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Où le combat est grand, la gloire l’est autant.

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Oberyn Dayne
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• Epée du Matin •
◌ Vision du Guerrier ◌
• Champion de la Maison Martell •

« Honneur, Loyauté, Sacrifice. »

♦ Missives : 2094
♦ Missives Aventure : 87
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 30/03/1988
♦ Arrivée à Westeros : 17/09/2012
♦ Célébrité : Jamie Campbell Bower
♦ Copyright : Violain <3
♦ Doublons : Gunthor Estremont
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Fiancé à Edarra Ferboys
♦ Lieu : Citadelle des Météores.
♦ Liens Utiles :

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Message Mar 19 Fév 2013 - 17:05


Où le combat est grand la gloire l’est autant


Port-Réal, en l’an 205. Bon nombre de chevaliers émérites se sont rassemblés à l’ombre du magnifique sanctuaire de Baelor afin de faire montre de leurs talents indéniables dans ce qui resterait, longtemps, comme l’un des plus grands Tournois dans l’Histoire de Westeros. S’il n’était, en ce temps-là, qu’un jeune Chevalier sans grande expérience, Oberyn Dayne démontra ses talents naturels polis par la force du travail au travers d’une série de joutes mémorables. Et s’il n’était pas amené à remporter la prestigieuse compétition, il parviendrait, toutefois, à marquer les esprits de la foule au travers d’une joute fabuleuse l’opposant à Ser Bennifer Nerbosc dont l’intensité fut sans égale au jour de la compétition. Bon nombre de lances furent donc brisées, un peu plus tôt dans la matinée et c’est épuisé que le jeune homme des Météores ressortit de cette épreuve. Son armure, éprouvée, gardait les stigmates de cet affrontement violent qui, plusieurs fois, vint à arracher de satisfait rugissements à la foule comme à la royale tribune se complaisant du spectacle. S’il sortit victorieux d’une courte tête, le Dornien Rocheux ne le fut pas sans mal, débarrassant de ses bras un troisième bouclier enfoncé alors que son bras protecteur lui faisait éprouver bien des tourments. Les écuyers de sa Maison délestaient Shuram de son caparaçon, alors que d’autres s’échinaient à ôter de sa peau claire les plates traumatisées par les coups de burins délivrées par le Chevalier des Conflans auquel il fut opposé. Alors tout juste âgé de dix-huit ans, Ser Oberyn Dayne affichait un portrait bien plus juvénile et un physique bien moins athlétique. Sa puissance musculaire n’était point encore totalement développée et il affichait une silhouette assez frêle lorsqu’il quittait le confort de son armure de tournoi blanche et argent. La joute fut donc aussi âpre que le combat fut en lui-même disputé, ce qui n’empêcha point le Dornien Sigisbée d’arpenter les tentures comme les allées propre au campement de chevaliers improvisé afin de retrouver son adversaire et le congratuler. Portant l’accolade à celui qu’il avait finalement terrassé, Oberyn fit preuve d’une muette présence dans le soulagement du deuil qui pouvait bien l’accabler et promit à son semblable vénérant les Anciens Dieux d’au soir le retrouver pour partager des mets autour de quelques choppes aux contenants alcoolisés.

