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Ce que femme veut, Dieu le veut ▬ Daenerys

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Prince de Dorne
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Maron Martell
Prince de Dorne

Général
Insoumis. Invaincus.
Intacts.

♦ Missives : 9101
♦ Missives Aventure : 100
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 23/06/2009
♦ Célébrité : Antonio Banderas
♦ Copyright : © Moi
♦ Doublons : Pryam Templeton, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 44 Ans
♦ Mariage : Daenerys Martell (Targaryen)
♦ Lieu : Dorne, Lancehélion
♦ Liens Utiles :
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Message Sam 23 Fév 2013 - 14:03

     Il y a quelques semaines de cela, Maron avait reçu un corbeau de lady Maura Arryn lui demandant la permission de faire venir Trystan à Castral Roc où son armée séjournait pour porter assistance aux Lannister dans la lutte contre les pirates Fer-nés. L'idée n'avait pas particulièrement enchanté le Prince de prime abord, non parce qu'il doutait du sérieux de la lady, mais tout simplement parce qu'il savait que la réaction de son épouse serait à la hauteur de sa surprise. Cela dit, il ne lui fallut guère longtemps avant de se décider, pouvoir visiter le campement d'une armée, côtoyer des chevaliers et des lords spécialisés dans les arts de la guerre, quel meilleur moyen pouvait-il donc y avoir pour que Trystan découvre ce côté des obligations d'un suzerain ? Même si Maron espérait que ce ne serait jamais le cas – sinon cela signifierait que Dorne serait entré en guerre – peut-être que son fils aurait un jour à mener une armée pour défendre sa région et si le Prince avait toute confiance en ses talents de réflexion, il n'en était pas de même pour ses décisions stratégiques. La décision fut donc rapidement rédigée sur papier et le corbeau envoyé porter la nouvelle à Castral Roc, Maron espérait de tout cœur que cela serait utile et que cette visite porterait ses fruits. Il doutait toujours du bien-fondé de sa décision quant à envoyer son héritier se promener à Port-Réal. Même la présence de gardes, qui étaient d'excellents combattants, à ses côtés ne réussissait pas à rasséréner les craintes du Martell. Trystan était tellement particulier, Maron était dans l'incapacité de prédire précisément ce qu'il pourrait bien lui inventer comme nouvelle lubie. Le Prince ne comprenait pas son héritier, le père ne comprenait pas son fils.

     Doran avait bien remarqué le tracas de son aîné, il venait fréquemment lui parler alors que Maron s'entretenait avec son mestre pour lui faire état des ennuis causés par les Fer-nés, juste histoire de lui signaler qu'il était là si jamais le besoin s'en faisait sentir. Les deux frères avaient beau être considérés comme dénués de sentiments et incapables de pouvoir faire preuve d'amour fraternel, il n'en restait pas moins vrai que Doran semblait posséder un don pour détecter les humeurs de son frère. Il suffisait que quelque chose agace Maron pour que son cadet vienne le divertir en lui racontant quelques sottises sans grand intérêt. Les Martell n'étaient pas des sentimentaux, jamais personne ne verrait les deux hommes s'avouer mutuellement leur amour fraternel, mais ils n'en restaient pas moins un soutien l'un pour l'autre. Le Prince suzerain avait été rassuré et soulagé de savoir que Doran partageait sa vision des choses, mais il avait été assez inquiet de l'entendre dire que Daenerys n'allait certainement pas être de cet avis. C'était bien ce que l'époux qui sommeillait en lui craignait. Il ne souhaitait pas rendre sa femme malheureuse, il l'aimait bien trop pour cela, mais des fois les obligations de la cour et de l'héritage prenaient le dessus, Maron devait risquer de vexer sa douce pour donner de nouvelles cartes en main à son héritier. Cela ne l'enchantait pas franchement et il craignait de la voir faire une démonstration de son amour maternel trop fort, ils étaient souvent en désaccord sur l'éducation de leurs enfants et cela ne risquait pas d'aller en s'apaisant. La simple perspective de se disputer avec son épouse lui minait le moral. Il n'en montrait rien, cela va de soi.

     Gagner l'affection de la femme qu'il aimait passionnément à ce jour, avait été un véritable chemin de croix, rien que de se retourner sur ce passé lui faisait se demander comment il avait réussi à faire tomber les palissades que la belle avait dressées autour d'elle. Bien que le Prince ignorait tout des discussions entre sa sœur et son épouse, il imaginait que Dorea y était pour quelque chose, elle avait toujours été très maternelle à l'égard de ses frères bien qu'elle était la benjamine de la famille. Daenerys l'avait considéré comme un sauvage des terres arides de Dorne pendant longtemps, cela ne surprenait guère Maron, trop habitué à ce que les habitants des autres régions de Westeros voient les habitants de Dorne comme des barbares sans intérêt. Leurs us et coutumes étaient si différentes, il avait craint ce mariage et cette femme, à sa manière du moins, le jour même où l'on avait annoncé ses fiançailles. Pourtant, docile et élevé dans le but de gouverner, le Prince avait été un prétendant exemplaire, puis un mari qui faisait tout son possible pour gagner les faveurs de sa femme. Les sentiments étaient trop compliqués à son goût, c'était pour cette raison que le Dornien ne faisait jamais état des siens. Sauf avec elle. C'était l'exception perpétuelle à ses lois. Mais pas pour l'éducation de Trystan. Maron se refusait tout simplement à l'idée de pouvoir laisser Daenerys décider pour son héritier. Il était né Martell, il deviendrait Martell.

     L'attaque des Fer-nés sur Port-Lannis avait été particulièrement inattendue et violente, immédiatement après cet événement, Maron avait ordonné à Trystan de rentrer et celui-ci s'était exécuté de mauvaise grâce. L'héritier de Lancehélion était rentré chez lui quelques jours avant que son père ne doive s'éloigner pour se rendre au Conseil Restreint qui se déroulait à Port-Réal et Maron lui avait simplement dit qu'ils devraient parler sérieusement à son retour. Avec son épouse aussi certainement, elle n'avait pas dû apprécier qu'il lui cache le passage de leur fils aîné à Port-Lannis, le jour même de l'attaque des Fer-nés. Des perspectives qui ne lui donnaient pas vraiment envie de regagner ses pénates, même si l'idée de revoir le doux visage de son épouse atténuait ces craintes.

----------------------------------

     Le soleil était levé depuis seulement quelques heures à peine, mais déjà la chaleur était étouffante dans le palais des Martell. Il avait commencé la journée en se renseignant sur les nouvelles qui restaient désespérément les mêmes que la veille, il ne restait plus qu'à se concentrer sur ce qui se passait à Dorne puisque le reste était hors de sa portée. Maron entreprit donc de régler des détails, des plaintes de marchands qui racontaient avoir été détroussés par des brigands sur le chemin, des artisans qui se plaignaient que les travaux des Jardins Aquatiques soient stoppés et qu'ils ne puissent aller voir ailleurs, en somme le genre de détails qui épuisaient. Lorsque tout cela fut réglé, le Prince en profita pour s'isoler dans la salle d'entraînement où il se retrouvait généralement avec son fils pour procéder à ses exercices, entraînements auxquels il avait formellement interdit à Daenerys de participer pour éviter qu'elle ne ramollisse encore davantage leur fils. Elle avait eu beau râler, tempêter, Maron avait fait preuve de son entêtement Dornien et n'avait pas bougé d'un iota, restant fermement campé sur ses positions. La salle était ouverte sur les environs, l'on sentait la chaleur arriver du sable chaude qui se trouvait partout dans la ville, le Prince s'approcha des escaliers où Trystan se reposait toujours entre deux entraînements, puis il resta silencieux, contemplant les étendues jaunes orangées face à lui. Après quelques minutes, des bruits de pas se firent entendre et avant même de se retourner, il sut que Doran était là. Son frère s'approcha pour s'appuyer contre une colonne située sur le côté droit de Maron à environ deux mètres. Ils restèrent là, pendant plusieurs minutes, puis un quart d'heure, ne disant rien comme si le silence suffisait à lui-même. « Si tu n'as rien de mieux à dire que le silence, alors tais-toi », ce que leur père répétait sans cesse et ce qui expliquait que le Prince et son frère soient si avares de paroles. Ce ne fut que lorsque d'autres pas se firent entendre que Doran parla enfin.

