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La fidélité est la forme la plus noble de la servitude ▬ Jasper

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Pryam Templeton
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Chevalier errant

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♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
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♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
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♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
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Message Mar 12 Fév 2013 - 13:01

     Le tournoi de Murs-Blancs s'était terminé depuis peu. Les révélations faites au sujet de la maison Beurpuits et du mystérieux chevalier errant qui s'était révélé être le fils de Daemon Feunoyr en personne avaient malheureusement grandement assombries les réjouissances. Au-delà du fait que les participants venaient de jouter en l'honneur du mariage d'un traître, il y avait aussi le sentiment d'avoir été abusé et floué par les hôtes. Les incidents répétés qui s'étaient produits depuis le début du mariage – comme par exemple le fait que les roturiers qui participaient au tournoi avaient été physiquement agressés – prenaient alors tout leur sens : il apparaissait clair que le but de ce mariage avait été de mettre les Feunoyr au centre de l'attention. Mais heureusement, tout leurs plans avaient échoué et une fin qui allait certainement être contée durant longtemps était venue solder ces réjouissances. Le traître avait été emmené à Port-Réal où il ne pourrait plus nuire à quiconque et la maison Beurpuits avait été délestée de ses possessions tandis que certains de ses membres – comme Tom le Noir – étaient passés de vie à trépas. Une belle conclusion en somme, même si beaucoup de monde, Pryam le premier, auraient certainement été bien plus heureux de se voir épargner de telles choses.

     L'idée de partir rapidement après la fin du tournoi avait effleuré l'esprit du Valois qui, cependant, avait changé d'avis lorsque sa sœur et la jeune Nordienne qui les accompagnait, avaient toutes les deux demandé à prolonger un peu leur passage ici. Après réflexion, cette solution convenait finalement au chevalier qui avait vu là l'occasion de rendre visite aux Valois qu'il avait rencontrés lors de cet événement, ser Even Corbray pour commencer et bien évidemment, lord Jasper Arryn. Même si le fait de côtoyer des personnes aussi importantes qui connaissaient forcément sa famille et pouvaient donc poser quelques problèmes, ne l'enchantait pas vraiment, la politesse et le respect prenaient le dessus. Il aurait été plus que déplacé de ne pas aller féliciter les autres jouteurs et s'assurer qu'ils étaient en bonne forme. Après tout, lord Arryn devait avoir été plus durement touché par le fait qu'il avait assisté à une rébellion Feunoyr sans s'en rendre compte, quant à ser Even, il avait tout de même été utilisé par lord Beurpuits pour faire l'apologie de Daemon II.

     C'était pour cette raison que le chevalier errant avait pris la direction des tentes des chevaliers du Val qui ne devraient plus tarder à s'en-aller. Est-ce que lord Arryn allait être trop occupé pour avoir le temps de converser ? Si tel était le cas, le Templeton n'en serait guère contrarié, il se contenterait de faire passer ses félicitations par le biais des hommes qui accompagnaient le seigneur du Val et s'en-irait sans demander son reste. L'agitation était encore très présente, la journée déclinait petit-à-petit et le soir n'allait pas tarder à s'installer. Serena et les autres du groupe s'étaient envolés pour aller profiter des dernières réjouissances avant que les lieux ne soient totalement détruits comme la Main du Roi l'avait demandé. Une bien sombre perspective pour les roturiers qui vivaient dans les environs, une vie à recommencer. Mais c'était aussi une chance de toute recommencer à zéro d'un côté. La tête peine de pensées diverses, Pryam s'était donc dirigé vers le tente marquée du blason des Arryn, reconnaissable de loin bien évidemment. Le fait de côtoyer à nouveau ce blason rappelait des souvenirs au Valois qui n'avait plus eu l'occasion de fréquenter des membres de la maison suzeraine de sa région natale, depuis qu'il avait quitté le service du chevalier dont il était l'écuyer durant son enfance. Un départ qui avait posé bien des problèmes et les pensées liées à cette époque laissaient un goût amer dans la bouche du Templeton qui espérait simplement que ce ne serait pas le cas de sa discussion avec lord Jasper. Enfin, en considérant que celui-ci soit présent et disponible pour recevoir ses vassaux. Arrivé devant la tente, Pryam fut accueillit par des gardes qui veillaient naturellement à la sécurité de leur seigneur et conformément à ses habitudes, le chevalier errant se présenta.

     ▬ Bonsoir à vous, je venais adresser mes félicitations à lord Arryn et m'enquérir de sa santé. J'ai participé au tournoi et je voulais le remercier de l'honneur qu'il nous a fait en joutant contre nous. Il précisa alors son identité. Je suis Pryam du Val. »

     Pas de nom de famille, un simple roturier parmi d'autres. Même s'il s'en était bien tiré lors de ce tournoi, la décision du Valois ne changeait pas : il n'userait pas de son patronyme avant d'être retourné à Neufétoiles et d'avoir à nouveau été accepté par son géniteur. Pour le moment, il était et restait un simple chevalier du Val sans lien avec les maisons nobles. Il était peu probable que les gardes le reconnaissent, c'était pour cette raison qu'il avait jugé utile de se présenter. Son attention se détourna quelques instants le temps de constater que les environs étaient presque déserts, peut-être que les autres chevaliers qui accompagnaient lord Arryn étaient allés fêter la fin de ce tournoi ? L'idée que le jeune seigneur désire se joindre aux siens lui effleura alors l'esprit et comme le garde s'apprêtait à s'éloigner pour annoncer l'arrivée du roturier à son seigneur, l'errant ajouta quelques mots.

     ▬ Faites-lui savoir que je ne souhaite pas l'importuner et que s'il a d'autres occupations, je me contenterais de savoir qu'il a bien reçu mon message. »

     Certains prendraient ce qu'il venait de dire pour un manque évident de caractère, mais en réalité c'était juste du respect. Il fallait avouer que le fait que Pryam évitait de côtoyer des gens de sa région depuis son départ du Val, n'aidait pas à ce qu'il se sente plus à l'aise dans une telle situation. Le silence se fit une fois de plus. Le Templeton, debout droit comme un « I » à attendre que le garde qui venait d'entrer dans la tente des Arryn ne revienne. Peut-être pourrait-il avoir l'occasion de se renseigner un peu sur la position de sa région natale dans la lutte contre les Fer-nés, mais peut-être risquait-il aussi de trop en dire. Inutile de soliloquer, il aviserait une fois que la réponse de lord Arryn lui reviendrait.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Mer 13 Fév 2013 - 15:47

    La pièce, sur le plateau de jeu, étincelait sous un rayon de soleil qui s’était faufilé dans un interstice de la tente. En soi ce n’était pas non plus quelque chose d’exceptionnel, mais les éclats de lumière qui se réverbéraient sur le dragon noir. Je jouais toujours avec les pièces sombres lorsque Maura et moi jouions et j’avais gardé cette habitude alors que j’affrontais maintenant des amis, conseillers et autres petites sœurs. Mais pour le moment, je n’avais pas vraiment le cœur à jouer. Le tournoi de Murs-Blancs s’était terminé il y a quelques jours, et si le dernier éclairage Feunoyr m’avait mis légèrement en porte-à-faux vis-à-vis de la Couronne, après tout j’avais combattu, je m’étais démarqué, lors d’un tournoi organisé pour le mariage d’un traître, la réaction d’Edwyn pour réhabiliter le tournoi avait rattrapé le coup… Trop de rebondissements, et aussi trop de mes hommes impliqués dans ce tournoi. Je pensais à mon épée-lige, Even Corbray, et au chevalier qui m’avait battu au dernier tout, ser Pryam, que je n’avais pas encore trouvé le temps de féliciter. En même temps, il n’était pas faux de dire que ce n’était pas forcément à Lord Jasper Arryn d’aller voir l’un de ses vassaux pour lui offrir ses compliments. Les bleus que j’avais encore et que je lui devais par ailleurs, me faisaient plus sourire qu’autre chose, lorsque je me surprenais à les sentir voire les observer.

    On m’apporta les dernières informations que j’avais demandées sur l’évolution de la situation et le devenir de la maison Beurpuits qui nous avait si bien floués, et je me laissai tomber dans un siège, considérant les nouvelles d’un air fatigué que je chassais cependant bien vite. Me redressant sur le siège, et me pinçant dans un même mouvement l’arête du nez pour l’éclaircir les idées, je me mis au travail. Comme demandé, j’avais des rapports de mes agents sur la situation dans les différentes maisons, le comportement de mes vassaux, et quelques nouvelles du Val que j’avais du quitter pour l’occasion. Je commençais à donner des instructions, appuyées par des conseils de personne de confiance et m’entretenais sur les modalités de notre départ, puisque nous n’allions pas tarder à nous retirer des Murs-Blancs, lorsque j’entendis à quelques pas des éclats de voix. J’y prêtai naturellement l’oreille et je compris entre les mots qu’un chevalier voulait me voir. Le garde qui entra dans la tente me le confirma en quelques mots.

      « ser Pryam du Val ? Hum… »


    Je ne pus retenir un regard en direction de mes conseillés qui ne se permirent, bien évidemment, aucune remarque et, étouffant dans l’œuf un haussement d’épaule qu’il me fallait radier de mon comportement, je repris :

      « Oui, bien sûr. Qu’il attende quelques instants que je termine ce que… je veux dire qu’il attende quelques instants et faites-le entrer ! »


    Mais bien sûr, Jasper. Justifie-toi… C’était l’un de mes nombreux défauts, ce besoin de me justifier et de justifier mes décisions. Si je savais que je me devais d’avoir mes raisons pour décider d’une chose ou d’une autre, je savais aussi que je n’avais en aucun cas le devoir de me justifier devant mes gardes. Je conclus rapidement ce dont nous parlions et donnai quelques ordres brefs pour la soirée tout en enregistrant les dernières nouvelles du Val. Le soir et la nuit s’étendaient progressivement sur les Murs-Blancs qui sur les campements et d’un signe de main je demandais un peu d’éclairage.

