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Rassemblement : La Procession des sables

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Message Sam 9 Fév 2013 - 14:54

Citation :

Participants : Anissa Uller, Asafa Ferboys, Daärim Forrest, Oberyn Dayne, Rahéna Qorgyle, Rennifer Uller, Shaelya

Ordre de réponse : Libre (Pas plus d'une réponse par jour par joueur)

Longueur des posts : 400 - 800 mots

Contactez Rennifer Uller en cas de questions.


Aux quatre coins de Dorne des messagers avaient été dispersés par la Maison Uller, invitant tout noble partageant l’héritage des Rhoynar et des Andals des montagnes à rejoindre les terres de cette lignée de fous sanguinaires pour des célébrations obscures. La lettre rédigée de la main de Lord Luan en disait peu, bien entendu elle employait de forts jolis mots et formules tels que « resserrer les liens » ou « ces valeurs qui nous rendent si uniques » mais n’en demeurait pas moins laconique au possible. Il y était fait mention d’un genre de cérémonie prenant la forme d’un cortège depuis le désert jusqu’à Lancehélion la capitale, escortant par la même occasion une cohorte de prisonniers destinés à l’enfermement dans les geôles de la sinistre Griseffroy. S’agissait-il d’une véritable envie de démontrer sa loyauté à son Prince légitime en démontrant la supériorité de ses sujets en comparaison de la vermine ? D’une volonté de prouver sa capacité à combattre dans le conflit qui s’annonçait face aux pirates Fer-nés ? Ou plus simplement d’une lubie supplémentaire de la part de cette famille si instable et dangereuse à fréquenter ?

Le véritable motif de tout ceci importait finalement peu en comparaison de la réputation exécrable dont jouissaient les Uller, Denfert, leur forteresse, avait après tout gagné son nom lorsque des invités jugés indésirables avaient été enfermés dans le grand hall et brûlés vifs, entamant de façon irrémédiable la capacité présumée de ce clan à assumer le rôle d’hôte. Si l’on ajoutait à cela la cruauté reconnue de Lord Luan, l’irascibilité de Rennifer Uller son oncle et bras armé, et le lieu désigné pour les réjouissances en plein milieu des dunes inhospitalières, l’invitation n’avait rien de bien alléchant. Aussi il ne fut guère surprenant que plusieurs envoyés ne reviennent qu’en apportant le refus de leurs destinataires ou une vague réponse affirmant que le sujet demandait davantage de réflexion avant de se prononcer. Bien entendu plusieurs avaient accepté, pour la plus grande joie des colériques sableux.

Construction disgracieuse et primaire dans son architecture, la forteresse de Denfert se trouvait perchée sur une abrupte colline de rocaille à l’écart de la rivière du Soufre et du village où s’amassait le gros de la populace. Aux pieds du sinueux sentier permettant de rejoindre les grandes portes d’entrée au sommet du relief l’on avait préparé un campement destiné à accueillir les suites de chaque invité, malgré leur puissance martiale le mode de vie des Uller n’avait rien de faste et le nombre de chambres que leur demeure pouvait offrir s’en trouvait bien limité, les précieux lits avaient été réservés pour les figures de marque qui arrivèrent l’une après l’autre.

Du groupe de condamnés destinés aux ténèbres d’un ilot isolé sur la mer de Dorne il était facile d’avoir un aperçu. Pieds et poing entravés dans des chaines de bronze et reliés entre eux par une épaisse corde, la soixantaine de pauvres bougres restait sous bonne garde dans des enclos au-devant même du château où résidaient ceux qui en temps normal les auraient sommairement exécutés, non loin des tentes plus confortables où, flairant la bonne affaire plusieurs marchands s’étaient installés et avaient été tolérés afin d’assurer quelque divertissement le temps que la procession ne commence.
Parmi ces commerçants l’on comptait notamment un négociant en vins du nom de Ressim, bonhomme aussi bedonnant que grisonnant et rompu à l’art de plaire à ceux mieux nés que lui. Pour protéger et charrier ses barriques il avait fait appel à plusieurs hommes d’armes et pisteurs par la faute de quelque mésaventure sur le trajet depuis Boycitre. Dans ce petit groupe de combattants se détachait Shaelya, chasseuse et voyageuse émérite ayant joué de sa ruse pour trouver un emploi l’amenant au plus près de l’évènement.

Les premiers au sang plus précieux à se présenter le firent deux jours avant la date prévue et furent Dame Rahéna Qorgyle et son futur époux Asafa Ferboys, suivis d’une escorte composée de soldats de leurs Maisons respectives et, surprise des surprises, d’une vingtaine de prisonniers que la noble Dame avait fait emmener depuis le Grès pour les ajouter au pécule de vermines et de faire-valoir nécessaires aux festivités. Lord Luan Uller vint en personne à leur rencontre pour les inviter entre ses murs, s’il était de notoriété publique que sa préférence allait davantage aux Martell qu’aux Ferboys dans le conflit d’influence les opposant depuis des siècles, il ne fut que sourires et politesses pour l’héritière de ses voisins directs et son futur époux qui ne tarderait à se détacher de sa famille d’origine une fois le mariage conclu. Le frère cadet de la belle, Duncann Qorgyle faisait lui aussi partie du voyage, l’air éreinté et déterminé de qui avait dû veiller avec minutie sur le présent prévu pour leurs hôtes.

Le lendemain arriva un autre cortège dont l’allure tranchait singulièrement avec celui de la veille, si les ressortissants du Grès affichaient vêtements larges et adaptés aux rudes conditions d’un environnement aride, ceux-là avaient revêtu de lourdes armures de plates au moment de leur entrée sur le domaine des Uller en portant bien haut la bannière violette et étoilée des Dayne des Météores, avec à leur tête l’héritier désigné en la personne de Ser Oberyn Dayne, l’Epée du matin, et son fidèle écuyer Haranka Sand. La suite se limitait au groupe de chevaliers et à leurs pages, affichant clairement la force militaire dont les Dayne étaient capables. Cette fois l’accueil fut… eh bien moins chaleureux, il faut l’avouer. Même s’ils restaient Dorniens, les concernés avaient pour la plupart le teint pâle et la blondeur des rocheux en plus d’adhérer à la foi des Sept, dans un endroit aussi isolé et hostile envers l’extérieur que Denfert la chose ne pouvait susciter que méfiance. Ils n’en furent pas moins reçus avec les égards relatifs à leur rang de Maison de premier plan et Lord Luan prit même la peine de s’entretenir quelques instants sur un ton cordial avec celui que les rumeurs désignaient comme le Champion du Prince.

Les troisièmes et derniers participants furent repérés à l’horizon au crépuscule du même jour, un ost Forrest envoyé de la Tombe-du-Roy avec une fois encore la progéniture du Lord actuel comme représentant : Daärim Forrest ainsi que son oncle et chef de la garnison Orek Forrest. Que cette Maison en excellents termes avec les Uller compte parmi ceux à avoir répondu positivement n’avait rien de bien surprenant, les échanges commerciaux réguliers et l’amitié entre l’héritier en second des Forrest et Rennifer Uller firent qu’on les accueillit comme des frères.

La progéniture de la lignée secondaire des Uller fut apprêtée comme il le fallait en vue de l'évènement, l'on équipa des pieds à la tête le très jeune Otton en prévision de l'expédition, le garçonnet montrait presque de l'excitation malgré la profusion de visages étrangers chez lui et ne quittait pas sa sœur ainée d'une semelle tandis que cette dernière devait composer avec les attentions de sa mère cherchant à la rendre plus présentable.

Un banquet richement pourvu fut servi ce soir-là dans le grand hall tandis que l’on annonçait le grand départ de la procession pour le lendemain matin, Lord Luan fit s’asseoir Dame Qorgyle à sa droite tandis que le restant des invités avait été dispersé aux côtés des représentants de sa propre lignée. L’on servit le vin le plus corsé et acide que Dorne pouvait offrir, ses vignes étant implantées près de l’ingrat et boueux Soufre et arrosées par un soleil peu tendre, et plusieurs plats épicés accompagnés d’agrumes. L’on devisa longuement de tout et rien, notamment de l’arrivée de Nyméria et de ses navires ainsi que du problème que finiraient par causer les pirates. L’on ne vit nulle trace de Rennifer Uller pendant le repas, pas plus qu’il n’avait été vu par un seul convive depuis leur arrivée, à ceux s’enquérant de cette absence l’on répondit simplement que le vieil homme était affairé à terminer les derniers préparatifs du rassemblement. Les roturiers n’ayant pas été conviés à festoyer avec les bien-nés furent nourris plus simplement mais à profusion dans leur campement, l’étalage de ressources que l’on cherchait à démontrer ne faisait pas le moindre doute. La nuit fut à l’image du désert nocturne, froide et venteuse tandis que la forteresse illuminait la nuit par l’impressionnante quantité de braseros dont elle était pourvue. Beaucoup dormirent d’un sommeil de plomb jusqu’à l’aube, ceux moins accoutumés au climat eurent davantage de difficulté à trouver le repos.

***

Au jour nouveau Denfert s’emplit d’une agitation frénétique alors que servantes, soldats, et garçons d’écuries s’affairaient à préparer armes et montures en vue du début de la procession. Lord Luan avait clairement laissé entendre que son devoir l’empêchait de quitter ses terres mais que son oncle ainsi ses cousins Anissa et Otton tiendraient lieu de guides lors du long voyage jusqu’à Lancehélion, aussi salua-t-il les partants depuis la tour de guet alors que ceux-ci quittaient sa demeure et allaient retrouver leurs gens au campement. Le reste des préparatifs se déroula sans encombre, les marchands se mêlèrent à la colonne en formation et l’on ne compta aucun incident mis à part une tentative d’évasion désespérée de la part des condamnés qui fut bien vite matée.

Rennifer Uller daigna enfin montrer signe de vie lorsqu’il franchit le dernier les portes de la forteresse avec cinquante membres de sa garnison, hommes et femmes pourvus de piques et drapés dans de sombres vêtements amples sur lesquels les disques solaires symboles des Uller étaient accrochés. Sur le dos du vieil homme colérique se trouvait une nouvelle lance à l’allure étrange, la hampe parcourue de stries en spirales dans un bois à l’origine indéfinissable tandis que le métal de la pointe dentelée brillait de reflets ne laissant aucun doute quant à la sorte d’artefact dont il s’agissait. Lardentrailles, arme en acier valyrien des Uller avait été exhumée des tombeaux familiaux pour l’occasion. De sa voix de furibond il salua ceux présents en passant devant eux et ordonna le départ :

« A Lancehélion, pour la lignée de Nyméria ! »

Et la procession se mit en marche, colonne un rien chaotique où personnes de tous bords se mêlaient, nobles comme roturiers, en route pour traverser le désert et rejoindre la Sang-vert à des dizaines de lieues de là. Les prisonniers furent forcés à aller de l’avant par leurs geôliers vigilants et impitoyables tandis que beaucoup profitaient de leurs coursiers des sables pour s’épargner la progression sur le sable déjà rendu brulant par le soleil matinal.


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Rahéna Qorgyle
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Message Sam 9 Fév 2013 - 20:32

    Un messager était arrivé au Grès il y avait six jours de cela, venant de Denfert. Il y avait longtemps qu'il n'y avait eu de missive venant de leur voisins Dorniens et encore bien plus qu'on avait vu de Uller dans l'enceinte du Grès. A croire que depuis que Lord Qorgyle était tombé malade on l'évitait. Pourtant, l'information n'était que peu connue à l'extérieur de leur forteresse d'ocre.
    Quoi qu'il en soit, Rahéna se chargea de gérer cette invitation. Les mots étaient joliment tournés et formaient une fort belle lettre, pour dire, en somme, des non-dits peu engageants.
    Les tournures de phrases firent sourire la jeune héritière, s'il y a bien une chose, que son père lui avait enseigné sur les Uller ce n'était certes pas leur magnanimité envers les étrangers et encore moins leur clémence. Son père estimait surement encore cette famille dont le nom était craint et respecté dans le désert, mais il l'avait mise en garde contre leur sang trop prompt à bouillir et à leur faire gagner cette folie sauvage. Aussi, lire que Lord Uller pouvait être neutre envers des étrangers annonçait grandement l'hilarité de ce pamphlet.
    De même que les coutumes et l'héritage. La sableuse ne se faisait pas d'illusion quant à leur peuple, ils étaient des barbares aux yeux du monde. Elle ne dérogeait pas à cette vision, elle qui ne cillait pas devant l'exécution d'une âme jugée coupable.
    Lancehélion, elle répéta plusieurs fois ce nom, comme pour en comprendre toute la signification.
    Peut-être pouvait-elle y voir là une opportunité pour montrer à la maison Martell que les Qorgyle étaient toujours là. Prêts à faire front aux côtés de leur prince même si pour l’heure, ils se trouvaient bien dans leur désert au milieu de nulle part où peu de gens s'aventuraient sans bonne raison.
    De même, elle pourrait vider les geôles trop petites du Grès par cette procession.
    Les belles paroles de Lord Uller ne touchaient pas spécialement Rahéna, mais l'occasion était trop belle.
    Le soir-même, elle rédigea sa réponse à l'encontre de son hôte.

    Mes hommages, Lord Uller,

    C'est avec une joie immense, que la Maison Qorgyle se joindra à la procession en la personne de son héritière Rahéna.

    Avec la Bénédiction de Mère Rivière,
    Lord Thuryel Qorgyle.

    La lettre était signée de la main du lord et son sceau cachetait la missive que le messager rapporta le lendemain à son seigneur après deux jours de chevauchée éprouvante sous le soleil Dornien.

    Deux jours avant l'échéance, la procession partie du Grès comportant une escorte d'une vingtaine de soldats Qorgyle composés d'hommes et de femmes portant fièrement sur leurs cuirasses les armoiries de leur seigneur, un chapelet de prisonniers, certains à la peau bien trop blanche et laiteuse pour être des Dorniens des montagnes, quelques domestiques, ainsi que Duncann, le cadet de l'héritière, Rahéna elle-même accompagnée de son futur époux Asafa Ferboys, pu contempler les portes de la forteresse de Denfert.
    La demoiselle avait apporté également avec elle, un pur-sang des sables à la robe d'un blanc immaculé, une rareté. En d'autres circonstances, elle l'aurait sans doute gardé, mais l'animal serait apprécié à Lancehélion, du moins elle l'espérait.

    Lord Uller vint à la rencontre le Rahéna ce qui étonna grandement celle-ci, elle ne s'attendait pas à pareil accueil, surtout après l'annonce de son futur mariage avec un Ferboys. Cela cachait-il quelque chose? Toute à ses interrogations, elle se plia au protocole et afficha une mine aussi rayonnante que possible après deux jours de chevauchée.
    Elle assista, les jours suivants à l'arrivée de la Maison Dayne. Amusant de revoir l'Epée du matin en pareille circonstance.
    Puis ce fut la Maison Forrest qui arriva en fin de soirée du même jour. Que d'hommes qu'elle connaissait en un endroit si étrange que la forteresse des Uller.

    Le soir précédent leur départ, il fut donné un grand banquet, sur une table imposante, rien à voir avec les repas donnés au Grès, c'était une certitude. A sa grande surprise, derechef, elle fut placée à la droite de Lord Luan. Elle ne pouvait s'empêcher d'être suspicieuse, partageant le soir-même ses craintes avec son frère dans l'intimité de la chambre qui lui avait été assignée, tout en haut de la forteresse.
    A la fenêtre, elle regardait le jour se lever, il lui était difficile de dormir sur ses deux oreilles ici.

    *****

    Rapidement le cortège fut rassemblé, les troupes organisées et c'est Rennifer Uller lui-même qui lança les festivités.
    Dans son dos une magnifique lance étincelante. D'un coup de talon sec dans les flancs de son cheval, elle se mit en marche au rythme du désert, regardant devant, les prisonniers essayer de prendre la fille de l'air sans jamais y parvenir.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.




