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Rassemblement : La Procession des sables

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Homme d'Armes
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Asafa Ferboys
Homme d'Armes

Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
♦ Missives : 261
♦ Missives Aventure : 114
♦ Arrivée à Westeros : 27/04/2012
♦ Célébrité : Haaz Sleiman
♦ Copyright : Maron martell
♦ Doublons : aucun
♦ Age du Personnage : 25
♦ Mariage : Promis à Rahéna Qorgyle
♦ Liens Utiles : Fiche de présentation
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Message Mar 2 Avr 2013 - 7:48

Au discours du Prince Maron Martell, la délégation Ferboys offrit des applaudissements mesurés, protocolaires car juste assez appuyé pour ne pas être injurieux mais pas assez pour sembler emplit d'une ferveur spontanée. En même temps, cela semblait tout à fait normal, les Ferboys et les Martell n'étaient pas en très bon termes, c'était le moins que l'on pouvait dire. S'en suivit le discours enflammé de Rennifer, qui tira une risette à Asafa qu'il ne chercha pas à dissimuler. Rennifer gardait donc à l'esprit cette guerre contre le Bief qu'il estimait légitime, et sa façon peu diplomatique de procédé avait quelque chose d'amusant pour le géant des Osseux. Puis, on demanda aux divers seigneurs de livrer leurs présents à leur suzerain et personne ne semblait bouger. Un sourire aux lèvres, le chacal de Ferboys se retourna et tendit la main en arrière. L'un de ses gardes lui donna alors un linge amarante brodé de fil d'or et le dornien salé s'avança ainsi, portant son présent et se montrant le premier à rompre le silence protocolaire. Il fit quelques pas et, une fois à proximité du Prince, inclina le torse en tendant son présent.

- Veuillez accepter mon Prince ce modeste présent de la part ma maison. Puisse-t-il raffermir nos relations et vous satisfaire. Notre meilleur artisan s'est attelé à la tâche pour vous offrir ceci...

Le linge révéla un cimeterre finement ouvragé, dont la garde et le fourreau était serti d'or ciselé et sculpté, ainsi que quelques pierres semi-précieuses. A n'en pas douter, l'arme était belle, une lame traditionnelle, héritage des Rhoynar, que certains brandissaient parfois dans les cérémonies officielles de la nation du Désert. Restant incliné, Asafa chuchota quelques paroles au Prince que lui seul pourrait entendre. Son air était malicieux et son regard pétillant, à la manière d'un grand enfant.

- Par contre, mon Prince, ne vous en servez pas contre quiconque pour le combat. Enfin, je ne saurais vous commander, mais l'esthétique fut privilégié à la pratique, aussi l'arme n'est pas très bien équilibrée et je doute de sa robustesse face à des chocs répétés contre l'acier forgé pour la guerre...

Puis, le géant des Osseux se retira, saluant une nouvelle fois son prince et regagnant le groupe de noble. Puis, son regard se posa un instant sur Oberyn, et son sourire se fit plus grand alors qu'il obliquait légèrement pour s'installer aux côtés de l'héritier des Météores. Ainsi, comme un symbole, le géant des Osseux surplombait désormais la délégation des Dayne, juste à côté du Chevalier Rocheux, arborant un sourire satisfait tranchant littéralement avec le visage fermé de Ser Oberyn. Les bras croisés sur le torse, observant la suite des évènements, applaudissant au besoin si quelque mouvement de foule l'incitait, il s'inclina légèrement pour glisser quelques mots au porteur d'Aube que lui seul pourrait entendre, ou au pire, une oreille indiscrète, affutée et proche.

- Dis moi, mon ami, j'ai cru comprendre qu'il ne fallait pas laisser à d'autre le soin de sauver sa promise pour être un homme, n'est ce pas ?

Il sourit de plus belle, portant sa main à son front instinctivement, sur cette disgracieuse cicatrice qu'il arborait sur son front. Continuant sur le ton de la confidence, il glissa à nouveau quelques phrases.

- Je me demandais où tu te trouvais quand j'ai hérité de cette marque sur le front... Tu vois mon ami, nous sommes bien plus proche que tu ne le crois, tu courtise les promises d'autrui et tu n'as pas su être présent lorsque Edarra a faillit se faire tuer... D'ailleurs, la pauvre se languit de tes nouvelles. Sincèrement...

Il plongea alors son regard dans celui du dornien rocheux, armé de son sourire de canaille, comme si tout ceci n'était qu'un jeu pour lui. Il conclut même sur un clin d’œil à l'attention d'Oberyn, attendant la suite...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

Spoiler:
 


Dernière édition par Asafa Ferboys le Mar 2 Avr 2013 - 11:47, édité 1 fois
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Message Mar 2 Avr 2013 - 11:42

Daärim avait horreur de ces présentations, de ces confinements de nobles. Son rôle a lui se trouvait à la direction de troupes et à l'éducation de futurs fauconniers. La parlotte, le protocole, tout ceci faisait bien sûr partie de son éducation mais cela ne signifiait en rien que le plaisir devait être de mise face à tout ce déploiement d'hypocrisie et de faux serments. Bien sûr, cet avis était personnel car ses propos bien que mensongers pour sa part ne l'étaient pas au nom de sa maison. A sa place devait se trouver sa jumelle bien plus douée que lui, néanmoins, légèrement souffrante du moins assez pour n'être pas capable de supporter onze jours dans le désert, c'était lui qui avait participé à cette procession. Le regretter n'était pas du tout son sentiment, mais son penché était davantage porté sur un souhait de protection de sa jumelle dans tout ce tintamarre qu'une représentation personnelle de sa maison. Fait contradictoire en soi quand on savait le désir de surplomber le sang de son sang dans cette guerre familiale que l'un et l'autre menait. Mais rien à faire, il n'était pas fait pour la politique et les beaux discours. Les combats et l'action étaient bien plus son domaine d'expertise. Sans compter que le regard de son oncle siégeait dans son échine comme une flèche ardente constamment plantée dans celle-ci. Ressenti particulièrement désagréable. Arghar tout comme lui était encore plus hérité de devoir patienter de la sorte car son rang le détournait de toute éducation noble et ainsi lui enlevait toute habitude de ce genre de comportement. Des marmonnements légers se firent entendre tout simplement mais néanmoins pour son ouïe et ceux tout aussi proches, sans passer la barrière de ses hommes.

Les propos de leur Prince ne lui plurent guère... Parler d'une unité en équilibre précaire et d'une guerre à laquelle leur place selon son avis n'était pas de mise... De quoi l'énerver en soi bien que son comportement n'indiquait rien de tel. Un léger sourire en coin orna ses lèvres en entendant les propos de Rennifer. Oser parler aussi ouvertement de son désir d'unification qui n'était pas partagé par tous était un comportement était digne de lui. Il ne put masquer une légère surprise de voir Asafa apporter un présent au Prince. Mais les bonnes figures étaient telles que cette procession se devait de montrer une unicité feinte. C'était bien pour ça qu'il avait ce genre de rassemblement en horreur. Au fond, être le second héritier lui plaisait bien davantage pour pouvoir dire ce qu'il pensait sans en faire clairement pâtir sa maison... Mais maintenant qu'il voulait la première place, la tactique n'était pas la bonne s'il agissait de la sorte et tout ça le fatiguait et l'énervait avec une force qu'il devait constamment maîtriser pour ne pas craquer. Son regard se dégagea en biais en voyant son oncle s'avancer et lui tendre un présent qu'il allait devoir aller apporter. Son regard azuré se leva pour se planter clairement dans celui de ce dernier.

"Vas y."

Le geste qui prit le présent se montra un rien brusque et le déplaisir fut clairement lu par le parent qui l'appela discrètement mais avec autorité pour le remettre à sa place. Fermant légèrement les yeux il se reprit avant de s'approcher à son tour du Prince et de tendre le présent qui n'était autre qu'un coffret ouvragé dans lequel se trouvait un bien de la maison de grande valeur.

"Lord Dagnar tient à vous offrir ce présent pour honorer la relation qui unit notre maison à la maison Martell et confirmer son soutien dans vos décisions. Lady Ismaëlle tient à s'excuser de son absence mais elle n'était actuellement pas en état de faire route. Elle vous présente ses excuses les plus sincères et son regret le plus profond."


Une inclination marqua la fin de ses propos, Dashkar toujours présent sur son bras, avant qu'il ne retourne à sa place et qu'Orek confirme son contentement par rapport à son comportement tandis que lui-même croisait les bras, obligeant son familier à retourner sur son épaule, pour camoufler ses poings serrés qui n'exprimaient rien d'autre qu'un dégout profond de ses propres propos. Sentir la prise de son rapace sur son épaule qui traversait les autours vestimentaires et marqueraient sa peau lui fit le plus grand bien.
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Message Mar 2 Avr 2013 - 20:37

Les doigts de la Vipère se perdaient dans les petits cheveux ondulés de son jeune frère. Ce dernier s'était collé à elle, l'arrière de la tête reposant contre son ventre , une main serrée au tissu de sa robe comme un tout petit enfant. Il restait un garçon, pas un adulte et toute cette réunion l'impressionnait fatalement. Elle pouvait sentir à quel point son tempérament solitaire était brusqué, combien sa nature silencieuse et calme était froissée et, ici et maintenant, elle ne pouvait pas le prendre dans le cocon de sa chair comme elle l'avait fait chaque soir, devant chaque feu. Elle ne pouvait que le cajoler ainsi ; elle ne comptait pas faire moins. La Vipère apprécia du haut de son mépris vicéral les propos de son Prince, soulignant leur dévotion à Dorne – pas à sa Maison. Il choisissait bien ses mots. Ses lèvres s'en découvrirent en un sourire féroce, que le discours de son père ne rendit que plus pointu, carnassier, même ; elle dut forcer ses mains à s'étendre le long des épaules de son précieux Otton pour ne pas serrer les poings, ou le griffer.

Oberyn l'approcha. D'abord, l'Épée du Matin n'eut d'elle qu'un frémissement de cils, mais peu à peu, petit à petit, elle détourna la tête avec lenteur, avant de poser sur lui un regard très noir, très dédaigneux, souligné d'un pli de lèvres acre qui le contemplait de ses dents difformes et d'un sentiment plein de venin. Elle siffla en réponse à ses chuchotements, elle à voix haute, sans se soucier d'interrompre un tel cérémonial.
    « Ah, vraiment ? Regarde-toi donc en premier, le Dayne. Toi, tu n'as pas besoin d'un costume pour nous faire rire... Elle se pencha légèrement en avant, avant d'articuler distinctement. Ser « N'a qu'un bras ». Retourne avec tes garçonnets, vous pourrez parler des femmes quand vous saurez ce que c'est. »

Elle passa sa langue sur ses dents, se suçant bruyamment une canine avant d'émettre un claquement sonore qui terminait l'échange sur une note tout aussi hostile qu'amusée. Le jeune Uller tendit la main, lâchant le bas de la robe pour agripper les doigts de sa sœur ; les épaules de la Vipère se détendirent d'un rien, son cou se redressa, son menton se leva. Elle semblait apaisée d'une goutte ou deux de tempérance, du moins légèrement moins prompte à mordre l'héritier des Météores.

Que le Ferboys fasse offrande fut suivi d'un œil très vaguement goguenard, teinté d'une pointe d'ironie surprise, que Daärim se plie au protocole fut accepté comme un reflet de ses propres obligations. La politique était ainsi, il fallait parfois sourire, chacun devait parfois se courber. L'échine de la Vipère de Denfert vibrait de l'envie de se tendre, de se jeter sur le premier ennemi, d'arracher cette tenue qui ne lui ressemblait pas et d'aller, nue, brûler jusqu'au dernier les indignes de Dorne qui osaient vivre dans sa plus grande cité.

Elle ne fit que vaguement grogner, contemplant le plafond au travers d'yeux mi-clos. La provocation de l'Épée du Matin ne serait pas oubliée. Elle aviserait après la guerre, sans doute – peut-être même sur le retour. Peut-être même sur le dernier champ de bataille. A la dernière goutte de sang écoulé... Elle rouvrit des yeux durs sur son Prince, l'expression à présent fermée tout autant que dure, les lèvres scellées.
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Rahéna Qorgyle
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Général Héritière du Grès
♦ Missives : 478
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♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 17/12/1988
♦ Arrivée à Westeros : 12/01/2013
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♦ Age du Personnage : 23
♦ Mariage : promise à Asafa Ferboys
♦ Lieu : Le Grès, Dorne
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Message Mer 3 Avr 2013 - 18:21

    Elle était ici dans son élément, après tout, ne l'avait-on pas élevée à être une diplomate comme beaucoup de nobles, et une héritière digne du Grès? Ici c'était une toute autre sorte de bataille qui se déroulait, sous des non-dits et des paroles d'acide enrobées de miel.
    Si l'on ouvrait bien l'œil et qu'on faisait un peu attention à ce qui l'entourait, il n'était pas difficile de déduire la réalité.

    Son pouls était calme, sa respiration régulière et sa poitrine se soulevait avec lenteur, signe qu'elle était parfaitement détendue à l'heure actuelle. Elle avait déjà rencontré le Prince lorsqu'elle était venue au Grès voir sa précieuse amie, Lady Daenerys. D'ailleurs ne pas la voir ici la peinait un peu et elle espérait sincèrement que la Princesse de Dorne ne soit pas souffrante. Attentive, elle écouta le discours de leur Prince. Il choisissait parfaitement ses mots, c'était une évidence. Les ennemis de Westeros hein, voilà qui allait en faire bondir plus d'un à n'en pas douter.
    Elle était pour la diversité, pour l'ouverture de Dorne aux étrangers, du moment que leur culture et leur loi n'en soit pas changées. Dorne était et devait rester un pays libre avec un Prince, leur Prince. Dans cette petite guerre qui se déroulait ici, elle pouvait comprendre les deux camps sans pour autant pouvoir en choisir un réellement.