     ▬ Tu n'as rien à te reprocher. »

     Ce n'était pas une question, un encouragement ou quoi que ce soit de ce genre, Doran constatait simplement un fait. Alors que Daenerys entrait dans la salle, le frère du Prince s'éclipsa sans la saluer. Les relations avaient toujours été difficiles à cerner entre eux, Maron ne savait pas si son frère détestait sincèrement sa belle-sœur ou s'il se contentait de rester froid avec elle parce qu'elle n'avait jamais vraiment accepté son bâtard, au départ du moins. Est-ce que les choses avaient évoluées depuis ? Alors que les pas de son frère s'éloignaient dans la demeure, le Prince se retourna à son tour pour poser ses yeux de jais sur le visage de son épouse. Si le sable avait le don d'abîmer les traits de nombreuses femmes, elle de son côté avait toujours réussi à conserver une beauté étonnamment douce et des traits qu'il ne se lassait pas de détailler. Un peu comme si elle avait été faite pour vivre à Dorne. Toujours aussi habitué à masquer ses sentiments, Maron faisait toutefois de gros efforts avec elle, comme quoi une femme pouvait changer un homme. Le Prince s'approcha de son épouse pour poser sa main sur son épaule tout en effleurant sa joue de ses lèvres. Il n'était pas très démonstratif et cette simple bise valait bien plus que toutes les déclarations qu'il aurait pu lui faire. Reculant légèrement pour contempler son visage, le Dornien salua sa femme à sa manière.

     ▬ Le soleil te sied à merveille, tu m'as l'air plus en forme à mesure que le temps passe. »

     Un compliment sincère pour un amour sincère. Mais il n'était pas certain que cela suffise à apaiser la colère qui l'habitait certainement, à moins qu'il ne s'agisse d'une frustration d'être laissée de côté au profit des affaires. Il y avait des jours où Maron se disait que sa femme avait hérité du caractère de la créature qui figurait sur son blason natal.



« Il faut endosser ses erreurs comme on endosse ses vertus... avec fierté ! Et transformer, en avantages, les conséquences d'une faute. »
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Message Sam 23 Fév 2013 - 22:07

     Existaient des jours à Dorne où la princesse se sentait aussi seule qu'au premier, des jours amers et désagréables qui lui donnaient la nostalgie de Port-Réal et de sa fraîcheur. Le mestre de Lancehélion avait l'habitude d'attribuer ses humeurs à une potentielle grossesse, vieux fou qu'il était, mais Maron et elle ne s'étaient plus retrouvés depuis son retour de Port-Réal et elle était plus mécontente envers lui qu'autre chose. Et elle avait un peu peur, aussi, comme si les fer-nés qui s'en étaient pris à leur fils avaient eut quelconque moyen d'envahir le Palais Vieux pour venir l'enlever. S'il avait été tué, je... - en fait, elle ne savait pas. Peut-être aurait-elle sombré dans la folie. Elle aimait à se convaincre que l'amour de ses deux cadets lui aurait permis de tenir le coup, mais Trystan avait quelque chose de spécial, Trystan était son fils. Quelle mère étrange elle faisait, si différente de Nymeria et Quentyn, si étrangère à ce qui serait leur vie. J'ai mis au monde des dorniens, et les dorniens n'aiment pas les gens qui vivent plus au nord. Elle en avait la preuve à chaque jour, l'amour de Maron masquant mal l'antipathie qu'avaient ses sujets pour elle. Certaines familles semblaient bien avoir accepté le mariage, mais dans la plupart elle restait la Targaryen, l'étrangère, le symbole de la faiblesse des Martell qui avaient accepté l'autorité du Trône de Fer. Elle gardait de désastreux souvenirs de ses quelques rencontres avec ceux-là.

     Elle avait été élevée en étant constamment entourée de dames de compagnie et redoutait un peu la solitude. Mais lorsque ses dames lui proposèrent timidement d'aller se promener dans les jardins, sous le soleil brûlant, elle accueillit l'idée avec un déplaisir qu'elle parvint à masquer. Qu'elles aillent donc s'amuser, songea-t-elle néanmoins, et elle leur donna à toutes leur congé. La plupart étaient relativement plus jeunes qu'elle, pas encore mariées et certainement pas mères, tandis que d'autres étaient les épouses des quelques conseillers et vassaux de Maron qui résidaient à Lancehélion. Celles-là avaient des enfants qui jouaient avec les siens, et c'est ainsi que la princesse retrouva Nymeria entourée de fillettes et de garçonnets, à jouer à la guerre, comme ils disaient. Il n'avait rien d'amusant, leur jeu, et encore moins lorsque Daenerys comprit qu'elle assistait là à la réplique d'Herberouge. « Je suis le Freuxsanglant ! » s'exclama un des garçons en brandissant un minuscule arc en bois, et Daenerys réalisa qu'il s'agissait dans les faits de Nymeria, avec ses cheveux en bataille et ses vêtements masculins. Elle était sur le point de faire savoir sa présence aux enfants lorsque Nymeria la vit. « Le Dragon Noir ! » Maron va en faire une véritable petite sauvageonne, et personne ne voudra l'épouser. La réalité que sa fille serait un jour le pion d'un mariage politique ne l'avait frappée que très récemment, lorsque Maron avait expédié Trystan sur les routes malgré toute la ferveur de son opposition. Maron affirmait qu'il fallait préparer leur fils à son rôle de dirigeant, ce à quoi elle répondait qu'il aurait tout le temps de vieillir et qu'il fallait préserver son enfance, puisqu'elle risquait de se terminer trop abruptement, surtout si les troubles dans le reste des Sept Couronnes atteignaient Dorne. Maron le disait trop faible pour être un véritable dornien, mais elle-même n'avait aucune envie de le voir devenir cruel, assombri par la guerre et enhardi par des morales douteuses. Nymeria donna son arc à l'un de ses compagnons de jeu et trottina jusqu'à la princesse avec son habituel grand sourire.

