AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Il n’y a pas de liberté sans infidélité, pas de sincérité sans désobéissance. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2
Chevalier
avatar

Corwin Rogers
Chevalier

Général
Chevalier de la maison Rogers.



"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

♦ Missives : 506
♦ Missives Aventure : 95
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 15/05/2012
♦ Célébrité : Richard Armitage
♦ Copyright : Lapy
♦ Doublons : Even Corbray, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : Elen Rogers, née Horpe
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
453/500  (453/500)


Message Ven 19 Avr 2013 - 0:40


Le chevalier jeta un regard autour de lui. Le lit était à nouveau un vrai champ de bataille, qu'ils avaient remué, retourné, battu et rebattu au cours de leurs ébats. Peu importait, cette fois, il ne faudrait y remettre bon ordre qu'au matin. Si le risque de voir arriver un étranger dans la chambre de façon inopinée avait été nul, il se serait volontiers abandonné au sommeil ici même. Malheureusement, si ce n'était pas une camériste ou une suivante de Rebecca qui viendrait, il y avait fort à parier qu'un des enfants le ferait. Sans oublier que les chances de croiser des témoins gênants dans les couloirs, dans une tenue inadéquate, seraient grandement augmentée une fois le jour levé. Il lui faudrait se faire violence pour se rhabiller et quitter à pas de loup les appartements de la jeune femme, pour s'affaler dans son propre lit qui l'attendait, froid, dans une chambre à l'âtre depuis bien longtemps éteint.

Corwin tourna finalement la tête pour observer la dame de Grande-Arche. Il s'étira lentement, comme un chat qui viendrait de se réveiller, sentant ses muscles engourdis par l'effort protester légèrement. Peut-être cela était-il dû au fait qu'il ne rajeunissait pas, ou alors il avait simplement trop tiré sur la corde pour la journée. Il se redressa le temps de se resservir du vin, non dans l'espoir de se ragaillardir à nouveau, mais surtout parce qu'il n'aurait pas voulu gâcher la bouteille. Il but lentement cette fois, pour apprécier l'arôme de la boisson, puis il reposa sa coupe et attira sa maîtresse contre lui, l'entourant de ses bras. Il resta silencieux en attendant que sa respiration et les battements de son cœur se calment tout à fait. Ce faisant, il commença à sentir la fatigue le gagner. Mais il repoussa son envie de fermer les yeux pour caresser avec douceur le ventre de Rebecca, comme si l'objet de leur désir y était déjà logé.


« Qu'est-ce qui te ferait plaisir, un garçon ou une fille ?

Le chevalier avait tendance à donner des fils aux femmes dont il partageait la couche. Légitimes ou bâtards, les garçons prenaient souvent le pas sur les filles. Mais cela n'excluait rien. Il se demandait déjà quel serait le sexe de l'enfant auquel sa femme donnerait le jour. Les plus folles spéculations couraient déjà à Amberly parmi les plus bigots des serviteurs... Pour sa part, cela lui était égal : il avait assez de fils pour ne pas craindre d'en manquer. Il n'avait pas non plus de préférence pour l'enfant qui pourrait venir à naître de sa relation adultère avec l'épouse de lord Stefan, mais ce n'était peut-être pas le cas pour cette dernière. De toute façon, ce n'était pas un choix qu'il était en leur pouvoir de faire, c'était plutôt la chance, le destin ou quoi que ce soit dans le même ordre d'idée, mais rien n'interdisait d'avoir un souhait. D'autant qu'il était parfois exaucé. Corwin pinça les lèvres avec la mine de quelqu'un en pleine réflexion, puis il revint à la charge, profitant de la volupté dans laquelle se trouvait sa maîtresse.

- Me donnes-tu ta bénédiction pour donner une petite leçon d'équitation à Emérick demain ? En prenant un poney de petite taille et bien docile, il ne risquera rien, et quand bien même il tomberait, ce ne serait pas de bien haut. Tout guerrier se doit d'avoir ses blessures de guerre. Tu m'en as toi-même fait quelques-unes durant la nuit.

Il eut un sourire roublard à ces mots, la taquinant sur ses grands moments d'abandon. Cela ne le gênait pas du tout, au contraire, et il était habitué à coucher avec des femmes qui imprimaient sur lui leur marque... Shaïra Seastar, par exemple, n'avait pas été la dernière à le faire, il y a quelques années de cela. Usant de ses charmes et de l'emprise qu'il avait sur la dame de Grande-Arche en la prenant par les sentiments, il tenta de la faire plier, prêt à persévérer jusqu'à ce qu'elle accepte. De toute façon, quand bien même il lui viendrait à l'idée de faire la tête, il savait comment la faire craquer. Elle ne lui résistait jamais bien longtemps, même avec la meilleure volonté du monde. Mis à part le fait qu'une telle leçon ravirait sans doute le petit garçon, cela éviterait à son géniteur de passer la journée à ronger son frein en attendant de pouvoir jouir d'un moment d'intimité avec la maîtresse des lieux. Il ne doutait pas qu'ils finiraient par trouver un moment et une occasion, mais les enfants étaient parfois plus difficiles à semer que les serviteurs.

- Mélissandre a déjà pris des leçons de monte, non ? Si oui, il doit se sentir frustré, lui qui a de si grandes ambitions. Et si non, je pourrai faire d'une pierre deux coups. Même une dame doit savoir monter, tu le sais bien. Tu n'étais pas la dernière en selle, dans mon souvenir... »

Sa dernière phrase pouvait porter à confusion et être prise dans deux sens différents, mais c'était bien là ce qui l'amusait. Pourtant, il faisait surtout allusion à un véritable cheval, en l'occurrence, et non pas à leurs étreintes.


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Rebecca Staedmon
Noble

Général .
♦ Missives : 134
♦ Missives Aventure : 30
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 04/07/2012
♦ Célébrité : Kate Beckinsale
♦ Copyright : Moi
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Aaricia Greyjoy, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Lord Stefan Staedmon
♦ Lieu : Grande-Arche
♦ Liens Utiles : Lady Rebecca Staedmon de Grande-Arche

Voyages et aventures d'une Infidèle

Intrigue d'une intriguante

Succès

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
301/500  (301/500)


Message Mar 23 Avr 2013 - 2:16



[i]À cette époque, elle n’avait que Victor, mais ce fils avait toujours cherché à la fuir et préférait de loin son père. La question la fit sourire. Elle n’Avait jamais eu de préférence entre un fils ou une fille. Certaines de ses fausses couches avaient été au milieu de ses grossesses ce qui laissait souvent prétexte à savoir le sexe de l’enfant. Elle savait de par le mestre qu’elle avait eu pour la plupart des garçons.

Mélissandre aimerait certainement avoir une petite sœur plutôt qu’un troisième frère, mais je sais que Stefan préférait élever un garçon plutôt qu’une fille. Lança-t-elle avant de poser sa main sur la sienne et le regarder. Peu m’importe, tant qu’il est de toi, je serais heureuse.

