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[Rahéna-Asafa] Ma terre Promise...

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Homme d'Armes
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Asafa Ferboys
Homme d'Armes

Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
♦ Missives : 261
♦ Missives Aventure : 114
♦ Arrivée à Westeros : 27/04/2012
♦ Célébrité : Haaz Sleiman
♦ Copyright : Maron martell
♦ Doublons : aucun
♦ Age du Personnage : 25
♦ Mariage : Promis à Rahéna Qorgyle
♦ Liens Utiles : Fiche de présentation
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Message Mar 22 Jan 2013 - 10:49

Il était temps. La colonne n'attendait désormais plus que le Géant des Osseux pour se mettre en route. Tayeb Ferboys observait le donjon depuis sa monture, tiquant d'impatience alors son frère se faisait attendre. Une cariole, cinq soldats arborant les couleurs de la maison de Ferboys et deux serviteurs, voilà ceux qui tenait compagnie au jeune noble alors que son frère se faisait désirer.
Tayeb était lui aussi très grand pour un dornien. Sensiblement de la même taille que son frère, il jouissait toutefois d'une silhouette moins large qu'Asafa qui s'était forgé dans la fureur des combats et les voyages. Tayeb était quant à lui un érudit là où l'ainée était un guerrier, et cela expliquait donc la différence de stature entre les deux. Tayeb avait passé la majeure partie de son enfance et de sa vie dans les livres, et il tenait désormais le rôle de mestre de la maison Ferboys avec un certains brio.
S'il partageait certains traits de caractère tels que la gentillesse et le dévouement avec son frère, il était en revanche plus posé, moins passionné que ne pouvait l'être le Géant des Osseux. Surtout, il n'était guère intéressé par les histoires de cœur, contrairement à Asafa, et il se trouvait être bien moins sociable que ce dernier.
Finalement, le grand Dornien à la barbe finement taillée apparut au sortir de la porte principale, se dirigeant comme si de rien était jusqu'à sa monture. Il avait apporté un soin particulier à sa toilette, et il avançait d'un pas tranquille. Tayeb soupira légèrement en voyant que son frère ne semblait même pas avoir remarqué qu'il était une fois de plus en retard, et lorsque ce dernier prit place sur sa monture aux côtés du Mestre, il glissa à son attention.

- Asafa mon frère, je crains que tu n'arrives en retard le jour de ta propre mort...

Le géant des Osseux ne put s'empêcher de réprimer un sourire alors que son benjamin lui faisait ainsi remarquer l'un de ses innombrables manquements à la ponctualité.

- Je ne suis guère pressé d'y arriver, c'est sans doute cela.

- Tu ne saurais t'y soustraire pourtant.

- Allons, ne sois pas si lugubre. Je disais simplement au revoir à Edarra.

Tayeb marqua une pause, conservant son visage figé dans une froide expression à l'évocation des derniers mots du dornien au teint halé. De manière presque instinctive, il porta son chech à son visage de manière à se protéger des intempéries que le voyage allait proposer, et certainement également pour dissimuler ses expressions faciales.

- Ne perdons plus de temps, mettons nous en route.

D'un signe de la main, Tayeb mit en mouvement la colonne des Ferboys qui se mit en branle dans un joyeux vacarme, chacun discutant gaiement, saluant les quelques badauds se trouvant ça et là. La raison du voyage de la délégation Ferboys était simple : présenter à Asafa sa future compagne, la belle Rahéna Qorgyl, héritière de la maison Qorgyle et surtout, veuve d'un précédent mariage.
Tayeb était quelqu'un d'intelligent qui prenait en considération bien des facteurs. Et s'il avait pris l'initiative d'arranger cette union, court-circuitant sa cousine Edarra, alors souffrante, dans la gestion de la maison, c'était pour plusieurs raisons. Tout d'abord, la direction que prenait la maison ne lui plaisait guère. S'il restait, comme son frère, fidèle à la maison et à ses intérêts, il ne pouvait que s'émouvoir de la voir s'isoler peu à peu suite aux erreurs de son oncle. Aussi, il fallait se renforcer, souder des liens avec d'autres maisons afin d'obtenir de nouveaux alliés et redorer le blason de la maison.
La maison Qorgyle présentait de nombreux avantages : elle était quasiment obligée d'accepter un mariage vu que son héritière était désormais veuve, elle restait une maison majeure, d'une réelle importance à Dorne bien que discrète et son lord était mourant donc plus facile à convaincre que de laisser seule sa fille chérie diriger la maison serait un lourd fardeau.
De plus, en arrangeant ce mariage, Tayeb parvenait à des objectifs bien plus secret. En liant Rahéna Qorgyle à Asafa, il retirait son frère des griffes d'Edarra et de ses innombrables complots. Asafa avait toujours été une bonne nature, et depuis sa plus tendre enfance il était très proche de sa cousin. Il veillait sur elle et la considérée comme une petite sœur. Mais depuis l'attaque subie sur les terres de la couronne, la relation entre le géant des Osseux et sa cousine était devenue ambigüe et soulevait bien des interrogations. Craignant que des rumeurs d'incestes ne naissent, Tayeb avait décidé qu'il fallait désormais marier son grand frère, de grès ou de force. Et surtout, il était persuadé que sa cousine, malgré toute l'affection qu'il lui portait, finirait par couter la vie à son frère à force de manipulations retorses et d'intrigues dangereuses. Les blessures que tous deux avaient reçues lors de l'attaque se révélaient être un signal d'alarme qu'il était temps que l'on veille un peu sur Asafa, lui qui avait passé sa vie à veiller sur les siens.

*********************************************************************

- Cela fait deux jours que nous avançons. Il nous en faudra aisément quatre de plus si nous coupons à travers les montagnes pour nous rendre à Grès. Passons à proximité de Denfert, on gagnera deux jours de route, au bas mots. Et surtout, nous pourrons nous arrêter à quelques oasis que je connais.

- Il n'en est pas question, Asafa. Tu sais bien que les Uller sont de vrais fous furieux... Ils seraient capables de nous pendre haut et court simplement pour avoir fouler leurs terres.

- Mais non ! Je connais bien leur fille, Anissa...

- La vipère Anissa, tu veux dire ! Je ne suis pas convaincu que cela soit une bonne chose.

- Elle gagne à être connue, tu sais. Certes, elle peut paraître... Socialement inadaptée. Mais elle a un vrai bon fond, j'en suis convaincu. Je crois d'ailleurs que la Mère Rivière m'a confié comme mission de révéler ce bon fond.

- Je crois surtout que dès qu'une femme te résiste, tu te sens obligé de l'investir de la Destinée pour continuer à lui courir après, mon frère...

Le Géant des Osseux se mit à rire à la remarque de son frère. Il y avait certainement une grande part de vérité dans les propos de ce dernier et d'ailleurs, Asafa ne chercha pas à s'en défendre. Il haussa simplement les épaules, son sempiternel sourire fixait au coin des lèvres alors que le trot des chevaux se poursuivaient dans le désert.

- Sans doute as-tu raison...

- Sans doute en effet...

- Ne crois tu donc pas que nous puissions couper par les alentours de Denfert ? Il me tarde de revoir Rahéna...

- Non... Et puis, cette brute de Rennifer se ferait un plaisir de tailler en pièces...

Le sourire du dornien s'effaça quelque peu à la mention de Rennifer Uller.

- Oui... Tu as raison. C'est bien dommage, j'aurais pris plaisir à rosser ce vieux fou.

- Afin qu'il dispose d'un casus belli pour rassembler Dorne contre notre maison ? Cela ne serait guère sage, mon frère. Rappelle toi l'inimité que nous voue le reste de Dorne. Se comporter de la sorte serait certes d'utilité publique, mais causerait bien des tourments à notre famille, si ce n'est sa chute.

- Tes paroles sont pleines de sagesse... Ennuyeuses, mais pleines de sagesse.

Tayeb sourit légèrement à son tour devant la petite pique que venait de lui envoyer son frère.

- Mère t'a octroyé l'humour et la poésie, Asafa. A moi elle a confié le sens pratique et la conscience des réalités...

- Bien, bien... Évitons Rennifer le pourceau dans ce cas... C'est incroyable, cela, même lorsqu'il n'est pas là, il parvient à me contrarier, ce vieux fou.

********************************************************************

Au loin, au milieu du désert, apparut de hautes murailles de couleur ocre. La lourdeur de l'air, véritablement étouffant, ajoutée à l'intense chaleur causée par un soleil à son zénith renvoyait une image imposante quoique paresseuse de la fière cité de Grès, demeure des Qorgyle depuis des siècles. A cette distance, la ville avait l'air d'être nimbée de brumes, une image floue découpant la ligne de l'horizon, et les murailles semblaient baigner dans une mare poisseuse, mirages causés par la température intense du désert de Dorne.
La colonne des Ferboys était en cette heure bien peu reluisante. Couverte de poussière mêlée à de la sueur, fatiguée et assoiffée, la délégation n'offrait guère un spectacle réjouissant. Il n'était plus qu'à deux petites heures de marche de Grès alors que les soldats s'arrêtèrent, sur le commandement de Tayeb. Tout le monde descendit de cheval et se dirigea vers le puits bordant la route.

- Allez, faisons un brin de toilette avant de nous présenter à nos hôtes, afin de ne pas ressembler à des sauvages du Nord.

Tous s'exécutèrent, avec un certains plaisir. Pouvoir profiter de la fraicheur de l'eau par cette canicule était un véritable bienfait pour les corps comme pour les esprits, et les Ferboys appréciaient à sa juste valeur cette pause. Pendant plusieurs minutes, on se savonna, on se déshabilla et on se désaltéra, changeant les tenues de voyage pour des tenues d'apparats. Les chevaux furent rapidement brossés, leurs harnais changés pour arborer de splendides mais peu pratiques selles. Asafa arborait désormais un jabador finement taillé avec un selham, de couleur beige avec des pièces ouvragées ocres et pourpres. Ces vêtements, cérémoniels et particulièrement élégants, rappelaient les couleurs de la maison Ferboys et Asafa conservait un cimeterre ceint à sa hanche et sa lance en main afin de démontrer sa nature guerrière. Puis, une fois que tous furent prêt, arborant les tenues propres et cérémonielles de la maison Ferboys, ils se remirent en route, pour arriver finalement jusqu'à la cité de Grès, demeure ancestrale des Qorgyle, à la rencontre de ses hôtes.

La colonne n'était guère fournie, on comptait en tout et pour tout sept hommes et trois servantes, toutes dans la carriole suivant les militaires. Néanmoins, tous avait pris un soin bien particulier à leur apparence et leur entrée dans la ville fut remarquée et commentée par la foule des badauds se trouvant ça et là sur le chemin. Les Ferboys parvinrent jusqu'au château de Lord Qorgyle et, une fois dans la cour, s'arrêtèrent dans l'attente d'être reçu. Une fois que le Lord et sa fille apparurent, tous mirent pied à terre et s'inclinèrent afin de montrer respect et déférence à leurs hôtes. Quand enfin ils furent autorisé à se redresser et à parler, Asafa et son frère Tayeb s’avancèrent jusqu'aux maîtres des lieux pour les saluer à nouveau. La taille des deux hommes frappa certainement les personnes ici présentes, car ils dépassaient presque d'une tête les autres Dorniens. Asafa parla finalement en premier, et il adressa un sourire charmeur à la jeune femme, son regard pétillant de canaille plongeant dans celui de la belle quelques secondes avant de se retourner vers le vieux Lord.

- Monseigneur, c'est un honneur d'être ainsi reçu par vos soins. La Maison Ferboys se réjouit de pouvoir compter sur votre amitié. Nous espérons ainsi pouvoir sceller sur les générations futures cette entente entre nos maisons, notre visite ayant pour but de sceller l'union de nos deux bannières.


Reportant son attention sur la belle Rahéna, toujours avec un sourire aux commissures des lèvres.

- Ma dame, votre beauté n'est nullement galvaudée, et je remercie tous les jours la Mère Rivière de nous savoir promis l'un à l'autre. Puissiez vous accepter ce modeste présent.

Derrière lui, les servantes descendirent de la carriole pour apporter un plateau recouvert d'un drap. En s'approchant, elle put constater que le drap remuait légèrement. Asafa se saisit du plateau et révéla alors ce qu'il dissimulait. Il s'agissait de deux nourrissons caracals, vraisemblablement âgés d'à peine quelques semaines. Les deux petits félins miaulaient et piaillaient, observant avec une certaine crainte les alentours. Asafa les saisit alors délicatement par la peau de la nuque pour les tendre dans un sourire à Rahéna.

- Puissent-ils représenter notre union, pour que nos sentiments grandissent avec eux. Ma dame.

Il conclue en s'inclinant à nouveau, attendant désormais la réponse de leurs hôtes...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Rahéna Qorgyle
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Général Héritière du Grès
♦ Missives : 478
♦ Missives Aventure : 39
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 17/12/1988
♦ Arrivée à Westeros : 12/01/2013
♦ Célébrité : Noemie Lenoir
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♦ Age du Personnage : 23
♦ Mariage : promise à Asafa Ferboys
♦ Lieu : Le Grès, Dorne
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Message Mer 23 Jan 2013 - 15:03


    Dorne est connu pour son climat dur et aride. Le soleil qui brille sur ses terres est à l'image d'un grand brasier, l'air qu'on y respire est lourd et chargé de grains de sable qui viennent se coller sur les parois des voies respiratoires.
    Il assèche les terres, le peu d'eau qui se serait attardé en surface; il cuit les chaires et aspire toute forme d'espoir si par malheur un homme viendrait à se perdre dans ses immensités désertiques.
    C'est dans ce désert de chaleur et de mirage que se dressent fièrement les murailles du Grès.
    Hauts remparts au milieu de nulle part dans cette immensité sableuse. La fournaise qui règne en ses lieux lorsqu'on s'en approche donne l'impression que les murailles se contorsionnent et sont mus d'une volonté propre.
    Lorsque, par bonheur, on s'en rapproche, conscient qu'il ne s'agit pas là d'une énième hallucination, on peut à loisir contempler ses murs construits avec d'innombrables blocs de pierre taillés, lui donnant cette belle couleur ocre.
    A l'intérieur des murailles qui protègent la ville du Grès, les maisons de la populace sont plus sommaires mais bien entretenues pour la plupart. Elles sont toutes plus ou moins construites sur le même schéma, petites, avec peu d'ouvertures pour garder la fraicheur qu'il pouvait y avoir à l'ombre de leur toit.

    Voilà plusieurs jours que le bon peuple était en liesse comparé au comportement des habitants du palais.
    La rumeur comme quoi Rahéna Qorgyle allait à nouveau être mariée allait bon train entrainant bon nombre de petits ragots avec elle. L'héritière était loin d'être une sainte, mais elle avait à cœur de s'occuper correctement de son peuple comme l'avait fait avant elle son père qui déclinait de plus en plus ces derniers temps.
    Le jeune Duncann qui avait réussi à être enfin maître d'arme, aimait sortir à l'extérieur des murs d'enceinte du palais pour se rendre compte de ce qui entourait leur famille, prendre conscience des choses importantes. Mais ces derniers temps, ce qu'il entendait le rendait malade.
    Savoir ce que les gens pensaient de sa sœur le dégoûtait et il aurait aimé pouvoir la protéger de tout cela, mais la plupart du temps, elle le savait bien avant lui.
    On disait qu'on l'avait souvent vu ces derniers jours en compagnie de différents hommes et seuls. Qu'elle avait sans doute empoisonnée son premier époux. Que les scorpions avaient été envoyés par elle et nul autre, que l'accident n'en était pas un. Certains plaignaient le futur époux bien qu'il soit de la Maison Ferboys.
    D'autres, en revanche, était réellement heureux pour l'héritière. Certains se rendaient compte que leur Lord n'était plus aussi vaillant qu'avant et ne faisait plus que de rares apparitions en public. Peu, mais il y en avait, étaient conscients que Rahéna s'impliquait dans les affaires d'états pour le bien de tous.

