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Une femme ne raccommode pas que du tissu

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Aaricia Greyjoy
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Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
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Message Sam 2 Fév 2013 - 20:49

Elle état la femme la plus invivable de Pyk. Elle allait bien laisser cette place à sa petite fille qui ressemblait à une petite terreur, quand elle réclamait son attention avec des cris. Elle voyait déjà Dagon soupirer et dire qu’elle ressemblait a sa mère. Si Lars était plus calme, Helena était tout son contraire. Aaricia passait la plupart de ses journées enfermées dans la salle où dormaient paisiblement ses deux bambins. Elle aimait bien la chaleur que lui procuraient ses petits chéris, mais elle ne négligeait pas pour autant Zachery. Elle savait que les premières années seraient terriblement longues, mais elle veillerait à l'harmonie de sa famille. Elle veillerait a ce que Zachery et ses jumeaux se respectent et ce uniquement parce qu’elle trouvait enfantin les réactions de son mari et le géant des Iles de fer. Elle ne le niait pas. Pyk lui manquait et Dagon lui manquait encore plus. Elle lui avait écrit quelques jours après la naissance des deux enfants, mais jamais, elle n’avait mentionné combien et leur nom. Elle savait que Cormartel allait être sa maison pour encore plusieurs semaines.

*******

La petite pièce adjacente à ses appartements abritait les deux bambins qui dormaient en partie toute la journée, lorsqu’ils ne réclamaient pas leur mère. Même si au fil des ans, elle avait cru perdre son instinct maternel, le temps l’avait bien rattrapé. Dans ses premières années de capitaine, elle se rappelait qu’elle avait oublié parfois de dormir, mais n’avait jamais pourtant souffert d’insomnie à cette époque. À croire que les temps changeaient. Cette fois-ci c’était son fils, qui l’avait réclamé haut et fort dans la forteresse. Elle avait passé plusieurs minutes à le bercer, chantonnant une comptine que sa mère lui avait apprise quand elle était très jeune. Le rôle de mère semblait lui aller mieux qu'épouse ou capitaine de boutre. À croire qu’avec le Greyjoy elle s'était ramollie. Elle finit par remettre le bambin dans son lit et quitta la petite pièce. Elle avait arpenté quelques couloirs pour enfin tomber sur un des deux jumeaux. Elle n’avait pas été surprise de tomber sur Veloran. Elle avait la nette impression que son autre frère cherchait à la fuir depuis qu’elle lui avait mis une claque derrière la tête.

Où est Willem?

Sur son boutre, avec le batard du Greyjoy.


Elle le laissa passer son chemin avant de le rappeler par son nom.


Veloran ?!

Même s’il était Lord par le sang, il n’avait pas à discuter des choix qu’elle faisait. Elle savait bien que Lord Bonfrère n’aimait pas trop la relation qu’entretenait sa sœur avec le batard. Elle était avant tout l'épouse de la seiche, alors elle faisait bien ce qu’elle voulait, quand elle le voulait. Elle avait attendu qu’il se montre devant elle et elle le regarda dans les yeux



Tu sais, le batard de Dagon à un nom et c’est Zachery
.


Elle tourna les talons et prit la direction des grandes portes. Elle savait que Lysena saurait s’occuper parfaitement des deux enfants pendant son absence. Elle n'aurait rien à craindre non plus, puisque ces derniers dormaient à poings fermés. Le pire qu’ils pourraient causer c'était une migraine à la jeune femme rien de plus et ce n’est pas si Cormartel manquait de gens pour l’aider. Elle avait fait le chemin à pied. Le temps était quelques eu nuageux, mais ce genre de temps ne faisait pas peur à un fer-né. Elle avait marché jusqu’au port où se trouvaient en partie les boutres de la famille Bonfrère. Elle avait pris le temps de renouer avec d’ancienne connaissance, mais elle ne restait pas longtemps. Plus elle apercevait la Larme Noire, plus les souvenirs s’entassaient dans sa tête. Elle aurait aimé ne jamais avoir su la mort de son oncle. Elle savait combien cette vie était importante pour lui. Elle finit par poser les pieds sur la Larme Noire se rappelant de vague souvenir de sa jeunesse. Elle arrivait à se rappeler la première fois qu’elle y avait mis les pieds. Elle était encore jeune et très rebelle à cette époque. Le boutre s'était transmis de père en fils au fil des successeurs à titre de Lord de la maison. Seul Veloran et Grant n’y avaient jamais mis les pieds.