L’un ou l’autre, elle serait très heureuse de pouvoir avoir un petit poupon auquel elle pourrait vouer tout son temps. C’était certainement ce qui lui fallait puisqu’elle ne chercherait pas à protéger Émérick. Elle serait heureuse de pouvoir donner tout son temps à un petit être qui naitrait certainement de cette nuit. Elle avait toujours été une mère très attentionnée et aux petit soins avec ses enfants. Son problème était certainement qu’elle cherchait trop à les protéger. La jeune femme attrapa les draps pour se couvrir davantage et se rapprocha de son amant. Donnerait-elle sa bénédiction? Elle n’Avait pas beaucoup de choix. Elle savait qu’elle ne pourrait faire autrement que dire oui. Il aurait les arguments pour la faire changer d’avis.

J’accepte que tu lui montres à monter à cheval.

Rebecca eut un sourire lorsqu’il lui parla de blessure de guerre. Il était vrai qu’elle avait fait glisser ses ongles plus d’une fois sur sa peau. Elle le plaqua doucement contre le lit et grimpa sur lui pour l’embrasser tendrement. Elle déposa sa tête contre celle de son amant et soupira intérieurement. Elle aurait payé cher pour avoir une moment comme cela avec son propre époux, mais ils n’étaient pas compatibles.


Les femmes adorent les hommes avec des blessures de guerre. Je ne suis certainement pas la seule qui ait laissé des marques avec le temps.


Elle faisait allusion au passé de grand séducteur qu’il avait été et qu’il était toujours. Elle n’était pas jalouse et le grand chevalier le savait. Était-elle prête à laisser son fils entre les mains de son père? Elle le connaissait assez pour lui faire confiance, mais elle savait que le chevalier insisterait et trouverait tout les arguments Autant abdiquer, Émérick serait plus qu’heureux de pouvoir faire cette petit journée à cheval et Rebecca, elle qui rêvait depuis des lustres de voir son fils en compagnie de son père, ne pouvait espérer meilleurs moment. Elle eut un sourire à l’vocation de Mélissandre. Évidement, il était un père lui aussi. Il ne pouvait s’empêcher de s'occuper d’Elle aussi.

Mélissandre ne monte pas encore. Un de ses oncles lui avait promis de le faire lorsqu’ils rentreraient de leur chasse. Tu peux toujours prendre de l’avance, je suis certaine qu’elle sera heureuse de vous accompagner. Au contraire, j’ai été la dernière des Lydden à monter à cheval parce que j’ai toujours eu peur de ce genre de bête. La première jument que mon père m’a offerte m’a gentiment salué en m’envoyant au sol. Les enfants t’aiment bien, ils seront heureux de passer une journée avec toi. Mélissandre t’adore et peut-être que cela poussera Émérick à ne plus avoir de gêne avec toi.

C'était une des premières fois, qu’elle évoquait son ancienne vie devant son amant, préférant de loin oublier sa famille. Elle passa ses doigts sur son visage caressant ses traits qui chaque fois qu’elle le voyait trouvait qu’il ne vieillissait pas. Il était toujours son chevalier plein de vigueur. Elle posa sa tête sur sa poitrine et ferma les yeux. Chaque minutes qui passait la séparerait bientôt du Rogers. Il ne pouvait pas rester éternellement avec elle. Elle comprenait aussi que c’était pour leur secret. Elle n’osait pas imaginer le questionnement d’un de ses enfants si un des deux venaient à les surprendre. Il n’était pas rare que l’un se faufile dans sa chambre pour la réveiller.

Encore aujourd’hui les chevaux ne sont pas mes meilleurs amis, il n’y a qu’un étalon que je préfère monter avec plaisir. Comme tu seras pris avec eux, je te réserverais un repas en tête à tête demain soir. Personne ne nous dérangera encore.

C’était une invitation qu’elle lançait comme cela, sans plus. Elle savait qu’à la fin d’une telle journée, ses deux gamins seraient fatigués. Les mettre au lit serait une question d’un claquement de doigt.
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Corwin Rogers
Chevalier

Général
Chevalier de la maison Rogers.



"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

♦ Missives : 506
♦ Missives Aventure : 95
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 15/05/2012
♦ Célébrité : Richard Armitage
♦ Copyright : Lapy
♦ Doublons : Even Corbray, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : Elen Rogers, née Horpe
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
453/500  (453/500)


Message Dim 28 Avr 2013 - 0:27

Corwin se laissa faire lorsque sa maîtresse grimpa sur lui pour s'allonger. Puisqu'il devrait bientôt quitter cette chambre, autant ne pas lui refuser quelques attentions, les dernières de la nuit. Il savait qu'elle voulait être près de lui jusqu'au dernier instant, et cela flattait considérablement son ego. Ce fut avec satisfaction qu'il l'entendit accepter qu'il montre aux enfants comment monter. Même si ce fils qu'était Emérick était presque un étranger pour lui, car il ne le voyait pas souvent et ne lui avait jamais été présenté comme ce qu'il était réellement pour lui, il tenait à ce qu'il aie une éducation décente. On ne saurait lui reprocher d'avoir engendré des femmelettes. Tous ses fils avaient le potentiel de combattants. Bien sûr, si son aîné était son portrait craché, d'autres avaient hérité du tempérament plus doux de leur mère, mais cela ne les empêchait en rien de savoir tenir une épée et s'en servir, ce qui incluait même le plus jeune, Murray, qui n'avait que neuf ans.
Au moins, tout cela lui permettrait de ne pas trop penser à ce qu'il pourrait faire avec Rebecca au cours de la journée s'il n'y avait pas tant de témoins potentiels de leur relation adultère. Et se faire apprécier des gamins aurait l'avantage de le faire accepter d'autant plus facilement dans le paysage. Le chevalier haussa les sourcils quand la dame de Grande-Arche lui confia avoir été la dernière de sa famille à monter à cheval car elle s'en méfiait. Pour sa part, il montait depuis son plus jeune âge, et il se sentait aussi à l'aise en selle que sur ses pieds, si ce n'est plus.


« Ce n'est qu'une mauvaise expérience, tu sais. Tu veux que je te donne des leçons, à toi aussi ?