    Elle, et bien elle laissait dire, le peuple avait la libre pensée et elle ne pouvait leur en vouloir, après tout, une bonne partie des rumeurs avait un fond de vérité qu'elle ne pouvait nier. Son frère était protecteur envers leur famille et elle ne lui en voulait pas de leur être fidèle ainsi. Elle même faisait passer les intérêts et besoins de la Maison Qorgyle avant ses propres désirs. Elle faisait d'ailleurs tout son possible pour endosser son rôle et rasséréner son cadet ainsi que son benjamin.
    Quoiqu'il en soit, elle prenait au sérieux la préparation de leur demeure pour leur futur invité de marque. Tout le monde était plein d'énergie et d'humeur festive, sauf les proches et la principale concernée.
    Elle restait de marbre et ordonnait d'une voix neutre ses directives. Duncann évitait le plus clair de son temps les pièces pleine d'effervescence, préférant les cuisines ou encore quelques tavernes du Grès.
    Luhàn, lui, naviguait entre les appartements du Lord et ceux de sa sœur, étant le dernier né, il n'avait rien de particulier comme rôle à endosser et pouvait à loisir couler la vie qu'il voulait, en somme.


    *****

    - Luhàn non mais bon sang!!! Tu veux mourir !
    Tu regardais où encore ! Ton adversaire c'est moi ! Tu te concentre sur moi!


    Le jeune dornien, les fesses dans le sable, regardait le cadet de la famille avec de grands yeux remplis d'étonnement, comment avait-il réussi à se retrouver ainsi au sol. Il n'avait regardé sa fenêtre qu'une fraction de seconde quand il avait cru la voir, alors diable, comment avait-il fait pour perdre l'équilibre.
    Son frère tempêtait au-dessus de lui tout en lui tendant la main.


    - Désolé Duncann, je vais faire attention.

    Il prit la main tendue et laissa son frère le remettre sur pied en une fraction de seconde, celui-ci avait baissé le ton mais semblait toujours passablement agacé par le manque d'attention de son jeune frère.

    - C'est ça faire attention! Essaie de dire ça à l'homme qui t'aura planté son épée dans le cœur.
    - Aller, ne sois pas si rabat-joie, je vais faire de mon mieux!
    - J'espère bien oui !

    Depuis l'annonce de la venue du prétendant Duncann était pratiquement toujours d'une humeur noire aux allures de tempête. Il était électrique et ne tenait plus en place. Le moindre petit rien était l'étincelle qui mettait le feu aux poudres et depuis ce matin il passait sa mauvaise humeur sur les soldats venus s'entraîner avec lui et sur Luhàn qui était venu pour le calmer. Le résultat été là. Il avait fini le séant dans le sable et le maître d'arme lui criait dessus. Bel effort n'est-il pas?
    Les lances dansaient au rythme des pas de leur porteur, devenant une extension de leur bras.


    - Remonte ta garde!

    Le dos de la lance fit mouche dans les flancs du jeune noble qui accusa le coup, la respiration un peu coupée sur le moment.

    - Ta garde je viens de te dire!

    Son frère n'était pas un sableux d'une taille imposante, mais il était de bonne taille et ses muscles étaient larges et épais. Ses mains étaient larges, ressemblant plus à des battoirs quand elles vous arrivaient en travers du visage. Elles étaient rugueuses et à certains endroits, recouvertes d'une couche de corne montrant le temps passé à s'entraîner. Il portait un bouc bien fourni et sombre tout comme ses cheveux qu'il gardait longs et attachés dans son dos en une imposante masse recouverte à l'heure actuel de poudre d'or que soulevaient leurs pas.
    Ses yeux étaient rentrés dans leur orbite, lui donnant un regard noir et dur, accentué par la couleur de ses iris aussi noirs que l'obsidienne et ses sourcils broussailleux et fournis.
    D'un certain point de vue, et avec le bon angle, il pourrait l'impressionner si il ne le connaissait pas aussi bien.

    - Je ne suis pas sourd.
    - C'est à se demander frère!

    Luhàn esquissa un sourire, il avait beau avoir entendu, il avait quand même reçu le coup. Que pouvait-il bien dire pour sa défense. S'aidant de sa lance il se redressa pour à nouveau canaliser la colère de son maître d'arme.


    Depuis l'une des fenêtres de sa chambre elle les observa un instant avant de revenir à la lecture de plusieurs papiers importants qu'il lui faudrait faire signer à son père. Les affaires d'état l'ennuyaient aujourd'hui et elle aurait préféré être dehors avec ses frères, s'amusant à fendre l'air et se laisser recouvrir par la poussière de sable. Comme elle regrettait les moments d'insouciance de son enfance parfois.

    Elle était lasse de tout ceci. Zéhyna, la plus vieille servante à son service lui avait fait préparer un bain avant qu'elle ne rentre de sa discussion avec le Mestre.
    Les nouvelles n'étaient pas bonnes, une chose aussi à laquelle elle allait devoir penser pour l'annoncer à ses frères.
    Elle se leva et rejoignit le bain à ciel ouvert.
    Si, de l'extérieur des murs le Grès n'était pas très engageant et les demeures de la population assez sommaires, il n'en était rien de la demeure des Qorgyle. Il y avait de nombreux corridors ouverts sur l'extérieur. Des cours intérieures où le soleil et le vent pouvaient jouer avec l'architecture Dornienne.

    Rahéna n'aimait pas les endroits clos et, de leur demeure, c'était sans doute la plus ouverte sur l'extérieur, seule sa chambre à coucher était sombre et fraiche. Les murs donnant sur l'extérieur étaient rarement ouverts mais pour ce qui était de l'intérieur il y avait plus de colonnes que de cloisons. Elle aimait sentir le vent chaud du désert de Dorne réchauffer sa peau.


    Voilà plus de deux heures que la demoiselle barbotait dans l'eau où flottaient quelques pétales de fleurs. Les servantes voulaient que tout soit entièrement parfait pour cette nouvelle union. Il ne fallait pas faire la moindre fausse note.
    Aussi, rien n’avait été laissé au hasard au grand désespoir de Rahéna. La robe avait été choisie, la parure, la coiffure, tout dans les moindres détails, pour qu'elle fasse honneur à la famille et surtout qu'elle soit l'image parfaite de l'épouse docile et soumise que son père avait sans doute promis à ce Ferboys…. Quel ennui.


    - Madame !

    -Qui a-t-il Zéhyna?

    La voix de sa maîtresse était lasse et en disait long sur son humeur. Elle n'allait sans doute pas lui faciliter les choses. Après tout, elle savait que l'héritière était une tête de mule, une vraie caboche quand elle s'y m'était.

    - Les servantes que j'ai envoyées pour votre toilette et vous préparer viennent de me trouver, paniquées, en me disant que vous refusez de sortir de votre bain.

    - C'est exact.

    - Veuillez sortir Madame!

    - Non je n'en ai pas envie.

    - Madame je ne vous demande qu'une faveur, c'est de nous laisser faire notre travail… sinon votre égoïsme risque de nous retomber dessus.

    Depuis le temps, cette servante de bien dix années son aînée avait compris comment faire réagir sa maîtresse.
    Celle-ci fit la moue, retroussant légèrement ses lèvres et pinçant le nez avant de se laisser glisser entièrement dans l'eau jusqu'à ce que plus un de ses cheveux ne soit sec.
    La servante au bord du bain leva les yeux au ciel et fit signe à deux autres jeunes femmes d'approcher avec le linge pour sécher l'héritière.
    Fière d'elle, Zéhyna resta dans la pièce jusqu'à ce que le corps de Rahéna soit recouvert d'huile essentielle pour la rendre douce et souple au toucher et ainsi la parfumer.
    Malgré toute la mauvaise volonté de la demoiselle, rien n'y fit, elle se retrouva vêtue d'une robe d'apparat officielle aux couleurs de la Maison Qorgyle, d'un rouge vif et insolant et les broderies faites au fil noir.
    Là-dessus, on lui mit une parure d'or et d'ambre, et après bien des difficultés, on arriva à dresser la chevelure de la promise pour en faire un chignon parfait.


    - Cessez donc de soupirer Madame, vous devriez vous réjouir de ce jour.

    - Je ne vois pas pourquoi. Lors de mon première mariage je peux comprendre mon amusement, là je connais déjà ce qui m'attend.

    - Voulez-vous arrêter d'être si sombre, vous allez faire fuir ce pauvre homme.

    - Peut-être cela serait-il mieux.

    - La mort de votre premier époux n'était pas de votre faute, arrêtez donc de vous flageller pour si peu.

    La porte s'ouvrit à la volée sur un Luhàn excité comme une puce. Au moins il y en avait un que cela amusait. Ou plutôt, parce qu'il était assez rare de voir un convoi pour ce genre d'événement. Duncann entra à la suite, encore plus sombre que sa sœur.

    - Ils arrivent ma sœur, ils sont aux portes de notre cité.

    - Tu n'es pas obligé, sœur.

    Elle se leva d'un mouvement souple et leste tout en s'approchant de ses frères. Elle caressa la joue de Luhàn posant sur eux un regard bienveillant et déposa une bise sur le front de son frère qui s'était penché pour l'aider dans son geste.

    - Je le suis mon frère. Il en va de la survie du Grès et du nom de notre famille. Je ne peux renier les désirs de notre Lord.
    Comment va-t-il?


    - Le Mestre a réussi à faire en sorte qu'il puisse être debout, mais il reste extrêmement fatigué. Je lui servirai de soutien.

    - Merci…. Je vous ai rarement vu aussi élégant tous deux. Allons-y.

    D'un pas lent et mesuré, elle prit la tête de tout ce petit monde pour rejoindre l'extérieur.
    Devant les portes de leur demeure, en haut des quelques marches qui y menaient, la Maison Qorgyle était là dans son grand complet pour accueillir le futur époux.
    Duncann était à la gauche de son père pour le soutenir, celui-ci le tenant fébrilement pour empêcher ses jambes de flancher. A côté d'eux Luhàn, et enfin, à la droite de Lord Thuryel Qorgyle se tenait Rahéna, droite et fière qui regardait ces hommes avec un certain soulagement.
    On ne pouvait pas dire qu'elle était heureuse, non, loin de là, mais au moins elle connaissait leurs visages.
    Alors c'était donc Asafa son époux. Pourquoi ne l'avait-elle pas imaginé? Peut-être parce que la réputation de cet homme était arrivé jusqu'au Grès. Elle n'avait pas pensé que son père mettrait sa chère fille entre les pattes de ce… ce Géant.
    Avait-il toujours été aussi grand lors de ses visites?
    Elle observa les deux frères et fut surprise d'entendre son promis parler en premier.


    - Soyez les bienvenues. La Maison Qorgyle l'espère tout autant que vous Asafa de la Maison des Ferboys. Nous espérons que ce mariage apportera une entente cordiale entre nos deux familles ainsi que la prospérité de nos deux Maisons.

    La voix de Lord Thuryel était chevrotante et faible, il avait beau être émacié par la maladie et visiblement fragile, il n'en demeurait pas un Lord Qorgyle. Une certaine grandeur émanait de lui et ses yeux, de la même couleur que ceux de sa fille, étaient encore vifs, signe qu'il avait toujours toute sa tête et qu'il n’était pas encore prêt à baisser les bras et laisser la maladie l'emporter.
    Son fils, en revanche, à côté de lui, ne cachait pas son mépris pour le Géant des Osseux.

    Rahéna fut un put prise au dépourvu devant un tel présent elle qui avait jusqu’ alors gardée un visage totalement neutre, se laissa gagner par l'attendrissement devant les deux petits bébés Caracals qu'Asafa venait de lui tendre.
    Elle avait eu tout abord une réplique bien cinglante qu'elle garda finalement pour elle en voyant les deux petites frimousses tendues vers elle. Délicatement, elle les prit dans ses bras et caressa la tête des animaux avec un regard tendre et doux.

    Pour la première fois depuis leur arrivée, elle leur offrit son joli sourire.


    - Merci Seigneur Asafa. C'est très généreux de votre part et louable.

    Il était sur la bonne voie mais encore loin de gagner son affection profonde.
    Elle fit un pas en avant et s'inclina légèrement tout en gardant les petits dans ses bras, ayant repoussé un serviteur qui était venu pour la débarrasser.


    - Je manque à tous mes devoirs. Seigneurs, soyez les bienvenues au Grès, restez ici le temps qu'il vous plaira. Mestre Tayeb j'aimerais grandement m'entretenir avec vous lorsque cela sera possible. Quoiqu'il en soit vous êtes nos invités. Mon seigneur et futur époux, j'espère que le Grès vous plaira.

    Le ton du futur époux était peut-être un peu trop appuyé pour être sincère mais elle ne voulait pas piquer en public. Autant attendre qu'ils soient seuls pour lui faire comprendre ce qu'elle attendait réellement.
    Après tout, il y avait une raison au fait que, jusqu'alors, le peu de fois où il lui avait fait la cour, elle l'avait éconduit.
    Luhàn en revanche était visiblement le seul des Qorgyle tout frémissant d'excitation à ce qui allait se passer maintenant.
    Rahéna leur fit signe d'entrer et demanda à Duncann de reconduire leur père, il était trop faible pour rester sous pareille chaleur.





Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.




Dernière édition par Rahéna Qorgyle le Dim 10 Fév 2013 - 21:56, édité 1 fois
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Message Sam 2 Fév 2013 - 18:04

Il venait de marquer un premier point. Asafa commençait à connaître les manières à avoir en présence des lady, et comment se faire bien voir par ces dernières. Il était après tout un séducteur hédoniste qui avait eu bien des années de pratiques pour savoir comment gagner l'affection des femmes, cumulant succès et échecs au fil des ans. Et il avait su tirer les conclusions de ses nombreux échecs pour devenir suffisamment doué en matière de séduction. Ainsi, si Rahéna avait été l'une de ses nombreuses cibles qu'il n'avait justement su séduire, il était parvenu à mieux cerner la personnalité de la belle et disposait, chose suffisamment rare pour qu'il en prenne grand soin, d'une seconde première chance. Après tout, sa sulfureuse réputation pouvait être rejetée sur sa jeunesse et son insouciance, et grâce à son frère, il jouissait désormais d'un nouveau départ qu'il semblait bien décidé à saisir.

Alors, lorsqu'il présenta son cadeau et que la belle héritière de Qorgyle lui offrit son envoutant et enivrant sourire, il sut reconnaître dans son regard que l’attitude de Rahéna venait de changer à son encontre. Asafa connaissait le langage corporel des femmes, et il avait bien saisi que son arrivée ne réjouissait guère la jeune femme au teint halé, conservant cette froide rigueur protocolaire trahissant une certaine contrariété quant à la réalité qui lui était imposée. Cela était compréhensible, la brune était veuve et des mots horribles courraient à son encontre, comme quoi elle aurait elle-même fait passer de vie à trépas son précédent époux. De plus, il était totalement conscient que sa réputation était bien loin de celle du prince charmant auquel toute femme était en droit d’espérer. Enfin, si Asafa était persuadé que Rahéna comprenait l’intérêt politique d’une telle union, il songeait que cela la peinait bien plus qu’elle ne le ferait jamais voir, car en tant que Dornienne forte et noble, elle resterait impassible, faisait fi de ses sentiments dans l'intérêt général. Le Géant des Osseux imaginait la belle comme étant éprise de liberté, d’aventures et voyages, et non comme une épouse soumise et docile. Sûrement qu’elle accepterait de bonne grâce ce rôle, néanmoins le Ferboys se voyait autrement, et voyait sa future épouse autrement également.