Elle s'était avancée vers son frère sans bien qu’il s’en rendre compte. D’un regard elle cherchait Zachery. Elle avait su par la bouche de l’enfant que son frère était devenu en quelques sortes son « mentor ». Aaricia n’en était plus qu’heureuse. Elle s’arrêta à quelques pas de lui. Elle scrutait l’horizon tentant de voir ce que son frère pouvait bien observer.


La dernière fois que j’ai mise les pieds sur ce boutre, je venais d’avoir ton âge. Je n’avais jamais envisagé qu’Euron nous quitte aussi vite.



Elle s’était approchée de son frère pour se placer près de lui. Elle était fière, même si parfois, il était un peu casse-cou, mais c'était de famille et elle n'était guère mieux. Le Nord lui avait laissé des marques et elle s’en souviendrait. Elle ne venait pas pour remémorer le passé encore trop douloureux, mais plutôt pour se faire pardonner de son comportement. Ce genre de réunion avait tendance à lui faire sortir les griffes et ses voisins de table avaient très bien réussi. Sa claque était partie seule, sans remord. Elle ne connaissait pas la relation qu’entretenait son frère avec la cousine du Harloi, mais elle n’allait surtout pas s’immiscer dans cette histoire. La Kenning avait aussi un sale caractère propre aux femmes des iles de fer.

Je suis heureuse que ce soit toi que Dagon ait choisi pour Zachery. Je veux aussi que tu me pardonnes pour notre différent au Banquet. Je me suis laissée emporter et je sais que je n’aurais pas du agir ainsi. Je ne suis pas ta mère et tu peux bien dire ce qui te chante.

Elle avait entrevue la Kenning quelques fois. Elle savait que rare était les femmes qui restaient sans mot dire. Elle s'était battue contre des hommes pour faire valoir sa place plus d’une fois. Elle connaissait amplement les blablas des iles de fer, pour comprendre que la jeune femme tenait un jour à devenir capitaine. Qui ne rêvaient pas de cela. Elle n’aimait pas non plus que l’on s'en prenne aux siens, même si ses frères savaient se défendre aisément.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Message Mer 6 Fév 2013 - 3:24

Willem n'était pas de la meilleure humeur qui soit. Le banquet lui avait laissé un goût amer dans la bouche, à plusieurs égards. Sa sœur l'avait pratiquement humilié et rancunier comme toujours, il ne lui avait plus adressé la parole depuis. On aurait particulièrement tord de croire qu'il la fuyait, le Fer-Né étant tout sauf un fuyard, non, s'il l'évitait, c'était bien pour éviter tout autre incident diplomatique et plus concrètement, parce qu'il n'avait pas envie de la voir. Il avait assisté à l'accouchement de façon distante, simplement heureux d'apprendre qu'elle allait bien et qu'elle avait eu ses enfants. La lignée Greyjoy était sauvegardée et la Bonfrère avait fait son devoir, elle ne serait pas répudiée. Une bonne chose de réglée, il n'en avait pas demandé de plus.

Les conséquences du banquet, c'était l'attente de ce raid promis par la seiche, qui se faisait toujours attendre. C'était cet ordre intimé par Lord Greyjoy à son endroit de veiller sur Zachery et Aaricia, sur Grand Wyk et de patienter. Or, le Bonfrère n'est pas un homme très patient. Il était comme un lion en cage sur cette île et le gamin qu'il entraînait faisait parfois les frais de son mécontentement. Le jeune homme était devenu un peu plus solitaire et attendait son heure. La guerre l'appelait, la mer aussi et il était coincé, une situation insupportable pour lui. L'envie de désobéir était forte, très forte même, mais jusqu'ici, il a su y résister. Pourtant, il planifie tout de même un possible raid vers le nord, vers l'île aux Ours. Dès qu'il en aura l'occasion, il ira frapper cette île, qui ne s'attend sûrement pas à une visite des Fer-Nés. Ce sera une grande expédition et Willem, dans ces rêves glorieux, ambitionnait même de mettre la main sur la légendaire lame de la famille Mormont. Sinon, bien il se contentera de vivre et de prisonniers, comme outre part.