Il lui adressa un sourire moqueur, mais dénué de méchanceté. Il la taquinait simplement. Il avait aimé l'entendre dire qu'elle n'aimait chevaucher qu'une seule monture, et il avait saisi l'allusion sans peine. Pour l'heure, ladite monture était fatiguée, et prête à se laisser couler dans les bras délicats du sommeil. Il se serait volontiers endormi là, l'odeur de la peau de sa maîtresse dans les narines, goûtant à sa chaleur corporelle... Il l'aurait pu, s'il n'y avait pas eu les enfants, ou quelques témoins. S'ils avaient été à Amberly, sans doute auraient ils pu trouver un prétexte pour passer toute une nuit ensemble sur la plage, et la finir sans avoir à se séparer. Mais pas ici, à moins de se mettre en danger. Corwin soupira, contemplant un moment le plafond en caressant du bout des doigts le dos de Rebecca, pensif. L'offre de dîner en tête à tête lui plaisait particulièrement. Cela aurait été d'autant mieux si nul spectateur ni oreille indiscrète ne traînait à proximité. Ils auraient ainsi pu converser en toute quiétude sans se soucier de présenter un masque de scène. Mais tant pis. La nuit, leur alliée de toujours, rattraperait ces instants perdus. Se redressant avec douceur, il déposa un baiser sur les lèvres de la dame de Grande-Arche et la repoussa sans violence.

- J'accepte ce repas avec grand plaisir. Voilà une riche idée. Toutefois, il faut maintenant que je retourne à ma chambre si nous ne voulons pas nous faire prendre. Avant que je finisse pas succomber au sommeil dans ce lit...

Avec un effort qui lui sembla presque douloureux, tant il sentait ses muscles engourdis par tout ce qu'il avait fourni au cours de la journée, le chevalier se leva, quittant la couche marquée par leurs ébats. Il se mit en quête de ses vêtements qu'il enfila, prenant soin d'avoir l'air à peu près convenable au cas où on le trouverait dans les couloirs. Pour expliquer le fait qu'il était encore revêtu de sa tenue de la soirée, et privé de bottes, il trouverait bien quelque chose... et si non, passer un simple serviteur au fil de l'épée ne serait qu'une formalité, si c'était bien fait et dans la discrétion. Une fois habillé, il revint auprès de la jeune femme et l'embrassa une dernière fois avant de quitter la pièce.

- Je te souhaite une bonne nuit, ma douce. A demain.

Il referma la porte en silence derrière lui, se retrouvant dans le couloir obscur. Tous les sens en éveil, il guetta le moindre signe de vie ou de marcheur nocturne. Heureux d'entendre le silence et de ne rien détecter de suspect, il se coula dans l'ombre pour se déplacer silencieusement jusqu'à la chambre qui était la sienne. Il connaissait le trajet par cœur, et n'eut pas de mal à se repérer, même avec aussi peu de lumière. Là, il fit jouer la clé dans la serrure, ouvrit la porte et referma derrière lui. Il ne mit guère de temps à se glisser entre les draps glacés et à se laisser emporter par le sommeil, plus que bien mérité.


Corwin dormit profondément jusqu'à une heure plutôt avancée de la matinée. La route qu'il avait eu à faire suffirait sans doute à justifier cela aux yeux de tous. Il resta un moment allongé dans son lit en laissant vagabonder ses pensées. Son estomac l'en tira à l'aide de féroces gargouillements. Avec ce qu'il s'était dépensé la veille, nul doute que la faim pouvait le tenailler ! Il se leva donc sans se presser, alla faire un brin de toilette à la cuvette d'eau claire qui avait été disposée à son attention, puis il se vêtit avec soin. Il devait tenir son rang, mais il choisit quelque chose de pratique car il devait enseigner la monte aux enfants durant cette journée. Une fois fin prêt, il sortit de sa chambre. Le soleil brillait dans un ciel pratiquement sans nuages, fait appréciable après le temps de la veille, et parfait pour monter à cheval. Le chevalier n'eut pas à marcher bien longtemps dans les couloirs avant d'être accosté par une servante qui lui annonça qu'un repas l'attendait dans une petite pièce toute proche. Il ne se fit pas prier pour aller se restaurer, et ce ne fut qu'une fois l'estomac calé qu'il se mit en quête de la maîtresse des lieux.
Sans surprise, il retrouva Rebecca en compagnie de ses deux enfants, apparemment occupée à leur faire la leçon de lecture. Si Mélissandre était déjà plus âgée et apparemment plus à l'aise avec cet exercice, Emérick au contraire était encore tout jeune et débutait à peine. Mais les mestres s'accordaient à dire que plus on commençait jeune, plus c'était facile d'apprendre. Corwin se présenta à eux et leur fit une révérence, paré de son masque coutumier d'invité. Seuls ses yeux bleus délivraient un message à sa maîtresse et à elle seule.


- Ma dame... J'espère ne pas vous déranger. Veuillez pardonner l'heure tardive à laquelle je me présente à vous, mais la journée d'hier semble avoir été plus... fatigante que prévu. Je suppose que mon corps avait grand besoin de récupérer pleinement, et votre literie est à la hauteur de vos qualités d'hôte. Je crois que c'est un signe que je prends de l'âge. »

Le chevalier adressa un sourire à la dame de Grande-Arche, que n'importe qui aurait pu interpréter comme un gage d'amabilité. En réalité, il s'amusait du sens caché de ses mots que la belle ne manquerait pas de saisir. Si elle désirait continuer à faire la leçon à ses enfants, il resterait simplement là à écouter, par curiosité aussi bien que pour se tenir au courant des progrès de son fils illégitime. Il était dans son caractère de garder un œil sur ce qui lui... appartenait.


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Rebecca Staedmon
Noble

Général .
♦ Missives : 134
♦ Missives Aventure : 30
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 04/07/2012
♦ Célébrité : Kate Beckinsale
♦ Copyright : Moi
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Aaricia Greyjoy, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Lord Stefan Staedmon
♦ Lieu : Grande-Arche
♦ Liens Utiles : Lady Rebecca Staedmon de Grande-Arche

Voyages et aventures d'une Infidèle

Intrigue d'une intriguante

Succès

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
301/500  (301/500)


Message Mar 30 Avr 2013 - 2:50

Mauvaise expérience peut être. Avait-elle besoin de leçon? Elle en doutait fort. Surtout qu’à jouer avec les allusions, cela la faisait sourire la femme de Lord Staedmon. Émérick serait certainement heureux, mais elle aurait aimé les accompagner. La gestion de la maison était beaucoup plus importante et elle ne pouvait se permettre de montrer quelques signes avant-gardistes devant ses enfants. Ils étaient jeunes, mais pas innocent. Mélissandre commençait à comprendre sa mère un peu trop facilement et il arriverait peut-être qu’elle ait quelques familiarités qui pourraient gâcher leur secret. Elle resta allongée sur lui. Elle savait qu’il la quitterait d’ici peu et pourtant, elle avait hâte d’être à demain.

Depuis le temps je crois que je n’ai plus besoin de leçon …

Les sous-entendus faisaient parti de leur quotidien. Enfin chaque fois qu’ils pouvaient se côtoyer, les mots et les regards en disaient plus long. Elle ne détestait pas cette complicité qui s’était installée avec le temps. Elle caressa son visage du bout de ses doigts, heureuses de savoir qu’elle l’aurait à sa disposition le soir prochain. Peut-être seraient-ils quelques peu incommodé par les serviteurs, mais Mélissandre et Émérick ne les dérangeraient pas. Il y avait fort à parier qu’avec les leçons que le Rogers réservait à ses deux jeunes enfants auraient de quoi les fatigués.