Dernière édition par Rahéna Qorgyle le Dim 10 Fév 2013 - 21:45, édité 1 fois
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Oberyn Dayne
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Message Dim 10 Fév 2013 - 0:28


La Procession des Sables.


Bon nombre de jours s’étaient écoulés depuis que fut parvenu le messager aux blanches murailles des Météores. D’ordinaire animée de quiétude, la cité nichant sur les rives de la Torrentine se voyait accablée par les préparatifs de la guerre, une dynamique martiale animant les mouvements de soldats, forgerons comme chevaliers. Autant Dire que l’invitation Uller ne tombait pas sous les meilleurs auspices. Si Lord Olyvar avança un temps l’idée d’accomplir son devoir en s’y rendant en personne, il trouva l’opposition vive de son fils ainé qui tint finalement lieu de représentant. Accompagnée de sa compagnie de chevaliers qui, au fil du temps s’étaient mue en une assemblée d’amis, l’Epée du Matin chevaucha donc vers Denfert pour ce qui s’annonçait un bien drôle rassemblement. Sa précédente opposition à un Uller lui avait laissé un amer gout dans la bouche tout comme la sensation désagréable que leur opposition de l’instant découlerait inévitablement sur du sang versé par le biais des lames tirées. Quoi de plus normal, dès lors, pour un fils de chercher à préserver son père d’un ressentiment qu’il avait tant à redouter… ?

Leur équipée chevaucha ainsi des jours entiers, talonnant le messager de la Maison Uller qui s’en retournait préciser l’arrivée ce ces hôtes à son Seigneur. L’on plaisanta et chanta sur le départ, préférant le silence quand il fut temps d’affronter le désert. Hommes comme bêtes furent éprouvés, les chevaliers drapés de bouffants manteaux passés sur leurs mailles et plates afin de leur épargner la cuisante morsure du soleil. Des écharpes blanches et lilas enturbannaient leurs heaumes d’acier alors que leurs coruscantes armures se voyaient dissimulées sous d’importants doublets de soie blanche chatoyante, pâle comme un clair de lune et aussi aérien qu’une brise, frappés du blason où s’entrecroisaient l’épée comme la filante étoile propre aux gens des Météores. Et d’aucun jugeaient qu’ils n’avaient toujours rien de Dornien… C’est du moins ce que leur évoqua l’accueil qui leur fut dispensé. Oh certes, il aurait bien plus être encore plus froid et plus cinglant, mais demeurait toujours la désagréable sensation que la Maison du Héraut des Aurores ne s’étaient vue invitée que par obligation distinguée plus que par authentique estime. La différence imposant l’excellence, Oberyn prit sur lui de renvoyer bonne figure, remerciant chaleureusement Lord Luan Uller avant de s’enquérir de la présence de son Oncle acariâtre. Si Rennifer demeurait invisible, il lui fut assuré que sa présence les honorerait tous dans les plus bref délais.

La poursuite dujour offrit son lot de surprises, agréable ou non. Quand survint l’arrivée de la geste Forrest, l’Héritier des Météores caressa le fol espoir de revoir sa belle lady Ismaëlle. Leur dernière rencontre dans le Princier Palais de Lancehélion semblant bien lui être survenu il y a une éternité. Mais il déchanta vite pour ne voir s’approcher que la bouille ombrageux de son autoursier de jumeau. S’ils furent proches et amis par le passés, Daärim et l’Epée du Matin n’entretenaient plus de semblables rapports en ces temps présent. Le banquet donné fut des plus somptueux, contrastant avec la rigueur que dégageait cette place austère. Séparé de ses chevaliers et mêlé aux Uller, Oberyn tenta donner visage agréable à sa fonction, mais cerné de gens qui ne lui renvoyaient que de la suspicion… A défaut, il mira bon nombre de fois la dame du Grès présente à la droite du souverain Uller, lui adressant des sourires propre à leur semblant de… Relation ?

Au matin, la geste Dayne fut la première en selle aux portes du domaine. Accueillant le passage de la Dame Rahéna par un sourire fort à propos, l’Epée du Matin chaussa un masque sans équivoque quand vint le tour de Rennifer Uller. Toute son attention se portait sur la pique barrant son dos. « De l’Acier Valyrien… » Jugea bon d’indiquer Clay, son avant-bras gardant le douloureux souvenir de l’épée Corvenin que brandissait le Seigneur Tarly lors d’une mêlée jadis disputée. « Il ne la portait pas quand nous l’avons rencontré. » D’un hochement de tête, Oberyn vint à confirmer les dires de son écuyer, ses yeux améthyste ne quittant jamais le sombre éclat de la pointe de lance. Ses pommettes barrée d’un trait de suie sensé le préserver des réverbération du soleil, Raynald n’en parut que plus agressif quand il vint à cracher au sol avant de vociférer : « Les Dayne emmerdent l’Acier Valyrien. Ils ont Aube ! » D’un mouvement de crâne, Troy vint à approuver les dires de son compagnon à la peau sombre. Son propre teint halé trahissait des origines sableuses plus que rocheuses. Mais tous n’étaient rien d’autres que des Chevaliers des Météores épaulant Oberyn en l’instant. Et comme le Héraut des Aurores, ils se murèrent dans le mutisme en passant, pour la plupart, leurs heaumes. Rien d’autre que des compagnons qui s’engageant à la suite d’une lente procession, sachant que ce n’était point la lame la plus dangereuse, mais bien l’homme qui la laisse courir en ses paumes…




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »
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Message Dim 10 Fév 2013 - 5:40

Dire que la procession enthousiasmait Anissa n'aurait pas été un euphémisme, ç'eut été un odieux mensonge. Depuis sa première visite à Lancehélion, l'aînée de Rennifer ne considérait plus les démonstrations de docilité envers le Prince de Dorne qu'en tant que nécessité désagréable, à accomplir sans faillir, mais pas à enrober d’ambages ; quant à accueillir des étrangers, il était évident que le serpent n'en avait pas été pas charmé. Il lui avait été imposé se tenir auprès de son cousin, Luan ayant spécifiquement appelé sa présence auprès de lui pour l'instant des festivités. Enola, sa mère, qui avait au village une certaine admiration pour supporter le quotidien de Rennifer ainsi qu'avoir été capable d'accoucher de tels monstres sans périr ni de douleur ni d'effroi après l'avoir fait, avait décrété que sa progéniture se présenterait au mieux devant la noblesse à venir et, malgré ses protestations et giflant sa fille à la première ombre de morsure, était parvenue à lui imposer de se laisser coiffer, apprêter, parfumer. Pire que tout, l'épouse de son père était parvenue à réitérer un exploit encore unique jusque là : elle avait fait passer une robe à la Vipère. De fait, avant ce fameux banquet, elle avait été aussi invisible que le vieux lancier, pour d'autres raisons certes, mais elle avait pu fuir les présences et grognait de mécontentement dans les entrailles de la forteresse ; toutefois elle ne put échapper à la présentation face à tous aux prémices du repas.

Droite comme rarement, féminine comme jamais, elle se sentait déguisée tout autant que furieuse et, si on eut pu trouver son apparence si avenante qu'on avait peine à croire qu'on était bien là en présence de la jeune femme réputée pour être cannibale, en tous cas très sauvage et volontiers meurtrière, son faciès, lui, traduisait dans la crispation singulière de sa mâchoire et dans l'éclat furieux de son regard toute l'animalité hostile de l'archère au corps empêtré de soie. Tout ce qu'elle pouvait avoir de moins mordant était cette main tendue vers son petit frère, lui frôlant parfois les cheveux dans un geste davantage destiné à l'apaiser elle-même qu'à rassurer son cher petit Otton, lequel contemplait l'assemblée d'yeux pensifs, presque indifférents, inquiétants dans un visage aussi jeune et rond. Elle tint quelques minutes, ne lâcha pas une phrase, croisa quelques regards qu'elle vrilla du sien, fermé et noir, sans sembler privilégier ou même saluer qui que ce soit au milieu de son humeur manifestement volcanique ; sitôt que Luan fit un geste pouvant être interprété comme une autorisation, elle quitta la réception, sans avoir été plus bavarde. Belle démonstration de l'aménité Uller.

Au lendemain, le soleil cuisant dardait ses rayons sur les prisonniers tout autant qu'une vision plus commune et plus typique de la Vipère. Bien que ses cheveux fussent toujours oints, brillants et coiffés – elle n'avait pas été jusqu'à se rouler volontairement dans la poussière – elle avait retrouvé ses frusques de cuir, sa posture voûtée, ainsi que ses armes et sa chèche voilant son traits et ses dents effroyables. Elle veillait sur Otton, le gardant toujours à portée de vue et d'un galop d'une poignée de secondes, couvant son jeune frère avec plus d'attentions que ne l'aurait fait une mère louve, mais sans rester statique, forçant son cheval à aller d'un bord à l'autre de la procession – aimant très peu les chevaux, elle ne tenait pas en place, que ce fut au pas de sa monture comme sur la selle sur laquelle elle n'avait de cesse de se rajuster. Ses yeux noirs luisaient encore de colère, mais son ire était plus rentrée, ses iris plus goguenards et, cette fois, elle prit le temps d'adresser à Daärim un salut de la tête assez appuyé, lequel était un privilège rare, ainsi qu'un sifflement nasal envers Asafa, parfaitement moqueur, toutefois encore assez peu provoquant compte tenu de leur passif avéré. Mais elle ne s'adressa ni à l'un ni à l'autre, non, celui auprès duquel elle tâcha de se river un moment, c'était l'héritier des Météores. Elle darda à ce blond une œillade sans gêne, du sommet du crâne jusqu'au bout des chausses, avant d'en revenir au visage, de repasser aux mains, de s'arrêter à l'arme, d'atterrir encore dans les prunelles. Elle n'avait pas distingué la teneur des échanges entre les chevaliers – elle s'en moquait assez – et ne venait pas relever le gant d'une quelconque bravade en s'approchant : elle avait entendu parler des talents d'Oberyn quant aux arts de la guerre et, manifestement, elle venait voir de plus près si ce bien pâle garçon était à la hauteur de ce qu'on murmurait.

Au claquement guttural qu'elle lâcha juste après, il était clair qu'elle n'était pas exactement convaincue de la véracité de ces rumeurs.
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Message Dim 10 Fév 2013 - 14:08

Un message reçu, un engouement certain, désoeuvré par une responsabilité prise sur ses épaules qui lui semblaient à double tranchant. La famille Uller, famille en très bons termes avec les Forrest et certains membres considérés pour sa personne comme particulièrement important à son évolution, avait envoyé un message suggérant une invitation à participer à un évènement étrange. Selon son expérience et la connaissance du caractère des Uller, cette réception devait sûrement cacher quelque chose de très intéressant. Bien évidemment, s'y rendre était obligatoire et lorsque ce fait fut narré à son paternel, ce dernier engendra une surprise impressionnante lui accordant l'entierté des rennes. Sa jumelle était absente, partie dans le nord avec leur cher prince, et ainsi en dehors de tout projet concernant cette assemblée. L'étrangeté de cette information lui parvenait. Pas d'inquiétudes internes, pas d'appréhension concernant des malveillances de cette dernière. La liberté en somme. Cependant, qu'il soit l'effigie de leur maison le remplissait certes de fierté mais le laissait quelque peu dubitatif sur le rôle qu'il devait dès lors jouer. Au vu des projets mis en place à la suite de son altercation avec Rennifer, des projets semblaient s'engager à Dorne qui pourraient peut-être ne pas correspondre aux attentes paternelles. Cela lui déplaisait mais commencer à arpenter cette descente dans les méandres de questionnement inutile pour l'instant n'était clairement pas nécessaire. Ainsi, portant avec fierté l'écusson de leur maison et menant la horde minime mais suffisante pour imposer leur maison, leur trajet débuta alors que le soleil venait à peine de se dresser. La présence de son homme de main, Arghar, lui était salutaire car nécessaire. Un homme de confiance à qui, même si bien sûr il n'était pas évident de se décharger de la sorte, il confierait ses arrières sans hésiter. Par contre, la présence de son oncle le laissa un brin surpris. Ce dernier s'était invité sans demander l'autorisation ou même sans sembler accepter un quelconque refus. Aucune mésentente ne l'unissait à celui-ci mais il n'était pas né de la dernière pluie et suspectait aisément un oeil qui veillerait au grain constamment. Son père lui faisait confiance mais peut-être que les dissensions au sein de la contrée poussait à une surveillance affûtée.

Leur arrivée fut accueillie dans les règles de l'art et de la courtoisie. Bien sûr, l'alliance évidente entre la maison Uller et Forrest le laissa arriver dans un climat apaisant et habituel de bienvenue. Denfert était comme une seconde maison pour sa personne et ses allées et venues y étaient régulières depuis maintenant nombreuses années. Le buffet du soir était exemplaire. N'étant guère clairement au courant des participants, apercevoir Oberyn Dayne ne le surprit évidemment guère. Néanmoins, son plaisir fut évident de se savoir l'emblème de sa maison plutôt que sa jumelle qui aurait certes représenté une trop bonne entende dans ce rassemblement avec la maison Dayne. Apercevant Asafa Ferboys également ne pas voir Edarra le surprit mais la raison devait être en dehors de sa connaissance. La jeune femme à droit de Luan Uller était l'épouse de ce dernier. Mais le grand évènement qui ne manquerait pas de marquer son esprit fut l'allure de la Vipère. Cette jeune femme dont il avait partagé la couche et plus encore au vu des affinités évidentes qui en avaient découlé. Bien sûr, ce fait était gardé secret ainsi un simple sourire discret orna ses lippes à l'observation de ses attirails vestimentaires mais le déplaisir évident qu'elle sembla manifester le ravisa d'en faire part. Sa présence était trop loin, peut-être l'aurait-il fait si sa personne se trouvait à côté de la sienne à table. Toujours est-il que l'absence de Rennifer le marqua encore davantage. Etrange fait dont la réponse le laissa pensif. La nuit arriva rapidement ensuite où le repos se devait d'être instauré pour permettre d'affronter ce qui les attendait le lendemain. Sa nuit fut courte, l'excitation et la réflexion accaparant de manière désastreuse son esprit ne lui permettant pas de profiter pleinement de son sommeil. C'était de toute façon le cas depuis longtemps maintenant. Sans épuisement physique, ses nuits n'étaient jamais agréables.

Paré rapidement aux lueurs matinales avec ses homes et son oncle, monté sur son destrier, les lances affûtées dans son échine, son arc attaché à la scelle, la patience et le calme dont ils faisaient preuve lui permettait d'attendre le début des hostilités. Anissa se permit de lui adresser un signe auquel il répondit de la même manière avant de l'observer chevaucher avec son allure habituelle qui lui allait bien mieux en réalité et lui plaisait bien plus. La journée s'annonçait surprenante il en était persuadé. Rennifer se montra enfin et la surprise pointa alors qu'il reconnut rapidement l'arme qui trônait dans son échine, avant qu'un sourire en coin n'arbore discrètement ses lèvres.

"C'est...C'est ce que je crois ?" murmura Arghar.

Nul besoin de répondre, c'était évidemment l'arme en acier Valyrien. Les jouissances étaient lancées et l'inconfort de la maison Dayne lui fit plaisir à voir. N'en attendant pas plus, il talonna son destrier pour se mettre en route.

"Allons y!"
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Lun 11 Fév 2013 - 10:54

Le message avait été reçu à Ferboys. Non, Asafa n'en savait rien à ce moment, bien trop occupé à Qorgyle, s'adonnant à son sport favori auprès de la belle héritière du Grès, sa promise, Rahéna. D'ailleurs, il n'avait montré que peu d'intérêt pour la fameuse missive lorsqu'il apprit que sa douce comptait s'y rendre. C'est lorsque sa cousine Edarra en personne lui demanda de se joindre à la délégation du Grès pour montrer un nouveau visage des Ferboys à la face de Dorne qu'il annonça son désir de se joindre à la procession. La cité des Osseux envoyait en cadeaux... Un cimeterre forgé finement ciselé au fourreau ouvragé, recouvert de quelques dorures à l'attention du Prince Martell. Autant dire, le strict minimum protocolaire...

