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La provocation du hasard

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Ororya Gargalen
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Capitaine de la garde personnelle de la Main du Roi

♦ Missives : 1326
♦ Missives Aventure : 57
♦ Age : 30
♦ Date de Naissance : 03/09/1987
♦ Arrivée à Westeros : 06/01/2013
♦ Célébrité : Karen David
♦ Copyright : Dagon / Moi
♦ Doublons : Tyana Veneur, Lyessa Reed, Serenei
♦ Age du Personnage : 20 ans
♦ Mariage : Aucun
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Message Mar 8 Jan 2013 - 18:34

Adossée contre le mur de pierres froides qui s’enroulait dans un escalier en colimaçon, Ororya avait ses prunelles d’ébène rivées sur l’angle du couloir voisin. Le soleil déclinait doucement à l’horizon, proliférant une douce lumière orangée dans le Donjon Rouge qui était exposé plein ouest. Sa garde touchait à sa fin et la jeune Dornienne mourrait d’envie d’aller frapper à la porte de sa tante, Myriah. Elle ne la croisait que très rarement dans le couloir mais faisait son possible pour pouvoir profiter de sa compagnie – ce qui se révélait être une tâche difficile étant donné que sa tante semblait entretenir quelques rancunes à l’égard de sa famille restée à Dorne. Ororya était attristée par la situation, elle qui était parvenue jusqu’à Port-Réal dans le but de se rapprocher d’elle. Cela faisait deux ans maintenant qu’elle était séparée des siens et elle devait avouer que sa famille lui manquait terriblement. Tout comme la chaleur de Dorne, ses déserts à perte de vue, et les caractères impétueux de ses guerriers et guerrières. Curieusement, les souvenirs qu’elle avait de sa contrée s’estompaient déjà, alors qu’elle y avait vécu ses dix huit premières années – comment deux années de service ici pouvait autant lui ôter ce qui faisait sa force ?
Elle s’évertuait à ne pas oublier pourquoi elle était là. Lancehélion n’était pas le centre du pouvoir, juste l’une des Sept Couronnes qui s’étaient rendues à n’obéir qu’à une seule. Pourtant, Dorne avait été durant longtemps à l’image de la devise des Martell – insoumis, invaincus, intacts. Ororya était loin d’être crédule et trouvait sa propre entreprise plutôt judicieuse, même si beaucoup de ses proches, réfractaires, l’avaient désapprouvé – c’est à Port-Réal que l’on surveille la Couronne, et non ailleurs. Elle avait ressenti une grande satisfaction à revoir Maron dans les murs du Donjon Rouge d’ailleurs. Le Conseil Restreint devait s’entretenir sur la guerre à venir contre les Fer-nés et la jeune Dornienne avait escorté son oncle avec une grande fierté. Ce qu’elle aurait donné pour revoir sa tante Enola, se confrontant sans cesse à son buté d’Uller de mari. Ces deux là s’étaient bien trouvés, et elle ne pouvait s’empêcher d’avoir d’affectueuses pensées pour Rennifer, qui n’avait évidemment pensé que du mal du fait qu’elle parte aux terres de la Couronne. Elle en avait déçu plus d’un avec cette téméraire pensée qu’elle ne formula qu’après de longues années passées à la ressasser. Heureusement, la jeune femme recevait des missives régulières de la part de sa mère qui prenait soin de la tenir au courant de chaque nouvelle concernant Dorne et ses habitants.

Alrik ne mit pas longtemps avant de la croiser et de lui confier qu’elle pouvait aller se détendre. Un autre prendrait sa relève et cela se poursuivrait ainsi – indéfiniment. La jeune Dornienne salua son commandant, une sorte de mentor pour elle depuis qu’elle était ici. Il se montrait attentionné et particulièrement concerné par le bien être de ses compères. Ororya longea silencieusement les couloirs, saluant tous ceux et celles qui croisèrent sa route. Puis, irrémédiablement attirée, la jeune femme ne put s’empêcher de passer par la salle du Trône où étaient disposés les dix-neuf crânes noirs de dragons. Elle trouvait ses reliques d’une intrigante curiosité un peu honteuse. Après tout, les dragons étaient presque le propre des Targaryen. Réalisant qu’elle aurait aimé profiter du marché avant que la nuit ne tombe sur la cité, la jeune femme entreprit de quitter l’enceinte du Donjon Rouge d’un pas pressé. Elle n’avait pas prise la peine d’ôter sa tunique de noir et de blanc, brodé du dragon – signe qu’elle appartenait aux fameux Dents de Freux. Cela lui attirait toujours quelques regards curieux mêlés à de l’étonnement, sûrement du au fait qu’elle soit une femme, Dornienne qui plus est. Cela amusait Ororya plus que ça ne l’offensait. S’il savait qui elle était vraiment, peut-être seraient-ils plus prudents en matière de jugement ?

La jeune femme promena son regard autour d’elle, plongée dans ses pensées. Elle remarqua que l’on s’écartait souvent sur son chemin, comme si elle trimballait une sorte de maladie incurable. Traitant le phénomène avec indifférence, la Dornienne poursuivit sa route sans dire mot. Une fois arrivée sur la place du marché, elle remarqua que plusieurs marchands remballaient leurs effets. Elle s’arrêta un instant, détaillant les étals qui restaient avant de se rapprocher de l’un d’eux qui présentait toute sorte de lames aiguisées. Le vendeur se vantait de les sortir tout droit de l’autre continent et c’est d’un œil attentif qu’Ororya les scruta, les faisant tourner entre ses doigts. La regardant faire, le marchand se sentit d’humeur curieuse et, les pouces accrochés à la ceinture qui retenait son ventre bedonnant, s’adressa à elle sur un ton jovial.

« Z’êtes un joli brin d’fille. Et vous avez l’air d’bien apprécier les armes. Celles-là vous plairont j’en suis sûr ! » – Outre le fait que la manière dont il déclara qu’elle semblait apprécier les armes était lubrique, le marchand tentait vainement de vendre son matériel. Chose que la Dornienne n’était pas prête à faire.

« Ces armes n’ont pas vraiment la qualité à laquelle je m’attendais… » – Lâcha-t-elle finalement avant de reposer l’une des lames sur l’étal. Le marchand parut fort surpris par la réponse de la jeune femme et elle put lire dans son regard réprobateur un quelque chose de méprisant.

« ‘sortent tout droit d’un forgeron Lysien ! Des armes efficaces et affutées ! P’têtre bien juste qu’vous y connaissez rien, femme. » – Protesta-t-il avec un orgueil outrageux.

Gardant son apparence calme, la Dornienne se pencha vers l’individu, son regard sombre vissé dans le sien pour mieux lui susurrer ses pensées.

« J’y connais assez pour vous faire tâter de ma lance, et quelque chose me dit que vous n’aimeriez pas ça. Croyez-moi. »

Elle se redressa finalement, un regard espiègle à l’égard du marchant qui bougonnait dans son coin puis elle tourna les talons pour faire le tour des marchandises. Celui-là ne devait pas avoir saisi à quelle compagnie appartenait la tenue qu’elle portait – ou sinon, il ne se serait sûrement pas risqué à la provoquer au sujet de sa connaissance des armes.
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Aslak
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Message Mar 8 Jan 2013 - 20:59

Port-Réal. Décidément, il y passait plus de temps qu'il n'y aurait cru. Bon il devait reconnaître que concrètement, il en passait tout autant dans les bourgades alentours à s'abreuver, rencontrer des femmes et compter à son actif des péripéties extravagantes. Dernièrement d'ailleurs il avait réalisé une belle aventure avec un chevalier. Il n'aurait jamais cru rencontrer un chevalier qui lui ressemblerait autant. Surtout en voyant ce que son frère était devenu lui... Il avait bien changé, était devenu bien trop sage, bien trop droit, bref il n'y avait plus grand chose de bon à en tirer pour s'amuser. Pourtant, son frangin restait la personne qu'il aimait le plus au monde. Ainsi, même s'il savait être objectif comme quoi il était bien trop coincé, il aurait apprécié pouvoir passer plus de temps avec celui-ci. Mais monsieur était toujours occupé à son travail. Comme quoi être commandant représentait beaucoup de travail. C'était bien dommage pour lui. Du coup, il ne s'était clairement pas privé pour en réalité, traîner cette nuit dans un bordel du coin. Quand il venait à Port-Réal, il y restait au moins deux jours. La route était trop longue et les journées trop courtes pour qu'il perde son temps en trajets sur une seule journée. Il allait finir d'ailleurs par la connaître par coeur la route vers le domaine Mallery, si ce n'était déjà pas le cas d'ailleurs. Mais peu importe, il avait profité de l'établissement largement et surtout des demoiselles qui travaillaient là-bas. Elles étaient quand même plus raffinées que quand on allait dans un bordel d'une bourgade abandonnée. En plus il avait même pu utiliser les sanitaires pour se faire un brin de toilette. Faut dire que depuis qu'il vivait chez son frère, il avait pris l'habitude de prendre un peu plus soin de son hygiène. Déjà de manière générale, il tentait de profiter des rivières qu'il pouvait croiser. Mais là le froid commençait à s'annoncer et il y avait peu de chance si jamais il quittait les terres de la Couronne durant cette période qu'il puisse clairement les utiliser. Il allait faire bien trop froid et l'eau serait bien trop désagréable pour le corps. Il n'était pas forcément frileux - il avait vécu dans la misère de Culpucier et ce même en hiver, pendant des années, alors franchement il était totalement rôdé - mais ce n'était pas non plus un noble. Ainsi, il pouvait rester plusieurs jours sans se laver. Ce n'était pas ce qu'il préférait mais la route était ainsi faite qu'on devait s'adapter à ce que l'on rencontrait. Toujours est-il cependant, que là il était propre et prêt à affronter une autre journée.

Il avait donc errer tranquillement dans la ville s'étant même octroyé un petit détour d'abord par Culpucier avant de revenir dans le centre, près du Donjon Rouge. Il ne put s'empêcher de sourire en observant la bâtisse. Il n'y était entré qu'une fois et le souvenir qu'il en avait été magique. Se permettre de côtoyer la plus belle femme de Westeros n'était pas donné à tout le monde. Et puis il avait même été intime avec elle, de quoi jalouser nombreux hommes, pour peu qu'il s'en vante, ce qui n'était pas son cas. Il ne put s'empêcher de sortir de ses vêtements le pendentif somptueux représentant une Seastar. Il la regarda longuement avant de la ranger bien cachée. Ce n'était pas un bijoux que l'on pouvait offrir à n'importe quelle paire d'yeux qui trainaient par là. Il était bien placé pour le savoir qu'un voleur observait tout ce qui avait de la valeur. Lui même avait fonctionné comme ça petit et fonctionnait encore comme ça pour être sincère. Surtout à Port-Réal qui était un quartier plus riche et donc recelant plus de personnes fortunées. Comme souvent, ce qu'il aimait, c'était les marchés. Déjà parce qu'il avait faim et que c'était le meilleur endroit pour obtenir légalement mais surtout illégalement des denrées alimentaires agréable à ingérer. Ensuite, parce qu'il y avait de tout genre dans les promeneurs et que cela permettait une diversités de rencontres. En résumé, tout ce qu'il aimait confiné sur un même lieu. Mais la journée déjà avancée l'avait poussé à s'y rendre plus tard que prévu et par conséquent, certains étalages étaient déjà en train de fermer. L'avantage c'était que le vol était plus facile dans ce contexte car les marchands étaient occupés à remballer et embarquer leur marchandise, moins habile à observer par conséquent leur provision. Il vola deux trois fruits qu'il mit en poche avant de s'octroyer la pomme pour l'immédiat. Il croqua dedans avant de remarquer un uniforme bien connu de sa personne lui faisait se dire qu'il était vraiment chanceux d'avoir volé quelques secondes plus tôt, sinon il aurait peut-être été bon pour un petit tour au cachot.

Cependant, en observant bien le personnage qui portait l'uniforme, il n'aurait pas été contre de se faire capturer. C'était très surprenant car il ne s'était jamais attendu à voire une femme sous le commandement de son cher frère. Et pas n'importe quelle femme : une dornienne. Il avait vécu bien assez à Dorne et avait parcouru entièrement la contrée pour être capable de rencontrer une originaire du sud quand il en voyait une. Bref, elle était par conséquent totalement son genre de femme. Les dorniennes avaient et seraient à jamais les femmes les plus belles pour lui. Excepté Shaïra Seastar qui restait une femme d'un beauté incomparable. Mais, la peau des dorniennes qui dégageaient toute cette chaleur, leur tempérament impressionnant et intéressant, leurs capacités au combat qui faisaient d'elles des femmes fortes. Oui il adorait réellement ça. Toutes ces informations lui apportèrent questionnement alors qu'il s'approchait de la jeune femme. Qu'est ce qu'une dornienne faisait avec l'habit des Dents de Freux ? Avait-elle réellement abandonné sa contrée pour se mettre sous l'ordre de son frère ? C'était étrange car rare était les dorniens qui s'établissaient ainsi ailleurs, ils étaient tous très portés sur les siens et l'unité qu'ils constituaient. Enfin de ce qu'il avait pu comprendre... Mais c'était donc une raison suffisante pour aller à la rencontre de cette jeune femme. Alors qu'il mangeait sa pomme, il ne put s'empêcher d'entendre la conversation de la jeune femme avec le marchand. Il était vrai que ce dernier n'était pas connu pour ses armes de qualité mais il ne pouvait lui en vouloir de tenter de les vendre à une femme qui semblait étrangère puisque dornienne. Le marchand devait sûrement lui aussi être étranger vu qu'il n'avait point reconnu le vêtement que celle-ci portait.