    Finalement, le garde revint avec le chevalier, et je me levai du siège pour faire le tour de la table et faire disparaître cet obstacle entre le chevalier et moi. Je n’étais pas de ces Lords qui établissaient une lointaine distance entre leurs vassaux et eux, puisque je ne me sentais à mon aise que dans une certaine simplicité. Avec un sourire, chaleureux, je pris la parole, pour lui épargner le doute qu’il aurait pu avoir quant au protocole :

      « Ser Pryam, comment allez vous ? Vous me voyez enchanté par votre visite, je ne crois pas avoir eu l’occasion de vous féliciter pour votre victoire et la démonstration d’art du combat que vous nous avez offerts il y a peu ! »


    J’ignorai si j’allais le mettre à l’aise, ou au contraire le mettre dans l’embarras. A dire vrai, je ne savais jamais réellement comment me comporter en présence d’un de mes vassaux, puisque certains étaient mal à l’aise face à mon jeune âge et par ce qu’on pouvait appeler une certaine familiarité dans mes propos et mon attitude. Je n’étais pas grossier bien sûr, je ne me comportais pas comme un roturier non plus, mais je n’écrasais pas forcément les autres par un charisme de Lord comme mon père, ou par une arrogance comme d’autres de mes pairs. Certains de mes conseillers me disaient charismatique, moi je préférais me croire et me savoir naturel et à mon aise lorsque je devais tenir d’une main de fer dans un gant de velours mes vassaux et décider de choses dont dépendaient plus ou moins la survie, l’honneur et la puissance du Val qui m’avait été confié.
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Message Jeu 14 Fév 2013 - 14:55

     La réponse que le garde apporte fut positive : apparemment lord Arryn avait le temps de bavarder avec les autres chevaliers présents dans le campement. Tant mieux ! Le bref instant d'attente qui s'imposa le temps que le seigneur du Val termine ce qu'il faisait, fut suffisant pour que le Templeton en vienne à se dire qu'il avait été bien grossier de se présenter de la sorte. Lui qui cherchait depuis plus de dix ans à éviter de trop se faire remarquer, voilà qu'il allait directement s'adresser au suzerain de la région qui l'avait vu naître ! Quelques fois, le chevalier lui-même ne se comprenait pas. Disons simplement que la curiosité était plus forte que la prudence et que le jeune homme avait envie de savoir comment le Val s'en sortait dans la lutte contre les Fer-nés. Il y avait lui-même participé lors de l'attaque de Salvemer et comprenait aisément que la tâche risquait d'être ardue. Ajoutez à cela que le seigneur du Val était un jeune homme alors que les autres suzerains avaient presque tous le double de son âge, puis vous compreniez qu'il allait avoir une lourde charge sur les épaules. Cela dit, du peu qu'il avait entendu de lord Jasper – que ce soit par ses sœurs que le Valois avait rencontrées ou par le biais de rumeurs – celui-ci semblait parfaitement capable de mener à bien ce qui lui avait été confié.

     Coupant court aux pensées du blond, le garde lui fit finalement savoir que lord Jasper était prêt à le recevoir et l'introduisit dans la tente marquée du blason Arryn. L'endroit était assez sombre, mais moins qu'à l'extérieur en raison des bougies qui avaient été apportées pour bannir l'obscurité de ces lieux. Le regard du chevalier errant se porta aussitôt sur le jeune lord qui contourna les quelques meubles qui s'interposaient entre eux deux, avant de se placer devant son visiteur pour prendre la parole. Pryam lui était redevable d'entamer la discussion, il avait toujours autant de difficultés à s'adresser à des nobles malgré le fait qu'il les côtoyait depuis toujours. L'intonation et l'aisance avec laquelle le jeune Arryn s'exprimait avait de quoi mettre n'importe qui à l'aise, même si l'idée d'avoir remporté une joute contre son seigneur gênait encore énormément le Templeton. Quelle idée ! Les Sept aimaient bien se moquer de leurs fidèles, puisqu'il n'y avait pas le moindre doute dans l'esprit du Valois, seuls les Sept étaient responsables de cette victoire et non un quelconque talent puisqu'il n'en possédait pas ! Saluant son interlocuteur comme il se doit, le chevalier errant prit enfin la parole.

     ▬ Lord Jasper, je vous remercie de prendre le temps de me recevoir. Je tenais à vous féliciter pour votre performance et vous remercier de nous avoir donné l'occasion de jouter contre vous. Par ce « nous » il parlait de tous les participants du tournoi, partisans Feunoyr exceptés bien évidemment. Ce n'était pas tous les jours que les suzerains prenaient part à de telles réjouissances en prenant le risque de se faire battre par de simples chevaliers errants qui étaient fort nombreux lors de ce mariage. Je me porte on ne peut mieux après de telles joutes, j'espère qu'il ne va de même pour vous. La question pouvait avoir l'air bénigne, mais Pryam craignait d'être responsable d'une blessure, même mineure, chez son seigneur. Et croyez-moi, il n'y a que la chance à féliciter mon seigneur ! »

     Cela pouvait avoir l'air de fausse modestie, mais en réalité c'était la pure vérité. Pryam n'était pas un chevalier expérimenté, il n'avait jamais participé au moindre tournoi, ou alors en tant qu'écuyer à l'époque où son maître joutait encore, mais ce n'était pas son talent qui était responsable de cette victoire. Il y avait là bien des personnes plus douées que lui, ser Even par exemple qui avait simplement eu la malchance de tomber sur les mauvais adversaires avant la joute contre Pryam. La fatigue s'accumulait rapidement et par conséquent, le chevalier errant avait gagné non parce qu'il était le plus qualifié, mais simplement parce que la chance avait été à ses côtés. Tout le monde l'approuverait il n'en doutait pas une seule seconde, nombreux avaient été ceux qui devaient regretter d'avoir pariés sur ce tournoi.

     Mais là n'était pas la question, il n'était pas venu parler avec lord Arryn pour l'embarrasser avec ses déclarations, mais bel et bien pour savoir comment il se portait et comment se préparait la lutte contre les Fer-nés. Dans la logique des choses, le suzerain ne devrait guère être étonné de voir un chevalier errant s'intéresser à de telles données, même si les questions de Pryam étaient destinées à autre chose que de s'assurer que l'avenir de Westeros se présentait bien. Toujours sur le même ton calme qu'il empruntait quotidiennement, le Templeton reprit la parole.

     ▬ J'ai cru comprendre que vous alliez bientôt quitter Murs-Blancs pour continuer votre marche vers l'ouest du continent ? J'imagine que la guerre contre les Fer-nés doit être très pressante, une chance que vous ayez eu l'occasion de faire une halte ici. Il était bon de pouvoir de temps en temps se reposer un peu. Après le fléau, la sécheresse et maintenant la révolte des habitants contre les Iles de Fer, les dernières années avaient été chargées en émotion. Je présume que vous devez être escorté de nombreux nobles du Val, j'ai aperçu plusieurs blasons familiers, mais apparemment il n'y a pas toutes les maisons représentées. »

     Certaines personnes étaient encore hostiles à la Couronne, il y avait des partisans des Feunoyr même dans le Val, heureusement aucun n'était présent à Murs-Blancs, ce qui évitait encore bien des problèmes au jeune homme. Le blond avait d'ailleurs cru distinguer le blason de sa maison, mais il avait été incapable d'aller de ce côté pour vérifier s'il s'agissait de son père ou de ses frères. Chassant la question de son esprit, Pryam se concentra sur la discussion actuelle en essayant de ne pas se laisser perturber par les autres questions qui naissaient dans son esprit.

     ▬ Le Val compte-t-il apporter son soutien lors de l'affrontement contre les Fer-nés ? »

     Une question légitime qui n'avait certainement rien d'indiscrète étant donné que la majorité des nobles de Westeros devaient s'en douter. Cependant histoire de ne pas noyer son interlocuteur sous les questions, le Templeton préféra retomber dans le silence. Mieux valait éviter de paraître trop pressant dans ses interrogations, surtout face à quelqu'un qui semblait aussi avenant que lord Jasper.


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Message Jeu 21 Fév 2013 - 14:02

      Lord Jasper, je vous remercie de prendre le temps de me recevoir. Je tenais à vous féliciter pour votre performance et vous remercier de nous avoir donné l'occasion de jouter contre vous. Je me porte on ne peut mieux après de telles joutes, j'espère qu'il ne va de même pour vous. Et croyez-moi, il n'y a que la chance à féliciter mon seigneur ! »


    Mon sourire s’élargit tout en étant un peu gêné. Je ne pouvais pas ne pas me demander si derrière cette modestie se cachait une crainte de dire qu’il avait été plus doué une lame à la main qu’un Lord ou si c’était pour me flatter. Dans tous les cas, le doute subsistait et j’avais beau le chasser d’une main leste, il ne cessait de revenir papillonner à la frontière de ma conscience, comme toujours lorsqu’on me faisait un compliment ou qu’on me disait quelque chose que je prenais comme tel. Je m’embrouillais tout seul dans mes pensées et mon sourire gêné s’élargit derechef en songeant à cela. J’essayais de cerner dans sa globalité ce que le chevalier n’osait formuler, comme je l’avais fait en prenant les devants pour ne pas le mettre en porte-à-faux vis-à-vis du protocole. Si j’étais à sa place, que n’oserais-je pas demander tout en m’inquiétant à ce sujet ? Le problème était que je n’avais jamais été face à un Lord en n’en étant pas un. Ou plutôt, que depuis ma naissance, on m’avait habitué à la place que j’étais destiné à avoir. Je me pinçais l’arête du nez sans me départir de mon sourire cordial :

      « Soit, soit, mais la chance n’est en soit que la main armée du destin et de nos qualités propres, non ? Je l'imagine tout du moins… Les joutes ont été rudes mais je me porte comme un charme, n’ayez crainte. Je suis heureux de savoir que vous allez bien vous aussi, même si vu la puissance de mes coups, je n’en doutais pas… »


    Mon sourire malicieux et mon ton taquin ne laissaient bien sûr aucun doute sur le fait que j’étais en train de plaisanter. J’avais bien conscience que gagner contre un Lord, lorsqu’on était un roturier, un noble même, n’était pas chose aisée, non pas sur le plan technique, puisqu’après tout, je n’avais que dix neuf ans, et j’avais jouté contre des chevaliers faisant parfois le double de mon âge, mais aussi sur le plan social. Je m’appuyai à la table située dans mon dos, ma main gauche caressant le pommeau de mon épée sans animosité avant de se poser sur la surface froide du meuble.

      J'ai cru comprendre que vous alliez bientôt quitter Murs-Blancs pour continuer votre marche vers l'ouest du continent ? J'imagine que la guerre contre les Fer-nés doit être très pressante, une chance que vous ayez eu l'occasion de faire une halte ici. Je présume que vous devez être escorté de nombreux nobles du Val, j'ai aperçu plusieurs blasons familiers, mais apparemment il n'y a pas toutes les maisons représentées. Le Val compte-t-il apporter son soutien lors de l'affrontement contre les Fer-nés ? »


    C’était une question tout à fait intéressante, et il me semblait me souvenir que Ser Pryam était du Val, l’un de mes sujets si nous pouvions dire cela. Oui, puisqu’il s’était présenté comme Ser Pryam du Val. J’étais stupide de l’oublier. Il était donc tout à fait normal qu’il se renseigne sur l’implication de l’Est dans la guerre contre les Fer-Nés. Mon sourire laissa place à une moue songeuse. J’étais ridicule de ne pas sembler sûr de moi, c’était assez affolant. Me grattant un sourcil, je me décidai à répondre :

      « En effet, nous quittons Murs-Blancs sous peu. Demain pour être exact. Le Val apporte son soutien à la Couronne dans la guerre contre les Fer-Nés et je prends la tête des hommes de l’Est. Toutefois, toutes les maisons qui étaient à Murs-Blancs ne vont pas pour autant me suivre à l’Ouest et quelques unes d’entre elle retournent au Val demain aussi. »


    J’étais le Val. Dans un sens. C’était quelque chose de nouveau pour moi à chaque fois. Un étonnement sans cesse renouvelé. J’étais, en quelque sorte, le Val. Et je voulais qu’il soit bien clair dans mes propos que le Val appuyait la Couronne et non les Lannister en se rendant sur les fronts à l’Est. Par ailleurs, la plupart des troupes que j’avais envoyées à l’Ouest à l’occasion du mariage entre Maura et Lord Lannister avaient pour ordre de rentrer au Val. Je voulais reprendre le contrôle des troupes du Val et je voulais déplacer mes pions pour faire oublier ceux déplacés par Maura pendant sa régence et dernièrement à l’occasion du mariage Tyrell. Mes yeux se perdirent sur les pans de la tente, dans le vague et moi, dans mes pensées. Ma sœur… qui m’avait toujours épaulé, aidé, soutenu et maintenant qui m’avait tellement déçu. Mais Ser Pryam n’avait pas à voir un Lord dans ses pensées, me souffla t elle dans mes pensées. Et elle avait bien raison. Je papillonnai des yeux en revenant à la conversation.

