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La famille est le vrai roman de l’individu ▬ Ororya

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Prince de Dorne
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Maron Martell
Prince de Dorne

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Message Dim 13 Jan 2013 - 19:33

     Le voyage de Dorne à Port-Réal n'avait rien d'un voyage d'agrément, mais visait bel et bien un but purement « professionnel ». Même s'il était vrai que cette visite à la capitale donnait au Prince de Dorne l'occasion de revoir des membres de sa famille qu'il n'avait pas vu depuis bien longtemps – dont sa sœur – l'objectif principal de Maron restait de prendre part au Conseil Restreint. La visite à Myriah avait donc été repoussée de plusieurs jours et ce n'était qu'après avoir passé cinq longues journées au sein du Donjon Rouge à préparer les informations nécessaires au conseil, que le Dornien s'était accordé le droit de rendre visite à la Reine Mère. Que dire ? Il n'avait plus vu Myriah depuis son mariage avec Daenerys et encore, cela n'avait été que très rapide. Depuis le départ de Myriah pour Port-Réal, l'on pouvait considérer que le frère et la sœur n'avaient guère plus de contact, même l'échange de missives se faisait très rare. La Reine Mère avait beaucoup vieillit, mais elle gardait la même fougue typiquement Dornienne que bien des années de mariage n'avaient réussi à entamer. C'était plaisant de voir qu'il subsistait du Martell sous ce nom Targaryen. Cela dit, même si les retrouvailles avaient été très agréables aux yeux de Maron, ce dernier n'eut pas vraiment l'occasion de prolonger leur discussion : ils avaient tous les deux fort à faire et il était donc préférable de ne pas trop s'attarder dans ces situations. Ils auraient tout le temps qu'ils désireraient pour se revoir après la guerre. Bien entendu, le Prince disait cela, mais tous deux savaient parfaitement que les habitudes reprendraient le dessus et qu'ils ne se reverraient certainement plus avant que l'un des deux ne retourne à la Mère Rivière.

     La Reine Myriah n'était pas la seule connaissance du Dornien à Port-Réal, loin de là ! Pas la seule de sa famille non plus par ailleurs. Au nombre des amis, l'on pouvait compter ser Alrik Mallery pour qui le Prince de Dorne éprouvait un profond respect et ce que l'on pouvait assimiler à de l'amitié. Il y avait aussi la belle Shaïra de Lys qui n'éveillait que de l'antipathie chez l'épouse de Maron, mais ce dernier appréciait beaucoup l'intelligence de la bâtarde royale. Brynden Rivers n'était pas en reste et malgré le fait qu'ils ne soient pas liés par le sang contrairement à la Reine et au Roi, Maron ressentait une fidélité et une confiance plus présente pour le Freuxsanglant. Puis inévitablement arrivait la jeune Ororya, fille de Dorea et donc bien évidemment, nièce du Dornien. Ce dernier était plus que ravi à l'idée de pouvoir revoir la jeune femme. Il l'avait connue enfant, adolescente et à présent femme faite et combattante émérite. Lorsque Maron avait appris qu'elle comptait entrer dans les Dents de Freux, il n'avait pu qu'appuyer ce projet et lui faire savoir qu'elle y trouverait tout ce dont elle avait besoin pour s'épanouir. Bien sûr, ses liens avec Brynden Rivers et Alrik Mallery n'étaient pas neutres quant à cette décision, mais fidèle à lui-même, le Dornien salé n'avait rien caché de ses pensées et avait fait savoir à la belle demoiselle qu'elle serait aux côtés d'hommes de confiance en qui elle pouvait avoir une totale fidélité.

     Les journées très chargées de Maron ne lui permettaient pas de croiser cette nièce qu'il avait pourtant aperçue de temps en temps. Même si l'envie de pouvoir discuter avec elle était présente, il était Prince de Dorne et elle de son côté occupait un poste important. Le travail passait toujours avant la famille, celle de Maron pouvait en témoigner. Ils étaient tous les deux des adultes chargés de responsabilités et Ororya avait fort à faire, le Prince comptait donc sur la Mère Rivière pour leur donner l'occasion de se croiser pendant un instant où ils pourraient être tranquilles pour discuter. Cette occasion leur fut donnée un soir alors que les occupations de chacun étaient un peu moins présentes qu'à l'accoutumée. Le Dornien entendit quelqu'un frapper à la porte des appartements qui lui avaient été donnés le temps de son séjour au Donjon Rouge et, après avoir invité la personne à entrer, il eut le plaisir de voir la silhouette familière de la demoiselle se dessiner dans le cadre de la porte. Fidèle à lui-même, Maron resta silencieux et ne démontra pas le plaisir qu'il avait à la voir, mais lui fit signe d'entrer et de fermer l'huis derrière elle. Lorsque la combattante s'exécuta, le Prince s'approcha d'elle pour la saluer avec un peu plus de chaleur qu'il n'avait l'habitude de le faire. Même si les liens familiaux ne faisaient pas tout à Westeros, ils avaient tout de même une certaine importance.

     ▬ Je me demandais si nous allions avoir l'occasion de nous parler avant que je ne rentre à Lancehélion. Ravi de constater que tu as pris le devants. »

     Pas de salut, pas de sentiments étalés, Maron était une personne qui pouvait apparaître comme très froide, ironique pour le suzerain du désert, mais les mots qu'il prononçait étaient d'autant plus importants qu'ils étaient rares. Ororya devait suffisamment le connaître pour se douter qu'elle avait droit à un traitement de faveur. Maron avait toujours eu une affection particulière pour sa sœur cadette, Dorea, inutile de préciser qu'il en était de même pour la fille aînée de l'ancienne Martell. Toujours aussi stoïque et neutre, le Dornien posa ses yeux sur le visage bronzé de la demoiselle avant de reprendre la parole.

     ▬ Nous nous ne sommes pas revus depuis que tu es entrée dans les Dents de Freux, mais j'ai entendu beaucoup de bonnes choses. Ta mère m'en a un peu parlé, il semblerait que tu aie trouvé le rôle qui t'était réservé. Chaque habitant de Westeros avait un but précis, un rôle taillé pour lui. Il suffisait de le trouver. Te plais-tu à Port-Réal ? C'est assez différent de Dorne, je suis sûr que ta tante Myriah doit être heureuse d'avoir une autre Dornienne à ses côtés. »

     Il ne connaissait pas vraiment la nature de la relation entre les deux femmes. Mais Myriah était une femme proche de sa famille – elle l'avait été du moins par le passé – et maternelle de surcroît. Il était donc plus que probable qu'elle soit tentée de materner sa nièce, surtout qu'elle et Dorea ne s'étaient jamais vraiment connues, ce serait une manière pour elle de se rapprocher cette sœur méconnue ? Après cette entrée en matière, Maron invita sa nièce à s'installer sur un siège si elle le souhaitait. Il avait beau être assez distant avec les gens, cela ne l'empêchait pas d'être poli, sans compter qu'il était réellement content de revoir la jeune femme.



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Ororya Gargalen
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Message Mer 16 Jan 2013 - 8:55

Cela remuait pas mal en ce moment au Donjon Rouge. Le Conseil Restreint avait été réuni et les Dents de Freux étaient chargés de veiller à ce que toutes les allées et venues se fassent sans anicroche. Ororya, fidèle à elle-même, prenait très à cœur ses responsabilités et s’évertuait d’aider Brynden dans chacune de ses tâches. Cela faisait deux années qu’elle était à Port-Réal et elle n’avait plus vu depuis sa proche famille Dornienne. Alors, à peine fut-elle au fait que Maron assisterait à la réunion du Conseil Restreint, que la jeune femme fut impatiente de revoir son oncle. Si elle eut le plaisir de le croiser, elle n’eut pas pour autant l’occasion d’échanger quelques mots avec lui – les convenances lui interdisant de faire passer le lien familial avant toute responsabilité professionnelle. Elle lui remarqua une forme exemplaire et une droiture fidèle à lui-même. Elle l’avait toujours vu avec ses yeux d’enfant, s’attachant à leur relation sincère depuis qu’il avait été son mentor dans la maîtrise de la lance. Il l’avait encouragé à rentrer dans les Dents des Freux, un profond réconfort pour elle qui avait longuement hésité de par son sang de Dornienne indépendante. Ororya se demanda comment les retrouvailles s’étaient déroulées entre le Prince de Dorne et sa sœur, songeant à la légère amertume qu’elle avait décelé chez Myriah à l’égard de son peuple. A défaut de pouvoir revoir sa mère, Ororya trépignait d’impatience d’enfin échanger avec Maron. Sûrement avait-il ramené un peu de Dorne avec lui – assez pour enchanter la jeune femme qui ne demandait qu’à se rappeler de sa contrée natale.

Lorsque la jeune femme crut bon de profiter d’un instant de répit en soirée pour rendre visite à son oncle, elle sentit poindre en elle une once d’anxiété. Elle avait tant de choses à lui dire et lui demander qu’elle ne savait pas par où commencer, et elle craignait d’autant plus sa réaction quant aux tentatives ratées de meurtre sur sa personne. D’ailleurs, elle se demanda brièvement s’il n’était pas préférable qu’elle ne lui en parle pas sous peine de devoir retourner à Dorne sous peu. De toute manière, il l’apprendrait tôt ou tard, surtout si ses ennemis ne s’arrêtaient pas là. Abandonnant sa tenue d’ébène et de blanc, Ororya enfila quelque chose de plus séant pour aller frapper à la porte de son oncle. Le calme plat régnait au Donjon Rouge et la jeune femme dut saluer bon nombre de ses collègues d’un geste de tête avant de se poster devant la porte et d’y frapper avec fermeté. L’approbation du Dornien lui parvint peu de temps après et Ororya se montra à son interlocuteur, un petit sourire vissé aux lèvres. Elle fut rassurée de voir qu’elle ne le dérangeait pas dans quelques tâches importantes et lorsqu’il l’invita à entrer, Ororya inclina légèrement la tête avant de s’exécuter. Maron avait toujours été un modèle pour la jeune femme qui se sentait toujours comme une gamine en sa présence. La distance, il l’avait toujours gardé de par ses responsabilités et son tempérament, mais la Dornienne avait toujours su lui arracher quelques moments de franche complicité. Ororya s’avança jusqu’à lui et le gratifia d’un nouveau sourire.

« Mon prince… » – Commença-t-elle formellement avant de lui offrir un large sourire. « Mon oncle... J’espère que je ne te dérange pas dans quelconque tâche importante ? »

Il avait cet air éternellement inébranlable qui tranchait avec les traits de la jeune Dornienne, eux si expressifs. Elle n’avait jamais eu la prétention d’avoir son assurance ou sa prestance – c’était quelque chose qu’il portait très bien, ce qui était digne d’un vrai prince. Ces yeux là pouvaient se montrer terriblement intimident tant leur hostilité pouvait vous transpercer de part en part. Un modèle de force et de fierté que son oncle. Ororya peinait à cacher son enthousiasme face au fait de le revoir après tout ce temps. Il constata l’évidence même qu’ils ne s’étaient pas revus depuis qu’elle était entrée dans la compagnie des Dents de Freux mais sa mère semblait l’avoir informé des grandes lignes des missives qu’elle lui adressait. Maron évoqua Myriah tout en la questionnant sur le bien-être de son mode de vie dans les terres de la Couronne. Pour sûr que Dorne était bien différente d’ici, mais l’on finissait tout de même par s’y faire. Il l’invita d’un geste de la main à prendre place dans un siège et Ororya ne se fit pas prier. Une fois installée, la jeune femme ne sut pas par quoi commencer mais tenta de rassembler ses idées pour composer une réponse à son oncle.

« Port-Réal, c’est bien différent et ce serait te mentir que de dire que ma contrée natale ne me manque pas, mais j’imagine que j’ai fini par m’y faire. » – Lâcha-t-elle en haussant brièvement les épaules. « Quant au rôle, il me plait et c’est un honneur de servir Brynden. Alrik a toujours un mot de réconfort pour moi lorsque la chaleur de Dorne et de son peuple viennent à me manquer. Et Myriah m’offre quelques entrevues. Je regrette tant que mère n’ait pas pu profiter de sa présence comme je peux le faire aujourd’hui. » – La raison de sa venue ici. La base de son voyage. Ororoya tâcha de montrer à la Reine Mère que les Martell ne l’avaient pas oublié. Il y avait bien sûre cette légère distance – ce brin de rancœur peut-être, mais Ororya crut bon de ne pas l’évoquer. « Parle moi de Dorne, Maron. Comment se porte mère ? Même si l’on correspond, je suis à peu près sûre qu’elle ne me dira pas si quelque chose ne va pas – de peur que je me sente obligée de revenir. »

Elle espérait sincérité et franchise de la part de son interlocuteur. Mais peut-être qu’il n’y avait rien et qu’elle s’inquiétait alors que ça n’était pas utile.

« Comment se porte ta famille ? Trystan, Nymeria et Quentyn ont du sacrément pousser en deux ans. » – Elle se remémora les jeunes enfants du Prince et leurs particularités ce qui lui arracha un vague sourire. « Quand comptes-tu repartir pour Lancehélion ? »

Elle le savait, qu’elle se devrait d’évoquer le sujet fâcheux – celui des Dorniens rétifs qui cherchaient à la punir. Il y avait un temps pour tout, et elle estimait avoir aussi le droit d’entendre parler de sa proche famille de la part de son oncle avant d’attirer l’attention du Prince sur les griefs du pouvoir.

