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Aider le fou, c’est oppresser le juste ▬ Asafa

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Alysane Mormont
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Message Lun 4 Fév 2013 - 17:09

     Le retour de l'oasis où Alysane avait fait la connaissance du combattant Uller ne fut pas de tout repos. La jeune femme avait été raccompagnée par l'un des gardes jusqu'à ce qu'elle soit à nouveau sur la bonne route, mais cela ne l'empêcha pas d'avoir encore une bonne route à faire pour regagner l'Orage où elle pourrait enfin espérer trouver un moyen de rentrer jusqu'à chez elle. Cependant, même si son passage dans le désert avait été bref et très animé, la demoiselle ne regrettait aucunement de se retrouver ici. Elle aurait même apprécié de pousser son exploration plus loin, mais comme le Uller le lui avait fait comprendre, ce ne serait pas réellement prudent de s'aventurer sur les territoires d'autres seigneurs qui n'étaient pas forcément très accueillants à l'égard des étrangers. La brune avait donc décidé de rentrer chez elle en mettant de côté ses pérégrinations pour le moment, puis elle reprendrait la route dans quelques années. Du moins si les événements actuels tournaient d'une manière qui le lui permettrait. Pour commencer, il lui faudrait se renseigner davantage sur les maisons qui possédaient les domaines où elle devait se rendre histoire de ne pas mettre les pieds dans des pièges à chaque pas qu'elle ferait. Ensuite il lui faudrait avoir un équipement plus adapté à cette région – l'on ne pouvait pas dire que ses fourrures le soient par exemple – puis pour finir, même si elle exécrait les chevaux, il lui en faudrait un. Les étendues ici étaient aussi vastes que celles du Nord et là-bas, Alysane se déplaçait sur le cheval que son père lui avait offert.

     Prévoyant tout ce qu'elle allait faire une fois que le moment de repartir de chez elle se présenterait - alors même qu'elle n'était pas encore arrivée sur l'Île-aux-Ours, la demoiselle essaya de se concentrer sur son chemin. Les hommes qu'elle avait rencontrés dans la dernière ville où elle avait fait une halte, lui avaient parlé d'un endroit où elle pourrait éventuellement trouver refuge : à Ferboys. Étrangement, derrière le léger sourire des deux Dorniens, la Nordienne avait cru déceler de la moquerie, mais malgré son insistance, ils n'avaient strictement rien voulu dire de plus. Devait-elle les croire ou se fier à son instinct et éviter cet endroit comme la peste ? Malheureusement, la jeune femme ne pouvait guère se le permettre : elle devait veiller à ne pas trop s'égarer de son chemin sous peine de se perdre dans les vastes étendues de sable. C'était sans compter que quelques personnes bien intentionnées lui avait dit de faire attention aux brigands des montagnes rouges. À croire que les Anciens Dieux ne voulaient pas qu'elle puisse rentrer chez elle ! Mais c'était bien mal connaître la Mormont que de croire qu'elle abandonnerait aussi facilement.

     Elle avait fini par suivre les conseils des deux hommes et avait dirigé ses pas vers Ferboys. Le chemin fut relativement long, plus que ce à quoi elle s'était attendue, son corps n'était pas habitué à de telles températures et elle avait encore du mal à se remettre du combat contre le Uller. Sa lèvre fendue lors de l'affrontement la faire souffrir, surtout desséchée comme elle était, sa gorge semblait en permanence être en feu et même si elle avait suivi les conseils du combattant, voyager lorsque le soleil dominait était encore trop chaud pour elle. Alysane devait avoir l'air d'une véritable sauvage avec sa peau luisante de sueur, ses cheveux emmêlés et rêches ainsi que son visage en partie maculé de sable. Cette saleté s'infiltrait partout et chaque fois que la Nordienne soulevait l'un de ses habits, elle voyait du sable tomber à ses pieds. Pourtant, les paysages étaient agréables à regarder, très différents de ce qu'elle avait l'habitude de voir, mais surtout très colorés comparés aux vastes plaines blanches du Nord.

     Lorsqu'elle arriva enfin en vue de Ferboys et souhaita y pénétrer, la demoiselle fut forcée de constater que les habitants des lieux la regardaient d'une drôle de manière. Lorsqu'elle se dirigea vers le premier étal qu'elle vit pour essayer d'y acheter de quoi boire et manger, l'accueil ne fut pas plus agréable. Dans le combat contre l'homme de la maison Uller, la jeune femme avait récolté plusieurs coups dont un sur le crâne qui lui donnait des migraines dès que la température était trop forte. Sa tête lui tournait légèrement et elle soufflait comme un bœuf, peu habituée à cette atmosphère oppressante. Mais cela ne semblait pas être suffisant pour que les marchands daignent lui donner ce qu'elle demandait, pourtant, elle avait largement de quoi payer ! Comme la femme derrière l'étal se montrait toujours aussi butée, la Mormont serra les dents pour commencer à perdre son calme et invectiver la malheureuse qui ne se doutait pas de ce qu'elle avait déclenché.

     ▬ Il suffit ! Je viens de marcher jusqu'à cette satanée ville et je suis assoiffée, alors si vous refusez de me vendre votre marchandise, je vais me servir seule et je ne suis pas certaine que je vous laisserai de quoi vous consoler. »

     Menaçait-elle de voler ? Oui. Ce n'était pas dans ses habitudes, mais son mal de tête devenait de plus en plus fort et sa tête tournait toujours autant : les signes évidents d'un début d'insolation et elle devait boire un plus vite sous peine de juste s’écrouler par terre devant l'étal de cette femme. Et vu ce qu'elle venait de lui dire et la réaction des gens autour d'eux, il était peu probable que qui que ce soit désire lui venir en aide. Elle allait être jetée hors de la ville et pourrait s'estimer heureuse si aucun brigand ne venait le délester de ses affaires et lui ouvrir la gorge. Soufflant de plus belle, elle finit par tourner la tête de l'autre côté pour voir un homme à la peau tannée qui semblait être plus avenant que les autres. Pourquoi ? Peut-être simplement le léger sourire qui flottait sur ses lèvres. Sans plus de cérémonies, la brune se jeta presque sur lui avant de lui attraper le bras en lui serrant assez fortement – au risque de lui faire mal – puis elle plongea ses yeux ambrés dans les siens avant de lui adresser enfin la parole.

     ▬ Vous avez l'air plus agréable que les autres, dites-moi ce que je dois faire pour que l'on me vende de l'eau dans cette ville ! »

     Pas vraiment agréable comme entrée en matière, mais Alysane n'était pas patiente de nature et là, elle n'était vraiment pas en état de faire un effort.


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ © Le Chant des Druides, Manau
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Mar 5 Fév 2013 - 9:41

La température à Ferboys se rafraichissait peu à peu alors que l'été touchait à sa fin et que les jours raccourcissaient. De temps à autre, une légère brise soufflait même sur la cité des Osseux, renouvelant l'air d'ordinaire si lourd et étouffant, offrant un confort bienvenu à tout habitant de cette ville Dornienne aux bâtiments blancs. Si les cités plus au Sud de Dorne était de couleur ocre ou beige, de manière à conserver autant que possible la fraîcheur des maisons en détournant les brulants rayons du soleil, Ferboys présentaient quant à elle des masures aux nuances laiteuses, blanches ou légèrement crème. Cela s'expliquait principalement par la localisation géographique de Ferboys, la cité de la famille Ferboys, qui se trouvait au pied d'une vaste chaine de montagnes la préservant de vents torrides du désert, ainsi que sa position plus au nord que la plupart des cités Dorniennes. De ce fait, si la température y était écrasante pour tout étranger, le climat y était légèrement plus doux que dans le reste de Dorne, les intempéries plus fréquentes à cause de la cuvette naturelle créée par la montagne retenant les nuages. Ainsi, alors qu'Alysane souffrait le martyr sous un soleil de plomb, elle trouva à Ferboys des gens vêtus confortablement, trahissant que la température était clémente pour ces derniers.

La cité, trônant au milieu du désert, semblait s'être adossée à la montagne, s'appuyant paresseusement contre le flanc de cette dernière à la manière d'une dame profitant du soleil allongé sur de confortables coussin. Cette dernière grouillait d'une certaine activité, malgré l'heure de la journée où le soleil était à son zénith, et le ballet des gens marchant, discutant et commerçant donnait l'impression d'une fourmilière. On discutait, on riait, on haussait la voix, et l'agencement anarchique des rues rendaient le repérage plutôt difficile pour les étrangers. Une étrangère, d'ailleurs, qui fut dévisagée avec méfiance, suspicion, voir même animosité pour certains. On chuchotait en observant cette femme étrange, un peu trop grande et surtout beaucoup trop pâle pour être une autochtone. De plus, son accent, ses vêtements et surtout, cette peau rougie trahissaient l'origine nordique de la jeune femme, ce qui entretenait le dégoût ressenti par les habitants de Ferboys à son égard, que bien peu prenaient la peine de cacher d'ailleurs. Dans le meilleur des cas, on passait rapidement à son côté, feignant l'ignorance à son égard, sinon, Alysane Mormont se trouvait gratifiée de quelques quolibets soufflés entre les dents et de regards emplis de dédain.

D'ailleurs, cette marchande d'agrumes lui refusant un peu d'eau ne cachait pas son ressentiment à l'égard de la brune aux prunelles ambrées, et ne se démonta pas devant les menaces proférées par la jeune noble des étendues glaciales du Nord. Après tout, que pouvait-elle bien faire ? Si elle mettait ses menaces à exécution, les habitants de Ferboys prendraient plaisir à livrer justice eux-même, avant que la garde ne la jette hors de la cité. Aussi, la marchande haussa les épaules dans un sourire narquois en toisant la Nordienne. Sourire qui s'estompa quelques peu quand un homme d'une stature bien trop grande pour le peuple de Dorne apparut. Cet homme avait la stature des guerriers du Nord, mais sa peau mâte, ses yeux couleurs de jais et ce nez légèrement aquilin trahissant une ascendance purement Dornienne, salée, qui plus est. Malgré la carrure de guerrier et cette dague ceinte à son flanc, l'homme semblait avenant, inspirant une certaine sympathie au premier contact. Et à défaut d'être bel homme, il jouissait d'un certain charme et d'une relative prestance.

A peine venait-il d'arriver sur les lieux que la demoiselle se jeta sur lui, le saisissant par le bras et le haranguant, débitant ses paroles dans un flot confus avec un accent si prononcé que la scène fit froncer les sourcils du Dornien au teint halé et à la barbe finement taillée, dont le sourire s'effaça. Après un temps d'observation durant lequel son regard resta plongé sur la jeune femme, il posa sa main sur celle de la Nordienne tout en observant les alentours, comme pour mieux saisir la scène se déroulant sous ses yeux. Puis, son regard se reposa sur la jeune femme, et elle put y lire une certaine bienveillance à son égard alors qu'il tapota de sa main libre les pognes enserrées autour de son bras de la belle brune.

- Vous pourriez commencer par éviter de me briser le bras, ne croyez vous pas ?

La chaleur de son accent transparut dans son phrasé, dont les consonances marquées ne laissaient nul doute quant à la nationalité de l'homme. Son regard se fit pétillant, amusé, charmeur en quelque sorte, alors qu'il se saisissait de la main de la jeune femme pour la porter à ses lèvres et y déposer un tendre baisé. Redressant la tête, il plongea son regard d'ébène dans les prunelles ambrées de la jeune femme, un sourire aux commissures des lèvres alors qu'il conservait les doigts de la jeune femme dans sa main. Il s'inclina légèrement pour la gratifier d'une révérence de cour royale, ajoutant son petit sourire de forban pour se donner une théâtralité presque ridicule dont le but était clair : faire sourire la jeune femme de l'Île aux Ours.

- Bien le bonjour, belle demoiselle, je me nomme Asafa Ferboys, de la Maison Ferboys, et je suis ravi de voir que vous me trouviez plus agréable que les autres...

Son sourire se fit plus grand alors qu'il semblait s'amuser de la scène. Même lorsque Alysane commença à défaillir, à cause de l'insolation la frappant, il conserva cet air léger et amusé et conserva la main de la jeune femme dans la sienne. Sortant une pièce de sa bourse, il la jeta à la marchande et se saisit d'un godet de terre cuite empli d'eau fraîche. Il le tendit à la jeune femme et l'observa, toujours souriant, boire goulument le contenu de son verre. Récupérant le godet par la suite pour le rendre à la marchande, il reporta son attention sur Alysane et l'observa en silence de longues secondes. Puis, toujours sur le même ton badin, dénué de sérieux, il la questionna.

- Dites moi, jeune demoiselle, vous devez savoir que nous n'aimons guère les étrangers à Dorne. Peu importe ce que notre Prince Maron Martell veut faire croire au monde, les Dorniens détestent littéralement le reste de Westeros. Ou, dans le meilleur des cas, ils n'en ont rien à faire. Mais toujours est-il que notre désir d'indépendance reste très fort.

Il se penche pour parler sur le ton de la confidence à la jeune femme, conservant sa main dans la sienne.

- Certains pensent que le Prince s'est prostitué en prenant pour épouse une Targaryenne, et que d'utiliser la plus grande faiblesse des hommes fut la seule solution qu'on trouvait les gens au Nord pour nous soumettre, vu que même les dragons n'ont pu le faire...

Il se redressa, toujours aussi souriant et léger, alors qu'il se mit en route, invitant la jeune femme à le suivre sans toutefois la contraindre par la force.

- Aussi, belle demoiselle, je doute que vous soyez une autochtone, n'est ce pas ? Je vous avoue que votre accent vous a trahi, de même que votre teint de peau si clair. D'ailleurs, vous n'avez l'air de guère supporter notre soleil, si j'en crois la rougeur de votre peau... Aussi, je vous demanderais ce qui m'empêcherait de vous clouer à la porte de notre château pour que les corbeaux se repaissent de votre chair brûlant au soleil ?

La question fut ainsi lâchée, accompagnée d'un sourire de charmeur, d'un regard pétillant de malice rappelant un enfant coquin et d'un ton aimable et amusé. De plus, l'homme restait avenant, ne laissant supposer à aucun moment qu'il ne comptait utiliser la violence, bien que ses mots semblaient indiquer le contraire... Il n'y avait pas à dire, les Dorniens semblaient être de bien étranges personnages. Après Rennifer Uller, Alysane rencontrait un tout autre type d'individu, qui ne manquait lui aussi de défier la norme à sa façon...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Alysane Mormont
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Message Mar 5 Fév 2013 - 15:47

     Alysane fronça les sourcils lorsque la main de l'homme se posa sur la sienne. Pour qui la prenait-il ? Une femme qui avait besoin qu'on la rassure en lui touchant la main comme si elle était une fleur fragile ? Son premier réflexe fut de retirer sa main, mais elle songea que faire preuve de grossièreté n'était pas forcément une bonne idée pour obtenir l'eau qu'elle attendait. Elle laissa donc sa main à sa place initiale, même si son regard montrait clairement au Dornien qu'il gagnerait à enlever la sienne. La pression de sa poigne se radoucit légèrement lorsque l'homme lui demanda à sa manière de ne pas lui briser le bras. Il avait une voix qui se montrait chaleureuse, très opposée à celle du Uller qu'elle avait rencontré nota-t-elle. La Mormont partait avec une bonne première opinion – occultant le tapotage de main – mais cette impression s'envola rapidement lorsqu'il osa déposer un baiser sur sa main. Son expression se rembrunit encore davantage, ses mains étaient faites pour tenir une hache et non pour être baisées comme celles d'une dame. Les belles paroles et le sourire charmeur du Dornien ne changèrent pas beaucoup à l'humeur de la Nordienne qui ne cachait aucunement les sentiments que ces gestes inspiraient chez elle : une chance qu'elle ait impérativement besoin d'eau, sans quoi elle n'aurait pas hésité à lui faire savoir ce qu'elle pensait de tout cela d'une manière assez brutale.