      « Dites moi, Ser Pryam… Ser Pryam du Val, vers où vos pas vont-ils vous mener, maintenant que le tournoi est fini… »


    Le chevalier en face de moi, mon aîné en âge, mon égal en maîtrise des armes, mon vassal en termes de rang, était un chevalier du Val. Visiblement il n’appartenait pas directement à l’une des maisons du Val, mais… c’était étonnant. Un chevalier de sa stature, qui avait depuis sa victoire, assurément, un certain prestige, qu’allait il faire ? Se joindre à moi ? Mon sourire qui était revenu, discret, léger, mais présent, mettait en confiance je le savais. Mon jeune âge incitait à me sous estimer, voire me pardonner mes erreurs. Mais il n’incitait pas réellement à la méfiance ou à la mise en garde, et j’espérais qu’il ne verrait aucune menace, manipulation ou ordre dans ce que je venais de dire.
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Pryam Templeton
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Message Ven 22 Fév 2013 - 14:31

     C'était assez inhabituel qu'un seigneur de l'importance de lord Arryn, puisse douter de lui. D'un côté, le ton qu'il employait laissait penser qu'il n'était pas sérieux en parlant de la puissance de ses coups, mais c'était tout de même suffisamment rare pour que Pryam le remarque. Les nobles n'étaient pas très friands de l'auto-dérision en général, une preuve de plus que les maisons du Val ne ressemblaient à aucune autre. Toujours attentif, le chevalier écoutait son interlocuteur qui, appuyé contre une table, lui répondait en arborant un air songeur. Le programme de la troupe du Val semblait donc être de passer par l'Ouest. Quoi de plus étonnant ? Les Arryn étaient liés aux Lannister, même si pour le coup l'épouse de lord Tybolt n'était plus de ce monde et ne lui avait pas laissé d'héritier. Pryam nota cependant un point important : toutes les maisons du Val n'allaient pas prendre part à ce voyage, certaines rentreraient dans leur région natale, certainement pour assurer les arrières. Est-ce que la famille de l'errant serait du nombre ? Il aurait aussi bien pu se renseigner auprès d'un autre chevalier du Val, mais le blond craignait que ces questions répétées au sujet de certaines maisons, ne finissent par éveiller les soupçons - ou l'agacement - de ses interlocuteurs. La discussion était bien lancée avec le jeune seigneur, pourquoi ne pas la laisser suivre son cours et voir ce qu'il en adviendrait ? Mais le Valois n'en eut guère l'occasion, car son vis-à-vis reprit la parole afin de lui poser une question des plus légitimes. Il se sentait un peu idiot face à cette interrogation, en effet, le blond n'avait strictement rien prévu pour « l'après Murs-Blancs » il était donc assez hésitant sur le discours à tenir. Après un bref instant de silence, le jeune homme se contenta de hausser les épaules.

     ▬ Et bien pour être honnête, je n'ai pas encore vraiment décidé de l'endroit où je comptais me rendre. Cela dit, il savait déjà où il ne se rendrait pas. Je ne voyage pas seul et je sais que mes compagnons prévoyaient de se rendre à Port-Lannis, mais j'ignore si c'est encore d'actualité avec les récents événements. Beaucoup de changements en très peu de temps, puis sa sœur qui s'était apparemment fortement rapprochée d'un chevalier qui participait à ce tournoi. Autant de raisons qui pouvaient perturber l'ordre des choses. Je dirais que c'est là l'avantage que les chevaliers errants possèdent : ne pas avoir à prévoir trop longtemps à l'avance où ils comptent aller. »

     Il faudrait simplement qu'il trouve un nouveau travail, de quoi gagner un peu d'argent pour pouvoir se permettre de continuer à travailler. Malheureusement pour lui, ses chevaux et son équipement ne s'entretenaient pas tout seul et chaque pièce qu'il gagnait en travaillant pour des seigneurs des environs, finissait dans la poche d'un artisan. Un cercle sans fin, mais qui convenait parfaitement au Templeton. Ce dernier observait d'ailleurs son interlocuteur avec une neutralité feinte, il ne souhaitait pas importuner son interlocuteur, pourtant les questions se multipliaient dans son esprit à une vitesse ahurissante. Est-ce que le seigneur du Val avait-il déjà combattu par le passé ? Pryam avait été confronté aux Fer-nés lors de leur raid sur Salvemer et même s'il avait déjà combattu contre des brigands ou des personnes malveillantes, il n'était pas vraiment préparé à la force physique et aux talents martiaux de ces pirates. Ils étaient véritablement impressionnants et surtout, de féroces adversaires, inutile de dire que pour une première guerre, ce serait quelque chose de particulièrement éprouvant. Cependant, la fidélité que le Valois avait toujours eu en la maison suzerain de sa région natale, poussait celui-ci à être confiant. Lord Jasper était certes jeune, mais il était intelligent et savait ce qu'il faisait. Il n'y avait aucune raison valable de douter de sa victoire, le comparer à Pryam était aussi déplacé que ridicule. Ce dernier ne manqua d'ailleurs pas d'exprimer son assurance.

     ▬ Il est particulièrement rassurant de savoir que vous allez prendre part à cette guerre messire. Je ne doute pas de la valeur de lord Lannister, mais les force de l'Ouest ont été grandement éprouvées avec les raids successifs des Fer-nés, avoir des hommes frais et épargnés par cette guerre ne fera pas de mal. »

     Après tout, dans le Val les habitants étaient relativement protégés. Que ce soit avec le Fléau du Printemps qui n'avait pas passé la Porte Sanglante ou les attaques des Fer-nés qui restaient ciblées de l'autre côté de Westeros, cette région était épargnée par les Sept. Un point qui avait toujours beaucoup rassuré Pryam. Même s'il n'y était plus rentré depuis quelques temps – de manière durable du moins – il se sentait toujours concerné par la situation du Val d'Arryn. Cette pensée le ramena, une fois de plus, à sa question habituelle : quelles maisons allaient prendre part à ce voyage dans l'Ouest ? Même si les relations avec les hommes de sa famille étaient orageuses – c'était peu de le dire – le chevalier ne souhaitait aucunement la mort de son géniteur ou de ses frères. Non par amour pour eux, mais parce qu'il savait que cette perte toucherait durement sa mère. Toujours sur un ton en apparence désintéressé, il enchaîna pour poser une dernière question.

     ▬ Vous dites que toutes les maisons présentes ici ne vous accompagneront pas ? Vous allez sélectionner vos hommes sur quels critères ? J'imagine que les maisons les plus éloignées de la frontière seront certainement les dernière à rentrer ? Le voyage de la Porte Sanglante jusqu'aux Doigts est assez long de ce que je crois savoir. »

     Plusieurs longues journées, il était même probable que la troupe de lord Jasper gagne l'Ouest avant que les Valois ne rentrent chez eux s'ils partaient en même temps. C'était bien sûr dans les Doigts que les Templeton possédaient leur fief, mais il y en avait encore plusieurs autres tout aussi mineurs. Il était conscient que ses questions pouvaient avoir l'air déplacées, mais jusqu'à présent le jeune seigneur avait eu l'air très ouvert à la discussion, il serait donc assez surprenant qu'il change tout à coup d'avis. Mais ce n'était pas impossible, Pryam avait eu suffisamment de temps pour constater que les nobles étaient sujet à la versatilité.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Ven 1 Mar 2013 - 10:44

      Et bien pour être honnête, je n'ai pas encore vraiment décidé de l'endroit où je comptais me rendre. Je ne voyage pas seul et je sais que mes compagnons prévoyaient de se rendre à Port-Lannis, mais j'ignore si c'est encore d'actualité avec les récents événements. Je dirais que c'est là l'avantage que les chevaliers errants possèdent : ne pas avoir à prévoir trop longtemps à l'avance où ils comptent aller. »


    J’hochai lentement la tête pour faire comprendre au chevalier errant que je prenais bien note de tout cela. Chevalier errant… Etrangement c’était une aventure qui, si elle m’avait tentée lorsque j’étais enfant et que j’avais vu Maura partir à l’aventure dans le « monde », avait vite perdu de son attrait. Sûrement parce que j’étais bien trop attaché au Val et aux Eyriés, et que j’avais rapidement compris que ma place était à la tête du Val et non sur les routes. C’était cependant une… comment nommer cela ? Vocation que je respectais tout à fait, et que je comprenais. Cependant, je me demandais aussi comment on pouvait se montrer aussi… peu concerné par les évènements. Je n’étais pas en train de lui reprocher quoi que ce soit, que ce soit en pensée ou dans mon attitude, non. Ce qui me dépassait, c’était qu’un chevalier ne représente pas directement la terre dont il était issu, en se ralliant à l’armée de son seigneur lorsque la guerre était déclarée. Si je me joignais à la Couronne pour combattre les Fer-Nés et que je ne déclarais pas réellement la guerre aux Îles au nom du Val, j’apportais mon soutien à l’Ouest et c’était donc tout comme. Le chevalier reprit, et je le sentais pensif. Après tout, ce n’était pas étonnant nous l’étions tous facilement.

      Il est particulièrement rassurant de savoir que vous allez prendre part à cette guerre messire. Je ne doute pas de la valeur de lord Lannister, mais les force de l'Ouest ont été grandement éprouvées avec les raids successifs des Fer-nés, avoir des hommes frais et épargnés par cette guerre ne fera pas de mal. Vous dites que toutes les maisons présentes ici ne vous accompagneront pas ? Vous allez sélectionner vos hommes sur quels critères ? J'imagine que les maisons les plus éloignées de la frontière seront certainement les dernières à rentrer ? Le voyage de la Porte Sanglante jusqu'aux Doigts est assez long de ce que je crois savoir. »


    Les questions du Valois m’intriguaient, mais surtout apportaient de nouvelles questions, peu importantes certes, mais présentes, sur ses motivations. Je lui reprochais en pensée quelques secondes auparavant de ne pas sembler se soucier des armées du Val, de nos combats, des choix tout simplement que je posais, et voilà qu’il me demandait par des biais détournés quelles maisons du Val rentreraient « à la maison » et qu’elles allaient être celles qui allaient me suivre à l’Ouest de Westeros. Bien sûr… il devait avoir de la famille. Des chevaliers, peut être même, pour proches. Selon toute apparence, et puisqu’il s’était présenté comme Ser Pryam du Val, il était d’une famille de roturiers. Mais s’il ne me disait pas à quelle maison se rattachait sa famille, je ne pouvais le renseigner davantage et avec exactitude. Toutefois, je pouvais l’éclairer en précisant des noms de maisons, comme il me le demandait d’une certaine, ou du moins c’était ainsi que je comprenais ses demandes d’information.