En attendant, il était toujours coincé sur cette damnée île, à entraîner un bâtard à devenir un jour un homme, peut-être. Willem ne le ménageait pas, mais il faisait quand même l'effort d'entraîner le gamin pour le mieux. Comme il était encore très jeune, le capitaine devait le ménager et s'en tenir à la base. À temps perdu, Will' lui avait fabriqué lui-même un petit bouclier en bois rond, fait à parti du dessus d'un tonneau. Il y avait rajouté un bout de métal au centre et aujourd'hui, il entraînait Zachery avec. Le gamin se plaignait de la lourdeur de l'objet. Et encore... il était à sa taille au moins! Willem finit par se lasser de l'entendre pleurnicher, alors il lui fait savoir que c'est bon, qu'il pouvait prendre une pause. Le jeune homme se tourne pour observer la mer, après avoir posé son glaive de bois contre la rambarde du boutre. Ces deux mains serraient celle-ci, trahissant sans doute son envie de prendre le large avec son équipage.

C'est à ce moment qu'il entendit une voix familière, qui s'adressa à lui d'une manière familière. Il ne se retourna même pas pour la voir. C'était Aaricia qui était venue le voir pour partager avec elle quelques émotions. Willem n'était pas vraiment d'humeur à cela. Il n'était d'humeur à rien ces derniers temps, sinon tuer son prochain. Un homme de sa trempe qui trouve le temps long devient un homme dangereux.

-Qu'est-ce que tu viens foutre ici? Tu viens faire la nostalgique? Ça ne mène à rien. Euron est mort et il m'a laissé avec un beau foutoir. Une sœur tout juste bonne à pondre des mômes et un frère qui fait la risée de toutes les îles.


Il y avait de quoi vouloir changer de famille et... tiens donc, c'est justement ce que sa sœur a fait. Elle a trouvé une façon de marier le suzerain des îles. Maintenant qu'elle a accouché, elle va sans nul doute reprendre ces activités de capitaine et Willem fera rire de lui. Il sera le capitaine dont la sœur en est une aussi. On dira qu'elle est meilleure que lui. Déjà que sa cousine faisait parler d'elle... "Les frères Bonfrère, deux bon à rien... quant à la sœur... Faut demander à Greyjoy pour le savoir"

Comme Aaricia s'installe près de lui, il se tourne et appuie son dos contre la rambarde, croisant ensuite les bras, l'air fermé sur lui, il ne semblait pas d'humeur à converser, surtout pas avec sa sœur, qui était venu faire ces excuses. La belle affaire... Il avait grandement eu envie de lui rendre sa claque et pourtant, ce n'est pas dans ses habitudes de frapper la famille, mais là... Il serre des dents un petit instant et grommelle.

-Si tu avais été d'un autre sang, je t'aurais frappé jusqu'à ce que tu me supplies d'arrêter. Ça aurait été la première et dernière claque que tu m'aurais donné...

Il se redresse, presque comme si on venait de le piquer et décroise les bras. Il semblait se retenir de s'énerver davantage, mais il bouillait.

-Je n'en ai rien à foutre que tu sois heureuse ou non pour moi. De toute manière, t'es plus une Greyjoy maintenant qu'une Bonfrère. Je te regarde et j'y vois plus de ce vieux borgne que de nous. Pyke t'as changé. Maintenant, fiches le camp de MON boutre.

Il fallait bien qu'il lui rendre cette claque en arrière de la tête d'une manière ou d'une autre. Si elle espérait qu'il accepte ses excuses et qu'il passe à autre chose au gré du vent, c'était raté. Willem a toujours été rancunier et n'a jamais aimé se faire insulter. Il ne faut pas oublier que gamin, il en a tué un autre parce qu'on l'avait défié. Bien sûr, il serait incapable de faire le moindre mal à sa sœur, mais il aime bien laisser croire le contraire. De toute manière, il y a plus d'une façon de faire mal.
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Aaricia Greyjoy
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Message Ven 8 Fév 2013 - 4:52

Que le dieu noyé lui pardonne d'être Aussi nostalgique. Euron avait été son héros très jeune. Elle ne pouvait pas s'empêcher de penser à lui chaque fois qu’elle voyait la mer ou encore la Larme Noire. Aaricia prit plus d'une grande respiration. Si elle avait voulu elle l'aurait certainement passé par dessus bord. Elle aurait voulu l’étriper sur place. Elle aurait certainement réussi à trouver la force. Se croyait-il le seul fer-ne prit avec ce genre de problème? Il y en avait des pires que Veloran. Il pouvait se contenter chanceux. Se retenant de lui sauter au cou, elle referma ses mains en poings. Encore l'idée de lui en mettre un bien place la démangeait. Elle aurait cru réussir à ne pas se frotter à la colère de son frère et retourner près de ses enfants, mais les deux bambins allaient attendre.