     Elle avait donc affaire à un Ferboys ? Une chance qu'elle ne se soit pas attaqué à lui ! Il fit preuve d'intelligence – ou de pitié – en payant une pièce à la marchande pour qu'elle lui donne un peu d'eau qu'il offrit à Alysane. Elle ne se fit pas prier pour vider d'un coup sec tout le contenu du bol en céramique avant de s'essuyer les lèvres du revers de la main en lui fourrant le godet vide dans mes bras. La Nordienne ne comptait pas se laisser faire l'aumône et elle allait rendre ce qui venait de lui être offert. Soutenant le regard de l'homme, Alysane l'écouta alors qu'il lui faisait savoir qu'ils n'aimaient pas les étrangers dans cette région. Elle avait cru comprendre oui, mais les histoires qu'ils avaient entre eux et leur suzerain ne la regardait pas, pour tout dire, elle s'en fichait même éperdument. Les affaires de la couronne ne l'intéressaient guère ! Lorsqu'il se pencha vers elle, la guerrière resta sur ses gardes sans le quitter des yeux alors qu'il poursuivait en parlant de son Prince d'une manière qui lui laissait penser que la famille Ferboys ne devait pas être une fervente admiratrice de la famille suzeraine de Dorne. Tant mieux pour eux ! Comme elle restait silencieuse, l'homme se détourna finalement en l'invitant à le suivre, chose qu'elle fit sans trop se faire prier. Si elle voulait acheter de l'eau pour voyager, il était préférable qu'elle soit en bons termes avec la maison qui vivait ici. Il présenta la suite des choses d'une manière qui empêchait la Nordienne de rester calme. Ses narines se dilatèrent légèrement sous le coup de l'agacement alors que son regard se glissait vers le visage de son interlocuteur. Il avait l'air d'un gamin, mais étrangement loin de la rassurer, cette remarque ne fit qu'ajouter à son irritation : elle n'avait aucun don avec les enfants.

     ▬ À tout hasard je dirais que si je vous arrache la langue avant que vous ne puissiez appeler à l'aide, j'ai une chance de m'en tirer. Elle glissa son regard vers lui. Je pourrais facilement vous empêcher de me nuire, je n'aime pas les menaces, même celles prononcées sur un ton aussi agréable que le vôtre. Elle souffla légèrement avant d'ajouter quelques mots d'un ton moqueur. De plus je serai surprise de croiser des corbeaux dans un tel endroit, vous devez avoir des animaux plus exotiques j'imagine. De plus, mon père me dit toujours que je suis insupportable, à mon avis vos animaux ne me digéreraient pas. »

     Comptait-elle réellement lui arracher la langue ? Pas franchement non, même si en l'occurrence elle n'hésiterait pas à se battre si cet homme comptait la dénoncer aux autorités pour qu'elle soit clouée sur leur porte. Une bien mauvaise décoration d'ailleurs, mais c'était là un autre sujet. Si Alysane avait eu confiance en venant ici, c'était avant tout parce qu'elle avait rencontré une Ferboys lors de son passage à Port-Réal, une femme d'une grande beauté qui n'avait pas manqué d'interpeller son attention lorsqu'elle avait remis un homme trop entreprenant à sa place. Était-elle ici ? Peut-être, mais il y avait peu de chances pour qu'elle se souvienne d'une simple Nordienne rencontrée dans une taverne. Soufflant d'un air toujours aussi irrité, la jeune femme enchaîna.

     ▬ Et vous ne m'apprenez rien, je sais que les étrangers ne sont pas les bienvenus ici, où croyez-vous que j’ai récolté ces blessures ? Elle désigna son visage d'un geste de la main. J'ai rencontré un homme, Rennifer Uller, peut-être le connaissez-vous ? Il comptait me tuer, mais après un combat, m'a laissé la vie sauve à condition que je regagne ma région. J'aimerais le faire, mais vous autres Dorniens vous semblez tout faire pour m'en empêcher. Le ton était accusateur et elle poursuivit sur la même lancée. Si vous comptez me tuer alors autant le faire tout de suite et m'épargner vos critiques, mais n'espérez pas arriver à vos fins facilement, je n'en ai peut-être pas l'air, mais je sais me défendre et vous ne me faites pas peur. »

     Son regard dur se posa sur le visage tanné de l'homme. Ce n'était pas forcément le meilleur moyen pour le persuader de ne pas l'attaquer, mais au fond la diplomatie n'avait jamais été sa tasse de thé. Autant entrer directement dans le vif du sujet pour ne pas perdre son temps, non ? Après quelques pas, elle détourna son regard pour se concentrer sur le chemin, lâchant de dernières répliques.

     ▬ Je me contrefiche des problèmes que vous avez avec votre suzerain, je serai venue même si Dorne était encore indépendante. De plus, j'avais rencontré une Ferboys à Port-Réal et elle m'avait été plutôt amicale, je pensais que c'était le cas de tous. Je viens du Nord alors ne me faites pas rire à me parler d'indépendance, ma région l'est tout autant que la vôtre. Pas exactement, mais aux yeux de la Nordienne, si. Et pour finir, ne m'appelez pas « belle demoiselle » je ne suis ni l'une, ni l'autre. Je suis une combattante de la maison Mormont, alors appelez moi Alysane. Son regard glissa vers lui. Et ne vous avisez plus de me baisez la main pour je vous arrache la langue pour de bon. »

     Là, ce n'était pas vraiment du bluff, elle avait toujours eu horreur que les hommes viennent coller leur bouche piquante sur sa main, la seule chose qu'elle tolérait, c'était lorsque son poing touchait leur visage. Mais étrangement, elle doutait que le Ferboys soit partant pour une telle rencontre.


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ © Le Chant des Druides, Manau
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Asafa Ferboys
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Message Jeu 7 Fév 2013 - 9:40

L'homme, devant les menaces de la jeune femme, ne put s'empêcher d'éclater bruyamment de rire. Il s'agissait d'un rire franc, non feint, empli d'une bonne humeur qui se serait voulue communicative si la demoiselle n'était pas dans un tel état de tension. Curieusement, il ne lâchait pas la main de la fille du Nord, avançant toujours comme s'il s'agissait d'un petit couple en promenade un jour de marché. Il posa à nouveau son regard d'ébène dans les prunelles de la virulente Alysane, et ce dernier était brillant suite à l'hilarité l'ayant frappée récemment. Il avait cet air de grand gamin profitant pleinement de la vie, insouciant et, il faut le dire, un peu déconnecté de la réalité. Soufflant pour reprendre son souffle, le visage barré par un large sourire, il poursuivit sur un ton badin, non pas moqueur mais clairement amusé.

- Allons bon, douce Alysane, Combattante de la Maison Mormont des Contrées Enneigées du Nord fort lointain Rougie par le Brulant Soleil de Dorne, ne croyez vous pas que je n'ai guère d'idée quant à votre identité ? Il est aisé de comprendre que votre métier n'est nullement la broderie, votre poigne puissante, vos épaules saillantes pouvant paraître quelque peu disgracieuses pour une dame, cette lèvre fendue et ces quelques hématomes, soulignant un échange plutôt violent que courtois, vos jolies mains...

Il passa tendrement son pouce sur les doigts de la jeune femme dans un sourire charmeur, comme l'aurait fait un amant à sa maîtresse dans l'intimité. De toutes évidences, il n'avait guère pris au sérieux les menaces de la jeune femme du Nord.

- Pleines de cales, de gerçures, de multiples petites blessures... Je me doutes bien que ce n'est absolument pas en cueillant de petites fleurs en compagnie de vos soupirants pour confectionner à votre mère de belles décorations de table pour le repas du soir qui vous verra recevoir les vœux de cet homme dont vous ignorez tout et qui souhaite se nicher entre vos cuisses...

Il jette au passage un regard amusé et suggestif sur la descente de hanches de la lady du Nord.

- Musclées pour y implanter ses futurs marmots que vous vous êtes fait cela... Savez vous où nous sommes ? Je vous le répète, dans le cas où vous l'auriez oubliée, à cause de quelques coups reçus ou d'un soleil inhabituellement ardent pour votre mémoire... Nous sommes à Dorne, lieu où les femmes sont plus mortelles que les hommes, les bêtes ou même les dieux. Sachez, ma douce et belle Alysane, que je ne suis ni idiot, ni fou. Et bien que je sois sûr de ma force et de mes capacités, je ne souhaiterais nullement me voir esquinter dans une querelle futile qui, de toutes les manières, vous serez funeste. Je suis plutôt beau garçon, et je souffre déjà de cette bien vilaine cicatrice entaillant mon front pour souhaiter me retrouver avec un nez cassé ou une arcade explosée suite à quelques enfantillages.

Il sourit à nouveau, se mettant en marche dans les petites rues de la cité Ferboys. Il marchait tranquillement, son sourire de canaille vissé au milieu du visage, évoluant au milieu d'une petite foule disparate de civils observant l'étrange duo d'un œil curieux. Quelques vieux étaient assis sur le parvis d'une maison, des enfants courraient dans la poussière de la rue, deux femmes portaient du bois en discutant tranquillement, bref, la vie semblait suivre son cours paisiblement dans la cité des Osseux, à peine troublée par le passage du drôle de couple.

- Réfléchissez y un instant, Alysane combattante de la maison Mormont. Vous vous battez avec moi. Outre la dimension certainement épique de notre affrontement qui saurait ravir vos dieux comme les miens, il y aura forcément un vainqueur et un vaincu. Si vous gagnez, vous vous êtes rendus coupable de meurtre à l'encontre d'un Ferboys, sur ses terres, et devant témoins...

Il désigne de sa main libre les badauds trainant dans la rue, souriant plein de malice. Le Géant des Osseux était visiblement connu en ville, et l'arrivée remarquée de la demoiselle laissa supposer qu'un éventuel affrontement entre les deux protagonistes ne passerait pas inaperçu.

- Vous ne ferez guère de vieux os. Et quand bien même vous parviendrez à fuir, il vous faudrait traverser les terres de nos alliés... Si vous survivez au désert. Deuxième solution, je gagne et, par chance, je ne vous fais pas passer de vie à trépas. Passablement énervé par votre incivilité, je vous rosse comme vous le méritez. Puis, dans ma grande mansuétude, je vous relâche. Au final, il vaudrait mieux pour vous me laisser gagner, je crois. Ou mieux encore, vous vous comportez en invité raisonnable et vous me faites le plaisir de partager un instant ma compagnie, comme le ferez quelqu'un de bien élevé. Avez vous faim, dame Mormont ?

L'homme se remit à sourire, ponctuant sa question d'une révérence purement protocolaire et tellement appuyée qu'elle en virait au grotesque. De toutes évidences, le Dornien Salé était un gai luron, un pitre se réjouissant à tenter d'arracher quelques risettes à son entourage, quand bien même ce dernier était une lady des lointaines et gelées plaines du Nord se trouvant être un peu tendue. Et s'il n'attendit guère de réponse, il se remit bien vite en marche.

- Ne vous en faites pas, la question était purement rhétorique, Alysane. Je vous invite dans la meilleure taverne de Ferboys à vous restaurer des meilleurs mets de tout Dorne et les vins les plus délicieux de Westeros. Ainsi, lors d'un repas courtois et empli de bonne humeur, nous pourrons prendre un nouveau départ vous et moi, et vous pourrez me parler de votre demeure, de votre rencontre avec ce vieux fou de Rennifer, les raisons de votre voyages à Dorne, votre rencontre avec cette Ferboys que je devine être ma cousine et enfin, me révéler vos faits d'arme que je devine être nombreux et glorieux.

Il sourit, se reculant un peu alors qu'il se trouvait désormais près de l'entrée de l'a taverne comme pour l'inviter à passer la porte. L'homme au teint halé et à la barbe finement taillée conservait ce sourire charmeur et ne semblait prendre toute cette histoire qu'à la rigolade, avec une légèreté candide qui le rendait soit terriblement attachant, soit incroyablement insupportable.

- Ou vous pouvez m'arracher la langue avec les dents comme vous l'énonciez, auquel cas, dame Alysane Mormont la combattante, j'aurai eu un réel plaisir à vous rencontrer...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Alysane Mormont
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Message Ven 8 Fév 2013 - 16:26

     Le rire de l'homme ne manqua pas de vexer Alysane, du moins durant un bref instant : elle s'imagina aussitôt qu'il était en train de se moquer d'elle. Mais force était de constater que cette hilarité semblait découler d'un amusement et non d'un désir de sa gausser d'elle. Dans le Nord les rires qu'elle entendait à son encontre, étaient rarement flatteurs. L'irritation de la demoiselle s'envola l'espace d'un instant, bien qu'elle grinçait toujours des dents à voir sa main « emprisonnée » dans celle du Ferboys. Ses mains étaient son gagne-pain, elle n'aimait pas que n'importe qui vienne les tripoter. Comme pour la défier encore un peu, l'homme lui donna du « douce ». Douce ! Quelle idée ! Elle n'avait rien de doux, que ce soit dans son caractère, dans son comportement ou même physiquement. Peut-être que cet homme était aveugle, c'était une possibilité. La Nordienne renifla bruyamment – et peu élégamment – lorsqu'il frôla ses doigts avant de continuer son laïus pour la regarder comme si elle était un animal qu'il comptait acheter. Enfin, ce n'était pas aussi vulgaire, mais aux yeux de la jeune femme, tous les regards qui n'étaient pas dirigés sur ses yeux ou ses armes étaient déplacés. L'entendre parler de ses cuisses n'était pas plus agréable aux oreilles d'Alysane qui commençaient tout doucement à s'échauffer et elle songea une fois de plus à lui fermer la bouche d'une manière assez brutale.

