait pas caché son air triomphant quand il l’avait foudroyé du regard. Elle n’avait même pas ouvert la bouche pour dire quoique ce soit. Il aurait certainement tôt fait de l’envoyer paitre pour cette petite comédie. Ils étaient tous les mêmes, il n’y avait pas de doute. Ils pouvaient tuer des hommes et des femmes de sang froid, mais à la minute où ils avaient dans leur bras leur bambin, c’était une catastrophe dont il voulait se débarrasser comme par peur. Le rapport de force était même inégal. Voilà une chose qu’elle ne comprendrait certainement jamais. Déjà que seulement comprendre Dagon prenait une partie de sa patience, elle ne se risquerait pas à comprendre pour les hommes étaient tous ainsi. Déjà, elle s’emporta lorsqu’il lui parla de Harlon. C'était elle qui avait demandé au prêtre du Dieu Noyé de ne rien dire.

Même s’il l’avait voulu et qu’il était ton oncle, je lui ai demandé de ne rien dire. Si tu avais été au courant j’aurais fort parié que tu aurais trouvé un quelconque prétexte pour ne pas venir. Tu en as assez sur les bras pour l’instant.

Elle aussi d’ailleurs. Voir comment ses frères se fichaient de son autorité lui laissait une vague d’amertume. Elle n’allait pas faire la même erreur. Elle avait de la misère à ne pas briser les choses qu’elle avait, elle allait avoir de sérieuse complication avec deux enfants. Heureusement, elle aurait peut-être le soutien de la Merlyn. La seule qui viendrait peut-être à son secours, si elle en avait besoin. Elle savait s’y prendre avec les enfants. Du moins, de ce qu’elle avait entendu dire et puis, Aaricia appréciait bien la jeune Fer-née. Et tant pis, s’il n’était pas content. Puisqu’il voulait vivre comme il l’entendait, il n’aurait qu’à continuer de faire ce qu’il voulait quand il voulait. Sa sirène était beaucoup plus importante, et Aaricia ne lutterait pas contre elle. Elle n’en avait ni l’envie ni la force. Elle s’arrangerait avec le reste comme elle l’avait toujours fait. Elle eut un léger sourire lorsqu’il se heurta au nom de ses enfants.

Tu ne croyais pas que j’espérais ta présence auprès d’eux? Je me débrouillerais seule, ne t’inquiète pas, j’ai élevé mes deux frères, le pire qu’il pourrait m’arriver c’est qu’ils me détestent. Même si ton intervention dans leur vie doit se résumer à rien du tout, fait comme tu le chantes, je ne vais pas te demander `de changer. Cependant, ne tente pas d’intervenir dans mes décisions que je prendrais pour eux.

Minutieuse qu’elle l'était depuis quelques temps, elle installa comme il le fallait le bambin et fit signe à son époux de sortir de la petite pièce avant qu’elle heurte un mur et élève la voix, qui pourrait lui causer de grave soucis. Elle avait la mèche courte et pourtant il n’était pas totalement le fautif. En partie, parce qu’elle regrettait de le voir ainsi, et de l’autre à cause des ses maudits frères qui prenaient plaisir à la torturé depuis qu’elle avait ses enfants. Elle s'était assise dans une chaise près du feu et y restait fixant le feu qui dansait dans la pièce. Libre à son époux de prendre le second siège s’il le voulait.

J’ai suivis ton conseil. J’ai trouvé des noms qui ne te prendrons pas la tête, mais libre à toi de leur trouver des surnoms, mais garde les loin de mes oreilles. Elle s’appelle Helena, trois syllabes comme dans le mot Ile de fer. Et notre fils, c’est Harlon qui m’a suggéré le nom.

Elle s’attendait certainement à se ramasser une royale gifle, pour avoir écouté se prêtre du Dieu Noyé. Il était certainement le seul homme à connaitre parfaitement Dagon et comme ce dernier ne voulait pas qu’il porte le nom de ses ancêtres, il fallait bien qu’elle se soit renseignée. C'était peut-être la première fois, qu’elle avait un court épisode de la vie de Dagon. Elle n’était pas habituée, mais elle s’y était faite. Il avait pour habitude de ne pas parler de rien. Elle avait cherché à éviter son regard, pour éviter de voir son expression. Chaque nom qui avait été digne de l’héritier de Pyk avait été utilisé par un seigneur de Pyk.

Je l’ai prénommé Lars …

Elle n’était pas du genre à se morfondre des morts éternellement, il lui convenait simplement d’honorer la mémoire de deux personnes qui avaient en quelques sortes marqués leur vie. S’il voulait être furieux contre elle, il n’aurait qu’à chercher par lui-même ou lui trouver un nom ridicule. Elle ne chercherait pas à trouver d’échappatoire. Willem l’aurait certainement assassiné pour cette nostalgie énervante. Elle n’avait pas poussé jusqu’a donné le nom de son oncle batard à un de ses fils.




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Dagon Greyjoy
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Message Mar 5 Mar 2013 - 11:10

Devant l’accusation de sa femme, Dagon arqua un sourcil. Oui, à une autre époque, il aurait trouvé le moyen de fuir cette réalité. A une autre époque, si son fidèle oncle lui avait annoncé triomphalement qu’il était l’heureux père de jumeaux, Dagon l’aurait renvoyé sur Grand Wyk à coup de pieds en refusant de venir voir ses héritiers, sachant pertinemment que sa présence n’aurait rien changé à leur bonne santé. Mais avec les nuages qui semblaient planer au-dessus de sa tête, il avait mis un point d’honneur à se montrer un minimum présent pour sa nouvelle fratrie. Mais il ne pouvait en vouloir à son épouse. Même s’il faisait acte de présence – ce qui pour lui était assez exceptionnel – il n’en restait pas plus agréable. Il n’en voulait pas non plus à son vieil oncle qui s’était tu selon les désirs de Lady Greyjoy. Décidément, la jeune femme avait un pouvoir absolu sur toute la famille. Alors qu’Harlon avait toujours soutenu Dagon dans sa quête de libération des îles de l’emprise malsaine de Balon, il semblait aujourd’hui accorder plus de crédit aux dires de la jeune épousée. Calamité. Il lut cependant une pointe d’inquiétude dans les mots d’Aaricia. Ce n’était pas parce qu’elle ne voulait pas l’ennuyer qu’elle ne l’avait pas fait venir… c’était parce qu’elle voulait qu’il s’occupe de Pyk avant d’eux. Ce qui, pour Dagon, avait semblé être la bonne équation, parut soudain énorme mensonge. Sa précédente femme, et même sa femme-sel voulaient toujours passer en premier, et il refusait en faisant passer Pyk en premier plan. Et c’était toujours le même refrain de jalousie qui se peignait sur les visages des deux femmes. Alors qu’Aaricia, même si au plus profond éprouvait exactement le même sentiment, était la première qui prenait véritablement en considération l’importance du travail de Dagon sur Pyk. Et c’est ce qui le percuta. La phrase avait été pourtant anodine, mais le Seigneur se sentit un instant dans l’erreur. Mais la suite le conforta dans l’idée que sa femme n’était pas si dépendante de lui qu’elle le laissait parfois croire.

Ecoutant d’une oreille, il ne put s’empêcher de répondre à mi-voix : « Tant que tu ne décides pas, de les marier à un parti venant du Continent, ou de les détourner de l’Antique Voie. » Puis plus haut. « Tu m’as déjà prouvé plus d’une fois que tes décisions concernant les autres étaient bien plus justes que les miennes. Je me contenterai d’interférer dans les décisions que tu prendras pour toi. » Il faisait référence au fait, que parfois trop impulsive, elle ne prenait pas tout en considération avant d’agir. Mais s’il la savait capable de folie lorsqu’il s’agissait d’elle-même, il connaissait comme beaucoup son histoire. Si elle avait été capable d’élever deux frères, elle était capable de gérer parfaitement ses deux enfants mieux qu’elle se gérait.

Ils quittèrent la pièce. La discussion allait pouvoir être plus aisée. En observant sa femme du coin de l’œil, il remarqua que la tension était palpable sur son visage. Un sourire lui tira les lèvres un instant. Il doutait de la capacité phonique des murs de la forteresse. Si elle avait l’intention de le traiter de tous les noms de poisson, il participerait avec le plus grand plaisir, et même dans une pièce éloignée, ils réveilleraient les enfants en moins de deux. Remerciant intérieurement la chaleur du feu de cheminée, Dagon s’approcha de la table pour y déposer son ceinturon et sa lourde épée. Sachant pertinemment qu’il avait une journée devant lui, il dévêtit également sa cote de maille, le libérant un instant de ce poids supplémentaire. Le dos tourné, il remarqua le ton cruellement accusateur de son épouse, non loin sur sa chaise. Il grimaça. Qu’à cela ne tienne ! Il se savait doué avec les mots, pas avec les noms. Il les confondait tous et s’en rappelait uniquement au moment où ces derniers avaient une signification bien particulière. Il se contenta d’hausser les épaules pour chasser au loin ces accusations. Se retournant, il ne put retenir un rire de moquerie. Si c’était véritablement Harlon qui avait choisi le prénom, ils n’étaient pas dans la misère. Ce vieux avait parfois des idées bien étranges et Dagon redoutait d’entendre quel horrible sobriquet son fils allait devoir porter.

« Harl suit l’Antique Voie, mais ça ne veut pas dire qu’il est fiable dans les autres domaines. Mais lance toujours. Je pourrais peut-être même sérieusement en rire. »

Il s’avança en direction de la chaise libre. Un poignard s’enfonça dans son cœur et lui écorcha l’âme avec une puissance inouïe. Son œil s’écarquilla dans une expression de terreur profonde qui ne lui était pas connue. Il tourna le visage sur sa femme qui ne le regardait pas. Avait-elle seulement parlé ? Venait-il d’imaginer le nom qui s’imposait désormais à son cerveau ? Son poing gauche se referma en lui faisant craquer les phalanges. Jamais. Jamais il n’avait élevé la voix sur son épouse comme il s’apprêtait à le faire maintenant. En deux enjambées, il fut sur elle, la dominant de toute sa taille.

« RETIRE CA ! » Il l’empoigna par le bras, la forçant à se lever, à le regarder. Il ne put s’empêcher de la secouer comme un vieil arbre comme pour lui extirper cette idée sournoise de la tête. Il était dans une colère noire. Sentiment qui n’avait pourtant pas habité son être depuis bien des années. Il ne cacha pas sa fureur et ne baissa pas le ton. « Lars ! Hein ! Brillante idée que voilà, Lady Greyjoy. Mais dîtes-moi, vous qui croyez connaître le joyeux passé de votre époux en écoutant les dires d’un vieux rat, Harlon vous a-t-il dit qui était cet aimable personnage ? » Il la lâcha en la repoussant et s’éloigna, faisant les cents pas. Lui d’ordinaire si inexpressif gesticulait dans tous les sens en accusant sa femme de bien des maux qui n’étaient nullement siens. En prononçant ce nom, elle avait fait resurgir à la surface des douleurs que Dagon croyaient enfouies et oubliées. Il avait tenté toute sa vie de prétendre être complètement incapable de sentiment et refusait de se montrer émotif. Pourtant, adolescent, le jeune Lord avait été bien vivant, laissant libre court à ses émotions, passant de la joie la plus intense à la haine sombre. « Aberration ! » Il pivota sur place pour désigner sa femme d’un doigt accusateur. « Incroyable ! Je te demande une seule chose…une seule petite chose ! Ne pas utiliser les noms de ma famille. Et qu’est-ce que tu fais ! Tu choisis le premier nom qu’Harlon te balance sans en comprendre le sens ! Merveilleux ! » Il secoua la tête nerveusement. Il était habité par un rire terrible. Il avait le goût du sang dans la bouche et penchait dangereusement vers le gouffre de la folie. Il baissa la tête toujours riant. Il ne fixait pas le sol, il avait les yeux fermés. Il tremblait de toute sa personne. Il baissa le ton, encore plus accusateur que l’instant d’avant : « Souhaiterais-tu donc me voir offrir moi-même notre fils au Dieu Noyé ? » Et s’en fut trop.