S’en retournant d’un pas accablé vers les tentures formant le gite de sa Dornienne équipée, Oberyn en manqua point de plusieurs fois ses yeux cligner, trahissant l’état de lassitude profond dans lesquelles ses diverses activités avaient bien pu le mener. S’immobilisant un instant pour un moment de repos désiré, le jeune homme revint à penser aux rencontres qui, la veille, l’avaient détourné de tout sommeil. Accompagnant son Oncle, Ser Andrew, à l’un des banquets où il devait retrouver bon nombre de chevaliers côtoyés lors de ses errantes années, la prochaine Epée du Matin se prit au jeu de la ripaille comme à l’imposée camaraderie pour passer d’exquis moments en cette martiale compagnie. Jeune et pour le moins inconscient, Oberyn suivit donc son Oncle dans la fête nocturne pour finalement le perdre au fil des jeux à boire et autres compétitions amicales pour le moins burlesques et viriles. Oubliant qu’il devait jouter au jour suivant, celui qui serait plus tard l’Epée du Matin trouva dans la puissante bière brune aux malts râpeux une sorte d’échappatoires à ses remords comme ses regrets. Il se laissa donc aller à quelques tournées chargées en compagnie d’un chevalier de la Maison Crackehall et un autre de la Maison Frey, chanta à gorge déployée l’air de la Belle et l’Ours en compagnie d’un Noble Ser de la Maison Massey et finit par partager des morceaux d’Auroch cuit au beurre et aux herbes avec un jovial chevalier ivre de la Maison Hardyng. Difficile de dire que les émotions ne furent pas au rendez-vous. C’est bien simple, le Parangon Dornien en oublia complétement toute notion du temps et se laissa aller à la fête comme à l’ivresse jusqu’aux prémices de l’aube. Un Aube lente à se déclarée qui lui valut l’honneur de faire la connaissance d’une frêle joueuse d’épée dissimulant ses talents au regard circonspect de sa famille endormie. Tous deux nouèrent une éphémère relation de maitre à élève le temps d’une leçon d’escrime qui valut au Chevalier décrocher ses premières faveurs. Depuis, il portait noué au poignet le mouchoir que la petite Lady lui avait cédé, provoquant l’intrigue de ses sœurs quant à la provenance de ce singulier bout de tissu immaculé. Il lui fut donc des plus difficile d’enfourcher Shuram mais il ne pouvait éprouver nulle culpabilité au regard de ces moments de franche camaraderie partagés avec des Chevaliers tous plus francs et sympathiques les uns que les autres ! Et après tout, ses excès ne l’avaient pas moins rapproché d’un nouveau succès dans la prestigieuse compétition Royale…

Les hourras de la foule suffirent à le tirer hors de sa rêverie. Un rapide coup d’œil vers les sphères célestes fut suffisant pour lui indiquer qu’il avait fait bien plus que rêvasser, adossé qu’il était à ce plan de bois qui s’était montré des plus dociles comme des plus confortables. L’Adrénaline emplit son être à la seule idée d’avoir laissé passer sa chance, d’avoir manqué à son appel et d’ainsi s’être particulièrement distinguer dans ce tournoi de la pire des façons qui soit. Vif et saisissant à la manière du vent, c’est d’une course effrénée que le jeune homme s’en retourna vers la partie de campement réservé à sa maison. La peur se fit grandissante quand il constata que son sombre destrier des sables était déjà harnaché et que son armure s’exposait non loin, avide de se voir plaquée sur ses chairs tuméfiés. A l’air sévère de son père questionnant sa provenance, Oberyn ne trouva rien d’autre à répondre qu’il ne serait point vraiment lui s’il n’avait pas cet art de se faire désirer. Une réflexion qui ne fut pas du goût d’un Lord Olyvar excédé commandant à son fils plus d’humilité. Ignorant les injonctions de son ainé, le prochain porteur d’Aube laissa la geste d’écuyer s’affairer, le chaussant de maille et le drapant de plate dans un concerto parfaitement exécuté. De la bouche de son Oncle, il apprit la défaite de son rival d’Haut Hermitage, Trebor chutant face à un glorieux Chevalier fieffé de Terres dans l’Ouest. Un maigre sourire vint à s’étirer sur les fines lèvres du Chevalier prenant conscience qu’il avait là une bonne occasion de prendre la tête dans leur sempiternelle opposition. Enfourchant Shuram sans autre forme de procès, le Chevalier Dornien se fit allégorie de la patience quand à voir son nom clamé. Récompensé, c’est mené à la bride par son jeune frère Rhaegal qu’il s’avança dans la lice. Son arrivée fut saluée par nombre de spectateur déjà présent lors de l’épique duel qu’il avait précédemment livré et c’est d’un geste de main affable que le Dayne vint à les saluer. En place dans le coin qui lui était réservé, il mira d’un regard scrutateur l’adversaire que le sort comme le destin lui imposaient d’affronter.

