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Le calme après la tempête [PV Barra ]

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Aslak
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♦ Missives : 1035
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♦ Date de Naissance : 24/09/1986
♦ Arrivée à Westeros : 03/06/2012
♦ Célébrité : Nicolaj Coster-Waldau
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♦ Doublons : Arkha Kenning, Ethaniel Stone, Maëlle Beurpuits
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Message Sam 5 Jan 2013 - 13:38

Nouvelle anecdote à raconter et à ajouter au palmarès du cher Aslak. Il était là, chevauchant avec la jeune fille qui, il y a plusieurs années, n'était qu'une gamine lui ayant sauvé la vie avec sa famille. Et sincèrement, il n'aurait jamais cru la retrouver dans de telles circonstances. Lui qui avait l'art de se fourrer dans de beaux draps mais surtout de s'en sortir, il venait de le prouver une nouvelle fois. Sa visite à Culpucier avait tourné totalement dans l'imprévu comme souvent mais surtout il avait manqué de finir dans un état bien plus grave que celui dans lequel il se trouvait actuellement. Faut dire que se retrouvé mêlé à une bataille de quartier impliquant Corwin Rogers, ce n'était pas donné à tout le monde et ça ne faisait certes pas partie de son quotidien. De ce fait il avait appris qu'il n'était pas le seul à avoir subit des désagréments de la part de ce dernier... Barra en avait bien plus bavé que lui. Cela avait par conséquent entraîné une haine sans limite pour cet énergumène. Il pouvait le comprendre mais lui pensait préférentiellement à rester en vie plutôt que de se venger. Ca semblait bien différent dans l'esprit de la jeune femme mais pour le coup il ne lui avait pas laissé le choix. Après tout, il avait une dette envers elle et ce n'était pas pour la laisser mourir à ses côtés. De toute façon, il y avait même encore plus simple dans son esprit que des dettes à payer : c'était une femme. Une belle jeune femme d'ailleurs maintenant. Cette simple information suffisait à lui sauver la vie. Aurait-elle été un homme qu'il aurait tout simplement payé sa dette. Mais sans ça, il n'aurait peut-être pas pris autant soin d'elle. Enfin chaque contexte était différent et le ressenti qu'il avait à chaque fois se différenciait entraînant parfois des réactions de sa part qu'il n'avait pas tellement prévue. Au fond il n'était pas un si mauvais bougre que ça... Néanmoins, il s'avérait qu'ils étaient tous les deux sortis meurtris de ce combat, lui surtout pris de nombreuses courbatures et de blessures superficielles, Barra davantage blessée et particulièrement au visage qui se devait d'être soigné rapidement. Pourtant, par sécurité, il ne l'emmena pas tout près... Le fief de son frère était quand même à plusieurs heures de chevauchée. Il n'avait pas envie de la garder près de Culbutier. Corwin Rogers était un noble puissant, il ne savait pas ce dont il était capable pour la retrouver... Autant fuir loin et surtout être en sécurité. Et quel endroit plus sûr que le fief Mallery, chez le commandant des Dents de Freux. Bon ok, pour son frère ce n'était pas la meilleure situation qui soit, mais peu importe. De toute façon, avec un peu de chance il n'était surtout pas présent dans la demeure, comme souvent. Et puis à cette vitesse là, ils risquaient d'arriver dans la nuit naissante. Ce n'était d'ailleurs pas plus mal.

Durant la chevauchée, Alsak s'était questionné sur l'état de sa compagne du moment et avait pris le temps de lui demander. Il fut cependant plutôt rassuré de voir apparaître au loin la maisonnée. "On arrive." avait-il rapidement soufflé pour faire tenir encore quelques instants Barra qui devait sûrement souffrir de sa blessure et des autres plus superficielles. Ralentissant un peu le pas aux abords de la demeure, il pénétra sur la propriété. Il descendit de sa monture et aida Barra à faire pareil. Il entraîna le cheval près de l'écurie où il l'attacha rapidement sans prendre le temps de lui enlever sa selle mais l'ayant mis au moins à proximité de denrées alimentaires et d'eau car après ces heures de chevauchée il en avait bien besoin. Il le flatta de quelques caresses pour se faire pardonner de le laisser ainsi et il entraîna Barra vers l'intérieur. Depuis qu'il vivait dans la maisonnée, il avait l'habitude de rentrer à pas d'heures donc maintenant on était habitué, ce qui allait jouer en sa faveur. Mais là il n'était pas encore assez tard pour qu'il n'y ait personne dans la maison... Dommage. Il pénétra dans la demeure avec Barra et à l'entrée même se saisit rapidement d'une sorte de cape qu'il mit sur les épaules de la jeune femme et surtout dont il rabattit la capuche sur sa tête. Il n'avait pas spécialement envie qu'on sache qui il amenait non pas par honte mais simplement parce qu'il n'avait surtout pas envie que ça se retrouve dans les oreilles de son frère. Il s'apprêtait à monter les escaliers vers sa chambre quand une voix féminine, un peu vieillie et tenant en main une bougie pour éclairer les lieux apparu. Il se tourna pour apercevoir Maricella, la gouvernante de sa nièce. La vieille sorcière ! Toujours là quand il ne fallait pas.

"Maricella ! Vous m'excuserez mais je suis pressé d'aller me reposer."

"Vous osez ramené des femmes ici ?!"

"Des femmes ? Ah ! Vous parlez de mon amie ici présente. Ecoutez je lui rends plutôt service." il s'approcha de la gouvernante délaissant la jeune femme et vint murmurer des propos comme en signe de secret même si au fond Barra pouvait entendre "Elle est pas vraiment gâté par la vie... Elle a plus toute sa tête, je l'ai trouvée errante et seule, j'avais pas vraiment envie de la laisser vous voyez. Avouez que je suis généreux!"

"Vous me prenez pour une sotte ! Je tiendrai au courant Monsieur !"

"Rho Maricella... Vous me faites mal au coeur de parler de moi comme ça... Alors que je rends service. Moi qui pensais que vous seriez justement celle qui me comprendrait le mieux tellement vous êtes gentille... CEtte gamine a été battue en plus et j'aurais du la laisser seule ? Sans défense ? Vous croyez que je suis un monstre ?"


Pour une fois, Aslak ne souriait pas et semblait particulièrement sérieux. Cela dut prendre au dépourvu la gouvernante qui ne l'avait jamais vu ainsi. Il est vrai qu'Aslak n'était pas le genre sérieux et il tournait toujours tout à la rigolade. Forcément, à force de le voir comme ça, quand il était sérieux, ça avait de quoi désarçonner. Il posa son regard sur la gouvernante la fixant attendant le verdict, comme atteint par son comportement.

"Je... Bon... Ok ok ! Mais je vous préviens si ça se reproduit j'en informerais Monsieur!"

"Oh... Merci ! Merci beaucoup Maricella ! Vous êtes merveilleuse comme je m'y attendais ! "

Il déposa un baiser sur sa joue avant de reprendre sa marche entraînant Barra dont la capuche avait continué de cacher le visage. Il l'entraîna un léger sourire en coin sur les lèvres fier de sa prestation et une fois en haut l'emmena vers la porte de sa chambre. Il l'ouvrit et la fit entrer avant de laisser un petit rire discret percer de ses lèvres tellement la supercherie était grosse mais qu'elle avait tout de même marché. enfin le principal était passé, ils se trouvaient maintenant dans sa chambre et Barra pouvait se mettre à l'aise. Il vint allumer les bougies de sa chambre pour l'éclairer puis reprit quand même un peu son sérieux et s'approcha pour observer sa blessure.

"Je reviens. Reste là et mets toi à l'aise. Je vais chercher de quoi te soigner."


Il quitta la pièce et revint quelques minutes plus tard avec une grosse bassine d'eau chaude, un bassin et quelques fioles casées là où c'était possible. Il s'approcha du lit et posa la bassine près de sa table de nuit. Il enleva alors ses lances de son échine qu'il déposa contre le mur. Ce serait plus pratique ainsi. Et puis ses courbatures l'invitaient sincèrement à détendre ses muscles de toutes les façons possible. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus participé à un tel conflit. Si la jeune femme n'était pas assise, il l'invita à le faire sur le lit près de lui et trempant la serviette dans l'eau chaude, il l'essora avant de poser délicatement le tissu sur la blessure et de la laver doucement. Son regard se posa sur la jeune femme alors qu'il l'observait pendant le soin qu'il venait de commencer.