Il eut l’impression de revivre cet instant, où transit par la douleur, il avait dû habiller son meilleur ami d’une cote de maille lourde. A lui seul, il avait soulevé son meilleur allié pour le balancer par-dessus le pont du boutre qui les transportait. Harlon s’était trouvé sur un boutre non loin. Mais même si son oncle avait été témoin de ce geste, il ne connaissait pas la complexité des souvenirs qui liaient Dagon à Lars. Des larmes ne coulèrent pas sur son visage, mais lorsque Dagon releva la tête pour regarder son épouse, une expression de peine et de tristesse emplissait ses traits.

« Ou alors c’était pour le surnom… » Il agita le bras gauche pour en faire remonter la manche. Autour de sa main et de son poignet se dessinaient de très vieilles cicatrices presque entièrement effacées. « La Méduse… » Il tourna la main, la regardant comme si c’était la première fois qu’il la voyait. « Quel plaisir se fut de lui balancer cette chose en pleine face à cet emmerdeur… » Son visage se convulsa et il recula, jusqu’à butter contre la seconde chaise vide où il se laissa tomber sans retenue. Sa carapace venait de se fendre. Si elle s’y prenait bien, Aaricia arriverait en cet instant, et en cet instant seulement à en apprendre bien plus sur son vieil époux.


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Aaricia Greyjoy
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Message Ven 8 Mar 2013 - 3:24

Aaricia lui avait sourit, malgré qu’il la narguait comme toujours. Elle ne donnerait jamais la main d'un de ses enfants à un continental. Elle avait plus de jugeote que le Greyjoy pouvait croire. Elle savait qu’il ne disait pas ca par méchanceté, mais seulement pour la narguer, même si la seconde partie de la phrase la rendait de mauvaise humeur. Croyait-il vrai qu’elle oserait perdre sa tête pour détourner ses enfants de l’Antique Voie? Comment pourrait-elle lutter contre lui? Elle n’osait même pas en émettre la possibilité. Elle tenait particulièrement à sa tête. Personne ne pourrait dire le contraire. Elle avait tendance à jouer avec le feu, mais ses enfants seraient certainement une chance pour qu’elle prenne du temps qui lui appartenait. Se dévouer à quelqu’un qui voulait vraiment d’elle. Elle en avait assez que l’on la traite comme une bonne femme bonne qu’à pondre des petits poulpes. Elle n’avait besoin que de temps. Contrairement à ses petits poulpes ses frères étaient déjà plus âgés quand elle était revenue à Cormartel. Chose amusante de leur mettre des raclées si petit. Elle détestait quand il agissait ainsi. Elle avait une envie de lui mettre des claques pour son impertinence. Elle n’était pas assez folle pour se laisser croire qu’elle les détournerait de l’antique voie. Personne ne l’aurait supporté dans son entreprise. Enfin personne qui vivait dans la forteresse de Pyk et comme ses rapports avec ses frères n’étaient pas les meilleures, elle ne tenterait pas de jeter de l’huile sur le feu avec Dagon.

J’ai l’audace de faire bien des choses, mais en aucun cas, je ne les éloignerais de l’Antique Voie. Parfois je me demande si tu sais que je tiens à ma tête.

Aaricia arqua d’un sourcil. Pourquoi voulait-il absolument la protéger d’elle-même ? Elle savait qu’elle pouvait se mettre dans des situations impossibles, mais elle savait s’en sortir. Elle n’avait pas besoin d’un père. Elle avait su se débarrasser du sien très jeune ce n’était pas Dagon qui allait la paterner, il aurait certainement de la misère avec ses propres enfants. Elle l’Avait regardé droit dans les yeux, espérant un sourire ou quoique ce soit qui lui donnerait un indice qu’il voulait se moquer d’elle. Rien. Il restait impassible devant ses commentaires. Elle ravala ses commentaires avant de créer une guerre avec la seule personne qui ne la détestait pas encore. Veloran et Willem lui avaient fait comprendre bien des choses, elle n’avait pas besoin que son mari se mette de la partie.

Je n’ai pas besoin d’un père, j’ai appris très jeune à me relever seule, quand je tombais. J’ai seulement besoin d’un époux, mais surtout quelqu’un qui me fait confiance.


Rire? Il ne s’était certainement pas attendu à ce qu’elle le prenne dans le détour. Heureusement pour elle, les deux bambins dormaient paisiblement. Elle regardait le feu danser dans l’âtre. Elle avait nommé ce nom presque par peur. Elle n’avait pas cru qu’il serait aussi explosif en réaction. Pour certainement la première fois, la jeune Greyjoy trembla comme une feuille entre les mains de son mari. Elle avait connu une de ses colères, mais certainement jamais autant que celle-là. Willem avait certainement raison. Elle était devenue trop comme la seiche et avait oublié qui elle était. Elle aurait du choisir par elle-même quitte à ne pas essayer de plaire à son mari. Elle n’arrivait pas à prononcer un mot. Si elle avait su l’entière histoire, elle aurait certainement passé son chemin. Il l’avait relâché et elle avait repris sa place en posant son visage dans sa main. Elle n’aurait pas du. Elle écoutait Dagon siffler sa colère à travers la pièce. Lorsqu’il parla de sacrifice, elle se leva d’un bond en criant :

Choisis-lui un nom qui te plaira, mais je t’interdis de le sacrifier pour un dieu!

Elle avait mis tant d’effort à lui faire ce plaisir. N’avait-il pas eu ce qu’il voulait? Elle lui avait donné un fils et surtout elle avait assuré la descendance de la lignée. Il lui aurait fallu un an entier pour retenir la famille Greyjoy. Pour Dire, elle ne connaissait rien à la famille de son époux, hormis Lakdahr, qui était son demi-frère. Elle avait simplement voulu un coup de pouce de la part du seul homme qui semblait connaitre Dagon. Elle en tremblait encore et des larmes avaient jailli de ses yeux. Elle avait tenté de se rapprocher, mais il aurait tôt fait de lui mettre la main à la gorge. Elle attendit qu’il se calme avant de le rejoindre. Elle s’en voulait d’avoir éveillé de mauvais souvenir. La n’avait pas été son but. Il lui prit un temps où elle n’osât pas l’approcher. Elle savait pour le surnom, mais elle n’en savait pas plus. Elle prit place sur les genoux de son mari et posa sa tête sur son épaule.

Je … suis terriblement désolée. Je … choisirais un autre nom … si tu ne veux pas. Mon intention n'était pas de te mettre en colère … ou même de te blesser, crois-moi.

Ses lèvres tremblaient. Elle avait serré sa main dans la sienne et le regardait avec le cœur gros. Elle n’avait pas voulu lui faire de peine. Elle avait pour habitude de le voir insensible aux drames. Peut-être aurait-elle du choisir le nom par instinct et non par suggestion d’Harlon. Elle ne savait pas ce qu’elle venait de faire, mais elle avait l’impression qu’elle pourrait certainement en apprendre un peu plus sur ce qu’il n’avait jamais révélé. Il connaissait beaucoup plus de choses sur son compte qu’elle pouvait en savoir. Aaricia lui caressa la joue, le cœur gros. Elle lui avait fait mal, alors que son intention avait toujours été autre.

On finit toujours par apprécier les emmerdeurs. Je sais ce que c’est de perdre quelqu’un qui nous est cher. C’est peut-être la seule chose que nous ayons en commun. Jamais, mais ô combien jamais je prétendrais tout savoir sur toi. Il était plus qu’un emmerdeur, n’est-ce pas?


Cette douleur elle l’avait connu avec plusieurs personnes. Certaines avaient même été des victimes de ses erreurs. Elle se souviendrait toujours de son erreur qui avait couté la vie à plusieurs de ses marins.





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Message Lun 11 Mar 2013 - 23:03

La pièce pourtant bien chauffé est éclairée n’était que ténèbres et froid pour Dagon. Il n’entendit pas les premières répliques de son épouse qui avait pourtant hurlé la première avec une intensité incroyable. Il se perdait dans les méandres de ses souvenirs. Des souvenirs sombres, douloureux. Pourtant, tous, sans exception, se raccrochaient à un passé pourtant bien joyeux et agréable. Un temps où Dagon riait aux larmes et buvait à s’en exploser les reins. Un temps où prendre la mer signifiait liberté et passion. Un temps où le mot ami avait une véritable signification pour cet être pourtant bien trop franc pour être apprécié. Une époque que Dagon avait volontairement et résolument effacée de son esprit meurtri. Combien d’années s’était-il acharné pour forger cette muraille qui le protégeait de tous sentiments ? Plus d’une vingtaine, probablement. La muraille avait tenu bon, contre toutes les menaces extérieures. Et pourtant, il y a plus de treize années, elle s’était ébréchée, pour se reconstruire encore plus solidement des mois après. Il s’était alors juré de ne plus jamais laissé le mortier s’effrité. Sauf qu’Aaricia venait de lancer une bombe au cœur même des fondations de son refuge. Dagon n’avait plus de repères et sa confusion était la plus totale. Devait-il rire, pleurer, la frapper, prendre la fuite, ou simplement se cloîtrer dans un silence de mort. Il n’en savait rien. Il avait l’impression de tomber en arrière dans un gouffre sans fond. La réalité n’était même plus palpable. Un écran d’encre l’entourait. Il ne distinguait même plus son propre corps, engourdit par la rage qui bouillonnait à ses tempes et faisait raisonné son cœur dans sa poitrine devenue soudain étrangement lourde. Son œil était grand ouvert mais il était complètement aveugle. L’air qu’il respirait le faisait suffoquer. Il ne parvenait pas à s’apaiser. Tout ce en croit il croyait ne semblait plus que secondaire comparé à ce qu’il avait connu en étant jeune.

Il sentit sans comprendre qu’Aaricia venait de s’approcher, de s’assoir sur ses jambes. Il sentit son souffle chaud près de son oreille sans en entendre les paroles. Il avait l’impression d’être en mer et de tanguer sous la force d’un vent de terre. Ce fut la main de sa dame qui le fit remonter à la surface. Il se réveilla comme après un long et pénible cauchemar. Son œil fixait le sol, perdu. Il sentit le regard de sa femme. Il tourna la tête dans sa direction. « Non ! » Il lâcha ce mot en inspirant de l’air, ce qui produisit un son étrangement aigu et plaintif. Il déglutit et accueillit avec plaisir la main délicate d’Aaricia sur sa joue. Il baissa le regard et poussa un soupir douloureux en fermant les yeux.

