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Rassemblement : La Procession des sables

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Message Sam 2 Mar 2013 - 15:54

Les doigts aux ongles assez longs et très acérés de la vipère agrippèrent le morceau de viande sitôt qu'il fut tendu, sans se soucier de griffer au passage le chacal de Ferboys – elle n'appuya pas foncièrement le reste par ailleurs, changeant la chiquenaude en simple et énième preuve de son manque crasse de délicatesse. A la remarque du Géant des Osseux sur les mouches et son appât, elle appuya un sourire malsain, plein de morgue et d'impatience ; le jeune Otton ainsi que les lanciers assez proches d'elle comprirent qu'un mauvais tour de chasse lui serait sans doute joué durant le voyage, si ce n'était pas le soir même. Deux des hommes d'armes des Uller se murmurèrent même quelques hypothèses : scorpion mort dans la couche ? Carcasse fraîche déposée auprès de son visage durant la nuit ? Entrailles répandues sur la monture d'Asafa ? La Vipère avait un humour bien à elle – force était de constater qu'il était souvent plus répugnant que drôle, bien qu'elle-même ne paraissait jamais s'en lasser.

A la bravade du Ferboys, affirmant avec cette même théâtralité qu'ils s'envoyaient depuis un moment déjà qu'il avait su aisément la maîtriser, elle claqua de la langue, entre rire et furieuse envie de lui sauter à la gorge ici et maintenant, malgré la nervosité de la soldatesque alentour, malgré sa propre monture très nerveuse et peu stable, qui ne manquerait sans doute pas de tenter d'échapper une heure au moins à cette cavalière maltraitante, mais l'échappée du prisonnier lui fit sèchement tourner la tête et décrocher de l'instant, tandis qu'elle saisissait une flèche et l'encocha sitôt le prisonnier libéré de ses fers ; l'attitude du soldat de sa maison fut la seule chose qui la retint de tirer – et quelques observateurs attentifs pourraient douter duquel était, au juste, sa cible première – et, lorsque le prisonnier tomba à terre, voué à une mort lente et affreuse, elle hocha la tête, satisfaite, mais sans plus sourire. Elle siffla très haut, d'un phrasé dont elle força l'articulation pour être parfaitement comprise d'un nombre conséquent d'oreilles à sa portée.
    « Le prochain qui voudra l'imiter sera libéré par mes soins. Et, dardant un regard spécifique aux chevaliers dont les vertus qu'elle jugeait, conséquemment à l'expérience passée, entre l'idéalisme bête et la provocation à réprimer, la Vipère de Denfert ajouta. Le premier qui voudra les aider sera traité de la même façon. »

Elle rajusta son carquois dans son dos, droite, le regard on ne pouvait plus fier et sombre, puis, replaçant sa flèche dans son étui sans un glissement léger, elle reprit le fil des propos échangés entre son amant et son chacal favori, les épaules arrondies et le rictus revenu sous son chèche. Elle capta le regard que le Ferboys lança vers l'avant, devina à peu près la jalousie, mais n'eut pas le temps de s'en servir pour frapper. Du reste, elle préférait laisser refroidir son venin, il était plus douloureux lorsqu'il était cinglant. Les sujets d'Edarra comme d'Ismaëlle ne lui inspiraient rien, en tout cas pas davantage qu'un vague haussement de sourcils désintéressé. Si elle avait apprécié la tentative de la Ferboys, son échec la laissait assez ironique à son sujet ; quant à l'héritière de la Tombe-du-Roy, son incompétence au combat comme ses amitiés étrangères faisaient qu'elle la méprisait, mais d'une façon lointaine et sans force, peinant à la considérer. Elle laissa ces messieurs à leurs échanges, glissant simplement et sans aucune gêne vis à vis de l'interruption hors de propos qu'elle osait sans sourciller.
    « Je chasserai ce soir. Elle glissa un regard à Daärim. L'invitation était informelle, mais elle était significative entre eux deux. Sans l'appuyer davantage, elle lâcha vers son petit frère. Viens, Otton, on va contourner la procession par sa queue pour motiver les traînards. »

L'enfant hocha la tête, guida sa monture docile pour suivre celle, effrayée et nerveuse, de sa sœur. La journée parvenait à son zénith, nul doute que le pas des prisonniers allait ralentir. Elle ferait en sorte qu'ils sachent qu'ils devraient choisir entre l'épuisement potentiellement fatale et une mort tout aussi indigne, sans doute plus rapide, mais certainement pas moins pénible. Dégageant les traits de son visage pour boire un trait d'eau tiré de sa gourde, elle intima à son frère d'en faire de même avant de se recouvrir. La fin de sa journée serait sûrement silencieuse – si on entendait de nouveau sa voix ou son rire, ce serait sans doute pour sonner le glas d'une vie enchaînée, dont le sang épuisé nourrirait son désert tant aimé.
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Oberyn Dayne
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• Epée du Matin •
◌ Vision du Guerrier ◌
• Champion de la Maison Martell •

« Honneur, Loyauté, Sacrifice. »

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♦ Age : 29
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Message Dim 3 Mar 2013 - 17:04


La Procession des Sables.


Les derniers mots du vieux lancier eurent pour mérite de faire écho dans son esprit, plaçant une aura de menace sur un être qu’il considéra bien longtemps comme un ami. Un constat bien diffèrent depuis que leurs idéaux s’étaient vu diamétralement opposés sur le grand échiquier du temps. Mais savoir que le jumeau de sa plus douce ami s’était vu formé au maniement des armes par telle menace n’avaient pas de quoi le rendre plus badin qu’à l’ordinaire, bien au contraire. La perspective d’avoir à en venir à un létal affrontement avec un noble Dornien qui fut amené à grandir à ses côtés ne fut pas sans le désolé, même si le temps l’avait amené à abhorrer ce en quoi l’autoursier fut amené à muer. Son visage se fit plus fermé, à peine souriant alors qu’il se trouvait désormais cerclé par la geste Qorgyle. Il ne manqua point présenter visage affable au Cadet de la Dame du Grès, se montrant avenant et chaleureux envers un Duncann qu’il estimait autant qu’appréciait. Le charisme du colosse au derme d’ébène n’était point à jeter et il lui adressa quelques bons mots comme de coutume, réclamant vengeance pour leur dernière opposition qui avait vu la victoire du Sableux dans une épreuve de pugilat improvisée. Souriant un instant à l’idée d’une nouvelle lutte brute avec celui qui aurait bien pu devenir un bon chevalier, si la religion ne l’en avait point éloigné, Oberyn chaussa bien vite un nouveau masque de neutralité devant l’absence de réaction marqué de la part d’un Rahéna qu’il avait bien du mal à reconnaitre. Il ne comptait point s’éternisé en un endroit où son geste n’était interprété que comme pure fantaisie mal placée et se mura dans le mutisme jusqu’à ce que les soins qui lui furent prodigués ne fussent enfin terminés. Il tiqua une dernière fois devant les mots de la belle Dornienne, esquissant un sourire affligé alors qu’elle mettait en avant sa stupidité. Ce à quoi le chevalier ne manqua point de rétorquer :

« A en croire cette glorieuse assemblée, mon existence ne fut que guidée par des vœux d’une insondable stupidité… » Piétinant sur place, Shuram ne demandait qu’à s’évader, tout comme son cavalier se sentant désormais bien trop enfermés. Mais il ne manqua point de continuer : « Vous ne connaissez que trop bien ma stupidité milady, fut un temps où vous sembliez bien la partager qui plus est… » Une allégation qu’elle serait bien seule à pouvoir identifier de par le bien étrange lien qui, jadis, les unissait. Etait-il donc plus opportun d’employer le temps passé au sujet de la dépendance baroque qui les unissait ? Possiblement… « Il semble que tout ne soit pas aussi infrangibles que des vœux après tout… Soyez remercier pour toute la bonté dont vous m’avez gratifié, Milady. Puissent les Dieux vous préserver du mal… »

Et sans autre adjonction qu’une révérence accélérée, l’Epée du Matin tourna les talons pour rejoindre au petit trot l’arrière de la procession. Une sorte de désespoir hystérique dans le regard, il se contenta de mirer un temps les dunes lointaines sans faire grand cas des regards qu’on lui adressait à son passage. Son attention se porta toutefois sur le Géant des Osseux ainsi que sur sa fantasque suite improvisée. Il ne démontra pour seule réaction qu’un mystérieux sourire amusée, se fendant d’un rire étouffé alors que les pas de Shuram accéléraient en direction de ses comparses chevaliers. Son retour fut salué par le choc du poing ganté de Clay sur la plate pectorale de son armure et bien des démonstrations furent lancées avant de soudainement s’étouffer, comme elles furent générées. A croire que ces Dorniens là aimaient à cultiver leur différence…

« T’aurais-je encore causé du soucis ? » Finit-il par demander à Ser Raynald à ses côtés. Celui qui l’avait vu grandir et avait commencé à le façonner aux contraintes de la chevalerie resta bien évasif, haussant nonchalamment les épaules en crachant négligemment : « Bah… La loi est dure mais l'aigle ne chasse pas les mouches ! » Un sourire vint à remonter le défaillant moral de l’Epée du Matin, son camarade ayant toujours eu le sens de la formule. Qu’elle soit entendue par les autres ou pas, il n’en avait cure… Ils semblaient déjà tous les mépriser, à quoi bon tenter de continuer donner visage agréable à leur fonction ? Ainsi se déroula la suite de la procession pour les Dayne, en cercle fermé et dans l’ignorance des piques qu’on pouvait bien leur adresser. Ils avaient pour eux dans valeurs qu’il convenait de dissimuler en ces lieux d’intolérance prononcée.




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »
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Rahéna Qorgyle
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Message Dim 3 Mar 2013 - 18:48

    Quand ils furent au sein de la bannière Qorgyle, Zéhyna s'approcha de sa maîtresse, lui tendant sa trouvaille et ne manquant pas de lui glisser quelques mots au sujet de ces plantes. L'héritière lui lança un regard à la fois amusé, réprobateur et affligé.

    - Je ne suis pas encore mariée que tu veux déjà que j'enfante?

    Heureusement que le Hérault des Dayne était occupé par son frère qui le saluait chaudement. Duncann et Oberyn échangèrent quelques mots plaisants, et parlèrent de sujet qui leur était familier. Le cadet du Grès acquiesça bien vite à la proposition de revanche, souriant à son ami avant de reprendre sa place près de ses hommes.
    Rahéna cependant cilla légèrement en entendant les propos de son ami d'enfance.
    Elle le mettait en garde parce qu'elle ne voulait pas lui attirer des ennuis, il avait déjà assez à faire avec les idées pré-reçues de bien des Dorniens ici présents. D'autre part, elle ne voulait pas qu'un conflit éclate entre son ami et son promis.


    - Vous savez que je n'en pense pas un mot. Mais défier l'autorité de Rennifer est suicidaire d'autant plus que son horrible fille semble vouloir chercher querelle aux Dayne.

    Son regard se fit aussi tendre que lorsqu'elle était seule avec le jeune chevalier et aussi, légèrement mélancolique.
    Elle se pencha près de lui, pour que ses mots ne soient entendus que de lui seul.


    - Il fut un temps… mais je n'ai jamais demandé à ce que cela change. Mais les évènements font que nous devons faire attention à votre statut comme le mien, Oberyn.

    Elle laissa à regret les doigts de l'Epée du Matin, quitter les siens. Les mots de son ami, lui fendaient le cœur. Elle était déchirée entre sa promesse et ce qu'elle ressentait toujours, même encore aujourd'hui, pour cet homme avec qui elle avait passé tant de temps par le passé.
    Une expression de tristesse fila sur son visage avant que celui-ci ne retrouve sa neutralité. Elle n'était pas en droit de le retenir et elle ne pouvait en aucun cas briser sa promesse. Seulement, dans ses yeux pouvaient se lire le conflit qui se passait sous son crâne. Elle ajusta son voile sur son visage, alors que son frère lui prit la main pour la rassurer. Elle esquissa un sourire sans saveur, puis tourna la tête vers son promis. L'intervention d'un des Uller, la distrait un instant.
    Peut-être valait-il mieux pour les prisonniers une mort rapide, que celle que la soif faisait succomber ou l'enfermement à vie…

    Le reste de la journée fut presque comme le début pour le Grès, si ce n'est plus silencieux encore. Lady Qorgyle s'était enfermée dans le mutisme et son regard semblait encore quelque peu troublé. Son promis semblant préférer ses amis, ce dont elle ne le blâmait pas le moins du monde, d'autre part, elle n'aurait pas su quoi lui dire. Son frère et Zéhyna restaient vigilants aux moindres de ses désirs, qui ne vinrent pas. Cette si belle journée semblait être devenue plus ombrageuse pour ses sentiments qu'elle gardait sous clé sauvagement.
    Peut-être la nuit sera-t-elle plus douce pour elle que cette après-midi. En attendant, elle se contenta d'observer les gens composant la procession.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.


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Message Lun 4 Mar 2013 - 0:01

Les propos du jeune Otton pouvait paraître déplacer de traiter le faucon comme un animal bête contrairement aux chacals, encore plus que ce dernier semblait être un rapace familier pour lequel ses sentiments étaient évidents. Pourtant le prendre mal n'était pas du tout dans son intention et un regard un brin perçant sur lequel s'était rajouté un sourire amusé avaient été les seuls marques face à une telle pensée. Bien qu'il lui en fallait beaucoup pour être désarçonnés, cet enfant doté de si peu de caractéristiques juvéniles laissait légèrement pantois. Mais attiré par une ambiance toute autre, ses pensées et ses dires s'étaient étirés vers de tout autres sujets. Avant néanmoins qu'il reprenne la parole, un nouveau fait s'était déroulé avec un prisonnier qui avait tenté d'échapper au destin qui l'attendait. Malheureusement, il n'avait fait que s'attirer une mort plus douloureuse dans les chaleurs intolérables du désert. Un incident somme toute banal qui ajusta l'ambiance en rappelant qui dirigeait la marche, mais rien de bien handicapant réellement. Le regard d'Asafa vers Oberyn ne manqua pas non plus d'être analysé par ses soins. Evidemment que ce rapprochement ne pouvait que déplaire à son ami. Celle qui était censé lui être fidèle et pour lui en compagnie d'un être somme toute déprécié. Oberyn semblait avoir l'art de s'attirer l'animosité des siens.

A sa question débarqua une réponse tout aussi logique de la part de son ami, que le sujet soit délicat pour certaines oreilles ou non. L'information d'une plaie infectieuse était nouvel mais tant que son amie s'en remettait, c'était l'essentiel. Connaissant la jeune femme, l'inactivité n'était nullement dans ses principes premiers, ainsi elle chercherait rapidement à reprendre les rennes de ses fonctions. Comprendre ce mode de fonctionnement était aisé et la force de caractère qu'il partageait tout autant les poussait à se relever très vite des désagréments physiques, bagatelles à leur yeux qui ne devaient clairement pas intervenir sur leur capacités habituelles. Pour sa part de plus, celles-ci lui apportaient une souffrance jubilatoire. Les combats, le sang et les affrontements faisaient partie de ces moments trop peu nombreux à son goût mais particulièrement extatiques. Ce n'était pas pour rien que sa relation actuelle s'orientait vers une demoiselle aussi sauvage que la jeune Uller. Toujours est-il qu'une question lui était posée et qu'il se devait d'y répondre même si parler de sa chère jumelle n'était jamais bénéfique pour son bien être moral.

"Ma très chère soeur est dans le nord avec notre prince."

Ses propos ne s'égarèrent pas davantage sur le sujet tout d'abord parce que sa maison était vassale et fidèle à Maron Martell, et parce que ce n'était guère l'endroit pour s'attarder sur ses sentiments sur le sujet. Le fait d'ailleurs que ses propos s'arrêtèrent à ce peu d'information annonçait la couleur à son ami qui le connaissait assez pour savoir que cela lui déplaisait et qu'il ne fallait pas chercher à approfondir le sujet. Bien qu'ils changèrent de sujet, la conversation fut cependant interrompue par une information qui avait toute son importance pour Daärim surtout en provenance d'Anissa. Ainsi elle irait chasser... Un point de rendez vous dans les règles de l'art entre eux qui lui convenaient parfaitement. Pas besoin de s'étendre davantage, un simple signe d'acquiescement suffisait à annoncer la compréhension du sous-entendu. Son regard azuré observa les deux Uller disparaître. Son intérêt se reporta un instant sur Asafa le temps de terminer leur conversation mais cela ne lui fut pas beaucoup plus permis car son oncle l'interpella et quémanda une discussion qui sembla sérieuse.

"Bien, je te laisse, on se retrouvera plus tard. Tâche de ne pas faire de bêtises inconsidérées comme te faire blesser." dit -il avec un sourire en coin avant de ralentir le pas pour se retrouver au même niveau que son futur interlocuteur et figure de sa famille.

