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Rassemblement : La Procession des sables

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Oberyn Dayne
Chevalier

Général

• Epée du Matin •
◌ Vision du Guerrier ◌
• Champion de la Maison Martell •

« Honneur, Loyauté, Sacrifice. »

♦ Missives : 2094
♦ Missives Aventure : 87
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 30/03/1988
♦ Arrivée à Westeros : 17/09/2012
♦ Célébrité : Jamie Campbell Bower
♦ Copyright : Violain <3
♦ Doublons : Gunthor Estremont
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Fiancé à Edarra Ferboys
♦ Lieu : Citadelle des Météores.
♦ Liens Utiles :

Disponibilité : 3/4 RP's
Présentation d’Oberyn
Voyages & Aventures
Capacités d’Oberyn
Chroniques de la Maison Dayne

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Message Sam 16 Mar 2013 - 15:10


La Procession des Sables.


« Ne laisse pas aux autres le soin de secourir ta promise si tu veux encore te faire appeler homme ! Putain d’histrion . . . » Cracha en toute haine l’Epée du matin alors que sa féminine compagnie l’avait amené à retrouver le centre du campement, lui permettant laisser éclater sa colère à l’encontre de l’inactif Ferboys que semblait avoir, déjà, apostrophé Rennifer. Toute la rage d’Oberyn à l’égard de ce blason comme des cas de conscience et des sentiments contraires qu’il lui inspirait venaient d’exploser en un instant, déformant son visage d’un rictus de rage alors que le carmin maculait toujours ses traits. Sa mâchoire fut plus crispée encore quand un sifflement caractéristique vint à ses oreilles, détaillant le parcours d’une flèche qui aurait, très bien pu, finir figée dans son crâne. La rage se mua en colère sourde alors qu’il détourait de son regard améthyste la silhouette de l’archer qui l’avait précédemment ciblé, une inextinguible fureur emplissant son être alors que sa voix fendait le tumulte des combats comme des crépitements du brasier pour aimanter l’attention de ses comparses chevaliers : « Edward, Troy, Clay . . . A moi ! »

Et alors que le temps semblait se figer aux yeux du Dornien Chevalier, c’est dans une course d’aveugle colère que ce dernier vint à charger. Il faisait fi de la bataille alentour, fi des vies en danger comme fi de la protection de la Dame Rahéna qu’il délaissait. Aux bons soins de son futur époux comme de sa Garde Vie, elle n’avait point besoin de lui. En avait-elle jamais eu besoin de toutes les façons ? Sa rage toute entière n’était dirigée qu’en un faisceau unique vers ce solitaire archer, comme si le sang bouillonnant du Dornien l’affublait d’œillères biaisant sa réalité pour ne plus la voir animée que d’une vendetta sauvage. Sa charge fut tout d’abord rectiligne, animée ensuite de feinte de corps félines alors que la blanche lame abreuvée de sang composait le logique prolongement de son bras gauche, sa main d’épée ballant toujours e long de son torse. La suite ne fut que chaos et sang versé au beau milieu du sable soulevé. Toujours plus de chaud vermeil vint à peindre les traits de l’Epée du Matin, teintant de pourpre ses blancs vêtements comme de rouge sa chevelure flavescente. Bien vite, ses hommes vinrent à le flanquer, précédent l’assaut prochain de leurs boucliers, désormais, cabossés comme entaillés. Troy à la teinte cuivrée comme à la longue crinière frisée, Clay à la blonde chevelure et aux épais bras puissants ainsi qu’Edward à la peau d’Ebène, au visage aussi fermé que buriné et à la courte chevelure crépue poivre et sel. Représentant le corps de la chevalerie des Météores, ils s’animèrent de concert dans un ballet de lames furieuses, faisant toujours plus couler le sang de ceux qui venaient à les charger. Un instant de tumulte tout juste retrouvé, c’est dos à dos qu’ils se retrouvaient, auréolés des corps de ceux qu’ils avaient fauchés.

« Il faut rejoindre nos frères ! » Toussa Oberyn entre deux goulées d’air frais. La cuvette apportait une position défensive favorable contre la cavalerie mais offrait aux assaillants la dérangeante possibilité de pouvoir les encercler. Amorçant des pas en retrait, prenant bien soin de combattre tous ceux qui pourraient chercher à les empêcher de rejoindre leurs semblables, les Chevaliers savaient que briser l’encerclement reviendrait à charger. Et que contre pareille infanterie légère, rien n’était plus dévastateur qu’une charge de cavalerie. Aussi, si tôt le mur de bouclier Dayne rejoint, il ne manqua pas d’hurler : « AUX DESTRIERS ! »

Un regard à Ser Raynald suffit à entériner l’idée. Vociférant de sa voix de stentor, le Capitaine détachait certains de ses éléments pour rejoindre le groupe de quatre chevaliers revenus de leur escapade risquée. Dans leur fuite, les gens des Météores eurent la présence d’esprit de faire suivre quelques destriers et ce furent bientôt sept hommes qui montèrent en selle sous le commandement d’un Oberyn au regard inquiet, cherchant dans la masse des combats la frêle silhouette d’Haranka. Le temps n’étant point à l’oisiveté, il se jeta en selle sans ménagement alors que Clay menait les cavaliers à ses côtés, prêts à charger hors de l’anneau protecteur. Une œillade pour Dame Rahéna et ce fut tout. A croire que les Dayne cherchaient mort glorieuse plus que sécurité dans les conflits. Bah… Quitte à mourir, autant que ce soit avec panache ! Aube au clair et galvanisé par l’excitation des affrontements, l’Epée du Matin n’en vint même pas à ressentir s’il était blessé, portant un regard froid sur son poitrail pour investiguer la présence d’éventuelles plaies… Leurs vœux n’autorisaient point la faiblesse !





« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »
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Message Dim 17 Mar 2013 - 2:27

L'odeur des tripes, de la peur et de la rage étaient maintenant mêlée à celle du crin du cheval dont elle enserrait l'encolure, voûtée, plaquée contre l'échine de la bête furieuse. Elle avait l'envie instinctive de la mordre, pour lui montrer qui, des deux créatures fougueuses, avait la maîtrise de l'autre ; mais ç'eut été abandonner ses flèches. Alors elle se contenta de saliver, de siffler, de laisser se consumer une colère d'autant plus forte avec les secondes qui s'écoulaient que sa monture improvisée l'empêchait de reprendre son arc. Foutus animaux ! Toujours à prendre peur du moindre cri, de la plus petite plaie, toujours à bramer, à geindre, à gémir ! Des Bieffois, voilà ce qu'ils étaient. La Vipère expulsa un soupir grogné par les narines, pour faire la monnaie du chapelet d'injure qui montait à ses lèvres retroussées sur leurs pointes de bois. Le cheval, lui, se braqua, se cambra, manqua de se faire percer le flanc par la lance d'un assaillant contre lequel Anissa ne put rien faire, puisqu'elle n'avait aucun appui autre que celui de ses membres agrippés et qu'elle ne pouvait s'en défaire, ce qui nourrit son ire. Fort heureusement, l'instinct de l'étalon lui permit de survivre, évitant l'estoc ; il fila, également, droit vers le sud.

Face à elle, la délégation Dayne préparait ses propres montures, lesquelles piaffaient sur un sable rouge de sang et noir de corps ; la Vipère parvint, en s'agrippant plus fort de son bras d'arme comme de ses jambes, à dégager sa senestre pour la tendre vers le lien flottant. Il lui échappa une fois, deux, le cri rageur qu'elle bava sembla le convaincre d'obéir. Il lui tomba dans la paume, elle tira de toutes ses forces, contraignant le cheval à tourner la tête ; il ne fila plus droit, mais faisait des cercles erratiques. Là, l'humeur de la Vipère changea une nouvelle fois du tout au tout, ce qui n'était pas rare chez elle. Crocs toujours serrés, elle lâcha un rire aussi bref que sonore et, alors qu'elle scrutait, vive et alerte, les environs chaotiques, elle accrocha du regard un assaillant pris au fer avec quelque marchand, lequel fuyait, désespéré, mais bientôt condamné. La proie facile mais fuyante gardait l'attention du brigand. Le lien dans une main, le crin de l'étalon dans l'autre et jambes fermement serrées, « lady » Uller imposa au présent des Qorgyle de filer tout droit. Peut-être comprit-il, lorsque son échine fut frappée, qu'il allait mourir rapidement ; peut-être ne comprendrait-il jamais quel guerrier furieux l'avait ainsi chargé avec une force si magistrale. Anissa ne pouvait plus tirer à l'arc, mais la monture avait des sabots qui pouvaient tuer. Elle le fit se braquer en arrière, revenir sur l'homme à terre ; la monture, agacée, paniquée, frappait sol et chairs de ses pattes impatientes, le bruit immonde des os qui se brisent et de la viande foulée se fit entendre à quelques reprises. Le marchand, tombé à terre, mais heureusement épargné par l'élan de sa course, glapit et fila derechef, peu enclin à saluer sa sauveuse, laquelle était loin d'incarner la compassion ou l'aménité. Elle jubilait, montrant un visage de monstre. Le malheureux camelot penserait sans doute avoir échappé à une mort plus terrible que la précédente.

Rester immobile était risquer un nouvel estoc, aussi, après un dernier coup de sabot sur une chair qui ne gémissait plus, elle tira sur le mors, imposant à la monture des mouvements erratiques, dans un galop saccadé. Lui vint l'idée de retourner près du feu. Là bas, vers les lanciers, elle ralentirait assez pour percer leurs lignes et descendre de monture ; il y aurait bien des bras pour retenir la créature et libérer les siens, pour qu'elle les consacre à son arc. Restait à traverser une nouvelle part du camp : une sinécure. Un regard en arrière, vers la cavalerie Dayne, la convainquit d'attendre leur élan pour en profiter avec eux, s'il perçaient jusqu'à elle. Dans le cas contraire, elle irait seule.
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Rahéna Qorgyle
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Général Héritière du Grès
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♦ Date de Naissance : 17/12/1988
♦ Arrivée à Westeros : 12/01/2013
♦ Célébrité : Noemie Lenoir
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♦ Age du Personnage : 23
♦ Mariage : promise à Asafa Ferboys
♦ Lieu : Le Grès, Dorne
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Message Dim 17 Mar 2013 - 13:34

    Le feu de l'incendie de sa tente, celui derrière elle qui lui chauffait l'échine, tous ces cris d'agonie et de braillements sonores, elle comprit très vite qu'elle n'était pas à sa place ici. Elle n'avait rien d'une guerrière tout au plus savait-elle manier la lance et encore, le peu qu'elle se souvenait de sa jeunesse. La dague accrochée à sa cuisse restait cachée sous le tissu, mais pouvait lui être utile dans le pire des cas.
    Elle bénissait Rennifer de lui avoir laissé Hassiba. Elle avait l'habitude, cela se voyait à son visage. Elle empalait et déchiquetait les ennemis sans le moindre remord ou hésitation, c'était une arme et à cet instant Rahéna en avait pleinement conscience.
    D'un point de vue extérieur, l'héritière du Grès devait ressembler à un petit animal effrayé par le hurlement des prédateurs. Pourtant, la guerrière Uller pouvait sentir que l'oisillon qu'elle avait sous sa protection ne faiblissait pas, n'avait pas de haut le cœur ou ne semblait pas prendre ses jambes à son cou. Elle essayait juste d'analyser la situation aussi froidement que le permettait cet instant et de comprendre ce qu'elle pouvait faire pour se rendre utile, excepté rester en vie, cela lui semblait si évident.

    Du coin de l'œil elle vit la silhouette d'Asafa s'acharner encore et encore sur un corps déjà inerte, avant de l'entendre jurer.
    Elle aurait pu l'appeler si la vue de ses gens se regroupant efficacement ne l'avait pas interpelé. L'attaque surprise avait fait tomber quelques soldats du Grès, mais avait secoué le reste de l'ost marchant sous la bannière des scorpions.
    Le Général, du haut de sa quarantaine d'années, aux tempes grisonnantes, avait sonné le rassemblement de sa voix tonitruante. Rapidement ils s'étaient organisés. Pas de cavaliers ce soir, des fantassins armés de lance et à la fureur bien accrochée aux tripes. Les Arches du Grès passèrent en arrière-garde, s'alignant derrière les boucliers, et décochèrent leurs flèches. Les fantassins restèrent sur leurs positions, attendant le gros de la vague à venir.

    De sa position, Rahéna cherchait désespérément la silhouette de son frère parmi les hommes de sa maison qui tenaient les rangs serrés, lances et bouclier en mains, chacun protégeant son voisin, ils avançaient ou reculaient comme un seul homme. Seule la voix de basse du Général Uruk raisonnait pour donner les ordres dans ce chaos indescriptible.
    Enfin, son regard réussit à le trouver, il était parmi quelques braves qui combattaient en première ligne près des corps de leur tombés. Ils se battaient avec acharnement contre les charognards du désert, ils devaient être blessés, mais d'ici elle ne pouvait s'en rendre compte, elle espérait juste que ce ne soit pas trop grave.
    Après avoir récupéré les guerriers dans l'enclos protecteur des boucliers, lentement mais surement, le Grès reculait vers le feu pour être prêt s’il y avait une charge de cavalerie. On sentait dans les muscles et l'attitude des hommes qu'ils rongeaient leur frein silencieusement pour ne pas laisser libre court au sang chaud qui bouillonnait dans leur veines, leur intimant d'aller massacrer les pillards en se mettant à découvert en haut de la cuvette. Mais ils étaient disciplinés, peut-être moins que les Chevaliers des Dayne, mais ils obéissaient à leur Général.
    Si l'attaque des pillards avait l'effet de surprise, la nuit avait redonné un second souffle aux corps éprouvés des soldats qui connaissaient, tout comme les Uller, trop bien le désert.

    Dans un regard englobant tout le campement, Rahéna put prendre la mesure de l'horreur qui faisait rage. Les corps des marchands et autres roturiers s'étant greffés à la procession jonchaient le sable du désert qui s'abreuvait déjà du sang de ses pauvres âmes.
    Hassiba redoublait d'ardeur quant à déchiqueter les corps des assaillants qui tentaient de s'en prendre à elles. Au sol, près de leurs pieds, les tripes, les viscères et tout ce que pouvait contenir un homme se répandait là. Elle prit une grande inspiration et se campa d'avantage sur ses positions, prête à aider sa garde vie au besoin, même si elle doutait être d'un précieux secours pour cette femme si féroce.
    Pour le moment, elle devait survivre. Elle espérait intérieurement que Zéhyna avait réussi à récupérer l'étalon.

    Dan vit l'étalon chevauché par la vipère des Uller. Un chapelet de jurons lui échappa avant qu'il n'appelle Rendalf et Zéhyna. Tous trois se frayaient un chemin à la force du fer des lances lorsqu'ils ne pouvaient pas détourner leur chemin des adversaires face à eux.
    Bien pire que la mort à venir, ils craignaient le courroux de leur Dame s’ils ne revenaient pas avec l'étalon. Zéhyna les conduisait près du feu au centre du campement pour essayer d'intercepter l'étalon pour un peu qu'ils arrivent avant lui.





Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.


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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Lun 18 Mar 2013 - 8:37

Une pointe de douleur dans l'épaule lui tira une grimace alors qu'il ajustait sa position avec son bouclier et sa lance. Il entendit Oberyn crier quelques mots à son égard mais reporta bien vite son attention sur Rennifer qui revenait vers lui, couvert de sang et avec l'air d'un être encore plus fou qu'à l'accoutumée. Haussant un sourcil, il ne put s'empêcher de sourire une nouvelle fois, répondant à l'accariatre guerrier par un trait d'esprit tranchant littéralement avec le contexte.

- Allons, Rennifer, j'apprécie ta sollicitude à mon égard mais tu es marié, voyons.

Se mettant à la suite du vieil homme en route, il observait au passage la situation. Non, pour sûr, ce n'était pas une bataille rangée. D'ailleurs, est-ce que les Dorniens en avaient jamais réellement livrées ? Embuscades, escarmouches, guet-apens étaient la façon dont le peuple du Désert combattait depuis des siècles, et dont il combattrait certainement de longues années encore. L'épique et le poétique d'une immense plaine où s'affrontent face à face deux armées rutilantes, bannières flottantes dans le vent, étaient réservés à d'autres nations. Dorne se plaisait à surprendre, frapper au cœur puis disparaître, frapper sans être frapper, attaquer dans le dos, sans bruit, et s'envoler avant même la fin du combat. Certains y voyait un manquement à l'honneur. La plupart des Dorniens considéraient cela avec plus de pragmatisme, conscient d'être moins forts que leurs adversaires sur terrain découvert en face à face. Aussi, le manque d'honneur se transformait ici en ruse, la vilénie en tactique et le forfait en manœuvre stratégique. Aussi, pouvait-il en être autrement lorsque des Dorniens se déchiraient entre eux ?