« C’était…. Je ne connais pas de mot pour définir ce personnage. » Il redressa la tête et s’enfonça complètement dans la chaise avant de chercher le regard de sa femme. Il esquissa un sourire entendu. Bien frêle comparé à ceux qu’il adressait à ses confrères à cette époque révolue. Il ne comprit pas pourquoi il décida de dévoiler toute l’histoire à son épouse mais il avait l’intime conviction que c’était la seule solution pour ériger à nouveau les murs de sa forteresse invisible. S’il ne voulait plus être blessé, il ne devait pas se taire, mais lui enseigner sur quels terrains le discours ne devait jamais se pencher. Il inspira un bon coup et narra son passé comme un homme pleinement satisfait de sa vie l’aurait fait.

« C’était le fils d’un menuisier. Il l’était aussi d’ailleurs. Il a probablement trafiqué nos boutres bien des fois mais je ne le sus jamais. Il passait son temps à Lordsport ou à la Citadelle. A chaque fois que je le rencontrai, il traînait avec une bande de gamins aussi violents que lui. Ce type aimait faire mal, à qui ou à quoi, là n’était pas l’important. Il se sentait bien en voyant les autres souffrir. A cette époque j’étais Un rire moqueur lui échappa. une sacré fiotte. J’étais petit et craintif. Et protégé par le nom que je portais. Lars prenait à malin plaisir à me charrier à la moindre occasion sachant que la seule option que j’avais était de pleurnicher dans le veston de mon paternel. J’aurai donné n’importe quoi pour avoir à mes côtés un allié comme Lakdahr… Il fit une pause en pensant à cette solution qui l’aurait bien sorti de l’auberge. Mais son demi-frère n’était pas encore né. Un jour, je ne l’ai plus supporté. J’étais descendu à Lordsport pour saluer les boutres qui prenaient le large. En remontant par les rochers, je suis tombé sur une méduse agonisante. C’était la première fois que je voyais une de ces bestioles et crois-moi, con comme j’étais, il m’a fallu plus d’une brûlure avant de comprendre que seuls les filaments étaient douloureux. Je ne sais pas ce que mon cerveau a imaginé ensuite pour échafauder le plan qui allait me permettre de remettre Lars à sa place une fois pour toutes. Mais je suis remonté à la Citadelle en tenant l’animal dans ma main Il mimait le geste de sa main gauche où les traces des morsures des tentacules étaient encore visibles. Je suis allé le trouver. Et je la lui ai balancée au travers du visage avec plaisir et un sentiment de puissance incroyable. Ses potes ont détallés comme des crabes. Son visage rougissait à vue d’œil… Il regarda à nouveau son épouse. Un sourire aimable lui fendit la bouche. Il n’aurait jamais pensé pouvoir en parler avec autant de facilité. Mais il ne faisait pour le moment, qu’aborder les bons souvenirs.

Depuis ce jour, il était La Méduse. Et on me surnomma, à juste titre, La Seiche. Lars devint un allié redoutable. Avec Tom, le forgeron, nous devinrent complices à bord des boutres, lors des razzias et lors des fêtes au retour des attaques. Mon père ne pouvait le supporter mais je l’ai très rapidement envoyé paître. Et ce salopard me le rendit en pire. Il voulait envoyer une razzia alors que nous revenions à peine d’une longue excursion en mer. Les hommes étaient fatigués et les nuits trop courtes avaient usé le moral des troupes. Mais qui étions nous pour nous opposer au Lord Suzerain ? J’ai protesté, mais il ne voulut rien entendre. Alors nous prîmes la mer. J’étais à bord du boutre de mon père, aux côtés d’Harlon. Lars et Tom sur deux autres navires. Je savais le combat perdu d’avance mais mon père s’obstina et même mon oncle ne parvint pas à le raisonner. Après moins d’un quart d’heure, une troupe armée nous tomba dessus. Il y eut de lourdes pertes, surtout du côté fer-né. Voyant les hommes tomber comme une pluie d’été, je sonnais le repli… Il baissa le regard sur ses pieds. Son visage était crispé. Il inspira par à-coup avant de continuer, la voix agitée par l’émotion. J’avais dû rester à bord du boutre, interdit de bataille. Même ma fierté ne retenu pas mon geste à cet instant. Tom… Tom revenait avec Lars sur son dos et gagna le boutre de ma famille qui se trouvait être le plus proche. En moins de deux, tous ceux qui nous restaient étaient à bord des navires encore en état de reprendre la mer. Lars était dans un état critique. Même avec les efforts de plusieurs hommes, nous ne parvinrent pas à stopper l’hémorragie qui remplissait le pont d’un sang chaud. Alors il m’a demandé. Lars m’a demandé de lui remettre sa cotte de maille et de…de le balancer par-dessus le pont. Tom s’est agité frénétiquement et je…je n’ai pas réfléchis. J’ai refermé la cote et je l’ai fait sombrer. Sans rien dire. Tom a poussé un cri désespéré et je lui ai envoyé un poing au milieu du visage qui lui fracassa le nez et lui fit perdre connaissance. Je n’ouvris pas la bouche de la traversée. Harlon se tint à distance et je n’ai pas la moindre idée de ce que faisait mon crétin de vieux à ce moment. Il détourna le regard pour regarder les flammes. Il narra la suite en serrant les dents et le poing. Il en voulait toujours à son père.

Je n’ai pas dormi les deux nuits qui suivirent notre retour. A l’aube du troisième jour, je suis allé voir le vieux débris qui sert de grand-père à mon gosse. Nos gosses. Je lui ai balancé toutes sortes de vérités en plein visage. Cette vermine était tellement honteuse devant son acte inconsidéré, qu’il m’a bien gentiment offert son poste de Lord Suzerain. Et depuis ce jour, même Tom n’a pu retrouver en moi l’ami que j’avais été. Il détourna son visage pour revenir sur sa femme et conclure. J’avais dix-sept ans. »

Par cette dernière phrase, il voulait démontrer que sa froideur et ses silences légendaires n’étaient pas nouveaux et ne s’adressaient pas uniquement à son épouse. Il resserra la main d’Aaricia toujours dans la sienne et orienta à nouveau le visage sur l’âtre crépissant. Avec ironie il répondit finalement à son épouse.

« Maintenant, si tu trouves que c’est un nom louable… » Il parla ensuite avec le plus de sérieux, sachant qu’il ne jetait jamais une parole en l’air. « Je l’empêcherai de sombrer. Je le protégerai. Je vous protégerais tous les quatre, dussé-je y laisser ma vie pour l’une des vôtres, en sacrifice au Dieu Noyé. »

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Message Jeu 14 Mar 2013 - 2:35

Elle ne connaissait pas la colère autant que la douleur. Les deux semblaient rongés de l’intérieur son époux depuis bien des années. Qu’avait-elle donc fait de si idiot pour faire craquer cette carapace si dure. Un fardeau qu’il portait seul, comme elle avait toujours porté le fardeau des marins qu’elle avait périr dans les rochers près de Cormartel. Elle était un livre ouvert, Dagon savait quand il pouvait l’atteindre facilement, ou même jouer avec ses sentiments pour se montrer cruels. Lui, il était son contraire, son opposition. Il était refermé, comme s’il se cachait de pouvoir avoir un quelconque sentiment. Mais au tréfonds d’elle-même, elle savait que Dagon n'était pas une bête sanguinaire et égoïste comme elle l’avait traité plusieurs fois. S’il avait étudié son fin parcours depuis qu’elle était en âge de se rebeller, il devait savoir des choses qu’elle avait oubliées, mais elle, elle ne savait rien. Elle n’Avait jamais tenté d’en savoir plus que ce qui se passait entre eux. Elle l’avait accepté avec ce défaut qui l’agaçait.

Son silence était de bonne fois. Elle ne l’interromprait pas pendant son histoire. Il tentait de s’ouvrir à pour la première fois, elle ne lui claquerait pas la porte au nez. Elle qui l’agaçait pour connaitre les moindre tréfond de son âme martyrisé. Même si les femmes pouvaient parfois avoir l’air de parfait être très chiant à vivre, elle était capable d'écouter et Aaricia, même si elle ne voulait pas s’identifier à ce rôle, elle l’avait. Elle était une confidente, rarement utilisé puisque son mari n’était pas un grand bavard. L’histoire qu’il lui conta n’était pas le genre de chose qu’elle avait cru de cet homme.

Elle ne put s’empêcher de sourire d’imaginer le petit Dagon Greyjoy qui avait quelques années. Elle pensait soudainement aux enfants qui dormaient paisiblement dans la petite pièce d’à coté. Avec le père et la mère qu’ils avaient, nul doute qu’ils deviendraient des petites terreurs dans quelques années. Aaricia posa ses doigts dans celle de son époux. Elle avait dénombré plusieurs cicatrices, mais elle n’avait jamais connu leur signification. Elle voyait que ce petit épisode était certainement le seul qu’il trouvait amusant. Elle s’était retenue de parler ou d’émettre un sourire, qu’il lui aurait certainement valu très cher. La suite était moins drôle. Ils avaient un point en commun. Ils n’avaient jamais aimé leur paternel. Très jeune, elle avait rayé son père de sa vie et un de ses amants avaient réussi à l’en débarrasser pour toujours.

Cet homme croupi depuis plusieurs années je ne sais où à Pyk. Je ne crois pas qu’il viendra louer le dieu noyé de faire perdurer sa lignée. Il est certainement ravagé par la honte d’avoir envoyé ses hommes à la mort.

Elle s’était toujours demandée pourquoi, elle ne connaissait rien de lui, mais elle comprenait beaucoup mieux désormais. Il s’était renfermé dans sa coquille à la mort de son ami. Il lui faisait réaliser qu’elle n’avait jamais rencontré une seule fois l’ancien suzerain des Iles de Fer. Elle n’en n’était pas déçue pour autan. Elle s'était retenue d’un commentaire sur la vieillesse de l’homme. L’humeur de Dagon ne l’aurait certainement pas aidé. Elle soupira intérieurement se disant qu’elle ne tenait pas à ce que ses deux enfants aient un grand-père. Tant qu’elle n’Avait pas à gérer de crise familiale. Déjà sa famille semblait assez folle, pour ne pas dire barge sur le bord. Aaricia serra la main de son mari dans la sienne et l’embrassa sur la joue. Elle serait toujours là, même si parfois, elle pouvait n’être qu’une emmerdeuse. Elle ne l’était pas uniquement pour Dagon, ses frères aussi devaient être fatigués de sa présence qu’imposait la seiche.

Il gardera ce nom que si tu le désires et cela reste non négociable... Il convient d’honorer le nom de ceux que l’on appréciait. Je trouve peut-être ce nom louable pour notre fils, mais cela n’est pas une question que je choisisse. Toi, es-tu prêt à devoir prononcer chaque fois son nom ? Le crier à travers la forteresse quand il fera les cent coups et que tu désires obéissance.

Aaricia s’était posé la question plusieurs fois avant de prénommer sa fille. Dagon était-il prêt à crier ce nom chaque fois qu’il le faudrait? Un nom restait une marque à jamais. Une petite larme coula sur la joue de la Greyjoy avant d’étreindre son mari. Il n’y avait pas, selon elle, plus grande affection que les paroles qu’il prononçait à ce moment. Dire qu’elle avait pu détester cet homme. Cela lui faisait du bien de le voir autrement que dans les habits du guerrier insensible.