Le reste de la procession se réalisa entre la discussion avec son oncle et le silence apaisant également d'une chevauchée souffrante de la chaleur écrasante dont il avait l'habitude mais néanmoins pas dénuée de puissance imposante. Une attitude propice à une observation somme toute intéressante des autres dorniens avec une pensée toute particulière à la future partie de chasse qui l'attendrait aux lueurs déclinantes.
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Lun 4 Mar 2013 - 9:49

L'ambiance devint un peu plus pesante alors qu'un nouveau malheureux passa de vie à trépas, victime de la cruauté des Uller. Le Dornien Salé observa tout ceci d'un œil distrait, n'y prêtant guère d'attention. Ou plutôt, détournant volontairement son attention de cet évènement. Asafa n'était pourtant pas réputé pour être d'une tendresse mielleuse, en effet, il avait tué plusieurs hommes par le passé et il connaissait donc bien la mort. Non, cela semblait plutôt dirigé envers la réaction d'Anissa. C'est alors que son ami répondit à sa question. Le Ferboy sentit qu'il venait de pointer du doigt un point bien désagréable pour Daärim. Sans doute encore plus qu'Anissa, le Géant des Osseux ne prêtait pour ainsi dire aucune attention aux diverses considérations politiques. Non pas qu'il n'y était pas sensible ou qu'il ne les comprenait pas, mais plutôt qu'il regrettait que les rapports entre les nobles soient constamment biaisé par des intrigues et des manipulations diverses. De plus, il connaissait les tensions qui existaient entre le Faucon de La-Tombe-Du-Roy et sa sœur, ayant vu leurs rapports se dégrader peu à peu avec le temps. Aussi, il ne appesantit pas sur le sujet, ne voulant pas mettre son vieux camarade dans l'inconfort. Daärim faisait partie des Dorniens qui pensaient que le pays ne devait pas courber l'échine devant les étrangers de Port-Réal ou d'ailleurs, et sa sœur menait une politique complétement différente, proche de celle de son Prince, d'ouverture sur l'extérieur. Beaucoup de Dornien restaient opposés à cette idée, et si la loyauté des descendants de la Rhoyne était acquise au Prince Maron, pas mal de dents grinçaient devant la récente politique de Lancéhélion. Le Ferboys, quant à lui, ne semblait pas avoir d'avis sur la question, éludant le sujet lorsqu'on l'abordait en sa présence par quelques facéties dont il avait le secret.

- Dans le Nord ? Bien, moi qui croyait qu'on allait pouvoir rencontrer le Prince, s'il n'est pas à Lancéhélion, cela va être compliqué...

Il salua alors de la tête son ami alors que celui-ci s'éloignait, un sourire aux lèvres pour lui signifier qu'il avait apprécié le trait d'esprit. Puis, se retrouvant ainsi seul, il fit presser le pas à sa monture pour regagner sa colonne. Les gardes de la maison Ferboys avançaient en silence, juste à la suite de ceux de la forteresse du Grès. Longeant les siens, puis remontant les soldats des Scorpions, il se rendit aux côtés de sa promise, arborant à nouveau son sourire charmeur à l'attention de l'héritière des Qorgyle. Se mettant à hauteur de la jeune femme, il plongea son regard dans celui de la jeune femme, lui proposant sa main.

- Tout se passe pour le mieux, Rahéna ? Vous avez besoin de quelque chose ?

Un instant, son regard passa sur la colonne des Dayne, et conservant cette attitude désinvolte, il poursuivit.

- Vous connaissez bien Ser Oberyn ?

Il regarda à nouveau la jeune femme, arborant cette fois cet air taquin qu'il prenait si souvent. Comme s'il cherchait à titiller quelque peu la jeune femme sur un sujet qu'il devinait embarrassant, à en juger par les échanges récents qu'il avait pu observer entre les deux Dorniens...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Lun 4 Mar 2013 - 21:39

Fatigués, moites, au bord de l’inanition pour les plus fragiles et maltraités, tels arrivèrent au crépuscule les divers participants de la procession des sables au lieu choisi par les éclaireurs pour établir le campement du soir. Il s’agissait là d’une cuvette large de 200 pieds naturellement creusée par le vent et cernée de dunes rendant impossible à qui s’y trouvait de pouvoir discerner l’horizon, tout comme elle dissimulait aux regards de ce qui écumait le désert nocturne. Un choix sûr mais aucun point d’eau ne s’y trouvait, ceux à avoir osé interroger les patrouilleurs Uller et assez chanceux pour avoir obtenu une réponse digne de ce nom avaient appris que la première oasis ne serait atteinte que d’ici 4 jours au mieux et que jusque-là hommes comme animaux devraient piocher avec précaution dans leurs rations.

Même les personnes montées n’avait pu échapper à la fatigue car ainsi était le soleil du désert, même sous d’amples vêtements ses rayons chauffaient les crânes jusqu’à rendre nauséeux tandis que l’air incroyablement sec irritait les poumons en y charriant de la poussière. En tant que natifs du désert Qorgyle et Uller furent parmi ceux à s’en être le mieux tirés, aucun ne manifestait ouvertement sa lassitude après le périple du jour auquel succèderaient bien d’autres d’ici Lancehélion. Si les Ferboys avaient davantage souffert cela n’avait rien de comparable avec les délégations Forrest et Dayne chez qui l’habitude de l’air frais des montagnes et d’un ciel plus clément donna des allures d’épreuves à la chevauchée. Les quelques imprudents à avoir laissé certains de leurs membres à nus en furent quittes pour de douloureuses rougeurs. Fort heureusement aucun invité n’avait succombé.

Ce ne fut pas le cas parmi les parasites et la vermine, l’on dénombra la mort d’un apprenti tailleur à qui son maître avait confisqué sa part d’eau pour lui-même ainsi que celle de deux autres condamnés, portant à un total de cinq la liste des décès pour la première étape du voyage. Un résultat satisfaisant auraient dit les plus pragmatiques, une triste conséquence qui auraient pu être évitée auraient dit les plus moralisateurs.

Sitôt le site définitivement approuvé par un Rennifer qui se contenta en tout et pour tout d’un hochement de la tête, l’endroit fourmilla d’activité alors que l’on tachait de s’établir au mieux afin de prendre du repos d’ici l’aube prochaine. La garnison de Denfert se chargea tout d’abord de sécuriser ses prisonniers en les séparant en deux groupes cantonnés aux pointes Nord-Est et Sud-Ouest du campement, chacune sous la surveillance d’une quinzaine de soldats tandis que le reste des hommes et femmes d’armes se répartissaient les premiers tours de sentinelle tout autour du périmètre. Leur expérience en la matière demeurait indéniable, tout autant que la sinistre impression qu’ils constituaient le pire danger aux alentours, ces sombres combattants aux arcs courbés et aux lances acérées.

Les condamnés furent contraints de rester assis, serrés les uns contre les autres alors que leurs chaines étaient fixés au sol à l’aide de longs piquets de bois qui demanderaient un pénible travail d’extraction pour ne plus être enlisés. Nul espoir pour ceux qui avaient été jugés indigne de vivre.

Du côté des diverses délégations chacun s’établit selon sa convenance, les Dayne choisirent la partie Ouest de la cuvette, peut-être pour compter parmi les premiers à voir se lever le soleil au-dessus du talus, les Forrest firent de même. Ferboys et Qorgyle préférèrent l’Est tandis que le gros des divers marchands et servants des Uller alla s’installer à la pointe Nord-Ouest. Au centre du campement l’on entreprit d’embraser un unique feu de joie à même d’éclairer suffisamment le temps d’une nuit et alors que les dernières lueurs du jour s’éteignaient les flammes prirent la relève. Tandis que les divers larbins aguerris entreprenaient de déblayer au mieux les environs de leur future couche afin d’en chasser quelque animal dangereux qui y auraient sommeillé aux heures les plus chaudes, d’autres commencèrent à préparer un repas digne de représentants de grandes Maisons Dorniennes. Le commun se contenta de rations séchées et de fruits tandis que les mieux nés se tenaient assis au plus près du feu avec leurs proches et que l’on leur servait brochettes de bœuf, de serpent et de mouton marinées dans du piment et du citron, le tout accompagné de quelques dattes et de vin Dornien. Rennifer parla brièvement avant que tous ne soient servis, du moins aboya-t-il sa satisfaction quant à ce premier jour et avertit quiconque oserait croire que le plus dur était passé qu’au contraire le pire était encore à venir. Ce serait encore une demi quinzaine avant que ne se profile la source du Fléau et qu’ils ne quittent le désert, et jusque-là le sable se chargerait d’éprouver chacun d’entre eux jusqu’à qu’ils ne se renforcent ou meurent.

Après cela l’ambiance se fit un rien plus légère et tous entamèrent de dévorer avec satisfaction leur repas chaud alors que le vent se faisait cinglant et la température basse, douce ironie pour qui avait subi la chaleur quelques heures plus tôt d’en venir à presque la regretter. Comme divertissement il n’y aucun ni chant ni musique, premièrement parce que cet art n’avait jamais trouvé grand amateur parmi la noblesse de Denfert et deuxièmement car le bruit risquait de révéler leur position à d’éventuels mal intentionnés. Certes, avec pareille escorte un assaut contre eux tiendrait du suicide mais seule la prudence paranoïaque permettait de survivre dans la région.

En revanche l’on fit venir un conteur aussi desséché et racorni qu’une dépouille abandonnée et avec un œil d’un blanc laiteux aveugle qui jurait avec son teint d’ébène. Il régala son audience de divers contes propres à la culture des Uller et à leur fascination sans bornes pour leur terre natale et, si sa voix avait des intonations trainantes et que quelques syllabes prononcées venaient à buter par la faute de sa bouche édentée, le contenu suffit à en divertir plus d’un. En effet, cet individu-là tenait sans le moindre doute le rôle de doyen parmi la procession, au point même qu’il aurait pu être le père de Rennifer disait-on, pareil homme avait vécu au temps des derniers dragons et en savait donc beaucoup. Il conclut par un récit de Nyméria et comment cette dernière s’était débarrassée de pas moins de six rois rivaux à son époux lors de l’unification de Dorne. Envoyés se perdre loin au Nord qu’ils avaient été, là où la neige remplaçait le sable avec pour seule mission de surveiller les étendues vides depuis un mur de glace légendaire.

Le repas touchait désormais à sa fin, Orek Forrest n’avait que peu ouvert la bouche tout du long alors qu’il mangeait aux côtés de son neveu Daärim, l’air renfrogné peut-être par la faute de ses différences cultures existant au sein de diverses régions d’une même contrée ou sans doute à cause des manières détestables des Uller dès qu’on l’on touchait à l’humanité et à la décence. Quoi qu’il en soit il offrit à l’héritier en second de la Tombe-du-Roy divers commentaires disgracieux quant au bien-fondé de leur présence à cette cérémonie incompréhensible.

Dame Qorgyle n’avait pas été négligée au cœur de la soirée, les plus attentifs au protocole notèrent qu’elle fut parmi les premiers invités à être servis et que le conteur conclut l’une de ses histoires en lui rendant hommage, affirmant que Rahéna avait la même beauté qu’une précédente Dame de sa Maison qu’il avait eu l’honneur d’apercevoir il y a trois générations de cela. Malgré tout subsistait l’ombre aussi pesante que peu rassurante d’Hassiba la désormais garde-vie attitrée de la noble aux scorpions qui dégageait une dangerosité et une animosité quasi palpable à qui venait à s’approcher de trop près. Même son frère Duncann ne semblait pas épargné par la méfiance de la guerrière, bien qu’à son encontre elle ne fit pas le moindre geste.

L’on commençait déjà pour certains à se lever et à quitter l’attroupement pour gagner le confort tout relatif de son lit improvisé et grappiller quelques heures de sommeil, ce fut ce moment que Rennifer Uller choisit pour se rendre auprès du Géant des Osseux tranquillement installé aux côtés de sa promise. Le rictus sur ses traits n’avait pas changé depuis ce jour où il avait clairement menacé Asafa de le tuer de ses mains si on le revoyait à faire des avances à sa fille, de même que son arme n’avait pas quitté les attaches sur son dos au cours du bivouac. Le lancier acariâtre planta son regard impitoyable dans celui habituellement rieur du Ferboys et après plusieurs secondes lança sèchement : « J’ai à te parler. »

L’Epée du matin quant à elle se trouvait auprès de Ser Raynald, ce dernier l’entretenait de la possibilité de faire se lever les hommes avant l’aube afin de s’exercer aux armes, si long voyage risquait d’affaiblir leur bras alors même qu’ils s’apprêtaient à partir en guerre. Le guerrier expliquait les avantages de cette idée tout en tendant sa coupe à une jeune servante armée d’une cruche et qui pressa le pas pour venir le resservir. Comble de malchance la bougresse s’emmêla dans sa robe et tomba à genoux devant l’héritier des Météores, déversant par la même occasion un rien de vin sur ses pieds. Aussitôt elle poussa un couinement apeuré et leva le bras par réflexe pour se protéger sans oser bouger davantage, n’osant pas croiser le regard violet du chevalier. Passée la surprise, à observer la maladroite de plus près l’on constatait qu’elle ne devait avoir guère plus d’une vingtaine d’années, servante Uller aux grands yeux, de petite taille et toute en courbes. L’instant semblait figé, dans l’attente d’une réaction.

Le jeune Otton Uller n’avait pas quitté le giron de sa Vipère de sœur depuis leur arrivée, mangeant chichement et délaissant les nombreuses conversations autour de lui alors qu’à l’aide d’un bâton il traçait divers symboles à même le sable avant de longuement les observer. Sans nul doute la présence de tous ces étrangers l’avait poussé à se retrancher dans sa forteresse de mutisme. Connaissant les goûts un rien particuliers de la vipère ceux chargés de lui apporter son repas avaient veillé à ne cuire que très brièvement la viande lui étant destinée, présumant sans oser le dire à voix haute qu’elle devait préférer de loin sa nourriture crue et vivante. D’ailleurs la chasseuse en elle savait pertinemment que ces quelques heures après le crépuscule se prêtaient le mieux à la chasse ou aux diverses errances.

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Rahéna Qorgyle
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Message Mar 5 Mar 2013 - 22:07

    Seule avec ses pensées, elle vit du coin de l'œil son futur époux revenir vers les siens. Elle ne comptait pas lui mentir, mais le sujet était délicat s’ il venait à l'aborder. Les bruits de sabots se firent plus sourds au fur et à mesure qu'ils s'approchaient de la tête du cortège des Scorpions du Grès.
    Il lui adressa un sourire charmeur auquel elle répondit faiblement sous son voile qui couvrait de son nez jusqu'à sa poitrine sans la moindre difficulté.


    - La chaleur à raison des humeurs… Je vais bien merci, je n'ai besoin de rien. Et vous? Vous sembliez ravi de revoir vos amis…

    Elle suivit son regard sans rien ajouter et sans laisser transparaitre les sombres pensées qui occupaient son esprit. Lorsqu'il lui tendit la main, elle y glissa la sienne comme pour le rassurer.

    - Effectivement, il s'agit de mon ami d'enfance. Nous avons partagé beaucoup de choses ensemble.
    Vous semblez vous aussi proche de Daarïm Forrest et de la fille de Rennifer, étrangement….


    Elle laissa sa phrase en suspend mais ne voyait ici aucune rivalité ou encore reproche à lui faire. Après tout, avant d'être son promis, il avait eu une vie, tout comme elle. De plus, cela lui permettait de dévier le court de la conversation, si par la suite il voulait plus de précision, et bien elle lui en fournirait peut-être si cela était dans son entendement.

    Au fur et à mesure de l'avancée de la journée, sa peau se faisait moite, elle estimait d'avantage les guerriers de l'ost qui, eux, portaient leurs armures. En revanche, le sel qu'ils avaient ingéré durant pratiquement toute la journée leur permettait de ne pas trop entamer leur réserve d'eau.
    Malgré leur facilité d'acclimatation dans le désert hostile de par leur lieu de naissance, le Grès souffrait également de cette température, tout comme les gens de Denfert, mais comparé à la majorité, ils s'en sortaient plutôt bien.
    Duncann, lui, avait fait un rapide résumé de la situation, cinq morts au total, dont un roturier faisant parti des marchands qui s'étaient greffés à leur convoi pour essayer de profiter des richesses des nombreuses maisons nobles présentes.

    Une fois que l'Oncle de Lord Uller eut approuvé le terrain destiné à accueillir la caravane, ils furent laissés libres pour choisir leur emplacement. Lentement mais sûrement le Grès monta le campement à l'Est, suivi de près par la délégation Ferboys, ce qui n'était pas réellement étonnant.
    Duncann donna les directives coutumières pour ce genre de campement et mit un tour de garde en place autour de leur campement. Rahéna descendit de cheval, et demanda à ce qu'on apporte le cadeau pour le Prince Martell. Il fallait prendre bien soin de l'étalon blanc à la crinière si claire qu'elle semblait être faite de fils d'argent, tant la lumière se reflétait sur son crin.
    Le reste fut porté sous la tente en espérant que le présent serait apprécié. Faire cette route lui rappelait sa jeunesse, lorsqu'elle était allée à Lancehélion pour entrer au service de Daenerys Martell, il lui tardait de la revoir et de pouvoir converser avec elle de vive voix.
    Rennifer fit un discours assez sobre mais clair. Le pire était à venir, mais ça, la plupart devait sans doute s'en douter.