"Comment te sens tu ?"Après tout il y avait de quoi s'inquiéter vu tout ce qu'il s'était en peu de temps, même si ça paraissait lointain désormais qu'ils étaient en sécurité, loin de l'agitation de la rue et des combats qu'ils avaient mené. Il lui tendit une fiole avant de reprendre la parole "Tiens, bois ça, ça t'apaisera un peu. Est ce que t'as faim ? Je peux aller chercher des trucs en cuisine." Il ne put s'empêcher de sourire un peu, quand même amusé par la situation. "Si on m'avait dit que je te retrouverais, jeune femme désormais, m'emmenant dans des ennuis pareils, je crois que j'aurais attendu ce moment avec impatience."





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Message Dim 6 Jan 2013 - 15:15

La survie avait toujours été son lot. Barra la Piqueuse. Rescapée de mille escarmouches, mille épreuves, mille évasions. L’échappée, la furtive, la tenace. Libre et indomptable, la rage de vivre chevillée au corps. Encore une fois sa propre destinée semblait radoter. Corwin, toujours lui, et Raven. Sans même parler d'Aslak, inopinément et miraculeusement surgi des brumes lointaines de son passé. Cette fois encore elle avait défié le chevalier, cette fois encore elle en avait réchappé, non sans être blessée. La joue en feu, le moindre tiraillement lui enfonçant des pics de douleur dans la tête, elle voyait trouble par instants. La main d’Aslak à nouveau sur son poignet la guidait gentiment à l’intérieur d’un bâtiment qui n’était autre qu’un château. Quelle idée de la ramener dans une demeure de la noblesse ! Mais il était si sûr de lui et elle si faible après sa confrontation avec Corwin, qu’elle n’avait pu faire autrement que de le suivre. Ce qu’ils foutaient là, elle n’en savait fichtrement rien, et même si elle était un peu sonnée par les événements, et trop pragmatique pour tergiverser des heures sur la question, elle se demandait avec méfiance en quoi cet endroit constituait une cachette sûre. Une cape à capuche semblait une technique de camouflage plutôt dérisoire. Aslak avait-il un ami ici ? Une femme peut-être ? Elle ignorait tout de sa vie actuelle et il pouvait fort bien être marié à une servante. A moins qu’il ne fût lui-même soldat de quelque lordaillon du coin, mais pour ce qu’elle savait de lui ce n’était rien moins que probable. Il n’était pas du genre bon toutou à son maîmaître. Plutôt du genre cabot des rues avec sa fierté et son indépendance toujours intactes. Elle ne pensait qu’il ait beaucoup changé même si l’eau avait coulé sous les ponts depuis leur première rencontre.

L'affaire se corsa à la rencontre d'une domestique de la Maison qui s'adressa vertement à Aslak, d'une manière supposant qu'elle le connaissait. Celui-ci lui parlait avec une certaine familiarité et Barra ne pouvait s'empêcher de frémir, ignorant tout des libéralités qu'il pouvait s'autoriser ou non entre ces murs. Elle crispa ses doigts sur le bras de son ami avec une anxiété à peine voilée, écoutant ses protestations jusqu'à ce que la femme cède à ses désirs. Finalement, le simple fait de s'entendre qualifier de « gamine » l'étonna plus que la réaction de la servante. Aslak espérait-il la faire passer pour une jouvencelle à peine fleurie alors qu'elle serait bientôt assez mûre pour voir s'envoler sa fertilité ? Mais « Maricella » ne la regarda pas de trop près, par bonheur, et ils purent poursuivre leur chemin sans encombre. Aslak semblait plutôt fiérot de sa petite entourloupe et elle eut un sourire incertain en retour. Etait-il parfaitement inconscient de la souricière dans laquelle ils se trouvaient ? Puisqu'il semblait appartenir à la maisonnée, nul doute que ses faits et gestes seraient commentés à l'envie et qu'il ne pourrait cacher une invitée nulle part. Elle le suivit néanmoins sans râler, trop perdue pour proposer un autre plan.

Ils se retrouvèrent bientôt dans une chambre plutôt cossue où Aslak commença à prendre ses aises. C'était une chambre occupée, pourtant, des affaires en évidence le laissaient supposer. A tout moment un valet pouvait survenir ou le légitime résidant de la pièce. Barra commençait à se demander si son ami n'était pas devenu complètement fou ; il avait toujours été téméraire, mais à ce point ? Alors qu'il la faisait patienter à la lumière des bougies, elle inspecta les lieux en frissonnant, prête à se glisser sous le lit au cas où quelqu'un ferait irruption. Elle s'assit par terre, par habitude, et parce qu'on la battrait moins violemment si on la trouvait là. Puis Aslak revint avec de l'eau chaude et l'invita à s'asseoir à côté de lui sur le lit. Hésitante, elle finit par s'exécuter avec précaution. C'était un beau lit, le genre où elle n'avait jamais reposé sa tête. Elle aurait parié qu'il n'y avait même pas de puce. La pièce était plus douillette que tout ce qu'elle avait connu et le mobilier travaillé lui inspirait une certaine admiration, elle qui aimait sculpter le bois à l'occasion. Il faudra que je fasse une figurine pour Aslak, songea-t-elle malgré l'incongruité de l'idée dans leur situation. Elle but la fiole qu'Aslak lui tendait, avec une totale confiance. Le liquide créa une bulle de chaleur dans sa poitrine et elle sentit un peu de force et de bien-être lui revenir. A la déclaration d'Aslak sur son impatience potentielle à la retrouver en plein danger, elle eut même un rire, timide encore, mais un rire.

« A c'que tu dis j'pense que t'as pas besoin de moi pour te fourrer dans le pétrin jusqu'au cou, non ? Tu t'es jeté dans la gueule du loup sans réfléchir aujourd'hui, c'est pas le genre de truc qu'on fait qu'une fois dans sa vie. J'suis un peu pareille, je crois. Même si j'suis prudente, y a des fois, j'peux pas m'empêcher de foncer tête baissée dans les emmerdes. Merci, encore une fois, en tout cas. »
Elle défit le nœud relâché de sa queue de cheval, peigna sa tignasse en arrière avec ses doigts, prit une longue inspiration. La douleur dans sa joue s'apaisait. Elle se rappela tout à coup qu'Aslak lui avait demandé comment elle allait et si elle voulait manger. « Je vais... je ne sais pas. De quoi a l'air cette blessure ? C'est moche, hein ? J'aurai une horrible cicatrice à tous les coups. Heureusement qu'j'ai pas d'enfant et que je vis dans les bois, les lapins et les ours sont pas très regardants sur le minois d'une braconnière. » Elle toucha du bout des doigts sa joue et fit une grimace. « J'suis pas sûre d'être en état d'avaler quelque chose, mais j'ai très soif. » Elle secoua la tête, réalisant ce qu'elle était en train de dire. « Mais qu'est-ce que je dis ? Je vais pas te fiche encore dans la panade. Une fois par jour, ça suffit, je pense. Je devrais sortir d'ici et aller me planquer dans la forêt, ou tu vas encore t'attirer des ennuis. Le noble qui vit ici va bien rev'nir tôt ou tard et j'suis pas sûre qu'il apprécie d'nous trouver sur son pieu. En plus, j'ai eu ma dose d'aristos pour aujourd'hui. Tu es sûr que c'est une bonne idée de se cacher ICI ? »
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Aslak
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Message Lun 7 Jan 2013 - 16:53