Si tu dois les protéger, reste en vie, pour moi. Je n’ai pas l’envie et je n’aurais pas la force de te redonner à la mer.

Elle l’embrassa tendrement, oubliant qu’un jour, il la quitterait. Elle commençait à s’y faire. Avoir une présence constante d’une personne qui peut-être tenait à elle. .. Elle voulait chasser cette atmosphère étouffante qui venait de prendre place dans ses appartements. Elle avait ses enfants, son mari était à elle pendant quelques heures encore avant de retrouver certainement sa vraie femme, mais cela lui importait peu. Elle voulait en profiter. L’avenir était encore incertain et Aaricia voulait profiter de sa présence. Elle avait envie de passer à un autre sujet qui lui préoccupait le crâne. Il avait beau lui dire que cela n’était que des pressentiments, elle n’en croyait rien. C'était le moment ou un autre d’en parler. Il était le mieux placé pour en parler.

Il n’y a toujours rien en vu, concernant la flotte des continentaux?

Elle doutait fort bien que si elle ne posait pas la question, il ne lui en parlerait pas. Elle était enfermée à Cormartel depuis deux semaines et cela n’avait pas été de tout repos. Elle avait mis au monde ses deux petits poulpes et eu des prises de becs avec la moitié des habitants de Cormartel. Personne n’avait eu la brillante idée de venir la railler sur son nouveau futur, de maman poulpe. Le premier qu’il le ferait, elle le passerait par-dessus bord.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Dagon Greyjoy
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Message Mar 26 Mar 2013 - 13:37

Le réconfort et le silence qu’offraient la pièce n’étaient que secondaire comparés à la présence incroyablement compréhensive d’Aaricia. Elle pourtant toujours bavarde et cherchant le moindre interstice pour donner son avis – qui avait le mérite d’être des plus justes – s’était tue dans le respect que semblait lui insuffler l’infime part de l’histoire de Dagon. Ce détail avait grandement facilité les choses. Intimité et confidence n’étaient pas les mots préférés du Lord Suzerain. Un mot mal placé de la part de sa jeune épouse et tout se serait arrêté en un instant. Il avait cédé, il ne cèderait plus aussi facilement. C’était l’étrangeté de la situation qui l’avait fait avouer l’inavouable. Sans toutes les tensions qui lui faisaient perdre sa lucidité, jamais il ne se serait dévoilé ainsi, continuant de penser que ce n’était nullement affaire de quelqu’un d’autre que lui-même. Même son plus vieil allié, Tom, n’avait pu à nouveau discuter de cet évènement une fois le Greyjoy revenu à Pyk. Harlon lui-même, s’était contenté de lui indiquer la voie du Dieu qu’ils chérissaient tout deux. Quant à son actuel second, Brorn, il avait eu vent de l’histoire mais c’était toujours gardé d’en imposer le souvenir à son capitaine.

Ecoutant sa femme d’un air discret, il esquissa une grimace lorsqu’elle justifia l’état de santé de Balon. La seule raison de la survie de ce vieux poulpe était probablement due au fait qu’il profitait des razzias de son fils pour se nourrir sans jamais mettre un pied hors de sa chambre froide. Un pas à l’extérieur de la citadelle aurait pourtant suffit à mettre un terme à son existence honteuse et terriblement insultante pour Dagon. Sombrement, il en vint à se demander s’il n’allait pas exploiter cette soit disante attaque continentale pour réduire en poussière une fois pour toute ce qui lui restait de géniteurs. Encore fallait-il que cette attaque ait lieu et qu’elle s’enfonce dans les îles jusqu’à la citadelle de Pyk. Il détourna, pour une nouvelle fois, son regard du flou pour se concentrer sur la seule entité qui le raccrochait encore à la vie, et lui donnait la force de gouverner son peuple avec toujours autant de conviction. Elle en était revenue au prénom de leur fils. Sur ce point, il n’avait encore aucune réponse à lui fournir. La seule certitude qu’il avait à ce sujet était le fait qu’il ne crierait pas après son gamin dans les couloirs en utilisant son prénom, mais en l’assommant du nom qu’il se devait d’assumer. De plus, Dagon n’avait jamais appelé son ancien ami par son prénom, préférant – et surtout se souvenant plus facilement – le sobriquet qu’il lui avait attribué. Lars avait été l’homme avant leur rencontre, et la Méduse, était l’homme qui avait choisi de suivre le fils héritier des Greyjoy. Et c’était ce souvenir que chérissait Dagon. Utiliser un prénom qui ne faisait que lui titiller l’esprit ne serait donc pas si dérangeant que cela, en fin de compte. Il soupira, pesant ses mots :

« Notre fils portera donc le prénom de La Méduse. Et notre fille, celui de ta mère. A nous de faire en sorte qu’ils les honorent et ne salissent pas leur mémoire. »

Il entoura son épouse de ses bras puissant lorsqu’elle se lova contre lui en une étreinte reconnaissante. Il s’accorda encore un instant avant de camper à nouveau sur ses positions habituelles. Se redressant, il reprit constance et du coude, s’appuya sur l’accoudoir gauche, pianotant sur le bois de la chaise. La parenthèse souvenirs était clause. Il resta silencieux face à la demande de son épouse. Ce qui est mort ne saurait mourir. La force lui revenait, comme si les pierres de sa carapace renaissaient des débris occasionnés par la fissure pour à nouveau, ériger le mur infranchissable de son âme. Il tourna son œil pour la regarder avec attention. Elle ne faisait pas que changer de sujet. Son attitude trahissait également son inquiétude. Il l’observa longuement, sans rien dire. Son visage était des plus sérieux et même si une réplique agaçante trainait toujours dans son esprit, il répondit avec honnêteté.

« Pour être franc, je ne suis pas venu ici uniquement pour toi. D’après ce que j’en sais, il est plus probable que l’attaque vienne du Nord et frappe en premier lieu le large de Harloi. C’est pour cette raison que je n’ai pas annulé la préparation du raid : nous prendrons le Nord à l’aube, ou c’est lui qui viendra à nous. Mais rien ne laisse présager d’attaque. Même si mon pressentiment reste tenace, il est fort à parier que ce n’est que pure utopie. »

Si son désir de voir son épouse et ses enfants était véridique, la peur de ne pas les revoir avait été plus forte. Mais sa visite était également attendue, étant donné qu’il prendrait le Nord à peine un jour plus tard. Même s’il ne se montrait que rarement attentif à l’amour que lui portait son épouse, jamais il n’était parti en raid sans préalablement lui dire au revoir. Même si la séance d’adieu finissait en promesse de mort certaine à son retour. Il en avait toujours été ainsi, du temps de Malora ou de son ancienne épouse Botley, même si pour cette dernière, c’était pour lui conseiller de se donner la mort avant qu’il revienne. C’était probablement un reste d’enfant ; courir jusqu’au port pour saluer de la main les navires guerriers qui prenaient le large. La joie dans le départ, comme dans le retour. Jamais il n’avait vu ces départs comme synonyme de tristesse ou de danger, alors que pourtant, il n’était pas rare de voir revenir que la moitié des équipages. Ces navires et leurs hommes, étaient la seule source de revenus comestibles de l’île, en dehors des très maigres plantations qu’il y avait ici et là sur les rocailles ferreuses. Ce qui poussait chez les fer-nés était terne et sans goût, rustique, comme tout le reste. Un peu de fraicheur continentale était toujours la bienvenue.

« Tu n’es pas sans savoir que ton frère fera également partie du voyage. » Il détourna le regard, sachant que la suite n’allait pas lui attirer les faveurs de sa compagne. « Je veux que tu restes ici jusqu’à notre retour. » Et il serait catégorique sur ce point. Il savait que Sargon resterait à Lordsport et se doutait bien qu’il réussirait à convaincre Helya d’en faire de même. Dagon ne voulait pas la savoir revenue sur Pyk avant toutes menaces définitivement écartées. Il prenait peut-être un risque en partant pour le Nord, laissant ici tout ce qu’il possédait, mais ne pas partir condamnerait ses hommes à un hiver bien trop rigoureux et sans ressources. Mais il donna une toute autre justification : « Je ne tiens pas à ce que mes enfants rejoignent Pyk à bord d’un navire Bonfrère. » Et il espérait son épouse compréhensive sur ce point. Il connaissait l’entente précaire qui existait entre tous les Bonfrère et maintenant qu’elle était femme de Greyjoy, il estimait Aaricia assez réfléchie pour ne pas faire ramener les siens par un autre navire que la Sirène Noire. Et si attaque il y avait, il les pensait tous les quatre plus en sécurité ici. Il baissa le regard sur le ventre de sa femme, qui avait déjà bien diminué, et au sentir du poids qu’elle exerçait sur ses cuisses, elle ne tarderait pas à reprendre le physique qu’il lui permettrait de reprendre la mer. Il redressa le regard pour regagner celui de sa consœur, un sourire moqueur au visage.

« Tâchez de retrouver de la force pendant mon absence, Capitaine. Votre navire aurait bien besoin d’un coup de neuf. » Il parlait tout autant du prochain boutre de son épouse que du physique qu’elle abordait. Les semaines de lit et d’enfermement ne la rendait absolument pas attirante. Elle avait pourtant son charme à elle, qu’il peinait à retrouver après les efforts qu’elle avait fournis.


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Message Jeu 28 Mar 2013 - 14:52

Il ne pouvait pas la rendre aussi heureuse. Elle n’avait pas escompté un tel revirement, mais il s’était ouvert à elle pour la première fois depuis qu’Elle portait son nom. Pendant un moment, elle ne l’avait pas admiré pour l’homme qu’il était. Elle l’avait admiré pour avoir été humain au moins une fois avec elle. Avec cette histoire, elle en tirait une grande leçon très importante. C’est souvent les gens qui vous tenez énormément qui sont la brèche pour faire écrouler la pierre de votre cœur. Elle avait déposé ses lèvres sur son front sachant qu’elle ne pourrait jamais revenir en arrière. Elle ferait tout pour qu’ils soient un homme fier. Ce n’était pas partie gagné puisque sa mère était une vraie furie lorsqu’elle voulait. Un caractère encore pire que la Greyjoy. Ses enfants devenaient un défi de taille chaque jour, mais elle appréciait. Maintenant que le nom ne semblait plus poser problème, elle pouvait respirer.

La barre est haute, mais je tacherais chaque jour de les mener dans la bonne voie. Ils ne saliront pas les noms qu’ils portent. J’y veillerais chaque jour de mon existence. Mais pour l’instant leur avenir est encore incertain.

Elle avait connu bien des enfants mort-nés quelques jours après leur naissance. Aaricia se voyait chanceuse de pouvoir profiter d’une convalescence facile et de voir que les deux petits êtres si fragiles semblaient être assez vigoureux. Si petit et confronté à un grand destin. Préférant ne pas y penser, elle laissa Dagon resserrer son étreinte sur elle. Il pourrait la rassurer de toutes les manières, elle serait encore craintive. Elle se faisait des scénarios. Même si la plupart ne verrait jamais le jour, elle avait des peurs qu’elle ne pouvait s’empêcher de confier à son époux. Il avait tant d’assurance qu’elle se demandait comment il pouvait être aussi certain.