Les compliments sur la beauté physique de l’héritière n’étaient nullement, pour une fois, le fruit d’un baratin maintes fois répété et maîtrisé par Asafa. Non, cette fois, la risette de belle venait de percer en plein cœur le géant des osseux qui, pour le coup, n’afficha pas son sempiternel sourire de charmeur, pétillant de malice. Non, il resta pendu aux lèvres de la belle, silencieux, comme si son âme venait d'être happée hors de son corps. Venait-il d’être envouté ? Sans doute, car il resta là de longues secondes, la bouche à peine ouverte, son regard couleur de jais plongés dans les prunelles empires de la sauvage héritière qui venait de le capturer par un sourire sincère illuminant son visage ovale aux traits raffinés. Asafa était un homme passionné, et bien des fois il avait succombé aux cris de son cœur lorsque la Mère Rivière mettait sur son chemin de douces créatures aux formes généreuses, aux lippes charnues ou aux yeux envoutants. Pourtant, jamais il n’avait semblé ne savoir quoi faire face à ses dernières comme en ce moment. Face à chacune des jeunes femmes qu'il avait rencontré, le géant des osseux avait su utiliser de subtiles logorrhées pour donner l’illusion de rester maître de la situation, ou bien sa faconde lui offrait la douceur d’une retraite volontaire. Même lors de ses premières rencontres avec Rahéna, jamais il n’avait semblé, le temps de quelques secondes, à ce point vulnérable, vaincu, soumis. En un instant, la douce venait d’ensorceler le jeune homme et celui-ci semblait être un vaincu consentant.

Rahéna, ainsi en possession du cœur de son futur époux, fit la plus cruelle des choses que l’on puisse faire à un cœur conquis, en se détournant de lui pour regagner, suite à la tendresse d’un sourire offert avec sincérité, une froideur protocolaire. Restant béat et sourd alors que la délégation se mettait en marche, il fallut une intervention bienheureuse de son frère pour le ramener à la réalité, son esprit ayant visiblement quitté son corps. Un coup discret dans le dos du guerrier à la peau mate le fit tiquer et, un instant perdu comme s'il sortait d'un rêve éveillé, il reprit toute sa contenance, son air assuré et ses manières de gentilhomme. Il répondit finalement aux mots de la belle héritière avec politesse, affichant cet air de gentille canaille qu'il savait si bien montrer et qui avait fait notamment son succès auprès de la gente féminine.

- Vous me voyez ravi d'accepter et d'apprécier mon présent, ma dame. Je gage de faire mon possible pour vous être d'agréable compagnie, et de mon montrer digne d'une maison telle que la vôtre.

Ce fut au tour de Tayeb de prendre la parole, alors que tout le monde se mettait en route à la suite du vieux lord malade. Si l'ainé des Ferboys n'avait d'yeux que pour sa promise, ce qui en soit semblait être une bonne chose vu le caractère volage du personnage, son frère lui était bien conscient de ce qui se déroulait devant lui. Et l'inimitié du frère de la future épouse d'Asafa ne lui avait pas échappé, observant d'un coup d’œil l'attitude de ce dernier. Toutefois, en homme sage et patient, il avait fait preuve de bienséance, faisait voler son regard de personne en personne, prenant discrètement des informations sur l'humeur de chacun d'entre eux, perçant des alliés potentiels ou des individus à conquérir. Et lorsque Rahéna lui fit part de son désir de s'entretenir avec lui, il adressa un sourire poli et respectueux, suivit d'un acquiescement de la tête.

- Je ne saurais décemment vous refuser cela alors que vous faites preuve de la plus grande des politesses et des bienveillance à l'égard de notre maison, ma dame. Je prendrais un grand plaisir à m'entretenir de tout sujet avec vous, quand il vous sierra. Prenez note toutefois que je partirais demain dans la journée, ma dame. Je souhaitais me rendre au Grès, outre le plaisir de vous rencontrer, afin de ramener quelques plantes dont nous manquons à Ferboys pour m'assurer de la bonne guérison de ma cousine Edarra.

Le mestre s'inclina à nouveau en terminant sa phrase alors que petit cortège était parvenu dans la grande salle du château. Le repas avait été dressé car, même si la température était encore assommante dans la cité, le soleil descendait et l'on approchait de l'heure du diner. Aussi, il était temps de prendre quelques rafraichissements bienvenus qui permettraient à tout le monde de discuter en attendant que la nuit tombe, apportant une fraîcheur salutaire pour accompagner un bon repas. Tout le monde s'installa alors en tailleur dans une grande pièce couvertes de tapisseries colorées typiquement dorniennes, ainsi que de nombreuses étoffes de tissus et autre coussins rendant la pièce confortable pour tout à chacun. Cette dernière était plongée dans une relative pénombre, synonyme de température plus clémente pour les corps des Dorniens étant pourtant habitué à la chaleur mortelle de leur désert, et elle n'était éclairée que par quelques petites fenêtres perçant en hauteur dans le mur.

Durant tout ce temps, le Géant des Osseux n'avait décollé son regard de la belle héritière du Grès, cherchant à happer son regard pour profiter de ces yeux de couleur empire qui l'avait littéralement transpercé quelques minutes auparavant, en vain. Plus rien ne semblait exister autour de lui exceptée sa muse, Rahéna, fruit de son obsession comme nulle autre ne l'avait été auparavant. Seul le jeune Luhann parvenait à obtenir son attention, l'excitation compréhensible du garçon devant la carrure de guerrier du dornien à la barbe finement entretenue et à la cicatrice bien visible lui tirant de temps à autre un sourire amusé et une tape amicale en sa direction. Mais guère plus, à vrai dire, tant l'esprit du Ferboys était tout à sa promise.

Quelques discussions s'engagèrent concernant les santés diverses des membres des deux familles, sur les évènements récents secouant l'actualité Dornienne (car ce qui se déroule au dehors du désert n'avait guère d'intérêt pour les habitants du désert) ou sur bien d'autres sujets parfaitement protocolaires visant à mettre l'ensemble de la tablée dans le confort. Et alors que Tayeb se chargeait de faire la conversation avec toute sa politesse et sa sagesse, Asafa lui restait silencieusement pendu à l'observation de la belle Rahéna, ne répondant que lorsque les questions lui étaient directement adressées. Si par bonheur il parvenait à accrocher le regard de la jeune femme, il lui adresserait un sourire franc et empli d'une passion que l'héritière lira comme sincère, dévorante, non feinte. Finalement, le géant des osseux aura prit la parole, avec une assurance retrouvée, après s'être saisit de quelques amuses-gueules disposés ça et là, pour accompagner les boissons fraîches. S'installant plus confortablement, il conserva son attention sur la jeune femme au teint halé et aux yeux en amande et, dans un sourire malicieux, lui demanda.

- Dame Rahéna, puis-je vous demander ce que vous attendez de notre union ? Je veux dire, au-delà des considérations purement politiques... Qu'espérez vous de moi en tant qu'époux ?

À cet instant précis, Tayeb changea de couleur et son air sympathique se dissipa en une expression de terreur lui tordant le visage. Se raclant la gorge et tentant de reprendre un peu de contenance alors que les derniers mots de son frère venait de le désarçonner, il bafouilla quelques mots, levant les mains en signe d'apaisement comme s'il craignait à des débordements physiques induits par cette sortie verbale de son insouciant de frère. Visiblement, malgré les années, Asafa parvenait toujours à prendre son prévoyant petit frère à contrepieds et à le mettre dans l'embarras.

- Veuillez... Hum... Veuillez ne pas prendre ombrage des paroles de mon frère, mes seigneurs... Il est... Hum... Je crois que la fatigue de ce voyage lui a fait tourner la tête, au point d'en oublier la bienséance et que...

- Allons bon, Tayeb, on dirait plutôt que c'est toi qui souffres de la chaleur subitement, mon frère. Regardes toi, tu bafouille et tu transpire...

Le géant des osseux se mit à sourire, se donnant un air d'enfant insouciant venant de faire une bêtise dont il serait fier devant ses amis. Posant la main sur l'épaule de Tayeb Ferboys et reportant son attention sur la belle Rahéna Qorgyle, Asafa poursuivit son propos devant l'œil médusé du mestre de Ferboys et de la famille Qorgyle avec cette nonchalance et amusement qui le caractérisaient si bien.

- En effet, mon cœur est en liesse à l'idée d'être promis à une telle créature que vous, ma dame. Et bien qu'elle n'en dira rien car c'est une grande Lady, d'une noblesse rare, Lady Rahéna ne saurait partager mon enthousiasme. Ce qui est bien normal, je le conçois. Aussi...

Il appuie son sourire en plongeant ses pupilles de jais dans celle empire de la belle jeune femme au teint halé. Conservant le contact visuel avec cette dernière, il poursuivit son propos, l'air moins détendu et plus sérieux, plus sincère certainement également.

- Dites moi, ma dame, ce que vous attendez de moi, que je puisse tenter de vous rendre le fardeau de m'avoir comme époux plus supportable.

La question avait été lancée et désormais plus rien n'existait autour du Dornien que la belle jeune femme et lui. Comme s'il avait créé une bulle autour d'eux, son regard était plongé dans celui de Rahéna qui y pouvait lire la passion débordante animant à ce moment le cœur du géant des osseux, qui faisait toutefois preuve de la politesse et de la tenue nécessaire à son rang. Il ne manquait plus que la réponse de la belle héritière du Grès pour continuer la scène, les autres protagonistes n'étant désormais plus que de simples spectateurs en suspens des mots de l'actrice principale de cette pièce. Nul doutes que ces derniers seraient entretenir le suspense et l'intérêt des membres des deux familles pour le numéro de duettiste que se livraient les deux personnes les plus importantes de cette réunion...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Rahéna Qorgyle
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Général Héritière du Grès
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Message Lun 4 Fév 2013 - 18:41



    Duncann fulminait devant l'attitude de sa sœur envers le Géant des Osseux. Elle aurait dû l'éconduire par une de ses piques acérées comme elle savait si bien le faire. Il maudissait cette sensibilité mièvre qu'a le beau sexe et son instinct maternel. Comment pouvait-elle se faire acheter avec deux pauvres petits bébés félins.
    Non, elle devait forcément penser à autre chose. Après tout, il s'agissait de sa sœur. Il la connaissait mieux que quiconque ici. Il aimait à penser qu'il savait tout des tourments qui rongeaient le cœur et les rêves de son aînée alors qu'il n'en connaissait peut-être que le quart. Mais savoir qu'il pouvait la protéger et protéger sa famille était une des choses qui faisait que chaque matin qui se levait sur le désert de Dorne était un peu moins difficile à supporter depuis le décès de leurs proches.
    Un jour, quand la Maison Qorgyle aura retrouvé toute sa superbe, quand Rahéna sera hors de tous les dangers, il pourra aller de l'avant. Il enviait parfois leur jeune frère.

    Sur un simple regard avec sa sœur et à la suite de ses propos, il reconduisit leur père à l'intérieur. A l'abri des pierres ocres et sableuses où l'ombre bienfaisante était salvatrice pour l'homme malade.
    L'agencement des corridors et des pièces faisait un maximum d'appels d'air pour que ces lieux de vie soient toujours agréablement frais. Après tout, au centre du désert brûlant et sous le soleil ardent ainsi que sous cette chaleur caniculaire, les Dorniens Sableux du Grès avaient dû déployer des kyrielles de méthodes astucieuses pour apprivoiser leur environnement et devenir les maîtres de ces lieux.

    L'Héritière, avait fait ce qu'on attendait d'elle et avait suivi le protocole envers ses invités. Si Asafa avait marqué un point, il était loin d'avoir cumulé la totalité qui ferait en sorte que le cœur de la Dornienne s'ouvre pour accueillir ses sentiments. En revanche, dans la foule des convives et devant la Maison Ferboys elle n'avait aucune raison d'être hostile. Pareillement, si le promis savait se tenir un minimum avant de lui sauter dessus et d'exiger ce qu'il était en droit d'avoir après le mariage. Asafa avait l'inscription "Coureur de jupon" gravée au fer rouge sur le front, mais ce qui se savait un peu moins était les mœurs légères de sa promise. Non pas qu'elle eut la cuisse légère mais, elle n'était pas du genre à se faire Septa. Bien que plus jeune que son futur époux elle aussi avait appris à jouer de ses charmes pour parvenir à ses fins. Par forcément de manière à être une Marie couche toi là, mais il est clair qu'elle savait ce qu'un sourire pouvait faire naître chez un homme, ce qu'un regard en coin légèrement soutenu pouvait réveiller, ce qu'une démarche chaloupée pouvait provoquer.
    D'un point de vue purement féminin, elle était ce qu'on pouvait appeler une garce sans doute, mais qu'importe du moment que la famille se portait bien. Mère Nature ne donnait pas à chacun de ses enfants les mêmes armes. Il fallait apprendre à faire avec. Certains étaient des forces de la nature, d'une constitution forte, imposante et redoutable, et bien d'autres étaient dotés d'une intelligence et d'un esprit vif, aiguisé, se montraient malins et astucieux… Dans le fond, les frères Ferboys en étaient un parfait exemple non ?

    La voix grave de son futur époux, lui fit tourner la tête dans sa direction, et ses dires la firent sourire malicieusement. Son regard pétillait d'espièglerie.


    - Faites donc Messire Asafa, mais je ne doute nullement de votre sincérité. D'après de ce que je sais, vous avez toujours été sincère dans vos relations avec autrui.

    Elle s'approcha délicatement de lui, toujours ce petit air joueur peint sur son visage ovale à la ligne délicate. Avec ce qu'elle avait subi dans ses appartements, sa peau était lisse, hydratée et parfumée d'effluves exotiques et subtiles. Tout en caressant la tête des petits monstres remuants dans ses bras elle dit à mi-voix.

    - Espérons que je sois votre exception…

    Elle lui lança un dernier regard teinté d'amusement de sous ses longs cils noir de jais avant de reporter toute son attention sur Tayeb en lui souriant, visiblement ravie que celui-ci accepte sa demande.
    Il en aurait été autrement elle se serait arrangée pour le faire changer d'avis.


    - Je prends bonne note Mestre Tayeb et je vous remercie grandement de votre politesse. Je gage que je ne prendrais pas plus de votre précieux temps que nécessaire. Bien entendu, je mets à votre disposition nos herbes médicinales, notre bon Mestre Barack se fera une joie de vous conduire si je ne peux le faire moi- même.

    Elle prit la tête du cortège, après son père et guida la délégation des Ferboys dans ce qui pouvait être une grande salle commune, tout en continuant sa phrase à l'attention du frère ainé.
    Des tentures légères étaient accrochées ici et là, donnant un air de fête à la pièce. Après tout, le Grès avait mis les petits plats dans les grands pour que tout soit parfait.
    Les couleurs chatoyantes donnaient une agréable ambiance malgré la pénombre ambiante qui signifiait des températures plus clémentes.
    Les courants d'air agitaient délicieusement les tissus accrochés et rafraîchissaient les corps éprouvés par la chaleur cuisante de l'extérieur. Au sol, des coussins aux couleurs chatoyantes, des rouges, des jaunes, des ocres, des safranées, des pourpres et toutes autres variantes de cette gamme chromatique. C'était comme enfermer un peu de soleil pour le reste de la soirée à venir.
    Le soleil commençait légèrement à décliner, annonçant le repas qui, pour l'heure, avait été dressé sur des grandes tables basses.
    Rahéna avait veillé à ce que soit servi en premier des mises en bouches pour pouvoir réconforter un peu les visiteurs qui avaient sûrement dans l'estomac bien plus de sable que de bons repas.