     Si toutes les mères sont persuadées que leurs filles sont belles, Daenerys avait quant à elle la conviction profonde que Nymeria éclipserait toutes les autres femmes de Dorne, le temps venu, avec son teint chaud comme le sable et la singulière mèche d'un blond-argenté qui se démarquait parmi ses boucles sombres. C'était là simple orgueil et arrogance maternelle, puisque dans le moment sa fille avait de la boue et du sable dans le visage, et ses mains étaient pleines de petites égratignures. Elle ne l'enlaça pas comme elle en avait l'habitude, néanmoins, sûrement parce que tous ses jeunes amis les observaient, dans la cour. « Maman ! Oncle Doran est-il avec vous ? Il a dit qu'il m'aiderait à m'entraîner, il l'a promis ! » Si Daenerys s'était depuis longtemps faite à la cohabitation avec son étrange belle-famille, la glace ne s'était jamais vraiment rompue avec Doran, le frère cadet de Maron. Ils étaient bien sûr courtois l'un envers l'autre, la plupart du temps, mais Doran avec son bâtard lui rappelait le mauvais souvenir de ceux de Père, qui s'étaient tous avérés de vicieux traîtres. (Elle omettait toujours Daemon lorsqu'elle songeait aux Grands Bâtards, et c'était devenu une habitude.) Et avec leurs lois de succession étranges, les dorniens pouvaient bien décider de mettre Doran ou son bâtard à la tête de la principauté, si jamais malheur arrivait à Maron et qu'ils jugeaient Trystan comme indigne d'eux. Il sera digne, tentait-elle souvent de se convaincre, le Dragon est digne. Son propre frère, Daeron, avait été surnommé le Bon par la postérité, lui qui préférait les livres aux armes et n'avait rien d'un guerrier. Un destin semblable attendait Trystan, plus glorieux et plus brillant encore, elle en était certaine. Mais le pire était le refus que lui avait opposé Doran, voilà quelques semaines, lorsqu'elle lui avait demandé d'accompagner Trystan dans son voyage, ne serait-ce que pour le protéger. Elle ne lui avait pas reparlé depuis et n'en avait aucune envie.

     Elle embrassa Nymeria sur le front et la laissa en lui disant de chercher son oncle à l'extérieur du palais, ce qui s'avéra bien inutile puisqu'elle le croisa quelques minutes plus tard. Elle savait que son mari serait en train de s'entraîner à cette heure, bien loin néanmoins de Nymeria et de ses arcs en bois, et avait même l'espoir de croiser Trystan, qui peut-être aurait réussit à se subtiliser aux mestres chargés de le former. Mais Maron était seul avec Doran et ce-dernier eut tôt fait de disparaître sans lui adresser un regard. C'était bien elle qui avait des raisons de lui en vouloir, et non le contraire, et elle ne fit pas de cas de sa froideur. Elle avisa Maron près des escaliers et se dirigea vers lui d'un pas un peu trop rapide et qui trahissait à quel point elle était heureuse de le voir - elle n'avait jamais été capable d'être en colère contre lui bien longtemps, pas depuis qu'ils étaient définitivement amoureux. Ils n'avaient pas eut de véritable discussion depuis son retour de Port-Réal, puisqu'elle était occupée à lui en vouloir et lui à régler les affaires laissées en suspens durant son absence. Elle ferma les yeux en sentant les lèvres de Maron effleurer brièvement sa joue et sourit à l'écoute de son compliment. « Le soleil te sied à merveille. Tu m'as l'air plus en forme à mesure que le temps passe. » Lorsqu'elle était encore une jeune femme, quelques semaines avant son départ pour Dorne, son frère le roi lui avait rappelé non sans un sourire que les dragons se plaisaient dans la chaleur et les flammes et qu'une Targaryen ne pourrait que se plaire à Dorne. Peut-être avait-il raison, après tout.

     Elle appuya sa tête sur l'épaule de Maron durant un temps avant de s'écarter - ils n'avaient jamais vraiment eut besoin de mots, une fois passée la méfiance initiale entre eux. « Doran semble s'imaginer que je suis en colère contre toi et suis la cause de tous tes malheurs. » C'était un peu vrai, pour la première partie. Elle n'osait pas s'imaginer ce qui aurait pu se passer si leur fils avait été blessé. « Mais je ne suis pas en colère. Pourquoi le serais-je ? Tous nos enfants sont en sécurité entre les murs du palais, nous sommes ensemble et personne n'est blessé, et... » Elle stoppa sa phrase en plein milieu - elle était en train de s'emporter, et ce n'était pas bien. Toute cette histoire à Port-Lannis n'avait été qu'un accident. Les fer-nés n'auraient jamais osé le tuer. Son nom l'aurait sauvé. Le petit-fils d'un roi, le fils d'un prince... Mais elle savait qu'elle avait tord. Et s'il s'était agit de Nymeria, ils en auraient fait une de leurs femmes-sel, tout juste bonne à - « Mais je ne t'en veux pas. Vraiment. » Elle s'était mise à se tordre les mains sans vraiment s'en apercevoir, incertaine de l'attitude à adopter. Elle savait Maron capable d'entrer dans de grandes colères, bien qu'aucune d'elles n'ait jamais été destinée à sa famille. Mais avait-il seulement élevé le ton contre les hommes chargés de la protection de Trystan, à Port-Lannis ? Elle l'ignorait, n'avait pas chercher à le savoir. Leur fils semblait avoir bien pris son retour à Dorne malgré sa réticence initiale et elle était simplement heureuse de le savoir en sécurité. Maron le lui avait caché aussi longtemps qu'il l'avait pu, d'ailleurs.

     Elle finit par poser la question qui lui brûlait les lèvres. « Me l'aurais-tu dit, s'il avait été tué ? Ou aurais-tu inventée quelconque excuse, comme une fièvre qui l'aurait emporté ou une chute de son cheval ? » Il était inutile, elle le savait, de perdre du temps à songer à ce qui n'avait pas été et ne serait jamais. Mais il était rare que Maron et elle se disputent, et leur altercation pouvait parfois s'échelonner sur plusieurs jours, spécialement lorsque les enfants étaient concernés. Elle savait bien que Maron les protégeait à sa manière, mais la plupart des hommes s'y prenaient toujours terriblement mal avec les enfants et elle craignait qu'il ne fasse pas exception à la règle, surtout avec leur aîné.
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Maron Martell
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Message Dim 24 Fév 2013 - 19:47

     Les gestes tendres n'étaient pas dans ses habitudes, ni même dans ce qu'il savait faire. Même si les attentions se faisaient plus naturellement depuis que la belle targaryenne avait accepté l'amour qu'il lui offrait, Maron craignait toujours de ne pas être à la hauteur de ses attentes. Ainsi donc, les sourires qui éclairaient son visage étaient toujours une source de soulagement et lui permettaient de se sentir un peu soulagé. Bien évidemment, jamais le Prince n'avait fait état de ces doutes ou de ces craintes, il avait appris avec le temps que lorsque l'on occupait un poste comme le sien, la faiblesse n'avait pas sa place. C'était d'ailleurs peut-être mieux ainsi, le Dornien avait toujours été parfaitement conscient que la vie actuelle de son épouse n'était pas celle dont elle avait rêvé étant enfant, s'il pouvait éviter de la décevoir davantage, c'était avec plaisir qu'il prenait cette chance.

     Les mots de son épouse au sujet de Doran n'étonnèrent pas vraiment Maron qui ne pouvait pas nier ce qu'elle disait. La belle avait raison, même si le frère du Prince respectait sa belle-sœur et l'amour qui la liait au suzerain de Dorne, il avait toujours considéré qu'elle était la source de tous les problèmes de la maison Martell et même de leur région. Il oubliait simplement que Daenerys n'avait pas décidé de son destin, pas plus que Maron d'ailleurs qui s'était retrouvé fiancé à la jeune femme alors qu'il n'était même pas en âge de comprendre ce que cela signifiait. La faute n'incombait à personne, il n'y avait aucune faute à pointer du doigt par ailleurs, seulement des traditionalistes qui refusaient le changement et l'idée que Dorne ne serait plus indépendante. Muet en écoutant sa femme, le Prince la fixait avec attention tandis qu'elle lui déclarait ne pas lui en vouloir. C'était une fois de plus un soulagement. Autant l'avouer, elle aurait eu raison de lui reprocher tous les problèmes inhérents au départ de Trystan de Lancehélion, mais il était plus sage de ne pas s’appesantir sur le passé, surtout qu'il était peu probable que l'héritier de Dorne quitte à nouveau sa ville natale à l'avenir. L'anxiété de Daenerys n'échappa guère à l'attention du Martell qui dévia son regard du visage de la belle pour s'attarder sur ses mains au moment où elle lui posait une simple question. Simple, mais pourtant la réponse ne l'était pas autant. Quoique, il avait toujours fait preuve de sincérité à son égard, pourquoi lui mentirait-il sur un sujet aussi important ?