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Maron Martell
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Message Mer 16 Jan 2013 - 20:06

     L'enthousiasme qui s'affichait presque sur le visage de sa nièce avait toujours le don de surprendre Maron. Il était parfaitement conscient de ne pas être une personne très affectueuse ou même simplement démonstrative, autant dire qu'il avait donc quelques difficultés à se représenter comme « un bon oncle ». La distance installée dans sa relation avec son héritier témoignait d'ailleurs de cette froideur apparente. Un comble pour un Dornien c'était l'évidence même. Toujours est-il que cet enthousiasme faisait chaud au cœur, bien que le Prince ne montrait rien de ce qu'il pensait de tout cela bien évidemment. De plus, sa nièce n'était plus une enfant, mais une femme faite et il devait agir avec elle comme avec n'importe quelle noble. Bien qu'il s'accordait quelques gentillesses supplémentaires.

     Lorsque Ororya fut installée sur son siège, elle conserva tout d'abord un instant de silence avant de répondre franchement, déclarant que bien sûr, Dorne lui manquait beaucoup, mais comme tous les exilés, elle allait s'y faire. L'être humain était ainsi fait qu'il pouvait s'adapter à presque tous les changements et même si le décors de Port-Réal n'avait rien à voir avec celui de Lancehélion et ses environs, bientôt la belle demoiselle serait aussi à l'aise ici que là où elle avait vu le jour. De plus, la présence de plusieurs membres de sa famille l'aiderait certainement à se sentir davantage chez elle que d'autres Dorniens ayant quitté la région du désert. Après un haussement d'épaule, Ororya enchaîné, expliquant que son rôle lui plaisait beaucoup et que la présence d'autres personnes – comme le commandant des Dents de Freux – apportait aussi beaucoup. Dans un tel endroit il fallait se forger des alliances et des relations sous peine de rapidement finir seul. Les relations avec les autres étaient très importantes, surtout pour une personne en charge de la sécurité d'un homme aussi important que la Main du Roi. Il fallait avoir des oreilles qui traînaient partout et avoir des amis était le meilleur moyen de se faire rapporter des rumeurs. La Dornienne possédait un caractère qui devait certainement lui permettre de se lier rapidement et Maron ne doutait pas qu'elle soit très populaire auprès de ses comparses Dents de Freux. Quelques questions arrivèrent alors, le Prince laissa la jeune femme parler jusqu'à ce qu'un silence plus durable s'installa, signe qu'il pouvait lui répondre sans la couper.

     ▬ Aux dernières nouvelles, Dorea est en excellente forme. C'est une femme solide et je suis certain qu'elle ne mentirait pas sur son état de santé. Elle s'en voudrait bien trop si elle ne te disait pas la vérité. La franchise qui manquait à Doran avait été chez Dorea et Maron ne doutait pas une seule seconde de la parole de sa sœur. Même si quelques « ennuis » récemment arrivés à Dorne pouvaient la perturber un peu. Les enfants vont très bien, Nymeria ne cesse de demander lorsque tu reviendras à Lancehélion et j'ai beau lui avoir expliqué où tu étais à ce jour, elle me repose toujours la même question. Si cette visite avait été moins importante, elle aurait été heureuse de venir jusqu'à Port-Réal. Mais ce sera pour une autre fois. La fille unique de Maron appréciait beaucoup sa cousine, certainement parce qu'elle était comme une grande sœur pour elle. Quant aux deux garçons, ils avaient beaucoup changé en deux années, comme tous les enfants. Trystan a beaucoup progressé à la lance et je suis persuadé qu'il sera au moins aussi bon combattant que toi un jour. »

     Des nouvelles assez légères pour débuter. Maron ne parlait pas de la sorte pour flatter sa nièce, ce n'était pas dans ses habitudes, il disait simplement ce qu'il pensait. Ororya et Ismaëlle étaient deux jeunes femmes que le Dornien appréciait beaucoup, mais elles ne se ressemblaient en rien. La Dent de Freux avait un côté combattant que la Forrest ne possédait pas et qui avait donné une dimension différente à leur relation. Le combat à la lance était l'une des seules passions que le Prince pouvait partager avec les siens. Ce dernier n'avait pas fait état de son épouse, leurs relations s'étaient un peu ombragées lorsqu'il avait refusé que Daenerys l'accompagne à Port-Réal, mais l'ouverture prochaine des Jardins Aquatiques ne manquerait pas de lui remonter le moral. Il était désormais temps d'orienter la discussion sur un sujet un peu plus sérieux.

     ▬ Mon retour à Lancehélion ce fera très rapidement après le Conseil. Malheureusement même s'il m'aurait fait plaisir de rester un peu plus longtemps, des affaires pressantes m'attendent à Dorne. Ne souhaitant pas l'inquiéter, le Dornien reprit la parole après une très brève pause. Les Ferboys ont un peu fait quelques.... Idioties pour changer. La rumeur d'une attaque sur la suite de lady Edarra est arrivée à mes oreilles, mais apparemment il semblerait que les choses ne soient pas aussi véridiques qu'elle voudrait le faire croire. Ce n'était que des rumeurs qui n'avaient été confirmées par aucune preuve et Maron éprouvait donc quelques difficultés à y croire. Les Uller aussi ont provoqué quelques légers remous, tu sais comme ils sont.... Le Bief les irrite toujours autant et je crains que les relations entre nos deux maisons ne soient plus au beau fixe malheureusement. »

     Maron n'ignorait pas que Rennifer qui était venu en personne, accompagné de sa fille Anissa, était l'oncle d'Ororya lui aussi. La demoiselle était partagée entre deux camps, mais elle semblait davantage en accord avec les Martell au vu de son métier actuel. Le Prince imaginait aisément que cette entrée dans les Dents de Freux avait dû faire grincer les Uller des dents. Sans mauvais jeu de mots. Mais il s'agissait là d'affaires assez banales au final puisqu'il était de notoriété publique que ces trois familles étaient souvent « opposées ». Après un bref instant de silence, le Dornien reprit.

     ▬ Et tes tâches ici sont-elles à la hauteur de tes attentes ? Connaissant Myriah et Dorea, j'imagine qu'elles doivent s'être débrouillées pour essayer de te cantonner à un rôle qui ne soit pas trop exposé. Elles avaient toutes les deux un côté maternel très développé. Est-ce que tu as trouvé ce que tu espérais en t'engageant sous les ordres de Brynden Rivers ? Il t'a certainement laissé dire ce que tu pensais de tout cela j'imagine. »

     Même si Brynden Rivers était un homme compréhensif, il ne devait pas se laisser influencer et il était fort probable que si la jeune femme lui disait qu'elle désirait aller en première ligne, il puisse accéder à sa demande. D'un côté, Maron espérait que ce ne soit pas le cas, son cœur serait meurtrit d'apprendre la perte de sa nièce, mais d'un autre côté si elle trouvait son chemin dans cette voie, il serait la premier à la soutenir. Mieux valait une vie courte et heureuse qu'une longue et monotone.



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Ororya Gargalen
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Message Dim 20 Jan 2013 - 11:27

Ororya était suspendue aux lèvres de son oncle, pressée d'entendre ce qu'il avait à lui dire au sujet de sa famille et de son peuple. La distance faisait qu'elle se sentait de plus en plus étrangère et savoir lui permettrait de se rapprocher un peu plus de ce qu'elle avait l'impression de perdre. C'était dommage que Maron soit venu seul jusqu'à Port-Réal. Elle aurait été ravie de revoir les bouilles de ses enfants qui, malgré leurs plus jeunes âges, s'étaient toujours bien entendus avec elle. Si Maron n'était pas le plus expressif des Dorniens, il n'en restait pas moins son oncle et sa seule présence donnait un peu de chaleur à la capitale si morose. Lorsqu'Ororya en eut fini avec ses questions, Maron daigna répondre – commençant par mentionner sa mère qui se portait bien. Dorea avait toujours été farouchement maternelle avec elle, même si sa fille s'était évertuée à la rendre plus souple. Elle espérait que Maron ait raison, mais elle venait à en douter, connaissant le refus constant de sa mère de l'inquiéter pour un « rien ». Le Prince poursuivit en évoquant Nymeria, ce qui arracha un sourire attendri à la Dent de Freux. La gamine était adorable, pétillante et créative – à tel point qu'Ororya s'y était rudement attachée.

 « Elle me manque beaucoup. Embrasse-la de ma part. J'ai l'impression que lorsque je reviendrai, elle aura tant grandi que je ne saurai la reconnaitre ! » – Lâcha Ororya dans un petit rire franc. Sacré caractère qu'avait déjà la gamine lorsqu'elle était partie ! Elle espérait au moins revenir avant que celle-ci ne soit devenue une adolescente. Elle lui rappelait beaucoup sa petite soeur et elle chassa l'élan de mélancolie que cela suscitait en elle pour se concentrer sur son interlocuteur. « Je pense que Port-Réal pourrait lui plaire. Une autre fois peut-être. » - Elle inclina légèrement la tête en soufflant ces derniers mots. Trystan était un gosse tout aussi attachant, mais avec beaucoup de responsabilités. Le petit compliment que lui avait glissé Maron au sujet de sa maitrise de la lance la fit sourire. Elle inclina légèrement la tête et poursuivit -  « Il faut dire qu'il a un mentor exemplaire. »

La sincérité de son oncle n'était plus à prouver car il n'était pas vraiment du genre à offrir profusion de compliments seulement dans le but de flatter. Alors, chacun qu'elle avait pu recevoir de sa part avait de quoi ravir son égo. Pour la suite, Maron expliqua qu'il ne tarderait pas à repartir pour Lancehélion, évoquant des affaires pressantes qui l'y attendaient. Outre le fait qu'Ororya était un peu déçue de le voir si vite quitter Port-Réal, elle se doutait qu'il avait beaucoup à faire en tant que Prince de Dorne. Les quelques « affaires » mentionnées lui arrachèrent notamment un regard interrogateur. Elle n'eut pas besoin de demander de quelle nature étaient les troubles car il enchaina après un court silence pour parler des Ferboys. Ororya se fendit d'un demi-sourire – cette famille avait toujours faite parler d'elle. Si elle s'était toujours plutôt bien entendue avec Asafa, à l'époque où elle trainait encore avec Daärim, on ne pouvait pas dire qu'Ororya appréciait la compagnie d'Edarra. La vive impression que cette famille était toujours en train de comploter était quelque peu reconnue par tout Dorne. Maron enchaîna sur la famille Uller, chose à vraie dire qui n'étonna guère la jeune femme. Son oncle Rennifer avait toujours été d'un tempérament vif et acariâtre – son lien familial avec lui l'avait tout de même préservé de sa désapprobation voire de sa haine virulente. Il l'aurait sûrement traité de « traitresse » si elle n'avait pas été sa nièce – chose triste mais qui reflétait pas mal l'état d'esprit global de Dorne.

 « Que s'est donc mis en tête Rennifer ? Veut-il ouvrir la guerre au Bief ? » – Plaisanta-t-elle, même si elle se doutait que ça devait avoir une part de vérité.  « Au final, je vois que rien n'a beaucoup changé à Dorne. Ça me rassure. En tout cas, j'ai hâte de pouvoir voir les jardins aquatiques que tu comptes faire construire. J'imagine que Daenerys a du apprécier l'idée ? »

L'épouse du Dornien était quelqu'un de très appréciable, malgré le fait d'être une Targaryen pure souche qui de ce fait, suscitait la méfiance. Ororya se doutait que Maron avait mis un temps fou avant de pouvoir la « dompter » et c'était le même schéma pour Myriah qui était loin de chez elle. Le Prince offrit un sourire à sa nièce avant de s'enquérir de savoir si les responsabilités qu'on lui avait donné étaient à la hauteur de ses attentes. Il évoqua sa mère et sa tante, qui avaient du faire pression pour qu'elle n'ait pas un travail trop exposé au danger et le sourire de la jeune Dornienne se crispa quelque peu.