      « Je vous remercie de votre confiance, même si mon intervention dans cette guerre relève d’une logique que je ne pouvais défier. Il n’eut pas été normal de ne pas épauler la Couronne et il est vrai que les troupes Lannisters ont souffert ses derniers mois, le Lord aussi d’ailleurs…, je pensais à la mort de ma sœur et je me tus brièvement, fermant les yeux une brève fraction de temps, J’ai laissé le choix à certains seigneurs du Val de rentrer, à d’autres, je leur ai demandé, pour ne pas dire ordonné, puisque je ne peux me permettre de vider le Val de ses hommes en ces temps troubles. En effet, les Doigts sont fort éloignés de Porte de Sanglante. C’est pour cette raison que les Templeton, les Donniger et les d’autres maisons des extrémités du Val m’accompagneront à l’Ouest. Si les précisions vous intéressent… »


    Je fis le tour du bureau pour le placer face aux différents parchemins posés sur la table. Lorsque j’avais pris la décision de rallier l’Ouest à la tête de mes hommes, il m’avait semblé évident qu’il me serait stupide de laisser le Val vide d’hommes et de seigneurs. Aussi avais-je ordonné à certaines maisons importantes de l’Est de rejoindre leurs châteaux, pour ne pas laisser mes côtés, et mes flancs, à découvert. Mes… toujours ce possessif. J’étais le Val, j’étais ces terres fertiles, ces flancs escarpés des Eyriés. J’étais ces côtes, ces champs, ces paysans. Je pianotai sur la table, cherchant mes mots. J’avais donc demandé notamment aux Moore, Elesham, Vanbois, Rougefort, Belmore et Royce de repartir vers l’Est. Je me pinçai l’arête du nez, une nouvelle fois.

      « Si les précisions vous intéressent, Ser Pryam… du Val, dites moi donc à propos de quelles maisons vous vous… inquiétez, même si je ne sais pas si c’est de… l’inquiétude dont vous faites preuve, et je me ferai une joie, sincère, de vous répondre. J’imagine que vous avez des proches, au Val, comme nous en avons tous... »


    Tous… c’était un bien grand mot. Mes proches, justement, n’étaient plus au Val pour la plupart. Ils étaient ici, à Murs-Blancs. Bientôt à Vivesaigues où Lord Edwyn, même si je préférais l’appeler Edwyn tout simplement, nous avait invités après le tournoi. J’y laisserai Maeve aux bons soins des Tully avant de descendre vers Port Lannis. Je songeai à Maura. A mon neveu, qui n’avait pas eu le temps de pousser son premier cri. Mes doigts jouèrent avec les papiers posés sur la table, que je n’avais pas pris le temps de ranger et qui ne contenaient rien de plus que les rapports non confidentiels de mes agents. Si Ser Pryam avait la moindre question concernant l’une des maisons valoises, je pourrais ainsi lui répondre sans erreur.
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Message Sam 2 Mar 2013 - 14:23

     Les talents de manipulateur de Pryam n'avaient jamais été très marqués, mais il fut forcé de constater que sur lord Jasper, ses tentatives échouaient lamentablement. Il était bien difficile d'atteindre un but précis lorsque vous ne pouviez pas demander clairement les réponses à vos questions et ce point était d'autant plus valable si vous aviez pour habitude de ne pas user de chemins détournés dans vos conversations. Au fond, c'était peut-être un signe de Sept. Le croyant chevalier songeait que si ses essais infructueux se soldaient ainsi, c'était pour la bonne et simple raison que des êtres supérieurs estimaient qu'il n'avait pas à se comporter de la sorte avec l'homme à qui il avait juré allégeance par le passé. Comme pour faire écho aux pensées du chevalier errant, le seigneur des Eyrié fit savoir à son interlocuteur qu'il ne pourrait lui donner d'autres détails que s'il daignait le renseigner davantage sur ce qu'il souhaitait savoir. Le regard du blond se posa un bref instant sur les papiers posés à côté de la main de son seigneur, puis il acquiesça du chef comme s'il se rendait compte qu'il venait d'omettre un détail d'importance. D'une certaine manière, c'était le cas, même s'il l'avait fait sciemment.

     ▬ Vous avez parfaitement raison. Je m'excuse de tourner ainsi autour du pot, mais disons simplement que certaines maisons nobles n'apprécient guère d'être associées à un chevalier errant et que l'on m'a donc conseillé, par le passé, de ne pas parler des familles que je pourrais connaître. Ce n'était pas véritablement un mensonge, son maître – lui aussi chevalier errant – lui avait fait savoir que s'il ne désirait pas porter davantage préjudice aux membres de sa famille, il serait préférable pour lui de passer son patronyme sous silence. C'était donc une vérité déformée, même si l'idée d'agir de la sorte ne l'enchantait pas vraiment, autant l'avouer. J'ai grandi dans les Doigts, je connais presque toutes les familles qui s'y trouvent, mais je n'ai plus aucun proche dans le Val, la seule personne qu'il me reste voyage avec moi. Je souhaitais juste savoir si des gens que je connaissais partaient à la guerre. »

     Là, il ne mentait plus. D'un côté, il était vrai que les Templeton qui restaient à Neufétoiles étaient bel et bien des proches pour lui, mais le Valois estimait simplement que pour qualifier des personnes de « proches », il fallait avoir partagé quelque chose avec eux. Pryam avait quitté les siens depuis une douzaine d'années, autant dire qu'il n'était plus vraiment digne de figurer comme un membre de la maison. Du moins, pas avant d'avoir regagné leur forteresse, chose qui n'était pas encore au programme. Tout aurait bien évidemment été bien plus simple s'il avait pu parler franchement, mais pour le bien des siens, il ne pouvait se le permettre. Le chevalier errant avait au moins appris que les Templeton seraient présents aux côtés de lord Arryn lors de cette bataille, mais qui ? Ses frères ? Son père ? La curiosité se faisait toujours plus présente au fur et à mesure que le jeune homme commençait à obtenir des informations à ce sujet. Alternant du regard entre le seigneur des Eyrié et ses papiers, le chevalier reprit d'un ton un peu plus animé.

     ▬ J'ai brièvement connu les Rougefort et les Grafton, mais aussi les Templeton et les Shett, je ne pourrais pas dire qu'ils se souviennent de moi, mais je dois avouer que j'apprécierais de savoir ceux qui vous accompagneront. Je crois me souvenir sur la maison Templeton a de nombreux chevaliers, vous accompagneront-ils tous ? »

     Finalement, c'était plus facile que prévu. Parler devenait naturel, même si certains sujets épineux lui revenaient en tête. Le jeune homme se souvenait de ses multiples rencontres avec lady Maura, c'était d'ailleurs à elle qu'il devait le mulet qu'il utilisait pour son écuyer. Même si la dame n'était pas une femme délicate ou même polie, le chevalier errant avait toujours eu beaucoup de respect pour elle. Cela dit, est-ce que les relations entre le frère et la sœur étaient-elles au beau fixe avant sa disparition ? Le blond avait entendu des rumeurs qui disaient le contraire, mais rien ne confirmait que c'était bien le cas. Il n'avait jamais été trop doué pour dire des paroles réconfortantes, en réalité c'était même le contraire, cela dit, il se voyait mal passer ces pensées sous silence. Après une brève pause, il aborda donc ce point.

     ▬ J'ai appris pour lord Lannister en effet, j'imagine que la situation actuelle ne doit pas permettre de pouvoir faire convenablement son deuil, mais j'ose espérer que cela lui donnera une raison supplémentaire de vouloir mettre fin à cette guerre. Il n'y avait que bien peu de bonnes choses à retirer d'une telle situation, malheureusement. Même si cela n'apportera pas grand-chose, je vous présente me condoléances mon seigneur, le temps finira par faire son œuvre et apaiser les douleurs. »

     Des paroles maladroites il en était conscient et juste après avoir parlé, le chevalier regrettait déjà d'avoir pris la parole. Quel idiot ! Il pesta mentalement en se disant qu'avec ce genre de paroles, il finirait par vexer quelqu'un un jour. Il se souvint de lady Maeve qu'il avait rencontrée lors de son dernier voyage dans le Val d'Arryn, elle se trouvait elle aussi à la Porte Sanglante et ils avaient brièvement conversé. L'enfant avait d'ailleurs été présente au tournoi de ce qu'il avait cru remarquer, puis elle avait l'air d'être très amie avec lord Edwyn, ce qui présageait de bonnes choses. Estimant qu'il était préférable de changer de sujet avant de toucher un point sensible chez son suzerain, le Valois conclut sur une autre note.

     ▬ J'ai constaté que lord Edwyn avait l'air d'avoir beaucoup d'estime pour vous. J'imagine qu'il doit se sentir plus que soulagé de savoir qu'il peut compter sur quelqu'un de plus âgé que lui et dans la même situation. Ce ne doit pas être très facile de diriger toute une région avant même d'être considéré comme un adulte. »

     Lord Jasper n'avait pas de frère, mais peut-être qu'il jouerait ce rôle auprès de lord Tully ? Ce serait une bonne manière de permettre au seigneur de Vivesaigues de pouvoir devenir un bon suzerain, Pryam n'en doutait pas une seule seconde.


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Message Lun 11 Mar 2013 - 9:54

    Vous avez parfaitement raison. Je m'excuse de tourner ainsi autour du pot, mais disons simplement que certaines maisons nobles n'apprécient guère d'être associées à un chevalier errant et que l'on m'a donc conseillé, par le passé, de ne pas parler des familles que je pourrais connaître. J'ai grandi dans les Doigts, je connais presque toutes les familles qui s'y trouvent, mais je n'ai plus aucun proche dans le Val, la seule personne qu'il me reste voyage avec moi. Je souhaitais juste savoir si des gens que je connaissais partaient à la guerre. »

    Je fronçai légèrement les sourcils en entendant cela. Si pour moi, servir avec justesse, honneur et dévouement le Val était tout à fait naturel, et si la vocation de chevalier errant n’avait jamais été mienne, il me semblait toutefois disproportionné de devoir taire son patronyme parce qu’on l’était. Dans un sens, cependant, je comprenais ces familles nobles dont le fils, sans que je ne portasse réellement de jugement sur le choix de ser Pryam, avait choisi de quitter sa région natale et de se défaire dans un sens des liens qui me liaient à lui, et je comprenais leur… non, ce n’était pas vraiment de la honte, leur gêne plutôt. Sans pour autant considérer avec mépris ou répugnance la position de Ser Pryam, il fallait bien le comprendre ! La seule chose qui me gênait présentement, c’était la dernière phrase qu’il avait dite. Et c’était cela, la principale raison de mon froncement de sourcils. Je ne pouvais pas m’empêcher de voir cela comme un signe de… lâcheté. Dans le sens où il était clair qu’il n’allait pas se joindre à nous, ni même me demander si j’avais besoin, moi son Suzerain, de son épée, de sa lame qui avait fendu avec justesse et précision ma défense plusieurs heures à présent, plus tôt. Je restai toutefois silencieux, attendant qu’il reprenne la parole :

    J'ai brièvement connu les Rougefort et les Grafton, mais aussi les Templeton et les Shett, je ne pourrais pas dire qu'ils se souviennent de moi, mais je dois avouer que j'apprécierais de savoir ceux qui vous accompagneront. Je crois me souvenir sur la maison Templeton a de nombreux chevaliers, vous accompagneront-ils tous ? J'ai appris pour lord Lannister en effet, j'imagine que la situation actuelle ne doit pas permettre de pouvoir faire convenablement son deuil, mais j'ose espérer que cela lui donnera une raison supplémentaire de vouloir mettre fin à cette guerre. Même si cela n'apportera pas grand-chose, je vous présente me condoléances mon seigneur, le temps finira par faire son œuvre et apaiser les douleurs. »

    Cela me fut l’effet d’un coup de poing dans la cage thoracique, tant c’était… inattendu. Entendre parler aussi… brutalement de Maura, rien ne m’y avait préparé. Je m’appuyai un peu plus sur la table, fermant les yeux très brièvement, et j’entendis mes conseillers qui étaient restés silencieux jusque là, faire un pas dans ma direction, et d’un geste de la main, je leur fis signe de ne pas intervenir et que tout allait bien. Je me concentrai sur les parchemins, attrapant du regard quelques noms, quelques chiffres, histoire de me remettre les idées en place. Je relevai la tête pour fixer Ser Pryam, me redressant au passage. Je pris mon inspiration, luttant pour passer outre la surprise de telles paroles et retrouver l’aplomb que je me devais d’avoir.

