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Il n’y a pas de liberté sans infidélité, pas de sincérité sans désobéissance. »

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Rebecca Staedmon
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♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 04/07/2012
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♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Lord Stefan Staedmon
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♦ Liens Utiles : Lady Rebecca Staedmon de Grande-Arche

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Message Jeu 10 Jan 2013 - 4:41

Quelques semaines plutôt


C'était un jour ou la pluie avait encore fait acte présence. Rebecca n'échappait pas au loisir de son mari. Elle aimait bien la chasse, mais seulement sur ses terres. Les tournois lui manquaient parfois. Le goût de vivre aussi lorsqu'elle n'avait pas les bras de son amant. Elle avait fini par hériter de quelques sentiments a l'égard de son époux, mais ils ne seraient jamais autant forts que ceux qu'elle éprouvait pour le chevalier d’Amberly. Les sept étaient les seuls à savoir où se trouvait le Rogers et s'il avait reçu son dernier corbeau. Enfin pas le sien. Elle se demandait ce que l’on dirait si l’on apprenait qu’elle tenait une correspondance avec son amant. Lord Stefan ne serait certainement pas clément. Elle avait appris avec le temps à ne pas laisser de trace. Elle lui avait demandé de venir, Lord Stefan quittait Grande-Arche pour une bonne semaine. Elle devait s’entretenir avec lui, mais surtout, elle avait besoin de sa présence qui lui manquait terriblement.

☼☼☼☼☼☼☼☼☼

Pendant une partie de la matinée, elle était restée dans le bureau de son époux. Elle s'était assise au rebord de la fenêtre attendant que les minutes passent. Elle observait le spectacle en bas. Elle voyait déjà son plus jeune se battre contre son plus vieux frère. Elle observait les deux frères de lord Stefan séparer les deux gamins. Il n'y avait pas de doute, le petit dernier avait bien hérité de la fougue de son vrai père. Autant qu'elle descende immédiatement pour jouer les arbitres. À peine sortie, elle remarqua que Victor se trouvait tout près de son père et attendait impatiemment le départ. Mélissandre attendait près de la monture de son oncle. Le petit dernier quant à lui boudait près des grandes portes de la demeure. Rebecca sourit lorsqu'elle regarda la mine boudeuse de son dernier. Elle adorait ses enfants, mais elle affectionnait beaucoup le fils quelle avait du chevalier d'Amberly. Elle se pencha vers lui et le regarda tendrement.

Moi aussi je veux les accompagner.

Tu es encore trop jeune mon cœur, sourit-elle avant de lui tendre ses bras. Un jour, tu l’accompagneras, mais aujourd’hui tu seras l’homme de cette maison.


Il grimpa tout contre elle et Rebecca sentit une chaleur l'envahir. Elle aimait tant ses enfants qu'elle laissait rarement Stefan les amener loin d’elle. Elle craignait qu'un jour l'on sache la vérité. Le petit dernier était très loin de porter le sang Staedmon, il restait avant toute chose un bâtard. Elle s'était approchée des cavaliers et plus particulièrement vers son époux. Lord Stefan la prit dans ses bras avant de l'embrasser et ébouriffer les cheveux du gamin. Rebecca avait encore cet air grave qu'il détestait. Chaque fois qu'il y avait un fis loin d'elle avec son mari, elle arborait un comportement étranges et dont il s'inquiétait sérieusement. Croyait-elle qu’il était assez fou pour ne pas protéger son sang? Elle se rongeait les sens pour un rien. Voilà plusieurs semaines qu’elle était anxieuse.


Es-tu certaine que tout est correct? Je croyais que l’on avait bien dit qu’il pouvait m’accompagner.


Tout va bien

Je peux rester à Grande-Arche, si tu ne te sens pas bien. Ce n'est qu'une chasse, rien de très important.

Rebecca sortit de ses rêveries. Non il ne pouvait pas rester. Il devait aller chasser quitter cette maison. Il ne devait rester qu’elle et les deux plus jeunes.

Non ! Pardonnes moi tu sais comment je me sens avec un enfant loin de moi, mentit-elle.

Tout ira bien, cesse de te faire du mauvais sang. Il ne lui arrivera rien, je te le promets.

Émérick devenait lourd dans ses bras et elle tentait du mieux qu’elle pouvait pour rester calme et ne rien laisser transparaître. Lord Stefan captura le gamin des bras de sa mère et lui confia un secret. Comment arrivait-il à être si gentil alors qu'il n'était pas son fils de sang. Elle espérait ne jamais devoir lui dire. Elle regrettait son aventure, mais de l’autre coté, elle était si bien dans les bras du chevalier. Rebecca s'approcha de son premier fils et le prit dans ses bras. Elle regarda ensuite ses deux beaux- frères, pour les saluer d’un coup de tête. Heureusement, aucun deux ne restait ici. Le plus vieux posa sa main sur son épaule pour la réconforter. Les tournois se faisaient rares et son époux compensait cela par la chasse avec d'autres seigneurs. Pouvait-elle lui en vouloir ? Non. Il était un homme avant tout. Elle ne pouvait pas le cloitrer indéfiniment.

Les cavaliers s’étaient mis en scelle et un à un, ils quittèrent la cours, les laissant tous les trois. Il n’était pas question de passer une seule minute dans le château. Son plus jeune garçon avait filé en direction de la maison avant de revenir se poster près de sa mère qu’il protégeait. Sa jeune fille avait rejoint sa Septa dans les jardins. Rebecca se pencha et regarda son fils dans les yeux. Lord Stefan avait la mauvaise manie d’occuper son fils lorsqu’il partait de Grande-Arche. Ce n’était pas au déplaisir de la Dame.

Quelle mission Lord Staedmon vous a-t-il demandé d’accomplir en son absence, Messer?

Protéger la plus belle femme qui soit.

Rebecca eut un léger sourire avant de se relever. Maintenant que son époux était parti, il ne restait qu’à espérer de voir le chevalier d’Amberly. Enfin, si sa lettre n’était pas tombée entre de mauvaise main…



Dernière édition par Rebecca Staedmon le Mar 5 Mar 2013 - 3:42, édité 2 fois
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Corwin Rogers
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"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

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Message Sam 26 Jan 2013 - 17:39

Les évènements de Murs-Blancs et la traque de la Bête avaient laissé Corwin avec une certaine fatigue. Pas le genre de mauvaise fatigue, plutôt celle qui partait avec un peu de repos, et qui résultait de bons efforts physiques. Il était passé près de la mort, dans les bois contre les gueux fanatiques, mais il avait retiré de ces exploits une intense satisfaction. Plus grande que le goût amer que le tournoi lui avait laissé. Aussi, le chevalier avait-il décidé de prendre un peu de repos et de bon temps à Amberly pour se remettre pleinement avant de repartir vadrouiller au gré de ses envies. Son retour lui avait laissé une surprise car son épouse, Elen, était venue lui annoncer qu'elle était à nouveau enceinte. La naissance de leur dernier enfant, Ombeline, datait de sept ans auparavant, déjà, sept ans où il n'avait que peu rempli son devoir conjugal. Il n'en avait guère ressenti la nécessité, car il avait six enfants en pleine santé, et qu'il trouvait largement de quoi satisfaire ses désirs charnels auprès d'autres femmes. Toutefois, son épouse souffrait de ces écarts, et si elle le laissait faire en silence, il lui arrivait néanmoins de lui faire quelques reproches voilés. Ce à quoi il répondait par une période où il se comportait en époux plus digne de ce nom. Il ne s'était vraiment pas attendu à engendrer à nouveau un enfant légitime, surtout qu'Elen était âgée de trente-sept ans, ce qui n'était plus tout jeune. La septa d'Amberly avait annoncé que c'était un excellent présage pour l'enfant, qui serait le septième de la fratrie, né sept ans après le précédent, et tout le monde savait que ce chiffre était sacré puisqu'il était celui des dieux.
Son retour au bercail lui avait donc donné à réfléchir, mais si la nouvelle l'avait pris au dépourvu, il n'était pas mécontent pour autant. Contempler ses nombreux descendants était toujours une source de fierté pour lui. Il avait également commencé à chercher une épouse convenable pour son fils aîné, Alban. L'arrivée d'un corbeau apportant pour lui un message de Grande-Arche fut une nouvelle surprise des plus agréable. En des termes plus que sous-entendus, mais qu'il comprenait sans peine, lady Rebecca l'invitait à passer quelques jours en sa compagnie, quand son mari serait parti à la chasse. Si officiellement il servirait à garder un œil bienveillant sur les lieux et à protéger sa dame, la réalité était toute autre. En amant confirmé, il pouvait presque sentir le désir de sa maîtresse à travers le parchemin. Il ne lui fallut aucun argument supplémentaire pour le décider à prendre la route pour le domaine des Staedmon avec une dizaine de ses hommes.

Sur le long chemin qui le menait vers la demeure de son amante, qui serpentait d'abord le long de la côte avant de s'enfoncer dans le Bois-la-Pluie, il eut tout le temps pour réfléchir. Cela faisait longtemps à son goût qu'il n'avait pas eu l'occasion d'aller retrouver lady Rebecca, et ses nuits étaient parfois hantées par des rêves grivois à son sujet. C'était chez lui un signe assez éloquent d'urgence d'un désir à satisfaire. Conformément à la réputation de la forêt qui allait de paire avec son nom, et le temps automnal aidant, ils furent harcelés par la pluie pratiquement tout au long du trajet. Un vent peu fort, mais désagréable s'insinuait sous les frondaisons et faisait frissonner les hommes, mêmes s'ils serraient autour d'eux leurs capes humides. Le temps finit par s'apaiser alors qu'ils arrivaient sur le fief de Grande-Arche, dont le château était presque adossé aux montagnes qui se prolongeaient jusqu'aux marches de Dorne. Par chance pour eux, le temps y était plus sec ce jour-là.
Lorsqu'ils arrivèrent aux pieds des murailles, les sentinelles leur demandèrent leur identité. Ce n'était pas une évidence, au vu de leurs tenues humides qui ne rendait pas le blason des Rogers facile à repérer. Toutefois, Corwin s'annonça, et il comprit vite qu'on avait donné des directives aux soldats car on les fit entrer sans délai. Alors qu'ils pénétraient dans la cour, des garçons d'écurie s'approchèrent pour se saisir des brides de leurs montures et s'en occuper alors qu'ils mettaient pied à terre. Comme à son habitude, Kaesar fit goûter au palefrenier venu se saisir de ses rênes toute l'étendue de sa mauvaise humeur coutumière. Son cavalier avait à peine mis pied à terre qu'il plaqua les oreilles contre son crâne, roula des yeux et se cabra en battant l'air de ses sabots ferrés. L'adolescent ne dut la vie qu'à son réflexe de bondir en arrière. Le grand destrier noir reposa ses antérieurs à terre en encensant violemment, et Corwin vint lui flatter l'encolure pour l'apaiser, avec un sourire amusé. Il remit lui-même les rênes dans les mains du garçon d'écurie tout tremblant, et le regarda s'éloigner vers les écuries en se tenant prudemment à la plus grande distance possible de l'étalon.

Le chevalier se retourna alors vers l'entrée du château et s'avança en direction des portes, ses hommes derrière lui tant qu'il ne leur avait pas donné congé. Il savait que sa maîtresse ne tarderait pas à apparaître, et le plus difficile pour eux serait de faire taire leur désir en public, pour faire mine de rien. Il n'y avait rien de plus dangereux que des serviteurs, car ils avaient la langue bien pendue et faisaient courir des ragots à la vitesse de l'éclair. Il suffisait qu'ils voient les deux amants ensemble, montrant de façon parfaitement claire le lien qui les unissait pour que lord Stefan en aie vent sans délai. Et ceux qui risqueraient le plus dans ces conditions seraient bien entendu lady Rebecca mais aussi son fils bâtard, Emerick. Il tardait à Corwin de voir ce dernier, pour constater ses progrès et voir comme il grandissait. Il le savait issu de ses œuvres, car la jeune femme lui avait avoué sa paternité peu après la naissance du garçon, et il s'était senti absolument ravi.
Bientôt, les portes s'ouvrirent, et il ne put retenir une pointe de désir qui lui transperça le cœur et l'aine en voyant la maîtresse des lieux apparaître. Du haut de ses quatre ans, son fils trottinait sur ses talons, ce qui tira à son père biologique un sourire amusé. Lorsqu'ils furent à quelques pas l'un de l'autre, le chevalier aux licornes s'inclina galamment devant sa maîtresse.


« Lady Rebecca, c'est un plaisir. J'ai reçu votre corbeau, et je suis venu aussi rapidement qu'il m'était possible. Le temps a été exécrable durant le voyage, mais dès que je suis arrivé sur vos terres, le ciel s'est illuminé... »

Le sous-entendu galant était clair. Si le ciel s'était effectivement éclairci, les gros nuages gris et ventrus porteurs de pluie préférant rester en arrière, il laissait entendre que c'était la simple idée de la rejoindre sous peu qui avait fait briller le soleil. Il releva ses yeux bleus pour les plonger dans ceux de la jeune femme. Elle seule pouvait y lire les nombreuses promesses qu'il lui adressait par ce simple regard, qui en disait finalement tellement plus pour elle que ses lèvres. Un délicieux frisson parcourut l'échine de Corwin, alors qu'il goûtait déjà au délicieux interdit du double adultère auquel ils allaient s'adonner sans retenue durant ces quelques jours. Il lui tardait déjà d'être seul avec elle, car il savait que dans un premier temps il allait devoir donner le change pour tout le personnel du château.


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Rebecca Staedmon
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Message Mar 29 Jan 2013 - 5:08

Rebecca était dans les jardins avec son fils. Mélissandre était non loin avec sa Septa. Émérick était moins timide qu’à l’habitude, il avait attrapé un domestique pour le combattre. La jeune épouse de Lord Staedmon regardait avec amusement son fils. Plus il grandissait, plus il avait des airs de son père biologique. Heureusement pour elle, il retenait davantage d’elle. Ses cheveux noirs et ses yeux marron, ils les avaient empruntés à sa mère. Quel malheur les sept jetteraient sur elle si son époux apprenait son adultère. Elle n’osait pas penser au sort qu’aurait son jeune fils, si un jour, l’on apprenait les vraies origines du gamin. Même dans ses pensées les plus sombres, elle arrivait à se languir de son amant. Comme elle s’ennuyait de cet homme. Elle ne se souvenait plus de la dernière fois où elle avait pu se réfugier dans ses bras. Elle espérait tant le voir … La voix de son dernier la sortie de ses rêveries et elle lui offrit un sourire.

Tu ne regardes pas, bouda le gamin


Si, je te regarde mon cœur.


Le mestre de la maison de grande-Arche vint lui porter un pli, mais elle le repoussa en voyant le sceau de sa famille de l’Ouest. Elle préférait se préoccuper de sa nouvelle famille que celle qui l’avait abandonné. Elle préférait de très loin l’imagination débordante de son fils que les affaires de la maison. Il aimait avoir son attention. Elle n’arrivait pas à lui en vouloir. Elle avait une affection particulière qu’elle n’avait pas pour ses deux premiers enfants issus de son mariage. Elle leur portait une grande affection, mais Émérick était certainement le seul enfant issu d’une relation particulière. Depuis qu’elle avait connu le chevalier d’Amberly aucun homme n’avait su ravir son cœur, pas même Lord Stefan. Le jeune garçon feignit de tuer le vilain et sauta dans les bras de sa mère. Rebecca l’emprisonna dans ses bras et l’embrassa sur le front.

Un jour, je serais le plus grand chevalier de Westeros!!!!

La jeune mère eut un sourire amusé. Il n’aurait nul autre destin que de devenir chevalier. Victor deviendrait Lord à la mort de son père, mais Émérick resterait toujours et a jamais son deuxième fils, mais surtout le fils de Ser Rogers et non de Lord Stefan. Le saurait-il un jour ? Elle n’était pas encore certaine d’avoir assez de force pour avouer une telle vérité et ce même si elle n’en avait pas honte. Un domestique s’approcha d’elle et elle tendit l’oreille, surveillant de près son fils.

Ser Rogers vient d’entrer dans l’enceinte, Ma Dame.

La nouvelle eut l’effet d’une douce musique à ses oreilles. Il avait donc eu sa lettre. Elle mit sur pied son fils et se leva avant de prendre la direction du château. Elle s’était dépêché et une fois les grandes portes ouvertes, quel soulagement fut de le voir. Son cœur bondissait dans tous les sens. Il lui avait tant manqué. Son fils se cacha derrière elle, observant le chevalier d’un œil. Il était plutôt timide avec les étrangers. S’il savait que cet étranger n’était nul autre que son père, elle était certaine qu’il bondirait dans ses bras, mais le gamin ne saura peut-être jamais qu’il était le fruit d’un adultère. Sa gêne finirait certainement par s’envoler. La Lady de Grande Arche inclina légèrement la tête en signe de salutation.

Ser Corwin, c’est un immense plaisir de vous accueillir de nouveau à Grande-Arche. Je vous remercie d’être venue aussi vite. Espérons que votre séjour sera aussi illuminé, souhaita-t-elle avec une voix douce.


Si elle avait été une jeune pucelle qu’elle avait été jadis, elle aurait certainement rougit devant tant de galanterie, mais elle était une femme aujourd’hui. C’était même à corps défendant qu’elle se retenait de certaine familiarité. Elle se mordait l’intérieur des joues, il lui faisait toujours le même effet. La jeune femme finit par ouvrir de nouveau la bouche alors que son imagination la laissait sur un nuage.

La pluie vous a laissé dans un piètre état, nous avons mis à votre disposition un endroit pour vos hommes, afin qu’ils se reposent et se restaure. Ils n’ont qu’à suivre Gérald.