 « Et bien, les responsabilités me plaisent en effet. Je suis très impliquée dans la protection de Brynden et j'imagine que ma mère et ma tante sont contentes de ne pas me voir courir les ruelles de Port-Réal. » – Répondit-elle avant de légèrement baisser les yeux, s'offrant un petit silence. Puis après quelques secondes, elle les vissa de nouveau dans les prunelles d'ébènes de son oncle et reprit la parole.  « Mon oncle... Il y a un groupe de Dorniens en ville. Des réfractaires au pouvoir. Je ne peux te cacher que j'ai essuyé deux tentatives d'agression. L'une par les armes... L'autre par le poison que j'ai par chance évité. As-tu une idée de qui cela puisse être ? Je crains que si les attaques virulentes se multiplient, on en vienne à considérer les Dorniens comme des nuisibles et qu'on nous interdise l'accès à la capitale. »

Une inquiétude fondée. Encore, qu'ils s'en prennent seulement à sa personne allait. Mais s'ils tentaient d'atteindre Myriah ou bien qu'ils se mettaient dans l'idée d'attenter à la vie des habitants ou du pouvoir – ce terrorisme serait sûrement puni en réglementant leur allées venues. Et ça, ça provoquerait sûrement encore plus de rage et d'incompréhension de la part des Dorniens déjà en grief avec l'autorité actuelle.
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Message Dim 20 Jan 2013 - 19:07

     Aux paroles de sa nièce concernant sa fille, Maron hocha la tête d'un air affirmatif. Il était vrai que Nymeria grandissait très rapidement et qu'elle risquait de ne plus être la même au retour d'Ororya à Dorne. Sans compter que personne ne savait lorsque la jeune femme serait amenée à revenir vers les terres qui l'avaient vu naître. Port-Réal lui plairait sans doute possible, la fillette aimait pouvoir courir dans les rues bondées de monde comme à Lancehélion. Dans un sens, la capitale était comparable à la cité des Martell, le soleil en moins. Aux paroles de la demoiselle concernant la maîtrise de la lance de l'héritier de Lancehélion, un léger sourire se dessina sur les lèvres de Maron. Il n'était pas vraiment sensible aux compliments, mais il était vrai que les paroles de sa nièce avaient une autre dimension que celles d'un noble quelconque. Tout le monde pouvait apprendre de grandes choses aux côtés d'un bon professeur, mais il fallait posséder un talent inné. Tout l'or et toute la volonté du monde ne suffiraient malheureusement jamais à acquérir le talent naturel de certains combattants.

     ▬ Sans bon élève, il n'y a jamais de bon mentor. »

     Une simple remarque pour qu'elle n'oublie jamais qu'elle ne devait ses dons à personne d'autre qu'elle-même. Peut-être était-ce une vision utopiste de l'avis de certains qui croyaient que tout se gagnait pas l'entraînement, mais aux yeux sombres du Martell, c'était ainsi et pas autrement. La demoiselle continua alors sur un autre sujet, parlant de son autre oncle avec une justesse qui prouvait qu'elle le connaissait bien. Maron avait toujours respecté la maisonnée Uller et c'était encore le cas à ce jour. Malgré le récent échange assez vif qu'il avait eu avec l'oncle du seigneur de Denfer, le Prince de Dorne considérait toujours Rennifer comme un homme de valeur. La mine sombre du Dornien devait suffire à faire comprendre à sa nièce qu'elle avait visé plus juste qu'elle ne le pensait. Mais ce ne serait certainement pas une surprise pour elle. Glissant vers un sujet moins épineux, elle aborda alors celui des Jardins Aquatiques et parla de la joie que l’épouse de Maron devait ressentir. C'était un euphémisme de dire qu'elle avait apprécié l'idée. Cet aveu public de l'amour qu'il ressentait pour elle avait suffi à rassurer l'ancienne dragonne sur les sentiments qu'il nourrissait à son égard. Le Dornien savait parfaitement qu'il n'était en rien l'époux parfait que sa femme aurait souhaité : peu démonstratif et n'aimant pas se confier, il imposait toujours une distance entre eux. Le devoir avant la famille et le plaisir et la Mère Rivière savait que les devoirs d'un suzerain étaient très nombreux. Surtout dans une région aussi agitée que Dorne et par des temps troublés par la guerre. Il soupira légèrement en hochant la tête avant de répondre.

     ▬ Concernant ton oncle, tu as visé on ne peut plus justement. Il comptait effectivement sur la guerre qui ravage actuellement Westeros pour se rappeler au bon souvenir des Bieffois. Cela dit j'ai réussi à le convaincre d'oublier cette idée pour quelques temps et il est fort probable qu'il réponde présent pour le combat final contre les Fer-nés lorsque celui-ci se présentera. Avec les Uller dans leurs rangs, ils ne pourraient que gagner davantage de chances de sortir victorieux de tout cela. Et concernant Daenerys, je dirais qu'elle n'attend qu'une chose depuis que les travaux ont débuté : qu'ils soient terminés. J'espère que cela lui permettra un peu de retrouver quelques lieux semblables à Port-Réal pour qu'elle se sente davantage chez elle qu'actuellement. »

     Ce n'était un secret pour personne que la Targaryen ne se sentait pas bien à Dorne. La chaleur, le sable et tous ces facteurs qui faisaient qu'elle regrettait sa ville natale. Il ne pourrait jamais lui permettre de regagner Port-Réal, mais les Jardins Aquatiques devaient normalement pouvoir lui offrir une oasis de fraîcheur pour se détendre un peu.

     Le sujet ensuite abordé était le plus important aux yeux de Maron, du moins à ce moment présent. Il ne manqua pas de remarquer la légère crispation de sa nièce, mais ne parvint guère à s'expliquer ce signe furtif. Ororya confirma qu'elle était très impliquée dans la sécurité de La Main et que les femmes proches d'elle devaient s'en réjouir. Le Prince l'imaginait effectivement sans peine. Lorsqu'elle baissa les yeux, le regard du Dornien se fit plus inquisiteur comme s'il cherchait à capter des signes d'anxiété chez elle. Mais rien. Elle releva finalement le regard pour le regarder droit dans les yeux et avoua avoir été la cible d'agressions de Dorniens qui n'étaient apparemment pas en accord avec la couronne. Avant que la demoiselle ne lui pose la question, un nom naissait déjà dans l'esprit du Dornien : les Ferboys. Ce n'était un secret pour personne qu'ils méprisaient la couronne et qu'ils voulaient voir les rebelles au pouvoir. Ils avaient toujours choisi le mauvais côté et étaient destinés à échouer dans leurs objectifs, mais le Martell sentait la colère naître dans son esprit à l'idée qu'ils puissent essayer de s'en prendre à sa nièce. Sa main posée sur l'accoudoir de son fauteuil se crispa imperceptiblement alors que son regard se durcissait, il laissa passer quelques secondes de silence avant de répondre d'un ton où filtrait une certaine colère.

     ▬ Oh, oui, j'aurais bien une idée. Mais aucune preuve comme bien souvent avec eux, si du moins je ne me laisse pas aveugler par mes préjugés, je ne peux le confirmer. Impulsif comme il était, le Prince n'était pas à l'abri d'une mauvaise piste. Il inspira doucement avant de continuer. Le poison est une arme qui a déjà été utilisée par les Ferboys par le passé. J4ai entendu dire qu'ils avaient été présents lors d'une tentative de rébellion Feunoyr, ce n'est un secret pour personne qu'ils détestent le pouvoir en place. Tu as du sang Martell dans les veines et du sers la couronne, tu fais donc une cible de choix. De plus, je sais que les Ferboys essayent de se mettre les Uller de leur côté, ta mort pourrait leur donner une raison de prouver que les Martell et la couronne ne sont pas capables de protéger les leurs. Ta disparition pourrait leur rapporter beaucoup. Sa mâchoire se crispa sous la colère. Je crois savoir qu'ils ont d’ailleurs dû envoyer un otage à Port-Réal en raison de leur réaction à Murs-Blancs lors de la rébellion, ce serait une raison de leur présence ici. Son regard se plongea une fois de plus dans celui d'Ororya. Qui est au courant ? Est-ce que quelque chose a déjà été mis en place pour retrouver ces individus ? J'imagine que tu n'en as pas parlé à ta mère.... Il soupira légèrement. Ta sécurité passe avant la possibilité que notre peuple puisse être malvenu ici. Puis n’oublies pas que le Roi a du sang Dornien, je doute qu'il s'interdise lui-même l'accès au Donjon Rouge. »

     Il ne plaisantait pas, la sécurité de la demoiselle lui importait bien plus que le reste. Il était hors de question que sa douce Dorea ait à apprendre le décès de sa fille. Les parents ne devaient jamais enterrer leurs enfants.



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Message Jeu 24 Jan 2013 - 11:18

Si la discussion avait débuté sur des sujets légers, faisant partager quelques sourires aux protagonistes et quelques remarques appuyant la chaleur de leurs retrouvailles, Ororya se doutait qu’elle venait d’y mettre fin en amenant un sujet fâcheux. Si les Uller faisaient bel et bien partie des familles Dorniennes qui alimentaient la controverse, ils n’en restaient pas moins sa famille aussi. La jeune femme s’était toujours sentie partagée entre deux partis, mais elle avait néanmoins fini par adopter celui des Martell – un choix qu’elle ne regrettait pas. Après tout, malgré le fait qu’elle soit une combattante émérite, elle n’en restait pas moins une femme ouverte d’esprit et elle ne manquait pas d’équilibrer sa fierté et son orgueil de Dornienne avec une certaine souplesse de caractère. Cracher sur les Targaryen revenait à s’en prendre à l’épouse de Maron et de ce fait à ses enfants. Sa famille. Chose donc inconcevable, même si elle pouvait comprendre les rancœurs de ses compères à l’égard de la Couronne. Les Dorniens étaient d’un naturel méfiant envers l’extérieur mais Ororya ne partageait en rien le vif antisémitisme de son oncle paternel. Le fait que ce dernier se sente l’envie de participer à la guerre contre les Fer-nés était plutôt une bonne chose – ainsi, il pourrait mettre ses talents de combattant à profit. Ororya devait reconnaitre que Rennifer était redoutable au combat, une hargne naturelle qui était difficile à canaliser sur les sujets de pouvoir. Maron avait évoqué l’avancée des travaux des Jardins Aquatiques qui auraient vite le don de ravir Daenerys aussitôt faits. La jeune femme trouvait remarquable que son oncle ait entrepris une telle construction pour le plaisir de son épouse. Si Ororya pouvait comprendre que la Targaryen ne se sente pas vraiment chez elle à Dorne – vivant la situation similaire ici à Port-Réal, elle saluait les efforts de Maron pour y remédier.

Ororya remarqua bien assez tôt la légère réaction de son oncle en écoutant ses inquiétudes au sujet des attaques récentes à son égard. Elle ne désirait pas le voir affecté, même si elle savait pertinemment que l’attaquer revenait à s’en prendre aux Martell – chose que le Prince de Dorne devait voir d’un mauvais œil. Il sembla faire un effort considérable pour réfréner la colère que la nouvelle lui suscitait. Elle entremêla ses doigts qu’elle posa sur ses cuisses puis jeta un regard légèrement inquiet à son interlocuteur. Elle ne voulait pas l’inquiéter et craignait quelque peu les conséquences de ses révélations. Maron n’avait pas tant besoin que ça d’exprimer sa fureur avec vivacité. C’était encore plus inquiétant de le voir fulminer en silence. Son regard dégageait une colère indicible et Ororya s’en voulait presque pour ça. Lorsqu’il prit la parole, elle perçut dans sa voix une légère crispation. Il avait bien une idée dont la jeune femme pouvait se douter aussi – les Ferboys étaient assez mesquins et perfides pour opter pour des attaques moins frontales. Ororya voyait bien qu’il essayait de contenir sa fureur à l’égard des éventuels coupables. Il évoqua des points intéressants sur les Ferboys qui auraient été impliqués dans une tentative de rébellion Feunoyr. La jeune Dornienne haussa brièvement les sourcils, hochant doucement la tête aux paroles de son oncle. Faire en sorte qu’il lui arrive quelque chose pour se mettre les Uller en poche était une idée judicieuse lorsqu’on connaissait le fonctionnement de Rennifer. Après tout, s’il ne l’avait pas rejeté en bloc à cause de ses aspirations, c’était bien car elle faisait partie de sa famille. Ororya songea un instant au soulèvement des Dorniens contre la Couronne que ce genre d’évènements pourrait susciter et ça lui arracha un long frisson irrépressible le long de la colonne vertébrale.

« Si seulement j’étais parvenue à ne pas laisser s’enfuir l’homme qui a tenté de m’agresser de front, j’aurais pu lui soutirer des aveux. » – Glissa-t-elle. « Et on aurait peut-être enfin eu une preuve de l’implication des Ferboys là-dedans. »

Elle se sentait bête de l’avoir laissé échapper. Mais il fallait dire que la présence d’Aslak et de leur agresseur aux flèches n’avaient en rien aidé. Si les Ferboys ou leurs sbires étaient à Port-Réal, alors il fallait leur mettre la main dessus rapidement. Le regard de son oncle se fit plus sévère et inquisiteur lorsqu’il la questionna sur les gens au courant de l’incident.