    L'ambiance du feu de camp était une chose agréable qu'elle ne connaissait en fait que peu. Voyager hors du Grès était pour elle une félicité. Elle qui rêvait de dépaysement depuis son enfance, elle n'en avait eu que peu de fois l'occasion, étant toujours rappelée par ses devoirs au Grès.
    Un vieux barde vint faire don de son art et récita bons nombres de mythes et légendes. Des histoires toujours agréables à écouter pour la fille de Grès.
    Elle fut étonnée qu'ici, au cœur même du désert, le protocole soit suivi. Elle eut sa part d'attention et le vieux conteur loua sa beauté. C'était sans doute surfait mais amusant.

    La voix de Rennifer raisonna près de ses oreilles alors qu'il s'adressait à son promis, aussi elle se leva et prit congé poliment.
    Dans la tente, sa servante tenait tête à deux petits scorpions. Hassiba sortit une dague d'un geste vif pour occire la menace.


    - Non !

    Rahéna s'interposa et d'un geste précis, presque chirurgical, prit les intrus par la queue pour les remettre à l'extérieur, dans les dunes.

    - Ce ne sont pas mes ennemis Hassiba! Vas te restaurer avant de revenir. Zéhyna, prépare ma couche.

    Son frère entra dans la tente à la suite de son aînée. Droit comme un I devant elle, il avait plus l'allure d'un général faisant son rapport à son lieutenant. Visiblement tout était prêt pour qu'ils passent une nuit sûre, autant chez les Uller, que leur propre maison.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.


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Oberyn Dayne
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Message Mar 5 Mar 2013 - 23:35


La Procession des Sables.


Il aurait aimé avoir à ne pas le montrer, mais l’Epée du Matin semblait bien avoir souffert plus qu’il ne l’escomptait dans cette première journée de procession. De quoi plus encore alimenter les moqueries de la congrégation. Fourbu mais tâchant de faire bonne figure, l’Héritier de Lord Olyvar ne fut pas des Seigneurs Oisifs délaissant toutes tâches à leurs gens, partageant leur peine dans l’établissement d’un spartiate campement qui saurait ravir les corps comme les esprits pour un nocturne repos. Après tout, celui que d’aucun surnommait « l’Astre Etincelant » ne se réclamait que trop comme appartenant à la nuit. Les tentures dressées et le crin de Shuram flatté, Oberyn mit fin à une escarmouche ayant éclaté entre un Garde Uller et Ser Clay qui prit ombrage d’une désobligeante remarque sur sa longue crinière flavescente. Le Chevalier aux Bras Puissants démontrait un sang chaud commun à bien des participants à ce rassemblement. Mais tous semblaient toujours considérer les Dayne avec la même suspicion. Contre mauvaise fortune bon cœur, les hommes de l’épée entrecroisant une filante étoile participèrent donc au festin organisé sans toutefois pleinement se mélanger à leurs Dorniens camarades. A leur tête, Oberyn échangea quelques mots avec quelques Qorgyle comme Forrest avec qui il semblait en bons termes, évitant toutefois de soigneusement adresser ses mots à quelques ressortissants de la Maison Ferboys et faisant preuve de la plus grande diplomatie associée à une grande maitrise de l’Art des Esquives quand se présentait à lui un quelconque Uller. Ayant délaissé son armure de plate comme de maille, le héraut des aurores s’était drapé du chausses couleur crème et d’une tunique de laine lilas au col et manches cousues d’un épais cuir sombre. A partir du coude, son bras était protégé par des mailles fixées à ces mêmes manches par des lacets. Une robe de soie blanche tombant à mi biceps et au mollet, dont les manches étaient richement brodées d’étoiles en fil d’argent, se trouvait enfilée sur ce semblant de protection martiale que le jeune homme se refusait à délaisser. La rumeur irait bon train en voyant la main blessée cernée d’un gantelet de cuir sombre et déjà le commun reformulait ses paris quant à savoir le nombre de phalanges perdues par le Dayne dans son geste que la plèbe jugeait stupide. L’on dina de bœuf comme de serpent, conversa épisodiquement et finit de montrer visage affable dès lors que survint l’arrivée du vieux conteur. Certains jugeraient peut être la chose comme un affront, mais l’Epée du Matin comme sa suite s’évanouirent de l’auditoire à peine terminée la première histoire. Un quidam interpella l’Héritier de la Maison Dayne, lui promettant voir vantés les exploits de bien des guerriers bénis par la Rivière Mère et voués par l’ensemble des autres Maisons participant à la procession. Ce à quoi le jeune homme opposa un roulement de ses améthystes dans leurs orbites en marmonnant agacé :

« Des morts tous… » Il est bien des visages qu’il n’avait que trop observé en cette journée et le confort de son cercle de fidèles lui serait profitable. Si les conversations tournèrent un temps sur les arts du corps et la beauté des femmes présentes, émaillées de rires francs, le débat s’anima entre Oberyn et Ser Raynald quant à la possibilité de faire s’entrainer les hommes aux premières lueurs du jour. Haussant les épaules dans un premiers temps, le sigisbée Dornien vint à prononcer : « Je ne m’y oppose pas mais te commande prévoir un exercice léger. Le désert sera à même nous endurcir mais je ne supporterai pas éternellement leurs airs moquer si nous venions à flancher ! »

Et alors que son propos était tout juste terminé, une servante vint à trébucher et de vin l’asperger. Point trop de dégâts toutefois, la tunique blanche se voyait simplement maculées d’éparses tâches violacées. Apeurée, la pauvrette sembla parée à une violente punition. Elle ne trouva pour réponse que le rire amusé d’un Oberyn qui s’adressa, Badin, à son écuyer :

« Ne t’avais-je pas dis que j’aurai mieux fait de passer mes vêtements violets ? » Courtois, le jeune homme aida la jeune femme à se relever et l’invita à prendre place à ses côtés, quémandant à Clay qu’il offre une boisson à la pauvrette à même de la ragaillardir. Elle aurait tôt fait de reprendre son service sans que cet incident ne vienne à longtemps la perturber, à moins qu’une quelconque brute Uller vienne dans l’idée de la châtier. D’un sourire amène, Oberyn cherche à la rassurer alors qu’autour de lui les conversations diverses reprenaient.




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »
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Message Mer 6 Mar 2013 - 0:35

La journée était passée – l'effort du désert, Anissa en était familière, les dures épreuves imposées par son père depuis des années avaient porté leurs fruits. Il était toujours pénible de pousser aussi fort, aussi loin, surtout à monture, mais au final, elle aimait passionnément ces instants où le corps maltraité l'était au point de ne ressentir plus aucune gêne, soif ou douleur, où la vision s'étrécissait et les sens s'étouffaient, jusqu'à ce que l'âme communie avec les dunes et l'implacable chaleur. Elle se sentait sereine, apaisée en ces moments ; qu'un corps tombe et ne se relève pas ne troublait en rien sa dévote admiration de cette terre natale plus dure et plus terrible que n'importe quelle mère.

Une fois au camp, elle avait profité du premier affaiblissement de la lumière pour se défaire de ses lourdes nappes de tissus, afin que la sueur en sèche et que le froid de la nuit ne lui perce pas les os, puis elle avait assisté à l'amarrage des compagnons de galère dans le sable, avant de rejoindre le centre de la procession et d'enfin s'asseoir.

Chèche retiré, épaules presque nues, chichement vêtue sans pudeur d'une chemise longue et ocre et de quelques petits morceaux de tissu qu'on peinait à nommer parures, la Vipère couvait autant le feu que son jeune frère, lequel reposait dos contre son ventre, tête contre son sein, et jambes prisonnières de celles de sa – très – grande sœur. Cheveux répandus comme une toile noire, son visage était ceint d'une expression étonnante de tendresse animale, alors qu'elle passait, inlassablement, ses doigts aux ongles blancs dans la chevelure nocturne de son puîné méditatif. Les yeux du garçon étaient lourd et les cajoleries de son aînée ne l'aidaient pas à tenir éveillé. Si elle était si ouvertement maternelle, malgré sa pudeur coutumière, c'était parce qu'elle savait combien Otton goûtait peu la foule et le bruit, combien il préférait le silence et ses pensées, alors elle se faisait cocon protecteur, mur de chair contre le brouhaha de ces gens qui riaient trop pour lui, sur des sujets frivoles. Ils écoutèrent les contes tous deux, lui contre elle, elle roulée autour de lui comme une vipère jalouse, silencieux autant qu'immobiles ; quand on leur porta la viande, elle le força à manger davantage d'une pichenette sur le menton et d'un geste insistant, avant de reprendre ses lentes et longues cajoleries.

Enfin il s'endormit et, avec une rudesse aimante, elle le chargea sur son épaule – on pouvait se demander comment il pouvait ne pas se réveiller en hurlant de terreur, mais le bambin dormait toujours – avant d'aller le déposer avec tendresse, ainsi qu'une petite morsure, sur le lit qu'elle finirait par rejoindre. Elle le couvrit avec soin, avant de se détacher de lui. Loin du feu, le froid piquant la conduisit vers ses vêtements du jour, à présent secs, puis d'en couvrir de nouveau son corps étrange, à la fois noueux et féminin. Relevant le nez pour guetter l'ombre bleue d'un Daärim, elle happa la silhouette de son père, penchée vers celle de son chacal de Ferboys. Découvrant un rictus aussi large que pointu, elle laissa échapper un rire sourd, sans pour autant s'attarder sur ce spectacle, bien que gardant les oreilles dressées. Prenant son arc, sa lance et assujettissant ses drapés et ses plaques de cuivre autour d'elle, elle commença à s'éloigner du camp, d'abord, simplement, pour guetter les traces éventuelles – de présence humaine comme de tout ce qui, trahi par les lueurs rasantes qui traînaient encore dans les cieux, pourrait abriter un bel animal. Longeant les bordures du refuge en silence, elle jetait de brefs regards vers l'intérieur du cercle, vers son frère d'abord, son père ensuite, le second de la Tombe du Roy enfin. Elle avait beau avoir mangé assez bien, il y avaient des faims qui ne s'étanchaient que lorsqu'on tuait soi-même – et elle n'avait pas oublié cette idée de mauvaise blague à adresser à Asafa. Et pourquoi pas à un Dayne, après tout. Pourquoi pas. Un chevalier ne devrait pas avoir peur de quelques bouts de tripailles !
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Message Mer 6 Mar 2013 - 10:24

La journée touchait à sa fin ainsi que leur chevauchée sous la chaleur écrasante d'un désert dominant. Son homme de main avait présenté clairement des signes de faiblesse tentant même de se débarrasser de quelques attirails vestimentaires pour profiter du peu d'air disponible. Rapidement, ses responsabilités avaient vite pris le dessus pour garder un guerrier intact et l'exigence formulée obligea ce dernier à rester camoufler. Cet ordre fut donné également au reste de la troupe ainsi qu'à son oncle même si ce dernier connaissait les risques du désert sans pour autant les avoir appliqué contrairement à lui qui avait déjà précédemment chevauché plusieurs jours avec Rennifer quelques années plutôt. Mine de rien cette expérience l'avait enrichi sur pas mal de points et lui permettait également de supporter cette procession mieux que sa troupe. Son rapace faisait des allers retours réguliers entre le ciel et son bras. Il avait prévu de quoi le nourrir assez car c'était la première fois que ce dernier l'accompagnait mais étonnamment pour la première fois, il avait refusé de rester sagement à La-Tombe-du-Roy. Sa présence n'était guère un poids et l'avoir à ses côtés était particulièrement plaisant donc il n'avait pas tergiversé outre mesure et avait accédé à la requête de le suivre. Cependant, comme beaucoup, l'appréciation de la fin de chevauchée fut salutaire malgré son expérience passée. Ses hommes ayant écouté ses ordres n'avaient donc subi aucun désagrément physique mais montraient clairement des signes de fatigue évidents. Tous bénéficièrent donc des bienfaits d'une nuit arrivante et de sa fraîcheur conséquente bien que dans quelques heures il faudra se recouvrir à nouveau pour supporter un contraste imposant avec la journée. Tout le monde s'installa au camp, non loin d'aucune maison vraiment et profitant d'un moment de tranquillité mais aussi d'une pitance ensuite offerte et concrétisée pour tout le monde. Assis près de son oncle, il profita du repas et du feu tranquillement, Arghar un peu plus loin avec le reste des hommes. Il put cependant l'entendre quand même émettre une plainte concernant le changement de temps et les brises cinglantes qui pouvaient se faire ressentir, ce qui lui retira un sourire amusant alors que son regard vit son amante rejoindre la communauté auprès de son jeune frère. Ses prunelles s'attardèrent un temps sur sa personne avant que les propos de son oncle ne le sorte de sa contemplation en désapprouvant leur présence et toute cette mascarade. Pourquoi était-il venu alors ? La réponse était bien sûr évidente au point que la question ne quitta pas ses lèvres pour être ouvertement formulée.

Cela le surprit lorsque Rennifer quémanda l'attention d'Asafa mais une simple observation fut échos à son questionnement ne comptant pas se mêler à ce qui ne le regardait pas. En réalité, l'attente de la partie de chasse promise le titillait principalement et quand la concernée daigna de nouveau bouger, ce fut le feu vet qu'il attendait. Sans précipitation cependant et après un instant, il annonça son départ pour une marche en solitaire sous la surprise de son oncle et le regard suspicieux auquel il n'offrit aucune réponse. Retournant se vêtir convenablement également, il raccrocha alors ses lances à son échine, laissant son arc à sa monture, et envoya Dashkar ailleurs avant d'aller retrouver une jeune femme avec laquelle il allait partager un tout autre repas. Une envie irrépressible s'insinua en lui avec le besoin irrépressible de retrouver cette bestialité que tout deux partageaient. Une fois sa silhouette bien connue à quelque pas, les siens l'amenèrent à la rattraper sans chercher à se dissimuler, il savait cela parfaitement impossible au vu des sens aiguisés et du talent presque inné de la jeune femme. L'observer fut d'abord son premier plaisir avant de briser le silence par quelques mots.

"L'heure est arrivée de s'amuser."


Comment ? Ils n'étaient tout deux pas en reste pour savoir comment répondre à cette question : la chasse bien sûr, commune et classique, et plus personnelle mais tout aussi bestiale. Ils avaient le temps, la nuit leur appartenait et il comptait clairement en profiter.
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Mer 6 Mar 2013 - 11:04

Le Ferboys sourit à sa promise en restant à ses côtés alors qu'elle le questionnait sur ses connaissances. Daärim était certainement son meilleur ami, à n'en pas douter, et Anissa pouvait également être considérée de la sorte, bien que cette dernière soit un peu moins conventionnelle dans la façon d'appréhender ses relations avec les gens.

- En effet, Daärim et moi nous connaissons depuis fort longtemps déjà. Il s'entend fort bien avec ma cousine également, et nous avons fait ensemble bien des forfanteries. Quant à Anissa, je la connais depuis moins longtemps que Daärim, mais elle reste une amie. Elle est... Un peu plus bizarre, peut-être, et fonctionne selon ses propres codes, mais je l'apprécie malgré tout.

Finalement, la troupe parvint au lieu de bivouac et les Ferboys s'attelèrent à mettre correctement en place leur tente. Même le jovial Asafa avait quelque peu baissé la tête pour la fin du voyage, accusant légitimement le coup suite à la fatigue et à la chaleur écrasante du désert. Toutefois, il conservait sa bonne humeur, dissimulant autant que possible la fatigue qui le frappait en adressant moult risettes à sa promise, lui accordant quelques délicates attentions, sous le regard de sa protectrice à l'air farouche et de son chaperon de frère. Sans réellement s'en soucier, il écouta en silence le discours de l’acariâtre lancier de Denfert, puis avec un plaisir plus certains celui du conteur. Il ne manqua pas d'applaudir la prestation du vieil homme, lui lançant une pièce pour le récompenser du divertissement qu'il venait de proposer. Le géant des Osseux se mit alors à déguster son repas avec un entrain certains. Il discutait de tous et de rien, ayant réajuster ses vêtements pour soutenir la subite chute de température du désert, avec sa promise, son futur beau-frère ou même ses propres gardes. Il livrait quelques anecdotes sur l'un de ses voyages à Lancéhélion où, adolescent, il avait rencontré ce vieux marchand aujourd'hui décédé, à qui il avait dérobé une lampe à huile. Hilare, il raconta à quel point il se trouvait idiot avec le recul, d'avoir subtilisé ainsi un tel produit dont il n'avait aucune utilité, pour l'offrir à une jeune fille avec qui il avait vécu une amourette de jeunesse et surtout de s'être fait prendre par la suite si facilement, finissant rosser comme il se doit par le vieil homme légitimement courroucé par son forfait. Riant gaiement avec ses convives de Ferboys, il ne manquait pas de rappeler dans les détails la sentence subie, ponctuée par un bon coup de pied au derrière l'entrainant dans une chute dans la boue. De quoi le rendre parfaitement grotesque, à n'en pas douter. Le récit comme le repas touchait à sa fin et le Ferboys

Ce fut alors que le vieux lancier de Denfert se présenta, toujours aussi peu affable et avenant, à Asafa, demandant à le voir. L'air jovial du géant des Osseux s'assombrit quelque peu, et sa promise quitta son côté pour le laisser seul avec le père de la Vipère. Se grattant un instant la barbe, affichant un air sérieux, il répondit de sa voix grave.