    Dès que le Lord Qorgyle fut placé confortablement avec nombres d'édredons, ses enfants à ses côtés, que tout le monde fut installé convenablement, les rafraîchissements furent servis. Ordre pour les servants de combler n'importe lesquels des désirs culinaires des invités, fussent-ils même un peu exotiques. La maison Qorgyle devait faire bonne impression, le Lord avait fait la leçon à sa fille et comptait de plus en plus sur elle pour l'avenir de leur cité.
    Le repas qui allait suivre était fait à base des meilleurs mets que l'on puisse trouver au Grès, cuisinés avec beaucoup de piment, savamment dosé pour ne pas casser le goût des aliments, mais assez pour que l'on puisse sentir sa quintessence. Bien des étrangers auraient été terrifiés à l'idée de manger cette nourriture mais cela ne faisait pas peur à des Dorniens pure souche. Pour aller avec le diner elle avait fait sortir de bonnes bouteilles de vins dorniens, âpres et corsés en bouche tout à l'image des habitants du désert.

    Pour le repas Luhàn avait été placé à côté de sa sœur et la collait un peu comme l'aurait fait ses deux petits bébés caracals qui étaient sur ses genoux. C'était compréhensible en un sens, elle était l'esprit féminin de la famille et avait été pour son benjamin l'image d'un substitut maternel à un moment.
    L'autre raison pour laquelle il collait ainsi sa sœur était pour pouvoir mieux observer le Géant des Osseux qui était face à elle. Il était totalement subjugué et impressionné par la taille de cet homme. Jamais au grand jamais il n'avait vu un Dorien avec une stature comme celle-ci. Il avait entendu parler de personne comme lui dans les contes mais jamais il n'en avait vu.
    Il était un guerrier cela se voyait à ses mains et sa posture, il était intimidant, attirant - lui semblait-il - et à la fois quelque peu repoussant. De la famille il est clair que le jeune homme était le plus excité par la venue d'un nouveau résident dans la demeure familiale.
    Après tout il avait déjà vu Asafa lorsqu'il était plus jeune mais jamais il n'avait pu lui parler, peut-être cet homme en avait-il plus dans le crâne qu’il ne le laissait supposer. D'un point de vue, Asafa avait toute la sympathie du jeune Luhàn.
    Quant au cadet assis de l'autre côté de leur père il restait silencieux à observer cet homme qui allait rester auprès de sa sœur. Il essayait de le percer à jour, de l'étudier et d'analyser le moindre de ses faits et gestes pour savoir si il devait ou non s'inquiéter pour la seule femme de la famille. Pour le moment il jugeait qu'il avait affaire à un sombre abruti… conclusion plutôt apaisante mais peu envieuse pour son ainée.
    Pour lui, le Mestre aurait été un bien meilleur parti mais ce n'était pas possible.
    Non Asafa n'arrivait pas en terrain conquis, c'était une évidence.

    Rahéna faisait de son mieux pour faire la conversation à pratiquement tous les convives, aussi bien les nobles conviés pour l'occasion que sa future belle famille. Par respect pour la Maison Ferboys le Lord était resté, mais il semblait bien fatigué. Lorsqu'elle en avait l'occasion elle regardait de temps à autre son futur époux pour se faire une idée de lui.
    Elle avait comme souvenir étant enfant, d'un être jovial toujours de bonne humeur et le compliment facile.
    Il n'était pas déplaisant à regarder, sa peau était plus claire que la sienne. Ses yeux étaient d'encre, aussi sombre que les siens étaient clairs et limpides. Sa taille imposante contrastait avec la petitesse de la demoiselle, quant à sa corpulence, ma foi… il était loin d'être désagréable à regarder. Ses mains semblaient calleuses, ses bras puissants, quant au reste et bien elle était persuadée que le tout était ferme et musculeux. L'image lui arracha un petit sourire fugace alors qu'elle plongeait son regard dans le sien un instant avant de prendre son verre et le tendre à une servante qui remplissait les coupes vides.
    A ses côtés, un panier qu'elle avait fait quérir pour y mettre les petits félins Caracals. Devant le panier, un petit bol de lait et quelques morceaux de viandes séchées pour qu'ils se fassent les dents.
    Visiblement, elle appréciait grandement le cadeau, peut-être ainsi la solitude serait moins difficile à surmonter.

    Les conversations allaient bon train, on prenait des nouvelles, on parlait politique un peu, mais pas trop pour ne pas échauffer les esprits bien souvent colériques des Dorniens présents à cette tablée. Mais l'attention fut subitement braquée sur le promis qui daignait enfin parler. ô bien sûr, il avait répondu aux questions qu'on lui avait posé mais n'avait pas réellement pris part à une conversation et voilà qu'il s'adressait à l'Héritière de la manière la plus simple du monde.
    Rahéna avait replié ses jambes sur le côté et avait croisé les mains sur ses cuisses, se tenant parfaitement droite. La question était légèrement déstabilisante mais le Mestre Ferboys lui donna le temps de penser sa réponse.
    C'est donc naturellement qu'elle glissa ses doigts graciles sur le bord de son verre, lentement, pour le prendre en main.
    D'un geste de la tête elle indiqua à Tayeb qu'il n'y avait nullement besoin de s'inquiéter, elle jeta un regard à Duncann pour le faire rester en place, puis releva ses yeux de biche soulignés de khôl noir vers Asafa.
    Elle laissa le silence s'installer le temps d'une minute puis son sourire s'agrandit légèrement. Charmeuse, envoutante et vile femelle qu'elle était. Elle jouait de ses charmes honteusement et n'en avait aucun remord. Il suffisait d'une pirouette pour détendre l'atmosphère et que tous soit charmés. Cela lui incombait et elle ferait en sorte que la soirée se passe pour le mieux. Elle présente, aucun sang des deux Maisons ne sera versé pour une broutille insignifiante comme celle-ci.


    - Quelle verve Messire… Le moment de votre question est fort mal choisi mais cependant légitime…
    Au-delà des considérations politiques pour reprendre votre formule, je souhaite voir nos Maisons prospérer dans une entente des plus cordiale et que vous soyez un bon époux et un allié pour ma famille comme pour le Grès… Pour ce qui est du reste de mes attentes, comprenez que je ne puisse le dire devant pareille tablée, étant une Lady comme vous le soulignez si bien, je ne puis parler de ce qui est de l'ordre de l'intime et du privé.


    Elle lui lança un regard légèrement sulfureux le mettant au défi d'oser poser une autre question d'ordre privé dans pareille circonstance, mais à la fois, un homme pouvait comprendre ce regard de bien d'autres manières.
    Elle souleva sa coupe à hauteur de ses yeux comme si elle portait un toast et but une longue gorgée.
    Visiblement l'ambiance était redevenue légère et les invités riaient sous cape du franc-parler de leur Héritière. Il est vrai que la jeune femme n'était pas connue au Grès pour avoir la langue dans la poche.
    Elle regarda le Mestre Tayeb et lui offrit un sourire bienveillant pour le rassurer.
    La soirée promettait d'être animée et des plus intéressante.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.




Dernière édition par Rahéna Qorgyle le Dim 10 Fév 2013 - 21:59, édité 1 fois
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Mer 6 Fév 2013 - 13:11

- Espérons que je sois votre exception…

Le fugace rapprochement que lui avait alors accordée la lady Gorqyle avait fait littéralement chaviré le jeune homme au teint halé. Les parfums enivrants émanant de son épiderme, la promesse d'une douceur infinie et la sensualité affirmée de la dame avait réellement bouleversé, le temps d'un soupir, le dornien salé, pour qui plus personne n'existait en ce monde à ce moment que la belle Rahéna. Un court instant, ses prunelles de couleurs ébènes se posèrent sur la jeune femme dans un regard de prédateur, trahissant le désir charnel embrasant son esprit et son corps en l'heure actuel. Réservant ce regard complice pour sa promise, et observant suffisamment les courbes de la douce naïade devant lui, il sentit son cœur battre plus promptement un instant dans sa poitrine, accompagnant ce sentiment d'un raclement de gorge discret. Lorsque la belle dornienne lui accorda un regard empli de taquinerie, Asafa comprit alors que la lady Gorqyle venait elle aussi de rentrer dans le jeu de séduction avec lui. Et cela ne pouvait que le satisfaire.

- A n'en pas douter, ma dame...

Dit-il dans une révérence accompagnée d'un sourire charmeur. Son frère Tayeb, quant à lui, se montrait plus réservé et plus protocolaire alors que la lady lui proposa de l'aide concernant sa recherche de plantes médicinales. S'inclinant à son tour, par simple politesse en revanche, et joignant un sourire purement protocolaire à son geste, il répondit de sa voix calme et posée à la belle héritière aux prunelles empires.

- Votre mansuétude vous honore ma dame. Que la Mère Rivière veille sur vous.

Une fois dans la pièce, et alors que l'ensemble des convives discutaient joyeusement de sujets divers et variés, Rahéna et Asafa échangèrent quelques regards complices. Et le jeune Luhann semblait quant à lui parfaitement subjugué par le Géant des Osseux, au contraire de son frère qui ne semblait guère apprécier Asafa. A vrai dire, si d'avoir la sympathie du plus jeune des frères de Rahéna le réjouissait, le Dornien salé à la barbe finement taillée ne s'offusquait guère de la méfiance à son égard du cadet. En effet, il comprenait aisément le côté protecteur, presque paternel du jeune homme, et il savait pertinemment que sa réputation jouait en sa défaveur. De plus, comment blâmer un homme de vouloir protéger une telle femme, après tout ? Néanmoins, le Ferboys avait eu affaire à bien des maris jaloux, des parents protecteurs et autre amis bienveillants par le passé lors de ses précédentes aventures, aussi il ne s'en inquiétait pas outre mesure. S'il parvenait à séduire la sœur, le temps de s'attirer l'amitié du frère viendrait bien assez rapidement pour ne pas l'en inquiéter. Et le géant des Osseux s'attelait à la tâche avec passion, semblant sur la bonne voix comme pouvait l'indiquer quelques petits regards échangés fugacement et les risettes que la splendide nymphe lui accordait dans l'intimité d'un échange secret. Le jeu de séduction était bel et bien en place entre les deux futurs époux et cela ne faisait aucun doute que l'un comme l'autre y prenait un certains plaisir.

Ce fut donc à cet instant que le Dornien Salé prit la parole pour poser, avec un aplomb certains, sa question qui aurait pu se vouloir embarrassante. Mais la lady rassura alors Tayeb Ferboys d'un geste de la main, qui regagna alors des couleurs. Bien que ce dernier conservait toujours un malêtre apparent, la faconde de la lady le rassura quelque peu, lui faisant comprendre que cette dernière lisait plutôt clairement dans le jeu de fripon de son chenapan de frère. Usant à la perfection de ses charmes, ayant fait succomber une assistance déjà acquise à sa cause par quelques risettes, un regard de biche et un trait d'esprit savamment disposé, démontrant si besoin était que cette dernière n'était pas qu'une belle plante. Sa réponse, ayant pour visée de désamorcer une éventuelle situation de crise, fut dictée avec un esprit certains et suffisamment d'humour pour que tous apprécient sans retenue la qualité des logorrhées de la belle dame du Grès. Une réponse étant exactement ce que l'on attendait d'une Lady, tout en laissant saisir que Rahéna n'était guère du genre à se laisser dompter et qu'elle disposait de bien des qualités que seules les femmes de Dorne pouvaient disposer. Ponctuant ses propos par un regard sulfureux en direction de son futur époux, dont la réponse de sa bien-aimée lui avait tiré un sourire plutôt mystérieux. Soutenant ce regard, le géant des Osseux restait silencieux, affichant une bien étrange risette à sa dulcinée alors que les rires de la tablée se faisaient entendre, signe de l'appréciation sans retenue des convives des bons mots de Rahéna.

Portant à son tour un toast en direction de la belle à la peau mâte, le Dornien Salé se saisit d'une datte qu'il porta à ses lèvres. Prenant plus confortablement ses aises, il laissa passer quelques instants avant de répondre à la dame du Grès. Lui offrant une moue faussement déçue, il haussa les épaules, détournant son regard de la belle pour discuter avec son paternel à ses côtés. Le ton était badin, faussement choqué et le Ferboys semblait volontairement exclure, un temps au moins, l'héritière de la conversation.

- Ah... Me voilà rassurer... Moi qui redoutait que votre si jolie fille ne me demande quelques fantaisies, comme de courir à l'aventure à travers les sept couronnes pour en découvrir ses moindres secrets.

Reportant son attention sur la belle demoiselle, Asafa plongea à nouveau son regard couleur de jais dans les splendides prunelles de Rahéna Gorqyle. Elle put y lire sans difficulté une certaine malice, une espièglerie, soulignant le côté taquin du jeune homme sans toutefois pouvoir certifier si ce dernier était sincère, s'il était déçu de la réponse parfaitement protocolaire de sa promise ou si, enfin, il pensait l'exact opposé que ses mots laissaient imaginer. Un léger sourire en coin naquit aux commissures des lèvres du géant des osseux qui, charmeur, appuya ce dernier par une dernière petite pique à l'attention de la belle héritière, toutefois énoncée avec suffisamment de douceur et de politesse pour que cette dernière entre dans le jeu de séduction que les futurs amants mettaient en place.

- Sachez que je brûle d'impatience de savoir comment vous être agréable, ma dame.

Le repas fut finalement porté et plusieurs grands plats de terres cuites furent apportés aux convives, comprenant plusieurs plats préparés avec soin et regroupant la plupart des saveurs du pays du désert. Beaucoup de vin fut également servi, le vin Dornien étant particulièrement fort et fruité, jouissant d'un ensoleillement comme nul autre dans ces contrées arides. D'ailleurs, certains Dorniens le diluait parfois dans l'eau, afin d'en diminuer l'arôme particulièrement fort et d'en baisser le haut degré d'alcool. Les convives commencèrent à se nourrir à la dornienne, c'est à dire en piochant directement dans les plats, chose créant une convivialité certaine même dans les rapports entre nobles que l'on ne retrouvait pas dans les contrées plus au nord, où le fait d'être attablé donnait un côté solennel plus prononcé. Alors que le repas progressait doucement et plutôt gaiement, Asafa, qui n'avait guère accordé son attention à d'autres qu'à sa future épouse, se redressant, terminant son verre de vin.

- Ma dame, mes seigneurs, je vous prie de m'excuser un instant, je dois me rendre aux commodités afin de poursuivre dans les meilleures conditions ce succulent repas.

Ponctuant sur un sourire, il plongea alors à nouveau son regard dans celui de la jeune femme. Un regard charmeur, équivoque, pouvant aisément soulever des questions telles que : "souhaiteriez m'en indiquer le chemin et partager quelques instants en tête à tête en ma compagnie, Belle Dame du Grès ?". Le jeu de séduction entre les deux jeunes futurs amants se poursuivait, gagnant encore en intensité alors que la soirée avançait. Si l'amour de la belle ne lui était pas encore acquis, Asafa mettait du cœur à l'ouvrage pour parvenir à la conquérir. Chose d'autant plus intéressante qu'en lui étant promise, les sentiments n'étaient en réalité que secondaires dans cette union...