"C'est bien digne d'une dornienne d'avoir une telle assurance quand il s'agit du combat et des armes."

Le sourire en coin et charmeur qu'il lui adressait voulait bien dire qu'il ne la critiquait nullement. Ils étaient en plus tout deux des porteurs de lance et donc des fins connaisseurs dans ce type de combat. Après tout, il avait appris cet art à Dorne même au vu des neuf ans qu'il y avait passé, il y avait de quoi se trouver des points communs pour la peine. Il croqua une énième fois dans sa pomme avant d'en jeter le trognon l'ayant terminée. Il se décala du pan de bois sur lequel il s'était appuyé pour l'observer et mâcha puis avala avant de reprendre la parole ponctuée de son sourire habituel.

"Je dois avouer que je suis très surpris..." dit-il en la regardant de haut en bas "Une Dornienne vêtue avec l'uniforme des Dents de Freux. Je n'aurais jamais cru voir àa un jour. Et mieux encore, je n'aurais jamais cru que cette dernière soit aussi belle que vous." Il remonta ses yeux dans les siens et sourit avec beaucoup de charme. Certes cela pouvait passer uniquement pour une tactique de drague mais en réalité, ce n'était pas que ça. Il y avait de la sincérité dans ses propos. Jamais il n'aurait cru voir ça un jour. "Mon frère aurait pu me dire qu'il avait sous son commandement une telle femme, j'aurais peut-être essayé de faire partie de l'équipe alors ! " Il ne put s'empêcher de rire doucement par le grotesque de sa phrase. Lui ? Faire partie des Dents de Freux ? Il y avait de quoi se moquer largement. Il serait juste bon à foutre la merde au donjon Rouge. Il n'était bon qu'à ça. Il se reprit cependant affichant un sourire aussi ponctué d'amusement désormais " Veuillez m'excuser... Vous m'avez beaucoup surpris et par conséquent je commence pas la conversation comme je devrais." Il lui prit la main et déposa un baiser dessus avant de dire "Je me nomme Aslak et je suis le frangin de votre cher Commandant. Généralement je le dis pas parce que je trouve pas ça très avantageux selon qui on rencontre, mais il s'avère que vous devez sûrement le côtoyer plus que moi, alors je me permets de me présenter comme tel."

Connaissant son frère, il était persuadé que ce dernier n'avait jamais même pensé s'approcher intimement de cette jeune femme. Il était tellement coincé qu'il devait juste la commander, la conseiller et vu son jeune âge, la protéger, mais sans plus. Evidemment il ne fallait pas sauter sur tout ce qui bougeait, il était d'accord, mais son frère ne devait sûrement côtoyer personne intimement tout court... S'il le voyait plus souvent il lui apprendrait à se lâcher. Mais bon, cet homme était tellement obnubilé par son boulot... Un cas presque irrécupérable. Enfin peu importe.

"Et vous alors ? Puis-je connaître votre nom ? et peut-être même la raison pour qu'une Dornienne quitte ses terres pour devenir Dent de Freux ? Si ce n'est pas indiscret bien sûr..."

Ce n'était pas son genre de se taire de toute façon...





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

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Ororya Gargalen
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Message Mer 9 Jan 2013 - 9:31

A peine se mit-elle à continuer son chemin avec indifférence qu’une voix l’interpella, la faisant légèrement pivoter sur elle-même, un regard interrogateur tourné en direction du concerné. Ororya détailla brièvement du regard l’homme qui se tenait à quelques pas d’elle et qui avait formulé un commentaire au sujet de l’assurance légendaire des Dorniennes en matière de combat. Plissant malicieusement les yeux, la jeune femme se tourna entièrement vers son interlocuteur pour lui faire face. Il était plus vieux qu’elle, assurément, et avait dépeint sur son visage un sourire enjôleur. Elle remarqua assez vite que ce dernier portait deux lances, chose assez curieuse pour un individu des environs. L’expression de neutralité que dégageait le faciès de la Dornienne se changea vite en un demi-sourire amusé alors qu’elle considérait d’un œil intrigué l’homme à la barbe naissante. Ce dernier envoya négligemment le trogon de sa pomme et reprit la parole en la détaillant ostensiblement du regard. Celui-là, contrairement au marchand, savait pertinemment à quelle compagnie elle appartenait, et il s’étonna de sa présence dans les Dents de Freux tout en lui glissant un compliment sur sa beauté. Ororya voyait assez bien à quel genre d’individu elle avait à faire – après tout, ce n’était pas le premier qui essayait de la séduire avec ce genre d’arguments. Mais la jeune Dent de Freux avait été piquée au vif par le curieux personnage qui semblait manier la lance et elle était assez intriguée pour daigner rester à ses côtés. Elle garda ses yeux rivés dans les siens tout du long de sa palabre, saluant la courtoisie et son don du compliment. Lorsque l’homme évoqua son frère, commandant des Dents de Freux, Ororya ne put s’empêcher d’afficher un air surpris.

« Vous êtes le frère d’Alrik Mallery ? » – Lâcha-t-elle dans son étonnement. Elle plissa malicieusement les yeux pour détailler le visage de l’homme. Il y avait bien une ressemblance physique indéniable – la couleur des cheveux et des yeux. Beau garçon en somme. Il était difficile de deviner lequel des deux étaient le plus âgé. Alrik ne lui avait jamais mentionné qu’il avait un frère, mais à bien y réfléchir, Ororya ne se rappelait pas lui avoir demandé dans ses termes. La grande et évidente différence entre eux semblait être le côté charmeur de l’un qui était fort inexistant chez l’autre. « Maintenant que vous le dites, il y a bien un air de famille… Il ne m’a jamais parlé de vous. »

Ororya s’avança vers l’individu et en fit le tour, observant les armes qu’il portait dans son dos. Elle se demandait bien qui il pouvait être – un homme d’armes simplement ? La Dornienne arrivait à facilement cerner les gens au premier abord, et elle voyait dans son interlocuteur un homme qui ne cessait jamais de plaisanter – ce qui devait trancher avec le caractère de son frère qui lui, semblait prendre les choses très à cœur. La jeune femme était fort petite à côté de son interlocuteur, ajoutant au contraste qu’il y avait chez les deux protagonistes. L’homme s’excusa d’avoir débuté la discussion ainsi et se pencha pour se saisir de la main de la donzelle et y déposer un baiser en signe de courtoisie. Il se présenta sous le nom d’Aslak, sous-entendant qu’il confiait rarement son lien de sang avec Alrik, trouvant ça peu flatteur. Ororya laissait flotter un sourire amusé sur ses lèvres, songeant au fait que les deux frères n’étaient peut-être pas en bon terme.

« J’ai du mal à croire qu’Alrik soit votre frère. » – Souffla-t-elle, ses bras retrouvant leur place le long de son corps. « Vous avez l’air… Très détendu. »

Non pas qu’Alrik était toujours crispé, mais cet homme là semblait bien moins préoccupé de nature. C’était amusant d’ailleurs. La Dornienne croisa les bras contre sa poitrine, écoutant d’une oreille attentive les questions que lui posait le dénommé Aslak. C’était bien la première fois qu’elle voyait cet homme, alors que ça faisait deux ans qu’elle travaillait avec son frère – preuve qu’il y avait bien quelques griefs entre ces deux là.

« Je m’appelle Ororya Gargalen. Vous semblez assez connaître Dorne pour porter la lance ? Voilà qui pique ma curiosité… » – Elle lui fit signe de l’accompagner puis se mit à marcher d’un pas lent et détendu, promenant son regard autour d’elle. « Votre frère n’aime pas trop aborder le sujet de sa famille. Aurait-il honte de vous ? »

Ororya n’était pas du genre à y aller par quatre chemins – et Aslak avait l’air d’être de nature assez joviale pour ne pas se vexer. Elle se doutait que cet homme là devait courir après les femmes. Il suffisait de voir son éternel sourire charmeur et regard malicieux. Elle coula un regard en coin à son interlocuteur, guettant ses réactions.

« Les femmes sont acceptées chez les Dents de Freux. Pour des raisons particulières, certes, mais elles sont acceptées. » – Lui confia-t-elle. Elle n’avait pas l’intention de lui révéler les particularités de sa généalogie par rapport à la royale famille – du moins, pas pour l’instant. « Vous n’avez pas l’air d’être très concerné par les responsabilités d’Alrik. Que faites-vous de votre temps libre Aslak ? A part vous intéresser aux recrues féminines de votre frangin… ? »

Oh, elle estimait que s’ils devaient faire connaissance, autant aller droit au but. Ororya n’avait pas eu beaucoup d’occasions ces deux dernières années de se rapprocher de qui que ce soit. Et Alrik se montrait assez mystérieux pour qu’elle tente d’en savoir plus sur lui par d’autres biais. Aslak avait l’air d’être quelqu’un de franchement jovial, derrière toute cette légèreté et cette séduction et Ororya était plutôt contente de l’avoir croisé. Voilà de quoi occuper sa fin de journée si morose. Et si ça pouvait lui permettre d’oublier toutes ses appréhensions de Dornienne, elle n’allait pas se montrer réticente.

« Pour ce qui est de la raison de ma venue ici… » – Commença-t-elle avec malice. Elle se tourna doucement vers lui, levant ses yeux pour les planter dans les siens avant de reprendre. « Et bien, c’est un peu trop personnel pour que je vous le dise dans l’immédiat, Aslak. »

Elle se fendit d’un sourire franc, avec un brin de candeur, avant de se remettre en marche dans la ruelle poussiéreuse qui se vidait lentement des badauds qui la foulaient.

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Aslak
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Message Mer 9 Jan 2013 - 18:23

Que son frère n'ait jamais parlé de lui était en réalité fort peu étonnant. Concrètement, Aslak n'était revenu dans sa vie que depuis peu... Quelques mois à peine maintenant. Ce qui n'était vraiment pas très long. Et puis, de ce qu'il avait pu juger de son cher frangin, il semblait encore bien plus réservé que quand il était gamin, donc ce n'était pas étonnant qu'il ne parle pas de lui et par conséquent encore moins de son frère qu'il n'avait plus vu depuis ses dix-huit ans à lui. Surtout qu'il l'avait considéré pratiquement comme mort... Et puis, pour être honnête, il ne devait sûrement pas être une référence dont Arlik aimait se vanter auprès des autres et surtout des personnes qui côtoyaient le Donjon Rouge ! En même temps, il s'en foutait complètement qu'Arlik parle de lui.... Lui abordait souvent le fait qu'il avait une famille sur les Terres de la Couronne, mais ce n'était pas pour ça qu'il attendait un retour de la part de son cadet...Il n'était pas du tout le genre à se prendre la tête pour ce genre de chose. Concrètement il ne se prenait la tête pour rien d'ailleurs... Et puis, il était persuadé qu'Alrik lui justement pensait à bien trop de choses en rapport à son boulot pour avoir le temps d'avoir des sujets de conversation plus souples et plus intimes. En clair, il était un grand coincé. C'est vrai que sur ce point là ils ne se ressemblaient pas DU TOUT. L'air de famille était présent mais c'était bien tout... Ils n'avaient pas eu du tout le même parcours de vie. Il laissa d'ailleurs la jeune femme le regarder de partout à cette information qui sembla particulièrement l'étonner. Il y avait de quoi au vu de la nette différence de personnalité. Surtout quand on savait que c'était lui l'aîné... Il n'avait rien appris à son frère sur la détente... Enfin si, il avait essayé très longtemps, mais déjà petit il était particulièrement réticent... Alors il ne pouvait pas y faire grand chose !

Il ne put s'empêcher de rire quand elle évoqua le fait qu'il était très détendu et que par conséquent elle avait du mal à croire que ce cadet coincé faisait réellement partie de sa famille. C'est vrai que bien que son frère était sûrement considéré comme un beau mâle, il n'avait en rien le charme dont faisait preuve régulièrement voire même constamment Aslak.

"Je suis pourtant bel et bien son frère croyez moi..." dit-il amusé.

Du moins de ce qu'il pouvait comprendre, elle n'était sûrement pas intime avec son cadet comme il l'avait clairement envisagé. Rien d'étonnant. Mais par conséquent, il était bien plus intéressé par les informations qui pourraient découler de cette jeune femme que de sa relation avec son frère. Qu'elle soit une Dent de Freux était amusant et surprenant, mais c'était surtout la femme qui se cachait derrière cet uniforme qui l'intéressait. Surtout qu'elle était de Dorne et cette contrée lui manquait tellement qu'il ferait n'importe quoi pour se replonger dans cet univers si chaud et d'un caractère particulièrement fort ! Il faut dire que cette contrée représentait les plus belles années de sa vie, c'était pour le coup totalement normal qu'il veuille s'en souvenir, même si en même temps cela le frustrait fortement et le rendait particulièrement nostalgique, état d'esprit qu'il n'appréciait qu'à petite dose. Il préférait aller de l'avant et prendre les choses positivement plutôt que s'attarder sur son passé. C'était bien pour ça qu'il ne revenait jamais vraiment sur son départ inopiné il y a maintenant plusieurs années quand il avait laissé son cadet sans un mot derrière lui et qu'il n'avait plus jamais donné de nouvelles par la suite. Mais bon cela n'avait pas d'importance dans l'immédiat. Oroya Garagalen. Quelle belle sonorité, peu entendue dans ces terres actuelles.