     Heureusement il changea lui-même de sujet en soulignant le fait que les femmes étaient plus mortelles que les hommes dans cette contrée. Elle le savait bien, c'était d'ailleurs en grande partie la raison de sa venue ici. Mais allez le faire comprendre à un homme qui devait être habitué à ne pas avoir à prouver sa valeur. Le côté buté d'Alysane l'empêchait d'envisager qu'Asafa puisse aussi avoir ses problèmes, elle s'imaginait être la seule à devoir prouver sa valeur. Avec les autres femmes combattantes bien sûr. Un comportement égoïste, mais familier pour elle. Toujours est-il qu'il osa déclarer qu'il ne doutait pas de ses capacités – faire comprendre qu'il pensait la battre sans difficulté – avant de déclarer qu'il ne voulait pas s'abîmer. Quelle drôle d'idée, espérait-il garder le même aspect toute sa vie ? Alysane s'en moquait bien – et cela se voyait d'ailleurs – elle avait beaucoup de difficultés à comprendre ce qu'il pouvait avoir en tête. De plus taxer un combat « d'enfantillage » n'était pas au goût de l'étrangère, comme beaucoup de choses d'ailleurs.

     Quoi qu'il en soit, il continua sa marche, embarquant en même temps la jeune femme qui se montrait toujours aussi silencieuse pour éviter de s'énerver et d'admonester le malheureux qui, au fond, ne faisait rien de mal. Il parla avec justesse en déclarant que si elle le tuait, elle risquait de gros ennuis, mais avec son air buté, la brune était sûre de pouvoir s'en tirer. Pouvait-elle compter sur l'honneur des Dorniens ? Bonne question ! Dans le Nord elle n'aurait pas hésité une seule seconde, mais ici.... Soufflant comme un phoque, la jeune femme ne manqua pas de manifester l'irritation que cette discussion provoquait en elle. Le pire, c'était qu'il avait une chance de gagner : elle était épuisée et n'était pas dans son élément, sans compter qu'il avait l'air musclé et entraîné au combat, signe qu'il devait savoir se servir d'une arme. S'il la maniait aussi bien que sa langue, inutile de dire qu'elle risquait gros. C'est pour cette raison qu'elle laissa tout filer alors qu'il l'invitait dans une taverne. Elle n'était pas contre cette idée, son ventre criait famine et elle avait encore et toujours envie de boire ! Décidant de mettre sa rancœur de côté pour l'instant, la Nordienne se contenta de regarder le Dornien qui lui faisait signe d'entrer dans la taverne. Elle s'attarda un bref instant le temps de lui répliquer quelque chose, ignorant le sourire toujours aussi charmant qu'il arborait : Alysane n'était pas femme à se laisser rouler et embobiner par de beaux parleurs !

     ▬ Si je vous arrache la langue, ce sera avec mes doigts, je ne mets pas n'importe quoi entre mes dents messire Ferboys. »

     C'était un beau mensonge, elle n'avait pas hésité à planter ses dents dans le bras du Uller tout comme elle avait déjà mordu le chien de son père lorsque celui-ci avait osé lui grogner dessus. Elle n'était pas vraiment à cheval sur la propreté dirons-nous. Mais c'était une simple provocation. La brune entra dans l'auberge, regardant autour d'elle en espérant que les ennuis n'allaient pas être au rendez-vous cette fois-ci. Sa patience fondait comme neige au soleil et sa migraine qui débutait n'allait pas aider à canaliser sa colère. Soupirant doucement de contentement en constatant que la salle était plus fraîche que l'extérieur, la Nordienne se dirigea vers une table au hasard avant de s'y installer. Elle leva les yeux vers le Dornien pour enchaîner de plus bel.

     ▬ Je me pose une question. Dans le Nord un défi lancé autorise les deux participants à tuer l'autre, si je vous avais défié et tué, aurais-je tout de même été condamnée à mort ? Il y a des règles inhérentes à ce type de combats, si les vôtres ne sont pas capables de tolérer la victoire d'un étranger, je ne vous cache pas que je perds beaucoup d'estime pour votre peuple. »

     Parler de cela à voix haute n'était pas forcément la meilleure chose à faire, les gens autour d'eux pourraient les entendre, mais ce n'était pas vraiment ce qui inquiétait la jeune femme. Elle ne comptait pas le défier bien sûr, mais c'était une question comme une autre. Une dame aurait peut-être demandé à Asafa s'il contait fleurette à chaque femme qu'il croisait, mais ce n'était pas le type de discussion qui intéressait la Nordienne. Cette dernière se débarrassa de ses affaires qu'elle portait toujours, les posant à côté d'elle et remuant légèrement son épaule pour la dégourdir un peu. Ses fourrures étaient toujours aussi bien surveillées et aucune n'avait été abîmées, elle en prenait autant soin que de sa hache, c'était dire. Après avoir remis son épaule en fonction, la combattant inspira en se laissant aller contre le dossier de son siège, son regard posé sur le Dornien.

     ▬ Vous avez dit « ce vieux fou de Rennifer » dois-je en conclure que vous le connaissez ? Étrange, mais j'ai du mal à imaginer que vous puissiez vous entendre avec lui. Vous n'avez pas vraiment le même type de caractère dirons-nous. Pas du tout même ! Quant à ma venue à Dorne elle n'est pas bien compliquée, je voulais voir ces femmes combattantes à l’œuvre et comprendre pour quelle raison est-ce qu'elles arrivent à se faire accepter alors que dans ma région, même si elles sont tolérées, les guerrières ne sont pas estimées. Pas à leur juste valeur du moins. Elle n'avait rien à cacher à ce niveau. Puis pour mes faits d'armes... Je ne sais pas s'ils sont nombreux ou glorieux, je n'ai jamais quitté mon île natale avant de partir pour ce voyage et je n'ai pas rencontré beaucoup d'hommes désireux de se battre contre moi. »

     À part quelques brigands cela dit, mais ils ne comptaient pas réellement. Une femme qui se battait n'apparaissait tout de même pas assez dangereuse aux yeux des étrangers pour qu'ils viennent se confronter à elle. Oh, elle ne s'en plaignait pas vraiment, la violence avait beau l'intéresser, elle n'aimait pas souffrir, mais Alysane avait espéré perfectionner sa maîtrise de la hache en se battant contre d'autres personnes. Ce ne serait visiblement pas le cas. Repoussant une mèche collante qui lui barrait le front, la Nordienne conclut.

     ▬ Vous avez donc une cousine ici ? La Ferboys que j'ai rencontré se prénomme Edarra, une femme d'une grande beauté qui vous plairait certainement. Enfin, sauf si c'est bien votre cousine. Elle n'osait pas imaginer qu'un homme pouvait regarder une femme de sa famille avec envie, même si les Targaryen ne se gênaient pas à ce niveau. Et que faisiez-vous en ville à part provoquer les étrangères et leur parler de manière déplacée ? Chacun sa vision du mot « déplacé » après tout. Elle renifla légèrement. Accordez-moi une faveur et cessez de me parler comme à une femme, imaginez que je suis un homme, ce sera préférable pour nous deux. »

     Ce ne serait pas très difficile vu son attitude, quant à la bande de contention qui lui enserrait la poitrine, la rendant presque inexistante, elle n'avait guère le corps d'une dame. Mais Asafa avait l'air d'apprécier l'idée de nager à contre-courant.


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ © Le Chant des Druides, Manau
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Message Mer 13 Fév 2013 - 14:06

L'homme au teint halé ne peut retenir une risette aux propos de la jeune femme, lorsque celle-ci fait référence au moyen qu'elle compte utiliser pour l'alléger de sa langue. Appuyant son propos d'un clin d’œil, il répond d'un ton badin, léger, dont il semble ne jamais se départir.

- Voilà qui est très sage, Alysane Mormont... Ma mère me le disait souvent, d'ailleurs, songer à conserver une bonne hygiène buccodentaire est primordial. (hrp : je nous auto-attribue la palme du dialogue le plus improbable pour ce magnifique échange ^^)

Voilà qui n'était pas une réponse banale, c'était le moins que l'on pouvait dire. Mais dans le même temps, le Ferboys avait gagné la réputation de n'être lui-même guère banal pour un noble. Ou pour quiconque, d'ailleurs. Il semblait prendre un malin plaisir à prendre à contrepieds les convenances et les attentes qu'on lui infligeait, ne se privant nullement pour dire ce qui lui passait par la tête, que le moment soit bien choisit ou non. Cela lui avait d'ailleurs causé quelques troubles, par le passé, avec quelques maris jaloux, quelques soldats zélés ou quelques parents outrés, mais il ne semblait vouloir en tirer une quelconque leçon. Le Géant des Osseux restait dans le fond qu'un enfant, drôle et insouciant, saisissant la moindre occasion pour s'amuser et ne prenant rien au sérieux. Certains en désespéraient, d'autres se réjouissaient du "spectacle" que pouvait leur livrer le Dornien salé et enfin, tous reconnaissaient que cette honnêteté et cette simplicité dans les échanges tranchaient véritablement avec les rapports qu'entretiennent les nobles entre eux. Et à n'en pas douter, cette "conversation" entre la bouillante lady des terres glacées du Nord et le sémillant noble à la barbe finement taillée autour d'un sourire de tous les instants défiait la norme protocolaire que des siècles de génuflexions imposées dans les hautes sphères avaient parfaitement rodé. Bien sûr, certaines personnes considéraient malgré tout Asafa avec méfiance, voyant ses simagrées comme autant de manipulations subtiles, comme un rôle que le Dornien se donnait. Néanmoins, il n'en était rien. Le noble de Ferboys était, en vérité, un joyeux drille. Tout simplement.

- Un défi ? Par la Mère Rivière, vous voulez me lancer un défi ?

Il se mit à sourire plus amplement, pénétrant dans l'auberge. Les gens observaient d'un drôle d’œil la jeune femme. Après tout, outre son unicité physique bien visible et son accent bien particulier, elle tenait des propos que d'aucun aurait qualifié de déplacé. Pas pour Asafa en tout cas, qui s'amusait véritablement au contact de la lady. Il lâcha finalement sa main pour la laisser s'installer

- Le défi n'a pas lieu d'être ici. Les codes de la chevalerie ne sont suivi que dans une petite partie de Dorne, principalement chez les descendants des Andals. Aussi, chacun se plie à la loi du seigneur sur son territoire. Et ici, on ne lance pas de défi pour régler un différent. Malgré nos apparences, nous ne sommes pas complétement des sauvages vous savez.

Conservant son sourire, il détailla la jeune femme lorsque celle ci retirait ses affaires pour s'installer à table. Difficile de dire s'il appréciait les formes, s'il jaugeait la demoiselle ou si, tout simplement, il cédait à sa curiosité de voir une femme du Nord.

- Vous me voyez désolé que vous perdiez ainsi de l'estime pour mon peuple pour quelque chose d'aussi dérisoire. Voyez plutôt cela comme une solidarité du sang de Nyméria, qui nous a permis notamment résister aux dragons eux-mêmes... Moins aux jupons des descendantes de leurs cavaliers...

Il leva alors un sourcil pour agrémenter son sourire, signe que la fierté des exploits passés de son peuple restait très vivace dans le cœur des Dorniens, en sus de la petite référence au rattachement de Dorne par des voix maritales. De plus, cela aidait aussi à comprendre leur farouche sentiment d'indépendance et leur position en retrait de la vie politique des Sept Couronne. Et peut-être était-ce aussi une petite provocation concernant son estime pour les Royaumes plus au nord, difficile à dire... Au final, cela n'était guère important. L'improbable duo était désormais installé à table et le Dornien au teint halé et à la barbe finement taillée héla une serveuse dans une sorte de patois local bien difficilement compréhensible pour la jeune femme. Certes, elle pouvait discerner des "ma jolie", quelques "meilleur vin" et "plat", ainsi qu'un "mon invité", mais tout ceci était énoncé avec un tel accent, entrecoupé de mots en argot local, que de saisir parfaitement les mots échangés relevaient de l'exploit. Nul doute qu'une voyageuse comme Alysane fut opposée à ce genre de situation dans d'autres lieux par le passé et que ceci ne devrait guère la désarçonner.

Reportant son attention sur sa nouvelle amie, le géant des Osseux écouta, l'air amusé pour ne pas changer, le subite déluge de questions que lui assénait alors la jeune femme. Il écouta religieusement les propos, son regard pétillant couleur d'ébène plongé dans les prunelles de la fille du Nord et il n'en décolla que pour remercier la serveuse qui apportait deux cruches, une remplie d'eau, la seconde de vin, ainsi qu'un plat en terre cuite de forme conique. Deux godets de terres cuites étaient également disposé sur la table, prêt à être utilisé. Lorsqu'elle en souleva le couvercle, un parfum enivrant de safran, d'épices et de sauces piquantes emplies l'air, révélant un plat de légumes variés tels que des carottes, des patates ou des courgettes, agrémenté de quelques morceaux de volailles. Le tout avait une teinte jaunâtre, signe que la cuisson avait été effectuée en sauce. Néanmoins, une fois servie, quelque chose ferait tiquer la jeune femme : l'absence de couvert et d'assiette.

- Avant de vous répondre, ma belle Alysane, je vous souhaite un bon appétit. Prenez garde, c'est chaud et surtout, c'est Dornien. Donc fortement épicé...

L'homme se mit à sourire à nouveau, presque moqueur, alors qu'il se saisissait d'un morceau de pain dont il se servit pour capter un bout de poulet, le portant à ses lèvres. Laissant échapper un frisson de plaisir, à peine surjoué, en prenant cette première bouchée, il se lécha les doigts et se resservit directement d'un bout de légumes.

- Par la Mère Rivière, qu'est ce que c'est bon ! Allez y, Alysane Mormont la Sauvage, prenez, c'est un régal ! Bien...

Alors qu'il avait encore la bouche à moitié pleine de légumes, qu'il dégustait avec un plaisir non dissimulé, il se lécha à nouveau les doigts pour se servir un verre de vin, détournant quelques instants son attention de la jeune femme.

- Je vais donc vous répondre. Oui, je connais Rennifer. Et non, je ne l'aime pas beaucoup. Même pour nous, Dorniens, qui sommes fous selon vos standards, cet homme est un malade mental. D'ailleurs, je m'étonne qu'il vous ai laissé en vie, après votre entrevue. Ce qui signifie que vous deviez être une sacré combattante, et que vous l'avez rossé plus qu'il n'a voulu l'admettre. Il me reproche une certaine légèreté de mœurs, je lui reproche une fascination morbide pour le passé. Mais bon, nous ne nous croisons guère, vous savez. Ensuite...

Il but une grande gorgée de vin, et se resservi avec ses doigts dans le plat.

- Ensuite, oui, Edarra est bien ma cousine. Et oui, elle est incroyablement attirante. Mais non, je ne partage pas sa couche. Enfin, je l'ai fait, mais nous avions à peine cinq ans, et nous jouions à la guerre contre les Barathéon, comme si nous étions en raid avec nos coursiers. Je doutes que cela compte, n'est ce pas ?

Il eut alors un regard moqueur, allant de paire avec son sourire de crapule. Tout en continuant le repas tranquillement, il poursuivit sur le même ton léger.