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Rahéna Qorgyle
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Message Mar 12 Fév 2013 - 22:35

    Le doute, justement là était la question. Devait-elle douter de lui ou non ? Elle entrait dans le jeu de la séduction par moment, ne voulant pas s'y jeter à corps perdu au risque de trop se brûler les ailes. Elle savait après tout qui était en face d'elle. Il ne serait pas étonnant que le Géant des Osseux prenne des amantes de cœur et de les voir siéger à la même table qu'elle, peu de temps après leur union.
    Qu'il essaie ne serait-ce qu'une seule fois de faire ça et elle ne se gênerait pas non plus, il est vrai que l'inverse était plus rare mais elle mettrait un point d'honneur à être une de ces exceptions, si une telle chose se produisait en sa demeure.
    Elle n'était pas réellement jalouse, tout du moins, elle ne pouvait pas l'être à l'heure actuelle, mais elle refusait qu'il salisse le nom des Qorgyle et son honneur d'héritière.
    Elle lui ferait comprendre en temps et en heure.

    Rahéna se contenta de sourire au Mestre Tayeb, il restait très protocolaire et sur sa réserve. Il contrastait parfaitement avec son frère. Quant à la bienveillance qu'elle montrait pour Edarra, et bien disons qu'elle faisait partie de la famille, qu'elle était également sa cousine.
    Elle ne la portait pas dans son cœur pour ne pas dire qu'elle ne l'aimait pas, mais elle restait la fille de son oncle. Il était normal d'aider à soigner la fille du frère de son père après tout, c'est ce qui faisait l'agnation.

    A table, durant le repas, ce qu'elle put lire dans son regard la rassérénait. Il ne semblait pas être un mauvais bougre. Lorsqu'il était par le passé venu lui faire sa cour, elle ne l'avait jamais réellement trouvé ennuyant ou déplacé. Il était plutôt jovial et de bonne humeur, comme si c'était un de ses passe-temps préférés, c'était d'ailleurs une des raisons pour lesquelles elle n'avait jamais dit oui.
    Pourtant ce soir, à la lumière des flammes allumées pour éclairer la pièce et commencé le repas, elle le trouvait séduisant.
    Elle n'avait jamais réellement pris le temps de le regarder ou de le connaître, peut-être pourrait-elle faire un effort et lui laisser le bénéfice du doute.
    Quoi qu'il arrive ils allaient devoir passer leur vie l'un à côté de l'autre, autant faire en sorte que cela ne soit pas trop désagréable.

    Les sujets allaient bon train, elle souriait parfois à Asafa et lui accordait quelques regards, tout en suivant les conversations en tant qu'hôtesse. Puis vint l'interruption du promis qui lui posa une question délicate. Dans une pirouette et un trait d'esprit, elle réussit à détendre l'atmosphère qui en un rien de temps s'était refroidie.
    Mais rapidement tout le monde se détendit et les palabres avec. De nouveau elle adressa un regard bienveillant et indulgent à Tayeb, comme si elle lui disait qu'elle ne lui en voulait pas d'avoir un frère enflammé et direct comme lui.
    Ce qui troublait légèrement l'héritière était que son futur époux, soutint son regard avec un sourire bien énigmatique aux coins des lèvres.

    Le vieux Lord malade, sourit aux dires du jeune homme. Il lui tapota l'avant-bras de ses mains qui autrefois avaient livrées bien des batailles et tenues bon nombre de lances, comme pour le rassurer.


    - Soyez patient messire, cela ne viendra que trop tôt.

    Un sourire étira les lèvres du futur beau-père alors que son regard pétillait encore d'une lueur étrangement taquine et vive. Il était diminué physiquement mais cela ne voulait pas pour autant dire qu'il était devenu un légume insignifiant. Il ne pouvait plus combattre certes, mais il savait que ses enfants pouvaient s'en sortir s’ ils restaient unis. Duncann était son corps, Rahéna son esprit et son petit dernier Luhàn était son cœur, tout comme ils étaient l'âme du Grès.
    Trois enfants, et le même sang qui bouillonnait dans leurs veines, il aimait à croire qu'ils étaient voués à de grandes choses et à diriger avec fermeté et justesse comme il l'avait fait par le passé. Il avait ce soir misé sur Asafa et sa fille pour parvenir à une alchimie convenable. Tant pour aider son frère à contenir sa fille malade, que pour redorer l'honneur et les blasons des deux familles ici réunies.

    La petite phrase de son père fit sourire la femme qui visiblement écoutait une toute autre conversation, pourtant elle tourna la tête lorsqu'elle sentit sur elle le regard ténébreux de son futur époux. Visiblement, lui aussi était d'humeur joueuse, mais jusqu'où allait-il bien oser aller en pareille circonstance. Elle ne le connaissait pas assez bien pour savoir où étaient les limites de cet homme et son franc parler.
    Derechef il la cherchait. Voulait-il éprouver sa patience ou son sens de la diplomatie, à moins que ce ne soit ses vraies aspirations pour la nuit à venir?

    Elle se contenta de la regarder droit dans les yeux sans ciller, un fin sourire étirait ses lèvres en coin, alors que du bout du pouce elle caressait celles-ci d'un air un peu absente.


    - Vous le saurez bien assez tôt messire, ne soyez pas trop hâtif… Laissez cette soirée distiller ses mirages jusqu'à l'aurore…

    Le repas coupa court à toute réplique puisque un va et vient semblant interminable de serviteurs, apportaient les mets les plus fins et les plus raffinés de tout Dorne, sur les grandes tables basses. Le vin fut servi généreusement. Après tout, c'était un jour spécial que l'on ne vivait normalement qu'une fois dans sa vie. Ce n'était pas parce qu'elle avait déjà donné, qu'elle devait priver ses invités de pareilles festivités.
    Luhàn mangeait de bon cœur et les petits Caracals se disputaient un bout de viande séché que leur nouvelle mère leur avait donnés.
    Duncann semblait un peu moins sombre au fur et à mesure et commençait à entrer très doucement dans les conversations autour de lui. Il leva d'ailleurs sa coupe à l'attention de sa sœur en lui offrant son premier sourire depuis bien des jours, même si il semblait un peu triste. Elle fit de même et porta la coupe de vin à sa bouche pour en boire une longue gorgée, appréciant le corps et l'arôme de ce nectar qui coulait le long de sa gorge pour en tapisser les parois et dégager tout son bouquet ainsi que sa force de caractère.
    Les Dorniens faisaient des aliments et des boissons totalement à leur image, c'était un fait indéniable.
    Tous étaient attablés les uns à côtés des autres et piquaient à même les plats la nourriture. Manger avec les doigts ne dérangeait personnes et cassait les barrières sociales durant le temps d'un repas convivial.

    L'intervention d'Asafa qui était visiblement assez brute de décoffrage fit sourire une bonne partie de l'assistance, dont sa future Dame qui cacha ce dernier derrière sa main.
    Elle saisit le regard que lui lança le Dornien et allait y répondre, mais voilà elle n'était pas la seule à avoir compris.
    Son frère cadet se leva également.


    - Je dois y aller également, je vais vous montrer le chemin Messire Ferboys.

    Il jeta un œil à sa sœur en secouant doucement la tête en signe de négation. Celle-ci le fusilla d'un regard noir qui voulait aisément lui faire comprendre qu'il devait se tenir à carreau s’il ne voulait pas qu'elle lui mette une raclée.
    Cela le fit sourire et il indiqua d'un signe de tête le chemin à prendre à Asafa.

    Rahéna soupira et tourna la tête vers le frère de ce dernier. Elle parla avec lui un peu du sujet qu'elle voulait aborder, c'est à dire, la santé de son père, et s’il avait quelque remède qu'ils n'avaient pas encore essayer pour le soigner.
    Le diner continua jusqu'au retour des deux jeunes hommes. Les desserts furent servis, puis ceux qui le désiraient furent invités à converser dans la cour intérieure de la demeure des Qorgyle.


    - Messire Asafa, voudriez-vous m'aider à reconduire mon père jusqu'à ses appartements?

    Ce fut à son tour de lui glisser une œillade facilement compréhensible alors qu'elle se penchait pour aider son paternel à se remettre debout.
    La chambre du vieux Lord n'était pas si loin que l'on aurait pu l'imaginer. Il avait été rapatrié au rez-de-chaussée en raison de ses difficultés à se mouvoir. En revanche, la vue à l'étage était admirable. Il y avait tout en haut une sorte de chemin de ronde ou quelques soldats de la garde personnelle de la demeure faisaient des rondes en plus de ceux perchés sur les murailles tout autour du Grès.
    Le ciel y était la plus part tu temps, clair et l'air frais mordant. Elle aimait se promener sur ses hauteurs, elle voyait toujours les choses avec plus de clarté. Peut-être que son futur époux aimerait y faire une balade, en tout bien tout honneur. Cela ferait pour sûr, mauvais genre si les deux principaux intéressés disparaissaient jusqu'à l'aube, laissant les invités se débrouiller.
    Non cela ne se faisait pas, elle ne pouvait décemment pas laisser ses deux frères dans la fosse aux lions. Non, une balade serait une bonne chose.




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.


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Asafa Ferboys
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Message Ven 15 Fév 2013 - 13:59

Œillades, sourires et regards en coin s'échangeaient entre les deux futurs époux, avec plus ou moins de discrétion. Il serait d'ailleurs fort probable que le vieux lord, tout comme les frères de la lady, ai déjà remarqué le petit manège auquel se livraient les jeunes dorniens. Peut-être même que cela en ravirait certains, voyant en ces petits gestes anodins les prémices d'une idylle entre eux, signe bien souvent d'un mariage rapidement consommé et donc d'une progéniture prompte à arriver, ciment de ce genre de mariage politique arrangé. Et si en plus, la fille ainée de la famille pouvait jouir d'un mariage avec de vrais sentiments, cela était une idée qui devrait ravir sa famille... Même si le Ferboys n'aurait pas été le candidat idéal pour une telle tâche, et encore moins celui sur lequel ils auraient misé pour la peine. Malgré cela, le géant des Osseux semblait s'attirer la sympathie du seigneur des lieux.

En effet, c'était avec bienveillance et amusement que le vieux Lord malade du Grès répondit à son futur gendre, lui faisant comprendre que son empressement était somme toute flatteur mais que le temps lui donnerait bien vite des réponses qu'il espérait. Rahéna surenchérit d'ailleurs en corroborant les propos de son paternel. Ne pouvant ainsi que s'incliner de bonnes grâces devant eux, Asafa ne manqua pas de saluer de la tête pour acquiescer aux propos de la famille Qorgyle, qu'il semblait sincèrement apprécier. Ainsi reprit le repas dans une ambiance plutôt détendue et dans une bonne humeur partagée. En effet, que ce soit par les facéties du jeune Ferboys ou par la faconde de la belle héritière, ou encore par les traits d'esprit du vieux Lord Qorgyle, le moral était au beau fixe et l'ambiance était loin d'être aussi pesante qu'elle ne pouvait l'être habituellement lors de réunion aussi protocolaire qu'un repas scellant l'union de deux maisons. A vrai dire, une certaine insouciance se dégageait de la scène et les sourires se faisaient plus grands et plus sincères au fur et à mesure que le repas avancés. D'ailleurs, les conversations glissaient désormais sur des sujets moins protocolaires, plus léger, comme sur les mœurs des habitants des autres contrées de Westeros, de la dernière mode Dornienne d'arborer des vêtements de couleurs vives ou encore sur la supériorité en bataille rangée du bouclier sur l'armure de plates.

Finalement, le géant des Osseux fit part de son désir de se rendre aux commodités, avec humour comme il en avait l'habitude, mais glissant une œillade suggestive à l'attention de sa promise. Son plan de partager un moment d'intimité tomba à l'eau pour le Géant des Osseux lorsque le frère se proposa de l'accompagner. Nullement décontenancé par la manœuvre protectrice de Luhann, le jeune homme le gratifia au contraire d'un sourire amusé et d'un air enthousiaste, et alors que le Qorgyle subissait l'ire de sa sœur via un regard trahissant clairement les pensées de cette dernière, le Ferboys ne fit que sourire de plus belle. Saisissant par l'épaule son guide improvisé, brisant ainsi la froide distance, pour ne pas dire l'animosité, qu'avait installé Luhan entre eux, Asafa se mit en route, hilare, en direction des latrines.

- Parfait mon ami. Je te remercie de ta sollicitude.

Et se mettant en route, il engagea la conversation avec le noble du Grès sur le terrain de la guerre, le questionnant sur son expérience, ses tactiques, son approche du combat... Bref, le duo de combattants s'éclipsa pour se rendre là où personne d'autre qu'eux ne pourrait aller à leur place. Pendant ce temps, la jeune femme put se permettre donc de discuter avec Mestre Tayeb, qui avait quelque peu reprit des couleurs en voyant que les facéties de son frère n'avaient pas entravés les chances de réussite de cette union. Néanmoins, il était bien moins affable et avenant que ne l'était Asafa, et s'il se montrait poli envers la jeune femme, elle pouvait sentir une aisance bien moindre pour s'exprimer en public que ce dernier.

- La santé de votre père est, je n'en doutes pas, entre de très bonnes mains. Je connais votre Mestre, et je le sais être une personne fort compétente. Si vous souhaitez que je vous fournisse un diagnostic complémentaire, il me faudrait examiner votre père plus en détail. Et je ne suis guère convaincu de parvenir à de meilleurs résultats que votre Mestre, car il connait depuis bien plus longtemps que moi votre seigneur.

Tayeb arbore un léger sourire gêné, trahissant son malaise, comme s'il se sentait en porte-à-faux vis à vis de la demande de la belle Rahéna. On sentait bien qu'il ne souhaitait pas décevoir l'héritière tout en étant parfaitement honnête avec elle.

- Si toutefois vous le souhaitez, je pourrais l’ausculter, ma dame. Mais n'attendez pas l'impossible de ma part.

Finalement, le Géant des Osseux et le frère de Rahéna furent finalement de retour, et discutaient tous les deux courtoisement. Selon toutes vraisemblances, leurs mots portaient sur la technique à utiliser contre un adversaire brandissant une épée à deux mains lorsque l'on combat traditionnellement à la lance et au bouclier. Sans être parfaitement d'accord sur la manière, les deux hommes échangeaient leurs techniques et points de vue d'expert dans un langage particulièrement pointus, signe que les deux Dorniens disposaient d'une certaine expertise en la matière. Retrouvant la tablée, le Ferboys se départit alors de son air sérieux qu'il avait en discutant avec le Qorgyle pour reprendre son sourire charmeur à l'attention de la belle Dornienne Sableuse.

Le diner reprit alors et se termina bien vite, les desserts étant rapidement consommé et certains membres de la tablée commençant à ressentir les effets de la fatigue. La nuit était déjà bien avancée, le repas ayant duré plusieurs heures et s'étant déroulé dans une ambiance fort cordiale. Alors que certains membres se rendirent dans la cour intérieure pour converser en profitant de la fraîcheur de la nuit, la lady demanda à son promis s'il souhaitait l'accompagner pour mener à sa couche le vieux Lord dont le poids des ans et de la maladie se faisaient de plus en plus pressant. Tayeb ayant déjà poliment refusé la demande de la lady pour regagner sa couche, Asafa observa un instant Rahéna, plongeant son regard ébène dans le sien. Son sourire de charmeur était vissé sur ses lèvres et ses yeux pétillaient de cette lueur enfantine, lui donnant cet air de canaille, alors qu'il était comme happé par le regard de sa promise. inclinant le torse avant d'aider l'héritière de la forteresse du Grès à relever son paternel, il répondit de sa voix grave.

