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Un drapeau blanc n'est pas synonyme d'abandon - Rivanon Mallister

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Message Dim 26 Juin 2011 - 15:23

« Colonne! Halte! »

La voix d'Addison Hill résonna dans la ville qui bordait la forteresse. Ulrik leva la main, et la cavalerie s'arrêta. L'infanterie se plaça autour d'elle, entourant les chevaliers comme un mur d'acier. Le soleil brillait sur les armures, les capes volaient au vent et, au-dessus de leurs têtes, les bannières flottaient, visible par tous, et surtout visibles par les gardes qui se trouvaient sur les murs du château. Ulrik se tenait à l'avant des lignes, aux côtés du jeune Lord Piper et de l'autre frère de la Garde Royale qui avait été envoyé, le Lord-Commandant Addison Hill. Malgré le fait que cinq autres gardes auraient pu être choisis, c'était Ulrik auquel on avait confié le commandement en second de cette expédition. Le Loup Sanglant avait beau avoir abandonné sa famille, il restait un Stark. Et le fait d'être le fils de la plus grande famille du Nord jouait parfois en sa faveur lors de ses relations avec les familles nobles des Sept Couronnes.
Il leva les yeux au ciel, et contempla les trois bannières qui se trouvaient au-dessus de lui, portées par son écuyer, celui du Lord-Commandant et celui de Piper. Leur union était étrange, mais elle serait bienvenue par toute personne se trouvant à l'intérieur de la forteresse. La bannière blanche de la Garde Royale, aux côtés de la bannière du dragon tricéphale des Targaryen et de la vierge des Piper. Oui, vraiment étrange. Ulrik repensa à la raison qui l'avait amené ici, et au voyage qu'ils avaient du faire...

« Ce noble tient à nous accompagner, Ulrik. »

Ulrik se tourna vers Addison. Son ainé était un chevalier qu'il respectait grandement, et il avait été heureux que le choix de son escorte se soit porté sur lui. Il était par contre moins heureux de savoir que quelqu'un d'autre venait avec eux.

« Lord Piper? Je ne croyais que vous vouliez rester à Port-Réal quelques jours de plus, afin de négocier le mariage de votre soeur, déclara Ulrik. »

Le noble hocha la tête. Il semblait surpris qu'Ulrik soit au courant de ce genre d'informations. Mais quand on fréquentait la cour, rien ne restait secret bien longtemps. Surtout lorsqu'il s'agissait d'une alliance politique par le mariage. Même si les maisons impliquées étaient loin d'être les plus influentes des Sept Couronnes.

« On m'a... suggéré de me joindre à vous, avec mes hommes. Je pourrais toujours négocier le traité plus tard. »

Une suggestion royale sans aucun doute. Ou peut-être une proposition de la part du beau-père, qui voulait voir de quoi son futur gendre serait capable. Cela importait peu pour Ulrik. Toujours était-il que des hommes de plus pour protéger Salvemer des Fer-Nés ne seraient pas de trop, quel que soit leur nombre. Le Loup Sanglant accepta donc leur présence, tout en gardant malgré tout les distances nécessaires à l'entretien de sa réputation.

« Nous partons dans deux heures. Si vous et vos hommes n'êtes pas prêts, vous n'aurez qu'à nous rattraper en route. »

Piper avait été là à l'heure précise du départ. Peut-être même quelques minutes plus tôt. Aussi étaient-ils partis, cinquante-trois hommes dont vingt cavaliers, en direction de la route royale. Le trajet serait long. Le Conflans n'était pas la porte à côté, et déplacer un groupe aussi nombreux serait plus difficile que seulement deux cavaliers et leurs écuyers.

« Je vous préviens tout de suite, déclara Ulrik, sa voix portant sans mal à l'arrière de leur colonne, je compte me rendre à Salvemer avec toute la hâte possible. Si l'un d'entre vous nous ralentit, se plaint, ou fait quoi que ce soit d'autre de ce style, il sera laissé derrière. Et le premier qui se plaint, chevalier, lord ou péon aura à faire à Croc, c'est bien compris? »

Personne ne fit le moindre geste. Le Stark talonna son coursier, et la colonne se mit en marche à sa suite.

« Une vraie voix de général, déclara Piper quelques instants plus tard.
Hm? Lui répondit Ulrik? »

Piper secoua la tête, un sourire aux lèvres.

« Votre voix. Je pense qu'on l'entendrait clairement même sur un champ de bataille. Vous feriez un bon meneur d'hommes. »

Ulrik aurait menti s'il avait dit qu'il n'y avait jamais songé. Mais tant qu'il se trouvait dans la Garde Royale, toute possibilité qu'il aurait de diriger serait d'avoir la tête de ce genre d'expédition. C'est-à-dire pendant quelques jours, avant de confier ses hommes au lord Mallister, et pendant un trajet qui se ferait sans le moindre problème. La Garde Royale assurait un certain prestige mais, malgré tout, bloquait l'accès à beaucoup d'autres.
Mais de toutes façons, le rôle d'Ulrik n'était pas de diriger. Il était de tuer ce qu'on lui disait de tuer, et rien d'autre.

« Peut-être. Mais pour me forcer à rester en arrière à donner des ordres, il faudrait m'enchaîner à un poteau. Ou me couper un membre. Et ça ne risque pas d'arriver. Plutôt mourir que vivre comme ça. »

Sur cette déclaration, ils continuèrent la route en silence.
Et le voyage se passa, comme l'avait prévu Ulrik, sans encombre. Ulrik passait dans les rangs à chaque fois que l'on montait le camp, pour discuter avec quelques hommes, partager le repas ou le vin avec d'autres... Il tenait à connaître les hommes qu'il emmenait à la mort. Il ne leur demanderait pas de mourir pour un inconnu. Il avait beau être un Garde Royal, serviteur des Targaryens, il n'en demeurait pas moins un Stark, et suivait toujours les préceptes des Premiers Hommes. Et grâce à cela entre autres, personne ne ralentit le rythme de marche qu'il avait instauré, et ils arrivèrent en vue de Salvemer au jour prévu. Le château était magnifique, une construction imposante, mais artistique, si proche de la mer. Il semblait avoir été posé là par un dieu provocateur, défiant les éléments de l'abattre, montrant la supériorité de l'humain sur la nature, tout en rappelant leur union permanente. Le Loup Sanglant arrêta sa monture quelques secondes, le temps d'observer en silence la demeure des Mallister. En haut des murs, battant au vent, se trouvaient leurs bannières, fières et dignes, comme la famille qui habitait ici et l'animal qui les représentait.
Ulrik intima à son coursier de reprendre la marche, et tout le monde le suivit.
Il n'avait même pas remarqué que tous l'avaient imité quelques instants plus tôt.