Aslak n'était pas du genre à se prendre la tête. Alors que Maricella l'ait vu ne lui posait aucun problème, surtout que vu sa supercherie il y avait des chances qu'elle tienne sa langue. Au pire il trouverait une excuse pour son frangin. Il n'était pas en reste niveau mensonge même si Alrik était le membre de sa famille qu'il aimait le plus, par conséquent, s'il pouvait s'éviter un tel mensonge ce serait bien. Surtout que le connaissant, il finirait par lui avouer la vérité et concrètement il n'en voyait d'ailleurs pas le problème vraiment. Personne ne savait que c'était Barra qu'il avait ramené et évidemment, il n'allait pas la faire rester indéfiniment. La nuit à venir forcément elle ne quitterait pas les lieux et peut-être le lendemain. Enfin de toute façon, elle resterait le temps qu'elle se sente mieux, si ça devait prendre plusieurs jours ça en prendrait... Tant qu'elle ne quittait pas la chambre, peu de chance qui lui arrive quelque chose. Le personnel de maison avait pris l'habitude de ne pas vraiment venir dans la chambre qu'il occupait. Non pas parce qu'ils n'y avaient pas droit mais tout simplement parce qu'il était impossible de savoir s'il y était ou non au vu de ses horaires totalement décalés. Et puis il y avait des chances de le réveiller aussi selon l'heure à laquelle il était rentré. Donc normalement, cette pièce était sûre pour la jeune femme. De toute façon, il ne laisserait rien lui arriver, mais si elle n'était pas en sécurité ici, il ne savait pas où elle pourrait l'être d'autre. Le concernant il ne s'inquiétait pas. Il avait de toute façon toujours tendance à prendre tout à la légère. Ce n'était pas étonnant vu sa propension au manque de responsabilités ! Par contre, il avait bien compris que la jeune femme n'était pas forcément à l'aise dans une telle demeure. Lui-même avait été subjugué aussi par le bâtiment qu'occupait son frangin alors que c'était un lieu dans lequel il ne mettait jamais les pieds, à moins que ça comprenne une prison et qu'il ait fait une connerie lui valant un petit séjour dedans. C'était déjà arrivé et ça arriverait sûrement encore il en était persuadé... Mais donc quand il l'avait retrouvée assise par terre il l'avait invité à squatter un lieu plus agréable, comme le lit. Plus moelleux, moins douloureux pour le fessier, surtout quand on venait de se sortir d'un combat assez imposant !

Il s'occupait de sa blessure qu'il avait correctement lavée désormais et dont on pouvait clairement voire l'entaille quelque peu profonde. Mais normalement ce qu'il lui avait fait boire devrait apaiser ses douleurs et lui permettre de se reposer. Il l'écouta quand elle prit la parole. Il sourit amusé en entendant l'illustration de sa personne qu'elle venait de faire. Elle n'avait clairement pas tort, la réflexion ce n'était pas son truc et généralement il se retrouvait toujours dans des affaires bien compliquées. Mais contrairement à ce qu'elle disait, il était lui plus apte à fuir qu'à combattre... Mais parfois on ne pouvait pas toujours le faire alors oui, il se lançait et survivait autant que possible. C'était dans ses cordes aussi au fond puisqu'il l'appliquait maintenant depuis un nombre impressionnant d'années !

"Me remercie pas va ! Je te rappelle que t'es celle qui m'a sauvé la vie en première, j'allais forcément pas te laisser mourir. De toute façon, je laisse jamais une jeune femme en détresse. C'est plus fort que moi. Et une jeune femme t'en es devenue une très belle !"

Il lui fit un joli sourire charmeur avant de regarder dans les divers produits qu'il avait embarqué pour voir s'il ne pouvait pas mettre quelque chose sur la blessure, au moins pour la nuit histoire de la soignée davantage. Il ne l'avait que lavée là et ça ne suffisait pas pour faire un soin. Mais il devait aussi avouer qu'il n'y connaissait rien. Les produits de ce genre c'était du luxe, quand il avait une blessure, à part la laver et la bander, il ne faisait pas grand chose d'autres. Il regarda cependant à nouveau Barra quand elle parla de son état et de cette fameuse entaille qui laisserait effectivement une cicatrice à vie, il y avait de fortes chances. Il fut surpris de la suite et ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel en souriant amusé quand elle eut fini. Quelle idée de vouloir partir dans la forêt comme ça alors qu'ils étaient dans une somptueuse demeure et qu'elle était blessée. Mais bon, il la comprenait, il ne lui avait rien expliqué, elle avait de quoi se poser des questions, surtout de la part de quelqu'un comme lui qui n'avait aucun titre de noblesse et qui venait de rouler une femme de maison par des propos sérieusement enjoliveurs. donc il prit la peine de lui expliquer et la rassurer histoire qu'elle ne tente pas de fuir à peine aurait-il le dos tourner !

"Alors ici, c'est chez mon frangin, et fais moi confiance, c'est l'endroit le plus sûr que je connaisse au vu de notre situation actuelle. Personne viendra jamais nous chercher ici. Et puis je t'avoue que je pense que le propriétaire justement a peu de chance de revenir ce soir. Le connaissant il va encore bosser comme un taré et rester bien tranquillement avec tout son petit personnel à ses ordres ! Donc je te prierais de rester sage et de m'écouter gentiment en restant ici. Cette pièce est sûre pour toi, c'est ma chambre et on sait que je suis rentré vu que Maricella ne manquera pas de le faire signaler. Personne ne viendra." Il regarda de nouveau les produits avant de dire "Bon je crois que ça ça devrait être bien... " il prit une sorte de pommade qu'il se mit à poser délicatement sur la peau meurtrie. Il en mit tout le long de l'entaille, délicatement prenant son temps avant de déchirer un bout de tissu propre et de le poser sur la crème qui fit l'effet d'un collant maintenant le bout sur la peau. "Evite de toucher et laisse soigner. Je sais pas très bien si ça va marcher mais il semblait que l'inscription sonnait bien pour ta blessure. " Il la regarda un instant en souriant doucement avant de dire "T'en fais pas va pour ta beauté. Une cicatrice sur le visage peut avoir son charme. Personnellement ça me dérangerait pas. Alors t'inquiète donc pas, tu pourras encore avoir tous les hommes que tu veux." Il se redressa et se dirigea vers la porte " Je vais chercher à boire. T'es sage et tu restes là ! Allonge toi d'ailleurs, je crois que t'aurais bien besoin de te reposer. Je reviens vite."

Il quitta la chambre en fermant la porte derrière lui puis il descendit vers la cuisine où il prit une cruche d'eau et deux verres. Il n'avait pas spécialement soif mais il n'avait pas envie non plus de revenir dans cinq minutes. D'ailleurs l'idée lui vint du coup qu'il n'avait pas non plus envie de revenir s'il commençait à avoir un petit creux. Donc il décida de prendre un plateau et en plus de la boisson, il mit quelques denrées qui les ferait tenir la nuit durant. Il reviendrait le lendemain matin chercher de quoi faire un petit-déjeuner correct. Il prit alors le plateau qui avait un certain poids maintenant et il le ramena dans la chambre. Il se retrouva cependant devant la porte fermée et ne put s'empêcher de sourire amusé face à la situation. Il lui fallut quelques minutes pour arriver à ne pas renverser tout en ouvrant avec son coude. Quelle épreuve ! Celle-ci le fit un peu rire avant qu'il ne pénètre dans la chambre et ne referme la porte avec son pied.

"J'ai quand même ramené à manger. Sait-on jamais que t'as un creux pendant la nuit, ça t'évitera de devoir t'éclipser et rencontrer quelqu'un ! "


Il sourit avant de poser le plateau sur une table un peu plus loin, la bassine se trouvant toujours sur la table de nuit. Il prit un verre et le remplit avant de l'apporter à Barra. Il lui tendit et sourit avec charme comme à son accoutumée.

"Ca ira pour dormir ici cette nuit ? "





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Message Ven 11 Jan 2013 - 9:06

Barra se laissait soigner comme jadis Aslak s’était laissé soigner par sa mère Brianna après avoir été lui aussi blessé par la faute de Corwin Rogers. Il s’en sortait comme n’importe quel soldat ; elle sentait que les gestes ne lui étaient pas familiers mais qu’il avait quelques notions de quoi faire en pareil cas. Elle s’étonna de s’entendre qualifier de très belle jeune femme alors qu’elle se considérait plutôt comme une sorte d’animal sauvage hirsute, au mieux une femme présentable lorsqu’elle prenait soin de son apparence. Certes, elle s’était un peu apprêtée pour le mariage de la fille de l’aubergiste, mais elle ne s’attendait pas pour autant à ce qu’Aslak discerne une quelconque beauté sous la cendre et le sang des combats. Aussi stupide que sa propre réaction lui paraisse, elle sentit une légère chaleur la gagner, et elle commença à se sentir vraiment mieux.