    Comme l'on pouvait s'y attendre, Rennifer répondit avec force de sa voix semblable à une tempête en plein désert. Un sourire à la fois amusé et navré s'étira sur les lèvres de Rahéna en entendant certains propos. Puis s'ensuivit l'offrande des présents apportés pour l'occasion au Prince.
    La vermine enroulée de chaînes fut présentée et Rennifer demanda qu'ils soient emprisonnés à vie dans les geôles de Griseffroy, ce qui était pour elle une punition plus que juste pour ces pilleurs, tueurs, violeurs et voleurs.

    Elle regarda d'un œil bienveillant son promis aller porter un magnifique cimeterre finement ouvragé. Il allait faire un pas de côté avant la fin de la soirée mais qu'importe, elle était fière de lui à ce moment précis. Après tout, Asafa n'était pas un mauvais bougre, elle commençait à lui faire confiance lentement.
    Daärim offrit également un autre présent. Bien que son discours soit parfait, elle doutait qu'il soit réellement heureux d'être ici à se plier à ce genre de cérémonie. Elle fronça les sourcils en entendant la vipère, mais soupira de lassitude.

    Effleurant sa main, elle reconnut le toucher de son frère, celui-ci la gratifia d'un sourire simple en lui tendant les rênes. D'un pas lent et mesuré elle s'avança vers le Prince de Dorne, tenant à ses côtés le présent du Grès.
    L'animal était magnifique, sa robe avait été brossée pour enlever toute trace de sable et d'impuretés et sa crinière coiffée. Le soleil donnait à sa robe des reflets d'or, comme sous la lumière de la lune, elle semblait d'argent. Pour parfaire à ce fougueux étalon, son dos portait une selle ouvragée avec finesse, mais peu chargée en décoration clinquante. Les rênes étaient faites dans le même style pour offrir une harmonie totale.


    - Voici le présent du Grès, le meilleur étalon que notre forteresse ait vu à ce jour. Il a dans ses veines le sang de Dorne, il est fougueux mais dressé. Il est le symbole de notre allégeance envers vous et envers Dorne.
    Notre Maison se rangera sous votre commandement, si vous nous en donnez l'ordre.


    Comme elle était venue, elle rejoignit sa place avec tranquillité, les mains posées l'une sur l'autre contre son ventre, signe qu'elle était ouverte à la discussion et nullement réfractaire à ce qui se passait autour d'elle. Duncann resta derrière elle à l'image de son ancienne garde vie. La tête haute, le port digne, elle reposa son regard sur Maron Martell attendant la suite de cette cérémonie.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.




Dernière édition par Rahéna Qorgyle le Jeu 4 Avr 2013 - 15:35, édité 2 fois
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Maron Martell
Prince de Dorne

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Insoumis. Invaincus.
Intacts.

♦ Missives : 9101
♦ Missives Aventure : 100
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 23/06/2009
♦ Célébrité : Antonio Banderas
♦ Copyright : © Moi
♦ Doublons : Pryam Templeton, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 44 Ans
♦ Mariage : Daenerys Martell (Targaryen)
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Message Jeu 4 Avr 2013 - 14:00

     Maron était parfaitement conscient que la totalité de sa réplique n'allait pas convenir à tout le monde, principalement aux Uller d'ailleurs, mais peu lui chalait, il y avait eu entre les nobles présents ici, plus d'ironie dans ces brefs échanges que pendant toute l'année passée. L'homme répliqua rapidement pour souligner une fois de plus que les Dorniens étaient prêts à tout pour réussir à conserver leurs traditions et leur héritage, réflexion qui ne devait pas viser uniquement les Fer-nés à n'en pas douter ! Toujours est-il que Rennifer poursuivit lorsque le silence revint, déclarant que les vassaux ici présents et bien d'autres encore, ne manqueraient pas de répondre positivement à son appel s'il décidait de redonner à Dorne la liberté qu'elle méritait. Le Prince resta silencieux et immobile, ne laissant rien transparaître de ce qu'il pensait, même s'il savait aisément qu'une telle réplique reviendrait encore souvent à l'avenir. Après cette brève incartade, les prisonniers furent poussés en direction des geôles de la ville où ils patienteraient quelques jours avant d'être conduits dans leur future « demeure ». Un sort peu enviable et le Martell se doutait que son épouse ne devait pas approuver ce traitement, mais elle n'en dirait rien. L'attention du Prince se reporta sur Rennifer au moment où celui-ci lui tendait un présent bien pensé, rien qu'à y poser le regard, l'on sentait la dévotion de la maison Uller à ses traditions. Après les paroles du lancier, le Dornien se contenta de hocher la tête.

     ▬ Et nous le remercions de sa confiance, elle ne sera pas trahie et ces prisonniers seront traités comme ils le méritent. »

     La réaction de ser Oberyn ne manqua pas d'arriver bien rapidement. Fidèle à lui-même, il montra qu'il était fidèle aux Martell tels qu'ils étaient à présent. C'était toujours aussi déstabilisant de constater qu'un homme prêt à épouser une Ferboys, se montrait aussi fidèle à la Couronne et aux Martell. Le Prince ne répondit rien sur le coup, mais le regard qu'il posa sur le jeune homme fut suffisant pour que celui-ci comprenne que l'intervention qu'il venait de faire avait été appréciée à sa juste valeur. Quelques secondes de silence passèrent avant qu'il ne réplique enfin.

     ▬ Votre franchise est toujours appréciée ser Oberyn, tout comme votre fidélité, il est bon de vous compter parmi nous aujourd'hui. »

     Puis ce fut le tour du Ferboys d'intervenir. Étrangement, Maron s'attendait à un comportement « en marge » de sa part et le pensait capable de tout, mais il se montra relativement protocolaire, montrant qu'il était bien capable de se prendre en main lorsque le besoin se présentait. Le cadeau apporté avait de quoi éveiller les convoitises, tant par sa richesse que par sa qualité. La précision du jeune homme aurait sans doute dessiné un sourire amusé sur les lèvres du Martell s'il avait été enclin à ce genre de manifestations, mais ce n'était pas le cas. Il se contenta donc de répondre, brièvement.

     ▬ Je vous remercie de cette utile précision, j'ose espérer que cette arme ne présage en rien notre avenir commun. »

     Ce fut alors le tour du frère d'Ismaëlle, celui dont Maron avait tant entendu parler sans jamais vraiment le connaître. Le jeune homme avait l'air de ne pas être particulièrement satisfait de se trouver ici, mais le Martell ne le connaissait pas assez pour se faire une idée plus précise à ce propos : peut-être qu'il était naturellement ainsi. Toujours est-il que le Prince l'observa en silence alors qu'il s'approchait de lui pour lui présenter une offrande semblable aux précédentes : noble et précieuse. L'attention de Maron s'attarda cependant sur le jeune homme qui excusa sa sœur après quelques paroles protocolaires. Ils n'avaient jamais vraiment eu l'occasion de se connaître malgré les liens de leurs familles et le Martell le regrettait d'une certaine manière.

     ▬ J'espère que votre sœur se rétablira rapidement, même si je me réjouis que vous ayez décidé de venir jusqu'à Lancehélion pour la remplacer. »

     La fille de Rennifer resta bien entendu aux côtés de son père, il n'eut donc pas l'occasion de « parler » avec elle, mais lui accorda une brève attention le temps que la dernière noble de la procession ne vienne à lui. Même vêtue d'une robe, elle avait toujours l'air aussi sournoise et dangereuse, Maron se doutait déjà que son épouse allait lui parler de cette femme : typiquement celles qui pouvaient lui faire craindre une rébellion des Dorniens.

     La dernière à approcher fut un visage familier : la jeune dame du Grès. Ils s'étaient déjà croisés, mais n'avaient jamais vraiment conversé, d'une part parce que le Prince était souvent trop occupé, d'autre part, car il s'agissait d'une connaissance de Daenerys et non d'une à lui. La jeune dame dégageait une toute autre sensation que sa comparse de Denfert, là où la Vipère inquiétait, la Qorgyle apparaissait comme presque rassurante. Maron se contenta de l'observer alors qu'elle apportait un présent pour le moins original, mais non moins agréable. Le Martell avait toujours eu une certaine passion pour les chevaux, ainsi donc cet animal le comblait.

     ▬ Une représentation parfaite de notre région, j'apprécie beaucoup l'attention et votre dévotion est la bienvenue. »

     Chacun regagna sa place, Maron reporta son attention sur les nobles présents ici alors qu'à ses côtés, Doran et Trystan semblaient profiter de chaque seconde de ce rassemblement. Le protocole avait été respecté, les prisonniers avaient été confiés à la bonne garde des autorités compétentes et bientôt, chacun regagnerait sa demeure. Une dernière fois, le Dornien reprit la parole.

     ▬ Votre présence en ces lieux est tout autant apprécié que la raison de votre venue, j'ose espérer que nous aurons à nouveau le plaisir de vous revoir parmi nous pour des raisons qui ne seraient pas liées à des obligations. Votre fidélité sera récompensée, tout comme votre respect à l'égard des nôtres, la maison Martell dans sa totalité vous est redevable. »

HP:
 



« Il faut endosser ses erreurs comme on endosse ses vertus... avec fierté ! Et transformer, en avantages, les conséquences d'une faute. »
«
La vraie passion c'est une quête, pas une impulsion, un emportement, un instinct de chasseur. »
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Message Sam 6 Avr 2013 - 15:24

L’on avait tendance à décrire la Cour de Port-Réal comme une fosse d’hypocrisie et de complots dérisoires où des nobles avides de renommée se poignardaient dans le dos les uns les autres tout en recueillant avec soin les miettes de pouvoir que leur concédaient les véritables dirigeants du royaume. Image aussi peu flatteuse que partiellement véridique, certes, mais même la plus retorse des dames de compagnie que l’on pouvait y dénicher aurait trouvé matière à déglutir et appréhender les lendemains une fois confrontée à la politique dornienne. Pour faire bref tout comme dans les terres de la Couronne il y existait autant d’ambitions différentes que de personnes bien-nées, avec en prime un fort tempérament, des rancunes éternelles, et de sordides histoires faisant état de poisons ou autres assassinats peu affriolants. Voilà avec quoi devait composer le Prince des contrées ensablées, une nation de prédateurs échauffés en plein période de transition culturelle avec l’annexion de Dorne par le reste de Westeros.

Le manque de gout du seigneur de la Maison Martell pour les intrigues était généralement connu dans la région mais force était de constater qu’il parvenait pour l’heure à bien s’en tirer face aux seigneurs et dames assemblés pour la fin de la procession. Formules de politesse et respect du protocole furent offerts à chacun tout en froissant le moins possible les divers egos malgré quelques dégâts inévitables, même en ces temps instables la foule continuait d’acclamer son suzerain.

Oberyn Dayne, brièvement d’humeur taquine, prit la peine de faire quelque commentaire sur la tenue portée par la Vipère des sables, acte que la population de Denfert aurait qualifié de suicide mais l’on ne gagnait pas le titre de meilleur guerrier du pays pour rien. L’Epée du matin avait aussi exprimé de but en blanc son désaccord face aux derniers mots prononcés par le vieux Uller, arguant que jamais les Météores ne participeraient à une guerre ouverte contre le reste du Royaume. Sans doute y avait-il eu trop de sang versé pour cette Maison frontalière plus proche géographiquement de Hautjardin et Villevieille que de Lancehélion, des souvenirs peu enviables transmis de Lord à héritier qui avaient mûri jusqu’à donner à l’Epée du matin l’envie d’une paix éternelle. De par son statut de premier-né du Lord en place il y avait fort à parier que cette prise de positions persisterait de longues décennies du côté des Dayne. Rennifer ne commenta pas mais la tension dans ses omoplates se devinait même au travers de sa tenue.

Affable au possible même en présence de l’homme qui incarnait des siècles d’inimitié entre lignées, le Géant des Osseux aurait sans doute gardé le sourire même confronté à la fin du monde, le tout avec un bon mot pour conclure ! L’arme offerte au Prince avait tout du bijou plus décoratif qu’utile mais sa valeur n’en demeurait pas moins importante, les plus naïfs ou positifs y verraient un signe de rapprochement entre les deux Maisons, d’autres plus réalistes penseraient sans doute qu’il faudrait bien plus qu’une épée pour balayer une haine ancestrale. Une fois l’offrande remise Asafa alla se placer juste à côté du guerrier aux cheveux blonds et illustra à merveille la façon dont le ressentiment ne mourrait jamais dans les environs, abordant le cas de leurs fiancées respectives avec des insinuations peu sympathiques.

La seule personne présente à autant déprécier les cérémonies que Maron Martell –mis à part ces barbares de Uller- devait sans le moindre doute être Daärim qui ne se sentait pas à l’aise dans pareil milieu. L’on en prit conscience lorsqu’il présenta ses excuses pour l’absence de son aînée et offrit à son tour un présent au Prince, les guerriers ne se sentaient vraiment vivants qu’avec l’arme à la main et la promesse de batailles au-devant d’eux, sans tout cela ils se renfermaient sur eux-mêmes. Sur son épaule Dashkar ne cessait de raffermir sa prise alors que le faucon rajustait constamment sa position, gêné par les vivats de la foule environnante alors qu’aucune chasse n’avait l’air de se dérouler. Une des serres ne tarderait pas à déchirer superficiellement la chair sous le mince tissu et à faire saigner l’héritier en second de la Tombe-du-Roy.