« J’en ai parlé à Alrik qui a du en référer à Brynden. Cela s’est passé y a quelques jours mon oncle. Je ne sais pas ce qui a été décidé à ce sujet. Et non, je n’en ai pas parlé à mère. Je ne veux pas l’inquiéter. » – La fin de sa phrase avait été dite avec résolution. Ororya restait quelqu’un d’indépendante et elle était trop fière pour vouloir en toucher deux mots à Dorea. Cette dernière s’inquièterait assurément trop et pourrait exiger d’elle qu’elle rentre à Dorne. Ororya avait accepté ses responsabilités, ce qui voulait aussi dire risquer sa vie pour protéger celle de la Main. Toute la tension contenue dans Maron sembla se dissiper dans un long soupir ennuyé. Il lui expliqua que sa sécurité était une priorité sur les considérations du peuple Dornien au sein de la capitale. Ororya baissa les yeux un instant puis se fendit d’un mince sourire. « Il a du sang Dornien oui, mais il n’est pas de pure souche. C’est connu dans tout Westeros que les Dorniens ont le sang chaud, et combien de temps avons-nous avant que les autres ne se rendent compte que des Dorniens sèment la pagaille entre les murs de Port-Réal ? » - Elle s’humecta les lèvres, inquiète avant de lever un regard téméraire sur Maron. « Je vais bien, ne t’en fais pas. Et je serai bien plus prudente à l’avenir. Mais j’aimerai beaucoup retrouver les coupables et dénouer la situation. Je sais qu’Alrik ne voudra jamais que j’y sois directement mêlée, mais je sais que tu peux comprendre toi. Quoiqu’on entreprenne pour les traquer, je veux en être. »

Question de fierté, d’orgueil. On ne s’en prenait jamais impunément à une Dornienne. Elle voulait leur extirper les informations, leur soutirer des aveux sur les têtes à couper dans cette affaire. Ce serait sûrement délicat, mais la jeune femme ne manquait pas de ressources et voyait dans cette entreprise un but à accomplir.
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Message Jeu 24 Jan 2013 - 16:19

     Maron ne manqua pas de remarquer les signes d'inquiétude qui émanaient de sa nièce. C'était normal d'un côté, il était vrai que le voir en colère n'était pas forcément une chose agréable, mais pour le coup elle avait bien fait de le dire. Si le Prince avait dû apprendre une telle nouvelle par Alrik ou même Brynden Rivers, il était fort probable qu'il n'aurait pas apprécié sachant qu'il avait discuté avec la première concernée quelques jours plus tôt. Certes, l'emportement du Dornien était clairement visible, mais il ne ferait rien d'inconsidéré. Combien de fois des familles hostiles à la couronne de Dorne, avaient-elles tenté de mettre des bâtons dans les roues de la maison Martell ? Trop de fois pour qu'il se décide soudain à sortir les armes et punir les coupables. Pourtant, la Mère Rivière savait à quel point l'envie était présente. Peut-être que s'il n'avait pas été à une place aussi importante et qu'il n'aurait pas eu de personnes dans son entourage qui risquaient des retombées suite à ses actes, Maron l'aurait fait. Mais ce n'était pas le cas, il était donc inutile de soliloquer encore longtemps.

     Après un bref frisson, la jeune femme reprit la parole en semblant culpabiliser d'avoir laissé fuir l'homme. L'erreur était humaine, le Dornien ne connaissait pas vraiment les circonstances, mais il était logique de penser qu'elle devait avoir été chamboulée par ce qui venait de se passer. Ororya avait été entraînée à veiller sur la sécurité des personnes du Donjon Rouge – plus précisément de la Main du Roi – mais essuyer une attaque personnelle était bien différente. Maron était bien placé pour le savoir. Regretter ne servait à rien, si ce n'était à éveiller encore plus la colère et l'irritation, tout finissait par mal tourner. Mieux valait passer outre, même si c'était difficile à faire. L'idée de coincer les Ferboys aussi « facilement » était presque impensable. Ils avaient fomenté tant d'actions contre la couronne – toujours échouées d'ailleurs – que le Dornien savait qu'ils n'auraient jamais pris le risque d'envoyer quelqu'un qui leur était étroitement lié. À moins qu'ils ne soient devenus complètement stupides, mais le Martell n'y croyait pas vraiment. Il rassura donc sa nièce. À sa manière.

     ▬ Tu n'as pas à culpabiliser. Dis-toi que les Ferboys nuisent aux Martell depuis des dizaines d'années et que nous n'avons jamais réussi à prouver clairement leur implication dans ces actions. Je ne doute pas une seule seconde du fait que cette personne n'aurait porté aucune trace de son appartenance à la maison Ferboys, ou même qu'il avait été engagé par eux. Il haussa les épaules. Et je doute tout autant qu'il se serait laissé attraper en vie. La mort est préférable à ce qui lui était réservé s'il se faisait prendre je présume. »

     Ce genre de comportement avait toujours le don de dépasser et d'agacer Maron. Premièrement parce que c'était d'une grande lâcheté que de préférer mourir plutôt que d'être interrogé, puis ensuite parce qu'ils ne pouvaient pas profiter de leur prise pour lui arracher des informations, chose profondément agaçante.
     La discussion reprit alors, Ororya expliqua à son oncle que son supérieur était au courant et qu'il avait certainement dû prévenir la Main, mais concernant la mère de la demoiselle, c'était une autre affaire. Maron ne dissimula pas le fait que cela le gênait un peu que Dorea ignore que sa fille avait été victime d'une telle attaque, d'une part parce qu'il devait être sincère avec elle, d'autre part parce qu'il savait ce que cela aurait provoqué s'il avait été à sa place. Lorsque Trystan s'était éloigné de Lancehélion et était passé par Port-Lannis au moment où les Fer-nés avaient attaqué, il avait ordonné à son fils de rentrer sur-le-champ de manière à ne pas prendre le risque qu'il soit blessé. Ou pire. Dorea réagirait très certainement de la même manière, sauf que sa fille était déjà en âge de vivre sa propre vie, contrairement à Trystan. Cela dit, si Ororya souhaitait garder ce secret, il le ferait, pas de gaieté de cœur, mais par respect pour son indépendance. L'idée que les Dorniens puissent être écartés du Donjon Rouge semblait vraiment inquiéter la demoiselle qui brûlait apparemment d'envie de pouvoir retrouver les responsables de ces actes. C'était normal et de son côté, Maron aussi comptait mener son enquête une fois de retour à Dorne. Il hocha la tête avant de répondre.

     ▬ Concernant ta mère, je peux comprendre que tu ne veuilles pas l'inquiéter. Mais je ne suis pas certain que le fait de lui dissimuler ce type de choses soit forcément bon. Tu es grande, tu décides seule de ton avenir et Dorea ne pourra rien faire pour t'obliger à rentrer à Dorne. Cela dit, si elle sait que tu la tiens au courant, que tu vas bien et que tu prends les choses en main, elle gagnera en confiance en toi. Ce sera la preuve que tu n'es plus une enfant, mais bien que tu es une adulte mature. Il haussa légèrement les épaules. Mais le choix te revient et sache que je ne dirais rien. »

     La confiance était une chose importante aux yeux du Martell, il ne la donnait pas facilement, mais il souhaitait se montrer digne de celle que les autres avaient pour lui. Si sa nièce lui en avait parlé alors qu'elle ne voulait pas le faire avec sa famille, c'était important à ses yeux. Maron parlait en connaissance de cause concernant la confiance, lorsque Trystan avait été attaqué, il avait soigneusement caché ce fait à Daenerys qui n'avait pas manqué de venir trouver son époux pour lui faire savoir à quel point elle était déçue d'un tel secret. La relation de la mère et de la fille avait beau être différente, il préférait la conseiller. Après, il ne revenait qu'à elle de prendre la décision de son choix.

     ▬ Quant au Roi, il n'est peut-être pas entièrement Dornien, mais sa mère si. Sans compter que Brynden Rivers a une entière confiance en notre peuple et que je me fie à son jugement. Vu que le Roi est davantage occupé par ses livres que la gestion du royaume, tu n'as à t'en faire selon moi. Et si cela devait se produire, Dorne n'hésiterait pas à déclarer une nouvelle guerre à Westeros et je ne crois pas que le Roi puisse risquer cela alors que les Fer-nés massacrent déjà les gens des côtes. Il parlait avec un pragmatisme qui devait être familier à la jeune femme. Il avait beau être emporté et impulsif, en cas de discussions stratégiques, il savait se montrer posé. Pour ma part, je compte déjà vérifier ma thèse concernant les Ferboys dès mon retour à Dorne. Je ne doute pas que nous découvrirons certainement bien moins que nous espérons, mais ce sera déjà cela de fait. À comprendre certainement rien pour changer. As-tu déjà une idée de ce que tu veux faire ? J'imagine que le mieux serait d'en discuter directement avec Brynden Rivers, après tout c'est le premier concerné. Un bref silence se posa. Alrik est un bon chevalier, mais il n'est pas Dornien, il ne peut pas comprendre ce que ce geste peut signifier. »

     Maron respectait beaucoup Alrik, mais il y avait des choses où il ne pourrait jamais être aussi clairvoyant qu'un Dornien.



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Message Sam 26 Jan 2013 - 10:14

Ororya pouvait comprendre toute l’amertume contenue de son oncle à l’égard de ses « ennemis ». C’était illusoire que d’espérer pouvoir les coincer et surtout d’obtenir d’eux des informations sur les hauts responsables. Les Dorniens ne se pliaient jamais. Si l’idée de se remettre en question au sujet de sa venue à Port-Réal l’avait effleuré à plusieurs reprises, Ororya se laissait toujours éprendre par son désir de combattre et de se venger. Une Dornienne ne se laissait jamais effrayée, surtout par ses compères. Ororya estimait qu’elle était en droit d’être ici et de protéger la Reine Mère, et rien ne la ferait décidément changer d’avis. S’il s’agissait bien des Ferboys derrière tout ça, Ororya devait s’attendre à subir leurs assauts car ces derniers ne lâchaient pas l’affaire aussi facilement. Même s’ils réussissaient à traquer leurs sbires, ils sauraient en envoyer d’autres, encore et encore. Cette famille était un vrai parasite pour Dorne, sans cesse en train de conspirer contre la Couronne avec des moyens perfides et des plans bien ficelés. Maron tenta de la réconforter en expliquant que les Ferboys avaient toujours réussi à glisser entre les mailles du filet – cela faisait maintenant plus de dix ans qu’ils complotaient sans qu’on ait la moindre chance de les inculper. La jeune femme haussa les épaules d’un air ennuyé, étirant une moue pensive sur ses lèvres tout en songeant à ce que lui disait son oncle.

« L’orgueil et la fierté plutôt que la soumission ? Parfois, j’en viens à maudire notre sang… Surtout lorsqu’il appartient aussi à nos ennemis. » – Lâcha la jeune femme sur un ton amer. Cette loyauté pouvait s’apparenter à une sorte de courage – plutôt mourir que de parler – mais Ororya était persuadée qu’en se mettant au fait de techniques de tortures très particulières, ils pourraient aisément délirer les langues. C’était peut-être un peu extrême, mais nécessaire. La jeune femme releva la tête et chassa son sourire cruel pour planter ses prunelles dans les iris de son interlocuteur. Ororya connaissait assez bien le tempérament du Prince de Dorne. S’il demeurait d’apparence plutôt sereine, il n’en bouillait pas moins de fureur à l’intérieur. C’était un échec supplémentaire pour lui de ne pas pouvoir mettre la main sur leurs ennemis et Ororya ne pouvait que compatir et partager sa rancœur. Il reprit la parole, amenant son avis sur le fait qu’elle n’ait pas parlé à sa mère des tentatives d’agression. La jeune femme fronça légèrement les sourcils dans un signe réprobateur avant d’émettre un soupir. Elle était assez grande pour se prendre en main mais elle doutait que Dorea puisse comprendre cela. Lui donner des nuits d’insomnies face à ses inquiétudes était loin d’être dans ses priorités. « Après tout, je ne lui ai pas menti… J’ai juste « omis » de lui raconter cet épisode. » – Lâcha-t-elle, de mauvaise foi. Elle se fendit d’un mince sourire lorsque Maron lui confirma qu’il ne lui révélerait rien malgré le fait qu’il ne soutienne pas sa position face à sa mère. Ororya se mordit les lèvres de culpabilité puis reprit d’un ton calme. « Je n’aime pas avoir à lui dissimuler ça, mais je pense que ça serait mieux pour elle. Mais merci, de respecter mon choix. Je sais que tu as raison… Je vais y réfléchir. »

Le ferait-elle vraiment ? Y réfléchir ? Sûrement. Il était difficile d’appliquer les bons conseils que l’on pouvait donner. Mentir était parfois un mal nécessaire pour Ororya. Elle ne pouvait que saluer le respect de son oncle pour sa décision. Elle n’aurait pas aimé devoir se confronter à lui sur ce point – comme elle n’aimait pas se confronter à lui tout court. Il était peut-être de sa famille, mais il était aussi le Prince de Dorne. Elle n’aimait pas sembler aussi soucieuse mais la situation s’y prêtait. Maron entreprit aussi de la réconforter sur ses inquiétudes liées à la considération de la Couronne envers Dorne. Son oncle ne semblait pas craindre d’imprévisibles représailles et qui mieux que lui pouvait dire vrai ? Après tout, il était le Dornien le plus en phase avec le pouvoir actuel – l’homme qui avait permis à Dorne de faire un pas vers la capitale et de s’allier au trône. Qui mieux que lui savait dans quel sens de tels incidents feraient évoluer la situation ? Le discours de son oncle avait quelque chose d’apaisant, mais Ororya se doutait qu’une fois reparti pour sa contrée natale, la graine de la fureur aura vite fait d’être ravivée. Maron lui expliqua ses intentions une fois rentrée à Dorne. Que faire de plus que d’essayer de picorer quelques renseignements ? La jeune femme se doutait que ça ne serait pas tâche aisée pour eux de trouver des preuves pour impliquer les Ferboys et elle ne fondait pas grand espoir sur la capacité de son oncle à leur extorquer des informations. Tout le monde finit par échouer un jour, et malgré leurs entreprises consciencieuses, les Ferboys tomberont. Elle s’en faisait la promesse. Maron la questionna sur ce qu’elle comptait faire, chassant ses pensées tortueuses pour attirer son attention. La Dornienne cligna des paupières avant d’étirer une moue dubitative sur ses lèvres. Il avait raison au sujet d’Alrik –sûrement ne comprendrait-il pas la teneur de sa volonté ? Elle était persuadée que Brynden saurait se montrer de bons conseils pour la réaction à adopter face à ses tentatives d’agression. « Depuis les tentatives, je suis restée au Donjon Rouge pour ne pas échauffer l’esprit de mes agresseurs. Mais j’imagine que l’on pourrait utiliser ça pour essayer de les coincer… Je vais en parler à Brynden. Je crains que toute une armée de Dent de Freux ne puisse pas vraiment nous aider dans notre tâche. Je ne sais pas encore ce que je compte faire mais j’imagine que nous devons trouver quelque chose de subtil pour espérer avancer sur notre enquête. Peut-être que ces échecs vont les décourager ? Même si j’en doute sincèrement. »- Le groupuscule Dornien qui en voulait à sa personne devait être implanté à Port-Réal depuis un temps. S’y infiltrer aurait été une aubaine, mais ils n’avaient personne pour le faire. « A-t-on déjà essayé d’intercepter les missives envoyées par les Ferboys ? Je me doute que s’ils en venaient à le découvrir, ça poserait des soucis. Mais peut-être devrions-nous commencer par là… ? »