Les hommes étaient des créatures incompréhensibles. Ils avaient beau tenter de ne pas comprendre les femmes, ils étaient pareils. L’homme qui était son époux n’échappait pas non plus à cette triste réalité. Voilà certainement pourquoi, elle n’avait jamais voulu en marier. Elle n’avait pas une vie plus facile. Elle n’avait jamais aimé être dans l’ombre de quelqu’un. Or depuis qu’elle était mariée c'était devenu une bataille constante. Sortir de l’ombre et se démarquer des autres capitaines, elle y arriverait peut-être un jour. À bien y penser, c'était une cause perdue, autant ne pas y perdre son temps.


Le seul foutoir que tu as hérité c'est du boutre familial et de tes marins. C'est moi qui vous ai élevé avec Euron. J'ai toujours été la alors que j'aurais pu être ailleurs et vous rayer complètement de cette famille! Le seul qui a une chance dans cette famille de fou c'est toi et tu t'en plains. Tu crois que je suis heureuse d’avoir deux enfants sur les bras et gérer tout ca alors que je pourrais être ailleurs en paix sur mon propre boutre à ne pas me soucier de rien? À rentrer chez moi, après un bon raid. Ma vie n’est pas plus facile à Pyk et encore moins avec les deux enfants qui sont désormais la seule succession de la seiche.



Parfois, elle trouvait sa vie encore plus difficile. Choisir entre sa famille, ses frères et reprendre sa place dans la flotte de fer. Elle aimait ses enfants. Elle les adorait alors qu’ils étaient à peine plus vieux de quelques jours ou semaine. Pour couronner le tout, il y avait les mauvais pressentiments de Dagon. Il y avait aussi ce mince facteur qui aurait raison un jour ou l’autre de la vie du seigneur des iles et peut-être même de la sienne avec des enfants en si bas âge. Si elle reprenait la mer, ce n’était pas avant encore plusieurs années, à son grand déplaisir.


Même d'un autre sens, qu’elle soit Bonfrère ou pas, elle aurait certainement été l'épouse du Greyjoy. Dagon tenait tant a son enfant à venir, qu’il n'aurait jamais laissé Willem assouvir ses instincts violents sur sa femme. Elle comprenait la sourde colère de Willem. Elle avait maudit ses siens pendants des lustres. Elle se retenait de le provoquer c'était même plus fort qu'elle. Elle l'avait laissé déballer son sac et sa colère. Qu'il s'en prenne à elle alors. Elle n’était plus la femme fragile qu’elle avait été après le Nord. Elle l'avait laissé dire tout ce qu'il voulait. Elle-même avait fait des sacrifices pour voir grandir ses frères comme des fer-nés et non comme des bons à rien. Elle ne voulait en aucun cas que voir l’image de son père diriger la maison Bonfrère. Un lamentable échec jusqu’à maintenant.


En quoi le fait que nous sommes du même sang t’empêche de me cogner contre un mur et de m’envoyer par-dessus bord?


Elle se retenait de ne pas lui demande s’il avait eu peur de le faire uniquement parce qu’elle était la femme de la seiche et qu’il aurait été mal aisé de s’en prendre à elle devant son suzerain. L’idée n’était pas de le pousser à bout. Elle avait assez de le faire avec son propre mari. L’idée de le faire avec son frère n’était pas une bonne idée. Elle était blessée dans son orgueil et l’amour qu’elle avait toujours eu pour ses frères. Elle avait toujours été là et elle était condamnée à la première erreur. Ils avaient grandi trop vite à son gout. Elle n’avait jamais préféré l’un plus que l’autre. Elle avait tenté de les mettre aux mêmes rangs, mais Willem s’était démarqué dans des disciplines ou Veloran n'était pas le meilleur. Elle avait ménagé tous ses efforts pendant plusieurs années, pour cela.