Sitôt que la remarque du Dayne avait atteint ses oreilles la Uller avait riposté avec tout le fiel qu’on lui connaissait, par ses mots elle frappait toujours là où l’attaque aurait la chance de faire le plus mal et s’en prenait ici à la fierté martiale de l’Epée du matin. La rumeur sur les dégâts reçus par la main du chevalier n’avait cessé d’enfler pendant le reste du voyage et le sobriquet dont l’affublait Anissa faisait directement référence à cette infirmité qu’on lui supposait. A ses côtés le jeune Otton s’était instinctivement placé auprès de sa sœur, une main accrochée à la robe blanche qui semblait tant détonner sur pareil personnage. De par ses instincts de chasseuse elle pouvait sans peine lire les regards étonnés ou tout bonnement curieux qui lui étaient adressés.

Au milieu de toutes ces attentes, colères, ressentiments et autres émotions peu appréciables la Dame aux scorpions faisait presque office de mer de tranquillité, remarquablement pondérée dans ses mots et dans ses gestes, l’on pouvait lui prêter la beauté apparente et faussement inoffensive de sa contrée. L’étalon que Rahéna put enfin offrir au Prince portait déjà une histoire, celle d’une bête remarquable plongée au cœur des combats, un étalon qui avait eu l’honneur de voir les nobles de Dorne combattre côte à côte. Un peu plus loin une guerrière Uller qui avait été l’ombre de son ombre onze jours durant l’observait, le visage fermé et sans expression.

La cérémonie de l’accueil proprement dit touchait désormais à sa fin et les roturiers au service du palais s’affairaient déjà à disposer des divers cadeaux tandis que des gardes ôtaient au regard de tout ce beau monde le spectacle des prisonniers crasseux qui ne reverraient plus le soleil avant bien longtemps. De par Westeros le principe d’enfermement à vie demeurait peu pratiqué, pourquoi s’enquiquiner à nourrir un meurtrier lorsqu’il était bien plus simple de le pendre ou de l’envoyer au Mur, après tout ? Mais Dorne ne serait pas Dorne sans toutes ces petites exceptions donnant son caractère à son peuple et Griseffroy constituait un cas à part puisque quiconque à y être envoyé n’en revenait jamais, trépassant après un long et pénible séjour. Située au large des côtes septentrionales de la principauté, l’île accueillant la prison avait tout du roc hostile et balayé par les vents, l’on ne pouvait s’en évader à la nage, tout comme l’on ne pouvait espérer forcer l’une de ses cellules. Serait-ce revenu à faire preuve de miséricorde en achevant ces condamnés sur le champ plutôt que de les y envoyer ? Certainement, mais qui violait les lois en payait un prix à la hauteur de son crime. Une fois encore Rennifer reprit la parole, toujours suffisamment fort pour être entendu de tous :


« Mon Prince, après ce long périple nous demandons le droit de séjour au Palais Vieux le temps de prendre du repos avant d’aller rassembler nos diverses troupes. Lorsque votre appel retentira nous serons prêts ! »

La demande d’hospitalité tenait une fois encore du protocole ordinaire, et une fois que le prince y consentit les diverses délégations pénétrèrent officiellement à l’intérieur des murs mêmes où près d’un millénaire auparavant vécut le premier Prince de Dorne.

Citation :
Note : Ceci sera l'avant-dernier tour avant la conclusion, donc commencez à amener tranquillement vos conversations en cours à leur terme. Toujours pas d'ordre de réponse, courage vous assurez.
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Oberyn Dayne
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Message Sam 6 Avr 2013 - 20:40


La Procession des Sables.


Elle eut le mérite de faire naitre sur ses lèvres un sourire illuminant ses traits de cet air badin qu’il pouvait bien chausser devant la moquerie de sa condition. Sans nul doute, cette vipère-là possédait des crochets semblables à ceux de son père, même s’il n’avait point à la craindre pareilles raisons… Aussi, air faussement innocent dessiné sur ses traits, il pencha son visage de biais pour laisser ses mots fluer vers la reptilienne silhouette : « Mais le concept de la plaisanterie n’est-il pas de pouvoir faire rire sans costume ? Au vue de cette réaction, on dirait bien que la galéjade et toi ce n’est pas une grande histoire d'amour… Bien dommage. Moi qui me pensais parfait bouffon guerrier à même de dérider tes traits trop sévères… Enfin, j’imagine que j’aurai au moins réussi à te soulager d’un peu de venin ! » Et sans autre forme de procès, il se détourna bien vite de la féminine silhouette pour de nouveau porter l’attention de ses vives améthystes sur l’amène figure de son souverain. Pour lui, la passe d’arme semblait bien terminée, mais peut-être ne faisait elle que commencer pour la fifille chérie de l’acariâtre lancier. Sa bouillante réaction en réponse aux affirmations de Rennifer ne valut pas d’immédiate réponse, Maron le dardant d’un regard qu’Oberyn ne sut pleinement. Aussi, les mots du Prince Maron soulevèrent sa poitrine de fierté et il ne manqua pas d’incliner son visage dans une nouvelle démonstration de respect. Toujours les Martell pourraient compter sur son épée, toujours. Ange gardien silencieux autant que protecteur vigilant, tel un chevalier se réclamant de la nuit…

Reportant son attention sur les présents défilant devant la Princière assemblée, il se renfrogna devant le cadeau présenté par les Ferboys. Voir ainsi l’acier brandi en direction du Prince ne fit qu’affermir plus encore les doutes que le Dayne portait envers bien des sujets. Et alors que son dernier passage dans les appartements de Lady Ismaëlle lui revenait en mémoire, il eut la désagréable surprise de voir l’histrion des Osseux venir l’apostropher. Point comme un homme cela étant, sur le ton bas propre aux intrigants qui souleva un méprisant sourcil au faciès du chevalier à la chevelure d’or argenté. Et il se targuait d’être un guerrier à même de défier Rennifer sans même avoir le courage de formuler tout haut ses verbales attaques. Honneur comme Fierté ne semblaient pas des mots courants dans certaines maisonnées. Rivant ses améthystes sur Asafa, c’est sans chercher à faire dans le secret qu’Oberyn rétorqua: « Je ne suis pas ton ami… Et elle n’est point officiellement ma fiancée ! » Il se fichait bien de tous les ragots que pourraient bien amener sa saillie verbale. Cette dernière serait à même d’aplanir la rancœur qu’il avait depuis un échange surpris au soir de l’attaque, avant que Rennifer ne lui fasse rendre gorge. Et le Chevalier de poursuivre : « A ma connaissance, le Seigneur mon Père comme le Seigneur ton Oncle ne se sont point entretenus d’une union quelconque entre nos deux Maisons, n’ont convenu d’aucune dote ni même d’un semblant de date pour une hypothétique union… »

Le ton était donné, et Oberyn de poursuivre sur les attaques dont il était l’objet : « Où étais-je ? Point au milieu d’une congrégation de soutiens aux Feunoyr avide de voir à nouveau couler le sang d’un peuple qui n’a que trop souffert de vos traitres manipulations… Vois-tu, je tire une gloire certaine à ne point m’être trouvé en ces lieux. » Autant d’information qu’il tenait d’une lettre arrivée aux Météores par la plume de Lady Edarra, bien avant que ne débute la procession. Un sourire satisfait aux lèvres, il se fit un devoir de répondre d’un coup d’estoc à l’ultime provocation. « Je courtise la promise d’autrui ? Qui donc affirme cela ? Toi ? Enonces-le donc clairement dans ce cas… Je donnerai cher pour voir confronter la Parole de l’Epée du Matin, Champion de la Maison Martell et Chevalier Héritier des Météores à celles d’un écumeur de bordels qui, au vu de tous, aura provoqué le meneur de cette procession et c’est retrouvé mêlé à un rassemblement de traitres comme de fieffés coquins il y a peu… » Prunelles d’améthystes rivées dans celles de son opposant, Oberyn se fit bien plus sombre quand il conclut par cette lente énonciation : « Vis ton existence de simplet comme bon te semble Asafa mais ne viens donc pas moraliser la mienne. Et quand tu formules tes menaces à autrui, gardes toi bien de mêler MA Maison à celles-ci. Ou il t’en cuira… » Tant et tant de choses à encore mentionner à ce grand benêt. Mais déjà, la demande d’hospitalité fut formulée et l’étiquette voulait qu’Oberyn reste désormais muet.




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »
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Asafa Ferboys
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Message Lun 8 Avr 2013 - 7:58

Le Ferboys éclata de rire devant les propos du Dornien Rocheux, lui adressant une tape dans le dos comme si les deux étaient de vieux amis. Reprenant un peu plus de contenance comme le demandait une telle réunion, il se passa la main sous les yeux, pour en essuyer quelques larmes imaginaires, appuyant un peu plus l'hilarité qui l'avait récemment frappée. Inspirant plus profondément, il sourit toujours à son interlocuteur, poursuivant sur un ton léger.

- Obéryn.. Sans blague, mon ami, tu es tordant, vraiment. Tu vas me tuer, sérieusement. Ah, quel facétieux farceur tu fais.

Restant souriant face au chevalier des Météores, il croisa à nouveau les bras, un air léger et amusé dans le regard qui pouvait aisément être pris pour de la moquerie. Il poursuivit, comme si de rien était.

- Allons bon, qui fut le premier à jouer les moralisateurs, Oberyn ? Je remets les choses à plats, c'est tout ! En ce qui concerne ton... "idylle" avec Lady Qorgyle, nous pourrions demander ici même à Rahéna ce qu'elle en pense, non ? Je sais que ma parole ne vaut pas grand chose, mais selon toi, que vaut la parole d'un homme qui séduit une jeune femme, la fait tomber amoureuse et lui formule ses vœux pour ensuite s'en détourner de la sorte ? Tu sais, je l'ai fait souvent, ça, de séduire une jeune femme, de lui faire des promesses et puis partir en séduire une autre. Bon, au moins, j'allais au bout de la démarche pour ma part, toi tu t'arrêtes avant. Tu aurais pu avoir tout ce que tu voulais d'Edarra, c'est dommage, tu l'as vraiment rendue amoureuse. Alors, nous demandons à Rahéna ce qu'elle pense de tout ceci ? Nous pourrions fixé, à moins qu'une nouvelle fois, tu t'éclipse car tu t'en moques...

Il conserve ce sourire satisfait, comme s'il n'avait rien à faire de tout ceci, de tout ce qu'il se passait. Comme si tout ceci n'était qu'un jeu, lors duquel il s'amusait. Le dialogue entre les deux hommes étaient saisissant de contraste, d'un côté le chevalier noble et fier, le regard dur et de l'autre, le grand Salé, souriant et s'amusant tel un gamin. Il poursuivit sur le même ton badin, observant le Rocheux.

- C'est parfait, Oberyn, continue de me considérer comme un simplet. C'est excellent. En tout cas, pour tes menaces, je vais les prendre à la rigolade, n'est-ce-pas ? Si ta parole a de valeur auprès de certaines personnes, moi je sais ce qu'elle vaut réellement... Rien du tout ! Donc, fais comme ton ami Rennifer, continue de jacqueter comme une poissonnière, de lancer des menaces en l'air, parce que ni toi ni lui n'avait ce qu'il faut de burnes pour faire ce qu'il y a à faire. Je lui propose un duel et il se débine... Et sous vos grands airs de nobles et puissants guerriers, vous ne valez pas plus que moi devant la Mère Rivière. Vous le savez au fond de vous, et ça vous en tord les boyaux. Enfin, pas devant la Mère Rivière pour toi, vu que nos racines de Dorniennes ont l'air de te faire à ce point gerber que tu t'échine à ressembler à un homme du nord en reniant l'héritage de notre peuple.

Il conclue sur un clin d’œil facétieux à l'héritier des Dayne, avant de le saluer de la tête en se dirigeant vers sa propre congrégation, l'air satisfait.

- A bientôt Oberyn. Amuse toi bien avec tes pirates... Enfin, si tu en croise un seul...

Il regagna alors sa place au milieu des siens, comme si rien ne s'était passé. Il adressa un dernier sourire à Oberyn alors que les différentes maisons regagnaient leurs quartiers, que certains s'interpellaient pour discuter. Nul doute que les protagonistes ici présent aurait remarqué la différence d'humeur des deux jeunes hommes, mais mis à part les membres de la maison Dayne et quelques personnes proches, il était peu probable que quiconque ai entendu la teneur des propos de l'un comme de l'autre. En revanche, leurs dires de l'un comme de l'autre finirait bien vite dans l'oreille de chacun des membres importants de cette procession, mais pour l'heure, dans la cohue du départ des diverses maisons, il était peu probable que quiconque sache quoi que ce soit si les choses restaient en l'état. Ce faisant, le Ferboys se faufila tout sourire jusqu'à Lady Qorgyle, pour lui glisser quelques mots.

- Ton présent a fait son effet, Rahéna.