- Je ne saurais vous le refuser ma dame.

Il redressa alors le vieux lord et l'aida à se rendre jusqu'à sa chambre. Durant le trajet, le géant des Osseux se montrait toujours aussi affable et avenant, complimentant le Lord sur la beauté de sa fille, la puissance de ses fils et la grandeur de sa cité. Il plaça également quelques petites piques sans méchanceté aucune à son attention, comme par exemple que les portes étaient bien basses dans cette cité, surement pour empêcher une invasion de la part des Ferboys. Bien entendu, ces quelques phrases étaient surtout pour détendre l'atmosphère et pour rassurer le vieux Lord sur sa bonne nature, essayant de casser un peu sa bien mauvaise image pour l'occasion. Et quand ce dernier fut abandonné à ses quartiers, le Ferboys se retourna pour faire face à Rahéna, plongeant son regard dans celui de la demoiselle.

- Fort bien, mi lady, m'accorderez vous une promenade en ma compagnie ?

Pour appuyer son propos, il se pencha dans une révérence à l'attention de la lady, lui tendant sa main en espérant qu'elle y nicherait la sienne. Et si elle lui accorderait cette faveur, il y déposerait un baisé avant de la conserver un instant dans la sienne en se laissant guider sur les chemins que décideraient sa belle. Après tout, elle lui offrait déjà un spectacle bien assez saisissant pour qu'il ne fasse guère attention aux alentours. Après quelques minutes de marche à se laisser guider, le Ferboys finira par s'arrêter pour glisser quelques mots à la demoiselle, alors qu'il se penchait pour qu'elle n'en soit la seule récipiendaire.

- Ma dame, je sais que vous êtes contrainte à cette union. Je comprends la nécessité pour la pérennité des vôtres d'avoir un époux, d'une famille influente de Dorne, afin de vous soutenir dans la gestion de votre domaine. Je tâcherais de me montrer à la hauteur. Mais le plus important pour moi... Je sais les mots qui courent à mon sujet. Et je ne saurais vous mentir en vous disant qu'ils sont faux.

Il appuie sa confession d'un sourire, non pas charmeur, mais sincère.

- Aussi, je comprendrais que vous rechignez à me faire confiance. Toutefois, sachez ma dame que je ferais tout ce qui est possible pour gagner votre amour. Sans doute ne suis-je pas le meilleur partie de Dorne, mais je saurais mettre plus de cœur à la conquête du vôtre que quiconque ne le ferait. Et je tâcherais de vous rendre heureuse, pas seulement en tant que maîtresse de Maison noble, mais également en tant que femme.

Il sourit de plus belle en saisissant la main de Rahéna.

- Voilà un bien ambitieux programme, n'est ce pas ?

Il attendait désormais une réaction de la part de la lady. Étrangement, il ne semblait guère sûr de lui, contrairement à d'habitude où il semblait toujours conserver son allant. Là, le géant des Osseux paraissait bien incertains, comme si sa révélation était sincère et qu'il se mettait en péril de la sorte. Et désormais, il était pendue aux lippes charnues de Rahéna, attendant fébrilement sa réponse.


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Message Lun 18 Fév 2013 - 17:39

    Lord Thuryel était, comme le promis l'imaginait, témoin de ce qu'il se passait sous ses yeux, et il était ravi de voir que sa fille s'était pliée à ses exigences. Que malgré sa réticence et son caractère enflammé d'origine, elle prenait sur elle et ne l'avait pas encore envoyé valser comme elle l'avait déjà fait par le passé avec d'autres prétendants qui ne lui plaisaient aucunement.
    Le régent du Grès n'était pas stupide, il voyait et entendait ce qu'il se passait dans son domaine. Il était parfaitement conscient qu'il y avait très peu de probabilité qu'il passe un autre hiver, sa maladie aurait sans doute raison de ses dernières forces.
    Il aurait aimé voir à nouveaux des petits Qorgyle courir dans les couloirs aérés de cette forteresse, une chose improbable au vu des dire de Barack, ce serait impossible.
    Comme beaucoup de Dorniens, il avait brulé sa vie par les deux bouts, abusant, vivant, aimant intensément ce qui lui avait été offert par Mère Rivière et surtout le Désert, et voilà qu'aujourd'hui il aurait aimé simplement une petite année supplémentaire.

    Il aurait eu plus de temps, peut-être aurait-il choisi un meilleur parti pour sa fille bien-aimée, mais les faits étant ce qu'ils étaient, le Géant des Osseux ne semblait pas être un mauvais candidat.
    Ainsi, il pouvait aider son cadet. La fille de ce dernier était une vraie vipère dernièrement. Il avait appris qu'elle avait eu une blessure infectée, peut-être ceci la ferait revenir à la raison. Mais aussi vile puisse-t-elle être, il espérait que Edarra ait un prompt rétablissement.
    Il espérait que Rahéna pourrait tenir le coureur de jupons qu'il lui donnait pour époux et qu'une fois au Grès, il serait plus difficile à sa nièce de le manipuler.
    Maintenant qu'il l'avait sous les yeux et le voyait agir, il était sûr que ce grand gaillard n'était pas un mauvais bougre. Il n'était peut-être pas une flèche pour toutes les intrigues qui pouvaient se tramer sous son nez, mais il semblait avoir un bon fond.
    Thuryel ne se faisait pas de réels soucis, après tout, Duncann et Luhàn veilleraient au grain sur leur sœur.
    Pour montrer son accord, il accorda un peu d'attention et tapota le bras du Ferboys tout en lui glissant sur un ton badin, qu'il aurait sans doute la vie dure avec sa fille.

    Luhàn pouffa de rire en entendant son ainée enchérir sur les paroles de son père comme si tout ceci avait été répété avec une infime précision. Lui n'avait absolument rien contre le promis et trouvait l'idée assez sympathique de l'avoir comme beau-frère. Une autre personne à l'humeur légère ne serait pas de trop dans la famille. Peut-être que lui allait pouvoir survivre aux ragots, à la chaleur cuisante du Grès lorsque le soleil était au zénith et aussi aux piqures de scorpion, sans oublier les vipères, celle aussi bien rampantes que celles qui agitaient leurs jolies jambes de nobles intrigantes.
    Le jeune homme offrit un sourire indulgent à son futur frère lorsque celui-ci annonça à l'attablée qu'il allait devoir rejoindre les latrines pour continuer. Le regard qu'il adressa à sa sœur ne lui échappa pas.
    Etrangement, si il avait été à sa place, il n'aurait pas forcement associé son invitation à le rejoindre avec une envie d'uriner, allez savoir pourquoi.
    Duncann se leva, prenant les devants de Rahéna et accompagna le Géant des Osseux.

    Le jeune cadet serra les dents lorsque le futur époux de sa sœur le remercia, visiblement hilare. Lorsqu'ils furent hors de portée des oreilles indiscrètes de la tablée, il se tourna pour foudroyer du regard cet étranger qui allait se lier à leur famille.


    - Quoi qu'en dise mon père, je n'ai aucune confiance en toi. Ne t'avise pas de faire souffrir ma sœur. Si tu la fais pleurer, aussi bon guerrier sois-tu, je te planterai une lance dans le cœur et je regarderai la vie quitter tes yeux.
    Suis-je assez clair?!


    C'était sans doute jeter de l'huile sur le feu, mais il ne pouvait pas juste être spectateur si son aînée souffrait en silence davantage que ce qu'elle supportait actuellement.
    Faisant un effort surhumain pour se contenir, il reprit une distance respectable vis à vis de son invité et le conduisit aux commodités.
    L'avait-il mal jugé, ou était-il réellement sympathique et inconscient ? Quoiqu'il en soit, Asafa, ne sembla pas s'offusquer pour si peu et il continua la conversation d'un ton plutôt léger s'orientant sur un terrain que Duncann connaissait bien, la guerre et le maniement des armes.

    A table, Rahéna retroussa légèrement son nez et se mordilla la lèvre inférieure, signe de son mécontentement. Le Mestre des Ferboys, ne semblait guère vouloir accéder à sa requête et restait très vague. Il ne semblait pas mentir, mais ce qu’il lui disait sonnait comme une annonce macabre.
    Barack, leur Mestre, était un homme intelligent et cultivé elle avait appris beaucoup à ses côtés, mais les remèdes et les médications de ce dernier n'arrivaient que très rarement à apaiser son père. Quant à soigner la maladie, jusqu'ici tout s'était avéré inutile et inefficace.
    Bien malgré elle, l'Héritière lança un regard colérique à Tayeb, trahissant son tempérament volcanique qui semblait dormir sous les apparences de jeune femme bien élevée qu'elle pouvait montrer. Elle restait une dornienne après tout.
    L'instant suivant, ses yeux azurés étaient redevenus limpides et calmes. Un sourire apaisant se dessina sur ses lèvres alors qu'elle croisa lentement les doigts.


    - Je ne saurais vous incomber pareille tâche Mestre Tayeb, surtout lors de telles festivités. Barack vous raccompagnera à vos appartements et se chargera de vous donner tout ce dont vous avez besoin pour notre cousine. Je ferai donner des directives pour que demain, un convoi soit prêt pour partir quand vous le désirerez.

    Certains auraient pu voir en ses paroles une manière de l'éconduire poliment, en lui disant que son heure au Grès était maintenant révolue.
    C'était peut-être le cas, ou juste une forme de politesse à l'encontre d'un des hérauts de la Maison Ferboys.
    Ne dit-on pas " Bien souvent femme varie, bien fol qui s’y fit "?

    Une fois encore l'arrivée d'Asafa chamboula l'attention de la tablée. Qu'elle ne fut pas la surprise de la Dame du Grès lorsqu'elle vit son frère revenir en pleine discussion avec son futur époux. Ils devisaient tranquillement de la meilleure façon de contrer un adversaire d'une épée lorsqu'ils n'avaient que lance et bouclier. Ils ne semblaient pas du même avis, mais ils échangeaient volontiers leurs points de vue en personnes civilisées. Rahéna avait les yeux grands ouverts sous la stupeur de pareille scène, quant à Luhàn son benjamin, il en avait carrément fait tomber les aliments qu'il tenait dans ses mains et jura lorsque le morceau le plus chaud tomba sur ses cuisses.
    Si le Géant des Osseux, lui souriait, elle ne pus s'empêcher de lancer une œillade suspecte à son frère bien aimé.

    Le repas se poursuivit assez rapidement après cela. Elle n'ennuya plus le Mestre par ses demandes visiblement jugées inutiles par ce dernier et concentra d'avantage son attention à ceux qui allaient devenir bientôt un homme des sables.
    Des serviteurs indiquèrent les quartiers des nobles et des invités qui désiraient se retirer pour prendre un repos réparateur. Les Mestres partirent de leurs côtés. Luhàn et son frère dirigèrent les veilleurs dans une cours intérieure où l'air frais de la nuit faisait frissonner les peaux découvertes.
    Rahéna attendit ce moment précis pour demander une faveur à celui qui allait être sa moitié…
    Moitié était ici plus qu'une expression. Debout à ses côtés, elle semblait encore plus petite et fragile que d'habitude. Elle devait lui arriver à la limite jusqu'aux épaules et encore avec bien des difficultés, disons que le chignon jouait en sa faveur ce soir-là.

    Avec son aide il remit Lord Thuryel sur ses pieds et le soutint jusqu'aux appartements du maître des lieux.
    Durant le chemin, le Ferboys fit l'éloge de la beauté de l'aînée de la famille, qui ne semblait pas plus impressionnée que ça, ni même flattée. Quant au vieux Lord, cela le fit sourire, tout comme les piques lancés à son égard.


    - Vous comprenez vite jeune homme. Peut-être devrions- nous les rabaisser puisque vous avez réussi à entrer.

    Le petit rire qui suivit arracha une quinte de toux au vieil homme qui secoua sa vieille carcasse. Mais pas une plainte ne s'échappa de ses lèvres quand le sang coula sur le tissu que sa fille lui présenta.
    La chambre était assez austère pour un Dornien. Sur beaucoup d'objets, il y avait une couche de poussière et de sable impressionnante. On pouvait facilement, deviner ça et là, une brosse à cheveux ou un coffre à bijoux qui avait appartenue à feu Lady Qorgyle. La vieille armure du Lord commençait elle aussi à être recouverte d'une file pellicule de silice.
    Avec beaucoup d'attention, elle borda son père et après un chaste baiser sur le front de celui-ci, elle regagna la porte où l'attendait Asafa.

    Soucieuse de l'état de santé de son père et perdue dans ses songes, c'est la voix de son compagnon qui la fit revenir au présent.
    Une promenade? Lisait-il dans ses pensées? Non, c'était lui prêter bien trop de lucidité pour cette fin de soirée bien arrosée.
    Il s'inclina respectueusement devant elle, lui tendant la main.
    Elle observa cette dernière un moment, avant de poser la sienne sur l'épaule de ce géant avec un léger sourire glissé sur ses lèvres.


    -Volontiers Messire.

    Elle ne voulait surtout pas lui faciliter la tâche.
    Elle le guida à travers les couloirs et les escaliers du domaine jusqu'à ce qu'ils arrivent sur le toit. L'air y était frais et il arracha un frisson à la jeune femme. En général elle prenait un voile, mais là elle n'y avait pas pensé. Devant eux, le désert à perte de vue, une tâche se dessinait, certitude d'une oasis qui deviendra mirage au lever du jour. Au-dessus, un ciel constellé d'une myriade d'étoiles toutes plus brillantes que les autres. Pas un nuage ne semblait venir obscurcir cette vision presque féerique et pourtant assez quotidienne sur les terres arides de Dorne.

    Rahéna le sentit se glisser dans son dos. Son souffle caressa sa nuque et son oreille lorsqu'il se pencha pour lui parler et qu'elle soit seule détentrice de ses mots.
    Les mots étaient plutôt réalistes et agréables, mais seul le temps pourrait donner raison à Asafa.
    Lentement, elle se retourna, constatant que la distance qui les séparait n'était plus réellement protocolaire. Mais qui s'en souciait ici à Dorne.
    Elle offrit un sourire chaleureux à son futur époux.


    - Je ne nierais pas que j'ai été contrainte à ce mariage, comme je le fus pour le précédent… Mais, je suis soulagée en un sens que cela tombe sur vous.

    Son sourire se dessina d'avantage alors que ses yeux s'accrochaient à ceux du Géant des Osseux.

    - J'ai eu vent des rumeurs à votre sujet et je ne vous en blâme pas. Je suis loin d'être une femme aussi vertueuse que vous semblez l'imaginer.

    Son regard glissa lentement sur le corps du guerrier jusqu'à ses bras avant de remonter à son visage sympathique.

    - Avant d'essayer de me rendre heureuse, sachez d'abord m’être fidèle, ou les deux caracals que vous m'avez offerts seront les seules enfants que nous aurons en commun.

    Elle se rapprocha d'avantage de lui, effleurant sa joue avec sa main chaude et douce. Ses yeux se firent plus durs et presque menaçants.

    - Mais surtout, surtout ne salissez jamais le nom de ma famille, Asafa.

    Le prénom du promis était dit avec douceur et sensualité. La voix d'une maîtresse à son amant peut-être. Ses yeux s'adoucirent et elle lui offrit un sourire sincère lorsqu'elle reposa les talons sur le sol.
    Le voilà prévenu, la balle était dans son camp, si il était si grand séducteur que ça, il arriverait sans doute à percer la fine carapace du cœur de la demoiselle.