- Que veux tu, Rennifer ?

Il n'y avait pas de défi dans la voix du Ferboys, mais pas de crainte non plus. A vrai dire, il semblait plus ennuyé de devoir ainsi abandonner sa promise qu'autre chose, jetant un regard dans sa direction avant de revenir au guerrier Uller.


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Mer 6 Mar 2013 - 21:37

Aussi léger que fut le repas pour la plupart des membres de la procession il n’y avait aucun doute à avoir quant à la satisfaction que cela leur avait apporté après une si rude marche ou chevauchée, les ventres étaient désormais suffisamment remplis pour surmonter un jour de plus les cruelles épreuves du désert. Derniers parmi les derniers, y compris après les chevaux que l’on avait déjà pris la peine d’abreuver grâce aux réserves d’eau, les prisonniers eurent enfin droit à leur pitance qui une fois encore prit la forme d’un hommage à toute la cruauté dont le genre humain pouvait faire preuve. Les louches offertes à chacun n’étaient au mieux qu’au quart rempli, tandis que la nourriture apportée se composait essentiellement des restes du repas tout juste dégusté par ceux de plus haut statut et leur était directement jetée en leur laissant le soin de se battre entre eux pour la part du lion si le cœur leur en disait. Assez pour survivre, mais pas suffisamment pour vivre correctement, voilà tout ce que l’on concédait à ceux condamnés à pourrir jusqu’au jour de leur trépas.

Les tentes avaient été montées avec minutie par les diverses délégations, la plupart des roturiers se contentaient du plein air, comme du côté des nombreux marchands qui se s’adossaient directement contre leurs montures allongées afin de profiter de la chaleur des bêtes de somme. Du côté des gardes Uller l’on préférait aussi la belle étoile, par soucis d’efficacité pour les tours de garde et sans doute par la faute de l’une des éternelles lubies inflexibles de l’acariâtre de Rennifer sous la pression duquel l’on ne pouvait que rompre ou s’endurcir. Petit à petit, un individu à la fois, le campement commençait à s’assoupir, si bien qu’en une poignée de minutes la plupart de ceux encore affairés à déambuler ne furent que les diverses sentinelles de tous bord qui surveillaient soit le périmètre du bivouac soit celui plus réduit de leur délégation propre. Quelques camelots probablement mécontents de leur première journée se faufilaient d’un groupe à l’autre afin de refourguer leur marchandise à force d’arguments flatteurs, finissant bien souvent chassés par des clients potentiels las. D’ici une heure où deux presque tous dormiraient à poings fermés, d’ici là les dernières discussions ou dégustations de crus dorniens se poursuivaient à leur rythme dans une ambiance plus ou moins reposée selon les cas.

Du côté des ressortissants Qorgyle l’on avait veillé avec soin tout le long du jour sur l’étalon destiné au Prince Maron, et à présent que l’arrêt le permettait un servant s’affairait à brosser sa robe blanche pour en chasser le sable et éviter qu’elle ne se ternisse. Ce présent-ci était aussi fragile que précieux. Alors que la noble Dame du Grès pénétrait dans sa tente, talonnée par sa garde-vie, toutes deux purent constater la présence de deux animaux à juste titre réputés comme mortels tant leur venin pouvait tuer rapidement. La coutume voulait que l’on haïsse les scorpions chez la garnison Uller car le souvenir de la première-née de Rennifer morte par leur faute et le sort réservé à son escorte tenait du conte plus que connu parmi les soldats de Denfert. Aussi Hassiba dégaina par réflexe une dague à lame recourbée qu’elle conservait harnachée à sa cuisse et fit aussitôt mine d’aller les clouer sur place avant d’être stoppée par Rahéna. L’explication ne sembla que peu convaincre la guerrière qui ne lâcha pas son arme, elle articula :

« Ils sont votre symbole mais conservez-les là où ils ne pourront pas vous piquer ou je devrais faire ce qui doit l’être, ma Dame. »

Quant à l’injonction d’aller se restaurer il était vrai qu’Hassiba avait gardé les mâchoires serrées tout le long du repas pour mieux accomplir son devoir, il lui fallait de toute évidence avaler quelque chose de consistant. Hochant la tête elle ressortit de l’abri, non sans ajouter :

« Ne quittez pas la tente avant mon retour, ma Dame. »

Zéhyna prépara ensuite la couche de sa maîtresse, soufflant comme la soldate lui donnait des frissons.

Du côté de l’Epée du matin et de la délégation des Météores l’on appréciait d’autant plus ce moment de répit que le jour avait été plus que pénible. Entre les railleries de la Vipère des sables, cet incident avec ces prisonniers moins bien traités que des esclaves, et le simple fait que leur code de chevalerie suffisait à attirer la méfiance de la plupart de ces gens à forte ascendance Rhoynar, tout cela créait un amalgame de contrariétés que l’on tentait à présent de chasser par des histoires plus légères et des rires. Ser Oberyn venait de consentir à la requête du dévoué Raynald avec cependant quelques conditions pour ne pas épuiser à outrance ses hommes, chose logique à laquelle l’autre aurait très certainement consenti sans l’interruption inopinée de la maladroite servante. Quand cette dernière semblait s’attendre à une pluie de coups pour son outrage supposé, elle ne reçut que le rire léger du premier-né de Lord Dayne qui alla même jusqu’à l’inviter à ses côtés et lui proposer un verre de vin pour la remettre de ses émotions. Loin d’obtenir le résultat escompté, la petite roturière riva sur lui des yeux d’une innocence digne d’un agneau et baissa légèrement la garde dérisoire de ses bras à la peau d’ébène, encore plus estomaquée que si elle venait de recevoir une lacération de fouet en plein visage. Elle se confondit en excuses d’une voix mélodieuse mais emplie d’une terrible nervosité et entreprit fébrilement de frotter les tâches sur la blanche tunique à l’aide du bas de sa propre robe, s’agitant frénétiquement et dévoilant en se penchant toute l’étendue de ses jeunes courbes au point d’en faire rougir le jeune écuyer de l’Epée du matin. L’œil attentif aura aussi remarqué les œillades régulières qu’elle jetait à la main gantée du chevalier.

Point de pudeur chez les reptiles disait-on, une vérité démontrée par la Vipère des sables qui s’était débarrassée de sa lourde tenue de voyage le temps du repas et avait tant fasciné que révulsé ceux à ne l’avoir jamais vue autrement que comme une silhouette et deux yeux menaçants émergeant de frusques. L’on prenait la pleine mesure de sa féminité, comme une vérité communément connue mais reniée en son for intérieur, pour que jamais le monstre craint ne s’humanise trop. Faisant fi des regards, Anissa avait bercé puis conduit avec toute la délicatesse qu’on lui connaissait son jeune frère jusqu’à sa couche sans que ce dernier, éreinté au possible, ne se réveille durant l’opération. Le temps de se réarmer comme il le fallait et l’ainée de Rennifer se dirigea vers la limite du campement, escaladant la légère pente de sable fin et atteignant son sommet pour quitter la lumière des feux et contempler de toute son expérience de chasseresse l’immensité sombre du désert qui s’offrait à elle. Le temps de jeter quelques regards en arrière et un prédateur de plus s’élança dans les dunes nocturnes.

La confiance était chose aussi rare que dangereuse à offrir, l’héritier en second de la Tombe-du-Roy avait manqué l’apprendre à ses dépens fut un temps et comprit bien vite que la présence de son oncle à cette cérémonie qu’il désapprouvait de bout en bout n’avait pas tant à voir avec les Uller qu’avec la nécessité de garder un œil sur lui, lui qui était réputé si proche de l’acariâtre lancier si désireux de plonger la principauté dans une nouvelle guerre contre l’extérieur. Se détournant finalement de cette figure familiale incarnant de désagréables vérités, Daärim offrit à son faucon la possibilité de prendre son essor même si ces animaux n’étaient pas réputés comme des chasseurs nocturnes, Dashkar pourrait profiter de ces quelques instants pour se dégourdir les ailes tandis que son maitre se livrerait à un divertissement plus à son goût que les conflits au sein d’une Maison noble. Le jeune guerrier se munit de ses lances mais délaissa son arc, sans doute que le manque de visibilité rendrait l’instrument plus encombrant qu’utile, et s’élança rapidement à la suite de la Vipère qu’il avait vue s’éloigner quelques instants plus tôt.

Le duo commença à s’engouffrer dans les ténèbres, passant sous le regard d’une sentinelle Uller qui se garda bien de faire tout commentaire, familier avec le comportement à adopter vis-à-vis de ses maitres pour faire long feu à Denfert. L’air était aussi cinglant que vivifiant, après l’engourdissement de la chaleur la morsure du froid redonnait aux muscles las toute leur vigueur endormie et bien vite les deux chasseurs remarquèrent leurs premières traces, celles d’au moins deux fennecs encore fraiches et partant vers le Nord.

L’on avait beau ne pas porter dans son cœur les Ferboys dans la majorité de la procession, l’aisance avec laquelle le Géant des Osseux parvenait à mettre à l’aise son entourage et à s’attirer la sympathie d’autrui frisait presque l’indécence. Le premier charmé fut le conteur grabataire qui saisit au vol la pièce lancée en soufflant :

« Le désert prend bien plus qu’il ne rend, imposant seigneur, je lui souhaite de t’accorder une longue vie. »

Au fil du repas les anecdotes d’Asafa ravirent ceux proches de lui et ce fut bien dans cette partie du rassemblement que l’on ria le plus, jusqu’à ce que le guide instable de cette cohorte de Dorniens ne vienne à sa rencontre, aussi avenant qu’une masse d’arme. Il en aurait cependant fallu davantage pour déboussoler le géant rieur qui se contenta de s’enquérir avec neutralité du pourquoi de cette conversation. Rennifer s’assit face à lui sans plus de cérémonie, jambes en tailleur et avec sa mine des mauvais jours.

« Ferboys ou Qorgyle ta nature ne changera jamais à mes yeux, tu es né au sein d’une Maison de traitres et tu as eu l’audace de roder autour de ma fille. Même une fois ton mariage conclu et malgré les courbettes de mon neveu ne va pas croire que tu seras jamais le bienvenu à Denfert, seule cette épouse que tu ne mérites pas m’a dissuadé de t’abattre. »

Citation :
Je suis très content de la rapidité avec laquelle vous avez répondu, si on pouvait conserver ce rythme ce serait super.
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Oberyn Dayne
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◌ Vision du Guerrier ◌
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Message Jeu 7 Mar 2013 - 10:27


La Procession des Sables.


L’innocence que dégageaient les pupilles sombres de la petite servante avait tout de charmant et elle suffit à étirer sourire avenant à l’Epée du matin. Nul doute que le comportement de la geste Dayne à son égard avait de quoi la perturber, si l’on s’en référait au particulier traitement que les Uller semblaient bien réserver à leurs gens, mais il était ordinaire pour les Chevaliers de la Maison des Aurores de se comporter de telle façon avec les gens du commun que leurs infrangibles vœux leur intimaient de protéger. Ne dénotant point l’émoi d’Haranka face aux voluptueuses formes de la camériste, chose on ne peut plus compréhensible tant le jeune homme entrait de plein fer dans les émois de l’adolescence, Oberyn quémanda à ce dernier la mission de dégoter quelques nourritures pour la jeune femme. Toutefois, le trouble de l’Epée du Matin se fit grandissant quand elle se fit un devoir d’éponger de sa robe les tâches qui résultaient de sa maladresse. Une moue gênée muant ses traits, l’ainé de Lord Olyvar eut tôt fait de poliment témoigner son abhorrassions de cette pratique en repoussant avec un grand ménagement la domestique, un amène sourire aux lèvres.

« Allons, allons… N’allez donc pas vous imaginer que quelques gouttes de vins seraient à même d’abréger mon existence ! Ce ne sont que quelques vêtements… » Son rire se fit l’écho des propos de Ser Troy quand ce dernier hurla presque à la face du désert que la petite étaient tombé sous l’hypnotique charme de l’héritier Dayne. D’un sourire sans équivoque, ce dernier laissa la jeune servante aux bons soins des gens de sa maisonnée alors que sa main gantée se saisissait d’une coupe à la volée, non sans faire montre de bien des tremblements alors que le Chevalier l’amenait à sa bouche pour en vider le contenu. Le maladroit épisode expédié, Ser Clay s’assurant que la petite n’eut point à souffrir dans sa chair de sa maladresse, Oberyn jugeait d’un œil sévère sa main d’Epée désormais gantée. Et son verdict de soudainement tomber : « Va donc pour ce matinal exercice. Si ce… Trouble persiste, je serais bien le premier à en avoir la nécessité… »

Echo relatif à ses propos, le Dornien Sigisbée serra plusieurs fois de suite son poing ganté, ses phalanges s’animant avec une célérité tout à fait relative alors que la répétition de mouvement voilait le fin visage d’un masque de douleur relatif. Peut-être Rennifer n’avait-il pas eu tort en mentionnant le prix du sang pour son audace chevaleresque… Que pouvait bien représenter un Paladin sans sa main d’épée ? Son hanap remplie à nouveau, l’Epée du Matin prit soin de susurrer à l’encontre de ses hommes :

« Dernière coupe pour nous ce soir Messer. Si votre soif persiste, épanchez là d’eau… Nous aurons besoin de tous nos esprit au cas où… » Au cas où la procession subirait les assauts de quelques vagabonds. Et plus subtil encore, au cas où l’assaut viendrait de quelques individus trop avinés au sein même de leur Dornienne assemblée. L’on ne devenait pas Epée du Matin sans faire preuve d’instinct comme d’anticipation. Et même si les probabilités semblaient réduites, le Héraut des Aurores n’eut point besoin de les exposer pour voir ses hommes l’approuver d’hochements de tête muets. Un instant, le regard du Dornien des Montagnes Rouges sembla voilé d’une étrange expression, comme s’il en venait à penser que sa place ne se trouvait point au cœur de cette hostile assemblée mais bien au cœur de la familiale Citadelle afin de participer à l’effort de Guerre. Sa chope désormais vidée, Oberyn ne tarda point à se redresser, nouant de concert le fourreau d’Aube à son dos. Mais alors que la coutume voulait voir l’ouvragé pommeau du légendaire Estramaçon émerger à l’épaule gauche du Chevalier, de façon à en faciliter la saisie par sa main d’Epée désormais gantée, il jaillissait cette fois ci de l’épaule droite du parangon Dayne. « Le commandement à Ser Raynald. J’éprouve le besoin de m’évader… »

Sourire badin à l’intention de ses compagnons, Oberyn tourna dès lors les talons, animant ses pas pour arpenter le sable désormais froid. Ses Améthystes scrutaient la voute d’encre à la recherche de la Constellation du Dragon de Glace alors que son poing ganté de n’avait de cesse de se plier comme se déplier. Un sourire ravi passa un temps sur ses lèvres avant de voir sa marche le diriger sereinement vers le Sud-Est. Forrest ou Qorgyle, son choix n’était, toutefois, point encore arrêté…




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Jeu 7 Mar 2013 - 14:13

Le Ferboys observa un instant le vieil homme, la mine inhabituellement fermée alors que le lancier de Denfert lui faisait part de ses sentiments à son égard. De plus, sa musculature semblait être soumise à une certaine tension, le torse légèrement bombé et les poignes serrées. Puis, ses épaules se relâchèrent alors qu'il semblait se détendre, s'installant avec plus de confort sur son séant. Peu à peu, son visage dur laissa la place à ce sourire permanent qu'il semblait arborer même lors de son sommeil. Levant les yeux au ciel avant de saisir à nouveau le regard de Rennifer, le géant des Osseux affichait désormais une mine clairement amusée, pour ne pas dire moqueuse, à l'encontre du vieux lancier. Il répondit sur un ton léger, tranchant complétement avec les paroles pleines de dureté du guerrier de Denfert.

- Ahhh... Rennifer... Tu n'as pas changé d'un pouce... Toujours aussi... Affable...

Il se mit à sourire plus largement, alors qu'il se redressait légèrement.

- Oui... Autrefois, j'ai eu peur de toi. Vraiment... Tu m'as fais détaler comme aucun autre, j'ai été complétement terrifié, sache le ! Mais ça...

Il croisa les bras devant lui, son sourire narquois vissé au milieu du visage. Il n'y avait désormais plus aucun doute, le chacal de Ferboys se moquait ouvertement du vieil homme.