Les Ferboys avaient encaissé le gros de l'attaque mais commençaient à se regrouper et à se rassembler pour proposer une ligne de défense plus organisée et soudée. Suivant le vieux piquier de Denfert, le chacal de Ferboys se se trouva bien vite lui aussi pris dans la fureur de la mêlée. Un rapide coup d’œil pour observer la situation et il choisit sa cible : un brigand combattant au cimeterre un soldat des Uller, dos à lui. Sans prendre de temps, il chargea, sans démonstration bruyante ou hurlement bestial, et planta ses appuis dans le sable lorsqu'il fut à distance. Dans une rotation partant de son bassin, il frappa d'estoc en plein dans la chute de reins du malandrin, la lame pénétrant profondément dans le bas du dos du voyou qui chuta à genoux dans un cri. Sans observer la suite des évènements il reporta son attention sur la suite du conflit. Son attaque n'était guère honorable, frapper ainsi dans le dos pouvait paraître malsain, voir malhonnête, mais le géant des Osseux n'en avait cure. D'un point de vue purement militaire, sa démarche se tenait : il venait d'éliminer un ennemi rapidement et libérer un allié prêt à reprendre le combat.

Mais désormais, la fureur du combat reprenait, et cette fois, des adversaires venaient lui faire face. Se joignant à la mêlée, il combattit aux côtés de quelques Ferboys et de quelques Uller, non loin de Rennifer, là où la bataille battait son plein. Quelques échanges de coups plus tard et le géant des Osseux envoyait mordre la poussière à un nouvel adversaire, alors que l'escarmouche ne baissait pas en intensité...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Lun 18 Mar 2013 - 23:41

Aussi sanglant que fut l’affrontement déchirant le calme nocturne du désert, celui-ci n’avait rien d’une bataille en bonne et due forme pour la simple et bonne raison que l’un des deux camps se résumait à un ramassis de voleurs lâches qui usait du nombre, de la surprise, et de la vaste cachette qu’offraient les dunes pour détrousser plus faible que lui. Cette fois les brigands avaient sans le moindre doute essayé de s’en prendre à une bête de taille mais comptaient eux aussi sur des effectifs importants. Pour l’heure près d’une cinquantaine de ces vermines s’était lancée à l’assaut de la cuvette et pratiquement la moitié d’entre elles gisaient déjà au sol, blessées, mortes, ou mourantes. Il ne faisait aucun doute aux yeux d’un regard exercé que le cours de la bataille commençait lentement mais surement à se renverser, les pressions exercées aux divers points d’attaque se faisaient moins pressants et les renforts ennemis moins nombreux à se présenter. Demeurait malgré tout la pénible impression d’être cerné, les galops ennemis perçaient les ténèbres au-delà du talus sans donner la moindre idée de la menace qui s’y trouvait.

Du côté des défenseurs l’instinct de survie et la raison avaient fini par l’emporter sur les fuites éperdues si bien que le gros des non combattants avait réussi à atteindre le centre du campement et la présence rassurante des archers et lanciers y tenant leurs positions. Marchands choqués comme servants s’y pressaient désormais, bien trop conscients du sort funeste qui venait de frapper le gros de leurs semblables à terre. Lors d’un conflit l’on avait coutume de dire que les bouches inutiles comptaient parmi les premières à périr, dans le cadre de cette procession et par un étrange coup du sort les divers parasites greffés au rassemblement de nobles Dorniens accusaient la perte d’au moins dix des leurs, égorgés dans leur sommeil ou alors qu’ils détalaient sans comprendre ce qu’il se passait.

Au Sud-Ouest du bivouac, là où l’attaque s’était de loin faite la moins pressante, la portion de prisonniers cantonnés à cet emplacement n’avait de cesse d’essayer de rompre ses entraves pour regagner sa liberté et courir sous le couvert de la nuit. Leurs gardiens avaient en effet eu d’autres préoccupations que s’occuper de condamnés inoffensifs et s’étaient portés à la rencontre de l’ennemi aux abords de la délégation Forrest, laissant les pauvres hères presque sans surveillance. Malheureusement pour ces derniers le fer de leurs chaines demeurait plus solide que les ongles ou les dents, et avec l’énergie du désespoir ils en furent réduits à tirer sur leurs liens sans pour autant parvenir à les rompre.

L’héritier en second de la Tombe-du-Roy venait d’avoir la vision aussi désagréable que déconcertante de son oncle jeté à terre par quelque adversaire colossal maniant une arme aussi primitive que son style de combat. A son second, Arghar, il ordonna d’aller constater l’état du vieil homme et le concerné s’exécuta malgré quelques protestations, laissant le guerrier aux yeux bleus seul face au monstrueux pillard. La première blessure que Daärim lui infligea eut un coût, celui d’une de ses fidèles lances qui se rompit en se frayant un chemin dans la viande de son adversaire, tandis que la seconde l’acheva proprement d’un coup en pleine nuque. Alors qu’il reprenait la danse des combats et qu’il esquivait un énième coup de lance, le Forrest eut la désagréable sensation d’un talon cognant en plein dans son flanc, ce qui manqua de lui faire perdre de justesse son équilibre en même temps que son souffle. Ce charognard des sables-ci n’avait rien du géant précédent, mais alors qu’il allait s’élancer pour profiter de son avantage ils notèrent en même temps un brusque changement de situation. En ce point du champ de bataille l’assaut venait tout simplement de se rompre, les pillards s’en repartaient à fond de train vers le talus et celui qui venait de s’en prendre à Daärim ne tarda pas à en faire de même, présentant un dos dangereusement exposé au passage.

Plus à l’Est l’Epée du matin laissa un bref un instant sa colère se déverser contre Asafa Ferboys puis, notant le trait qui avait failli lui être fatal en même temps qu’il en repérait l’envoyeur, le Dayne s’élança avec quelques-uns de ses hommes. Ils quittèrent la formation protectrice autour du feu de camp, chargeant comme les francs guerriers qu’ils étaient, Oberyn put lire toute la peur du monde dans les yeux de l’archer alors que le concerné réalisait avec horreur qu’il n’arriverait jamais à tendre son arme avant de se retrouver au contact. En une rapide attaque Aube préleva une vie supplémentaire. L’ordre de monter en selle fut ensuite donné, et grâce à l’apport d’hommes que Ser Raynald leur envoya ils se virent sept chevaliers sur leurs destriers. Dans la fosse sableuse l’espace réduit comme la solidité relative du sol empêchaient le groupe de partir à pleine vitesse mais dans leur course initiale ils fauchèrent plusieurs brigands, partant d’abord vers le Sud pour obliquer ensuite vers l’Ouest et le talus. D’Haranka il n’y eut hélas aucune vision, le jeune écuyer restait toujours aussi introuvable qu’il était petit. Rompre l’encerclement représentait l’une des meilleures façons de mettre fin à l’affrontement, cela les envoyés des Météores l’avaient compris et ils élancèrent leurs coursiers à l’assaut de la pente, Oberyn à leur tête. Les ténèbres les avalèrent alors et ils purent constater qu’en lieu et place d’encerclement ne se trouvaient que trois cavaliers ennemis équipés de torches qui fonçaient vers le Nord. En les apercevant ils firent demi-tour pour s’élancer à leur rencontre car ignares de leur faiblesse numérique par la faute de l’obscurité. Une flèche fut décochée à l’aveuglette et fit chuter l’un des chevaliers dans un fracas de métal et d’os de mauvais augure.

Quelques instants auparavant la Vipère des sables avait poursuivi sa chevauchée erratique dans le campement, l’animal indiscipliné et effrayé lui donnait du fil à retordre tandis que sa colère allait croissant. Au second essai la Uller parvint à saisir le reste de cordage qui avait servi à maintenir l’animal en place le temps d’une nuit, ces rênes improvisés suffirent à le faire rester en place au moins un instant, non sans quelques cahots qui manquèrent désarçonner la chasseuse. Elle repéra alors un ennemi non loin et mit à profit la seule arme utilisable en sa possession, un ensemble de quatre sabots et de dizaines de kilos de viande qui piétinèrent l’agresseur en broyant ses os et répandant sa cervelle sans que le bougre ait compris ce qui venait de lui arriver. Une fois cela fait Anissa repéra le groupe des Dayne montés s’apprêtant à charger et décida d’utiliser la faille qu’ils allaient créer. L’étalon piaffa, manqua partir dans la mauvaise direction une fois de plus mais s’élança au galop sitôt l’impulsion donnée, la fille de Rennifer eut alors la fugace vision d’un Oberyn a l’air furieux et maculé de sang tandis qu’elle rejoignait la sécurité du grand brasier central. Plusieurs lanciers parvinrent à maitriser la monture et la Vipère put en descendre sans encombre, juste à temps pour noter de son œil de prédateur plusieurs de leurs ennemis essayant de se replier. Les vrais guerriers combattaient jusqu’à leur dernier souffle, ces pleutres-là avaient tout du fennec. La reconnaissant, plusieurs archers Uller lui tendirent de nouvelles flèches avec des saluts simples et empressés, le gibier grouillait !

Sous la protection d’Hassiba, Dame Qorgyle ne pouvait que constater l’ensemble des dégâts que les deux camps n’avaient de cesse de s’infliger, sa tente personnelle avait à présent presque terminé de se consumer, l’épaisse fumée qu’elle dégageait allait se perdre dans un ciel d’encre. Au moins ses guerriers avaient réussi à récupérer de leurs pertes initiales, touchés de plein fouet par l’un des premières vagues comme ils l’avaient été. Un mur de boucliers et de lances se dressait désormais et repoussait chaque attaque avec bien plus de facilité, toujours en prélevant un douloureux tribut parmi les impudents assez braves ou suicidaires pour persister en ce point de l’affrontement. Rahéna pouvait voir leurs archers continuer d’abattre inlassablement leurs cibles, les piquiers transpercer de part en part les muscles et les os, des gestes répétés qui commençaient étrangement à prendre des allures coutumières dans leur enchainement mortel. Progressivement il fallut aux brigands trois des leurs pour abattre ne serait-ce qu’un combattant au service des nobles Dorniens, puis quatre, cinq… jusqu’à ce que l’évidence ne saute aux yeux : leur défaite approchait. Bien vite le point central ne vit plus la moindre escarmouche alors que les voleurs tentaient de s’en retourner à leurs confins, le seul endroit où l’on semblait persister à se battre férocement demeurait la zone Nord-Est. La garde-vie de la Dame aux scorpions se laissa alors à s’appuyer sur sa lance plantée au sol, le souffle haletant et les bras striés de plusieurs estafilades, la lancière à la peau d’ébène inspecta brièvement sa protégée de la tête aux pieds avant de hocher la tête pour lui dire ensuite : « Vous vivez un jour de plus, ma Dame. » Les trois poursuivants de l’étalon venaient finalement de l’atteindre alors qu’Anissa s’en séparait, Randalf avait écopé d’une vilaine coupure au crâne durant leur course mais il semblait toujours en état de se mouvoir par lui-même. Zéhyna se jeta sur le museau du cheval pour le cajoler à la façon d’un parent perdu de vue depuis des années.

Le Géant des osseux répondit au nouvel assaut verbal de Rennifer par l’une de ses éternelles boutades, cette dernière ne semblant même pas trouver les oreilles du vieil acariâtre alors qu’il appelait les troupes à se montrer sans pitié et s’en retournait combattre. Asafa le talonna de près, constatant comme les affrontements se faisaient brouillons dans les environs et profita de ce contexte particulier pour frapper dans le dos l’un de leurs agresseurs. L’honneur n’avait pas cours dans le désert, pas lorsque l’on venait d’être attaqué durant son sommeil, pas lorsque l’autre tuait pour la simple soif de richesses, il n’y avait que le pragmatisme et l’envie de sang. Le Ferboys et l’acariâtre Uller ne tardèrent pas à se retrouver au plus fort des mêlées, Lardentailles volait des vies avec acharnement tandis que le natif des Osseux ajoutait lui aussi son nombre de victimes au décompte, non sans avoir esquivé de justesse plusieurs coups de lances lui étant destinés. En de pareils moments l’on prenait la pleine mesure de la fragilité de l’existence, pour peu que ses réflexes lui ait failli le temps d’un battement de cœur et sa dépouille se serait jointe aux autres déjà éparpillées sur le sable froid. Alors qu’Asafa achevait un nouvel assaillant il prit à son tour la pleine mesure du début de débandade qui frappait l’ennemi, ce dernier allait parfois jusqu’à lâcher ses armes pour escalader plus rapidement le talus derrière eux. Rennifer grogna devant ce spectacle, sans mollir ou cesser le combat, et hurla : « Rattrapez les, isolez les ! Pas un seul ne doit s’échapper ! »

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Oberyn Dayne
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◌ Vision du Guerrier ◌
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♦ Age du Personnage : 25 ans
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Message Mar 19 Mar 2013 - 10:56


La Procession des Sables.


Dans le chaos des flammes, du fracas métallique et des hennissements furieux, Sept Cavaliers jaillirent des lignes en direction des assaillants ! A leur tête, rennes nouées à son poing ganté, Oberyn faucha d’un circulaire mouvement un premier pillard. Le sang jaillissait des étoffes brunes et chacune des gouttes touchant le sol maculait le sable d’un rouge ardent ! Piaffant tout en galopant, Shuram portait son maitre face à l’adversité alors que, déjà, Oberyn frappait de nouveau, tonnant de sa voix à l’ascendance Andale les mots propres à la chevalerie des Météores :

« Lucides, Vaillants, Nous Vaincrons ! » Les six hommes le flaquant additionnèrent leurs voix à celle de leur Capitaine, décuplant leur fureur pour frapper de leurs armes avec autant de vaillance que leur imposait la comparaison avec l’Epée du matin. Bien que le terrain ne leur permette pas de jouir d’une pleine vitesse et que l’absence de protection sur les chairs de leurs destriers diminue son impact, la charge des chevaliers avait le don de semer une belle pagaille dans les rangs adverses, marquant d’un sillon sanglant le passage dans leurs rangs ! Cherchant à briser l’encerclement, les cavaliers s’attaquèrent bien vite à l’ascension de la pente, poussant leurs montures dans de violents efforts alors que, progressivement, l’obscurité les avalait, ne laissant plus que le blême tranchant d’Aube se deviner dans la nuit, attirant à lui toute la faible lumière, et vibrant d’une pâleur se faisant l’écho des palpitations de la vie. Leur galop les mena à la rencontre de trois pillards montés armés de torches qui fondirent en leur direction, intimant à Oberyn d’hurler en pointant l’ennemi de sa légendaire épée : « CHARGEZ ! »

Le combat fut aussi intense que la charge fut brève, émaillée du sinistre fracas d’une armure chutant au sol alors que celui qui la revêtait voyait sa vie lui échapper. Point de temps pour pleurer, on regretterai ses frères une fois la victoire acquise. La masse d’arme d’Edward fit voler en mille menus morceaux le crâne d’un premier pillard, Clay renversant un second d’une formidable volée de son Estramaçon alors qu’Oberyn fendait bête comme cavalier d’un circulaire mouvement aussi aisé que s’il eut à trancher dans de la soie. Désormais amputé d’un de leurs frères d’arme, les six cavaliers jaugeaient d’un œil le chaos se poursuivant en contrebas. Le moral adverse semblait défaillant, de plus en plus de pillards fuyant alors que la résistance semblait bien s’engaillardir. Eperonnant Shuram, l’Epée du Matin mena sa troupe sur la crête, les guidant vers le reste des combats où il distinguait tant bien que mal la silhouette de Rennifer, amorçant un mouvement à même de couper toute retraite adverse et destiné à frapper dans le dos de cet ultime point chaud dans une stratégie d’enveloppement à même de les débander définitivement.

Descendant la pente d’une diagonale visant à ne pas voir leurs destriers chuter, les Chevaliers hurlaient et cognaient de leurs poing la plate d’acier, créant un vacarme soudain à même de tromper sur leur nombre véritable pour mieux biaiser le jugement de ceux qu’ils entendaient bien frapper. Taillant à droite, fauchant à gauche, un masque de haine passé sur ses traits, Oberyn ne laissait aucune chance à ceux qui cherchaient à décamper ! La charge les mena bien vite dans le dos des lignes ennemis, leur impact les enfonçant profondément dans la masse de tuniques brunes et de pillards hurlant. Faciès barbouillé de sang, le fils ainé de Lord Olyvar sentait son épaule se raidir après la multiplication de ses frappes rageuses, son bras d’épée se montrant bien plus endurant que sa main gauche trop souvent ignorée.

Un regard à un pillard hébétée et sa fureur finit par le submerger. Chutant au sol du haut de son destrier, il emporta dans sa chute le voleur ahuri pour une lutte de courte durée. Roulant dans le sable au milieu des cadavres, le chevalier finit par prendre le dessus, passant la garde de Dayne sur la gorge du malheureux. Toute sa colère s’anima dans un geste fort, délivrant à la face du malheureux un coup de poing ganté. Puis un second, et un troisième, immédiatement suivi d’autres entrecoupé de râles furieux. Oberyn évacuait sa frustration comme sa colère, pleurant dans la violence le coupable chagrin d’avoir perdu un frère d’arme tant aimé, tant apprécier… L’excès de crampe dans ses muscles comme l’engourdissement de ses doigts le contraignirent à cesser. Bien qu’ils fussent gantés d’une taupe on ne peut plus fine et désormais poisseuse de sang, ils diffusaient une froide colère alors que le pillard défiguré poussait dans un râle brisé, où une dent vint lui échapper dans une bulle de sang vermeil, un mot qu’Oberyn avait, déjà, entendu ce jour :

« Grâce… »

Au moins, Rennifer aurait un prisonnier à interroger...