- En ce qui concerne les femmes combattantes à Dorne... Vous savez, il s'agit d'un héritage culturel très ancien. Pourquoi sont-elles acceptées alors que vous ne l'êtes pas ? Sans doute cherchent-elles moins le conflit envers les gens ? Sans doute que les hommes de ce pays sont plus lâches que chez vous ? Surement que les mères de nos mères se battaient déjà aux côtés des pères de nos pères, et que l'habitude a fait que... Je ne saurais dire, Alysane. Mais j'ai un frère qui est Mestre, et qui saurait surement mieux vous renseigner que moi en la matière... Quant à moi, et bien je surveille les étrangères bruyantes qui entrent dans nos cités sans crier gare pour agresser nos marchands et lancer des défis à tours de bras. Un métier à temps plein, malgré ce que l'on pourrait croire.

Il se mit à rire à cette phrase, visiblement satisfait de sa propre réponse. Il se servit alors un second verre de vin avant de poursuivre.

- Quant à vous considérez comme un homme, cela me sera fort difficile, vous savez. C'est vrai, si vous aviez eu un peu de poitrine et des épaules plus gracieuses, je vous aurais volontiers prise comme maîtresse...

Il sourit une nouvelle fois, prenant une gorgée de vin alors qu'il appréciait cette nouvelle provocation comme un jeu, visiblement.

- Bien, vous conviendrez que je me suis plié au jeu des interrogations pour satisfaire à votre curiosité. Aussi, je vous poserais une question à mon tour, Sauvage Alysane Mormont des terres Glacées Qui S'est Fort Éloignée De Son Foyer. Ne croyez vous pas que vos déboires ne sauraient autant être du au caractère irascible, fier, farouchement indépendantiste de mon peuple qu'à vos manières cavalières, irrespectueuses et autoritaires quand bien même vous n'êtes point chez vous ?

Un sourire taquin glisse sur ses lèvres alors qu'il porte le verre de vin à ses lèvres.

- Simple question...


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Dernière édition par Asafa Ferboys le Jeu 14 Fév 2013 - 9:22, édité 2 fois
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Message Mer 13 Fév 2013 - 19:33

     Lorsqu'il parla des chevaliers et des codes qui n'avaient pas lieu d'être, elle ne put s'empêcher de le dévisager d'un air chargé d'incompréhension. Les Dorniens ne possédaient donc réellement aucun honneur ? Le Nord avait bien moins de chevaliers en son sein que Dorne et pourtant les défis étaient tout de même existants, il s'agissait simplement des règles de l'honneur et aucunement de celles de la chevalerie. Mais apparemment l'homme face à elle ne devait pas vraiment connaître le Nord puisqu'il semblait s'imaginer que cette région était comparable au reste de Westeros. Plutôt que de répondre vivement, la Mormont resta silencieuse en se contenta de l'observer alors qu'il s'adressait finalement à une jeune serveuse qui s'en-alla bien rapidement pour s'occuper de ce qu'il venait de lui demander. Sans se départir de sa bonne humeur qui devenait irritante à force, Asafa répondit aux répliques de la Nordienne par un sourire. Puis la serveuse revint vers eux pour servir ce qui avait été commandé, Alysane fixa le plat face à elle dans un silence toujours aussi obstiné alors que son ventre lui se manifestait bruyamment. Cela faisait un bon moment qu'elle n'avait plus eu l'occasion de faire un bon repas et le fait que le repas soit épicé ne la dérangeait pas réellement. Dans le Nord ce n'était généralement pas le cas, mais sa bouche avait consommé des choses bien étranges depuis le début de son voyage alors des épices passeraient largement !

     Pas embarrassée pour deux sous par l'absence de couverts, la Mormont imita son vis-à-vis en attrapant de quoi manger pour le fourrer dans sa bouche. Elle ne se comportait pas comme une dame et ne mangeait pas comme telle non plus. Au fort des Mormont il arrivait fréquemment que la demoiselle se serve sans veiller à rester présentable et elle finissait bien souvent avec la bouche maculée de sauce et autres corps gras peu ragoûtants. Tant pis si elle offrait un bien piètre spectacle au Dornien, quitte à lui couper l'appétit, au moins cesserait-il de la dévisager comme si elle pouvait être une femme.

     Les réponses à ses questions arrivèrent enfin, alors qu'elle enfournait de quoi se sustenter, la jeune femme porta son regard sur le visage hâlé du Ferboys qui lui faisait savoir que le Uller qu'elle avait rencontré était considéré comme un fou même par les siens. Pas très étonnant ! Même si au fond, l'homme derrière les convictions l'avait agréablement impressionnée, il était campé sur ses positions et dans un sens, elle lui ressemblait un peu. En moins fanatique cependant. La discussion glissa donc vers la Ferboys rencontrée à Port-Réal et Asafa confirma qu'il s'agissait de sa cousine et non d'autre chose. La Mormont réprima une grimace lorsqu'elle imagina qu'il était possible que certains en viennent à de tels comportements. Même sur de tels sujets le jeune homme face à elle pouvait plaisanter ! Nul doute qu'il devait beaucoup embarrasser les femmes qu'il côtoyait. Enfournant de nouvelles bouchées qui ne parvenaient pas encore à calmer les cris de son estomac, elle resta concentrée sur ce qu'il expliquait à propos des femmes combattantes, comme quoi elles feraient partie d'un héritage ancien. Quel dommage que le Nord n'en possède pas un comparable lui aussi. La bouche pleine, Alysane ne répondait pas aux paroles de son interlocuteur, mais les regards agacés ou chargés de défi qu'elle lui lançait étaient suffisants pour exprimer ce qui lui passait en tête à ce moment précis. Ce ne fut que lorsqu'il la provoqua ouvertement qu'elle se décida à répliquer. La bouche encore à moitié pleine, la brune envoya devant elle quelques postillons mêlés à de la nourriture.

     ▬ Je croyais que les Dorniens aimaient les femmes de caractère ? Vous êtes bien compliqués ! Non, ce n'est en aucun cas lié à mon comportement si c'est ce que vous sous-entendez. J'ai traversé tout Westeros avant de venir à Dorne et l'on ne m'a menacé qu'une seule fois de mort en plusieurs mois. Je ne suis ici que depuis une décade environ et j'ai déjà récolté deux menaces de mort dont une a frôlé la réalisation. Le problème ne vient pas de moi apparemment. Elle parlait toujours sur le même ton buté. Je suis certaine que si j'étais aussi bronzée que vous et que je portais les mêmes habits que vos femmes, mon caractère serait parfaitement accepté. Osez me dire le contraire. »

     Elle le mettait au défi d'un simple regard. Son attention se déporta finalement sur la nourriture qui semblait parfaitement lui convenir, au moins une chose qu'elle garderait en bon souvenir. Enfin, c'était exagéré, Dorne lui plaisait beaucoup, excepté le fait qu'elle était traitée comme une paria alors qu'elle n'appréciait certainement pas davantage la Couronne que les habitants de cette région. Si les rôles avaient été inversés, elle aurait été ravie d’accueillir un Dornien sur l'Île-aux-Ours, mais malheureusement les choses ne tournaient pas comme elle l'avait espéré avant son départ. Après avoir humidifié son gosier à l'aide d'un peu de vin, la Nordienne reporta son attention sur son interlocuteur.

     ▬ Et je vous trouve bien présomptueux messire Ferboys, vous imaginez-vous que si vous désirez prendre une femme comme maîtresse, elle sera forcément consentante ? Les Dorniennes n'ont apparemment pas les mêmes goûts que les femmes du Nord je le crains. Je remercie donc les Anciens Dieux de ne pas posséder les atouts qui semblent vous intéresser chez les représentantes de mon sexe, je ne voudrais pas me mettre les Dorniennes à dos en leur volant leurs hommes. »

     L'idée était ridicule et le sourire qui flottait sur les lèvres de la Nordienne le prouvait clairement. Elle avait l'habitude d'être dévisagée par les hommes, mais certainement pas dans cette optique. Une femme capable de battre un homme faisait généralement rapidement retomber les envies qu'ils pourraient avoir. Apparemment les femmes combattantes étaient le meilleur moyen pour chasser le désir chez le « sexe fort », du moins de ce qu'elle avait remarqué. Après, il était possible que ce soit tout simplement elle qui puisse poser problème, possibilité qu'elle n'excluait pas, au contraire. Mais ne souhaitant guère s'attarder sur ce sujet, la jeune femme continua de plus bel.

     ▬ Voyez-vous, j'ai beaucoup apprécié de Rennifer. Peut-être que je l'aurais moins fait s'il m'avait tuée, mais j'admire les hommes avec de tels idéaux ! Quel dommage qu'il vive aussi loin de chez moi, sans quoi j'aurais certainement été retenter ma chance pour essayer de me faire accepter sur ses terres. J'ignore si je l'ai impressionné, mais en tous les cas, je ne suis pas mécontente d'avoir pu me confronter à lui. Même si elle en garderait des traces. Et comment se porte lady Edarra ? Nous n'avions pas beaucoup parlé à l'époque, mais j'ai gardé un bon souvenir d'elle, une femme noble comme il en existe peu, belle et dangereuse, même sans arme. Une chance pour vous que vous partagiez son sang et non sa couche, sinon je suis persuadée que nous n'aurions pas cette discussion. »

     Sous-entendait-elle qu'il aurait été trop aveuglé par ses épaules gracieuses et sa poitrine pour voir venir le danger ? Oui, clairement ! Les hommes pensaient tous avec ce qu'ils avaient sous la ceinture, elle l'avait remarqué tout au long de sa vie et plus récemment avec ce noble de l'Orage qu'elle avait croisé sur son chemin. Chassant ces pensées peu agréables de son esprit, la jeune femme laissa planer quelques secondes de silence le temps de manger encore un peu, promenant son attention sur les autres clients avant d'en revenir à son vis-à-vis.

     ▬ Et pour vous répondre, je ne cherche pas le conflit avec les gens. Je ne fais rien pour les déclencher et pourtant je semble les attirer. Peut-être est-ce tout simplement la faute des hommes ? Si les combattantes n'étaient pas sans arrêt raillées, elles seraient plus agréables à vivre. Elle plissa légèrement son nez avant de poursuivre. Voyez-vous, j'ai cinq autres sœurs qui ne combattent pas et pourtant, elles ont le même caractère que moi. C'est certainement la faute des hommes. C'est toujours votre faute en réalité. Soufflant doucement, elle termina sur une note plus agréable. Enfin, en partie. Cela dit, vous m'avez plutôt l'air d'apprécier les femmes quelles qu'elles soient. Vous me faites tout l'air d'être de ceux qui déshonorent les femmes à tour de bras.... Mais j'oubliais, l'honneur n'est bon que pour les chevaliers, vous devez enseigner cela à tous vos bâtards j'imagine ? »

     Léger haussement de sourcils alors qu'elle le regardait avec intensité. Nul doute qu'il devait en avoir quelques-uns, mais elle aurait été bien incapable de lui jeter la pierre : son père n'avait-il pas un bâtard lui aussi ?


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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Lun 18 Fév 2013 - 10:33

L'homme leva les sourcils, l'air à la fois surpris et amusé. A la vérité, on aurait dit qu'il feignait l'indignation, sans grand bonheur, son sourire de gamin vissé au milieu du visage trahissant qu'il n'était nullement choqué par les propos de la jeune femme du Nord. Au contraire, il semblait s'amuser de la situation, qu'il prenait visiblement avec légèreté. Portant sa main sur son torse, comme pour accentuer le côté dramatique de sa représentation, mais en augmentant uniquement son air grotesque, il répondit alors à la jeune femme.

- Pardon ? Vous me trouvez présomptueux et compliqué, ainsi donc ? Sans honneur ? Diantre, que de tares que vous m'infligez. Me voilà fort contrarié par la chose, ma dame... Moi qui ne cherche qu'à m'attirer vos bonnes grâces pour jouir de quelques risettes de votre part...

Il sourit à nouveau, reprenant un peu de nourriture, mais cette fois bien de son côté du plat, comme s'il craignait que quelques postillons de la demoiselle ait pu venir se nicher dans celui-ci. Le Géant des Osseux continua de manger alors qu'il écoutait les logorrhées de la guerrière de Mormont, prenant de temps à autre une gorgée de vin pour l'aider à mieux faire passer l'ensemble. Le Dornien Salé redressa alors les yeux, lorsqu'elle souleva l'idée qu'Asafa pouvait partager la couche de sa couche, et il ne put s'empêcher de sourire devant les allégations de la jeune femme. Allégations qu'il ne démentit pas, visiblement plus diverti qu'autre chose par les propos de la jeune femme. Alysane multipliait alors les invectives à son égard et, pour seule réponse, le Ferboys affichait cet air amusé, presque moqueur, de petite fripouille s'amusant devant les colères des adultes. Quand elle eut terminée, il se ressaisit d'une bouchée du plat désormais bien entamé, et après s'être essuyé les mains sur un linge prévu à cet effet, rempli à nouveau le verre de la Mormont, puis le sien, de ce vin sucré et très fort, caractéristique des chaudes contrées de Dorne. Après avoir porté le godet à ses lèvres, il laissa durer le silence quelques instants encore, plongeant son regard d'ébène dans celui de la jeune femme qui lui faisait face, qui lui tenait tête même avec tant d’aplomb.

- Alysane, Ô ma douce et tendre Alysane... Vous êtes réellement une personne bien particulière ! Incroyablement intéressante, à n'en pas douter, car tellement différentes des autres... Et à la fois si semblable. Votre complexité me fait bénir la Mère Rivière de vous avoir ainsi mise sur ma route. Je la remercie encore que ce bon vieux Rennifer ait adouci son cœur en vous laissant partir, et que votre caractère vous ai à ce point mis dans l'embarras pour vous jeter dans mes bras à n'en pas douter. Enfin, à mon bras, plutôt.

Il arbora à nouveau ce sourire charmeur, ajoutant dans son regard une pointe de provocation afin de titiller l’ire de sa nouvelle "amie". Il poursuivit, sur le même ton mielleux.

- Vous savez, ma dame, que vos propos sont absolument amusants, distrayants, m'offrant une échappatoire dorée à cette morne monotonie qui est la mienne en l'attente de mon futur mariage... Je vais prendre le temps de répondre à toutes vos interrogations, Alysane Mormont la Sauvage Guerrière Indomptable et Indomptée. Ne prenez pas ombrage, je vous prie, si mes manières ou mes mots vous bousculent quelque peu. Ils n'ont pas vocation à vous causer de tord, simplement à rendre votre prochain voyage à Dorne plus... Agréable car appréhendé de meilleure manière. Ce qui ne devrait être difficile, vu la manière dont celui-ci s'est déroulé...

Croisant les bras sur la table, il se pencha légèrement, comme s'il allait se prêter à quelques confidences secrètes. Son sempiternel sourire accroché aux commissures de ses lèvres cassait malheureusement l'effet dramatique de la chose, alors qu'il semblait vouloir lui révéler quelques uns des secrets les plus confidentiels de Dorne.