Elle avait ce cœur lourd chaque fois qu’il la quittait pour leur bien de leur secret. Combien d’année cela durerait encore? Elle ne pouvait pas crier tout haut qu’elle ne voulait que lui. Qu’arriverait-il à son petit Émérick. Ce moment qu’elle redoutait n’Était jamais bien loin. Ce baiser qui lui disait parfois au revoir et d'autre fois, nous nous reverrons. Elle aurait voulu dormir dans ses bras comme la première fois qu’elle l’avait connu. Un sourire triste se déposait sur ses lèvres, mais elle savait que demain il serait encore là.

Bonne nuit très cher

Elle l’embrassa une dernière fois et s’effondra sur l’oreiller. Quelle douleur cette porte qui se refermait derrière elle. Ce parfum qui s’était imprégnée dans les draps la rendait malade. Elle eut un bref accès de colère terminant par des larmes silencieuses. Elle s’était recroquevillée dans ce lit qui avait été presque vide toutes les nuits depuis la venue de son dernier fils. Parfois, Lord Stefan y avait fait acte de présence, mais c’était aussi froid que la pierre qui tenait ce château. Il n’y avait que Corwin qui la rendait heureuse désormais et ce n’était pas à cause de son époux lui-même. La relation entre son mari et elle était voué à l’échec à la minute ou son imbécile de père avait accordé sa main au Staedmon. Dans ses souvenirs, sa belle-mère avait proféré des vilénies à son sujet. La vielle était morte assez tôt pour ne pas voir cette relation tomber en fracas. Rebecca prit un temps fou à fermer les yeux. Elle aurait voulu dormir dans ses bras comme la première fois. Elle sombra tard dans la nuit et fut réveiller par l’odeur des fleurs que son fils venait de déposer dans son vase près de son lit. Elle l’avait soulevé du sol et l’avait embrassé sur la joue.

Tu es bien le fils de ton père, murmura-t-elle à l’enfant dégageant quelques mèche de son front.

Ce dernier l’étreignit et l’embrassa sur la joue. Si Corwin arrivait à la faire sourire et la rendre heureuse, le gamin avait assez de charme pour en faire autant. Elle le remit sur les pieds et se leva le chassant gentiment de ses appartements. Rebecca fit un brin de toilette et descendit dans les cuisines prendre le petit déjeuner avec ses enfants et une fois terminée, les amena dans une petite salle dont ils se rendaient souvent pour les leçons. Elle écoutait Mélissandre d’une oreille davantage occupée par Émérick qui avait tendance à refuser de faire ses leçons. Le jeune garçon repoussa ses leçons en regardant sa mère. Il ne gagnera pas. Elle n’avait pas ce genre d’envie de laisser ses enfants gagner. Sa voix s’était faite imposante peut-être trop. Émérick avait grogné et protesté mais c'était tu à la vue du chevalier. Ses yeux brillaient de nouveaux et semblait reprendre ses leçons avec fierté. Rebecca observa son garçon quelques minutes avant de soupirer. Il lui en fallait peu.


Vous êtes tout excusés Ser Corwin. Vous avez fait un long voyage et avec ce temps cela ne put qu’être éprouvant. Nous en avons que pour quelques minutes à peine, prenez donc un siège.


La dame de Grande-Arche lança un sourire à son amant et reprit son attention vers son fils. Elle le reprit quelques fois, ne se gênant aucunement de le faire. Elle attendait de ses enfants bien plus qu’on pouvait le croire. Elle le laissa terminer avant de reprendre le livre et l’embrasser sur le front. Il se détacha de sa mère et la Staedmon fit signe à la Septa que s’en était assez pour aujourd’hui. Toute surprise cette dernière alla ouvrir la bouche, mais Rebecca la devança :

Malgré l’éprouvant voyage de notre invité, il s’est offert de montrer â Mélissandre et Émérick à monter à cheval.

Elle posa son regard sur le chevalier et les enfants qui étaient tout souriant. Elle avait donc fait le bon choix. Elle se leva et fit signe au chevalier et à ses enfants de la suivre dans la cours. Il ne fallut qu’un bref coup de vent pour que les deux enfants se retrouvent devant les adultes.

J’ai demandé à notre palefrenier de trouver des poneys qui feraient affaire pour les enfants. Il est à croire que votre idée les enchante.


Son regard se posa sur fils qui semblait regarder le poney d’un mauvais œil. Elle n’y voyait pas pourtant de peur. Elle ne le connaissait pas ainsi. Quand il avait peur, il se réfugiait contre elle. Il finit par se tourner vers sa mère et la regarda. Un sourire s’installa sur ses lèvres et la dame de Grande-Arche ne put qu’en sourire à son tour.


Je crois que vous allez les rendre heureux avec cette petite leçon.


Si elle avait pu, elle l’aurait tout simplement embrassé. Dommage qu’il fallait faire autant attention à leur relation secrète.

Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Corwin Rogers
Chevalier

Général
Chevalier de la maison Rogers.



"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

♦ Missives : 506
♦ Missives Aventure : 95
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 15/05/2012
♦ Célébrité : Richard Armitage
♦ Copyright : Lapy
♦ Doublons : Even Corbray, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : Elen Rogers, née Horpe
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
453/500  (453/500)


Message Mer 8 Mai 2013 - 14:56

Corwin vit au regard de Rebecca qu'elle avait sans mal relevé le sens caché de ses mots. Alors qu'elle lui annonçait qu'elle avait presque terminé avec les leçons de ses enfants, il tira un siège et s'installa un peu en retrait pour observer. Il n'avait pas manqué de remarquer à quel point la dame de Grande-Arche était belle, et son air sérieux alors qu'elle donnait ses leçons lui ajoutait un petit quelque chose. Il sentit déjà une familière sensation de désir lui titiller l'aine, malgré leur nuit agitée de la veille. Il n'y avait pas d'heure pour ses plaisirs, après tout, et il savait que si l'occasion se présentait avant même que la nuit ne soit tombée, il n'hésiterait pas à la saisir. Il en avait toujours été ainsi, et il soupçonnait fortement que cela plaise énormément à sa maîtresse. Jamais encore elle ne s'était refusée à lui, peu importe le moment du jour ou de la nuit.
Le chevalier consacra surtout son attention à son fils illégitime, qui avait l'air de s'être remis à son travail avec plus de cœur au moment où il était arrivé. Le gamin semblait littéralement gonflé de fierté, comme s'il souhaitait montrer tout ce dont il était capable à l'invité de sa mère. Ce dernier eut du mal à retenir un sourire : ce désir de plaire et de se montrer le meilleur était peut-être un trait de caractère qu'il avait hérité de lui. Il le retrouvait chez certains de ses rejetons, notamment chez son fils aîné, Alban.