Le vieil homme inclina légèrement la tête. Lorsque lord Staedmon partait à ses chasses, il veillait au bon fonctionnement de la maison et aidait Lady Staedmon. Lord Stefan avait confiance en son épouse, mais il tenait aussi à ce que tout se passe bien lorsqu’il était absent. La jeune femme eut un sourire pour le chevalier d’Amberly et l’invita à pénétrer dans la demeure. Elle le conduisit elle-même tentant de ne montrer aucun signe de ses désirs. Elle finit par se retourner et lui faire face :

Prenez le temps de vous mettre au sec. Je serais dans les jardins

Pour l’instant cette porte restait infranchissable, mais elle n’avait aucun doute qu’elle le serait dans quelques heures ou moins. Elle se retira et prit la direction des jardins où elle envoya son fils joué près de sa sœur. Elle avait fermé les yeux espérant faire taire cette envie de se retrouver dans ses bras et de se perdre
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Corwin Rogers
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Message Lun 11 Fév 2013 - 14:25

Corwin fit signe à ses hommes de se retirer dans les quartiers qui avaient été prévus à leur intention. A présent, il avait envie d'être seul avec Rebecca. Mais il allait encore falloir attendre. Il lui emboîta le pas à l'intérieur sans hésiter, en faisant de son mieux pour ne pas avoir l'air impatient. Il faisait plus frais à l'intérieur, dans les couloirs, et ses vêtements humides lui collaient désagréablement à la peau en le faisant frissonner. La jeune femme se tourna finalement vers lui, et lui proposa de se sécher avant de la rejoindre dans les jardins. Il acquiesça avant de la suivre du regard pendant qu'elle s'éloignait, son fils sur les talons. Le gamin restait un peu timide, car même si ce n'était pas la première fois qu'il voyait son père biologique, ils ne s'étaient pas non plus rencontrés bien souvent.
On ne tarda pas à lui apporter ses affaires. Puisqu'il restait plusieurs jours, le chevalier avait emporté de quoi renouveler sa tenue, bien à raison. Il quitta avec plaisir ses vêtements humides qu'il confia à une servante pour qu'elle les mette à sécher. Il s'amusa de voir la bougresse rougir de le voir presque nu. S'approchant de l'âtre de la chambre qu'on lui avait assignée, il s'y réchauffa tout en séchant sa peau avec une serviette. Il sentait la chaleur revenir dans ses membres froids, et ce fut avec satisfaction qu'il enfila une nouvelle tenue. L'autre était bonne pour voyager, celle-là en revanche le mettait en valeur, soulignant à quel point il était resté bel homme en dépit des années. Sans grande surprise, sa nouvelle tenue était noire, en velours, brodée de l'emblème de sa maison. Elle lui donnait une prestance indéniable. Il ajusta ses vêtements au mieux en se regardant dans un miroir, puis il quitta la chambre. Sans avoir besoin de demander un guide, il emprunta les couloirs du château pour se rendre dans les jardins. A force d'y venir, il connaissait les lieux.

Il retrouva sa maîtresse assise sur un banc dans les jardins, à observer ses enfants jouer ensemble. Sans un bruit, il s'approcha d'elle, et il l'aurait enlacée s'il n'avait pas constaté avec irritation qu'il y aurait eu des témoins gênants de leur relation. Il se contenta donc de venir s'asseoir près d'elle, les traits revêtus du masque de la vertu et du désintéressement. Sans mot dire, il observa lui aussi les enfants. Ils avaient tous deux assez de ressemblances pour que le petit garçon ne passe pas pour un bâtard. Tous deux ressemblaient pas mal à leur mère, mais pour l'oeil exercé, Emérik avait aussi quelque chose de son géniteur, suffisamment discret toutefois pour ne pas éveiller les soupçons. Il avait des points communs avec Raven et Clélia, en un sens : lui aussi était né des aventures de Corwin avec des femmes de haut lignage. Toutefois, contrairement à eux, il ignorait qu'il était bâtard, qui était son vrai père, et il n'avait pas été séparé de sa mère. Et pour cause : tout le monde en dehors de ses parents ignorait son origine, et il avait été conçu avec une femme mariée. Raven et Clélia étaient issus d'aventures avec de jeunes filles de la noblesse qui n'avaient pas encore été mariées, et que leurs pères avaient forcées à se défaire de leur bâtard en l'envoyant au fautif qui avait osé les engrosser. Le chevalier sourit et coula un regard en coin vers Rebecca.


« Il grandit bien. Ca deviendra un solide gaillard et un bon combattant, j'en suis sûr. Il a de qui tenir.

Contrairement à son frère, qui avait un seul et unique fils à la santé fragile sans doute héritée de sa mère, le chevalier n'avait engendré que des enfants bien portants et pleins de vie. Pour ceux qu'il connaissait, du moins. Il regarda à nouveau le petit garçon, conscient qu'il ne pouvait pas se comporter comme un père avec lui pour ne pas avoir l'air suspect. Il aurait volontiers chahuté un peu avec lui, mais Emérick restait encore farouche à son égard. Tant pis. A l'heure actuelle, il était toutefois un obstacle aux désirs charnels que Corwin nourrissait à l'égard de Rebecca. Il voulait se retirer dans une chambre avec elle et combler les longs moments de séparation qu'ils avaient vécu. Le plus difficile était de faire passer ce message subtilement, en toute innocence, ne pas offrir à quelqu'un l'occasion de se douter de quelque chose. C'était un jeu dangereux, mais qu'il appréciait, avec ses bons et mauvais côtés. C'était grisant de se couler ainsi dans l'interdit le plus complet.

- J'ai été ravi de cette invitation. Il me tarde que nous puissions converser entre adultes. Il est des choses dont il ne faut pas accabler l'esprit innocent d'un enfant.

Sous cette phrase qui semblait simplement suggérer une quelconque discussion sérieuse en privé, dont il ne fallait pas accabler les deux enfants, il lui faisait passer le message qu'il avait hâte de se retrouver seul avec elle pour assouvir leur passion. Et comme il n'avait aucune envie d'attendre trop longtemps, il poussa encore les sous-entendus qu'elle seule comprenait, avec le même masque de duperie parfait. Sous son extrême galanterie se cachaient en fait bien des choses. Se levant, il lui prit la main et y déposa un baiser avant de la regarder droit dans les yeux.

- Ne vous en faites pas, ma dame. En l'absence de votre époux, je vous garderai de tout mal, et m'occuperais de vous exactement comme il le fait.

Le sous-entendu visait surtout la seconde partie de la phrase. Corwin se redressa et s'éloigna pour aller s'approcher des enfants. Autant donner le change jusqu'au bout. Il sentait qu'il parviendrait à vaincre la timidité de son fils illégitime par la curiosité. Il capta sans mal l'hésitation du bambin quand il le vit approcher, haute silhouette toute de noir vêtue, impressionnante. Il s'accroupit toutefois devant lui avec un sourire, ce qui avait le don de rassurer. Il salua Mélisandre comme on ferait avec une vraie dame, ce qui sembla ravir la fillette. Puis, il s'intéressa de nouveau à son fils. Haussant les sourcils, il fit mine de regarder autour de lui, comme pour chercher quelqu'un.

- Je vois que c'est vous l'homme de la maison en ce moment, ser. Je ne doute pas que nous soyons tous en sécurité. Voulez-vous voir une épée digne d'un chevalier ?

Les garçonnets ne résistaient pas à l'attrait d'une lame nue. Le chevalier tira son épée qu'il tint posée sur ses paumes. Le soleil jouait sur l'acier en jetant des éclats éblouissants. C'était une belle arme, dont le pommeau allait à merveille dans la main de son propriétaire. C'était peut-être cette épée, la première et véritable épouse de Corwin. Il tenait à cette lame à un point qu'il était difficile d'imaginer lorsqu'on ne combattait pas. Il avait livré tant de combats avec elle, et tué tant de fois... Voyant l'air intéressé de son fils, il poursuivit l'air de rien.

- Sais-tu que j'ai tué avec cette épée la bête qui sévissait dans le Bois-du-Roi ? »

Une des bêtes, pour être franc, mais il ne mentait pas. C'était un exploit qu'il arborait avec fierté, et dont il aimait à se vanter. Voir un héros authentique plaisait toujours aux enfants, qui aimaient à entendre des histoires de monstres terrassés. Corwin était loin d'être un héros, en vérité, mais il pourrait aisément passer pour tel pour cette fois. Du coin de l'oeil, il regarda Rebecca, attendant un signe de sa part qui laisserait entendre que le moment de se retrouver en privé était enfin venu pour eux.


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Message Mar 12 Fév 2013 - 14:29

L’innocence arriverait peut-être à épargner les enfants. Elle savait combien sa traitrise envers son époux était grande, mais combien, elle était bien avec Corwin. Elle avait rêvé d’un homme qui saurait lui apporter quelques choses de plus, mais elle n’avait récolté qu’un homme amoureux de sa beauté. Depuis qu’elle avait mis au monde le fils de son amant, les dieux ne lui avaient pas permis d’avoir d’autres enfants. Pendant quatre ans, chaque grossesse se terminait par une fausse couche. Les dieux voulaient-ils se venger de sa trahison envers un homme qui l'aimait un peu trop? Elle n’aurait su le dire, mais cette situation la désespérait chaque jour de son existence. Ses yeux restaient rivés sur son petit dernier. Mélissandre n’était pas plus vieille quand elle y repensait. Elle avait longuement douté sur la paternité de Lord Staedmon, quand, elle était née. Si elle n’avait pas fait une fausse couche avant, elle aurait certainement été issue de Corwin. Elle ne savait pas si un jour, elle arriverait à dire la vérité à cette enfant. Pour l’instant, l'innocence et l’enfance lui laissait cette chance de rester muette.

L’épouse de Lord Stefan sursauta légèrement lorsque le chevalier vint prendre place. Il avait uniquement posé ses yeux dans les siens qu’un long frisson la gagna. Il était toujours aussi bel homme lorsqu’il était en bon état. Elle tentait de se concentrer sur ses enfants, mais la seule idée de sentir ses lèvres sur sa peau, la torturait tout simplement. Son regard se posa sur son fils qui épée de bois à la main tentait de défendre sa sœur d’une créature sortie droit de son imagination. Rester de marbre avec l’homme qu’il la désirait n’était pas chose aisée.

Il retient beaucoup de sa mère sur certain point, mais parfois j’ai l’impression qu’il ressemble plus à son père. Je vois l'homme que j’aime à travers ses yeux.

Surtout s’il arborait les manières de son père biologique. Elle imaginait parfaitement l’homme plein de charisme qu’il deviendrait. Il ne pourrait en aucun cas renier son père. Le chevalier d'Amberly était bien différent de son propre époux. Elle se sentait attirés par cet homme, bien plus que par son époux. Elle ne remettait pas en doute l’amour qu’avait Lord Stefan pour elle. Elle savait qu’il était un homme bon, mais les sentiments qu’il avait, elle n’avait jamais réussi à les créer. Elle avait cru que tout irait mieux à son premier enfant, mais c'était devenu de pire en pire. Elle tentait tout de même de voir les choses du bon coté. Elle aurait certainement détesté être l’épouse de son amant, avec sa manie de découcher un peu partout. Le rôle de maitresse lui allait beaucoup mieux.

Elle finit par quitter du regard les deux enfants pour regarder son amant. Elle était heureuse de voir qu'il était venu. Elle espérait qu'il ne lui en veuille pas pour ce dérangement. Quoiqu’il semblait impatient et elle aussi, pour tout dire. Elle avait fini par poser sa main discrètement sur la sienne et sentit ses lèvres contre ses doigts.

Je suis certainement la femme la plus heureuse, en ce moment. Cela n’est qu’une question de temps, très cher.

Comme il le faisait? Stefan ne la touchait plus parce qu’elle se dérobait chaque fois. Certaine nuit, il la retrouvait dans une petite pièce adjacente a leur appartements. Pièce où s'était trouvé chaque enfant des Staedmon. Son premier jour à grande-arche avait été un enfer jusqu'à ce qu'elle rencontre son amant. Son mari tentait de se remettre d'une grave blessure et l'alcool l'avait mené dans le lit du Rogers. Lorsqu'il la quitta pour ses enfants, elle resta quelques minutes assise. L'image était trop touchante pour une mère. Elle regarda d’abord sa fille qui s’inclina comme une vraie petite lady et regarda son dernier qui semblait fixer son père. Elle s'était levée était restée non loin des échanges.

Il restait toujours timide envers les hommes qu’il ne connaissait pas ou à peine. Rebecca se souvenait qu’il était encore jeune lorsqu’il avait rencontré le chevalier. Un homme de cette stature ne pouvait qu’impressionner un enfant. La mère guettait les gestes de son dernier. Il avait pour habitude de venir se réfugier dans ses jupes, mais la réaction qu’il eut ne put que la faire sourire davantage. Le petit bonhomme finit tout de même par se laisser faire et acquiesça lorsque le chevalier lui demanda s’il était l’homme de la maison. Rebecca eut envie d’éclater de rire, mais son garçon ne lui aurait certainement pas pardonné. Elle ne voulait pas non plus détruire cette histoire de chevalier.

Personne ne franchira les murs de Grande-Arche. Vous êtes tous en sécurités, Messer.

Une proposition intéressant s’offrait à lui. La jeune femme était amusée de voir comment les enfants réagissaient. Le petit garçon acquiesça de la tête. Il regarda en alternance, sa mère, la lame et celui qui était son père. Même Mélissandre semblait attiré par cet objet qui miroitait avec le soleil. Sachant sa mère non loin, il la regarda avec des étoiles dans les yeux. Elle connaissait ce regard. Un regard qu’une mère connaissait. Surtout que son garçon rêvait de devenir un grand chevalier.

Je pourrais aussi en avoir une?

Quand tu seras plus grand, Émérick

Ser Émérick, lui rappela le gamin qui prenait son rôle très à cœur.

Oui, pardonnez-moi Messer.

Elle ébouriffa les cheveux du gamin et observa Corwin tout en écoutant ce qu’il disait. Elle avait entendu des rumeurs concernant le Bois du Roi. Elle ne savait pas par contre ce qui c’était passé. Elle était bien trop occupée de soigner son fils, d’une vilaine fièvre qui avait fini par s’estomper. Elle était habituée que Stefan raconte des histoires de monstres à ses enfants. Parfois, elle le trouvait même plus gamin que les enfants eux-mêmes. Elle aurait pu lui trouver tous les défauts de la terre, il n’en restait pas moins son époux et un père attentionné.


Il était géant?, demanda Mélissandre


Il avait des écailles? Comme les dragons qui crachent du feu? Il vous a blessé?, continua Émérick


Les enfants, je vous pris, Ser Corwin est éreinté de son voyage. Si vous voulez, on écoutera cette histoire plus tard?

Les deux enfants acquiescèrent et Rebecca les renvoya jouer. Aussitôt, ils s’improvisèrent des bêtes. La dame de la maison de Grande-Arche fit signe à un des domestiques de s’approcher et elle fit signe au chevalier de la suivre. Elle laissa la bonne garde des enfants à Mehera et prit la direction du château lentement. S’y presser ne serait que trop suspect.


Ils adorent tous deux les histoires de monstres, de dragons, ou de n’importe quelles créatures, qui existent à Westeros.

Plus ils avançaient dans le château, plus ses pas se faisaient mal assurée. Elle avait envie de lui comme jamais et cette porte de cette chambre lui semblait infranchissable. Il fallait avant tout rester naturel. Heureusement pour elle, les couloirs étaient déserts. La porte qui lui semblait si loin finit par se trouver devant elle et elle posa sa main sur la poignée et entra avant de refermer derrière le chevalier. Elle la verrouilla afin que personne n’ose les déranger. Les probabilités étaient minces, mais elle ne voulait pas prendre le risque de se faire prendre la main dans le sac. Elle s’avança vers le chevalier et se glissa dans ses bras avant de l’embrasser.

Vous m’avez terriblement manqué.

Elle espérait retrouver ce sentiment réciproque de la part de son amant. Elle ne pouvait pas lui rester indifférente, et le chevalier était parfaitement au courant de l’attirance qu’il savait provoquer chez elle. Elle n’était pas idiote à ce point. Elle savait que son amant avait pour habitude de coucher avec n’importe qu’elle femme, qu’il trouvait de son gout, mais qu’il revienne parfois près d’elle lui faisait toujours chaud au cœur. Chaque fois, le risque en valait la peine et elle n’avait aucun regret.


Dernière édition par Rebecca Staedmon le Sam 6 Avr 2013 - 19:17, édité 1 fois
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Corwin Rogers
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Message Sam 23 Fév 2013 - 17:39

Le fait d'évoquer un monstre eut l'effet escompté chez les deux enfants. Ils ouvrirent des yeux ronds et se mirent à presser Corwin de questions. A Amberly, ses enfants comme son neveu l'avaient également questionné abondamment lorsqu'il était revenu, triomphant. Raconter cette histoire encore et encore ne lui posait pas de problème, car elle le mettait en avant à son avantage. Il l'embellissait un peu parfois, même si dans les faits il avait effectivement accompli peu ou prou un exploit digne d'être connu. Quand il regardait à présent le petit Emérick, les yeux remplis d'étoiles à la vue de son épée ou à l'évocation de ce qu'il avait accompli, il se sentait fier. Bien que bâtard, il tenait de lui, indéniablement. Non sans un sourire, il répondit aux deux gamins.

« C'était une bête de la taille d'un poney, au moins. Et non, elle n'avait pas d'écailles, mais elle était pleine de poils comme un sanglier, et ses yeux semblaient brûler comme les flammes des Sept Enfers.

Il sentait son auditoire déjà captivé, mais Rebecca vint mettre un terme à l'histoire qui allait être racontée en arguant que son invité devait être fatigué. L'intéressé lui jeta un regard en coin, un sourire amusé aux lèvres. Il la connaissait assez bien pour savoir qu'elle ne devait plus tenir à attendre de se retrouver seule avec lui. Ce n'était pas pour lui déplaire à lui non plus, bien au contraire. Il attendait ce moment depuis déjà bien trop longtemps à son goût. Remettant son épée au fourreau, il se redressa tandis que sa maîtresse envoyait sa progéniture jouer plus loin, sous la garde vigilante de la septa de Grande-Arche. Cette dernière se doutait-elle de la raison pour laquelle la dame des lieux s'éclipsait soudain en compagnie de son invité ? Probablement pas. Durant ces longues années de liaison adultère, les deux amants avaient pris des risques plus d'une fois, mais ils s'étaient également montrés prudents de manière générale. Assez pour ne jamais être démasqués. La preuve en était que le chevalier pouvait revenir dès que l'occasion se présentait prendre la place de lord Staedmon dans le lit de son épouse, sans que personne ne se doute de rien. Etre un bon comédien et menteur, forgé par des décennies de coucheries, avait vraiment des avantages.
Tandis qu'il suivait Rebecca dans le château, Corwin ne se priva pas pour admirer la chute de reins de cette dernière, dès qu'il n'y avait personne pour le surprendre. Quand elle lui dit que ses enfants adoraient les histoires de créatures, il hocha la tête avec un sourire.


- Je vais les régaler de l'histoire de mon combat contre la Bête au repas ce soir, dans ce cas.