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Message Sam 26 Jan 2013 - 18:54

     Les Dorniens possédaient tous un caractère qui ne laissait que très peu de place à la patience, Maron le savait mieux que personne. Peut-être était-ce pour cette raison que les autres habitants de Westeros avaient autant tendance à se méfier de leur peuple ? Il en fallait bien moins que cela dans bien des régions. Ororya en faisait aussi preuve en s'obstinant à ne pas vouloir tenir sa mère au courant des légers détails qu'elle avait passés sous silence. Il n'approuvait pas cette décision, mais n'allait pas lui faire la morale ou lui en tenir rigueur. Il ne tenait qu'à elle de choisir la voie qui lui semblait la mieux pour elle. Lorsqu'elle déclara qu'elle réfléchirait à tout cela, tout en précisant une fois de plus qu'elle préférait ne pas la mettre au courant, le Prince de Dorne se contenta de hocher la tête d'un mouvement à peine perceptible.

     ▬ Tu la connais mieux que moi après tout, tu dois savoir ce qui est bon pour elle. »

     Ce n'était pas ironique ou même destiné à la railler, au contraire. Dorea avait quitté Lancehélion très tôt pour se marier avec le père d'Ororya, Maron était grandement occupé par son nouveau rôle de Prince de Dorne et il avait d'autres choses à faire que de veiller sur sa petite sœur. Ils n'avaient jamais été très présents l'un dans la vie de l’autre, même si cela ne l'empêchait pas de l'aimer sincèrement. Leur famille avait toujours été de la sorte, ne serait-ce qu'avec Myriah qui avait quitté sa région natale bien avant que Dorea ne soit en âge de comprendre ce qui se passait autour d'elle. Ororya avait grandi auprès de sa mère et celle-ci avait forcément dû changer de caractère avec le temps, rien de bien surprenant au final. C'était donc on ne peut plus sincère.

     Après une moue dubitative, la jeune femme reprit la parole afin d'expliquer à son oncle qu'elle était restée au Donjon Rouge depuis qu'elle avait été victime de cette agression, chose qui n'était pas pour déplaire à Maron d'ailleurs. L'idée qu'elle puisse servir pour essayer de les coincer n'enchantait cependant pas le Dornien, pas du tout même. À moins qu'il ne comprenne mal ce qu'elle voulait dire ? L'oncle qu'il était se souciait de tout cela tandis que le Prince se disait que ce serait un excellent moyen pour pouvoir obtenir d'éventuelles preuves contre les assaillants. Mais il était peu probable qu'ils se trimbalent avec l'identité de leur employeur comme dit, les risques étaient bien trop gros pour ce qu'ils pouvaient ramasser. Le jeu n’en valait pas la chandelle. Sans compter que Dorea en voudrait éternellement à Maron s'il avait la folie de laisser sa fille se mettre en danger « juste pour ça ». Il n'y tenait pas franchement.

     L'idée que les échecs puissent décourager de telles personnes, n'était pas non plus à trop prendre au sérieux. Le Dornien en doutait sincèrement, même si une part de lui-même aurait été heureux de pouvoir y croire. Lorsqu'elle termina sa réplique avec une question, le Prince de Dorne prit quelques instants pour réfléchir. Les idées étaient nombreuses, mais malheureusement les lois ne permettaient pas autant de liberté. Espionner les Ferboys n'était pas envisageable. Il secoua la tête d'un air négatif avant d'expliquer ses pensées.

     ▬ J'espère que tu n'as pas l'intention de te mettre volontairement en danger pour appâter ces individus ? Si c'est ce que tu as en tête, laisse-moi te dire que c'est une perte de temps. Comme je te l'ai dit, je doute sincèrement qu'ils puissent ne serait-ce qu'avouer qui les a employés, tu risquerais ta vie pour des spéculations, peut-être que nous n'en saurons pas plus, même avec eux dans les geôles du Donjon Rouge. Il n'était pas sûr des paroles de la demoiselle, mais mieux valait prendre les devants. Et ta mère m'en voudrait à vie si elle savait que je te laisserais faire une telle chose. Ils reviendront je n'en doute pas, cela fait des siècles qu'ils s'acharnent. Peut-être pas sur toi, mais sur quelqu'un de lié aux Martell. Du moins, s'il s'agit bien d'eux. »

     Après tout, même si les soupçons étaient très présents, rien ne confirmait qu'ils étaient bel et bien responsables d'une telle chose. Certains auraient peut-être entendu parler des tensions entre Dorniens et auraient tenté de déclencher une guerre entre les différentes maisons de la région ? Les possibilités étaient nombreuses, c'était bien pour cette raison que le Dornien ne pouvait pas prendre de risque.

     ▬ Les missives des Ferboys leur appartiennent, ce serait contraire aux lois de les espionner. Sachant que je suis Grand Législateur, si je me mettais à bafouer les lois de la couronne, je te laisse imaginer ce que tout cela provoquerait. Il soupira doucement. Je sais qu'il est particulièrement difficile d'avoir des soupçons, mais de ne rien pouvoir prouver. Cela fait des siècles que leur maison essaye de s'opposer à la mienne, mais sans que personne ne puisse rien faire. Au début, Maron en avait ressenti un sentiment d'impuissance, mais c'était rapidement passé. Dis-toi simplement que les Ferboys n'ont jamais réussi à mener quoi que ce soit à bien, je ne les crains pas vraiment. Ils ont beau fomenter des plans contre nous, ils échouent toujours. »

     Il parlait d'un ton assuré, autant pour rassurer sa nièce et lui montrer qu'elle n'avait rien à craindre que pour confirmer ce qu'il pensait de cette maison depuis si longtemps. Non, les Ferboys ne lui faisaient pas peur. Après un bref instant de silence, il reprit, regardant sa nièce.

     ▬ Je m'attends à recevoir prochainement la visite des Ferboys. Comme je te lai dit, ils ont participé à une rébellion Feunoyr et sur le chemin du retour, leur délégation a été attaquée. Ils viendront certainement se plaindre de ce qu'ils ont dû eux-même provoquer. Encore un échec de plus qui se profile à l'horizon, lorsqu'une personne est désespérée, elle est prête à tout. Il chassa ce sujet de la maison comme s'il était sans importance. Mais passons à quelque chose de plus gai. Dis-moi, depuis que tu es ici, est-ce que tu t'es découvert d'autres talents que le maniement de la lance ? J'imagine que tu dois côtoyer des personnes de tous les horizons. »

     Après tout, même s'il était le Prince de Dorne, il était aussi l'oncle de la jeune femme et pouvait bien prendre quelques instants pour parler des intérêts de la demoiselle. Peut-être qu'elle finirait par devenir un modèle pour les futures Dorniennes. Non, en réalité il en était sûr. Elle en avait l’étoffe.



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Message Mar 29 Jan 2013 - 14:34

La remarque que lui offrit son oncle au sujet de sa mère la fit sourire. Elle connaissait assez bien Maron pour savoir qu'il était sincère dans ses propos et qu'il ne prétendait jamais avoir raison ou n'imposait jamais sa manière de penser. S'il aurait très bien plus se montrer réticent et réprobateur, il n'en fit rien en acceptant la décision que prendrait Ororya à ce sujet. La jeune femme ne pouvait pas nier apprécier discuter avec son oncle – il se montrait étonnamment patient et modéré en paroles, bien qu'il dissimule assez bien un côté Dornien prédominant. Un Prince se devait d'être pragmatique et non un chien fou mené par ses virulentes émotions. Elle ne se voyait d'ailleurs pas du tout dans son rôle au final – avoir autant de responsabilités et se montrait exemplairement calme n'était pas dans ses attributions. Bien que la Dornienne tente de trouver des solutions pour coincer les Ferboys, elle se heurtait au fait de son inexpérience. La famille complotait depuis belle lurette et Maron affrontait leurs méfaits depuis des années maintenant. Directement attaquée, la jeune femme se sentait bouillir d'une envie de vengeance insoutenable – mais savait aussi reconnaître que son oncle disait vrai. Même si elle parvenait à retrouver ses agresseurs, elle avait peu de chance de pouvoir leur extirper des informations. Peu de chance de pouvoir impliquer les Ferboys et d'avoir enfin des preuves contre eux. Alors que des possibilités, éventualités et idées ne cessaient de turlupiner l'esprit de la Gargalen, Maron vint mettre fin à ses réflexions en lui demandant ce qu'elle comptait faire, espérant qu'elle ne se mette pas en danger inutilement. Ororya leva les yeux sur son interlocuteur et haussa brièvement les épaules.

 « Ils pourraient ne rien avouer, certes, mais ça sera au moins des individus en moins de qui se méfier. » – Les Ferboys avaient du pouvoir et des moyens, mais peut-être ne serait-ce pas infini ? Contrecarrer leurs plans s'avéraient plus compliqués qu'elle ne l'espérait. Si ça ne la dérangeait pas de prendre des risques pour en apprendre plus, ça ne semblait pas être de l'avis de son oncle.  « Je comprends ton inquiétude mon oncle. J'essaie simplement de trouver une manière de les freiner. Je déteste me sentir impuissante... » – Ce qu'il devait comprendre lui-même. Ororya avait une posture délicate, étant une jeune nièce qui tentait de se donner toute la crédibilité digne des Martell. La discussion revint aussitôt sur ce que sa mère en penserait et la jeune femme ne put qu'acquiescer au fait qu'elle ne désirait pas le mettre dans l'embarras. Ororya se considérait assez indépendante pour ne pas être sous la responsabilité de Maron, mais Dorea en voudrait assurément à ce dernier s'il lui arrivait quelque chose. Quoiqu'on en dise, les liens familiaux étaient très forts et Ororya ne pouvait faire quoique ce soit sans imaginer les répercutions que ça aurait sur sa maison ou sur les Martell.  « Je ne veux pas t'attirer des problèmes. Après tout, je suis indépendante et tu ne peux pas éternellement garantir ma sécurité. » – Elle émit un petit soupir puis reprit.  « Non, tu as sûrement raison. Ce n'est pas une bonne idée. J'essaie simplement de trouver des solutions. »

C'était quand même agaçant pour la jeune femme de n'essuyer que des réponses négatives. Elle se doutait qu'il était bien plus expérimenté qu'elle en la matière mais ne voulait résolument pas baisser les bras face à cet affront. Il essaya de lui expliquer la situation et d'en appeler à sa patience mais Ororya n'en fut pas totalement convaincue.  « Et si un jour, ils y parviennent ? Que vas-tu faire ? » – Lui demanda-t-elle.  « On ne peut décidément pas attendre qu'ils réussissent à nous atteindre pour de bon, si ? » – Elle secoua légèrement la tête, se recalant contre le dossier de son siège. Elle était jeune et impétueuse mais ne voulait en rien sembler capricieuse. Sûrement que l'information prendrait du temps à être digérée, mais elle finirait par l'accepter. Après tout, Maron était un modèle pour elle, donc elle se devait d'apprendre à être aussi sereine que lui vis à vis de cette situation. La question de la rébellion Feunoyr fit étirer sur ses lèvres un sourire cruel. Décidément, les Ferboys s'attendaient à faire avaler tout un tas de couleuvres au Prince. Ororya espérait que ce ne soit qu'une question de temps avant qu'ils ne tombent, eux et leurs petits plans machiavéliques. Maron décida de changer de sujet, s'intéressant davantage à son mode de vie depuis qu'elle était ici. Était-ce sincère ou tentait-il d'éviter l'enveniment de leur échange ? Ororya chassa tout agacement que la question suscitait et tenta de faire abstraction de toutes ses angoisses pour en revenir à profiter du soulagement de revoir son oncle.  « Les Dents de Freux se spécialisent tous dans le maniement de l'arc, ce qui est loin d'être évident mais je m'en défends pas mal ! Évidemment, les femmes sont plutôt rares dans la compagnie ce qui tranche avec notre contrée et les libertés qui nous sont accordées. Mais au final, je me suis plutôt bien adaptée et j'arrive assez à imposer ma vision des choses à ceux qui la réfute au premier abord. » – Les hommes aux tendances machistes en bavaient sacrément avec elle, ce qui l'amusait plus qu'autre chose.  « J'hésite à parler à Brynden de mon désir d'entreprendre un petit voyage pour Dorne. Cela fait deux ans maintenant que je ne suis pas retournée dans ma contrée natale, et j'espère que nous pourrons trouver un arrangement. Je ne peux décidément pas attendre que tous et toutes viennent me rendre visite à Port-Réal ! » – Elle sourit sincèrement, pétrie par la chaleur que lui inspirait sa famille. C'était important pour tout Dornien que de revoir sa contrée, et elle pensait que Brynden pourrait lui accorder cette requête. Elle avait parfaitement conscience des responsabilités qui l'accaparaient et ce à quoi elle avait dit oui en rejoignant les Dents de Freux, mais la jeune femme avait gardé un brin de candeur concernant les affaires de famille.
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Message Mer 30 Jan 2013 - 18:38