Il ne fallut pas longtemps aux hommes qui se trouvaient à l'intérieur de la forteresse de Salvemer pour ouvrir les portes. Deux hommes en blanc qui marchaient sous les bannières de la Garde Royale, des Targaryens, et d'un Lord du Conflans ne pouvaient pas être ignorés bien longtemps. Ça, et les corbeaux qui avaient du être envoyés depuis Port-Réal pour annoncer leur arrivée.
Avant de pénétrer dans l'ancestrale demeure des Mallister, Ulrik se retourna vers ses hommes et ceux de Hill. Ses hommes qui seraient ceux de Robert Mallister dans une heure au grand maximum.
« Installez votre campement à l'extérieur. Nous avons assez de provisions pour tenir ici pendant plusieurs mois, alors nous n'allons pas utiliser celles de nos gracieux hôtes. Organisez des patrouilles sur le flanc de mer. Montez le camp sur le flanc du château le plus proche de la mer, mais pas à côté de la falaise. Je veux que vous puissiez rejoindre l'entrée du château comme la mer aussi rapidement l'un que l'autre. Il faut que l'on soit capables de défendre la ville autant que la forteresse. »
Ils hochèrent la tête, et s'apprêtèrent à se disperser, lorsqu'il reprit :

« Lord Piper, Ser Ianick et Ser Olric, avec nous. »

Il se tourna vers Addison.

« Désolé de prendre les devants ainsi, Lord-Commandant. Mais plus vite nous aurons réglé cette affaire, mieux je me porterai. »

Ulrik suivit Addison à l'intérieur de la forteresse. Ils démontèrent tous deux une fois à l'intérieur, et le Lord et les chevaliers qui les accompagnaient firent de même. Ils confièrent les rênes de leurs chevaux aux serviteurs qui se trouvaient autour d'eux, et suivirent le héraut qui venait les accueillir. Lorsque celui-ci demanda qui était la personne à la tête de l'expédition royale, Ulrik présenta son Lord-Commandant. Les autres furent priés d'attendre dans la cour, le temps qu'Addison et Ulrik furent introduits auprès des Mallister. Les chevaliers posèrent quelques problèmes, prétextant que leur rang les obligeait de se présenter aussi, mais Ser Hill s'occupa de les calmer, avec plus de diplomatie qu'Ulrik n'aurait pu en faire preuve.
Ainsi le Loup Sanglant et son supérieur furent-ils emmenés dans le grand hall. Ils se présentèrent à Lord Mallister, qui accueillit leur aide avec beaucoup de gratitude et de diplomatie. Un vrai noble comme Ulrik ne les appréciait pas. Le Lord demanda à Addison et à ses alliés (« les hommes qui attendent dehors ») de partager sa table le soir même, lors d'un banquet organisé en leur honneur et en celui des Targaryen. Addison serait assis à sa droite, comme cela seyait à un homme de son rang. Et on le présenterait à tout le monde, bien entendu. Après tout, il avait amené presque autant d'hommes qu'en comptait déjà la garnison de la ville. Comme quoi, le Roi ne les avait pas abandonnés! Et bien entendu, Ulrik aurait lui aussi une position de choix à la table du banquent, non loin du Lord et du Lord-Commandant.
Ulrik le remercia platement pour ces honneurs, fit mine de les refuser, comme c'était attendu d'un homme de haut lignage, et les accepta finalement, afin de « ne pas insulter son hôte, ainsi que sa grandeur d'âme ». Plusieurs fois pendant la discussion, Ulrik se demanda pourquoi c'était lui que l'on avait choisi pour accomplir cette mission. Après tout, il n'y participait même pas. C'était un simple dialogue entre Addison et le Lord Mallister. Mais de rapides coups d'oeil aux gardes qui entouraient la pièce où lui et le Lord se trouvaient le lui rappelèrent. Ils avaient peur de lui, comme tout le monde. Peut-être même que les Fer-Nés seraient impressionnés par la réputation du Loup Sanglant, dont la sauvagerie égalait la leur, si l'on en croyait les rumeurs.
Et enfin, Ulrik fut congédié. Le moment qu'il attendait le plus depuis qu'il était entré dans la pièce. Mais il ne s'attendait pas à la suite des évènements :

« Bien Ser Ulrik, je dois encore débattre avec votre Lord Commandant. Ma fille vous fera visiter les lieux pendant ce temps. »

Ulrik se tourna vers la jeune fille. Il n'avait pas remarqué sa présence jusqu'à cet instant. C'était une belle jeune femme, mais elle semblait discrète. Et calme. Quand on la comparait à la dernière femme à avoir croisé le chemin d'Ulrik, surtout... Le souvenir d'Alysane Mormont fit naitre un sourire sur les lèvres du Loup Sanglant. Reprenant ses esprits, le Stark s'éloigna du Lord, le saluant une dernière fois, et se dirigea vers la Lady. Lorsqu'il fut en face d'elle, le Loup Sanglant s'inclina, plaçant sa main sur la garde de l'épée qui se trouvait à sa ceinture, Croc :

« Enchanté, ma Dame. Tant que je resterai en cette demeure, ma lame sera votre. »

De la politesse, mais pas uniquement. Il avait été envoyé protéger Salvemer, mais aussi ses habitants, non? Et quitte à protéger quelqu'un, il serait logique qu'il le fasse avec sa guide. Et la fille du Lord, qui plus est. Si une personne ici méritait d'être protégée par l'élite du royaume, c'était bien elle.

« Par contre, si ce n'est pas trop demander, je préférerai qu'elle soit votre dans une autre pièce. Je n'ai que peu de goûts pour les discussions politiques des puissants. »

Il se retint de dire que même celles du petit peuple ne l'intéressaient guère, lorsque sa lame n'était pas impliquée. Ç'aurait été mal vu, surtout qu'il ne connaissait pas la personne qui se trouvait en face de lui. Peut-être était-elle du genre à boire les paroles des Lords comme son père. Peut-être appréciait-elle la Cour plus qu'autre chose dans la vie.
Priant les anciens dieux pour que cela ne soit pas le cas, Ulrik attendit une réponse de son interlocutrice.
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Rivanon Mallister
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Message Ven 1 Juil 2011 - 18:38