      « Le temps fera son œuvre, je n’en ai nul doute. Le temps, et l’occupation de l’esprit, assurément. Il est certain que Lord Lannister n’a pas des jours faciles et agréables devant lui, mais je n’ai aucun doute sur ses capacités à surmonter cette douloureuse épreuve, et sur sa qualité de suzerain. L’Ouest… l’Ouest n’a pas un Suzerain qui se laissera affaiblir par les malheurs qui accablent sa famille. »


    Voilà que je prenais en quelque sorte la défense de mon beau-frère, évitant aussi maladroitement que volontairement ce que moi, le frère de Maura, je pouvais ressentir. Si j’affirmais avec autant de conviction que l’Ouest n’allait pas subir le contre coup de la mort de ma sœur, et que Lannister n’allait pas se laisser aveugler par une quelconque tristesse, était-ce parce que je doutais de mes capacités à moi, de faire face ? Non. Peut être… Dans tous les cas, je n’avais pas à montrer que je doutais de moi. Et même si j’étais conscient que j’allais à la tête de mes troupes à l’Ouest non seulement parce que là était ma place, mais aussi parce que ça allait m’éviter de trop penser, il n’était pas question pour moi de faire marche arrière. Je n’étais pas suicidaire, ni particulièrement aveuglé et je me considérais comme posé et responsable. J’allais revenir sur ce qu’avait dit Ser Pryam à propos des Templeton, lorsqu’il reprit la parole, me devançant légèrement, et changeant aussi de sujet :

    « J'ai constaté que lord Edwyn avait l'air d'avoir beaucoup d'estime pour vous. J'imagine qu'il doit se sentir plus que soulagé de savoir qu'il peut compter sur quelqu'un de plus âgé que lui et dans la même situation. Ce ne doit pas être très facile de diriger toute une région avant même d'être considéré comme un adulte. »

    La mention de Lord Edwyn, à qui j’avais d’ailleurs déjà promis la main de Maeve, ramena un sourire sur mes lèvres. Je ne le considérais pas comme un petit frère, mais peu s’en fallait à dire vrai. Effectivement, il était encore plus jeune que moi lorsque le titre de Suzerain lui était revenu, et même si nos situations différaient dans le sens où Dame Tully était toujours en vie et assurait d’une main de fer la régence, elles se rejoignaient dans le sens où une fois en âge de réellement régner sur le Conflans, Edwyn allait devoir se battre pour qu’on cesse de le considérer comme le petit Lord qu’il était actuellement et qu’on le voit comme ce qu’il était réellement. De mon côté, je luttais chaque jour contre l’image, influencée par ma sœur en plus, que les autres Suzerains et même les patriarches des maisons moins importantes, pouvaient avoir de moi.

      « En effet, Lord Edwyn et moi-même nous entendons très bien même si le Seigneur du Conflans est plus proche en âge de ma jeune sœur, que de moi. Je sens qu’il a l’étoffe de son père et qu’il sera un vrai Seigneur pour Vivesaigues dans quelques années. Devenir Lord si jeune n’est pas chose aisée, puisque même lorsqu’on devient adulte, l’image que les autres Suzerains peuvent avoir de nous est difficile à changer… »


    Encore une fois, voilà que je détournais les propos de moi-même, en usant du nom d’un autre Suzerain pour parler de moi. Tout ce que je disais était vraiment, s’appliquant toutefois autant à Edwyn qu’à moi-même qui encore maintenant me débattait dans la toile de l’enfance pour me placer au même niveau que les Lords Lannister, Baratheon, Tyrell… Laissant mes mains jouer avec les papiers, les dispersant, les triant et les classant selon leur provenance, je revins un peu en arrière dans nos propos :

      « Vous parliez avant cela des chevaliers du Val se joignant à moi pour partir à l’Ouest. Tous les chevaliers de la Maison Templeton ne viendront pas avec moi, bien évidemment. Il me serait stupide d’exiger des maisons des Doigts de se vider de tous soldats méritants. Toutefois j’aurai l’honneur de chevaucher aux côtés de Lord Templeton et de l’un de ses fils. D’ailleurs, ils ont votre âge, non ? Peut être les connaissez vous ? Chez les Grafton, Merfyn Grafton de votre âge aussi mènera les hommes de Goëville. »


    J’essayai de voir dans le visage de Ser Pryam une trace de surprise, un signe quelconque m’apprenant que les noms que j’évoquais et qui allaient me suivre à Port Lannis lui étaient de vieilles connaissances. S’il était d’une des maisons, même en temps que roturier, surtout plutôt, il devait bien connaître ces chevaliers, ne serait-ce que de noms.

    Spoiler:
     
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Message Mar 12 Mar 2013 - 12:34

     Le trouble qui habita lord Jasper pendant quelques instants ne manqua pas d'être remarqué par Pryam. Même si ce dernier n'était pas quelqu'un de très doué pour décrypter les expressions d'autrui, il était tout de même capable de relever les manifestations aussi visibles que celle-ci. Une bouffée de regrets le prit l'espace de quelques instants, mais les mots étaient déjà prononcés et il ne pouvait pas rattraper la maladresse qu'il venait d'avoir. Tant pis si ces mots aussi malheureux qu'inappropriés risquaient de lui coûter cher : c'était le risque de parler sans savoir comment s'y prendre. Après un temps qui sembla durer plusieurs heures, le seigneur des Eyrié releva finalement la tête après avoir contemplé ses parchemins pendant un bon moment, puis il expliqua au Valois que l'époux de sa sœur saurait certainement se débrouiller seul pour se reprendre en main. C'était effectivement une chose préférable sachant que l'Ouest avait été la proie des Fer-nés et que ses vassaux souhaiteraient certainement prendre part à la guerre contre les habitants des Iles de Fer lorsque celle-ci débuterait. Un suzerain affaiblit ne serait pas du plus bel effet. Bien souvent, le maître du chevalier errant lui avait expliqué que les grandes responsabilités – comme celle de diriger une région – demandaient aussi un oubli de soit très prononcé. Peut-être était-ce pour cette raison que lord Jasper n'avait pas parlé de lui lorsque le sujet de la perte de lady Maura avait été abordé.

     Heureusement un sujet plus léger fut abordé et le seigneur du Val sembla retrouver une expression plus joyeuse. Apparemment, lord Tully devait être une personne agréable aux yeux du jeune lord vu le discours qu'il tint le concernant. Il était vrai que devenir suzerain aussi jeune pouvait se révéler être un handicap même lorsqu'ils seraient adultes : il n'y avait aucune raison pour que les autres seigneurs des Sept couronnes en viennent à les considérer comme plus matures s'ils faisaient un faux pas durant leur règne en tant qu'enfants ou adolescents. Bien souvent une réputation restait collée à la peau plus sûrement qu'une sangsue et c'était bien pour cette raison que Pryam avait toujours estimé préférable le fait de ne plus posséder de patronyme. Les gens étaient plus cléments avec les roturiers concernant leurs erreurs. Ou peut-être s'en moquaient-ils tout simplement.

     Cela dit, le Valois étant censé n'être qu'un simple chevalier errant, il se voyait mal deviser à ce propos et préféra donc rester silencieux jusqu'à ce que son interlocuteur vienne parler de lui-même des maisons du Val que Pryam avait citées juste avant. Ainsi donc, ser Symond et l'un des jumeaux allaient participer à la bataille finale ? Enfin, en espérant que le continent puisse tenir face aux Fer-nés. Pour avoir déjà participé à des affrontements contre eux, le chevalier savait que ce ne serait pas forcément gagné : les maisons des Iles de Fer possédaient plus de combattants que celles du continent pour la bonne et simple raison que les Fer-nés étaient presque tous élevés pour devenir des pillards. Après les informations données par le jeune seigneur, le visage du chevalier se marqua d'une brève expression d'inquiétude. Après tout, même s'il ne nourrissait aucun amour filial ou fraternel à l'égard des autres hommes de sa maison, il n'empêchait que les liens familiaux étaient immuables et impossibles à oublier. Forcément, Pryam s'inquiétait pour eux, surtout que le Grafton cité était son cousin et donc, lui aussi un membre de sa famille. Adoptant un ton qui se voulait neutre, il reprit la parole.

     ▬ Oui je les connais effectivement. Je sais que les fils de ser Symond Templeton sont plus jeunes que moi, mais je ne les ai jamais vraiment fréquentés. C'était l'entière vérité, même en étant frères, ils n'avaient jamais rien partagé entre eux. Quant à la maison Grafton, je connais ser Merfyn de nom, mais je connais davantage ser Logan avec qui j'ai voyagé par le passé. Il est présent à Murs-Blancs d'ailleurs, il est entré dans les Dents de Freux récemment si je ne m'abuse. Encore une fois, c'était l'entière vérité, Pryam se contentait d'omettre quelques détails sur ce qu'il disait. Ce sont de bons chevaliers, je suis persuadé qu'ils reviendront avec vous dans le Val une fois que tout sera terminé. »

     Il disait cela autant pour se rassurer que pour faire bonne figure. Autant être honnête, l'idée de savoir que de nombreuses personnes qu'il connaissait allaient se mettre en danger, l'inquiétait réellement. Jusqu'à présent, les habitants du Val étaient en sécurité, loin des attaques des Fer-nés et donc loin de leurs armes. Mais là ce ne serait plus le cas. Pour peu, l'idée de rester à l'écart lui devenait insupportable et il songeait l'espace d'un instant à proposer son aide à lord Jasper. Mais la simple pensée de laisser sa sœur seule en arrière sans personne pour veiller sur elle et surtout, de pouvoir être reconnu par les siens, le dissuada de se laisser tenter par ces sirènes. Conscient que son absence de désir de se battre pouvait être mal interprété par son interlocuteur, le chevalier errant décida d'éclaircir ce point.