Elle aurait voulu se détacher de son étreinte. Elle n’avait pas envie de reprendre cette discussion. Elle avait assez de son frère qui lui tapait les nerfs avec le raid … Elle n’avait surtout pas envie d’imaginer quelconque scénario. Son pressentiment était plutôt mauvais et elle n’y voyait pas l’intérêt de ce raid si l’on racontait que le lion de l’ouest avait envie de vengeance. Elle avait envie de le provoquer, mais elle n’avait pas la force de tenir ce débat qu’ils avaient jadis eu avant son départ. Le peuple fer-né était trop fière pour se permettre de plier genou devant le reste de Westeros et elle craignait que son mari finisse par perdre sa tête pour cela.

Tu es venu réclamer une partie des boutres de la flotte Bonfrère ? Cela reste de la pure folie de prendre la direction du Nord. Si Harloi tombe, il en sera ainsi pour Pyk, Grand Wyk et les autres.


Ils avaient toujours eu une certaine prétention dans la famille concernant les boutres que la famille Bonfrère pouvait fournir. On estimait au moins quarante boutres. Elle pouvait paraitre courageuse, mais elle avait souvent froid aux yeux. Elle craignait que le Dieu Noyé le lui reprenne. Elle n’avait pas encore toute sa place sur les Iles de fer et ses enfants n’étaient que des bambins. Malgré tout, il arrivait à obtenir une réaction d’elle. Son frère faisait ce qu’il voulait. S’il voulait se jeter dans la gueule du Loup, grand bien lui fasse. Il ne voulait plus d’elle, puisqu’elle était devenue accaparante et trop Greyjoy.

Qu’il fasse ce qui lui plait, je n’ai plus à le materner désormais c’est un homme. Que tu le veuilles ou non, Zachery ne l’Accompagnera pas. Je ne vais pas l’envoyer dans le Nord, sous le prétexte que tu as choisi mon frère comme mentor pour lui.

Une partie non-négociable. Elle se mêlerait de la vie du gamin comme cela lui chantait. Même si Dagon ne voulait pas, qu’elle interfère dans ses décisions. Il était son père avant tout et elle ne se retrouvait qu’en être la belle-mère, même si elle tenait à Zachery autant que ses deux petits bébés poulpes qui dormaient dans la pièce d’à coté. Il y avait des raids moins dangereux et elle n’avait pas envie d’avoir sur la conscience la mort de l’enfant. Il était encore trop jeune et ce même si le petit avait le caractère de son père. Un jour, il aurait cette chance d’aller « taper du continentale, mais pas cette fois-ci. Les enjeux étaient trop risqués selon Aaricia. Il y aurait un temps pour apprendre et un temps pour se montrer à la hauteur. Elle préférait le voir entre les quatre murs de Cormartel, plutôt que sur la Larme Noire. Non qu’elle ne faisait pas confiance à son frère, malgré leur dispute, mais elle était avant tout une mère protectrice.

Je ne bougerais pas de Grand Wyk. Tu as été clair et je ne chercherais pas à revenir d’une quelconque manière à Pyk. Du moins, tant que tu n’auras pas désiré mon retour et qu’il sera sans danger pour eux.


Elle avait fermée les yeux désespérés. Elle resterait à Cormartel, où elle était en sécurité, enfin, elle l’espèrerait l’être au moins. Elle n’avait pas cherché à comprendre un sens à sa phrase. Si ses frères pouvaient éviter Pyk, ils étaient heureux de l’éviter. La seiche n’aimait pas leur présence et ses deux jumeaux de frères ne la supportaient plus puisqu’elle était devenue trop « Greyjoy ». Même si elle montait souvent aux barricades, Dagon savait toujours ramener un sourire. Elle soupira avant de sourire. Elle pourrait toujours lui assenez les pires vilénies, il serait toujours un homme bon avec elle. Peut-être même qu’il était trop bon avec elle.

Je tacherais de les retrouver, Mon Seigneur. Ne vous inquiétez pas. Ce n’est qu’une question de temps. J’aurais aimé vous accompagner.


Une question de temps pour qu’il retrouve le corps de son épouse. Et une autre pour qu’elle reprenne la mer. Une chose qui lui manquait terriblement depuis des années. Elle avait envie de pouvoir prendre des risques à nouveaux. Un petit peu d’action ne lui ferait pas de mal. Même si voir le caractère de la capitaine et le caractère de la mère s’emmêler parfois.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Message Mar 2 Avr 2013 - 13:36

Vu les temps courants, Dagon ne pouvait qu’approuver les dires de son épouse ; l’avenir des enfants, du couple Greyjoy et même des îles était incertain. Et ce n’était pas que question de bataille fantôme. Si la flotte ennemie ne se montrait pas, et qu’ils prenaient tout de même le Nord, rien n’était certain quant à la véritable réussite de cette entreprise. Les temps devenaient de plus en plus rudes et rien de bon n’arrivait jamais avec l’hiver. La mer devenait plus dangereuse encore, les côtes n’offraient plus rien et le moral des hommes sombrait. Il devenait alors encore plus difficile d’avoir un quelconque pouvoir sur les insulaires qui enchaînaient rixes sur rixes, pour passer le temps et garder le physique. Dagon n’avait rien contre une bonne bagarre, mais en aucun cas il ne pouvait se permettre de perdre la moitié de ses marins inutilement. Jusqu’à un certain point, il se sentait rassuré de savoir que son épouse veillerait à l’éducation de leurs deux gosses. Il ne pouvait cependant prétendre ne pas savoir qu’elle demanderait elle aussi, le droit de naviguer. Il le lui avait lui-même promis. Il s’était imaginé que la jeune femme garderait un œil sur les deux endormis jusqu’à ce qu’ils atteignent leur dix ans, mais tiendrait-elle bon jusque-là ? Elle n’avait pu supporter plus d’un mois à terre alors lui demander d’attendre bien sagement dans la forteresse pendant dix ans… Dagon n’était pas assez stupide pour croire à ses propres espérances. Aaricia aurait à faire avec ; elle ne pouvait concevoir que leurs enfants soient élevés par une tierce personne et pourtant, ni lui ni elle, ne pouvaient concevoir de passer ses journées à Pyk, sans prendre la mer. Querelle il y aura.

Si l’humeur de Dagon venait de lentement se restabiliser, il ne manqua pas de réagir violement à la remarque de son épouse. Il défit son étreinte, qui la gardait prisonnière de ses bras. Et bien qu’elle fût assise sur ses genoux, il s’éloigna d’elle en s’enfonçant encore d’avantage dans le siège. Ses bras étaient revenus s’appuyer sur les accoudoirs et son regard était reparti sur le feu. Ses lèvres retenaient une grimace d’agacement. Il avait remué ciel et mer pendant plusieurs jours, depuis qu’il avait reçu les informations incroyables de son cousin. En vain, il avait tenté de trouver la meilleure chose à faire ; celle qui assurerait le moins de pertes et le plus de profits. Mais rien. Rien ! Il n’avait mis personne au parfum justement parce que lui-même n’avait pas la moindre idée de ce qui pouvait être juste et raisonnable. Il aimait le danger, certes, pas au point d’en faire pâtir tout son peuple ! Se faire ainsi, remettre en place par la seule personne qui semblait lui témoigner de la confiance le mit en rogne. Il s’était adouci, trop. Elle en venait à réfuter ses décisions et il ne pouvait le tolérer.

« Je ne suis rien venu "réclamer". Les boutres sont propriété de mes vassaux et entant que tels, ils me doivent le soutien lors des expéditions qu’ils choisissent d’entreprendre à mes côtés. »

Il faisait référence au fait que, lors du rassemblement, Willem et son jumeau avaient montré de l’intérêt pour le raid sur le Nord et que tous deux s’étaient porté garant de leur participation. Il ne venait rien réclamer du tout, juste avertir les Capitaines que le départ serait pour le lendemain. D’ordinaire, il ne se déplaçait pas lui-même, se contentant d’un intermédiaire, mais comme le reste de sa famille était ici, il avait pris la peine de venir.

« Hé bien, qu’elles tombent toutes ! » Il avait joint le geste à la parole en abattant son poing sur l’accoudoir. « La grossesse t’aurait-elle rendue incroyablement faible ? Sous-entendrais-tu que la meilleure chose à faire serait de rester là, dans ce fauteuil, à attendre qu’ils arrivent ?! » Si ses propos étaient médisants, son ton n’avait pas augmenté. « Nous sommes des fer-nés. Se battre sur terre ne rime à rien. Nous connaissons les îles et les récifs. Leurs navires se fracasseront sur les rochers comme leurs terres sous nos haches. Je ne vais pas attendre ici bien sagement comme un vieillard qui a peur de mourir. Je ne vais pas bloquer tout l’équilibre des îles juste à cause d’un avertissement d’espion ! »

Il aurait pu en rester là. Mais un autre sujet de désaccord remonta à la surface. Zachery. Il contracta les mâchoires pour s’empêcher de mettre à bas du siège sa jeune épouse. L’idée était pourtant fort tentante. Ses doigts se mirent à pianoter nerveusement sur le bois du siège et, jusqu’à la fin de sa tirade, ne regarda que devant lui, résolument détourné de son épouse.

« "Je ne vais pas l’envoyer dans le Nord… ". Tu voudrais peut-être lui apprendre la couture et l’art de la décoration florale ? Au nom du Dieu Noyé, Zach n’est plus un môme. Il est temps pour lui d’apprendre à vivre comme chacun de nous. Le garder sous ton aile ne le fera pas devenir un homme. » Il ajouta plus bas, en insistant sur la ponctuation. « Il a beau ne plus être mon héritier depuis peu, il en reste un fer-né. C’est un Greyjoy. Il est fait pour la mer et les razzias. Ou il n’est pas mon fils. » Il connaissait le caractère plus tendre de son gamin. Pourtant, le petit n’avait de cesse de lui demander quand, enfin, il pourrait prendre part aux razzias pour "taper sur du continental ".

Mais il était vrai, que pour le coup, Dagon n’avait pas prévu d’emmener son bâtard avec eux. Et c’était par pure égoïsme. Il ne voulait pas l’avoir dans les jambes si bataille il devait y avoir. Il passerait son temps à le chercher du regard et une inattention lui coûterait probablement plus qu’un œil. Non. Il aurait déjà suffisamment à faire en mer pour ne pas avoir en plus à devoir garder son unique œil sur son aîné. Ses pensées se diluèrent, au rythme de la conversation qui changea à nouveau de sujet. Il aurait donné n’importe quoi pour déjà être le lendemain. Il en serait ainsi fini des suppositions et des décisions prises à l’aveugle. Demain, il serait en mer, avec ses hommes et une bonne partie de la flotte de fer qui lui restait fidèle. Il avait été étonné de voir combien avaient répondu pour le Nord même si Sargon, en Capitaine avisé, avait décliné l’offre à peine fut elle lancée. Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres, et c’est sur un ton amusé qu’il répliqua :

« A t’entendre, on croirait véritablement que tu vas suivre à la lettre mes conseils. » Si parfois, pour ne pas dire souvent, il détestait son côté petit chef qui permettait à Aaricia de remettre en cause la moindre de ses décisions, il appréciait ce défaut lorsqu’il se transformait en la plus grande des qualités. Sa capacité à regarder d’un autre œil les choix de Dagon permettait à la femme-roc de voir plus loin. Et même si elle en venait par ce fait à désobéir à un ordre direct, elle arrivait, au contraire de biaiser l’autorité, à le rendre encore plus crédible dans ses choix. Ou à lui prouver définitivement qu’il était dans le faux. « Je te fais confiance pour ramener la marmaille et ta personne sur Pyk dès que j’aurais pris le Nord. » Il ajouta pour lui-même. « Et ça sera peut-être pas plus mal… » Même s’il était l’un des seuls à considérer Sargon à sa juste valeur, il n’aimait pas savoir son cousin futur détenteur de Lordsport. Autre fois, au travers de Helya, Dagon s’était attiré le soutien de la famille Botley, même si son premier mariage avait été un lamentable désastre. Mais maintenant que son cousin allait lier la famille Harloi à celle des Botley, le Capitaine de la Veuve Salée aurait main mise sur le fer de son île natale et sur le seul port de Pyk. De quoi se faire encore plus de soucis.