- ça c'était avant. Maintenant, tu es juste vieux, et grincheux. Voilà tout. J'ai récupéré il y a quelques temps la femme du Nord que tu avais amoché, qui m'a dit que tu n'avais même pas été capable de la tuer. Je t'ai vu te montrer si clément et compréhensif avec Oberyn alors qu'il remettait en doute ton autorité sur tes terres. Je t'ai vu passer ta colère et tenter de sauver les apparences dans cette procession, mais je ne trouve guère de quoi vanter vos qualités martiales à massacrer quelques vieillards affamés. Et maintenant, tu viens me dire que je ne suis en vie que par ta clémence envers Dame Rahéna ?

Il retint un rire alors qu'il se redressait complétement pour se mettre debout.

- Je crois qu'en réalité, tu n'es plus bon à rien, et qu'au fond de toi, tu le sais. Et qu'en plus, tu ne l'accepte pas. Je suis bien plus jeune que toi, je suis plus grand et plus fort. Et au jour d'aujourd'hui, j'ai tué beaucoup d'hommes au combat, j'ai faillit moi-même être tué bien des fois, ce qui fait que j'ai désormais développé une expérience et une technique certaine. Toi ? Tu te sens obligé d'aller combattre quelques pirates au milieu d'une armée de plusieurs nations si grande que je doute que tu ne vois un seul adversaire, parce que tu n'as plus le courage de défier ton Prince quand il te refuse cette guerre avec le Bief. Si tu ressens l'envie de me tuer, pourquoi ne pas faire un duel à mort, ici ? Mais je sais pourquoi tu ne feras rien, tu sais que si tu le fais, tu fournira à Dorne le cassus belli que tous attendent pour t'écraser, toi et ta maison. Tu m'attaques sans raison, et en une semaine, Qorgyle et Ferboys envoient leurs armées contre ta vieille forteresse. Je gage que les Forrest se joindront à la bataille. Quant aux Dayne... Tu sais, Oberyn a formulé des vœux à l'égard de ma cousine... Et entre nous, je pense que les Martell seront ravis d'être débarrassé de ta maison. Et puis, encore faudrait-il que tu sois capable de me vaincre. Et tu sais, je ne voudrais pas me brouiller avec mes amis Daärim et Anissa parce que tu n'es qu'un vieux fou qui vit dans le passé, refusant de voir que désormais, Dorne... C'est nous. Pour être le bienvenu à Denfert, sache que j'attendrais simplement que tu passe l'arme à gauche, vieil homme. J'ai toute la vie devant moi, ce qui n'est plus ton cas...

Se tenant droit désormais, toisant de toute sa large stature le soldat de Denfert, son sourire narquois avait désormais disparu.

- Maintenant, si tu le permets, je voudrais profiter quelque peu de la fraîcheur de la nuit pour dormir...


hj : ouaaais, on est tooooo fast ^^PS : il assure ton RP mon papy ^^


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Jeu 7 Mar 2013 - 21:34

Anissa guettait d'un œil son père, s'asseyant face au chacal de Ferboys, scrutant dans un glissement de regard la soldatesque Uller dont les lances, presque insensiblement, s'étaient redressées dans le mouvement, alors que quelques têtes se tournaient depuis le camp originaire des Osseux. Une tension affleura, la Vipère eut un bref rictus sous son chèche, avant de reporter son attention vers le désert. Son iris agrippa la silhouette découpée d'un rocher noir suie, peint sur la toile de nuit d'encre : la loge qu'il formait pouvait faire un abri pour un animal de taille médiocre, qui d'ordinaire lui aurait fait une chasse passable, mais convenait à son idée malsaine. Décrochant de la dune, elle s'enfonça dans les ténèbres et la fraîcheur. Un bruissement de sable foulé et de fer froissant le tissu lui trahit le fait qu'un homme armé approchait derrière elle. Elle suspendit quelques secondes son pas, sans cesser de scruter l'horizon, ce ne fut que lorsque Daärim parla qu'elle tourna la tête vers lui, rivant ses iris luisants et sombres dans ceux du second des Forrest. Ils étaient encore proches du camp, bien des sentinelles pouvaient les apercevoir – et sans doutes quelques unes d'entre elles les observaient – aussi, aux propos de son amant, elle ne répondit rien d'autre qu'un mouvement de menton, pointant vers le rocher découvert, avant d'y filer.

Parvenant au bas de la pierre, elle dénicha les traces d'un fennec, puis d'un second et peut-être celles d'un dernier, plus léger, à moins que ce ne fut que le premier passé plus tôt par dessus ses propres traces. Après avoir dégagé ses traits du fatras de tissus qui les recouvraient, elle gratta le sable d'un index pensif, accroupie auprès de sa trouvaille, se glissant un instant dans la peau de l'animal pour songer à ce que son instinct aurait pu lui souffler de rejoindre ; un autre instinct, mais le sien cette fois, lui commanda de se redresser pour saisir le danger le plus présent et le plus pressant à la fois. Une main aux ongles acérés plaquée sur la nuque du Forrest, l'autre lui tenant fermement la main d'arme par réflexe, elle attira son amant à elle pour l'embrasser avec force, avidité, ainsi qu'un petit rire roulant qui lui monta dans la gorge, et qu'elle grogna contre son visage une fois leurs bouches séparées. Déjà, le baiser avait le goût du fer : elle lui avait mordu la lèvre.
    « Deux fennecs par ici. Ils doivent nicher derrière cette dune-là. Elle la pointa d'un mouvement du menton aussi vague que vif, avant de revenir chicaner entre ses dents, mais sans force cette fois et dans un geste plus lent, la lippe de son amant. On peut s'en occuper maintenant. Ou après. »

Elle recula contre le rocher, l'entraînant avec elle, jusqu'à ce que son dos s'appuie contre la roche encore brûlante des affres du soleil, contraste singulier que seul savait offrir le désert. Elle susurra.
    « Pour une fois, je te laisse choisir. »

Elle cueillit de la langue la pointe de sang qu'elle avait fait perler sur le sourire de Daärim, avec une lenteur appliquée qui aurait pu paraître tendre si ses ongles n'étaient pas occupés à dessiner des traits rouges, bientôt écorchés, sur la gorge du Forrest. Il n'y avait aucune autre source, mieux que les fleuves sanglants de la violence, qui pouvaient combler et apaiser les deux prédateurs qu'ils étaient, et ce n'était pas la tension du voyage qui allait les assagir. La Vipère devinait, sans avoir nullement le besoin de s'en enquérir, que cette procession et sa politique réanimait en Daärim un certain penchant pour l'épanchement bestial. Quant à elle, elle n'avait jamais eu la nécessité d'un prétexte pour s'y consacrer.
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Message Ven 8 Mar 2013 - 13:49

Le geste engendré par la jeune femme l'incita par conséquent à la suivre. L'idée de s'éloigner ne le dérangeait guère avisant même avec plus d'avidité l'idée qui s'ancrait dans son esprit dérangé s'exécutant à travers ses prunelles azurées qui ne pouvaient se détournées du corps en mouvance d'Anissa. Bien que la chasse avec elle était un plaisir évident, une envie claire et envoutante le détournait de cet acte pour un tout autre bien plus passionnément bestial à son sens. Ses lames se tenaient dans ses mains, décrochées de son échine, car il en aurait sûrement besoin en main s'il devait attaquer mais surtout ce serait bien plus facile de s'en débarrasser rapidement si un tout autre acte était engendré différent et ne demandant que ses capacités corporelles sans aides matérielles. Ce qu'il voulut ne fut pas très long à être débuté. Rapidement son corps se retrouva attiré contre celui de la jeune femme dont sa main libre plaquée rapidement dans son échine la plaqua littéralement contre lui sans même attendre d'avantage d'investissement de la part de la jeune femme. Ils venaient à peine de commencer mais son sang avait déjà perlé et et elle s'en était déjà emparé en partie, lui même profitant de la plaie dont que sa langue retraça rapidement en souriant en coin d'autant d'avidité qui en faisait que cumuler la sienne. Lâchant ses armes comme il s'y était attendu, il se laissa entraîner vers la pierre contre laquelle elle colla permettant ainsi un support concret à ce qui allait suivre. Son sourire s'agrandit à ses propos. Elle le laissait choisir mais tout deux savaient pertinemment ce qui allait être leur première chasse. Insinuant déjà sa main sur son corps, ayant passé toutes les barrières possibles, il malmenait ce dernier avidement comme elle malmenait déjà le sien de ses ongles et ses dents.

"Un choix que tu as déjà tracé de toute pièce et dont je ne peux que succomber."
dit-il d'une voix suavement rauque dont l'envie n'était point feinte et dissimulée.

La suite du moment fut emprunt d'une bestialité passionnelle alors qu'il faisait sienne cette héritière Uller, son amante dont le corps et la chaleur l'avaient tiraillé depuis leur premier échange de regard en début de journée, voulant la posséder entièrement rapidement et profondément. Elle était sienne autant qu'il était sien pour cette intimité accordée où plus rien d'autres n'avaient d'importance, cette procession et la présence des différentes maisons totalement abolis de son esprit. L'intensité de l'échange fut palpable et la froideur nocturne ne parvenait guère à diminuer leur combustible charnel. La situation faisant, le temps qui s'écoula ne fut pas anormalement long. L'impulsivité de leur acte ne faisait qu'accroitre leur désir qui n'avait pas besoin de fioritures et de traîner en longueur pour obtenir son apogée. Mais se séparer mis plus de temps car il voulait profiter d'Anissa autant que cela lui était possible. L'obligation suivit néanmoins par la suite et la première impulsivité passée, une fois d'une l'attitude redevenue décente, ses lèvres néanmoins capturèrent à nouveau ses jumelles pour un baiser encore riche en sous entendus. Sa faim la concernant ne trouvait jamais de limite. Une diminution certes par une frustration comblée mais elle ne retrouvait alors qu'un caractère latent, ne disparaissant cependant jamais pour autant. S'éloignant cependant clairement, ses armes retrouvèrent leur place dans sa main alors que la nuit avait clairement pris sa place. Reprenant son sourire habituel après avoir passé une dernière fois sa langue sur ses lèvres mutilées, ses paroles troublèrent le silence nocturne, seul témoin de leur ébat secrètement protégé.

"Il me semble que nous devons nous occuper de deux fennecs maintenant. "

La question de savoir si leurs échanges seraient séparés d'une partie de chasse pour clôturer l'amusa. C'était la seconde fois qu'ils allaient chasser après avoir mêlé leur désir commun. Bien sûr, ici cette excuse avait été un prétexte parfait pour se retrouver, mais au fond pourquoi ne pas en profiter pour chasser en même temps. Le combat était tout aussi présent dans la vie de l'un et de l'autre... Peut-être qu'après trouveraient-ils encore une excuse pour profiter l'un de l'autre en secret...
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Rahéna Qorgyle
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Général Héritière du Grès
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Message Ven 8 Mar 2013 - 20:56

    L'héritière leva les yeux au firmament en entendant Hassiba et voyant son air renfrogné. C'était peut-être ce dernier qui fit s'étirer un sourire amusé sur les lèvres de la jeune femme.

    - Ils ne piqueront pas leur semblable Hassiba… Je vais les remettre en liberté…

    Les Uller avaient le sang aussi chaud qu'on le disait, prêts à sortir lame et lance au moindre danger. Elle ne doutait pas de l'efficacité de sa marotte mais elle déplorait sa présence aussi pesante pour son entourage. Pieds nus, en robe de lin au couleur de nacre faisant ressortir d'avantage sa peau sombre, elle s'éloigna sur les hauteurs des dunes, sa silhouette se découpant dans l'horizon à la lumière tamisée du feu au centre du campement. Hassiba s'était bien sûr assurée que les environs étaient sûrs avant de la laisser aller.
    Elle resta immobile un instant, le châle qu'elle portait sur les épaules dansant faiblement sous le souffle de vent. Elle savoura la fraicheur de cette nuit qui allait être revigorante après cette journée éprouvante. D'un geste doux et gracieux elle se baissa lentement puis déposa avec une infinie tendresse les deux petites bêtes qui commençaient à agiter les pinces d'impatience.
    Une fois sur le sable, elle les regarda s'éloigner chacun dans une direction totalement opposée. Elle resta encore un instant là, puis sous le regard pesant de sa garde-vie elle redescendit jusqu'à sa tente où elle ordonna à Hassiba d'aller se sustenter un peu avant de reprendre son poste.


    - J'y songerais, aller va.

    Rahéna passa sous les tentures de la tente et se surprit à soupirer en même temps que Zéhyna lorsque la guerrière prit congé. Elles se regardèrent et pouffèrent d'un petit rire léger avant que l'héritière aide sa servante à installer son lit. Duncann se présenta quelques instants après.

    - Nous nous sommes occupés du présent pour la Maison Martell, tu pourras aller voir par toi-même.
    Les sentinelles sont en places. Les troupes dormiront à la belle étoile, je vais rester avec eux.


    Toujours au garde à vous, il ne s'assit qu'après y avoir été invité par un geste de la main de sa sœur aînée.

    - J'irais voir l'étalon, mais je te fais pleinement confiance.
    - C'est pour ça que tu repasse derrière moi

    La remarque arracha un sourire mutin à la jeune femme qui s'approcha de son frère. Zéhyna, elle, vaqua à ses occupations pour préparer correctement la tente aux besoins de sa maîtresse avant de sortir rejoindre les quelques domestiques amenés par le Grès.

    - Remarque judicieuse. Mais dis-moi mon frère pourquoi ce regard si sombre?

    Il regarda alentour comme pour s'assurer que personne ne pouvait les entendre comme cette chienne de garde que l'oncle du Lord Uller avait collé à sa sœur.

    - Je me demande ce que Rennifer veut au juste avec cette procession. A ce rythme plus de la moitié de nos prisonniers seront morts avant d'avoir reçu la juste sentence d'être enfermés dans les geôles Griseffroy. Je me demande ce que tout cela veut dire.
    - J'ai ouïe dire que la dernière demande de Rennifer pour entrer en guerre avait été refusée par notre Prince. Peut-être espère-t-il faire changer son opinion devant pareille procession de nobles et soldats.
    - Tu comptes y prendre part ?!
    -Du calme petit frère, du calme, le Grès n'entre pas en guerre pour faire plaisir à un vieux lancier, mais uniquement sur ordre de son suzerain, et j'ai beaucoup trop de respect pour Lady Martell, pour faire quoi que ce soit contre sa maison.

    Elle prit le visage de son frère dans le creux de ses paumes et déposa un chaste baiser sur son front avant de lui sourire de manière sereine et maternelle.

    - Dors en paix petit frère mais sois vigilant. Sois prêt à partir aux premières lueurs de l'aube.
    - Et toi… tu vas réussir à dormir seule en dehors de chez nous?
    - Ne t'inquiète pas pour moi, je suis une grande fille, je sais lasser mes sandales toute seule.

    Après une étreinte, son frère prit donc congé, le cœur rasséréné, et rejoignit la garnison. Seule sous sa tente, à l'abri des regards, Rahéna laissa un frisson faire trembler sa carcasse. Arriverait-elle à dormir loin du Grès. Elle pensa une fraction de seconde à faire appeler sa servante, mais se ravisa, il s'agissait ici d'une faiblesse et elle ne pouvait la laisser être exposée au grand jour ici. Elle attendit donc sagement, assise à même le sol, que le cerbère soit de nouveau là avant de partir inspecter si l'animal qu'elle apportait en guise de cadeau était en bonne santé. Plus elle y songeait et plus elle se disait que se présent irait d'avantage à la Princesse, mais elle n'arrivait pas à se souvenir si Daenerys savait monter ou non, après tout, l'animal était fougueux et plein de feu.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.


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Message Sam 9 Mar 2013 - 20:49

De quoi pouvait-on bien rêver sous le ciel du désert, se tournant et se retournant dans sa couche au gré des douleurs dans ses membres, avec pour seul signe de civilisation ces feux de camp ? Certains cherchaient la paix en contemplant les étoiles au-dessus de leur tête, en quête de l’oubli après cette première journée infernale, le moindre coup d’œil au reste du bivouac et à certains des pauvres hères le peuplant suffisait à raviver ces premiers mauvais souvenirs. Ceux étrangers aux mœurs particulières des Uller n’entendaient rien à tout ceci, une cérémonie ne pouvait faire l’éloge de la souffrance, de la cruauté et de la mort, cette procession n’avait rien d’honorable, simplement une mise à mort lente et cruelle n’amenant que de sombres pensées. Du point de vue des natifs de Denfert ce genre de considérations s’effaçait face aux réalités de leur environnement : les dunes tuaient et seuls les plus digne de survivre y arrivaient, par ce voyage ils affirmaient leur respect tant pour le désert que pour les nobles seigneurs de Dorne qui plus que tout autre ne devaient démontrer leur légitimité. Déterminer lequel de ces points de vue avait raison tenait de l’impossible, les vérités absolues étant aussi nombreuses que les vivants dotés de raison.