     ▬ Je te l'aurais dit. J'aurais assumé mes erreurs tout en sachant parfaitement que c'était courir le risque de perdre toute l'estime que tu peux avoir pour moi. La réponse était arrivée sans hésitation, après seulement quelques secondes de réflexion le temps d'ordonner ses pensées. Il enchaîna d'ailleurs sur le même ton, glissant son regard dans les prunelles violettes de son épouse. Tu es la mère du futur Prince de Dorne, bien des maux et des tristesses ne te seront pas épargnés. Et je ne pourrais pas te mentir sur un sujet aussi important, j'estime que la confiance se base sur la sincérité et la franchise. C'était aussi pour cette raison qu'elle savait qu'il n'avait jamais posé son regard sur une autre femme qu'elle. Et tu es bien trop intelligente pour te laisser berner par de tels mensonges. Ce serait comme de t'insulter si j'essayais de te faire croire une pareille chose. Il haussa les épaules. Mais inutile de palabrer là-dessus, Trystan est en sécurité entre nos murs comme tu le dis. »

     Il ne cherchait guère à la flatter ou juste à la charmer, ce n'était pas dans ses habitudes. Non, Maron souhaitait simplement être sincère et ce désir passait par le fait de dire tout ce qu'il pensait. S'il y avait bien une chose dont la belle demoiselle n'avait pas à se plaindre, c'était du fait que son époux lui mentait. C'était d'ailleurs de ce trait de caractère que venait son mutisme habituel. Lorsque vous ne mentiez pas, le seul moyen de ne pas avoir à dire quelque chose était de ne pas parler. Ajoutez à cela qu'il n'aimait pas vraiment user des mots et vous compreniez à quel point le Prince de Dorne faisait des efforts pour se montrer plus avenant avec son épouse. Comme quoi l'amour pouvait changer les personnes les plus butées. Il inspira légèrement avant de détourner son attention du visage de Daenerys pour regarder par les ouvertures qui donnaient sur la ville. Le sujet de Doran lui revenait à l'esprit, il n'y avait malheureusement pas grand-chose à dire puisque sa femme savait que son volage beau-frère ne la portait pas dans son cœur, mais Maron voulait essayer de minimiser la mauvaise entente.

     ▬ Doran ne te considère pas comme la source de mes problèmes, il ne comprend simplement pas que je puisse me comporter différemment avec toi. Le Dornien ne considérait pas Daenerys comme une Martell et il estimait que seule leur famille avait le droit à ce « traitement de faveur » de la part de son frère. Mais nous savons tous les deux que les affaires de mariage ne sont pas vraiment dans ses cordes, il ne fait pas prêter attention à ce qu'il peut dire. Après tout, il avait toujours obstinément refusé de se marier malgré les demandes de son frère, mais parler des bâtards de Doran n'était pas une bonne idée et Maron décida donc de changer de sujet. Je suis rassuré de savoir que tu n'es pas en colère. Tu aurais eu plusieurs raisons de l'être pourtant. »

     Même si ce n'était pas vraiment facile à remarquer, le Dornien faisait encore une fois des efforts en essayant d'extérioriser ce qu'il pensait. Lors d'une discussion qu'il avait eue avec Dorea lors de son dernier passage à Lancehélion, sa cadette lui avait fait savoir à quel point elle pouvait être irritée lorsque son époux la mettait de côté et ne prenait pas la peine de lui parler de ce qui l'inquiétait. Le désir de vouloir protéger l'autre en lui épargnant certains tracas quotidiens n'était donc pas la meilleure solution. Depuis lors, le Martell essayait de modifier petit-à-petit des détails de ce genre pour tenter de se rapprocher davantage de l'époux que sa femme avait dû espérer étant jeune. S'il en était près ? Aucune idée, mais ce n'était pas ce qui importait, les efforts ne s'arrêteraient jamais. Glissant ses mains dans son dos, Maron s'arracha à la contemplation du ciel visible par la fenêtre, pour se retourner vers Daenerys et la regarder une fois de plus droit dans les yeux.

     ▬ Je sais pertinemment que l'éducation que je donne à Trystan ne te convient pas. Crois-moi sur parole lorsque je te dis que ma dureté à son égard n'est en rien lié à un manque d'amour de ma part. Mais il faut simplement que tu saches que je fais tout ceci pour lui rendre service. Les Dorniens ne sont pas les vassaux les plus avenants qui existent, ils ne seront pas aussi tendres avec lui que je le suis actuellement. Pourtant, il était vrai que le Martell éprouvait moins d'amour pour son aîné que pour les deux derniers. Peut-être parce qu'ils étaient davantage Dorniens que leur aîné, peut-être tout simplement parce qu'il ne souhaitait pas ramollir Trystan en le couvant. Il avait subi le même sort avec son géniteur qui avait toujours été plus proche de Doran et Dorea. Je suis navré de ne pas avoir pris davantage le temps de te revoir depuis que je suis rentré, mais avec tout ce qui se passe en ce moment, je crains que ce soit inévitable. Il aurait pu décider de l'amener avec lui à Port-Réal, mais l'idée de l'immerger à nouveau dans sa vie d'antan l'avait inquiété. Il craignait qu'elle n'éprouve plus le désir de rentrer à Lancehélion après une telle expédition. Mais sache que je suis heureux de te revoir. »

     Il n'eut pas de geste tendre pour souligner ces paroles, mais sa sincérité parlait d’elle-même, ainsi que le regard qu'il lui offrait et qu'elle n'avait dû voir que dans les yeux d'un seul autre homme avant lui. Et il n'était plus de ce monde.



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Message Dim 3 Mar 2013 - 9:20

     Elle connaissait son époux, savait comment partager ses pensées - même avec sa propre femme - pouvait lui être difficile. Avec du recul, elle se disait parfois qu'ils se ressemblaient trop sur certains points et différaient trop sur d'autres. La bonne entente entre eux n'avait pas été évidente au début, principalement à cause d'elle et de sa colère. Ce qui lui était arrivé, à la colère, la princesse ne le savait pas. Abandonnée. Tu l'as abandonnée, et au bout d'un certain temps est venu l'amour. Elle s'était résolue au tout début de son séjour à Dorne à demeurer seule jusqu'à ce que les Sept lui accordent la mort, privée de ceux qu'elle aimait, trop bornée pour jamais chercher à rétablir quelconque affection entre elle et son frère Daeron, entretenant à chaque nouveau jour sa haine du Freuxsanglant. Mais elle avait appris à vivre avec Maron, avait appris à composer avec ses défauts et ses qualités. Elle savait qu'elle-même était loin d'être parfaite, mais avec le temps les choses s'étaient améliorées et c'est une vie tout à fait heureuse qu'elle estimait mener à présent, rarement assombrie par une dispute avec Maron ou un problème concernant les enfants, comme c'était néanmoins le cas aujourd'hui. Et tu trouves tout de même une raison de te plaindre. Elle savait qu'elle s'en faisait trop, savait que presque toutes ses peurs étaient déraisonnables - la peur que quelque chose n'arrive à son époux ou à leurs enfants, la peur que se déclenche une guerre qui forcerait Maron à les quitter, et ça pouvait continuer longtemps.