Elle écouta ses explications quant à la sûreté du lieu avec un ébahissement tel qu’elle en resta muette. Son frangin ? Par les bijoux du famille du Père, mais de quoi parlait-il ? Elle entendit à peine la suite et répondit d’un air absent à ses préconisations médicales :

« Je pense que c’est bon. Ton baume sent le miel et certaines herbes que ma mère utilisait. J’suis pas mestre mais ça m’a l’air de convenir pour soigner ça. » Elle se repassa mentalement ce qu’il venait de dire, interpellée par elle ne savait quoi, avant de mettre enfin le doigt dessus. L’inscription. Il savait lire ? Elle n’y comprenait vraiment plus rien. Cet Aslak était-il bien le roturier errant qu’elle avait connu jadis ? Elle resta coite une fois encore alors qu’il tentait de la rassurer sur sa beauté avec un sourire à dégeler une septa. Alors qu’il s’en allait chercher à boire, elle remua dans sa tête toutes ces informations. Elle avait l’impression que ses pensées étaient un fichu marécage dans lequel on agitait un bâton. Pas moyen d’y voir clair. Et elle n’aimait pas avancer en eaux troubles : c’était le meilleur moyen de glisser dans un trou ou de se faire mordre ou piquer par une sale bête. Encore qu’Aslak n’eut rien d’une sale bête.

Il revint finalement avec de la nourriture et de l’eau. Elle but avec gratitude et releva les yeux vers lui. « Merci. Je peux dormir ici, oui, mais… » Elle frictionna ses habits souillés par leur épopée. « J’aimerais bien me laver avant. » Elle vivait dans la forêt, d’accord, et elle n’avait pas toujours de quoi se laver, mais elle se salissait tout de même moins en chassant. Le feu, les blessures, l’ardeur du combat dans les ruelles crasseuses de Culpucier avaient laissé des traces visibles et puisqu’elle se trouvait dans un château, autant profiter des commodités à sa disposition. « Et si tu as une quelconque guenille propre à me refiler, ça s'rait pas de refus. » Sa robe rouge était ruinée par le sang et le reste. Sa seule robe ! Bon, elle n'était pas de première fraîcheur, ni de grande qualité, avec ses couleurs fades, mais elle avait son usage. Il faudrait qu’elle puise dans sa maigre bourse pour la remplacer ; il ne serait pas prudent pour elle de se promener en ville en tenue de chasse.

« Mais surtout… il va d’abord falloir que je comprenne. Tu sais lire et tu m’dis qu’ton frère est un rupin ! C’est quoi ce bordel, Aslak ? T’es un bâtard ? Tu peux m’le dire, hein, j’ai déjà été sauvée deux fois par un bâtard alors j’vais pas te cracher au visage pour autant, surtout qu’ça serait dommage de souiller ta gueule d’ange. » Elle ouvrait de grands yeux stupéfaits, interrogateurs. Après cette rude journée, elle n’avait pas besoin de se sentir perdue mais bien plutôt de repères pour se sentir en sécurité – d’autant plus qu’elle se trouvait ici en terrain « hostile » . Les châteaux représentaient pour elle le danger et non la sécurité. Elle n’était déjà pas très à l’aise dans une maison, elle qui avait l’habitude du plein air, alors une maison de nobles
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Message Sam 26 Jan 2013 - 13:19

Honte sur lui. Il est vrai qu'il n'avait nullement proposé à Barra l'opportunité de se laver. En réalité, il s'était simplement dit qu'elle devait être épuisé et concernant sa saleté, il n'avait pas plus relevé que ça parce qu'au fond c'était clairement quelque chose qui ne le dérangeait pas n'étant pas toujours au top de la propreté non plus. Il l'était actuellement parce qu'il trainait chez son frère c'était certain, mais habituellement, en vivant dans la rue, on ne pouvait pas toujours s'octroyer de quoi se laver à son aise. Mais néanmoins, il comprenait son besoin de profiter des bienfaits d'une telle demeure et ainsi se permettre le luxe de pouvoir nettoyer sa peau abîmée et salie. Une guenille par contre ça allait être difficilement trouvable. Une bonne tenue certainement, mais pas une guenille. Il allait sûrement devoir taper dans les affaires de sa chère nièce... Bon... Il y avait moyen qu'il trouve quelque chose qui correspondrait au corps de Barra. Il ne l'avait nullement touchée et n'avait eu aucun ébat intime avec elle mais en ce qui concernait les femmes, il avait une connaissance pas mal développée lui permettant sans trop de difficulté de juger de la carrure et donc de la capacité ou non de la demoiselle à entrer dans certains habits. Il irait voir cela pendant qu'elle userait de la salle d'eau. Sa nièce avait un sommeil assez profond pour qu'il se faufile dans sa chambre. De toute façon, il avait largement l'aptitude pour emprunter un vêtement.... Enfin, emprunter... ce serait sûrement définitif mais il lui offrirait quelque chose en retour. En espérant qu'il n'allait pas prendre la préférée de la demoiselle. Mais bon.... Ce n'était pas important tout ça. C'était de toute manière la seule à pouvoir fournir des vêtements à la jeune femme. Le concernant, il n'avait rien de bien folichon et il empruntait à son frère pour le moment, et son frère justement avait des habits bien trop grands pour la demoiselle si menue malgré les muscles qu'elle avait développé à force d'errer à l'extérieur. Un peu comme lui en somme même s'il s'était beaucoup battu aussi pour obtenir cette sculpture corporelle. Mais ce n'était rien comparé à son cadet. Etre chez les Dents de Freux demandait une aptitude plus forte que la sienne il en était persuadé.

"Excuse moi, je manque à mes devoirs d'hôte. Bien évidemment que tu peux aller te laver. Je vais te montrer où ça se trouve et j'irai chercher de quoi te vêtir après."

Il lui fit un magnifique sourire charmeur comme il en avait le secret et alors qu'il s'apprêtait à sortir de la pièce, elle le retint avec des propos qui le surprirent tout d'abord avant de le faire sourire. Elle ne lâcherait clairement pas le morceau la demoiselle. Elle était têtue mais il aimait ça. C'était un fort caractère cette jeune femme, il l'avait toujours su même petite. Bien sûr, elle avait encore changé et grandit, devenant bien plus affirmée. Mais elle n'avait pas tellement changé. Ce qu'elle avait vécu l'avait forcément forgée mais son caractère fort l'avait poussée à garder cette force en elle. Il ne put s'empêcher de rire quand même aux propos formulés et se tourna de nouveau vers elle pour lui faire face, un sourire amusé dessiné sur les lèvres.

"Mais non je suis pas un bâtard. Je m'appelle juste Aslak d'ailleurs, j'ai pas de nom me dégradant davantage que ma vie de débauche et de roturier. Et gueule d'ange hein ?" Il sourit en coin au vu du compliment avant de sourire amusé à s'imaginer en plus bâtard dans son rythme de vie... Cela poserait peut-être encore plus de problème qui sait. Il savait que c'était parfaitement dégradant comme rang alors qu'au fond, l'enfant il avait rien demandé. Encore ces histoires de catégories dans la noblesse qu'il trouvait parfaitement ridicule. Mais bon ce n'était pas ses affaires après tout " Mon frère et moi on a vécu tous les deux à Culpucier. On est bien du même sang, y a pas de bâtard dans l'histoire mais disons qu'il s'en est bien sorti lui. Et t'en fais pas, il est clairement dans la légalité. Je dirais même plus qu'y a pas vraiment plus carré que lui." il ricana légèrement en pensant à quel point son frère était coincé. Mais il se reprit et sourit de nouveau de manière rassurante "T'as rien à comprendre Barra. Juste mon frère il a gravi des échelons et du coup il peut se permettre d'avoir une maison, du personnel et même d'héberger son frère gratuitement. Y a aucun plans foireux là dessous. Enfin... Ouais disons juste que ce serait bien qu'il nous voit pas dans cet état, et même qu'il nous voit pas tout court. Ca évitera des questions et désagréments dérangeants. " Il sourit amusé et charmeur à la fois avant de reprendre. "Bon sur ce, je vais te montrer pour te laver et je t'apporterai des vêtements." il sourit en coin "Promis je ferai qu’entrebâiller la porte pour laisser tomber le tissu. Je me permettrai pas de regarder sans ton accord."