Depuis l'une des fenêtres du premier étage donnant sur la cour j'observais l'arrivée des renforts envoyés par le roi. La bannière blanche de la Garde ainsi que celle des Piper annonçaient la couleur. Cela faisait un temps certain que nous attendions une réponse positive de la capitale et voilà que nous en recevions une. Une bonne chose pour nous, d'autant que les fer-nés ne restaient pas inactifs sur leurs îles. Dommage pour nous autres familles côtières, cibles privilégiées des Fer-nés. La venue de cette mission avait été annoncée par corbeaux et le temps de se mettre d'accord sur les modalités de ce renfort avait fourni l'occasion d'une correspondance, certes restreinte, entre les Targaryens et mon père. Mais en leur absence nous nous étions organisé, rester les bras croisés n'était pas dans notre politique d'autant que nous avions des vies à protéger. En tout cas, nos invités furent reçus avec promptitude par notre intendant et nos palefreniers prirent soin de leurs bêtes. En voyant le manège des chevaliers pour l'ordre de préséance, je manquais rire, cela m'amusait de les voir ainsi pourtant je savais l'importance que revêtait le nom et son influence au sein des familles de la noblesse. Je descendis rejoindre mon père. J'arrivais silencieusement alors qu'il recevait le lord commandant et son acolyte, ainsi que certains de leurs chevaliers. Après les salutations de mises, je pus identifier les différentes personnes en présence, par contre je fus surprise de voir le Loup Sanglant dans ma demeure. Je connaissais la réputation que s'était forgé l'ancien Stark. On le disait sanguinaire sur les champs de bataille, pourtant l'image qu'il renvoyait était celle d'un guerrier, on ne décelait pas de prime abord la férocité qu'il déployait au cœur des combats. Je pouvais constater que certains de nos gardes surveillaient attentivement le Loup, je décelais une crainte respectueuse à son égard. Pour ma part, je ne m'arrêtais pas à sa sinistre réputation. A vrai dire, si on oubliait son statut de garde royal et son côté sanglant, il aurait pu faire un bon parti, Walda aurait été ravie de le rencontrer, fait qui risquait de survenir durant le séjour des troupes sur nos terres.

Vint l'instant où mon père choisit de congédier les ser non indispensables à la discussion. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me confie Ulrik pour une visite. Je me gardais de faire un commentaire, fronçant légèrement les sourcils à l'attention de mon paternel, néanmoins cela ne me dérangeait pas outre mesure et puis cela me permettra de faire plus ample connaissance. Le chevalier me salua comme il se doit, offrant son épée à ma protection. Je m'inclinait à mon tour en réponse à son salut.

- Messer Ulrik... dis-je avec un sourire. Je suis fort aise de vous savoir à nos côtés, espérons que vous n'aurez pas à mettre en pratique vos connaissances martiales trop tôt.

Je reçus son offre de protection avec politesse et un brin de réserve. Je ne pensais pas qu'il aurait à se battre de suite, Salvemer était tout de même une forteresse protégée par ses remparts et la garnison sous les ordres de ma famille; Joseth ainsi que notre maître d'armes faisaient en sorte que les compétences de nos soldats restent à un niveau plus qu'acceptable pour faire face aux raids des îliens. La remarque du ser amena un éclat amusé dans mon sourire.

- Pourtant les discussions politiques à qui sait écouter peuvent receler des informations fortes intéressantes, répliquai-je, cependant je n'allai plus loin, il n'était pas utile que je froisse l'un des nos invités qui plus est un des hommes envoyé à notre renfort. Suivez-moi, ser, entamons la visite des lieux, si vous avez des questions n'hésitez pas.

Je l'invitai d'un geste à me suivre. Contrairement à certains de nos gardes, je ne montrais aucune crainte à l'égard du Loup. Nous quittâmes la salle et je me dirigeai vers les lieux qu'il me semblait intéressant qu'Ulrik ait connaissance. Je commençais par les appartements, ceux du seigneur des lieux ainsi que ceux prévus pour les chefs de l'expédition. Qu'il sache au moins où il pourrait joindre ses compagnons. Je parlais d'une voix fluide et posée.

- Vous pouvez également trouver dans cette aile la bibliothèque, mais je doute que cela vous intéresse étant donné qu'un guerrier tel que vous doit préférer les champs de batailles aux livres.

Ma remarque ne contenait aucune pointe de sarcasme ou de cynisme, j'exposais simplement un fait tel que je le voyais. Après si mon interlocuteur se sentait offensé, il n'aurait qu'à me le signifier. Je poursuivis avec les cuisines.

- Sait-on jamais si vous avez une petite faim...

Je m'acquittais de ma tâche avec sérieux mais je mettais un petit brin de légèreté dans ma conversation. Je lui montrais également l'accès aux cachots, qui théoriquement ne devrait pas lui servir, avant d'emprunter le chemin menant aux remparts. La brise maritime s'était levée et fit voler plusieurs de mes mèches vu que je n'avais pas attaché mes cheveux. De notre position nous avions vu sur la cour et sur la mer, nous nous trouvions sur le mur qui donnait directement sur les flots.

- Si vous souhaitez inspecter nos défenses et faire connaissance avec nos forces, cela ne présentera aucun problème. Je trouverais cette requête légitime, il faut savoir sur quel terrain on risque de se battre...

Je me tournai vers Ulrik attendant d'éventuelles questions ou demandes. Pourtant je finis par reprendre la parole.

- Etes-vous tel que le prétend votre réputation? Aussi féroce qu'un loup au cœur des batailles?

Voilà une comparaison qui tombait à pic, Ulrik étant de la famille Stark donc l'emblème était le loup. Je jetai un coup d'œil sur l'horizon qui s'offrait à nous. La Baie était calme, le vent rafraichissait l'atmosphère ce qui soulageait nos habitants de la chaleur accablante qui s'abattait depuis plusieurs mois sur Westeros. J'entendais des clameurs monter de la cour du château, et de la zone où avait pris place les hommes d'Ulrik. Nos citoyens allaient probablement montrer de meilleures intentions envers la Couronne au vu de sa décision à notre égard. Puis je reportai mon attention sur le Garde royal



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Message Mer 13 Juil 2011 - 23:18