     La plupart des gens s'imaginaient que le prince Maron était un monstre de froideur et que, lorsqu'il daignait manifester un sentiment, c'était la colère. Rares étaient ceux autorisés dans le petit cercle fermé que formaient les Martell et leurs proches - certains jours, Daenerys elle-même se demandait si les princes du désert l'avaient acceptée comme l'une des leurs. Maron était l'idéal exemple que oui tandis que Doran lui exprimait très clairement que non. Quant à Dorea, leur soeur cadette, Daenerys la soupçonnait de donner à Maron tous les conseils qu'elle pouvait imaginer sur comment faire fonctionner un couple. Au moins te veut-elle du bien. Le nombre de gens qui pouvaient entrer dans la même catégorie était limité, ici à Dorne, où la plupart la considérait encore comme une étrangère. Mais c'est bien ce qu'elle était, dans les faits : épouser un dornien et mettre au monde des dorniens ne faisait pas de vous une dornienne pour autant. Mais Maron n'était pour le moment ni froideur ni colère, à lui répondre avec son habituelle franchise. Elle en fit de même. « Je ne pourrais jamais perdre mon estime pour toi. Pas après tout ce que... tout ce que tu as traversé pour moi. » Elle avait presque dit enduré mais c'aurait été leur rappeler à tous les deux des souvenirs désagréables desquels il valait mieux se détacher. Mais elle avait l'impression que certains, dans l'entourage de Maron, n'avaient pas oubliées ses premières années à Dorne et à quel point elles avaient été difficiles. Mais ça n'avait aucune importance. « Je parlerai à Doran. Un jour. La famille est chose trop précieuse pour que nous la mettions en péril. » De famille, elle avait l'impression de n'avoir plus que Maron et les enfants. Certes, les enfants de son frère Daeron vivaient toujours à Port-Réal et elle échangeait parfois quelques corbeaux avec eux, mais c'était si irréel, si détaché, qu'elle avait l'impression de ne plus vraiment les connaître. Tu n'es plus une Targaryen et tu n'es pas pas non plus une Martell. Elle était une mère et une épouse, c'était suffisant. Ils pouvaient le garder pour eux, leur jeu des trônes.

     Elle avait peur qu'il change trop leur fils, à lui imposer telle éducation. Trystan avait un coeur trop tendre. Plus un dragon qu'un soleil, songeait-elle souvent, qui garde son feu à l'intérieur et n'en fait usage que lorsque nécessaire. Elle savait que Trystan dirigeait Dorne de façon noble et juste, qu'il devienne ou non un grand guerrier. « Ton père a été élevé pour être le Prince d'une Dorne indépendante et te donna semblable éducation. Mais notre fils sera un vassal du Trône de Fer, et son fils après lui. Il ne sera jamais seul. » Certains dorniens voyaient l'annexion au reste des Sept Couronnes comme une faiblesse mais la princesse considérait plutôt cela comme la protection du Dragon qui s'étendait plus loin. « Et je sais aussi que tu as l'impression que je protège trop les enfants. Mais le monde dans lequel nous vivons est brutal et je suis soucieuse de préserver leur innocence aussi longtemps que possible. » C'était une explication un peu creuse pour un sujet qu'elle n'aimait pas aborder. Mais Maron faisait des efforts, elle le savait, et elle s'efforça de faire de même. « Lorsque Trystan est parti... c'est un sentiment que je n'arrive pas à décrire. Comme si on m'avait amputé le bras. » Mais il était revenu, maintenant, et elle s'en faisait trop - comme d'habitude. Et la métaphore était un peu trop violente, aussi. Elle savait que viendrait un jour, peut-être, où un de leurs enfants deviendrait le pupille d'un seigneur dornien, un jour où leur fille quitterait Lancehélion pour se marier, et il serait bien malheureux qu'elle y perde là ses autres membres.

     Et à voir la différence de caractère grandissante entre tous leurs enfants, elle craignait de voir se produire un semblant de Rébellion Feunoyr au sein même de Dorne. Quelqu'un mettra dans la tête de Quentyn qu'il est meilleur que Trystan et c'en sera fini. Il fallait qu'elle empêche Maron de donner une telle image non seulement à leurs enfants mais aussi au reste du palais. « Mon père soupçonna durant toute la fin de sa vie mon frère Daeron d'être le bâtard du Chevalier-Dragon. Il lui préféra toujours... » Elle marqua une rapide pause. « ... lui préféra toujours ses bâtards, Aegor et tous les autres. » Le nom d'Aigracier était bien le seul qui ne lui était pas difficile à prononcer, même après toutes ces années. Elle fit un effort pour ne pas se tordre les mains comme elle en avait l'habitude et concentra plutôt son regard sur les iris sombres de son époux. « Donc forcément, quand mon père est mort, certains tentèrent de placer l'un d'eux sur le Trône de Fer. Là où je veux en venir, c'est qu'à traiter nos deux fils de deux manières différentes, tu finiras peut-être par semer les graines d'une rivalité qu'il ne nous sera jamais possible de calmer. » Trystan et Quentyn n'étaient pas suffisamment proches en âge pour partager les mêmes jeux et Daenerys connaissait bien son aîné, savait qu'il était assez intelligent pour comprendre même ce qu'on ne lui disait pas.

     Parler de sa famille et du passé l'avait un peu peinée, mais il le fallait bien. Ces discussions avec son époux étaient relativement rares, pour eux qui se comprenaient souvent sans avoir besoin de parler. Maron était taciturne et elle-même éprouvait rarement le besoin de se plaindre, une combinaison qui fonctionnait bien.
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Message Lun 4 Mar 2013 - 19:19

     Maron resta silencieux aux déclarations de son épouse alors qu'elle lui confessait ne jamais pouvoir perdre son estime pour lui. Il espérait que c'était le cas, mais les années lui avaient enseigné qu'il ne fallait jamais se reposer sur une promesse. Les mentalités et les personnes évoluaient et même s'il était vrai que le chemin qui menait à l'instant actuel n'avait pas été une sinécure, le Dornien craignait toujours que l'avenir soit plus sombre encore. Pessimiste de nature ? Pas vraiment, Maron était simplement un homme pragmatique qui savait que vu la manière dont les choses évoluaient – que ce soit des rébellions ratées ou des guerres entre habitants de Westeros – tout conduisait à une ère beaucoup moins paisible qu'à ce jour. Et ce n'était pas peu de le dire. Cependant, il préférait garder ces pensées pour lui, estimant qu'ils auraient peut-être la chance de ne pas vivre assez longtemps pour voir cette période arriver. Les paroles de Daenerys agissaient comme un baume sur une plaie douloureuse, elles apaisaient et permettraient peut-être de chasser certaines craintes de l'esprit de son plus fervent admirateur.