On rira de toi encore longtemps et on t’insultera de toutes les manières possibles, si tu agis comme un gamin. Vous ne m’avez pas retenu, quand ce vieux borgne, comme tu dis, est venu me chercher! Pyk m’a changé, je suis d'accord, avais-je vraiment le choix? Non, mais qu’en sais-tu, tu n’y vis pas des journées entières et ce, par chance. Si je voulais garder ma tête sur mes épaules, je devais changer. À moins que tu préférais que je finisse mes jours en bas d’une falaise.


Elle ne connaissait pas les limites de son frère, mais elle connaissait les siennes. Si elle n’avait pas appris de la seiche, elle aurait certainement mis son poing à la figure de son frère. Il paraissait plus comme un gamin qu’un capitaine fer-né, mais elle ne lui ferait pas la remarque. Elle ne quitterait pas non plus le boutre. Elle était heureuse que tout fût calme. Elle n’avait pas envie de donner de spectacle et encore moins avec son frère. Elle avait toujours eu pour habitudes d’avoir des querelles avec le plus vieux des jumeaux. Elle se demandait même si les deux s’étaient donné un mot d’ordre pour lui faire vivre son éloignement encore plus pénible que son alitement. Si Willem la provoquait, elle risquait de lui montrer que sa grossesse ne l’avait point ramolli autant qu’on le croyait. Du moins, il était bien parti pour cela. Elle ne bougerait pas d'un poil.





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Message Mar 19 Fév 2013 - 5:10

Willem n'avait surtout pas envie de voir Aaricia en ce moment, encore moins de discuter avec elle. Sa position était sécuritaire maintenant qu'elle avait eu des enfants du Greyjoy, il aurait dû se réjouir pour elle, mais il trouvait qu'elle semblait un peu trop oublier d'où elle vient et qu'elle se prenait un peu trop de son époux. Car le jeune Bonfrère avait bien vu les regards échangés durant le banquet entre les deux époux qui semblent distants un de l'autre, prêt à se crier dessus, mais Willem connait sa sœur, il sait quand elle regarde un homme différemment qu'elle en regarde d'autres. Puis, il avait assez côtoyé les Greyjoy pour avoir pu se faire une idée. Moins idiot qu'il n'en a l'air, il se doutait maintenant que sa très chère sœur était plus dépendante de son époux que ce qu'elle voulait bien laisser entendre, par fierté. Une chose qu'il prenait presque comme une trahison. La claque en arrière de la tête avait été le prétexte.

Une claque en privée, cela aurait pu passer, mais une claque au banquet, en présence de Lord Greyjoy, devant d'autres seigneurs d'importance, c'était dans l'ordre de l'impardonnable. Et Aaricia de son côté faisait la nostalgique et la pensive. Elle en a le luxe maintenant qu'elle est femme-roc. En tout cas, ces paroles provoquent une réaction de sa sœur, si sage et si calme, intelligente aussi. Cette fois, elle hausse le ton, un peu du moins et lui rappelle que c'est elle qui l'a élevé avec Euron et blablabla. Rien à foutre de tout ça. Aujourd'hui, il était grand, il a violé des femmes et tuer des hommes. Elle a bien fait son boulot la belle Aaricia, mais maintenant, "maman Greyjoy" peut oublier ces petits frères et se concentrer sur sa marmaille.

-Ohh... quelle pression cela doit être pour toi. Vraiment, je te plains, ma sœur.

Inutile de spécifier sur quel genre de ton le fer-né pouvait dire ces paroles. Elle voulait quoi au juste? Qu'il la prenne en pitié maintenant? Si vraiment elle était intelligente, elle se serait excusée, aurait encaissé les insultes typiques de Willem et puis, elle aurait obéi, pour une fois, et elle serait partie. Au lieu de cela, elle semblait d'humeur défiante. Cette fois, le Bonfrère décroise les bras et se met à rire. Non mais, qu'est-ce qu'elle croit? Qu'un seul homme des Iles de Fer osera lever la main sur elle maintenant? Peu importe le nom qu'elle veut bien se donner et l'importance au caractère du sang, le seul homme qui ait se privilège désormais, c'est le Lord Ravage lui-même. Pas un seul Fer-Né de ces îles ne la frappera. Il y a des limites à provoquer le Dieu Noyé après tout.