Dès les premiers instants, Ulrik se demanda s'il allait apprécier ou non la jeune noble à qui on l'avait « confié », et à laquelle il venait de jurer fidélité et protection. Elle lui semblait être quelqu'un de bien, mais son discours semblait presque répété par avance.
D'un autre côté, il s'agissait peut-être simplement de la façon de parler des nobles qui lui était antipathique. Ils semblaient toujours être heureux de quelque chose, tout en ayant l'air de ne pas apprécier autre chose. Ils étaient sur leurs gardes, diplomates... Le genre de choses qu'Ulrik détestait, mais qu'il se devait tout aucun qu'eux d'appliquer. Après tout, il était un chevalier de la Garde Royale et, qui plus est, le descendant des Seigneurs de Winterfell. Ce qu'on attendait de lui lorsqu'il était face à des nobles n'était pas de la sauvagerie, mais de la retenue.
Ainsi, il fit preuve de retenue et de calme, et se montra poli et souriant au cours de la visite. Alors qu'il aurait pu montrer les crocs dès le début. Ne pas mettre en pratique ses connaissances martiales? Quel aurait été l'intérêt de venir ici, s'il ne se battait pas. Sa présence même indiquait que les Fer-nés n'allaient pas laisser la ville tranquille pendant bien longtemps
Mais quel aurait été l'intérêt de gâcher les illusions de la jeune noble? Après tout, elle-même ne connaitrait pas le champ de bataille, et serait à l'abri derrière ses murs, et derrière les vies des soldats prêts à donner la leur pour protéger Salvemer. Qu'elle espère autant qu'elle voudrait. Les prières ne changeaient rien à la réalité, Ulrik l'avait bien compris.
Il préféra sa réplique suivante, de loin. Il sourit en retour, lorsqu'elle lui expliqua que les barbantes discussions politiques qu'Ulrik détestait étaient riches en informations. Le Loup avait grandi à la cour, et il savait aussi bien écouter que n'importe lequel des nobliaux qui s'y trouvaient. Peut-être plus, par le fait que personne ne l'en croyait capable, et aussi car il n'aimait pas cela. Il n'était pas le genre à se complaire dans ses paroles ni à participer à des complots quelconques, ce qui lui donnait en soi un avantage certain sur les autres nobles qu'il avait souvent croisé.
Puis elle proposa d'entamer la visite. Ulrik la suivit donc, par courtoisie, mais aussi par intérêt. Visiter une forteresse de l'intérieur permettait de déceler facilement points faibles et points forts des lieux, et ainsi où la défense aurait besoin d'être envoyée rapidement ou renforcée. Cela lui permettrait de plus de jauger les gardes qu'ils croiseraient sur leur route. Il avait confiance en eux, mais trop de précaution ne pouvait pas lui faire de mal.
Il faudrait qu'il pense à rapporter tout ce qu'il verrait à Addison, afin que celui-ci puisse organiser les défenses au mieux.
La visite commença par les appartements. Ulrik nota cela, se demandant s'il allait partager sa chambre avec Addison, s'il allait avoir une pour lui, ou s'il serait relégué avec les autres soldats qu'il avait amené. La dernière solution semblait la plus plausible mais, d'un autre côté, il était un membre de la Garde Royale, pas quelqu'un que l'on traitait comme n'importe quel soldat.
L'avenir lui répondrait.
Il sourit à la réplique suivante de la Dame Mallister, qui lui disait que la bibliothèque ne l'intéresserait sûrement pas. Il répondit avec une certaine ironie :

« Pourtant les livres à qui sait les lire peuvent receler des informations fortes intéressantes... N'importe quel chevalier le sait. »

Puis il rajouta :

« La théorie et la pratique vont toujours ensemble. Cultiver le corps et l'esprit sont les clés de la survie, à la cour comme sur le champ de bataille. »

Ulrik n'était pas offensé, loin de là. Il savait très bien quelle était l'image que les soldats donnaient, et encore plus l'image qui lui était attachée. Pourquoi en vouloir à quelqu'un pour croire une opinion que le Loup lui-même répandait, après tout?
Mais Rivanon Mallister n'était pas une ennemie, ni une menace, il le savait. Alors pourquoi entretenir une image de bête sauvage avec elle?
Il montra par contre les crocs lorsqu'ils croisèrent une patrouille de garde. Eux devaient le craindre, et le respecter pour ses talents martiaux et sa bestialité, pas pour sa discussion et sa personnalité.
Le reste de la visite fut intéressante, notamment la partie sur les cachots. Ulrik savait qu'il n'aurait pas à les visiter de l'intérieur, mais il y avait de grandes chances pour qu'ils capturent des prisonniers lorsque les combats viendraient. Autant savoir où les mettre, et s'ils avaient une chance de s'enfuir.
Cela semblait peu probable, étant donné la situation des lieux.
Et enfin, Rivanon l'amena jusqu'aux remparts. Lorsqu'ils furent en haut, Ulrik fut submergé par la grandeur de la vue qui se trouvait devant lui. La mer, infinie, reflétant le soleil comme l'aurait fait un champ de glace. Comme l'avait fait le Mur, la seule fois où Ulrik l'avait vu.
C'était étrange, d'y penser ainsi. Comment une mer, étendue d'eau par excellente, en plein soleil, en pleine chaleur, pouvait-elle faire penser à l'endroit froid et si... vertical qu'était le Mur?
La réponse était simple. Les deux étaient sans fins. Et au-delà des deux se trouvait un ennemi sauvage et brutal, qui rêvait de détruire les Sept Couronnes.

Je suis le bouclier dans les ténèbres... commença mentalement à réciter Ulrik. Le serment de la Garde de Nuit. Il l'avait entendu réciter une fois, et il l'avait marqué à vie.

Un frisson remonta le long de son échine. Lorsque son frère lui enverrait un corbeau, il faudrait penser à lui demander où en étaient les forces de la Garde de Nuit. Ulrik était presque sûr qu'il pourrait trouver quelques hommes à lui envoyer, entre les prisonniers et ceux qui mourraient de faim, de chaud, ou craignaient la maladie...
Ulrik se concentra à nouveau sur le présent. Le vent soufflait assez fort, du haut de cette forteresse, et du fait de leur proximité à la mer. Les cheveux d'Ulrik cachèrent son visage quelques instants, avant qu'il ne les regroupe et ne les attache, avec une rapidité née de l'habitude.
Il écouta la proposition de Rivanon avec intérêt. Inspecter les lieux, et rencontrer les hommes. Ce que tout bon meneur d'hommes se devait de faire avant la bataille...
Mais malheureusement, Ulrik n'était pas le meneur ce jour-ci. Il était sous les ordres d'Addison et, malgré tout le respect que le Loup avait pour son Lord-Commandant, il aurait grandement apprécié de mener lui-même les hommes à la bataille.

Cette envie ne doit pas t'empêcher de faire ton travail. Tu es un protecteur du Royaume, et de tous ses habitants... et depuis peu, de la damoiselle qui se trouve à côté de toi. Tu sais ce que tu dois faire.


« J'en ferai le tour en temps et en heure. Et je pense que je dinerai avec les hommes, si cela est possible. Rien de mieux pour connaître quelqu'un que de le rencontrer lorsqu'il a le ventre plein, et un peu d'alcool dans le sang. A part si le votre Père a prévu de m'asseoir à sa table lors du repas. Dans tous les cas, merci pour votre proposition. »


Et la damoiselle changea de sujet. Elle s'intéressait à sa réputation. C'était quelque chose dont il avait l'habitude, mais il la pensait différente des autres.
Et dans un sens, elle l'était : personne n'osait remettre cette réputation en question, pas en le regardant dans les yeux en tous cas. Elle était franche, directe, et n'avait pas froid aux yeux. Ulrik l'apprécia soudainement encore davantage. Ce pourquoi il lui répondit avec honnêteté :

« Ma réputation n'est usurpée qu'en certains points. Par exemple, contrairement à ce que racontent les histoires, je ne vous tuerai pas dans l'instant pour avoir osé mettre en doute mes capacités. Pas plus que je ne dévore les cadavres de mes ennemis, ou me fait des coupes de leurs crânes. »

Il laissa quelques instants s'écouler, regardant vers le ciel, la tête pleine des souvenirs de ses précédents combats avant de continuer :

« Mais par contre, je n'ai pour le moment trouvé personne qui ne me surpasse sur le champ de bataille. C'est d'ailleurs pour cette raison que je suis là à vous parler. Je tue ou je meurs, il n'y a pas d'autres issues. Ma vie n'a été que champs de bataille sur champs de batailles. Là où les nobles « ser » s'entraînent à guerroyer dans des tournois où les règles sont strictes et où l'on s'arrête au premier sang, j'affronte des reitres et des mercenaires jusqu'à la mort. Là où un homme va se rendre, par peur de la mort, je ne ferai qu'avancer dans ses mâchoires, la provoquant, lui disant que je l'attends les bras ouverts et qu'elle n'a qu'à faire un pas pour venir me chercher. »

Il haussa les épaules, avant de poser ses bras croisés sur les remparts, le regard dirigé vers la mer.