- Vous n'avez rien à voir avec les femmes d'ici, pour sûr. Ces dernières savent faire preuve d'un tant soit peu d'éducation. Bon, pas toutes, vous avez raison, mais la plupart en tout cas. Car vous êtes en permanence en conflit ouvert contre tout le monde. Votre agressivité envers les personnes vous entourant effraient sans doute du monde dans le reste de Westeros...

Il se penche encore plus, pour chuchoter cette fois.

- Mais ici, cela ne prend pas. Vous ne faites peur à personne, ma jolie Alysane...

Il se redresse pour s'appuyer sur son dossier, reprenant une posture normale pour une conversation. Sur son visage était encore accroché un large sourire, lui donnant un air de défi, de moquerie, mais faisant également ressortir une certaine tendresse à l'égard de la jeune femme.

- Comprenez bien. Je ne me permettrais nullement de juger votre histoire, ou votre peuple. Mais d'après ce que vous m'en dites, vous n'y êtes guère considérée. En tout cas, vos frères du Nord vous voient visiblement comme une bête de foire, une donzelle voulant jouer à la guerre et dévorant certainement goulument l'entre-jambe de ses comparses...

Une nouvelle gorgée de vin, terminant ainsi son godet qu'il reposa sur la table.

- Mais ici, vous n'êtes qu'une femme ayant choisie une voie comme une autre. Ce qui vous a causé tant de tracas dans notre contrée, outre la méconnaissance de l’irascibilité avérée et du rejet flagrant de tous ce qui vient de par delà les montagnes de notre peuple, c'est que vous avez conservé cette agressivité, certes salutaire dans vos froides contrées, mais qui est ici fort déplacée. Il est fort probable que si vous aviez été bronzée, ce qui aurait diminué malencontreusement le charme de ces rougeurs à n'en pas douter, vous n'auriez rencontré de tels problèmes. Néanmoins, nul doute que si vous aviez fait preuve d'humilité, de respect et j'oserais dire de prévoyance, en vous renseignant un peu sur Dorne, vos tourments auraient été moindres. Comprenez, ma dame, que les gens ici sont persuadés d'être meilleurs que le reste de Westeros, à tord ou à raison. Nous sommes les seuls à ne pas avoir courber l'échine sous les crachats des Dragons. Et certains pensent que nous sommes toujours de ce sang là. Ce qui fait de nous un peuple fermé sur lui-même, détestant cordialement le reste du monde. Alors imaginez, déjà qu'une étrangère se permet de fouler notre sable, cela hérisse le poil de certains, mais qu'en plus vous vous montriez à ce point prétentieuse et agressive, cela irrite pas mal de monde.

Il sourit à nouveau, faisant signe à la serveuse de venir à la table, avant de poursuivre.

- Je gage que Rennifer vous a apprécié également. Enfin, autant que Rennifer puisse apprécier quelque chose de non-dornien. Il accorde à la valeur martiale une importance capitale, ainsi qu'à l'honneur et à la fierté. Chose dont vous disposez en quantité, à n'en pas douter. Néanmoins, ne vous trompez pas : soit vous le tuez, soit il vous tuera. Rennifer n'aime que deux choses : sa famille et le sang. Il ne respecte que cela. S'il vous a laissé la vie sauve, c'est que vous l'avez impressionné. Mais un conseil, ne trottez plus sur ses terres. Il est cruel et colérique.

La serveuse arriva donc auprès du Ferboys et ce dernier reprit son comportement de charmeur. Il lui demanda alors d’apporter quelques pâtisseries et des fruits à la table, puis reporta son attention sur Alysane alors que la serveuse débarrassait le plat et les pichets.

- Ma cousine a été gravement blessée. Une attaque de félons à son encontre, au cours de laquelle j'ai hérité de cette bien vilaine balafre.

Dit-il en désignant son front.

- Et vous avez parfaitement cernée Edarra. Vous oubliez qu'elle est incroyablement ambitieuse, aussi. Je lui transmettrais vos amitiés, si vous le souhaitez. Notre... Sang, comme vous dites, est plus ouvert sur l'extérieur que la plupart des nôtres, sans doute appréciera-t-elle que son cousin ai sauvé la vie d'une noble du Nord, bien que celle-ci se montre bien ingrate et cavalière.

Il se remit à sourire. Un plateau fut apporté par la serveuse sur lequel se trouvaient plusieurs types de pâtisserie ainsi que quelques figues, dattes, oranges et autres pêches. Le repas avait été copieux et le goût prononcé des aliments l'avait rendu, au choix, délicieusement savoureux pour la jeune femme ou à l'inverse, écœurant. Le Géant des Osseux se saisit alors d'une datte qu'il mangea prestement.

- Je gage que les hommes sont responsables de tous vos problèmes, à n'en pas douter. Que voulez vous, nous sommes tous pareils, à travers les contrées. Nous sommes fiers, imbus de nous même et nous ne supportons que de dociles compagnes. Néanmoins, je suis certains que quelques uns en valent la peine. Ensuite, Alysane Mormont, je vous demanderais la chose suivante : pour mieux vivre avec ces derniers, n'est-il pas plus simple de changer vous même plutôt que chercher à imposer au monde entier vos idées ? Vous prétendez ne pas chercher le conflit mais vous me prêtez déjà des bâtards en pagaille et vous me traitez de porteurs de déshonneurs sur la gente féminine. Mais sachez, ma belle Alysane, que je n'ai jamais forcé qui que ce soit à faire quoi que ce soit. Chacun est responsable de ses actes ici bas, paraît-il... Quant à l'honneur... J'ai combattu aux côtés de bien des hommes honorables... Ils ne vivent guère longtemps. Je ne prétendrais guère vous donnez la leçon, Alysane Mormont des Froides Terres Éloignées du Nord Lointain. Je vous livre juste ma conception des choses, avec une gouaille certaine, je vous l'accorde, mais avec bien plus de sincérité que vous ne le pensez. Goutez aux figues, elles sont particulièrement succulentes.

Ponctua-t-il d'un ton léger, comme si tous ses mots n'avaient guère d'importance. Puis, il se pencha à nouveau, chuchotant à l'attention de la jeune femme.

- Et si vous m'offrez un sincère sourire, je vous fais préparer un sac emplis des meilleurs victuailles que j'aurais choisi moi-même. Vous voyez que l'on peut ne disposer de soi-disant aucun honneur et être une bonne personne... Après tout, qu'est ce que l'honneur, n'est ce pas ?

Il se redressa, arborant à nouveau son sourire de forban, alors qu'il se saisissait d'une petite pâtisserie ronde dans laquelle il croqua avec plaisir.


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Message Mer 20 Fév 2013 - 12:36

     Alysane avait peine à croire que son interlocuteur puisse réellement être aussi blessé qu'il voulait le prétendre. S'il espérait franchement la voir sourire, le pauvre risque de rester sur sa faim, elle n'était pas femme à sourire pour un rien. Les seules fois où elle arborait un air amusé se résumaient aux moments où elle pouvait coller une bonne correction à un homme trop vaniteux ou à une noble dame trop propre sur elle. La Mormont se contenta donc de soupirer en le regardant d'un air peu convaincu, puis enfourna une nouvelle bouchée. Le fait qu'Asafa souriait sans cesse avait le don d'irriter la combattante qui en venait à se demander s'il ne se moquait pas tout simplement d'elle, chose qu'elle ne pouvait bien évidemment pas admettre. Et c'était sans compter le fait qu'il se jouait d'elle à l'appeler par des petits adjectifs aussi déplacés que faussés dans le cas de la Nordienne, elle douce ou tendre, quelle drôle d'idée ! Toujours est-il que la brune ne prenait pas le fait d'être différente comme une mauvaise chose, bien au contraire, même si au final cela n'avait pas été son but lorsqu'elle avait décidé d'épouser le métier d'homme d'armes. La jeune femme se contenta de renifler d'un air réprobateur comme il parlait du fait qu'elle s'était jetée dans ses bras, préférant rester silencieuse plutôt que de répondre et aggraver la situation. Loin de se laisser démonter devant le mutisme de sa compagne de repas, le Ferboys enchaîna pour l'informer du fait que ses répliques étaient amusantes et lui permettaient de se divertir un peu et d'éviter la monotonie quotidienne. Il la prenait pour une bouffonne ? L'idée fit froncer les sourcils à la sauvageonne qui ne se priva pas de le dévisager avec dureté lorsqu'il s'approcha d'elle pour prononcer quelques mots sur le ton de la confidence. Il l'insultait une fois de plus – elle ne se privait pas de le faire de son côté cela dit – avant de se reculer toujours en souriant.

     Le fait qu'il la prenne pour une simple trouble-fête qui cherchait uniquement à se faire des ennemis l'agaçait autre qu'il la faisait douter. Dans son idée elle cherchait simplement à éloigner les imbéciles qui estimaient qu'une femme n'était bonne qu'à enfanter, mais en aucun cas à semer la terreur dans son sillage. Elle en aurait été bien incapable de toute manière, les chevaliers du Bief la prenaient davantage pour une bouffonne que pour une combattante de ce qu'elle avait cru constater. Alysane le laissa toutefois poursuivre son monologue tandis qu'il lui disait clairement que ses ennuis venaient uniquement de son comportement et non des Dorniens. Ce point, elle en doutait fortement. Il y avait fort à parier que si elle n'avait été qu'une donzelle en fleur sur les terres des Uller, le prénommé Rennifer l'aurait décapitée et aurait planté sa tête sur une pique pour décorer sa forteresse. Toujours aussi persuadée d'être dans le vrai, la Nordienne se contenta de dévisager le Ferboys tout en mastiquant avec une vigueur qui montrait que sa patience était depuis longtemps épuisée. La serveuse fut ensuite à nouveau appelée et le sujet changea, Alysane apprit que la cousine d'Asafa – et lui-même apparemment – avaient été blessés lors d'une attaque, mais qu'elle était encore en vie. C'était une bonne chose, la Nordienne aurait regretté qu'elle soit décédée. Avant de provoquer une dernière fois son interlocutrice, le Dornien aborda à nouveau le sujet des hommes pour émettre une fois de plus l'idée que la jeune femme devait changer de comportement. Elle fronça son nez avant de répliquer d'un ton toujours aussi cinglant, comme si les paroles du Ferboys agissaient à l'opposé de ce qu'il voulait dire.

     ▬ Dois-je comprendre qu'il faudrait que je devienne l'une de ses sottes nobles dames qui tombent en pâmoison devant les chevaliers et reculent ou s’aplatissent devant les hommes ? J'ai été éduquée pour devenir comme je suis, je ne vois pas pour quelle raison est-ce que ce serait à moi de changer pour être acceptée par les hommes. C'est plutôt à eux de revoir un peu leur manière de penser, les femmes ont suffisamment accepté leurs règles jusqu'à présent. Elle darda ses prunelles ambrées dans le regard de son vis-à-vis. Comprenez que je ne suis pas une personne agressive. Si je me suis comportée de la sorte avec vous et cette femme sur le marché, c'est uniquement parce que j'étais épuisée et que j'avais la gorge en feu. Je sais rester civilisée lorsque je suis en présence d'étrangers, je ne tiens pas à finir la tête au bout d'une pique. Elle mentait sans aucune honte, en réalité c'était même tout l'opposé de ce qu'elle disait là, mais la guerrière ne voulait pas donner raison à cet irritant personnage. Si les Dorniens se montraient moins racistes à l'égard des étrangers, peut-être que ces derniers feraient plus d'efforts aussi. Je n'ai aucun problème à agir de la sorte, mais il faut que la bonne intention vienne des deux côtés. Pourtant, Asafa faisait cet effort et elle non, mais elle ne comptait pas l'avouer. Et je ne veux pas faire peur à qui que ce soit. Je ne suis pas idiote Asafa, je me doute que je ne vais pas effrayer grand monde si ce n'est les enfants et les dames bien apprêtées. »

     Marquant une pause, elle se rinça le gosier avec le contenu de son verre avant de détourner son attention du Dornien pour regarder les environs. Même en étant en présence d'un Ferboys, la jeune femme s'attendait à voir débarquer la garde parce qu'elle avait eu l'audace de menacer une marchande du coin. Qu'allait-elle faire si cela se produisait ? Bonne question, mieux valait ne pas réfléchir à tout cela au risque de s'attirer le mauvais œil. La Mormont soupira doucement, puis glissa à nouveau son regard sur l'homme face à elle.

     ▬ Et je ne vous ai jamais accusé d'imposer votre présence aux femmes que vous fréquentez. Le déshonneur et les bâtards viennent même d'une relation consentante de ce que je sais. Elle haussa légèrement les sourcils, bien que ce n'était guère une question. Vous devriez vous sentir flatté et non vexé que je dise une telle chose, il faut peut-être comprendre que vous êtes bel homme et que les femmes sont promptes à vous ouvrir leurs draps. Mais si vous voulez le prendre comme une insulte, je n'y peux rien. Se moquait-elle de lui, ou était-elle sincère ? Bonne question, sans doute ne le saurait-il jamais. L'honneur revêt bien des aspects mon bon Asafa, tous les hommes de ce type ne meurent pas, j'en connais beaucoup et ils sont tous en vie. Comme son père ou son frère par exemple. Je suis heureuse de savoir que votre cousine a survécu, quant à votre balafre, considérez qu'elle vous permettra d'attirer l'attention des femmes. Edarra a-t-elle était grièvement blessée ? Je crois savoir qu'elle devait rejoindre un jeune chevalier dans le Conflans lors de notre dernière rencontre, j'espère qu'elle en a eu l'occasion avant. »

     Alysane croyait se souvenir d'un jeune homme originaire de Dorne qu'Edarra souhaitait rejoindre à Salvemer où il combattait contre les Fer-nés, mais depuis lors, leurs chemins ne s'étaient plus croisés et les jeunes femmes n'avaient donc guère eu l'occasion de discuter à nouveau. Il était même fort probable que la Ferboys ait oublié sa rencontre avec la Mormont, chose qui ne vexerait pas vraiment cette dernière cela dit. Après avoir goûté aux fruits conseillés par Asafa, la Nordienne reprit de plus bel.

     ▬ Quant à Rennifer, je me doute parfaitement qu'une nouvelle rencontre pourra se solder par la mort de l'un de nous deux, mais peu me chaut, je n'ai pas peur de perdre un tel combat. Même si elle n'avait jamais tué d'humain, la Mormont avait l'habitude de voir mourir les gens et dans sa naïveté, elle s'imaginait pouvoir donner la mort sans difficulté. En ce qui concerne mon sourire, j'espère que vous n'avez pas trop d'espoir, je n'achète pas mes provisions avec ce type de choses, mais plutôt avec les pièces de ma bourse. Elle lui décrocha un regard légèrement moqueur avant d'enchaîner. Parlez-moi donc un peu de vous messire Asafa ! N'avez-vous donc aucune épouse ou aucun enfant qui vous attendrait impatiemment chez vous ? »

     Elle avait suffisamment parlé d'elle, à son tour de passer sur le grill !