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »
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Rahéna Qorgyle
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Message Mar 19 Mar 2013 - 19:28

    De sa tente il ne restait rien, pas même la paillasse et la tenue qu'avait sortie sa servante pour lendemain, et à l'heure actuelle Rahéna n'en avait cure. Dormir parmi ses hommes ne la dérangeait pas le moins du monde. Cela était peut-être même préférable de dormir ainsi à la belle étoile.
    Ses yeux embrassaient la totalité du champ de bataille qu'était devenu le campement. Elle ne pleurerait nullement la mort de ses chiens sans principes, ni sur les pécores trop stupides pour comprendre que courir en tous sens n'apporteraient rien de bon.
    Elle regardait le reste des survivants venir près du feu bien docilement à présent que les guerriers des Maisons Nobles s'étaient organisés pour mener l'offensive d'une main de fer puissante et écrasante.
    Une colère sourde grondait au fond de ses tripes. Elle aurait, à ce moment, aimé être comme Hassiba, ou encore Anissa, une guerrière et pouvoir défendre les siens.
    Ses yeux se posèrent sur les hommes rangés sous son étendard qui combattaient pour elle.

    Des gestes vifs, répétitifs, qui transperçaient chair et os, sans la moindre difficulté apparente. Un coup de lance, protection du bouclier, avancer, à nouveau un coup de lance et le même schéma inlassablement. Des hommes du Grès étaient tombés et tomberaient sans doute encore avant la fin de la nuit, mais il devenait certain que c'était de plus en plus difficile pour les pillards de prendre le dessus sur eux. Une haine bestiale animait les yeux des guerriers scorpions, la colère se lisait sur leurs traits, il n'y avait aucune pitié dans leur manière de combattre. Il frappait pour tuer ni plus ni moins. Du côté Est, les fous ou les suicidaires qui s’y risquaient et rencontraient la délégation Qorgyle ne repartaient pas, tout simplement.
    Certes, les soldats du désert tombaient, mais leur lance semblait aspirer toute vie qui tentait de s'en approcher.

    Lorsqu'enfin le flot sembla tari, Uruk ordonna aux archers de se déployer autour du feu pour protéger le reste des survivants du mieux qu'ils pouvaient, il lança un regard interrogateur à sa Dame après l'avoir cherchée un instant, comme pour savoir si il devait ordonner l'attaque.
    Ce qu'il vit dans le regard de la jeune Dornienne aurait pu lui glacer le sang s’il ne l'avait pas connu depuis son enfance.
    Malgré le sang, le brouhaha, les râles d'agonie, les tripes et la cervelle répandus sur le sol, elle en apparence d'un calme bien trop parfait. Son nez se retroussa sous la fureur sous-jacente qui vrillait ses tripes. De sa voix claire elle hurla à l'attention de ses hommes ce qu'ils rêvaient d'entendre. Toute sa colère raisonna dans ses quelques paroles qui déclenchèrent chez les guerriers un unique cri bestial qui fit écho dans leur chair et raisonna dans leur cœur.


    - AUCUN SURVIVANT!!! EXTERMINEZ-LES JUSQU'AUX DERNIERS!

    Aussitôt la formation des fantassins s'éclata, une bonne partie rejoignit le nord où la bataille faisait encore rage pour prêter main forte aux Uller et aux Ferboys pour exterminer ce qu'il restait. Le reste des hommes gravissait la cuvette pour tuer ceux qui essayaient de fuir. Lorsque les lances étaient lancées pour se planter entre des omoplates ou dans les lombaires d'un fuyard, ils avançaient, épée en main. Certains avaient laissé de côté le bouclier pour s'armer de deux piques et avoir les pillards qui se repliaient à distance en les lançant tels des javelots.

    Au campement, Rahéna se mordit la lèvre inférieure jusqu'au sang, pour contenir un frison de haine pur qui montait le long de son échine lorsqu'elle vit les quelques corps des siens sur le sable. La voix d'Hassiba l'aida à se calmer, elle lui offrit un sourire rassurant.


    -Tu es une guerrière redoutable Hassiba, les Uller peuvent être fiers de toi.

    Dans sa vision périphérique elle vit le petit groupe qu'elle avait envoyé récupérer l'étalon qui était là, souillé de sang, de sable et de sueur, mais vivant.
    Un rapide coup d'œil pour se rendre compte des dégâts subis. Dan fut envoyé vers le Nord pour prêter main forte. Zéhyna, elle, se chargea de calmer l'animal, chose plus difficile qu'il n'y paraissait, quant à Randalf, sur ordre de Rahéna il dut s'assoir près du feu pour qu'elle regarde cette vilaine blessure. Ce soir pas de repos pour elle tant qu'un Dornien de cette procession ne serait pas soigné du mieux qu'elle pouvait.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.


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Message Mer 20 Mar 2013 - 12:30

LA vue de son oncle à nouveau debout, reprenant les combats avec ferveur le rassura. Arghar n'était pas loin à ses côtés combattant les vagues humaines qui n'avaient cesse de débarquer pour son plus grand plaisir guerrier lui permettant de décharger encore et encore les tensions musculaires d'une frustration constante. N'ayant plus qu'une des deux jumelles en main, un manque saisissant se faisait ressentir cependant cela ne l'empêchait pas de dominer les trois quart du temps les combats et d'engendrer les morts à l'appel. Un coup cependant vint le désarçonner un instant car bien que la fureur belliqueuse l'irradiait, gérer tous les fronts n'était pas constamment aisé. Toujours est-il qu'il comptait bien répondre immédiatement, son souffle reprit et sa position stabilisée mais une réaction surprenante se fit remarquer chez son assaillant... La surprise fut grande de constater que ce dernier voulait... fuir ? Un sourire carnassier se dessina sur son visage avant que sa main ne se resserre autour du manche gravé de sa compagne guerrière alors qu'il enfonçait ensuite promptement dans le dos tellement offert de l'adversaire. S'il y a bien quelque chose qu'il n'aimait pas, c'était les lâches. Et devant ses pupilles azurées s'en distinguait une ribambelle à abattre. Emettant un sifflement caractéristique compris par un seul familier dans les parages, l'envie de se défouler davantage ne manqua pas de le submerger. Dashkar émit rapidement un cri perçant alors qu'il se mit à attaquer constamment les proies en train de fuir devant eux. Observant alors ses hommes quelques peu éparpillés autour de lui, alors que résonna non loin de lui les paroles de Rennifer qui étaient totalement en accord avec ses pensées et ses idées, sa voix porta à son tour pour ordonner à ses hommes de ne pas faiblir et s'arrêter là parce que les fuyards n'émettaient plus d'aura combattive. Il les fallait tous morts. Tous !

"On y va ! Aucun de ceux-ci ne doit nous échapper ! N'ayez aucune pitié ! "

Ce fut après ces derniers mots que son homme de main et le reste des hommes encore debout le suivirent pour rejoindre l’attroupement en fuite. Personne ne put ressortir vivant de leur passage. Pour son plus grand plaisir, sur son chemin, un arc se trouva siégeant au sol sans main pour la tenir et encore en état. Il s'en empara avant de prendre possession de flèches sur des cadavres délaissés. Ce n'était pas énorme mais un plaisir certain se fit ressentir en lui lors qu'il put viser quelques têtes et que ses flèches ne manquèrent pratiquement pas ses cibles. L'arc resta à ses côtés avant qu'il ne continue à s'élancer pour tuer encore et encore répandant davantage de sang sur sa lance. Dashkar et ses hommes s'en donnaient à coeur joie également. Le combat dura encore un temps. Regarder sur tous les fronts n'était pas possible mais ils n'étaient guère les seuls à se venger de cet assaut et par conséquent, finalement, très peu voire aucun ne survécurent à leur tentative de main mise sur leur groupe comprenant des guerriers rodés et surtout avides. Ces derniers tentaient vainement de survivre mais ayant lâché leurs armes ou alors étant simplement davantage dans un état de fuite que d'attaque, leur capacité de contre attaque et de défense perdaient réellement en vigueur et en assurance entraînant ainsi une aisance pour leurs assaillants, précédemment proies.

Lorsque tout ceci fut fini, chacun arborait sur son corps des marques d'un combat rude et éreintant : sang ennemi ou propre, éraflures diverses, blessures plus intenses, essoufflement d'une tension diminuant lentement, une adrénaline qui perdait petit à petit en intensité. Pour sa part, le dernier point avait légèrement plus de mal. Etre dans un état tel que l'actuel, d'échauffement combatif, lui donnait particulièrement envie de continuer mais réprimant comme dans son quotidien son vice guerrier, reprendre le dessus fut possible petit à petit. L'arc qui n'était pas la sienne retrouva le sol alors qu'un cri dans le ciel le fit simplement lever son bras libre pour recevoir son comparse rapace qui agrippa sa peau avec ses griffes acérées qui marqueraient cette dernière pour son plus grand masochisme.

"On les as eu ! Ils ont bien regrettés ces cons de s'en être pris à nous."

Ecoutant vaguement, son regard s'attarda son son oncle qui venait de le rejoindre. "Comment va votre bras ?" Ce dernier le regarda et indiqua rapidement que ce n'était rien dont il devait se préoccuper maintenant. Daärim remarqua que la blessure était entourée d'un tissu pour la protéger. Ses prunelles zieutèrent le reste du rassemblement alors et après quelques pas il décida de rallier les côtés de Rennifer, ou du moins s'en rapprocher pour connaître la suite des évènements.
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Message Mer 20 Mar 2013 - 21:24

Un hennissement, une gerbe de sable, une dernière et ultime retenue de l'envie qui voulait pousser sa main à griffer l'animal pour passer un rien de la rage qu'il lui inspirait, en un saut la Vipère retrouvait le sol stable. Avoir serré si fort les flancs de la bête des Qorgyle lui avait tendu les cuisses, rompu les mollets. Elle se redressa vite cependant, attisée par le sang et poussée par le besoin d'en verser plus encore – le combat durerait jusqu'au levé du soleil ou la mort des derniers guerriers. Du moins le crut-elle, avant de voir, par dessus les silhouettes des servants de la maison aux scorpions qui se précipitaient pour prendre soin de l'étalon dont elle lâcha enfin la bride, que les pillards reculaient. Comme une chair se rétracte sous le fer d'une lance, les brigands refluaient, abandonnant les blessés comme les morts. Son expression, déjà sauvage, se muait en quelque chose de froid, d'immonde et de cruel ; des flèches lui furent tendues après des saluts brefs, elle s'en saisit sans rendre la politesse, faisant tourner son arc autour de son épaule. Le bois tomba en sa paume, lui tirant une sensation de délice familier – cette arme façonnée par sa poigne et le temps passé lui donnait presque la sensation de caresser un visage aimé.

Elle passa sa langue sur la pointe de l'un des traits cédés – cette manie était pour elle un moyen de s'approprier le fer, afin que la mort donnée soit tout à fait sienne – et, les yeux rivés sur une silhouette accrochée dans la pénombre, elle fit deux pas de côté pour se dégager une mire par dessus les dos ronds de soldats éreintés et des commerçants tétanisés. La corde se tendait, l'instant devenait aussi lent qu'il avait été furieux. Il n'y avait plus qu'elle, cette longe de bois et ses deux mains qui lui insuffleraient force et élan à sa commande – elle, et sa proie. Les bras battaient l'air, les jambes soulevaient le sable, la course n'était pas régulière, il se penchait, trébuchait, roulait, était voilé par un soldat lancé dans un autre combat... Puis soudain il redressa la tête, soudain, il voulut voir quelque chose sur sa gauche, soudain, il découvrait la nuque l'espace d'une seconde. Le trait fila dans l'air, avec un sifflement doux, soyeux, presque ; il mourut sur le coup, sans autre son que celui de la chair qui se perce et du corps qui s'effondre.

Elle décrocha d'entre ses lèvres l'une de ses deux flèches propres, moite de salive et mordillé à l’empennage. La trouvant trop lourde au seul jugé de ses doigts, elle la laissa choir, agrippa la seconde. Celle-ci lui plut, elle l'engagea. Quatre pas en avant elle et croisa le regard d'un fuyard ; elle le déclara sien dans l'instant et écarta les mains pour brasser un air chaud et brûlant avec la sérénité étrange des reptiles sur le point de frapper. Il partit de biais, espéra sans doute passer entre deux silhouettes sans être arrêté par l'une ou l'autre, s'abrita derrière l'un de ses congénères pour grappiller quelques secondes. Il hésita sur la direction à prendre l'espace de trois battements de cœur, au quatrième il fut percé de part en part. Cette fois, il eut le temps de pousser un cri immense, aussi haineux que triste ; ce son peignit les lèvres de la Vipère d'un sourire gourmand.

Une dernière flèche saisie à la volée dans une main qui en faisait l'offrande fut goûtée du bout de la langue, bandée sur l'arc fidèle qui lui semblait s'échauffer entre ses doigts, à mesure qu'il se gonflait des souffles de vie arrachés à leurs corps. Elle avançait encore, voûtée ; le recul des brigands avait rompu presque tout combat à ses côtés, ceux n'ayant pas abandonné les premiers gisant au sol, morts ou empêtrés dans leurs propres tripes. Un mouvement cueillit son regard, l'un des assaillants grimpait la dune et venait de choir. Il se releva en deux temps, manifestement déjà blessé, il semblait aux abois. Anissa n'était pas femme de clémence, pas plus qu'elle ne goûtait d'achever les proies d'autrui. Sa flèche perça le séant du malheureux guerrier, le clouant au sable comme une fleur rare sur un mur d'herboriste. Il poussa un cri déchirant, plein d'une douleur contagieuse qui la fit rire. Il agitait les jambes, l'une follement, l'autre avec bien moins de vigueur. Il ne mourrait pas sur le coup – mais voir demain était peu sûr. Elle s'approcha dans la pénombre de sa proie, une fois le tumulte éteint. L'agrippant par les cheveux sans un regard, comme elle l'aurait fait d'un fennec malchanceux, elle le tira jusqu'au camp – et jusqu'à son père – sourire aux lèvres, l'humeur joueuse et lourde de sang.


Dernière édition par Anissa Uller le Dim 24 Mar 2013 - 15:55, édité 1 fois
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Ven 22 Mar 2013 - 8:52

Le géant des Osseux continuait de combattre en plein de la mêlée, au milieu d'une troupe disparate de Ferboys et de Uller, croisant le fer avec les derniers brigands leur faisant encore face. Au cours du combat, le dornien salé avait dû esquiver moult assauts qui aurait pu s'avérer mortels s'il n'y avait pris gare. Les combats étaient d'une rare intensité et d'une rare violence à cette endroit de la bataille, mais ce qui n'était qu'une embuscade au départ s'était transformé en escarmouche puis en bataille. Et la guerre était le métier des soldats présent dans l'escorte, contrairement aux brigands s'étant désormais empêtrés dans un combat qu'ils ne pouvaient plus gagner. Aussi, les premiers commençaient déjà à détaller alors que les renforts des Qorgyle arrivaient, scellant un peu plus l'issue de la bataille.

Les assaillants étaient désormais devenu les proies, abandonnant le combat pour fuir à toutes jambes. Certains allaient même jusqu'à lâcher leurs armes pour pouvoir fuir plus rapidement, signe que le camps des brigands ne procédaient non pas à une retraite, mais à une véritable débâcle. D'ailleurs, il n'en fallait pas tant pour que les troupes de Ferboys se lancent dans une poursuite vengeresse, eux qui avaient certainement souffert plus que les autres délégations de l'attaque des brigands. Ainsi, frappant sans honte dans le dos des fuyards, massacrant sans vergogne les brigands détallant, les soldats des Osseux, Asafa en tête, ne montraient d'ailleurs nulle organisation dans cette traque, chacun répondant à une soif de sang presque bestiale. Tous voulaient venger les frères tombés au combat et le plus proche des ennemis fournissaient la meilleure des cibles en attendant d'en avoir une nouvelle. Le sable rougit un peu plus du sang des brigands alors que certains parvenaient à échapper aux groupes de la forteresse des Osseux, bien trop occupés à massacrer ceux passant à portée de lance...

Désormais, le sort de la bataille était scellée. La victoire était leur et on pouvait ressentir un soulagement traverser l'ensemble des combattants. Quelques gardes de Ferboys continuaient à poursuivre les tout derniers brigands encore vivants, mais le gros de la troupe se trouvait au sommet de la cuvette, ayant monté là-haut suite à la traque de leurs assaillants, jetant des regards circulaires pour observer avec satisfaction qu'il en était finit de cet assaut. Le géant des osseux se laissa alors aller à un soupir, observant les alentours. Malgré quelques feux de camps et quelques torches, la nuit restait d'un noir d'encre, difficile donc pour lui de bien discerner où se trouvaient ses compagnons. Portant machinalement la main à son épaule, dont le tissu était désormais imbibé d'un liquide visqueux, mélange de sang et de sueur, il parla à voix haute, presque machinalement.

- Bordel... Nous vivons vraiment dans un pays de fou...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Ven 22 Mar 2013 - 22:12

Et après tout cela… le silence. La bataille –si l’on pouvait la qualifier de la sorte- n’avait en tout et pour tout duré que quelques minutes mais comme tous l’avaient découvert plus ou moins récemment la mort et le fracas des armes oblitéraient toute notion du temps. Et de fracas il n’y avait quasiment plus, tout comme les cris bien moins nombreux et intenses, souvent poussés par des blessés ou grognés par des bourreaux avides de sang. Les combats venaient bel et bien de s’achever au bivouac de la procession des sables, les derniers pillards encore en état de courir finissaient de gravir le talus pour retourner à l’obscurité depuis laquelle ils avaient bondit ou gisaient tels des pantins désarticulés sur le sable tandis que leurs poursuivants les mettaient à mort ou leur réservaient un autre traitement. Une vague glacée de retour à la réalité passait sur le campement, les formations guerrières commençaient à se rompre pour aller sécuriser un plus large périmètre ou tout simplement pour s’occuper de ceux touchés par les affrontements.