« Pour le moment, elle n'a jamais osé faire ce pas en avant. »

Il se retourna à nouveau, ses yeux fixant droit ceux de la jeune femme qui l'avait accompagné.

« Oui, je suis féroce et sauvage sur le champ de bataille. Car je ne crains pas la mort. Je ne crains que le jour où je ne pourrais plus me battre. »
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Rivanon Mallister
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Message Mar 19 Juil 2011 - 21:16

Un sourire appréciateur se dessina sur mon visage quand Ulrik répliqua au sujet de la bibliothèque. Il utilisa la même tournure de phrase que j'avais employé dans la grande salle. Il avait l'esprit vif, c'était appréciable mais aussi nécessaire pour tout combattant et je ne devais pas oublier qu'il était également noble même si son statut de garde royal l'avait déchu de ses titres. Et donc qu'il possédait une certaine éducation comparé au reste des troupes.

- Vous avez raison, lier érudition et condition physique permet de faire face à des nombreuses situations. Néanmoins, je garde à l'esprit qu'il ne faut pas dénigrer les petites gens, certains valent autant que les nobles...

En tout cas, il ne fut pas offusqué par ma remarque du moins il ne fit aucune remarque sur mon comportement. Et la suite de la visite se poursuivit tranquillement. Me vint à l'esprit que je n'avais pas montré sa chambre au chevalier, détail qui sera corrigé dans la soirée. Ulrik prit plaisir à faire sentir sa dangerosité à la patrouille que nous croisâmes sur le chemin. Les gardes restèrent à distance respectable de celui qui fut surnommé le Loup sanglant. Une fois sur les remparts, la conversation se poursuivit.

- Partager du temps avec ses hommes est le meilleur moyen de se tisser des liens et de s'assurer une loyauté certaine de la part de ses troupes. Rester un inconnu à leur yeux peut se révéler préjudiciable sur le champ de bataille... Comme vous voulez, vous pourrez faire leur connaissance à tout heure de la journée... Mon père a prévu de vous convier à notre table ce soir. Vous aurez l'occasion de dîner avec nos hommes demain.

La suite fut moins formelle. Je ne savais si le chevalier répondrait à ma question concernant sa réputation. Rare étaient celles usurpées, mais je savais qu'en dépit d'une base réelle la plupart était enjolivée. Passée de bouche en bouche et elle se transformait en roman épique. En tout cas, il ne doutait pas de ses compétences au combat.

- Encore heureux que vous ne tuez pas ceux qui mettent en doute vos capacités, répliquai-je avec une pointe d'amusement avant de laisser poursuivre Ulrik tout en l'observant. L'expérience des tournois ne vaut guère celles des batailles. Cela permet tout de même de garder ses acquis et de permettre à certains de se défouler.

Ne pas avoir peur de la mort... Bravoure ou stupidité? Peut-être les deux bien que je pencherais pour la bravoure puisque le garde royal était encore vivant et se tenait devant moi. Je m'attendais presque à ce qu'il prétende n'éprouver aucune peur, mais il était victime de la même peur que le plupart des combattants, celle de ne plus pouvoir se battre, de ne plus être à la hauteur. Mais inexorablement, plus il se rapprochera de la vieillesse, plus il sera confronté à cet peur.

- Je comprends votre férocité au combat, en même temps les bonnes manières n'ont pas leur place sur les champs de bataille. Et puis heureusement que la mort ne vous a pas encore fauché, ce serait une grande perte pour nous.

Oui, bien que je ne mettrai jamais les pieds au cœur d'une bataille, du moins en théorie, je n'étais pas aveugle. Je pouvais m'imaginer ce que ressentait les guerriers. Parfois, les voir se battre pour nous protéger me laissait un sentiment d'impuissance. Ma dernière remarque ne portait aucune trace d'ironie et je ne cherchais nullement à le flatter, les capacités du Stark ne m'étaient pas inconnues, bien que je n'ai pas encore eu l'occasion de le voir à l'œuvre. Je poursuivis.

- Pendant un instant je vous crus sans peur et à mes yeux un homme sans peur ment ou est idiot.

Je lâchais mes paroles sans précaution particulière et sans plus d'explication. Je soutins le regard de mon interlocuteur puis je portai mon regard sur la mer.

- La Baie est calme ces derniers temps... Espérons que cela ne représente pas un sombre présage, dis-je avec un petit sourire.

Le calme avant la tempête disait certain. Je préférais qu'il n'en soit rien et je cachais mon trouble. L'horizon abritait notre ennemi, Dagon Greyjoy et ses fer-nés. Ses razzias frappaient nos côtés depuis plusieurs années déjà, le souvenir des mes jeunes années me revint en mémoire, ma première rencontre avec ses îliens avaient failli mal se finir. J'aurai pu mourir ce jour-là. Je chassais ces pensées d'un haussement d'épaule avant de me pencher par dessus le rempart. Ce côté-ci des murailles donnait sur un à-pic de la falaise, directement sur l'eau. Nouveau souvenir, celui d'un couple fuyant et qui aurait sauté depuis ces lieux. Pourtant, ce fut un point particulier qui attira mon attention. La citadelle était pourvu de quelques passages secrets permettant de fuir le cas échéant et l'un d'eux menait à une grotte, cette dernière était submergée par marée haute, mais se trouvait partiellement dégagée à marée basse, une issue directe sur la mer se trouvant au pied de cette muraille. Puis je me redressai et commençai à marcher sur le chemin de ronde. Des gardes étaient postés aux endroits stratégiques et la relève n'allait pas tarder.

- Auriez-vous des questions ou des requêtes?

Je longeais le mur donnant sur la ville avant d'emprunter un escalier. J'avais l'intention de présenter notre maître d'armes et Joseth à Ulrik. Les deux pourraient renseigner l'homme du roi sur le niveau de nos troupes, sachant que mon cousin commandait une partie de nos forces. Je traversai une partie de la cour d'entraînement et me dirigeai vers un bâtiment.