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Lun 8 Avr 2013 - 11:45

Le prince appréciait-il réellement son déplacement ? Question sans réponse et dont celle-ci lui était bien égal. Tout le monde savait le lien de sa jumelle avec cet héritier et l'absence de lien concret que lui-même avait avec le prince.. De toute façon déterminer les différents mensonges qui étaient donnés durant toute cette comédie n'était pas évident autant qu'en réalité c'était simple à la fois. Ce qui amusait en réalité Daärim, autant que ça l'énervait, c'était de voir qu'aucune personne, excepté Rahéna peut-être, représentant la maison pour laquelle il avait fait le déplacement, ne semblait en mesure d'apprécier la situation actuelle. Car se leurrer n'était pas bon et l'espoir que leur Prince voit la déchirure dans laquelle Dorne vivait actuellement et en fasse quelque chose de positif restait un espoir naïf mais tout de même présent. Mais quand notre épouse n'était nulle autre qu'une partisane du nord, comment pouvait-on encore croire que les choses allaient s'améliorer un jour. Toute cette foire qui se dessinait devant ses yeux ne lui insufflait qu'avec plus d'insistance que sa contrée, sa chère et tendre contrée, se brisait de plus en plus avec le temps. Toutes personnes importantes avaient bon fait le déplacement pour marquer une quelconque unicité que les pensées en réalité étaient déjà bien installées incapable d'être modifiées et cela se voyait non seulement à travers des propos directs de Rennifer mais aussi par les comportements des autres membres de la procession quand ils devaient faire face à ceux qu'ils ne portaient pas dans leur coeur. Asafa n'était peut-être qu'un joyeux luron mais il restait son ami et l'observation à son encontre ne lui avait pas fait manqué l'échange qui venait d'avoir lieu avec Oberyn et, bien que le son n'était pas parvenu jusqu'ici, les expressions et le caractère désagréable qui en ressortaient étaient particulièrement explicites.

L'hospitalité se faisait désormais présente et par conséquent toutes les conversations allaient se tarir. Lui-même n'avait pas tendance à parler beaucoup surtout en ces circonstances. La blessure sur son épaule l'apaisait autant que faire se peut. Il sentait la griffe pénétrer à plusieurs reprises dans son derme pour son plus grand plaisir et c'était bien pour ça que les nombreuses marques blanches sur son bras ou son épaule montraient bien qu'il préférait de loin le contact acéré que la protection que pourtant il enseignait de porter à ses semblables. Toujours est-il qu'à ce stade de la procession, son seul désir était de suivre le reste du troupeau bien sagement et de se recueillir dans une tranquillité d'esprit que cet agglomérat ne pouvait lui apporter. Peut-être trouverait-il de nouveau le temps de trouver un certain "recueillement" en la présence d'Anissa. Il devait reconnaître que le temps s'était écoulé depuis sa dernière visité à Lancéhélion et à cet instant, c'était en tant que garde du corps du sang de son sang qu'il s'était présenté. Désormais l'eau avait coulée et il venait en tant qu'héritier mais peut-être pourrait-il profiter de cette procession pour errer durant la nuit et observer les alentours qu'il n'avait que trop peu côtoyé. Qui sait ce que la suite lui réserverait, après tout des surprises se trouvaient constamment sur sa route, bien que la procession en était arrivée à son terme, tout n'était pas encore joué. Le temps lui dirait si le retour au bercail se ferait sans encombres et dans la plus simple cadence. La voix d'Arghar le sortit de ses réflexions personnelles.

"Alors c'est bon ? On a fini d'faire joujou on va pouvoir se poser un coup ? " Adressa-t-il à son supérieur qui n'était autre que Daärim.

"Il semblerait oui."

"Ah ben ça au moins, c'est une bonne nouvelle..."

Un léger sourire se glissa sur ses lippes. Son bras droit n'avait finalement pas tort. Prendre du recul sur tout ceci ne ferait de tort à personne et d'ailleurs, il était pratiquement sûr que son oncle feignait d'aller très bien mais que sa blessure mériterait un peu de repos également.
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Rahéna Qorgyle
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Message Ven 12 Avr 2013 - 19:48

    Leur fidélité récompensée? Balivernes, elle n'avait besoin de rien et son serment n'avait pas de prix. Il était donné sans détour et non pour avoir un échange, pour elle c'était en partie comme l'amitié, la confiance se méritait et devait se gagner. Le prince avait réussi à rallier le Grès de par ses idées et sa manière de gouverner. Les promesses pour la Dame du Grès étaient des choses à ne pas prendre à la légère, aussi chacun de ses mots étaient toujours consciencieusement pesés avant d'être énoncés à voix haute.

    Dans cette ambiance houleuse elle était semble-t-il le calme serein, symbole de tempérance qui apparemment manquait cruellement à ses confrères et consœurs. Pourtant ceux qui avaient été près du feu, comme Hassiba, savaient que sous ses apparences tranquilles, le sang bouillonnant de Dorne coulait dans ses veines tout autant que tous les nobles ici présents. Elle était prompte à la vengeance comme tout un chacun, mais sa famille et son devoir passaient avant ses intentions personnelles. D'ailleurs les piques et les chamailleries de ses collègues attirèrent son regard.
    De sa position elle n'entendait pas tout ce qui se disait. Mais elle connaissait assez son tendre ami d'enfance pour reconnaitre lorsqu'il était contrarié ou courroucé.
    Oberyne était passablement agacé, elle le voyait, elle était peinée de cette rancœur et des brimades perpétuelles dont il faisait l'objet de la part de pratiquement la totalité des Nobles de Dornes.
    Elle l'aimait tendrement depuis leur enfance, il était son ami et un confident cher à son cœur. Quoi qu'il advienne, il pouvait avoir la certitude de trouver au sein du Grès des amis fidèles.
    D'un autre coté il y avait Asafa, son promis qui n'était à ses yeux pas si méchant et si insupportable que bons nombre souhaitaient à le penser. Elle avait appris à le découvrir au fur et à mesure du temps passé avec lui. Elle ne lui faisait pas encore pleinement confiance, mais il avait le bénéfice du doute.
    Il était à ses yeux un peu comme un grand gamin irréfléchi qui ouvrait sa bouche parfois lorsqu'il ne le devait pas. Elle aimait sa jovialité qui lui mettait du baume au cœur et l'attendrissait quelque peu.
    Elle avait eu raison de penser qu'il ferait un faux pas. Si la remise de présents s'était bien passée, le voilà qui cherchait querelle aux Dayne. Il était incorrigible. Elle devrait lui faire passer ses mauvaises habitudes pour éviter les incidents diplomatiques, à n'en pas douter.

    Sourcils froncés, regards sévères, elle observait ce qu'il se passait entre les deux hommes espérant qu'ils n'en viennent pas aux mains maintenant, elle n'avait pas besoin de ça actuellement, pas plus que Asafa ou Oberyn. Mais les hommes pouvaient être tellement irréfléchis parfois. Elle soupira de soulagement discrètement lorsqu'elle vit le Géant des Osseux reprendre sa place parmi les siens lorsque la demande d'Hospitalité fut prononcée.

    Enfin ils pouvaient s'accorder un peu de repos, Duncann, posa sa main sur l'épaule de sa sœur et se pencha à son oreille pour lui murmurer quelques mots, elle inclina la tête et le regarda s'éloigner pour donner les ordres à leurs hommes. Tout le monde aspirait à un peu de quiétude et d'un coin où pouvoir se délasser tranquillement. Quant à elle, elle aspirait à un bon bain d'eau fraiche pour délasser ses muscles endoloris par pareille chevauchée dans le désert. Toute à sa réflexion la voix de son promis la fit légèrement sursauter. Elle tourna son petit minois vers lui en levant ses yeux azurés pour accrocher les siens.


    - Son effet? Mais il est le symbole de l'allégeance du Grès à Lancehélion, Asafa. Je tiens à te féliciter également de ta conduite lorsque tu as remis ce cimeterre à notre prince.

    Elle appuya légèrement sur le "notre" pour bien lui faire comprendre ce qu'il en était de ses avis politiques. Sa main gracile, séchée par le soleil et les journées passés dans le désert se leva doucement comme pour venir lui caresser la joue, mais elle se referma sur l'oreille du géant. Elle lui tira légèrement celle-ci et lui lança un regard qui se voulait sévère. Malgré cela, la malice se lisait dans son regard.

    - En revanche je ne te félicite pas pour ton petit différent avec l'héritier de la maison Dayne. Que vous ne soyez pas en accord passe encore, mais je ne tolère pas que mon promis face n'importe quoi en présence du Prince.

    Elle insista également sur le "mon" comme pour lui signifier que le fait d'être son fiancé le mettait également sous le ban des scorpions et vice versa.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.




Dernière édition par Rahéna Qorgyle le Lun 15 Avr 2013 - 11:12, édité 1 fois
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Maron Martell
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Message Dim 14 Avr 2013 - 9:55

     Ce regroupement tirait doucement vers la fin. Maron contemplait les quelques visages suffisamment proches de lui, arborant lui-même une expression totalement neutre. Rennifer demanda alors l'hospitalité pour les participants au regroupement et bien évidemment, le Dornien ne pouvait qu'accepter. Il savait parfaitement que son épouse, la Princesse Daenerys, n'avait pas grandement apprécié l'idée de séjourner sous le même temps que des personnes qui souhaitaient son malheur. Voire même pire, il ne faisait aucun doute que les Uller souhaiteraient davantage sa mort. Mais bien entendu, le Martell lui avait expliqué que le protocole restait aussi important ici que dans sa ville natale et la Targaryen avait fini par accepter en disant simplement qu'elle se débrouillerait pour éviter de croiser leurs invités durant leur bref séjour à Lancehélion.

     ▬ Vous êtes les bienvenus ici. Ce palais est vôtre le temps de votre séjour ici. »

     Après tout, ils étaient ses vassaux, mais aussi ses compagnons. Même s'ils étaient nombreux à penser le contraire, Maron avait toujours considéré que les autres nobles de Dorne étaient leur égal. Bien entendu, certaines maisons étaient davantage.... Contrariantes que d'autres, cependant ils étaient tous les fils et les filles du désert. En leur faisant savoir qu'ils étaient chez eux dans l'enceinte du palais des Martell, le Prince souhaitait donc leur faire comprendre qu'ils étaient estimés à leur juste valeur. Même s'il savait parfaitement que certains n'apprécieraient pas ces paroles.

     Le Dornien se détourna des nobles qui semblaient déjà bien occupés à bavarder. Certaines tensions devaient certainement être nées au cours de ce voyage, Maron savait que la proximité avec certains individus en rendait d'autres très chatouilleux. Tant qu'ils savaient se contenir sous son toit, le Martell ne voyait aucune raison de se mêler de leurs affaires. Mais s'ils commençaient à troubler la quiétude du palais, les choses risquaient de changer. Enfin quiétude, si l'on occultait l'agitation que les deux derniers enfants de la famille provoquaient. Heureusement, ils avaient été priés de se tenir sages et patientaient avec difficulté aux côtés de leur mère qui se trouvaient à l'intérieur du palais.

     En pénétrant dans ce dernier, les voyageurs purent sentir une certaine « fraîcheur », même si la chaleur restait encore très pesante. Le marbre qui pavait le sol et les murs permettait de garder une sensation agréable de fraîcheur qui n'était certainement pas pour déplaire aux invités du Prince. Les murs étaient presque tous dénués de décorations si l'on occultait les blasons des Martell qui rappelaient qui dirigeait les lieux. Le suzerain de Dorne était un homme austère qui ne goûtait pas à la décoration et même si son épouse avait tenté d'imposer sa patte dans son lieu de vie, il l'avait priée de s'en tenir à ses appartements et de laisser le reste du palais tel qu'il était à son arrivée ici. Un lieu parfaitement Dornien en somme, qui devrait certainement satisfaire les visiteurs. Ils progressèrent quelques instants jusqu'à arriver dans la salle principale d'où de nombreux corridors partaient dans diverses directions. Le palais comportait plusieurs ailes dont seule une privée : celle réservée à la famille du Prince. Les autres étaient libres d'accès, même s'il était facile de s'y perdre lorsque vous ne connaissiez pas la configuration des lieux. À leur arrivée dans cette salle, les invités purent constater que quelques domestiques patientaient sagement. Ils avaient été priés de préparer des appartements comme il était évident que les voyageurs allaient séjourner ici avant de reprendre la route pour regagner leurs pénates. Le Prince se retourna pour faire face à ses invités.

     ▬ Ces personnes vont vous mener aux appartements qui vous seront offerts de temps de votre séjour ici. N'oubliez pas que votre investissement dans la protection de Dorne est réellement apprécié, si vous avez la moindre requête, n'hésitez pas à nous la transmettre. »

     Mais il savait parfaitement que la plupart de ces personnes se révéleraient être beaucoup trop fières pour demander quoi que ce soit. De plus, le Prince de Dorne avait demandé à ses domestiques de veiller à ce que leurs invités soient à l'abri du besoin. Même si certains – comme les Uller ou les Ferboys – lui étaient hostiles, ce n'était pas pour autant qu'ils ne méritaient pas d'être traités comme leur rang leur en donnait le droit. La Princesse Daenerys vint se placer aux côtés de son époux, se contentant d'observer les quelques personnes qui se tenaient face à eux, arborant une expression neutre, mais des plus polies. Quelqu'un aurait-il la moindre requête, ou le protocole allait-il prendre le dessus et convaincre chacun de se retirer jusqu'à être reposé ?



« Il faut endosser ses erreurs comme on endosse ses vertus... avec fierté ! Et transformer, en avantages, les conséquences d'une faute. »
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Message Lun 15 Avr 2013 - 1:25

A la remarque de l'Épée du Matin, la Vipère ne répondit pas un regard, très peu de considération, tout juste un claquement de langue agacé – le même qu'elle avait fréquemment adressé à sa monture. Leurs prochaines effusions se feraient dans une arène moins bondée et plus sanglante, puisqu'elle se l'était juré. L'accord de l'héritier des Météores n'entrait nullement en ligne de compte dans son esprit ; de par les piques bien tendres qu'il lui avait lancées, Oberyn avait largement ouvert le chemin menant à l'affrontement qui serait bientôt le leur. Quand, comment, de face ou de dos, l'occasion serait celle que son instinct choisirait.