L’œil attentif aurait pu noter que les soldats Uller blessaient sans chercher à achever la vie de leurs désormais proies, une décision tacite que tous avaient prise et qui n’impliquait rien de bon pour les futurs captifs. Dans ces dunes l’on savait qu’il valait mieux périr rapidement lorsque l’on s’attirait le courroux de Denfert, car si pour une raison ou une autre l’on se voyait épargné cela ne durerait pas et promettait son lot de souffrances. Voilà peut-être l’une des raisons parmi tant d’autres qui avait poussés les voleurs à rompre si vite l’engagement, une vie de lâche ou un trépas imminent restaient préférables aux tortures et mutilations, domaines où beaucoup de rumeurs circulaient concernant Lord Uller.

A présent que la menace commençait à s’estomper les premières pertes pouvaient être comptabilisées, bien entendu les brigands avaient de loin subit le plus de dégâts, au moins cinquante silhouettes emmitouflées d’ocre jonchaient le sol, tandis qu’en face chaque caste guerrière encaissait en moyenne la perte de trois à quatre combattants ou servants d’armes, à l’exception notable des Uller et des Ferboys dont le prix du sang grimpait aux alentours de six –les uns de par leur omniprésence en chaque lieu du conflit, les autres de par l’emplacement de leur délégation qui avait encaissé le plus gros de l’assaut-. Et bien entendu les marchands et camelots, les parasites que personne ne pleurerait à part les leurs, ceux qui ne savaient guère se défendre et encore moins manier l’acier, ceux-là y avaient laissé une quinzaine des leurs, notamment le bedonnant marchand de vin dénommé Ressim qui avait eu la gorge tranchée de long en large. Du côté des dégâts matériels le bilan restait bien plus léger, si l’on excluait l’incendie qui avait ravagé la tente Qorgyle rien n’avait trop souffert, les pillards avaient rechigné à abîmer leur futur butin. Au milieu de cette accalmie la voix de Rennifer se fit entendre une fois de plus, aussi rageuse et forte que précédemment :

« Soignez nos blessés près du feu, enterrez nos morts ! Pour ce qui est de la vermine, enchainez ce qui respire encore et décapitez le reste ! Nous borderons les contours de ces lieux avec leurs crânes pour qu’ils n’oublient jamais qui sont les maitres de Dorne ! »

Lors de l’audacieuse sortie montée que l’Epée du matin et ses dévoués chevaliers avaient exécuté afin de couper la retraite à leurs adversaires au Nord-Est, ils avaient pu noter dans l’obscurité bordant la partie septentrionale du campement les silhouettes sans cavaliers de plusieurs coursiers des sables laissés là. Sans doute les brigands s’en étaient-ils séparés ici avant de passer à l’attaque, cela laissait présumer un butin potentiel que Ser Oberyn n’avait sans doute même pas dû concevoir, bien trop concentré sur les nécessités du combat. Grâce à leur manœuvre risquée –la pente avait rendu la descente très dangereuse et des six cavaliers restant presque tous manquèrent au moins une fois de tomber de leur selle, y compris Ser Troy qui avait juré à en faire rougir jusqu’au Père d’en haut- presque aucun fugitif n’avait été à déplorer dans ce secteur. A présent l’héritier des Météores se trouvait juché au-dessus du visage meurtri d’un des voleurs, les poings aussi ensanglantés que le reste de sa personne après le nombre de coups rageurs qu’il venait d’asséner. Les joues gonflées au possible, le malheureux qui avait essuyé tant de fureur avait demandé grâce en gargouillant à demi, peinant à articuler par la faute du sang et de plusieurs dents déchaussées. Quel âge pouvait-il bien avoir ? Vingt ans ? Dix-sept ? Pas plus que cela en tout cas, dans le désert l’on devenait rapidement un tueur invétéré sitôt que l’on apprenait à marcher. Ses yeux à moitié masqués par ses arcades et pommettes éclatées ne quittaient pas le porteur d’Aube alors qu’il continuait sa litanie de supplications :

« Saraf… Saraf… Je suis Saraf… ne tue pas celui dont tu connais le nom. »

Alors que les chevaliers Dayne finissaient d’établir un cordon de sécurité plusieurs gardent Uller arrivèrent, et avec eux le cliquetis de fers. L’un d’entre eux, un lancier à la face aussi sombre que les autres inclina la tête d’un demi-iota et dit :

« Celui-là est ta proie, guerrier, mais nous avons les chaînes pour lui alors tue-le ou laisse-le nous. »

Sans doute d’une noble dame qui n’était pas combattante de formation l’on n’attendait pas de férocité telle que celle que les manieurs de lances et de boucliers pouvaient posséder, surtout quand la Lady en question avait pour elle la beauté et la délicatesse apparente. Mais cela revenait à oublier la nature dornienne qui laissait aisément comprendre pourquoi le pays du sable et de la roche était bien le seul à accepter des femmes comme dirigeantes. Aussi agréable à regarder qu’elle pouvait être, chaque représentante de la gente féminine n’en demeurait pas moins aussi dangereuse qu’un homme, et cela sauta subitement aux yeux quand Rahéna avait hurlé aux suivants de sa Maison de tuer jusqu’au dernier des pourceaux qui avaient osé meurtrir les siens. L’ordre avait été suivi avec un enthousiasme qui ne fut tempéré que par les représentants Uller se trouvant dans le rôle plus qu’atypique de sauveurs pour ceux qu’ils entendaient garder prisonniers plutôt que de les achever. Au compliment que la Dame aux scorpions lui avait fait, Hassiba avait légèrement incliné la tête avant de détourner le regard vers un autre endroit du campement, apparemment peu friande tant de conversations que d’épanchements. Cependant la garde-vie resta à ses côtés tandis que Lady Qorgyle se rendait au chevet de Randalf près du grand brasier, elle souffla à voix basse :

« Ce n’est pas à moi de vous dire cela mais on vous a fait un affront en attaquant votre couche, vous êtes dans votre bon droit en réclamant la possibilité de mettre vous-même à mort un de ces chiens. Je sais que messire Rennifer accepterait. »

Puis la lancière retomba dans son mutisme coutumier. La plaie sur le crâne du fidèle serviteur de Rahéna n’était finalement pas aussi vilaine qu’au premier coup d’œil mais elle aurait mérité les attentions d’un mestre, d’autant plus que l’environnement ambiant impliquerait de changer très souvent le pansement pour éviter que le sable ne s’y insinue. En dépit de cela Randalf semblait tout aussi conscient que gêné de voir une femme d’un tel rang se salir les mains avec son sang.

Le souffle court après le coup reçu dans le flanc, l’héritier en second de la Tombe-du-Roy avait presque manqué d’allonge pour faucher de sa lance restante le voleur responsable de l’attaque, si bien qu’il lui avait fallu plusieurs larges foulées pour diminuer de justesse l’écart les séparant et embrocher ce dos ainsi offert. Alors que le corps à l’échine brisée s’effondrait face contre terre Daärim avait encouragé ses suivants à l’accompagner pour une dernière contre-attaque dévastatrice qui avait fini de faire pencher la balance en leur faveur en ce point du champ de bataille, ceux trop lents à gravir la pente vers leur seul espoir de survie –et il y en avait tout de même eu pour réussir cela- furent impitoyablement fauchés sans que personne ne soit venu y redire quoi que ce soit car les Uller ne s’étaient pas trouvés dans les parages durant les dix secondes que durèrent cet évènement en particulier. Le Forrest avait au passage fait l’acquisition d’un arc que ses critères de connaisseur auraient qualifié de médiocre, une chose à doubles courbures taillée dans du bois trop vert et dont la corde avait été plus qu’effilochée par le temps et le manque d’entretien. Malgré cela il avait tout de même pu abattre quelques cibles, et à présent lui et le reste de la délégation de la Passe du Prince toisaient de toute leur hauteur de vainqueurs les cadavres qu’ils avaient eux-mêmes offert au trépas. Blessés, épuisés, mais toujours en vie. Alors que le noble aux yeux bleus faisait route pour aller trouver le vieil Uller, il put sentir à chaque pas quelque chose le démanger désagréablement à l’intérieur de sa botte gauche, au niveau de la cheville. Cela ne semblait pas être du sable ou une bête pierre, et la démangeaison devenait plus agaçante à chaque nouveau pas jusqu’à ce qu’une fouille plus détaillée ne révèle un morceau de parchemin plié et replié plusieurs fois.

Anissa avait bien entendu accepté les flèches offertes par les gens de sa Maison, non sans se livrer à un rituel que plusieurs yeux alentours notèrent lorsqu’elle passa la langue sur chaque pointe avant de la décocher. La rumeur faisant état que la Vipère avait son propre venin et tenait plus du monstre que de la femme ne ferait que s’intensifier à l’avenir, les légendes sordides avaient cette capacité à se répandre aussi vite que des scorpions sur un Tyrell alité. Au premier ennemi ciblé la Uller avait offert une mort brève en touchant la nuque, au deuxième elle avait laissé le temps de réaliser sa fin, quant au dernier elle ne lui avait même pas fait don d’une blessure digne et mortelle, touchant délibérément son postérieur pour l’immobiliser. Alors que la clameur environnante s’achevait, la chasseresse vint réclamer son prix et le trainer par les cheveux vers le feu de camp sans que le malheureux puisse faire autre chose que recracher le sable lui arrivant dans la bouche ou souffrir de sa plaie. Au fur et à mesure que le brasier se faisait plus proche Anissa put rapidement remarquer une petite silhouette aux cheveux frisés qui venait à sa rencontre, toujours avec ce même air renfrogné qui sembla pourtant s’effacer le temps d’un battement de cœur alors que le concerné constatait que sa grande sœur vivait toujours. Le tout jeune Otton Uller, encadré par plusieurs soldats Uller toujours aux aguets avec la responsabilité d’un tel protégé, enlaça très brièvement le sang de son sang sans mot dire, puis recula d’un pas pour reporter son attention sur le pillard meurtri auquel elle était accrochée. La vue de la chair exposée n’avait pas l’air de le troubler le moins du monde, pas plus que la souffrance du captif, son attention se portait sur l’empennage de la flèche fichée qui ne cessait de remuer au gré des spasmes douloureux affligeant cet arrière-train. Le petit frère toussa, la gorge sèche, puis demanda :

« Tu vas le finir ? »

S’il y avait bien un trait de caractère que l’on concédait sans peine aux Ferboys c’était la propension à la rancune tenace, que ce fut contre la Maison suzeraine qui dirigeait Dorne depuis des siècles ou plus simplement contre quelques brigands qui avaient tenté de les assaillir sous le couvert de la nuit. Dans la partie Nord-Est du campement, pousser les chevaliers Dayne à cesser le massacre avait été plutôt aisé pour les combattants Uller, il en avait été autrement pour les natifs des Osseux qui avaient subi de lourdes pertes et réclamaient vengeance. Il avait fallu menacer, brandir les lances parfois, mais à présent tout affrontement avait cessé pour laisser place aux nécessités venant après chaque guerre. Ici plus qu’ailleurs l’on comptait le maximum de captifs encore à peu près entiers, près de huit sans compter ceux à terre, ceux-là on entreprenait déjà de les enchainer pour leur faire rejoindre le troupeau même de condamnés qu’ils avaient essayé de libérer. Alors qu’Asafa passait une main sur son épaule blessée, il eut la –désagréable- surprise de voir le vieil acariâtre revenir une fois de plus vers lui. Le lancier s’arrêta juste en face, plantant l’autre extrémité de sa lance dans le sable avant de dire :

« Je crois que pour la première fois dans ton existence tu as raison, je ne vais pas te tuer ce soir et m’épargner cette peine. Davantage par respect pour la jeune Qorgyle que par nécessité, après les Iles de Fer j’aurai ma véritable guerre, avec ou sans le soutien non désiré de ta Maison. De plus… » Ses yeux de hyène centenaire se fixèrent sur la plaie affligeant le géant des Osseux. « Si des vermines comme celles-là ont réussi à te toucher tu ne représentes aucun défi, profite bien de ta belle et longue existence à enfanter les descendants d’une Dame bien plus valable que tu ne l’es. »

Et Rennifer commença à s’en retourner vers des affaires plus pressantes, quoi que le Ferboys prenne la peine de lui répondre le détestable vieillard n’y prêterait pas attention.

Enterrements, soins, rangement, tout cela figurait parmi les quelques tâches dont la roture devrait s’acquitter avant de pouvoir retourner sommeiller, l’aube finirait par arriver et avec elle une nouvelle journée d’éprouvante chevauchée dans le désert.

Citation :
Note : Ceci est la dernière "série" de posts avant que nous ne fassions une GROSSE ellipse temporelle de dix jours en avant pour l'arrivée à Lancehélion, pensez donc à rédiger vos posts en conséquence et à ne pas faire de relances qui risqueraient de rester sans réponse. Sinon continuez comme ça vous êtes super.
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Oberyn Dayne
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Message Sam 23 Mar 2013 - 11:42


La Procession des Sables.


« Je n’ai rien d’un bourreau… » Toussa Ser Oberyn en refermant les doigts de sa main gauche sur la fusée de son arme maculée du sang de tous ceux dont il avait fauché la vie. Délaissant son captif et ignorant les soldats de la Maison Uller, Oberyn se contenta de retrouver Shuram, son destrier des Sables noir, et le mena par la bride vers les restes du campement de sa maison. Epars sur le champ de bataille, les survivants de la chevauchée libératrice en firent de même, silencieusement. Droit et fier aux côtés d’une tente qui terminait de s’embraser, l’Hériter de la Citadelle des Météores jaugeait des pertes accusées alors que tous leurs opposants étaient en fuite ou annihilés. Ses hommes s’échinaient à sécuriser les lieux, empilant les morts adverses en un tas informe et alignant les silhouettes nimbées de plate qui n’aurait, désormais, plus la chance de voir un soleil se lever. Le rauque souffle de Ser Raynald vint à le tirer de ses pensées. Faciès poisseux de sueur comme de sang, le chevalier à la peau d’ébène accusait une blessure au bras gauche et s’échinait à la compresser avec une étoffe qui, autrefois, avait dû être blanche. Tout ou presque n’était plus que ruine quand il vint à prononcer d’une voix accablée : « Osi… Harlon… Edric ne tardera point à les rejoindre. »

« Branden est tombé pendant notre chevauchée… »

« Puissent les Sept l’accueillir avec les honneurs incombant à un tel combattant… » Ses bras puissants dévoilés à la face des dunes, Ser Clay vint à rejoindre la moribonde assemblée, estramaçon au fourreau et pichet de vin en main. Ser Raynald fut le premier à s’envoyer une grande lampée du râpeux breuvage alors qu’Oberyn faisait main basse sur une étoffe quelconque, épongeant le sang qui souillait l’immaculé tranchant de sa lame plus que pâle. Son épaule fut vite accablée par le poids d’une des immenses paluches de Ser Tory alors que ce dernier s’abreuvait de vin plus que de raison. Aube rangée au fourreau, ce fut au tour de l’Epée du Matin d’oublier la perte de ses camarades et amis dans la saveur d’un vin Dornien qu’il n’avait, de sa vie, jamais trouvé si savoureux. La mort comme le sang avait le don de vous emplir les sens… Dans l’ignorance totale des autres maisons – une seule d’entre elle viendrait elle à modifier son comportement du jour suite à la bataille de toute façon ? – l’héritier des Météores vint à questionner Ser Raynald avec une crainte non feinte : « Haranka… ? »

Et pour seule réponse, le silence entrecoupé des crépitements de feux dévorant les restes de leur campement. Un regard en biais et Oberyn constata que son second dans leur équipée lui servit un simple haussement d’épaule éploré, témoignant son ignorance à ce sujet. Ne souffrant, point encore, la perte de son jeune écuyer, le Chevalier Dayne en transmit la flasque d’alcool vermeil à l’un de ses camarades, amorçant une marche qui le mena vers les dunes, l’englobant progressivement de pénombre. Dans son dos, Troy devisait déjà sur la nécessité de trouver une femme après le feu des combats, Clay lui intimant le silence avant de se diriger vers les corps de leurs frères défunts.

Seul face aux dunes, Oberyn en entama l’ascension, ses doigts agités de quelques tremblements alors qu’il éprouvait une nouvelle fois la force de poigne de sa main d’épée. Errant dans les sables sans destination précise, il se contenta de remonter la trace de leur chevauchée. Bien des pensées traversaient son esprit tourmenté, la gloire, la honte comme la peur et bien au-delà la volonté de trouver les bras de sa Dame Edarra. Un songe qu’il chassa immédiatement comme s’il eut à faire à de diaboliques pensées. Mâchoire crispée, il reprit sa recherche du corps de Branden, désireux de ne pas laisser la dépouille de son ami se transformer en festin pour les vautours. Sous un rayon de lune, le métal se fit brillant et le chevalier bien vite retrouvé. Il semblait serein et accompli, le poing serré sur son surcot frappé de l’épée comme de l’étoile filante entrecroisée. La contemplation vira au supplice quand Oberyn eut le souvenir de son compagnon lui décrire la composition d’une épée alors qu’il était encore un tout jeune enfant. Le monde se fit sourd à son cri de rage animale. Et bien des instants plus tard, alors que ses genoux gouttaient le sable, il riva ses améthyste sur le destrier baie du défunt chevalier qui ne l’eut jamais abandonné. Chargeant ce dernier sur le dos de sa monture, il s’en retourna éploré vers le campement de sa maisonnée.