Asafa, lui, n'en avait cure. D'une nature aventureuse, il voyait ce voyage comme un moment parfait pour bénéficier d'un moment privilégié avec sa promise. Lui qui rêvait toujours d'aventures pouvait alors apprécier le voyage, quoi que très formel et particulièrement encadré, auprès de la belle Rahéna. D'ailleurs, il ne s'en cacha pas, et la jolie lady put apprécier le caractère jovial du personnage. Chants, traits d'esprits, il semblait évoluer dans son élément. De plus, les gardes de la maison Ferboys, envoyés par pur besoin d'apparat, semblèrent sincèrement heureux de revoir celui qui fut leur chef durant une longue période, comme en pouvaient en attester les éclats de rires et les franches accolades que tous se livraient avec entrain et sincérité.

Le Ferboys n'avait guère un comportement de noble, à vrai dire, et quand bien même il savait parfaitement se tenir et présenter convenablement devant sa future épouse, il semblait s'acoquiner avec les gens de basses extractions avec plaisir et simplicité. Toutefois, il ne semblait nullement faux ou tricheur en l’occurrence, simplement l'homme était d'un naturel gai, enjoué, et il appréciait ce genre d'échange. Ainsi, lorsque les Ferboys se présentèrent aux côtés des Qorgyle à Denfert, il arborait son sempiternel sourire et se montra affable, avenant et sympathique, répondant favorablement à la courtoisie du Lord de Denfert. De même, à l'arrivée des Dayne des Météores, il se montra courtois, poli et avenant, saluant l'héritier de cette maison en lui glissant s'il comptait se rendre au chevet de sa cousine Edarra pour s'enquérir de sa santé, avec une innocence et une candeur presque enfantine laissant planer le doute sur son idée.

Lorsque ce fut au tour de la délégation Forrest de se présenter, le Géant des Osseux se précipita littéralement pour saisir son ami Daärim, faisant fi de toute convenance, et s'esclaffant avec une sincérité désarmante. Tel un grand enfant heureux de revoir son camarade de classe au retour des vacances, il bouscula son ami, hilare, brisant sciemment la rigidité protocolaire pour s'adresser à lui avec son air de fripon tranchant avec sa voix rauque et grave.

- Alors, vieille crapule, comment vas tu depuis le temps ? Tu as vu ma nouvelle cicatrice ? Edarra me dit que ça me donne l'air encore plus idiot, et je crois qu'elle n'a pas tout à fait tord ! Quel plaisir de te revoir, forban !

Il le questionna par la suite sur la santé des siens, et donna des nouvelles peu rassurante d'Edarra. Sa blessure s'était infectée et elle avait du rester aliter de longues semaines supplémentaires, et si la guérison se poursuivait, elle restait trop faible pour quitter Ferboys.

Mais ces interludes d'effusion de bonne humeur ne faisait que couper les longs moments qu'Asafa accordait à sa promise. En effet, ses efforts étaient remarquables, et il semblait au petit soin pour la lady du Grès, restant à ses côtés. "Comme une servante" aurait d'ailleurs soufflé quelques esprits chagrins. Chose dont semblait se moquer royalement le Dornien Salé, passant le plus clair de son temps aux côtés de la belle Rahéna.

Lorsque la colonne se mit en marche, suite aux entrées remarquées des Uller, le Ferboys ne put retenir un sourire. Comme d'habitude, sa jovialité naturelle tranchait avec l'ambiance de plomb régnant au sein de la cohorte, et il ne put s'empêcher de glisser quelques mots, comme s'il avait physiquement besoin que la glace se brise. Il observa tout sourire à Anissa, la hélant avec son air malicieux et son sourire taquin. L'homme était joueur, et avec la Vypère de Denfert, il connaissait les cordes sur lesquelles jouer.

- Bonjour Anissa ! Alors quoi ? Pas de morsures, de coups de poings ou de lancer de pierres pour me recevoir ? Te serais tu trouver un cher et tendre pour adoucir ton cœur ?


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Mar 12 Fév 2013 - 16:15

Près de deux cents âmes laissèrent derrière elles Denfert et sa rassurante, bien que boueuse, rivière. Combien arriveraient vivantes au terme de ce périple, la question méritait d’être posée mais laissait peu de doutes quant aux premiers qui céderaient et ceux ayant peu de chances de succomber aux rudes conditions du voyage. Ainsi, nobles comme roturiers de leurs entourages ne risquaient pour ainsi dire presque rien, épargnés par la fatigue grâce à leurs montures et par les dangers inhérents au désert étant donnée l’imposante escorte armée qui veillait sur leurs personnes. Malgré le départ tout récent l’on veillait même à assurer leur confort via la ressource la plus précieuse dans un tel environnement : l’eau. Moult barriques étaient charriées à dos d’ânes et des servants pourvus de louches remplies ne cessaient d’aller et venir le long de la colonne pour rafraichir par ordre d’importance les différents individus la composant.

Avec un coursier des sables le rythme apparaissait comme tranquille et le début de la progression aisée alors que la rocaille et la terre plus dure des abords de la forteresse laissaient petit à petit place au sable fin des dunes. Pour ceux à pieds il en était tout autrement, déjà parce qu’il fallait composer avec la traitresse du terrain qui engloutissait les pieds jusqu’aux chevilles si l’on poussait trop sur ses appuis, avec la quantité phénoménale de poussière que le groupe soulevait sur son passage, et surtout, avec la présence de scorpions et serpents avides de profiter d’un instant d’inattention pour offrir un nouveau tas d’os blanchis au désert.

De tous, les prisonniers étaient de loin ceux le plus à la peine, étroitement surveillés, ils occupaient le centre de la colonne sur presque toute sa longueur, le cliquetis monotone de leurs chaines jouant une mélodie sans saveur et morose alors que leurs silhouettes amaigris et entamées par les mauvais traitements se trainaient de mauvaise grâce. En tête l’on comptait le gros de l’ost Uller dont se détachait à l’occasion un cavalier isolé pour partir en reconnaissance et guider le reste de la troupe par le chemin le plus adéquat. Quant à Rennifer Uller il semblait pour l’heure entièrement dévoué à sa fonction de meneur, l’on apercevait de temps à autres la pointe de sa lance au-dessus de la marée de têtes, tout comme l’on entendait sa voix colérique distribuer les ordres à ses suivants.

Auprès des autres bien-nés les marchands et autres parasites orbitant autour de la procession tentaient de gagner leur pain quotidien en approchant les diverses suites et, pour les plus hardis d’entre eux, les nobles eux-mêmes. Ainsi Daärim put voir un piéton aussi gras qu’étonnamment agile pour sa masse se faufiler parmi les représentants Forrest et arriver à son niveau. L’homme, âgé et enveloppé dans de bouffantes robes vertes rehaussées de rouge n’était autre que Ressim, le négociant en vins toujours en quête de nouveaux marchés où déverser son fonds de commerce. Baissant le nez aussi bas que le lui permettait son âge pour saluer d’une courbette l’héritier en second de la Tombe-du-Roy, il lui tendit une coupe en terre cuite emplie d’un liquide violacé embaumant le raisin et la cannelle. « Goûtez-moi donc ça, Messire ! Le meilleur vin de ce continent et de tous les autres. Des hommes se sont saignés à blanc pour n’en boire qu’une gorgée, des femmes ont pleuré des fleuves de larmes en sachant que plus jamais elles ne pourraient emplir leur palais de ce délicieux nectar. Plus qu’un ravissement c’est un don des dieux, de tous les dieux si bien que même ces derniers… ». Le discours ampoulé du bonhomme fut à demi interrompu par un fou rire contenu à grande peine d’un observateur proche, et si Ressim adressa brièvement au concerné un regard assassin il n’en démordit pas, tenant toujours sa coupe sous le nez de Daärim avec un sourire commerçant.

Un peu plus loin, Dame Qorgyle et ses gens progressaient sans grande difficulté dans ce qui s’avérait finalement n’être que l‘environnement habituel dans lequel ils avaient tous grandis, la chaleur mordante du désert ne représentait que bien peu de choses à leurs yeux, particulièrement en ce début de matinée où nul vent ne venait charrier le sable et où le soleil n’avait pas encore atteint son point culminant. L’on aurait même pu dire qu’il s’agissait là d’une balade routinière dans les environs du Grès si quelque évènement ne se jouait pas en cet instant. De la tête de la colonne se détacha une nouvelle silhouette montée sur un coursier beige mais à la différence des précédentes celle-ci fit marche arrière pour se présenter devant Rahéna et son frère cadet. Simple soldat à la solde des Uller à en juger par sa tenue et sa lance, la femme affichait une trentaine d’années et la peau la plus sombre qu’œil homme n’avait jamais aperçu. S’il était coutumier de dire des Dorniens sableux qu’il avait le teint d’ébène, la comparaison prenait presque un sens littéral dans le cas présent, la guerrière qui s’inclina avec raideur à l’attention des Qorgyle semblait rappeler la nuit faite chair et avait un visage plat barré de profondes cicatrices passant au-dessus d’yeux marron. Sa voix avait la sécheresse de la rocaille et la profondeur d’une crevasse, elle dit : « Dame Rahéna, Messire Rennifer m’envoie veiller en personne sur votre sécurité jusqu’à-ce que nous atteignons Lancehélion. Si la chose vous convient je resterais à vos côtés comme garde-vie jusqu’à ma tâche achevée, mon nom est Hassiba. »

Encore plus loin se tenait une concertation improvisée entre les ressortissants de pas moins de trois Maisons dorniennes : Asafa Ferboys qui venait de quitter brièvement les côtés de sa future épouse pour venir saluer d’une charmante boutade Anissa la Vipère des sables, et Oberyn Dayne entouré de ses frères d’armes chevaliers qui ne quittaient pas des yeux cette étrange créature menaçante drapée sans sa chèche. Inutile de préciser que pareille congrès attirait les oreilles indiscrètes car, bien qu’encore jeunes, ces gens-là pourraient bien jouer un rôle d’envergure dans le pays et les informations pouvaient se revendre à prix d’or selon leur contenu. Le jeune Otton Uller, toujours mutique et concentré dévisageait sans honte aucune le géant des Osseux comme si ce dernier avait été quelque étrange animal jamais rencontré jusqu’à lors. Les échanges semblaient pourtant destinés à être entrecoupés par le bruit désagréable et tranchant d’un fouet qui ne cessait de claquer à quelques mètres de là. L’un des garde-chiourmes munit d’une version cloutée de cet instrument de servitude s’en servait à profusion sur les dos désormais ensanglantés de condamnées couinant ou criant de douleur. Avec ses traits dissimulés rien ne pouvait laisser croire que l’homme retirait quelque satisfaction de ce macabre office mais son bras avait toute la vigueur de qui tendait à s’acharner. L’un des enchainés, un homme au teint bien plus pâle, et désormais tant rougi par le soleil que par ses blessures, délivra une œillade implorante à l’héritier des Météores quand ce dernier vint à croiser par hasard son regard. Sur ses lèvres fendues et gercées l’on put lire le mot « Grace… ».

Citation :

NB : J'ai noté plusieurs dépassements de la longueur pour vos posts, essayez d'y faire attention c'est 800 mots grand maximum ^^.
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Oberyn Dayne
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Message Mer 13 Fév 2013 - 17:47


La Procession des Sables.


La procession avançait tranquillement dans la relative quiétude du matin. Lui qui en était le Héraut se réclamait toutefois de la nuit et ses yeux cernés d’ombre ne cessaient de déambuler sur la colonne de cavaliers comme de prisonniers s’engageant dans ce qui serait, sous peu, une fournaise véritablement proche des Sept Enfers. Ses compagnons chevalier à sa suite ne manquaient point de deviser, rivalisant de bons mots quant à savoir lequel d’entre eux faucherait le plus de Fer-Nès. La guerre approchait et ne semblait point apeurer leurs badins esprits. Renfrogné, Oberyn se mura dans le mutisme alors que se joignaient à lui deux interlocuteurs qu’il eut tôt fait d’ignorer. L’histrion des Osseux ne lui évoquant, pour ainsi dire, rien et la Vipère Uller l’accablant d’un regard qu’il convenait d’appeler méprisant. Il n’était point d’humeur à s’heurter aux préjugés de ses semblables Dorniens, moins encore aux caractère facétieux d’un Colosse qui réfutait l’appartenance des Dayne au peuple de Dorne sous des sourires affables et des invitations à visiter une cousine que l’Epée du Matin se questionnait à toujours. . . Aimer ?

Plusieurs fois, l’héritier de Lord Olyvar repoussa le présent d’eau que s’ébaudirait à lui offrir un quelconque serviteur. Sa soif trouvait en sa gorge l’écho d’un gout amer que ne parvenait point à dérider le murmure de la conversation entre Uller et Ferboys. Si quelque espion rôdait aux alentours, il ne pourrait point témoigner du caractère bavard d’un Dayne à la figure misanthrope autant que fermé. Ses pupilles d’un sombre bleu pailleté d’améthyste dévalaient le flot des prisonniers enchainés à flanc de noble colonne, apposant à ses pensées un début de cas de conscience. Une nouvelle fois, le chevalier en vint à repousser d’un mouvement de bras le godet d’eau fraiche qui lui était destiné. Ses oreilles affublées du claquement sonore d’un fouet intimèrent à Shuram de plus encore décélérer. Chaque clameur du cuir sur la chair fut bientôt accompagnée d’une gerbe de sang venant à abreuver l’ocre sable du désert. Les cris ne tardèrent à compléter la mélodie de la torture, serrant plus que de coutume la crispée mâchoire du Dornien Sigisbée.

Silencieux mais concerné, le Chevalier des Météores porta son regard sur la scène qu’il convenait de mirer, découvrant la triste supplique d’un geôlier zélé au point de zébrer de plaies le dos d’un malheureux prisonnier. Refermé, Oberyn ne tarda point à ses yeux détourné pour reprendre placidement sa chevauchée. Mais à chaque coup de fouet déchirant son flegme, l’Epée du Matin opposait un grincement de dents, l’image du malheureux priant grâce surgissant au seuil de ses pensées. La teneur de toute cette assemblée de cavalier convenait de se draper de tempérance. Mais le seuil de tolérance fut atteint dès lors qu’un nouveau serviteur vint à lui proposer fraiche boisson dans un badin écho au hurlement poussé entre les dunes désormais rougies de sang. Direct et immédiat, le Chevalier des Montagnes Rouges tira à lui les rennes de son coursier, provoquant chez lui une soudaine embardée. Et alors que déjà le fouet fendait les airs étouffants, Ser Oberyn Dayne vint à s’interposer. Son regard exsudait la rage alors que son bras se faisait vif, opposant à l’arme assonante un inflexible pilier autour duquel les lanières de cuir vinrent à s’enrouler. Le tintement fut vif quand les ergots d’aciers s’opposèrent à la plate du canon d’avant-bras, mordant significativement ce dernier au point de l’en déformer et gratifier le Dornien de quelques menues plaies. Une colère certaine enflammait les traits du chevalier quand il tira à lui le fouet, faisant choir de surprise celui qui le maniait. Dès, c’est sur un ton enflammé marbré de colère qu’il en vint à lâcher :

« Ce ne sont PAS des animaux… ! »

De rage, l’Héritier Dayne vint à jeter le fouet maculé de sang dans les sables lointains. Ombrageux, il ne daigna délivrer aucun regard à ses semblables non loin amassés, se contentant d’une œillade lourde de sens à ses compagnons assemblés. Sa foi en l’humain, son estime pour les notions d’honneur comme de respect venait d’être fortement ébranlé par cette passade. Lui qui estimait ces valeurs comme de rares vertus liées au genre humain ne pouvait rester de marbre et entreprit donc la seule chose à même d’éclairer sa conscience. Enfonçant les talons dans les flancs de son destriers, il poussa ce dernier dans des sommets de célérité, entamant la remonté de la colonne pour y retrouver un vieil homme auquel il s’était déjà opposé. A croire que l’histoire ne faisait qu’éternellement se répéter. . .