Le dos de sa main glissait le long des boucles denses et drues de son petit frère, alors que, narines dilatées, visage clos, elle avait reposé les yeux sur son Prince, laissant sa face enfermée dans l'hostilité abriter toutes les impressions et déductions qu'elle pouvait tirer des échanges de présents, de regards ou de propos. La main d'Otton relâcha le tissu de sa robe pour aller trouver les doigts qu'elle passait et repassait dans sa jeune chevelure lorsque le ton monta, l'un outré, l'autre badin, entre le chacal des Ferboys et ser N'a-qu'un-bras. Elle n'avait pourtant pas bougé, avait à peine frémit et n'affichait rien de plus que cette agressivité contenue sous le fin et délicat tissu de sa robe gracile, mais, tout comme certaines personnes de l'assistance – et sans doute mieux que la plupart par ailleurs – le gosse avait perçu que quelque chose pointait et menaçait d'éclore, quelque chose qui avait autant sa place dans la cour d'un Prince qu'un volcan dans un jardin bieffois. Elle baissa les yeux vers le jeune garçon, lui adressa un sourire aussi sincère que bref, aussi fier que sauvage, avant de reposer des yeux qui montraient la même haine tranquille que celle des reptiles dont elle avait hérité le nom, ainsi que le pervers venin, si on en croyait les habitants de Denfert. Elle jaugeait les gorges, les appuis, les attitudes, sans se mouvoir, sans s'en cacher ; quand les deux hommes se séparèrent, l'un rendu au silence et l'autre avançant vers sa fiancée, elle fit un pas vers le chevalier et, sans lui adresser la parole directement, elle voulut capter son regard d'un mouvement vif de la main, main qu'elle ramena à son propre visage, avant de tapoter sa joue juste sous l’œil de l'ongle de son pouce. Le geste pouvait être peu clair, pour elle il était limpide. Elle promettait de le faire pleurer.

Dans le même geste coulé qui donnait à sa démarche rendue raide par le protocole quelque chose de lent et de profondément martial à la fois – sans doute à cause de son port de tête et de la tension de ses épaules – elle emboîta le pas du chacal de Ferboys, lui laissant à peine quelques secondes d'avance. A peine eut-il échangé une bribe de phrases avec sa fiancée que, sans se soucier nullement d'interrompre, elle abattit ses deux mains avec franchise sur les épaules du géant des Osseux, le visage paré d'un très large sourire, lequel laissait percer ses dents luisantes et horribles. Elle lâcha à sa hauteur, sans varier d'expression, à mi chemin entre l'aménité et le sursaut furieux.
    « La prochaine fois que tu parles de mon père, je t'arrache la queue et je la jette dans la rivière. On verra ce qui frétille le mieux, ton petit dard dans l'eau, ou toi sur le sol. »

Elle lui tapa l'épaule encore franchement, avant de tourner le visage vers Rahéna, lui glissant au passage.
    « Les respects Uller. »

Comme tout sacrifice minimal à l'éloquence et à la courtoisie. Revenant à Asafa, elle plissa les yeux, passa la langue sur ses dents innommables, murmurant d'un ton presque complice ou amical.
    « Si tu veux un duel, viens ce soir. Sinon, pense à la dame ici, aux héritiers que tu lui promets et apprends à fermer ta grande gueule. »

Elle leva la main pour lui pincer le nez, sans manières, sans hésiter, comme elle l'avait fait déjà lors de leurs violentes chamailleries. Elle était assurément sérieuse et pesait, pensait le moindre de ses mots. Elle ne frémissait pas de leurs conséquences, ou plutôt, si quelque chose roulait sous sa peau et brûlait dans ses yeux à cet instant, c'était autant de fierté que d'impatience.

Se détachant des nobles sans plus guère attendre, elle ouvrit les bras pour happer son petit frère dans son étreinte, guettant manifestement les domestiques pour rejoindre des appartements qu'elle méprisait déjà, mais pas assez pour ne pas préférer leur solitude à la présence Targaryen dont l'odeur, au milieu de ses colères exprimées, semblait lui empuantir les narines jusqu'au point de ne plus sentir que ce sang frelaté.


Dernière édition par Anissa Uller le Mer 17 Avr 2013 - 20:34, édité 1 fois
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Message Mer 17 Avr 2013 - 20:24

Devant l’enceinte du Palais Vieux la foule commençait à se clairsemer après le consentement officiel du Prince à accueillir ces invités sous son toit, nul doute que chez la roture l’évènement donnerait matière à célébration et que la nuit serait propice tant aux festins qu’à diverses réjouissances. Qui sait, peut-être que d’ici une vingtaine d’années on entendrait quelque jeune homme vantard se targuer d’avoir été conçu en même temps que la fin de cette Procession ? Et avec le nombre de notables et nobles présents dans la cité il n’était pas à exclure qu’un ou deux Sand se glissent dans le lot, l’avenir le dirait. Pour l’heure les individus bien-nés faisant face à leur suzerain se scindaient du gros de leurs hommes d’armes et autres membres d’escorte pour pénétrer dans le siège du pouvoir Dornien avec leurs proches et leurs serviteurs les plus fidèles. Il n’y avait jamais eu à mentir sur la beauté des lieux, bien entendu du point de vue d’un natif de Hautjardin ou de Port-réal l’édifice avait tout d’austère et de desséché malgré la fraicheur que lui conférait l’ombre, mais en presque un millénaire il n’avait pas changé. C’était à cet endroit même que, bien avant que le Donjon Rouge ne soit autre chose qu’un simple fortin bâti sur une colline, la vieille Princesse Martell avait rejeté la demande de soumission des Targaryen, et de tous les peuples de Westeros le sien avait été le seul à en ressortir victorieux. Ici pénétraient les nobles à avoir affronté le désert, ce soir ils dormiraient dans de confortables lits et n’auraient pas à affronter les privations qu’imposaient les dunes, ce soir ils gouteraient au véritable repos.

Sans doute loin de penser au confort qui l’attendait pour la nuit, l’Epée du matin avait eu quelques instants auparavant à composer avec l’hostilité de divers individus, notamment la terrible Vipère Uller et son fiel ainsi que le Géant Ferboys. Le chevalier avait tout de l’individu franc, en témoignait sa précédente intervention manifestant clairement son opinion politique devant toute l’assemblée, et à présent les diverses tensions accumulées au cours du périple ou même avant refaisaient surface avec virulence. Les divers incidents n’iraient pour l’heure pas plus loin que les mots, le nombre et la qualité des divers témoins restaient trop importants pour prendre le risque d’un faux pas diplomatique, particulièrement en présence du Prince lui-même. Une fois baigné dans le froid agréable qu’offrait le Palais Vieux Ser Oberyn aurait l’occasion de ressasser ces haines avant de devoir se pencher sur celles bien plus terribles et imminentes de la guerre à venir. En tant que Champion de la Maison Martell l’héritier des Météores se verrait confier une importante mission, celle de porter bien haut la bannière de la principauté et la Mère-Rivière seule savait ce qui se produirait en cas de défaite contre les pirates…

Certains employaient le rire comme moyen de défense, Asafa quant à lui n’hésitait jamais à en faire une arme aussi redoutable qu’insoupçonnée. Chacune de ses paroles, bien que déclamée avec une enfantine légèreté, n’en demeurait pas moins emplie d’une hargne dévoilant faits et faiblesses que d’autres auraient préféré maintenir dans l’ombre. Ainsi était l’envoyé des Ferboys, désespérément franc à sa manière et jouissant d’un recul que bien des hommes pourraient lui envier, il n’avait d’autre prétention que celle d’être un irrécupérable coureur de jupons et semblait parfaitement l’assumer. L’union à venir avec la Maison Qorgyle changerait très certainement ces habitudes mais même de cela l’on ne pouvait s’en assurer. Une fois ces échanges toniques avec l’Epée du Matin achevés, le Géant des Osseux avait rejoint sa promise pour se voir bien vite interrompu par l’arrivée d’Anissa qui l’avait menacé très sérieusement mais toujours sur ce ton joueur qu’elle utilisait à son endroit. Alors que tous s’apprêtaient à se séparer dans la grande salle où le Prince les avait menés, le Ferboys pourrait sans peine noter que plusieurs personnes présentes, y compris des membres d’autres délégations, lui souriaient avec sincérité, Asafa avait su s’attirer la sympathie de certains au cours de ce périple.

Echapper au soleil cuisant de la fin de journée, se soustraire à cet air marin titillant les narines désagréablement, et se défaire des regards que la foule n’avait eu de cesse de leur adresser, tout cela devait peut-être apporter quelque soulagement à un Daärim plus que las de ces procédures protocolaires interminables à ses yeux. La douleur que lui avait causée son oiseau de proie à l’épaule avait pu pour un temps distraire ses pensées mais à présent la promesse d’un rien de solitude et de tranquillité se profilait, une perspective plus qu’attrayante ! Son oncle et ses suivants sur les talons, il se trouvait désormais dans cette salle où les chemins de beaucoup se sépareraient, une guerre allait avoir lieu sous peu, une guerre à laquelle il ne prendrait pas part. Du moins pas dans le sens où certains l’entendaient, un accord avait été passé entre le vieux Uller et le prometteur Forrest, alors que certains s’en iraient combattre dans les Iles de Fer lui devrait arpenter le champ de bataille diplomatique et tenter de gagner d’autres Maisons des montagnes à la cause des indépendantistes. Une tâche qui demanderait beaucoup de temps et de sueur, pour l’avenir de leur pays.

Le lien entre membres d’une même fratrie était chose précieuse, et c’est sans guère de mots que Duncann avait quitté sa sœur pour s’occuper de l’établissement de leurs soldats, à moins que l’homme ne se voit contraint de quitter le Grès par le biais de quelque mariage l’on pouvait sans peine affirmer qu’il serait d’une grande aide une fois Rahéna devenue Dame dirigeante de la Maison. La Qorgyle n’avait toujours pas haussé le ton ou manifesté la moindre animosité à l’encontre de quiconque, allant même jusqu’à rappeler son fiancé aux convenances que leur imposait la situation et souligner la ligne politique qu’elle comptait bien suivre. Car, chose intéressante, bien que pro-Martell, la Dame aux scorpions ne semblait pas disposée à manifester la même ferveur qu’affichaient aussi bien ceux pour que contre l’ouverture de Dorne au reste du monde. La belle avait l’air de maintenir une certaine neutralité qui pour l’heure lui assurait d’éviter d’éventuels conflits avec ses pairs bien-nés, peut-être cette position serait-elle difficile à maintenir dans les années à venir. La contrée du sable et de la roche restait après tout encore instable et en pleine transition culturelle et diplomatique. Toujours dans les parages, Zéhyna rajustait discrètement un pli de de la robe de sa maitresse alors que les dernières formules de politesse s’échangeaient dans la salle.

Ah serpent vil serpent ! Un animal imprévisible et sans états d’âme se dissimulant parfois derrière un calme vaguement agacé, voilà ce qu’incarnait la Dame Uller qui avait sans ménagement rabroué l’Epée du matin tout en lui laissant clairement entendre par les gestes qu’ils n’en resteraient pas là. Juste après cela, celle toujours vêtue d’une robe avait été à la rencontre d’Asafa Ferboys pour lui exprimer son opinion sur le respect dû à la famille, bien que dite sur ton moins cruel qu’à l’ordinaire la menace n’en demeurait pas moins fondée, ceux à connaitre Anissa le savaient. En pénétrant dans le Palais Vieux la chasseuse aurait pu noter le dépaysement que suscitait la présence d’un toit au-dessus de sa tête, nul soleil brulant ou étoile pour guider le prédateur, juste de la pierre et une fraicheur déroutante. Tout près d’elle le jeune Otton paraissait sorti de sa torpeur renfrognée habituelle lorsqu’il se trouvait en présence d’étrangers, les lieux semblaient le captiver et son regard cherchait à se fixer partout à la fois comme si le garçonnet essayait d’emprisonner le moindre détail dans son jeune esprit. Féru de lecture et donc étonnamment cultivé pour son âge, il parla brièvement à sa sœur des deux trônes que comptait l’édifice, l’un pourvu de la lance Martell et l’autre du soleil Rhoynar où avait siégé autrefois Nymeria.

Maron Nymeros Martell n’avait pas laissé de place au hasard dans l’accueil réservé à ses invités, avec pareils individus le moindre manquement au respect dû pouvait aisément donner lieu à d’agaçantes complications diplomatiques que tout suzerain fuyait comme la peste. Aussi avait-il conduit les participants de la Procession jusqu’à une grande salle où une horde de serviteurs se chargerait de conduire les illustres voyageurs jusqu’à leurs nouveaux appartements, le sang chaud des Dorniens ne s’éveillerait pas pour des broutilles telles qu’un mauvais lit ou un repas chiche. Le Prince rappela une fois encore que le geste des nobles avait été apprécié par leur dirigeant, de même que la moindre requête se verrait exaucée dans la mesure du possible. La Princesse Daenerys Martell se tenait désormais aux côtés de son époux, descendante Targaryen et symbole de l’unification du royaume, sa présence ne sembla pas en enchanter certains mais pour l’heure nul ne se risquait à publiquement insulter celle qui avait enfanté les héritiers de leur suzerain. L’acariâtre Rennifer Uller, pour ceux à l’avoir assez fréquenté pour connaitre son comportement, semblait aussi tendu qu’une baliste et gardait le regard résolument fixé sur un morceau de mur comme si le porter ailleurs risquait de déclencher quelque cataclysme. Le vieux lancier dit d’une voix dure à son seigneur :

« Nous ne profiterons pas de votre hospitalité plus longtemps que nécessaire, ce qui doit être fait n’attend pas. Mes respects, mon Prince. »

Le Uller s’inclina avec raideur avant de tourner la tête vers ses anciens camarades de voyage :

« Je vous reverrai bientôt, pour cette guerre ou une autre. La Mère-Rivière vous garde. »

Puis le vieux lancier s’éloigna sans rien ajouter, précédé par un serviteur bondissant vers les appartements qui lui étaient destinés. L’imbuvable personnage avait délibérément ignoré jusqu’à la présence de la Princesse et la chose n’aurait pu passer inaperçue, l’offense restait passive et n’impliquait pas de répercussions directes mais insulte il y avait eu et nul doute que certains s’en souviendraient. Et enfin les diverses délégations commencèrent à se quitter, le rassemblement forgé à travers les dunes mourrait ici, dans le Palais Vieux. Quelques-uns s’attardèrent pour poursuivre le cours de leur conversation tandis que certains s’en allèrent rapidement se restaurer ou se débarbouiller un brin avant le soir. Une fois plusieurs nuits passées la plupart s’en retourneraient chez eux de leur côté, ne logeant pas aux frais du Prince plus d’une quinzaine alors que les affaires de leurs fiefs respectifs les rappelaient vers leur foyer.