Il rit doucement avant d'aller vers la porte et de l'ouvrir. Il passa discrètement la tête pour voir si personne n'aurait l'idée de se balader dans le couloir. Il n'y avait effectivement personne, du coup il fit signe à Barra de venir avec lui et l'entraîna d'une main dans son échine vers la pièce. Il ouvrit un peu la porte pour voir si personne ne l'occupait et comme elle était vide, il lui permit d'entrer. Il alluma quelques bougies pour éclairer le lieu avant de refermer la porte la laissant faire à son aise. Il se dirigea ensuite vers la chambre de sa nièce. Il n'avait même plus besoin de bougie pour se balader dans le couloir, il connaissait désormais cette maison par coeur. Il se rendit jusqu'à la porte concernant ses attentes puis il l'ouvrit très doucement et se glissa dans la pièce. Il s'approcha et observa un peu sa douce nièce qui dormait d'un sommeil profond. Il sourit doucement : elle était quand même particulièrement belle. Il avait de quoi être fier. Il se rendit vers la penderie et l'ouvrit doucement. Evidemment là pour le coup, il n'y voyait pas grand chose. Il tâta un peu du vêtement et prit ce qui lui sembla être une robe simple à longues manches. Il chercha ensuite toujours silencieusement pour trouver aussi quelque chose à mettre par dessus pour ne pas avoir froid et après un moment où il dut s'arrêter car Yevana bougeait dans son lit, il finit par trouver et put sortir de la pièce. Il revint à la salle d'eau et frappa trois fois doucement sur la porte avant de l'ouvrir un peu et de prendre la parole sans regarder à l'intérieur.

"Barra c'est moi. Je pose tout sur le sol, si y a un problème je reste dans le couloir."


Il glissa la main uniquement dans l'ouverture et laissa tout tomber avant de refermer la porte doucement. Il n'insista pas plus et attendit pour le coup dans le couloir, adossé au mur, qu'elle ait fini. Il bâilla un peu avant de se gratter la nuque. Quelle journée encore. Il sourit amusé. Il n'y avait rien à faire. Il adorait sa vie en réalité. Mais il espérait vraiment que son frère ne rentrerait pas avant que Barra ne soit partie... Ce serait un peu compliqué si jamais ça venait à savoir qu'ils étaient tous les deux là et qu'il y avait par conséquent des chances qu'ils aient un rapport avec l'histoire à Culpucier. Après tout, c'était certain que ça allait remonter aux oreilles d'Alrik... Il haussa les épaules. Il n'y avait rien à faire de toute façon pour le moment. Il attendit donc sagement la demoiselle qu'il avait connu il y a bien longtemps maintenant. C'est vrai qu'elle avait son charme, il ne pouvait pas le nier...


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Message Ven 1 Fév 2013 - 10:35

Les explications d’Aslak éclairaient la situation d’un jour nouveau. Alors son frère était un gueux qui avait rejoint les rupins et gagné un domaine ! Un gars de Culpucier… ça n’arrivait pas tous les jours, ce genre d’ascension fracassante. En fait, elle ne connaissait qu’une seule personne dans ce cas, et la personne en question avait l’âge et l’allure adéquats pour être le frère putatif… elle faillit avaler sa langue de surprise. Était-ce possible que le soldat droit dans ses bottes avec lequel elle avait partagé quelques mésaventures et étrillé un ours, soit le frère d’un réître toujours en vadrouille, et prompt à se fourrer bien malgré lui dans les emmerdes ? Alors ça, c’était la meilleure de l’année. Dans la mesure où Aslak ne semblait pas pressé d’associer son nom à celui d’Alrik Mallery, elle ne cracha pas le morceau et se contenta de ruminer cette friandise inattendue.

L’assurance d’Aslak de ne pas la regarder se déshabiller aurait pu tomber à plat sans la précision finale « sans ton accord » qui lui tira un sourire amusé. Elle était bien du genre à lui donner mais plutôt après s’être décrassée qu’avant. Pour autant elle ne répondit rien ; il était vraisemblablement du genre à badiner en permanence et seule une pucelle niaiseuse aurait pris cette attitude légère pour des avances – inutile de sortir du bois pour ça, le loup l’y trouverait bien le cas échéant.

Il l’entraîna comme promis dans une salle où elle pourrait se laver. Elle avait entendu parler de ça… une salle du bassin. Mais il n’allait quand même pas l’emmener dans un lieu aussi… aussi… aristocratique, ouvert, intimidant ? En même temps, c’était ça ou demander une cuve de bain aux servantes, non ? Donc… elle tomba en arrêt devant le spectacle offert par la salle d’eau éclairée de bougies et un instant, sans bien savoir pourquoi, elle sentir sa gorge de nouer et quelque chose lui monter aux yeux comme une vague. Les lumières étaient si petites, si douces, si nombreuses, comme une constellation d’étoiles, mais d’une chaude nuance dorée, et dansantes, comme animées de vie. Et l’eau les reflétait. C’était quelque chose qu’elle n’avait jamais vu. Elle connaissait la beauté froide du ciel nocturne, la furie maîtrisée du feu à ses pieds, la dévastation d’un incendie de forêt, la clarté jaune et enfumée d’une taverne le soir, ou la compagnie d’une chandelle solitaire dans une chambre miteuse. Mais pas ça. Dans un septuaire, une fois, elle avait vu quelque chose d’approchant, mais là… les bougies n’étaient pas trop nombreuses, elles jetaient un voile doux dans l’obscurité, et l’eau semblait juste l’appeler. Il y avait des pots bien rangés sur des meubles de belle allure et elle se risqua à les ouvrir. Où était le savon ? Il n’y avait que des choses crémeuses et parfumées. Elle jeta son dévolu sur ce qui ressemblait de plus près à un savon normal. Il sentait comme un verger en plein été, au moins était-ce un parfum qu’elle reconnaissait, pas un mélange compliqué de senteurs évoquant le jardin d’une lady ou un bordel des contrées exotiques.

L’eau immobile du bassin accueillit son corps malmené comme les bras d’une mère. Elle était presque tiède, aussi claire que l’eau d’une source, et calme comme celle d’un étang. C’était étrange de sentir la pierre lisse sous sa peau et non du sable ou des cailloux. Barra avançait prudemment, mais bien vite elle se laissa aller et fit quelques brasses. Il n’y avait aucun danger ici, pas de bestiole traîtresse, pas de plante piquante, pas de trou piégeux. Pas étonnant que les nobles soient si flasques pour un bon nombre d’entre eux, avec des filles à la chair molle. Leurs cahutes étaient pensées pour leur faciliter la vie, les tenir en sécurité. C’était pas la vraie vie, ici. Elle n’aurait pas pu vivre là en permanence – c’était dangereux, une tentation au laisser-aller. Elle devait toujours se rappeler de se battre pour survivre. Mais pour une fois, elle appréciait de pouvoir oublier ça, de faire une halte, de jouir d’une trêve dans cette lutte sans fin. L’accalmie après l’orage. Elle n’en avait pas connu si souvent, d’accalmies.

Elle fit usage du savon sans modération et finit par émerger, propre et délassée, avant que sa peau ne commence à gondoler. Un frisson dévala son échine ruisselante. Il y avait un miroir là-bas au fond, et pour la première fois de sa vie elle se vit en pied, sous toutes ses coutures. Cela lui fit comme un choc, l’impression de voir une étrangère, et puis son regard apprivoisa les formes, les coutures, les couleurs de cette presque inconnue. Elle ressemblait à sa mère, mais elle était plus robuste et plus marquée de cicatrices, et elle avait les cheveux indomptables de son père. Elle ne s’était jamais vue aussi précisément, aussi clairement, aussi entièrement. Et après un bref instant de fascination, elle se détourna de son reflet. Ce n’était qu’une image. Elle avait appris à se concentrer sur le réel, le concret, son environnement et ses sensations. On frappa à la porte, et Aslak s’annonça. Elle ramassa les vêtements qu’il fit tomber par l’entrebâillement de la porte et soupira. Elle lui avait demandé de quoi se couvrir, et il lui apportait… des atours. Est-ce qu’on pouvait au moins respirer et bouger avec un truc pareil sur le dos ? Elle enfila la robe, pas un truc de reine non plus mais déjà la chose la plus luxueuse qui ait jamais assuré sa décence. Elle retourna au miroir. C’était très curieux de se voir dans ce déguisement. Elle hésitait entre les qualificatifs jolie, bizarre, stupide. Elle ne ressemblait pas totalement à une noble, elle n’en avait pas les postures ni les expressions, ni la coiffure. Mais elle ressemblait à une femme, plus que d’habitude en tout cas. Le résultat était détonant. Elle ne s’adoucirait pas pour autant. Ces mains n’étaient pas faites pour broder mais chasser et son regard était à l’avenant. Étudiant son reflet, elle convint qu’elle n’était pas ce qu’on appelle communément une beauté. Mais elle avait son charme à elle. Et il ne tenait pas à la robe. Elle hocha la tête ; c’était un constat important pour elle. Puis elle se dirigea vers la porte, ses cheveux essorés luisant encore d’humidité sur ses épaules.