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
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Rahéna Qorgyle
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Message Mer 13 Fév 2013 - 21:15

    Tout en se préparant aux premières lueurs de l'aube avec l'aide de Zéhyna, sa servante, elle repensait au banquet d'hier soir. Elle était heureuse de revoir Oberyn, depuis quelques temps, il venait moins souvent au Grès, sans doute avait-il bons nombres d'obligations auxquelles il ne pouvait déroger.
    Sa suivante, bien que marmonnant dans son coin que ce n'était pas une tenue pour une Lady, il tendit une robe courte qui tenait plus d'un haut de tunique qu'autre chose. Mais la représentante qu'elle était refusait de faire un voyage aussi long drapée dans des vêtements aussi peu fonctionnels.
    Ses cheveux avaient retrouvé leur indiscipline légendaire et entourait le visage de la belle d'une crinière bouclée. D'un geste, elle jeta un long tissu d'un ton beige clair pour dissimuler son poignard attaché à sa cuisse et sa peau.
    Sur son visage, un voile de même couleur ne laissant voir que son visage rafraîchi à la mine indifférente.

    Peu de temps après que la Maison Dayne soit arrivée près du convoi pour partir, elle salua d'un sourire bienveillant son ami d'enfance, si elle pouvait réellement parler d'ami. Elle ne s'arrêta pas pour autant, rejoignant le convoi. Son frère salua également l'Epée du Matin par un signe de tête tout en suivant sa sœur, les hommes de ces derniers parlaient joyeusement derrière eux comme si ce départ ne signifiait en réalité pas grand-chose.
    La Dame du Grès conversa un moment avec son futur époux qui - il faut le dire - était aux petits soins pour elle. N'ayant pas réellement l'habitude, elle ne savait pas toujours comment réagir à tant d'attention.

    Puis, le convoi se mit en branle, bercé par le cliquetis des chaînes des prisonniers qui, dans quelques heures, allaient devoir endurer la fournaise de Dorne.
    Les cavaliers venus du Grès s'étaient enfermés dans un mutisme pratiquement religieux.
    Du voyage, hormis si il y avait un imprévu, elle n'aurait sans doute rien fait d'autre que d'observer ses semblables.
    Elle aperçut l'Héritier des Forrest ainsi que cette femme à l'allure étrange. Ces deux- la se connaissaient et au vu de l'attitude de la demoiselle, si on pouvait la qualifier de demoiselle, elle ne lui était pas trop hostile. Ceci dit, en la regardant c'était le jour et la nuit avec la nuit précédente.
    Lors des festivités, elle ne semblait être que l'incarnation de la haine dans de beaux vêtements, et là c'était une fougueuse guerrière, ou ce qui s'en rapprochait le plus, au vu du cuir qui lui couvrait l'échine et des armes qu'elle portait.
    Rahéna jeta un coup d'œil à son frère, celui-ci hocha la tête, il avait compris ce que pensait sa sœur sans la moindre difficulté, la main qui tenait les reines se crispa un peu.

    Plusieurs fois la Maison Qorgyle et sa délégation refusèrent l'eau proposée. Pour eux, plus que pour les autres, il s'agissait d'une denrée rare et précieuse.
    D'un autre côté, le soleil matinal de Dorne n'était pas réellement un problème pour les sableux qui vivaient en son cœur depuis leur naissance. Tous savaient se préserver de la chaleur, on pouvait en voir certains croquer des piments comme la Lady le faisait elle-même. Les marchands et autres parasites semblèrent rapidement se lasser de tourner autour de cette famille qui ne semblait pas s'intéresser à la moindre de leur marchandise, aussi précieuse soit elle.
    Zhéyna cherchait des yeux un marchand d'herbes rares pour sa maîtresse, si par miracle il s'en trouvait un dans ce funeste cortège.

    Tout allait bien jusqu'à ce qu'une silhouette se détache du corps de tête pour venir s'arrêter à leur hauteur.
    La femme était, au vu de ses attributs et de son physique, un soldat des Uller. Rennifer lui envoyait un bouclier… ou un poignard. Non, ils n'étaient pas en mauvais termes pour qu'il cherche à la tuer. Mais l'accueil qu'elle avait reçu, plus ceci, sentait le traquenard à plein nez. Elle offrit un sourire avenant à la femme qui lui faisait face.


    - Hassiba c'est bien ça? La seule personne qui veille sur ma vie se trouve déjà à mes côtés. Cependant, il serait mal venu de refuser une telle offre.

    Sur ses mots, elle talonna son cheval et remonta jusqu'à la hauteur du maître d'expédition qu'on entendait vociférer ses ordres, d'une voix de tempête.

    - Messire Rennifer Uller?
    Je vous remercie de votre attention à mon égard, cependant, une question me trotte en tête. Pourquoi suis-je la seule à bénéficier d'une telle escorte?
    Je doute que vous sous estimiez les soldats du Grès, aussi, comprenez ma surprise bien que j'apprécie votre attention, que j'accepte bien entendue.


    A ses côtés, un adjoint ainsi que le bras droit de son frère. Celui-ci était resté avec le gros des troupes, ne voulant pas faire d'esclandre plus que ne le faisait Oberyn.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.




Dernière édition par Rahéna Qorgyle le Lun 18 Fév 2013 - 18:09, édité 1 fois
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Message Lun 18 Fév 2013 - 13:37

Qu'Asafa vienne le trouver avec autant de gaieté et de simplicité ne l'étonna guère. L'absence d'une telle aisance aurait plus signalé un inconfort anormal chez son ami qui aurait pu susciter un événement déplaisant pour ce dernier. Mais au vu de l'attitude habituelle, s'en faire n'était clairement pas utile. D'ailleurs, du mouron il en avait ressenti précédemment avec cette histoire dans les Terres de l'Ouest, c'était bien inutile de continuer maintenant qu'Asafa allait mieux et qu'Edarra semblait en train de se remettre sans trop de difficultés. Cela lui rappela leur conversation que malheureusement il devait réitérer pour compromettre les propos précédemment formulés. Une conversation déplaisante qui plus est car connaissant la jeune femme, elle ne se targuerait guère de lui jeter son mécontentement ouvertement et avec des propos d'une dureté dont elle était parfaitement capable. Mais peu importe, son choix était fait. Néanmoins, et parce que son oncle faisait acte de présence dans cette procession, se tenir correctement et ne pas laisser suggérer ses positions se devaient d'être mis en avant. Jamais il ne mettrait en péril sa maison mais il n'était pas convaincu d'avoir l'aval de son géniteur pour ses actions.

"Tu sais bien que je ne me préoccupe jamais de toi quand ta douce est présente. Elle est bien plus agréable à regarder."


Sourire en coin et propos bien sûr mensongers, quoi que partiellement. Il était certain que ses prunelles azurées préféraient se repaître des formes de la douce demoiselle plutôt que de celles d'Asafa. Mais au choix encore, son regard se prélassait bien davantage sur les formes de la fille Uller, même si la discrétion imposait qu'il ne le fasse pas régulièrement. Toujours est-il que Rennifer maintenant intervenu, la procession avait lieu. Ainsi, avec ses hommes et son oncle, la chevauchée continua. Des marchands en tout genre se trouvèrent sur sa route et un profita de l'occasion pour laisser entendre sa litanie de commerçant. Son regard azuré se posa sur cet énergumène alors qu'il vendait sans vergogne et avec bonne narration il fallait le reconnaître, le bienfait d'un dur, ou non, labeur. Le rire qui coupa ce dernier n'attira qu'une fine oeillade de sa part mais bien évidemment, son sentiment était bien plus tourné dans cette direction que dans un esprit sérieux concernant cette offre. Arghar a ses côté observa la scène en silence mais avec suspicion. Cet homme de main lui était particulièrement bénéfique car tout comme lui, ce dernier était davantage emprunt de méfiance que de naïveté. Néanmoins, cette aparté n'était qu'un amusement et laissant l'homme tenter de le convaincre, il l'écouta patiemment. Quand ce fut finit, il prit alors parole.

"Il est bien aimable de m'avoir amusé ainsi un instant. Mais j'ai tout ce qu'il me faut."

Son attention fut alors distraite par les propos de l'Epée du Matin. Oberyn sembla contrarié par quelque chose alors que ses talons imposèrent de reprendre la suite de la chevauchée. La maltraitance imposée aux prisonniers n'était pas quelque chose qu'il affectionnait, pour la peine peut-être était-il davantage d'accord avec le Dayne que le bourreau qui s'était évertué avec plaisir à décocher des coups de fouet répétés. Néanmoins, cette exposition de mécontentement de la part de ce dernier ne serait pas sans marquer certains esprits. Décidément, il n'était pas au bout de ses peines avec ce rassemblement. Si le jeune homme était déjà sur les nerfs alors que la procession venait uniquement de commencer, comment cela allait-il tourner après plusieurs heures dans le désert à chevaucher sous le soleil dorée de leur contrée ?

"On dirait qu'il s'est levé du mauvais pied..."

Daärim observa le concerné avant de tourner son regard bleuté vers le bourreau qui sembla légèrement désemparé face à un tel comportement si soudain. Oberyn accéléra alors le pas et sembla vouloir rejoindre un point précis. Peut-être Rennifer ? Après tout c'était l'instigateur de cette procession et de l'existence de prisonniers traités de cette façon. Il est vrai que la raison ne lui apparaissait pas non plus évidente. Il tiendrait cet évènement à l'oeil.
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Message Mar 19 Fév 2013 - 0:04

C'était bruyant, donc désagréable. Sous sa chèche, la vipère des Uller ne montrait aucune mimique avenante, pas plus que de regards amènes – hormis, peut-être, en réponse aux œillades du second enfant des Forrest, ainsi que ceux à la teneur très différente, dont elle couvait son jeune frère. C'étaient quelques regards, rien de moins, rien de plus, pour l'un ils étaient pointus comme un croc, pour l'autre ils étaient ronds et tendres. Anissa avait sa pudeur et, si elle était peu avare de haine et de mépris, elle n'étalait pas son approbation au vu et au su de tous, sans pour autant en avoir honte. Les rumeurs feraient leur chemin bien assez tôt ; après tout, pour qui savait chercher, découvrir ces coups d’œils appuyés tout autant que complices entre les jeunes gens signifiait bien assez. Si elle restait muette pour l'heure, cherchant d'abord le regard de l’héritier des Météores afin de l'en défier, l'arrivée à sa hauteur de son chacal de Ferboys lui tira un grondement fort peu équivoque, qui alla même jusqu'à inquiéter son propre cheval – on pouvait ainsi deviner que lady Uller n'était pas de celles qui ménageaient leur monture. Elle lâcha sans manières.
    « Fais-moi de l'air, Asafa. Va cajoler ta fiancée plutôt que me rouler sur l'échine, je suis pas d'humeur à t'entendre japper. »

Les amateurs de poésies sauraient savourer la qualité de la diatribe, qui somme toute n'avait rien à envier au poids de l’œillade qu'elle lui darda. Elle détourna la tête en grognant de plus belle sous sa chèche, se rajustant sur l'échine de son cheval comme elle le pouvait pour soulager ce dos qui lui tirait déjà, dont elle ne se plaindrait jamais, mais qui lui abîmait une humeur qu'elle avait déjà de fort peu joviale, au contraire du Ferboys. Elle se racla la gorge ensuite, roulant tant sa colère que quelque chose de plus moite, s'efforçant de faire abstraction des joyeux marchands de vins et des palabres alentours, avant d'en revenir à Oberyn, mais cette fois sans vouloir le défier derechef – elle finirait bien par l'avoir, de gré ou de force, qu'il l'ignore s'il le voulait : la vipère était un animal obstiné. Ce qui avait attiré les billes noires de ses iris hostiles étaient son mouvement ainsi que son exclamation, s'interposant entre gardien et prisonnier, saisissant le fouet incriminé et jetant à terre l'homme qui le tenait. Un reniflement méprisant lui échappa, alors qu'elle saisit la bride de sa monture, mais trop tard : le Dayne filait déjà, plus vif et plus rompu qu'elle aux cavalcades. Elle le laissa donc prendre de la distance, s'en aller vers son père ; elle, s'approcha sans descendre de monture de l'homme qui se relevait, faisant claquer les sabots du destrier sur le sable juste à côté de ses mains. Elle lâcha d'un ton dépourvu de la moindre douceur.
    « Remets-toi au travail. »

Puis, détournant bride et regard, elle força sa monture à remonter le long de la procession, mais avec lenteur, défiant un à un les chevaliers accompagnant l’héritier des Météores. Lui avait la chance d'être noble, donc d'être un sujet délicat ; si un roturier s'était permis un tel esclandre, elle n'en aurait pas fait grand cas. La main qu'elle laissait, caressante, le long de la hampe de son arc était un avertissement qu'elle estimait très clair et très suffisant quant à la discipline qu'elle entendait faire valoir. Ils étaient encore ici à Denfert. Elle ne laisserait personne oublier quelle famille y faisait la loi. Sa seule précaution fut envers Otton, son cher petit frère, afin de s'assurer qu'il ne fasse rien de trop impulsif, ni qu'il ne soit bousculé. Le reste de son attitude n'était que tension et hostilité.
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Mar 19 Fév 2013 - 8:04

Le Géant des Osseux ne put retenir un rire franc à la faconde de son ami de La-Tombe-Du-Roy. Les deux personnes s’appréciaient sincèrement malgré leur différence de caractère évidente. La période de deuil et de doute qu'avait connu Asafa suite à l'attentat contre sa cousine était désormais bel et bien passé et le jovial Dornien Salé avait reprit ses mimiques et sa bonne humeur habituelle. Toujours hilare, il porta son regard un instant sur sa promise, avant de réaliser qu'une femme à l'allure bien inquiétante se trouvait près d'elle. Il s'en détourna toutefois bien vite en voyant que cette dernière avait été poliment congédiée par la belle héritière du Grès. Après tout, il ne se faisait guère de soucis pour elle, connaissant le bouillant caractère de la Lady subtilement dissimulée sous des manières protocolaires parfaites.

- Pour sûr, je ne saurais t'en blâmer, vieille canaille. J'avoue avoir moi-même bien du mal à détacher mes yeux des siens... Et puis, je commence à la connaître un peu, et je te confie une chose : cette femme est faite pour moi. Peut-être même qu'elle me ferait rentrer dans le droit chemin, rends toi compte !

Il se remit à rire de bon cœur avant de reprendre le chemin de la colonne. Alors que les esprits s'échauffaient déjà ça et là, Oberyn s'offusquant du traitement des prisonniers, le géant des Osseux, quant à lui, restait comme imperméable à tout l'agitation l'entourant. Il observait avec un sourire facétieux Anissa dévisager l'épée du Matin et son cortège de chevalier. Après s'être adressé à elle, le Ferboys ne put retenir son sempiternel air de gamin amusé de naître sur son visage devant la remarque de l'ainée de Rennifer. Cela était une évidence, la Vipère de Denfert était bel et bien la fille de son père, grincheuse et colérique. Se redressant comme pour prendre un air triomphateur, quoi que tellement surjoué qu'il en devenait grotesque, le dornien Salé se retourna vers Daärim pour lui glisser quelques mots.

- Tu as vu ? J'ai gagné...