Citation :
Et voilà, dernière relance, c'est tout fini. Je vous laisse poster vos conclusions respectives en vous informant avec joie que la restriction du nombre de mots n'existe plus donc lâchez-vous pour votre ultime post si vous en avez envie. Ça aura vraiment été très sympa de faire ce rassemblement avec vous, merci.
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Asafa Ferboys
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Message Jeu 18 Avr 2013 - 9:21

Le Ferboys avait donc saluer le Prince suite à son offre d'hospitalité, et il comptait donc profiter un temps de cette dernière. Bien que les Ferboys ne se joindraient pas à la croisade contre les Fer-nés, ces derniers avaient fait montre, par cette procession, d'une volonté d'apaisement envers la maison Martell. Ceci pouvait être certainement un autre de leur stratagème, et pourtant, par la voix de leur Géant, ils avaient montré un encourageant signe de réconciliation envers les souverains de Lancéhélion. Et pourtant, la désertique contrée de Dorne était toujours aussi prompt à s'embraser, plus que n'importe quelle autre nation des Sept Couronnes, et les échanges des uns et des autres ne faisaient qu'abonder dans cette direction.

Ainsi, il se trouvait face à sa promise qui se montrait d'une excellence protocolaire tout bonnement prodigieuse que sans doute seul Daärim pouvait égaler et qui la situait bien au-delà des bouillants Uller, du fier Dayne et de l'insouciant Ferboys. Et pourtant, elle restait une dornienne, comme en attesta son intervention à l'attention du son futur époux. Si elle savait resté mesurée et pondérée, contrairement à ses compatriotes, elle partageait avec eux cette bouillonnante passion qui faisait que, comme tous les habitants du désert, elle aimait et détestait plus intensément qu'ailleurs. Et le Ferboys ne put retenir un sourire complice lorsque la belle et gracile s'adressa à lui, le saisissant notamment par l'oreille.

- Et bien, je suis ravi que ça t'ai plu, belle Rahéna. Je t'avais dit que je ferais ce qu'il faut pour gagner ton cœur, donc je m'y attelle à tous les instants.

Il adressa par la suite un petit sourire en coin charmeur à la jeune femme, avant de reprendre rapidement son air de grand gamin amusé lorsque le sujet glissa sur sa dispute avec Oberyn.

- Allons bon, je ne faisais que lui rappeler quelques règles élémentaires de la courtoisie, comme par exemple, lorsque l'on a offert sa parole et son honneur à quelqu'un, venir courtiser la promise d'un autre n'est pas forcément très honorable. Après, je m'excuse si je vous ai fait du tord, belle demoiselle, mais que voulez-vous, vous êtes à même d'attiser ma jalousie plus que je ne l'aurais imaginé...

Sa voix était suave, et il avait conclut son propos d'un petit clin d’œil à l'attention de la belle lady de la forteresse du Grès. Son regard était tout entier plongé dans celui de la jeune femme, comme s'ils n'étaient plus que tous les deux dans la pièce, lorsque débarqua avec sa traditionnelle retenue et son éternel respect des codes de la vie en société Anissa Uller. Elle lui expliqua alors qu'elle n'avait guère gouté aux propos tenues par le Géant des Osseux en ce qui concernaient son paternel et il ne put retenir son large sourire de grand gamin. Les yeux pétillants, lui donnant un air de minot prêt à faire une farce, il observa la Vipère de Denfert avant de répondre sur un ton badin, léger, comme si les deux jeunes gens parlaient de choses sans le moindre intérêt. Il se laissa pincer le nez, se reculant par la suite et passant sa main dessus pour atténuer un peu la douleur causé par la rudesse de la jeune femme, ce qui lui tira un nouveau rire franc et sincère.

- Et bien voyons, Anissa, tu devrais avoir honte de me faire de telles avances en face de ma promise. Je ne suis l'homme que d'une seule femme, désormais. Mais soit, va pour un duel, pas trop tard par contre, j'aimerais être couché assez tôt. Ce sera drôle, n'est ce pas ? La Vipère contre le Chacal, deuxième reprise ! Par contre, tu vas encore être battue à plates coutures, ma grande...

Il se remit à rire, comme si tout ceci n'était qu'un jeu, que rien ne prêtait à conséquence, que rien n'était important. L'insouciance du Ferboys était claire, pour lui, Anissa était son amie et il voyait ce défi comme un jeu, rien de plus.

- Quant à mes propos sur ton père, tu devrais plutôt me remercier, car je dois être le seul à me montrer vraiment honnête. Il me déteste, je le déteste également, et contrairement à tout le monde ici, je ne fais pas semblant et je le dis. Après, si tu préfère les faux-semblants de tous ceux qui ne voient en vous que des animaux mais qui vous offrent de malhonnêtes sourires, c'est ton choix. A ce soir alors...

La Uller se retira et le Ferboys ne put retenir un rire insouciant, une nouvelle fois. Il retourna un instant son attention sur la reine, avant de revenir sur sa promise comme si de rien était. On aurait presque l'impression qu'il ne remarquait pas que cette histoire de duel pouvait poser problème, que ce soit diplomatiquement ou même d'un point de vue de sa santé. Autour de lui, les gens lui offraient quelques sourires bienvenus, trahissant les sentiments positifs que le Ferboys avait su faire naître chez ces personnes à son encontre. Et naturellement, il leur répondit par quelques risettes sympathiques, à même d'entretenir de bons rapports avec ces gens. Puis, bien vite, il saisit avec douceur par le bras sa promise en lui montrant la Princesse Targaryenne, ne lui laissant guère le temps de rebondir sur ses récents propos. Après tout, Rahéna n'était pas aussi emportée qu'Asafa, aussi saurait-elle murir quelques cinglantes réparties, mais pour l'heure, le géant des Osseux l'emmenait vers la femme du Prince.

- Viens, allons présenter nos respects à la Princesse. La pauvre, tout le monde s'en fiche d'elle parce qu'elle n'est pas Dornienne, allons lui remonter le moral, qu'en dis-tu ?

Et sans réellement attendre de réponse, le Ferboys avait conduit l'héritière aux scorpions jusqu'à la Princesse. Si certains l'ignoraient, que d'autres la méprisaient, Asafa semblait, quant à lui, se moquer littéralement de tout ceci et offrit un sourire sincère ainsi qu'une révérence protocolaire, tout en conservant sa main délicatement posée sur le bras de sa promise.

- Votre Altesse, je me nomme Asafa Ferboys, de la maison Ferboys. C'est un honneur de vous rencontrer enfin. Je comprends désormais, en voyant votre beauté, comment vous êtes parvenu à soumettre notre turbulent peuple, là où même les dragons de vos ancêtres avaient échoué.


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Oberyn Dayne
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Message Lun 22 Avr 2013 - 9:45


La Procession des Sables.


Le simple fait qu’il eut de nouveau l’audace de l’interpeller sous le pseudonyme propre à l’amitié suffit à ne prendre que plus bouillant son sang propre à ne faire qu’un tour. Il encaissa mal la première pique qui lui fut adressée, moquant ses capacités martiales quand le Febroys en venait à douter des capacités de l’Epée du Matin à pouvoir faucher sa vie. L’infirmité héritée de la Procession offrait elle un surplus de courage à l’Histrion des Osseux ? Ou bien était-il tout simplement plus stupide que l’on pouvait bien se figurer ? Stoïque, Oberyn ne manqua point d’afficher une certaine moue de surprise devant l’idylle qu’avançait le lancier. Un lien particulier l’unissait à Rahèna mais rien qui n’ai jamais eu à mêler les histoires du cœur cependant… Ce doux crétin ne venait il pas de dévoiler faiblesse évidente aux yeux de tous comme le plus débutant des combattants ? Commissure ourlée devant le satisfaisant constat des candides capacités de cet opposant aux, finalement, talents beaucoup trop surévalués, le Chevalier des Météores se fit fort d’opposer mine de marbres aux successives attaques dont il fut l’objet. Sa tempérance fut toutefois mise à rude épreuve quand le Ferboys vint à insulter ses origines Dorniennes, son appartenance au peuple de Dorne ainsi que toute notion d’honneur comme de courage… Bras croisés et crispés que son plastron d’argent, il ne manqua pas de délivrer un sombre regard vers celui que l’on aimait à surnommer Géant, gravant en son esprit des mots de rancunes qui lui intimeraient de tirer l’épée face à pareil crotale avide de cracher sur son nom comme ses valeurs. De Géant il n’avait que le nom, restait désormais à voir s’il en aurait les tripes quand Oberyn se présenterait à lui pour lui faire ravaler ses mots, une fois qu’il eut triomphé des Forces Fer-Nés… Poings serrés au point d’en faire blanchir les articulations de ses doigts, l’Epée du Matin réveilla les douleurs de sa main gantée de taupe alors qu’il répétait dans sa tête les mots de rancune qui accablaient l’histrion Ferboys, récitant sa litanie d’aversion alors que ses yeux auréolés d’ombre foudroyaient le dos fuyant de celui qu’il n’avait, jamais, aussi peu estimé et qui rendait plus amer encore tous les vœux qu’il avait pu prononcer au soir d’une bataille âprement gagnée, dans les bras d’une Dornienne qu’il pensait aimer…

Pareil ressentiment eut tôt fait de lui faire oublier la précédente passe d’arme qui l’eut opposé à la fille de l’acariâtre lancier. Aussi fut il surpris de voir cette dernière l’approcher, arquant un sourcil de la méfiance que pouvait inspirer des années de service en temps qu’écuyer. Fondant ses améthystes dans les sombres prunelles de la vipère des sables, il resta un temps incrédule face au sens premier du geste dont elle venait de le gratifier, estimant celui-ci d’une unique façon : leurs prochains échanges n’auraient rien de courtois ou encore de civilisé… Il la regarda ainsi s’avancer, méditant un instant la portée de ce qu’il percevait comme une menace à peine voilée. Dernière de celles qu’il eut à recevoir au cours de cette procession ? Rien n’était moins sur… Sortant enfin de son immobilisme, Oberyn finit par emboiter le pas de ses nobles semblables pour pénétrer sobrement dans le Palais de Lancehélion. La fraicheur des lieux fut une sorte de réconfort alors que les Murs du Palais ne savaient que lui rappeler les complices moments qu’il y avait récemment passé en compagnie de son amie, lady Ismaëlle. L’on touchait au but alors que se présentait la salle Principale. Dès lors, Oberyn n’aspirait plus qu’à se retirer pour admirer l’immensité de la Mer et laisser derrière lui cette assemblée qu’il regrettait presque avoir côtoyé. Restait encore quelques points de détail à régler…

« Tant qu’à faire de me rendre prochainement aux Sept Enfers, autant y aller avec des combattants Uller pour qui je n’ai que du respect ! » Formula-t-il à l’encontre de la Vipère alors que cette dernière semblait fuir les mondanités. A son égard, il ne fut point des plus chevaleresques et par ces mots lui témoignait toute la fierté qu’il avait de pouvoir combattre ceux de la Seiche en compagnie de guerriers chevronnés. Autant de mots qu’il avait, jadis, formulé au père de la Dornienne alors qu’ils devisaient en chevauchant au grès des Montagnes Pourpres. Intimement, Oberyn se doutait bien que telles paroles ne changeraient rien à toute l’inimité qui pouvait bien lui être adressée. Tout juste souhaitait il affirmer qu’à défaut de ses semblables, il avait de l’estime pour ses frères Dorniens comme ses sœurs Dorniennes, quand bien même ceux-ci ne voyaient en lui qu’un fieffé connard bardé d’une Epée qu’il avait bon dos de manier… Et si ces mots n’allèrent pas plus loin, ils brûlaient d’ajouter que s’était bien préférable à se voir entouré d’intrigants Ferboys. Enfin, une prose tout juste bon à le voir récolter plus de venins comme de quolibets de la part des fous du désert, en somme. Bien dommage, il avait toujours eu l’estime des combattants chevronnés. Adressant un neutre sourire au jeune frère que la Vipère enserrait dans ses anneaux, l’Epée du Matin lui céda enfin le chemin pour s’animer d’un pas tranquille et s’avancer plus encore, vers le couple Princier.