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Asafa Ferboys
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Message Jeu 21 Fév 2013 - 10:59

Asafa et Duncann s'était donc rendu aux commodités en duo, le Ferboys se montrant cordial, sympathique et avenant, comme à son habitude, à l'encontre du Qorgyle qui, comme l'on pouvait s'en douter, se montrer plus distant et froid. Lorsque le frère de Rahéna avait proféré sa menace, le Géant des Osseux n'avait rien répondu qu'un large sourire de gamin et un œil brillant de malice. La stature du Ferboys ne trahissait pas, de même que cette cicatrice lui entaillant une partie du front : Asafa était un soldat. Avec une certaine expérience, qui plus est. Et visiblement, il était un suffisamment bon soldat pour avoir survécu jusque là malgré les combats qu'il avait eu à livrer. De ce fait, le Dornien Salé semblait s'amuser des déclarations de son futur beau-frère le Qorgyle, qui malgré son physique affuté et sa fière allure de combattant d'élite, lui rendait plusieurs centimètres et quelques kilos. Et surtout, il ne jouissait pas de l'expérience de ce dernier, et de ce fait, Asafa semblait le défier de réaliser ce qu'il avançait. Asafa était un vrai soldat, depuis des années, et il avait déjà tué nombre d'hommes. Il connaissait la prudence nécessaire au combat, il savait que le vice et le déshonneur était bien souvent salutaire et synonyme de victoire, chose que l'on ignore lorsque l'on est plus jeune. Toutefois, nul mot ne sortit de sa bouche, et il se remit en route, avant de rebondir sur quelques autres sujets plus léger, après avoir désamorcée la situation d'un subtil "tu n'as nul soucis à te faire, Qorgyle..." Dans le même temps, le Mestre Tayeb avait eu du mal à cacher son embarras en voyant la déception chez la lady concernant l'état de santé de son paternel, néanmoins, ce dernier resta parfaitement protocolaire, inclinant la tête en remerciant une nouvelle fois la lady pour sa mansuétude, et renouvelant ses excuses quant à son incapacité à ne pouvoir l'aider plus concernant la guérison du vieux Lord.

Durant le repas, il avait partagé quelques mots avec le plus jeunes des frères de la maison Qorgyle, et le duo semblait plutôt bien s'entendre, Asafa s'adressant à Luhàn comme il s'adressait aux autres adultes, c'est à dire avec humour, simplicité et sincérité. Aussi, le jeune Dornien Sableux développait une réelle affinité avec le Salé à la barbe finement taillée, dont la légèreté devait être semblable à une grande bouffée d'oxygène pour le jeune homme au milieu de la pesante atmosphère habituelle des familles nobles. Et le Ferboys semblait quant à lui sincèrement apprécier Luhàn, riant à quelques unes de ses logorrhées avec franchise. Une fois revenu à table de son périple aux latrines en compagnie de Duncann Qorgyle, et lorsque le repas fut enfin terminé, le Ferboys conduisit en compagnie de sa douce et tendre future épouse son père jusqu'à ses appartements. Et il ne put retenir son rire alors que le vieux Lord le gratifiait d'une remarque acerbe et bonne enfant, signe que l'homme, malgré son grand âge, conservait un esprit vif seulement trahit par un corps déficient. Il s'agissait d'un rire sincère, nullement feint, et il aurait, à n'en pas douter, su tirer quelques risettes au vieil homme et à sa fille, nouveau signe de la bonne composition du jeune homme, dont la franchise semblait avéré. Néanmoins, plus les Qorgyle coutoyaient Asafa, plus ils pouvaient comprendre les rumeurs courant à son sujet. Le garçon, contrairement à ce que l'on en disait, était réellement sympathique et semblait sincère et honnête, toutefois, il était évident qu'il employait beaucoup d'énergie à plaire et à se faire apprécier. De plus, il semblait plutôt doué pour la chose, ce qui pouvait expliquer que plusieurs demoiselles avaient succombé à ses charmes...

Si la quinte de toux avait fait disparaître son sourire des lèvres du Ferboys, le retour de la belle et sa présence à ses côtés le rendit bien rapidement au Géant des Osseux alors que le couple déambulait sur le chemin choisit par la belle héritière du Grès. La Dornienne Sableuse écouta alors les recommandations de sa future épouse sans décrocher son regard de celui de la jeune femme. Littéralement happé par les prunelles empire de la belle demoiselle, ne pouvant défaire son regard couleur d'ébène de celui de la belle alors qu'elle l'envoutait de la plus efficace des manières. Ses mots résonnèrent dans l'esprit du Ferboys et lui arrachèrent un léger sourire, et lorsque la demoiselle le gratifia d'un tendre caresse sur sa joue, il ne put retenir un frisson. Sa respiration se fit légèrement plus forte, son torse se soulevant un peu plus, de manière presque imperceptible, trahissant que le rythme cardiaque du sémillant géant des Osseux commençait à s'emballer quelque peu alors que la situation atteignait un niveau de tension palpable. Le jeu de séduction auquel se livrait les deux futurs époux depuis le début de soirée avait atteint un nouveau pallier, et la situation était devenue électrique. Le moindre contact entre les deux jeunes gens le faisait désormais tressaillir, les sourires et les œillades n'étaient plus d'actualité. Désormais, le Dornien Salé arborait un regard chargé d'envie, de sensualité, de tendresse à l'attention de la jeune femme. Un regard profond, sincère et passionné, et son sourire charmeur n'avait plus lieu d'être, remplacé par un léger rictus de plaisir. Voyant la jeune femme avoir elle aussi un frisson, causé par le froid, il ôta son chech qui était savamment entouré autour de sa gorge pour tomber élégamment sur ses épaules puis le fit passer délicatement derrière les épaules de la belle héritière du Grès à la peau sombre. Le tissu se glissa sur la nuque et dans le dos de la jeune femme avec douceur, et le Ferboys sourit avant de répondre.

- Ne prenez pas froid, ma dame... J'ai bien entendu vos doléances, et saurais les respecter, Rahéna Qorgyle du Grès. Et si je n'ai que ma parole à vous offrir à cet instant, j'espère que vous l'accepterez.

Lentement, le géant des Osseux se penche vers la jeune femme, le regard toujours plongé dans celui de sa promise, un sourire accroché aux commissures des lèvres. Ses mots sonnent juste, vrai, sincère, et son langage corporel qu'une intrigante douée comme Rahéna peut aisément déchiffrer ne semble trahir quelconque mensonge ou manipulation.

- La famille est quelque chose de sacré pour moi, et vous êtes désormais ma nouvelle famille. Je saurais me plier à vos règles, car ce lieu est vôtre. Votre toit, votre loi, dit-on. Que vous ne portiez grief au Destin de m'avoir mis sur vôtre route pour devenir votre époux empli mon cœur d'allégresse, ma dame. Et que vous ne me jugiez pas sur mes actes passés démontrent à quel point vous êtes une femme formidable, celle qui mérite d'être aimé et choyé. Et je veux celui qui s'en chargera...

Puis, Asafa se redressa et reprit son sourire de canaille, les yeux brillants de malice, trahissant que le Ferboys préparait certainement une nouvelle de ses fameuses bêtises. Il reprit sur un ton légèrement taquin alors qu'un de ses sourcils se levait, lui donnant un air interrogateur et faussement outré.

- Vous disiez, Belle Rahéna, ne pas être la femme vertueuse que j'imagine ? Je vous confesse être terriblement sceptique sur ce sujet là, ma dame. Aussi, Belle Rahéna, je n'aurai qu'une chose à dire...

Durant tout son propos, Rahéna avait pu sentir glisser doucement le tissu du chech le long de son échine jusqu'à courir jusqu'à sa courbure de hanche. Puis, d'un coup sec, il la tira vers pour la coller contre son corps, conservant ses yeux plongés dans ceux de la jeune femme. Toujours armé de son sempiternel sourire, levant un sourcil pour accentuer son air de fripouille et de charmeur, il glisse ses quelques mots en se penchant légèrement vers la jeune femme, se livrant en quelque sorte à une confession intime.

- Je suis persuadé que vous bluffez, ma dame...


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Rahéna Qorgyle
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Message Lun 25 Fév 2013 - 14:08

    Etrangement, Duncann semblait maîtriser ses instincts face au regard de défi et provocateur de son futur beau-frère, car il y avait bien une personne qu'il craignait plus que n'importe qui ici au Grès. Depuis le déclin de son père, c'était bien sa grande sœur. Elle savait parfaitement trouver les mots et se montrer assez cruelle quand elle estimait que cela était juste. 
Bien qu'elle paraisse être une parfaite jeune femme, fragile et docile, il savait ce dont elle était capable. Après tout, n'était-ce pas elle qui avait ordonnée la mort de plusieurs prisonniers, elle les avaient fait attacher en plein soleil devant les portes de la forteresse, attachés avec des cordages régulièrement mouillés d'eau et de sel, pour que les liens se resserrent à la chaleur de soleil.
    Quelques blessures superficielles avaient été faites pour attirer les charognards et avant la nuit les condamnés avaient été badigeonnés d'une mixture à base d’insectes, puis les scorpions dorés avaient été lâchés à la nuit tombée.
    Les détenus avaient été maintenus plus ou moins deux jours en vie avant qu'elle ne décide de les faire abattre et de jeter leurs cadavres aux vautours.
    Aussi, quand il croisa le regard de l'homme qui lui faisait face, il se contenta de serrer les poings et de ne pas envenimer d'avantage la situation.
    A table il est clair que Tayeb eut un léger aperçu du caractère relativement bien trempé de la jeune femme, bien qu'elle se reprenne très vite pour lui indiquer que se tiendrait le lendemain tout ce qu'il fallait pour qu'il puisse reprendre la route et quitter le Grès dans les plus brefs délais. Peut-être pouvait-il voir ici comme une invitation à regagner les montagnes rouges avant que l'invitation cordiale et la magnanimité de l'héritière ne soit épuisée et qu'un incident diplomatique arrive.

    Luhàn, à la grande surprise générale de la famille, semblait apprécier sincèrement le Dornien Salé et les deux formaient un duo totalement improbable qui semblait plutôt bien fonctionner durant le repas.
    Sur la demande de sa promise Asafa l'aida à reconduire le vieux Lord malade jusqu'à ses appartements. L'héritière veillait sur son père et surveillait son futur époux lors de ce déplacement. Le jeune homme titillait son paternel qui ne s'en laissa pas compter et lui répondit du tac au tac sans la moindre ombre de malaise.
    Depuis bien longtemps elle n'avait entendu le rire de son père, même si celui-ci fut suivi d'une quinte de toux qui fit trembler toute sa vieille carcasse.
    Le Géant des Osseux, apparaissait au fur et à mesure de la soirée, un être plein de joie, d'une bonne humeur plus que communicative et peut-être une personne franche.
    Il déployait beaucoup d'énergie pour se faire bien voir des Qorgyle, peut-être trop d'ailleurs, ce qui fit tiquer la jeune femme. Pourquoi donc faire tant d'efforts pour une chose déjà acquise.
    Elle comprenait cependant pourquoi tant de jeunes damoiselles s'étaient laissées séduire et charmer par un sourire comme celui-ci, si elles n'y prenaient pas garde.

    Une fois son seigneur couché, elle referma la porte et rejoignit le Salé qui l'attendait à la porte. Elle le guida à travers les méandres et les couloirs du Grès. Elle savait où elle allait, ils semblaient ne faire que monter encore et encore, empruntant divers escaliers, passant devant des cours intérieures, et des corridors aérés pour enfin arriver au sommet sur les toits de la forteresse. Sur les chemins de ronde, l'on pouvait voir quelques gardes en faction, les braseros allumés découpaient leurs silhouettes, faisant par moment briller la lame de leur lance.
    Là haut, sous le regard éternel des étoiles et avec la lune pour seule juge, la dornienne sableuse mit en garde son époux sur ce qu'il ne devait absolument pas faire si il ne voulait avoir sur le dos, de manière déplaisante, le Grès tout entier.
    Rahéna semblait sereine, calme et détendue dans pareille circonstance. Elle avait appris à envouter les hommes par la parole, elle n'était plus une innocente jeune femme.
    Elle observait intensément l'homme face à elle. Il était tellement grand, il pouvait l'écraser sans la moindre difficulté s’il le voulait et pourtant, il lui souriait. Etait-il réellement heureux d'unir son destin au sien ?
    Son regard avait changé, elle pouvait y lire désormais de la tendresse, pour elle ? Quel drôle d'homme ce dornien était-il en vérité ? Avait-il toujours été sincère avec elle tout ce temps ?

    Lorsqu’ Asafa passa ses bras autour d'elle pour poser son chèche, elle ne broncha pas d'un pouce, se contentant de le fixer de ses yeux clairs et limpides même dans l'obscurité de la nuit. Avec douceur, elle sentit l’étoffe recouvrir sa nuque pour glisser sur ses épaules et tomber le long de son dos.
    Lentement, elle cligna des yeux, souriant à ses dires. Un sourire bienveillant étira ses lèvres charnues.
    Alors qu'il se penchait sur elle, elle suivit le mouvement sans dire mot, plus elle l'observait, plus elle cherchait à lire en lui, et plus il lui semblait franc, entier, et peut-être un peu fougueux, ce qui ne sera pas pour lui déplaire dans un avenir proche sans doute...
    Ah ce qu'il parlait bien, un bien vil flatteur, en temps normal, ce genre de baratin la laissait de marbre, et pourtant, il arriva à lui arracher un tendre sourire.

    Les yeux brillants de son promis la firent se remettre sur ses gardes alors qu'il semblait préparer un nouveau tour dont il avait le savoir-faire. Le changement d'attitude fit soulever un sourcil interrogateur à la fille du Grès.
    Il sur-jouait la scène avec malice et elle l'écoutait, amusée.
    Il avait, en l’espace d'une soirée, réussi à changer sa mauvaise humeur et à la faire sourire, c'était plutôt un bel exploit.
    Le chèche glissait doucement le long de ses reins, alors qu'il parlait, elle aurait pu le rattraper ou quoi ce soit dans le même genre, mais elle restait les bras légèrement croisés sous sa poitrine comme une frêle jeune femme.
    D'un coup sec donné sur l'étoffe, elle se retrouva collée à son corps puissant. Par réflexe, elle avait appuyé ses deux mains sur le torse de son partenaire.
    Le tendre sourire qu'elle affichait jusqu'alors fut remplacé par un bien plus complexe, mélange de défi, de fourberie et de malice. 
Ses yeux se mirent à luire d'une lueur similaire au Dornien qui lui faisait face. 
Tout en relevant une de ses mains, elle laissa ses doigts effleurer le torse du Géant, pour venir se glisser dans son cou, lui intimant de se pencher d'avantage. Se redressant sur la pointe des pieds, elle effleura la joue de cet homme, avec la sienne, pour venir susurrer à son oreille de sa voix de miel.


    - A votre avis pourquoi la populace me donne ce surnom ?
    J'ai partagé ma couche avec bien des hommes avant vous... me prenez-vous donc toujours pour une innocente Lady ?


    

Ses lèvres effleurèrent l'oreille de son interlocuteur, alors que son souffle chaud, caressait sa chair.
    Tout en reprenant sa place, elle effleura légèrement les lèvres de cet homme des siennes, tout en le dardant d’ un regard presque volcanique alors qu'elle reprenait sa place. Son index se posa sur les lèvres du guerrier.


    - Mon frère nous observe, je crois que je vais garder le chèche pour cette nuit. Il voudra sans doute vous conduire à votre chambre...