Après tout, quels enfants n'aimaient pas cela ? Même certains adultes raffolaient encore de ces récits angoissants mais pourtant fascinants. On se rassurait ensuite en se disant que tout cela n'existait pas, mais après tout, qui sait ? On racontait que des choses insoupçonnées se cachaient au-delà du Mur, dans le grand Nord...
Ils traversèrent tous deux des couloirs déserts jusqu'à la chambre de la jeune femme. Elle semblait fébrile tandis qu'elle l'ouvrait, non sans quelques regards pour s'assurer que personne n'était là pour les surprendre. Le chevalier entra à sa suite, et elle ferma la porte derrière lui. Il faisait bon dans la chambre, un agréable feu ronflant dans la cheminée. Il fit quelques pas dans la pièce, avisant le vaste lit qui avait accueilli nombre de leurs ébats enfiévrés. Ce n'était pas là qu'ils s'étaient unis pour la première fois. Elle s'était donnée à lui de son plein gré en venant le rejoindre dans sa chambre d'invité, enivrée par le vin mais enflammée par le désir. Il ne s'était pas fait prier pour la prendre avec passion, et quelque chose s'était allumé en lui cette nuit-là, quelque chose pour elle qui ne s'était jamais éteint depuis, malgré les années qui avaient passé. Il entendit le bruit de la porte qu'on verrouillait derrière lui, confirmation si besoin était des intentions de la dame des lieux. Il sourit et se retourna vers elle, ouvrant les bras alors qu'elle s'y glissait pour l'embrasser. Son baiser était tendre, mais aussi un peu avide. Corwin aurait sans doute pu lui faire l'amour sans autres préliminaires là, tout de suite, mais chaque chose en son temps. Elle n'était pas une servante ou une prostituée, et le jeu de l'amour en valait la peine.
Alors qu'elle lui disait qu'il lui avait manqué, il laissa sa main parcourir son dos en une caresse qui la fit frissonner, descendant jusqu'à ses fesses où il la laissa. Avant qu'il ne lui réponde, il écarta de son autre main ses longs cheveux sombres pour l'embrasser sensuellement dans le cou. Il plongea ensuite son regard dans le sien, lui disant ce qu'elle voulait entendre mais qui finalement n'était que trop vrai.


- Tu m'as manqué aussi, ma douce.

Sans rien ajouter de plus, il retourna butiner son cou de baisers, allant parfois jusqu'à mordiller sa peau pour la faire frissonner. Il ne comptait rien brusquer, même s'il sentait l'intensité de son désir se faire plus importante encore, formant une boule de feu au creux de ses reins. Délicatement, il alla trouver le lacet à défaire pour la dévêtir, et il entreprit de l'ouvrir d'une seule main experte. Ce faisant, il se demanda combien de fois avait-il brisé ses vœux de mariage avec elle en l'espace de sept ans. Il ne comptait plus vraiment, à vrai dire. Il savait seulement que c'était un nombre assez important, qui aurait sans doute fait faire un malaise à lord Staedmon s'il l'avait su.
Corwin attira sa maîtresse jusqu'au lit où il s'assit, l'installant sur ses jambes pour continuer à la cajoler et à la dévêtir sans hâte. Cette chambre lui rappelait de nombreux souvenirs, mais ce n'était pas le seul lieu qui avait été le témoin de leurs ébats. Songeur et presque l'air de rien, il lui fit partager ses pensées.


- Tu te souviens de cette fois où nous nous sommes retrouvés aux bains ? C'est un souvenir qui m'est très agréable... Le risque était... piquant, et a donné quelque chose de plus à ce moment. Je me demande toujours si Emérick a été conçu cette fois-là ou bien dans cette chambre. Ca ne te plairait pas que nous retentions l'expérience ? Je trouve qu'un bain commun a quelque chose de... délicieux. »

Il aimait à sortir de l'ordinaire dans ses aventures, tout en restant dans le convenable lorsqu'il s'agissait de maîtresses de haute naissance. Il n'avait pas autant d'égards pour les catins. Il savait que durant ce séjour à Grande-Arche, ils auraient plus d'une occasion de satisfaire leur désir. Si le mariage de Rebecca compliquait grandement leurs retrouvailles et les espaçait, ils compensaient ce manque lorsqu'ils pouvaient se voir en se donnant l'un à l'autre autant qu'ils le désiraient. Ce ne serait sans doute pas cette visite qui permettrait au chevalier de se reposer et de récupérer suite au tournoi de Murs-Blancs et à son combat contre la Bête dans le Bois-du-Roi, mais cela lui importait peu. Il préférait de loin profiter de moments d'intimité avec sa maîtresse.


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.



Dernière édition par Corwin Rogers le Mer 8 Mai 2013 - 13:05, édité 1 fois
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Rebecca Staedmon
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Message Dim 24 Fév 2013 - 3:33

Rebecca était certainement la seule, en omettant le chevalier, qui croyait que son fils retenait avant tout et d’abord de son père. Avait-elle été la seule à remarquer qu’il partageait bien des traits avec le chevalier d’Amberly, ou Lord Stefan lui-même en avait des doutes. Combien de fois l’avait-elle vu pencher au –dessus du berceau alors qu’il n’était qu'un poupon. Elle s'était toujours demander si Lord Stefan croyait en sa paternité. Alors que les deux premiers ressemblaient facilement à leur père, Émérick ressemblait à sa mère, même si la similitude entre le Rogers et son fils était évident de proche. Rumination qui avait bientôt fait de s’estomper en continuant à travers les couloirs. Les deux petits Staedmon se régaleraient certainement des histoires époustouflantes du chevalier. Non qu’elle trouvât cela inintéressant, mais elle avait bien plus envie de son amant que d’une histoire avec une bête .Depuis le temps où sa seule envie était de le retrouver dans son lit. Elle n’enlèverait certainement pas se plaisir à ses enfants, mais ils attendraient sagement, comme elle avait attendu la venue de Corwin. Ils auraient droit aux histoires au souper. Elle allait de nouveau être une femme comblée ce qui ne manquerait pas de ramener un sourire sur son visage.

Voila certainement la grande différence entre Lord Staedmon et le chevalier d’Amberly. Elle ne s’ennuyait pas de son mari lorsqu’il la quittait pour ses chasses affreuses. Il préférait la laisser à Grande-Arche pour qu’elle rumine encore plus. Lorsqu’il revenait, elle passait quelques heures plus au moins, avec lui, dans ses bras et elle écoutait cette homme parlé, certainement en train de penser que cela pourrait être Corwin à sa place. Quant à son amant, quand il revenait vers elle, ce qu’il avait toujours fait depuis quelques années, elle se languissait de son retour futur. Elle se demandait quand est-ce qu’il viendrait la serrer dans ses bras de nouveaux. Elle n’aurait peut-être pas supporté le chevalier comme mari, puisqu’il avait pour habitude d’être quelques peu coureur de jupon. Quoiqu’il fut toujours bel homme en vieillissant. Elle connaissait très bien ses désirs de chairs, pour les partager avec lui depuis quelques années. Elle préférait même avoir cette relation d’amant-maitresse. Le gout de l’interdit avait toujours meilleur gout. Il y avait longtemps qu’elle n’Avait pas senti de main contre son corps. Lord Stefan ne s’autorisait que de la garder dans ses bras pour la protéger.

Je suis heureuse de savoir que ce sentiment est réciproque. Je crains le jour où tu me remplaceras.

Ses doigts se perdirent dans la tignasse de son amant alors que les soupirs ne pouvaient rester silencieux. Elle avait rêvé de ce moment depuis leur dernière rencontre. Sa peau frissonnait chaque fois qu’elle était en contact avec celle du Roger. Si cela n’aurait tenu qu’à elle, elle aurait tôt fait de presser le chevalier pour qu’il détache ses lacets. Elle ne broncha pas à l’idée de prendre place sur ses genoux et eu même un sourire à l’évocation du bain qu’ils avaient pris jadis. Elle avait pris plaisir à ce moment entre eux deux. Même si elle trouvait monstrueux d’une part de coucher avec son amant dans le lit qu’elle partageait avec son époux légitime. Elle se pardonnait en disant que Lord Stefan trouvait peut-être lui aussi compagnie entre des bras de jeune femme lorsqu'il était loin d'elle. La dame de Grande Arche passa ses bras autour du cou de son amant et le regarda droit dans les yeux. Si elle se souvenait? Oui, elle n’arrivait pas non plus à oublier. Il avait toujours su comment conquérir son cœur. Du moins comparé à son ami, il avait réussi à s’en emparer. Elle ne cessait de le fixer yeux dans les yeux alors qu’il lui rappelait doucement ce qu’elle était quand il était la. Une femme amoureuse, voila. Elle avait déposé son front contre le sien et avait sourit à l’évocation de cette nuit. Ils se connaissaient si bien désormais, et leur corps n’avaient point de difficulté à être attiré par l’autre. Jamais, elle n’Avait ressenti une telle oppression.

J’aime davantage me rappeler la toute première nuit où je t’ai donné mon corps. J’étais peut-être complètement ivre, mais j’aurais certainement regretté aujourd’hui si je n’avais pas gouté au plaisir de l’interdit, sourit-elle avant de continuer sur la lancé du chevalier. Il y a de forte chance que notre fils soit né dans ce bain ou dans ce lit, mais l’endroit m’importe peu, contrairement au fait que je suis heureuse qu’il soit ton fils. La vie ne vaut pas la peine d’être vécu sans risque.

Un souvenir qu’elle n’oublierait certainement jamais. Lord Stefan avait été alité de force par le mestre de la maison et la jeune femme s'était retrouvée à côtoyer le chevalier qui avait été invité à séjourner en sa demeure. Si son mari n’avait pas fait le parfait idiot peut-être n’aurait-elle pas sombré dans l’alcool. S’il avait su moyennement s’emparer de son cœur, elle n’aurait jamais glissé son corps à travers les draps de leur invité.
Peut lui importait où avait été fait son fils. Tant qu’il était du chevalier, elle ne serait point femme à se plaindre. Elle se savait dans un âge bien avancé pour une telle chose, mais si les sept venaient à lui laisser la chance de se combler d’un cinquième enfant qu’elle serait heureuse que le géniteur en soit de nouveau le Rogers. Un fait tragique, Émérick avait été le dernier enfant qu’elle avait mis au monde. Les deux autres que Lord Staedmon avait conçus étaient morts avant d’arriver à terme. Elle avait cessé d’y penser pour oublier quelle douleur elle avait chaque fois qu’elle avait du confronter la mort de ses enfants. La monotonie n’avait non plus sa place avec le chevalier. Elle le plaqua doucement contre le lit avant de s’emparer de ses lèvres et de gouter à ses baisers qui lui avaient manqué.

Je ne saurais refuser une telle proposition alléchante. Puisque nous avons tout notre temps devant nous, nous pourrions nous y prélasser plus tard.

Il savait comment se faire désirer et elle savait comment l’aguicher. Ses petits yeux pleins de promesses elle les connaissait trop que bien et maintenant, il lui importait de connaitre les plans de son vaillant chevalier.
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Corwin Rogers
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Message Mer 27 Fév 2013 - 10:49

D'un doigté léger et expert, Corwin vint finalement à bout des lacets qui fermaient la robe de Rebecca. Délicatement, il fit tomber son vêtement jusqu'à ses hanches, révélant sa nudité. Il n'était plus un jouvenceau qui perdait pied dès qu'il voyait une parcelle de peau nue, mais avec elle, cela lui donnait l'envie irrépressible de passer à l'action. Elle était comme... irrésistible. Tout en l'embrassant dans le creux du cou jusqu'aux épaules, appréciant la douceur de sa peau et son odeur qui hantait ses nuits depuis un moment, il passa à nouveau les doigts dans son opulente chevelure. Il fit délicatement descendre un doigt le long de son flanc jusqu'à sa hanche, effleurant sa peau. Il entreprit de la rassurer sur ses craintes. Ce n'était pas la première fois qu'elle avait peur qu'il ne l'abandonne.

« Je ne me lasserai jamais de toi, et je ne connais aucune femme digne de te remplacer. Cela fait sept ans que nous sommes amants, et je suis toujours revenu auprès de toi, non ? Tu es la seule femme pour qui j'ai autant d'attirance et de...

Il conclut sa phrase en l'embrassant avec passion. D'amour ? Peut-être. Le chevalier aimait son frère, il aimait ses enfants, il avait de l'affection et une certaine forme de respect pour sa femme, aussi étrange que cela pouvait paraître avec ses incartades. Mais il ne l'avait jamais aimée, et l'amour d'un frère ou d'un enfant n'était pas celui d'une femme. Peut-être refusait-il de se l'avouer, mais il y avait fort à parier que la puissance des sentiments qui l'agitaient à l'égard de la dame de Grande-Arche soient de l'amour, et que ce soit cela qui l'avait amené, année après année, à la rejoindre encore et encore dès que l'occasion se présentait. Il avait beau être un beau parleur, un homme qui ne craignait rien et qui était loin d'être timide, il n'avait jamais dit à Rebecca qu'il l'aimait... Sans doute parce qu'il n'osait pas en prendre conscience. Malgré tout, son attitude à son égard pouvait parler à la place de mots.
Il la laissa le pousser sur le lit pour s'installer au-dessus de lui et l'embrasser. Il goûta avec plaisir à ses baisers, achevant de la dévêtir avec douceur tandis que leurs lèvres étaient scellées. Aurait-il voulu d'elle pour épouse ? Probablement pas, car il aimait à la retrouver ainsi dans l'interdit, et il y avait fort à parier qu'elle aussi préférait être sa maîtresse. Malgré la puissance des sentiments qu'il avait pour elle, la fidélité lui était impossible. Il ne considérait toutefois pas chaque coucherie sur le même plan. Ses étreintes avec la dame de Grande-Arche étaient sans doute celles qui étaient les plus importantes et les plus précieuses pour lui.


- Si ton mari partait pour une longue durée, je resterai avec toi pendant longtemps... Des semaines, des mois, rien que pour nous. Il faudrait que je reparte de temps à autres, bien sûr, j'ai toujours des obligations... Mais je reviendrai auprès de toi au galop à chaque fois, jusqu'à ce qu'il revienne.

Et si un jour il lui arrivait malheur, chose encore plus définitive, au cours de ses parties de chasse, par exemple... Il ne serait pas le premier, et Corwin serait plus que ravi de prendre la place du mari dans le lit de sa maîtresse de façon encore plus... absolue. Il ne pourrait pas s'installer à Grande-Arche à vie, même si cela arrivait. Son frère avait besoin de lui, et il avait ses obligations familiales. Il passerait cependant autant de temps qu'il serait possible auprès de Rebecca. C'était une perspective qui lui plaisait beaucoup. La retrouver ainsi pour quelques jours de temps en temps était plaisant, mais lui laissait un sentiment d'insuffisance.
Il se défit lui-même de ses vêtements, avec la force de l'habitude. Il était presque devenu contorsionniste, à force de coucheries qui lui avaient appris mille et une façons de se déshabiller. Quand il fut enfin dans le plus simple appareil, il laissa ses mains parcourir à nouveau le corps de la dame des lieux. Il sourit en l'observant, et la gratifia d'un baiser sur les lèvres.


- Tu es toujours aussi belle... J'ai l'impression que tu es encore plus belle à chaque fois que je te vois, mon amour.

Un qualificatif extrêmement rare dans sa bouche, et qui venait de franchir ses lèvres. C'était un mot qu'il fallait prendre comme une perle raffinée et rare, un joyau d'un éclat particulier.


Spoiler:
 


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Message Jeu 28 Fév 2013 - 15:06

Il aimait la faire attendre. Une femme qui se retrouvait dans son lit, ne pouvait pas se plaindre avec l’expérience qu’il avait. Il était certainement l’homme le plus compétent à délasser un corset. Il arrivait à la dame de Grande-Arche de se rappeler la première fois que son mari s'était tenté à cet obstacle. Il avait tôt fait de grogner alors que le chevalier avait du en délasser un et un autre, au cours de sa vie. Elle ferma les yeux pour imprégner sa mémoire des caresses de son amant. Il savait comment faire plaisir à une femme, mais surtout, il savait quoi lui dire pour la rassurer. Elle n’avait pas résisté à son baiser. Il savait réanimer une flamme. Elle aurait tant payé cher pour être tombée sur la tente du Rogers et non de Lord Stefan. Même si les sept condamnaient l’adultère, elle aurait toujours fini par préférer cette place de maitresse que d’épouse. Disons qu’elle était fidèle dans son infidélité.


Sept années où chaque fois que je te vois partir j’espère te revoir. J’escompte bien avoir encore sept autres années et peut-être plus pour t’avoir entre mes bras. Personne ne saurait prendre ta place en l’absence de mon époux. Aucun homme ne ravira mon cœur, puisqu’il est tien depuis cette première nuit où je t’ai appartenu.


Elle avait cru vainement comme une pauvresse que son fils qu’elle avait eu de Lord Stefan scellerait un amour définitif entre elle et son mari, mais la relation n’avait fait qu’empirer selon elle. Il avait tendance à la protéger de tout alors qu’elle savait se défendre avec force. Elle paraissait faible, comme sa mère l’avait toujours été avec son époux, son père. Corwin la traitait différemment. Elle était une femme dans ses bras. Elle pouvait vivre dangereusement si elle voulait, elle pouvait aimer le chevalier sans mensonge grossier comme elle offrait chaque jour à son époux. Émérick n’était pas le premier fruit de leur union. Avant d’accoucher de Mélissandre, elle avait été enceinte du chevalier d’Amberly, mais elle avait perdu l’enfant quelque mois après leur nuit.

Trêve de compliment et de placotage. Elle le poussa contre le lit scellant ses lèvres contre les siennes, cherchant à aider son amant à se débarrasser du reste de sa robe. Elle mit fin au baiser avec un sourire pour l’embrasser sensuellement dans le cou alors qu’il lui parlait. Si elle avait eu la tête à cela, elle aurait certainement rit ou désespérer totalement. Lord Staedmon ne partait jamais plus qu’une semaine. Rebecca savait que cela serait impossible et depuis qu’il avait été blessé gravement lors de joutes, il n’allait plus sur le terrain. Et s’il partait pour en voir, il amenait sa femme, qui était éperdument éprise de ce genre de spectacle. Elle caressa la joue du chevalier alors qu’elle cherchait les mots pour s’exprimer.

J’aimerais qu’il quitte Grande-Arche, plus qu’une semaine. Quel plaisir cela serait de te voir chaque nuit dans ce lit, ou dans un bon bain chaud. Je t’attendrais patiemment chaque fois pour que tu me reviennes.