La fin des leçons fut finalement annoncée, et Rebecca congédia momentanément la septa pour laisser toute la place aux leçons d'équitation. Sans grande surprise, les yeux des deux enfants se mirent à pétiller. Corwin savait qu'il avait tous les avantages dans cette situation : il continuerait à se faire bien voir de toute la maison Staedmon, et à être accepté sans problème, il aurait l'affection des enfants, et pourrait passer du temps avec son fils. Il ne connaissait pas beaucoup Emérick, le voyait peu, et consacrait surtout ses visites à sa mère. Toutefois, il savait qu'il était le fruit de sa chair, et il n'aurait pas apprécié qu'il soit vicié par une éducation qu'il n'approuvait pas. Pour l'heure, il était rassuré.
Tous les quatre prirent la direction des écuries. Les deux gamins dépassèrent rapidement les adultes, dans leur hâte de monter enfin à poney. Les amants secrets, eux, échangeaient les banalités affables de rigueur lorsque des oreilles indiscrètes pouvaient les surprendre à tout moment. Cela avait beau rendre le jeu plus piquant, c'en était parfois lassant. Lorsqu'ils arrivèrent dans la cour, les poneys avaient déjà été sellés, et attendaient sagement qu'on dispose d'eux. Celui destiné à Emérick, le plus petit, un animal hirsute au poil pie alezan, tourna la tête vers eux avec curiosité. L'autre, plus grand et à la robe alezan crins lavés, était destiné à Mélissandre, car elle était plus grande et plus âgée. Les bêtes semblaient calmes et placides, idéaux pour une première leçon à des enfants jeunes. Les descendants légitimes du chevalier avaient pour la plupart vite pris goût à la monte et étaient rapidement devenus des cavaliers émérites. Cela valait également pour ses deux bâtards officiels. On pouvait même dire que Raven avait encore plus d'aisance que les autres, ce qui ne manquait pas de lui attirer les foudres et la jalousie d'Alban.


« Ne vous approchez jamais d'un cheval par derrière, les enfants. Il pourrait prendre peur et donner un coup de pied.

La remarque valait surtout pour Emérick, qui malgré une certaine méfiance de prime abord, avait abordé son poney par l'arrière. Corwin avait vu assez d'imprudents se faire frapper d'un sabot ferré pour connaître l'étendue des dégâts que cela pouvait provoquer. Son propre destrier, Kaesar, était bien souvent à l'origine des accidents, qu'on l'aborde correctement ou non, calmement ou pas. Certains palefreniers d'Amberly en étaient venus à considérer qu'il devait être un dragon réincarné, ou simplement un esprit malfaisant sous forme équine. Pour sa part, son cavalier y trouvait son compte.
Alors que les deux palefreniers qui seraient chargés de tenir les poneys pendant la leçon venaient se saisir des rênes, le chevalier s'avança pour commencer à donner ses instructions. Il laissa à la dame de Grande-Arche le soin de s'occuper de sa fille pendant qu'il se chargeait d'Emérick. Il n'y avait qu'à espérer qu'elle saurait surpasser sa méfiance et son inquiétude maternelle pour que tout se passe au mieux.


- Pour monter sur le poney, il faut se mettre à côté de lui, à sa gauche. Ensuite, pose les mains sur son encolure et sa selle, et passe le pied gauche dans l'étrier, puis le droit par-dessus son dos.

Tandis qu'il expliquait, il assista son fils dans la manœuvre, et le bambin se retrouva finalement assis sur le dos de sa première monture. Corwin l'aida à trouver la bonne position puis s'assura de celle de Mélissandre, avant d'ordonner aux palefreniers de les faire marcher dans la cour. Il observait les deux enfants pendant l'opération, jamais bien loin d'eux, pour leur donner des conseils et les rassurer. Il s'agissait avant tout de les faire prendre confiance en eux et qu'ils s'habituent à la monte. Une fois que le résultat fut satisfaisant, ils répétèrent le même exercice au trot. Par la suite, les deux enfants auraient à gérer eux-mêmes leurs rênes. Le résultat n'était pas mal du tout, pour une première fois.
Ils furent interrompus par un serviteur venu annoncer à Rebecca que le repas était prêt. Cela aurait pour effet de ménager les nouveaux petits cavaliers, et de les reposer un peu. Ils pourraient ainsi poursuivre l'après-midi, s'ils en avaient la force et l'envie. Tandis qu'ils regagnaient tous les quatre le château pour se rendre dans la salle où le repas était servi, le chevalier prit volontairement du retard en discutant avec sa maîtresse. Quand ils furent à l'abri des regards, il la poussa par une porte donnant sur une pièce vide et obscure. Cela semblait être un bureau, et seule un peu de lumière filtrait par les rideaux tirés. C'était bien assez. Corwin ferma la porte derrière eux et plaqua sans violence la dame de Grande-Arche contre le mur, avant de l'embrasser avec passion.


- Ca se passe plutôt bien cette leçon, non ?

De ses lèvres, il descendit avec ses baisers pour l'embrasser dans le cou. Sentant le désir s'emparer de lui, il aurait pu la prendre là, sans attendre, mais il se retint. C'était risqué, entre les serviteurs qui pourraient passer ou entrer, bien qu'une pièce inutile offre plus de sécurité aux amants, et les enfants qui pourraient rebrousser chemin pour les chercher au lieu de suivre la septa qui les avait rejoints. Pourtant, ce n'était pas ce qui le freinait. Sa maîtresse serait sans doute celle qui déciderait, finalement, de retenir leurs ardeurs ou d'y laisser libre court. Le vieux bureau qui trônait dans la pièce ferait un parfait lit de fortune, même si ce ne serait pas la première fois en sept ans qu'ils se contentaient d'un mur.

- J'ai dormi comme un gamin, tellement tu m'as épuisé, cette nuit. C'était comme si j'avais été assommé... mais tout va mieux maintenant.

Il sentit son estomac gargouiller. Il avait bien mangé, quelques heures plus tôt, mais un homme actif comme lui devait se nourrir en conséquence. Toutefois, ce n'était pas de nourriture qu'il avait le plus faim en cet instant. Il avait d'abord voulu faire part à sa maîtresse d'un projet qui lui était venu à l'esprit, mais cette pulsion de la faire sienne à nouveau l'avait saisi et pris le pas sur cette idée première. Il serait toujours temps de lui en parler plus tard. Approchant ses lèvres de l'oreille de la jeune femme, il y murmura quelques mots, un peu fiévreux.

- Nous avons un peu de temps, si tu en as envie... Pour nous ouvrir l'appétit. »

Corwin restait collé à la dame de Grande-Arche pour l'embrasser un peu partout, et il ne doutait pas qu'elle le désirait elle aussi en cet instant. Il le voyait et le sentait. Toutefois, si elle voulait repousser ce moment à plus tard, il ne lui en voudrait pas. Il chercherait une occasion en or au cours de l'après-midi pour assouvir ce désir refoulé.


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.