- Alekyne! Un homme dans la force de l'âge apparut. Je voulais te présenter ser Ulrik,le commandant en second des troupes du roi. Ser Ulrik, voici Alekyne, notre maître d'armes. Si vous souhaitez de plus amples renseignements de nature militaire, il saura y répondre. Je me tournais vers le maître. Saurais-tu où se trouve Joseth?

Connaissant mon cousin, il devait être en train de vadrouiller ou d'inspecter. Je reportai mon attention sur le Loup.

- Ser Joseth commande une partie de nos hommes. Avec Alekyne, ils seront parmi vos interlocuteurs privilégiés, outre mon père.

Je considérais avoir mener à bien ma visite. Après je tâcherai de répondre aux éventuelles interrogations de notre invité.



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Message Mer 20 Juil 2011 - 22:02

La nouvelle qu'il allait partager la table des nobles ne plaisait pas particulièrement à Ulrik, mais il devrait s'y faire. Et puis, il avait l'habitude de devoir dîner avec des gens qu'il n'appréciait pas, puisque ceux-ci représentaient l'immense majorité de la Cour.
Mais l'immense majorité de la Cour ne disposait pas du caractère de la damoiselle qui se trouvait en face de lui. Le Loup Sanglant était étonné de voir une Lady en devenir posséder un minimum de sagesse, et d'éviter la langue de bois.
Son explication sur la loyauté des hommes était presque similaire à celle qu'il avait entendu lorsqu'il avait rejoint la Garde Royale. Elle était venue de la bouche du Roi, le Roi même qui avait réussi à obtenir la loyauté d'Ulrik simplement en étant présent. Pour une fois qu'un Roi appliquait ses propres principes, le Stark n'avait pu qu'approuver. Dommage qu'il soit mort. Le Roi actuel avait beaucoup moins d'intérêt aux yeux du Loup.
Et en plus, Rivanon Mallister réagit particulièrement bien à sa petite pique. Elle avait du caractère. Et cela ne semblait pas feint. Plus le temps passait, plus il appréciait cette jeune noble. Pour une fois.
Et elle avait raison pour ce qui s'agissait des tournois. Ils permettaient à un chevalier de ne pas rouiller. Mais ceux qu'il critiquait étaient ceux qui ne connaissaient que ça. Qui croyaient que pour abattre un ennemi, il fallait utiliser uniquement la pointe de la lance et ne pas rentabiliser la charge de la monture. Qui pensaient qu'un adversaire mis à terre n'était plus bon à rien car, en tournoi, il était éliminé. Ceux qui n'avaient jamais goûté au sang et qui, lorsque le premier éclat écarlate apparaissait, fuyaient sans demander leur reste car ce n'était pas ce à quoi ils étaient préparés.
Mais l'expliquer aurait été malvenu, autant que prétentieux. Et le discours sur son manque de peur de la mort serait suffisant, pour donner l'impression qu'il avait un égo surdimensionné.
Elle expliqua ensuite qu'elle comprenait la façon d'être d'Ulrik. Pourquoi il était ainsi sur un champ de bataille. Il n'était pas sûr qu'elle puisse vraiment le comprendre. Comprendre la chose qui se trouvait au fond de lui, qui le poussait à aller toujours plus loin. Et pourtant, une voix au coeur du Loup Sanglant semblait lui indiquer que si quelqu'un pouvait le comprendre, parmi tous les hommes et toutes les femmes qu'il avait croisé jusqu'à présent, c'était elle. La personne qui semblait pourtant la plus éloignée de lui, lorsqu'on les voyait côte à côte. Elle était blonde, douce, fine, vêtue dans ses atours de nobles... Lui avait de longs cheveux noirs, des traits marqués par le combat et la fatigue, des muscles prêts à se bander pour tuer au moindre mouvement, et il était vêtu de son armure de la gorge aux pieds, ses armes pendues à sa ceinture et dans son dos.
Deux êtres différents mais qui pouvaient malgré tout se comprendre. Cela devenait si rare, dans ce monde...
Et lorsqu'elle le flatta, il sentit que c'était sincère. Contrairement à la plupart des Lady de la Cour, qui n'auraient jamais fait la différence entre lui et un paysan armé d'une épée de tournoi, sur un champ de bataille.
Elle lui parla du manque de peur... Et encore une fois elle avait raison.

« L'absence de peur est l'apanage des sots. La peur est une arme au même titre que l'épée, il faut juste savoir la manier avec élégance, et ne pas la laisser nous trancher au milieu du champ de bataille. La peur est plus dangereuse que l'ennemi. L'ennemi est tangible et visible. La peur est insidieuse...  »

Il se rendit compte qu'il se lançait encore dans un monologue ennuyeux et compliqué. Qu'avait-il en ce moment? Il s'arrêta, et ils restèrent silencieux quelques instants. Les yeux de la jeune femme se dirigèrent vers la Baie et Ulrik se retourna à nouveau. Il ne serait jamais lassé de cette mer. Malgré les menaces et les dangers qu'elle présentait, elle restait magnifique. En cela, une fois encore, elle lui rappelait le Mur. Il lui faudrait retourner le voir de ses yeux, lorsqu'il retournerait voir ses frères dans le Nord. Un jour peut-être.
La Baie était en effet calme. Difficile de croire qu'ici, devant lui, se trouvaient les Iles de Fer. L'ost de Dagon Greyjoy. Nul ne savait où les Fer-Nés attaqueraient la prochaine fois. La Couronne avait envoyé Ulrik afin de rappeler à tous que le Roi n'oubliait pas ses fidèles sujets... mais deux Gardes Royaux était tout ce qu'elle pouvait se permettre d'envoyer en ce moment. Elle avait d'autres problèmes à gérer, et réunir les hommes serait beaucoup trop longs.
Deux Gardes Royaux, et cela suffirait peut-être à redonner courage à tous les hommes de cette région. L'esprit humain était vraiment quelque chose de complexe, lorsque l'on y réfléchissait. Tous craignaient une attaque d'un nombre inconnu d'adversaires... et malgré tout il leur semblait que deux hommes seuls feraient une différence.
Cela fit sourire le Loup Sanglant.

« Salvemer est la cité la plus apte à se défendre contre les Fer-Nés, répliqua-t-il. Ils n'attaqueront pas. Et s'ils le font, nous serons prêts. »

Pendant que les villes et les villages autour, eux, ne manqueront pas de se faire raser. Et pendant que le Bief brûle.

Il se tourna vers la damoiselle, souriant, lorsqu'elle reprit la parole.