-Tu me fais rire, vraiment. Es-tu bête à ce point, Aaricia Greyjoy?

Il soulignait le Greyjoy, non seulement dans la forme, mais dans le ton, car c'est bien ce nom qu'elle portait désormais, avec tous les privilèges qui viennent avec. Si Willem la bat et qu'il la lance par-dessus bord, ce sera la fin des haricots pour lui et il croit que sa vie peut encore être utile, il a beau aimé jouer avec le feu et danser avec le Dieu Tornade, il y a quand même des limites qu'il se garde de franchir. De toute manière, Greyjoy ou non, Aaricia était encore utile au moins, potentiellement en tout cas. Plus jeune que son époux, venant tout juste d'accoucher des héritiers, disons que le temps joue en faveur de la demoiselle. D'autant que Greyjoy n'a pas d'autres frères pouvant causer du soucis. En définitive, Willem ne manquait pas de raisons de se garder de se débarrasser de sa sœur, mais elle devrait quand même faire attention à ne pas trop pousser sa chance. Si Willem est calculateur, son impulsivité a toujours tendance à le rattraper. Dans la famille, c'est Veloran le plus calme et le plus réfléchit.

Puis, un nouveau petit monologue, qui se heurtait au mutisme et à l'indifférence du Bonfrère, qui, cette fois, tournait le dos à sa sœur et allait inspecter le nouveau nœud de corde et l'état de la voile. Puis finalement, toujours avec un air froid, mais contenu, il tourne la tête vers elle.

-C'est bon? Tu as terminé? Tu peux t'en aller maintenant. Je suis certain que ta marmaille te manque déjà.

Il était inutile de jouer à la mère bienveillante et pleine d'excuses à son endroit plus longtemps. Elle pense qu'il agit comme un gamin? Très bien, il pense qu'elle est conne. Cela ne les avance pas à grand chose voyez-vous, il semblerait qu'il faille faire avec. Si elle s'ennuie, si son Greyjoy lui manque, elle devra aller trouver du réconfort ailleurs.
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Aaricia Greyjoy
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Message Ven 22 Fév 2013 - 14:47

Peut être que le prêtre du dieu noyé n'avait pas tort. À force de côtoyer Dagon chaque jour, elle en oubliait ses vraies origines. Même si pour elle ses origines s’étaient toujours rapportées aux îles plutôt que sa maison. Elle aurait pu se taire. S'il continuait à parler elle aurait tôt fait de le faire passer par dessus bord. Mesurait-il ce qu'il lui disait. À la vie, a la mort, il resterait de son sang. Si seulement elle avait pu abattre sa colère sur lui. À jamais désormais il lui resterait ses enfants, Dagon et moira. Certainement les seuls qui croyaient en elle, même si elle avait changé. Ses poings s’étaient formés et elle les retenait de forces. Pourquoi lui faisait-il si mal? À cause d'une claque qu’elle avait trouvé juste? Peut être avait il raison lui aussi. Dagon prenait trop de place, bien plus que sa famille. Mais depuis qu’elle avait quitté la maison des Bonfrère, il avait été le seul à l’écouter et lui prouver qu’elle n’avait pas que du mauvais, même si parfois il l’agaçait qu’elle était insupportable.


Mais il y avait raison d’être. Il était avant tout son seigneur et par la suite son mari. Elle ne pouvait pas le renier, quand bien même qu’elle le voudrait. Elle aurait aimé quelques secondes ouvrir le crâne de son frère pour voir qu’est-ce qu’il avait à ruminer ainsi? Il avait toujours été son préféré, bien qu’elle ne l’avoua jamais, mais aujourd’hui, elle n’avait qu’une idée et c’était de le balancer par-dessus bord. Elle avait même envie de rire. Avait-il peur de Dagon à ce point, qu’il n’osait pas porter sa main dessus? Qu’elle soit la femme du suzerain des iles, n’avaient pas empêché un homme comme Sargon Harloi de provoquer la belle. Dagon lui-même n’avait jamais levée sa main sur elle.


Malheureusement je suis saine d'esprit. Pour un homme qui a massacré femme enfant et homme, craindrais-tu de lever la main sur la femme de ton suzerain? Tu crains les représailles d'un homme qui a son héritier, à quoi lui servirait une bonne femme comme moi? Tu peux me jeter en bas d’un boutre, ou me faire quoique ce soit, il n’en sera que plus amusé.