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Message Mer 27 Fév 2013 - 9:20

Au contraire d'une Mormont bien taiseuse et renfrognée, le Ferboys conservait cette attitude jovial et légère, visiblement heureux de passer ce moment si particulier avec une personne si... particulière. L'opposition pouvait paraître frontale, mais à la vérité, si l'on pouvait comparer leur discussion à un duel à l'épée, Asafa semblait prendre plutôt un malin plaisir à se dérober aux piques lancées par la femme du Nord pour tenter d'utiliser son élan pour la déséquilibrer. Et si cette dernière redoublait de fureur, le Dornien, lui, continuait de danser, refusant le combat frontal pour continuer à titiller et entretenir la fureur de la demoiselle avec une malice certaine. Et vu l'air de fripon qu'il arborait alors, il semblait avoir repéré une nouvelle faille dans les attaques de la jeune femme sur laquelle il se préparait à plonger avec plaisir et sans retenue. Il se redressa sur son siège, ses yeux se plissant légèrement alors que son sourire se faisait plus grand, laissant apercevoir ses dents, alors qu'il croisait les bras sur son torse. Écoutant en silence les logorrhées de la jeune femme, il continuait de l'observer avec une attention presque chirurgicale, comme s'il était plus concerné par la guerrière du Nord plutôt que par son propos. Une sensation qui se dissipa lorsque la jeune femme termina son propos, questionnant le Géant des Osseux sur sa propre histoire. En effet, le Dornien Salé, conservant toujours la même posture, haussa les épaules et, sans se départir de son sourire, répondit immédiatement à Alysane.

- A la vérité, non. J'ai été promis que très récemment à une lady de nos contrées de sauvages racistes et intolérant (hj : à voir si cela correspond au niveau de ta timeline, je pensais que ça se situait peu de temps après l'attaque de la troupe Ferboys mais bien avant que je parte pour le Grès... Dis moi si tu veux je corrige). Sa peau est brune, bien plus que la mienne, et ses yeux verts émeraude. Mais je ne la connais presque pas. Cela fait si longtemps que je ne l'ai vu, entre temps, la pauvre a perdu son précédent époux qui l'a laissé veuve et sans enfants.

Il s'avance, posant ses coudes sur la table, le regard toujours rivé sur la jeune femme, sans visiblement se soucier si cela pouvait la mettre mal à l'aise, car il l'a fixé même lorsque celle-ci regardait ailleurs. Difficile de dire si le Ferboys plaisantait encore, mais il semblait prendre réellement cette affaire à cœur, son ton étant moins badin qu'à l'accoutumée. Même si cela était à prendre avec pincette, vu le caractère sémillant du personnage. Il reprit par la suite avec un enthousiasme retrouvé, se collant à nouveau contre le dossier de la chaise après s'être saisi d'un fruit.

- Quant à une descendance, je n'en ai point à déclarer ! Et pourtant, la Mère Rivière sait que je m'y attèle de bon cœur...

Il lança une nouvelle oeillade de forban à la jeune femme, dont le but était clairement de la faire enrager. Si elle avait connu une enfance partagée avec d'autres enfants, sans doute qu'elle reconnaitrait finalement dans les manières du géant des osseux quelques tics de chérubins farceurs. Il croqua alors goulument dans son fruit, le terminant en deux petites bouchées. Alors que le repas se terminait, il sortit quelques pièces qu'il jeta sur la table et se redressa. Tendant sa main à nouveau, son sourire de canaille greffée au milieu du visage, il l'invitait par ce geste à le suivre à nouveau.

- Si vous voulez vous donnez la peine, madame. Avant de vous laisser repartir, j'aimerais tenter une dernière chose pour vous faire changer d'avis sur les Dorniens...

Ne prenant d'ailleurs guère le temps d'attendre une réponse, il se mit en marche vers la sortie, incitant la noble sauvageonne à se lancer à sa poursuite. Et il ressortit dans la rue, où la chaleur avait grimpée d'un cran, rendant l'atmosphère étouffante d'autant plus que la fraîcheur était appréciable dans l'auberge. Après un instant de réflexion où il scruta la rue, semblant chercher quelques souvenirs dans son esprit, il se remit en marche, avançant par grandes enjambées comme si le temps lui manquait.

- Venez donc, ma douce et belle Alysane. De toutes façons, si vous ne venez pas, vous allez déclencher une émeute... A moins que ce soit ce que vous cherchiez, non ?

Il se dirigea vers une première échoppe, qui exposait une multitude de tissus accrochés aux plafonds et sur les murs. Plusieurs marchands se trouvaient dans la petite rue qui était fort bruyante car bondée. Les gens passaient, s'arrêtaient devant les étals, discutaient, les marchands hélaient les badauds et tout ce joyeux bazar ne semblait pas se soucier de la chaleur qui plombait l'atmosphère. Quelques œillades dédaigneuses étaient jetées à la jeune femme du Nord, quelques regards interrogatifs également, mais dans l'ensemble, l'indifférence régnait, chacun étant occupé à mener sa propre vie. Asafa, quant à lui, discutait joyeusement avec la Mormont, palpant les tissus et observant de temps à autre la jeune femme, la détaillant de haut en bas avec un sourire charmeur sur les lèvres.

- Tout d'abord, ma belle et virulente Alysane des plaines enneigées du lointain Nord, je ne vous ai nullement pris pour une idiote. Sachez le. De plus, je ne vous ai nullement encourager à renier ce que vous êtes, à savoir une fière et orgueilleuse guerrière. Néanmoins, je ne saurais vous encourager à... Comment dire... Mettre un peu d'eau dans votre vin ? Vous prétendez avoir également été mal perçue par les chevaliers du Bief. Vous me dites ne pas être bien perçue par les guerriers de votre contrée. Et ici même, vous avez connu quelques déboires.

Le Dornien salé se mit à sourire, puis retourna son attention sur un petit drap de couleur beige, avec quelques motifs bruns brodés sur les côtés. Il laissa quelques pièces au marchand et se remit en marche dans la ruelle, continuant de discuter avec légèreté.

- N'y voyez vous pas un dénominateur commun ? En tout cas, je vous concède que les Dorniens sont racistes. Néanmoins... J'ai un peu voyagé, vous savez. Et mon beau halé ne m'a pas toujours été un atout. D'après ma maigre expérience, je crois que le monde entier est raciste à vrai dire. Et même si je n'apprécie guère cela, je le comprends aisément : le monde est dangereux et cruel, et pour se protéger mutuellement, les gens se rapprochent de leurs familles, de leurs amis, puis des gens dont ils savent qu'ils partagent des valeurs avec eux. Résultat, ils restent entre eux, ne voyagent que peu car sortir de chez soi revient à s'exposer au danger. Et donc, les seuls contacts que ces gens ont avec l'extérieur est celui du fracas des armes et de la guerre. Comprenez, quand vous êtes Dorniens, que vous n'avez jamais vu que des Dorniens, et que la seule fois que vous rencontrez un étranger, il chevauche un dragon et il brule votre cité et votre famille, cela n'incite guère à la confiance. Donc, les amalgames vont vite, et on met tous les étrangers dans le même panier. Pour ma part, je comprends que les demoiselles du Bief craignent les Dorniens. Nos cavaliers viennent piller leurs fermes, tuer leurs maris et certains même les violent. Tout le monde est responsable de cette situation, et c'est pourquoi les quelques élus à faire preuve de l'ouverture d'esprit nécessaire pour accepter l'autre sont condamnés à se heurter à la farouche résistance de nos contemporains... C'est tragique, n'est-ce-pas ?

Alors qu'il discutait avec une légèreté tranchant littéralement avec la gravité de ses propos, il pénétra dans une échoppe qui semblait vendre des tuniques, des chausses et autres tenues plus ou moins exotiques, et toutes étant typiquement dornienne dans leur coupe.

- En tout cas, votre sollicitude à mon égard, concernant votre reconnaissance de mes charmes me flatte, gente dame. Je vous remercie également de vous soucier de la santé de ma cousine. Elle devrait bientôt aller mieux, je l'espère. Et en effet, elle devait rencontrer son futur époux, Ser Oberyn Dayne. Un des rares chevaliers de Dorne. Blond, la peau pâle. On les appelle "Rocheux", à Dorne. Ils vivent surtout le long de la frontière du Bief. Quant à votre prochaine rencontre avec Rennifer... Prenez garde. Vous vantez les vertus de l'honneur, mais Rennifer est un véritable tueur. Au combat, l'honneur est bien souvent un handicap, et il a fait couler le sang de tant de chevaliers honorables par le passé qu'il vaudrait mieux que vous soyez prête à manquer d'honneur pour survivre. Oh ! Celle-là sera parfaite...

Il se saisit alors d'une tunique, de la même couleur que le chech qu'il avait acheté précédemment. Le tissu était léger mais de bonne qualité, et semblait particulièrement travaillé. Ensuite, il se saisit d'une robe particulièrement échancrée, de couleur orange vif, et laissa quelques pièces au marchand avant de se retourner vers la jeune femme, un sourire de canaille vissé au milieu du visage.

- Et voilà pour vous, ma belle Alysane. Je vous ai pris un chech pour vous protéger du sable et une tunique pour mieux supporter les affres du soleil. Et ainsi vêtu, tout le monde vous prendra pour une Rocheuse et nul ne vous ennuiera. Et je vous ai également pris une belle robe typiquement de chez nous... Au cas où vous ayez un jour l'envie de la porter. Ou vous pourrez l'offrir à une amie.

Il se mit à sourire de plus belle.

- Bien, vu que votre bourse ne peut rien acheter ici bas, rechignez vous toujours à m'offrir ce sourire alors, avant que je vous guide pour acheter ces fruits ?


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Message Mer 27 Fév 2013 - 13:24

     Le fait d'être promis à quelqu'un ne changeait pas grand-chose aux yeux de la jeune femme. Elle considérait toujours que même le mariage n'engageait à rien : la preuve, son père avait bien eu un bâtard alors qu'il venait d'épouser sa mère. Mais elle ne tenait pas vraiment à débattre sur ce sujet encore des lustres et se contenta de plaindre la jeune femme qui devrait tenir son futur époux en laisse. Il était peu probable qu'elle y parvienne. Alysane soutenait le regard de l'homme, pas gênée pour deux sous qu'il la fixe comme si elle était une fête de foire : il en fallait bien plus que des regards scrutateurs pour la troubler. Après tout, ce n'était pas comme si elle passait inaperçue depuis qu'elle avait quitté sa région natale.... La Mormont se contenta de pincer les lèvres en signe de contrariété lorsque le Ferboys s'amusa à sous-entendre qu'il essayait souvent de semer ses bâtards à travers tout Westeros, mais ne répondit rien. Il n'y avait rien à répliquer à une telle déclaration, elle ne faisait que convaincre la demoiselle qu'elle avait raison en pensant que l'homme finirait par rendre son épouse folle.

     La Nordienne se contenta de glisser quelques fruits dans sa main au moment où son interlocuteur lui fit comprendre qu'ils partaient, mais elle ne tendit pas sa main cette fois-ci. Après tout, elle était bien assez grande pour pouvoir marcher seule et il ne s'en plaindrait pas. Les paroles qu'Asafa prononça étaient tout de même assez intrigantes, dans l'esprit de la jeune femme il était peu probable qu'elle puisse vraiment changer d'avis quant à leur peuple, du moins celui qui vivait à Ferboys, mais puisqu'elle n'avait rien de mieux à faire, la brune lui emboîta le pas. La manière dont il l'avertit qu'elle risquait de déclencher un nouveau mouvement de foule ne fit que la persuader du fait que les Ferboys étaient des rustres et que les habitants de cette ville étaient plus racistes que les Fer-nés. Venant d'une personne comme Alysane, ce n'était pas un compliment vu l'estime qu'elle avait pour les habitants des Iles de Fer.

     S'efforçant de ne pas entrer dans le jeu du Ferboys, la Nordienne se contenta de lui jeter un regard mauvais lorsqu'il la détailla du regard, histoire de lui faire comprendre qu'il pouvait parler sans avoir besoin de l'inspecter comme il le ferait d'une jument qu'il comptait acheter. Cependant cette tentative ne sembla pas porter ses fruits, le Dornien continua à lui donner de prétendus conseils en relevant une fois de plus les déboires que la jeune femme avait eu par le passé. Sa patience arrivait à son terme, palabrer sur ce sujet commençait véritablement à la fatiguer, pour ne pas dire l'irriter. Chaque fois que le Ferboys ouvrait la bouche, c'était pour sous-entendre que le problème venait d'elle alors qu'Alysane lui avait clairement expliqué que c'était le machisme des hommes qui coinçait. La preuve, ses sœurs qui possédaient le même caractère qu'elle, mais sans se battre à la hache, n'avaient aucune difficulté à être acceptées par les hommes du Nord. La preuve que le problème ne venait pas de son caractère non ? Elle souffla simplement aux paroles de l'homme avant de répliquer d'un ton impatient.

     ▬ Les Dragons ont disparu depuis bien longtemps, vous n'allez pas me faire croire que c'est parce que dans le passé Dorne a été en guerre avec les Targaryen que vous détestez les étrangers ! Elle roula des yeux. Dans ma région, l'on considère qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Si votre peuple veut vivre en autarcie et cracher au visage des étrangers et bien tant pis pour lui. Je n'irai plus me perdre dans des villes comme ici et je ciblerai mes pas sur les forteresses moins ancrées dans leur passé. Elle pinça des lèvres avant d'ajouter quelques mots. Très peu de Bieffois en veulent encore aux Dorniens comme votre peuple en veut au reste de Westeros. Pourtant, dans l'affaire ce n'était pas Westeros le méchant. »

     Oui, elle disait clairement que les problèmes venaient des Dorniens et Asafa aurait certainement été bien incapable de la contredire. Au fond, cette discussion tournait en rond et Alysane doutait qu'elle puisse arriver à quelque chose de constructif avec lui. D'un geste de la main – accompagné d'un regard contrarié – elle se contenta de chasse le sujet de la discussion. Le regard ambré de la Mormont suivait le Ferboys tandis qu'elle se demandait ce qu'il faisait à amasser plusieurs vêtements, à croire qu'il comptait refaire sa garde-robe. Haussant légèrement les sourcils, l'impatiente demoiselle le regarda d'un air un peu moins hostile lorsque le sujet glissa vers la santé de lady Edarra. Dans le fond, l'irritation de la Nordienne n'était pas dirigée contre Asafa, disons simplement qu'elle manquait cruellement de maturité et qu'elle avait tendance à devenir agressive lorsqu'elle ne pouvait pas avoir le dernier mot. Seulement ce point, le Dornien ne pouvait pas le savoir et c'était pour cette raison que la guerrière préférait changer de sujet avant que les choses ne dérapent et qu'elle se retrouve pour de bon avec la tête au bout d'une pique. Au moins la Ferboys se portait relativement bien, c'était déjà une bonne chose. Lorsque le Dornien parla du chevalier qui était censé épouser Edarra, la Mormont se souvint que c'était effectivement ce dont elle avait discuté avec la jeune femme lors de leur dernière rencontre. Quel dommage qu'une femme au caractère aussi fort que la noble décide d'épouser un homme qui a épousé les préceptes de la chevalerie ! Alysane laissa Asafa s'approcher d'une tunique qui semblait avoir marqué son attention, avant de répondre.