     La persévérance de la jeune femme était honorable et admirable. Ce n'était pas Maron qui allait se plaindre du fait que sa nièce ne souhaitait pas lâcher une affaire aussi importante, même s'il savait malheureusement à quoi menait ce type de ténacité : elle poussait les gens à s'obstiner sur un point, quitte à occulter tout le reste. Cela pouvait faire perdre des choses bien plus importantes de vue, luxe que ne pouvait se permettre une personne qui occupait un poste aussi important qu'Ororya. Cependant, elle marquait un point lorsqu'elle disait qu'il ne pourrait pas garantir sa sécurité sans arrêt. Elle était devenue une femme et il n'agirait pas sans son accord, ce serait trop l'infantiliser pour qu'il puisse se le permettre. Ne laissait-il pas Trystan se casser les dents sur des projets justement pour qu'il comprenne ce qu'il prenait comme risques ? L'on craignait bien davantage la brûlure d'une flamme une fois que l'on avait souffert de sa blessure, que lorsque l'on nous mettait en garde sur ses méfaits. Ororya était jeune, elle apprendrait beaucoup de ses erreurs et le Prince était prêt à mettre sa main à couper en disant qu'un éventuel nouvel assaillant ne s'échapperait pas aussi facilement la prochaine fois. Il hocha la tête à la dernière réponse de la jeune femme avant de reprendre la parole.

     ▬ Je ne peux que comprendre ce qui te pousse dans cette voie Ororya. Souviens-toi simplement que tu n'es plus simplement « la fille de », mais que tu occupes une place importante au sein de la société actuelle. Tes actes pèseront bien davantage à présent et les sanctions pouvant être prononcées à ton encontre seront à la hauteur de tes responsabilités. Il ne désirait pas l'inquiéter ou la sermonner, mais simplement lui faire profiter de son expérience personnelle. Je sais qu'il est difficile de ne pas agir sous le coup d'une impulsion, surtout pour une Dornienne, mais les responsabilités amènent bien plus de désagréments que de plaisirs ou d'avantages. Pèse simplement le pour et le contre avant de te lancer. Une brève pause se fit. Je n'ai jamais vraiment eu à garantir ta sécurité, tu te débrouilles très bien toute seule. »

     Et la Mère Rivière savait pourtant à quel point c'était difficile de ne pas céder à ses envies ! Il n'était pas encore père lorsque la jeune femme avait vu le jour, mais cela n'avait pas pour autant empêché qu'il éprouve le désir de veiller à sa sécurité. Malheureusement comme il l'avait pensé juste avant, lorsque vous grandissiez dans une région aussi particulière que Dorne, il vous fallait apprendre rapidement à tomber pour mieux vous redresser. Le désert était un ennemi mortel qui ne pardonnait aucune erreur : une bonne école pour apprendre comment vivre et survivre. Il avait beau vouloir lui tendre la main lors d'une chute, Maron savait qu'il valait mieux s'en abstenir : même si elle récoltait une écorchure au genou cela lui éviterait peut-être une blessure plus grave dans quelques années. Un sens de la protection discutable de l'avis de Daenerys, mais il s'agissait là d'un autre sujet épineux.

     La demoiselle souleva alors une question.... Intéressante et gênante à la fois. Que ferait-il si les Ferboys gagnaient un jour la partie ? Il y avait longuement songé, même si en public le Prince présentait un air détendu à ce niveau, il ne sous-estimait pas la famille des montagnes au point de ne pas pouvoir envisager cette possibilité. Cela dit, le Dornien avait orienté la discussion sur un autre sujet, non pour noyer le poisson, mais réellement par intérêt pour sa nièce. Elle parla donc de ses entraînements et de la vie qui était désormais sienne, avant de finalement parler d'un détail qui semblait provoquer de fortes réflexions chez elle. C'était compréhensible qu'elle désire rentrer un peu dans sa région d'origine, il était évident qu'être coincée à Port-Réal devait beaucoup la changer. Maron acquiesça du chef avant de répliquer.

     ▬ Je comprends parfaitement ton envie de regagner Dorne le temps d'un voyage et je doute que Brynden s'y oppose. Bien évidemment, avec les temps qui courent actuellement ce n'est certainement pas envisageable, mais je suis persuadé qu'une fois que le problème des Fer-nés sera réglé, il pourra t'accorder ce plaisir. C'est loin d'être un tyran. Il fixa sa nièce dans les yeux. Que crains-tu de toute manière ? Tu n'as rien à perdre, lui demander te mettra soit devant un refus ou une acceptation, c'est aussi simple que cela. »

     Peut-être avait-elle peur qu'il s'imagine qu'elle ne se plaisait pas à Port-Réal ? La Main du Roi était certainement assez compréhensive pour comprendre qu'être éloigné de la sorte des siens pouvait se révéler très pesant. D'autant plus, il avait l'appui des Dorniens – du moins du suzerain de cette région – et il était donc peu probable qu'il décide de refuser le droit légitime d'Ororya de revoir les siens, juste pour le plaisir de ne pas la laisser regagner Dorne quelques instants. Inutile de spéculer au fond, elle ne serait certainement pas fixée avant de lui avoir clairement posé la question.

     ▬ Le fait que les femmes soient peu nombreuses au sein des Dents de Freux ne fait que donner davantage d'importance à tes actions. Peut-être que tu arriveras à faire comprendre à quelques nobles des environs que les Dorniens ne sont pas si fous de laisser à leurs femmes les mêmes droits qu'aux hommes ? L'idée était intéressante, même si malheureusement peu réalisable. J'espère que j'aurais l'occasion de te voir user de tes nouveaux talents un jour. Pas lors d'une guerre bien évidemment. Décidant de ne pas faire preuve d'un manque de respect à l'égard de sa nièce, il revint brièvement sur un autre sujet. Et pour te répondre Ororya, si un jour les Ferboys parvenaient à leur but, je dirais que ce serait une excellente manière de prouver à tous qui ils sont réellement. Il inspira profondément. Je ne doute pas une seule seconde que moins d'une décade après leur accession à la suzeraineté de Dorne, la moitié des maisons vassales se seront levées contre eux. Sans parler du reste de Westeros. »

     À la tête de Dorne, les Ferboys désireraient certainement attaquer le Bief et les autres régions voisines, ils se feraient remettre à leur place en moins de temps qu'il ne faut pour le dire puisqu'il était peu probable que des maisons fidèles aux Martell suivent de tels ordres. Au final, ils mettraient Dorne en grand danger, mais seraient rapidement éjectés de leur place, c'était presque à souhaiter pour être définitivement débarrassé d'eux.

     ▬ Ne t'inquiète pas, même si une telle chose devait arriver, Dorne s’en tirerait toujours. »

     La famille Martell peut-être pas, mais il s'agissait là d'un détail à côté des intérêts de Dorne.



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Message Lun 4 Fév 2013 - 10:57

Ororya comprenait toutes les inquiétudes de son oncle liées à une prise de risque inconsidérée de sa part. Elle-même ne semblait pas convaincue d’avoir un plan infaillible – elle, cherchait simplement une manière d’exploiter l’inconfortable situation dans laquelle elle se trouvait. Elle était loin d’avoir le calme et la patience de son oncle pour raisonner de manière judicieuse. Maron venait de lui rappeler que ce qu’elle faisait n’était pas sans conséquence et que ses responsabilités actuelles ne lui donnaient pas droit à faire ce qu’elle désirait sur un coup de tête. Ororya avait hoché la tête, signifiant ainsi à son oncle qu’elle avait bien compris ce dont il était question. Elle était dorénavant sous l’autorité de la Main et d’Alrik, ce qui l’obligeait à leur référer ses faits et gestes. C’était un peu frustrant pour une Dornienne de son tempérament mais elle avait fait un choix et devait donc en assumer les conséquences et les responsabilités que cette décision incombait. Maron se montrait compréhensif et n’avait aucun ton réprobateur à son égard – simplement, il essayait de lui expliquer au mieux ce qu’il avait sûrement retiré de sa propre expérience. Il lui assura que de toute manière, elle se débrouillait assez bien seule sans avoir besoin de se faire protéger et Ororya accueillit la remarque avec un sourire.

« Je me laisse peut-être un brin emporter, mon oncle. Je sais que tu dis vrai et j’aimerais pouvoir jouir de ton illustre présence un peu plus souvent pour me ramener à la raison lorsque mon sang me pousse à l’imprudence. » – Lui confia-t-elle sur un ton sincère. Elle se devait bien d’avouer que son oncle avait toujours été de bons conseils pour elle – la famille était encore l’exception qui pouvait remettre en cause l’obstination de la jeune Gargalen. La raisonner se révélait toujours être une tâche difficile mais eux, y parvenaient toujours !

Cette famille là lui manquait terriblement et la jeune femme espérait sincèrement pouvoir retourner à Dorne très bientôt. Ororya ne pouvait ignorer les changements qui pouvaient subvenir en deux années loin de son peuple et de sa contrée natale – elle redoutait d’ailleurs quelque peu d’y retourner, craignant qu’on ne la juge avec plus de sévérité que lorsqu’elle était partie. Maron tâcha de la rassurer et la jeune femme se sentit en l’espace d’un instant telle une enfant timide. Bryden était loin d’être si intimidant et en réalité, Ororya ne craignait pas vraiment de lui parler de son désir de retourner à Dorne.

« Tu as raison. Je craignais simplement que ça ne semble guère naturel pour lui de m’accorder cette requête. Comme si j’avais fait une croix sur mes origines. C’est une crainte stupide. » – Qu’elle chassa d’ailleurs d’un geste de main avant de replonger les yeux dans ceux de son interlocuteur. Il venait de mentionner que le fait qu’elle soit une femme ne rendait ses actes que plus importants aux yeux de la compagnie – une pression supplémentaire que subissait le sexe « faible » lorsqu’il s’agissait de prendre les armes et d’ainsi être jugée par les hommes. Elle hocha vigoureusement le chef, une once de fierté intarissable dans ses prunelles ébène. « Tu as raison, les hommes nous jugent avec plus de sévérité. Je ne peux me permettre de faire un faux pas, sous peine de donner une mauvaise image de Dorne. » – Une situation qui ne manquait pas de parfois devenir un lourd fardeau à porter sur ses frêles épaules.

« Je m’entraîne dés que j’en ai l’occasion pour ne pas perdre la pratique de la lance. L’arc c’est différent. Une approche dissemblable mais qui peut se révéler être plutôt efficace. » – Les particularités de cette partie du Westeros étaient intrigantes pour la jeune femme à la peau olivâtre. Les hommes se battaient, bougeaient, et réfléchissaient différemment. Ce n’était pas moins bien, bien sûr – juste différent. Ses deux années passées auprès du Commandant des Dents de Freux lui avaient appris à considérer les chevaliers avec une plus grande ouverture d’esprit. Elle avait mûri depuis son arrivée dans ces terres nouvelles.

Maron revint brièvement sur le sujet des Ferboys, assurant à la jeune femme que parvenir à leur fin ne les mèneraient qu’à révéler leur trahison en public. Elle aurait aimé croire que cela puisse être si simple. Pour sûr qu’un affront direct envers les Martell ne saurait que les mettre dans l’embarras. La loyauté des maisons vassales de la souveraine famille n’était plus à prouver, mais Ororya savait que les maillons du pouvoir étaient complexes. Méfiance était de mise mais la jeune femme espérait que jamais les Ferboys n’essaieraient d’attenter à la famille du Prince. Seul contre tous ? Ororya était persuadée que chacun pouvait parvenir à se faire des alliés moyennant arguments convaincants. D’ailleurs, le sujet lui rappela l’actuelle guerre en préparation contre les Fer-nés.

« En parlant de ceux qui se dressent contre la majorité, que comptes-tu faire au sujet des Fer-nés ? Je ne voudrais pas me montrer indiscrète, mais j’ose espérer que la réunion du Conseil Restreint s’est bien déroulée et que vous avez pu convenir d’un accord pour l’affrontement. » – Ororya se souciait toujours des relations entre Dorne et les autres contrées. Prendre une décision en compagnie des souverains d’autres régions se révélait sûrement être une tâche difficile – car différents caractères devaient se confronter pour réfléchir à ce qui avait de mieux à faire.