Il retrouva un semblant de contenance à mesure que ses pas le portaient vers le couple Princier, suivant à la lettre les conseils que lui avait jadis délivré sa Lady Ismaelle afin qu’il ne soit point raillé en société. Néanmoins, la Dame de la Tombe au Roy n’avait jamais fait mention de la saisie de son estramaçon alors que son allure Spartiate le menait à retrouver le Ferboys et sa promise aux côtés du couple Princier. Et dans un mouvement infime, une mince part de la blanche lame d’Aube fut mise à nu avant de disparaitre tout à fait. S’il était sanguin et furieux, Oberyn n’en était pas devenu stupide au point de briser les lois de l’hospitalité… A défaut, il se planta derrière Rahéna et son promis, singeant a statue de sel alors que son visage neutre s’animait d’une élocution lente pour adresser au Ferboys le juste retour de son fiel : « Un jour viendras où tes sourires comme tes facéties ne seront plus à même de dissimuler ce que tu es vraiment... Et ce jour-là, je prendrai plaisir à t'affronter pour finalement t'ouvrir de l'aine au plexus et ainsi déverser dans la poussière tes entrailles où ne niche aucun courage... Ce jour-là, tu gémiras... Et tu imploreras que ma main t'offre une mort immédiate quand, dans un sourire, j'observerai les rats venir boulotter ta carcasse. Intimement... Profondément... Guète donc l’ouest et affute donc ta misérable lance car je saurais te faire payer tes souillure à mon nom comme à mon honneur une fois cette Guerre terminée. C’est une Promesse Asafa. Une Promesse faite… » Joignant le geste à la parole, Oberyn administra une petite série de claques se voulant amicale sur la joue de celui qui s’échinait à l’appeler « son ami ». Et alors que le Chacal des Osseux sentait le poisseux de gouttes sur ses chairs, le Chevalier des Météores conclut : « Dans le sang… ! »

Un sang coulant dru de l’entaille faite à l’un de ses doigts, alors qu’il avait sciemment dégainé sa lame pour sceller dans le sang ses vœux de rancœur. Et sans qu’une gêne quelconque ne naisse en son cœur du fait de cet échange macabre, Oberyn vint à poser sa main gantée de taupe sur l’épaule de la belle Rahéna : « Le Seigneur mon Père entend sous peu venir visiter son vieil ami Lord Thuryel… Nous prions tous pour le retour de sa Santé. Par ailleurs, Lady Talia m’apparait plus qu’impatiente de revoir ce cher Luhàn. Je me fais fort de les accompagner une fois la Guerre terminée. Peut-être pourrons-nous planifier tout cela de concert… ? » S’échappant du couple promis à la gouvernance avisée du Grès, il se fendit de derniers mots à l’attention de chacun : « Profite donc bien de Lancehélion Asafa… Milady, j’espère avoir le plaisir de vous revoir avant de m’en retourner vers les Météores. » Et c’est sans autre forme de procès qu’il les planta donc sur place, animant ses pas comme son allure pour se présenter à la Princesse de Dorne.

Face à l’épouse Targaryen et au Prince Maron, Oberyn inclinait respectueusement la tête vers le sol, pliait le genou dans un fond sonore métallique. Sa pelisse de lion blanc ondulait au sol alors qu’il posait genou à terre et que ses longs cheveux d’or argenté retombaient de part et d’autre de son visage désormais face au sol. Pommeau d’Aube émergeant au-dessus son épaule droite, c’est presque entièrement drapé de clair et de blanc que l’Héritier de la Citadelle des Météores mua sa voix en un semblant de ton fier, respectueux comme déterminé afin de présenter ses vœux d’allégeance à son souverain comme à la Princesse qu’il n’avait jamais eu le luxe de côtoyer auparavant : « Mes Seigneurs… C’est pour moi un immense honneur que de pouvoir défendre votre nom sur… » « Aemon ? ! » Un frisson glacé parcourut le dos du Chevalier quand son visage vint à se redresser. Surprise et incompréhension se lisaient sur ses traits alors qu’il rivait ses pupilles améthyste sur le faciès de la Princesse Targaryen. Cette dernière semblait comme opposée à un revenant, en témoignait l’expression de son visage. Il était des plus amusant de noter la frappante ressemblance entre la Princesse Targaryen et le Parangon Dayne alors que tous deux se miraient dans une relative incompréhension. Bredouillant son impéritie, Oberyn ne fut guère en mesure d’avancer plus de mots face au Prince comme à la Princesse de Dorne. Le souffle coupé, il semblait aussi groggy qu’interdit. Ce n’est pas tous les jours que l’on découvre être l’exact portrait d’Aemon Chevalier Dragon de la bouche d’un de ses contemporains… !

Citation :
Pour ce qui est du passage avec Daenerys, j’ai l’autorisation de Maron. Merci à tous pour ce super sujet ! Je vais avoir plein de liens à ajouter / actualiser !

PS : J'ai explosé le compteur de mots...




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »
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Rahéna Qorgyle
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Général Héritière du Grès
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♦ Missives Aventure : 39
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 17/12/1988
♦ Arrivée à Westeros : 12/01/2013
♦ Célébrité : Noemie Lenoir
♦ Copyright : Miranda *.*
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♦ Age du Personnage : 23
♦ Mariage : promise à Asafa Ferboys
♦ Lieu : Le Grès, Dorne
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Message Mer 24 Avr 2013 - 21:20

    La famille était le maître mot pour Rahéna, tout comme le devoir. C'était par obligation familiale envers son père et par devoir auprès du Grès, qu’à la base Rahéna avait consenti à épouser le Ferboys qui s'était joint à la procession.
    Elle connaissait sa réputation, l'image de son clan, et pourtant, depuis qu'ils échangeaient régulièrement elle n'avait pas reconnu en lui tous les défauts et les maux dont on voulait l'accabler. Il était jovial, même avec les gens qu'il n'aimait pas, il s'arrangeait pour les mettre à mal avec des calembours mouillés d'acide. Plus elle le regardait et l'observait, plus elle doutait qu'il soit si "simple" que ça. Elle optait plus pour le fait qu'il ne voulait pas se mêler à la politique. Ce jeu du pouvoir que tout le monde semblait vouloir absolument.
    Pour sa part elle avait bien assez à faire avec le Grès et rien de plus. Bien sûr, ce qui touchait Dorne la concernait de près, mais pourquoi fallait-il toujours être contre l'innovation? L'ouverture aux autres?

    Son frère était allé s'occuper des troupes, entre eux, les mots ne servaient plus réellement, ils se connaissaient trop bien et depuis très longtemps. Lui et Luhàn étaient ses alliés, les épaules sur qui elle pouvait compter en temps de difficultés. Pouvait-elle en dire autant de son futur époux? La confiance se méritait, il grappillait un peu plus chaque jour la réticence de la Dame du Grès, mais cela serait-il suffisant? Pouvait-elle être avec un homme opposé à ses idées, ses options, et qui cherchait querelles à ses amis?
    … Si c'était le cas, elle ne lui laisserait pas le choix.

    D'ailleurs, en tirant l'oreille du Géant des Osseux, elle lui signalait ses pensées, à lui de faire en sorte de s'y plier. Elle allait ajouter quelques mots lorsque Anissa Uller, vint poser vigoureusement ses mains sur les épaules d'Asafa, tout en lui proférant des menaces, ma foi, fort imagées. Passant sa main devant sa bouche, Rahéna dissimula un sourire. Il n'était certes pas convenable de rire dans pareille circonstance, mais voilà, la fatigue, le voyage, peut-être la chaleur, faisait que la situation lui paressait cocasse.
    Sur la salutation, Rahéna redevint sérieuse, inclinant légèrement la tête.


    - A vous aussi chasseuse de Denfert.

    Bien des femmes auraient été outrées des gestes que la fille de Rennifer avait eu envers Asafa.
    Mais à quoi bon être jalouse alors que la réputation de coureur de jupon de son promis n'était plus à faire. D'autre part, si une chose avait dû se passer entre ces deux-là, la procession aurait sans doute été le lieu de bien différentes batailles. Du moins, c'était son point de vue, aussi elle resta calme.
    Cette altercation lui donna cependant le temps qu'elle avait besoin pour analyser les paroles du Géant des Osseux. Comme ça, il était jaloux, c'était bon à savoir, très bon… D'un autre côté, même si avec Oberyn ils étaient restés sage, elle avait pour lui malgré tout, un amour différent que l'amour fraternel qu'elle voulait lui donner. C'était difficile, compliqué, et elle ne voulait pas y penser actuellement. Elle ne voulait pas poser de mots sur leur relation de peur de la voir s'affadir et de perde son ami si précieux à ses yeux.

    Le rire d'Asana la ramena à l'instant présent. Comment pouvait-il être toujours aussi insouciant et futile. Mais il était vrai, il disait tout haut, ce que tout le monde pensait tout bas, enfin pour la plupart. La franchise dans la noblesse était plutôt une chose à proscrire car la mort risquait de frapper bien d'avantage.
    Se retrouverait-elle veuve derechef, avant même d'avoir prononcé les vœux sacrés devant la Mère Rivière. Lorsqu'il tourna de nouveau son regard vers Rahéna, celle-ci le fusilla d'un regard noir et réprobateur. Oh non elle n'était pas jalouse, mais elle ne voulait pas de ce duel ici entre ces murs, ce soir, ni un autre soir. Mais pourquoi diable refusait-il de rester raisonnable ne fut-ce que plus de trente petites minutes. Ce n'était pas si difficile de rester en place. Elle avait l'impression d'avoir un enfant devant elle à qui elle allait devoir faire la morale pour une énième fois.
    Bien sûr il avait réussi par sa bonhomie à faire réévaluer l'hésitation que les gens portaient sur sa famille, mais cela ne durerait pas éternellement. Alors qu'elle allait le rabrouer à la manière d'une mère plus que d'une épouse, il s'empara de son bras avec douceur pour la trainer devant le couple princier. Elle laissa échapper un soupir de lassitude et se laissa faire docilement. Après tout, les Martell n'étaient pour rien dans l'attitude désinvolte de son compagnon.


    - Visiblement…Mais pourras-tu remonter le moral d'une femme qui n'ai pas de Dorne alors que tu as déjà du mal à t'entendre avec tes semblables?

    Sur ce, elle se contenta de se composer un visage sympathique. Leur désaccord ne devait pas en pâtir sur la réception et l'hospitalité du Prince. De plus, elle était réellement ravie de revoir Lady Daenerys.
    Devant le couple symbole de la principauté de Dorne, Rahéna s'inclina dans une révérence tout à fait protocolaire. Le sourire qu'elle offrit à ces deux âmes était sincère, chaud et réconfortant. Son regard était empli de douceur et de sympathie pour la Princesse.


    - Veuillez excuser mon promis Lady Daenerys, ce n'est pas un mauvais bougre.
    Je vous présente mes respects Princesse, c'est le cœur en liesse que je vous revois. Je suis heureuse de pouvoir vous voir aujourd'hui. Transmettez mes amitiés à vos enfants également.


    Elle s'inclina une nouvelle fois, peut-être qu'avant son départ de la cité elle pourrait s'entretenir davantage avec elle.
    Dans son dos, elle sentit l'odeur de son ami d'enfance, son regard pesant dans leur dos. Il était en colère et elle ne pouvait l'en blâmer.
    Les mots qu'il proféra était une mise en garde qu'elle était sûre, Asafa prendrait à la légère. Bornés soient-ils tous les deux. Elle les observait comme l'on observe des frères qui se déchirent. Car c'était un peu ça qu'elle ressentait en les voyant. L'un était son présent, l'autre son avenir. Comment choisir entre la lune et le soleil? L'amère et le miel…Pourquoi devaient-ils se détester à ce point ? Qu'importe, c'était leur histoire et non la sienne. Le problème pourtant restait le même si ils venaient à se battre. L'un passerait probablement de vie à trépas et elle ne voulait pas cela.

    Doucement, elle prit la main d'Oberyn posée sur son épaule alors qu'elle lui souriait tendrement. Comment le blâmer d'essayer de protéger et de préserver tout ce qu'il avait durement acquis, comment rester de marbre alors que le désert pratiquement dans son ensemble semblait vous en vouloir? Après tout, n'était-elle pas son amie, sa vieille amie sur qui il pouvait compter?


    - Je vous remercie de votre sollicitude, Lord Olyvar est plus que le bienvenu au Grès bien entendu, quand à votre charmante sœur, je suis sûre qu'elle ravira mon benjamin de sa présence. Quant à vous Ser Oberyn, vous savez que le Grès vous accueillera toujours les bras ouverts.

    Elle porta le doigt blessé à ses lèvres pour récupérer le sang entre ses lèvres et déposer un baiser chaste sur la plaie.

    - Vous êtes mon ami, et comme un frère pour les miens, vous avez tant fait lorsque j'en avais besoin. Vous trouverez toujours au Grès un soutien solide et des amis fidèles.
    Soignez cette plaie avant que cela ne s'infecte.


    D'un signe de tête elle le salua et s'éloigna avec son futur époux du couple princier et de toute l'agitation qui pouvait régner autour.
    Lorsqu'ils furent enfin à peu près seuls, elle darda son regard dans celui de son prochain époux.


    - Je ne saurai tolérer la moindre échauffourée au sein de la cité, Asafa! Que ce soit avec la Vipère Anissa Uller ou Ser Oberyn. Je ne veux pas d'incident diplomatique. Tu es mon promis et cela te place sous mon étendard comme je suis sous le tien. Nous nous sommes mis d'accord, depuis notre rencontre. Ne salis pas le nom des Qorgyle ou tu risqueras de t'en mordre les doigts, mon tendre époux.
    En dehors de Lancehélion et du Grès tu es libre de faire comme bon te semble. Cela devrait te laisser assez de marge de manœuvre!


    Elle posa son index dans un geste autoritaire sur les lèvres d'Asafa, lui signifiant que la discussion était close, d'ailleurs Duncann, revenait déjà vers eux avec deux serviteurs qui allaient leur montrer l'endroit de leur repos.