Il sourit et apprécia l'invitation à l'accompagner. Cela voulait dire qu'elle appréciait quand même sa présence et souhaitait que ça perdure. Un beau compliment silencieux. Il ne put s'empêcher de rire au fait que son frère aurait honte de lui. Peut-être que s'il savait toutes les conneries qu'il faisait et le boulot pas toujours très légal qu'il réalisait, effectivement en tant que Commandant des Dents de Freux, il n'aurait pas grande fierté à parler de lui. Mais actuellement, c'était une toute autre raison qui le poussait à ne pas aborder la famille, et surtout lui, comme thème de discussion.

"Je vais vous avouer que j'ai pas la moindre idée de son état d'esprit me concernant. Mais il s'avère qu'en réalité j'ai débarqué sur les Terres de la Couronne il y a que quelques mois maintenant. Donc si vous vous attendiez qu'il parle de moi avant ce délai, vous aviez peu de chance. J'étais considéré comme mort... Faut dire qu'on s'était plus vu depuis mes dix huit ans, y avait de quoi se poser la question." il sourit amusé. Encore maintenant il ne se rendait pas vraiment compte de l'animosité à ce sujet que son cadet lui portait... Il ne s'attarda d'ailleurs pas sur le sujet et revint sur le précédent concernant ses lances. "Bien vu jeune demoiselle ! Dorne est la plus somptueuse contrée que j'ai pu croiser, et j'ai fait presque tout Westeros ! C'est là bas même que j'ai appris le maniement des deux magnifiques jumelles qui ornent mon dos. Faut dire qu'après neuf ans là bas, j'avais de quoi les maîtriser ! "

Il sourit de façon charmeuse avant d'écouter la suite des propos de la jeune femme qui répondait à ses autres questions. Cela restait étonnant pour lui que les Dents de Freux acceptent des femmes, mais quant à l'idée même, les Dorniennes lui semblaient les plus qualifier pour répondre à ce poste. Non pas parce qu'elles respectaient l'autorité plus que les autres, mais parce qu'elles étaient de fines guerrières bien plus que les nobles qu'il avait pu déjà croiser dans les autres contrées. Se battre faisait partie intégrante de la faculté des Dorniennes. Il n'y en avait qu'une qu'il avait croisé et qui ne correspondait pas du tout à ce critère mais elle restait cependant d'une beauté somme toute envoûtante. Ismaëlle Forrest. Il lui devait la vie à cette somptueuse femme d'ailleurs. Ca lui couterait peut-être cher un jour mais que ne ferait-il pas pour une femme ! Il sourit amusé aux questions et regarda la jeune femme avant de parler.

"Moi m'intéresser aux responsabilités de commandant de mon frangin ? Vous avez vu tout juste, ça me passe bien au dessus de la tête. Vous savez, je lui ressemble pas du tout. Mais ça je crois que vous l'avez aisément remarqué ! Et puis, c'est surtout votre cas unique qui m'a interpellé et m'a envoyé vers vous. Une dornienne, Dent de Freux, avouez qu'il y a de quoi être surpris, même si vous êtes de grandes guerrières !" Il sourit avec charme avant de continuer "J'occupe mon temps entre les balades en tout genre à travers la contrée et des boulots par ci par là. Je suis un homme à tout faire si on veut, je peux donc aisément m'adapter. C'est plus facile pour trouver du boulot ! "

Il la regarda davantage quand elle s'apprêta à lui révéler la raison de sa présence ici surtout en plantant ses prunelles de cette façon dans les siennes, comme si elle lui faisait l'honneur de se confier à lui. Mais en réalité la suite fut tout autre lui révélant que sa question avait été effectivement indiscrète et qu'il ne comptait donc pas du tout lui faire part de cette information. La façon d'ailleurs de l'avoir fait et l'expression de son visage le fit sourire en coin à la fois amusé également.

"Autant pour moi Ororya ! Je reconnais que nous nous connaissons que depuis deux minutes et que par conséquent, c'était présomptueux de ma part de vouloir autant en savoir sur vous ! Mais vous pouvez pas m'en vouloir d'avoir essayé ! "

Il lui fit un clin d'oeil amusé alors qu'il continua d'avancer à ses côtés. En attendant, ce n'était pas parce qu'il ne pouvait pas avoir cette information qu'il ne pouvait pas continuer à poser des questions un peu moins personnelles ! Il était bien trop curieux des femmes pour ne rien avoir à s'intéresser les concernant. Donc, gardant à peine quelques secondes le silence, il reprit alors la parole.

"N'hésitez pas à me rembarrer si mes questions vous gênent, mais j'avoue qu'une telle femme si somptueuse comme vous sur les Terres de la Couronne, on en voit tellement peu que je brûle de curiosité vous concernant." Il eut un nouveau sourire charmeur avant de poursuivre "Dites moi donc depuis combien de temps êtes vous là ? Et puis, ça m’intéresse de savoir ce que ça donne d'être sous le commandement de mon frère... L'est pas trop sérieux ? Enfin ça je suis presque sûr de la réponse mais vous avez l'air totalement différente et bien plus ouverte à l'humour et l'amusement que lui, donc forcément ma curiosité me fait me demander si c'est pas parfois trop pénible ? Après vous êtes encore jeune, c'est peut-être ça qui joue... Et mon frangin bien trop vieux dans sa tête ! "

Il ne put s'empêcher de rire. Bien que la rue se vidait, il se sentit bousculer par un gamin qui passait par là. Son sourire s'agrandit alors qu'il l'attrapa par le col alors que ce dernier tentait de s'enfuir rapidement et il le tira un peu en arrière à la grande surprise de ce garnement. Il le regarda avec un sourire en coin et un petit air supérieur avant de tendre sa main libre vers le garçon attendant quelque chose.

"Quoi ?! Qu'est c'qu'vous voulez !!"

"Ma bourse jeune homme. "


"J'l'ai pas !!!"


Aslak se mit accroupi à côté du garçon avant de parler."Allez, tu vois la magnifique jeune femme à mes côtés, c'est une Dent de Freux, si tu veux pas que je te lance dans ses bras, tu ferais mieux de me rendre mon bien et de détaler rapidement."

Le gamin ne se fit clairement pas prier, il lança la bourse avant de se débattre pour détaler. Il ne put s'empêcher de rire et le lâcha ce qui manqua de le faire tomber avant qu'il ne parte en courant. Bien évidemment il ne l'aurait jamais donné à la jeune femme à ses côtés, aussi belle soit-elle. Cela lui rappelait bien trop ses jeunes années. Il se récupéra sa bourse et se redressa. Si la jeune femme comptait intervenir, il la retiendrait. Il sourit amusé en rangeant la bourse qui en réalité n'était pas du tout la sienne mais une qu'il avait volée quelques heures plus tôt.

"Alala ces gamins... Sont pas très discrets je dois dire. Celui là l'est même fort jeune, ça doit être dans ses premiers méfaits. Bon... de quoi parlions nous déjà ?"





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Ororya Gargalen
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Message Jeu 10 Jan 2013 - 12:30

Le hasard était joueur, manifestement, pour avoir permis aux deux protagonistes de se rencontrer. Ororya ignorait si Alrik verrait ça d’un très bon œil, mais ça l’amusait d’autant plus qu’elle n’avait pas vraiment de gens à qui tenir le crachoir dans le Donjon Rouge. Contrairement à son frère, Aslak semblait bavard, enclin à l’amuser et semblerait-il à se dévoiler. La Dornienne avait toujours du mal à faire parler franchement son commandant, peut-être parce qu’il se révélait souvent un peu trop paternaliste ? Ce qui était sûr, c’est qu’Ororya n’aimait pas qu’on la prenne pour une gamine. Elle avait vingt ans, mais avait eu la maturité nécessaire pour manier les armes dés son plus jeune âge et adorer ça. Si Aslak ne semblait pas la traiter comme une jeune donzelle à protéger, à l’opposé, il se montrait tel un charmeur invétéré. Ses manières ne rendaient pas indifférente Ororya qui préférait s’en amuser, mais cette dernière avait toujours pris soin de se méfier des beaux parleurs. Aslak n’avait pas vraiment l’air de se soucier de ce que puisse penser Alrik de lui-même, et la raison fut explicitée aussitôt ce qui arracha un regard interrogateur à la donzelle. Bien qu’elle ignore l’âge de son interlocuteur, elle pouvait se douter qu’il en avait au moins le double de dix huit. Ça semblait inconcevable pour elle de rester éloignée de sa famille durant autant de temps, surtout en ne gardant aucun contact avec elle. Pour sûr que les mœurs en la matière à Port-Réal n’étaient pas les mêmes, mais Ororya avait vraiment du mal à l’accepter. Elle sentit poindre en elle une pulsion moralisatrice mais se contenta de la réfréner. Plissant les yeux avec réflexion, Ororya s’étonnait de voir un homme aussi peu affecté – et elle commençait à entrevoir la raison d’éventuels griefs entre les deux frères. Soit Aslak n’avait pas caressé l’éventualité qu’Alrik puisse lui en vouloir pour ça, soit il le savait mais prétendait que tout allait bien ou qu’il s’en contrefichait – une nuance qu’Ororya se promit d’éclairer après quelques sujets divers abordés.

Dorne eut l’air de susciter en lui un enthousiasme trépidant. Il précisa qu’il avait parcouru tout le Westeros mais que c’était bien à Dorne qu’il dédiait la toute beauté. Ororya s’étonna de l’entendre dire qu’il y était restée durant neuf années – les « étrangers » étaient particulièrement rares dans le coin. Souriant de plus belle, la jeune femme inclina la tête pour observer les deux lances qu’il portait dans son dos. Il avait l’air sincère dans son attachement à Dorne et Ororya ne pensait pas qu’il lui mente dans le but de la charmer. Cependant, elle était plutôt curieuse de savoir qui il avait fréquenté durant ces années passées dans sa contrée. Lorsque la jeune femme mit le doigt sur le fait qu’il n’avait pas l’air de s’intéresser aux responsabilités de son frère, Aslak ne démentit en rien. Il avouait s’en contreficher, ce qui rendait Ororya de plus en plus circonspecte. Les deux frères n’avaient vraiment rien de similaire en matière de caractère ! Quand il lui expliqua que c’était plutôt elle et son « cas unique » qui l’avait interpellé, Ororya lui offrit un sourire énigmatique.

« C’est aussi surprenant que de voir une Martell épouser un Targaryen. » – Laissa-t-elle échapper. Pour sûr que les Dorniennes étaient des guerrières, et si sa tante ne s’était pas trouvée à Port-Réal, elle non plus n’y serait sûrement pas aujourd’hui. Aslak lui faisait clairement du charme avec tous ses sourires enjôleurs, et Ororya s’en amusait de plus en plus. Lorsqu’il expliqua qu’il voyageait souvent à travers chaque contrée, cherchant du travail par ci par là, la Dornienne hocha doucement la tête. Un homme d’armes – ce genre de dénomination brassait réellement de tout, et Ororya se méfiait grandement de ce genre d’individus. Aslak était fort curieux, mais ne se vexa nullement quand la Dornienne refusa de lui révéler la raison de sa venue à Port-Réal. Au contraire, il se montra compréhensif et amusé ce qui fit sourire la jeune femme. « Vous êtes bien placés pour savoir que les Dorniennes sont méfiantes Aslak… Mais peut-être que je vous en dirai plus, si je suis convaincue. »

Ils marchaient tout deux à proximité, se coulant quelques œillades à mesure qu’ils discutaient avec un semblant de franchise. Il lui donna l’autorisation de le rembarrer s’il se faisait trop inquisiteur et Ororya fut secouée d’un petit rire.

« Vous croyez vraiment que je n’oserai pas vous rembarrer si j’estime ça nécessaire ? Vous êtes peut-être le frère de mon commandant, mais je reste Dornienne ne l’oubliez pas ! » – Comme si elle avait besoin de son avis pour daigner le rembarrer. C’était presque un affront qu’il lui faisait ! Il lui offrit encore quelques compliments qu’elle accueillit avec un regard tourné au ciel. « Je ne vais pas trop vous parler de boulot. Je crains vous ennuyer. Cela fait deux années que je suis à Port-Réal. » – En disant ça, une pointe d’amertume lui serra le cœur mais elle la chassa bien vite pour offrir un sourire à Aslak. « Votre frère est un bon commandant, et il est toujours attentionné à l’égard de ses hommes. Quoiqu’il en soit, il doit bien plus pâtir que moi de nos échanges. » - Elle se rapprocha, amusée, puis reprit sur le ton de la confidence. « Je suis très bavarde et ça se voit qu’il subit. C’est sûr qu’il est un peu paternaliste, mais je suis certaine de trouver en lui un réconfort lorsque ma famille me manque. »

Qu’il prenne ça comme il veut ! Ororya avait volontairement formulé ça pour qu’il y ait un sous-entendu mais c’était plus pour guetter la réaction de son interlocuteur à ce sujet. Pour sûr qu’Alrik et elle n’avaient jamais partagé de contacts intimes et si Aslak connaissait bien son frère, il le saurait avec certitude.