« Oberyn… C’est un membre de la Garde Royale ! » Ce constat, le chevalier n’avait point eu besoin des observations de son cadet pour se le voir imposé. Superbe dans ses écailles de nacre, surnaturel dans ses plates laiteuses et son blanc manteau éthéré, voletant dans son dos au rythme de la chevauchée qu’il imposait. Les traits sévères du Chevalier au Blanc Bouclier avaient tout du vétéran combattant ayant traversé les Sept Enfers et qui en fut revenu pour les raconter. « La Garde Royale est composée des plus prestigieuses épées ! Tu n’as pas la moindre chance de l’emporter, mon frère… » Le ton de Rhaegal était inquiet, Oberyn lui opposa de la détermination : « Pourquoi n’est-il pas déjà proclamé vainqueur dans ce cas ? » De tout son saoul, Oberyn mirait son adversaire dont l’armure blanche et polie luisait sous le soleil de midi. Bien des légendaires chevaliers de la Garde avaient animé ses rêves d’enfant comme ses premiers entrainements. Combien de fois s’était-il figuré emprunter les traits de Ser Ryam Redwyne, du Prince Aemon Chevalier-Dragon ou encore de Ser Alyn Connington. Et voilà qu’il avait, aujourd’hui, l’honneur de se voir opposé à semblable légende… « Un jour, mon frère, il sera bon pour toi de mettre le nez hors de tes ouvrages pour ne point juger la valeur des hommes que sur leurs titres comme sur leurs faits… » Bien qu’il puissent en dire long sur toute personnalité. Rhaegal ne répondit pas, ignorant la notion de rancœur il se contenta d’adresser une prière aux Sept pour la victoire de son ainé. Ce dernier tendit sa main droite, paume ouverte, et resta ainsi figé pendant quelques instants. Une expression de mécontentement apparut rapidement sur les traits de son juvénile visage.

« Ma lance ! » lança t’il sèchement en se tournant vers le jeune homme à la peau basanée qui se tenait derrière sa monture et s’avança précipitamment pour apporter la longue arme élancée. Ce petit nouveau devrait faire des progrès s’il tenait tant que ça à le servir, songea Oberyn en refermant ses longs doigts gantés sur la lance de cavalerie à la pointe émoussée, ouvragée pour se briser à l’impact. Deux rubans attachés à sa pointe flottaient dans le vent, l’un blanc immaculé et l’autre d’un bien pâle violet, représentant les teintes des armoiries de la Maison Dayne. Faisant reposer l’arme sur l’un de ses étriers, il se tourna vers le gauche pour voir son bouclier lui être présenté. Rabattant la visière de son heaume d’un mouvement exprimant la rage d’en découdre, il se saisit en hâte de la rondache de chêne frappée de l’épée entrecroisant une filante étoile. Ses traits dissimulés, c’est avec un sourire coupable qu’il abaissa sa lance quand tonnèrent les oliphants, éperonnant Shuram pour une première passe aussi soudaine que désirée !




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »


Dernière édition par Oberyn Dayne le Lun 1 Avr 2013 - 13:31, édité 1 fois
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Message Ven 22 Fév 2013 - 13:38