     Avec raison, la Princesse en vint ensuite au sujet plus délicat de l'éducation de leur aîné. Il était vrai que le contexte historique dans lequel Maron avait grandi, n'était pas le même qu'à ce jour, mais cela n'empêchait pas le fait que les Dorniens étaient toujours aussi impulsifs. Même si leur région faisait désormais partie des Sept Couronnes, cela n'empêchait rien au fait qu'ils vivaient encore dans leur petit monde à eux. Un monde de sable avec de nombreux vassaux hostiles à la Couronne et qui éprouvaient pour la plupart une haine viscéral à l'égard de celle qui avait enfanté le futur suzerain de Dorne. Le Martell n'était pas idiot, il savait parfaitement que beaucoup de seigneurs qui ne chérissaient pas leur lien avec Westeros, risquaient de considérer que Trystan n'était pas un véritable Martell. Nymeria et Quentyn étaient plus à l'abri de ce genre de pensées en raison de leur comportement bien plus « digne » de leurs origines, mais ce n'était pas eux qui auraient à soumettre les vassaux rétifs. Des craintes qu'il avait énormément de mal à partager et faire comprendre à son épouse. Daenerys n'avait jamais vu la colère - parfois même la haine - qui brillait dans le regard de certains puissants combattants de Dorne, lorsqu'ils parlaient de la Couronne et des Targaryen. C'était peut-être mieux ainsi. Il craignait toujours qu'elle ne s'effraye si un jour elle venait à découvrir à quel point sa famille de naissance était méprisée ici.

     Les paroles de la belle au sujet des sentiments qui l'avaient habitée pendant l'absence de son aîné, montrait une fois de plus à Maron qu'il n'était pas le père idéal. Loin de là. Il avait bien éprouvé un vide lorsque Trystan n'était pas ici, mais pas sentimental, plutôt au niveau des entraînements et autres exercices qu'il dispensait normalement à son héritier. Il s'était inquiété pour son fils parce qu'il craignait que ce dernier ne soit pas capable d'être à la hauteur de son rang, non parce qu'il se souciait de savoir s'il était heureux, effrayé, ou même seul. Ce n'était pas le comportement normal d'un père et il en était parfaitement conscient, mais c'était le sien. Avec Nymeria et Quentyn par contre.... Comme si Daenerys entendait les pensées de son mari, elle confessa ses craintes quant à la possibilité que ses cadets puissent un jour se mettre en tête qu'ils pouvaient prendre la place de Trystan. C'était là une idée qui ne lui avait jamais traversée l'esprit, mais il ne se laissa pas démonter. Fidèle à lui-même, le Martell répondit après un bref moment de réflexion.

     ▬ Quentyn ne pourra jamais trahir son frère. Son ton était ferme comme s'il était absolument persuadé de ce qu'il disait. Tu sais que je respecte ta famille Daenerys, mais les Martell n'ont jamais eu les rêves de grandeurs des Targaryen. Et s'ils ont bien hérité de tes gènes, je crois pouvoir dire que c'est uniquement des bons. Une sorte de compliment, même s'il n'était pas très friand de ce genre de paroles, il restait sincère. Crois-tu réellement que si je venais soudain à me montrer attentionné avec Trystan, il n'y verrait pas quelque chose d'étrange ? Il est intelligent, il connaît mon fonctionnement et je suis persuadé qu'il sait que si je suis aussi exigeant avec lui, c'est parce que je sais qu'il peut faire bien mieux que ce qu'il a réalisé jusqu'à présent. »

     C'était bien étrange que de s'aventurer dans une telle discussion. Souvent Maron se disait que s'il parlait réellement à cœur ouvert de ce qu'il pensait de Trystan, il risquait de perdre beaucoup de l'estime de son épouse. Mais c'était une fois de plus un signe de sa franchise, il ne tenait pas à dire à Daenerys qu'il allait changer et continuer à agir comme bon lui semblait. Pourtant, le Prince aurait agi de la sorte avec plaisir afin de montrer à la belle targaryenne qu'il souhaitait lui faire plaisir, mais il songeait bien trop à l'avenir du jeune Trystan pour pouvoir se lancer dans cette aventure. En serait-il capable d'ailleurs ? Le regard de Maron dévia du visage de son épouse et il s'éloigna de quelques pas pour s'approcher de la fenêtre par où les bruits de la ville arrivaient à leurs oreilles. Un bref silence se fit alors qu'il ordonnait ses pensées, puis il le brisa à nouveau.

     ▬ Je suis conscient de ne pas être le père idéal, pas d'après ce que tu as connu du moins. J'apprécierais de pouvoir te faire plaisir en changeant mon comportement, mais je sais parfaitement que ce ne serait pas rendre service à nos enfants. Une pause se fit. Tu sais, certains Dorniens se comparent aux animaux du désert. Il en existe qui font un tri dans leurs enfants. S'ils considèrent que certains ne seront pas aptes à survivre ou à se montrer digne de leur race, ils les abandonnent tout simplement dans le désert. Certaines personnes agissent de la sorte et certains m'ont conseillé de faire de même. Un tel discours pouvait avoir l'air étrange, mais il persista dans la même direction. Mais j'ai toujours refusé cette idée. Je sais parfaitement que Trystan ne sera jamais le Martell que j'aurais aimé qu'il soit, mais ce n'est pas pour autant que je ne vais pas lui laisser sa chance. Maron se retourna alors vers son épouse pour conclure. Même si je peux te sembler distant avec Trystan, tu peux me croire lorsque je te dis que je le considère comme mon héritier. Sinon j'aurais abandonné depuis longtemps et je me serais débrouillé pour que Nymeria prenne sa place. »

     Des paroles lourdes de sens. Daenerys trouverait peut-être choquant que son époux parle ainsi du fait de se débarrasser de son fils, mais elle connaissait suffisamment les habitudes des Dorniens pour savoir qu'il ne parlait pas de la sorte dans le but de la blesser. C'était une sorte de « preuve d'amour » qui montrait que même si le Martell avait toujours été très rude avec son fils, il le faisait pour une bonne raison. Les discussions qu'ils avaient ensemble devaient quelques fois rester déstabilisantes pour la belle, mais son mari faisait tout son possible pour la rassurer, même si à certains moments, il se montrait trop maladroit. Rebroussant chemin, il s'approcha à nouveau de la Targaryen.

     ▬ Trystan et Quentyn ne sont pas comme les membres de ta famille. Tu sais, même si Doran n'a jamais caché le fait qu'il ne te portait pas dans son cœur, il a toujours fait beaucoup d'efforts parce qu'il sait que tout ceci compte pour moi. Que tu comptes pour moi. Il n'approuve pas le projet des Jardins Aquatiques, mais il n'en a jamais parlé à personne. Ils n'avaient pas besoin de converser pour se comprendre sur ce type de détails. Même si un jour Quentyn peut penser à ce que tu viens de dire, il n'agira jamais à l'encontre de sa propre famille, j'en suis certain. »

     Pourtant, ce n'était pas rare, surtout au sein des familles suzeraines. Les Targaryen avaient toujours été concernés par ce type de comportement, mais ce n'était pas parce que les enfants du couple avaient le sang du Dragon qui coulait en partie dans leurs veines, qu'ils avaient hérité de sa folie destructrice.