Tandis qu’ils avançaient toujours et que le soleil déclinant leur offrait une lumière qui rappelait à Ororya sa lointaine contrée de sable et de chaleur, Aslak attrapa fermement un gosse qui lui passait à côté. La jeune femme l’observa, perplexe et écouta l’échange entre les deux – s’étonnant de ne pas avoir entrevu le larcin commis par le bonhomme. La petite menace formulée par Aslak fit sourire la Dornienne qui se contenta de croiser les bras contre sa poitrine pour se donner un air autoritaire. Effaré, le gamin finit par rendre sa bourse à son propriétaire et se carapata bien trop vite pour qu’elle puisse faire quoi que ce soit. Ça n’était de toute manière pas son genre de courir après des gamins – elle ne pouvait que regretter qu’ils aient à faire ça pour survivre. La Dornienne fronça légèrement les sourcils, s’intéressant ainsi à son interlocuteur.

« Etrangement, vous semblez vous y connaitre en larcin… Comme un vieil habitué qui l’aurait pratiqué et en connaitrait les ficelles. Vous avez de la chance, je ne cours que très rarement après les gamins. » – Lâcha-t-elle sur le ton de l’humour, tout en surveillant les expressions de l’homme d’armes. « Mais dites-moi, qui avez-vous fréquenté durant vos neufs années passées à Dorne ? Vous devez savoir qu’on est comme une grande famille et je serai curieuse de le savoir. C’est sûrement pas les Uller qui vous ont accueillis à bras ouverts. »

La petite pique lancée à l’égard de son oncle lui rappelait à quels points sa contrée natale lui manquait. Elle inclina lentement son regard en arrière, par là où avait filé le garnement, avant que ses prunelles d’ébène ne soient attirées par une silhouette familière. Ororya s’immobilisa, son visage adoptant une expression figée dans l’hostilité. Cet homme, vêtu d’une longue étoffe qui lui recouvrait partiellement le visage et d’une tunique aussi sombre que la terre foulée, la suivait depuis quelques jours maintenant. Elle en était certaine ! Qui était-ce ? Et surtout, que lui voulait-il ? Aussitôt l’eut-t-elle vu qu’il se mit en mouvement pour disparaître dans l’une des ruelles étriquées qui descendait se perdre dans les quartiers pauvres. Elle savait comme la rancœur des Dorniens étaient tenaces – en était-il un ? Venu ici en pensant qu’elle était un traître à sa contrée ? Ça ne serait pas la première fois que ça lui arrivait.

« Je suis désolée. J’ai une urgence. » – Lâcha-t-elle à l’égard de son interlocuteur qui devait rester coi devant son comportement.

Ne daignant lui offrir qu’un regard préoccupé, Ororya se mit à avancer à grandes foulées pour tenter de retrouver l’homme qui l’espionnait. Elle s’insinua entre les quelques individus qui se pressaient dans la ruelle étriquée et parvint très vite à un embranchement qui menait à une partie du quartier baignée dans l’obscurité. Elle fit un tour sur elle-même, la respiration un brin malmenée, puis se saisit de sa lance. Les bruits de la populace étaient sévèrement atténués dans cette partie de la ville et Ororya aurait pu entendre son propre souffle, s’il n’y avait pas eu ce bruissement derrière elle. Elle se retourna brusquement et n’eut pas le temps de lever sa lance pour interposer le manche entre elle et son agresseur que celui-ci la saisit à la gorge. La petite carrure de la jeune femme ne lui donnait nul avantage lorsqu’elle était prise à part de la sorte, et l’homme au faciès dissimulé la plaqua brusquement contre un mur de pierres froides, appliquant alors une lame froide contre sa joue.

« Une Dornienne ne se soumet jamais ! » – Lui cracha-t-il, entaillant sa peau de par la pression exercée.

Ororya entreprit de remonter son genou avec violence dans l’abdomen de son agresseur et glissa son bras valide jusqu’à la mâchoire de ce dernier pour le forcer à reculer. Libérée de l’emprise de ce dernier, elle put retomber sur ses pieds, souple comme un félin et se saisit de sa lance à deux mains pour lui assener un coup qui lui fit craquer le nez. Etendu sur le sol, celui-ci put ouvrir les yeux pour constater que la jeune femme se tenait au dessus de lui, lame caressant sa gorge en signe d’avertissement.

« Qui es-tu ? Qui t’envoie ? » – Susurra-t-elle, un regard venimeux à son égard.

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Aslak
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Message Jeu 10 Jan 2013 - 23:49

Aslak ne put s'empêcher de rire quand elle lui avoua aisément qu'elle n'aurait aucun problème à l'envoyer paitre si jamais ses questions la dérangeaient. Il reconnaissait bien la le caractère Dornien mais après tout, elle avait totalement raison. C'était évident qu'ils étaient encore tout deux de parfaits étrangers l'un envers l'autre, mais comme il pouvait le remarquer, le contact passait plutôt bien. Il faut dire qu'il avait la parole facile - ce que certaines personnes pouvaient lui reprocher - et ce qui permettait si l'interlocuteur était réceptif, de détendre rapidement l'atmosphère pour entrer des contacts sociaux aisés. Ainsi, bien que profondément charmeur parce que c'était dans sa nature avec les femmes, il parlait sans retenue avec la jeune femme, la questionnant sans préjugés mais surtout sans contenance. Comme il l'avait clairement dit et comme elle l'avait bien fait comprendre aussi, s'il allait trop loin, elle le remettrait à sa place sans problème. De plus, elle marquait un point. Les Dorniens et Dorniennes par extension, étaient des gens très méfiants envers les étrangers. Mais il avait toujours apparentés cela au fait de vivre autant en communauté et si porté sur le bienêtre de leur contrée. Il ne pensait pas que cela pouvait se retrouver chez une Dornienne qui semblait être assez proche des "gens du nord" comme ils disaient si bien. Après tout elle était une Dent de Freux, elle côtoyait donc régulièrement des personnes d'autres cultures, d'autres catégories, bien loin de sa région natale. Mais bon après, apparemment, il était question davantage d'un tempérament que d'une notion géographique. Ce n'était pas du tout pour le déranger. De toute façon, avant que quelque chose ne le dérange, ils avaient tous les deux largement le temps. Il n'était pas quelqu'un qui se prenait la tête pour si peu. Ainsi, il apprécia simplement la remarque et la nostalgie que cela entrainait par un sourire charmeur et amusé. Le fait de pouvoir se balader à ses côtés lui rappelait beaucoup ce sud chaleureux qu'il avait malheureusement délaissé pour continuer son voyage. Mais puisqu'elle semblait rester sur les Terres de la Couronne, ils seraient peut-être amenés à se revoir si tout se passait bien.

En attendant, il écouta avec attention ce qu'elle lui rapporta sur son frère et son côté paternaliste. C'est sûr que ça ne devait pas être un grand bavard... Il ne devait penser qu'au boulot et se contenter de le faire sans chercher de contact plus poussé avec ceux qui l'entouraient. C'était bien dommage d'ailleurs qu'il soit si solennel. Ca devait être d'un ennui mortel... Enfin pour lui. La jeune femme n'avait pas l'air d'en pâtir clairement. Il semblait même que selon ses propos c'était bien plus son frangin qui galérait parce qu'elle était aussi bavarde que ce que lui n'était. Il ne put réprimer un rire impulsif et sincère à l'évocation de réconfort aux côtés d'Alrik. Il avait particulièrement bien compris l'allusion que la jeune femme avait faite. Il n'était pas dupe et lui aussi aimait beaucoup glisser ce genre d'ambiguïté dans des conversations, donc il maîtrisait plutôt bien. Mais associé ce genre d'attitude à son frangin si coincé le faisait beaucoup rire. Tout ce qu'elle arriverait à obtenir c'est une tapote sur la tête d'un mec qui se prendrait pour son père. C'était bien tout. L'évènement avec le gamin débarqua par la suite mettant un terme à son rire et après que celui-ci ce soit envolé, il sourit amusé en regardant la jeune femme. Elle venait de marquer un point, il en avait parlé comme quelqu'un d'un peu trop habitué. Mais après, en ayant vécu à Culpucier il pouvait tout simplement connaître le fonctionnement sans pour autant être pratiquant. La différence entre la théorie et la pratique... Bon dans son cas il était bien plus pratiquant que théoricien, mais ce n'était pas marqué en grand sur son front. Un sourire en coin un brin charmeur s'étira quand elle suggéra qu'elle ne courait pas après les gamins.

"Oh ? Et quand c'est pas des gamins vous les poursuivez ? Non parce que si c'est vous qui poursuivit, je veux bien faire une exception et devenir voleur professionnel."

Un nouveau compliment très charmeur qui était emprunt de vérité et de mensonge à la fois. LA vérité était qu'il acceptait bien volontiers de se faire poursuivre par elle. Quel homme ne rêverait pas d'avoir une telle femme qui lui coure après. Evidemment, elle était armée et évidemment c'était une Dent de Freux. Mais ce n'était que des détails sur lesquels il ne fallait guère s'attarder. Sa beauté si ambrée suffisait à faire fantasmer n'importe quel homme, du moins selon lui. Le mensonge dans l'histoire, c'était qu'il était déjà en réalité un expert du vol. Certes, il n'en faisait pas son métier. Il était homme d'arme donc il faisait tout et n'importe. Le vol, c'était disons pour un bénéfice davantage personnel. Elle ne s'attarda cependant pas sur le sujet et reprit la conversation pour le questionner sur Dorne. A l'évocation des Uller, cela lui rappela un mauvais souvenir. C'est vrai que l'homme d'un certain âge qui se faisait appeler par ce nom ne correspondait pas à l'image que l'on se faisait de l'hospitalité. Il avait été clairement considéré comme un étranger, ni plus ni moins. Pourtant, il avait aimé ce désert dont était si fier cet homme et il s'y était même acclimaté. Mais ça n'avait clairement pas suffit. Il allait d'ailleurs lui répondre mais il la vit fixer ses prunelles vers un endroit qui sembla accaparer toute son attention.

"Tout va bien ? " demanda-t-il en se tournant vers le lieu en question où il ne put strictement rien apercevoir.

Ce qui avait attiré l'attention de la jeune femme avait déjà disparu, ainsi il ne put vraiment comprendre le problème et son regard se posa de nouveau sur la jeune femme qui semblait particulièrement dérangée. Elle ne lui adressa qu'une rapide oeillade avant de prétexter une urgence et de commencer déjà à partir alors qu'il avait à peine répondu un "Mais..." totalement décontenancé. Si elle comptait lui fausser compagnie de cette façon là, c'était mal le connaître ! Une femme qui avait l'air bouleversée, il ne la laissa pas comme ça toute seule, Dent de Freux ou non. Donc, réalisant qu'elle l'avait déjà bien distancé, il se mit directement en route en lâchant un "Attendez ! " inutile d'ailleurs. Il se mit à courir clairement pour tenter de la rattraper. C'était étrange car il était persuadé qu'ils étaient en train de prendre la route vers Culpucier, mais bon ils y étaient encore loin et il préférait clairement que la jeune femme n'y mette pas les pieds vêtues de tel habit qui rappelait aisément son rang. Cela pourrait être pris pour une provocation de se balader comme ça tranquillement dans un tel quartier. Après un moment, il aperçut au loin la jeune femme au prise avec une personne encapuchonnée

"Hey !" dit-il au loin en s'élançant, une de ses lances détachées de son échine pour pouvoir attaquer.

Bien sûr cela s'avéra totalement inutile. Parfois, le fait de se sentir le sauveur de ses dames lui faisaient oubliées à quel point elles pouvaient être de fameuses guerrières même meilleures que lui pour certaines. Ce qui n'était pas au fond très compliqué... Il était surtout un partisan de l'esquive et de la fuite. L'agilité était davantage sa maîtrise que la force brute. Cela en faisait un bon combattant sinon il n'aurait pas survécu aussi longtemps, mais il n'était pas sûr d'être à la hauteur face à un Dent de Freux cependant. Et la jeune femme en était une. Détail négligé mais dont il se rappela aisément en la voyant de nouveau dominer la situation quand il arriva à proximité. Cette distance réduite lui fit remarquer pour la peine que la jeune femme était blessée. Elle tenait en joug le personnage qui écroulé par terre révélait ainsi son identité. C'était un homme et un dornien de surcroît, ça il pouvait aisément le voir. Il se mit accroupi près du mec et après quelques secondes à le regarder, il lui envoya une tape sur la tête.

"Et alors c'est quoi cette attitude ? Depuis quand on blesse les femmes maintenant ? Et encore plus une de sa contrée ! "

"Tais toi étranger ! Tu ne sais pas de quoi tu parles !"