Port-Réal, 205 ans après la Conquête

Le tournoi allait bon train, de même que les festivités. Nombre preux joutèrent, mais un seul chevalier sortit vainqueur de ce tournoi. Malheureusement pour lui, ce ne fut pas Gwayne Corbray. Il avait passé sa vie à chasser la gloire et l'honneur. Il l'avait passé dans des mêlées, des joutes et des combats. Ce tournoi avait été une occasion inespérée de briser la monotonie qu'était le rôle de garder le Roi Aerys. Enfermé dans sa bibliothèque, constamment, le Roi ne bougeait jamais et déléguait son devoir à la Main du Roi, Brynden Rivers. Quand c'était à lui de le garder, Gwayne ne faisait que rester devant la porte, en armure. En dehors de cela, il passait ses journées à s'entraîner, encore et encore. Être prêt au combat, être affuté, être le meilleur. C'était son but. Et depuis que le tournoi avait commencé, il s'en était bien sorti, sortant victorieux de toutes ses joutes. Il avait le jour même battu un jeune jouvenceau du Bief à l'armure couverte d'ornements ridicules. Gwayne n'avait brisé que deux lances avant d'en venir à bout.

Le chevalier de la Garde ne gardait pas le Roi ce soir, aussi avait il décidé de flâner au milieu des chevaliers, reîtres, écuyers, et hommes de toute profession qui jouissaient d'un festin. Gwayne n'avait nulle envie de participer, il ne touchait pas à l'alcool, et cette atmosphère de beuverie ne lui plaisait guère. Il était froid, austère, et nulle amitié avec lui n'était aisée à tisser. Pourtant ce soir, il avait un but, il cherchait son cousin Even Corbray. Le chevalier du Val était pourtant introuvable, aussi Gwayne renonça vite à le trouver, ce n'était après tout pas si important. Il n'avait jamais été proche de son cousin, mais lui parler aurait été bienvenue. Gwayne se faufila donc entre les chevaliers ivres qui chantaient des chansons paillardes. Il se sentait mal à l'aise, et fit mine de ne pas entendre quand un chevalier de la maison Frey l'interpella et lui offrit un verre. Ce n'était pas de l'impolitesse, il n'était juste pas à l'aise.

Le lendemain était un nouveau jour de joute, et Gwayne était appelé en lice. Son armure blanche avait été polie par ses soins, car il ne déléguait pas l'entretien de ses armes et son armure. Sa monture en revanche, un hongre tout aussi blanc que son armure nommé Banelion, avait été bichonné par des palefreniers, que Gwayne considérait beaucoup. C'était tout un art de s'occuper des chevaux, et il ne saurait mieux le faire qu'eux. Au début du tournoi, plusieurs écuyers lui avait offert ses services. Il en avait retenu deux, venus du Val. L'un était le troisième fils d'un troisième fils d'un membre de la famille Belmore, tandis que l'autre était un jeune homme en provenance des Doigts. Deux bons jeunes hommes.
Un autre homme accompagnait Gwayne, son frère juré: Ser Donnel. Il ne joutait pas mais, étant le frère de Gwayne du quel il était le plus proche, avait voulu l'accompagner.

Monté sur Baelion, Gwayne détacha Dame Affliction de sa ceinture et la confia à son frère juré. Un regard fut échangé et Donnel de Sombreval hocha la tête, comme tous les frères de la Garde Royale, il connaissait la relation étrange entre Gwayne et son épée. Gwayne lui faisait pleinement confiance aussi se détourna-t-il et abaissa-t-il la visière de son heaume. L'écuyer des Doigts lui offrit son bouclier qu'il saisit dans sa main gauche, puis il offrit sa droite au jeune Belmore qui lui confia son arme. Calant sa lance sous son bras, Gwayne observa son adversaire à travers la visière de son heaume. Il l'avait déjà assez observé pour le juger. Un jeune freluquet, un autre jouvenceau. La veille, Gwayne l'avait vu boire avec les autres, se vanter, chanter. Oberyn Dayne était son nom, et Gwayne ne savait pas la gloire qui allait, des années plus tard, devenir la sienne. Il ne savait à l'époque qu'il allait affronter la future Épée du Matin.

Les cor trompétèrent, et Gwayne éperonna sa monture. Abaissant sa lance, il remonta son bouclier blanc et orienta son arme vers la silhouette de son adversaire qui se rapprochait. Il allait viser l'épaule, au dessus du bouclier qui n'était pas haut. Sa stratégie était que sa force et l'élan de Banelion allaient suffire à désarçonner le jeune homme. Il était en effet frêle comparé à la solide carrure de Gwayne Corbray, et il avait sans doute beaucoup bu la veille.