Gagné quoi ? Le Forrest n'eut guère l'occasion de le questionner sur cela alors que l'héritier des Météores se saisissaient du fouet du bourreau pour le jeter au sol. Puis, ce dernier trottait désormais jusqu'à la tête du convoi, montrant sa tête des mauvais jours. Alors que tous semblaient prendre cet évènement avec énormément de sérieux, Asafa restait quant à lui léger et détaché de tout ceci. Lorsqu'un des hommes de La-Tombe-Du-Roy s'exprima sur l'humeur supposée du chevalier et de son réveil, le Dornien Salé laissa échapper un nouveau sourire amusé, restant aux côtés de son ami pour glisser quelques mots à l'attention de la colonnes des Forrest.

- Je crois également que les chevaliers, quoi qu'on en dise, ne sont guère compatibles avec le soleil de Dorne. Tout cette lourde armure, sous un soleil de plomb, normal que ça rende irritable.

Un sourire entendu, avant de glisser, en privé, à Daärim.

- Je suis pressé de voir ce que va penser Rennifer de la démonstration des valeurs chevaleresques à l'égard de ses propres prisonniers...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Mar 19 Fév 2013 - 20:40

Ah le désert de Dorne, de nuit il pouvait sans peine geler la goutte au nez tandis que quelques heures après l’aube lui suffisaient amplement pour cuire un œuf cassé à même un rocher, et tel commençait à être le cas autour de la procession. Au-devant l’air chauffé à blanc se dilatait et ondulait à l’horizon, pendant qu’au même moment les derniers vestiges de civilisation apportés par Denfert disparaissaient à la vue des yeux même les plus acérés et donnaient concrètement l’impression d’un encerclement par le sable. L’on commençait à suer à grosses gouttes pour certains et même ceux à la peau sombre entreprirent de rajuster au mieux leurs amples tenues de voyage pour se dissimuler autant que possible face aux mordants rayons capables de faire s’écailler la peau. Pour les prisonniers nul voile ou vêtement n’était offert, beaucoup portaient encore des vestiges miteux et déchirés de ce qu’ils avaient sur le dos au moment de leur méfait quand les plus malchanceux allaient avec juste de quoi assurer leur pudeur. Les premiers morts ne sauraient tarder, particulièrement avec les coups de fouets administrés avec enthousiasme, du moins c’est ce que l’on aurait pu croire jusqu’à une certaine intervention.

En effet, Oberyn Dayne, l’héritier des Météores n’y tint plus face à tant de cruauté et alla même jusqu’à s’offrir de nouvelles cicatrices à l’avant-bras pour faire choir le garde-chiourme et l’interrompre dans sa sinistre besogne, non sans clairement laisser entendre ce qu’il pensait de ce genre de traitements. La colonne manqua se scinder en deux tant les prisonniers ne surent comment réagir face à la scène, beaucoup auraient crié de joie en voyant l’un des responsables de leur misère se voir humilier de la sorte mais tous en craignaient déjà les conséquences. Alors que l’Epée du matin se détournait pour gagner l’avant de la colonne plusieurs lanciers de la Maison Uller lui lancèrent des regards assassins, encourageant avec leur amabilité réputée leurs condamnés à reprendre la marche tandis que du côté des invités la nouvelle se répandait comme une trainée de poudre. Y avait-il insulte ou non au travers de ce geste ? Si oui comment les choses allaient-elles tourner ? L’évènement allait sans le moindre doute devenir le principal sujet de potins et bavardages au cours des prochaines heures.

Du côté de la délégation Qorgyle la fidèle servante de la Dame du Grès s’était finalement détachée de sa maitresse pour aller à la rencontre des marchands et chercher ces fameuses herbes rares dont l’on manquait tant au cœur des dunes. La pauvresse eut quelques peines à différencier les vulgaires camelots des véritables professionnels mais ne cacha pas sa joie en revenant aux côtés de la noble héritière, la bourse plus légère et un délicat sachet dégageant une forte odeur boisée en main. Elle allait faire part de sa découverte lorsque, notant la présence de la garde-vie désignée par les Uller elle se tût vivement, intimidée, et laissa Rahéna se rendre auprès de Rennifer pour de plus amples explications.

Du côté des Forrest les efforts du marchand semblaient ne pas avoir porté leurs fruits sans doute le vin de la Treille –que certains Dorniens moquaient sous le sobriquet « d’eau rouge- n’avait-elle éveillé que peu d’intérêt chez Daärim, ce dernier semblant davantage pris par son observation d’Oberyn tandis que son camarade Asafa venait à son niveau, toujours empreint d’une jovialité suffisante pour remonter le moral d’une cohorte. Dans ce coin de la délégation plus en retrait l’humeur avait davantage de légèreté, quelques suivants de la Tombe-du-Roy se risquaient même à plaisanter à propos de la scène, si bien que personne, peut-être pas même le second-né Forrest lui-même, ne remarqua l’étroit morceau de parchemin roulé que Ressim venait de glisser dans la botte de Daärim avant de se retirer avec moult courbettes.

Dans le voisinage immédiat de la Vipère des sables l’instinct encourageait toujours à la méfiance et à la prudence en égales mesures, pour preuve le coursier de la Uller lui-même piaffa de peur en sentant l’ire de sa cavalière, mais comment fuir ce qui se trouvait sur votre dos ? Quoiqu’il en soit la bête peu rassurée la conduisit jusqu’au tourmenteur jeté à terre par le chevalier étoilé, le concerné s’était redressé aussi vite que possible en maugréant jusqu’à ce qu’il ne remarque la présence de celle que même les habitants de Denfert craignaient. A l’ordre reçu il hocha la tête sans ajouter un mot et les coups de fouet reprirent, se concentrant surtout sur un prisonnier à la peau pâle semblait-il. Alors qu’Anissa passait devant des Dayne à l’attitude clairement peu amène son jeune frère Otton glissa simplement : « Oncle Luan lui aurait fait trancher le bras pour ça, non ? » Ces mots furent entendus par plusieurs chevaliers au pourpoint violet et bien entendu la réaction face à une mutilation sur leur futur seigneur ne leur plut pas le moins du monde tandis que des mains allaient se poser sur les pommeaux de leurs épées et que l’air dans cet endroit de la colonne se chargeait en tension.

Plus proche qu’elle ne l’était de la tête de la colonne, Rahéna fut la première à atteindre l’avant-garde et celui qu’elle recherchait, Hassiba la suivit sans s’éloigner de plus de quelques mètres comme son nouveau devoir le lui imposait. Tandis que ses soldats dégageaient la route pour laisser passer la Dame du Grès, Rennifer nota sa présence et de sa voix colérique demanda : « Qu’y a-t-il jeune Qorgyle ? » L’on connaissait à l’irascible vieillard une certaine tendance à donner du « jeune » à tous ceux ne le dépassant pas en âge –autant dire presque le monde entier- et une propension au tutoiement dans ce genre de situations malgré le respect des titres. Il écouta la requête et roula d’abord d’une épaule en guise de réponse avant d’ajouter : « Je connais les soldats du Grès et je les reconnais comme de bons guerriers du désert, mais de tous les principaux représentants présents tu es la seule à ne pas être formée aux armes, Dame Qorgyle. Tant que nous n’aurons pas atteint Lancehélion ta vie sera de ma responsabilité et j’entends bien ne pas échouer dans cette tâche. Alors Hassiba te suivra jour et nuit. »

Quelques secondes plus tard arriva au petit trot Oberyn Dayne, bien décidé à s’enquérir de l’origine de ces prisonniers ou de la nécessité de pareille médecine s’ajoutant à leur damnation déjà établie. Trop loin du lieu-dit au moment du modeste esclandre le vieux lancier n’en savait encore rien, aussi interrogea-t-il l’Epée du matin d’un regard alors que celle-ci se joignait à eux.
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Oberyn Dayne
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Message Mar 19 Fév 2013 - 22:25


La Procession des Sables.


La tension vint à monter d’un grand sous les enfantins propos du frêle Uller, bon nombre de chevaliers fourbissant leurs armes devant la menace proférée. « PAIX ! » Vint alors à clamer Ser Raynald de sa voix puissante, dardant de ses yeux plus sombre encore que sa peau ses compagnons passablement échauffés. Celui que l’on décrivait comme un Septon Guerrier en vint à vociférer : « Point d’affronts à laver et point de sang à faire couler ! Gardez votre calme et laissez filer, au nom des Sept, je vous l’ordonne ! Oberyn sait ce qu’il fait… » Moult mâchoires crispées et bien des muscles tendues s’opposèrent à la diatribes du Chevalier, apaisant finalement l’échauffourée par le glissement de l’acier au fourreau. Dissimulé sous son ample tunique, Ser Raynald desserra le poing du manche de son épieu de guerre, espérant de tout cœur que son Commandant savait réellement ce qu’il faisait…

* * *

« Vous n’étiez pas si bien armé la dernière fois que nous nous sommes rencontrés… » Amenant sa monture à rejoindre les flancs de celle portant le vieux lancier, comme il l’avait fait par la passé, Oberyn présenta à ce dernier un bras tendu en signe d’amitié. A ses doigts gouttait toujours le sang de son audace quand il vint à déclarer : « Ravi de vous revoir, Rennifer. » Et dans l’attente d’un hypothétique retour de l’estime présentée, le jeune chevalier ne manqua pas scruter un instant de plus près la lame dentelée de l’âme éveillée pour l’occasion d’une procession des plus sanglantes. Ayant appris à ne plus faire l’éloge des détours comme des ronds de jambe, l’Epée du Matin en vint directement à exposer de façon immédiate le pourquoi de sa venue à la rencontre de leur guide :

« Ces prisonniers… Qui sont-ils ? » Une question qu’il semblait bien être le seul à se poser dans la procession enjouée du spectacle répugnant d’une torture aveugle. « Cela n’a peut-être aucune importance, mais j’ai besoin de savoir. » Ses vœux comme sa différence croyance semblaient bien le faire passer, lui et ses hommes, pour un étranger aux coutumes de ses semblables Dorniens. Protéger le faible et défendre l’opprimé furent des serments qu’il eut, jadis, prononcé. Et voilà qu’en s’appliquant à les respecter il s’exposait à des foudres bien plus cinglantes que toutes celles auxquelles il fut un jour opposé. « Beaucoup n’ont pas l’air de le concevoir… » Un Ferboys en tête. « …Mais je suis un Dornien ! Je sais que le désert en tuera la plupart, par la soif comme l’extrême chaleur. Mais ceux qui auraient pu en réchapper seront achevés par le traitement de vos fouets… » C’était un jeu risqué auquel s’adonnait le Dornien Rocheux, surtout en connaissance du caractère ombrageux du vieux lancier. Aussi ne tarda t’il point à enchainer :

« A ces lacérations, je me suis opposé… » Son bras ensanglanté témoignant du geste précédemment performé. « Il se peut que j’ai même assailli l’un de vos geôliers. Nous sommes sur vos terres et donc sur votre juridiction, aussi j’accepterai la sentence que vous prononcerez à l’encontre de mon emportement. Mais je doute que malmener ainsi ces prisonniers parviendra à offrir autre chose que des cadavres rongés par les vautours aux Murs de Lancehélion… » Ses cartes étaient dévoilé, son jeu déclaré. Par l’utilisation de cet argumentaire, il espérait soulager le calvaire de ces opprimés, sachant pertinemment qu’il ne pourrait point les sauver. Le tout en attendant la déclamation de leur origine.

Mirant de ses améthystes le rude faciès du vieil homme vers qui portait son estime, l’Héritier Dayne vint à se laisser distraire par la cavalcade d’une monture dans son dos. La fille de Rennifer l’avait-elle poursuivie jusqu’ici ? Qu’importe, ses œillades portaient maintenant sur les courbes de Dame Rahéna. Confus d’avoir manqué à ses devoirs, le Dornien Sigisbée amorça une courbette révérencieuse à son égard, la contemplant d’un regard qu’il n’offrait qu’à elle. Préludes de paroles au retour de toute son attention sur le meneur de cette procession où il ne se sentait décidément point à sa place, son timbre de voix fut quelque peu sucré quand il en vint à déclarer quelques mots à la Nymphe du Grès : « Comme toujours un enchantement, Milady… »




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »
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Message Mar 19 Fév 2013 - 23:24

De la gorge de la Vipère était né un son étrange, guttural, animal presque ; sorte de sifflement rauque, il témoignait d'une agressivité singulière et sauvage, sans éducation, sans retenue, sans la moindre barrière de morale ou même – chose dérisoire aux yeux Uller – d'élégance. Anissa feulait un grondement long, bas et mauvais, en réaction à ces mains qui s'étaient posées sur les pommeaux. Quand le chevalier à la peau noire éleva la voix pour appeler à la paix, elle ne s'interrompit pas. Pas tout de suite. Le son ne mourut en sa gorge que lorsque que chacune des mains relâcha son arme et que tous les bras appartenant aux Dayne se furent détendus. Là, la Vipère se tut, déglutit, passa la langue sur ses dents, ce qui ne se vit pas sous sa chèche, mais ce qui s'entendit. Puis, avec un regard d'une rare tendresse, la voix devenue suave et délicate, elle tourna la tête vers son petit frère, pour lui souffler très bas, de sorte que peu pouvaient entendre - mais des oreilles, ça et là, pouvaient peut-être capter la diatribe.
    « Oui, mon cœur. Au moins ça. Reste derrière moi. »

L'enfant ne sourit pas, se contentant de lui rendre un regard presque neutre, mais dans lequel billait quelque chose de singulier : la reconnaissance du sang. Il se rapprocha, forçant le pas de sa fraîche monture. Elle le couvait toujours d'un regard baigné d'un amour filial féroce. Il avait fière allure, son petit guerrier ! Les lanciers Uller montrèrent quelques secondes de malaise devant ce spectacle aussi particulier que rare, montrant la digne fille de Rennifer sous un jour plus maternel – pas moins angoissant, toutefois. Ce qu'on racontait sur elle et sa naissance suffisait à laisser s'enflammer les imaginations les plus étroites quant à ce à quoi elle pourrait donner jour à son tour. L'orage passé, elle fit craquer sa nuque, dégagea ses traits des nappes de tissus qui les recouvraient pour racler sa gorge de façon sonore et jeter à terre un crachat épais que n'auraient pas reniés quelques barbares fer-nés dans sa grosseur et sa qualité. Reniflant encore, elle replaça ses voiles sableux sur son visage, baissant d'allure pour revenir au niveau de l'arrière de la procession, laissant son père gérer ses propres affaires avec l'héritier des Météores. Elle délassa ses épaules, claqua de la langue pour attirer l'attention de son petit frère – un observateur attentif remarquera que ce seul son faisait frémir l'échine de sa monture – et, dans un geste souple et vif, aussi impulsif qu'imprévisible, elle lança quelque chose au visage d'Asafa. C'était un morceau de viande si sèche qu'elle en était immangeable, presque une petite pierre jadis vivante, mais à peine discernable ; en tous cas quelque chose de dur et d'assez peu agréable. Elle le toucha à l'épaule, dans un bruit mou et mat. Grognant un bref rire, elle siffla.
    « T'es toujours aussi lent. Tu penses devenir mieux que mauvais un jour ? »

A ses côtés, le jeune Otton observait la scène de ses yeux inexpressifs, les traits trop neutres pour un enfant de cet âge, ne laissant échapper qu'une attention presque scientifique envers ce qui se déroulait. Anissa glissa un bref regard vers Daärim, quelque chose entre l'amusement et le défi – mais le défi de quoi ? - avant d'en revenir à son chacal Ferboys. A croire que les conflits et la tension amélioraient singulièrement son humeur, ou peut-être était-ce plutôt qu'elle voulait se faire les griffes sur quelqu'un de connu, en attendant d'assaillir le blond chevalier.
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Rahéna Qorgyle
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Message Mer 20 Fév 2013 - 12:51

    Rahéna était déjà trop loin pour entendre les mots de son promis et n'en aurait sans doute eu cure de les savoir. Après tout, ce genre de conversation n'appartenait à lui et ses amis.
    D'un coup sec de talon elle avait remonté la colonne en faisant légèrement cabrer son cheval lorsqu'elle avait tiré sur les reines.
    Son frère protecteur avait fait signe à son second et un adjoint de l'accompagner alors que la guerrière répondant au prénom d'Hassiba lui avait déjà emboité le pas.