     ▬ Je suis conscient que le fait que je ne prenne pas part à cette bataille doit vous sembler étrange mon seigneur. Mais vous pouvez me croire sur parole lorsque je vous dis que ce n'est aucunement parce que je préfère laisser les autres risquer leur vie à ma place. Ce n'était pas par courage qu'il disait cela, mais simplement parce qu'il était devenu chevalier pour protéger la vie et non vouloir sacrifier celle des autres pour préserver la sienne. J'ai simplement des obligations que je ne peux délaisser le temps d'une bataille, sans compter que le départ de nombreux chevaliers va certainement donner beaucoup de travail ici aussi. Il songeait par exemple aux brigands ou aux personnes peu fréquentables de ce type. Pendant la sécheresse nombreux ont été ceux qui ont profité de l'occasion pour piller les personnes sans défense et même si j'espère me tromper, je crains que cela ne puisse se reproduire pendant le départ des armées pour les Iles de Fer. »

     Oh, bien sûr Pryam savait parfaitement qu'il ne suffirait pas à lui tout seul à protéger beaucoup de monde, mais en partant de cette idée, il ne serait pas beaucoup plus utile aux côtés des autres armées qui partaient à la guerre. Au final, il n'avait guère besoin de se justifier, mais le chevalier errant ne souhaitait simplement pas que son seigneur le prenne pour un lâche. Pourtant, il l'était d'une certaine manière, les brigands étaient bien moins dangereux que les Fer-nés et Serena s'était débrouillée des années sans lui pour veiller sur elle. Des excuses qu'il se trouvait pour excuser son absence, voilà tout ! Après un bref silence, il conclut sur quelques mots.

     ▬ Mais même en étant un chevalier errant, ma fidélité ira toujours à la maison Arryn et si vous m'ordonnez de prendre part à cette bataille, sachez que je le ferai. »

     Même si l'envie n'était pas là. La servitude était rarement agréable de toute manière, un devoir devait être effectué, envie ou non.

Spoiler:
 


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Ven 12 Avr 2013 - 14:16

    Oui je les connais effectivement. Je sais que les fils de ser Symond Templeton sont plus jeunes que moi, mais je ne les ai jamais vraiment fréquentés. Quant à la maison Grafton, je connais ser Merfyn de nom, mais je connais davantage ser Logan avec qui j'ai voyagé par le passé. Il est présent à Murs-Blancs d'ailleurs, il est entré dans les Dents de Freux récemment si je ne m'abuse. Ce sont de bons chevaliers, je suis persuadé qu'ils reviendront avec vous dans le Val une fois que tout sera terminé. »

    J’accueillis avec un certain intérêt la réaction, voulue neutre dans le ton et la voix, de Ser Pryam, et je m’appuyai un peu plus sur la table, le contact du bois m’aidant à me poser correctement. Il connaissait donc Ser Logan ? Je me souvenais de lui, c’était l’un de mes anciens vassaux, dans le sens où il avait rejoint les Dents de Freux et n’était donc plus sous mon autorité directe. Il avait fait partie de ma garde personnelle, voilà bien des années. Il l’était encore lorsque j’étais devenu Lord. Il l’était encore lors de ce duel judiciaire durant lequel il avait été mon champion. Cela remontait à… longtemps….Je toussai à cause d’une poussière, mais cela me fit revenir totalement à la réalité des choses, pendant que le chevalier poursuivait sur un terrain qui m’étonna singulièrement.

    Je suis conscient que le fait que je ne prenne pas part à cette bataille doit vous sembler étrange mon seigneur. Mais vous pouvez me croire sur parole lorsque je vous dis que ce n'est aucunement parce que je préfère laisser les autres risquer leur vie à ma place. J'ai simplement des obligations que je ne peux délaisser le temps d'une bataille, sans compter que le départ de nombreux chevaliers va certainement donner beaucoup de travail ici aussi. Pendant la sécheresse, nombreux ont été ceux qui ont profité de l'occasion pour piller les personnes sans défense et même si j'espère me tromper, je crains que cela ne puisse se reproduire pendant le départ des armées pour les Iles de Fer. Mais même en étant un chevalier errant, ma fidélité ira toujours à la maison Arryn et si vous m'ordonnez de prendre part à cette bataille, sachez que je le ferai. »

    Je ne pensais pas du tout être aussi… facile à décrypter. Ou alors avait il juste suivi la logique de mon raisonnement, ce qui était possible. Ou encore… c’était un Valois, tout simplement. Le Val était dévoué à l’honneur, le Val était… honorable. Et je ne pouvais pas décemment penser que l’un de mes sujets, aussi errants soit il, ne puisse avoir une conception de l’honneur similaire à la mienne, et donc avoir conscience de ce que sa fidélité à son Lord allait au-delà de tous ses choix. Je me redressais, droit comme l’exigeait mon rang, mon éducation, l’esprit de mes ancêtres qui reposait sur mes épaules. Un sentiment que je ne connaissais pas dans cette situation enfla en moi, laissant un sourire apparaître sur mes lèvres, un sourire plus franc encore que celui que j’avais avant. Je me sentais… fier d’être son Lord. C’était ridicule, peut être, mais… c’était ainsi. Fier d’être le Val, d’être le Lord de chevaliers qui devaient certainement tous ressembler à Ser Pryam qui m’offrait aussi simplement que cela, par ses derniers mots, son allégeance totale. C’était ainsi que je comprenais ses mots tout du moins, mais il me semblait aussi normal que ce soit cela qu’ils veuillent dire. Aussi étonnant que cela pouvait paraître c’étaient de telles phrases, sincères, dénuées de tout intérêt, qui m’affirmaient en tant que Lord Arryn, Gouverneur de l’Est, Seigneur des Eyriés. J’avais la gorge légèrement nouée.

      « Ser Pryam… du Val. Sauf si j’en suis un jour contraint par des forces ou des ordres contre lesquels je ne pourrais aller, je n’obligerai aucun de mes sujets à me suivre, s’ils ne le désirent. Vous avez raison, le royaume, le Val, il serait inconscient de croire que les seuls dangers pour, je faillis dire ‘moi’ mais je me retins à temps, sachant que mon identification au Val était bien plus importante que la raison ne pouvait le supposer, mes… sujets, et ceux du Roi, viennent des Îles de Fer. Restez faire la justice, Ser Pryam, restez surveiller nos arrières. »


    Etais-je trop… officiel ? Non. Si. Très certainement. Je devais être pompeux, assomant, un peu trop me prendre au sérieux. Mais je devais me prendre au sérieux, à chaque instant, car j’avais beau ne pas dépasser la vingtaine de printemps, chacune de mes décisions avait de l’influence sur la vie de personnes, de familles, d’enfants… d’adultes aussi. Me faisaient-ils confiance, moi, un gamin ? Je le voulais, je l’espérais, je le craignais. J’avais des conseillers, forcément. J’étais totalement émancipé de la possible influence de ma sœur, c’était plus que certain à présent (je n’avais pas eu trop le choix pour le coup). Mais j’avais toujours cette peur de me tromper de faillir. Je le considérai comme normal, et non dénué de sens, bien sûr. Après tout, j’avais conscience de ma propre inexpérience. Mais je voulais aussi du fond de mon être, être juste, respectable, correct… être ce qu’avait été mon père, en mieux si cela m’était possible. Avec un petit sourire, je complétais :

      « Vous nous avez prouvé à tous que vous saviez jouer avec une épée. Je vous fais confiance pour cela. Dites moi, Ser Pryam, voilà que je pense… si vous avez des connaissances parmi les hommes qui m’accompagneront, de la famille, peut être, si vous voulez… je ne sais pas… leur donner, leur faire parvenir une lettre, je vous laisse de quoi écrire à votre disposition. J’ignore si une telle proposition est surprenante venant de… venant d’un Lord, mais je vous la fais. Je confierai votre courrier à l’un de mes hommes qui le donnera au destinataire. Si vous le souhaitez bien sûr ! »


    Je songeai à la lenteur des communications, puisqu’il était légèrement impossible d’aller plus vite qu’un corbeau lorsque l’on voulait donner et avoir des nouvelles de ses proches. Je savais qu’il était difficile d’être sans nouvelle de sa famille, et lorsqu’on était un chevalier errant, encore plus. Je pensais à Maeve, et inévitablement à Maura. Je ne pouvais plus communiquer avec elle maintenant. J’avais du mal à m’y faire. Et si le chevalier acceptait, ça me permettrait de savoir qu’il avait effectivement des proches dans mon armée.
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Message Dim 14 Avr 2013 - 9:22

     Le regard de Pryam était posé sur son seigneur. Il attendait. Si lord Jasper lui ordonnait de prendre ses armes pour se joindre aux hommes déjà présent sur le campement, il s'exécuterait et sans rechigner. Serena était une femme, elle était assez mature pour comprendre qu'ils avaient tous un devoir et que son frère ne pouvait aller à l'encontre du sien. Le silence lui répondit tout d'abord alors que le jeune homme face à lui se redressait comme s'il avait une chose importante à dire. Allait-il lui donner tout un tas d'explications pour justifier ce qu'il allait dire ? Non, c'était peu probable. Déjà parce que jusqu'à présent, le Valois avait rarement rencontré des personnes de noble lignage, qui puissent envisager de se justifier devant un simple roturier, mais aussi parce qu'il n'y avait rien à excuser. Lord Jasper ne lui faisait pas l'impression d'être un homme très regardant sur les titres, il n'était donc pas exclus qu'il le considère comme n'importe quel chevalier de sa suite, même si Pryam ne pariait de rien sans en être certain. Ce ne fut que lorsqu'un sourire apparut sur les lèvres du jeune homme, que le chevalier errant s'extirpa de ses pensées. Son expression n'était pas celle d'un homme qui allait demander à un autre de changer ses projets. Et pour cause : il ne comptait pas le faire. Le blond l'observa avec attention alors qu'il lui expliquait qu'il ne souhaitait pas obliger l'un de ses sujets à le suivre s'il n'en avait pas l'envie. C'était des paroles agréables à entendre dans le cas du blond, mais surtout très respectables. Dignes du suzerain du Val en réalité. À la fin de sa réplique, il concluait donc sur une note positive. Du moins pour Pryam qui se réjouissait à l'idée de ne pas avoir déçu son suzerain. Même s'il n'était plus un Templeton, il restait un Valois et surtout, un chevalier. Avoir l'estime de son suzerain était donc important pour lui.

     Après un nouveau sourire, lord Jasper reprit pour lui proposer quelque chose de plutôt... Inattendu ? Oui, c'était le terme approprié ! En tous les cas, l'on pouvait dire que le Valois ne s'attendait pas à entendre pareille proposition sortir de la bouche d'un personnage aussi important que l'homme avec qui il conversait. C'était d'autant plus apprécié par le Templeton. Mais Pryam ne se voyait pas l'accepter. Pour quelle raison ? Tout simplement parce qu'il ne souhaitait pas que ser Symond soit au courant qu'il avait participé à ce tournoi et qu'il ne s'était pas donné la peine de prendre part à la bataille contre les Fer-nés. Ce serait comme de lui fournir une raison supplémentaire pour le traiter comme un incapable, de plus, s'il apprenait qu'il avait été présent avec une femme, il ne lui faudrait pas longtemps pour comprendre qu'il s'agissait de Serena. Trop d'enjeux, le Valois ne souhaitait pas que ces retrouvailles aient lieu plus tôt que prévu et il savait qu'en se rappelant à son bon souvenir, ce serait comme de mettre le feu aux poudres. Mais comment expliquer ceci à quelqu'un qui ignorait tout de ses problèmes de famille ? Le tout sans mentir évidemment. Après avoir profondément inspiré, le chevalier baissa les yeux l'espace d'un instant tout en répondant.