Dernière édition par Corwin Rogers le Sam 11 Mai 2013 - 9:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Rebecca Staedmon
Noble

Général .
♦ Missives : 134
♦ Missives Aventure : 30
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 04/07/2012
♦ Célébrité : Kate Beckinsale
♦ Copyright : Moi
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Aaricia Greyjoy, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Lord Stefan Staedmon
♦ Lieu : Grande-Arche
♦ Liens Utiles : Lady Rebecca Staedmon de Grande-Arche

Voyages et aventures d'une Infidèle

Intrigue d'une intriguante

Succès

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
301/500  (301/500)


Message Ven 10 Mai 2013 - 21:11

Elle avait compris que les leçons seraient bien plus intéressantes venant de son amant que d’elle-même. Les voir partir en furie vers les écuries l’avait surprise. Décidemment, il n’y avait qu’elle qui avait une aversion pour les chevaux. Mélissandre avait été sous le charme de la bête au moment même où elle l’avait vu. Rebecca s’était rapprochée de son palefrenier pour le remercier. Comme toujours, il avait fait un bon travail et avait trouvé les montures facilement. Même si les écuries semblaient être entièrement occupées. Les poneys restaient rares tout de même. Elle se demandait même par quelle magie ils étaient arrivés aussi vite. Bizarrement, elle avait l’impression que son mari en était la cause. Elle s’était approchée de l’homme qu’elle connaissait depuis bien des années tandis que son amant s’occupait des deux gamins.

Je vous les ai demandés depuis une heure, j’espère que vous ne les avez pas dérobés à quelconque propriétaire.


Loin de là ma dame. Lord Staedmon les faisait héberger à l’auberge du vieux Sam. Cette vieille canaille a dit oui à notre bon lord. Il attendait seulement que vous abdiquiez à laisser les deux derniers à monter à cheval, sourit-il avant de laisser la dame de la maison avec ses petits et le Ser Rogers.

Rebecca prit la direction de ses enfants et regarda Corwin avec un sourire. Si Émérick éprouvait de la méfiance, il retenait cela de sa mère. Mélissandre quant à elle était en parfaite admiration et se demandait même quel nom porterait sa nouvelle monture. Elle aimait bien monter avec son oncle, mais c’était sa mère qui ne cessait de les regarder morte d’inquiétude. La dame de Grande-Arche s’était promis qu’elle n’interviendrait aucunement dans la leçon, laissant toute la place à son amant pour cette opération. Elle était une femme bien trop nerveuse pour rester concentrer, mère poule qu’elle était. À l’affirmation du chevalier d’Amberly, Mélissandre ne put qu’évoquer un souvenir qui avait bien fait rire certain membre de la famille. Si Rebecca détestait les chevaux ce n’était que parce qu’elle avait toujours réussi à contrarier ce genre d’animal et qu’il se vengeait de son amertume.

Émérick, ôte-toi de la ! Il va t’arriver la même chose que maman, rigola la jeune enfant alors que sa mère la réprimandait en l’appelant par son nom.

Elle aida sa fille à monter sur sa monture et offrit un second sourire à son amant. Il savait se faire aimer de ses enfants. Elle n’avait rien contre. Elle se disait que cela permettait à Corwin de pouvoir voir son fils un peu et d’en prendre soin. Elle ne lui reprochait rien. Elle aimait seulement voir l’image de son fils avec son vrai père. Il n’aurait pas été plus fidèle marié avec elle et elle préférait n’être que sa maitresse. Ce statut lui plaisait davantage que le reste. Ce qu’elle appréciait encore plus c’est qu’il était aussi gentil avec sa fille. Une fois les enfants en scelle, elle se recula pour s’adosser contre la clôture et regarder Corwin donner ses leçons. Comme toujours, elle avait eu des craintes pour rien. Même son mari savait qu’elle aurait abdiqué avant. Quelle surprise il allait avoir. Il n’aimerait certainement pas le fait que ce soit son meilleur ami, mais il ne pourrait lui en vouloir, sachant qu’il aurait su la convaincre bien plus facilement que lui-même. Un serviteur de sa maison vint lui annoncer qu’il était l’heure du repas et elle se dirigea vers sa fille, mais celle-ci semblait vouloir mettre pied au sol par elle-même. Rebecca la laissa faire et sourit en la voyant mettre les pieds au sol. Elle rejoignit son frère et Rebecca écouta avec attention la petite discussion qu’ils avaient. Voilà, il cherchait les noms de leur monture. Tout se passa vite pour la suite et ne fut pas surprenant pour la dame de la maison. Rebecca sentit ses muscles se détendre lorsque le chevalier l’embrassa.

Plutôt très bien. Ils sont heureux et ca leur donnent une raison de profiter de ce temps splendide. Stefan sera certainement heureux de voir que j’ai enfin abdiquer à les laisser monter.

Ses derniers mots s’étaient perdus dans un soupir. Elle s’était laissé emporter par les frissons et les baisers qu’il lui procurait. Elle avait réussi à refouler ses désirs et il semblait aussi enclin à la faire sienne de nouveau. Elle passa ses mains dans la chevelure de son amant avant de l’embrasser sur ses lèvres. S’il avait bien dormi, il avait été autrement pour la dame de Grande-Arche. Celle-ci n’avait point trouvé le sommeil après le départ de son amant, le parfum de son chevalier était resté imprégné dans les draps et son esprit l’avaient torturé une nuit entière. Rebecca essuya un léger rire en entendant le ventre de son amant gargouiller. Il avait peut-être une autre faim …

Ton appétit semble bien présent pourtant.


Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Corwin Rogers
Chevalier

Général
Chevalier de la maison Rogers.



"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

♦ Missives : 506
♦ Missives Aventure : 95
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 15/05/2012
♦ Célébrité : Richard Armitage
♦ Copyright : Lapy
♦ Doublons : Even Corbray, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : Elen Rogers, née Horpe
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
453/500  (453/500)


Message Sam 11 Mai 2013 - 15:28



Il adressa un regard amusé à Rebecca, avant de se pencher pour ramasser les objets qu'il avait balancés sans ménagement par terre. Tandis qu'il réfléchissait, l'idée qui lui était venue à l'esprit plus tôt se manifesta à nouveau. Reposant les cartes et les plumes à leur place d'origine, il regarda pensivement la dame de Grande-Arche avant qu'elle remettait de l'ordre dans sa tenue et dans sa mise. Etait-ce le bon moment pour en parler ? Sans doute, on ne pouvait probablement pas dire qu'il y avait de mauvais moments pour parler d'une chose qui n'était pas bien grave. Ce serait aussi bien de lui demander son avis maintenant que plus tard.

- Dis-moi, est-ce que tu sais si ton mari a déjà prévu de fiancer ton fils aîné à quelqu'un en particulier ? Si ce n'est pas le cas, que dirais-tu de le fiancer à ma plus jeune fille, Ombeline ? Elle n'a qu'un an de moins que lui, autant dire que l'âge convient. Cela permettra à nos deux familles de se lier aux yeux de tous... Bien sûr, il faudra que j'en parle à ton époux, mais autant avoir ton avis en premier.