« Il faut endosser ses erreurs comme on endosse ses vertus... avec fierté ! Et transformer, en avantages, les conséquences d'une faute. »
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Message Mar 5 Mar 2013 - 9:54

     Quelle mère dénaturée elle devait lui sembler, à ainsi considérer leur fils cadet comme un traître en devenir. Elle avait fait une erreur en comparant leurs enfants à ses frères, car elle se doutait que toute mention de Daemon le blessait autant qu'elle, et elle n'aimait pas l'idée de lui rappeler ainsi de mauvais souvenirs. C'était une sorte de loi non-écrite entre eux, que Maron ne brisait strictement jamais. C'était elle, qui avait un problème. Elle avait l'impression que si elle ne parlait pas à son entourage dornien de sa famille, des gens qu'ils n'avaient jamais connus, ils disparaîtraient tous et les souvenirs qu'elle avait d'eux avec, et la perspective d'un jour les oublier lui faisait peur. Elle chérissait tout particulièrement le souvenir de ses parents, que la postérité considérait désormais comme un ivrogne et une fanatique. Et en écoutant son époux parler, en l'écoutant justifier ses actions auprès de leur aîné, elle réalisait à quel point les préjugés qu'elle savait certains dorniens entretenir à l'égard de sa famille était tout autant ancrés chez lui, bien qu'aucune de ses paroles ne soit desitnée à la blesser. Nous n'avons pas de rêves de grandeur, rectifia-t-elle mentalement, protégeant encore les siens comme la digne fille et soeur qu'elle avait été - au péril de tellement de choses, mais toujours. C'est le Freuxsanglant qui les entretient, les rêves de grandeur, c'est le Freuxsanglant qui a la manie du sang. Mais parler de lui aurait été vain et l'aurait inévitablement mise en colère, elle. Et d'ailleurs elle savait l'estime qu'avait son époux pour la Main du Roi, et il n'était pas du genre à laisser ses opinions être ébranlés par de vieilles haines, elle le savait, qu'il s'agisse ou non de celles de son épouse. Elle avait irritée de savoir qu'il le verrait très probablement lors de son expédition à Port-Réal, et à sa frustration d'être laissée derrière s'était mêlée une certaine nostalgie. Le Freuxsanglant était après tout le dernier de ses frères, et celles que les hommes appelaient l'Astre des Mers sa seule soeur. Elle avait certains souvenirs heureux, lorsqu'ils étaient tous des enfants... mais la rancune, chez ceux qui avaient le sang du Dragon, semblait plus puissante que l'amour. S'il s'était excusé, peut-être... mais aucun d'eux ne s'était jamais excusé, ni son demi-frère ni le roi. L'idée de savoir son époux à proximité du meurtrier de Daemon lui donnait l'impression idiote qu'il était contre elle. Tu n'es qu'une égoïste. Des enfants perdirent des pères et des pères des enfants, dans cette guerre. Elle aimait à se convaincre qu'elle était beaucoup plus heureuse avec Maron, beaucoup plus chanceuse que la majorité des femmes des Sept Couronnes. Ils devaient être bien rares, les maris qui prenaient ainsi le temps d'écouter ce que leur épouse avait à dire.

     Elle regarda machinalement par la fenêtre lorsque Maron le fit. Après tout, la vue que l'on avait de Lancehélion n'était pas bien différente de celle qu'elle avait de sa fenêtre, à Port-Réal, et la seule chose qui différenciait les deux côtes était bien la chaleur aride. C'est pour cette raison que Maron faisait construire pour elle les Jardins Aquatiques, un projet qu'elle affectionnait mais redoutait autant en même temps, puisqu'ils seraient situés loin de la côte, plus profondément dans les terres dorniennes, à proximité des fiefs de familles qu'elle craignait pour certaines un peu hostiles à son époux. Elle avait été une princesse au Donjon Rouge, l'était encore ici. Mais dans le désert, dans l'esprit des plus indépendantistes ? Sans doute ne valait-elle guère mieux qu'une abomination née d'inceste, pour eux. Elle frisonna en entendant Maron lui parler de ces dorniens qui s'imaginaient plus nés du désert et de ses bêtes que de leur mère. Et le visage de la princesse ne devait guère exprimer autre chose que le dégoût lorsqu'il lui confia à quel point étaient extrêmes les solutions de certains pour le problème que représentait leur fils aîné. Ils le respecteront, tenta-t-elle de se convaincre. Ils le respecteront où mourront pour leur insolence. C'était une belle pensée, que d'imaginer son fils à la tête d'une armée de dorniens unis et solidaires. Elle priait néanmoins les Sept qu'aucune guerre ne vienne assombrir les jours de ses enfants, jamais. Maron lui répéta que jamais les garçons ne se détesteraient, que le cadet serait le fidèle allié de son aîné comme Doran était l'allié et l'ami de Maron.

     Elle prit les mains de son époux dans les siennes, presque avec brusquerie, comme par peur qu'il tente de se dégager. Mais il ne l'avait jamais fuie, et cette discussion à coeur ouvert en était bien la preuve. « Je sais que je ne saisis pas vraiment tout ce qui peut composer la vie d'un dornien. Je sais que nos fils traverseront des épreuves qui sont étrangères aux hommes des autres régions et que notre fille ne finira certainement pas ses jours comme une noble dame autant que comme une guerrière qui manie la lance et l'arc. » Elle avait involontairement trébuché sur le mot, puisque même après toutes ces années le champ d'Herberouge lui laissait sur le coeur un mépris certain pour les archers et leur art, au point qu'elle était soulagée de savoir que leur aîné excellait beaucoup plus à la lance. « Nous savons tous les deux à quel point Trystan est intelligent, plus peut-être que nous ne le réalisons. Cette expédition dans l'Ouest ne lui laissera probablement aucune séquelle et il est peu probable qu'il recroise jamais la route d'un fer-né. Mais il est encore si jeune... » C'était la mère qui parlait à présent plus que la femme raisonnable, la protectrice qui craint de voir ses enfants grandir. Dans une poignée d'années, leur fils serait un homme plus qu'un enfant, mais elle vivait presque depuis son retour à Lancehélion dans une sorte de déni, persuadée qu'il nécessitait autant sinon plus d'attention désormais que Quentyn, qui n'avait que cinq ans. « Tu ne peux pas t'attendre à ce qu'il devienne tel le Jeune Dragon, comme un guerrier féroce prêt à défendre sa famille et son sang, si les Sept ne le prédestinent pas à en être un. » Il était mort à dix-huit ans, ce lointain cousin, bien des années avant sa naissance. Mais c'est l'exemple le plus actuel qu'elle avait trouvé - enfin, presque. « Mon frère Daeron n'avait rien d'un guerrier, et pourtant sous son règne les Sept Couronnes connurent la paix et la tranquillité. » Elle savait que Maron trouvait leur fils d'un caractère plus semblable à celui de l'actuel souverain, son neveu Aerys, et puisque les problèmes que connaissait actuellement Westeros avaient commencé avec son avènement, elle jugea préférable de détourner la conversation vers quelque chose qui ne concernait pas les Targaryen. « Tu n'es pas un mauvais père. Je souhaiterais simplement que tu puisses considérer Trystan non seulement comme ton héritier mais aussi comme ton fils, un enfant. Si tu attends de lui la perfection, tu seras déçu. Les enfants ne sont pas parfaits, et nous ne le sommes pas non plus. » Ce n'était pas un reproche et certainement pas une pique, la remarque étant plus destinée à la princesse elle-même qu'à son mari. Tu attends autant de choses que Nymeria que lui peut en attendre de Trystan. Tu n'es pas meilleure que lui.

     Elle garda les mains de Maron dans les siennes et marqua une pause. Elle avait parfois cette habitude de s'asseoir et de simplement regarder le monde, quelque chose dont Maron, de par son sang de dornien, serait bien incapable. Ils semblaient toujours avoir besoin de bouger, ces gens du désert, et c'est de l'expédition qu'accomplissait un imposant nombre d'entre eux qu'elle lui parla ensuite. « Je dois t'avouer n'être guère pressée d'accueillir tous ces gens en nos murs. Je crois me souvenir qu'avancent parmi eux des membres de la maison Ferboys, que je ne connais pas bien mais dont Doran me dresse un fort peu élégant portrait à chacune de nos rares conversations. » Elle soupçonnait son beau-frère d'ainsi meubler maladroitement les silences qui s'installaient obligatoirement entre eux, des êtres aux personnalités opposés, et en était presque attendrie. « Et je garde de l'oncle de lord Uller un très désagréable souvenir. » Elle savait que Maron connaissait ledit homme, peut-être pas pour le mieux, et ne souhaitait pas l'embêter avec une conversation tournant autour de lui, aussi enchaîna-t-elle rapidement. « Je sais que leur... parade a pour but de jeter des criminels en prison, mais n'as-tu pas crainte qu'un tel rassemblement d'êtres au sang résolument chaud tourne mal ? » La princesse savait que l'arrivée du cortège à Lancehélion n'était pas prévue avant plusieurs semaines et que tout pouvait arriver entre-temps, néanmoins elle préférait ce qu'ils avaient de problèmes tout de suite, question de rendre lesdites semaines à venir meilleures.