     ▬ C'est vraiment très aimable à vous mon seigneur, je ne vous cache pas que votre proposition est surprenante, mais dans le bon sens du terme. Rares sont ceux qui pensent aux autres, mais encore davantage lorsqu'il s'agit de personnes de votre rang. À moins d'avoir une vision particulière de son devoir de chevalier bien évidemment. J'apprécie sincère votre offre, mais je pense qu'il est préférable que je la décline. Les relations au sein de ma famille ne sont pas des plus agréables et je ne souhaite aucunement vous mêler à tout cela. Une telle lettre ferait plus de bien que de mal, mieux vaut m'en abstenir et laisser vos hommes ne se concentrer que sur la lutte contre les Fer-nés. »

     Il était conscient de ne pas vraiment éclairer son interlocuteur à propos de tout ceci, cependant, Pryam estimait que les problèmes de ses vassaux ne devaient pas venir parasiter la vie d'un suzerain. De plus, ser Symond le lui avait clairement dit : il ne porterait plus le nom des Templeton avant d'avoir accepté de revoir sa position et revenir à Neufétoiles pour y assumer sa place. Il était donc fort possible que si Pryam tentait de lui faire parvenir une missive, l'homme ne se gêne guère pour rétorquer au messager qu'il n'avait que deux fils et qu'ils se trouvaient tous avec lui où dans leur fief du Val. Inutile de remuer le couteau dans la plaie, même si la tentation avait été forte suite aux paroles rassurantes du jeune seigneur. Le chevalier avait alterné du regard entre le sol – qui semblait fort intéressant – et le visage de son suzerain. Après quelques secondes de silence, l'errant tenta de changer de sujet avec davantage de subtilité qu'il ne l'avait fait plus tôt.

     ▬ Mon seigneur, j'imagine que votre rang vous permet d'en savoir plus que les autres au sujet de ce qu'il va advenir de Murs-Blancs ? Il observa une brève pause avant d'enchaîner. En venant ici, j'ai croisé des servantes de lord Beurpuits, elles semblaient particulièrement perdues quant à leur avenir, j'imagine qu'elles sont les premières à pâtir de la faute de leur seigneur. Je me demandais si vous aviez des informations à ce propos, qui pourraient les aider à ne pas perdre tout ce qu'elles avaient ici ? Enfin, si vous êtes trop occupé pour ce genre de choses, je comprendrais et j'irai m'adresser à d'autres. »

     Il retomba alors dans le silence, ne sachant pas s'il avait bien fait de poser cette question ou si c'était déplacé. Mais le souvenir de ces trois femmes qui semblaient inquiètes à l'idée de tout perdre à cause de leur ancien seigneur, ne pouvait pas lui permettre de se taire. Ne venait-il pas de déclarer à lord Jasper qu'il restait ici pour aider ceux dans le besoin ? Autant commencer maintenant et essayer de se montrer digne de l'honneur que lui faisait son suzerain ne le laissant faire ce qu'il désirait.

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Message Lun 22 Avr 2013 - 20:25

    C'est vraiment très aimable à vous mon seigneur, je ne vous cache pas que votre proposition est surprenante, mais dans le bon sens du terme. Rares sont ceux qui pensent aux autres, mais encore davantage lorsqu'il s'agit de personnes de votre rang. J'apprécie sincèrement votre offre, mais je pense qu'il est préférable que je la décline. Les relations au sein de ma famille ne sont pas des plus agréables et je ne souhaite aucunement vous mêler à tout cela. Une telle lettre ferait plus de bien que de mal, mieux vaut m'en abstenir et laisser vos hommes ne se concentrer que sur la lutte contre les Fer-nés. »

    Etais-je déçu de la réponse de mon vassal ? Non, bien sûr que non. Je préférai qu’il décline, plutôt qu’il ne se sente forcé d’accepter ma proposition que l’on pouvait d’osée et un peu… inhabituelle. Je me rendais bien compte que ma jeunesse donnait une note d’inattendu dans ma façon d’appréhender les faits, de les prévoir, de les prévenir et de les gérer. Une note d’inattendu, sans jugement subjectif de ma manière de réagir. Je faisais des erreurs, assurément, j’agissais parfois stupidement, je n’étais pas aveugle au point de me voiler totalement la face et croire qu’il ne m’arrivait pas, m’arrivera pas, de faillir. Mais bon, il fallait bien que je reconnaisse que ma jeunesse, donc, outre le fait qu’elle augmentait mes chances de faire des erreurs, avait pour avantage que je m’adaptais plus facilement, que je voyais les choses différemment des autres Suzerains et, mieux encore, m’empêchait d’être enfermé dans un carcan de conventions et autres habitudes. Mon père, s’il m’avait formé dès mon plus jeune âge, à gouverner avec droiture et justesse, n’avait pas eu le temps de me former totalement à son image, et j’étais donc totalement moi-même, peut être voire sûrement influencé par Maura, certes, il ne fallait pas que je le nie, mais j’avais un style qui m’était propre, et cela, personne ne pouvait le nier. Je me souvenais d’une phrase, prononcée par une personne dont ne me souvenait plus de l’identité (Père ? Mère ? un Mestre rencontré ?), mais qui représentait bien la façon selon laquelle je voulais axer ma, je l’espérai, longue période à la tête des Eyriés : « être dans le vent n’est qu’une ambition de feuille morte ». Je ne comptais pas faire comme on avait toujours fait. Je voulais agir comme il me semblait être le plus en accord avec le Val, les Arryn, ma conception de la suzeraineté et les enseignements des Sept.

    Je n’étais donc pas déçu par la réponse de ser Pryam, juste attristé de savoir qu’une telle rupture avait eu lieu dans sa famille. La famille, que j’élargissais ces derniers temps de plus en plus au Val dans son ensemble et plus seulement aux hommes et femmes partageant le même sang que moi, avait quelque chose de… sacré, même si le mot était détourné dans cet emploi de son sens premier, à mes yeux. Peut être était-ce parce que la mienne, de famille, avait été si malmenée ces derniers mois, ces dernières années. Je fus un instant titillé par l’envie de lui demander de plus amples informations sur son identité, mais je me rendis vite compte, et à temps heureusement, que ça ne regardait pas plus que cela le Suzerain des Eyriés, et que ce n’était que la curiosité d’un jeune adulte qui voulait comprendre pourquoi. La curiosité, si elle était incontrôlée, pouvait faire des ravages, ce que je ne souhaitais pas, dans la confiance que l’on pouvait avoir l’un dans l’autre. Si une famille noble parmi mes vassaux était déchirée, cela m’intéressait parce que ça concernait la stabilité du Val. Mais si ser Pryam ne s’était pas présenté autrement que comme Ser Pryam du Val, je ne voulais pas appuyer avec trop d’insistance sur le sujet. J’allais déployer un agent si l’occasion se présentait parce que cela m’intriguait, mais… il n’était pas question de faire passer ma curiosité avant le Val.

    Mon seigneur, j'imagine que votre rang vous permet d'en savoir plus que les autres au sujet de ce qu'il va advenir de Murs-Blancs ? En venant ici, j'ai croisé des servantes de lord Beurpuits, elles semblaient particulièrement perdues quant à leur avenir, j'imagine qu'elles sont les premières à pâtir de la faute de leur seigneur. Je me demandais si vous aviez des informations à ce propos, qui pourraient les aider à ne pas perdre tout ce qu'elles avaient ici ? Enfin, si vous êtes trop occupé pour ce genre de choses, je comprendrais et j'irai m'adresser à d'autres. »

    Mon visage se fit songeur. Bien évidemment je savais ce qu’il allait advenir de la maison Beurpuit, de ses hommes et de ses murs. Edwyn et moi étions arrivés à la fin de la discussion entre le représentant de la Couronne, Brynden Rivers et nous avions entendu le… ce qu’on pouvait appeler un verdict, oui. Je me demandais toutefois si c’était à moi d’en parler, si l’information n’était pas confidentielle avant de me souvenir qu’elle allait dans tous les cas être divulguée que je gérais les informations que je détenais comme je le souhaitais, tout en restant raisonnable et à l’écoute de la Couronne. Je me massai le poignet, ne parvenant pas à rester totalement immobile. J’étais toujours obligé d’occuper mes mains, de bouger sur place, d’être physiquement actif, lorsque je parlais. Généralement je masquais ce besoin en bougeant autour des tables, en m’y appuyant, en allant regarder aux fenêtres ou en écrivant des mots sans queue ni tête sur des parchemins, juste pour occuper mes doigts. Je me massais donc le poignet droit lorsque je repris :

      « J’ai en effet eu accès à ces informations. Il va sans dire que la trahison de Lord Beurpuits, qui n’était plus Lord d’ailleurs, ou n’allait pas tarder à ne plus l’être a jeté un voile d’opprobre sur les Murs Blancs, et dans une moindre mesure, sur le Conflans. La Main du Roi a ordonné que le château soit donc rasé, les pierres, éparpillées. Ce doit être un exemple pour toutes les maisons qui auraient comme idée de trahir la Couronne. J’imagine que les servantes que vous avez croisé vont devoir trouver une nouvelle maison à servir… oui, la faute de Lord Beurpuits va rejaillir sur bien d’innocentes gentes, je le crains… »


    Je détournai le regard vers l’ouverture de la tente qui laissait percevoir les autres drapeaux des maisons, l’activité extérieure, et le passage de chevaliers, écuyers et serviteurs. Songeur, je rajoutai, autant pour moi-même que pour Ser Pryam.

      « Voilà qui rappelle à chacun d’entre nous que nos actes ont des répercussions que l’on ne peut pas toujours appréhender. Nos actes, nos choix… Chacun à notre échelle, il faut toujours voir plus loin que nos propres intérêts. »


    Et plus encore lorsqu’on était un suzerain. Et plus encore lorsqu’on était un Lord. Et plus encore lorsqu’on était le Gouverneur de l’Est. La pression sur mes épaules, que je m’imposais la plupart du temps, même si j’étais persuadé de le faire avec raison, s’accentua un peu plus à cette pensée. Lord Beurpuits était, en plus d’être un traître à la Couronne et un homme malhonnête, ce que chaque homme pouvait devenir en faisant les mauvais choix. Et engendrer aussi. Si j’avais été dans le Conflans, j’aurai proposé à quelques domestiques des Beurpuits de se joindre à ma maisonnée. Mais je n’étais pas un petit Seigneur du Conflans. Et je commençai quand même à y songer. Etait-ce raisonnable, logique, sensé ? Il me fallait y réfléchir…
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Message Mar 23 Avr 2013 - 12:49

     Attentif aux paroles de son interlocuteur, Pryam restait silencieux. Il avait déjà bien trop parlé jusqu'à présent, habituellement le chevalier préférait largement garder ses pensées pour lui-même et se contenter d'écouter les autres converser autour de lui. Pourquoi était-il venu ici ? Lui-même ne le savait pas réellement, il avait voulu faire preuve de politesse à l'égard de son interlocuteur, puis surtout, lui faire savoir que même s'il n'était pas dans son armée, le chevalier était toujours dévoué corps et âme à son suzerain. Mais maintenant qu'il était en train de bavarder en tête-à-tête avec lord Jasper, l'errant n'était plus réellement persuadé qu'il avait fait le bon choix. Il n'aimait guère mentir et appréciait encore moins de devoir déformer la vérité pour cacher certaines de ses pensées. Et même si sa personne n'était pas suffisamment intéressante pour que l'on souhaite s'attarder sur ses « secrets », le Valois savait que lorsque l'on se retrouvait seul-à-seul avec quelqu'un, l'on avait davantage tendance à poser des questions qui ne nous seraient pas passées par la tête en temps normal. Tout cela pour dire que Pryam commençait à se demander s'il avait bien fait de venir demander audience à son seigneur qui devait certainement avoir bien plus à faire que de bavarder avec tous les chevaliers errants du coin.