    Duncann avait toute confiance en ses soldats et pour l’heure il gardait un œil sur Oberyn et la fille des Uller… Cette femme ne lui inspirait pas confiance, trop amène à échauffer les esprits. Elle le dérangeait et le mettait plutôt mal à l'aise, surtout lorsqu'elle regardait son jeune frère.
    Il observait la scène et était prêt à intervenir si cela tournait mal. La position était difficile puisque les Météores et Denfert étaient tous deux des voisins proches du Grès et qu'il ne serait pas judicieux de se froisser avec l'un ou l'autre.
    L'Epée du Matin remonta lui aussi la colonie pour rejoindre l'avant de la procession. Il comptait sur sa sœur pour calmer les esprits, peut-être trop échauffés par le soleil.
    Avant de remettre correctement la protection sur son visage il lança un regard au Ferboys pour se rendre compte qu'il semblait toujours aussi détendu que d'habitude.

    Arrivée à la hauteur de vieux guerrier, Rahéna s'adressa à lui avec respect et ne se formalisa pas le moins du monde d'être tutoyée ou encore appelée "jeune Qorgyle", il aurait pu l'appeler "fillette" que le résultat aurait été le même.
    Il lui semblait presque qu'il lui aboyait dessus, mais ne s'en offusqua pas non plus.
    Depuis longtemps Rennifer l'impressionnait. S’il y a bien une personne dont elle se méfiait c'était de ce vieux chacal du désert. Son fils aurait pu l'inquiéter d'avantage si celui-ci avait été plus grand. Mais il est certain qu'elle le tiendrait à l'œil, il était trop calme pour un enfant aussi jeune. Trop insistant dans sa manière d'observer son environnement.

    La réponse qu'elle reçut la fit sourire. Oui elle n'avait pas suivi de rude entraînement comme ses frères. La remarque était logique mais elle comptait sur son Cadet pour la sortir d'un mauvais pas.


    - Nous combattons juste avec des armes différentes Messire Uller.

    Elle ne se départit pas de son sourire tout en ajoutant.

    - Elle peut rester mais je n'ai nulle besoin d'un cerbère épiant mes faits et gestes à longueur de journée. Je n'aimais déjà pas avoir de gouvernante….

    Elle inclina pourtant la tête en signe d'approbation devant les yeux semblant perpétuellement colériques de Rennifer.
    C'est ce moment-là que choisit Oberyn pour venir demander des explications au chef de tête de ce sombre convoi.
    Il parlait avec une certaine fougue quelle lui connaissait mais cela ne sentait pas bon. Elle observa le bras ensanglanté et soupira discrètement.
    Rahéna inclina la tête au salut de son ami d'enfance.

    Le caractère volcanique de l'Uller, ne lui disait rien de bon devant l'intervention du jeune homme. Aussi elle prit également la parole.


    - Calme Messires, le soleil est déjà bien trop haut pour une échauffourée. Sir Oberyn, venez avec moi que je m'occupe de votre bras.
    Lancehélion est encore loin… Venez...


    Elle riva ses yeux dans ceux de Rennifer, comme pour lui signifier qu'elle s'occupait de cela et qu'il était inutile de faire un débordement de sang maintenant. Elle tendit la main au héraut des Météores tout en lui lançant le même genre de regard.
    S’ils voulaient s'entretuer, qu'ils attendent la tombée de la nuit, avec la fraicheur. Maintenant, ce serait exposer tout le monde à la morsure cuisante du désert et cela leur ferait perdre un temps précieux.





Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.


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Message Jeu 21 Fév 2013 - 22:43

L'événement orchestré par le Dayne semblait faire écho dans tous les esprits des dorniens aux alentours. Son homme de main avait fait une réflexion tout comme s'empressa de faire Asafa à la suite qui n'avait jamais non plus sa langue dans sa poche, même si ses propos l'avaient fait sourire en coin. Ce n'était pas pour forcément lui déplaire de discuter de cet événement mais ce n'était pas non plus dans ses habitudes de tirer dans le dos du concerné. Bien que sa dépréciation pour Oberyn était évidente depuis maintenant quelques années, si des reproches devaient être fait, il ne se cacherait pas derrière de l'hypocrisie. Ce n'était guère dans son caractère. C'était bien pour la peine qu'observer en cet instant était sa priorité bien avant de conférer un quelconque avis. Sans oublier que la présence de son oncle restait bien ancrée dans son esprit. Ce n'était qu'un détail certes mais il préférait ne pas trop avancer ses animosités devant son regard. Bien sûr, sa famille connaissait ses pensées sur la famille Dayne, il n'avait rien à cacher, mais en faire une histoire ici et maintenant n'était pas du tout conseillé. Les propos du jeune Otton l'amusa également. Cet enfant avait déjà les principes de la famille Uller dans les gènes. Ce n'était guère étonnant par contre voire le comportement maternel d'Anissa l'était davantage. Observant sans sans tarder sur cette attitude, son ouïe était cependant concentrée sur les propos d'Asafa et ses derniers principalement. Son regard azuré se posa rapidement sur lui avant de regarder vers Rennifer et l'héritier Dayne dont l'observation se réalisa pendant un instant avant que sa langue n'accepter de se délier pour émettre un premier avis sur la situation, aussi neutre que ses principes le souhaitaient en cet instant.

"L'excès de zèle n'est pas nécessaire, que ce soit de la part du bourreau des prisonniers que d'un quelconque membre de la procession. S'il commence déjà de cette façon alors que nous venons seulement d'entamer ce cérémoniel, alors il ne tiendra jamais longtemps."

Ses propos ne s'étendraient pas davantage sur le sujet. Comment Rennifer allait exactement réagir, il n'en savait strictement rien. La relation entre Oberyn et son aîné lui était inconnue même s'il était convaincu que cette dernière ne devait pas être aussi agréable que la sienne. De toute manière, l'acte d'Anissa envers Asafa lui arracha un nouveau sourire en coin moqueur amenant ainsi une toute autre histoire que celle de l'Epée du matin. Le regard que lui adressa Anissa fut retourné avec une brève intensité et une pincée de défi également évidente. Leur relation les amenait à échanger des signes discrets et perceptibles uniquement par les concernés. Brisant le lien ensuite et tournant de nouveau ses pupilles de nouveau normales vers son ami, il prit la parole.

"Ce n'est pas très bon pour l'image que tu envoies à ta chère femme. La preuve, regarde, elle est déjà en train de s'occuper d'un autre, plus courageux. Tu devrais peut-être te blesser aussi et aller demander réconfort... Je peux arranger ça si tu le désires. Ou Anissa mais j'ai peur alors que la blessure ne soit pas très belle à voir..."

Un sourire en coin un brin perçant et emprunt d'une moquerie évidente pointa le bout de son nom. Asafa avait l'habitude, le charrier était un passe-temps récurrent quand ils étaient ensemble. De plus, son regard affûté et habitué à l'observation constante avait pu voir au devant du comportement de la jeune épouse envers Oberyn. Suspecter une quelconque infidélité était totalement fausse, mais titiller Asafa avec cette idée suffisait à lui plaire. Son regard se posa sur le jeune Uller qui semblait totalement détacher à un point bien trop sérieux pour son jeune âge. C'était surprenant mais peut-être pas si étonnant. Lui-même avait toujours été très sérieux et fixé sur le combat pendant très longtemps avant de laisser son esprit vagabonder vers d'autres centres d'intérêt. Une sonorité inhabituelle lui fit lever la tête et après un instant, une ombre descendit et s'approcha de lui pour se poser sur le bras qu'il venait de tendre. Dashkar son faucon s'était forcément joint à lui et réclamait nourriture. Pendant un temps ainsi, l'animal resta là observé par le jeune garçon. Tournant son regard vers ce dernier, il présenta son familier que ses deux autres comparses dorniens connaissaient déjà.

"Je te présente Dashkar. Tu peux le toucher si tu le désires."

Ayant des frères et soeurs lui-même, la protection et l'attention envers les cadets étaient développées. Le jeune garçon était sûrement le seul de son âge et par conséquent, peut-être qu'une certaine solitude se répercutait en lui. Sans pouvoir l'affirmer avec assurance, il ne le connaissait guère.
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Asafa Ferboys
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Message Ven 22 Fév 2013 - 9:48

Le Ferboys élargit légèrement son sourire à la remarque de son ami, fixant nonchalamment le chevalier Dayne discuter avec Rennifer Uller, puis l'échange de regards tendus entre les Dayne et la Vipère de Denfert. Haussant les épaules, il répondit avec légèreté, quand bien même pouvait-il en être autrement.

- En même temps, en acceptant une invitation de la part des Uller, je savais à quoi m'attendre : il n'y aurait guère de vertes prairies, de mets raffinés, de jeunes femmes à la cuisses pales et surtout, il y aurait du sang et des larmes. Il est amusant qu'Oberyn ne s'en soit pas souvenu. Les valeurs chevaleresques ne sont guère compatibles avec l'humeur de nos hôtes, ne crois tu pas ?

La question, posée avec une certaine naïveté par le géant des Osseux, semblait être purement rhétorique, tant dans son idée, il était évident que les Uller allaient se montrer cruels envers leurs prisonniers. Et qu'un convoi de prisonniers mené par les Uller comporteraient forcément son lot d’atrocités. Asafa trouvait donc amusant que celui ayant promis son amour à sa cousine se montre à ce point choqué par les actes des Uller. Pour le peu qu'il le connaissait, le Dornien Salé le considérait comme un individu intelligent et réfléchi, image ne collant guère au coup de sang auquel il venait de se livrer. Suite à la remarque de son camarade sur les soins que prodiguait sa promise au Chevalier Dornien Rocheux, Asafa porta son regard dans cette direction, son sourire s'effaçant un instant. Reprenant bien vite sa consistance et sa jovialité, l'homme à la barbe finement taillée ne manqua pas de faire de l'humour sur ce point.

- Par la mère Rivière, quelle plaie ! Je suis contraint désormais de le tuer pour laver mon honneur et conserver mon aimée pour moi seul. Tu as raison je crois, tu pourrais m'entailler le bras moi aussi que j'ai droit ainsi de me faire cajoler également !

Asafa ne manqua pas de pouffer une nouvelle fois en énumérant ses mots. Son propos était cocasse de par son absurdité, et le Ferboys en était parfaitement conscient. Puis, il reçut ce bout de viande séché en pleine poitrine. L'air surpris, son regard se tourna instinctivement en direction de la Vipère de Denfert, et son sourire revint presque instantanément. Lors de leur dernière rencontre, les deux jeunes gens s'étaient livré à des enfantillages, jouant comme deux gamins insouciants dans l'onde, se chamaillant, se coulant l'un l'autre, et cet épisode avait ravi au plus haut point le fameux Chacal de Ferboys. Aussi, il ne lui fallut guère de temps pour que son sourire se transforme en rire franc et bruyant, tranchant complétement avec l'atmosphère pesante régnant sur la colonne, en particulier entre les Dayne et les Uller. A n'en pas douter, la jovialité du Dornien Salé était communicative et les personnes l'entourant, Daärim et Anissa en tête, semblaient succomber à la gaieté du géant des Osseux. Riant comme un enfant chatouilleux, il ne remarqua pas les œillades que s'échangeaient les deux amants. De toutes façons, les deux Dorniens connaissaient bien désormais leur camarade : nul doute qu'il ne s'en soucierait guère, ou plus probable encore, qu'il se réjouirait pour eux, ne manquant pas de réaliser quelques boutades à ce sujet.

- Par la Mère Rivière, Anissa, je ne suis point mauvais ! Mais tu ne me jettes rien de dangereux qui m'obligent à me saisir de mes incommensurables talents. Regarde, tu ne m’envoie que de bien petits cailloux ou des morceaux de... De... Mais qu'est ce que c'est que cette horreur ? Tu te trimballes en permanence avec des choses comme ça sur toi ?

Il porta le bout de viande pourrie à son nez et fit une grimace, surjouée, à n'en pas douter.

- Mais... Pouah, ça pue ! Si j'avais su que ce que tu m'envoyais sentait si mauvais, je l'aurais esquiver sans mal ! Bon, tu t'es finalement décidée à venir me titiller, n'est ce pas ? Je t'ai manqué, avoue le !

Il conclue sur son sourire de canaille, chevauchant paisiblement aux côtés de ses deux camarades de longues dates avec sa traditionnelle insouciance. Si pour certains, cette procession révélait d'une importance capitale, le Ferboys, quant à lui, ne semblait guère prendre tout ceci au sérieux...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

Spoiler:
 


Dernière édition par Asafa Ferboys le Ven 22 Fév 2013 - 16:45, édité 1 fois
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Message Ven 22 Fév 2013 - 16:03

Moins de deux heures s’étaient écoulées depuis le départ en grande pompe de la procession et pourtant quelques interactions… toniques avaient déjà eu lieu, reflétant à merveille le tempérament dornien si prompt à s’échauffer en bien comme en mal. Mais pour bon nombre des participants de moindre envergure l’attention ne restait pas uniquement rivée sur leurs seigneurs et autres nobles figures mais sur la difficulté naissante du trajet à parcourir d’ici au repos du soir. Car l’on avait décrété la veille qu’il n’y aurait nul arrêt journalier sauf cas de force majeur, dans le cas contraire le rythme ralenti par la présence de piétons aurait fait arriver la colonne à Lancehélion en plus d’une lune. Quelques signes de fatigue commencèrent à apparaitre et l’on commença à accepter de meilleure grâce les louches d’eau offertes, au point que petit à petit l’on commença à refuser des demandes et entreprit de rationner. Ce fut alors que la procession connut sa première perte qui, comme attendu, prit la forme d’un prisonnier déjà épuisé par sa captivité avant même le départ et que le soleil avait fini d’achever. Sans le moindre râle ou dernier mot le bougre à la barbe hirsute s’effondra face contre terre, on le détacha alors de ses chaines et on le jeta de côté pour ne pas gêner le passage, laissant une carcasse désormais offerte tant à la vue qu’aux charognards. Comme mus par une conscience commune, plusieurs soldats Uller non loin crièrent tour à tour : « Le désert ne prend que les faibles ! »

Ces éclats de voix se perçurent jusqu’à l’avant de la colonne mais ce premier décès ne sembla qu’attirer indifférence et mépris de la part de Rennifer et de ses gens alors que ce dernier s’entretenait avec Rahéna et que l’Epée du matin expliquait tant les raisons de son geste qu’il cherchait à obtenir des réponses. Alors que la représentante du Grès consentait à ce qu’Hassiba la suive en tant que protectrice, certains purent voir la concernée en arrière-plan resserrer son emprise sur les rennes de sa monture tout en lançant au second de Duncann un regard mêlé de provocation et de dangerosité animale. Le pacte entre la garde-vie et la protégée venait d’être scellé avec ces mots et la lancière affichait clairement la détermination qu’elle comptait mettre à la tâche. Le vieil Uller conclut ce premier échange par : « Ne la considère pas autrement que comme une arme capable de se mouvoir d’elle-même, Hassiba ne pense pas, pas plus qu’elle ne parlera. Elle tuera si la situation l’exige. »

Lorsqu’Oberyn tendit un bras ensanglanté en guise de salut le Uller s’en saisit à pleine main et sans manières, qui avait tant de fois abreuvé le désert faisait peu de cas de quelques gouttes. Son regard ne manifestait rien d’autre que cette colère encore à l’état de feu ronflant à l’intérieur de son crâne mais qui avait déjà fréquenté le guerrier savait qu’on ne le voyait jamais avec une autre expression. Quand l’héritier des Météores lui fit part de ses doutes sur le bien-fondé de pareil traitement le vieil homme eut un tic nerveux aux lèvres comme s’il avait entreprit de découvrir les crocs et s’était ravisé au dernier moment pour attendre la fin de la diatribe. Quand ce fut fait il répondit : « Des violeurs, des pillards du désert, et des meurtriers, voilà ce qu’ils sont. Des vermines que j’aurais tuées sur le champ à moins de les confier aux soins de mon neveu si nous n’avions pas eu besoin d’eux pour cet évènement. Il n’y a pas de compassion à avoir car ils étaient déjà morts au moment même où ils ont été pris, leur tourment est une miséricorde en comparaison de ce qu’ils auraient dû recevoir et il en restera toujours une fois à Lancehélion, crois-moi. » De longues secondes s’écoulèrent alors que l’irascible lancier semblait réfléchir. « Tu as déjà payé le prix du sang pour ton geste mais ne t’avise pas de recommencer cela sans mon approbation. Dame Qorgyle a raison, fais soigner tes plaies avant que le sable ne s’y insinue et fasse pourrir ta chair. » Et ce fut tout.