Elle passa sa main dans ses cheveux avant de lui caresser le visage. Corwin restait toujours le chevalier qu’elle avait connu. Lord Stefan avait vieilli, ses cheveux commençait à blanchir, ses vieilles blessures de tournoi le faisaient souffrir par moment. Il restait quand même un grand gaillard, mais avec un visage plus fatigué et las. Peut-être était ce combat interminable de vouloir se faire aimer de sa femme, qui le rendait ainsi. Rebecca approchait la trentaine et gardait toujours ses charmes. Ses enfants lui avaient donné de la chair qui n’était rien pour déplaire à un homme. Elle vieillissait plutôt bien et l’homme qui se trouvait sous elle aussi.


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Message Jeu 28 Fév 2013 - 17:15

La réponse que la belle fit à Corwin au sujet d'un éventuel nouvel enfant ne le surprit pas. Il connaissait sa douleur d'avoir perdu plus d'une fois ceux qui étaient issus de leur union. Si certains pouvaient penser que c'était une punition des Sept pour leur double adultère, le chevalier ne le croyait en rien. Il n'avait jamais été fidèle à son mariage, même pas au début. S'il avait parfaitement honoré son devoir auprès d'Elen après leurs noces, puisque la naissance d'Alban l'année suivante le prouvait, il se souvenait avoir troussé une servante dès le lendemain de sa première nuit d'homme marié. Et pourtant, il avait engendré des dizaines de bâtards à travers Westeros au fil de ses voyages, selon toute probabilité. Les plus évidents étaient ceux qui vivaient à Amberly, qu'il n'avait jamais reconnus, mais personne n'était dupe. Au final, il croyait plus volontiers que les fausses couches de Rebecca étaient dues à de la malchance. L'épouse de son frère avait eu un mal fou à concevoir et mettre au monde l'unique héritier d'Amberly. Ses fausses couches avaient également été très nombreuses, mais finalement ils étaient parvenus à un résultat. De fait, il pensait qu'à force de persévérer, sa maîtresse pourrait à nouveau connaître le bonheur de donner la vie.



Au bout d'un moment, Corwin sentit les battements furieux de son cœur s'apaiser, et son souffle redevint plus lent et profond. Il se sentait terriblement bien, aucunement gêné de se trouver à la place qu'aurait dû occuper le mari de la jeune femme. Le lit dans lequel ils étaient étendus portait les marques de la passion qui les avait dévorés. Les draps comme les couvertures avaient été rejetés pêle-mêle, et un oreiller était même tombé à terre. Presque machinalement, sa main reprit de douces caresses sur le corps chaud et moite de sa maîtresse. Posant son menton contre l'épaule de cette dernière, le chevalier lui dit au creux de l'oreille, avec sincérité :


- Voilà des retrouvailles dignes de l'intensité de notre séparation. Je suis heureux de te retrouver. J'espère que nous ne serons plus jamais séparés aussi longtemps.

Il avait déjà imaginé des stratagèmes pour qu'ils puissent se retrouver malgré la présence de lord Staedmon, mais la chose était tendue et malaisée. Le risque de se faire prendre était considérablement augmenté, même s'ils avaient plus d'une fois fait l'amour lorsque le maître des lieux était au château. Leur première étreinte n'était pas la seule. Corwin avait parfois trouvé des excuses pour venir rendre visite à son vieil ami, même si son but véritable était de retrouver Rebecca. Ils avaient bien failli se faire prendre, une fois, mais l'habileté du chevalier d'Amberly pour mentir les avait sauvés et lavés de tout soupçon. Cela ne l'avait pas découragé de recommencer, bien au contraire, car il avait trouvé ce danger soudain particulièrement grisant. Mais bien évidemment, ils choisissaient généralement les moments d'absence de lord Stefan pour laisser libre cours à leur passion. Il était impossible que la jeune femme vienne seule à Amberly. De quelle façon aurait-elle pu justifier cela ? Se retrouver en catimini en dehors de Grande-Arche était une solution également, mais Corwin préférait une étreinte dans le confort du château plutôt que dans l'humidité et la fraîcheur du sol de la forêt. Peut-être était-ce cependant préférable à rien du tout.
Songeur, il posa ses lèvres dans le cou de la dame de Grande-Arche pour y déposer de petits baisers, et sa main vint se poser sur son ventre qu'il caressa doucement.


- Nous allons mettre toutes les chances de notre côté pour que tu tombes enceinte pendant mon séjour ici. Je suis sûr que cette fois-ci, cela va marcher. J'en ai l'intime conviction. Cela veut dire que je ne devrais pas ménager ma peine...

Il eut un sourire amusé, sachant pertinemment qu'il ne faisait jamais dans la demi-mesure lorsqu'il se retrouvait au lit avec elle. Il l'embrassa sur l'épaule en la serrant un peu plus contre lui. Pour l'heure, ils pouvaient encore savourer un peu d'intimité et de tendresse, mais il faudrait bientôt qu'ils refassent leur apparition en public comme si de rien n'était, afin que l'on ne se demande pas où ils étaient passés. Et si ce n'étaient pas les occupants du château, ce seraient les enfants qui réclameraient leur mère. Le temps était le pire ennemi de la prudence. Avec l'habitude, on devenait moins précautionneux, moins prudent. Ce n'était pas le cas pour Corwin et Rebecca. Leur relation adultère mais passionnée n'aurait pas pu survivre sept années s'ils n'étaient pas restés sur leur garde en permanence. Pour l'heure, le chevalier se sentait fatigué. Il se serait volontiers abandonné au sommeil, mais il savait que ce n'était pas possible. Toutefois, il savait également qu'il serait parfaitement en forme et prêt à remettre ça lorsque la nuit tomberait et offrirait de plus longues heures d'intimité qu'ils pourraient partager. Continuant ses caresses, il huma avec plaisir la tignasse de sa maîtresse. Il connaissait son odeur et aimait s'en enivrer.

- Es-tu comblée ? »


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Message Sam 2 Mar 2013 - 0:32

Une chose certaine elle n'était que très rarement déçue avec lui. . Si elle l'avait été elle aurait tôt fait d'aller voir ailleurs, mais Corwin était celui qu'elle désirait. Il lui était arrivé dans sa prime jeunesse de jouer au jeu de badinage qui pour certain aurait mal tournée si son père ne s’en était pas mêlée. Si sa propre mère savait ce qu’elle faisait, elle serait certainement verte de rage, elle qui aimait tant Lord Stefan. Sa résignation à épouser lord Stefan l'avait longtemps suivit comme un fantôme. Peut-être qu’au fond de son cœur glacial, elle avait un peu d’affection pour son époux, mais elle n’égalerait sans doute jamais l’amour qu’elle portait à l’homme qui se trouvait près d’elle à ce moment même. Si elle s’était saoulée la première fois ce n’était que pour se déculpabiliser de ce qu’elle allait faire. Pendant les minces minutes qui l’avaient séparé du chevalier d’Amberly, elle avait tenté de faire abstraction de ce qu’elle allait commettre envers son époux, mais à cette époque, elle était très jeune de caractère. Aujourd’hui cela était du passé. Elle acceptait bien son sort et elle finirait par mettre au monde le fruit de son amour qu’elle avait pour cet homme. Émérick avait été le premier et tout au fond d’elle elle espérait qu’il ne serait jamais le dernier.



L’attente ne saura pas aussi longue la prochaine fois. Tu sais, même s’il est à Grande-Arche tu es toujours le bienvenue. Rien ne me privera de profiter de tes caresses. Il suffit de trouver le moment opportun, le risque en vaut toujours la peine.



Elle serait même heureuse de le voir plus souvent. Quand bien même qu’elle craignait Lord Staedmon, elle s’en sortirait toujours indemne, puisqu’elle pouvait jouer la carte de la séduction facilement avec cet homme. Un quatrième enfant impliquait bien plus de paramètre. Il lui faudrait une excuse valable pour retourner dans le lit de son mari, qu’elle avait abandonné depuis des mois déjà. Tant pis, elle tenait trop à sa vie, elle ferait un compromis. Quelques verres et elle aurait tot fait de se tromper de chambre. Une idée qui ferait sourire le Lord en question pour revoir sa femme entre ses draps. Et puis, elle avait quand même bien réussi son coup avec Émérick. Par chance, Lord Stefan n’avait jamais tenté de trouver les ressemblances entre son fils et son meilleur ami. Dès sa naissance, il avait associé la ressemblance à sa femme.


Cela me ferait grandement plaisir de ravoir un enfant, surtout s’il est de toi. Il nous reste bien du temps. Émérick est déjà si grand, pour son âge. J’ai l’impression parfois qu’hier il était encore un nourrisson, soupira-t-elle en posant sa main sur celle du chevalier qui se trouvait sur son ventre.


Mélissandre espérerait bien une petite sœur. Elle vivait dans un monde d’hommes. Elle n’avait aucune tante, puisque son père ne comptait que des frères. Rebecca n’ayant plus aucun lien avec sa famille, la petite se voyait pourvu que de sa mère comme présence féminine. Non qu’elle détestât ses frères ou oncles, mais la dame de Grande Arche savait combien de fois, sa fille l’avait supplié de lui donner une petite sœur. Elle aimait bien Émérick, mais il était loin de partager ses plaisirs, préférant se battre la plupart du temps avec ses oncles ou son frère ainé. Seul le temps et l’Aïeule tisserait ce destin. Rebecca espérait vivement qu’elle ne serait pas trop cruelle, comme les dernières fois.


La question qui suivit la prit certainement de cours. Elle ne s'était jamais plainte en sept ans et avait toujours été comblé, par cet homme merveilleux. Un doute subsistait-il dans l’esprit du Rogers? Mise à part, son époux, il n’y avait jamais eu un autre homme qui avait pu pousser la porte de cette chambre. Il avait toujours été le type d’homme qu’elle avait aimé. Il était talentueux, une pointe rebelle et orgueilleux, très loin du trop parfait Lord Stefan. Lady Lydden aurait certainement désapprouvé ce qu’était le chevalier d’Amberly, mais elle n’avait pas son mot à dire puisque sa vieille chipie de mère croupissait ses jours à Fondcombe. Avec une pointe de malice, elle avait grimpé sur le chevalier et avait déposé son front contre le sien. Elle l’embrassa dans le cou avant de lui murmurer tout doucement sa réponse :


Toujours et uniquement avec toi. Si je ne l’étais pas je ne t’aurais jamais réclamé autant de fois en sept années et Émérick n’aurait jamais été là. J’ai essayé de l’aimer, mais je n’ai jamais réussi à ressentir ce que je ressens quand tu es là. Il a tout a t'envier, même avec quelqes années de plus tu restes toujours très attirant.

Il ne lui avait jamais dit mot pour mot qu’il l’aimait, mais il l’avait montré plus d’une fois. Elle tenait bien plus aux actes qu’aux mots eux même. Elle était ainsi faite. Elle avait élargi sa réponse qu’à un simple oui. Elle l’avait été et le serait certainement autant dans les prochains temps à venir. Elle le regardait tentant de comprendre où il voulait réellement en venir avec cette question qui la tracassait.

Et toi l’es-tu?



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Message Jeu 7 Mar 2013 - 18:04

Corwin n'était pas homme à refuser ce qui flattait son ego. Entendre Rebecca lui dire combien elle était comblée avec lui était particulièrement plaisant. Sa question n'avait pas d'autre visée, en réalité. La jeune femme sembla toutefois prendre la chose plus au sérieux, et elle vint s'allonger sur lui pour lui répondre. Malgré la délicieuse fatigue qui alourdissait ses membres, il était terriblement conscient de la moindre forme du corps de la dame de Grande-Arche, et il savait qu'il était capable de reprendre du poil de la bête plus vite que beaucoup d'hommes... Mais il ne pouvait pas se laisser aller maintenant. Il s'amusa de la légère inquiétude qu'il vit dans les yeux de sa maîtresse quand elle lui retourna sa question, et il prit le temps de l'embrasser longuement avant de lui répondre.

« Voyons, la plus belle femme de Westeros est mienne, et elle m'accueille à bras ouverts sans restrictions dès que le désir s'en fait sentir... Evidemment que je suis comblé avec toi. Me connaissant, tu en doutes ?

Le chevalier eut un sourire canaille, recommençant à parcourir la cambrure du dos de Rebecca du bout des doigts dans une douce caresse. L'idée de lui faire concevoir un petit Rogers une fois de plus lui plaisait, d'autant plus parce qu'il savait qu'elle serait comblée si l'enfant venait à naître en pleine santé. Cela n'était pas de son ressort, mais il avait peut-être apporté dans ses bagages un petit quelque chose pour donner un coup de pouce à la chance. Au bout d'un moment, il finit par mettre fin à leurs baisers et caresses, et se redressa légèrement. Posant ses mains sur les fesses de la dame de Grande-Arche, il lâcha d'un air presque innocent :

- Si nous nous rhabillions, avant que je sois de nouveau en état pour te faire hurler ? Non que l'idée d'une seconde étreinte me dérange, mais on va se demander où nous sommes passés. Soit tes gens, soit tes enfants. Je crois que je les ai bien alléchés avec mes histoires. Et une fois que tout le monde sera couché... notre nuit n'en sera que plus délicieuse. D'ailleurs, j'ai un petit cadeau pour toi.

Corwin la repoussa doucement pour s'extirper de sous elle, non sans un dernier baiser. Nu comme au jour de sa naissance, il entreprit d'aller récupérer ses vêtements qui avaient volé au diable dans la hâte qu'ils avaient mis à laisser libre cours à leur passion. Il fit un brin de toilette à la cuvette d'eau posée sur un meuble près de lui, puis il se rhabilla. Il prit grand soin d'être parfaitement présentable, ce qui ne lui prit guère de temps. Il termina par sa ceinture qu'il boucla, retrouvant le poids familier et agréable de son épée à ses hanches. Se retournant vers sa maîtresse, il sortit d'une poche une petite fiole qui contenait un liquide transparent. Allant jusqu'à elle, il la lui donna avec le plus grand sérieux.

- Sais-tu de quoi il s'agit ? C'est une potion concoctée par un des plus grands apothicaires de Port-Réal. Je l'ai ramenée de mon dernier séjour dans la capitale. Elle a pour effet de favoriser la fertilité et le bon déroulement d'une grossesse. L'épouse de mon frère y a eu recours pour lui donner un héritier, elle qui était affligée de perpétuelles fausses couches et qui est de santé assez fragile. Et avec l'aide de ce breuvage, elle a fini par lui donner un fils. En d'autres termes... si tu bois cette potion pendant que je suis ici avec toi, je ne doute pas qu'un petit Rogers se niche bientôt dans ton ventre, de façon définitive.

Il lui adressa un sourire et l'embrassa au coin des lèvres. Il espérait que cela fonctionnerait, car malgré tout il avait lui aussi souffert des enfants qu'elle avait perdus. Peut-être moins pour sa paternité avortée que pour la douleur que Rebecca avait ressentie. Il était toutefois assez confiant. Lady Elyse, avec sa santé fragile, avait fini par avoir un fils qui manquait lui aussi de robustesse, mais le résultat était là. La dame de Grande-Arche avait mis au monde trois enfants en pleine santé jusque là, et elle-même n'était pas souffrante. L'apothicaire lui avait assuré que son élixir avait eu des effets surprenants sur certaines femmes qui en avaient usé, favorisant par exemple la naissance de jumeaux... Le chevalier faillit sourire en imaginant quelle serait la réaction de sa maîtresse si une telle chose venait à lui arriver. Il doutait qu'elle s'en plaigne... Lui passant les doigts dans les cheveux, il se redressa et ramassa ses vêtements pour elle avant de les lui donner. Son estomac gronda bruyamment, rappelant à Corwin qu'il avait un petit creux.

- Mais si tu veux que tout cela fonctionne, il va falloir bien me nourrir pour me donner des forces... J'ai une faim de loup. »

Il fit en sorte de remettre de l'ordre dans la chambre pendant que Rebecca s'habillait, puis vint le délicat moment de sortir aux yeux du monde sans révéler leur relation à tous. La voie était fort heureusement libre, et les amants purent se rendre dans une partie commune du château sans avoir à s'inquiéter des apparences. Le chevalier songea que ce qu'il y aurait pu avoir de mieux pour la jeune femme et lui, c'est un endroit où ils auraient pu se retrouver pendant des jours rien que tous les deux. Ils n'auraient ainsi pas eu besoin de donner le change constamment. Mais après tout, sans ce danger omniprésent, aurait-il prit autant de goût à la chose ? Sans doute pas assez pour que leur relation puisse devenir aussi profonde. On pouvait dire que c'était cette dissimulation qui avait contribué à les lier aussi profondément.
Ils purent profiter d'un bon moment de détente avant que le repas ne soit servi. Ce fut à cette occasion qu'ils retrouvèrent les enfants à table. Les marmots étaient tout excités à l'idée d'entendre le récit de Corwin, et si ce dernier aurait préféré bénéficier de plus de temps pour jouer à des jeux très particuliers avec leur mère, il s'y accorda de bon cœur. Il savait que la chose n'était que partie remise. Il n'était pas venu à Grande-Arche pour jouer le ménestrel... Mais avant toute chose, il devait reprendre des forces et honorer la table de son hôte comme il se devait. Jusqu'ici, il s'était toujours régalé lors de ses visites, et il ne doutait pas que cette fois-ci ne ferait pas exception à la règle...


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Rebecca Staedmon
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Message Lun 11 Mar 2013 - 20:57

Si elle doutait? Oui, elle doutait. Elle aurait beau lui mentir, il saurait la vérité. Il était sien, comme elle était sienne. Elle ne se lasserait pas de cet homme qui lui avait prouvé année après années qu’il l’aimait. Il était revenu chaque fois vers elle, que pouvait-elle demander? Une grimace se dessina sur ses lèvres. Ses doigts parcoururent le torse de son amant, alors que ses idées se tiraillaient. Il était fait pour elle. Elle n’avait jamais cru avoir assez de cran pour se laisser prendre au sentiment. Elle savait qu’à une époque elle avait été volage, si bien que sa mère en devenait verte parfois. Il était le grand frisson que son mari n’était pas. Elle l’embrassa dans le cou et soupira intérieurement.

Si je te disais non, tu saurais que je te mentirais. Mais avec le nombre de femmes que tu peux avoir, ta maitresse a-t-elle le droit de douter? Peut-être est-ce seulement que je t’aime si fort et que je ne veux pour rien au monde te perdre. J’en aurais certainement le cœur brisé si cela arrivait. Toi qui a toujours été là quand j’en avais de besoin.