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Message Jeu 25 Avr 2013 - 11:42

L'invitation à séjourner dans la demeure princière fut annoncée une fois toutes les hypocrisies et les cadeaux avancés au Prince qui les recevait. En réalité, la hâte de rentrer au domicile familial le tentait bien plus que de rester dans ce lieu mais la route était longue et l'avoir déjà réalisé dans un sens lui indiquait avec raison que faire demi-tour n'était clairement pas conseillé. Ses hommes et son oncle avaient de toute façon besoin de repos, c'était plus que sensé vu la blessure de ce dernier. Et puis refuser l'hospitalité de leur Prince si ouvertement ferait sûrement parler négativement de son comportement et de sa maison. Son désir ne prenait guère ce penchant surtout après avoir réalisé toute cette procession à laquelle y participer n'aurait du être qu'en tant que protecteur de sa jumelle. Car la laisser aller seule vu les dangers du désert n'aurait clairement pas été dans ses objectifs. La vouloir morte n'avait jamais été dans ses intentions contrairement à Edarra par exemple. Néanmoins penser au sang de son sang ne lui permettait pas d'appréhender la suite des évènements de manière agréable. En réalité, rentrer n'était plus maintenant quelque chose de plaisant. La haine et le jeu de pouvoir qu'il était désormais obligé de jouer le fatiguait atrocement, autant que les discordes au sein même de leur contrée qu'il aimait réellement depuis toujours. Malgré les positions de chacun, le futur était sombre et flou. Savoir quoi faire concrètement était difficile mais une mission bien spécifique lui avait été donnée par Rennifer et pour l'instant, ses pensées se dirigeraient vers ce point d'ancrage, le seul en réalité qu'il pouvait avoir en ce moment. Tout ceci avait quelque peu déconnecté son esprit du moment présent, aussi dut-il revenir à la réalité quand tous se remirent en route pour terminer cette procession dans les règles établies de l'hospitalité.

Dashkar fut contraint de quitter son épaule. Son entrée dans toute demeure se devait de se faire sans son familier à son plus grand regret. Mais revivre la mise à mort de ce dernier ne pouvait pas être autorisé. Le vivre une fois suffisait largement à lui rappeler quelques règles nécessaires, comme le laisser dehors excepté quand il serait dans la chambre attitrée à sa personne et si cette dernière lui permettait d'ouvrir la fenêtre afin de profiter de la présence, neutre et apaisante de son rapace. Au moins, les marques sur son épaule continuaient à diffuser une légère douleur pour réfréner le déplaisir du moment actuel. Au moins, devait-il reconnaître que le lieu restait respectueux de leurs goûts dorniens et non de ceux de l'épouse qui venait du nord. Pour le moment, l'apercevoir n'avait pas été encore apporté et si cela était possible, il s'en serait clairement passé, mais bien sûr cela était trop demandé car bientôt sa présence tant dépréciée venait de joindre la partie l'obligeant à davantage d'hypocrisie. La pièce où ils terminèrent annonçait que les serviteurs prendraient plaisir à les conduire au lieu de repos attribué, et en suivre un maintenant aurait été clairement dans ses opinions mais son oncle lui indiqua un salut au couple princier avant toute retraite, ce qu'il se sentit donc obligé de réaliser. Tout le monde l'avait fait, ne pas suivre ce genre de protocole serait clairement déplacé et sa maison vassale et fidèle ne pouvait se permettre ce genre de comportement. Ses connaissances sur l'attitude d'un noble n'avaient pas échappés à son esprit et il savait pertinemment les règles à respecter. Ce n'était pas pour la cause qu'il appréciait de le faire néanmoins. Ainsi, laissant les personnes présentes offrir leurs derniers mots avant le repos, ce fut à son tour de s'approcher. Un concours de circonstances entraîna qu'il soit le dernier à le faire, ce qui n'était pas forcément pour lui plaire ou lui déplaire. Le tour de passage était totalement sans importance. S'approchant avec son oncle, il s'inclina avant de proférer les paroles simples et protocolaires.

"La maison Forrest vous remercie pour votre hospitalité et vous présente ses respects."


Ne pas s'adresser directement à cette femme était voulu bien que son attitude n'indiquait clairement pas d'hostilités ouvertes. Ce n'était pas le but de la manoeuvre et il ne souhaitait guère entraîner de désagréments sur sa maison. Son oncle adressa encore quelques paroles de convenance, lui-même préférait désormais le silence n'attendant que le départ pour une retraite méritée. Quand celle-ci fut accordée, il se laissa guider vers ses appartements. En réalité, le réel repos ne serait peut-être pas de la partie toute de suite, mais la solitude serait déjà un genre de recueillement nécessaire. Peut-être profiterait-il également de cette paix pour visiter les lieux discrètement en solitaire et profiter de la fraicheur de la nuit lorsqu'elle serait de la partie. Leur départ ne se ferait clairement pas tard le lendemain, le besoin de retrouver sa demeure, ses marques, ses faucons et ses habilités usuelles seraient bien plus salvateur que de traîner à Lancéhélion. Quel dommage d'être contraint de ressentir une telle aversion pour la capitale et la demeure de leur Prince, figure emblématique. Toujours est-il que se laissant guider sans réfléchir, pour l'instant, le repos d'esprit primait largement. Il l'avait mérité.

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Message Lun 20 Mai 2013 - 17:56

Peu lui importaient réellement les réponses d'Asafa à ses déclarations. Les choses étaient dites, le message était passé ; qu'il le prenne avec sa coutumière légèreté lui était égal, parce qu'elle s'y attendait tout à fait. Ne répondant donc qu'un rictus entendu aux mignonnes provocations du Géant affable, elle glissa sa dextre dans la chevelure de son frère, dans un geste qui commençait sans doute à trahir, pour qui l'avait fréquentée ou observée durant cette longue procession, un réflexe d'apaisement familier. Alors que sa marche lente, régulière et raide l’entraînait dans le sillage de son père et d'un servant des Martell qu'elle jugeait par avance assez agaçant pour mériter une mort longue et douloureuse – étouffé par du miel versé dans sa gorge, pour le punir d'en avoir trop abusé en compagnie étrangère. Elle leva brièvement les yeux vers le plafond, éprouvant un instant une lassitude mêlée d'impatience devant sa propre humeur. La Vipère était un animal dompté qui se montrait lui-même pour faire bonne figure, mais sa docilité apparente n'était qu'un brassage entre le respect qu'elle devait à son cousin et lord, ainsi qu'un vestige d'estime envers la Maison régnante. Si elle n'avait écouté que son amour du désert, elle serait restée au cœur de ce dernier, silencieuse, sans parler à aucun des protagonistes de cette mascarade – et la Rivière Mère savait combien les dunes pouvaient lui manquer, juste à cet instant.

Ses prunelles noires retombèrent et glissèrent, presque par hasard, à moins que ce ne fut par un dernier soupçon de défi, vers la faille princière. Quelques uns des participants de la procession venaient leur rendre hommage une fois de plus, certains s'adressaient au Prince lui-même, d'autres à la famille dans son ensemble, d'autres encore à leurs membres, tour à tour, mais l'attention de tous les membres de la lignée de Nymeria n'était pas captée constamment par toute cette ruche de courtisans, d’intrigants et de guerriers. Les iris sombres de la Uller croisèrent deux orbes violacées à la fois douces, fermes et lointaines. Elle venait d'effleurer le regard de la princesse Daenerys Martell et cet infime contact avec un membre de cette lignée consanguine honnie lui fit l'effet d'une gifle glaciale. Elle découvrit fugacement les dents, crispa manifestement les mâchoires et soutint ce regard aussi longtemps qu'elle le put, avant de devoir tourner la tête pour suivre ce sautillant domestique qui les guidait, elle, son père et son jeune frère, dans les tréfonds du Palais Vieux.

Son humeur déjà proverbialement aigre en fut réchauffée, mais certes pas en bien et, alors qu'elle s'éloignait de cet endroit et que sa silhouette haute et droite se trouvait avalée par le couloir dans lequel on l'avait entraînée, elle se voûtait, ses épaules se haussaient, ses bras se ramassaient, son échine se cambraient. En quelques secondes, malgré sa robe, elle était redevenue parfaitement bestiale. Une servante jeune, manifestement gaie, ravie de voir autant d'animation, belle et fraîche comme un fruit de printemps, s'approcha des nobles en leur offrant tant un sourire qu'un plateau chargé de victuailles, mais sa voix, qui était suave pour le peu qu'on put l'entendre, s'étrangla dans sa gorge et elle se confondit en excuses bredouillées, tandis qu'elle reculait devant un seul regard de la part de la lady de Denfert. La jeune fille, sans doute, pourrait dire au soir qu'elle avait cru être sur le point d'être écorchée vive et jetée sur une dune brûlante. Elle pouvait parfaitement bien avoir raison de le croire, à en juger par l'expression d'une sauvagerie rare qui s'était affichée sur le visage de la Vipère. Non pas que ses traits déjà durs étaient réellement déformées, mais il y avait dans sa façon de soulever légèrement le coin de ses lèvres, de dilater ses narines, ainsi que dans son regard même – quelque chose de brûlant et de noir comme le cœur d'une forge – qui n'avait rien d'humain et tout de prédateur. Ce fut dans un silence rendu tout relatif par l'écho des rires et de la vie de l'endroit qu'ils furent menés aux chambres qui étaient destinées à garder les Uller, plutôt qu'à les recevoir, jusqu'à leur départ.

Aussitôt la porte refermée derrière elle, ses ongles s'accrochèrent aux drapés de sa robe qu'elle retira avec une hargne précise et fougueuse, n'ayant aucun soin envers le tissu rare et précieux que sa mère avait fait commander, tailler et coudre avec un soin minutieux pour la mettre en valeur. Quasiment nue et tout à fait enragée, elle jeta tant le tissu que ses armes au sol, se ruant sur le lit qu'elle entrevoyait sans vouloir regarder seulement tout le reste du décor. Elle savait par avance qu'elle en serait agacée et que cette infime brouille d'humeur pouvait suffire, dans son état, à la faire exploser et commettre des actes qu'on pourrait lui reprocher – elle avait fait trop d'efforts pour tout gâcher pour une bouchée de chair de flagorneur. Alors qu'elle enfouissait son visage dans les draps, elle sentit une petite main familière lui tapoter le flanc. Elle remua sans s'extraire de son abri de toiles trop douces à son goûts, mais la menotte insista. Après plusieurs secondes à gronder son mécontentement et à frémir des jambes, elle bascula sur un coude pour rugir au visage de son petit Otton.
    « Quoi ?! »

L'enfant esquissa un très petit sourire et la jeune femme s'apaisa d'un rien, reniflant sans élégance avant de reposer sa joue sur sa couche, un œil noir toujours posé sur le jeune garçon. Ils s'observèrent en silence de longues secondes, avant que la mimique du bambin ne remporte la bataille face à l'humeur de son aînée. Cette dernière tendit le bras, happa celui de son cadet dans sa poigne et l'attira à elle de force, malgré une protestation vite étouffée dans son étreinte. Elle se roula tout autour de lui, l'empêchant de se débattre efficacement et, alors qu'il commençait à la mordre tandis qu'il suffoquait presque, la Vipère grogna un rire aussi franc qu'encore empli de colère, puis desserra les bras. Il la mordit tout de même, avant de happer de l'air et de frotter son nez au sien. Elle l'embrassa sur le front, le repoussa un peu. Il souffla.
    « On va rentrer bientôt. »

La tentative de son jeune frère pour la rassurer elle la fit sourire en coin et elle lui enfonça par réflexe la tête dans son coussin, pour faire la monnaie de cet échange trop mièvre, avant que sa main ne s'adoucisse et qu'elle ne préfère l'attirer dans son giron, sans violence ni étouffante pression cette fois. Elle garda les yeux mi clos sur son humeur et sa présence ici, davantage enfermée par le protocole que par ces murs trop colorés et ces gardes trop guillerets pour qu'elle puisse les trouver un instant estimables. De longues minutes passèrent, durant lesquelles elle médita sans grande profondeur sur ce qu'elle ferait en rentrant, sur la chasse qu'elle donnerait aussitôt qu'elle pourrait retrouver et honorer son désert, ainsi que les meurtres qu'elle accomplirait bientôt pour une couronne qu'elle ne respectait pas. Son frère s'était endormi, elle par contre ne trouverait pas le sommeil aussi facilement. Se glissant hors du lit avec souplesse, sans un bruit, elle retrouva le sol et fouilla vaguement l'endroit du regard. A regrets, faute de mieux, elle passa sa robe de nouveau – une des manches était légèrement décousue et la ceinture à sa taille avait souffert, mais, dans l'ensemble, cet aspect plus négligé lui correspondait mieux. Elle se sentait presque à l'aise.

Se glissant en dehors de la chambre, dont elle referma la porte avec précautions, elle gagna l'huis qu'elle avait vu se refermer sur son père et, après avoir laissé ses ongles en gratter le bois pour s'annoncer, elle se glissa à l'intérieur. Dardant un regard à la fois las et violent, plein d'ire et de distance dans les yeux du vieux lancier, elle souffla.
    « Ils me répugnent. Je les hais. Eux. Leur mollesse. Leurs sourires. Leurs mensonges. »

Elle s'approcha de son père, refermant le poing pour le porter avec une force lente sur son épaule, sans quitter son regard du sien.
    « Je suis tellement fière d'être ta fille. »

Elle grimaça un sourire presque tendre, presque joyeux, presque triste pourtant et, avant d'ajouter quoique ce soit, adressa un coup nettement plus appuyé et bien mieux exécuté dans le flanc paternel, avec une joie sourde et un soulagement palpable. Rien, dans tout ce monde, n'avait d'égal que la chaleur de la rage et la saveur du sang familial.

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