Il aimait bien la voir dans des situations tordues. Dagon n’échappait pas non plus des filets de son épouse. Elle était aussi protectrice envers lui. Elle serait prête à faire payer au centuple celui qui lui abimerait son homme. Elle en ferait autant pour ses frères, même si elle se rappelait cruellement chaque fois qu’elle regardait ses enfants, qu’elle avait tenté d’assassiner ses deux frères alors qu’ils étaient encore aux berceaux. Elle trouvait parfois, leur rancœur justifié, mais elle ne les avait qu’aimé parce qu’ils avaient toujours été là pour elle, alors qu’elle sombrait. Dans des moments d’impasse, elle regrettait de n’avoir jamais mis ses mains à exécution. Elle avait voulu se racheter, en étant toujours là, mais Veloran avait toujours été plus rationnel. Il savait que sa sœur, même si elle cherchait plutôt la querelle avec les hommes, n’aurait pas pu échapper à quelconque homme de la trempe de Greyjoy.


Elle le fixait toujours. À quoi bon s’en tenir à essayer. Il était borné et entêté. Tête de mule un jour, tête de mule toujours. Elle se retourna pour lui tourner le dos, même s’il continuait à lui lancer des piques. Ses enfants étaient peut-être même plus intelligents que son frère seul. Ils se fichaient bien si elle était Bonfrère ou Greyjoy. Tant qu’elle était là… La simple idée de retourner dans la forteresse lui donnait des maux de cœurs. Elle regarda son frère puis pensa soudainement que la tour fortifiée devait tout bonnement être abandonné depuis qu’Euron était mort, mais voilà qu’une autre idée émergeait. Certainement bien plus agréable que vivre avec ses deux frères. Elle le ferait payer à Dagon de l’avoir envoyé dans ce merdier.


Laisse mes enfants hors de cette discussion et si je te revois m’insulter au sujet de mes enfants, je ne vais pas juste te coller une baffe, mais te jeter en bas de ton boutre. J’veux pas savoir ce qui se passe avec ton ego de male surdimensionné, mais cesse d’agir, comme un gamin, si tu veux qu’on t’prenne au sérieux, Willem. Sinon on te considéra toujours comme le frère de l’autre.

La sourde colère grondait dans son cœur et la jeune femme, avait des envies de meurtres. Ils arrivaient tous à la faire sortir de ses gongs. Ce passait-il le mot, pour mieux l’énerver? Si oui, gare à celui qui lui ferait face. Elle s’en allait lorsqu’elle se ravisa, pour le provoquer de nouveau. Elle avait pris le glaive entre ses doigts et n’avait pas levé les yeux.


Dire qu’on avait cru faire de toi un vrai fer-né. Les jumeaux ne sont pas la seule caractéristique de notre famille. La fratricide c’est aussi transmise sur plusieurs générations. Puisque tu ne me considère plus comme une Bonfrère et que tu sembles insupporter Veloran, tu es le seul maitre de ton destin. Peut être que t’es plus fort que moi et que tu arriveras à l’éliminer, comme ca tu seras bien. Plus de sœur pour te donner des taloches, tu pourras bien m’oublier, puisque jamais rien ne me ramènera ici.


Elle jeta le glaive au pied de son frère. D’une certaine manière, elle se fichait bien qu’il ne veuille plus d’elle. Elle chercherait de l’Attention ailleurs. Son père aussi était rancunier comme il l’était. La seule caractéristique qu’ils avaient en commun était qu’ils étaient tous les deux le deuxième jumeau. Elle n’avait pas non plus su pourquoi, elle venait de lui dire cela. Peut-être parce qu’elle en avait assez de le voir toujours pensé qu’il vivait dans l’ombre de sa sœur. Depuis le temps qu’elle voulait lui faire ce discours … l’épouse de la seiche finit par descendre du boutre. Son frère savait ou la trouver s’il voulait moyennement de vrai excuse. Elle avait toujours eu cette mauvaise manie de s’asseoir près des rochers qui provoquait une impasse pour les jeunes capitaines. Dagon aurait tôt fait de la ramener dans la forteresse ne comprenant certainement pas la manie de s’exposer aussi facilement pour regarder des vagues s’abattre violemment sur des rochers.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Une femme ne raccommode pas que du tissu

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