"Hey ho... "dit-il en lui renvoyant une tape sur la tête "C'est toi l'étranger ici mon gars. Je te rappelle qu'on est sur les Terres de la Couronne, pas à Dorne. T'es peut-être nul en géographie mais quand même... Ca me semble plus qu'évident ça." dit-il amusé.

Lui et le sérieux ça faisait deux. Il n'y avait rien à faire, il trouvait toujours quelque chose d'amusant à dire. Il se redressa et regarda la jeune femme en s'approchant d'elle. Elle n'avait pas bougé sa lame tandis que lui la raccrochait à son échine se doutant qu'il n'en aurait plus besoin.

"Vous pouvez pas le foutre dans les geôles. On l'assomme et vous l'y mettez pour pouvoir le cuisiner à votre aise. Nan ? Après tout il a attenté à votre vie... c'est pas rien. Regardez votre si beau visage... Il est marqué maintenant..."

Il se permit de déchirer un bout de son haut, qui n'était de toute façon pas le sien mais celui de son frangin qu'il avait encore emprunté - quoi que là il ne pourrait clairement plus le rendre -, et il se mit à essuyer le visage pour faire disparaître le sang qui s'était mis à s'écouler légèrement. Heureusement ce n'était pas une plaie profonde mais quand même. La suite de l'évènement n'était clairement pas attendu. Alors qu'il était là à soigner la jeune femme, une flèche faillit débarquer dans son épaule mais ne fit que le frôler entaillant très légèrement son bras et par conséquent il eut juste le temps d'attraper Oroya et de se mettre à couvert avant qu'une seconde flèche ne tente de les toucher.La pauvre jeune femme se retrouvait plaquée de nouveau contre un mur froid pour la deuxième fois, même si contrairement à la première Aslak ne lui voulait aucun mal. En réalité, cette manoeuvre eut comme "simple" but de permettre au dornien de fuir, ce qu'il fit rapidement détalant de leur vue. Aslak s'écarta d'Oroya pour tenter de le faire revenir mais une nouvelle flèche siffla l'obligeant à retourner à sa place. Ils entendirent encore quelques flèches avant que le silence apparent ne revienne.

"Je parie qu'il était sur le toit le second ! " Il se tourna vers la jeune femme "Vous allez bien ? Ca vous arrive souvent de vous faire attaquer comme ça ? Nan parce que franchement... Je pensais pas que c'était si dangereux que ça d'être une Dent de Freux pour une dornienne." Il sourit doucement et amusé avant d'ajouter "Vous voulez pas que je devienne votre garde du corps ? Je peux le faire en tant qu'homme à tout faire... Et je dois dire que garder votre corps est plus qu'un plaisir pour moi..." il sourit en coin alors que son regard était rempli de malice. En réalité, bien qu'il ne savait pas se défaire de son humour habituel, il voulait surtout détendre un peu l'atmosphère. Se faire attaquer par un de ses semblables n'était sûrement pas agréable.





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Message Sam 12 Jan 2013 - 10:37

Si la fin de journée avait plutôt bien débuté pour la Dent de Freux qui s’était trouvée en charmante compagnie, elle avait maintenant pris un tournant qui lui déplaisait particulièrement. L’offense qui venait d’être faite à sa personne la malmenait entre inquiétude et colère. Les Dorniens étaient si butés dans leurs idéaux et elle était la première à le savoir. Ils n’étaient pourtant pas tous aussi étriqués d’esprit mais la plupart des réfractaires à l’égard du reste des Sept Couronnes se révélaient être de farouches opposants. Ororya était consternée de voir qu’on cherchait à lui nuire, tout ça car elle s’était faite la promesse de veiller sur Miryah. Beaucoup estimaient que les Martell avaient fait une grosse erreur, qu’ils avaient trahi Dorne et son indépendance. Les démêlés du pouvoir étaient tortueux et complexes, et Myriah en payait le prix fort aujourd’hui. Le temps semblait s’être suspendu alors qu’Ororya surveillait son agresseur d’un regard féroce, attendant qu’il délie sa langue sur la raison de tout ceci sans manquer de faire pression contre sa gorge. Un bruissement de pas rapides fit lever les yeux de la jeune femme en direction de l’embranchement des ruelles étriquées duquel émergea Aslak en hâte. Ororya fut surprise de le voir accourir – elle qui ne pensait pas qu’il aurait pris la peine de la suivre. Elle le détailla de son regard circonspect, tandis qu’avec nonchalance, celui-ci vint s’accroupir prés du Dornien pour lui tapoter la tête d’un air réprobateur. Il y avait une tension largement palpable entre Ororya et son agresseur, et Aslak venait balayer ça comme si ce dernier était un gosse irrespectueux. Le Dornien lui cracha son mépris en pleine face et Ororya se surprit à arquer un sourcil, amusée par le contraste entre les deux protagonistes. La petite remarque cinglante et sarcastique qu’offrit l’homme d’armes au Dornien la fit sourire. Elle se demandait si le frère d’Alrik se montrait toujours aussi provocateur, trouvant à plaisanter sur n’importe quel sujet, aussi grave fut-il. Lorsqu’il se redressa pour se rapprocher d’elle, Ororya adopta un visage neutre – réfrénant toute envie qu’elle avait de rire. Tâchant de surveiller son agresseur du coin de l’œil, elle écouta avec attention le discours d’Aslak qui semblait se préoccuper plus d’elle que de son ennemi. Lorsqu’il s’enquit de se servir d’un bout de son vêtement pour essuyer le sang qui perlait de l’estafilade qu’elle avait sur la joue, Ororya se perdit durant quelques secondes avec suspicion dans les prunelles de son interlocuteur. Etait-ce vraiment le moment de se faire des risettes ?

« Vous ne manquez vraiment pas une occasion pour jouer la séduction vous, hein ? » – Le réprimanda-t-elle, un éclat d’amusement dans son regard qu’elle tentait de rendre autoritaire. Elle remarqua assez vite que le Dornien qu’elle menaçait tentait de profiter de l’occasion pour se soustraire à la pointe de sa lance. D’un œil furibond, la jeune femme fit un pas de côté. « Hé ! »

Au moment où la jeune femme voulut s’avancer pour dépasser Aslak, elle perçut un bref sifflement fendre les airs à un doigt de son visage. Une flèche passa derechef, manquant de se planter dans l’épaule de l’homme d’armes qui se tenait toujours devant elle. Elle étouffa un juron entre ses dents serrés tandis qu’Aslak la saisissait par les épaules pour la mettre à couvert. Plaquée à l’angle d’un mur, Ororya se mit à protester, son corps collé contre celui de l’homme d’armes.

« Non ! Il va s’échapper ! » – Râla-t-elle, finissant par lever le nez pour planter ses prunelles d’ébène dans celles de son interlocuteur.

Aslak se mit alors dans l’idée de tenter de le rattraper mais une autre flèche finit par le convaincre de retourner à l’abri. Elle salua le risque mais le saisit fermement par ses frusques d’une poigne téméraire pour le ranger sagement derrière le mur. Ororya tenta bien de trouver une alternative pour grimper sur les toits mais n’en vit aucune qui puisse lui permettre de le faire discrètement. Après quelques secondes, les flèches s’arrêtèrent de pleuvoir sur nos deux protagonistes – laissant indiquer que le deuxième Dornien s’était aussi fait la malle. Aslak s’inquiéta alors de savoir si elle allait bien et Ororya vint de nouveau s’appuyer contre le mur pour prendre le temps de respirer. La petite remarque malicieuse qui lui glissa au sujet de jouer les gardes du corps pour elle lui arracha un franc sourire.

« Vous êtes incorrigible Aslak. J’imagine que vous dites ça à toutes les donzelles que vous croisez ? » – Lui souffla-t-elle en se frottant les mains pour en enlever la poussière. « Voler au secours des femmes est aussi dans votre attribution ? Dois-je vous donner un baiser pour vous remercier de l’effort ? »

Elle secoua la tête, amusée, avant de s’écarter du mur pour observer l’endroit criblé de flèches. Elle en saisit une entre ses doigts et l’observa durant de longues secondes. Ça ne faisait aucun doute que ses flèches là étaient Dorniennes – et ceci commençait à sérieusement tracasser la jeune femme.

« C’est dangereux d’être une Dent de Freux Dornienne, surtout lorsque vous êtes Capitaine de la garde personnelle de la Main du Roi. » – Elle s’inclina en direction d’Aslak et le détailla brièvement du regard. « Les Dorniens n’ont jamais été très à l’aise avec le sang Targaryen et beaucoup désapprouvent cette alliance. »

Ororya était en train d’évoquer l’évidence, mais peut-être qu’à l’image de son humour, Aslak ne se préoccupait que peu des griefs de cet ordre là. Ses lèvres s’ourlèrent d’un nouveau sourire à l’égard de l’homme d’armes.

« Je vais vous remercier de la meilleure des manières qui soit, Aslak. En vous offrant un verre. » – Lâcha-t-elle avec légèreté.

Elle se mit en marche, remontant ainsi les ruelles interminables qui menaient aux échoppes concernées. Le soleil finit par entièrement s’éclipser derrière les silhouettes de bâtiments de Port-Réal. Ororya s’étonnait que ce soit passé aussi vite. Il fallait dire que cet interlude mouvementé avait occupé pas mal de son temps. Elle repéra une taverne qu’elle connaissait bien à quelques pas et fit signe à Aslak de la suivre. Beaucoup de Dents de Freux s’y rendaient généralement pour se détendre – ce qui faisait que l’endroit était particulièrement sûr. La jeune femme promena son regard dans l’enceinte et adressa quelques gestes de tête à ses compères pour les saluer. Elle trouva une table dans l’un des coins de la pièce puis s’assit, interpellant le tenancier dans un claquement de doigts.

« Où nous en étions ? Ah oui, alors qui sont les Dorniens qui ont eu l’amabilité de vous supporter durant votre séjour ? » – Le questionna-t-elle sur un ton taquin.

Le tavernier ne tarda pas à se rendre jusqu’à eux et Ororya lui commanda un verre de vin de Dorne – petit plaisir qu’elle s’accordait lorsqu’elle n’était pas en service. Elle se renversa contre son dossier et posa ses yeux sur l’homme d’armes qui, elle l’avait remarqué, attirait quelques regards inquisiteurs de la part des autres Dents de Freux.

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Message Sam 12 Jan 2013 - 13:57

Nombre de Dorniens n'avaient jamais réellement digéré le mariage Targaryen et l'alliance contre nature de la péninsule avec ses ennemis ancestraux. Ceux-là pensaient que la paix les affaiblissait et qu'elle représentait une trahison envers leurs valeurs et les braves tombés au champ d'honneur. Pour ces conservateurs parfois extrémistes, la présence d'une Dornienne parmi la garde de la Main, ce pâle sorcier serviteur des dragons, était un outrage insupportable. Que cette femme noble, supposée donner l'exemple en portant haut les couleurs de Dorne et la fierté de leur nation, courbe l'échine et se fasse le valet des intrigants qui bafouaient l'indépendance du peuple du désert... cela méritait un châtiment sans appel. D'ailleurs, quelle étrangeté que cette Gargalen s'en soit allée s'embourber dans cette ville fangeuse, sachant toute la condescendance des locaux envers son sexe ! Fallait-il qu'elle soit perturbée, dégénérée, pour embrasser à pleine bouche ce destin affligeant ! Un rejeton de la nouvelle génération, indigne de ses ancêtres... la mort semblait presque une punition trop douce pour cette déviance. Ne serait-il pas plus éloquent de la rouer de coups et la marquer au fer rouge comme on le faisait du bétail, puisqu'elle était un animal domestiqué et non plus une créature libre et sauvage du désert ?

Pour le groupuscule qui avait fomenté son agression, la voir s'en sortir, qui plus est en s'acoquinant avec un étranger qui semblait lui faire du charme, puis partir dans une taverne pour fricoter avec ce gueux étranger, ne pouvait qu'enflammer davantage encore leurs esprits. Parmi ces âmes vindicatives se trouvait une femme nommée Salisha qui était une Dornienne roturière habile au combat comme aux jeux de séduction. Elle n'était pas d'une beauté frappante mais elle avait une grâce, un feu et une suavité qui embrasaient l'imagination. Salisha haïssait les femmes comme Ororya qui à ses yeux trahissaient leur cause. Dornienne rocheuse, elle avait la peau claire et les cheveux châtains, de sorte qu'il était difficile de l'identifier comme une suderonne. Vêtue à la mode de Port-Réal pour mieux approcher sa proie, elle la suivait à distance respectueuse dans les ruelles et elle s'engouffra à sa suite dans la taverne. Il y avait là bien des combattants mais elle repéra facilement sa compatriote dans un coin. La garce osait traîner son pâle soupirant ici et se donner en spectacle en lui payant à boire. Une Gargalen ! Maudite soit désormais sa Maison. Ils n'étaient plus qu'une poignée, les véritables Dorniens. Même les Uller, disaient-on, s'apprêtaient à aider le Trône de Fer contre les pirates. Si même les Uller prêtaient main-forte à l'ennemi, où allait-on ? L'esprit de Dorne était perdu, perdu, et cela lui rongeait le cœur comme le venin d'un serpent du désert.