« Des questions? Simplement savoir où se trouve ma chambre. J'aimerais si possible pouvoir loger mon écuyer avec moi, vous me comprendrez, je l'espère. Mais cela ne presse pas. Je pense que je vais passer le reste de la journée dans la cour, à m'entrainer avec les hommes. »

Il réfléchit quelques instants

« Avez-vous des couturières, au château? Suis-je bête... tout le monde en a. Envoyez-les à votre mestre. »

Il savait que sa déclaration pouvait paraître étrange, aussi ajouta-t-il :

« Si la bataille vient jusqu'ici, ou à proximité, je ne veux pas qu'un homme seul ait la tâche de recoudre tous les blessés. C'est trop à demander pour une seule personne. Plus ils seront nombreux à s'y atteler, moins nous risquons de subir de perte. Au pire, demandez même aux jeunes filles de les rejoindre. »

Sentant les reproches que l'on pourrait lui faire, il reprit.

« Il n'y a pas d'innocents aux mains blanches dans une guerre. Chaque main doit être utilisée. Si faire voir des morts à un enfant peut sauver la vie de dizaines de soldats, je suis personnellement prêt à faire ce... sacrifice. »

Il resta ensuite silencieux, plongé dans sa réflexion. Rien d'autre ne lui vint à l'esprit.

« Je pense que je trouverai peut-être d'autres questions plus tard. Contentons-nous de marcher, si vous le voulez bien. »

Il lui proposa son bras, et ils reprirent la marche. Sur le chemin, un homme apparut. Il semblait dur, comme de l'acier. Mais il n'en était pas à sa première jeunesse. Rivanon le nomma « Alekyne ». Ulrik mémorisa le nom immédiatement. Il se faisait un principe de se rappeler du nom de chaque guerrier qu'il croisait, et celui-ci semblait un être un.
Le maître d'armes. Raison de plus pour le mémoriser. Il connaitrait tous les hommes du château. Saurait lesquels seraient adaptés pour se battre à l'arc, lesquels se battraient le mieux à la lance ou à l'épée... et ainsi comment les placer au mieux. Et puis, peut-être aurait-il quelques passes et parades à apprendre au Loup Sanglant. Un vrai soldat apprenait à chaque combat. Un Garde Royal apprenait à chaque pas qu'il faisait.
Rivanon demanda au maître d'armes où se trouvait un dénommé « Joseth ». Si elle le lui demandait, c'était qu'il s'agissait à nouveau d'un soldat. Un autre nom à mémoriser.
Et encore une fois, elle lui confirma ce qu'il pensait. Il semblait qu'il s'agissait d'un commandant, ou quelque chose du même genre. Une personne intéressante, avec qui il essayerait de croiser le fer si l'occasion se présentait.

« Bien. J'essaierai de les rencontrer dans la journée. Avant le repas. S'il était possible de m'envoyer les autres commandants lorsque je m'entrainerai dans la cour... cela me serait très utile aussi. »

Il pensait avoir fait le tour. A part peut-être une petite idée, qu'il avait eu plus tôt dans leur conversation. Mais il la garderait pour plus tard. Lorsque les détails les plus importants seraient réglés.
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Rivanon Mallister
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Message Sam 30 Juil 2011 - 13:13

- La peur est une arme de guerre.... Celui qui sait la manier avec efficacité prend un avantage certain... Comme vous le faites si bien remarquer, ce qui n'est pas tangible ne peut être défait avec facilité.

Une remarque avant que nous changions de sujet de conversation. Uulrik avait raison, Salvemer était construite tout particulièrement pour se dresser face aux fer-nés. Elle n'était encore jamais tombé, et j'espérai que cela ne changerait pas de mon vivant. Je répondis au sourire du chevalier quand il parla de sa chambre.

- Très bien c'est vous qui voyez. Nous verrons ce soir alors.

Par contre, je haussai un sourcil surpris quand il mentionna les couturières mais les explications qui vinrent ensuite me montrèrent toute la logique de sa requête.

-Très bonne idée, je n'y avais pas pensé. Nous avons des couturières et comme vous dîtes elles seront d'une aide appréciable pour notre mestre. Sachez néanmoins qu'il ne se retrouvera pas seul, nous lui fournirons toute l'aide nécessaire pour le seconder dans ses tâches si les combats venaient à [frapper à notre porte. Par contre, je ne suis pas d'accord avec vous. Bien que vous ayez raison, je ne permettrai pas aux jeunes filles d'y prendre part, sauf demande explicite de leur part ou manque total d'effectifs.

Si je pouvais épargner à nos jeunes enfants et adolescents les affres de la guerre je le ferai. Oh je savais que j'allais peut-être devoir revoir mes positions, mais je fis part au sieur de mes décisions, qui au final seront ou non appuyées par mon père. Lors de notre marche, très peu de mot furent échangés jusqu'à ce que je présente Alekyne. Ce dernier posa un regard acéré sur le chevalier après que je l'eus présenté.

- Vous êtes le Loup Sanglant, n'est-ce pas? remarqua Alekyne d'une voix grave et quelques peu rocailleuse. Vous faites déjà parler de vous au sein de nos troupes...

Le maître d'armes était un homme de terrain, les batailles n'avaient pas de secrets pour lui et il faisait partager son savoir à nos hommes, tant niveau bataille rangée qu'embuscade. Pour cette partie, Reurik apportait également ses connaissances de chasseur. Chaque soldat ne pouvait être polyvalents, mais notre garde pouvait avoir plusieurs groupes spécialisés. Tous les coups étaient permis dans une guerre. Pourquoi se priver....
Alekyne commençait à grisonner sur les tempes bien qu'il soit dans la force de l'âge, mais ses yeux gris acier restaient vifs et vigilants. Et il n'était pas du genre à mâcher ses mots, il disait ce qu'il pensait et n'hésitait pas à pousser nos combattants pour qu'ils se surpassent.

- Je vous enverrez nos commandants, mais certains sont en patrouille. Pour vous entrainer, Alekyne se tient à votre disposition.
- Mouais, si vous voulez quelques choses demandez, confirma le maître d'armes. D'ailleurs, j'aimerai bien croiser le fer avec vous, on dit que vous faites parti des plus talentueux épéistes de Westeros, j'aimerai constater cela de visu.

Il n'avait pas froid aux yeux Alekyne et je savais qu'il n'était pas le seul à vouloir tester les capacités d'Ulrik, Gareth aimerait bien le faire également. Mais tout cela dépendrait du Stark. Personnellement je n'y voyais aucun inconvénient, tant que cela ne dégénérait pas.

- Sinon je n'ai pas vu Joseth, ma dame.
- Soit... S'il venait à se présenter dans la cour d'entrainement, présente-le à notre invité. Puis je me tournai de nouveau vers le Garde royal. Pas de questions de dernières minutes? demandai-je avec un sourire.