     ▬ L'honneur peut exister de bien des manières. Et au fond, que je me fasse tuer par Rennifer où non ne vous importera pas vraiment, je doute que nos chemins se croisent à nouveau à l'avenir et vous ne le saurez certainement pas. »

     Elle ne prenait pas les paroles du jeune homme pour de l'inquiétude, mais s'il y avait bien une chose que la Nordienne ne supportait pas, c'était que l'on se soucie de ce qu'elle pouvait bien encourir comme risques. Alysane restait persuadée que le Dornien était aimable avec elle parce qu'elle lui offrait l'occasion de sortir de ses habitudes, mais dans le fond, il était peu probable qu'ils se revoient à l'avenir. Lorsque le Ferboys ramassa une robe qu'il acheta, la jeune femme en vint à se demander s'il n'avait pas des habitudes étranges pour vouloir s'acheter de tels atours, mais lorsqu'il lui fit savoir que c'était pour elle, la jeune femme ne dissimula pas sa surprise. Ce n'était pas tous les jours qu'elle avait droit à de telles attentions et encore moins avec de tels présents. Habituellement c'était des fourrures prélevées sur des animaux tués lors des chasses ou encore des armes. Décidément, ce Dornien était bien surprenant. Elle grimaça légèrement lorsqu'il émit l'hypothèse qu'elle puisse porter la robe qu'il avait sélectionnée en dernier, puis après sa dernière réplique, se contenta de le regarder dans les yeux.

     ▬ C'est très aimable à vous, mais vous n'étiez pas obligé. Concernant la robe, je la réserve pour ma sœur cadette, je n'ai ni l'envie, ni le physique pour porter de tels atours. Son corps avait été abîmé par les entraînements et par le froid, même si Meera, sa petite sœur, était elle aussi du Nord, elle veillait beaucoup plus à conserver sa beauté intacte. Après avoir pris ce qu'il lui tendait, elle poursuivit. Mais j'insiste pour que vous me disiez comment vous rendre ce que vous venez d'acheter. Et je n'entends pas par un sourire ou quelque chose de similaire, j'aime payer mes dettes avec des espèces sonnantes et trébuchantes. Sans quoi elle n'accepterait pas ce qu'il venait d'acheter, question de fierté. Vous insistez toujours autant pour obtenir des sourires des femmes que vous croisez ? Le mien ne sera pas réellement sincère si je me force. »

     Elle haussa finalement les sourcils dans un air interrogateur, mais décida de lui accorder ce qu'il demandait puisqu'il semblait tellement insister à ce sujet. Que pouvait-il gagner à la voir grimacer un semblant de sourire ? Bonne question ! La jeune femme essaya de songer à quelque chose qui l'avait particulièrement amusée par le passé et arrêta son choix sur une correction qu'elle avait donnée à Jorah avant de quitter son île natale. Un bref sourire passa sur ses lèvres qu'elle força un peu pour le rendre plus visible. Au fond, c'était plus proche d'une grimace que d'un réel sourire, mais elle adoptait si rarement cette expression que l'exercice était très dur pour elle. Asafa devait certainement se demander à quoi il avait affaire, de quoi s'interroger sur la capacité sociale qu'elle possédait, mais c'était sans importance, elle avait déjà eu l'air bien plus ridicule par le passé.

     ▬ J'accepte uniquement votre aide si vous me laissez vous payer ce que vous payez aux marchands. Sinon je vous rends ce que vous venez de me donner, repas compris, puis je quitte Ferboys sur-le-champ. Vous aurez ma mort sur la conscience, à vous de décider. »

     Oui, elle menaçait clairement de vomir le repas qu'elle venait de faire pour ne rien lui devoir. Bien sûr, ce n'était pas ce qu'elle comptait faire, mais peut-être que l'idée de voir un tel spectacle allait dissuader le Ferboys de refuser sa demande légitime. C'était une question de fierté, sans quoi elle se sentirait humiliée d'avoir été aidée sans rien avoir donné en retour. L'honneur avait plusieurs visages et celui de la Nordienne n'était pas forcément beau à voir.


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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Jeu 7 Mar 2013 - 13:40

Le Ferboys ne se départit pas un seul instant de son sourire. Il observait la jeune femme de ses prunelles ébènes en affichant un air à la fois amusé et charmeur, résolument avenant. Elle chassait le sujet du racisme des différentes peuplades en appuyant sur la responsabilité des Dorniens. Visiblement, il trouvait très cocasse et ne se cacha pas pour le montrer. Secouant la tête toujours aussi souriant, il poursuivit.

- J'espère que vos prochains voyages se passeront mieux, dans ce cas, belle et sauvage Alysane.

Avant de l'écouter se prononcer sur sa conception de l'honneur et de son utilité dans le monde, puis sur son sort probable face à Rennifer, arguant qu'il n'en aurait rien à faire en fin de compte. Il prit un air faussement choqué alors que la jeune femme le dévisageait toujours, se trahissant par cet air jovial qui le caractérisait.

- Allons bon, me prenez vous donc pour un goujat sans cœur ? Rennifer laissera pourrir votre carcasse au soleil, très certainement, bien entendu que j'en prendrais ombrage. Je ne perds pas espoir à pouvoir adoucir votre jugement envers mon peuple, Belle Guerrière... Car je compte bel et bien vous revoir, ma dame, mais je vous en parlerais plus tard. Continuons, je vous prie.

Il ponctua sur un sourire énigmatique avant de poursuivre ses achats. Alors qu'il lui offrait ces quelques présents, elle se montrait réticente à ses offrandes et le questionnait sur le moyen de le payer en retour, sous la menace de ne pas accepter ses cadeaux. Pire, elle semblait même chercher à l'intimider en lui faisant comprendre qu'elle lui régurgiterait littéralement sur les bottes. La chose lui tira une risette amusée, teintée d'un effroi surjoué, alors que le Géant des Osseux semblait ne pas en croire un mot. Pourtant, lorsqu'elle lui offrit un sourire, un peu disgracieux au départ puis bien plus élégant par la suite, il inclina la tête, se penchant et ponctua son mouvement d'une révérence légère comme pour acquiescer au propos de la jeune femme. Tout en se redressant, il afficha son sempiternelle sourire et s'avança vers la jeune femme, l'air toujours aussi avenant.

- Et bien, vous voyez que vous pouvez m'accorder quelques risettes. Cela vous a t-il causé quelques douleurs ? J'espère que non, car pour moi, ce fut un réel plaisir de vous voir ainsi sous ce jour nouveau, souriante et joviale Alysane Mormont des lointaines plaines du Nord. A n'en pas douter, je gage que vous gagneriez à vous faire voir sous ce jour-ci, bien des hommes au jugement hâtif à votre égard se trouveraient bien vite désarmé par votre joli minois, et vous pourriez ainsi les frapper plus aisément en plein cœur. A moins que vous ne trouviez ça également trop fourbe, auquel cas je chérirais le souvenir d'avoir pu bénéficier de votre fugace sourire...

Il se remit en route, invitant la jeune femme à continuer de le suivre. Le regard posé sur elle, il continua son propos, rebondissant sur les dernières paroles de la femme du Nord.

- Par la Mère Rivière, je refuse d'avoir votre mort sur la conscience, soyez en sûr. Ainsi donc, vous ne saurez accepter un cadeau, exigeant d'entrer dans un processus d'échange plutôt que de don avec moi ? Fort bien... Faisons ça à la Dornienne je vous prie, dans ce cas...

Il se remit à sourire et se dirigea alors vers quelques échoppes vendant des figues, des dattes et autres fruits locaux. Poursuivant le dialogue, il choisissait quelques fruits, les tâtant, les reniflant pour en choisir les meilleurs.

- Alors... Soit vous n'acceptez pas mes cadeaux et vous mourrez, soit vous me remboursez et ainsi, je vous sauve la vie... Certes. Considérons donc la chose de cette manière : je vous fais ces cadeaux, avec plaisir, vous sauvant donc d'une mort certaine. De cette manière, selon les coutumes Dorniennes, vous devenez mon obligée. En effet, dans notre culture, lorsque vous sauvez la vie d'une personne, vous lui devez une autre vie en échange, sauf s'il demande autre chose...

Son sourire devint presque énigmatique, alors qu'il plongeait son regard dans celui de la jeune femme. Était il en train de bluffer en parlant de cette histoire d'obligée dans la culture Dornienne ? Difficile à dire, les gens du Désert avaient de bien étranges coutumes, et le Géant des Osseux semblait à la fois sincère et moqueur. Il était possible qu'il dise vrai, tout comme qu'il ai arrangé le folklore de son pays natal pour l'arranger à sa guise. Après quelques instants de silence, il poursuivit sur un ton jovial.

- Et vous savez, je n'ai guère envie de vous voir tuer quelqu'un... Non pas que je doutes que vous en soyez réellement capable, je suis convaincu de vos talents martiaux, mais je n'ai aucun grief suffisant envers qui que ce soit pour demander à ce que vous le renvoyez dans l'au-delà. Aussi, je préférerais que vous acceptiez ma seconde proposition : vous rentrez tranquillement chez vous, grâce à mes nombreux cadeaux. Vous disposerez d'ailleurs au passage d'une belle étoffe pour votre sœur, bien que je regrette que vous ne le portiez vous même. Une fois chez vous, vous recevrez très certainement un corbeau, invitant votre maison à mon futur mariage. Vous viendrez ainsi à mon mariage, en personne ! Et j'insiste sur ce point. Et vous apporterez à mon épouse un présent unique, une chose que l'on ne trouve que dans vos froides contrées et qui résume au mieux la beauté de vos terres...

Alors qu'il parlait, il avait rempli un petit sac emplit de fruit dorniens, et après avoir payé le marchand, il tendit sa main libre à Alysane à la manière des marchands itinérants. D'ailleurs, le noble Ferboys semblait partager nombre des atours de ces marchands, affable, souriant, charmeur et en perpétuelle négociation.

- Alors, Belle Alysane Mormont... Avons nous conclu un accord, ou préférez vous me devoir la vie d'une personne ?

La balle était désormais dans le camp de la jeune guerrière aux ours, alors que le Ferboys conservait sa main tendue en attendant la réponse de la jeune femme...


hrp : désolé pour le temps de réponse ^^


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Alysane Mormont
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Message Ven 8 Mar 2013 - 15:39

     S'il comptait la revoir, Alysane n'était pas certaine de vouloir faire de même. Oh, elle n'avait rien contre cet homme, il était même relativement aimable pour être franc. Disons simplement qu'elle n'apprécierait pas d'être considérée comme une femme et qu'elle n'aimait pas beaucoup cette ville. Il était fort probable que sa prochaine visite à Dorne - car prochaine il y aura - se passe loin de Ferboys. Les yeux de la Nordienne fixaient le Dornien alors qu'il lui demandait si le sourire - du moins si l'on pouvait appeler cela de la sorte - lui avait été douloureux. Pour son ego en effet. D'un point de vue physique, pas vraiment. Cela dit, elle restait toujours aussi peu friande de ce genre de manifestations. Alysane faisait partie des personnes qui pensaient qu'un sourire ne devait être que bref et surtout rare. Sinon, c'était un peu comme avec les compliments : à force d'en donner, ils n'avaient plus aucune valeur ! Mais allez donc expliquer une telle chose à quelqu'un qui passait le plus clair de son temps à sourire. Toujours est-il qu'après les quelques remarques qu'il fit au sujet de son sourire, elle se contenta d'emprunter une nouvelle expression plus neutre qui lui convenait davantage. Ce n'était pas parce qu'il pensait avoir vu un sourire sincère qu'elle allait se fatiguer à le conserver pendant des heures !

     ▬ Ne dites pas de sottises, je préfère faire parler ma hache, c'est plus expéditif et moins douloureux pour moi. »

     Le ton était à la fois moqueur et affirmatif, mais sa réplique ne demandait pas de réponse. Elle se contenta donc de le suivre alors qu'il lui proposait d'opérer l'échange à la mode des Dorniens. La Nordienne se contenta de froncer les sourcils : elle n'avait pas entendu parler d'un tel procédé avant de suggérer ce paiement, à croire qu'il inventait des traditions au fur et à mesure parce qu'il savait qu'elle ignorait beaucoup de choses sur leur peuple. Le laissant choisir ses fruits, Alysane patienta, une main posée sur sa hanche trop large. Asafa lui fit alors savoir qu'en lui sauvant la vie, elle lui devrait une autre en échange. C'était un concept un peu obscur qui n'aida pas la jeune femme à savoir s'il se moquait d'elle ou s'il était bien franc. Allez savoir, il avait l'air capable de rouler les gens dans la farine pour avoir ce qu'il voulait ! Dubitative, la Mormont resta silencieuse pour écouter la suite tandis qu'il parlait de son prochain mariage. Qu'elle redescende jusqu'à Dorne pour assister à un mariage ? C'était beaucoup demander, cela lui coûterait cher et surtout, lui prendrait plusieurs longues semaines de voyage. Elle marqua une légère moue, sachant parfaitement qu'elle pouvait emprunter la mer de Blancport à Lancehélion et ensuite traverser le désert à l'aide de quelques guides compétents, cela réduirait beaucoup le trajet. Mais était-ce une bonne idée de se présenter au mariage d'un homme qu'elle connaissait à peine ? Allez savoir. Elle conserva son air dubitatif en répondant.

     ▬ C'est beaucoup demander ! Mon île se situe très au nord dans la Baie des Glaces, je mettrai plusieurs semaines à rentrer chez moi et tout autant à revenir ici. En plus, je ne sais même pas si je serai bien accueillie à votre mariage, peut-être que votre dame n'appréciera pas de voir une sauvageonne du Nord assister à son union. Elle fronça légèrement les sourcils. De plus, il y a un léger autre problème. Ma famille ne possède pas de mestre, nous n'avons donc pas accès aux corbeaux, il faudrait que je me rende auprès d'une maison plus noble pour pouvoir recevoir votre missive. »

     Ce n'était pas des arguments très importants me direz-vous, mais il était vrai que pour Alysane, l'idée de repartir à Dorne quelques semaines après avoir regagné son île natale, n'était pas forcément très intéressante. Si elle rentrait chez elle, c'était pour protéger les siens contre les attaques souvent répétées des Fer-nés, elle refuserait obstinément de repartir avant d'être certain qu'ils ne risquaient plus rien. De plus, lorsque le Ferboys parlait de « sa famille » elle risquait de devoir lui faire savoir que jamais son géniteur n'accepterait de laisser toutes ses filles partir à Dorne pour assister à l'union d'un homme qu'il ne connaissait pas. Quant à lui, sa jambe douloureuse ne lui permettrait jamais un tel voyage, puis son épouse n'aimait pas quitter le Nord. En somme, elle risquait – une fois de plus – d'être la seule à se déplacer. Après ces brèves réflexions, elle reprit donc.