Elle aimerait parfois qu’il n’y ait personne dans cette maison. Elle pourrait y rester des journées entières en sa compagnie. Malheureusement, il n’y avait pas plus commère que les servants. Personne ne les avait vus, mais elle n’était pas prête à parier que s’ils ne sortaient pas, leur histoire ne serait plus aussi secrète qu’elle le voulait. Émérick avait tendance à vouloir rester près de sa mère. Il serait certainement le premier à venir cogner à la porte de sa génitrice. Elle laissa Corwin se redresser alors qu’elle s’effondrait sur le lit. Sa compagnie était si agréable qu’elle en oubliait les autres habitants de Grande-Arche. Elle pouvait bien s’adonner à quelques petits plaisirs, surtout quand Lord Stefan n’y était pas. ..

Cela ne me déplairait certainement pas que tu sois en état. Il n’y a pas que tes histoires qui sont alléchantes, sourit-elle avant de l’embrasser. La simple idée de rester enlacé toute une nuit ne me déplait nullement.

Il vieillissait plutôt bien comparé à Lord Stefan. Il gardait sa jeunesse qu’elle avait connue dans leur première année. Elle avait arqué des sourcils lorsqu’il lui avait fait part d’un cadeau. Elle ne s’habituait pas à ce genre de chose. Lord Stefan lui en faisant tant, qu’elle en oubliait le sens premier. Elle avait attrapé paresseusement un drap pour couvrir sa nudité. Elle l’avait regardé chaque seconde se revêtir. C'était de très loin, une image désagréable, mais elle préférait dans une autre tenue, malgré tout. Elle s'était relevé pour pose ses doigts sur la fiole qu’il lui tendait. Elle n’avait jamais entendu parler de cela. Peut-être parce qu’elle avait toujours aussi refusé l’idée de ravoir d’autre enfants de Lord Staedmon. Certes, la plupart n’était pas de Stefan mais bien de Corwin, mais elle s’était mise dans la tête que les sept la punissaient pour son adultère et son effronterie qu’elle avait parfois avec son mari.

Je serais la femme la plus heureuse, avec un enfant de l’homme que j’aime.

Elle avait attrapé ses vêtements que lui tendait le chevalier et prit le temps de refaire sa toilette. D'ordinaire, elle ne mettait pas tant de temps, mais elle s’amusait de savoir qu’il ne changeait pas. Il était attentif au moindre détail. Il remettait tout en ordre et si cela n’avait été que d’elle, elle aurait ressemé la pagaille. Il n’y avait plus de trace de leur lutte amoureuse. Les draps avaient repris leur place sur le lit, tout était revenu à leur place d’origine. Elle avait déposa la fiole dans une de ses poches, elle n’oublierait pas de la prendre. Elle voulait un enfant et elle se fichait bien qu’il ne soit pas de son époux. Bizarrement, il ne lui avait jamais offert ce choix. Émérick grandissait chaque jour trop vite pour qu’elle se rende compte qu’il était un enfant et non un bambin.

Heureusement le château se faisait presque désert. La plupart desservant devait être dans la cuisine afin de s’occuper du repas Le reste était certainement avec les enfants qui devaient grouiller d’impatience à ce que l’on leur raconte des histoires terribles de monstres. Rebecca aussi avait hâte d’entendre ce récit. Elle avait été mise au courant qu’un tournoi c’était terminé de façon plutôt surprenant dans le Conflans. Une révolution d’un dragon à ce qu’elle avait compris, mais comme, elle se mêlait bien de ce qui la regardait, elle n’en avait pas glissé un mot au chevalier. Elle avait prit le contenu de la fiole espérant que le chevalier avait dit vrai. Elle n’avait rien contre le fait d’Agrandir sa famille et encore rien contre qu’il soit de Corwin. Elle ne manquait pas d’amour à prodiguer à ses enfants, tant ils grandissaient si vite.

Pour la première fois depuis longtemps, elle n’avait pas vu tant d’obéissance de la part de sa fille et de son fils. Tout deux s’étaient assis attendant le repas. Elle était bien consciente qu’elle les avait laissés sur leur faims. Il lui plaisait de voir avec quel entrain, ils regardaient le chevalier. Émérick avait les yeux pétillants qu’il n’Avait qu’avec ses oncles chevaliers. Mais aucun deux n’avaient révélés de talent extraordinaire ou risquait sa vie contre le danger. Contrairement à l’habitude, elle avait rapproché ses enfants et le chevalier. Elle avait pris la place de son mari au bout de la table, alors que ses enfants mangeaient à sa droite et le chevalier à sa gauche. Un potage leur avait été servi et la pièce en était silencieuse. Il ne fut pas plus de temps pour les cuisines de sortir le repas principal. Rebecca émit un sourire à l’encontre du chevalier et regarda ses enfants qui tentait de rester sage, malgré l’envie de poser des questions. La cuisine de Grande-Arche leur avait réservé un bon gibier frais du jour, avec quelques pommes de terre. Une miche de pain fraiche avait été posée au milieu. Émérick avait finit par lever les yeux sur son père biologique et regarda sa mère, avant d’ouvrir sa bouche, mais sa sœur l’avait devancé

Vous avez participé à des tournois ?

Vous avez gagné des tournois? Mère dit que vous êtes un très bon jouteur.

Rebecca avait rit. L’innocence parlait. Serait-il aussi heureux de le voir comme un père? Lui en voudrait-il un jour de tant de mensonge ? Il était trop jeune pour comprendre. Cela ne lui laissait que de la rancœur sur le cœur. Elle ne pouvait pas démontrer à son amant tant d’admiration lorsqu’ils étaient en dehors des murs d’une chambre. Cela aurait été mal aisé…
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Corwin Rogers
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Message Ven 15 Mar 2013 - 11:23

Corwin fut installé à table à la gauche de Rebecca, qui avait pris la place de son époux pour présider le repas. Ses enfants se trouvaient à sa droite, faisant face au chevalier. Ce dernier avait donc une vue imprenable sur leurs mines curieuses et leurs regards avides. Il appréciait de mettre son auditoire dans une situation d'attente. De nombreux ménestrels de renommée disaient qu'il fallait savoir se faire attendre et désirer de son public pour un effet optimal. Leurs confrères qui parvenaient tout juste à survivre de leur profession ne seraient sans doute pas du même avis, eux qui couraient après chaque pièce de cuivre. En dépit de leur impatience visible, les deux petits s'appliquèrent à bien se comporter, et ravalèrent leurs questions. Un potage fut servi à tout le monde pour commencer le repas, dans un silence que rien ne venait troubler. Il aurait préféré quelque chose de plus consistant pour satisfaire son estomac qui criait famine, mais soit. Cela avait au moins le mérite de réchauffer de l'intérieur. Tandis qu'il mangeait, Corwin se sentait irrémédiablement observé. Venant de certaines personnes, il s'en serait peut-être courroucé, mais en l'occurrence cela l'amusait plus qu'autre chose.
Le potage terminé, on apporta le plat principal, une belle pièce de gibier, du chevreuil probablement. C'était une viande plus tendre et délicate que le sanglier, même si en tant que chasseur chevronné, le chevalier appréciait ce dernier pour les luttes qu'il promettait avant d'être abattu. Il se laissa servir en gibier et pommes de terre, le tout nappé de sauce. Voilà qui le mettait d'autant plus en appétit, et il risqua un regard entendu vers la dame de Grande-Arche. Si elle voulait vraiment qu'ils passent une nuit des plus... actives, ce n'était pas en le nourrissant de potage qu'il reprendrait des forces après leur folle étreinte de l'après-midi. Ce qu'il avait présentement dans l'assiette convenait bien mieux à un homme digne de ce nom. Lorsqu'il mangea, la viande se révéla tendre à souhait, presque fondante. De quoi ravir le palais délicat d'une femme. Alors qu'il se saisissait de sa coupe pour boire du vin, il observa les enfants face à lui par-dessus le rebord du hanap. Ils semblaient ne plus pouvoir tenir. Et effectivement, les questions finirent par tomber. Emérick avait d'abord jeté un regard à sa mère comme pour être sûr qu'il pouvait le faire, mais sa sœur le devança. Corwin reposa sa coupe et sourit avant de leur répondre.


« J'ai pris part à énormément de tournois, depuis que je suis chevalier. J'en ai gagné certains, bien entendu, et j'ai même fini bien placé dans les plus gros tournois de ces dernières années.

Il évitait de mentionner que les tournois qu'il avait gagnés étaient plutôt petits et locaux, car cela ne l'aurait pas mis à son avantage. Dans certains des plus gros tournois, il avait effectivement fini avec de belles places, mais d'autres s'étaient soldés par des échecs cuisants qu'il refusait d'avouer, surtout à son jeune public d'admirateurs. Accalmie en 199, Murs-Blancs tout récemment... Son amour-propre et son orgueil en avaient été blessés. Il était loin d'être un mauvais combattant ou un mauvais jouteur, mais on finissait souvent par tomber sur meilleur que soi. Ou alors la malchance venait vous jouer un mauvais tour. Ou encore, cela pouvait provenir de l'emportement dont il pouvait faire preuve, qui primait alors sur la réflexion et pouvait le pousser à l'erreur. Quoi qu'il en soit, il n'allait pas laisser les marmots sur leur faim. Il but une nouvelle gorgée de vin avant de poursuivre.

- Les tournois sont faits pour les braves et les meilleurs combattants. Il faut être fort et courageux. Un accident peut arriver plus vite que l'on ne croit, et on peut même mourir... J'ai vu un homme mourir en tournoi, une fois. C'était au tournoi de Sorbier il y a trois ans, lorsque le prince Baelor Targaryen perdit la vie après ce fameux jugement des Sept... Même si tout semble fait pour que personne ne se blesse, il ne faut pas s'y tromper. C'est un exercice fort dangereux.

Conscient d'avoir captivé son auditoire, Corwin marqua une pause pendant laquelle il vida son assiette. Tandis qu'on le resservait, il regarda tour à tour sa maîtresse et les deux enfants qui en oubliaient presque de manger, dans l'attente qu'ils étaient d'un autre récit. Il n'avait pas précisé qu'il avait trouvé l'attitude du prince Baelor stupide. Mourir pour un simple chevalier errant... Qui sait s'il n'aurait pas fait un meilleur roi que son frère Aerys ? Il but une fois encore du vin, puis il s'essuya la bouche avant de reprendre.

- Après le tournoi de Murs-Blancs, je suis rentré à Accalmie. C'est là que j'ai entendu que lord Hastif organisait une grande chasse pour prendre ou tuer la bête qui sévissait dans le Bois-du-Roi, et qui était responsable de nombreuses disparitions. Je ne pouvais pas résister à une telle chasse. J'ai donc répondu à l'appel, emmenant avec moi des hommes de mon frère, lord Rogers, des hommes habitués à la traque et à la mise à mort de toutes sortes d'animaux. Pendant les recherches, nous sommes vite tombés sur des hommes à moitié fous, de simples gueux pour la plupart, qui se sont mis en tête de nous attaquer. Il faut se méfier de ces engeances là. Ils n'ont ni manières ni honneur, et s'ils ne savent pas bien se battre, ils compensent en comblant leur lâcheté en se déplaçant en meutes. Et une fois qu'un groupe grouillant vous a arraché de votre selle et mis à terre... Ils vous tuent avec moins de miséricorde que pour un chien galeux.

Le chevalier revoyait les mines des fanatiques qui s'en étaient pris à lui et à son groupe, et il ne put retenir une légère grimace de dégoût. Il était encore révolté que de tels sous-hommes aient pu avoir l'impudence de s'en prendre à leurs supérieurs naturels. Fort heureusement, il avait par la suite remis bon ordre dans tout ça avec sa fidèle épée, qui s'était repue de leur sang jusqu'à en être rassasiée. Il en revoyait d'autres se faire écraser sous les sabots des chevaux, et en tirait une satisfaction certaine. Il ne regrettait pas ce qu'il avait fait là-bas. Ce n'était que justice, et il en avait été bien récompensé.

- Ces hommes prétendaient commander à la Bête. Ce n'est pas tout à fait vrai. Quand elle est apparue, elle tuait aussi bien nos hommes que ces gueux, sans distinction. C'était une créature énorme, avec des crocs acérés, des yeux rouges comme les flammes des Sept Enfers. Elle avait le poil dru, noir et épais, comme un sanglier, des pattes griffues et un énorme mufle, et j'ai su quand elle a posé ses prunelles infernales sur moi qu'elle avait décidé de goûter à ma chair. Je lui ai fait face pour l'affronter, et elle est venue à moi. Ca a été un combat sans merci. J'ai été blessé, mais j'ai quand même réussi à la tuer en enfonçant mon épée dans sa gueule grande ouverte, ce qui lui a transpercé le crâne. J'ai été assez largement récompensé pour cet exploit par le Grand Argentier.

Satisfait de son récit, il termina sa seconde assiette de gibier, tout en admirant les mines impressionnées et émerveillées des enfants. Il passait pour un héros, avec cette façon qu'il avait eu de dépeindre les choses. Il avait embelli et simplifié le récit, bien sûr. La véritable version aurait de l'effet sur Rebecca, à n'en point douter. Mais il avait préféré ne pas expliquer aux gamins qu'il s'était retrouvé accroché au sol qui s'effondrait, avec une créature assoiffée de sang qui bondissait pour l'atteindre, transformé qu'il était en appât géant. Il avait aussi embelli sa description pour qu'elle corresponde à l'idée qu'ils pouvaient se faire d'un monstre. La vérité, c'était que dans la folie des combats, l'obscurité et la tempête qui s'était abattue sur eux, il ne s'était pas attardé sur les détails de la Bête. Le combat n'avait pas été si épique que ça, mais il l'avait bien tuée comme il l'avait dit. Objectivement, il avait véritablement accompli quelque chose d'héroïque, mais il aimait à embellir encore la réalité pour paraître plus encore à son avantage. Il n'avait pas non plus précisé que la Bête n'était pas seule, et qu'il n'avait tué que l'une d'elles... Mais pour les enfants, cela n'avait pas d'importance. Avait-il manqué de se faire tuer ? Oui, plus d'une fois, sans aucun doute.
Le repas s'acheva dans les discussions, alors que l'on apportait le dessert, un assortiment de tartelettes aux fruits, de fromage et de gâteau aux pommes. Un vin plus sucré vint arroser le tout. Corwin n'hésita pas à en user. L'alcool lui donnait toujours du cœur au ventre et multipliait ses ardeurs dans ses activités nocturnes. Il lui en fallait énormément pour s’enivrer, résultat des nombreuses beuveries qu'il avait faites tout au long de sa vie. Dans l'état actuel des choses, il sentait les effets bienfaisants du vin, mais il avait la tête et l'esprit clairs. Il fit honneur au dessert, puis vint le moment pour les enfants d'aller se coucher. Il resta silencieux tandis que leur mère se chargeait de le leur dire. Devinant qu'elle devrait sans doute aller les border, il en profita pour s'éclipser afin de donner le change aux serviteurs et paraître parfaitement innocent. Il adressa un sourire à la dame de Grande-Arche.


- J'espère que je ne leur ai pas donné matière à faire des cauchemars avec mes histoires... Ce serait fâcheux. Ce repas était délicieux, ma dame. Si vous voulez bien m'excuser, et sans vouloir vous offenser, le voyage a été assez éprouvant, avec ce temps pluvieux. Je vais donc me retirer dans ma chambre pour prendre du repos. Je vous souhaite la bonne nuit.

Le regard qu'il lui lança ne pouvait être décrypté que par elle. Elle pouvait savoir, sans le moindre doute, qu'il la rejoindrait dans son lit dès que la voie serait libre, et tout le monde couché. Le chevalier se leva et quitta la pièce pour se rendre dans sa chambre, où il attendit tranquillement, allongé sur son lit, que le temps passe et que le château devienne parfaitement silencieux. Ce serait alors le moment pour lui de s'éclipser discrètement. Avec le temps, il était devenu un très bon rôdeur nocturne, silencieux et difficile à détecter, lorsqu'il s'agissait de traîner dans les couloirs pour rejoindre une femme. De plus, en sept ans, Grande-Arche lui était devenu totalement familier, bien plus que lorsqu'il venait occasionnellement rendre visite à son ami, lord Stefan.


Quand l'heure fut venue, Corwin se leva, prenant le soin de retirer ses bottes pour se déplacer sans bruit. Il garda simplement sa tenue de la soirée, et ferma soigneusement sa porte à clé en sortant de la chambre. Il aurait été vraiment fâcheux que quelqu'un vienne et trouve la pièce vide... Sans un bruit, il se glissa jusqu'à la chambre de sa maîtresse, dans les couloirs obscurs. Il se dirigeait sans mal et sans hésitation, dans ces lieux qui lui étaient devenus familiers. Il prit bien garde à ce que personne ne le voie, mais tout était calme et désert. Les serviteurs eux-mêmes s'étaient retirés pour dormir dans leurs quartiers. Le chevalier gageait que quelques servantes iraient sans doute rendre une visite au sang neuf en provenance d'Amberly... L'idée lui tira un sourire. De toute évidence, une large part de la population de Grande-Arche trouvait des charmes irrésistibles aux visiteurs venus d'Amberly.
Lorsqu'il parvint enfin à la porte de Rebecca, Corwin sut qu'elle l'attendait, sans aucune surprise, car elle n'était pas fermée à clé. Il fit tourner discrètement la poignée et se glissa dans la pièce, prenant soin de refermer derrière lui, et d'y mettre cette fois un ou deux tours de clé. Il trouva la dame de Grande-Arche qui l'attendait, ne faisant même pas mine de vouloir dormir. Il alla jusqu'à elle pour la prendre dans ses bras et goûter ses lèvres. Il sentait déjà ses ardeurs revenir en force, après ce copieux repas arrosé comme il se devait.


- Ils n'ont pas eu trop de mal à s'endormir j'espère ?

Il laissa ses mains s'aventurer jusqu'aux fesses de la jeune femme, annonçant la couleur de ce que serait la suite de la nuit. Il alla l'embrasser délicatement et sensuellement dans le cou, aimant la sentir frissonner contre lui. Mais il ne fallait pas se laisser aller tout de suite, même s'il en avait très envie. Ces moments-là leur permettaient aussi de discuter en toute intimité, et avec la fougue et la passion qui les avait agités durant l'après-midi, ils n'en avaient pas eu le loisir.

- Tu as bien pris la potion que je t'ai donnée ?