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »


Dernière édition par Oberyn Dayne le Mer 27 Mar 2013 - 16:19, édité 1 fois
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Message Dim 24 Mar 2013 - 16:23

La rage tenait de l'incendie. Les hautes flammes de la colère s'étaient éteintes, elles qui avaient brillé haut et fait hurler les combattants, ne restaient que les braises couvantes, ainsi qu'une tension sourde, qui rampait sans bruit. Ses jambes lui tiraient, sa démarche était hachée par les efforts récents, mais elle savourait l'arrière goût de la mort avec le délice d'un esthète. Son visage était beau et affreux en cet instant, très peu humain, découvrant légèrement ses dents, rendant sa mâchoire déjà forte et anguleuse plus reptilienne encore. Elle méritait parfaitement son surnom. Cependant, lorsqu'elle aperçut la petite tête frisée se frayer un chemin vers elle, elle arbora une expression soudain transformée, amène, heureuse ; relâchant son prisonnier blessé, elle lui posa le pied sur l'échine pour le retenir de ramper et, s'abaissant à la hauteur du jeune garçon qui la rejoignait, elle étreignit Otton avec chaleur. Fourrant son nez dans ses cheveux, humant la fragrance du sang, fouinant de ses yeux plissés la silhouette de son petit frère. Il n'était pas blessé. Davantage soulagée qu'elle ne l'aurait cru – le feu de la bataille ayant fini par emporter son attention – elle enveloppa le visage rond du petit Uller de ses longues mains osseuses et lui posa les lèvres sur le front, dans un geste doux, plein d'une affection criante. Ceci fait, après un dernier effleurement de nez, elle se redressa, il s'écarta. A sa question, elle répliqua.
    « S'il le mérite. Sinon, il crèvera au soleil. Viens, tu vas boire un peu et je te montre comment on parle aux prisonniers. »

Elle lui tendit sa main libre et reprit sa proie par le col, cette fois – en présence de l'enfant il s'agissait d'avoir une meilleure prise – puis poursuivit sa voie jusqu'à son père. Jetant des regards ça et là, elle adressait une curiosité plus intéressée que soucieuse aux pertes et aux réactions de chacun. A son regard, personne d'important ne paraissait manquer, chacun des nobles semblait encore respirer et être en état continuer à le faire d'ici une lune, ce foutre diable de canasson tenait sur ses pattes, lesquelles étaient bien quatre et n'avaient pas l'air brisées. Enjambant le cadavre d'un vendeur de vin sans frémir ni ciller, elle retrouva un sourire assez large et pointu, se disant que cette nuit avait été, somme toute, plutôt bonne. Car les combats avaient été furieux et le sang des brigands davantage versé que celui des nobles qui les dirigeaient. Valeur était prouvée, offrande au désert était faite. Jetant sa proie aux pieds de son père, elle se pencha sur le malheureux, posant la main sur la flèche qui le traversait et, jouant des doigts sur l’empennage, elle lui souffla.
    « Je vais être claire. Ça peut être rapide et propre, ou ça peut durer plusieurs jours pendant lesquels tu ne penseras plus qu'à tes plaies. Maintenant... »

Elle sortit le couteau à dépecer qu'elle gardait dans sa botte et tapota le front du pillard de son plat.
    « J'ai des questions. »

Après avoir accompli cette besogne sous les yeux de son frère, elle se lava rapidement, intima à l'enfant d'en faire de même puis, le roulant dans ses couverture et se lovant tout autour du paquet de linges et de chair que son Otton tant aimé formait, elle veilla sur son sommeil, somnolant à demi, le corps encore agité de frissons guerriers. Au lendemain, alourdie de fatigue, l'échine hachée par sa chevauchée de la nuit, la Vipère serait de mauvaise humeur tout le jour durant.
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Lun 25 Mar 2013 - 8:23

Un léger sourire passa à nouveau sur les lèvres du Dornien Salé alors que le vieux lancier acariâtre revenait à la charge à son encontre. Autour de lui, les soldats Ferboys regagnaient désormais le campement pour s'occuper de leurs morts, et le géant des Osseux était donc seul face au gardien de Denfert qui le dévisageait, proférant une nouvelle fois des mots particulièrement durs à l'encontre d'Asafa. Ce qui ne manquait visiblement pas d'amuser le Dornien à la barbe finement taillée, comme pouvait en attester ce subit regain de bonne humeur qu'il affichait par cet air taquin. Haussant les épaules aux propos du gardien de Denfert, il se contenta de répondre sur son habituel ton léger.

- Tes actes parlent bien plus que tes mots, vieillard. Je savais très bien que tu te dégonflerais...

Des mots qui mourraient certainement dans les dunes, vu l'empressement avec lequel le vieux lancier Uller à déguerpir. Un seul homme était resté aux côtés du cousin d'Edarra, Nasir, un soldat d'un âge certains, à la peau mate et à la longue barbe couleur de jais, de petite taille mais d'une stature robuste. Il avait observé la scène et regarda le Dornien Sableux s'éloigner, avant de se rapprocher aux côtés de son commandant. Il lui glissa quelques mots, et le visage du Ferboys se referma, affichant désormais une mine bien sombre.

- Il fanfaronne alors que nous avons subi une attaque sur ses propres terres... Et malgré tous les morts de ce soir, il continue de t'invectiver. Ces Uller sont vraiment fous.

- En effet... Pour lui, il s'agit d'un excellent moyen de se débarrasser de ceux qu'ils considèrent comme indigne du désert. Je suis sûr qu'au fond de lui, il est ravi de ce qu'il s'est passé.

- Tu crois qu'il a prémédité lui-même cette attaque ?

- Non. Il n'a aucun sens politique, mais il n'est pas complétement idiot non plus. Lesquels sont tombés ?

- Le petit Haro, Nassam, Jace, les frangins et Simo. Nous avons quelques blessures légères mais rien de grave.

- Offrons leur les bénédictions de la Mère Rivière, puis des rituels funéraires à la hauteur. Et que l'on soigne rapidement les blessés.

Le Ferboys se massa alors l'épaule douloureuse puis se détourna de la dune, retournant au camp. Chacun s'affairait à évaluer les dégâts, quelques blessés hurlaient de douleur et des prisonniers se faisaient "interroger" par la soldatesque Uller. Le géant des Osseux semblait n'en avoir cure, avançant tel un fantôme dans le camp, les yeux dans le vagues. Puis, son attention se fixa finalement sur Rahéna. Il resta bloqué un instant et observa sa promise en silence. Sa garde vie se trouvait à ses côtés, et la maîtresse du Grès s'occupait d'un blessé de sa maison. Le Dornien Salé hésita de longues secondes avant de se mettre en marche à nouveau vers la jeune femme. Il progressa lentement pour parvenir jusqu'à la belle jeune femme, penchée au dessus de son blessé pour se positionner derrière elle. Il posa alors une main délicate sur son épaule et s'accroupit à son côté, lui offrant un bien triste sourire. On sentait que le géant des Osseux essayait de se montrer rassurant et qu'il souhaitait offrir un réconfort à sa promise, même si le cœur n'y était pas forcément...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Lun 25 Mar 2013 - 11:48

L'adrénaline doucement reprenait son calme contrôlé suite à la diminution d'affolement guerrier autour de Daärim. Son observation de son aîné, Rennifer, lui laissa clairement suggérer qu'il avait bien à faire avant que lui-même vienne le trouver. Chaque chose en son temps. Au fond, ses pertes personnelles étaient minimes, mais deux de ses hommes étaient tombé ce soir. Sa démarche s'était alors arrêtée en prenant compte des priorités de ce moment, c'est à dire s'occuper des morts et panser leurs plaies pour la suite des événements. Mais son attention avait également été attirée ailleurs un instant et maintenant que ses pas s'étaient arrêtés la sensation s'était intensifiée dans sa botte. Une blessure là aurait été étonnante, surtout qu'aucune douleur claire ne venait le démanger, davantage une gêne qui n'avait pas à y être et qui soulevait questionnement. Plongeant sa main alors dans l'emplacement à la sensation étrange, un contact encore plus surprenant frôla ses doigts alors que se retrouva confiné entre ceux-ci un parchemin. La surprise fut à son apogée : une communication dissimulée dont il n'avait clairement pas senti le contact. Qui ? Quand ? Pourquoi ? Dans l'immédiat, aucune réponse ne trouvait sa place mais en ouvrant et lisant le contenu, peut-être aurait-il alors quelques trouvailles. Contre toute attente, un seul mot se trouvait étalé sur le bout blanc tâché et noirci par le combat. "Attaque". Avait-on tenté de le prévenir qu'ils seraient attaqués cette nuit ? Mais qui ? Etait-ce un complot mis en place ? Concrètement, autant de personnes venant les attaquer sur autant de fronts différents avait rapidement suggéré dans son esprit que ce n'était guère un hasard. Cette confrontation avait été prévue et organisée. Mais dans quel but ? Simplement se débarrasser de figures emblématiques de certaines maisons importantes de Dorne ? ou était-ce bien moins subtile et une recherche de profit pécuniaire en raison de leur rang ? Tout ceci le laissa dubitatif assez longuement pour que son homme de main ne daigne se montrer surpris de son immobilisme et de son intense réflexion, le surprenant alors, sous l'interpellation, à serrer quelque chose dans sa main qu'il tentait de dissimuler.

"Tout va bien ?"


Fourrant le parchemin rapidement dans son attirail vestimentaire, une froideur non voulue clôtura en réalité toute discussion possible. "Oui." fut le seul mot qui franchit ses lèvres avant que ses pas ne se détournent de l'interlocuteur qui attendit un instant avant de le suivre, ne comprenant guère la situation. Daärim devait parler de ce parchemin à quelqu'un et la seule personne qui lui venait à l'esprit n'était pas forcément son oncle, mais davantage Rennifer. Cependant, le temps n'était pas aux discussions et l'attaque était désormais passée.Peut-être que s'il avait vu ce parchemin plus tôt, il aurait été prêt pour l'affrontement... Mais qui ? Revenant vers l'entierté de ses hommes, ainsi que son oncle, il entama les derniers ordres pour l'immédiat.

"Maintenant que le combat est terminé, pensez à soigner correctement vos blessures. Surtout vous mon oncle. Nous ne connaissons ni l'origine, ni la raison de cette attaque. Simples pilleurs ou non, être prêt pour un second tour se montre être le plus prudent. Je m'occupe d'enterrer nos morts."

Cette perte n'était pas quelque chose qui le touchait plus que ça, car cela voulait simplement dire qu'ils n'étaient pas assez fort. Cependant, un respect de combattants à combattants, et également de chef à ses hommes, le poussait à honorer lui-même leur mots en ne les laissant guère trôner sur le sol tel des moins que rien.

"J'vais t'aider."

A cette proposition, aucune parole ne franchit ses lèvres. Son esprit restait rivé sur ce parchemin et les réflexions n'avaient cesse de tournoyer dans ses pensées en quête de réponses. Mais dans l'immédiat, son corps s'activa à l'enterrement de ses hommes et au soin de celui-ci. Au moins, l'obligation d'enterrer des êtres chers n'étaient pas pour maintenant. Ni Asafa, ni Anissa, ni Rennifer et encore moins son oncle n'avaient péri dans le combat. Mais...Qui sait ce qui les attendait encore...
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Rahéna Qorgyle
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♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 17/12/1988
♦ Arrivée à Westeros : 12/01/2013
♦ Célébrité : Noemie Lenoir
♦ Copyright : Miranda *.*
♦ Doublons : Artos, Kay
♦ Age du Personnage : 23
♦ Mariage : promise à Asafa Ferboys
♦ Lieu : Le Grès, Dorne
♦ Liens Utiles :
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Message Mar 26 Mar 2013 - 18:14

    Dorne, le désert de Dorne l'avait vu naitre, le sang chaud bouillonnait dans ses veines, le même que celui des hommes qui avaient versés leur sang pour sauver sa maison et leur vie.
    Nombreux se fiaient bien trop aux apparences et oubliaient que dans chaque Dornien une rage volcanique sommeillait.
    Les pillards avait eu le toupet de s'en prendre à sa maison, encore qu'ils brûlent sa tente, elle n'en avait cure, mais voir les cadavres des soldats marchant sur les scorpions la terrassa d'une vague de haine pure et simple à l'intention des fuyards, ces lâches qui avaient attaqué alors qu'ils sommeillaient. Certains d'entre eux avaient trouvé le repos éternel dans les bras du désert. Les soldats ne se firent pas prier, un cri sourd ressemblant plus à un grognement répondit à l'appel de la dame du Grès. Les Uller furent obligés de les calmer pour réussir à garder des prisonniers du raid en vie. A contre cœur, les soldats de la forteresse des sables avait consenti à en épargner, regardant d'un sourire carnassier les futurs prisonniers.

    Hassiba semblait gênée par le compliment de Rahéna, elle n'avait pas cherché plus que ça à la flatter, elle lui avait dit ce qu'elle semblait être juste sur le moment. Quant à ce que pouvait ressentir sa garde-vie, et bien disons qu'autre chose attirait son attention, ou plutôt quelqu'un. Randalf était revenu avec une blessure à la tête, ce qui semblait être au centre de l'attention de la demoiselle.
    Les paroles d'Hassiba tirèrent un sinistre sourire à la Dame du Grès qui toute cette journée avait montré un visage avenant et serein.


    - Je sais Hassiba, mais je ne leur ferai pas le plaisir d'une mort rapide. Pas pour ses chiens!
    J'irai voir un des prisonniers, j'irai leur parler, qu'il prenne la mesure de leur acte fou.
    Il y a bien pire que la mort.


    Qu'un seul de ses chiens essaie de lui demander grâce alors que les fouets des Uller déchirerait leur peau et elle se fera un plaisir de leur répondre comme il se doit.
    Le visage parfaitement détendu de sa Dame qui arborait ce genre de sourire aurait presque arraché un frisson au pauvre homme qui se faisait soigner.
    Elle sursauta légèrement en sentant une main un peu rugueuse se poser sur son épaule, doucement elle tourna la tête et sourit à Asafa qui se voulait rassurant. Son regard se chargea d'inquiétude lorsqu'elle vit la blessure de son épaule. Dans un geste elle le fit s'asseoir à côté de Randalf et posa son index sur les lèvres du Géant des Osseux, lui intimant de se taire.

    Rahéna pesta intérieurement avant de faire entendre à nouveau sa voix dans tout le campement. La petite demoiselle avait du coffre et tous les marchands gravitant autour purent l'entendre.
    Elle ordonna que toutes les herbes médicinales lui soient apportées près du feu, que de l'eau soit mise à chauffer, que tous les blessés soient conduits près de ce dernier.
    D'une voix autoritaire elle envoya Hassiba chercher des linges propres, que si elle n'en trouvait pas elle prenne des vêtements, ni plus ni moins. Les parasites qui rechignaient tout d'abord à obéir, s'inclinèrent à la volonté de la Dame quand elle les foudroya du regard.
    Elle n'était peut-être pas une spécialiste des batailles, mais elle avait des bases pour les soins, sans mestre elle pouvait donner les premiers secours, tout du moins pour les blessures les moins importantes.

    Lorsqu'elle eut ce qu'elle avait demandé, elle commença les premiers soins pour Asafa, puis elle continua, passant en revue les nobles des familles présentes, puis des soldats. Parfois on pouvait l'entendre donner ses directives à quelques protagonistes venus l'aider. Elle ne s'accorda du repos que lorsqu'elle ne put plus faire grand-chose.
    Son frère dû venir la chercher pour l'entrainer près des siens.


    - Combien mon frère, combien des nôtres sont tombés?
    - Quatre
    - Qui? *il rechigna à répondre mais céda devant l'insistance de son aînée*
    - Abbam, Lokart, Kharïm et Edriss

    Elle cacha sa tête contre le torse de son cadet et soupira longuement. Lorsqu'il lui releva le visage il essuya une larme et la conduisit parmi les hommes, suivi de près d'Hassiba.
    Couchée entre l'écrin rassurant de ses bras familiers, elle finit par s'endormir à la belle étoile jusqu'au matin.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.


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Message Mer 27 Mar 2013 - 15:54

Au lendemain de la tuerie l’on avait pu assister à une aube semblable à toutes les précédentes, le soleil cuisant se moquait bien des conflits des mortels, lui qui offrait une lumière aussi salvatrice que meurtrière au pays du sable et de la roche. Avec le jour le chaos de la veille avait pris une dimension bien plus réelle et le champ de bataille chaotique où ténèbres et sang s’étaient mêlés à peine quelques heures plus tôt avait repris des contours bien définis de simple dépression dans un relief infini de sable. Malgré la nécessité de reprendre la route l’on avait laissé le temps à chaque délégation d’enterrer ses hommes et ses femmes occis par les charognards du désert alors que dans le même temps les soldats Uller avaient minutieusement tranché les têtes de leurs adversaires tombés avant de les disposer à même le sol sur tout le contour des lieux. Sans doute ce site gagnerait-il sa propre légende en même temps qu’un nom, malgré son état grabataire le vieux conteur n’avait pas compté parmi les victimes et ses yeux avaient tout vu, sa langue ne manquerait pas de propager l’histoire, comme le ferait certainement à sa manière chaque membre de la procession. Les biens des morts avaient été réattribués à qui de droit en fonction des besoins, de même que les montures vacantes ou celles confisquées aux pillards, le temps de ré harnacher le tout et la colonne s’était progressivement reformée pour quitter l’endroit de son premier bivouac et de sa première épreuve du sang en ajoutant à son pécule de condamnés plusieurs de leurs agresseurs de la veille. Les malheureux étaient devenus quasi indissociables de ceux extirpés des geôles de Denfert et du Grès, dépouillés comme ils l’avaient été et battus pour faire bonne mesure après leur audace suicidaire de la nuit. Aucun n’avait semblé connaitre les véritables tenants de leur attaque, chacun avait désigné leur chef comme ayant fait partie des victimes.