« J’aurais aimé me mêler aux troupes pour aider, mais comme tu l’as dit, j’ai beaucoup de responsabilités ici. » – Chose qui était d’une certaine manière frustrante pour la jeune guerrière qui ne demandait qu’à faire ses preuves. « Dorne possède ses fiers guerriers et amazones. Malgré les réticences de certaines familles, j’ose espérer que cette guerre permettra de nous réunir sous l’égide de la Couronne et de chasser les griefs du passé. »

C’était peut-être un peu utopique d’imaginer que dans l’adversité, même les plus méfiants allaient s’unir pour une cause commune. Ororya avait appris à apprécier cette terre sur laquelle elle vivait depuis deux longues années, et espérait que dans le sang et la douleur, Dorne ne s’en sorte que plus puissante dans cet accord avec la Couronne.
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Message Lun 4 Fév 2013 - 19:09

     Cela ne l'enchantait pas plus que sa nièce de devoir la laisser aussi rapidement. En fin de compte, maintenant qu'il y songeait il aurait été plus prudent de ne pas la croiser, il n'aurait pas à regretter de l'abandonner après une simple discussion. Seulement c'était de cette manière que la demoiselle allait se forger un véritable caractère en parvenant à faire la part des choses. C'était toujours de la manière la plus dure que l'on apprenait réellement quelque chose comme il venait de le penser. Elle finirait par réussir à se maîtriser, pas avant plusieurs années certainement comme cela avait été le cas de Maron en personne. Il ne la rassura pas néanmoins, les paroles étaient vaines dans ces moments et elle devait se douter que la maturité arrivait avec l'âge. Dans un sens, le fait qu'elle ne vivait pas une vie « normale » de noble dame, l'avait empêchée d'évoluer aussi rapidement que ses comparses. À son âge, Dorea avait déjà plusieurs enfants et elle devait occuper la place d'épouse et de mère, de quoi faire grandir n'importe qui plus rapidement qu'une personne qui se contentait de vivre sa vie sans avoir qui que ce soit à protéger. Même si dans le cas de la Dent de Freux, elle assurait la sécurité d'un homme d'importance. La différence était présente.

     Les paroles du Prince avaient au moins été utiles dans le sens où sa nièce semblait comprendre seule qu'elle avait plus à gagner qu'à perdre à demander à la Main du Roi la possibilité de pouvoir rentrer chez elle quelques temps. Même s'il y avait peu de possibilités que cela se réalise, l'inauguration des Jardins Aquatiques de Dorne allait pouvoir offrir une bonne occasion aux Dorniens de voyager jusqu'à Lancehélion, il était même fort probable que la famille de la demoiselle soit présente. Peut-être qu'elle pourrait elle-même s'y déplacer ? Il était peu probable que Brynden Rivers s'y rende étant donné que le Roi se reposait entièrement sur lui pour gérer le royaume, mais Ororya n'était pas indispensable au point de ne pas pouvoir s'absenter quelques temps. L'avenir le leur dirait, il était inutile de palabrer là-dessus pendant des heures.

     Après avoir chassé ces questions d'un geste de la main, la Dornienne reprit de plus bel en confirmant qu'elle comptait bel et bien faire preuve d'application pour prouver à tous que les femmes - Dorniennes qui plus est - n'étaient pas moins capables que les hommes. La pauvre ne partait pas avec un bagage très léger, étrangère et née avec le « mauvais sexe » aux yeux des gens du nord de Dorne, elle était en plus liée à la famille royale par le sang et par conséquent, ne pouvait être jugée comme méritante par la place qu'elle occupait. Malgré son jeune âge Ororya était mieux placée que les autres hommes sous les ordres de Brynden Rivers, cela devait certainement provoquer bien des jalousies. Mais une fois de plus, la maturité viendrait avec l'âge. Surtout qu'elle confirmait s'entraîner très souvent, il n'y avait aucune raison qu'elle ne soit pas à la hauteur des attentes et des espérances de tout le monde. Les siennes en premières. Comme ce sujet débouchait irrémédiablement sur celui des Ferboys et des Fer-nés, la jeune femme aborda ce dernier point. Les habitants des Iles de Fer étaient trop bravaches et ils devaient être sanctionnés, le plus tôt était bien évidemment le mieux, mais les problèmes liés aux Feunoyr avaient malheureusement retardés l'intervention de la couronne. Après les paroles de la demoiselle, le Prince hocha la tête pour lui faire savoir qu'il partageait les mêmes espoirs qu'elle.

     ▬ Les Dorniens prendront part à la bataille qui va être lancée contre les Iles de Fer. Même si je sais que cela n'enchantera pas tout le monde, c'est le moins que l'on puisse faire. Dorne n'a peut-être pas été touché par leurs raids, mais après la côte ouest qui a été razziée du nord au sud, ils finiront bien par venir frapper à nos portes. Bien que le détroit de Redwyne était étroitement surveillé par les eaux de la maison du même nom. J'aurais aimé intervenir plus tôt, mais aucun suzerain n'avait demandé notre aide, je crains que malheureusement le passé de Dorne avec le reste de Westeros pose encore beaucoup de problèmes à nos voisins. Mais apparemment tout devrait pouvoir se passer du mieux possible. Il glissa son regard sur l'étendue de la pièce avant d'en revenir à Ororya. Ton oncle Rennifer devrait y participer d'ailleurs, peut-être avec ta cousine Anissa. Lorsqu'ils étaient venus me trouver à Lancehélion pour ce dont je t'ai parlé avant, je leur avais proposé de diriger leur envie de tuer contre les Fer-nés, ils avaient eu l'air relativement hostiles à cette idée comme cela signifiait de se battre aux côtés des Bieffois, mais je pense que ce point pourra jouer en notre faveur. Un bref sourire à peine visible passa sur ses lèvres, non un d'amusement, mais un de dépit. Ils estiment si peu les Bieffois qu'ils pourront bien craindre que les Fer-nés ne gagnent ce combat, ce sera une excellente raison pour eux d'y prendre part. Mais je ne vends pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Nous verrons le moment venu. »

     Parler stratégie avec sa nièce ne le dérangeait guère. Elle était formée à l'art du combat et cela faisait donc parti intégrante de sa vie quotidienne. En parler avec l'une de ses sœurs aurait par contre été bien plus problématique étant donné qu'elles savaient davantage coudre des tapisseries que donner des conseils de guerrières. De plus, la jeune femme occupait une place relativement importante et elle serait tôt ou tard mêlée à de telles affaires. Est-ce que les Dents de Freux pourraient participer à ce combat ? Peut-être, mais Ororya certainement pas, du moins d'après ce que Maron pensait.

     ▬ Il aurait été agréable de ta savoir de la partie, mais je pense que tu ne pourras effectivement pas y participer. Brynden aura certainement besoin de toi ici comme de nombreux hommes de la couronne combattront là-bas. J'aurais aussi aimé pouvoir y prendre part, mais nous serons plus utiles chez nous à veiller sur le reste. Cette perspective lui laissait un goût amer, mais il fallait faire avec. Le jeune Oberyn Dayne a désiré y participer. Il m'a demandé la permission de combattre sous la bannière des Martell, je peux donc considérer que l'honneur des Dorniens sera sauf. Cette phrase exprimait clairement le fait qu'il estimait le jeune chevalier. Peut-être en as-tu déjà entendu parler ? Sa réputation le précède. »

     Difficile de ne pas en avoir entendu parler en effet, mais il était d'autant plus vrai que rencontrer quelqu'un en entendre parler de lui n'était pas du tout la même chose. Il avait souvent été déçu de voir des individus qu'il imaginait plus charismatiques que ce qu'ils étaient réellement, puis inversement. Mais dans le cas du Dayne, la surprise avait été agréable.



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Message Ven 15 Fév 2013 - 21:24

La situation avait bien évolué depuis qu’elle avait quitté Dorne. Si elle avait su que les contrées de Westeros finiraient par rentrer en guerre contre la seiche, peut-être ne serait-elle pas partie ou aurait-elle refusé de travailler pour les Dents de Freux ? En tant que Dornienne qu’elle était, elle éprouvait un grand attachement à sa région et au combat qu’elle pouvait mener. Le patriotisme coulait dans son sang malgré tout ce que l’on prêtait à dire d’elle depuis qu’elle avait quitté Dorne pour rejoindre les Terres de la Couronne. Elle n’aurait pas aimé en être arrachée de force, mais s’en détacher soi-même lui avait permis de mûrir et de se trouver un nouvel attachement. Evoquer le sujet de la guerre à venir était tout de même particulièrement douloureux pour la jeune femme qui se voyait refuser le privilège d’y participer. Malgré ça, elle voulait tout de même s’assurer que Dorne serait en pleine possession de ses moyens, vibrant sous l’égide de la Couronne. Maron lui confirma qu’ils se battraient contre les Fer-nés, et Ororya esquissa un sourire franc, ses prunelles sombres ravivées par un éclat de fierté. Pour sûr que se battre aux côtés des autres contrées avaient du faire râler bien plus d’un Dornien, mais les Fer-nés étaient des ennemis d’envergure qu’il ne fallait pas oublier. Ororya offrit un regard attentif à son oncle qui exprimait toutes les difficultés qu’il avait eu pour s’intégrer au conflit, Dorne n’ayant jamais été très proches de ses voisins. Lorsqu’elle apprit que Rennifer et Anissa Uller y participeraient certainement, elle ne put s’empêcher d’hausser des sourcils interrogateurs.

« Je suis contente que mon vieil oncle acariâtre mette à profit ses talents au combat dans cette guerre. Lui et Anissa sont des atouts de poids, en espérant qu’ils parviennent à ne pas massacrer quelques bieffois évoluant à leurs côtés en passant. » – Elle se fendit d’un mince sourire, se remémorant sa jeunesse, lorsqu’elle se battait contre la gamine plus jeune qu’elle et toutes dents dehors. Anissa avait beau être toujours farouche, têtue, aux manières douteuses, elle n’en restait pas moins appréciée par la jeune Gargalen depuis son jeune âge. D’ailleurs, cette dernière aurait apprécié combattre à ses côtés. Elle n’avait pas revu les Uller depuis ses deux dernières années et elle se doutait avec une certaine tristesse que rien ne serait plus pareil maintenant qu’elle s’était détachée de Dorne pour se rendre dans les Terres de la Couronne. Un éclat de mélancolie assaillit les prunelles sombres de la jeune femme alors que Maron confirmait qu’elle ne pourrait participer à la guerre en vue de ses responsabilités auprès de la main. « Je prierai la Rivière Mère de guider les pas de Dorne pour défaire nos ennemis. » – Elle ne désirait nullement épiloguer sur le fait qu’elle devrait rester là alors que les armées de Westeros s’affronteraient. D’ailleurs, Maron semblait déçu de lui aussi ne pas pouvoir combattre en tout Dornien qu’il était. Au final, la suzeraineté n’était-t-elle pas un fardeau ?

Ororya restait songeuse à fixer vaguement devant elle quand elle fut interpellée par le nom mentionné par son oncle. Oberyn Dayne. L’Epée du Matin. Devait-t-elle être surprise de l’entendre vouloir participer ? Si Ororya était rancunière et parfois mesquine, elle savait néanmoins reconnaitre l’efficacité d’un tel combattant. Elle se rappelait encore l’escorte qu’il lui avait offert pour parvenir jusqu’à Port-Réal – faite de confrontations musclées, de paroles vives et voulues blessantes mais aussi de quelques moments de franches confessions. Le paradoxe d’une relation bancale dont elle n’avait jamais pris le soin de songer plus amplement. Maron dut remarquer le petit sourire qui étira les lippes de sa nièce tandis qu’elle haussait les épaules avec nonchalance.