Alors, comme la serveuse s'approchait de la table où se trouvait la félone, avec la coupe de vin de Dorne que le tavernier lui avait ordonné d'apporter, Salisha fit mine de se rendre à une autre table et la bouscula légèrement, juste assez pour la déstabiliser. L'arc n'était pas sa seule arme, loin de là. Les sables brûlants recelaient des dangers bien plus grands, et il ne serait que justice que celle qui avait trahi la patrie soit frappée par les armes les plus caractéristiques de ses origines. Profitant de la confusion de la serveuse, et tout en l'aidant à retrouver son équilibre, avec un mot d'excuse, Salisha glissa discrètement dans la coupe d'Ororya le contenu d'une bague à poison qui ornait son doigt. Du venin de serpent dornien. Non point fatal, mais à même de causer des dommages irréversibles au cerveau, de sorte que tout le monde pourrait voir ce qu'il en coûtait de s'abaisser à servir les Targaryens. Un légume, voilà ce que deviendrait Lady Ororya Gargalen si elle buvait le contenu de cette coupe. Salisha après s'être excusée se faufila dans un coin sombre et... disparut mystérieusement. Etait-elle partie ? Observait-elle le résultat de ses actions ? Même ses complices l'ignoraient à cet instant...
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Message Dim 13 Jan 2013 - 17:07

Il est vrai que vu son tempérament on pouvait croire qu'il était du genre à charmer toutes les donzelles qu'il pouvait croiser. En réalité, ce n'était clairement pas faux. Il aimait les femmes et il aimait les côtoyer donc il ne pouvait pas s'empêcher de créer une ambiance particulière avec un humour - toujours de l'humour c'était important - charmeur envers elles. Mais ici, pour la peine, ce n'était pas régulièrement qu'il avait droit à une femme de poigne et de caractère qui se faisait attaquer par ses semblables en plus. La situation donc avait quelque chose d'unique et sa proposition qui pouvait passer pour une tactique de drague était en réalité une proposition sincère. Il accepterait sans problème de la protéger. Maintenant, il était certain que ce n'était peut-être pas très flatteur pour une personne faisant partie des Dents de Freux d'avoir un garde du corps. Après tout c'était eux la garde. si on commençait à protéger la garde, il est clair qu'on ne s'en sortait pas. Mais Oroya était une belle jeune femme, ses propos étaient donc emprunt de vérité quand il disait que garder son corps ne pourrait pas lui déplaire. Cela ne déplairait d'ailleurs à aucun homme, selon son avis. Toujours est-il que la situation était atypique et que se retrouver mêlé dans une telle querelle avait quelque chose de surprenant. Encore une fois il s'était retrouvé dans une situation, à cause d'une femme, dont il se serait bien passé. Heureusement, il ne lui était rien arrivé. Mais cela s'était produit à un cheveux. La flèche aurait été mieux tirée qu'elle se retrouvait dans son épaule. Enfin c'était pour la bonne cause. L'intégrité physique d'une femme se devait d'être protégée en toute circonstance. C'était bien la seule raison pour laquelle il serait capable d'offrir sa personne. Il venait encore de le prouver. Il ne put s'empêcher de rire aux propos de la jeune dornienne. Elle semblait bien l'avoir cernée mais quoi qu'on pense, dans ses dires charmeurs, il y avait toujours de la sincérité. C'était bien là le problème. Charmer était une chose mais il ne pouvait se défaire de ce qu'il disait à une femme. Ainsi, au fond, il ne mentait jamais vraiment quand il proposait ses services, quelque soit le contexte de ceux-ci.

"Vous savez, je dis pas ça à toutes les femmes car justement, il est rare que je me retrouve avec une Dent de Freux qui se fait attaquer. Avouez que le contexte a quelque chose d'unique ! Mais je reconnais que laisser une demoiselle en difficultés n'est pas dans mes principes." dit-il avec un sourire charmeur.

Il la regarda s'ébrouer pour faire disparaître les dernières poussières qui pouvaient encore parcourir sa crinière. Il était tellement habitué à la crasse que ça ne lui traverserait jamais l'esprit, mais du coup confronté à l'idée, il passa une main dans ses cheveux pour les ébouriffer un peu afin de se défaire effectivement des résidus du léger combat qui venait de se dérouler. Il s'amusa de ce geste d'ailleurs qu'il ne réalisait jamais. Il regarda ensuite la jeune femme décrocher une flèche du sol et l'observer. Il s'approcha pour faire de même et reconnu par conséquent, sans difficultés, la maque de fabrique de Dorne. Ce n'était pas bien compliqué quand on avait passé neuf ans de sa vie à ne côtoyer que ce type de construction. Il écouta les propos et ne put s'empêcher d'arquer un sourcil en souriant amusé.

"Capitaine ?!" Il écouta la suite et sourit amusé "Aaaah m'en parlé pas ! J'en ai entendu parler en long, en large, et en travers de cette alliance ! C'est clair que ça fait pas l'unanimité ! Mais bon ils finiront bien par s'y faire j'imagine... quoi que... Vous avez un sacré tempérament vous les dorniens ! Le combat c'est votre truc et établir vos principes aussi ! Vous en démordez pas ! "

Que de souvenirs cette alliance pouvait lui rappeler. Il avait entendu parler de cette alliance lors des discussions politiques en tout genre. C'était incroyable comme la discorde pouvait découler d'un choix imposé au seigneur de cette contrée. Il ne s'en était jamais vraiment mêlé parce qu'au fond ça ne le regardait pas. Bien sûr qu'il aimait cette contrée, mais il ne s'occupait jamais du pouvoir en place, peu importe la région où il se trouvait, et cela avait commencé dès son plus jeune âge alors qu'il vivait à Culpucier. Il s'en foutait totalement, le monde pouvait bien faire ce qu'il voulait de ses dirigeants, tant que ça n'avait aucune répercussion sur sa personne, il ne voyait pas l'intérêt de s'en soucier. Peut-être qu'un jour cela serait obligatoire qu'il s'y confronte selon comment tourne le pouvoir, mais pour le moment, pas besoin de s'impliquer dans aucune affaire d'aucun royaume. Il sourit en coin à la proposition.

"Ah vous me voyez déçu... J'aurais préféré le baiser je crois."


Il sourit amusé avant de suivre la jeune femme et de se rendre avec elle dans une des tavernes de son choix. Il dut se retenir de faire une remarque car il connaissait très bien cette taverne et ne s'y rendait d'ailleurs jamais pour la même raison pour laquelle la jeune demoiselle y avait jeté son dévolu. C'était un lieu sûr justement parce que beaucoup de Dents de Freux s'y trouvaient. Et comme il n'était pas un enfant de coeur, ce n'était pas juré qu'il ne rencontrerait personne avec qui il n'avait pas eu des griefs. Mais peu importe, il n'était pas du genre anxieux alors il allait suivre et voir. Au pire, il s'en irait tout simplement. Ca ne servait à rien de se prendre la tête sur des données dont on ne connaissait pas encore l'existence. Ainsi gardant juste ses prunelles rivées sur l'échine de la jeune femme, il la suivit avant de s'assoir en face d'elle et de sourire en l'observant claquer des doigts. C'était amusant comme les Dents de Freux se sentaient en autorité dans bien des domaines. Mais ça lui était égal au fond. Il écouta les propos et sourit amusé qu'on revienne sur son histoire comme ça. Il aimait bien cette jeune femme, elle était des personnes qui ne s'attardaient pas trois ans sur des situations vécues. Il aimait les gens qui savaient profiter de chaque instant au moment où ils se déroulaient. Il n'eut pas le temps de répondre que le tavernier était déjà là et par conséquent il la laissa commander s'amusant de ce qui fut demandé avant de lui commander un bon alcool typique et classique que représentait une bonne pinte bien masculine. Après tout il avait l'habitude de boire ça en taverne, alors pourquoi changer ? Il aurait pu suivre la jeune femme en prenant de quoi raviver des souvenirs d'une époque lointaine, mais il préférait rester dans les classiques. Sentant bien les regards sur sa personne, il n'y prit pas plus attention que ça avant de prendre la parole.

"Et bien voyez vous, j'ai passé cinq ans dans le désert, à voyager parmi des Dorniens qui m'avaient acceptés. Les quatre autres années, j'ai voyagé dans le reste des terres dorniennes en solitaire ou avec guide car ce n'est pas toujours facile ! J'ai pu ainsi voir Lancéhélion également."

Il allait continuer son explication sur les chaleurs de la contrée qui l'avait totalement subjuguées quand il y avait mis les premiers pas mais une main sur son épaule, posée sans ménagement et qui vint serrer celle-ci l'interpella et l'obligea par conséquent à tourner la tête. Il reconnut aussitôt un Dent de Freux avec qui il avait eu une petite altercation il y a peu. Ce dernier était avec un acolyte à lui qu'il avait également rencontré. C'était une histoire somme toute banale en fait... Et même pour une fois, il n'avait rien fait. il connaissait un gamin de quinze ans nommé Tibert qu'il côtoyait en réalité pas mal. Le fils d'une femme qu'il avait aidée un jour et qui s'apparentait à ce qu'on pouvait appeler une amie. Aucun ébats intimes ne les reliaient d'ailleurs. Enfin toujours est-il que ce gamin s'était retrouvé mêlé à une histoire louche, du moins c'est ce qu'il en avait déduit quand il lui avait raconté. Il avait donc espionné le gamin quand il s'était rendu à son fameux rendez-vous avec d'autres enfants jusqu'à ce qu'il comprenne qu'en réalité il n'avait été qu'un bouc émissaire d'une affaire de vol. Ah les gamins... cela aussi lui rappelait des souvenirs même si lui avait toujours préféré opéré en solitaire ou avec Alrik justement. Mais cela remontait à très loin maintenant et le larcin c'était un peu son quotidien qu'il appliquait aisément. Ainsi, il s'était mêlé de cette affaire et avait protégé le gamin en se faisant prendre à sa place. Il s'en était sorti avec quelques jours en geôle simplement parce que ce n'était pas bien grave mais pour un gamin ça pouvait quand même marquer. Toujours est-il que c'était ces deux bonhommes qui avaient pris plaisir à l'envoyer au trou.

"Tiens mais ce n'est pas ce cher voleur de bijoux ? On essaye de s'attribuer les grâces des Dents de Freux féminines ? Ne t'en fais pas elles sont en minorité, nous on te garde à l'oeil."

"Oh vous êtes dur avec moi... Je n'ai rien fait depuis ce petit accident. En plus je vous l'ai déjà dit, je l'avais trouvé ce sac."

"Bien sûr bien sûr... Tu essayes encore de te foutre de nous. Ce n'est pas la meilleure idée qui soit en étant entouré des Dents de Freux."

"Oh allez les gars, ne faites pas vos chefs,on est là pour se détendre." Le tavernier justement posa les boissons sur la table récemment commandées. "Regardez ce qu'on vient de vous apporter. " il prit les deux verres et les tendit aux concernés "Allez on fait la paix, on part de bonnes bases, buvez un coup avec nous, c'est offert pas mes soins." Il rappela pour commander et reprit la même chose. "J'espère que vous aimez... Là c'est du vin de Dorne, vous allez succomber à ce charme chaleureux. L'autre c'est du classique... Que voulez vous on se change pas."

"C'est bon, on avait bien compris ce que c'était comme boisson, tu nous prends pour des bleus ?"

"Pardon pardon..." dit-il amusé jetant un coup d'oeil à Oroya avant d'hausser un peu les épaules comme si toute cette histoire était abracadabrante.

Les deux Dents de Freux n'attendirent pas que la seconde tournée arrive bien qu'elle ne tarda guère et ils prirent tout deux une bonne lampée. On ne refusait jamais une bonne boisson gratuite, Dents de Freux ou non. Alors que le tavernier s'approchait pour ramener les deux nouveaux verres, le Dent de Freux qui avait posé sa main sur l'épaule d'Aslak chuta subitement et se retrouva à terre en un rien de temps sous la surprise générale. Il ne put s'empêcher de tourner la tête et d'observer avec incrédulité ce qui se passait sous ses yeux. Etonnamment, la première idée qui lui vint à l'esprit, c'était que ça allait encore être pour sa pomme... L'homme en question subit quelques mouvements très particuliers avant de s'arrêter de bouger et de rester étendu là, les yeux grands ouverts. La taverne entière s'était tue face à cet évènement surprenant et surtout totalement inattendu.

"Mais... qu'est ce que tu lui as fait ?!" demanda l'acolyte à Aslak qui prit au dépourvu se tourna vers le concerné "Quoi ? Comment ça ce que j'ai fait ? Mais j'ai rien fait du tout c'était le verre pour Oroya, j'y ai pas touché."

"Tu voulais l'empoisonner à son insu c'est ça ?!!"

"Hein ??? Mais... Jamais de la vie ! Elle est une bien trop belle femme pour ça! Et puis le poison c'est clairement pas mon truc !"

"Tu mens !"

Aslak se sentait quelque peu dans le pétrin... Il regarda la jeune femme totalement pantois face à une situation où il n'était de nouveau pas du tout concerné et il souffla vers elle des paroles en espérant qu'elle le croirait "Je vous jure que j'ai rien fait, je sais pas ce qu'il a moi ce mec !" Il en aurait presque sourit de cette situation tellement ça avait prit une tournure inattendue alors qu'il avait juste voulu se sortir d'une autre situation "compliquée.". Il avait vraiment pas de chance...