Certains se moquaient de ces questions bien entendu, obnubilés selon les cas par leur propre survie, l’appât du gain, la jalousie, l’honneur ou quelque autre concept occupant actuellement leurs pensées. Le camp s’assoupissait, pas d’un sommeil confortable mais cela devrait bien suffire d’ici l’aube.

Du côté de la délégation des Météores, Oberyn Dayne réglait quelques affaires, finissant tout d’abord de rassurer la roturière ayant eu le malheur de souiller ses robes. Avec de la chance peut-être qu’aucun autre servant Uller n’avait vu la scène et ne la dénoncerait à ses maitres, ces derniers se montrant bien moins prompts à pardonner que le chevalier. Les cris de Ser Troy et l’attention qu’ils attirèrent sur la scène laissaient peu de doute quant à la probabilité que ce cas de figure ne se produise pas. Bah, qu’importait vie si modeste après tout ? L’Epée du matin donna ensuite son consentement définitif concernant l’exercice matinal pour les hommes proposé par Ser Raynald quelques instants auparavant, enjoignant ses guerriers à faire preuve de retenue avec la boisson avant de s’éloigner pour se dégourdir les jambes. Ses pas tendirent à l’amener vers le rassemblement Qorgyle, notant au passage le tête à tête électrique se jouant entre le guide de l’expédition et le Géant des Osseux à une vingtaine de pas de là.

Asafa Ferboys avait toujours eu la réputation d’être l’un des représentants les plus affables de sa Maison, si bien que l’on avait parfois eu tendance à le prendre pour un benêt à Denfert, qu’il fasse preuve de tant de mordant à l’encontre de l’acariâtre lancier était une véritable surprise, et pas une bonne. Au fur et à mesure que ces propos franchissaient les lèvres de l’imposant Ferboys les spectateurs les plus proches commencèrent à s’éloigner. Quant à Rennifer, le principal concerné par la riposte verbale, il roula d’abord des épaules à la façon d’un prédateur s’apprêtant à bondir tandis que ses yeux semblaient vouloir étrangler l’impudent en face d’eux par la seule force d’un regard. Quand le discours du géant toucha à sa fin plusieurs secondes d’un pesant silence s’écoulèrent, il n’y eut aucun cri, aucun coup porté par surprise, le vieux Uller ouvrit la bouche et répondit à voix basse, la tension dans sa voix ne faisant pas le moindre doute :

« Dans ce cas veillons à ce que cette belle vie que tu as devant toi s’achève ce soir, gamin… »

Rennifer fit alors demi-tour et s’éloignant de quelques pas, se débarrassant par la même occasion des amples tissus superflus qui l’avait protégé du soleil durant le jour en même temps qu’il décrochait les écailles de cuivre et de cuir avec lesquelles il combattait habituellement. Des objets reflétant sa nature de guerrier il ne restait rien sur sa personne à l’exception de Lardentrailles que le vieil homme tenait d’une poigne de fer contre son flanc. C’était chose rare de voir le plus ancien soldat de Denfert tête nue en dehors de sa demeure, tout autant que d’apercevoir ses bras à la musculature nerveuse et encore affutée pour leur âge avancé.

« Finissons-e… »

Hasard des circonstances ou volonté divine la dernière menace du Uller fut interrompue par un cri perçant et n’ayant rien d’humain, celui d’un oiseau de proie planant au-dessus du campement, bientôt suivi par les cris d’alerte des sentinelles et celui autrement plus inquiétant d’hommes en train de charger. Le temps d’un dernier regard assassin pour Asafa et Rennifer se détourna de lui, claquant ses ordres de défense avec la rapidité d’un coup de fouet tandis qu’il se dirigeait vers la menace.

Quelques instants plus tôt du côté des Qorgyle, Rahéna profita de l’absence pesante de sa nouvelle garde du corps pour s’entretenir avec Duncann des motivations ayant poussé les Uller à organiser pareille procession, ne cachant pas ses doutes quant aux risques que leur participation pouvaient éventuellement faire courir à leur Maison. Sa sœur se fit rassurante, rappelant ses liens de fidélité avec les Martell et la princesse Daenerys, et quand la chair de sa chair prit finalement congé elle attendit le retour d’Hassiba pour quitter sa tente. Sans un mot la guerrière inclina la tête à l’attention de la Dame du Grès pour lui signifier la reprise de ses fonctions, l’animal avait fait diablement vite pour se restaurer, cela ne présageait rien de bon concernant les instants de répit loin d’elle que la Qorgyle aurait pu espérer obtenir d’ici la fin de ce périple. Quoiqu’il en soit la garde-vie ne quitta pas sa protégée d’une semelle quand cette dernière se rendit auprès de l’étalon destiné à être offert au Prince lors de leur arrivée à Lancehélion. A la lueur du soir la bête était encore plus magnifique, sa robe blanche débarrassée de sa crasse par les bons soins des serviteurs semblait presque briller au milieu de l’obscurité ambiante. L’étalon avait aussi un tempérament fougueux, typiquement dornien auraient dit certains, quand les cris retentirent il frappa du sabot le sol, tirant légèrement sur l’entrave qui le maintenait en place.

A l’extérieur du bivouac deux esprits échauffés se livraient à un genre d’affrontement leur étant propre, mêlant tension physique et étreinte charnelle, les deux prédateurs dans l’âme qu’étaient la Vipère des sables et l’héritier en second des Forrest ne manquaient pas de se blesser lorsqu’ils venaient quérir le contact de l’autre, la lèvre sanglante de Daärim en fut rapidement la preuve concrète. Ils se séparèrent et sous l’impulsion du Rocheux partirent de nouveau sur les traces des deux fennecs pistés quelques instants auparavant, serpentant dans la nuit en quête de vie à laquelle mettre fin. Si âme qui vive ils trouvèrent, ce ne fut pas le moins du monde celle escomptée car le duo repéra après quelques minutes les formes caractéristiques de plusieurs silhouettes à pieds essayant d’approcher discrètement le campement depuis le Nord-Ouest. Combien y en avait-il ? Difficile à dire avec le manque de visibilité mais au moins cinq se trouvant à vingt pas de leur position. Ce fut à cet instant que le natif de la Tombe-du-Roy reconnut le cri de Dashkar au-dessus de leur tête alors qu’au même moment les agresseurs visibles chargeaient vers la fosse du campement en laissant leurs chevaux en arrière, la difficulté du terrain rendant difficile un assaut monté. Cependant deux de ces désormais ennemis repérèrent la position des chasseurs et commencèrent à courir vers eux en agitant des piques.

Depuis l’intérieur du camp la perception de l’attaque fut tout autant plus précise que confuse dans ses diverses réactions. Les assaillants jaillirent du sommet des dunes, ferraillant avec les sentinelles qui appelaient du renfort tandis que la lueur du brasier se chargeait de révéler l’identité des intrus. Enveloppés dans d’amples tenues de la couleur du sable, les pillards du désert semblèrent sortir de nulle part tous à la fois et de diverses directions, armés de piques, de lames usées, et dans de rares cas d’arcs courts recourbés.

Le plus gros, de leurs forces avait l’air de provenir du Nord-Est, s’en prenant directement aux gardes encerclant les prisonniers établis à cet emplacement, ceux révélés par Anissa et Daärim tenait de la demi-douzaine et s’enfoncèrent aussi aisément qu’une lame chauffée à blanc au milieu des marchands assoupis, taillant ce qui leur tombait sous la main tandis qu’hommes et montures tentaient de détaler loin de la menace. La troisième et dernière de ces vagues simultanées arriva quant à elle depuis le Sud-est, munie de torches que ceux s’étant faufilés entre les soldats Uller occupés à combattre jetèrent droit sur la tente des Qorgyle. Le tissu commença bien vite à s’embraser.

L’étalon que contemplait Rahéna rua sans parvenir à rompre les cordes le maintenant à son piquet tandis qu’Hassiba venait instinctivement se placer en bouclier devant sa protégée. En ce point du campement les brigands n’avaient pas l’avantage du nombre mais il y en eut tout de même trois pour foncer vers les deux femmes, reconnaissant là une prise de choix. Oberyn Dayne avait depuis sa position actuelle une ligne de vue dégagée sur cette scène.

Vers le milieu du campement et près du brasier Rennifer et Asafa virent arriver le gros de la charge depuis le Nord-Est, constatant que les pillards s’en prenaient tant aux guerriers surveillant les prisonniers qu’à la délégation la plus proche, celle des Ferboys. Le vieux lancier s’élança droit dans cette direction en beuglant pour finir de réveiller ceux qui par miracle dormiraient encore, à cet endroit l’ennemi disposait d’effectifs dépassant la vingtaine.

D’un relatif silence ensommeillé la procession venait de passer en quelques battements de cœur à la cacophonie du combat, les agresseurs n’avaient pas réussi à semer un chaos total grâce à la discipline des différents belligérants du camp opposé mais nul doute que le sang allait abondamment couler jusqu’à ce que l’un des partis ne cède.

Citation :
Nous n'utiliserons pas le système d'aptitudes pour représenter cette échauffourée, vous êtes libres de vos actions et de certaines des conséquences qu'elles pourraient avoir. J'en appelle bien sur à votre bon sens et votre fair-play.
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Oberyn Dayne
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Message Dim 10 Mar 2013 - 12:13


La Procession des Sables.


Cherchant toujours à estimer la puissance de sa poigne au travers le resserrement répété de ses doigts gantés, Oberyn laissa ses pas le mener à proximité du feu de joie. Il jeta un regard circonspect sur les deux silhouettes s’opposant dans une diatribe acerbe, se figeant sur place pour en écouter le contenu déversé par le Géant des Osseux. Un jour, il aurait à réellement questionner le pourquoi de ce surnom attribué alors que l’étiquette d’histrion lui irait bien mieux au teint… Bras croisés sur le torse, le Chevalier Dornien se surprit à découvrir toute l’agressivité que pouvait cacher sous ses airs affables le Ferboys aux allures de tendre bouffon. Jamais il ne lui avait connu telle expression ni telle violence de propos, bien qu’il fut jadis capable de se fendre de quelques mots à même d’attirer sur lui la haine de toute une procession chevaleresque. Certains propos revinrent alors en mémoire du Dornien Sigisbée, figeant sa mâchoire dans une crispation certaine alors que le Ferboys se targuait de pouvoir raser les bases même de Denfert si Rennifer en venait à le malmener. Pour la première fois depuis que les deux Guerriers se connaissaient, Oberyn en vint à profondément apprécier l’acariâtre piquier. Son sang ne fit qu’un tour quand il entendit le Ferboys mentionner les vœux qu’il avait prononcé envers sa Dame Edarra, estimant de ce fait que la Maison Dayne se rangerait automatique de leur côté en vue de… De quoi ? La simple idée de voir le séculaire héritage familial au service de tel personnage le révulsait, le faisant entrer dans une colère froide crispant ses muscles dans une farouche envie de jeter son poing à la face de celui qui « Garde la Voie ». Sa latente fureur le poussa à jurer, trahissant sa bouillonnante colère alors qu’il s’écartait du siège des conflits pour fouler le sable d’un pas décidé vers des lieux qu’il n’avait pas clairement identifié. Clairement en rogne et se sentant bafoué, l’Héritier de Lord Olyvar en venait à maudire à haute voix sa participation à cette procession qui n’avait eu de cesse de cracher au visage de sa Maison, foulant au pied leur honneur comme la flatteuse réputation qu’ils s’échinaient à construire jour après jour.

Haine comme fureur aurait bien pu aller croissante si ne survint pas un inhumain cri, bientôt suivi d’une cacophonie indescriptible. L’écho des armes se faisait miroir des hurlements alors que la paisible assemblée se voyait, désormais, purement comme simplement déchirée. L’Améthyste regard du Parangon Dayne déambula vivement sur les alentours, ciblant de ses sens analytiques les survenues d’une attaque qu’il avait pressentie sans toutefois espérer. Une fraction de seconde fut suffisante pour le voir mirer Dame Rahéna isolée en compagnie de sa Garde vie, toutes deux ciblées par trois forbans alors qu’au loin sonnait la corne des Météores dans la bouche de Clay. Un instant ses pensées furent pour Haranka, son écuyer n’ayant jamais essuyé la fureur des combats, alors que ses jambes s’animaient d’une course folle destinée à l’amener sauvegarde sa douce amie Qorgyle. La voix de stentor de Ser Raynald perça le tumulte des affrontements dans un ordre sauvagement expédié, commandant aux Chevaliers de sauvegarder les faibles comme de repousser l’oppresseur. Le souffle lourd, Oberyn approchait avec célérité, animant désormais son bras gauche pour refermer ses doigts sur la fusée de son estramaçon légendaire. C’est d’un geste vif qu’il ôta la vieille dame de son confortable fourreau, sa main d’épée ballant toujours le long de son buste. Aube dévoilait sa blancheur laiteuse aussi tranchante que l’Acier Valyrien. L’immaculé tranchant attirait à lui toute lumière, vibrant d’une pâleur se faisant l’écho des palpitations de la vie alors qu’Oberyn l’empoignait de son assurée main gauche. Talentueux ambidextre, il n’y trouvait point tout l’instinct propre à sa main d’épée mais n’en gardait pas moins suffisamment de talent pour affronter des pillards du désert. Ignorant le premier homme qu’il laissa aux bons soins de la Uller, son premier coup prit de court le second assaillant, fendant son buste de l’aine au plexus alors que le sang giclait au visage du chevalier, maculant ses traits d’un chaud carmin. Pivotant sur lui-même, il délivra un surprenant coup circulaire à l’ultime membre du trio, ouvrant pleinement sa panse dans un bruit de viscères s’épandant macabrement au sol. Teintée de rouge, la blanche épée pointait les dunes en préventions d’assauts futurs alors que le bras libre du Dornien s’enroulait autour de Rahéna pour mieux l’auréoler de sa protection.

« Tout va bien? » S’enquit le chevalier entre deux souffles. D’un regard respectueux à la Garde Vie, il en vint à proposer du timbre martial qu’il révélait dans le feu de l’action : « Vers le Feu ? »

Et tout autour, le chaos…




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »
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Message Dim 10 Mar 2013 - 18:52

Quel la chasse classique se transforme en attaque contre des humains, ce n'était guère attendu. Une embuscade était en train d'être lancée contre leur camp et les deux fennecs qu'Anissa et lui-même étaient en train de pister furent totalement délaissés lorsque des formes bien différentes étaient en train de se tracer dans l'horizon, montrant la présence humaine et non animale. Dashkar avait été celui qui confirmait ce qu’il craignait à travers cette vision. Les montures par leur aspect imposant n'avait pas été tellement difficile à apercevoir alors que tous deux étaient tapis dans l'ombre d'un rocher imposant. Tous deux avaient rapidement repérés ces hommes et il regretta réellement amèrement de ne pas avoir pris son arc. Elle lui servait à ça en réalité, pouvoir profiter de la distance et l'abolir avec ses flèches. Mais au vu de ce qui était censé l'attendre de base, l'arc n'était pas utile. Prévoir une attaque n'avait pas été au programme. Quelques sifflements caractéristiques avaient été sonorisés à l’intention de son familier qui comprit et se rua sur les hommes en émettant un nouveau cri perçant. Avec Anissa, ils mirent rapidement au point une stratégie d'attaque et lorsqu'ils furent alors à portée de vue, les attaquants s'en aperçurent et changèrent alors de trajectoire pour venir à leur rencontre et entamer un combat. Anissa possédait son arc, l'idéal pour elle était donc d'attaquer les plus éloignés, et lui le corps à corps. C'est ce qu'il fit. Lorsque la première menace fut à portée, il para aisément l’attaque pour en rendre une et se débarrasser du premier venu. Ce n’était que le premier et donc le plus facile à avoir mais il sentait déjà l’adrénaline percée et le besoin de davantage. Le combat comme les échanges charnels permettaient d’extérioriser ses tensions constantes et belliqueuses qui rôdaient en lui. Néanmoins, malgré la rage et l’absence de peur qui caractérisaient la jeune femme et lui-même, ils s’étaient éloignés du campement et n’était donc que deux face à plusieurs personnages qui semblaient bien décider à prendre l’avantage. Ce fut face à cette pensée qu’une autre s’insinua dans son esprit en passant à son homme de main et son oncle restés en avec les autres. Peut-être étaient-ils plus en sécurité comme ça. La confiance aveugle dans les capacités de ces deux derniers le laissait totalement apte à gérer d’abord l’assaut qui se trouvait devant ses yeux.

DE l’attention il en fallut face à un nombre qu’ils purent pourtant gérer avec une ou deux blessures sans grande implication. L’idée maintenant était de rebrousser chemin. Diminuer l’assaut de ce côté du campement avait permis d’alléger un peu l’attaque en générale, cependant et parce que justement le désert permettait bien des fronts, l’idée même que les autres côtés étaient eux aussi attaqués lui était prégnante.