Corwin imaginait qu'il y avait de bonnes chances pour que cette proposition soit acceptée. Elle conviendrait sans doute à tous : pour Rebecca, il aurait une excuse encore plus valable pour se rendre à Grande-Arche une fois le mariage célébré. Pour lord Stefan, c'était lier sa famille à celle de ce qu'il croyait être un excellent ami, fidèle et loyal. Et pour le chevalier, c'était s'assurer de voir un jour ses descendants régner sur un fief. Evidemment, les deux enfants étaient encore trop jeunes à l'heure actuelle. Toutefois, rien n'interdisait, bien au contraire, de procéder aux fiançailles si la chose se faisait, et le mariage serait célébré dès que les futurs époux auraient l'âge de le faire. Actuellement, Corwin cherchait à bien placer ses enfants légitimes par des mariages, et cela valait aussi pour ses plus jeunes descendants. Sans doute devrait-il aussi trouver un parti convenable à sa fille bâtarde, Clélia. Que Raven reste célibataire poserait moins de problème que de voir sa demi-soeur finir vieille fille. Autant la faire septa, à ce prix-là...
Le chevalier finit par se lever et aller jusqu'à la porte pour risquer un discret coup d'oeil dans le couloir, alors que son estomac l'avait rappelé à l'ordre. Il était sans doute plus que temps de se rendre à table. Une fois assuré que le couloir était désert, il fit signe à Rebecca de le rejoindre, et ils purent sortir de la pièce, l'air de rien. C'était également le moment d'enfiler à nouveau son masque.


- Ma dame, je dois dire que tout cela m'a ouvert l'appétit. Vous devez me prendre pour un goinfre ! Mais n'est-il pas du devoir d'un invité d'honorer les cuisines de son hôte ? »


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Rebecca Staedmon
Noble

Général .
♦ Missives : 134
♦ Missives Aventure : 30
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 04/07/2012
♦ Célébrité : Kate Beckinsale
♦ Copyright : Moi
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Aaricia Greyjoy, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Lord Stefan Staedmon
♦ Lieu : Grande-Arche
♦ Liens Utiles : Lady Rebecca Staedmon de Grande-Arche

Voyages et aventures d'une Infidèle

Intrigue d'une intriguante

Succès

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
301/500  (301/500)


Message Mar 14 Mai 2013 - 1:53



Elle s'était relevée de peine et misère arrangeant ses jupes pour être plus présentable. Elle laça de main experte son corset avant de tenter de remettre en place sa tignasse qui avait eu quelques difficultés. Elle s’approcha de lui pour mieux pouvoir respirer son parfum qui l’enivrait chaque fois qu’il était près d’elle. Son fils ? Elle ne savait peu de chose sur ce genre de projet. Projet qui lui profiterait tout autant à elle qu’à lui. Et puis, Victor était le fils légitime de Stefan, contrairement à son petit dernier. Il faudrait voir avec son époux. C’était comme si son époux avait dit oui. Ombeline serait la bienvenue parmi les Staedmon. Son époux tenait en respect le chevalier qui était son amant. Comme ils faisaient fort attention à ce que cela reste secret, elle ne ternirait en rien cette proposition.

Nous n’avons rien prévu pour l’instant, avec Victor. Cela lui ferait plaisir. Nul doute de dire que cela me convient parfaitement. Je suis certaine qu’il dirait oui. Un jour, il nous faudra parler de celle d’Émérick. Je sais me montrer très convaincante avec Stefan, mais j’aimerais que tu ais ton mot à dire. Aux yeux de tous, il est un Staedmon, mais il reste ton fils, aussi.

Avec le temps, elle savait manipuler son mari facilement. Enfin, si le chevalier voulait s’impliquer d’une manière ou d’une autre, elle était prête à l'écouter le jour qui viendrait. Le jour où son fils serait devenu trop grand pour qu’elle le protège. Au moins, il bénéficiait d’un nom de bonne maison et avait un père d’aussi bonne naissance. Les sept n’avait pas été si cruel, puisqu’il avait hérité de ses traits bien plus que ceux de son père. Même si en le voyant grandir, elle avait cette impression qu’il ressemblerait un jour à son père biologique, elle ne craignait rien. Elle se rappelait bien d’une époque où son mari était bien plus vivant qu’il ne l'était. Un temps, où ses cheveux ne grisonnaient pas. Et pourtant, il avait le même âge que son amant... à croire que l'un vieillissait beaucoup mieux que l’autre.

Sortant de la pièce, Rebecca ne put s’empêcher de sourire. Il savait très bien jouer la comédie. Un sourire s’afficha sur ses lèvres lorsqu’il parla. Ils débouchaient sur la petite salle où ils prenaient le repas.

Vous avez toujours su honorer les cuisines de Grande-Arche.

Et bien plus … Rebecca n'en fit pas la remarque puisque ses gamins se chamaillaient devant la pauvre Septa qui ne savait quoi dire. Cela aurait même été déplacé devant D’un ton autoritaire, la dame de la maison appela ses enfants par leur prénom respectif, pour obtenir leur attention. Les deux enfants firent mine basse et s’installèrent pour prendre le repas. Une tourte avait été au menu, avec quelque légume rôtis. Pour sa part, Rebecca n’avait pas mangé grand-chose. Les enfants regardaient le chevalier avec une certaine admiration. Si le chevalier espérait s’en sortir aussi facilement, il pouvait toujours rêver. Il était inutile de les laisser avec la Septa. Ils voudraient encore monter leur nouveau poney. Elle ne pouvait leur en vouloir. La dame de Grande-Arche ne parla pas espérant plutôt que la proposition vienne l’un de ses enfants. Ce fut Émérick qui parla le premier s’adressant plutôt à sa mère. Il n’avait plus cette gêne, mais il fallait l’approbation de la dame avant celle du chevalier.

Est-ce que l’on retournera dans la cour, pour les rejoindre ?

Ce n’est pas à moi qu’il faut adresser cette question. Je veux bien vous dispenser de vos leçons pour la journée, mais il faut demander cela à la bonne personne.

Ser Corwin allez-vous nous donnez d’autres leçons ?

Un sourire s’installa sur ses lèvres. Il n’était plus aussi gêné avec le chevalier ce qui lui plaisait beaucoup. Elle laisserait bien Corwin s’occuper de ses gamins, sans rester très loin. Elle était certaine que le chevalier avait une idée derrière la tête. La simple idée de ne pas avoir de leçons le feraient du bien.

Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Corwin Rogers
Chevalier

Général
Chevalier de la maison Rogers.