     ▬ Mon père n'est pas en état de voyager et il n'acceptera jamais que ses autres filles partent aussi loin sans lui. Je crains donc que l'idée que d'autres Mormont puissent un jour avoir le plaisir de vous rencontrer, soit malheureusement avortée. Retrouvant un visage plus calme, Alysane ajouta quelques mots. Cela dit, je ne refuse pas. Si ce sont là vos traditions, je me vois mal les bafouer, bien que j'ai quelques doutes au sujet de leur véracité. Pourquoi cacher le fait qu'elle ne croyait pas une seule seconde qu'il lui disait la vérité ? Sachez toutefois que je ne quitterai mon île qu'une fois la guerre terminée. Si je rentre chez moi, c'est pour protéger les miens, il est donc hors de question que je me rende ailleurs si la guerre est encore d'actualité au moment de votre mariage. Considérez que si c'est le cas, je vous offrirai la vie d'un Fer-né en échange. »

     Il devait bien la croire sur parole, ce n'était pas parce qu'il la faisait promettre qu'elle tiendrait obligatoirement parole. Oh, bien sûr, Alysane comptait le faire puisqu'elle l'avait promis, mais les Fer-nés prendraient l'avantage sur un mariage. Il n'aurait pas grand-chose à faire, si ce n'est de la maudire à l'autre bout de Westeros. La Mormont doutait légèrement du fait qu'il ferait le chemin jusqu'à son île pour lui rappeler la promesse non tenue. Tendant la main, elle attrapa celle qui lui était rendue pour sceller leur accord. Après quoi, elle conclut son intervention.

     ▬ Si je veux pouvoir revenir chez vous pour votre union, il va donc falloir que je me remettre rapidement en route. »

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Asafa Ferboys
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Message Mar 19 Mar 2013 - 10:17

Le Ferboys ne manqua pas de sourire alors que la jeune femme lui exposer sa préférence à utiliser sa hache plutôt que son sourire pour vaincre les hommes qu'elle rencontrait. Il n'en doutait pas le moins du monde, ayant lui-même expérimenté le manque d'affabilité de la jeune femme et son caractère sauvage et en perpétuelle rébellion. Il était évident qu'elle maniait plus aisément les jeux guerriers que les jeux de l'amour, ce qui ne manquait pas d'amuser le Ferboys, ayant pu apprécier l'agacement croissant de sa partenaire du moment. A plusieurs reprises, elle avait fait montre de son agacement et de sa tension, signe sur que la jeune femme n'était pas une intrigante, loin de là.

Lorsqu'il avait fait sa proposition concernant sa venue souhaitée à son futur mariage, le géant des Osseux se doutait que cela soulèverait bien des interrogations chez la jeune sauvageonne des plaines glacées du Nord. Aussi il écouta avec son sempiternel sourire de fripon les interrogations de la jeune femme. Tout y passait : la distance, la froideur présumée de la réception, le manque de mestre pour recevoir le courrier dans les temps, l'état de santé du paternel, les délais difficiles à respecter, bref, la jeune femme ne manquait pas d'arguments pour rejeter l'invitation. Pourtant, et c'est sans doute cela qui devait amuser le Dornien Salé, Alysane Mormont semblait réellement envisager la possibilité d'honorer sa parole, opposant ses obligations et sa réalité matérielle à ce souhait de pouvoir respecter son engagement auprès du noble de Ferboys.

Ainsi, le Dornien à la barbe d'ébène finement taillée écoutait le monologue de la jeune femme, le sourire aux lèvres comme à son habitude, prenant bonne note de ses doléances. Au bout de plusieurs minutes, il leva les mains en signe d'apaisement, comme pour tenter de soulager la lady de Mormont de ses doutes et de son relatif embarras. De sa voix suave quoique grave, il répondit donc à Alysane, conservant cet air taquin et ce regard brillant de gamin coquin, son regard d'ébène plongé dans celui de la jeune femme du Nord.

- Allons, allons, ma dame, Alysane, ma douce Alysane, ne vous tourmentez point de la sorte ! Je suis ravi de voir que vous preniez mon offre avec tant de considération, sincèrement, mais je ne voudrais nullement vous causer quelques tracasseries par ma proposition. Je vous ai exposé la façon que j'estimais être la meilleure pour rembourser ce que vous considérez comme une dette, bien que je ne vous y contrains nullement, si vous ne pouvez point répondre favorablement, il n'y a pas mort d'homme, sachez le ! Je survivrais aisément, pour sûr.

Il sourit à nouveau, restant affable et avenant comme à son habitude. La journée était bien entamée, les deux nobles ayant longuement déambulé dans les rues de Ferboys, s'étant nourri dans une bonne auberge et ayant même procédé à quelques emplettes. A n'en pas douter, cette journée bien particulière resterait gravée dans la mémoire du Dornien Salé, et probablement également dans celle de la Nordienne qui avait pu expérimenter une autre forme de l'hospitalité de Dorne après la rencontre d'avec Rennifer, car en sus de ces activités peu habituelles, il avait pu jouir de la compagnie d'un Nordienne pour le moins... Étrange. Et il semblait s'en être sincèrement amusé, discutant de bien des choses avec Alysane Mormont et s'opposant parfois à la virulence de cette dernière. Il reprit bien vite son propos sur le même ton badin, comme si tout ceci n'avait guère d'importance, que ce n'était pas réellement sérieux.

- J'enverrais cette invitation, et si vous ne pouvez venir, je ne vous en tiendrais nullement rigueur, soyez en assurée. Je comprends parfaitement que vos priorités sont autres, avec la tragédie qui vous frappe avec les Fer-nés, je ne saurais vous blâmer pour privilégier la sureté des vôtres. A vrai dire, il est probable que j'en fasse de même, dans votre situation. Ainsi donc, vous me devrez une vie, si toutefois vous souhaitez tenir votre parole, Lady Alysane Mormont des Plaines Glacées du Nord Fort Lointain.

Son sourire se fit alors plus énigmatique, moins coquin et plus... Étrange, peut-être. Il dévisagea un instant la jeune femme avant de reprendre la discussion, continuant d'avancer avec nonchalance et détachement.

- Mais je n'ai que faire d'une vie de Fer-Nés, Alysane. Ces gens ne m'ont rien fait, et je n'en ai cure. Non, Alysane, si jamais vous ne pouvez vous rendre à mon mariage, vous me devrez une vie. Et je vous donnerais le nom en temps voulu. N'ayez crainte, je n'ai nul griefs envers personne, en ce moment, et je doute que je fasse un jour appel à cette dette de sang. Mais bon, puisque vous souhaitiez absolument faire la preuve de votre honneur... Dans tous les cas, j'enverrais l'invitation au mariage chez vous, et si je ne vous vois à celui-ci, je considérerais que vous avez préféré la dette de sang.

Il observa un instant l'imposante forteresse de pierre blanchâtre de Ferboys avant de reporter son attention sur la jeune femme. Il lui adressa alors une révérence protocolaire, puis tendit sa main, espérant une poigne franche en retour, comme il l'aurait surement fait avec un homme, guerrier de surcroit. Il laissa au sol le sac contenant les fruits et les vêtements qu'il lui avait offert.

- En tout cas, quoi que vous choisissiez, Belle et Douce Alysane Mormont, sachez que ce fut un sincère plaisir de vous rencontrer. D'autres affaires m'appellent, aussi je ne pourrais jouir plus de votre compagnie aujourd'hui. Mais si toutefois le cœur vous en dit, ou que vous n'êtes pas parti d'ici demain, sachez que je prendrais un plaisir non dissimulé à vous revoir. Sinon, faites bon voyage, Alysane. D'ici, vous devriez rejoindre rapidement les terres de l'orage, en partant vers le Nord, surtout si vous utilisez mes présents. Votre parcours sera plus aisé. Par contre, retirez ces vêtements une fois sur les terres des Barathéon, car vous risqueriez de nouveaux désagréments en étant pris pour une Dornienne. Ce qui serait dommage, n'est ce pas ?


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Alysane Mormont
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♦ Missives : 1533
♦ Missives Aventure : 100
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 11/09/2012
♦ Célébrité : Olga Kurylenko
♦ Copyright : © Bryn ♥
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Nord, Blancport
♦ Liens Utiles :
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Message Mar 19 Mar 2013 - 18:59

     Une fois de plus, Alysane évita soigneusement de se laisser provoquer par le sourire qui flottait sur les lèvres du Dornien alors qu'il l'écoutait parler. Ce n'était pas de la moquerie, mais pourtant la brune ne pouvait s'empêcher de se sentir irritée à chaque fois qu'elle le regardait. Au final, lorsqu'Asafa lui fit signe de se calmer, elle garda ses lèvres closes, bien que ses sourcils froncés exprimaient le fait que sa patience commençait à se tarir. Nul doute que s'ils continuaient sur cette voie, les choses risquaient de déraper, une fois de plus ! Elle n'était pas convaincue que les paroles prononcées par l'étranger étaient forcément bonnes pour elle. Qu'il ne l'oblige pas à assister à son mariage alors qu'il lui avait bel et bien dit qu'elle avait une dette à son égard, ne pouvait signifier qu'une chose : il avait une idée derrière la tête ! La demoiselle resta encore silencieuse tandis qu'il poursuivait sur un ton léger afin de lui faire savoir qu'il allait expédier l'invitation – qui risquait fort de ne pas être reçue malheureusement – mais qu'il n'y avait aucune obligation derrière. La Mormont était très embêtée, car elle voyait venir de loin l'autre solution qu'elle avait pour régler « sa dette » ce serait certainement en rendant un jour un service à ce mystérieux personnage. Malheureusement, la Nordienne n'était pas vraiment quelqu'un qui aimait se plier aux ordres, pas du tout même. De plus, si la requête du Dornien allait à l'encontre de ses idéaux, elle n'hésiterait pas à refuser. Quitte à bafouer sa promesse, le respect qu'elle avait d'elle-même était plus important à ses yeux que celui qu'un étranger qu'elle ne reverrait sans doute jamais, avait pour elle. Enfin pour le moment.

     Suivant le Ferboys, Alysane l'écouta lui expliquer qu'il n'avait rien contre les Fer-nés et qu'il n'avait donc que faire de leurs vies. C'était compréhensible, ici à Dorne, ils étaient tous en sécurité et certainement plus exposés aux brigands de leurs montagnes qu'aux raids des Fer-nés. Alysane avait beaucoup de mal à comprendre comment est-ce qu'il pouvait être possible de vivre ainsi d'une manière aussi « décalée » de la politique de Westeros. Le continent était en guerre contre les habitants des Iles de Fer et pourtant, les Ferboys arrivaient à vivre comme si ne rien n'était ! La brune secoua la tête en signe d'incompréhension, mais s'abstint de dire quoi que ce soit d'autre. Asafa parla à nouveau de la dette, mais aborda cette fois-ci l'idée de l'éponger par le sang. C'était exactement ce qu'elle craignait, qu'il lui demande d'ôter la vie à une autre personne qu'elle ne connaîtrait peut-être pas. Une fois de plus, la brune songea qu'elle préférerait peut-être passer pour une lâche à ses yeux plutôt que de tuer sans raison valable. Après tout, elle n'avait jamais ôté la vie à qui que ce soit, même aux brigands croisés sur les routes ou aux Fer-nés qui attaquaient l'Île-aux-Ours ! Lorsque le jeune homme lui tendit finalement la main, la Mormont fit de même et la lui serra avec une grande fermeté. Elle préférait largement ce genre de salut plutôt qu'un stupide baise-main comme certains en avaient l'habitude. Asafa lui fit finalement ses adieux à sa manière en lui dispensant quelques derniers conseils qui dessinèrent un léger sourire amusé sur les lèvres abîmées de la brune. Au final, il l'avait eu son sourire.

     ▬ Fort dommage je l'avoue, rejetée par les Dorniens avant d'être considérée comme telle... Même si je doute avoir la physionomie requise pour passer pour une dame de vos contrées cependant. Elle avait la peau trop pâle et les plaques rouges qui parsemaient son corps indiquaient clairement qu'elle n'avait pas l'habitude de séjourner sous un soleil aussi rude. J'espère fortement que je n'aurai pas à régler ma dette d'une manière aussi brutale. J'ai beau être une guerrière, je n'aime pas ôter la vie à des personnes qui ne m'ont rien fait. Si nous en arrivons là, il sera toujours temps d'en reparler, mais pour le moment vous pouvez considérer que je vais faire tout mon possible pour essayer d'être présente. J'espère simplement que vous n'allez pas vous marier dès demain. Elle haussa légèrement les sourcils. Ce serait particulièrement déloyal de sa part, mais n'avait-il pas dit que l'honneur était relatif ? Je vous remercie pour votre aide, vous êtes un personnage bien singulier, nul doute que je n'en croiserai pas d'autre comme vous avant bien longtemps. Vous passerez le bonjour à votre cousine et à votre future épouse de ma part. »

     La jeune femme se pencha pour ramasser le sac si aimablement offert par le Ferboys. Elle n'allait pas se changer tout de suite, tout d'abord elle allait devoir trouver un endroit où passer la nuit histoire de pouvoir se reposer un peu, puis pourquoi pas se soigner et se laver ? Ce ne serait pas du luxe, elle devait empester aussi fort que l'animal présent sur son blason, mais au moins ferait-elle fuir les personnes assez folles pour venir l'aborder. Même si la combattante doutait qu'elle pourrait trouver plus étrange que l'homme actuellement face à elle. La Nordienne glissa le sac sous son bras avant de s'incliner une dernière fois, puis lâcha quelques mots à l'attention du Dornien.

     ▬ Prenez soin de vous, il serait dommage que vous ne teniez pas jusqu'à ce que je puisse avoir réglé ma dette, ce n'est pas tous les jours que je dois quelque chose à un homme. Encore moins un noble Dornien. »

     Ce fut là les dernières paroles qu'elle adressa à Asafa. Se détournant, la jeune femme s'éloigna d'un pas vif qui lui était familier, juste assez pour ne pas trop traîner la jambe, mais sans avoir l'impression de vouloir fuir quelque chose. Ou quelqu'un. Sans se retourner, la Nordienne disparut bientôt du champ de vision du Ferboys afin de se diriger vers l'auberge la plus proche en espérant simplement que cette fois-ci, elle n'allait pas avoir besoin d'un autre noble pour lui acheter ce dont elle avait besoin.


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ © Le Chant des Druides, Manau
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