« On bouge. » dit-il à Anissa même ce ne fut pas vraiment obligatoire car il était persuadé qu’elle n’en pensait pas moins. Emettant un nouveau sifflement, son familier rejoint son niveau pour voler à ses côtés, et tendant son bras il lui offrit un repos de courte durée puisqu’une fois à l’approche de leur lieu de rassemblement, le chaos qui l’anima fut perçu sans difficultés. Les deux amants se séparèrent non pas par obligation mais pour s’occuper des assaillants qui attaquaient toute personne présente, qu’elle soit apte à se défendre ou non. Jetant un coup d’œil vers cette dernière pour s’assurer de sa maîtrise, il tenta de rejoindre ses hommes renvoyant Dashkar à l’attaque. Un cri perçant se fit entendre à plusieurs reprises par ce familier à l’esprit aussi féroce que son fauconnier. Après plusieurs luttes et plusieurs blessures rajoutées à ses anciennes mais qui ne faisaient qu’attiser sa violence, il put rallier les siens juste à temps pour assener un coup féroce dans la nuque d’un ennemi qui s’en prenait à Argahr le mettant en forte difficultés. Un autre de ses hommes étaient morts ayant reçus plusieurs attaques de front, du moins ce que le cadavre semblait dire.

« On se reprend et on se bouge ! » Indiqua-t-il pour rebooster l’équipe. Jetant un coup d’œil vers son oncle plus éloigné, il tenta de l’approcher pour l’aider également. Son devoir était de protéger les siens, du moins dans l’immédiat. « Arghar viens avec moi ! » L’homme se sentirait plus dans son élément. Il avait l’habitude de gérer les combats en duo avec Daärim, bien que c'était son meilleur homme de manière générale, et lui sentait ses arrières protégés s’il était à ses côtés. L’espoir que la famille Uller et Ferboys s’en sortent restait également dans son esprit. Le temps manquait cependant aux réflexions inutiles au combat.
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Rahéna Qorgyle
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Message Lun 11 Mar 2013 - 13:09

    Ce petit geste presque imperceptible de la tête de la part de sa protectrice imposée la fit pousser un petit soupir. Elle n'avait rien réellement contre Hassiba, mais elle déplorait réellement l'atmosphère pesante qu'elle dégageait lorsqu'elle était à ses côtés. D'un seul coup, elle avait l'impression de se retrouver isolée du reste du monde et elle détestait cela. La solitude… une perspective bien peu envieuse à vrai dire.
    Les questions qu'avait soulevées son frère raisonnaient encore sous son crâne alors qu'elle se dirigeait près de l'étalon. Duncann, avait posé les bonnes questions, ses mêmes questions qu'elle se posait également. Bien qu'elle se soit voulue rassurante pour son cadet, ce n'était pas réellement ce qu'elle pensait. Ô bien sur elle était fidèle à la Maison Martell, comme son père avant elle, mais elle n'arrivait pas à savoir exactement ce que voulait Rennifer, cela ne présageait rien de bon.Elle doutait de la résistance de ses prisonniers sous le joug des Ullers et leur bons soins.

    Elle fit passer lentement sa main sur l'encolure de l'animal, appréciant le toucher du pelage sous ses doigts. L'animal était d'une splendeur à toute épreuve une fois brossé.
    L'animal semblait agité mais quoi de plus naturel pour un cheval dornien, lorsque des cris retentirent, il piaffa, tirant sur le corde qui le retenait prisonnier.
    Par réflexe elle essaya de calmer la bête nerveuse, tout en scrutant les alentours. Mais de sa position elle ne voyait pas grand-chose.
    Duncann, qui n'était pas endormi se releva d'un bond, attentif. Il fit signe aux sentinelles en factions, avant de beugler pour réveiller les hommes.

    L'étalon rua en entendant derechef les cris, rompant la corde d'un coup sec. Hassiba eut un réflexe bienheureux, sinon l'héritière se serait sans doute pris un méchant coup de sabot. Elle vit trois hommes descendre vers elles, puis elle suivit la course de l'animal. Il ne fallait pas le perdre.


    - Zéhyra, prend Rendalf et Dan, rattrapez-moi ce cheval!

    Elle avait hurlé ses mots, sa servante était la femme en qui elle avait le plus confiance ici et les deux hommes étaient de très bons guerriers qui avaient par de nombreuses fois démontrés leur efficacité et sauvés la vie de bien des leurs.

    L'ennemi fut rapidement sur eux. La main près de sa cuisse, elle était prête à prendre le poignard qui s’y trouvait et faire face. Bien sûr elle n'était pas une guerrière comme pratiquement la totalité des gens ici, mais elle savait se défendre. Ses traits se détendirent sous la surprise et la protection d'Hassiba, lorsqu'elle reconnut la peau claire de son ami brandissant Aube. Jamais elle ne l'avait vue combattre ainsi, elle était presque hypnotisée devant les mouvements précis d'Oberyn et la sauvagerie des coups portés. Le sang qui maculait le sable, les tripes répandues sur le sol, rien de tout ça ne la perturbait réellement, mais elle craignait bien d'avantage pour ses gens.
    Essayant d'analyser la situation, elle se sentit tirée près de son ami qui l'entourait de son bras libre comme pour bien la protéger.


    - Je vais bien!

    Hassiba sembla feuler de mécontentement en la voyant protéger par un autre mais inclina la tête brièvement, ne pouvant qu'attester de l'efficacité des coups portés.
    Vers le feu oui, c'était l'idée, mais avant tout, se dérobant à l'espace rassurant des deux personnes ici pour la protéger, elle se baissa pour prendre la lance d'un des hommes et hésita à prendre l'épée. Non, elle serait sans doute trop lourde pour elle.


    - Vers le Feu!

    Son geste était peut-être futile mais elle voulait avoir de quoi se défendre au cas où. Après tout, elle savait aussi manier un peu la lance. Du coin de l'œil elle voyait le général aboyer ses ordres. Les hommes se mettaient en position et son frère secouait les hommes sous son commandement. Si tout le temps de la procession on avait pu imaginer qu'il était à la tête de l'ost, il était clair que les gens s'étaient fourvoyés.

    Pieds nus dans le sable il lui était facile de courir, n'ayant pas de robe longue, elle n'était pas entravée dans ses mouvements, elle espérait ne pas être un trop gros poids pour Oberyn et Hassiba. Près du feu elle vit Rennifer charger et la silhouette d'Asafa. Les pilleurs ne reculaient devant rien.
    D'un regard pour son ami elle finit par lui demander :


    - Maintenant que fait-on ?

    C'était la première fois qu'elle était prise dans pareille situation et elle ne voulait pas rester sans rien faite. Après l'attaque elle pouvait se rendre utile et panser les blessures, mais actuellement elle doutait de ses capacités martiales.





Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.


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Message Lun 11 Mar 2013 - 19:15

La chaleur des peaux jetées l'une contre l'autre des deux amants faiblissait à peine qu'un autre feu, fait de haine pure, brûla en leurs deux cœurs. Des ennemis venaient oser s'en prendre à eux, l'occasion d'offrir au désert vénéré du sang belliqueux, ainsi qu'une nouvelle preuve de leur valeur.

Il y en avait deux vers eux – elle saisit l’empennage d'une flèche entre deux doigts. Daärim chargeait contre le plus avancé – elle fit deux pas de côté, l'arc dansant dans sa main libre jusqu'à ce que la corde heurte son bras. Le second croisa son regard alors que la hampe de la lance de son amant frappait le fer de celle de son adversaire – elle commença à bander son arc. Le second des Forrest engageait son arme en estoc pour viser la garde découverte, le second des pillards du désert détourna les yeux d'elle pour attaquer Daärim, armant sa lance. Un bruit immonde, qui n'était qu'un cri étouffé par un gargouillis peu naturel, fut tout ce qui sortit d'entre ses lèvres avec un flot de sang, tant il était vrai qu'on criait moins bien avec trente centimètres de bois au travers de la gorge. Le Forrest empala sa proie humaine, la sienne tomba en arrière, rampant dos au sable, les ongles se raccrochant à son propre cou. Il devait paniquer, ne savoir que faire, comment respirer, s'il devait retirer cette flèche – elle interrompit son agonie d'un coup de lance, non pas charité, mais par certitude. Le feu de l'instinct lui imposait de tuer et d'être certaine de le faire. A peine scruta-t-elle son amant pour s'assurer de son état qu'il lança le mouvement. Elle hocha la tête, très vaguement, alors que ses jambes la portaient déjà vers le camp. Elle darda un regard aigu vers les dunes abritant la procession : ils étaient nombreux à être vomis par la nuit pour se déverser au milieu de la cuve et des combats.

Deux flèches entre les dents, l'arc revenu au dos et la lance fermement empoignée, elle surgit à son tour dans une gerbe de sable. Coureuse émérite, arpenteuse d'habitude, elle avait pu percer jusque là sans attirer de guerrier sur ses pas et l'ombre noueuse et vive qu'elle était put encore percer loin avant que trop de combattants ne l'aperçoivent. Le premier regard qu'elle croisa s'arrondit d'une stupeur douloureuse alors que sa lance se frayait un chemin dans les entrailles de celui qui l'avait vu. Un autre se tourna, trop vivement pour qu'elle puisse extraire son arme et frapper encore, alors, attirant le corps encore si vivant et si hurlant vers elle, elle l'agrippa pour le jeter avec une brutalité animale sur l'homme qui avait du être son compagnon. Le visage déformé par une joie furieuse, elle ricanait en s’enfuyant de côté, évitant de nouveaux estocs. Son but n'était plus loin, il était central : Otton. Elle approchait du feu, les cris, l'odeur du sang, des tripes – de la mort – se faisant prégnante. Obsédante. Enivrante. Elle semblait heureuse.

Son frère était là, au milieu de la garde Uller, protégé. Son père voulait l'endurcir, mais dans le cœur de la Vipère, qui était certes noir, mais qui était brûlant, son petit frère n'était pas prêt. Il était trop jeune. Il était gardé, c'était l'essentiel. Un hennissement particulier, ainsi qu'un étrange bruit de claquement résonnèrent à ses oreilles, lui faisant tourner la tête alors qu'elle encochait une nouvelle flèche, en sus de celles toujours coincées entre ses dents – qu'elle réservait pour un tir urgent. Le cheval blanc se cabrait, cible évidente et découverte. Ailleurs, les brigands visaient les prisonniers, souhaitant probablement profiter d'une mutinerie, ici, c'était le cadeau pour la maison Martell, l'honneur à venir de la procession.

Le juron qu'elle poussa fut étouffé par les flèches sur lesquelles elle bavait, alors qu'elle fila à l'encontre de l'étalon furieux. Le lien épais qui l'avait retenu virevoltait alors que l'animal en panique se cambrait et galopait, poursuivi par des hêtres qu'Anissa ne prit pas le temps de scruter pour déterminer leur appartenance : elle l'aurait la première, ainsi serait-elle assurée de la gloire de sa maison. Flèche et arc dans la main gauche, elle rua vers l'étalon, saisissant au second essai la corde battante, avant de tirer si sèchement sur le lien qu'elle le força par surprise à baisser la tête. Il dut ployer l'échine, elle le saisit aux naseaux, le contraignant d'une façon brutale à rester tête baissée, tandis qu'elle lui hurla d'une voix sifflante de ne plus bouger. La Vipère était mauvaise cavalière, mais les bêtes lui désobéissaient peu. Grimpant sur son échine, elle put réarmer son arc, mais, devant enlacer son encolure pour ne pas risquer de choir, elle n'allait pas décocher ses flèches avec l'adresse qu'on lui connaissait.
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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♦ Arrivée à Westeros : 27/04/2012
♦ Célébrité : Haaz Sleiman
♦ Copyright : Maron martell
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♦ Age du Personnage : 25
♦ Mariage : Promis à Rahéna Qorgyle
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Message Mar 12 Mar 2013 - 10:33

Le géant des Osseux leva les yeux au ciel et soupira, dans un geste trahissant son ennui devant le comportement de Rennifer. Ce dernier était en train de se dévétir pour se préparer à un duel et une profonde affliction pouvait se lire dans ses yeux. Se retournant vers l'un de ses gardes, après l'avoir sifflé, il lui tendit le bras pour recevoir la lance que ce dernier lui envoya. Alors qu'il retirait son chech et quelques vêtements pour se sentir plus à l'aise, laissant appraître une silhouette imposante et athlétique. Faisant quelques mouvements pour s'échauffer, il fut coupé par les cris des assaillants attaquant le camp par dizaine. Oubliant dans l'instant le duel improvisé, il resta figé, observant la scène. Si le dornien salé était un bon combattant, il était en revanche un commandant de qualité moyenne, aussi prenait-il un instant pour mieux saisir la situation. Et il lui apparut une évidence, alors que Rennifer avait déjà réagit depuis plusieurs secondes.

- Bordel... Mais il faut être fou pour se nicher dans une cuvette... Saloperie de procession...
Il n'eut guère plus de temps pour réfléchir, car ses hommes souffraient déjà de l'attaque des pillards. Les plus lents à réagir étaient déjà passé de vie à trépas, et seuls les meilleurs guerriers tenaient désormais face à la menace. Deux brigands chargèrent alors le géant des Osseux qui brandit sa lance pour les maintenir à distance. Les deux brigands avaient beau être eux aussi équipé de lance, la différence d'allonge entre les protagonistes donnait un net avantage au Ferboys. Un échange de frappe d'estoc vit les deux assaillants hésiter un instant, certainement peu habitués à rencontrer de la résistance lors des combats où ils utilisaient la ruse, le surnombre et le vice pour vaincre. Asafa saisit alors cette occasion pour attaquer l'un de ses deux adversaires, feintant de taille au niveau du visage pour, dans une légère rotation, frapper d'estoc dans l'aine du malheureux. La lame pénétra profondément dans la chaire, sectionnant l'artère fémorale dans une gerbe de sang. Le brigand chuta au sol en hurlant, lachant son arme pour portant ses mains sur sa cuisse alors que le sang noircissait déjà le sable.

C'est à cet instant que le second voyou passa à son tour à l'attaque, brandissant sa lance jusqu'au visage du géant des Osseux. Ce dernier parvint à esquiver l'attaque mais la lame du manant lui entailla l'épaule, lui faisant lâcher son arme. Dans un grognement, il se saisit de la hampe du malandrin pour tirer dessus d'un coup sec. Ce dernier fut déséquilibré et percuta violemment le coude du Ferboys qui lui arracha sa lance. Puis, dans un accès de rage, Asafa se mit à frapper à plusieurs reprises le visage du brigand qui s'était retrouvé au sol avec le bout de sa lance. Le choc du bois contre les os résonna plusieurs fois et, bien vite, le brigand ne se débattait plus alors que les coups continuaient de pleuvoir. Puis, le géant des osseux reporta son attention sur le premier brigand qui continuait de se vider de son sang sur le sol. La lance se planta séchement dans son torse, coupant court à ses cris. Asafa posa ensuite un genou à terre, quelques gouttes de sueurs perlant sur son front. Instinctivement, il porta sa main à son épaule et grimaça devant la blessure. Il ramassa alors un bouclier et se redressa pour observer à nouveau la scène, son attention étant retournée désormais sur sa promise.

- Rahéna... Par toutes les putains de Port-Réal, Rennifer, tu me paieras ça...


hrp : bon, désolé pour les fautes, hein...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Jeu 14 Mar 2013 - 18:30

Le chaos et la mort, voilà tout ce qu’offrait une bataille. Jamais les chansons ne parlaient de la peur et des cris déchirants de ceux tombés, jamais elles n’abordaient les membres tranchés et les tripes répandues tandis que les morts récents se conchiaient pour mêler la fragrance immonde de leur dernier repas à celle ferreuse du sang. Du sang, beaucoup en avait déjà été versé tandis que les premiers vaincus en abreuvaient le sable sans pour autant faire patauger dans une mare pourpre ceux toujours en état de combattre, le désert représentait tout autant un champ de bataille qu’un spectateur avide qui buvait goulument ces offrandes pour ne laisser que des grains teintés.

Loin d’être un massacre en règle, les deux camps luttaient pour l’instant sur un pied d’égalité, les uns profitant de leur meilleure discipline, d’un équipement supérieur, et d’un entrainement aux armes plus poussé tandis que les autres jouaient sur la surprise et le bouclier d’obscurité que leur accordait la nuit. Les pillards continuaient à se déverser dans la cuvette où la procession avait établi son campement, contraints de glisser à pieds le long de la pente là où leurs chevaux n’auraient pu progresser à vitesse suffisante sans s’affaler et désarçonner leurs cavaliers. Ainsi le choix d’un tel site prenait-il tout son sens, en plus de rendre l’attroupement bien plus visible à l’horizon se fixer en terrain plat aurait laissé tout le loisir aux brigands pour une charge montée dévastatrice qui aurait rapidement scindée les nobles Dorniens en plusieurs groupes et leurs auraient infligé de désastreuses pertes. Ici, dans cette fosse, ils contraignaient ces charognards humains à se mettre en danger, à se piéger eux-mêmes en compagnie de leurs soi-disant victimes on ne pouvait plus désireuses de les détromper sur ce point.