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

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Ororya Gargalen
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Message Lun 14 Jan 2013 - 21:02

Ororya espérait finir tranquillement sa soirée et garder un bon souvenir de cet échange avec le frangin d’Alrik - tout en oubliant ce malencontreux incident provoqués par d’éventuels Dorniens réfractaires présents à Port-Réal. Les assauts de ces derniers avaient de quoi inquiéter la Dent de Freux qui redoutait qu’ils deviennent plus violents et menaçants à son égard. Après tout, n’avaient-ils pas tenté de la tuer ? Malgré toute l’inquiétude que cela suscitait en elle, la jeune femme tâchait de ne rien montrer à son interlocuteur qui semblait bien moins préoccupé qu’elle. Pour sûr que le contexte de leur rencontre avait vite tourné à l’inattendu – mais Ororya aurait pensé que tous auraient été tenté de fuir plutôt que de l’aider. La jeune femme à la peau olivâtre avait réfléchi aux paroles d’Aslak lorsqu’il lui avait assuré que les Dorniens peu enclins à se soumettre finiront par accepter la situation. Ororya n’était pas aussi optimiste, connaissant le tempérament sanguin et emporté de ses compères du désert. Elle était chagrinée de les voir foncer tête baissée dans le refus de coopérer – pour sûr que ses liens avec la royale famille y jouait finalement pour beaucoup dans sa décision de venir à Port-Réal, mais elle n’en restait pas moins une Dornienne, fière de ses origines. Aslak avait dit juste en mentionnant le fait que ses compères étaient sacrément têtus et combattifs, préférant mourir plutôt que de se plier. La fierté et l’orgueil étaient un trait commun de son peuple, et la compréhension ou la subtilité étaient rarement leur fort. Ororya tentait de se concentrer sur les dires de l’homme d’armes qui lui contait son expérience lorsqu’il avait foulé ses terres. Néanmoins, il ne précisa nullement les noms de ceux qu’il avait rencontrés durant ses périples et qui l’avaient accepté comme l’étranger qu’il était. Appuyant son coude contre l’accoudoir de son siège, Ororya cueillit son menton dans le creux de sa main et scruta le faciès de son interlocuteur d’un air amusé. Même si Aslak feignait de n’avoir cure des regards hostiles qui s’étaient tournés vers lui, la Dornienne les avait bel et bien remarqué et se demandait pour quelle raison le frère du commandant attirait autant d’antipathie. Etait-ce parce qu’il leur avait tous volé leurs femmes pour une nuit ?

Cette réflexion la fit sourire et elle remarqua du coin de l’œil les deux Dents de Freux qui se rapprochaient avec la ferme intention de les interrompre. Si Ororya aurait pu tout à fait réagir en conséquent pour les congédier sans grande politesse, elle n’en fit rien – curieuse de savoir ce que reprochaient les deux hommes à l’homme d’armes. Elle ne cilla pas, se contentant de replanter ses yeux dans ceux de son interlocuteur, trahissant un certain amusement. Le premier vint se positionner derrière Aslak et posa sa grosse paluche aux doigts épais et menaçants sur son épaule pour attirer son attention. Ce Dent de Freux ne faisait pas partie de sa division – si elle, commandait à ceux qui étaient chargés tout comme elle d’assurer la protection de la Main du Roi, c’était Alrik qui avait globalement le commandement sur toute la compagnie. Elle avait bien déjà vu cet homme trapu auparavant, mais elle aurait été incapable de se rappeler son nom. Lorsque ce dernier qualifia Aslak de voleur de bijoux, Ororya se contenta de sourciller, guettant ainsi la réaction du concerné. C’était peut-être un brin cruel, mais la Dornienne était certaine d’en apprendre un peu plus sur lui de la sorte. Le Dent de Freux daigna faire un commentaire sur elle ce qui lui arracha un léger rire moqueur. Savaient-ils au moins qu’elle était Capitaine de la garde personnelle de la Main – pour la comparer à une vulgaire pouliche à amadouer ?
Aslak tenta de se défendre sans pour autant faire preuve de provocation à l’égard des deux hommes qui le cernaient. Il s’agissait manifestement là d’une affaire de sac et de marchandises volées. Difficile c’était d’imaginer que le frère du commandant des Dents de Freux était connu pour quelques méfaits. Accusé de filouterie, le pauvre n’en menait pas large et Ororya n’avait pas encore daigné voler à son secours. La serveuse interrompit leur échange pour poser sur la table en bois les deux verres commandés quelques minutes plus tôt. Aslak, bon joueur et particulièrement culotté, proposa à ses deux ennemis de trinquer avec les verres prestement servis. Ororya fronça les sourcils sur un air faussement ennuyé puis se redressa sur sa chaise, lorgnant du côté de la serveuse à qui Aslak commanda deux autres verres pour eux-mêmes. Jolie petite pirouette – pensa-t-elle au sujet de l’habile homme d’armes. Appâter un homme en colère en lui payant à boire s’avérait être un coup toujours gagnant.

Ororya croisa le regard d’Aslak tandis que les deux Dents de Freux semblaient accepter la proposition de laisser couler en contrepartie d’alcool pour se rincer le gosier. Elle lui adressa un sourire malicieux avant d’être interpellée par un bruit étranglé qui s’échappa de la bouche de l’un des deux hommes. Elle le vit alors secoué de soubresauts inquiétants, l’écume aux lèvres – ce qui attira bien l’attention de toute la taverne. Ororya se redressa brusquement, écartant sa propre chaise dans un raclement sonore avant de s’abaisser au niveau du convulsé. Prise au dépourvu, jetant un regard qui n’avait plus rien d’amusé autour d’elle mais qui relevait plus de la torpeur, Ororya tenta de maintenir la tête de ce dernier pour ne pas qu’il s’étouffe avec sa propre langue. L’autre Dent de Freux commençait à s’en prendre à Aslak, lui demandant s’il avait tenté de l’empoisonner et la jeune femme fut frappée de stupeur. En tâtant son pouls, elle se rendit compte qu’il n’était pas mort mais c’était comme si. Ororya se redressa brusquement, articulant sur un ton ferme « Ce n’est pas lui. C’était mon verre… Il a ingéré du poison. » – Le regard d’Ororya était troublé, entre colère et désappointement. « Du poison Dornien à coup sûr. »

Ororya écarta la coupelle à moitié renversée sur le sol d’un geste du pied avant de se rapprocher de la serveuse qui regardait la scène d’un air hagard. Ce n’était pas elle la fautive – Ororya en était à peu prés sûre étant donné qu’elle fréquentait la taverne depuis un moment déjà. Elle l’attrapa par le bras et tâcha d’avoir toute son attention pour la questionner.

« Ce verre. As-tu vu quelqu’un s’en approcher ? » – Les yeux de la serveuse passèrent de l’homme étendu sur le sol à ceux de la Dent de Freux qui la fixait. « Essaie de te rappeler. Est-ce que quelqu’un t’as frôlé ? »

Après quelques secondes d’étonnement, la serveuse daigna hocher vigoureusement la tête, balbutiant des mots incompréhensibles. Elle sembla chercher du regard autour d’elle mais savait-elle au moins qui elle cherchait ? Ororya revint vers Aslak et le deuxième Dent de Freux, s’interposant entre ces deux là.

« Puisque j’te dis que c’est pas lui. » – Lâcha-t-elle sur un ton sec à son collègue. « Vous allez m’aider à le porter. Il n’est pas mort mais en état de choc et si le poison qu’on a glissé dans la coupe est bien celui que je pense, je ne suis pas sûre qu’on puisse le sauver d’une léthargie prolongée. »

Du venin de serpent ? C’était très probable, surtout si l’acte criminel venait bien de la main d’un Dornien. Ororya pressa les deux hommes d’un regard sombre. Deux tentatives de meurtre sur sa personne en si peu de temps ? Il fallait croire que ses ennemis n’allaient pas la lâcher de si tôt. L’évidence même était qu’elle devait rester au Donjon Rouge, au moins jusqu’à en savoir un peu plus sur ceux qui désiraient la voir morte. Elle prit les devants, jetant un regard en arrière vers Aslak et le Dent de Freux qui portaient tant bien que mal le souffrant. S’ils se dépêchaient, ils pourraient l’amener au grand Mestre Malleon et peut-être pourrait-il faire quelque chose pour rétablir la santé du pauvre homme ? Ororya s’en voulait terriblement. C’était elle qui aurait du être ainsi, mais elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine reconnaissance à l’égard d’Aslak qui lui avait évité le pire par maladresse. Les badauds qui parcouraient encore les ruelles s’écartèrent sur leur passage et Ororya ne manqua pas de jeter des regards méfiants aux alentours. Allaient-ils la laisser en paix ou comptaient-ils tenter une énième fois de l’assassiner sans vergogne ? C’était effrayant. Aslak devait regretter de s’être embarqué là-dedans, et il devait la maudire, elle et ses ennemis si coriaces. Elle marcha à leur proximité, s’assurant par quelques œillades inquiètes que le Dent de Freux était toujours en vie puis les guida dans les dédales de ruelles pour rapidement rejoindre le Donjon Rouge. Grimper les marches en trimballant le corps ne fut pas tâche la plus aisée mais ils parvinrent enfin jusqu’aux appartements du grand Mestre de Malleon qu’Ororya se permit de déranger sans le moindre regret. Après lui avoir successivement expliqué ce qu’elle suspectait être un empoisonnement, elle dut laisser le Dent de Freux entre les mains expertes du vieil homme à la peau tavelée. La jeune femme referma doucement la porte des appartements du Mestre avant de revenir vers Aslak et le Dent de Freux. D’ailleurs, ces deux là avaient l’air particulièrement loquace et la Dornienne pouvait se douter que son comparse en voulait particulièrement à l’homme d’armes.

« J’espère qu’il pourra faire quelque chose pour lui. Nous n’en saurons plus que demain. » – Informa-t-elle le Dent de Freux avant de le saluer avant qu’il ne s’éclipse. Elle inclina son visage vers celui d’Aslak et plissa les yeux, vaguement ennuyée. « Je suis désolée de vous avoir entraîné là dedans. Comme vous avez pu le constater, je ne suis pas quelqu’un de très fréquentable. On cherche manifestement beaucoup à me tuer en ce moment. »

Ororya haussa les épaules avec nonchalance avant de scruter le faciès de l’homme d’armes.

« Et vous, il semblerait que vous ayez des penchants pour le vol ? Etonnant pour quelqu’un qui prétend être le frangin du commandant des Dents de Freux. » – Lui déclara-t-elle sur un ton enjôleur.




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Aslak
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Message Jeu 17 Jan 2013 - 13:12

Apparemment il avait bien vu juste en entendant les propos d'Ororya... C'était du poison. Par contre sa surprise fut évidente lorsqu'elle annonça que ça ressemblait fortement au poison dornien. Décidément, il y avait clairement quelqu'un qui comptait bien mettre un terme à la vie de la jeune Dent de Freux et de manière peu plaisante. CAr entre l'attaque de tout à l'heure et maintenant du poison, il ne savait pas combien de jours encore elle allait pouvoir tenir sans réellement passer trépas ! Cela faisait beaucoup d'attaque contre sa personne en peu de temps. Oh lui aussi avait subit ce genre de désagréments de manière répétitive sur une même journée, mais souvent ça avait un caractère fortuit et ce n'était jamais quelqu'un qui en avait à ce point là à sa vie. Enfin... Ca dépendait mais disons que les contextes étaient rarement aussi sournois et insidieux. Quand on lui voulait du mal, il le voyait clairement... Personne ne tentait de l'empoisonner dans son dos. C'était clairement une tactique vicieuse et de lâche. Oui oui c'était lui qui disait ça. Mais si on li avait demandé de le faire pour quelqu'un contre rémunération, il l'aurait quand même fait.... On ne refusait jamais un travail, sauf si c'était pour faire du mal à une femme. Seule restriction personnelle qu'il ne pouvait accomplir. Il s'était cependant levé aussi histoire de pouvoir s'approcher de la Dent de Freux et peut-être l'aider à avoir des informations auprès de la serveuse, bien jolie d'ailleurs, qui semblait totalement sous le choc de l'incident. C'était compréhensible, elle devait être fragile et peu amenée à rencontrer autre chose que des bagarres de taverne. Quoi qu'il se demandait si ça existait ce genre d'événements virils et surtout bourrin quand on avait une grande majorité de Dents de Freux comme consommateurs. Enfin peu importe, alors qu'il s'apprêta à bouger, l'acolyte Dent de Freux l'attrapa par le col pour le plaquer contre la table. Il fut d'abord surpris puis leva les mains en signe de paix... si c'était possible.