Plus en retrait l’intervention de Ser Raynald mit un terme à ce qui aurait pu tourner au bain de sang en même temps qu’au motif de rancune éternelle entre deux puissantes Maisons de Dorne. Les armes furent rengainées et l’on tenta au mieux de ne pas faire attention à l’insulte clairement exprimée par le glaviot que la Vipère des sables venait de cracher.

Ah Anissa, la terreur et le dégoût qu’elle inspirait prenaient bien des formes mais ceux inspirés par la tendresse représentaient un angoissant paradoxe alors qu’elle manifestait un instinct maternel aussi dangereux que palpable pour son jeune frère. Puis, aussi imprévisible que le reptile dont elle tirait son surnom, la Uller projeta un morceau de viande séché que beaucoup prirent pour une pierre qui alla percuter mollement l’épaule d’Asafa. Un moment de blanc et de tension fut rapidement balayé par ce prodigieux rire qu’avait le géant des Osseux, si bien que l’on n’y prêta rapidement que peu d’attention pour revenir au principal sujet de bavardage du moment : le probable duel entre l’épée du Matin et Rennifer ainsi que le débat portant sur le nombre de doigts qu’Oberyn avait probablement perdu à cause des lanières du fouet.

Du côté de la délégation Forrest l’on entendit brièvement un couinement de douleur alors que l’oncle de Daärim, agacé par un vieux camelot tentant à tout prix de lui refourguer un serpent, décocha une taloche derrière l’oreille du parvenu et le fit battre en retraite parmi la masse de marchands. Du côté de l’héritier en second de la Tombe-du-Roy la situation se prêtait moins à la violence et son fidèle faucon regagna son bras tandis qu’Otton Uller gardait ses yeux rivés sur le propriétaire de la bête. Et quels yeux que ceux-là, insondables, plein de sérieux, où était donc l’enfance là-dedans ? L’on regrettait presque les éclats de colère coutumiers aux nobles de Denfert lorsque l’on se trouvait confronté au malaise de ce regard. Quand le Forrest offrit de le laisser toucher Dashkar, le garçonnet continua à le dévisager sans remuer et demanda : « Qui mange l’autre, le chacal ou le faucon ? »

Le Ferboys réussissait presque à instiller joie et bonne humeur autour de lui en dépit de l’ambiance pesante, ces échanges avec la Vipère en déridèrent quelques-uns parmi ses gens et les autres personnes à proximité, de chaque représentant participant à la procession il ne faisait aucun doute qu’il deviendrait sous peu le plus populaire et demandé auprès des petites gens. Le traitement changeait quelque peu pour les ressortissants de Ferboys à l’avoir accompagné, ceux-là on semblait vouloir les éviter comme la peste.
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Message Lun 25 Fév 2013 - 17:12

Pour la Vipère, peu importait les intentions et attentes de ceux qui avaient accepté l'invitation de son cousin Luan à cette procession. Ils étaient venus à Denfert, elle estimait que ce seul fait valait agrément des lois tacites et des coutumes atroces des lieux et de leurs maîtres. Que des chevaliers en prennent ombrage, elle n'en avait cure. Qu'ils s'imposent s'ils en avaient la force – et le courage. Qu'ils se taisent dans le cas contraire. Les armes avaient été rabattues, son père s'occupait de l’Épée du matin, quant aux subtilités politiques, elle ne s'en souciait qu'au minimum : sa famille devait prouver sa force et affirmer sa réputation, les alliances, à ses yeux, viendraient ensuite. Sur le premier point, ce rassemblement semblait déjà être efficace, quant au dernier, il n'y ferait probablement rien.

Les bavardages au propos des duels, des doigts et des divers protagonistes lui passaient au dessus de la tête, contrairement au morceau de viande qui avait touché le Ferboys. Elle guettait sa réaction, forçant sa monture à se rapprocher de la sienne, menaçante ou presque, en tous cas intimidante ; la réaction d'Asafa eut, sur l'attitude de la Vipère, le même effet de baume qu'à chaque fois qu'ils pouvaient se rencontrer. D'abord, elle garda la fureur méprisante intacte dans son regard, puis ses yeux s'agrandirent de stupeur devant l'absurdité des remarques légères de son chacal attitré, enfin, elle émit un drôle de bruit, comme si elle commençait à s'étouffer et, alors que son étrange petit frère adoré questionnait Daärim à propos de son faucon, l'aînée de Rennifer renâcla et explosa de rire. Ce son horrible et perçant, mélange de cri de hyène et d'agonie de monstre marin, perturba l'espace de quelques secondes encore ceux qui entouraient les quatre nobles Dorniens – le Forrest, le Ferboys et les deux Uller. On se dit qu'elle était folle, on rit sous cape à son tour, ou on préféra faire mine de rien ; en tous cas, la Vipère abandonna là l'idée de provoquer une rixe avec le géant des Osseux, préférant, une fois remise de son éclat, faire mine de vouloir botter le train de sa monture – elle n'avait pas assez d'élan pour que ce geste ait seulement l'air d'être autre chose qu'un jeu un peu violent.
    « Allez, mais réagis, corniaud ! »

Un second gloussement la traversa, qu'elle interrompit d'un regard étrangement rieur et agressif à la fois, avant de siffler d'un ton à l'ironie aussi théâtrale que le dégoût forcé qu'Asafa avait affiché.
    « Je garde toujours des petits bouts comme ça pour attirer les petites bêtes. Ça te plaît pas ? Moi qui pensais te faire plaisir ! »

Elle leva son menton encore couvert de ses voiles épais vers Daärim, avant d'affirmer.
    « Mais si tu veux, je suis volontaire pour sa proposition. Je peux t'arranger de façon à être sûrs que ta fiancée reste à ton chevet et ne pense même plus aux petits blonds qui aiment goûter à nos fouets. »

Quelques chevaliers n'apprécièrent pas l'audace de la Vipère, laquelle n'avait cure de choquer, sincèrement amusée et bien que nourrissant une envie assez sévère encore d'en venir aux mains, ce qui se lisait clairement dans son attitude à la fois prédatrice et joueuse. Quant à Otton, lui, il observait, de marbre toujours et encore. Ni les rires, ni les impulsions de sa sœur comme de personne ne semblaient parvenir à égratigner son jeune sérieux.


Dernière édition par Anissa Uller le Sam 2 Mar 2013 - 14:53, édité 1 fois
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Oberyn Dayne
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Message Mar 26 Fév 2013 - 23:34


La Procession des Sables.


Toujours le même faciès, toujours la même rudesse dans les traits du vieux lancier alors que le jeune Héritier de la Maison Dayne ne manquait point de poursuivre son exposé. S’il fut surpris de voir leur poigne s’enlacer dans une quelconque démonstration d’estime, il ne fut point du tout interdit par les réactions qui lui furent opposées. Les secondes de silence induites par la première réponse du vieil homme furent suffisante pour qu’Oberyn estime satisfaisante la réponse qui lui fut proposée. Il n’était point en accord complet avec ce qui venait de lui être démontré mais n’avait pas le pouvoir de s’y opposer, tout juste pouvait il calmer ses cas de conscience et reprendre le fil de leur procession dans le respect des lois de la Maison Uller en ces terres… Le point final à ce semblant de discussion fut donc donné par Rennifer et c’est silencieusement que l’Epée du Matin vint à formuler le vœu de ne point faire preuve de plus de zèle qu’il n’en soit nécessaire. Inclinant le visage en signe de respect, il ne manqua toutefois point de prononcer quelques mots à l’attention de celui qu’il ne manquait point d’estimer malgré des pressentiments morbides à son encontre :

« Je saurais garder le souvenir de pareille clémence, Rennifer… » S’il avait agi en Dornien, sur un coup de sang, dans la défense des infrangibles vœux qu’il avait jadis eu à formuler, le jeune homme n’en avait jamais vraiment pensé aux conséquences de telle « arrogance ».Beaucoup devaient l’estimer heureux de s’en sortir avec si faible meurtrissure en sa chair, à n’en pas douter… « Vous avez raison… Il convient d’immédiatement soigner ces plaies. » Bien qu’il ait eu à souffrir de blessures bien plus handicapantes, il n’était pas sans savoir qu’une rapide infection de ces coupures serait à même de lui provoquer bien des tourments si elles venaient à s’infecter. Et sur le ton de l’authentique boutade adressée à un estimé camarade guerrier, le fils ainé de Lord Olyvar ne tarda point à mentionner : « Il serait bien dommage que vous me voyez amputé d’un bras le jour où les Dieux jugeront juste le temps de notre affrontement. »

Point de provocation au travers ces derniers mots desservis dans une courtoise inclinaison de faciès pour le moins respectueuse, simplement l’exsudation d’une ardente envie de se mesurer à l’un des meilleurs combattant qu’avait su produire l’enfer de Dorne. Si Oberyn pouvait paraitre bien différent de ses semblables Dornien de par ses croyances comme son apparence physique, il gardait une profonde affection pour les arts du corps comme celui des lames et son ombrageux caractère lui intimait perfectionner ses naturels talents au contact des plus grands. Délaissant la compagnie de Rennifer, il s’en retourna vers une autre, bien plus agréable, présence, nimbant la Dame Qorgyle d’un regard pour le moins énigmatique.

« Que serais-je sans vos affables attentions, milady ? » Son bras ensanglanté témoignant délaissa l’emprise des rennes de Shuram pour mollement pendre à la verticale du sol, alors que le manieur d’Aube adressait un sourire sans équivoque aucune à la belle Rahéna. Eperonnant son destrier pour presser ses flancs à la monture de la Dame du Grès, Oberyn manqua de faire gouter quelques perles de son carmin liquide sur les robes de la plantureuse Dornienne alors qu’il jetait un œil négligeant vers les affres sanguinolent zébrant dorénavant son derme clair. « Rien de bien affligeant je le crains… Moi qui avais espéré attirer toute votre attention sur moi par des blessures profondes, bénéficiant de vos talents pour l’apaisement des maux du corps, j’en viendrais presque à être désemparé… »

Accompagnant ses mots d’un sourire amusé, le Dornien Sigisbée ne manqua point de doucement plier et déplier ses phalanges pour éprouver la portée des dommages ayant pu l’affliger. Son analyse terminée, il laissa choir ses doigts contre la fine main de la Nymphe à la peau cuivrée, lui offrant sa main alors que ses mots chantaient à ses oreilles : « Rien de bien grave en définitive… Pour l’instant du moins… » Et alors que ses améthystes plongeaient sans retenue aucune dans les ambres de la belle Dornienne, son visage se chaussait d’une expression toute en nuance de gris, toute en ambiguïté, dès lors que ses phalanges couraient dans la main de la Qorgyle pour, d’une attention aussi tendre que dissimulée, formuler une étreinte pour le moins déguisée…




« Seal my heart and break my pride,
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Rahéna Qorgyle
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Message Mer 27 Fév 2013 - 17:53

    A l'avant de la procession, elle n'entendait pas réellement ce qu'il se disait, mais elle ne doutait pas que son frère lui ferait un rapport détaillé et des plus complets sur les agissements de chacun. Les guerriers du Grès, jusqu'à maintenant, n'avait montrés aucun intérêt pour les querelles et mouvements d'humeur qu'il pouvait y avoir d'un côté comme de l'autre. Duncann tenait ses hommes fermement et même si entre eux, ils échangeaient quelques mots, la majorité faisait preuve d'un mutisme à toute épreuve. 
De toute la procession ils semblaient être ceux que le soleil faisait le moins souffrir. Bien qu'ils soient en armure, ils portaient tous des couleurs claires qui empêchaient la chaleur de trop pénétrer leur chair sombre. On pouvait observer une étrange manie chez les gens du Grès qui constituait à lécher une pincée de sel au creux de leur pouce ou à lécher une pierre de sel. Les habitants de cette cité étaient-ils tous fous ?

    Tout en tournant bride une fois que l'échange entre les deux hommes fut terminé, et une tempête de sable et de sang évité, Rahéna médita les paroles de Rennifer. Une arme qui se meut elle-même. Elle détestait l'idée, car la lame pouvait bien trop souvent se retourner contre son propriétaire. Peut-être était-elle un rien paranoïaque, mais ne dit-on pas que prudence est mère de sureté ?
    Il faudrait en plus de tout ce qu'il se passait et allait se passer ici, qu'elle garde un œil sur elle.
    Elle retroussa son petit nez signe de son mécontentement.

    Ce fut le rire de hyène malade qui la fit revenir à l'instant présent et elle chercha du regard d'où pouvait provenir cet horrible son qu'elle n'arrivait pas à analyser avant de voir la Vipère éclater de rire pour la seconde fois. Quelle femme étrange, si c'était bien une femme...
    Elle prit conscience de par ce retour à la réalité de la présence d'Oberyn à ses côtés et elle leva les yeux au ciel, tout en laissant un sourire légèrement désabusé se glisser sur ses lèvres, lorsqu'il prit la parole.


    - Un amas de chair et de sang sur le sol du désert probablement...

    Elle tourna la tête vers lui avec une expression d'amusement légèrement peint sur les traits ovales de son visage. Il en faisait trop, ce n'était plus comme lorsqu'elle était veuve... il y avait son promis non loin d'eux et ils chevauchaient dans sa direction. Si elle avait demandé à Asafa de ne pas souiller le nom des Qorgyle, elle s'imposait la même règle de conduite.
    La fille du Grès suivit la trainée de sang sur la chair pâle de son ami d'enfance.


    - S'il n'y a que ça, mon frère me prêtera sans doute sa dague pour agrandir votre plaie, qu'en pensez-vous ?

    Une nouvelle fois elle lui offrit un sourire taquin et un regard presque enfantin comme lors de leurs jeux lorsqu'ils étaient jeunes. 
Le voyant chercher sa main, elle lâcha à son tour des reines de son destrier pour prendre entre ses mains la main blessée d'Oberyn. En réalité il la lui offrait son plus de cérémonie, et elle ne refusa pas l'attention de son ami. 
Elle releva les yeux lorsqu'elle entendit sa dernière tirade. Elle passa de l'étonnement à un regard plus dur et désapprobateur. Malgré cela, elle ne retira pas ses mains lorsqu'elle sentit la caresse de celle de l'Epée du Matin.

    - C'est une très mauvaise idée mon ami. Vous risqueriez votre vie inutilement... Cessez donc d'essayer de me chercher sous se soleil de plomb et venez près des miens que je vous soigne.