Derrière, Aslak patientait tranquillement. « C’est fou que ça fait du bien. » murmura-t-elle pour ne pas éveiller d’écho dans le château. « Et merci pour la robe. Rattrappe-moi juste si je tombe en marchant sur l’ourlet. » jeta-t-elle avec gouaille.

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Message Mar 5 Fév 2013 - 11:48

Aslak attendait gentiment dans le couloir, adossé à un mur, les bras croisés, la tête posée également sur ce mur, souriant de repenser à la situation. Ah si son frère savait... Enfin non concrètement c'était mieux qu'il ne sache pas mais il ne faisait pas clairement confiance à Maricella pour garder le silence comme il lui avait fait sous-entendre. Mais bon... Peut-être se montrerait-elle vraiment sympathique si Barra et lui restaient sagement dans la chambre par la suite sans rien faire de spécial. De toute façon, concrètement, la jeune femme devrait se reposer... Vu la journée éprouvante ça ne ferait de mal à personne. Il regarda un peu vers la porte de la salle de bain et sourit de nouveau. Il n'aurait vraiment cru se retrouver ainsi, dans cette situation, avec la petite fille qui jadis l'avait trouvé à moitié mort et l'avait hébergé et soigné avec ses parents. C'était étonnant comme parfois le destin s'amusait à rassembler les êtres qui autrefois avaient partagés quelque chose. Il en avait fait du chemin depuis son escapade sur les Terres de l'Orage. Il n'avait jamais oublié la petite demoiselle mais il n'aurait pas forcément cru la revoir. Maintenant c'était chose faite, elle avait grandi et il ne pouvait clairement plus la considérer comme une enfant. Elle avait l'allure totale d'une jeune femme sur laquelle il pourrait se retourner et même se permettre d'user de ses charmes pour un brin de conversation, ou plus si affinités car sans forcer s'il y avait une ouverture il se permettait d'y plonger. Enfin de là à dire qu'il irait aussi loin avec la jeune femme l'amuserait beaucoup. De toute façon, la question n'était nullement venue sur le tapis. Ils s'étaient retrouvés et avaient affrontés un ennemi commun dans le plus grand des hasards. La vie était vraiment délectable ! Il bougea un peu ses muscles se rendant compte qu'il était quand même endoloris. Il risquait d'avoir pas mal de courbatures demain suite aux différents coups pris mais heureusement, rien de grave. La joue de Barra méritait davantage d'inquiétude mais il pensait l'avoir correctement soignée. Du moins dans le domaine du réalisable. Il était certain que la marque ne disparaitrait sûrement jamais. Mais ce n'était pas quelque chose qui le rebutait personnellement. Avant qu'une femme ne le fasse fuir lui de toute manière, on avait pas mal de marge.

Il sortit de ses pensées quand Barra quitta la salle d'eau. Il lui sourit doucement en la regardant. La robe lui allait bien. Il devait reconnaître qu'elle ne manquait clairement pas de charme. Il sourit amusé à la remarque sur le fait qu'elle risquait peut-être de tomber avec ce genre d'attirail. Quittant le mur il la raccompagna jusqu'à la chambre en répondant "T'en fais pas. J'ai toujours pensé que c'était inné pour les femmes d'arriver à marcher avec une robe. Tu t'en sortiras parfaitement !". Il ouvrit la porte de sa chambre avant de dire "Entre et mets toi à l'aise, je vais en profiter pour me décrasser aussi tant qu'à faire. N'hésite pas à te foutre dans le lit si tu te sens crevée, je crois que t'as bien besoin de repos." Il lui fit un doux sourire charmeur avant de la laisser et de fermer la porte pour repartir à son tour en quête de vêtement. Prenant une bougie en passant dans la salle de bain, il se rendit dans la chambre de son frère pour pouvoir trouver des vêtements de rechange. Il était sûr qu'il n'y avait personne alors il pouvait clairement se permettre d'user de lumière pour observer les attirails vestimentaires. Prenant un pantalon et une chemise qui semblaient délaissés, pas forcément appréciés, s'en foutant un peu puisque c'était simplement pour dormir. De manière générale, il aurait sûrement dormi en simple sous-vêtement, mais n'étant pas le seul dans sa chambre cette nuit et n'ayant pas pour but déjà décidé de se dévêtir pour accorder une proximité intime avec la concernée, il comptait au moins paraître décent. Une fois cela fait, il retourna dans la salle d'eau et usa rapidement de ce qu'il fallait pour se sentir moins envahi par la poussière de Culpucier et des combats. Il avait également quelques marques sur le corps comme il l'avait bien cru mais rien d'important et d'inhabituel. Il se rhabilla vaguement, laissant sa chemise ouverte et les cheveux également humides mis en arrière d'une main passée par là. Il éteignit les bougies et quitta la pièce pour retourner dans sa chambre. Il sourit de nouveau à BArra lorsqu'il la vit avant de refermer la porte de la pièce histoire de pouvoir enfin se poser et ne plus bouger. Il s'approcha et se posa sur le lit en la regardant avant de prendre la parole.

"J'aurais bien envie de connaître ton histoire mais je pense qu'on mériterait un bon petit somme. On pourra toujours discuter demain matin. A moins de pas avoir de chance on sera tranquille aussi. "
Il se releva avant d'ajouter "Tu peux utiliser le lit sans problème, je peux me taper par terre. J'ai droit au luxe tous les jours pour le moment tu peux bien en profiter une nuit !"

Il sourit amusé avant de mettre en pratique ce qu'il venait de formulé se mettant au sol. Il étira un peu son dos en levant les bras. C'était amusant de se retrouver ainsi à dormir par terre. Ca ne le dérangeait pas du tout, ça lui rappelait juste son quotidien de roturier qu'il avait l'habitude de vivre contrairement à cette demeure qui était davantage un lieu de vacances et provisoire. Il était persuadé que nombreuses personnes lui diraient qu'il était fou de vouloir partir et quitter une telle richesse mais pour sa part, ce n'était pas du tout le rythme de vie qu'il voulait. Il profitait simplement un peu de sa famille jusqu'à ce que la route l'appelle de nouveau et qu'il parte ainsi vers le Nord. L'hiver arrivant, ce ne serait certes pas la bonne période pour partir en route mais attendre que les saisons meilleures ne reviennent lui ferait rester sûrement trop longtemps à son goût sur les Terres de la Couronne. Mais la vie était faite d'imprévus et peut-être que finalement il serait amené à rester plus que ce qu'il ne croyait. Sa vie n'était pas planifiée, il se laissait aller et verrait bien ce qu'il advenait. Se couchant il reprit la parole.

"Si t'as besoin de n'importe quoi n'hésite pas à me le dire. Je sais que ça peut être déroutant de dormir dans un lieu inconnu comme celui-ci."

Il se souvenait de sa première nuit dans la demeure. Certes il avait pas mal bu avec son frangin ce qui avait permis de s'endormir rapidement mais concrètement il s'était réveillé pendant la nuit surpris par le confort dans lequel il était et il lui avait fallu quelques secondes pour se rappeler qu'il était chez Alrik, dans une maison, et dans un vrai lit. Ca l'avait beaucoup amusé avant qu'il ne se rendorme directement. du coup maintenant il n'avait plus aucun problème pour profiter du luxe. Concrètement, il avait une faculté d'adaptation assez impressionnante. C'était certain qu'il restait lui et que son côté roturier se découvrait aisément, mais peu importe où il se trouvait que ce soit au Donjon Rouge, dans une demeure de riche ou dans la rue, il était partout chez lui et profitait des bienfaits de chaque endroit. C'était sa façon de faire et c'était bien pour ça qu'il avait des points de rencontre un peu partout sans trop de difficultés ! En attendant, il se demandait quand même ce que faisait finalement Barra sur les Terres de la Couronne. S'était-elle mise à voyager elle aussi ? Il n'en savait pas grand chose et il comptait bien discuter avec elle comme il se doit après autant d'années, mais il ne voulait pas l'épuiser plus que ce qu'elle ne l'était sûrement alors il préférait la laisser se reposer d'abord. Le bien être des femmes passait avant toute chose !