Les trois journées suivantes se succédèrent au même rythme dans les dunes rouges environnantes, la procession avait progressé sans jamais s’autoriser à mollir, parfois une silhouette enchaînée s’était effondrée pour ne jamais se relever mais ce spectacle-ci s’était fait bien moins courant au fur et à mesure, le désert avait logiquement réclamé les plus faibles en premier et épargné ceux plus coriaces. Pour tous les autres, nobles Dorniens y compris, le périple n’avait pas été sans désagréments, la monotonie du paysage couplée à l’insupportable chaleur et au cumul de la fatigue après les chevauchées successives les avaient tous éprouvés. Si bien que lorsqu’ils atteignirent enfin la source du Fléau tous en ressentirent un profond soulagement. L’eau était la plus précieuse des denrées dans cette contrée, et la simple vue de la rivière avait suffi à ragaillardir bien des cœurs alors que l’on avait bu en faisant fi des restrictions passées. A partir de ce point le voyage était devenu plus commode, longeant le cours d’eau jusqu’à la Gracedieux. La Maison Allyrion n’avait pas exprimé son souhait de participer à la cérémonie nomade mais ne s’était pas non plus opposée à leur passage sur ses terres, aussi les membres de la colonne étaient-ils passés sans s’arrêter devant leur forteresse avant d’établir comme de coutume leur bivouac sur les berges.

Après cela Fléau et Voi s’étaient unis pour engendrer la plus que connue Sang-vert, la mère nourricière même où les Orphelins trop attachés à leur héritage Rhoynar s’étaient établis, refusant de se mêler pour de bon avec la terre qui les avait accueillis des siècles plus tôt. L’on avait aperçu aucune de leurs chatoyantes embarcations durant l’intervalle où la procession avait suivi le courant jusqu’à finalement bifurquer vers l’Est pour la dernière ligne droite. L’on aurait pu parler de retour au désert mais ce sable-ci avait été plus fin et l’air portait déjà les fragrances ainsi que la fraicheur encore vaguement lointaines mais légèrement perceptibles de la mer, la distance restante n’avait pas été bien longue non plus et donc personne n’en avait trop souffert. Bien entendu le chantier des futurs Jardins aquatiques avait été soigneusement évité, peut-être par la propre connaissance que les Uller avaient de leur probable réaction s’ils apercevaient ce symbole de domination Targaryen.

Vers la moitié du onzième jour depuis leur départ de Denfert l’acariâtre Rennifer avait en personne pris la peine d’informer chaque représentant noble de leur arrivée à Lancehélion avant le crépuscule, signal tacite pour laisser le temps à qui en aurait eu l’envie de sortir tenues et armes d’apparat pour s’apprêter. Un certain soulagement couplé à un regain d’excitation gagna petit à petit le groupe, particulièrement les marchands qui pourraient s’en retourner à leur commerce dans la plus grande cité du pays après cet épisode décevant sur le plan du profit. L’on rêvait déjà de lits, de toits au-dessus des têtes, ou pour ceux ayant les plus grandes responsabilités l’on envisageait déjà la suite des évènements avec impatience ou appréhension. Au total ils avaient été une vingtaine, ces prisonniers trop épuisés pour continuer qui avaient offert leur misérable dépouille aux dunes, avec la compensation apportée par les captures de brigands leur nombre avait réussi à se maintenir autour de la centaine d’offrandes pour la cruelle Griseffroy.

Ce ne fut d’abord qu’une vague forme à l’horizon apparaissant et disparaissant au gré des ondulations de l’air ambiant déformé par la canicule, puis ce fut une colline, puis de hautes tours, et enfin la forme globale de la ville ainsi que l’océan derrière. Lancéhélion, le siège des princes de Dorne, le lieu même où débarquèrent les dix milles navires de Nymeria et où naquit de fait le peuple des sables tels qu’on le connaissait aujourd’hui. Lieu empli de gloire passée et potentiellement à venir, le temps le dirait. La procession se remit en bon ordre alors que l’imposant Rempart Lacis encerclant la cité approchait, les bannières furent dressées et les prisonniers poussés vers la partie avant de la colonne tandis que chaque personne de haute naissance était invitée à en prendre la tête aux côtés de leur détestable guide. Personne ne les attendait à l’entrée en dehors des habituelles sentinelles restant hors du chemin, signe potentiellement bon puisque leur dirigeant Maron Martell était au fait de leur arrivée et que les accueillir à cet endroit précis aurait signifié une certaine défiance de sa part. Aussi ils s’engouffrèrent sous les arches successives de la Triple Porte qui grouillait habituellement de vie alors que les caravanes s’apprêtaient à affronter le désert, et pénétrèrent finalement dans les ruelles en prenant la direction de l’Est.

La capitale n’avait pas gagné son surnom de Ville Ombreuse pour rien, à l’abri de la muraille et de rues exiguës à l’agencement anarchique la légère obscurité d’un soleil voilé régnait en maitresse quasi incontestée, ce qui n’empêchait pas la chaleur de rester pesante, il ne s’agissait là que de la fin d’après-midi après tout. Visible par ses fenêtres ou à l’écart de leur lieu de passage, le peuple de Lancehélion saluait leur avancée tandis que marchands et vendeurs en tout genre profitaient de la raisonnable foule pour faire leur chiffre du jour. L’air embaumait la viande grillée, les fleurs de lavande et les embruns, quelques décorations avaient été accrochées aux murs pour saluer le départ en guerre à venir de plusieurs seigneurs dorniens. Les divers attroupements restaient modestes, l’on était loin d’assister à des débordements de joies ou des célébrations dignes d’une grande victoire, il s’en trouvait après tout encore beaucoup pour rejeter l’extérieur et désapprouver l’aide que la principauté allait apporter au royaume contre les pirates Fer-nés, tout comme il y en avait certains qui rechignaient à associer le nom Uller avec la notion de fête, les fous du désert restaient des êtres dangereux même aux yeux de leurs frères de sang. Ainsi poussèrent-ils sans encombre dans la même direction, les bannières mouvantes des diverses délégations croisaient celles pendues du soleil percé d’une lance tandis que les condamnés gardaient la tête basse et l’échinée ployée, tant épuisés que définitivement résignés à présent que leur tourment touchait à sa fin pour laisser place à un autre.

Reconnus comme des individus de premier ordre, les nobles de tête furent la cible de toutes les attentions, submergés par les regards curieux et les démonstrations de respect. A Dame Qorgyle un homme drapé dans des robes d’un bleu nuit soutenu tendit un écrin ouvert rempli de diverses pierreries d’améthyste, au Forrest un autre offrit un brassard de cuir recouvert de fines gravures, le bougre ayant deviné l’attrait pour la fauconnerie de l’envoyé de la Tombe-du-Roy alors que Dashkar ne le quittait pas. A Ser Oberyn une vieille dame aussi âgée qu’il est possible de l’être proposa d’une main rendue tremblante par les ans un pendentif de l’étoile à sept branches. Pour le Ferboys et la Vipère ils se virent chacun offrir, si tel était leur bon plaisir, un poignard à manche d’os censé provenir d’un prédateur du désert. A Rennifer l’on adressa nulle offrande, les regards assassins que le Uller dardait sur quiconque venait y voir de trop près les avaient tous découragés.

Après un tournant se profila le Palais Vieux reposant sur sa butte rocheuse, ses trois majestueuses tours perçant le ciel comme autant d’armes propres à leur contrée. La Frégate des Sables, la fine Tour Lance qui dominait plus haut que n’importe quelle autre, et la puissante Tour du Soleil au dôme doré sous lequel se trouvait la salle du trône. Le vieil acariâtre talonna légèrement son coursier et invita les autres à ses côtés à faire de même pour se détacher de la colonne et aller à la rencontre du Prince dont il devinait la présence au sommet des marches menant à l’entrée principale. Et effectivement le descendant des monarques de Dorne se trouvait bien là, aussi imposant et sombre de regard qu’il l’avait toujours été, sa stature seule laissait entendre pourquoi sa lignée et elle seule avait réussi à unifier un pays autrefois déchiré par les conflits entre petits roitelets. Derrière lui et à ses côtés une partie de sa cour était elle aussi venue assister aux réjouissances.

Rennifer mit pied à terre, attendant que tous soient prêts à le suivre et s’avança d’un pas ferme, le dos rigide vers son suzerain, une fois en face de lui il attendit plusieurs secondes avant de porter le poing à son cœur et d’incliner la tête. Un certain silence les entoura alors que l’on observait la scène, puis l’acariâtre lancier prit la parole :

« Mon Prince. Plusieurs de vos vassaux ressortent victorieux du désert, leur résolution et leur bras renforcés par l’épreuve traversée ensemble. Mon nom est Rennifer Uller et je porte la parole de mon seigneur, Lord Luan Uller, en vous apportant cent de nos ennemis qui sévissaient à l’intérieur de nos frontières. Plusieurs grandes Maisons se sont jointes à nous pour ce voyage qui amènera la guerre, nous nous tenons là, prêts à suivre la volonté de notre suzerain pour ce conflit en espérant que le descendant de Nymeria nous dirigera avec sagesse et n’oubliera pas son héritage. »

Pas un instant les yeux bestiaux du guerrier de Denfert n’avaient cillé durant cette introduction, puis il inclina de nouveau la tête en levant le bras à l’attention de ses camarades :

« Que les nobles de Dorne présents s’annoncent. »

Citation :
Je précise parce que je sens qu'on va me le demander : non il n'y a TOUJOURS pas d'ordre de réponse spécifique. Ne mentez pas vous vous l'êtes demandés, coquins.
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Oberyn Dayne
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• Epée du Matin •
◌ Vision du Guerrier ◌
• Champion de la Maison Martell •

« Honneur, Loyauté, Sacrifice. »

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♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 30/03/1988
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Message Mer 27 Mar 2013 - 17:33


La Procession des Sables.


Leur équipée n’eut plus à souffrir des affres de la guerre et le chemin vers Lancehélion se poursuivit sous les meilleures augures. Remontant le Sang-Vert, Oberyn eut le loisir de retrouver des paysages familiers à ses classes d’Ecuyer sous le commandement avisé de Ser Waymard Estremont. Nostalgie comme félicité furent au rendez-vous, la geste Dayne se muant en naturel prolongement des humeurs de son leader. L’on se coucha bien souvent dans les derniers pour se lever parmi les premiers, s’astreignant à une discipline d’acier dans l’exercice quotidien des armes. Depuis le coup de fouet qui avait enflammé la rumeur, Ser Oberyn ne fut observé que combattant de la main gauche, la droite restant sempiternellement drapé dans sa noire taupe. Au onzième jour, il leur fut communiqué que Lancehélion serait atteinte avant que le soleil ne soit couché. Se drapant de maille, de plate comme de surcot frappé de l’épée et de la filante étoile entrecroisée, l’ensemble des Chevalier se présenterait en Arme face à leur Prince dans une marque d’estime avouée. Aidé d’Haranka, que les Sept n’avaient finalement point rappelé à eux, l’Epée du matin fut bien vite engoncé dans son armure à l’éclat d’argent, peau d’Hrakkar nouée aux épaules et fourreau d’Aube harnaché dans son dos.

Invité à prendre la tête de la procession en compagnie de l’acariâtre lancier, Ser Oberyn jurait fortement avec l’allure de leur vieux guide. Porteur de la Bannière des Météores, Ser Raynald passa la triple porte à la suite de son commandant, ce dernier adressant d’affables sourires aux épars habitants qui saluaient leur présence. Point de liesse toutefois, ce qui n’était pas vraiment un mal en soi. Après tout, ils n’avaient encore aucune victoire à célébrer… Au détour d’un lacet tracé par le chemin emprunté, l’Epée du Matin fut alpaguée par une vieille femme lui présentant un pendentif de l’Etoile à Sept Branches que le Chevalier n’eut pas le cœur de refusé. En contrepartie, il déposa deux Cerfs d’Argent au creux de la paume ridée. Nouant le pendentif à sa main d’épée toujours gantée, c’est toujours de le mutisme qu’il accompagna la procession jusqu’à éperonner sa monture à la suite de Rennifer pour s’en détacher. A l’entrée du vieux palais, ils eurent tôt fait de le retrouver. Braquant ses améthystes sur l’image du souverain qui l’avait de tous temps inspiré, Oberyn mit pied à terre à la suite du premier représentant Uller, accompagnant son avancée vers le Prince de Lancehélion. Singeant l’image d’une statue de sel alors que Rennifer entamait sa diatribe, il porta un regard empli de respect à la silhouette du Prince pour qui il aurait sacrifié bien plus que son existence. Captivé par tant de noblesse et de charisme, il finit toutefois par jeter une œillade en coin à l’acariâtre lancier animé d’un discours aussi puissant que spontané. Laissant en suspens la question de l’héritage de Nyméria porté par les Martell, sachant pertinemment que tel patrimoine ne touchait point son Andale lignée, l’Héritier de Lord Olyvar se sentit dès lors désigné par la main tendue du vieux lancier. Ne cherchant pas à retirer la moindre gloire de la prime déclinaison de son identité, il se contenta donc d’enchainer à la suite du redoutable piquier. Se frappant le cœur de son poing ganté, inclinant la tête de façon à la voir bordée de ses longs cheveux d’or argenté, il anima sa voix d’un timbre clair et puissant, comme lui avait enseigné Lord Olyvar, de ce timbre qu’il était bon d’employer sur le champs de bataille pour rallier ses hommes à sa causes et les forcer à puiser en eux des réserves insoupçonnées :

« Ser Oberyn Dayne, Hériter de la Maison Dayne des Météores, Epée du Matin ainsi que, si vous m’en jugez toujours digne… » A la prononciation de ces derniers mots, le Chevalier réfréna l’envie de dissimuler sa main gantée, enchainant alors que ses améthystes de rivaient au pieds de son souverain : « Champion de la Maison Martell. » Redressant la tête, dévoilant son faciès au travers du voile de mèches d’or argenté balayant anarchiquement son visage, le Dornien Sigisbée en vint à poursuivre sur un ton qui se voulait cérémonieux : « Au travers de cette participation à cette procession, je vous apporte la parole des Météores. Par la Grâce de Sept et au Nom de Lord Olyvar, les Dayne renouvellent ainsi leur vœu d’allégeance et leurs engagements. » Peut être le Souverain Dornien aurait il la sensation d’une nouvelle fois entendre le discours qui lui fut tenu il y a de cela quelques lunes. Et Oberyn de conclure avant de laisser la place à d’autres Nobles Personnes : « Vos serviteurs, mon Prince… »




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I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
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Message Jeu 28 Mar 2013 - 22:56

Le reste du voyage, Anissa avait été la Vipère que l'on savait. Taciturne jusqu'à l'instant où elle était moqueuse, immobile jusqu'au moment de frapper l'une ou l'autre de ses cibles – Asafa pour lui jeter une pierre, Daärim plutôt des regards fugaces et discrets, son frère pour tester ses réflexes avec une affection brutale, les prisonniers qui bronchaient avec sévérité – sa routine inquiétante, qui faisait d'elle l'objet de rumeurs insistantes que l'assaut récent n'avait qu'exaltées, n'avait été rompue qu'au dernier matin avant l'arrivée. Ce jour-là, les lèves-tôt l'avait vue se glisser dans la tente de son père. Il semblerait que des murmures aient été échangés, bas, rauques et énigmatiques, mais rien n'a filtré en dehors du couvert de la toile épaisse avant que la progéniture du lancier n'en surgisse, presque entièrement couverte d'un ample drapé couleur de sable cuivré, ne laissant voir que ses yeux furibonds. Du reste de la chevauchée, elle n'a rien dit, juchée sur sa monture comme une bête prête à mordre tout et n'importe qui.

Lorsque l'ombrageuse cité fut atteinte, elle semblait transpirer l'essence même de l'hostilité contrariée. Lorsqu'on l'approcha pour lui faire une offrande, un regard courroucé et sombre répondit à la main qui se tendait, qui hésita, puis, malgré tout, insista d'un bref mouvement de poignet. Elle acquiesça à cette bravoure relative, sa main aux longs ongles qu'on pouvait furtivement deviner brossés de frais, clairs, longs et blancs saisit le manche d'os du poignard, puis chair comme lame disparurent à nouveau sous les mille drapés ocres qui la couvraient. Lorsque le palais fut atteint, elle posa pied à terre, avide de rapidement toucher le sol de ses pieds et de pouvoir se détendre l'assise, laquelle lui paraissait lui cuire. Elle rabattit d'abord ce qui couvrait sa tête et la surprenante vérité s'offrit aux regards qui s'égareraient vers elle : la bête était coiffée.