Fermant les yeux, il enfouit un instant son nez dans la chevelure sombre et drue de Rebecca, puis il s'écarta d'elle pour aller s'asseoir sur le lit. Le feu qui ronflait dans la cheminée jetait des ombres fantastiques et mouvantes sur la chambre obscure. Le chevalier admira un moment sa maîtresse, se rassasiant de ses formes pourtant vêtues comme au premier jour. Se passant les doigts dans les cheveux pour repousser quelques mèches en arrière, il inspira.

- Peut-être que tu veux quelques nouvelles de tous ces évènements ? Nous n'avons pas vraiment eu le temps de discuter seul à seul, cet après-midi... Et retarder un peu notre union ne pourra rendre la chose que plus délicieuse encore... »


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Rebecca Staedmon
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Message Lun 18 Mar 2013 - 2:24

Il y avait longtemps qu’elle n’Avait pas eu la chance de voir des chevaliers en plein action ou encore même un tournoi. Le dernier tournoi remontait à longtemps. Elle avait voulu se rendre à celui de Murs Blanc, mais son dernier avait été pris d’une fièvre. Comme à son habitude et cela faisait près de deux ans qu’ils étaient ainsi, elle laissait Lord Staedmon la quitté pour une de ses ridicules chasses. Quand Corwin était à Grande-Arche, elle espérait uniquement qu’il arrive quelques choses à son mari. Elle ne le détestait pas, mais il n'était pas l’homme qu’elle avait voulu. Si les sept arrivaient encore à lui pardonner, qu’ils lui pardonnent les pensées qu’elle pouvait avoir dans ces moments la. Elle n’avait presque rien avalé du repas, regardant la plupart du temps ses enfants et le chevalier. Une seule envie la tiraillait et c’était de se retrouver dans ses bras et être tranquille. L’imagination de ses enfants n’avaient pas de limites. Ils retenaient cela du Lord de la maison. Elle n’avait jamais eu le droit à des peurs ou à des crises d’angoisses a ce sujet. Elle avait écoutait attentivement, même si elle ne s’attardait pas à ce qui se trouvait dans son assiette. Le vin par contre avait certainement pris la place.

Rebecca eut un léger frisson lorsqu'il parla comment il avait abattu la bête. Elle n’était pas faite pour ce genre d’histoire et elle connaissait assez le chevalier d’Amberly pour savoir quand les choses avaient été embellies afin de ne pas effrayer des gamins. Elle aurait certainement le droit à ce récit elle aussi, une fois qu’ils seraient seuls. Elle laissa partir son repas refusant même de manger le dessert que ses petits dévorèrent avec plaisir. Elle les regarda faire dégustant le vin qui aurait du accompagné le tout. Même si les histoires restaient captivantes, le plus jeune des enfants commençaient à piquer sérieusement du nez. Rebecca héla une servante et sans discussion envoya ses enfants au lit.


Ils ont besoin de bien plus pour avoir peur. Leur père leur raconte souvent ce genre d’histoire. Vous êtes excusé, Ser Corwin, le voyage n’a certainement pas été de tout repos. Je vous souhaite également la bonne nuit
.

Elle se contenta d’un léger sourire. Le voyage autant que leur après-midi, elle se devait de le reconnaitre. Elle le connaissait trop bien pour savoir qu’il n’allait pas la quitter aussi vite, mais la prudence exigeait ce petit jeu de bienséance. Elle avait attendu son départ pour rejoindre la chambre de sa fille. Celle-ci était déjà au lit et n’attendait que le passage de sa tendre mère pour se laisser bercer dans un doux sommeil. Pour ce qui était de son fils, ce fut plus rude. Il n’aimait pas cette période, mais Rebecca ne se laissait jamais prendre au sentiment. Elle vint s’étendre quelque minute auprès de lui, alors qu’il était sous les couvertures. Elle l’embrassa sur le front. Plus elle le fixait, plus elle se rendait compte qu’il ressemblait, en grandissant, à son paternel et que la maternité lui allait comme un gant. Elle déposa un baiser sur son front et le regarda dans les yeux. Ils avaient parlé de chevalerie et du Ser, qui était leur invité. Émérick lui avait dit qu’un jour il serait comme Ser Corwin. Elle avait rit et l’avait laissé fermer les yeux et dormir. Il serait certainement fier de l’entendre. Seulement, elle ne pouvait pas se permettre d’étaler ce secret au grand jour. Elle perdrait beaucoup trop et ne voulait pas que de mal soit fait à son dernier fils.

Elle avait trainé dans les couloirs quelques instants avant de rejoindre ses appartements. Elle avait pris le temps de se changer et de brosser sa longue chevelure. Même si la glace du miroir lui laissait paraitre des traits encore jeune, elle savait qu’il en était autrement. Elle n’avait plus l’âge de se permettre de telles folies, mais il était là toujours à sa demande. La petite fiole trainait sur sa coiffeuse, vide. Elle avait posé sa main sur son ventre. Avait-elle encore assez de force pour le mettre au monde si jamais un enfant se nichait dans son ventre? Elle avait rejoint son lit, sachant que cela ne serait qu’une question de minute avant qu’elle ne retrouve son amant et la chaleur de ses bras. Qu’elle fut heureuse d’entendre la porte s’ouvrir et se refermer avec le bruit de la clé qui scellait cette chambre. Elle ne pouvait pas non plus mettre de mot exact sur la chaleur qui l’envahit au moment où il la prit dans ses bras. Elle se laissa faire, souriant même à ce qu’il venait de dire. Qu’il devait être un père attentionné. Elle ne connaissait pas cette facette, du moins, pas en entier. Elle l’embrasa sur la joue et le regarda droit dans les yeux.

Ne t’inquiète pas. Stefan les a immunisés contre les cauchemars après les histoires de terrible monstre. Il dorment à poings fermés, mais ton fils m’a laissé savoir avant de s’endormir qu’il serait un jour, un grand chevalier comme toi. Je ne sais pas si en tant que mère, je devrais avoir peur qu'il devienne un séducteur

Que pouvait-elle bien dire si un jour son fils avait des incartades. Elle était plutôt mal placé pour faire la leçon. Elle acquiesça au sujet de la fiole. Malgré ses mauvaises pensées, elle en avait envie. Surtout si l’enfant était de son amant. Émérick avait failli être le second, mais les sept n’avaient pas jugé d’Avoir un batard de plus sur cette terre. Elle lui caressa la joue. Elle aimait bien quand il était proche d’elle. Elle l’embrassa sur ses divines lèvres avant de le laisser prendre place sur son lit. Elle se glissa dans son dos, et l’embrassa dans le cou, massant ses épaules. Si elle voulait parler de quelques choses? Elle avait bien des choses à lui demander. Elle voulait savoir ce qui s’était passé au complet. Il avait certainement omit des choses pour éviter de terrorisé à la fois sa maitresse et les enfants. Elle le poussa contre le lit et alla se blottir contre lui.

Ca sera mieux ainsi. Tu n’as pas tout dit concernant la chasse que Lord Hastif avait organisée, n’est-ce pas? J’ai entendu dire qu’il y avait eu plus qu’une seule bête et que le tournoi à murs-blanc n’avait pas été comme les autres. Ai-je raison de prêter l’oreille à ce genre de ragots?

Elle ne sortait presque plus de Grande-Arche. Lord Stefan avait bien voulu, mais Émérick avait été fiévreux pendant plusieurs jours ce qui l’avait amené à renoncer à se rendre à ce tournoi. Chose qui lui manquait terriblement depuis qu’elle était devenue mère de trois enfants … Elle n’était pas sortie de cette prison depuis trop longtemps.


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Corwin Rogers
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Message Mar 19 Mar 2013 - 23:16

Corwin eut un sourire amusé quand Rebecca lui demanda ce qu'elle ferait si Emerick devenait un coureur de jupons comme lui en grandissant. Elle n'avait peut-être pas à s'en faire à ce propos. De tous les enfants légitimes et reconnus qu'il avait à Amberly, Alban, son aîné, était le seul à lui ressembler dans ce domaine. Son bâtard, Raven, était aussi droit et respectueux qu'un septon, et un certain nombre de ses fils étaient encore trop jeunes pour courir après les femmes... Néanmoins, Craig, son deuxième-né, ne partageait pas la passion de son frère et de son géniteur pour les culbutes. Il préférait, de ses propres dires, se réserver pour son mariage, et éviter d'épuiser à la tâche des servantes déjà bien exploitées à ce niveau-là... Le chevalier cueillit la joue de sa maîtresse au creux de sa main.

« Je suppose que ça dépendra aussi de l'éducation que tu lui donneras. Mes parents ne m'ont pas encouragé à devenir un homme à femmes, ma mère désapprouvait... Mais au final, j'ai quand même fait ce qu'il me plaisait. Ne t'en fais pas trop, il n'y a que mon premier-né légitime qui trouve les femmes aussi attirantes et irrésistibles que moi. Bien sûr, il n'a pas accès à la plus irrésistible de toutes...

Il ponctua ces paroles veloutées par un baiser. Enrober ses incartades dans un écrin de velours était toujours plus facile. Quand il s'installa sur le lit, la dame de Grande-Arche vint masser ses épaules musclées et l'embrasser dans le cou. Comme il s'y attendait, elle avait effectivement des questions, voulant savoir ce qu'il avait omis de raconter. Il resta silencieux quelques instants alors qu'elle le poussait sur le lit pour venir se blottir contre lui. Il ne comptait pas s'étendre éternellement sur son récit, ayant envie d'autre chose, cependant il savait que chacune de ses nouvelles cicatrices la faisait frissonner, et cela l'amusait. Il en avait quelques unes à montrer suite à ce qui s'était passé dans le Bois-du-Roi, même s'il ne lui était rien arrivé de grave malgré le fait qu'il avait frôlé la mort de bien près.

- Je n'ai pas tout raconté, non. Mis à part le fait qu'il y avait plusieurs Bêtes, il y avait surtout un nombre incalculables de fanatiques de je ne sais quelle secte. Des gueux, mais aussi des gens de plus haute naissance à en juger par leur équipement, à moins qu'ils ne l'aient volé sur des cadavres. C'étaient des errants, des culs terreux et des chiens de toute façon. Mais leur nombre représentait un danger. Mes hommes et moi en avons massacré pas mal. Le temps est devenu épouvantable, avec la pluie, le tonnerre, les éclairs et le vent... Il y avait apparemment un réseau de galerie dans les ruines où nous nous battions, et tout s'est effondré alors que les Bêtes sortaient. Je me suis retrouvé désarmé et pendu comme un saucisson au-dessus d'une de ces créatures, m'agrippant au rebord glissant pour ne pas tomber. J'ai pu me hisser sur le sol ferme et récupérer mon arme pour tuer une des Bêtes, coincée. Je n'ai pas eu peur, mais j'ai vu la mort de près. Ca m'a laissé quelques marques...

Corwin lui montra les nouvelles cicatrices qu'il arborait dans le cou, sur l'avant-bras et à la jambe. Des endroits qui n'avaient pas été suffisamment protégés par son armure légère conçue pour la chasse, et qui avait laissé passer les coups. Rien de grave, heureusement pour lui. La perspective de raconter le tournoi de Murs-Blancs et sa défaite ne l'enchantait guère, en revanche. Il laissa passer un blanc pendant lequel Rebecca put admirer les marques, puis il raconta brièvement les évènements, avec un léger grognement contrarié.

- Le tournoi a été une occasion pour les maisons rebelles de tenter une insurrection derrière le fils du premier Feunoyr, qui était venu là sous une fausse identité. Un chevalier du Val a été faussement accusé de meurtre et du vol d'un œuf de dragon promis au vainqueur. Il a prouvé son innocence dans un duel judiciaire en gagnant contre le Feunoyr. C'est là que la Main du roi est arrivée avec des troupes loyalistes des maisons du Conflans pour mettre bon ordre à tout ça. Le Beurpuits est chassé, déchu, ses terres seront rasées et rendues stériles. Il y a aussi eu des têtes coupées et des punitions sévères. Ces chiens de rebelles... S'ils avaient compris où se situait le vrai pouvoir, peut-être que tout cela ne leur serait pas arrivé.

Le chevalier eut une moue méprisante en pensant à eux. Ce ne serait pas lui qui irait se mettre en danger en reniant son alliance aux Targaryen. Ils étaient ceux qui avaient le plus de pouvoir, le bon sens primaire voulait donc qu'on leur obéisse... dans son propre intérêt. De plus, son frère était loyal à la couronne, il se devait donc de l'être aussi. Il se garda bien d'évoquer sa défaite trop hâtive et les insultes qu'il avait pu essuyer sans les faire payer à ceux qui avaient oser les proférer. Cela n'avait besoin d'être su de personne.
Tournant la tête vers la dame de Grande-Arche, il caressa doucement son dos, trouvant quelque peu irritant qu'elle soit toujours vêtue. Il préférait le contact de sa douce peau sous ses doigts que celui du tissu qui se fripait. Mais peut-être que c'était mieux ainsi. Ils pourraient trouver un nouveau théâtre à leurs ébats... Avec un sourire, il vint lui mordiller les lèvres.


- Et si nous allions prendre ce fameux bain ? Tout est désert, nous pourrons verrouiller la pièce sans problème et goûter aux plaisir d'un délicieux bain chaud en commun... Comme le fameux que nous avions partagé il y a quatre ans... Qu'en dis-tu ?

En réalité, ils avaient passé plus de temps à faire tout autre chose qu'à se laver. Emérick avait peut-être été conçu là-bas, car il était né de leurs ébats de la même période, selon tous les calculs. Afin de décider sa maîtresse, Corwin se fit plus pressant dans ses baisers et ses caresses. Il sentait ses ardeurs revenir aussi vite qu'un cheval au galop, et la jeune femme ne tarderait pas à être tout aussi fébrile. Mais pour le moment, ils avaient assez honoré ce lit. Il désirait une pointe de délicieuse innovation, sachant qu'ils reviendraient de toute façon dans cette chambre à un moment ou à un autre. Il lui mordilla les lèvres une dernière fois avant de se relever du lit pour la décider tout à fait.

- Allons-y. Je vous laisse me guider, ma dame. »


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Message Jeu 21 Mar 2013 - 0:57

Sa vieille mère était tombée sous le charme de Lord Stefan à la minute qu’elle l’avait vu. Il était un bon parti, puisqu’elle était la troisième des filles dans sa famille. Jamais il n’avait voulu un de ses deux sœurs. Il l’avait voulu et sa mère avait tombé sous le charme de cet homme. Or, elle, elle ne l’avait jamais bien aimé. Elle avait eu de l’affection et c’tait certainement ce qui restait entre eux. Elle aurait tôt fait de désapprouver si elle avait su qu’elle couchait avec un autre que son époux lui-même. Elle aurait trouvé des qualificatifs qui n’étaient point charmant pour son amant, le seul homme qui arrivait à la faire sourire. Rebecca l’embrassa sur ses lèvres lorsqu’il lui lança qu’il avait la plus irrésistible. Il avait ce don de la rendre heureuse.
Les mères désapprouvent beaucoup trop de chose. Je me fiche bien qu’il soit ainsi. Il sera toujours notre fils quoiqu’il arrive. Il me reste quand même bien des années avant que les femmes deviennent son intérêt.

Même si officiellement Émérick était un batard, il était protégé des ragots tant qu’il était reconnu comme un enfant « légitime » du couple de Grande-Arche. Lui et l’enfant qui viendrait à naitre. Elle frissonnait à l’idée même de pouvoir avoir un enfant de nouveau. Émérick avait été choyé et le prochain le serait tout autant. Il lui suffisait de croire en ce petit liquide qu’il lui avait fait boire. L’histoire du chevalier la fit frissonner. Elle n’aurait pas aimé qu’on lui apprenne que son amant avait perdu la vie. Ses doigts parcouraient les cicatrices de son amant. Chaque jour qu’il était absent, elle avait peur de finir veuve, chaque fois que son chevalier se mettait en danger, elle n’attendait que sa venue pour entendre ses récits, mais elle redoutait le jour où les sept le lui prendraient.

Tu es un homme trop courageux et certainement quelques peu téméraire. Mais tous les comptes fait j’adore cela.

Elle avait bien compris par ce grognement qu’il avait certainement pas réussi à finir le tournoi comme grand champion, mais elle n’en avait cure. Il était son champion. Le meilleur qu’elle avait connu. Il gagnait sur tous les points. Même si elle regrettait de ne pas y avoir été, elle ne regrettait plus. Elle n’aurait pas eu envie d’être partagée entre les deux camps et surtout si quelques têtes avaient été coupées. Tant pis, il était la. Il était son prince et personne ne pouvait pas lui changer ce qu’elle pensait lorsqu’il était là. Elle l’enlaça et l’embrassa au même moment qu’il sonnait une cloche importante de leur soirée. Elle y avait pensé. Elle avait demandé à ce que l’on prépare un bain chaud, comme elle les aimait. Elle s’était dit que s’il n’en parlait pas et passait à l’acte, elle aurait tôt fait de l’oublier et se laisser fondre dans ses bras.

Je ne dirais pas non, tu le sais bien. Surtout si tu es prêt à refaire comme il y a quatre ans.

Même si elle en avait terriblement envie, elle avait aussi envie de lui. Comme si chaque fois qu’il était à sa disposition, elle voulait en profiter. Elle émit un léger grognement avant de se relever et déverrouiller la porte pour se lancer dans les couloirs. Elle avait oublié comme cela pouvait avoir une pointe d’amusement lorsqu’ils étaient seuls dans les couloirs. Elle l’attira contre elle, pour l’embrasser tendrement. Même si elle avait voulu se retenir, elle n’aurait pas pu. Les couloirs étaient toujours un endroit dangereux pour être découverts. Lorsqu’il était à Grande-Arche, il n’était qu’à elle, aucune femme n’aurait pu avoir main mise sur son amant. Même les plus folles pouvaient toujours rêvé. La pierre était froide sous ses pieds et elle avait hâte d’être dans cette eau chaude. Elle glissa sa main dans celle du chevalier avant de le conduire. Il savait parfaitement où se trouvait cette salle. Le vin commençait à faire très bien effet. Sans s’en rendre compte, elle s’enfargea dans un meuble dont un vase s'écrasa au sol. Entendant des pas dans les couloirs, elle ouvrit la porte pour y pousser son amant avant de l’y enfermer. Elle s’était jetée au sol pour réparer son dégât, tandis qu’une voix se faisait entendre.

Tout VA bien madame ?, demanda la domestique en s’approchant pour ramasser le tout.