"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

♦ Missives : 506
♦ Missives Aventure : 95
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 15/05/2012
♦ Célébrité : Richard Armitage
♦ Copyright : Lapy
♦ Doublons : Even Corbray, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : Elen Rogers, née Horpe
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
453/500  (453/500)


Message Dim 19 Mai 2013 - 22:03

Soulagé d'une tension et l'appétit bien plus ouvert encore qu'auparavant, ce fut d'un pas presque léger que Corwin suivit sa maîtresse vers la salle où se déroulait le repas. Bien que les apparences aient été rétablies et sauvées, il avait encore la tête à leur instant intime dérobé juste avant. Rebecca avait adoré, comme de coutume. Au moins, cette petite folie aurait le mérite de les faire patienter jusqu'à plus tard... Il n'aurait cependant pas été contre l'idée de trouver un coin tranquille où ils auraient la paix, une chambre où il serait libre de passer tout le reste de la journée avec la dame de Grande-Arche... Mais évidemment, c'était impossible. Si elle n'avait pas eu d'enfants, sans doute la chose aurait-elle été plus aisée.
Ils parvinrent finalement à la salle, trouvant les enfants en train de se chamailler sur un quelconque sujet qui les intéressait. La septa semblait un peu dépassée par les évènements, tant les deux gamins débordaient d'enthousiasme, mais un rappel à l'ordre de leur mère eut tôt fait de les faire se taire. Le chevalier prit place sur le siège qui lui avait été dévolu, et attira volontiers à lui l'assiette qu'un serviteur lui tendit. Tandis qu'il mangeait, il constata que sa maîtresse touchait à peine à sa nourriture. S'ils avaient été seuls, il se serait permis une remarque, mais il tint sa langue, l'air de rien. Les deux enfants le dévoraient du regard, et il en était bien conscient, sans même avoir à les observer. Après avoir demandé l'autorisation à sa mère, Emérick finit par lui demander s'ils auraient encore droit à des leçons dans l'après midi. Son père biologique prit le temps de boire avant de lui répondre.


« Si vous n'avez pas peur d'avoir mal aux jambes à la fin de la journée, je n'y vois pas d'inconvénient. Je pense que je peux encore vous donner quelques leçons avant que vous tombiez de fatigue. »

La réponse sembla ravir les deux petits. C'était un enthousiasme naturel, que ses enfants légitimes avaient manifesté également lorsqu'ils avaient commencé à monter. Certains avaient un peu déchanté lorsqu'il s'était agi de monter sur un cheval, bien plus haut qu'un poney... Mais au final, tous étaient de bons cavaliers.
Corwin prit évidemment soin d'honorer les cuisines de Grande-Arche, se remplissant l'estomac sans se goinfrer. Il fallait avouer qu'avoir le ventre plein était bien plus agréable que d'être affligé d'irritants gargouillis. Il fallut cependant attendre encore un moment avant de pouvoir retourner dans la cour pour les leçons de monte. Les mestres s'accordaient tous à dire que l'exercice physique immédiatement après le repas était nuisible. Et il fallait dire que de se retrouver avec un de ses élèves pris d'une crise de vomissements n'était pas pour séduire particulièrement le chevalier. Il aurait volontiers été faire une promenade à cheval pour se détendre, peut-être avec Rebecca, mais il avait fait une promesse qu'il devrait tenir... Il doutait sérieusement que les petits le laissent tranquille s'il se dérobait, de toute façon.

Ils retrouvèrent finalement les poneys et les garçons d'écurie qui les avaient accompagnés le matin, après avoir pris une pause digestive. Faire tenir les enfants jusque là n'avait pas été chose aisée... Corwin reprit là où il en était resté avant le repas, vérifiant qu'ils avaient bien tout compris et assimilé avant de passer à quelque chose de nouveau. Les petits étaient appliqués, et somme toute il n'avait pas de raison de se plaindre. Comme pour apaiser les éventuelles craintes de leur mère, tout se passa pour le mieux, sans qu'il y ait d'accident ou de chute.
Le chevalier n'interrompit la leçon qu'une fois que les gamins montrèrent des signes de fatigue, malgré toute leur bonne volonté de continuer. L'après-midi touchait à sa fin, et les poneys eux-mêmes ne rechigneraient pas devant un peu de repos. Au moins, les deux amants se garantissaient une soirée tranquille, comme Rebecca l'avait prévu, avec la fatigue des deux enfants. Nul doute qu'ils seraient bien vite au lit.
Effectivement, ils prirent leur repas avant les adultes, et furent bien vite couchés, laissant à leur mère et son invité tout le temps pour prendre un bon repas. Sans la présence des serviteurs pour faire le service, et donc pour être témoins de leurs faits et gestes, la soirée aurait sans doute été encore plus agréable, mais ce n'était que partie remise. Comme la veille, Corwin vint se glisser dans la chambre de la dame de Grande-Arche une fois le château endormi, et ils purent passer une nouvelle nuit d'intimité sans que personne ne vienne les déranger. Ils avaient terriblement conscience, l'un comme l'autre, que ces instants ne dureraient pas. Lord Stefan pouvait fort bien décider d'écourter son expédition, de rentrer plus tôt... et de couper court à leurs retrouvailles. Ce ne serait pas le première fois que cela arriverait.

Une fois encore, le chevalier dut se faire violence pour ne pas s'endormir au côté de sa maîtresse, et ainsi dévoiler à tous la relation interdite qu'ils entretenaient. Lorsque le sommeil remplaça en eux la passion, il prit congé, une fois de plus, pour emprunter les couloirs obscurs et déserts, silencieux comme une ombre, pour aller retrouver son lit solitaire et froid. C'était quelque peu frustrant, mais cela faisait partie du jeu. Corwin savait qu'il en serait ainsi tant que le seigneur de Grande-Arche ne reviendrait pas au bercail. Et quitte à choisir entre ces précautions et rien du tout, il préférait largement devoir finir ses nuits sans compagnie, à attendre que ses draps se réchauffent au contact de son corps.
Lorsque lord Stefan revint finalement au château, des jours plus tard, c'en était fini de s'amuser. Le chevalier prit congé pour rejoindre Amberly avec ses hommes, non sans avoir évoqué avec son ami son idée d'union entre Victor et sa plus jeune fille. L'affaire étant déclarée à suivre, Corwin put rentrer chez lui. La séparation ne fut pas évidente, mais il promit à Rebecca de ne pas la faire trop attendre d'ici à leurs prochaines retrouvailles. Il lui tardait de savoir si leurs efforts allaient être couronnés de succès, et si la graine allait germer...


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Il n’y a pas de liberté sans infidélité, pas de sincérité sans désobéissance. »

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2


Sujets similaires

-
» Un homme sans ennemis est un homme sans valeurs
» "Il y a pas de lumière sans clarté, pas de beauté sans bonté" - Sara Ebstein
» Une femme sans parfum est une femme sans avenir.
» Vivre sans but, c'est naviguer sans boussole. (Persy)
» ∞ vivre sans amis, c'est mourir sans témoin.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-