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Message Sam 16 Fév 2013 - 14:24

Étrange sentiment que celui qui montait en elle à cet instant. Un sentiment de chez soi. Rien n'était pourtant moins proche de chez elle que cette écrasante demeure de pierre avec ses commodités si peu familières, ses résidants inconnus, et toutes les caractéristiques de ce qui était pour Barra un territoire ennemi, la geôle où s'achevaient tous ses cauchemars. Rien ici ne pouvait lui rappeler la chaumière de bûcheron où elle avait fait ses premiers pas, les bois qui l'avaient vu grandir, les granges et les auberges où elle avait traîné ou terré ses guêtres, les grottes et clairières dont elle avait fait son refuge. Rien ici ne pouvait lui évoquer la sécurité, la chaleur, la liberté et la paix. Rien - à part Aslak, peut-être. C'était une chose difficile à comprendre pour une femme habituée à vivre par elle-même depuis tant d'années, mais elle se rendait compte que sa présence seule était en quelque sorte chaleur, sécurité, liberté et paix. C'était réconfortant, mais quelque part cela lui pinçait le cœur. Elle avait bien vécu jusqu'ici malgré les difficultés. Survécu, mais vécu aussi, malgré tout. Mais tout ce qu'elle avait connu et obtenu, elle l'avait grappillé et gagné au prix d'efforts, de sacrifices et de souffrances qui avaient laissé sur son corps et sur son âme des marques indélébiles. Elle aimait son indépendance, mais à cet instant elle comprenait pourquoi tant d'autres faisaient le choix d'un mari et d'une famille. Bien plus que le confort d'une salle d'eau et d'une couche douillette, la solidarité et la tendresse d'un foyer uni étaient des tentations puissantes. Des souvenirs qu'elle croyait sombrés à jamais venaient frémir à la surface de sa conscience. Souvenirs de ses parents et de son frère en vie, à une époque où la vie semblait presque douce, où sa mère lui montrait les herbes d'une sage-femme et lui en expliquait les vertus en espérant qu'elle lui succèderait dans ce rôle. Les hivers étaient durs en ce temps-là déjà, mais pas le souvenir. Le souvenir était tissé de la chaleur, la sécurité, la liberté et la paix du cocon que ses parents avaient créées entre ces quatre murs. C'était un bon souvenir, comme une couverture dans laquelle on peut s'emmitoufler après être tombé dans la rivière.

Elle n'avait jamais eu réellement l'occasion de se demander si c'était ce qu'elle voulait. La vie et son caractère affirmé, sans concession, l'avaient poussée sur les chemins. Peut-être aurait-elle pu, en cours de route, s'arrêter un peu plus longtemps chez tel ou tel hôte particulièrement accueillant, et... mais là n'était pas, ou plus, la question. Barra ne s'interrogeait jamais longtemps sur son passé. De son point de vue, la rêverie était un luxe qu'une chasseresse ne pouvait s'offrir, et une perte de temps. La question était celle de l'instant, comme toujours - la seule qui en vaille la peine. Devait-elle emprunter une nouvelle voie, chercher à "se ranger" ? Intérieurement, elle savait qu'il était trop tard pour cela. Pas parce qu'elle était sans doute trop vieille pour enfanter. Mais parce qu'elle était ce qu'elle était, et ça, on ne pouvait rien y changer. Une braconnière et une rénégate, jusqu'au bout des ongles. Cette espèce-là ne fait pas de mères poules, pas de chattes lovées au coin du feu, rien que des belettes aux dents pointues.

Pourtant, cela ne voulait pas dire qu'elle ne pouvait pas goûter à d'autres façons de vivre. Le souvenir pouvait trouver des échos dans l'avenir. Elle ne savait pas très bien comment mais elle savait maintenant qu'elle verrait les possibilités, les sentiers qui lui feraient faire des détours dans le chemin qu'elle s'était tracée. Et peut-être y trouverait-elle un peu de sécurité, de chaleur, de liberté et de paix aisément gagnés, au lieu des ronces et des racines qu'elle s'obstinait à affronter. Elle ne serait jamais ce qu'avait été sa mère, mais elle pourrait connaître un peu de cela. Et... ça avait du sens - ça pouvait lui donner un but, quelque chose de plus doux et plus grand que la simple survie et la vengeance.

Voilà à quoi pensait Barra alors qu'elle reposait en tunique de dessous sous les couvertures et les draps lisses d'un lit de noble. Un étrange remue-méninges pour une braconnière terre-à-terre, mais cette journée n'avait-elle pas été des plus étranges, justement ? Quand Aslak revint, avec ce sourire qui devait apaiser bien des coeurs, elle sourit à son tour. Elle faillit éclater de rire quand il décréta qu'il allait dormir par terre. C'était peut-être bien le frère du Mallery, après tout.

« Comme tu veux, mon beau, mais ce plumard est au moins assez large pour accueillir quinze septas et un chevalier sans qu'personne s'en offusque, et j'suis pas exactement une septa, donc... si t'en as marre du sol glacé et que tu veux t'poser par là, la Mère te le pardonnera, j'en suis sûre. » Elle eut une moue malicieuse et s'enfouit plus profondément sous les draps en soupirant de fatigue. Comme Aslak réitérait son offre de service, elle marmonna d'une voix déjà ensommeillée : « Me dorlote pas trop, j'vais finir par prendre de sales habitudes. Que vont dire les ours, après, si j'commence à leur réclamer des oreillers, des contes pour m'endormir ou des câlins ? Puis, ma réputation en prendrait un coup. R'pose-toi, t'en as besoin. »

Elle ferma les yeux, et coula aussi sec dans le noir marais des rêves. En temps normal, elle aurait difficilement pu s'endormir après de tels événements. Elle avait le sommeil bref, et léger, et son instinct de survie la tenait toujours vigilante. Mais ce sentiment étrange de foyer qu'elle apprivoisait lentement, la calma suffisamment pour qu'elle trouve le repos d'un sommeil pas trop agité. Elle rêva toutefois, de licornes sanglantes et de rats affamés, de geôles sombres et de tunnels hantés. Toujours pourtant elle était entourée, et lui tenant la main à la place de Raven, son père, sa mère, son frère, Aslak et d'autres avançaient avec elle. Elle ne trouva pas la lumière. Mais elle savait qu'elle l'atteindrait, remuant et marmonnant d'incompréhensibles prières dans son sommeil.
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Message Jeu 21 Fév 2013 - 17:22

Aslak ne put s'empêcher de rire. C'était bien amusant d'entendre les propos à moitié endormis de Barra. Il était évident que le lit laissait la place pour deux sans aucun problème, et qu'il pouvait sans difficultés s'allonger et dormir à ses côtés sans lui sauter dessus, mais s'il y avait bien quelque chose pour laquelle il avait des manières, c'était son comportement envers les femmes.Ainsi, quoi qu'elle dise, il resterait sur le sol avec un coussin et une couverture sans chercher à s'approprier les bienfaits et le confort du lit. De toute façon, au vu du ton de la voix féminine, Barra devait être à moitié endormie voire totalement. Il ne chercha guère à la maintenir éveillée. Il écouta simplement le changement du rythme respiratoire avant de sourire. C'était étrange de se savoir chez son frère avec une jeune demoiselle qu'il avait connu pas plus haute que trois pommes. Le temps avait changé quelques informations : lui était plus aguerri, plus expérimenté, plus âgé, et il semblait que cela soit le cas également pour la demoiselle non loin de lui aussi. Son histoire devait être parsemée de beaucoup d'aventures, déjà rien que celle avec Corwin Rogers méritait qu'on s'y arrête et semblait emprunte de pas mal de péripéties négatives, mais peut-être n'était ce pas la seule. Elle avait une histoire désormais plus longue qui la consistait et il était curieux de l'apprendre. Mais pour l'heure, leur mésaventure en commun les avait tout deux pas mal épuisés, surtout Barra qui en garderait à tout jamais la trace sur sa joue. Ce n'était pas bien grave tant qu'elle était en vie. Du moins, c'était sa façon de penser à lui et il la préférait à toutes les autres. Tout ce qui concernait les principes de fierté lui passait bien au dessus de la tête : elle avait beau dos la fierté quand on était mort. La fuite avait bien plus souvent ses récompenses ! Enfin tout ceci était maintenant derrière eux et il espérait que son frère ne viendrait pas les déranger avant que Barra ne soit partie. De toute façon, il n'était clairement jamais présent dans cette immense demeure dont il s'était appropriée.... Quelle idée d'avoir une telle baraque pour rien. Mais peu importe... Ca ne le regardait pas et pour l'instant ça lui servait de lieu où se réfugier la nuit. Ce n'était pas plus mal. Il resta encore éveillé un petit temps en laissant ses pensées vagabonder d'un endroit à l'autre avant que le sommeil ne le submerge et ne le fasse dériver dans les méandres bien éloignés de la réalité.