Alors que je parlai je sentis un coup dans mon mollet. Je baissai les yeux et constatai le présence de Wolf. Je lui caressai la tête, le retenant d'aller inspecter Ulrik, attendant que ce dernier me réponde. Sinon je le laisserai entre les mains de notre maître d'armes.



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Message Lun 1 Aoû 2011 - 8:09

Ulrik ne répondit pas ce qu’il aurait voulu répliquer, lorsque la jeune femme lui dit ne pas vouloir envoyer les jeunes filles aux côtés du mestre.

Bien, et lorsque plusieurs personnes seront mortes de leurs blessures pour préserver une âme innocente, et lorsque les blessés ne seront pas soignés et ne pourront ainsi pas retourner sur le champ de bataille et que les Fer-Nés remporteront leur victoire, vous regretterez cette décision. Car vous autant qu’elles aurez perdu cette innocence payée si cher, que cela soit de la main de l’Etranger ou de celle, moins clémente, de nos ennemis.

Si les blessés se faisaient trop nombreux, et que les Fer-nés parvenaient à pénétrer les murs de Salvemer, plus personne ne pourrait sauver les personnes qui y seraient cachées. Les femmes seraient violées et emmenées comme femmes-sel, les enfants seraient tués ou utilisés comme serf, et les hommes seraient sacrifiés ou tués sur l’instant. Vouloir protéger l’innocence des jeunes filles semblait, dans cette situation, comme fermer un cadenas sur un coffre vide. Aussi utile que de mettre un pansement sur une jambe de bois.
Mais il pouvait comprendre ce point de vue, tout comme il savait que la Mallister n’était pas quelqu’un de stupide. Elle lui avait suffisamment prouvé qu’elle, contrairement à d’autres nobles dames de la cour, comprenait ce que la guerre pouvait pousser à faire, et à quelles extrémités l’humanité pouvait être poussée.
Elle sacrifierait cette innoncence si la situation le demandait. Si le risque d’être submergé par le nombre de blessés se faisait trop urgent, et que c’était le seul recours qui restait aux forces de Salvemer pour espérer tenir et survivre.
Au fond de lui, Ulrik espérait qu’ils ne seraient pas amenés à de telles extrêmités. Cela serait mauvais signe pour leurs chances de survie et de victoire.

Ulrik sourit à la remarque du maitre d’armes. Tant mieux s’il faisait parler. La moitié des hommes le craindrait, et aurait peur qu’il se retourne contre eux s’ils n’étaient pas assez efficace sur le champ de bataille. Et l’autre moitié serait si impressionnée par le fait d’avoir un « héros » comme lui sur le terrain à leurs côtés qu’ils redoubleraient d’efforts pour se montrer digne de sa réputation et, qui sait, attirer son attention. Cela rendrait les défenseurs encore plus féroces, et c’était tant mieux.
Le Loup répondit à Rivanon lorsqu’elle lui parla des commandants :

« Cela ne presse pas. L’attaque, si attaque il y a, ne devrait venir avant plusieurs jours, voire plusieurs semaines. J’aurais tout le temps de les rencontrer. »

Puis il se tourna vers le maître d’armes. Il lui semblait plus digne d’intérêt que la majorité des pseudo-chevaliers et des nobles que l’on croisait à Port-Réal. Sans doute parce que lui, contrairement aux autres, avait déjà vu la guerre en face. Cela se voyait dans ses yeux. Il avait tué, et croisé la mort d’aussi près que le Loup. La mort se voyait dans son regard, comme une vieille amie qui ne le quittait jamais.
Le temps d’un battement de coeur, le Loup vit autre chose dans son regard. Comme une main squelettique, qui tenait une épée sombre, avec des reflets rouges.
Il se ressaisit.

Je deviens fou. Les cauchemars viennent même me hanter lorsque je suis éveillé. Quand trouverais-je le repos qui m’est dû ?

Dans la tombe, lui répondit une voix qu’il connaissait bien. La sienne. Et il savait qu’il avait raison, bien entendu. Le devoir est plus lourd qu’une montagne, disait le dicton, et la mort plus légère qu’une plume.
Pour le moment, il ne sentait que la montagne… mais la plume lui chatouillait les narines.

« Ce sera un honneur de croiser le fer avec vous. Peut-être pourrions nous en profiter pour que vous me gratifiez de vos exploits sur le champ de bataille. Je n’ai nul doute qu’ils sont nombreux. Et ainsi vous pourrez voir si ma réputation est usurpée ou non. »

Il était rare qu’un homme ose demander un duel d’entraînement à Ulrik aussi franchement. Cela faisait du bien. Et, avec un peu de chance, cela ouvrirait le flot pour les autres volontaires, comme une fuite peut finir par détruire un barrage. Le premier pas était toujours le plus difficile à faire, mais une fois qu’il avait été fait, et que tous auraient vu que le Loup Sanglant, en plus d’affronter les personnes qui le demandait, ne les tuait pas, les soldats viendraient nombreux. Au moins, il ne manquerait pas d’adversaires pour s’entraîner.

Rivanon demanda à Ulrik s’il avait d’autres questions. Il n’en voyait aucune. Par contre, il vit clairement ce chien, immense et musclé, venir saluer la dame Mallister. Une belle créature, mais d’autres nobles auraient pris son apparition pour une menace voilée : un wolfhound, créature utilisée pour la chasse au loup, venir ainsi devant un homme qui se faisait appeler le Loup Sanglant… Ulrik se retint de rire de l’ironie, et se baissa, tendant la main pour que le chien vienne le sentir. Il n’avait aucune hostilité envers l’animal, et cela serait clair pour les deux d’entre eux.
Les animaux étaient toujours plus dociles lorsqu’ils pouvaient sentir à qui ils avaient à faire avant de s’approcher. Comme les humains, lorsque l’on y réfléchissait.
Avec un peu de chance, le wolfhound se laisserait carresser… Cela faisait longtemps qu’Ulrik n’avait pas vu de chien d’une taille aussi impressionnante, et cela lui faisait du bien. Un retour aux sources, en un sens, au chenil de Winterfell et à ses chiens spécialement dressés pour la chasse.
Malgré tout, le regard du Loup n’avait pas quitté Rivanon.

« Je pense ne plus avoir de questions, ma dame. S’il m’en venait d’autres, je pense qu’il me sera possible de vous les faire parvenir, si le sieur Alekyne ne peut y répondre, bien entendu. Je ne vous dérangerai pas pour rien. »

Cette entrevue avait été beaucoup plus plaisante qu’il ne l’avait espéré au premier abord. Une noble qui était loin des clichés qu’il avait pu croiser, et capable de réflexion dépassant le choix de couleur de sa robe… Un maitre d’armes qui avait son franc-parler, et semblait connaître son métier… et un chien qui semblait assez sympathique.
Au moins, le Loup n’aurait pas perdu sa journée.
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Un drapeau blanc n'est pas synonyme d'abandon - Rivanon Mallister

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