En quelques gestes trop brusques pour être élégants ou forgés par l'habitude, elle se défit des lourds voiles qui la dissimulaient, jetant le paquet de tissu dans les bras d'un lanciers qui en fut pris de court. Elle rajusta d'un mouvement sec et nerveux sa tenue, rejeta ses cheveux huilés, brillants et libres sur ses épaules presque nues. Elle portait une robe, ce qui était suffisant pour faire ciller ceux qui l'avaient côtoyée en tant que créature à peine effleurée par la civilisation, recouverte de morceaux de cuir, de métal et de tissu effiloché, les cheveux sales et noués, le dos voûté et l'attitude agressive, mais cette robe était en elle-même une œuvre pouvant capter les regards alentours. Blanche, donc presque lumineuse sur sa peau sombre, elle était soulignée d'un tissu rappelant le cuivre de sa région, à la coupe ravageuse, plongeant loin dans le sillon de sa poitrine. Chaque pas dévoilait ses chevilles jusqu'à l'effleurement des genoux, elle portait, bas sur les jambes et serrés au poignets, des bracelets de bois graissé qui semblaient luire, ainsi que des sandales pouvant la faire paraître pieds nus. La dague offerte était glissée dans la ceinture nouée haut, juste sous son sein. La Vipère avait fait une promesse à sa mère, elle s'y était tenue ; pour autant sa nature restait la même. Ses épaules frémissaient de tension, ses ongles jouaient l'un contre l'autre comme si ses mains cherchaient d'elles-mêmes une gorge à lacérer, ses iris sombres brûlaient du feu proverbial des Uller. Elle était un fauve habillé, présentant un contraste aussi singulier au dernier jour de la procession qu'à celui qui l'avait précédée : mélange de raffinement, de bestialité et d'instinct qu'on pressentait sur le point d'être relâché.

Son père déclama nom et exhortation du ton fort et rude que tous lui connaissaient, sans ciller, sans courber la tête ; l'héritier des Météores s'inclina et renouvela vœux et allégeance, enfin, un bref silence se fit, que la Vipère saisit. Ses bracelets faisaient résonner un bruit sec et osseux alors qu'elle s'approcha d'un pas lent mais volontaire et, face au prince et à sa présence irradiant l'endroit, sans baisser l'échine, sans abattre les paupières, elle lâcha d'un ton se faisant l'écho de son regard.
    « Je suis Anissa Uller, de la Maison Uller, fille d'Enola et de Rennifer. Ma lance garde le désert et mon arc guette les cœurs ennemis. Que la guerre qui vient fasse pleuvoir le sang de nos adversaires sur leurs terres amollies. Que nos mémoires soient pleines de nos propres valeurs. Dorne est invaincue. Dorne vaincra encore. »

Elle recula d'un pas, allant se tenir aux cotés de son père, gardant le bras légèrement ouvert pour accueillir la silhouette encore menue de son petit frère. Tête haute, mâchoires de nouveau closes et serrées, elle décrocha ses yeux de Maron Martell ; non sans avoir une dernière fois joué des ongles contre les paumes de ses mains.
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Ven 29 Mar 2013 - 14:15

Asafa avait ainsi repris la route avec le convoi de Dorniens, accompagné des gens de sa maison étant particulièrement marqué. Quoi qu'on en dise, les ravages de l'attaque des brigands étaient plus visible dans cette maison que chez les autres, le tribut de la guerre ayant été le plus lourd pour eux. Résultat, les hommes avaient quelque peu abandonné leur humeur qui jusque là avait été plutôt joviale pour tenir une mine plus sombre. Tant et si bien que les hommes des Osseux entamèrent un chant funèbre alors que la procession poursuivait son chemin, une chanson faisant l'apologie des braves tombés pour la Mère Rivière nommée "Les Larmes de Nyméria". Si cela n'égayera pas le voyage, ce fut néanmoins une façon que la troupe de Ferboys avait trouvée pour rendre hommage aux siens, tombés bravement au combat.

Pour la suite du voyage, les Ferboys se tournèrent presque instinctivement vers les Qorgyle et les Forrest, avec qui ils entretenaient des rapports plus anciens et plus amicaux qu'avec les deux autres maisons. Le Géant des Osseux s'enquit alors de la santé de son vieil ami Daärim, lui faisant part de ses démêlés avec Rennifer, amenant le sujet sur un ton léger. Comme s'il ne prenait pas les menaces du vieil homme au sérieux, ou plutôt, comme s'il se moquait de son sort. Bien entendu, il aura présenté la chose à son avantage, arguant que le lancier acariâtre de Denfert était venu le provoqué sans raison... Chose finalement pas si éloigné de la vérité, si l'on omettait que le Géant des Osseux avait usé de sa légendaire verve pour se montrer bien peu agréable à l'encontre du vieil homme. Néanmoins, Daärim aura été le seul à bénéficier des révélations du chacal de Ferboys, ce dernier retrouva toute sa gentillesse et sa légèreté lorsque sa promise Rahéna se trouvait à proximité, et succombant avec un plaisir non dissimulé aux provocations de la Vipère de Denfert, lui répondant toujours sur le même modèle, comme ils en avaient désormais l'habitude. Si par malheur Rennifer ou Oberyn passait à proximité de lui, le géant des Osseux aurait su rester sympathique et souriant, mais peu enclin à partager leur compagnie.

Il passera d'ailleurs la majeure partie du voyage avec sa promise, discutant allégrement de divers sujets et s'évertuant à tirer quelques risettes à sa douce par sa faconde et ses facéties. De plus, ses rapports au départ quelque peu tendus avec le frère de cette dernière avaient tendance à se lisser, le respect de ceux ayant porté le fer ensemble s'étant désormais installé entre eux, bien que Duncann pouvait certainement conserver un certains ressentiment contre son futur beau-frère. Quand enfin la procession parvint à Lancéhélion, Asafa ne put retenir un sourire en voyant les hautes murailles et la cité qu'il avait déjà visité plusieurs fois par le passé. Un sourire nostalgique de ses jeunes années lorsqu'il arpentait Dorne avec son mentor marchand et sa découverte des plaisirs charnels et du jeux, forgeant sa réputation auprès des diverses maisons nobles de la désertique péninsule. Lorsqu'il reçut cette dague, il ne put s'empêcher de remercier chaleureusement la personne lui ayant offert le présent, montrant un visage sympathique et semblant sincèrement apprécier le geste.

Asafa s'était comme tant d'autres changé pour paraître plus présentable. Une tunique de couleur beige, affichant quelques bordures finement ouvragées de fils pourpre et amarante donnant aux encolures et aux manches des motifs typiques de la culture vestimentaires Dorniens. Un chech de couleur noir, rappelant avec le beige de sa tunique les couleurs de sa maison, complétait le tableau. Brandissant une ceinture d'apparat, à laquelle pendant une dague de cérémonie ainsi que l'offrande reçut un peu plus tôt. C'est donc ainsi préparé, sa barbe finement entretenue qu'il mit pied à terre et s'inclina devant le prince, lui offrant un sourire franc et sincère. Cela pouvait paraître étrange pour la plupart des gens ne connaissant pas le géant des Osseux, de voir se comporter ainsi un Ferboys dont l'inimitié pour les Martell était connue de tous, néanmoins ceux connaissant Asafa savait que l'homme ne tenait nuls griefs à l'endroit du Prince. A vrai dire, ses proches savaient que ces querelles l'indifféraient au plus haut point, et qu'il était naturellement avenant et de bonne compagnie. Sans doute pour cela qu'il avait été choisi pour mener la procession. Il parla de sa voix grave mais chaleureuse à son suzerain, se redressant une fois la révérence protocolaire achevée.

- Je suis Asafa Ferboys, fils de Armand Santagar et de Lady Linera Ferboys. Mon prince, la maison Ferboys vous présente par ma voix ses sincères et profondes salutations, et souhaite que vous puissiez amener prospérité et grandeur à notre belle contrée.


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Rahéna Qorgyle
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Message Ven 29 Mar 2013 - 21:58

    La lumière d'or de l'aube éclatante déchirait de ses doigts gourds la nuit qui avait abritée son quota de mort et d'horreur. Bien que l'écrin des bras de son frère fut rassurant, le sommeil ne s'attarda pas sur ses rêves. Assise droite un peu à l'écart des hommes de sa faction, elle observait la nouvelle journée semblable à tant d'autre venir à eux.
    Le temps s'égrainait, rythmé au son des fouets qui claquaient, déchirant la chair des prisonniers et des pillards, lorsque l'un d'eux arriva à accrocher le regard de la Dame du Grès, il n'y trouva aucune compassion, bien au contraire, sous ses beaux oripeaux il n'y avait que glace, froideur, et haine à leur encontre. Un sourire malveillant se dessina quelques secondes sur ses traits comme si elle se délectait du spectacle que la torture pouvait apporter.
    Derechef le camp fut monté et dans la cohue des préparatifs des repas, l'héritière des scorpions réussit à échapper un instant à la vue de sa garde-vie pour rejoindre un homme cher à son cœur.
    A pas feutrés, habillée comme sa servante, elle se glissa près des Dayne, rejoignant l'épée du Matin.
    A l'abri des regards indiscrets, elle renouvela ses remerciements pour lui avoir sauvé la vie en déposant aux commissures des lèvres de ce dernier un chaste baiser de ses lèvres pleines et charnues. L'ombre d'Hassiba se profilant, elle s'éloigna pour la rejoindre en passant près des chevaux attachés à des piquets.

    Le sablier du temps, chaque grain semblable à une éternité de marche dans cette immensité de sable doré. Nombreux auraient été les gens lasses de cette vue, mais pas les gens du Grès, pas ceux qui avaient passés leur vie entourés par le sable en mouvement, perpétuellement changeant au gré de son humeur et ceux des vents. Pas un seul autre problème ne vint troubler la procession.
    Le désert avait pris son nombre de vies, et désormais seuls les plus résistants cheminaient en son sein. Bien que sachant garder l'eau, les réserves avaient bien diminuées et voir la source du Fléau fut pour l'ost du Grès, bien plus qu'une bénédiction. L'eau était source de vie, mais également tellement rare pour eux. Rahéna ne cacha pas sa joie non plus, partageant ce moment de délectation avec les siens.
    La chevauchée continua le long de La Sang-Vert, elle fut calme et reposante quoi que troublante, nul champ, nul couleur enivrante n'était visible ou audible. Heureusement, son futur époux prit sur lui pour accomplir la tâche ardue de distraire son épouse en devenir. L'animosité de Duncann semblait s'être apaisée avec ce qui s'était passé dans le désert. Cependant, il n'acceptait toujours pas que sa sœur épouse à Ferboys. Pourtant, il décida de ne pas accabler d'avantage cet homme après les pertes que sa maison avait subies.

    Dans cette cohabitation forcée pour l'occasion, Rahéna semblait être la neutralité même. Aucune animosité ne vint de sa part, certes elle n'aimait pas beaucoup Anissa, ou plutôt son allure générale, mais elle se contenta de se tenir éloignée d'elle sans faire d'histoire. Elle parlait aussi bien aux Dayne qu'aux Forrest quand elle en avait l'occasion. La seule chose qui était sûre ici était son allégeance aux Martell, ni plus ni moins.
    Au onzième jour, à moins que ce ne soit plus ou peut-être moins, Rennifer passa auprès des nobles pour leur annoncer leur arrivée à la cité princière de Dorne.
    Sur ses mots, elle sauta à terre et retira ses vêtements si vite que Zéhyna eut grande peine à dissimuler sa maîtresse si peu pudique aux yeux des autres dorniens. Une toilette rapidement faite, et une robe d'un bleu indigo longue passée, furent la tenue d'apparat de l'héritière du Grès. Une partie de ses biens étant partie en fumée, il fallait faire avec les moyens du bord. Elle dissimula son visage d'un voile de même couleur alors que sa servante attachait à grand peine une parure autour des poignets et des chevilles de sa lady.

    Enfin la cité de Lancehélion, les bannières furent dressées et claquèrent au vent léger. Rahéna se plaça non loin du vieux Uller, Duncann à ses côtés tenant à la bride le présent fougueux à la robe impeccable, pour le Prince de Dorne.
    Lentement, elle suivit la colonne et se fit offrir un écrin empli d'améthystes. Elle accepta en le gratifiant d'un sourire charmeur, et déposa quelques pièces dans le creux de la main du commerçant. Arrivée devant l'entrée principale et à la suite de ses confrères et consœurs, elle s'avança et salua son Prince.


    - Rahéna Qorgyle, héritière du Grès, pour vous servir mon Prince. Au-delà de cette mise à l'épreuve du désert de Dorne, je fais entendre la voix du Grès, si loin de votre cité. La maison Qorgyle, vous reformule ses vœux d'allégeance et leur dévouement envers vous, mon Prince.




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Message Sam 30 Mar 2013 - 14:56

Les morts étaient désormais fait passé, la procession avait repris les rennes et le désert était redevenu le seul décident de ce que serait leur avenir dans l'immédiat. Les plaies pansées pour certains se révélaient plus difficile à supporter que pour d'autres. Son oncle subissait quelques désagréments à la suite de sa blessure au bras qui était maintes fois sollicitées par cette chevauchée. Mais fierté faisant et honneur de guerrier et chef de garde de la maison Forrest, se plaindre ou ne point supporter n'était pas dans les compétences de la maison. Mais les jours s'écoulant, la guérison fut rétablie bien d'avantage qu'une aggravation ce qui laissait donc suggérer un rétablissement total. La routine de la chevauchée avait donc repris le pas, les discussions établies avec son compères amicaux, celles plus formelles avec ses pairs dorniens et les plaintes marmonnées et non clairement ouvertement formulées de ses hommes qui ne s'habitueraient jamais vraiment au désert. La présence de Dashkar régulièrement sur son épaule ou son bras laissait sous-entendre également un épuisement de cette température sur ses facultés à voler un trop long moment sans chercher un apaisement de ses ailes. Pour la peine cela ne le dérangeait guère d'avoir les ongles acérés gravés dans sa chairs à travers les vêtements qui siégeaient sur sa peau. Un plaisir régulièrement renouvelé et qu'il ne comptait pas changer.

L'annonce de la fin de cette démarche groupée s'était annoncée à la découverte du paysage davantage civilisé qu'une étendue désertique aux traits identiques à perte de vue. Ainsi, Lancéhélion se découvrait petit à petit et le temps était venu de se dépêtré des marques d'un voyage éreintant pour arborer les plus beaux autours et confronter sa maison à leur Prince. Cette partie était celle qu'il dépréciait le plus pour être totalement honnête. Concrètement, sa relation neutre et peu élaborée avec leur figure représentative de leur contrée présentait un sentiment d'indifférence envers cet homme avec l'obligation unique de devoir simplement montrer le respect envers cette personne dont sa maison était étroitement liée. Néanmoins, les décisions qui découlaient de cette seule autorité lui déplaisaient bien davantage... Mais son oncle veillait et de toute manière, jamais mettre sa maison au déshonneur n'avait été dans ses intentions. Surtout si la place d'héritier finissait par lui revenir, il se devait de faire remarquer que ses capacités lui permettaient d'obtenir ce titre. Mais pour l'instant et parce que cela était dans les règles, il n'était que le second de la maisonnée. Et pour être totalement sincère, ses projets de détrôner sa jumelle ne devait point encore être ouvertement annoncé, surtout tant que le jeu des confrontations entre les deux partis subissaient des déboires violents. Ces réflexions s'étaient ancrées dans son esprit tandis que ses habillons guerriers étaient délaissés au profit d'une tenue imposante de noblesse que ses parents avaient exigés. Enfin exigés était un bien grand terme car son éducation l'entraînait forcément dans des principes de respect et d'une présentation convenable. C'était bien pour cela également que son parler était des plus adéquats alors que sa personnalité pure entraînait d'avantage de combativité et d'aveu du fin fond de sa pensée. Mais ce qu'il appréciait, c'était que grâce à cela, il parvenait à dire ce qu'il voulait avec subtilité ne mentant ainsi guère sur sa façon de penser mais sans pour autant que l'interlocuteur s'en rende parfaitement compte. Revêtant ainsi un attirail vestimentaire souple et raffiné, évident élégant et en même temps ajusté à sa carrure de guerrier et de futur chef des troupes Forrest, il ajusta l'offrande qu'il avait acceptée plus tôt et pour permettre d'offrir un support adéquat à Dashkar qui ne pouvait siéger sur son épaule pour une présentation adéquate.

La dernière chevauchée fut la plus silencieuse pour sa part, se contentant de suivre la démarche et d'attendre d'atteindre clairement le point d'arrivée prévu. Une fois cela réalisé, il observa l'attitude de son aîné et dirigeant de cette procession. Ainsi, chaque représentant des maisons quittèrent leur destrier depuis tellement de jours arborés dernièrement pour entamer une présentation en règle. La tenue d'Anissa n'était pas passée inaperçue mais son regard fut bref et rapide, d'une discrétion davantage liée à une observation basique qu'à une contemplation attentive. Ce fut alors à son tour de faire entendre son nom avec l'attitude adéquate qui s'y rapportait, le bras ajusté pour le port de son fidèle familier.

"Vient à vous la maison Forrest que moi, Daärim Forrest, fils de Dagnar et Tysha, représente en tant que second héritier pour vous renouveler l'allégeance toujours formulée à votre encontre. Que les valeurs de notre contrée perdurent à travers l'unité aujourd'hui exhibée et que vous représentez."