Les deux chevaux soulevaient beaucoup de poussière, et les spectateurs retinrent leur souffle alors que les deux chevaliers entrèrent en collision...
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Message Lun 4 Mar 2013 - 12:13


Où le combat est grand la gloire l’est autant


La foulée de Shuram ne cessait de croitre en fréquence, dispensant un écho de tonnerre sur le sable clair d’une arène composée pour l’occasion d’un spectacle propre à la chevalerie de Westeros. Un roulement d’écho se voulant de plus en plus assonant à mesure que les deux opposant de cette joute nouvelle s’approchaient au grand galop, déclenchant l’hystérie d’une foule toujours pas rassasiée du fracas des lances sur les boucliers, du choc sourd des armures sur le sol comme du hennissement des bêtes de combat affolées. Son sombre coursier des sables, à la rougeoyante crinière éthérée, fendait la lice, tel le vent, dans une célérité propre à ces bêtes Dorniennes ne souffrant d’aucune peine à la chevauchée dans les sables ardents d’une région qui avait su façonner de bien redoutables guerriers. Un ultime coup d’éperon délivré dans les flancs et c’est la pleine vitesse de son destrier qu’Oberyn libéra dans un roulement se faisant l’écho de l’Orage lui-même. Les rubans clairs et lilas terminant la hampe de sa lance de tournoi pliaient sous la force du déplacement, couchés à même le bois clair d’une arme désormais dirigée sur le plastron du Garde Royal tout de blanc auréolé. Le vacarme ne cessaient d’emplie le heaume désormais clos d’un chevalier aux pupilles violacées rivées sur le point d’impact qu’il souhaitait cibler. Tous deux avalaient la distance les séparant du choc à une vitesse folle et il fut bien vite évident que la collision semblait, dès lors, insurmontable. Tout fut, dès lors, comme extrêmement décomposé alors que, sur l’échine du Dornien Sigisbée, roulait une goutte de sueur froide à la vue de la pointe que son glorieux adversaire destinait à son épaule. Ses gemmes oculaires irrémédiablement écarquillées sous l’emprise de la crainte immédiate de vider les étriers, le fils ainé de Lord Olyvar sacrifia son précieux équilibre dans l’animation fugace de son bras pour, plus haut, élever sa rondache en un plus efficient bouclier.

Terrible fut le choc, aggravé par la plainte d’une foule pleinement coupable d’apprécier pleinement les effusions de violence chevaleresques présentées sous leurs yeux ébahis. Oberyn n’eut, toutefois, que peu conscience de l’engouement soulevé par cette première lance brisée, trop occupé qu’il fut par l’effort intense à même de le sauver d’une élimination beaucoup trop prématurée à son gout. Bandant chaque muscle, chaque fibre de son corps pour ne point vider les étriers, c’est tant bien que mal que le Chevalier des Météores parvint à rester en selle, son bras droit soulagé du poids de sa propre lance qu’il avait laissé choir à terre dès l’impact. Pantin désarticulé, le Dornien à la plate sonnant comme un funeste carillon eut le plus grand mal à commander à son destrier de faire volteface quand vint la fin de la lice qui lui était accordé. Point de vainqueur immédiat, les Sept jugeaient donc leur affrontement digne d’être prolongé et il serait vite temps pour la prochaine Epée du Matin remonter la piste sableuse pour s’en retourner vers ses écuyers, vers la geste Dayne inquiétée... Dissimulé sous son heaume d’acier, son juvénile faciès trahissait une profonde souffrance comme une frustration certaine dans l’extrême crispation de sa mâchoire. De son point de vue, sa prestation relevait du pitoyable et il lui était des plus difficile d’admettre que son adversaire faisait montre d’une adresse certaine dans l’art de la joute. Mais pouvait-il en être autrement de la part de la fine fleur des chevaliers de tout Westeros ? Eperonnant sans vigueur les flancs de son musculeux étalon, c’est sous les vivas de la foule que Ser Ooberyn s’en retourna vers ses comparses pour se saisir d’une nouvelle lance. Sous son armure brute et désormais cabossée, la douleur de son épaule ne cessait point de le lanciner !