     La voix du jeune homme coupa le chevalier errant dans ses pensées. Il lui fit savoir qu'il avait effectivement eu accès à de telles informations et lui expliqua que la trahison de lord Beurpuits allait coûter cher à beaucoup de monde. L'homme n'était même plus seigneur de Murs-Blancs, la forteresse n'existerait plus d'ici quelques temps et le patronyme des Beurpuits serait synonyme de honte. Rude sanction, mais qui ne contrariait aucunement Pryam. Le seigneur des lieux s'était moqué de tout le monde en organisant ce pseudo mariage qui avait visiblement davantage le but de faire mousser un traître à la Couronne. La vision du Valois était peut-être tronquée par le fait que son grand-père avait été tué sur le champ d'Herberouge par Daemon Feunoyr premier du nom, depuis lors, l'hostilité du chevalier à l'égard des partisans Feunoyr, avait toujours été très présente. La leçon dont parlait lord Jasper pourrait effectivement être utile, mais pour être franc, le jeune homme en doutait. Les traîtres ne comprendraient jamais qu'ils faisaient fausse route et refuseraient toujours de changer de cap. C'était la même histoire depuis des générations et elle n'était pas prête de changer. Le blond hocha la tête en silence, réfléchissant rapidement tandis qu'un bref moment de calme s'imposa. L'attention de son suzerain se promena sur les environs alors qu'il reprenait la parole pour exprimer une pensée parfaitement justifiée par les événements récents. Pryam lui avait beaucoup moins à craindre de ses décisions qu'un homme comme le seigneur d'une maison par exemple. Il n'y avait que son cheval pour pâtir de ses décisions, personne d'autre.

     ▬ C'est le moins qu'on puisse dire en effet. Heureusement, tout le monde n'a pas le même poids sur les épaules, même s'il est regrettable que des individus comme lord Beurpuits ne soient pas conscients de tout ce que leurs actes auront comme conséquences. Ne serait-ce que pour les membres de leur propre famille, les domestiques pourront toujours dissimuler le fait qu'ils ont jadis été à son service, mais pour ses proches, les choses seront beaucoup plus compliquées. Il y avait presque un regret dans sa voix. Si lord Beurpuits pouvait être jugé coupable, ce n'était pas obligatoirement le cas de ses proches comme ses enfants. J'ose espérer que le mariage avec lady Frey ne sera pas considéré comme valable. J'imagine que lord Frey ne doit pas avoir été enchanté de constater que son beau-frère s'était joué de lui. »

     Comme toutes les personnes ayant assisté au tournoi ou au mariage d'ailleurs. Après tout, même lord Tully devait avoir été contrarié d'apprendre que l'un de ses vassaux s'était moqué de lui en public. Rude journée pour un jeune seigneur, à n'en pas douter. Le blond osait à peine imaginer le sentiment que cela devait provoquer. Ayant une compassion plus poussée pour lord Ryman Frey, le Valois espérait réellement que ce dernier avait obtenu gain de cause et que personne n'avait imaginé qu'il soit de mèche avec lord Beurpuits. Pryam connaissait très peu le seigneur des Jumeaux, en réalité il avait simplement échangé quelques missives avec lui après avoir trouvé son jeune frère perdu à Port-Réal, depuis l'enfant était devenu son écuyer et forcément, le Templeton s'intéressait donc à sa famille. Mais il avait suffisamment importuné lord Arryn avec de telles questions, aussi le chevalier poursuivit-il sur un sujet plus neutre.

     ▬ C'est une bonne chose que lord Brynden soit intervenu aussi rapidement. J'imagine qu'il devait être au courant de tout ce qui se passait ici depuis bien longtemps. Les traîtres à la Couronne ne renoncent jamais et je crains malheureusement que cet avertissement ne fasse pas trembler les survivants. J'ai cru comprendre que plusieurs seigneurs ont payé leur trahison de leur vie ou en nature, je doute pourtant que cela change quoi que ce soit à leur vision des choses. Son ton était légèrement aigri, mais il se reprit. Herberouge date de plusieurs années et pourtant, malgré la mort de Daemon Feunoyr, ils n'ont jamais baissé les bras. Je pense que la perte d'un second Daemon n'y changera rien, ils persisteront certainement jusqu'à ce que toutes leurs maisons ne soient éteintes. »

     Il en existait d'ailleurs plusieurs dans le Val, mais lord Arryn n'avait peut-être pas encore eu affaire à eux, qui sait ? Le chevalier retomba quelques instants dans le silence, ne souhaitant guère s'emporter et parler d'un sujet qui ne le concernait pas vraiment au final. Le blond reprit une dernière fois après avoir laissé passer une dizaine de secondes le temps de réordonner ses pensées.

     ▬ Je voulais juste vous souhaiter une dernière fois bonne chance pour les temps à venir lord Arryn. J'imagine que ce ne doit pas être facile de diriger une telle opération, surtout après tout ce que Westeros a déjà subi, mais je ne doute pas une seule seconde que le Val prouvera qu'il est à la hauteur. Une fois de plus. »

     Après tout, leur région n'avait pas été touchée par le Fléau de Printemps et ils se débrouillaient pour vivre en autarcie. Preuve qu'ils n'étaient pas dirigés par un enfant, mais bel et bien par un seigneur.

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Message Dim 2 Juin 2013 - 11:17

    C'est le moins qu'on puisse dire en effet. Heureusement, tout le monde n'a pas le même poids sur les épaules, même s'il est regrettable que des individus comme lord Beurpuits ne soient pas conscients de tout ce que leurs actes auront comme conséquences. Ne serait-ce que pour les membres de leur propre famille, les domestiques pourront toujours dissimuler le fait qu'ils ont jadis été à son service, mais pour ses proches, les choses seront beaucoup plus compliquées. J'ose espérer que le mariage avec lady Frey ne sera pas considéré comme valable. J'imagine que lord Frey ne doit pas avoir été enchanté de constater que son beau-frère s'était joué de lui. »

    « J’imagine, aussi… ce n’est vraiment pas une simple affaire, rapide à régler et encore moins facile à oublier. Les conséquences de la trahison de Lord Beurpuits de lourdes répercussions pour ses proches pour les années à venir et seront lentes à s’effacer. »

    J’haussai les épaules, non par dédain ou quoique ce soit d’autres, mais parce que je n’y pouvais rien. L’interrogation du chevalier, concernant le mariage célébré, le tour, si on pouvait le nommer avec autant de légèreté, joué aux Frey et aux Tully, par Lord Beurpuits était justifiée, mais je n’avais pas de réponses. J’aurai peut être du en avoir, non c’était certain, mais… cela me frustrait et m’agaçait dans un même temps de voir qu’un simple chevalier pensait à bien plus de chose que moi-même concernant le contre coup de cette affaire qui avait jeté un fin voile d’opprobre, sur le Conflans. Je n’osais songer à tout ce qu’Edwyn devait avoir à faire, alors que moi, je me prélassais dans mes quartiers. Non, pour le coup j’étais injuste avec moi-même, puisque j’étais loin de me prélasser. Mais le fait était, que mon jeune ami, ou plutôt Dame Charissa qui assurait la régence, devoir avoir de nombreuses choses à traiter. Ser Pryam parla ensuite de l’arrivée, rapide et bienvenue, de la Main du Roi, qui avait pris les choses en main, justement. Je supposais, ou plutôt mes conseillers et moi supposions, je ne pouvais leur retirer le mérite de cette conclusion, qu’effectivement la Main du Roi était déjà au courant, et cela expliquait sans ombre son intervention si rapide et efficace. Mais comme le faisait remarquer si justement le chevalier, la trahison était comme une graine de chiendent, malheureusement. Facile à semer, encore plus aisée à faire grandir et s’étendre mais ô combien délicate à éradiquer. Les cœurs emplis de rancune, volonté de vengeance, d’envie et de mépris étaient un terreau dans lequel elle s’enfouissait avec bonheur pour étendre ses racines jusqu’au plus profond de l’être. Je priais les Sept pour que jamais une telle mauvaise herbe me détourne de là où devait aller ma loyauté. Si je venais à faillir et à me détourner du droit chemin, ça ne serait pas cette fois un simple château qui risquerait la destruction, et une famille, le déshonneur. La droiture des Arryn en pâtirait en même temps que leur nom. Le Val tout entier recevrait sur lui un voile d’opprobre dont il serait délicat et long de se défaire. Non, il fallait que je prie les Sept pour que je garde toujours loin de moi ce qui pouvait me conduire à une telle attitude désolante. Et que je veille sur mes vassaux pour contenir ceux qui pourraient avoir l’idée attristante de comploter contre la Couronne. Voilà qui me faisait même penser à envoyer des Agents un peu plus fouineur dans le Val pour qu’ils prêtent l’oreille à d’éventuels mauvais chuchotis.

    « Je vous trouve bien informé, pour un simple chevalier, sans vouloir vous vexer, ser Pryam. Vos réflexions sont justes et précises, vous feriez un bon Lord… Je suis heureux de savoir que le Val compte de tels chevaliers. »

    C’était un compliment, même si je me demandais si la formulation le laissait bien paraître. C’était un réel compliment que je souhaitais faire à Pryam qui, même s’il était bien plus âgé que moi, enfin, une petite dizaine d’années estimais-je sans vouloir m’avancer, et même s’il n’était pas Lord, était tout de même chevalier, avait parlé par moment en échos à mes pensées. Ne sachant que faire de mes mains, je les laissai pianoter sur le rebord de la table sur laquelle je m’étais successivement penché et adossé. Je m’aperçus alors que Ser Pryam souhaitait prendre congé, ce qui était bien normal. Je ne l’avais que trop retenu avec mes questions indiscrètes, et même si théoriquement j’en avais le droit ce n’était pas pour autant quelque chose de poli et tout simplement, quelque chose à faire.

    Je voulais juste vous souhaiter une dernière fois bonne chance pour les temps à venir lord Arryn. J'imagine que ce ne doit pas être facile de diriger une telle opération, surtout après tout ce que Westeros a déjà subi, mais je ne doute pas une seule seconde que le Val prouvera qu'il est à la hauteur. Une fois de plus. »

    « Ce fut un plaisir de vous voir, Ser Pryam, sans épée entre nous cette fois, mon sourire montrait bien que ce n’était pas dit méchamment, loin de là, et de discuter avec vous, donc. Merci pour vos encouragements, j’ai la chance d’être bien conseillé, et entouré, fort heureusement pour le Val. »

    J’avais vraiment beaucoup de chances, dans la malchance et le malheur qui avaient frappé les Eyriés ces dix dernières années. J’avais des conseillers de confiance auxquels il m’était aisé de me fier, et les chevaliers de l’Est étaient pour la plupart aussi droits que possible. Je fis quelques pas vers l’ouverture de la tente pour le raccompagner vers la sortie. Tout cela m’avait donné matière à réfléchir avant mon départ pour ferrailler contre les Fer-Nés, et je me surpris à m’inquiéter pour le Val.
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La fidélité est la forme la plus noble de la servitude ▬ Jasper

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