La dernière phrase était particulièrement lourde de sens mais cependant, le désir réel derrière cette dernière ne montrait ni malveillance ni recherche de conflit et ne laisserait également rien présagé qui pourrait attirer de quelconques critiques.
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Maron Martell
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Message Sam 30 Mar 2013 - 17:05

     La procession des sables s'approchait de Lancehélion. Il avait donc fait prévenir son épouse, ses enfants ainsi que son frère cadet. Trystan et Doran avaient exprimé leur désir de se trouver aux premières loges pour accueillir les voyageurs et Maron savait parfaitement que son frère regrettait amèrement de ne pas avoir lui-même pris part à ces réjouissances. Nymeria, Quentyn et leur mère quant à eux restaient légèrement en arrière, bien que toujours présents. L'attroupement s'était donc dirigé vers l'entrée du palais lorsque les gardes étaient venu faire savoir au suzerain que la procession arrivait. Ils avaient dit que les prisonniers devaient être une bonne centaine et qu'il y avait de quoi être satisfait. L'après-midi touchait tout doucement à sa fin, mais les rues n'étaient pas désertes pour autant et en entendant les cris et les acclamations qui grandissaient, le Prince pouvait savoir que la procession s'approchait doucement du palais.

     Ce fut Rennifer Uller qui retint le premier l'attention du Martell. Descendant de son destrier, il s'approcha d'un pas ferme qui montrait bien qu'il n'avait pas changé d'un iota depuis leur dernière rencontre. Silencieux comme à l'accoutumée, le Dornien se contenta d'observer le visage d'ébène de l'homme qui prit la parole afin de s'annoncer et de faire état de leur situation. Une centaine, comme les gardes l'avaient annoncé. Nulle émotion ne se dessina sur le visage du suzerain qui se contentait d'écouter ce qui se disait avant que l'introduction ne touche à sa fin pour que le Uller « invite » ses compagnons à se présenter.

     Oberyn Dayne qui s'était lui aussi approché du maître de cérémonie prit la parole en premier. Maron gardait toujours une excellente impression du jeune chevalier, qui bien qu'il était jeune, semblait d'une dévotion sans faille. Cependant, l'attention du Dornien ne manqua pas de remarquer la main gantée que le chevalier utilisa pour se frapper le cœur comme il l'avait fait lors de leur dernière entrevue. Une blessure ? Prendre part à un tel regroupement n'était pas sans danger et même si l'Épée du Matin était légendaire, elle n'en restait pas moins humaine. Après avoir décliné son identité, ser Oberyn ajouta quelques mots qui confortèrent Maron dans l'idée que le jeune homme avait été blessé. Il ne restait qu'à espérer qu'il soit encore capable de combattre les Fer-nés, sans quoi sa légende risquait d'être écourtée. Le visage de Maron n'exprimait rien, mais il appréciait ce qu'il entendait.

     Puis son attention se porta sur une jeune femme à la peau d'ébène qui prenait la parole à son tour. Maron mit quelques instants avant de reconnaître le visage de la fille de Rennifer. Leur dernière rencontre lui avait présentée une jeune femme plus proche de la guerrière que de la dame et celle qui se tenait face à lui était davantage femme qu'animal. Pourtant, son attitude semblait toujours rappeler qu'elle n'était pas une fleur du Bief, mais bien une vipère du désert. Ses atours ne suffisaient pas à dissimuler toute la hargne que les Uller semblaient tous posséder. Elle se présenta donc comme ses prédécesseurs avant de retomber dans le silence, arborant toujours la même attitude qui pouvait captiver autant qu'elle inquiétait. Une femme de Dorne. Il était aussi regrettable de ne pouvoir la compter parmi les proches de Martell, mais telle semblait être la décision de la Mère Rivière et Maron s'y pliait donc.

     L'homme qui se présenta ensuite n'était pas celui que Maron s'attendait à voir ici. Un Ferboys. Qui offrait un discours des plus inattendus par ailleurs. S'entendre dire que la maison Ferboys souhaitait voir la maison Martell amener prospérité à Dorne, était comme d'entendre Rennifer annoncer qu'il donnait Anissa en épousailles à un chevalier Bieffois : improbable. Cela dit, le protocole était ainsi fait que les ennemis connus devenaient des alliés devant des spectateurs. Le Martell se contenta donc de l'observer en silence. Maron « connaissait » l'homme qui lui faisait face, mais uniquement par le biais de rumeurs. Il n'ignorait pas qu'Asafa avait tendance à prendre les choses à la légère et mettait donc cette nonchalance sur le compte de son caractère et non une envie de provoquer.

     Vint ensuite le tour d'une femme qui ne lui était pas inconnue pour la bonne et simple raison qu'il l'avait déjà rencontrée en compagnie de son épouse. Jusqu'à ce jour, Maron n'avait jamais conversé avec la jeune femme, mais il se plaisait à penser que le fait que sa maison soit liée aux Ferboys par le sang, ne signifiait pas pour autant qu'il devait les considérer comme des opposants. Les paroles de la dame ne laissaient rien entendre de tel et par conséquent, le Prince se contenta de rester de marbre alors que son regard se posait sur le visage hâlé de la demoiselle.

     Ce fut nul autre que le frère « cadet » de lady Ismaëlle qui ferma ces présentations, réitérant une fois de plus la fidélité de la maison Forrest à celle des Martell. Le Dornien n'avait aucune raison de dénigrer le jeune homme pour la bonne et simple raison qu'il ne nourrissait aucun sentiment négatif à son sujet. Il se méfiait simplement de lui en raison des nombreuses rumeurs qui étaient venues à ses oreilles le concernant. Une question le tarauda cependant : pour quelle raison la maison Forrest envoyait-il son fils plutôt que son héritière ?

     Tout cela n'avait pas d'importance, ainsi après les déclarations de chacun, Maron prit-il la peine de leur répondre avec autant de sincérité que possible. Même si certains passages risquaient d'être plus ironiques que d'autres bien évidemment.

     ▬ Soyez à tous les bienvenus à Lancehélion, la maison Martell dans sa totalité est fière et honorée de pouvoir vous accueillir en personne. Il est toujours bon de se voir rappeler que Dorne est une région unie. L'importance de votre procession permettra de prouver aux régions voisines, que nous ne laissons pas le chaos gouverner nos vies et je ne doute pas une seule seconde du fait que notre participation à la lutte contre les ennemis de Westeros n'en sera que plus appréciée. Votre participation à tous restera gravée dans les esprits, les noms de chacun d'entre vous seront prononcés avec respect. Nous vous remercions de votre dévotion à Dorne, puisse la Mère Rivière veiller sur vous. »

     Les discours n'étaient pas son fort, encore moins dans de telles occasions, mais il avait fait son possible.

HP:
 



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Message Lun 1 Avr 2013 - 19:20

Enfants du désert à la peau d’ébène, fils des côtes au teint olivâtre et héritiers des montagnes à la pâleur évidente, ainsi était la diversité de Dorne qui il y a presque mille ans avait fait d’une région ravagée par les guerres la fière contrée aux multiples aspects que l’on connaissait. Jeunes comme vieux, hommes comme femmes, tous les nobles ayant pris part à cette procession incarnaient la culture propre à leur terre, le tout avec une apparente cohésion en la présence de leur Prince. La populace s’était petit à petit refermée au fur et à mesure que la colonne avait progressée dans les rues, si bien que devant le palais une foule compacte de spectateurs observaient les seigneurs assemblés au haut des marches lointaines, au-delà des portes.

Les salutations de rigueurs avaient été échangées, chacun formulant tour à tour des vœux de fidélité traditionnels avec parfois quelques légères subtilités illustrant la personnalité de l’auteur. Etrange chose que la politique, par son biais l’on assistait à d’improbables évènements tels que des festivités particulières lancées par la tristement célèbre Maison Uller, l’on voyait un Ferboys souhaiter bonne fortune à un Martell et plus étrange que tout le reste, l’on assistait au consentement impulsif de plusieurs lignées dorniennes à aller combattre les pirates sur leurs îles. Que plusieurs de ces familles aient un fort ressentiment contre l’extérieur même qu’ils allaient protéger en éliminant la menace posée par les Fer-nés ne rendait la chose que plus ironique voire amusante avec un certain recul.

Lorsque Maron Nymeros Martell répondit enfin l’on aurait pu sans grand risque parier que chaque oreille à cent mètres à la ronde se trouvait acquise à ses lèvres, attendant avec impatience l’accueil de leur dirigeant ancestral. La procession ressortait d’un périple éprouvant, un voyage qui avait fait payer le prix du sang et de la sueur à ses participants alors que ces derniers avaient affronté le désert le plus impitoyable du continent, tout cela pour ce moment précis, l’objectif désigné il y a 11 jours de cela. Une fois la tirade du Prince achevée des applaudissements nourris partirent d’une partie de la foule et de certaines délégations présentes. Celle de Denfert notamment se montra chiche pour ce qui était des acclamations joyeuses, faire mention du fait que leur action profiterait à ce royaume encore récemment ennemi leur avait hérissé le poil. Rennifer Uller n’avait quant à lui pas remué d’un cil en entendant cela. Le vieil acariâtre laissa le silence retomber puis reprit la parole, la voix toujours aussi tonitruante et emplie d’intonations ressemblant à des grognements, sur son dos Lardentrailles oscillait lentement au gré de ses inspirations, sa pointe partiellement dentelée accrochant les rayons du soleil.

« Dorne est unie, notre contrée existe par et pour elle-même comme elle l’a toujours fait. Ensemble nous éliminerons les pirates si telle est la volonté de notre seigneur ! Tout comme à terme nous achèverons une autre proie suffisamment arrogante pour nous avoir insultés par son existence, du moins si l’âme et l’héritage de notre peuple sont respectés ! »

La dernière phrase du Uller avait davantage résonné comme un cri de guerre que comme une formule diplomatique, à cet instant la cinquantaine de soldats Uller en retrait frappèrent le sol avec l’autre extrémité de leur lance en réponse à l’appel. Puis la voix du guerrier des sables se fit plus basse, si bien que la suite ne fut sans doute entendue que par les nobles à ses côtés et leur suzerain :

« Vos vassaux ne se sont pas ramollis, mon Prince, s’ils peuvent s’assembler de la sorte pour une cause avec si peu d’intérêt pensez à la réponse qu’ils vous feront le jour où vous convoquerez votre ban pour reprendre cette liberté que nous méritons tous. »

Le lancier se tourna alors brièvement vers ses camarades bien-nés se tenant tout près, comme pour les appeler à un commentaire quelconque, soutien ou opposant à ces propos. Une fois cela fait il fit volte-face pour appeler d’un geste la suite des réjouissances. Cette dernière prit la forme de la cohorte de prisonniers que des mains Uller malmenèrent une dernière fois pour leur faire grimper les marches et s’approcher quelques pas à peine en retrait des nobles et du reste de la cour de Lancehélion. S’ils avaient déjà fait peine à voir lorsqu’on les avait extirpés de leurs cellules à Denfert et au Grès, les condamnés avaient désormais tout de morts en marche, silhouettes amaigries à la peau dénudée et pelée par les assauts de l’astre du jour, aux poignets et gorges ensanglantées par les incessants frottements de ces fers qui pas un instant ne les avait quittés. Cent ils étaient, du moins à peu de choses près, une grande majorité au teint sombre, d’autres purement grillés par les mauvais traitements de la chaleur, une centaine d’âmes perdues aux dos ravagés par les coups de fouets. Tous empestaient la sueur, la crasse… et le désespoir d’une certaine manière. Le tout formait un arrière-plan sordide devant lequel chaque envoyé au sang bleu de la procession se tenait, tranchant par sa noblesse et la force émanant de sa personne.

Hassiba, la guerrière qui pour le temps du périple avait servi de garde-vie auprès de Dame Qorgyle et reprenait désormais ses fonctions habituelles, s’approcha en inclinant la tête et déposa une longueur de chainée libérée de toute attache dans les mains de Rennifer. Les maillons étaient en bronze, sans éraflure et recouverts de gravures auxquelles un rapide coup d’œil laissait deviner des représentations de lances et de soleils, l’objet avait une portée symbolique facile à réaliser lorsque le Uller le tendit au Prince.

« Lord Uller honore vous autorité en vous offrant cent vies, celles de cent vermines qu’il souhaiterait voir à jamais emprisonnées dans l’ancestrale Griseffroy mais qui sont désormais entièrement vôtres. »

Il fit ensuite un pas en arrière, débarrassé du fardeau qui avait consisté à préserver comme éprouver tant d’existences au travers des dunes.

« Si d’autres seigneurs et Dames comptent apporter un présent à notre suzerain Maron Nymeros Martell qu’ils s’exécutent dès à présent. »

Citation :
Maron, tu es le centre de tous les attentions donc considère davantage les limitations du nombre de mots comme un conseil plutôt qu'une règle pure et dure si le besoin s'en fait sentir, comme tu le sens ! Courage les enfants on approche de la fin !
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Oberyn Dayne
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◌ Vision du Guerrier ◌
• Champion de la Maison Martell •

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Message Lun 1 Avr 2013 - 20:16


La Procession des Sables.


Les successifs représentants des Nobles Maisons de Dorne se présentèrent un à un face à la silhouette du Prince. A sa suite vint la fille du vieux lancier qu’il aurait bien pu ne point clairement identifier sans qu’elle ne décline d’elle-même son identité. Plus encore qu’au soir se faisant le prélude de leur chevauchée, il la trouvait engoncé dans des vêtements comme des attitudes déformant cet aspect d’amazone furieuse qu’il lui avait vu développer au cœur de la mêlée. A croire que le sang et les armes lui allaient bien mieux que les atours propres à une femme. Et alors qu’elle s’en retourna auréoler de ses bras la frêle silhouette de son jeune frère, Oberyn en vint à lui adresser dans un murmure qu’elle serait bien seule à clairement discerner : « Preuve est faite que doux vêtements et couteux onguents peuvent bien servir à enrober de sucre le démon lui-même… » Portant ses améthystes sur la silhouette du prochain noble à venir déclamer son allégeance comme sa loyauté, l’Epée du Matin présentait regard noir comme folie sanglante posée sur sa personne. Un constat simplement instinctif qui ourla ses lèvres d’un semblant de sourire alors qui mirait de ses yeux bleu persan la fille Rennifer d’une œillade en coin. Et ses mots de déclamer : « Au moins nous aurez-vous offert sujet à même de nous occuper et souvenir qui sera à même d’éternellement provoquer notre hilarité… » Etirant plus encore sous sourire alors qu’il finissait de détourner toute attention de la Vipère, le Chevalier en vint se remémorer l’une des boutades de Ser Clay. Alors que Troy avait soulevé l’idée de voir l’enfant de Rennifer mariée dans ses beaux atours portés au premier Diner, le Chevalier aux bras puissant émit l’hypothése de voir l’époux bien vite émasculé par les dents que devaient renfermer l’entre jambe de l’Amazone. Longtemps, cette image viendrait à provoquer son alacrité.

Ses pupilles ne furent, désormais, plus tournées que vers l’histrion des Osseux. Avancé face au Prince, le discours qu’il en vint à prononcer aurait bien eu le don de provoquer la nausée chez le Chevalier. Lui qui haïssait plus que tous ceux n’ayant pas de fierté comme d’honneur propre à la parole donnée se voyaient offensé par les déclamations de celui qui représentait toute l’opposition avouée au Prince de Dorne. Mais force fut donc de constater que des hommes prennent leur parole comme leur serments moins à cœurs que d’autres. Roulant ses yeux dans leurs orbites, Oberyn ne manqua pas s’imaginer ouvrir ce personnage détesté de l’aine jusqu’au plexus alors que leurs semblables déclamaient à leur tour des promesses de loyauté. Ecoutant religieusement la déclamation du Prince de Lancehélion, l’héritier de Lord Olyvar inclina respectueusement son faciès jusqu’à ce que la parole ne soit revenue au meneur de Procession des Sables. S’il se retrouvait en totale adéquation avec le précédent discours, ce ne fut point le cas de celui engagé au temps présent. La dernière phrase prononcée par Rennifer n’engendra chez Oberyn qu’un croisement de bras sur le plastron argenté de son armure. Et alors que la fureur Uller semblait désormais galvanisée, il tourna simplement le visage pour en venir à cracher son mépris de telles réactions comme pensées par-dessus son épaule.

Ne se débarrassant point de sa posture fermée, porta un sombre regard sur l’attitude de tribun déployée par le vieux lancier. Décidément, ce dernier ne changerait jamais. Et alors qu’il invitait ses nobles semblables à se manifester, c’est les bras sempiternellement croisés qu’Oberyn en vint à lâcher à la volée : « Dès lors, il ne faudra point compter sur la maison Dayne pour vous appuyer… » Directs, les mots furent prononcés à la manière des coups d’estoc que l’Epée du Matin était à même de délivrer : de façon soudaine et immédiate. Son point de vue, il n’avait aucun remord ni aucune crainte à l’exposer. Son éducation fut trempée dans l’idéal de Paix recherché par un Père qu’il ne pouvait que respecter. Dès lors, il ne laisserait point ses convictions bafouées par quelques illuminés. Placide et altier dans la pose qui le figeait, Oberyn se contentait d’exsuder son idéal comme ses serments de Chevalier. Que les autres viennent à le détester s’ils le voulaient, seul pouvait bien lui importer le suprême avis du Prince Maron. Silencieux, il laissa à d’autre le soin de parler. Que viennent les cadeaux comme les présents désormais. Les Dayne n’avaient rien d’autre à offrir que leur indéfectible loyauté à l’héritier de Nyméria…




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I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »
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