« Ses coups sont des coups de marteau il est stupéfiant. » rugit t’il sèchement en se débarrassant du heaume obstruant sa bouche. Il avait besoin de reprendre son souffle et avalait des goulées d’air frais tel le plus gourmand des gloutons alors que sa flavescente crinière d’or argenté retombait sur ses épaules, tout de métal drapées. Au loin, des hommes du guet semblaient arpenter la lice pour en ôter la lance dont le Dornien s’était nonchalamment débarrassé. D’un regard sur la royale tribune, le jeune Dayne eut la confirmation que la joute allait bien continuer. Il ignora toutefois les conversations que son visage révélé semblait bien avoir provoqué. « Il va cibler les zones que tu ne sauras protéger afin de te faire chuter ! » Lui indiqua son jeune frère tout en lui portant une gourde d’eau fraiche aux lèvres. Assoiffé, l’ainé en ingurgita quelques gorgées avant d’en recracher bonne partie sur le côté. « Je sais comment jouter, Rhaegal ! » vociféra donc le Dornien Sigisbée, agacé par le spectacle de son bouclier déjà bien entamé. Les armoiries couvrant la partie supérieure de sa rondache furent tout bonnement réduite à néant par le choc, n’y laissant plus que le brut du bois de chêne là où, un instant auparavant, de tenait fièrement la pointe de l’épée Dayne croisant une étoile filante sur un champ lilas. « Il… Il semble déjà prêt... »

A croire que son cadet avait un don inné pour énoncer les plus évidentes vérités. Oui, le Garde Royal qui lui était opposé semblait définitivement prêt. Tout comme le chambellan chargé de sonner la reprise de la joute de son oliphant ouvragé. Chaussant à nouveau son heaume et rabaissant presque immédiatement la visière au-devant de son visage, Ser Oberyn mirait avec une fascination coupable son opposant au travers la fente horizontale tracée dans le métal au service de son entière protection. Resserrant l’étreinte de ses doigts sur la lance qui lui fut nouvellement présentée, le prochaine Epée du Matin se figea tout à fait dans l’attente de ce qui apparaitrait comme le chant de la délivrance. L’unique note vint ainsi à être sonnée, prélude au déchainement de la foule, aux huées comme aux clameurs alors que bon nombre de gens du commun tapaient des mains comme des pieds pour galvaniser les compétiteurs que cet affrontement amenait à opposer. Les sons se mêlaient dans un confus tintamarre aux oreilles bourdonnantes du chevalier Dornien désormais lancé tel une flèche en direction de cette image de perfection qui, tant de fois, anima ses enfantines pensées… Dans ses rêves les plus doux, on drapait ses épaules d’un long manteau blanc le déchargeant des obligations que lui avait imposé sa naissance. Dans la réalité, il ne pensait plus à abandonner dès lors que ses mots s’adressaient à sa belle Ismaëlle, confidente et miroir de ses craintes chassant mieux que quiconque chasser ses doutes comme ses peurs. Dans ses yeux, il ne lui venait plus l’idée de fuir ce pourquoi les Sept l’avaient élu, estimant qu’il serait le plus à même de préserver tous ceux qu’il chérissait. Entre cas de conscience, crainte de faillir et réminiscences du passé, le Dornien Sigisbée vint à animer son bras pour délivrer une frappe de sa lance en direction du poitrail de son opposant, cherchant la faille de ce triangulaire écu qu’il se devait d’exploiter. Quant à ses chances de succès… Rien moins sur qu’elles n’aient jamais vraiment existées, mais point question d’abandonner !




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