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Message Ven 5 Avr 2013 - 2:32

Elle était chanceuse qu’il ne lui balance pas des bêtises par la tête. Même si elle était la première à le soutenir, elle désistait facilement. La frayeur qu’elle avait eue dans le Nord la hantait toujours chaque nuit. Parfois, elle se réveillait en sueur. Elle aurait aimé être capable de lui dire ce qu’elle pensait réellement. Mais il l’avait attaqué tout d’abord et avait évité son regard. Ses frères n’attendaient que le nord. Une fois la plupart des boutres en mer, elle ne s’attendait pas à ce que les récifs arrêtes les continentaux. Elle aurait du une fois de plus se taire et ne rien dire. Laisser tomber et ne pas intervenir dans les affaires de son mari. C’était beaucoup plus facile lorsqu’elle agissait ainsi. Elle avait senti ses doigts se crisper lorsqu'il lui lança que toutes les iles pouvaient tomber. Elle avait même sursauté. Elle avait fermé les yeux et avait laissé Dagon expier sa colère, à sa manière. Elle avait baissé honteusement la tête. Il lui arrachait le cœur de l’entendre dire qu’elle était rendue faible. Surtout de sa part, elle pouvait encaisser les phrases de ce genre, venant de ses frères, mais de son époux, elle ne l’aurait jamais cru. Elle n’avait pas répondu à la question. Elle aurait tôt de l’envoyer voir ailleurs si elle y était. Même l’idée de parler de Zachery en avait été une mauvaise idée. À croire que tout l’irritait. S’en était trop, elle s’était levée avant qu’il ne décide de la jeter en bas.


Sous mon aile il ne deviendrait pas une femme, non plus. Autant prendre ton autre fils sous ton aile, avant que j’en fasse le décorateur de Pyk!


Elle avait haussé le ton, mais Dagon pouvait clairement sentir qu’elle s’était sentie insultée. Dans sa fine colère, elle tournait en rond dans ses appartements essayant de se calmer avant de continuer ce qu’elle avait à dire. Sa sourde colère avait même finit par emporter la moitié des objets qui se trouvaient sur un coin de table, dont la lame de sa mère, qui suite au raid du Nord s’était vu fracasser en deux. Triste réalité que d'être parfois l’épouse de la seiche d’or. Elle n’était pas Helya ou d’autres capitaines. Son cœur n’était pas aussi infranchissable.

Voir l’épée de sa mère en deux lui donnait même le mal de cœur. Sa propre mère ne l’avait jamais élevé comme une fille et Aaricia était certaine qu’elle n’Avait jamais touché à une aiguille de sa vie. Du plus loin qu’elle se souvenait, elle voyait sa mère sur un boutre alors que son père restait à Cormartel. Elle avait même participé à ce genre de débat entre son père et sa mère pour sa présence. Même si Helena Bonfrère n’avait jamais eu aucun instinct maternel, elle n’aurait jamais laissé sa fille dans ses jambes. Avec le temps c’était Euron, le batard de la maison qui s’était porté garant de sa sécurité. Elle avait ensuite élevée deux garçons qui malgré qu'un détestait la mer, l'autre ne s’en sortait pas si mal en gérant le boutre familiale et le plus gros qu’il y avait à Cormartel.

Il n’en est pas plus un adulte! Envoie-le à l’abattoir, si tu veux vraiment le voir sur le champ de bataille. Il sait se battre et il est fier d’être ton fils malgré tout, mais tu paieras cher chaque minute qui passera. Crois-moi, chaque minute tu te demanderas s’il est encore debout ou quel abruti de continental l’aura passer contre le fil de son épée. Je ne suis pas sa mère, la décision te revient. Quand on se soucie des autres, c’est souvent notre personne qui devient plus faible et facilement atteignable. Je ne fais pas cela pour le protéger lui.

Aaricia avait changé de ton, malgré tout. Elle ne lutterait pas. Dagon était bien plus son père et elle n'était pas sa mère de sang. Elle savait que le gamin deviendrait un bon capitaine comme son père. Elle connaissait ce sentiment chaque fois que son frère avait participé à un raid dont elle était présente. Willem était un homme aujourd’hui et pourtant, la mère qu’elle avait été et qu’elle était toujours craignait toujours de le voir mourir. Elle comprenait entièrement ce qu’ils étaient tous et chacun, mais si elle refusait d’envoyer Zachery c’était bien pour préserver le père. Chaque fois qu’elle tentait de bien faire les choses, elle provoquait un semblant de colère chez son mari. Elle ne gérait que ses deux petits poulpes à l’avenir. Elle aurait moins de fil à retordre, puisqu’ils ne réclamaient pas plus que de boire et dormir.
Elle s'était assise dans le siège face à lui. C'était beaucoup plus sécuritaire. Sa colère était toujours dans un coin de son esprit, mais elle tentait de ne pas y céder de nouveau. Avec Dagon, elle ne savait plus quoi faire. Elle avait tout de même ravalé ses pensées la concernant. Même l'amusement de Dagon ne la fit pas réagir. Elle était donc devenue docile à ce point? C’est qu’elle n’avait pas la force de faire le contraire, mais le jour où elle en aurait, qu’il prenne garde à sa petite femme devenue trop faible. D'un ton plutôt ironique, elle lui répliqua:

Pourquoi essaierais-je de te faire changer d’avis ? Je n’ai plus la force de te contredire ou même te désobéir. Tu l'as souligné toi même. ... Ma grossesse m'a rendu incroyablement faible.

Elle avait prononcé le dernier mot avec une certaine rancœur. Elle tentait de se montrer sous un bon jour, mais elle n'arrivait qu'à s'enfoncer davantage dans la boue. Il n'était pas le seul à le penser. Ses frères lui avaient bien montré comment elle était devenue insupportable. C'était la raison de leur dispute. Elle n’était plus la Aaricia d’antan et ne voulait certainement plus être cette gamine effroyable. Elle avait grandi en gardant une parcelle de l’ancienne Bonfrère, mais pas plus. Mais pour la plupart, elle n’était bonne qu’à pondre des gamins la Greyjoy. Phrase qui lui sifflait dans les oreilles depuis qu’elle était à Cormartel.





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Message Jeu 9 Mai 2013 - 23:24

Tendu et irrité comme jamais, Dagon sentait la fureur le prendre aux tripes. Il était venu en espérant trouver en cette nuit un dernier instant de répit…mais comme toujours, les deux époux ne pouvaient faire autrement que de se menacer. Il était résolument ancré dans son fauteuil, la main gauche faisant craquer le bois. Oh oui, il pouvait être violent. Pourtant, il s’était toujours retenu avec son épouse. Il avait été des plus détestables et des plus francs alors qu’il aurait dû se taire bien des fois, mais jamais il n’avait déchaîné sa haine sur la jeune femme. Il n’aurait pourtant pas su expliqué d’où venait cette retenue, cette contrainte qu’il se mettait et ne respectait qu’avec l’ancienne Bonfrère. A peine fut-elle levée qu’il eut l’irrésistible envie de la retenir. Mais elle était trop loin, trop profondément installée, elle aussi, dans l’irritation. Il ne pouvait croire que cet incident diplomatique qui se déchaînait sous ses yeux était uniquement dû au manque de fatigue de son épouse. L’inquiétude qu’il lui avait transmise à propos des îles ne devait pas aider mais à ce point… il n’arrivait plus à trouver en elle la femme qui le rendait meilleur. Qu’à cela ne tienne ! La pitié, la gentillesse, l’amour, il avait grandi sans. Une seule fois, il avait connu l’amitié et encore aujourd’hui il s’en mordait les doigts à tel point qu’il ne pouvait se regarder en face sans en éprouver d’épouvantables remords. A quoi bon s’attacher alors. Il pouvait sans autre se contenter de son fils, Zachery. Le petit était encore assez naïf pour obéir sans poser de question, et assez admiratif pour ne pas vouloir lui faire de l’ombre. Lui qui vivait dans l’Antique Voie ne possédait même plus de femme-sel. Comble de l’ironie. S’il ne pouvait plus toucher sa propre femme, il s’en trouverait une autre et s’arrangerait juste pour qu’Aaricia n’en apprenne pas l’existence. Ou était le mal ? Il la traitait bien mieux que la moitié de ses marins et eux ne se plaignaient pas de son caractère. A force de retenue, il allait finir par éclater. Il savait comment avait fini sa première femme. La limite était palpable, encore plus en cette nuit de doutes.

Fixant le feu, la lèvre supérieure de Dagon était parcourue de spasmes à chaque fois qu’un objet se fracassait sur le sol. Il ne prit pas la peine de répondre à sa remarque concernant leur fils, Lars. Egoïstement, il aurait effectivement pris son fils, et même ses deux enfants, pour les éloigner le plus vite possible de leur mère. Il les voulait fort et insensible au monde extérieur. Si ces deux êtres étaient tout ce qui resterait de lui à sa mort, il ne voulait pas de pleurnichards, mauviettes et autre débris de ce genre. Il savait que la plus grande faiblesse d’Aaricia résidait dans son cœur et il ne pouvait se permettre de mourir en laissant aux îles trois Greyjoy apeurés. Il était rude et absolument pas amical avec son épouse, comme toujours, mais il savait que c’était la seule option pour la rendre plus forte. La seule option pour qu’elle ne s’effondre pas le jour où il rejoindrait définitivement la mer. Qu’elle le déteste donc. Il pouvait le supporter.

Son œil quitta les flammes pour se porter sur son épouse. Son expression était mauvaise, intraitable. Il avait un humour certain mais possédait également la fâcheuse habitude de prendre tout ce qui était dit au premier degré et de l’interpréter comme bon lui semblait. Sans ménagement, il répondit franchement à sa femme, d’une voix monotone.