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Message Mer 6 Mar 2013 - 15:05

     Les réactions de Daenerys étaient toujours surprenantes, du moins pour le Dornien qui ne s'attendait jamais à des manifestations de tendresse ou des requêtes d'attention, mais il essayait de s'y faire. Depuis plusieurs années, même si ce n'était pas très productif jusqu'à ce jour. Maron concentra son attention sur les paroles de la belle qui parlait comme n'importe quelle mère l'aurait fait. Sans doute du moins, le Prince n'avait jamais trop côtoyé de mère de famille, mis à part sa sœur cadette bien évidemment. Elle voyait les choses d'un angle différent de celui de son époux et c'était d'ailleurs une chose qu'il avait toujours apprécié. Même si les oppositions qu'ils pouvaient avoir quant à l'éducation de leurs enfants, était relativement fréquentes, elles n'étaient jamais hostiles et ils finissaient toujours par s'entendre sur un point. C'était une chose qu'il n'aurait certainement pas pu attendre venant d'une Dornienne. Ces dernières avaient beau comprendre davantage les traditions inhérentes à leur peuple, elles étaient aussi plutôt plus inflexibles que Daenerys et au fond, Maron ne pouvait s'empêcher de se dire que si la Mère Rivière – ou les Sept – l'avait mise sur sa route, c'était pour une bonne raison. Peut-être qu'il devrait prêter une oreille plus attention aux paroles de son épouse. Pourtant, la Mère Rivière savait qu'il faisait déjà tout son possible pour écouter tout ce qu'elle pouvait lui dire ! La perfection n'existait pas, c'était l'entière vérité, pourtant il ne parvenait pas à se montrer plus flexible à l'égard de leur aîné et il y avait fort à parier que ce serait le cas jusqu'à ce que la Mère Rivière l’appelle à ses côtés. Mais il resta silencieux pour ne pas briser les espoirs de sa femme. Et parce que personne ne pouvait assurer qu'il n'y parviendrait pas un jour.

     Daenerys enchanta ensuite sur un sujet bien différent, mais pas réellement plus agréable pour elle. L'arrivée de la délégation de Dorniens qui escortaient les prisonniers, n'était pas des plus réjouissantes pour la demoiselle qui allait devoir faire acte de présence pour prouver à tout le monde qu'elle avait bel et bien sa place ici. Bien évidemment, jamais Maron ne l'y obligerait si elle ne souhaitait pas y prendre part, mais son dernier entretien avec les Uller lui avait prouvé que la présence de Daenerys permettrait peut-être de leur faire comprendre que tous les Targaryen n'étaient pas comme ils le pensaient. Enfin, espérer raisonner un Uller revenait à garder l'espoir de faire aimer le continent à un Fer-né : c'était une mission impossible. Doran ne devait pas avoir ménagé sa belle-sœur, même si son but n'était certainement pas de l'effrayer, mais il savait que les Ferboys n'étaient pas les plus grands amis des Martell qui soit, au contraire même. Devant les inquiétudes de son épouse, Maron ne trouva aucune parole rassurante, il se contenta donc de lui dire la vérité.

     ▬ Je comprends que tu sois inquiète à l'idée de voir cette manifestation se dérouler entre nos murs, mais est-ce que tu imagines ce qui pourrait se passer si nous n'avions pas la possibilité de les accueillir de notre plein gré ? Son regard sonda le visage de son épouse avant qu'il n'enchaîne. Je connais suffisamment les hommes qui vont y prendre part pour savoir que si je refusais ce droit légitime à certaines d'entre eux, ce serait simplement leur donner une raison de faire le contraire. Il soupira légèrement. Rennifer Uller dont tu parles justement s'est déjà vu refuser une autre demande quelques temps avant mon départ pour Port-Réal et laisse-moi te dire qu'il a quitté Lancehélion d'une humeur plus sombre qu'à l'ordinaire. Et c'est dur à imaginer venant de lui. Je préfère leur accorder ce genre de choses pour qu'ils sachent que je ne suis pas là pour leur interdire tout ce que je peux. Une politique peut-être un peu obscure, il en était conscient. Entre amener des prisonniers ou attaquer le Bief pour déclencher une nouvelle guerre, j'ai fait mon choix. »

     La fin de sa réplique voulait être léger pour détendre un peu l'atmosphère, même si la révélation était relativement effrayante. Il n'avait pas parlé de la requête des Uller à son épouse, autant pour ne pas l'inquiéter que parce qu'il n'en avait pas réellement eu le temps, mais Daenerys comprendrait certainement qu'il choisissait ce qu'il leur accordait pour ne pas leur laisser la bride trop souple ou pour éviter de les emprisonner au point qu'ils désirent se rebeller. Serrant légèrement les mains de son épouse, le Dornien poursuivit d'un ton qui se voulait rassurant.

     ▬ Il n'y a rien de plus normal que d'être mal à l'aise à l'idée d'accueillir toutes ces personnes. Il est vrai que certains Ferboys prendront part à ce regroupement, mais ce n'est pas vraiment eux que je crains. Même s'il est vrai qu'ils ont toujours tenté de mettre des bâtons dans les roues de Martell, ils ont toujours lamentablement échoué et je suis certain que cette fois-ci, ce sera la même chose. Son regard ne quittait pas les yeux violets de la targaryenne. Les Uller seront bien moins tendres à ton égard j'en suis persuadé, mais il ne faut pas te laisser inquiéter par ce genre de choses. Je ne tiens pas à t'obliger à assister à leur arrivée ici, comprends bien que tu peux rester à l'écart si tu n'as pas envie de les voir. Il marqua une légère pause. Mais je pense que ce serait une bonne chose que tu sois là. Pour qu'ils comprennent tous que ta place est à la tête de Lancehélion et non dans les appartements avec les enfants. Tu n'es pas juste mon épouse, ou la mère de mes enfants, tu es la Princesse de Dorne. Que cela leur plaise où non, ils te doivent le respect. Et la Mère Rivière savait à quel point il n'accepterait pas que quelqu'un lui parle d'une manière déplacée. Effleurant le bras de la mère de ses enfants, il conclut. Tu sais que je n'accepterais jamais que qui que ce soit te manque de respect. Tu n'auras rien à craindre à mes côtés, je peux t'en assurer. »

     Même si la diplomatie lui disait de faire preuve de calme et de garder une maîtrise totale des événements, il n'accepterait pas qu'un manque de respect soit fait à l'égard de Daenerys. Si tel était le cas, Prince ou non, Maron n'hésiterait pas à régler le problème. Définitivement. Avant d'être suzerain, il restait Dornien et réagirait comme tel.

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« Il faut endosser ses erreurs comme on endosse ses vertus... avec fierté ! Et transformer, en avantages, les conséquences d'une faute. »
«
La vraie passion c'est une quête, pas une impulsion, un emportement, un instinct de chasseur. »
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Ce que femme veut, Dieu le veut ▬ Daenerys

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