Dès les premières alertes des sentinelles l’on avait commencé à réagir, Rennifer Uller avait aboyé ses ordres tandis qu’il chargeait les assaillants à venir depuis le Nord-Est, enjoignant les archers à se regrouper vers le centre du campement pour abattre tout ce qui se présenterait au sommet du talus tandis que les piquiers devaient immédiatement aller à la rencontre de l’ennemi. Le vieil acariâtre s’était vite détournée du Ferboys auparavant cible de sa colère pour conduire la contre-attaque par l’exemple, il avait filé en trombe droit vers les prisonniers que les brigands tentaient de libérer, regroupant au passage quelques de ses hommes et fauchant plusieurs agresseurs à s’en être pris à la délégation Ferboys sur leur passage.

Tout aussi surpris que le reste de la procession, les condamnés destinés à Griseffroy avait réagi avec peur en voyant la cohorte d’inconnus armés foncer droit sur eux. Certains avaient tiré de toutes leurs forces sur leurs entraves métalliques, ne réussissant par ce biais qu’à s’entailler davantage leurs poignets meurtris. Quand il fut clairement établi qu’au contraire les hors-la-loi cherchaient à les libérer plusieurs cris de joie commencèrent à se mêler à ceux de guerre et de souffrance environnant, pour un résultat quelque peu étrange tant l’on ne s’attendait pas à les entendre en même temps. Malheureusement pour eux le fer de leurs liens était solide et les piquets auxquels ils étaient attachés profondément plongés dans le sol, si bien qu’aucun ne regagna sa liberté de mouvement avant que les Uller ne viennent répondre par les armes à cette insulte contre leur Maison.

Pour l’heure la confusion persistait toujours dans le gros du bivouac, les attaquants continuaient à être vomis par les dunes et si plusieurs furent percés de traits sitôt leur silhouettes emmitouflées visibles à la lueur des flammes, il s’en trouvait toujours davantage pour venir réclamer la victoire aux divers hommes d’armes Dorniens. Quelques corps commençaient à s’empiler, surtout des marchands dispersés par l’assaut initial qui avaient couru en tous sens sans savoir où se mettre à l’abri, les non combattants des diverses délégations quant à eux se rassemblaient près du grand brasier central, protégés dans une certaine mesure. Tout autour de la fosse, dans les ténèbres l’on entendait le fracas de plusieurs sabots ferrés et des hurlements aigus, qu’un encerclement en règle fut en train de se produire ou qu’il ne s’agisse que d’une chimère destinée à rompre le moral des défenseurs cela restait pour l’heure un mystère que seul le temps éluciderait. Pour le moment parmi les gens des nobles invités seuls ceux situés près des différents point d’attaque avaient souffert, Ferboys et Qorgyle accusait la perte de deux ou trois guerriers chacun.

Alors que l’Epée du matin prenait la pleine mesure de ce qui venait d’arriver, les chevaliers des Météores s’animèrent comme un seul homme à l’appel de Ser Raynald qui les enjoignait à protéger les faibles. Ce qu’ils firent, plusieurs fuyards affolés furent sèchement mais nécessairement poussés vers le centre du campement afin de leur sauver la vie tandis qu’un mur de boucliers se formait pour encadrer un regroupement défensif. Du sort de son écuyer Haranka, Oberyn n’en savait rien pour le moment, toute son attention portée vers Rahéna et les brigands qui entendaient s’en prendre à elle. Alors que la garde-vie de la Qorgyle empalait sans pitié le premier ennemi à portée, elle siffla brièvement de colère en voyant le porteur d’Aube intervenir et la priver de la satisfaction ressentie en accomplissant pleinement son office de mort. La lame d’un blanc laiteux fendit les airs comme un souffle de vent, tranchant chair, os, métal et tissus sans la moindre difficulté alors que deux misérables vies s’achevaient sous ses coups. Pareille image dissuada pour un temps les belligérants les plus proches de l’approcher, moment qu’il mit à profit tant pour s’enquérir de l’état de son amie que pour proposer un repli tactique, ce à quoi Hassiba répondit d’un sec hochement de la tête.

Quelques instants avant que l’héritier de Lord Dayne ne vienne se porter à son recours, Dame Qorgyle venait d’éviter de justesse un prodigieux coup de sabot propulsé par l’étalon devant servir de cadeau au Prince. A force de ruer et tirer sur la corde cette dernière se rompit et le fougueux animal fuit pour s’éloigner de la tente en flammes qui continuait à se consumer. En cet endroit les affrontements étaient de loin les plus anarchiques, la présence de l’incendie avait dispersé les deux camps au point qu’une multitude de duels s’y produisaient et que les ennemis comme les alliés risquaient parfois de se retrouver dos à dos sans même en avoir conscience. Zéhyna et deux guerriers du Grès se virent aussitôt ordonnés de rattraper la bête, les morts pouvaient être vengés mais pareil présent restait irremplaçable et devait donc ne pas se perdre ou finir touché. La vitesse du coursier des sables avaient creusé une nette avance par rapport à ses poursuivants, et l’animal comme les hommes à ses trousses disparurent bien vite à la vue de la Dame aux scorpions. Après l’intervention de Ser Oberyn elle consentit à battre en retraite, sa garde-vie restant constamment devant elle tandis que le trio reculait pas à pas vers le centre du campement et la présence plus rassurante de davantage de leurs pairs, plus loin elle pouvait voir Duncann lutter bec et ongles contre un charognard des sables, les coups pleuvaient de chaque côté mais le tumulte les fit bientôt disparaitre sans savoir qui en était sorti victorieux.

Avec quelques difficultés ils finirent par se rapprocher du grand feu, Rahéna se saisit par principe d’une lance récupérée sur un corps, notant que l’arme était aussi usée que de mauvaise qualité, mais ce qui avait une pointe pouvait bien servir à dissuader ou blesser ! Il y en eu d’autres pour essayer de s’en prendre à eux, l’un notamment y laissa une main après un estoc impitoyable d’Hassiba qui le cueillit en plein milieu de la paume. Couinant sur son moignon il détala, tout comme ceux à avoir assailli l’Epée du matin. Ce dernier put alors sentir quelque chose passer à toute vitesse à un pouce à peine de son oreille, son expérience comme son ouïe comprirent rapidement qu’une flèche venait de manquer sa tête de justesse et en remontant la trajectoire il aperçut un archer ennemi un genou à terre à quelques vingt pas de sa position, déjà affairé à recharger son arc court. Quand la Dame du Grès demanda ce qu’ils devaient faire sa garde-vie répondit en grognant : « Tuer et survivre. »

En un autre point du champ de bataille, très exactement au Nord-Ouest, l’héritier en second de la Tombe-du-Roy et la Vipère des sables se débarrassèrent chacun d’un de leurs assaillants, le premier par une flèche en pleine gorge, l’autre par le fer de la lance du guerrier aux yeux bleus. Deux morts, une simple goutte d’eau sans guère d’impact dans les proportions de cet affrontement, mais un premier sang versé et l’excitation du trépas délivrés enflammèrent les muscles des deux jeunes gens. Décision fut prise de se rendre en un lieu où leur présence se ferait plus utile et le risque d’être pris à partie moins important, fort heureusement pour eux aucun autre des arrivants ennemis à proximité ne semblait les avoir encore aperçus, leur permettant de quitter cette zone sans le menace d’une pique ou de traits décochés dans leurs dos. Le fidèle faucon du Forrest regagna son bras entre temps et les chasseurs se séparèrent à l’entrée du campement pour poursuivre leurs propres objectifs.

L’instinct premier de Daärim fut de se rendre droit vers les gens de sa Maison, sauvant in extremis Argahr d’un sort funeste et encourageant ses combattants à raffermir leur bras pour faire honneur à sa lignée. Ayant dû auparavant zigzaguer tant entre fuyards, ennemis et alliés pour rejoindre les siens, ce fut avec le souffle plus court qu’il cria ses ordres. Armé de ses lances, il put s’illustrer en infligeant plusieurs blessures et prenant une vie à l’occasion, l’attaquant se faisait moins pressant en cet endroit mais harcelait constamment le groupe, allant et refluant comme une marée de mauvais augure imprévisible. A quelques pas de lui le Forrest vit alors son oncle se débarrasser d’un voleur des dunes en une attaque aussi rageuse qu’impeccablement exécutée. Alors que le corps sans vie s’écroulait mollement le parent de Daärim reçut un coup d’une force terrifiante qui le toucha au bras gauche et l’envoya s’écraser sur le côté avec un cri de douleur. Le coupable, un brigand gigantesque selon les normes dorniennes, au moins sept pieds et aux traits découverts en un rictus rageur, se tourna vers le représentant de la Tombe-du-Roy. Son arme n’était rien de plus qu’un grand tronçon de bois entouré de bronze à une extrémité, mais maniée par des bras aussi épais les attaques délivrées devaient produire des dégâts contondants redoutables. Avec une malédiction sur les lèvres il chargea alors.

Humaines ou non les proies restaient des proies au sens de la Vipère qui serpenta au milieu des combats en jouant de sa connaissance des divers instincts meurtriers pour passer inaperçue. Sens du vent, vision périphérique, démarche silencieuse et bondissante, autant d’outils à son service pour se muer en ombre attendant le bon moment pour délivrer un coup fatal. Les premiers à enfin remarquer sa présence connurent une fin douloureuse et impitoyable tandis que le monstre Uller se repaissait brièvement de leur agonie. De son jeune frère, Anissa eut une rapide image de sa petite tête frisée entourée de gardes, ces derniers craignant sans le moindre doute davantage le courroux de leur chef si quelque chose arrivait à son fils plutôt que quelque voleur du désert essayant de leur ouvrir le ventre. Tirée du jeu des affrontements par le hennissement d’un cheval, elle remarqua le présent des Qorgyle en train de détaler à toute allure au milieu du campement et se comporta une fois encore en prédateur puisqu’elle entreprit de stopper l’animal en l’agrippant fermement par ce qu’il restait de ses liens. Surpris et réagissant instinctivement, le coursier des sables se stoppa net pendant un temps, celui nécessaire à la Vipère pour grimper sur son dos. Monté à cru de la sorte et sentant la colère de sa cavalière, l’étalon s’avéra être un serviteur paniqué et bien difficile à manier, si bien qu’après quelques hésitations il recommença à vagabonder à bonne allure d’un bout à l’autre du campement. La Uller tenait tant bien que mal sur son dos, ressentant les secousses chaque fois que le cheval renversait une silhouette sur son passage. Le fin exercice de l’archerie risquait de devenir bien plus difficile dans de pareilles conditions.

Non sans une certaine lassitude le géant des Osseux avait consenti à affronter l’acariâtre Uller en duel, lance en main et déterminé à répondre à la hargne par toute la force de sa jeunesse. Après la première interruption du faucon il lui fallut quelques instants pour prendre la pleine mesure de l’attaque et de ses implications, les premiers affrontements avaient déjà lieu et il réalisa que les siens se trouvaient en première ligne par un malencontreux coup du sort. Déjà armé grâce à ce concours de circonstances, Asafa s’élança sur les traces de Rennifer et se retrouva bien vite nez à nez avec deux pillards eux aussi équipés de piques. Considéré comme grand parmi les gens de sa terre natale, le Ferboys mit rapidement le premier hors combat mais dû subir en contrepartie une blessure à l’épaule par la faute du second. Rendu aussi galvanisé que furieux en sentant son propre sang s’écouler, il arracha l’arme de son adversaire et le frappa à mort avec la hampe, pour finalement achever l’autre mourant. Contraint par le choc et la fatigue à poser un genou à terre quelques instants, il put entendre tout autour de lui le tumulte d’hommes et de femmes s’écharpant pour le simple fait de survivre jusqu’à l’aube et ramassa un bouclier avant de se redresser. Ce fut alors qu’il vit Rennifer revenir vers lui, recouvert d’un sang qui n’avait pas l’air d’être le sien et plus furieux que jamais. Etant donnée la tension qui semblait l’habiter à cet instant le simple fait que le vieil homme fut en mesure d’articuler tenait du prodige. Croisant le regard du Géant des Osseux, il lui hurla :

« Tu crois que c’est le moment de rêvasser, Ferboys ? Remue-toi ! » Puis se tournant vers le centre du campement, il cria de plus belle : « Tuez ! Montrez à ces crétins sans cervelle le prix à payer pour leur audace ! »
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Message Ven 15 Mar 2013 - 16:29

Que son oncle ne se débarrasse sans difficulté de son attaquant ne l'étonna guère. Cependant, le voir se faire surprendre par un coup d'une force qui semblait largement dépassée la sienne et même celle de son aîné fut une plus grande surprise, non pas parce que des doutes sur les capacités de ce dernier pouvait apparaître dans son esprit, mais bien davantage parce que cela signifiait que l'assaillant déployait lui des aptitudes hors du commun. Sa taille déjà signifiait l'anormalité qu'il représentait, son arme ensuite témoignait clairement du manque de tradition dans son comportement : se battre avec un tronçon ainsi attelé de bronze à l'extrémité n'était point dans ses apprentissages de base. Aucune autre fioriture à déplorer par conséquent, vu le vol de son oncle, la force de l'attaquant était immense. L'homme chargeant sur lui, le temps manqua à échafauder un plan et se tournant partiellement, une main repoussa son homme de terrain avant de lui-même se jeter sur le côté pour éviter l'énorme mouvement, peu vif mais violent qui était censé s'abattre sur son crâne. Heureusement que ses réflexes étaient aiguisés, ainsi dans un mouvement culbutant il put reprendre rapidement équilibre sur ses pieds se redressant. Encore une fois, l'amertume de l'absence de son arc resta en travers de sa gorge et prendre le temps d'aller le chercher ne lui était guère accordé. Un combat au corps à corps ne serait pas évident mais fuir n'était juste pas permis. Regardant son homme de main, il lui assena l'ordre d'aller voir son oncle, seul ordre possible avant de devoir de nouveau jouer de prouesse agile pour échapper au nouveau coup censé le blesser. Une fois de nouveau sur ses pieds, Arghar s'approcha rapidement refusant de le laisser.

"Ne discute pas mes ordres ! Tu y vas, tu vois quel est l'état de son bras et seulement après tu reviens vers moi. On abandonne pas les siens. Dépêche toi !"


Réaliser ses propos aurait pu lui être attribué mais apparemment l'attaquant avait décidé que sa proie serait lui et ne semblait pas vouloir oublier cette idée. Il obligea d'un mouvement Arghar à rejoindre Orek avant de monopoliser l'ennemi en ruant vers lui tentant de lui décocher une blessure à la jambe après une nouvelle feinte, ce qui fut se réalisa comme convenu, sa lance s'étant implantée dans le mollet. Cependant, alors que le but était également de se reculer en récupérant son arme, il ne put que se reculer sans après le cri de souffrance mais aussi de rage du concerné qui voulut le frapper et fut doté d'une rapidité lui donnant juste le temps de faire un pas de côté avant que le tronçon ne s'abatte détruisant au passage sa précieuse lame.

"Tss !" ne put-il retenir face à l'observation des éclats d'une de ses précieuses compagnes.

Heureusement , la seconde était encore bel et bien dans sa main. Mais perdre une de ses comparses guerrières qui jamais ne l'avait quitté depuis son acquisition n'était point agréable. Cela raviva davantage l'adrénaline et le besoin d'en découdre qui de tout temps l'avait submergé mais que maintenant il parvenait à canaliser. Cependant, devant un tel ennemi, pas besoin de vouloir se retenir, se laisser aller était bien plus tentant. Un sourire orna alors ses lèvres, carnassier et avide de souffrance et de sang. L'assaillant arracha la pointe de l'arme de son mollet et laissa alors le sang s'écouler de sa plaie. Le regard de Daärim s'anima et brilla d'une volonté décuplée de le tuer. Chargeant de nouveau tout comme son adversaire, son échine se courba pour échapper à ce gourdin avant de tenter un nouveau coup paré, reculant ensuite de nouveau pour faire face. Une flèche atterri à ses pieds et son regard fut alors happé par un autre attaquant qui voulut en découdre également avec lui. Un attaquant direct et un à distance annonçaient un combat plus difficile mais ce fut le moment qu'Arghar choisit pour aller s'occuper de l'homme à distance dans un cri de guerre bien audible le rappelant lui à son propre combat dont il para inopinément une attaque avec sa lance qui ne céda pas sous le choc mais trembla sous la force malgré qu'il la tenait de ses deux mains. Une nouvelle contre attaque fut donnée par ses soins car subitement il lâcha sa lance d'une main et ainsi l'attaquant parti un rien en avant alors que son but était de faire céder la lance, léger mouvement déstabilisant qui suffit à Daärim pour le contourner et abattre sauvagement sa lance dans la nuque de ce dernier. Pantois, le corps mit quelques secondes avant de s'écrouler. Un cri perçant au dessus de sa tête indiqua que son familier était sur le point de faire une percée. Un nouveau sourire s'étira sur ses lèvres alors que sa lance récupérée dégoulinait de sang. Le danger était partout mais ce combat était clairement jubilatoire pour lui.
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