« Dans ce cas, demande à tous ceux dont je me "soucie" de ne plus quitter leur lit pour que je puisse vivre une vie paisible loin de la faiblesse. »

Et étonnement, ceci concernait bien plus de personnes que prévu. A nouveau, le silence s’installa. Un gouffre incroyable venait de se dessiner devant eux. Il n’avait pas l’intention de faire de cadeau. Il ne pardonnerait rien à son épouse, pas cette nuit. Si le Dieu Noyé voulait que ce soit la dernière en sa compagnie, il avait le droit d’être des plus exigeants. Du coin de l’œil, il l’observa s’assoir. Il avait l’impression de la voir sombrer dans l’incertitude. Sa mâchoire se contracta, en même temps que son poing. Aaricia abandonnait les armes, et coulait dans la solitude. Il était temps de la repêcher. Il attendit patiemment qu’elle finisse de parler. Et le reste se passa en un éclair.

Dans un geste involontairement puissant, il se leva de sa chaise qui recula en crissant sur le sol. Sans retenue, il s’avança jusqu’à Aaricia. Légèrement de côté, il donna un violent coup de pied dans la chaise de la jeune femme tout en appuyant sur le dossier dans le but de la faire basculer en arrière. Elle n’était plus qu’en appui sur les deux pieds arrière. Il retenait d’une main le dossier sculpté pour éviter à son épouse de se rompre le coup sur les pierres froides qui composaient le sol de la pièce. Il n’allait pas la tuer, ni même la blesser. Du moins, pas physiquement.

« J’en ai vu bien assez pour savoir que ce spectacle ne sera bientôt qu’un lointain souvenir. Ce n’est pas toi. Tu abdiques bien trop vite, avec bien trop de facilité. Soit ! Tu n’es plus la vierge effarouchée, la sœur aînée des Bonfrère, leur mère de substitution. Mais tu oublies une chose très importante. Tu es Aaricia Greyjoy. Tu es ma femme. Je te connais mieux que toi-même pour savoir que cette faiblesse n’est que passagère. Tu vaincras tes peurs et pas parce que je te le demande. Tu vaincras parce que tu en as la force. Et parce que tu as offert aux îles un héritage inestimable. » Il ne prit pas la peine d’indiquer la direction de la pièce d’à côté. « N’oublie jamais. Si tu ne sais plus être forte pour te protéger toi, sois forte pour les protéger eux. » Il avait parlé d’un ton incroyablement bas. Il détendit son bras pour ramener la chaise au sol, rendant ainsi la position de son épouse plus confortable. Sa main était cependant toujours appuyée au dossier. « Et laisse ma force te protéger de toi. » Elle était encore jeune et même rebelle dans l’âme, son esprit restait fragile. Il ne voulait pas en faire une machine de guerre, loin de là. Il la voulait aussi redoutable que la mer, tantôt berçante et accueillante, tantôt menaçante et meurtrière.

Il dégagea son bras du dossier et recula de quelques pas pour permettre à Aaricia de retrouver un peu plus de liberté. Redressant le buste autant que la tête, il enchaîna avec détachement. « Je manque cruellement de sommeil. » Simple constatation. Observant un temps de silence, il reprit froidement. « Si l’idée de dormir en ma compagnie t’es trop insupportable, dis-toi que c’est pour la dernière fois, et que ton mari ne te sera pas rendu la nuit suivante. » Il n’avait pas idée de quoi demain serait fait. Et même si l’ambiance était définitivement fichue pour ce soir, il voulait sentir la chaleur du corps de sa femme près du sien. En espérant que ça ne serait pas la dernière fois.


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Message Lun 13 Mai 2013 - 1:58

Tout son corps semblait en alerte. Elle ressentait une vague prise de colère. Pourtant, Dagon n’avait qu’une fois de plus remis la jeune femme sur terre. La peur l’envahissait comme le premier jour où il était venu la chercher. Cette fois c’était le contraire, elle ne craignait plus la personne. Oh depuis le temps qu’elle vivait avec lui, elle n’avait plus de crainte, même si elle savait qu’il pouvait l’éliminer comme un pion d’échiquier. Désormais, elle craignait de le perdre dans une guerre. Elle aurait du se taire, ne pas montrer une quelconque inquiétude. Pourtant, elle savait qu’elle était ainsi. Elle avait un don extraordinaire, lorsqu’il suffisait de faire foirer les choses. C’était une des seules nuits où elle pourrait retrouver entièrement l’homme qui l’aimait, mais au lieu de cela, elle faisait tout pour gâcher l’uniquement moment qu’ils auraient eu à eux seuls. Bientôt il prendrait la direction de sa précieuse Sirène qui était une femme beaucoup moins accaparante que celle qui était véritablement humaine. Elle n’avait jamais cru rivalisée un jour contre un boutre. Elle n’était même pas sur de l’emporter. Dagon préférait certainement la tranquillité que lui procurait sa Sirène. Loin de sa femme, les oreilles en paix de ses critiques ou de ses lamentations. La fatigue n’aidait pas l’état lamentable dans lequel elle était. Elle se savait insupportable, mais pas à un tel point.

Assise et adosse contre le siège de sa chaise, elle s’était laissé allées dans un interminables silence. Elle ne trouvait rien à redire à son époux. Surtout qu’elle préférait ne pas envenimer la situation encore plus, avec des paroles qu’elle finirait par regretter. Il y avait bien longtemps qu’elle ne se plaignait plus dans le château des Bonfrère. Elle restait sourde et muette et attendait que le temps passe. Pourtant, elle avait bien peur de la suite des événements. Elle aurait aimé que tout soit autrement. Qu’elle puisse accoucher à Pyk, qu’elle puisse y rester dans le lit de son seigneur de mari. Elle fixait même un point qui était de son imaginaire. Elle n’Avait pas vu Dagon se glisser derrière son siège. Le silence l’Avait absorbé complètement. Elle n’avait plus la pleine capacité de sa tête. La fatigue, les enfants et la guerre viendraient à bout de ses forces. Elle s’agrippa à sa chaise lorsqu’il la fit basculer. La simple idée de tomber l’effrayait. L’avait-elle rendu aussi fâché pour qu’il le fasse ? Pour qu’il la laisse tomber et que son crâne se fracasse contre la pierre froide. Quelle mort indigne que ce soit, mais elle l’avait bien cherché. Elle avait fermé les yeux tentant de respirer et s’en tenir a une chose. « Il ne le fera pas. Il ne te laissera pas tomber. Il ne le fera pas. » Même avec ses paroles, elle resterait craintive. Même la dernière phrase eu l’effet d’une claque en pleine figure. Il avait simplement voulu la faire sortir de sa torpeur. Elle protégerait toujours le sang de son sang, mais il n’avait pas tort. Ses frères ne voulaient plus d’elle, mais ses enfants aurait besoin de sa présence. Dagon la voulait à ses cotés aussi. Le « Tu es ma femme » l’Avait chamboulé à un point qu’elle avait oublié comment elle était à ce moment même.

Je les protégerais jusqu’à mon dernier souffle. Repose moi au sol !, avait-elle finit par crier même si les dernier mots c’étaient perdu dans sa bouche. Toi est les enfants êtes la seule famille qui me reste.

Elle avait la gorge sèche et le trémolo dans la voix. Lorsqu’elle sentit la chaise se retrouver sur ses quatre pattes, elle prit le temps de respirer plus facilement. Qu’il dise quoique ce soit et s’en prendrait à lui. Ses frères ne voulaient plus d’elle et c’était tant pis. Dagon voulait qu’elle protège ses petits poulpes, elle le ferait, même si elle devait mourir pour leur survie. Lars se montrerait à la hauteur de son père et nul doute que la petite aurait un caractère bien particulier héritée de ses parents. Un mélange qui ne tarderait pas à lui faire voir toutes les couleurs.

Lorsqu’il s’écarta d’elle, elle enfouisse son visage entre ses mains et soupira. Son cœur débattait et elle avait la vague impression qu’il allait sortir de son cœur. Et si cela ne pouvait qu’aller de mieux en pis, Dagon en profitait pour ajouter une autre couche. Elle l’aurait volontiers assommé pour sa remarque désobligeante. Elle manquait aussi de sommeil, du à ses enfants, mais elle n’en fit pas la remarque. Elle était lasse de toujours s’emporter. Elle avait posé sa main sur le bras de Dagon. Elle ne demanderait pas son pardon, elle ne le mériterait pas.

Je t’en pris ne dis pas cela. Je ne veux pas te savoir près de moi, une dernière fois. Tu me reviendras, comme toutes ses fois que tu es parti en mer. Peu m’importe ton état dans lequel tu me reviens.


Elle espérait qu'un jour, elle deviendrait celle qu’il voulait vraiment avoir comme femme. Elle était difficile, mais jamais sa présence lui serait insupportable. Si elle avait eu un certain dégout dans les premiers jours, celui-ci avait disparu a force de le côtoyer chaque jour. Et puis, elle avait besoin de lui.











« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Dagon Greyjoy
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"Nous ne semons pas. "

Lord Ravage de Pyk,
et de ce qu'il en reste
Fils du Vent de la Mer
Capitaine de.... non, SBF


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♦ Missives Aventure : 89
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 13/05/1989
♦ Arrivée à Westeros : 16/09/2012
♦ Célébrité : Mads Mikkelsen
♦ Copyright : Lakdahr (signature + vava)
♦ Doublons : Neassa Baratheon, Bayard
♦ Age du Personnage : 44 ans
♦ Mariage : Lady Aaricia Bonfrère
♦ Lieu : Iles de Fer, Pyk
♦ Liens Utiles : # le personnage
# ses liens
# ses aptitudes
# son histoire


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# Zachery
# Sorcha
# équipage du nouveau boutre
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Message Jeu 16 Mai 2013 - 9:41

Egoïstement, Dagon y était peut-être allé un peu fort. S’il n’oubliait jamais l’ampleur de ces « conversations », il savait que son épouse finirait par lui pardonner. Depuis la mort de la mère de Zachery, Aaricia était la seule femme – pour ne pas dire personne – à le mettre dans des états pareils. Il ne se contrôlait plus, perdant pieds, laissant trop souvent son cœur prendre le dessus sur son esprit pourtant bien catégorique lorsqu’il s’agissait de régir les îles. Une nouvelle force, ou une nouvelle faiblesse, il n’aurait su le dire. Il était certain d’une seule chose : il ne pouvait se permettre de flancher, pas maintenant. Il ne vivrait pas éternellement. Peu importait les légendes qu’on colportait sur le Continent, il était bel et bien mortel, comme tout être vivant. Il allait bientôt naviguer pour la dernière fois, un ultime voyage. Tout au plus dans dix ans, voire même avant. Il ne pouvait léguer à sa famille – étrange que d’utiliser ce mot à nouveau – désolation et chaos. Ça lui était bien égal qu’on se souvienne de lui comme étant une personne froide et insupportable. Mais désirait avant tout que son souvenir soit associé aux actes qui auront permis aux îles de vivre à l’abri de la famine et de la désolation. Il avait peut-être un peu trop forcé le destin en imposant à tous le retour à l’Antique Voie, mais pourtant, ils étaient peu nombreux ceux qui refusaient pleinement cette manière de faire. Sargon restait fidèle à lui-même, mais futé comme il est, il savait pertinemment que cette ancienne méthode n’était pas que mauvaise pour le peuple. Ceux qui rechignaient encore à la pratiquer ne méritaient pas de se faire appeler Fer-Nés. Ils n’avaient d’ailleurs rien en commun avec le reste des insulaires. Si cela ne tenait qu’à lui, Dagon aurait bien volontiers envoyé ces parias au large pour ne plus jamais les revoir. Ils étaient assez fous pour croire que la manière de vivre du Continent pouvait être applicable ici. Hé bah qu’ils y aillent, sur ce Continent béni ! Ils se rendraient vite compte qu’il n’y avait pas que richesse, sécurité et paix. A force de naviguer et de toucher terre sur pratiquement toute la côte ouest du Continent de Westeros, Dagon en avait vu bien assez pour savoir que ces terres n’étaient pas aussi accueillantes et saines qu’on voulait bien le prétendre. Pour rien au monde il aurait échangé sa vie – aussi misérable soit-elle – contre celle d’un Lord des terres ennemies…

Le fil de ses pensées s’estompa lorsqu’il sentit au contact de son avant-bras, une main délicate de son épouse. Il baissa le menton pour mieux la regarder. Il l’avait chamboulée plus qu’il ne l’aurait cru. Il remarqua alors qu’elle était exténuée, et probablement encore plus que lui. Il manquait de sommeil à cause des nuits trop courtes mais le stress n’avait pas tant d’emprise sur lui. D’après le visage dévasté d’Aaricia, il comprit que sa fatigue à elle n’était pas que physique. Il l’avait fait venir ici pour la protéger, la pensant en sécurité à Cormartel. Si un instant, il avait pris en compte le fait que les Bonfrère et la Greyjoy n’étaient plus aussi soudés qu’autrefois, peut-être l’aurait-il envoyée ailleurs. Mais où ? Même si les îles se protégeaient par des récifs particulièrement meurtriers, aucune n’était véritablement hors du danger. La seule chose à faire était alors de la mettre en retrait des conflits. Du moins, c’est ce qui continuait à lui sembler le plus juste à faire.