    Après un rapide examen de la plaie, elle retourna à ses rennes et fit un petit signe de tête pour que l'émissaire des Météores la suive près de son cortège. Là, elle échangea quelque mot avec Zéhyna qui lui tendit un sachet. La promise du Géant des Osseux, le porta à son nez pour en humer les effluves avant de le refermer et de le tendre à sa servante avec un grand sourire de satisfaction.
    Elle fit venir une malle assez importante où elle sortit quelques herbes, des bandes de linge propre et un pot. Sur un signe de la main, on lui apporta de l'eau et elle entreprit de soigner ce jeune impulsif.
    Duncann ne manqua pas de saluer Oberyn et de lui faire remarquer comme son geste était à son sens des plus stupide mais amusant. S’il avait été réfractaire à Asafa, il est clair que ce n'était pas le cas avec le Dornien à peau claire.


    - Voilà c'est terminé, vous devriez survivre... encore un jour ou deux si vous ne faites rien de stupide comme tout à l'heure.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.




Dernière édition par Rahéna Qorgyle le Mer 27 Fév 2013 - 21:31, édité 1 fois
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Message Mer 27 Fév 2013 - 18:39

Laissant Anissa et Asafa se titiller mutuellement, son faucon nouvellement présent à ses côtés demandait son attention pour le nourrir, chose désormais faite, ne souhaitant pas reprendre sa liberté dans les airs pour l'instant. Ayant présenté son compagnon aillé à la jeune progéniture des Uller, il ne s'était guère attendu à une telle réflexion dans les paroles du jeune garçon. Comment pouvait-il pour son jeune âge déjà pensé de la sorte sans profiter et être un brin intéressé de manière juvénile à ce qui l'entourait. Pour avoir une fratrie composée de plus jeunes que lui, s'en occuper était particulièrement habituel. Ismaëlle et lui-même, du à leur état jumelé, ils 'étaient les plus aînés de la portée. Prenant un plaisir certain à être à leur côté et à leur apprendre ce qu'il en est de ses maîtrises, les réactions aperçues étaient bien différentes de celles offertes par le gamin à leur côté actuellement. Mais la phrase formulée ne pouvait guère le blesser ou encore l'importuner. La maturité semblait gagner plus aisément cet enfant que la moyenne et pour se faire, cela n'était point un signe de faiblesse mais bien son contraire. En réalité, cette façon de penser lui rappelait son jeune âge où seul l'art martial et belliqueux embrumait constamment son esprit quémandant sans cesse d'observer et participer aux entrainements. Mais les faucons avaient été sa deuxième passion que tout le monde ne pouvait bien sûr pas partager. Ainsi, en vouloir à l'enfant de ne pas chercher d'informations sur ses rapaces peu communs dans leur contrée ne lui posait nullement de problème. Souriant ainsi en coin face aux propos, il ne tarda guère à répondre.

"Question intéressante mais la réponse ne peut être tout donnée. L'un et l'autre ont des atouts mais pour avoir observé l'art guerrier des faucons je parierais davantage sur eux. Point de vue personnel ceci dit."


Appréciant la sensation des griffes acérées accrochées à lui mais néanmoins cette fois-ci pas à même la peau suite aux protections qu'il portait pour supporter la chaleur le long du trajet, son bras se baissa néanmoins, encore levé pour offrir appui au rapace tandis que Dashkar déploya ses larges ailes avant de les refermer sans quitter celui-ci. Ayant entendu les derniers propos d'Anissa, ses iris bleutées observèrent les deux concernés et d'un sourire amusé et moqueur, ses paroles lui permirent de reprendre part à la conversation.

"Ne l'handicape pas trop. Ce serait malheureux qu'à force d'attendre son rétablissement elle se lasse et parte quand même voir ailleurs. Car je ne sais pas s'il serait capable de supporter l'un de tes assauts."

Ses prunelles s'étaient posées sur Asafa et lors de ses derniers propos, une tape sur l'épaule de son ami vienne pour ponctuer sa moquerie avant de regarder l'aînée Uller dont l'évocation d'assaut lui rappela aisément leurs ébats particuliers et agressivement passionnels. Mais sans s'attarder pour ne pas laisser déceler la brillance envieuse teintant son regard azuré, il revint à Asafa et le questionna sur un tout autre sujet.

"A propos de convalescence, comment va Edarra ? "

Il savait pertinemment que ce sujet pouvait déplaire à beaucoup de personnes. Edarra était la figure emblématique et caractéristique de la maison Ferboys bien plus qu'Asafa et la notoriété de cette dernière n'était pas positive aux yeux de tous. Mais qu'une relation soit existante entre elle et lui n'était pas à cacher et par conséquent, la mentionner ne lui faisait point peur. Bien sûr, un regard s'était posé sur son échine à l'arrière, son oncle ayant entendu ce nom, mais Daärim ne l'avait point remarqué et concrètement n'en avait cure. Ses propos n'indiquaient qu'une prise de nouvelle sans aucune connotation particulière.
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Message Jeu 28 Fév 2013 - 8:54

- Allons quoi ? Tu enrages déjà ? C'est de plus en plus facile, Anissa !

Le Ferboys se laissa aller à un nouvel éclat de rire. Si celui de la Vipère de Denfert était pour le moins inquiétant, animal, presque malsain, celui du Chacal de Ferboys était, quant à lui, jovial, bruyant et communicatif. Comme quoi, chacun retrouver à travers cet éclat de bonne humeur une partie de son caractère. Le Ferboys tendit à nouveau le bout de viande desséché pour le rendre à sa première propriétaire, encore hilare des derniers échanges. Il ne prêtait guère d'attention au jeune Otton, qui discutait avec son ami le Faucon de Forrest. Voilà d'ailleurs un bien drôle trio, atypique pour sûr, composé de camarades de longues dates tous les trois aussi différents qu'incompatibles normalement. Et pourtant, ces trois jeunes nobles semblaient réellement bien s'entendre.

- Tiens, je te rends ton présent... Par contre, je croyais que tu étais une vraie chasseuse, moi. Tu ne vas appâter que des mouches avec cela, tu sais ?

Il sourit de nouveau et ne manqua pas de s’esclaffer lorsque la Vipère lui promit quelques ecchymoses et autres blessures qui lui offrirait à nouveau les faveurs de sa promise. Daärim surenchérit en titillant l'honneur guerrier et martial du Géant des Osseux, qui leva un sourcil, toujours armé de son sempiternel sourire, lorsque le Faucon des Forrest lui tapa dans le dos. Surjouant l'indignation avec malice, il porta sa main sur son torse, ouvrit de grands yeux et appuya avec une théâtralité risible son propos.

- Quoi ? Attends, tu parles bien de moi ? Tu dois faire erreur, mon ami... Demande à cette jeune sauvageonne ici présente si lors de notre dernière rencontre je ne l'ai pas maîtrisé avec une aisance frisant l'insolence. On aurait dit une enfant se débattant entre les pognes de son grand cousin, se chicanant autant qu'elle peut mais étant condamnée à se plier à la volonté de ce dernier. Non, même en vous y mettant à tous les deux, vous n'auriez pas la moindre chance contre moi. Peut-être si je laisse une de mes mains dans le dos, et encore, si c'est la main droite... En tout cas, merci de penser à la pérennité de mon mariage, vous êtes de vrais amis. Aussi, je ne voudrais pas risquer de vous blesser alors que vous ne souhaitiez que me rendre service !

Il se mit à rire de bon cœur de sa propre bêtise avant de porter son regard sur le Rocheux et sa promise. Son sourire diminua légèrement et son air débonnaire et sympathique s'estompa un instant. Presque inconsciemment, il jeta un regard noir en direction du duo de tête de colonne, avant de revenir comme si de rien était sur ses camarades. Il semblait toutefois être dérangé, pas autant à son aise que d'habitude, et la mise sur le plateau de l'état de santé de sa cousine lui permit de changer de sujet.

- Edarra va mieux. Sa blessure s'est infecté peu de temps après ta visite, mais elle va de mieux en mieux maintenant. Elle est sortie d'affaire et d'après mon frère, elle ne devrait pas avoir de séquelles. Et ta sœur ? Pourquoi n'est-elle pas venue ?


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Jeu 28 Fév 2013 - 21:14

Midi approchait à grands pas et avec lui viendraient les heures les plus intenables sous un soleil de plomb qui chaufferait le sable au point de le rendre douloureux à qui se risquerait à l’arpenter pieds nus : En l’occurrence l’ensemble des captifs de la procession et certains camelots parmi les moins précautionneux qui avaient cru pouvoir progresser sur pareil terrain avec leurs simples sandales et n’avaient pas tardé à devoir s’en séparer sous peine de s’enliser. Si pour l’heure aucun autre condamné n’avait succombé –la vue de l’un des leurs cédant de la sorte avait dû leur procurer un regain de motivation- une marchande d’agrumes commença à défaillir et manqua tomber de son mulet avant d’être rattrapée de justesse par l’un de des employés. Nul doute que la roturière serait la cible de quelques quolibets de la part de ses semblables négociants et du mépris le plus total de la part des gardes Uller à avoir observé sa faiblesse, du moins une fois qu’elle serait sortie de cet état oscillant entre l’inconscience et le réveil pâteux.

C’est alors que ses nobles seigneurs et dames veillaient à leurs propres affaires de haut lignage qu’un prisonnier presque à la fin de la colonne, à bout de nerfs et au dos plus que marqué par les coups de fouet, commença à tirer sur ses chaines comme un beau diable, renversant dans l’opération plusieurs de ses camarades et obligeant ceux à proximité à s’écarter pour éviter de recevoir un coup de ses épaisses entraves métalliques. Il beuglait, la gorge sèche, des paroles quasi inintelligibles par la faute de sa bouche presque édentée si bien que l’un des seuls mots à en retirer fut « Assez », crié encore et encore malgré le garde-chiourme qui s’escrimait à lui faire regagner le rang. L’un des gardes montés, à peine discernable comme étant un homme de par sa carrure transparaissant au-dessous de tous ses amples vêtements de patrouilleur du désert, fit signe qu’on le détache des autres dans l’incrédulité générale y compris celle du principal concerné par la décision.

Ses poignets affreusement marqués par ses fers retrouvèrent alors l’air libre et d’un vif geste du menton son prétendu sauveur lui signifia de déguerpir, ce qu’il fit. A peine avait-il fait vingt pas que le soldat Uller décrocha l’arc à double courbure en if qui pendait à sa selle et encochait une flèche, sans se presser ou descendre de sa monture qui progressait au pas, le projectile fusa avec ce sifflement si caractéristique que tout guerrier un tant soit peu expérimenté reconnaitrait immédiatement. L’affranchi couina tandis que la flèche s’enfonçait au bas de son dos et ressortait clairement au travers de son ventre amaigri, il s’effondra alors, toujours vivant mais de toute évidence condamné à succomber douloureusement. Son bienfaiteur devenu bourreau inclina la tête vers la procession et dit simplement « Libre » avant de talonner son coursier des sables et de se remettre en route. On l’imita, avec en prime une autre histoire à colporter et dont débattre.

Plus loin l’ambiance tranchait singulièrement car elle se prêtait aux rires et aux boutades amicales, chose encore plus curieuse quand l’on réalisait que la Vipère des sables s’y trouvait elle aussi. Provocations, rires dignes d’un vieil éléphant égorgé, cela en mit beaucoup mal à l’aise tant pour ceux qui la connaissaient cela tranchait avec son comportement habituel et tant pour les autres le spectacle de cette bête sifflante nageant dans sa tenue exerçait une fascination morbide. Parmi ses moqueries l’une semblait clairement indiquer l’Epée du matin dont les hommes ne goutèrent une fois de plus que peu à la plaisanterie, mais cela n’était pas le premier affront à essuyer et leur code de l’honneur ainsi que des ordres directs les empêchaient de réagir autrement que par des œillades et un silence courroucé.

A un peine un pas de là l’héritier en second des Forrest devisait avec le tout jeune Otton Uller de qui ressortirait vivant dans un affrontement entre un faucon et un chacal, le fils de Rennifer ne perdait pas une miette des informations qu’on lui offrait et semblait s’employer à en décortiquer chaque implication, toujours enveloppé dans sa bulle de détachement sérieux. Quand le représentant de la Tombe-du-Roy pencha davantage pour le noble animal volant le garçonnet haussa un sourcil et répondit : « Les chacals chassent à deux, le faucon est plus fort mais plus bête aussi je crois. » Juste après cela Daärim offrit à son cher ami Asafa une nouvelle provocation inoffensive avant d’aborder le sujet un rien plus tabou d’Edarra Ferboys. La même Dame qui avait appelé au soulèvement contre l’Orage après l’embuscade dont elle avait été la cible, le tout en revenant avec son cousin d’une réunion ratée de fidèles potentiels à la Maison Feunoyr. Inutile de dire que le sujet pouvait fâcher si l’on n’y prenait pas garde.

Juste avant cela le Géant des Osseux semblait vouloir compenser l’attaque auditive que représentait l’esclaffement d’Anissa par toute la mélodie et la profondeur du sien, allant même jusqu’à restituer le fameux morceau de viande séchée qui avait servi à rompre la glace au début de leur conversation. Rien ne semblait pouvoir l’ébranler jusqu’à ce que son regard ne se porte plus en avant, vers sa promise et l’Epée du Matin, ce ne fut qu’alors que les plus fins observateurs purent déceler un rien d’obscurité dans ses yeux auparavant si joyeux. Que l’on aborde le cas de sa cousine n’arrangea probablement pas les choses. La réponse offerte fut laconique mais suffisante à satisfaire une légère curiosité et bien vite le sujet fut dévié vers une autre absence, celle de la sœur ainée de Daärim, Ismaelle Forrest qui après son retour de Port-Réal avait semblait-il laissé à son successeur potentiel le soin de représenter la Maison au crâne à sa place.

A l’avant de la procession, avant de se détourner de l’irascible lancier, Oberyn Dayne prit la peine de le remercier pour sa clémence en même temps qu’il lui adressa une petite boutade quant à un éventuel affrontement entre eux dans un avenir plus ou moins lointain. Rennifer, toujours égal à lui-même, n’y réagit tout d’abord que par un grognement avant de dire : « J’ai combattu une fois pour divertir nos ennemis de toujours, dorénavant si je prends les armes c’est pour tuer et uniquement tuer, jeune Dayne. Si tu souhaites cependant devenir mon disciple vois cela avec Daärim pour organiser vos visites. » Difficile de dire s’il s’agissait d’un genre de trait d’humour de sa part, d’autant plus que pas un instant le Uller ne se sépara de son air de molosse, mais le contenu aurait pu le laisser croire. Il partit ensuite au trot pour aller à la rencontre d’un de ses éclaireurs revenant vers la colonne.

Quelques instants plus tard l’attention du chevalier des Météores ne fut plus que pour la belle Rahéna Qorgyle qui entreprit avec soin de nettoyer la plaie alors que tous deux démontraient leur estime et affection réciproques héritées de leur lointaine amitié. Ce faisant, Zéhyna la fidèle servante de la Dame du Grès eut enfin l’occasion de montrer à sa maîtresse sa dernière trouvaille, glissant alors que la noble aux scorpions humaient les herbes séchées : « Diluée dans l’eau chaude une seule pincée suffit pour parfumer tout un bain, c’est aussi excellent pour la fertilité a-t-elle dit. » souffla-t-elle non sans un sourire innocent. Puis ce fut terminé, l’Epée du Matin conserverait l’usage de ses deux bras, fort heureusement pour le bien de son titre.

La procession des sables se poursuivait en ce premier jour parmi les nombreux qu’il lui faudrait pour atteindre la capitale, sans doute apparaitrait-il comme l’un des plus pénibles car celui de la découverte des rudes conditions de voyage. Tous n’en souffraient pas dans les mêmes proportions en fonctions de leurs origines et de leurs propres forces mais à terme il ne faisait aucun doute que chacun en apprendrait davantage sur sa propre volonté et celle de ses pairs.

Citation :
NOTE : Ceci est la dernière "série" de réponses avant que nous ne faisions une ellipse temporelle et passions à la deuxième partie du rassemblement : le bivouac du soir. Donc pensez à organiser votre prochain post en conséquence Yeah.
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