Oui, je ne regardais pas où je mettais les pieds.

Combien de fois avait-elle percuté ce vase depuis qu’elle était dans cette maison. Trop de fois certainement pour qu’elle en avertisse son époux qu’un jour il se fracasserait au sol. Il avait toujours rit de bon cœur en lui disant qu’elle dramatisait un peu trop quand elle voulait et voilà chose faites, elle l’avait averti. Elle s’était légèrement coupée, mais elle n’avait pas eu le temps de le cacher à la servante qui attrapa la poignée de la porte. Elle avait eu le temps de la tourner, mais Rebecca ne la laissa pas faire. Instinctivement, elle posa sa main sur le poignet de la jeune femme.

Ce n’est qu’une simple écorchure, ce n’est rien. Je vais m’en occuper moi-même. Allez jeter tout ca …


Elle avait eu chaud sur ce coup. Elle n’aurait pas imaginé le scandale si elle aurait eu le temps d’ouvrir la porte. Même si la situation n’aurait certainement pas été amusante, Rebecca avait bien envie de rire, mais on la trouverait certainement folle. Le danger avait toujours une part d’amusement. La vie était si courte qu’elle pouvait bien être parsemée de petit moment dans ce genre.
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Message Ven 22 Mar 2013 - 21:59

Corwin suivit Rebecca dans les couloirs envahis par l'obscurité. Ils prirent le soin de verrouiller la porte derrière eux pour éviter que quelqu'un vienne et trouve la chambre vide. Le sol de pierre était froid sous la plante nue des pieds du chevalier, et pourtant il se sentait bouillant. C'étaient ses ardeurs qui le rendaient aussi enflammé, et il se sentait comme un cheval à l'attache rêvant de partir au galop. S'ils avaient été absolument seuls, sans risque de se faire prendre, il aurait attrapé sa maîtresse dans ses bras, l'aurait soulevée et conduite au plus vite aux bains. Mais il leur fallait rester discrets et se faufiler comme des voleurs sans éveiller l'attention. La dame de Grande-Arche ne résista toutefois pas au désir d'attirer son amant contre elle pour l'embrasser. Corwin se laissa faire, amusé par sa hâte, tout satisfait de la savoir disposée à s'abandonner à lui. Non pas qu'il en aie douté un seul instant... Quand elle le relâcha, elle lui saisit la main pour le conduire, et le chevalier se laissa faire. Même s'il connaissait le chemin, c'était sans doute moins le cas que pour la maîtresse des lieux.
Dans sa hâte, cette dernière commit cependant un impair. Elle heurta un meuble sur lequel se trouvait un vase, qui valsa dangereusement sur son support, comme pour bien narguer les deux amants, avant de se fracasser à terre dans un bruit retentissant avant que quiconque ait pu espérer le rattraper. Corwin se hérissa, tous les sens en alerte. Il ne tarda pas à entendre des bruits de pas, mais Rebecca fut plus rapide. Elle ouvrit la porte des bains et le jeta littéralement à l'intérieur avant de refermer brutalement. Juste à temps. La voix d'une servante se fit entendre. Encore quelques secondes de plus, et ils auraient été surpris en situation gênante. Le chevalier attendit, dans la chaude humidité de la vaste pièce. Des torches l'éclairaient d'une lumière vacillante, et il pouvait distinguer les différents bassins, dont un était rempli, comme s'il les attendait. Toutefois, l'attention de Corwin était tournée vers ce qui se déroulait dans le couloir, et il se tendit en voyant la poignée de la porte bouger. La dame de Grande-Arche parvint cependant à renvoyer sa domestique avant qu'elle n'entre dans la pièce. Après un certain temps d'attente, afin d'être sûrs que personne ne viendrait à nouveau les déranger, il fut rejoint par sa maîtresse. Après que cette dernière eut été jusqu'à une petite bassine d'eau claire pour laver une coupure que l'incident lui avait laissé à la paume, elle alla fermer la porte à double tour.


« Tu t'es blessée...

L'adrénaline de cette catastrophe évitée à temps parcourait encore les veines du chevalier, mais les battements tendus de son cœur s'apaisaient déjà pour laisser place à des sentiments plus langoureux. Alors que Rebecca venait à lui pour l'embrasser, il saisit sa main délicate avec douceur, et la porta jusqu'à ses lèvres. Il embrassa la plaie, geste plus symbolique que réellement utile. Mais cela faisait son petit effet.


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Message Lun 25 Mar 2013 - 2:43

Elle ne pouvait pas résister, et il le savait. Elle n’avait besoin que des ses bras pour oublier dans quel monde elle vivait réellement. C’était tout ce qu’elle avait de besoin quand il était là. Le reste venait avec la suite des événements, elle ne pouvait s’empêcher de lui résister bien longtemps, quoiqu’elle tombait chaque fois sous le charme. Parfois, elle avait des airs innocents qui lui revenaient comme quand elle était jeune à Fondcombe. Un endroit qui lui manquait toujours, mais dont, elle ne remettrait plus jamais les pieds sous peine d’haïr encore plus son paternel et sa mère. Elle vivait d’Aventure et Corwin lui en offrait une chaque fois. Que l’on pense ce que l’on veut, elle se fichait bien de savoir ce que l’on pensait sur elle à Grande-Arche. Ceux qui avaient des soupçons pouvaient bien penser ce qu’il voulait. Elle ne se priverait pas de faire ce qu’elle entendait.

Ce n’est qu’une petite écorchure, et puis je détestais ce vase, murmura-t-elle entre deux baisers.


Elle n’était pas une petite nature et préférait que son amant s’occupe de bien autre chose avant sa main. Elle le suivit sans vraiment savoir, ou elle mettait les pieds. Il y avait longtemps qu’ils n’avaient pas quitté les appartements. Elle aimait qu’il lui rappelle les événements les plus cocasses de leur relation, même si certaines avait été plus effrayantes que d’autres. Mais le risque avait toujours valu la peine avec le chevalier. Aucune nuit en sept années, elle avait été déçue par lui, alors que Stefan accumulait les erreurs avec le temps. Elle était beaucoup moins sévère avec Corwin que son propre mari. Stefan existait rarement lorsque le chevalier d’Amberly était à grande-Arche.


Nous devrions toujours venir ici. Si le cœur avait pu sortir de ma poitrine il l’aurait certainement fait, cette nuit là. C’est à cette époque que Mélissandre est née. Si je n’avais pas eu de fausse couche, il ou elle aurait certainement été de toi. Émérick est né suite à nos ébats dans cette pièce. Peut-être cette pièce nous apporte cette chance.


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Message Mar 26 Mar 2013 - 22:54



« C'était délicieux.

Il sourit d'un air satisfait et s'étira lentement, soigneusement, comme un félin s'éveillant d'une sieste. Il était encore haletant, son cœur battant follement, s'apaisant cependant peu à peu. Inspirant un bon coup, Corwin se plongea en entier dans l'eau. Le fait qu'elle soit moins chaude était au moins revigorant. Refaisant surface, il ramena ses cheveux en arrière, le visage dégoulinant de gouttes d'eau. Il se passa une main sur la figure et rouvrit les yeux en observant la dame de Grande-Arche.

- La nudité te va à merveille. Tu es d'une beauté à couper le souffle, même lorsque tu es enceinte. Les formes rondes te vont très bien. Tu sais que même si nos étreintes débouchent sur une grossesse comme nous l'espérons, mon désir pour toi restera intact.

Le chevalier attira Rebecca à lui pour la cajoler. Lorsqu'il la tenait ainsi contre lui, il avait presque l'impression qu'elle était fragile comme une fillette. Sans doute parce que lui-même avait la musculature d'un homme qui passait sa vie à s'entraîner et se battre. Il lui suffisait de poser le regard sur sa maîtresse pour voir qu'elle n'était plus une fillette depuis longtemps. Ses doigts caressèrent doucement la peau de la jeune femme, suivant chaque repli qu'il connaissait par cœur. Toutefois, il ne resta pas ainsi bien longtemps. La chaleur de leur étreinte passée, il faisait soudain bien moins chaud, assis dans un bain froid. Il la repoussa en douceur pour pouvoir se lever, et sortit de l'eau.

- Viens, l'eau est froide. Il ne faudrait surtout pas que tu attrapes un mal quelconque, si nous voulons que tout se passe bien.

Corwin saisit un linge et entreprit de se sécher. Prenant le second, il alla accueillir la dame de Grande-Arche à sa sortie du bain, et l'enveloppa dedans pour qu'elle ne prenne pas froid. Il se sentait déjà revigoré par le fait d'avoir bougé et de s'être retrouvé dans de l'eau froide. Il n'était pas apathique comme cela arrivait souvent après l'amour. La plupart des hommes ronflaient comme des bienheureux à peine séparés de leur partenaire. Toutefois, dans son cas, ce n'était pas systématique. Peut-être parce qu'il entretenait une vie intime extrêmement développée, et qu'il était presque insatiable.
Une fois sec, il alla récupérer ses vêtements qui étaient partis au diable un peu partout dans la pièce. Alors qu'il se rhabillait, il fit une grimace à l'attention de Rebecca.


- La mauvaise nouvelle, c'est que nous sommes obligés de nous rhabiller pour quitter cette pièce. La bonne, c'est que la nuit n'est pas finie, et que je suis sûr que ton lit nous attend avec impatience.

Il attendit qu'elle soit prête en faisant le tour de la pièce, afin de s'assurer qu'ils ne laissaient aucune trace de leur passage. Une fois certain que même l'esprit le plus aiguisé ne pourrait pas nourrir le moindre doute à leur sujet avec ce qu'il trouverait dans la salle d'eau, il accompagna sa maîtresse jusqu'à sa chambre. Cette fois, ils ne croisèrent absolument personne, et ils purent se détendre une fois la porte de la chambre passée et verrouillée à nouveau. Le chevalier alla jusqu'à la cheminée pour attiser le feu qui avait bien baissé en leur absence. Il faisait toujours nuit noire, au dehors, ce qui laissait supposer qu'ils avaient encore du temps pour eux. Se redressant, il se tourna vers la dame de Grande-Arche, se sentant la bouche sèche.

- Je crois qu'il va me falloir quelque chose à boire avant d'envisager quoi que ce soit. Je meurs de soif. Le vin me redonnera vigueur et cœur à l'ouvrage, mais toi, tu devrais éviter d'en abuser, tu sais ce que ça donne... »

Corwin eut un sourire amusé et vint embrasser Rebecca sur le bout du nez. Ivre, elle perdait toute réserve et toute pudeur. C'était amusant, mais elle risquait d'en payer le prix le lendemain. Quand lui serait aussi frais qu'on pouvait l'être, elle risquait de finir harcelée par des maux de tête qui condamneraient d'office tout désir de moments intimes. Tout en se débarrassant de sa chemise, restant en pantalon et torse nu, il alla s'étendre sur le lit. C'était particulièrement agréable de retrouver ce confort à la fois ferme et moelleux après la rudesse des bassins de la salle d'eau. Lui ne pourrait de toute façon pas se déplacer dans le château pour aller se chercher quelque chose à boire : pris sur le fait en train de marauder, même s'il était un visiteur coutumier, cela pourrait éveiller les soupçons, et manquait également aux règles du savoir vivre d'un invité respectable. Que la dame de Grande-Arche décide d'y aller elle-même ou de déranger un serviteur en dépit de l'heure, lui se contenterait de lui réchauffer le lit en attendant qu'elle vienne le rejoindre.


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Message Jeu 28 Mar 2013 - 14:42



Chaque moment passer avec toi, est un délice.

Elle ne le perdait pas du regard. Corwin avait de quoi rendre jaloux son époux. Elle n’avait jamais eu autant d’attention. Elle eut un sourire moqueur lorsqu’il lui parla de sa nudité. Elle s’était même retint de rire. Lorsqu’il l’Attira dans ses bras, elle passa les siens autour de son cou et posa sa tête contre la sienne. Quelques choses en elle était persuadé que cela ne serait une question de temps pour qu’elle lui apprenne une bonne nouvelle. Si elle savait bien une chose c’est qu’il était peut-être un coureur de jupon, mais il était d’une sincérité dont elle ne doutait plus après tant d’année.

Ton désir a toujours resté intact après tant d’année, je n’en doute plus.

Elle était bien dans les bras réconfortant d’un homme, mais aucun qu’elle avait connu dans ses jeunes années d’adolescences ne ressemblait au sentiment que Corwin lui procurait. Même son propre époux ne dégageait pas cette chaleur. Elle aurait pu y passer des heures ou même des années sans qu’elle ne s’en lasse véritablement. Elle souffrait de sa vie à Grande-Arche, mais le chevalier d’Amberly était toujours là pour lui rappeler qu’elle pouvait au moins être heureuse avec un homme. Elle avait toujours eu la subite impression que personne ne pouvait lui faire du mal ou s’en prendre à elle. Elle l’avait laissé la repousser doucement et elle l’avait regardé sortir de la cuve sans pudeur. Ce n’était pas la première fois qu’elle le voyait ainsi et encore moins qu’elle voyait un homme dans cette tenue. Elle finit tout de même par se lever et se faire envelopper dans un linge. Contrairement à son amant, elle avait toujours bien aimé l’eau froide, même si elle ne détestait pas s’endormir dans un bain chaud et presque bouillant.

À Fondcombe, elle harcelait constamment ses frères qui étaient plus vieux qu’elle, pour qu’ils la jettent dans le cours d’eau. Dans ses souvenirs, sa mère devenait de mauvaise humeur en la voyant revenir trempée jusqu’au os. Surtout qu’à une époque, elle avait été bien plus chétive qu’elle pouvait l’être aujourd’hui. Elle avait eu plus d’une grossesse dont trois avaient tout de même trouvé un terme. Elle était la petite dernière de la fratrie et surtout la moins sage de toutes ses sœurs. Adolescente, elle avait aimé se faire remarquer et faire tourner les têtes. Aujourd’hui encore elle aimait bien cela, mais son amant lui donnait tout ce qu’elle voulait, donc elle ne voyait pas la peine d’aller chercher ailleurs. Elle ne trouverait pas mieux que le Rogers et ce dernier lui plaisait toujours autant.

La grimace de Corwin l’amusa. Elle n’avait pas envie de se rhabiller, surtout si la nuit n’était pas terminée. Il était tout de même bel homme dans ses habits, mais Rebecca préférait encore plus le voir nu. Elle ne se privait pas de lui envoyer ses compliments. Elle ne se demandait plus pourquoi les femmes le désiraient tant. Il vieillissait plutôt bien, quoiqu’il s’entrainait toujours.

Dommage mes yeux commençaient tout juste, à admirer de nouveau la musculature de ton corps

Qu’elle fut heureuse de savoir les couloirs vides. Quel soulagement fut d’être dans les appartements. Elle tenait à être discrète chaque fois, mais elle avait toujours une partie de son esprit qui craignait que l’on découvre son secret qu’elle gardait jusqu’à maintenant plutôt bien. Elle pouffa de rire, ne sachant pas si c’était un conseil ou une simple boutade de sa part. Il avait plutôt apprécié la fois où elle était ivre. Après avoir repoussé les avances qu’il lui avait fait pendant ce repas, elle se souvenait de s’être noyé dans l’alcool et ses pas avait fini par la mener dans la chambre où le chevalier dormait. Comme Lord Stefan était alité et dormait la plupart du temps, elle avait passé la nuit entre les mains expertes de son ami.

Dans mes souvenirs cela donnait une jeune femme tout à fait innocente, qui après les avances d’un fort séduisant chevalier, avait fini par boire avant de se faufiler sous les draps d’un homme délicieusement bon.

Elle ne pouvait pas se rappeler exactement au détail près de cette nuit là, tant l’alcool lui avait monté à la tête. En retour, elle pouvait être plus amusante ivre. Elle perdait toute notion et les sept savaient qu’il lui en fallait peu pour qu’elle aussi facilement la carte. Elle se souvenait qu'à cette époque elle pouvait se permettre de rester au lit tard le matin sachant que son fils ne serait pas accaparent, mais Émérick réclamait bien vite l’attention de sa mère qu’il chercherait certainement par tous les moyens de s’introduire dans ses appartements. Il ne faudrait donc pas qu’elle abuse de l’alcool, pour ne pas se retrouver incapable de faire quoique ce soit au petit matin. Elle embrassa le front de son amant avant de se lever. Il n’y avait pas de domestique dans les couloirs et cela aurait même très louche de lui demander une bouteille et deux coupes, alors que Lord Staedmon n’était pas à Grand-Arche. Le plus intelligent des fous aurait vu anguille sous roche. Elle sortit donc pour se rendre dans les cuisines. Elle ne put s’empêcher faire une halte dans les chambres de ses enfants voir s’ils dormaient à poings fermés. Rassurée, elle fit route vers les cuisines de la maison pour y trouver une bonne bouteille. Elle ne fut pas longue à trouver ce qu’elle cherchait. Ce fut plutôt de reprendre le chemin qui était risqué. Les dalles de pierre étaient froides sous ses pieds mais cela ne l’arrêtait pas, car elle savait qu’elle retrouverait la chaleur de sa chambre. Un soulagement de plus lorsqu’elle rentra quelques minutes plus tard. Elle avait déposé les verres sur la petite table de chevet près du lit et avait rempli les deux coupes avant d’en servir une à son amant. Elle s’approcha de son amant, et lança tout bas :

À nous deux, et ce petit être qui je l’espère trouvera sa place dans mon ventre.

Elle l’avait embrassé avant de boire une longue rasade.
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Message Mar 2 Avr 2013 - 21:29

Corwin s'était confortablement calé dans les oreillers le temps que Rebecca parte leur chercher à boire. Avec la douce chaleur de l'âtre qui reprenait du poil de la bête, et le délicieux moelleux du lit, il se serait presque laissé aller au sommeil. Il savait qu'il ne dormirait pas beaucoup cette nuit-là. Il devrait se débrouiller pour quitter la chambre de sa maîtresse avant les aurores pour regagner la sienne. Croiser quelqu'un par mégarde aurait été... délicat. Surtout avec des vêtements froissés, sans bottes, et arborant l'air de celui qui n'a que peu goûté au repos. Tuer un simple serviteur pour garder leur secret ne lui posait pas de problème. Il pouvait aisément faire passer ça pour un accident, du moment qu'il n'y avait pas de témoins. Mais dans la limite du possible, autant s'éviter un effort inutile en restant prudent.
Le chevalier rouvrit les yeux en entendant la porte de la chambre grincer, ce qui lui permit de constater qu'il s'était laissé aller à clore les paupières. Il regarda la dame de Grande-Arche se glisser jusqu'au lit après avoir verrouillé la porte une fois de plus, deux coupes et une bouteille de vin à la main. Se passant les doigts dans les cheveux, il s'étira finalement, faisant rouler ses muscles sous sa peau, avant de se redresser sur un coude. Rebecca les servit tous deux en vin avant de lui donner une coupe et de trinquer à leur santé et à celle de l'enfant qu'elle porterait peut-être bientôt. Corwin sourit et cogna délicatement sa coupe contre celle de sa maîtresse.