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Asafa Ferboys
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Message Mar 5 Mar 2013 - 10:47

Le guerrier se laissa guider par les gestes emplis de sensualité de la jeune femme. La différence de stature entre le Géant des Osseux et l'héritière de la Forteresse des Scorpions avait de quoi impressionner, obligeant la jeune femme à se dresser sur la pointe de ses pieds et le Ferboys à se vouter pour que les peaux des deux futurs époux puissent s'effleurer. Se laissant embaumer par les douces émanations de la peau mâte de sa promise, dont les senteurs subtiles et travaillées l'enivraient à lui en faire perdre la raison. Plus rien n'avait d'importance pour lui en cet instant, ainsi niché au contact d'une créature superbe, tout droit sortie des rêves les plus fous des hommes. Son esprit occultait désormais les convenances sociales, les tensions et les enjeux de leur union, il occultait également la méfiance et l'animosité de son futur beau-frère, les recommandations de son propre frère. Il n'y avait désormais plus que ce désir charnel embrasant chaque parcelle de sa peau. Pourtant, la belle se déroba avec malice quand bien même ils semblaient désirer tout deux ardemment la même chose. Le contact du doigt de la lady sur ses lippes le fit tressaillir, et il ne manqua pas de s'armer de son sourire alors qu'elle l'éconduisait poliment.

Peu importait au final, il saurait être patient. Asafa avait vraisemblablement compris que qu'il avait réussi à marquer des points auprès de la belle jeune femme, aussi il devait désormais se contenter, d'une certaine manière, d'attendre, de rester naturel et peut-être saurait-il gagner son cœur. En tout cas, clairement, pour le Ferboys le jeu en valait la chandelle, et il saurait mettre du cœur à l'ouvrage. Lorsqu'elle fit référence à son frère le surveillant, il ne put s'empêcher d'afficher un sourire, vraisemblablement amusé par l'idée de faire enrager ce chaperon bien agressif. Mais il n'en avait cure, après tout, car seules les bonnes grâces de la Dornienne Sableuse lui importaient désormais. Que son fraternel le déteste était une chose gênante, mais pas insurmontable. Pour le géant des Osseux, il s'agissait clairement de conquérir le cœur de sa future épouse, car le sien lui était déjà tout acquis. Aussi, le sourire accroché aux commissures des lèvres, Asafa jeta un rapide regard périphérique pour voir s'il apercevait l'espion familial, sans vraiment s'y appesantir. Mais bien vite, son attention se reporta sur la belle lui faisant face et, replongeant ses prunelles d'ébènes dans celle empires de la jolie héritière, il se saisit délicatement des mains de Rahéna pour les loger dans les siennes. Elles étaient grandes, caleuses, larges, couvertes de multiples cicatrices trahissant la nature des travaux guerriers qu'elles effectuaient et les petites mains de l'héritière de la forteresse du semblèrent littéralement disparaître dans les siennes. Il les porta à ses lèvres pour y déposer un baiser tendre et il les conservant quelques instants dans les siennes, comme s'il se réjouissait du simple contact de sa peau sur la sienne. Inclinant la tête pour acquiescer aux propos de la Qorgyle, il répondit dans un sourire, d'une voix suave et charmeuse.

- Si votre frère nous observe, je ne saurais être la cause d'un trouble familiale, dans ce cas, Douce Rahéna. Aussi, je me plierais à votre volonté, et chérirais le souvenir de ces quelques instants passés en votre compagnie en me languissant d'en vivre de nouveau à vos côtés.

Il dépose un nouveau baiser sur les phalanges de la belle héritière et se redresse, lâchant dans un sourire les mains de la jeune femme pour se mettre en route vers sa chambre. Après un court silence, il se pencha à nouveau pour souffler quelques mots dans un sourire de canaille à la jeune femme au creux de son oreille.

- Je savais bien que vous bluffiez...

Il se sépara alors de la jeune femme dans un sourire énigmatique et quelque peu provocateur, jouant ainsi sur la corde sensible de la jeune femme. La manœuvre était risquée mais son humour et son air débonnaire ne manquerait certainement pas de faire passer sa dernière petite provocation avec malice auprès de sa dulcinée. Il s'agissait ici clairement de titiller l'égo de la jeune femme tout autant que de lui tirer quelques risettes bienvenues. Finalement, le duo se sépara et le Ferboys rejoint sa chambre pour y terminer la nuit, seul certes, mais le cœur léger et des rêves plein la tête.

Le lendemain, l'agitation régnait dans la cour. La délégation des Osseux se tenait prête à partir, et Asafa s'entretenait avec son frère Tayeb. Tout deux étaient vêtu plus simplement que la veille, les tenues cérémonielles ayant été remisée car relativement peu confortable et surtout, n'étant plus de circonstance. La discussion semblait plutôt sérieuse, comme en témoignaient les mines moins joviales des deux frères de Ferboys. Toutefois, le langage corporel des deux Ferboys trahissait plutôt une gêne modérée que de réels soucis. Le temps pour la délégation de Ferboys de partir était venu, mais ils ne quitteraient pas les lieux avant d'avoir saluer et remercier une nouvelle fois leurs hôtes. Voyant sa douce promise arrivée, accompagnée comme il se doit de Duncann son cerbère de frère et du jeune Luhàn, le visage du Ferboys sembla s'illuminer. De même, son frère afficha une mine plus avenante à l'arrivée des Qorgyle dans la cour pour le salut de départ protocolaire. Inclinant la tête, les Ferboys montrèrent le respect dû à leur rang à leurs hôtes, prouvant leur maîtrise des convenances.

- Ma dame, mon frère va bientôt regagner Ferboys avec l'escorte. Les Uller nous ont invités à l'une de leurs... Marches funèbres jusqu'à Lancéhélion, et nous comptons nous y rendre... Je vais moi-même rejoindre les Osseux car je serais à la tête de l'ost qui fera le trajet... Soyez assuré que notre famille saura se souvenir longtemps de la qualité de votre accueil. Mon cœur saigne de devoir ainsi vous abandonner, ma dame, mais croyez bien que je me languis déjà de vous revoir au plus vite...

Son regard de fripon se posa sur la belle héritière du Grès, comme s'il la mettait au défi de le retenir de partir pour revenir d'ici quelques jours.


hj : ouais, elle est pas terrible cette réponse, mais j'ai du mal à repartir... ça ressemble à une cloture de RP, ça, non ? ^^


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Message Mar 12 Mar 2013 - 22:45

    Près de l'entée qu'ils avaient empruntée pour arriver sur le toit, dissimulé dans l'ombre, Duncann veillait et fulminait de voir sa sœur aussi proche de ce...cet homme à la réputation plus que entachée. Il serra les poings et ravala sa salive. Elle était seule juge de ce qu'elle voulait et il finit par se détendre en la voyant étouffer l'ardeur de son courtisan et promis, dans l'œuf. Le cadet laissa un sourire fourbe étirer ses lèvres, il en aurait presque eu de la peine pour le Ferboys. Il avait vu pratiquement la totalité de la scène qui s'était déroulée ici, son aînée avait successivement aguiché, mise en garde et repoussé le Géant des osseux. Avoir pareil adversaire en amour aurait pour sûr été trop compliqué pour lui et il aurait laissé tomber bien vite, ce qui ne semblait pas être le cas du tout d'Asafa. Plus elle le repoussait et plus il essayait. Pouvait-il réellement arriver à se faire une place dans le cœur de sa précieuse sœur?
    Il vit Asafa tourner la tête dans sa direction, comme si il le cherchait mais il ne s'en offusqua pas et ne chercha pas à se dissimuler plus que ça.
    La lune accrocha le bord d'un de ses bracelets d'apparat qu'il portait aux poignets et révéla sa présence.

    Rahéna jouait un jeu dangereux où il était si facile de se perdre et de se fourvoyer soi-même si on s'y laissait trop prendre. Elle avait mis le ola au bon moment, se dérobant par une pirouette typiquement féminine, se refusant sans totalement le dire, laissant une opportunité future peut-être.
    L'épiderme de sa peau était devenu plus sensible à être ainsi étreinte par des bras puissants. Son souffle s'était fait plus chaud, plus… langoureux, presque lascif lorsqu'elle lui avait susurré à l'oreille les quelques mots de refus. Le sourire du Géant des Osseux ne la laissait pas insensible et elle savait qu'elle allait devoir y faire plus qu'attention si elle ne voulait pas succomber trop vite. Elle sentit les mains rugueuses et calleuses couvertes d'une myriade de cicatrices prendre les siennes. Les paumes d'Asafa étaient si grandes, qu'il enfermait ses mains sans le moindre problème, les subtilisant à son regard. La différence des tailles était importante et pourtant elle se sentait bien là, à ses côtés, aussi petite soit-elle. Malgré leur différence, peut-être qu'un jour elle ferait qu'ils marchent ensemble sur le même chemin sans le moindre faux pas.
    Elle le laissa poser un doux baiser rempli de tendresse sur sa peau soigneusement ointe pour les circonstances. Le voyant garder ainsi ses mains, elle réprima un frisson bien différent qui aurait aimé avoir libre court. Aucune chance, elle n'était pas assez ivre, ou inconsciente cette nuit pour se laisser aller à des pulsions bien plus primaires.
    Son regard se perdit encore un peu dans ses iris avant qu'elle ne revienne au moment présent avec aplomb.


    - L'avenir en sera seul juge Asafa, soyez à l'image de ce que je demande et vous vivrez bien d'avantage, et votre souvenir ne pourra pas être entaché même si le désert vous reprenait…

    Elle lui lança une œillade en coin, de sous ses cils de biche, quelle fit papillonner savamment.
    De nouveau il déposa un baiser sur les doigts graciles de la Rose du Grès avant de les lâcher en lui souriant avec audace et témérité.
    Les propos qu'il lui tint la firent hausser un sourcil interrogateur ainsi qu'afficher une mine incrédule et à la fois blasée par tant de taquinerie.


    -… Voyons Asafa, laissez-vous tenter et vous verrez

    Elle aurait pu ajouter qu'elle le ferait fondre sur sa langue, mais elle avait peur de le pousser d'avantage à rester qu'à entreprendre un repli vers les appartements qui avaient été prévus pour lui. Elle se contenta donc d'une petite phrase pour piquer la curiosité de son promis, et d'afficher un sourire mutin alors qu'il se sépara d'elle pour qu'il puisse rejoindre Duncann qui était sorti de l'ombre et attendait fermement Asafa, jugeant que le jeu avait assez duré.
    Rahéna les regarda passer la porte, puis regarda le chèche qu'elle avait gardé. Machinalement, elle le porta à son visage pour respirer l'odeur qu'il s'en dégageait. A nouveau un sourire illumina son visage alors qu'elle levait les yeux au ciel. Fredonnant une petite chanson, elle retourna à ses appartements rejoindre Zéhyna qui l'attendait de pied ferme.


    - Madame, pensez-vous que cela soit raisonnable de revenir à une heure aussi tardive ?
    - Estime-toi heureuse que je sois revenue, et seule.
    - Oh!!!
    - Ton air prude ne te sied guère ma bonne Zéhyna. C'est toi après tout qui as tout fait pour me pousser dans ses bras.

    La servante s'activa à défaire le corps de sa jeune maîtresse de ses vêtements d'apparat, laissant sa peau respirer. Elle prit grand soin de lui retirer les pigments naturels ornant ses yeux et ses lèvres, dans un mutisme boudeur avant de finalement céder lorsqu'elle défit la coiffure libérant la tignasse sauvage de Rahéna.

    - Alors ne me faites pas languir et racontez-moi! Comment est-il?
    - Il est… charmant
    - Oh oh, ça c'est si mal passé ?
    - Non non il est réellement charmant. Je me garde le droit d'avoir une réserve, mais pour le moment il ne s'en sort pas trop mal.
    - Et… c'est tout?
    - Que voudrais-tu de plus?

    Zéhyna se retrouva rouge pivoine devant le sourire moqueur de sa dame et s'enfuit presque après avoir déposée les deux petits caracals près de l'héritière du Grès.

    *****

    L'aube se leva sur les appartements de la Lady aux scorpions, alors que déjà l'on tambourinait à sa porte avant d'entrer. Comme d'habitude son éternelle et sans doute unique confidente, Zéhyna, entra avec un plateau de fruits et, chose peu commune, un plat des morceaux de viande coupés ainsi que deux bols de lait de chèvre.
    Rahéna s'étira de tout son long, avant de se lever, laissant le drap qui recouvrait son corps nu tomber sur le sol. D'un geste tendre et protecteur elle prit les deux petits félins dans les bras et s'approcha du plateau apporté par la servante.
    Tout en jouant avec la viande et les caracals, elle s'adressa d'un ton nonchalant à la femme d'une dizaine d'année son aînée.


    - Les préparatifs ont-ils été respectés?
    - Oui madame.
    - Les réserves d'eau et de nourritures préparées pour leur retour?
    - Oui madame.
    - Barack a-t-il été offert au Mestre Tayeb?
    -… Je ne sais pas madame.

    Elle soupira, s'étira à nouveau et mangea quelques dattes avant de s'habiller d'une robe courte dans une étoffe on ne peut plus simple. Aucune ornement, aucun parfum, ni même bijoux, si ce n'est la bague de sa mère. Zéhyna avait essayé de lutter pour que sa maîtresse paresse en beauté, en vain. D'un geste de la main elle attrapa le chèche sur sa couche et deux gros chatons dans ses bras avant de quitter sa chambre pour rejoindre celle de son père.
    C'est ici qu'on l'informa officiellement de la procession de Lord Uller. Sur conseil de son père elle consentit à prendre les prisonniers et une bonne partie des meilleurs soldats du Grès et ultime condition, que Duncann soit du voyage pour la protéger.

    Pieds nus elle arpenta les couloirs de la forteresse du Grès, pour arriver devant les escaliers de l'entrée. Son promis et son frère discutait l'air plus sérieux qu'elle n'aurait pensé les trouver pour un départ. Eux aussi avait quitté les toilettes protocolaires pour affronter le désert plus facilement. Ils ne semblaient pas à l'aise, c'est pourtant ce moment que Rahéna choisit pour apparaitre de derrière un des piliers où elle se tenait, reculée pour observer un peu. Duncann, en protecteur vigilant restait à son côté alors que son frère Luhàn, lui tenait la main de manière simple et affichait un air bienveillant pour les délégations des Ferboys.
    En guise de respect mutuel, Rahéna inclina la tête et ses frères firent de même. Lentement elle se détacha de ses frères, pour rejoindre son promis un peu plus bas sur les marches.


    - Lord Uller nous a également cordialement invités à cette… procession judiciaire, comme j'aimerais à le croire. Sachez que le Grès se joindra à cette marche jusqu'à Lancehélion. Nous nous reverrons à Denfert, je gage que nos retrouvailles seront agréables, même si la Forteresse des Uller n'est certes pas un endroit très… enjoué. Revenez vite mon ami.

    Après avoir déposé les deux petits félins, elle se releva lentement et attacha le chèche autour des épaules du Géant des Osseux avec soin. Le même chèche qu'elle lui avait pris pour la nuit et avec lequel elle avait dormi. Son odeur s'étant mêlée à celle de cet homme sur ce morceau d'étoffe qui était resté sur l'oreiller de la demoiselle à ses côtés jusqu'à ce matin. En guise d'adieu, une légère caresse, ses doigts effleurant à peine la joue du guerrier des Ferboys avant qu'il ne rejoigne les siens.

    - Que votre voyage ne soit pas trop éprouvant, Mère Rivière veille sur vous.

    Elle resta avec ses frères sur les marches regardant la délégation franchir les portes du Grès et s'éloigner dans l'immensité désertique.


HJ: Merci à toi pour ce rp, oui je pense que c'est effectivement un fin ^.~




Le bonheur est dans la liberté, la liberté dans le courage.


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