Il contracta sa mâchoire. Il savait sa franchise assassine. S’il se permettait une nouvelle pique d’humour, il craignait que son épouse se jette par la fenêtre par désespoir de cause. Il n’en ferait rien. Son sang s’était remis à couler paisiblement dans ses veines. De sa main libre, il récupéra la celle de son épouse toujours à son bras. En soupirant, il se plia pour finir accroupi au-devant de la chaise de son épouse. Il faisait des efforts pour lui paraitre plus agréable en privé mais savait pertinemment que ce qu’il croyait digne de reconnaissance restait infiniment perceptible. Il avait l’impression de se contenir bien plus qu’en présence de ces hommes et pourtant, de l’extérieur, la différence devait à peine se percevoir. Il ne lui avait jamais promis d’être un mari aimant et attentionné mais savait qu’elle en souffrait bien plus qu’elle le laissait croire.

« Alors je ne mourrai pas. » Si de mésaventure, Dagon venait à mourir en mer, il serait envoyé par le fond afin de rejoindre le Dieu Noyé. Même Lord Suzerain, il n’échappait pas à cette coutume, et c’était pour le mieux. S’il ne revenait pas à Pyk, c’est qu’il ne reviendrait jamais. Qu’il soit tué ou pire, fait prisonnier du Continent, jamais son corps serait rapatrié si son âme l’avait quittée. Même blessé, agonisant ou complètement fou, il trouverait toujours le moyen de retourner sur son île natale. Il survivrait. Un Greyjoy ne pouvait être achevé aussi facilement.

« Au retour du raid, nous ferons un passage par le centre des îles pour venir vous récupérer, toi et les gosses. » Par le nous, il définissait principalement son équipage ainsi que le navire de Willem. Il ne pouvait demander aux autres navires de l’accompagner pour un simple détour. Il était Suzerain mais ne faisait pas dans le narcissique. « Par le Dieu Noyé je te promets que jamais plus, je t’imposerai de venir ici, si ce n’est pour mettre définitivement fin aux jours de ceux qui t’insupportent. » Il releva le regard pour capter celui de son épouse. Son œil n’exprimait plus de la haine, mais une neutralité profonde. S’il avait pu d’une quelconque manière soulager sa femme, probablement qu’il se serait exécuté. Mais même en lui offrant une joue à baffer, il la savait nerveusement trop à bout pour que le geste soit bénéfique.

Gardant le silence, plus pour réfléchir que pour laisser à Aaricia de quoi se défouler, il détourna le regard pour fixer ses mains terriblement meurtries après des années passées en mer. Oui les îles étaient rudes et sans pitié. Il était à leur image. Mais maintenant qu’il était père pour la deuxième et troisième fois, la responsabilité qu’il portait sur ses épaules semblait plus lourde encore. Les conséquences de ces actes allaient influencer les destins des deux poulpes qui dormaient paisiblement. Il avait toujours pris l’entière responsabilité de ses actes mais aujourd’hui, il ne pouvait plus être aussi égoïste que par le passé.

« J’ai probablement eu tort de confier Zach à ton frère. Les razzias sont violentes mais il est temps pour lui de se faire le pied marin. Il en apprendra plus en servant sur nos boutres qu’en restant à terre. En compagnie de mes hommes, il apprendra à être utile et efficace. » Il détourna le regard du sol pour le reporter sur son épouse. « Helena et Lars auront besoin d’un frère sur qui ils peuvent compter. Zach ne deviendra pas Lord après moi. Ça n’a rien de tendre mais laisse-le faire ses preuves et devenir un bon guerrier. Il fera de son mieux pour être digne de la flotte des îles et plus tard, sera assez fort pour prétendre au poste de Capitaine de cette flotte. » Il savait très bien que pour le moment, ce poste revenait de droit à sa propre épouse et même si contrairement à lui, elle avait encore de belles années devant elle, il y aurait toujours un plus jeune pour prendre la relève. « Ne considère pas ce geste comme du favoritisme. Tu sais qu’il a passé les dix premières années de sa vie à me courir après dans le but de passer du temps en ma compagnie alors que je n’en avais pas à lui consacrer. Je ne délaisserai pas les deux plus jeunes. Je n’ai pas éduqué Zach jusqu’à présent, alors laisse-moi lui apprendre à être un guerrier Fer-Né. » L’idée venait à peine de parasiter son esprit mais il était certain qu’à son retour du Nord, il irait entreprendre Willem et son gamin. Il avait cru en Willem et pourtant il se rendait désormais compte que ce jeunet avait pris une dangereuse assurance et grosse tête en devenant le tuteur du petit bâtard. Il ne laisserait pas ce Bonfrère profité ainsi de l’appui de la famille Grejoy.

Spoiler:
 


"L'histoire morte est écrite à l'Encre, la variété vive s'écrit dans le sang."  

 
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Aaricia Greyjoy
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Message Sam 18 Mai 2013 - 2:17

Elle pourrait donc souffler jusqu’à son retour. Elle avait encore beaucoup à apprendre de la Seiche d’Or. Elle était encore jeune dans l’âme et croyait certainement qu’elle était trop jeune pour mourir. Pourtant la mort n'était pas une question d’âge. Même les plus jeunes et plus petits pouvaient être à l’article de la mort. Elle ne craignait pas le jour où le dieu Noyé allait la quérir. Elle s’était faite à l’idée avec le temps. Elle ne craignait que son mari. Il était celui et le seul qui pouvait lui faire courber l’échine. Il était le seul à réussir à tempérer ce coté rebelle qu’elle ne pouvait faire taire. Elle ne craignait pas le jour de sa mort, mais celle des gens qui l’entouraient, à commencer par Dagon. Même si elle n’avait eu aucun élan d’affection les premiers jours de sa vie en tant que Lady Greyjoy, elle avait des sentiments bien beaucoup plus développés. Un mince sourire s’échappa de ses lèvres alors que la fatigue la submergeait. Elle n’avait envie que d’une chose. Que cette guerre passe, si elle devait se passer et que Dagon lui revienne pour qu’elle puisse quitter cette île maudite que Grand Wyk était désormais.

J’attendrais que tu reviennes, je t’en fais la promesse.

Pour ce qui était du reste, elle ferait avec. Elle n’irait jamais à tué ses frères, comme son père avait pu le faire jadis. Elle ne voulait pas avoir le sang des hommes qu’elle avait élevés depuis sa jeunesse. Elle ne voulait pas non plus voir Cormartel tomber dans les mains d’une branche cousine de sa famille. Il y avait assez de Bonfrère pour remplacer Veloran, mais elle n’aurait pas la même chance sans son frère à la tête de la maison. Elle finit par baisser le regard, espérant que ce jour n’arrive jamais. La famille n’était plus ce qu’elle était, mais elle espérait qu’un jour les morceaux brisés pourraient se ressouder.


Que le Dieu Noyé me préserve de commettre un fratricide trop présent dans cette famille. Que ce jour ne puisse jamais arriver.


Euron lui manquait dans ce genre de situation. Il avait toujours été la pièce maitresse qui avait été bénéfique à la bonne entente de la famille Bonfrère. Depuis sa mort les relations ne s’étaient qu’effrités. Il avait su tenir Aaricia hors de la maison de Grand Wyk. Le connaissant, il aurait certainement voulu, qu’elle s’occupe de sa nouvelle famille, que ses frères étaient désormais assez grand pour assumer les conséquences de leur actes. Aaricia s’en voulait aussi de vouloir protéger ceux qui lui tenaient à cœur. Zachery en était la première victime et elle ne pouvait que se rendre compte de l’évidence. Pourtant, il aurait fallu qu’elle le fasse bien avant.

Il ne pouvait pas rester éternellement enfermé dans la forteresse de Pyk. Tu n’as probablement pas tort et ce n’est que moi qui tente de le protéger contre une menace réelle, parce que je me suis attachée à lui, comme elle l’Aurait certainement fait. Il sait où est sa place et prendra certainement celle qui lui reviendra dans quelques années lorsqu'il l'aura acquise à juste titre.

Aaricia plaçait des espoirs dans le garçon qu’aucune épouse du Greyjoy n’aurait certainement placé. Elle ne détestait pas Zachery, au contraire. Elle avait une affection bien plus que celle de simple belle-mère. D’un coté, il lui rappelait une jeune enfant à une époque encore très lointaine. Si le mépris de ses frères étaient en partie par l’affection qu’elle avait pour le petit batard, elle s’en fichait bien, car pour rien au monde, elle échangerait le fer-né pour un autre.

Zach ne saura que t’en remercier. Helena et Lars sont encore trop jeunes pour les vouer à un tel destin, mais nous ne les oublierons pas.

Les deux petits poulpes étaient encore trop jeunes. Ils étaient encore trop fragiles pour dire que demain, ils seraient encore vivants. Les petites créatures de ce genre étaient trop frêles pour des iles si rudes. Au terme de cette réflexion, elle passa sa main sur sa joue, pour lui sourire une dernière fois.


Il faut te reposer avant qu’elle vienne te reprendre.


Un sourire triste, mais elle partageait son homme avec son boutre. Il avait tout de pris le temps pour venir voir ses enfants, elle ne saurait le retarder pour qu’il puisse se reposer. Elle le laissa se mettre en son aise, alors qu’elle remettait en place la lame coupée de sa mère sur une commode. Elle remit en place les divers objets qui avaient été victime de son excès de colère. Elle finit par le rejoindre, sachant que ce n’était qu’une question d’heure avant qu’il ne la quitte pour plusieurs jours. Comme elle ne saurait le retenir, elle préférait profiter une dernière fois avant plusieurs nuits de sa présence tout près d’elle.




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