« A nous.

Il se laissa embrasser avant de boire. Il vida la coupe d'un seul trait, tant il était assoiffé. Quand il eut fini, il fit claquer sa langue contre son palais, appréciant le goût de ce bon cru qu'il avait si vite réduit à néant. Un vin de caractère mais néanmoins subtil, de ceux qu'il aimait boire. Rien à voir avec les piquettes infectes dont on l'affligeait parfois. Il se redressa complètement pour se resservir, observant la jeune femme qui buvait. Amusé, il lui fit un clin d'oeil.

- N'abuse pas du vin. Aussi délicieuse que tu sois, ivre, imagine que tu te retrouves avec nausées et maux de tête demain... Cela condamne d'office tous les moment que l'on pourrait passer ensemble. Et d'après le mestre d'Amberly, l'alcool n'est pas très bon pour les grossesses.

Le chevalier but à nouveau, à petites gorgées cette fois pour mieux apprécier la boisson. S'ils parvenaient à leur objectif, il allait devoir conjuguer deux femmes enceintes à la fois. Son épouse et sa grossesse tardive à Amberly, et sa maîtresse. Pour la seconde, cela ne l'empêcherait pas de partager son lit encore un moment quand il lui rendrait visite, tant que son état le permettrait, du moins. La plupart des hommes délaissaient la couche des femmes lorsqu'elles étaient enceintes, mais lui-même partait du principe que ce qui faisait du bien à la mère ne pouvait faire du mal à l'enfant. Songeur, il fit tourner son vin dans sa coupe, le regard vague, avant de se décider à lâcher l'information qu'elle apprendrait de toute manière tôt ou tard.

- Ma femme est enceinte. Je l'ai appris à mon retour de la traque de la Bête.

Tous deux savaient ce que le devoir conjugal impliquait. Pour Corwin, le meilleur moyen d'apaiser les reproches de sa femme, qui venaient tout de même assez rarement, était de remplir momentanément son rôle de mari. Il avait été très surpris d'apprendre cette nouvelle. Qu'en serait-il pour Rebecca ? Peut-être fallait-il y voir un signe encourageant. Si le chevalier avait réussi à mettre son épouse enceinte, alors qu'elle approchait de la quarantaine, il ne devrait pas y avoir beaucoup de soucis pour une femme plus jeunes, comme sa maîtresse. Néanmoins, si les choses étaient réellement si simples, la vie de beaucoup de gens en serait facilitée. La fertilité n'était pas qu'une question d'âge, sa belle-soeur en était un exemple parlant.

- Je te prie de me croire que j'ai été surpris. Elle n'est plus toute jeune, ça risque d'être délicat. La septa d'Amberly n'arrête plus de nous remplir la tête avec ses histoires de « bons présages » depuis que la nouvelle est connue. Le septième enfant né sept ans après le précédent, le sept étant le chiffre des dieux, blablabla... Enfin, je vais y puiser de l'espoir et y voir un très bon signe pour toi.

Corwin se pencha sur la dame de Grande-Arche et l'embrassa. Il n'avait évoqué ce sujet que dans un esprit de franchise. Si la grossesse se passait bien, et que lady Elen mettait au monde un enfant bien vivant, la nouvelle se répandrait parmi les fiefs voisins d'Amberly. Le chevalier tenait à ce qu'elle l'apprenne de lui. Le fait de coucher encore une fois de temps en temps avec son épouse n'entachait en rien ce qu'il ressentait pour Rebecca. Il but une nouvelle gorgée de vin avant de sourire.

- Je crois que j'ai encore assez d'énergie pour qu'on joue encore un peu ce soir. Mais rien qu'une dernière fois. J'ai beau être endurant, je ne suis pas non plus un inépuisable étalon. Ou du moins, mes réserves auront besoin de se reconstituer pour te donner pleine satisfaction dans les jours à venir.

Il savait que, s'ils se laissaient aller encore une fois à une étreinte passionnée, il s'écroulerait sans doute comme une souche une fois son affaire finie. Il se sentait déjà bien prédisposé à dormir, même si le vin lui donnait un coup de fouet bienvenu. Beaucoup d'hommes étaient endormis par l'alcool, lui, au contraire, en retirait de la vigueur. Et s'il était vraiment ivre, ce qui n'arrivait que rarement au vu des prodigieuses quantité d'alcool qu'il devait ingurgiter pour cela, il devenait vite colérique et violent.
Corwin en vint alors à penser à son fils bâtard qui dormait dans une pièce pas si éloignée de cette chambre, au final. Il ne passait que peu de temps avec lui et était plus ou moins un quasi étranger pour le bambin, mais il aimait tout de même prendre des nouvelles de ses progrès. Même illégitime, il restait son fils, et ce malgré le secret qui entourait ce fait. Il avait de nombreux bâtards dont il ne se préoccupait guère, notamment ceux qui étaient issus des servantes d'Amberly, mais Emérick était né de Rebecca, et cela changeait beaucoup de choses.


- Est-ce qu'Emérick a déjà appris à monter à poney ? S'il veut devenir chevalier un jour, il faut qu'il puisse s'entraîner tôt. »


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Message Sam 6 Avr 2013 - 18:41

Elle en avait besoin bien plus qu’il ne pouvait le croire. Si elle buvait de manière sec, c’est qu’elle savait qu’elle ne restait pas longtemps sobre. Les dernières mois et pour ne pas dire les dernières années lui avaient toujours laissé un gout amer quant à la déception de ses fausses couches répétées. Elle avait toujours trouvé dans l’alcool le meilleur allié pour calmer cette douleur, que personne n’arrivait à faire taire. Elle finissait par arrêter, mais elle ne tenait jamais longtemps. Les mestres croyaient toujours avoir la sage parole et savaient toujours ce qui était bon ou pas. Bizarrement, elle serait toujours plus sage avec Corwin. Enfin en ce qui concernait l’alcool, puisque pour le reste, elle ne l’était pas. Elle avait sourit. Ivre, elle ne résistait pas longtemps à son amant ou à quoique ce soit, mais il avait raison. La plupart du temps elle se réveillait difficilement. À croire que l’habitude n’aidait pas à supporter mieux l’alcool. Elle finirait son verre et n’en reprendrait plus.

J’oublie facilement les mauvaises habitudes. Mais tu as raison, je vais faire attention pour cet enfant qui se logera en mon sein.


Quelle ne fut pas une surprise lorsqu’il lui apprit la grossesse de Lady Elen. La jeune Staedmon s’étouffa même avec sa dernière gorgée. Elle avait déposé sa coupe sur une petite table près du lit et l’avait regardé droit dans les yeux, ne sachant pas quelle attitude adopter... Alors il continuait de multiplier sa progéniture. Dans ses souvenirs, elle ne se souvenait pas de l’avoir entendu souvent parler de sa femme. Parfois de ses enfants, mais comme il les aimait réellement, elle ne trouvait que l’image du chevalier encore plus attirante. C’était aussi le petit coté qu’elle aimait bien de son mari. Lord Stefan était plus souvent à Grande-Arche, mais il était d’une gentillesse avec ses enfants qu’elle n’Avait jamais vu en son propre père.
Elle s’était étendue auprès de son amant pour le regarder et l’écouter parler. Elle savait uniquement qu’il y avait un bon écart d’âge entre elle et cette fameuse Elen Rogers. Enfin qu’il lui dise cela n’arrivait qu’à la rendre encore plus jalouse, même si elle cachait bien son jeu. Une femme plus vieille qui arrivait encore à avoir des enfants et elle si jeune et incapable d’en donner un quatrième, et un deuxième pour son amant. De quoi sentir l’orgueil monter en elle. Pourquoi n’avait-elle pas cette chance elle? Elle faisait des pieds et des mains pour avoir cet enfant et elle n’y arrivait pas.

Les Septa ont le don de tout mettre sur la bénédiction des dieux. Si sept est ton nombre chanceux, j’espère qu’il nous donnera cette chance de sceller notre septième année de connaissance, par un enfant.

Elle se laissa embrasser et soupira. Elle se fichait bien qu’il remplisse son devoir conjugal. Elle-même avait quelques difficultés à le faire. Elle ne lui en voudrait pas de savoir qu’il s’occupe aussi de sa femme. Après tout, elle n’était que sa maitresse et elle n’avait rien à lui reproché. Et pourtant, ce n’était pas une question de répugnance envers son mari. Elle s’était attachée au Rogers bien plus qu’à son époux. Et pourtant, il avait fallu que quelques avances pour qu’elle tombe sous son charme. D’accord, quelques verres de vin en plus, mais personne hormis Corwin le savait. Elle pouvait bien le partager avec toutes les femmes qu’il voulait mettre dans son lit, tant qu’il lui revenait et qu’il ne lui brisait pas le cœur, elle ne broncherait pas. Tant qu’elle pourrait occuper une partie de son esprit, elle ne se lasserait pas. Et même si elle était condamnée à ne plus jamais tenir un bambin dans ses bras, la présence de Corwin la consolerait.

Un sourire se dessina sur ses lèvres. Il n’était pas épuisable, mais elle arrivait bien à profiter entièrement de lui. Elle n’allait certainement pas désister ou même refuser. Elle retira son peignoir restant inlassablement en robe de nuit. Elle avait grimpé comme un félin sur son amant avant de l’embrasser tendrement. Elle déposa son front contre le sien et lui offrit un sourire, remplit de sourire. Elle lui caressa la joue avant de laisser ses doigts glisser sur ses lèvres. Il était tout à fait délicieux et elle allait pouvoir en profiter pendant près d’une semaine. Émérick resterait certainement toujours en émerveillement, avec le chevaliers d’Amberly. Lord Stefan n’était peut-être pas l’époux rêvé, mais il était le père qu’elle aurait certainement aimé avoir. Elle qui avait renié sa famille suite à son mariage.

La suite sur leur fils la fit hausser des sourcils. Il est vrai qu’avec le peu de temps que le chevalier passait `Grande-Arche, Rebecca avait beaucoup plus à faire que cajoler son petit dernier. En l’absence du vrai père, elle était plus souvent qu’autrement une mère poule, surprotectrice. Elle l’était davantage avec son petit dernier qu’elle pouvait l’être avec Victor ou même Mélissandre. Tentant de voir l’idée qui passait chez le Roger, elle planta son regarda dans le sien. Ou voulait-il en venir ? Elle n’empêcherait pas Émérick de devenir chevalier, son père de substituions en avait été un, ses oncles en étaient et son géniteur en était un également.

Corwin, Émérick n’a que quatre ans et il est trop jeune. Je m’étais entendu avec Stefan pour lui en offrir un à son cinquième anniversaire pas avant.


Elle était certaine que son amant y voyait là le discours d’une mère surprotectrice, mais son fils n’avait pas hérité que de ses traits. Il avait aussi hérité de la témérité de sa mère. Ce qui donnait matière à réflexion concernant à son éducation. Vivre et laissez vivre … La vie était trop courte. Il était vrai qu’elle serait certainement plus lousse une fois qu’elle aurait un autre enfant à protéger, mais pour l’instant c'était Émérick qu’elle protégeait

Ses oncles se feront un plaisir d’en faire un bon chevalier. Même s’il n’apprend jamais qui est son vrai père, tu seras certainement toujours son modèle. Chaque fois qu’il te regardait, je vois ses yeux pétiller d’admiration.


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Corwin Rogers
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Message Lun 8 Avr 2013 - 17:11

Corwin ne s'étonna pas que Rebecca n'ait pas encore permis à son petit dernier de prendre des leçons d'équitation. Elle le couvait comme une mère poule, et sans doute craignait-elle qu'il se blesse. Il ne voyait pas d'inconvénient à ce qu'elle soit aussi attachée à Emérick, toutefois il trouvait tout de même cela légèrement... gênant. Quelle sorte d'homme deviendrait-il s'il était constamment dans les jupes de sa mère ? Il avait décelé chez son fils bâtard cette volonté de devenir un homme et un combattant, mais la chose semblait compromise pour le moment. Si le chevalier avait donné une fille à sa maîtresse, ce comportement aurait probablement été moins gênant. Une fille n'était pas appelée à se battre, pas dans cette région en tout cas. Elle était appelée à devenir une épouse et une mère, et rester dans les jupes de la sienne ne pourrait pas lui nuire. Il la regarda sans répondre tout d'abord, alors qu'elle avait grimpé sur lui. Il passa un bras autour d'elle, la simple et fine couche de tissu de sa robe de nuit couvrant sa peau nue l'irritant légèrement. Puis, après avoir bu une petite gorgée de vin, il répondit.

« Quatre ans, ce n'est pas trop tôt pour commencer. J'ai pris mes premières leçons avant même mon quatrième anniversaire. Et mes fils, à Amberly, ont fait de même. Si tu veux qu'il devienne un homme digne de ce nom, il faut que tu lui laisses l'occasion de le faire. Avec un bon professeur, il ne risquera rien. Un poney docile pour ses premiers pas montés... Je pourrai même lui donner ses premières leçons tant que je suis là, si ça te rassure. Tu as vu mon cheval, Kaesar... Je suis le seul à pouvoir monter et dompter une telle bête. Je pense que je suis qualifié pour éviter que notre fils se casse une jambe. L'amour que tu lui portes est tout à ton honneur, mais ce n'est pas une fillette.

Corwin avait parlé d'un ton doux, avec à peine de légers reproches. Il ne voulait pas la blâmer. Le fait d'avoir fait tant de fausses couches l'avait sans doute marquée suffisamment pour influencer son comportement vis à vis de son petit dernier. Mais dans le monde dans lequel ils vivaient, les enfants devaient grandir vite. Les garçons, surtout. Chez les nobles sans doute moins que chez les gens du commun, mais malgré tout un enfant destiné à être chevalier devenait souvent écuyer entre huit et dix ans. Mieux valait qu'il aie déjà quelques années de pratique derrière lui à ce moment-là. Le chevalier avait éduqué tous ses fils de cette façon, depuis son bâtard, Raven, jusqu'à son cadet en date, Murray. Et tous étaient bien vivants et en bonne santé à l'heure actuelle.
Il posa sa coupe sur la table de nuit après en avoir bu une dernière gorgée, puis il se mit à cajoler la dame de Grande-Arche avec plus d'insistance, glissant ses lèvres dans le creux de son cou et sur son épaule, ses mains attrapant délicatement le bas de sa robe de nuit pour la lui retirer. Il continua à lui parler ce faisant, un petit sourire aux lèvres.


- Tu es une excellente mère, Rebecca. Je ne mets pas ça en doute, loin de là, mais il faut que tu domptes tes peurs. Je peux t'assurer qu'Emérick s'en sortira très bien malgré son jeune âge...



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Rebecca Staedmon
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Message Mer 10 Avr 2013 - 18:43

Elle se laissa faire lorsqu’il l’emprisonna dans ses bras. Elle déposa sa tête contre la sienne et soupira. Elle ne se souvenait pas d’Avoir eu une discussion sur leur fils, dans les dernières années. Elle ne connaissait peu sa vie à Amberly, elle savait seulement qu’il était un père dévoué et ce par tout ce qu’il racontait.
Elle sentait l’abdication venir pas à pas. … Lord Stefan n’avait jamais contesté ses décisions, peut-être pour lui faire que plaisir. Victor montait sa propre monture depuis quelques années, déjà, mais elle tenait tant à ce petit bambin parfois trop maladroit. Chose qu’il avait retenu de sa mère. Chaque fois qu’elle avait ouvert la bouche pour trouver une excuse, elle s'était retint de le faire. Dans cette réalité où son fils était celui de Corwin aussi, elle devait changer ses méthodes. Même s’il n’était pas là tous les jours de l’année, il avait son mot à dire pour quelques choses. Elle n’était pas de mauvaise humeur, même si la dernière réplique avait de quoi la piquer quelques peu. Elle voulait que son fils devienne un chevalier et non le contraire. Sa fille était assez débrouillarde pour qu’elle ne la materne pas, il lui restait donc Émérick, qui ne se lassait pas de la présence de sa mère.

Pas trop, ni trop tard. D’accord, tu as gagné… Je parlerais avec Stefan lorsqu’il rentrera à Grande-Arche, de sa chasse. Ses oncles se feront certainement un plaisir de lui montrer et il sera certainement heureux que tu lui montres quand tu seras ici.

Elle n’était pas en parfaitement convaincue, mais elle n’avait pas envie de gâché le reste de sa nuit avec le chevalier d’Amberly. Elle n’Avait pas joué les sentimentales avec le fait que son fils était le seul qui lui restait. Victor avait grandi trop vite à son gout et Mélissandre était d’une intelligence remarquable quand il était tant de se montrer comme une vraie Lady. Elle ne pouvait en être que fière, mais il lui manquerait toujours quelques choses, ou plutôt quelqu’un. Il ne lui restait que son fils qui la réclamait bien plus dans sa vie. Peut-être parce qu’il se voulait protecteur avec sa mère. Il était aussi le seul qui lui demandait autant d’Attention. Elle n’avait pas à se battre avec le père de son enfant. Corwin avait raison et elle le voulait aussi digne que son père. Elle le laissa lui retirer sa robe l’aidant à la retirer. Elle l’embrassa dans son cou avant de lui répondre.

C’est peut-être la, le vrai problème … Je suis une bonne mère, peut-être trop même. Je tacherais de faire attention, mais il n’a pas hérité uniquement des traits de sa mère, il m’a prit une part de maladresse.

Elle était une trop bonne mère, il n’était pas le seul à le dire. Sa défunte belle-mère lui en avait toujours fait la remarque et Lord Stefan aussi. Elle ne voulait seulement pas faire les mêmes erreurs que sa mère avait pu faire. Elle avait été abandonnée à ses sœurs très jeunes. Sa mère n’avait jamais eu une seule fois la fibre maternelle. Elle ne voulait pas avoir des enfants uniquement pour les laisser à eux-mêmes. Enfin dure de ne pas rester insensible au charme des enfants, mais elle devait grandir elle-même. Corwin avait raison, ce n’était pas une fillette. Elle devait le faire grandir.
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