"Alors comme ça on essaye de tuer des Dents de Freux ! "

"Mais arrêtez avec ça... Je vous dis que j'y suis pour rien. Pourquoi vous voulez absolument que ce soit moi le coupable ? Je vous rappelle que si on se base sur mes antécédents - faux, bien sûr- je suis qu'un voleur de bijoux ! Qu'est ce qu'un voleur de bijoux viendrait foutre dans des histoires de meurtre et de poisons ? Et puis sincèrement, vous croyez que j'aurais fait ça dans un établissement où y a que des gens susceptibles de m'arrêter ? "

"Tu es peut-être simplement stupide ! "

"Oh je vous l'accorde, mais à ce point là ça me ferait mal quand même..."

Et oui... Il était sur le point de se faire arrêter, ou même peut-être de se prendre un point dans la figure, mais se défaire de son humour était hors de toute question ! Mais bon il espérait quand même que ça n'allait pas prendre trop d'ampleur... Non parce qu'alors, il allait aller en geôle et c'était forcément obligé pour une histoire de mort de Dent de Freux que son frère s'en mêle. Et objectivement... Il avait bien envie de rester en dehors de toute cette histoire. C'était peut-être trop tard en partie mais si ça pouvait ne pas aller plus loin ça lui permettrait de se sentir tranquille. Et puis, les geôles, ce n'était pas son truc, il préférait les bordels. C'était plus convivial et il y avait plus de femmes. Les rats c'était sympa un temps mais après ça comprenait rapidement que vous étiez de la viande fraîche. Et ça a de sales dents ces bestioles ! Heureusement, Ororya ne l'avait pas oubliée donc par conséquent, elle vint à sa rescousse. Tant mieux, en finir aux mains c'était pas terrible avec des Dents de Freux. Parce que bon, c'était des gens entraînés, lui aussi mais pas avec quinze personnes en face... Et son entraînement n'était pas tout à fait le même fallait dire. Il l'écouta et se retint de dire que l'autre crétin n'avait qu'à le porter tout seul. Mais bon l'ordre avait été formulée par une belle demoiselle en détresse - façon de parler- et il ne pouvait décemment pas la laisser porter ce corps. Donc, en bon gentleman, il s'exécuta et commença à porter le corps avec l'autre acolyte. La tâche fut plus ardue qu'il n'y paraissait. C'est que ce n'était pas léger ces gens armés et avec du muscle. Chacun avait pris un bras du concerné autour de son cou et avait passé l'un des leurs autour de sa taille. Il se sentait un peu trop proche des Dents de Freux en cet instant mais après, leur rendre service pouvait se révéler avantageux pour la suite... On se souviendrait peut-être de lui comme celui qui avait aidé à sauvé l'un des leurs. Quoi qu'il était sûr que l'autre imbécile pensait encore que c'était lui qui avait mis du poison. Il devait être vachement têtu parce qu'en y réfléchissant bien, à moins d'être très doué, il ne voyait pas trop quand il aurait eu le temps de le mettre. Les verres étaient arrivés et il leur avait directement passé... Enfin bon ce n'était pas parce qu'on était un Dent de Freux qu'on ne pouvait pas être stupide hein ! Mais du coup, ils avaient plutôt tendance à ne pas trop s'accorder sur le rythme et par conséquent, le temps fut plus long et le port plus pénible.

Il ne put s'empêcher de sourire un peu en coin en se rendant compte qu'il allait de nouveau se rendre au donjon rouge. Jamais au grand jamais il n'aurait cru pouvoir y rentrer une seconde fois. Il s'assura quand même que la seastar offert par la magnifique jeune femme du même nom était bien cachée dans ses vêtements histoire qu'on ne vienne pas encore le traiter de voleur et qu'on ne lui demande pas comment il avait eu ce bien. Il serait obligé de mentir pour ne pas attirer d'ennuis à la somptueuse nymphe et bon ce serait bien de l'éviter aussi car du coup, il risquait de nouveau de finir aux geôles. Décidément, il prenait beaucoup de risques aujourd'hui, mais cela l'amusait fortement. Détourner tous les protocoles était son amusement préféré. Toujours est-il qu'il fut soulager de pouvoir poser ce corps totalement immobile . Il observa un peu le mestre avant de sortir avec le Dent de Freux laissant Ororya avec lui. Il observa du coup cette partie du Donjon où il ne s'était jamais rendu. Mais il sentit rapidement le regard noir de l'acolyte qui n'en démordait pas sur sa culpabilité et en correspondance à son caractère, il ne put s'empêcher de lui sourire amusé. Heureusement que la capitaine débarqua puisqu'il était sûr qu'il était prêt à le frapper. Il se tourna vers elle et apprécia qu'elle congédie l'autre imbécile histoire qu'il puisse respirer un peu. Il ne put s'empêcher de sourire avant de prendre la parole.

"Vous en faites pas pour moi, je suis particulièrement doué pour m'empêtrer dans des conflits qui sont pas les miens. Et puis vous savez je m'en voie ravi car à deux reprises j'ai pu vous aider et vous voilà encore en vie. J'aurais été fortement peiné d'apprendre la disparition d'une si belle dornienne. " Il écouta la suite avant de ne pouvoir retenir un rire. "Oh... Si vous vous souvenez, je vous ai dit qu'habituellement je divulguais pas que j'avais un frère commandant des Dents de Freux. Vous êtes la première à qui je le dis.... surprenant tiens." ne put-il se dire à lui même car effectivement, il prenait conscience que c'était bel et bien la toute première fois qu'il le disait à quelqu'un. Pourquoi elle ? Aucune idée. Enfin si, sûrement pour se faire ben voir d'une jeune femme somptueuse qui forcément ne voyait que d'un bon oeil son frangin. Ca pouvait attirer des avantages entre un homme et une femme d'être relié par un personnage fréquentable. Enfin selon le point de vue..."D'ailleurs pour cette histoire de vol, je tiens à dire que ce n'était pas de mon fait. Si si ne me regardez pas comme ça je vous jure. J'ai aidé un gamin qui avait fait la connerie de voler ce paquet de bijoux. Et comme je voulais pas qu'il connaisse la méthode rude de la justice, j'ai porté le chapeau à sa place. Avouez que c'est plutôt héroïque non ?"

Il sourit en coin. Pour le coup, il ne mentait pas. Bon par contre effectivement, il omettait de dire qu'il était quand même du genre habituellement à voler par ci par là. Mais une fois qu'on y avait pris goût depuis son plus jeune âge, on ne pouvait guère s'en passer. Il n'avait d'ailleurs jamais voulu le faire. Pourquoi ? C'était facile et ça permettait de manger des fruits de bonnes qualité ou d'avoir également des bourses d'argent de riches ou d'ivrognes pour pouvoir se payer des femmes ou de l'alcool. Que de bonnes choses pour un homme errant et solitaire comme lui. Il se tourna vers la jeune femme.

"D'ailleurs, je dois vous remercier, je pensais pas pouvoir revenir au Donjon Rouge un jour. " il changea ensuite subitement de sujets comme il en avait régulièrement l'habitude "N'empêche vous concernant, vous devriez faire gaffe. Effectivement deux tentatives sur votre personne en si peu de temps, ça devient dangereux. Vous savez mon offre de garde du corps tient toujours. Je vous ferais même une remise sur le payement : vous me repayer un verre - qu'on boira cette fois- et on est quitte. Avouez que c'est pas très cher..." il sourit en coin avant de reprendre un peu plus sérieux "Plus sérieusement, vous devriez faire attention. Ce serait vraiment dommage de perdre une si belle dornienne, si vive et si intéressante à cause d'attentats totalement lâches d'autres dorniens. Ca me plairait bien de vous revoir moi... Donc si vous pouviez rester en vie." Il lui sourit à la fois amusé et doucement avant de reprendre "Sur ce, j'imagine que vous avez à faire avec cette histoire. Sûrement prévenir mon frère qu'un de ses hommes est ... Bah... Je sais pas trop comment dire... Totalement à la masse et fortement peu opérationnel avant un bon moment ? Ah tiens, éviter de parler de moi, ça risque pas forcément de lui plaire..." il sourit amusé à l'idée. Il prit la main de la jeune femme avant d'y déposer un baiser "J'espère vous revoir vite. Et si ma proposition vous intéresse réellement, suffit d'envoyer un courrier à mon nom au fief Mallery, j'y passe quand même régulièrement. Prenez soin de vous." il lui fit un doux sourire charmeur avant de se mettre en route vers l'entrée du Donjon pour en sortir. Bien qu'il aurait bien arpenté encore les couloirs, il préférait en sortir pour s'éviter d'autres ennuis. Il se demanda quand même si croiser Shaïra était possible. Mais bon il avait eu de la chance une fois, ce n'était pas sûr du tout que ça se représente.


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Ororya Gargalen
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Message Dim 20 Jan 2013 - 20:00

Aslak semblait avoir quelques ennemis mais semblait ne pas s'en inquiéter outre mesure. Il s'était retrouvé mêlé à tout ça par sa faute et elle s'en voulait un peu. Lorsqu'il lui confia que c'était une « habitude » pour lui de se mettre dans la panade et qu'il ne regrettait rien car sans lui, elle aurait été empoisonnée, Ororya chassa toute l'inquiétude que suscitait ce dernier événement pour rire de bon cœur. Toujours le mot pour charmer ! Bien entendu, il devait faire ça à toutes les donzelles qu'il croisait mais ça restait nettement flatteur. L'homme d'armes ajouta qu'elle était l'unique à qui il avait révélé son lien avec le commandant des Dents de Freux et la Dornienne plissa les yeux d'un air amusé.  « Je vois... » – Souffla-t-elle avant de secouer la tête. Ses explications au sujet de l'accusation de vol firent hausser un sourcil à cette dernière mais elle se garda bien de commenter. Peut-être qu'il disait vrai, ou peut-être pas, mais elle n'avait pas l'intention de changer sa façon de le voir. Après tout, il avait volé à son secours, et même si ça avait été involontaire, il lui avait épargné ce vin empoisonné. Il était enjôleur, et plutôt drôle – un brin de chaleur qui lui changeait du Donjon Rouge et de ses responsabilités. Croisant les bras contre sa poitrine, la jeune femme s'appuya contre le mur pour observer son interlocuteur d'un air songeur.

Elle fut surprise qu'il la remercie pour l'avoir amené au Donjon. Même si il n'avait pas l'air d'être en excellents termes avec son frangin et que la complicité n'avait pas l'air d'être leur fort, Ororya pensait qu'il était souvent amené à rendre visite au Dent de Freux. Elle avait la vive intention d'éclaircir tout ça, se fichant bien de si oui ou non Aslak fusse d'accord. « Et bien... On dirait que je me dois de remercier la Rivière Mère de notre fortuite rencontre. Cette manière de caresser dans le sens du poil m'amuse je l'avoue. Et derrière ces grands airs de charmeur, il m'est agréable de discuter avec vous. ». Était-elle en train de lui faire du gringue ? Pas vraiment, mais Ororya savait reconnaître lorsqu'un homme était bel homme et qu'elle trouvait ça divertissant. Aslak reprit en évoquant le fait que la proposition de ses services tenait toujours et que c'était pas cher payé car il suffirait qu'elle lui paie un verre que cette fois ci ils pourront boire ensemble. Ororya était tentée de dire oui, juste pour le surprendre ou le mettre dans l'embarras. Elle se mordit les lèvres avant de secouer la tête, agitant sa sombre chevelure autour de son visage fin.  « Même si vous êtes généreux, je n'en reste pas moins Dornienne ! Et une Dornienne ne s'en remet à personne pour sa protection... Bien trop d'orgueil vous comprenez. » – Lâcha-t-elle avec un sourire énigmatique aux lèvres. L'homme d'armes lui confia qu'il aimerait bien la revoir et la jeune femme reprit sur un ton amusé.  « Oh, on se reverra sûrement d'ici peu, j'en suis sûre. Vous êtes le bienvenu au Donjon si toutefois vous voulez boire ce fameux verre ou que l'on discute. J'embêterai un peu moins votre frère si en échange, vous vous portez volontaire pour subir. »

Il lui parla du fief Mallery où elle pouvait le joindre malgré le fait qu'il n'y était pas en permanence et la jeune femme planta son regard dans le sien avant d'acquiescer.  « Très bien. Alors je vous souhaite bonne route, et peut-être à bientôt qui sait. » – Lui souffla-t-elle, surprise de le voir prendre sa main pour y déposer un baiser.  « Encore navrée pour les petites péripéties de la soirée et merci. » – ça lui faisait drôle de remercier – elle qui n'avait jamais vraiment eu besoin de l'aide de qui que ce soit. D'ailleurs, ça n'était pas facile pour elle de reconnaître qu'il lui avait sauvé la mise, mais elle devait bien se rendre à l'évidence. Sans lui, elle serait sûrement à la place de ce type, à l'agonie. Quant au fait de ne pas en parler à Alrik de sa rencontre avec son frangin, elle ne pouvait pas le promettre. Elle avait bien trop envie de jouer les curieuses au sujet de la relation des deux hommes. Profitant amplement du contact entre ses doigts et les siens, elle retira sa main et lui jeta un oeil malicieux.  « A bientôt Aslak. Ne vous perdez pas en route... Et gardez vos mains dans vos poches. » – Petite allusion cruelle sur le fait qu'il puisse être un éventuel voleur.

Elle le regarda finalement s'éloigner, un éternel sourire aux lèvres. La soirée avait été étonnante ! Dans les deux sens du terme.

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