« Qui n’en a pas entendu parler à Dorne ? J’ai eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises l’héritier des Météores. On peut lui accorder une loyauté infaillible – qu’il ne cesse d’ailleurs de rappeler. Quant à sa réelle efficacité au combat… Attendons la fin de la guerre et nous verrons, si l’épée fait réellement l’homme. » – Elle avait dit cela sur un ton dénué d’émotions. Ororya n’osait même pas imaginer à quoi mènerait le succès des promesses du chevalier Dornien. Oberyn était très porté sur la reconnaissance de son Prince. S’il l’obtenait, il allait certainement devenir encore plus insupportable qu’il ne l’était déjà. « Il fait un peu trop dans la cérémonie à mon goût et ne cesse de se targuer d’être brave et loyal, mais si il est aussi bon avec sa légendaire épée qu’il est assommant en discours, l’honneur est sauf… » – Débita-t-elle, un mince sourire moqueur aux lèvres. Si Ororya se doutait que son oncle appréciait le jeune chevalier, elle ne pouvait se résoudre à faire fi de ses griefs envers ce dernier. Cependant, elle devait reconnaître qu’ils avaient quelques points communs, à son plus grand dam – même si la jeune Dent n’était pas revenue à Dorne, elle redoutait d’y remettre les pieds et d’avoir à essuyer des quolibets acerbes la taxant de traitrise. « Mieux vaut se méfier des Fer-nés… Il faut être inconscient pour défier la Couronne et attendre ses armées de pieds fermes. »

La jeune Dornienne s’inquiétait de la situation à venir. Durant les guerres, il y avait toujours des pertes, et Ororya savait pertinemment que son frère allait livrer bataille. Elle redoutait de devoir le perdre alors qu’elle n’était même pas à ses côtés pour frapper l’ennemi. Elle ne supporterait pas qu’on le lui enlève, même si la maturité de la guerre sous entendait savoir perdre ses proches et amis combattant pour la même cause. Elle savait pourtant que l’affrontement serait inévitable et nécessaire. Les Fer-nés n’allaient pas venir piller leurs côtés. Il n’en était pas question. En y pensant, la jeune femme sentait une pression contre sa poitrine, comme si on lui enserrait le cœur d’une main puissante. Elle, devait se contenter de rester auprès de Brynden tandis que tous allaient affronter l’ennemi. « Les responsabilités sont gratifiantes comme elles peuvent aussi être frustrantes. » – Glissa-t-elle finalement à son oncle, l’œil complice. Elle appréciait ce moment de retrouvailles, même si elle savait qu’il serait bien plus court qu’elle ne l’aurait désiré.
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Message Lun 18 Fév 2013 - 11:37

     Les paroles d'Ororya au sujet de son oncle Sableux étaient malheureusement bien plus véridique qu'elle ne pouvait le penser. Maron pensait que la maison Uller était composée de personnes trop intelligentes pour qu'ils puissent tous risquer de lourdes sanctions en s'en prenant aux Bieffois alors qu'ils combattaient à leurs côtés. Cependant, le Prince savait aussi que la maisonnée de Denfer était réputée pour son caractère.... Spécial et qu'il n'était donc pas exclu que quelque chose de « gênant » puisse se passer. Mais le Martell n'avait pas vraiment le choix, refuser aux Uller le droit de combattre contre les Fer-nés sous prétexte qu'ils pouvaient être dangereux pour leurs alliés, reviendrait à leur déclarer la guerre. De plus, ce serait particulièrement stupide puisque les Uller restaient des combattants hors pair qui pourraient sans aucune peine égaler – et même surpasser – les pirates des Iles de Fer. Mais il ne servait à rien de soliloquer à ce sujet, seul l'avenir leur montrerait si le suzerain de Dorne avait fait le bon choix et qu'aucune mauvaise surprise ne viendrait ponctuer ces affrontements. Pourtant, le Martell était suffisamment expérimenté en matière de combat pour savoir qu'ils se terminaient rapidement comme la majorité le pensait, le jeu de cyvosse était d'ailleurs bien représentatif de ces retournements : un bon joueur pouvait gagner, même en étant en mauvaise posture. Et la Mère Rivière savait que les Fer-nés étaient de redoutables adversaires.

     ▬ Espérons que la Mère Rivière t'entendra et que tes prévisions concernant Rennifer ne se réaliseront pas ! Il soupira légèrement, se doutant parfaitement que sa nièce devait être aussi frustrée que lui de ne pouvoir participer à ces affrontements pour défendre les siens. Qu'il s'agisse de la Couronne ou des Dorniens dans le cas de la demoiselle. C'est malheureusement tout ce que nous pourrons faire vu notre position. »

     Le ton n'était pas désolé ni contrit, juste posé. Depuis qu'il était à la tête de Dorne, Maron avait compris qu'il devrait faire passer ses envies après ses devoirs. L'on apprenait rapidement dans cette situation. Toujours est-il que le Dornien Salé ne manqua pas de remarquer le léger haussement d'épaule de sa nièce lorsqu'il aborda le sujet du Chevalier des Météores. Apparemment ils se connaissaient, peut-être même plus que le Martell n'aurait pu le penser venant de la jeune femme. Cette dernière lui expliqua qu'ils s'étaient rencontrés à plusieurs reprises et qu'il lui avait plusieurs fois répété qu'il était d'une grande loyauté. L'ombre d'un sourire passa sur les lèvres du Prince lorsqu'elle poursuivit en parlant du goût du chevalier pour le protocole et l'art de beaucoup parler. C'était un point qu'il ne pouvait nier, lors de leur rencontre au palais de Lancehélion, Maron avait effectivement constaté que le jeune homme avait une certaine tendance à être très expressif et à parler d'une manière très noble, mais c'était un trait familier à beaucoup de chevaliers. Après les quelques mots d'Ororya concernant les responsabilités, le Dornien se contenta de hocher la tête.

     ▬ Je ne peux nier que tu as raison concernant ser Oberyn, mais je dirais que ce goût pour le protocole et les grands discours est très familier aux chevaliers. Laissons-lui le temps de gagner encore en maturité, il porte un certain poids sur les épaules et il faut apprendre comment le gérer. Il savait bien de quoi il parlait, ayant lui-même hérité d'un lourd poids alors qu'il était encore jeune. Le meilleur apprentissage vient généralement des erreurs que l'on fait, espérons simplement que notre jeune ami n'en fera aucune lors de notre affrontement contre les Fer-nés. Comme tu le dis, ils ne seront pas de piètres adversaires. »

     Un léger soupir exprima à peine le fait que le Salé espérait que les choses se passeraient comme ils le souhaitaient tous. Excepté les habitants des Iles de Fer bien évidemment, mais Maron avait peine à croire que les Fer-nés ne se doutaient pas du fait qu'ils seraient tôt ou tard renvoyé à leur statut d'habitants de Westeros et non de peuple indépendant. C'était là tout le problème aux yeux du Martell : pour quelle raison faire la guerre si l'on ne pouvait conserver son indépendance ? Dorne avait tenu tête à la Couronne pendant des siècles, les Fer-nés aussi par le passé, mais à ce jour ils ne se battaient pas pour la regagner. Mieux valait ne pas chercher à essayer de comprendre ces individus qui ne se battaient apparemment que pour le plaisir du combat et des pillages inhérents à une période de guerre.

     ▬ Je ne peux malheureusement qu'approuver tes dires Ororya. Tu apprendras même qu'il y a davantage de points négatifs que positifs dans le fait d'avoir des responsabilités, à condition d'agir noblement du moins. Il hocha légèrement la tête. Ceux qui font passer leur plaisir personnel avant leur devoir n'ont pas autant de difficultés cela dit, mais je sais que ce n'est pas dans tes habitudes. »

     Il osait l'espérer du moins. En parlant de difficultés, il était inutile de songer au fait que les deux personnes présentes dans cette pièce allaient bientôt devoir y retourner. Les pauses comme celles-ci étaient malheureusement peu nombreuses, ce qui les rendaient d'autant plus agréables à vivre. La pensée qu'Ororya puisse revenir à Dorne prochainement restait ancrée dans l'esprit de son oncle qui songea à un point précis. Peut-être qu'ils allaient être amenés à se revoir très prochainement, du moins si la Mère Rivière daignait leur accorder ce plaisir. Rien n'était moins sûr.

     ▬ Comme je te l'ai dit, les Jardins Aquatiques se termineront bientôt, peut-être que leur inauguration pourra s'allier avec ton retour à Dorne ? Espérons-le, je suis certain que Daenerys sera heureuse de te revoir un de ces jours. Même si au fond le Martell ignorait les sentiments qui liaient les deux demoiselles. Il était vrai que le Dornien ne se mêlait pas vraiment de la vie des autres membres de sa famille. Je crains malheureusement que notre entretien touche à sa fin, nous avons encore bien des choses à faire, même si j'en suis navré. J'espère que nous aurons l'occasion de nous revoir avant mon départ. »

     Il hocha la tête pour souligner le fait qu'il pensait ce qu'il disait.

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Message Lun 18 Fév 2013 - 23:20

C’était assez drôle de voir le Prince de Dorne et sa nièce converser ainsi d’une guerre dont ils ne pouvaient pas prendre part à leur plus grand regret. C’était une chose qui les rapprochait au final – le seul point positif qu’Ororya retirait de cette situation où elle se trouvait à l’écart des siens. La donzelle était néanmoins assez mature pour comprendre qu’il n’y avait plus le temps pour les regrets – la jeune Dornienne avait fait un choix et elle devait en assumer les conséquences. Cette déception de ne point pouvoir participer à la guerre se dissiperait – comme une blessure dont il ne resterait qu’une cicatrice à peine visible. Ororya saluait le calme dont faisait preuve son oncle. Aucun emportement, aucun sentiment d’injustice vis-à-vis de sa fonction. Il était Dornien mais avait retiré de ses expériences une sagacité bienveillante qui ne manquait pas d’insuffler admiration à sa nièce. Ce n’était en rien une faiblesse d’esprit à ses yeux – car elle savait très bien que Maron était une poigne de fer dans un gant de velours. L’acier tranchant et tout aussi glacial. Impartial. La Gargalen avait vaguement conscience de paraitre bavarde et puérile face à lui, mais elle s’en contrefichait bien. Après tout, il l’avait vu grandir et ils savaient tout deux à quoi s’en tenir l’un envers l’autre. Quand Maron lui offrit son avis sur Oberyn, la jeune femme ne put s’empêcher d’étirer un sourire amusé. Elle n’était donc pas si mauvaise langue en évoquant l’insupportable manie du chevalier des Météores ? Ororya appuya les dires de son interlocuteur par un bref haussement de sourcils tout en écoutant avec attention son discours. Maron semblait s’être attaché au jeune Dayne et Ororya pouvait vaguement comprendre les raisons. Il était sacrément chevronné, l’élu des Sept, avec sa blanche épée et son indéfectible loyauté envers son suzerain. Un bon élément – espérons qu’il survive à la guerre. La jeune femme se rappelait encore de la petite discussion parmi tant d’autres qu’elle avait partagé avec l’héritier des Météores au sujet du poids de ses propres responsabilités. Le jeune homme suffisant avait laissé entrevoir la façade vulnérable d’un esprit torturé par l’exemplarité à suivre. Elle avait bien éprouvé une once de compassion, immédiatement chassée par cet élan mesquin qui faisait d’elle une femme difficile à supporter.

« Oui, il est plein de bonne volonté et ce serait impensable pour lui de te décevoir. » – Glissa-t-elle, chassant finalement son air taquin pour devenir plus sérieuse. « Je redoute cet affrontement, mais il était temps qu’il arrive. Depuis le temps que j’entends parler des razzias sur les côtes, il était bien temps que les forces se mobilisent. » – Ororya n’avait pas d’avis tranché au sujet des Fer-nés. Elle n’en avait jamais rencontré mais avait beaucoup entendu parler d’eux comme la plupart du reste des Sept Couronnes. La jeune Dornienne put lire une brève expression d’inquiétude sur le visage de son interlocuteur en songeant à la guerre. Ils n’avaient plus qu’à attendre de voir comment cela allait se dérouler, et prier la Rivière Mère de guider leurs pas dans la bataille. Lorsqu’il l’avisa des points négatifs prédominant sur les avantages dans les responsabilités, Ororya lui rendit un triste sourire. Les choses avaient le temps d’évoluer, et la Dornienne ne pouvait nullement se projeter pour voir ce qui l’attendait. La jeune femme renversa un instant la tête en arrière, profitant des quelques secondes qui la séparaient de la fin de son entrevue. Elle sentait poindre en elle la déception de devoir quitter son oncle ainsi. Même s’il laissait entendre qu’ils pourraient avoir l’opportunité de se voir avant son départ pour Dorne, Ororya doutait que cela puisse se faire. Voici encore le prix des responsabilités qu’ils avaient tout deux. Maron lui glissa l’idée de revenir à Dorne pour l’inauguration des Jardins Aquatiques et la jeune femme acquiesça vivement du chef avant de se redresser de son siège.


« Oui c’est une opportunité que je ne pourrais que saisir mon oncle ! J’ai vraiment hâte de voir à quoi cela va ressembler. » – Lui lança-t-elle avec entrain, entremêlant ses doigts qu’elle laissa reposer contre son ventre dans un geste serein. A l’évocation de Daenerys, Ororya sourit de plus belle. « Il me tarde de la revoir aussi, et j’imagine quel plaisir sera pour elle la découverte des Jardins. Embrasse la famille pour moi. » – Voilà venu le temps de la séparation et Ororya se sentit toute abattue. Elle n’en démontra cependant rien, gardant la tête haute et le regard vif.
« Dans l’éventualité où l’on ne se reverrait pas avant ton départ, je te souhaite un bon retour à Dorne. Prend soin de toi et de la famille. » – La jeune femme s’avança pour offrir une brève accolade à son oncle, dans laquelle elle ne put s’empêcher de donner un brin de fougue enfantine puis elle se détacha et lui sourit à nouveau. « A bientôt. »

Ororya se décida finalement à tourner les talons et à quitter la pièce, sans même offrir un dernier regard à son oncle de peur d’en ressentir encore plus d’accablement. C’était tout de même une bouffée d’air frais d’avoir pu le revoir et d’avoir discuté avec lui. Elle se sentait pour le coup moins à l’écart, et d’une certaine manière rassurée. Maron était bien celui qui devait le mieux comprendre sa position dans cette histoire, ce qui n’était pas le cas de la moitié du reste de sa famille côté paternel.


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La famille est le vrai roman de l’individu ▬ Ororya

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