***

Il n'aurait su dire si c'était la lumière ou le sol froid mais quelque chose venait de le réveiller et dans un grognement léger mais désapprobateur, il se tourna légèrement avant d'ouvrir lentement les yeux. S'étirant lentement avec un bâillement significatif, il émergea du doux songe qui l'avait envahit et qui était clairement en train de s'évaporer pour ne laisser que de partielles bribes qui finiraient par disparaître totalement dans les minutes à venir. Restant tranquillement sur le dos le temps de clairement se réveiller, il regarda le plafond se remémorant la veille et la raison pour laquelle il était par terre. Aucun mouvement à ses côtés ne semblait suggérer que la demoiselle avait elle aussi émergé du sommeil. Profitant encore un peu, il se redressa et jeta un coup d'oeil au lit ce qui confirma que la jeune femme était encore bien endormie. Il n'avait pas la moindre idée de l'heure mais vu le bâillement qui venait encore s'insinuer au niveau de sa mâchoire, il ne devait pas avoir dormi beaucoup. De manière générale, une nuit non comblée d'alcool ou de présence féminine - dans ses bras entendons- s'avérait plus courtes et ce de manière générale. Donc ce n'était clairement pas étonnant qu'il soit déjà réveillé et n'ait plus envie de dormir. Se mettant sur pied dans la plus grande discrétion, il observa encore la demoiselle un instant en souriant avant de quitter silencieusement la chambre. Pourquoi ne pas aller chercher le petit déjeuner après tout ? Cela évitera qu'elle ne descende et donc les questions qui découleraient encore. ils pourraient rester tranquillement dans la chambre jusqu'au départ de la jeune femme qui ne serait sûrement pas dans trop longtemps. Elle avait peut-être un chez elle quelque part malgré qu'elle ait parlé d'ours....A moins qu'elle ne soit comme elle désormais, une roturière en déplacement constant qui n'avait aucun point d'attache... Allez savoir. Trop d'années les séparaient pour qu'il ne connaisse son parcours.

Il arriva dans la cuisine et comme à son habitude chopa rapidement une pomme qu'il se mit à manger. Il était un peu comme les chevaux qu'il affectionnait tant : un grand consommateur de pommes en tout genre. Il la grignota gentiment avant de venir en cuisine et de prendre un plateau en saluant les éventuels membres du personnel de maison qui se trouvait sur son chemin. Préparant quelques encas en tout genre en plus quantité plus forte que la normale, il ne se priva pas, avant d'emporter tout pour retourner dans la chambre. C'était rare qu'il mange ailleurs qu'à table. Il préférait de loin voir les gens passer et discuter même avec Maricela quand elle passait par là. C'était plus amusant. Mais là il avait une invitée donc il préférait aller la retrouver. Remontant tranquillement avec le plateau en terminant sa pomme avec quelques difficultés vu qu'il devait gérer de ses deux mains la nourriture déposée, il parvint à la porte qu'il ouvrit après un instant après avoir tenté de tenir en équilibre le plateau sur la paume d'une de ses mains. Histoire de ne pas renverser quand même. Il fit délicatement au cas où la demoiselle dormirait encore et il entra précautionneusement avant de déposer délicatement le plateau sur la petite table de la chambre. Il alla ensuite refermer doucement la porte avant de prendre place non loin en patientant tranquillement, finissant son fruit avec d'avantage d'aise maintenant. Il n'attendit pas très longtemps avant que la jeune femme n'émerge d'un sommeil qui semblait avoir été réparateur au vu de sa longueur. Il n'était ni tard, ni extrêmement tôt. Le réveil était simplement correct pour quelqu'un qui avait subit un désagrément la veille. Il sourit en entendant le mouvement et observa Barra avant de se permettre de parler.

"Tiens ne serait ce pas la belle endormie qui revient à elle ? "


Evidemment il ne se retenait jamais de faire une remarque positive à une femme, même si c'était la première chose qu'elle entendait. Il n'y avait pas d'heures, pas d'occasions précises pour courtiser une jeune femme. Tous les moments étaient bons pour la gâter de doux propos.

"Tu as bien dormi ? J'espère que t'as faim aussi, je t'ai amené des petites douceurs pour remplir cet estomac qui réclame j'en suis sûr ! "


Amusé et le sourire habituellement charmeur aux lèvres, il prit le plateau pour lui apporter et le déposer sur le lit lorsqu'elle fut redressée et donc par conséquent apte à manger. A cela il posa également son fessier sur le lit histoire de pouvoir déjeuner avec elle. Concrètement il avait paris assez pour qu'ils soient repus une fois le repas terminé.

"Je sais pas trop ce que tu aimes toujours, donc j'ai pris un peu de tout. Te retiens pas et prends tout ce qui te fait plaisir. Comment tu te sens ? T'as pas trop mal à ta blessure ? "

Il n'y avait également pas d'heure pour que la langue se délie. Il aimait parler à toute heure du jour et de la nuit et s'inquiéter pour une femme était habituel aussi donc il ne pouvait que chercher à avoir des informations sur son état. Vu la blessure, il comprendrait aisément que la douleur soit encore un peu vive. Mais bon... Il espérait tout de même que c'était gérable.


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Message Lun 4 Mar 2013 - 18:25

Étrange fut son réveil. Elle qui avait l'habitude de se réveiller légère et vigilante avec les premières clartés du matin, les premiers chants d'oiseaux précédant le lever du soleil, avait cette nuit dormi comme une masse pour émerger laborieusement d'un sommeil engluant dans la chaleur d'un lit de plumes. Les draps n'étaient que douceur sur sa peau, comme la tunique de dessous. C'était... tout sauf naturel. Où était la rugosité de ses frusques, la fraîcheur piquante de l'air, la dureté du sol sous un couchage de fortune ? Elle était une femme d'éveil, toujours active ; son mode de vie ne permettait rien d'autre. Pas étonnant que les nobles prennent goût à l'oisiveté avec des habitudes pareilles. Elle appréciait l'expérience mais pérenniser cette façon de vivre ne lui semblait pas très sain. Elle ne le pensa pas, elle était trop simple pour cela, mais elle le ressentit au creux de ses tripes, un pincement désapprobateur, une pointe d'inconfort. Machinalement, elle rejeta l'édredon trop épais, étouffant, et respira à fond un air désespérément statique, inerte comme le château lui-même. Elle avait besoin de mouvement, de vie. La vie vint à elle sous les traits d'Aslak, qui éclairait déjà sa journée de mots charmants, de sourires et d'attentions. Elle pensa encore une fois qu'il la dorlotait un peu trop, mais pour une fois elle pouvait s’accommoder d'être un peu chouchoutée. Parce qu'il la respectait – il cherchait pas à la rabaisser, à l'infantiliser comme certains hommes champions de la condescendance. Il la traitait comme une bonne amie qui en a bavé, et c'était bien le cas.

« Merci beauté. J'ai encore mal mais c'est supportable. C'est moche, mais c'est pas pire que de perdre un œil ou une main. Je suis toujours moi, avec une cicatrice de plus. C'est pas comme si j'avais pas l'habitude... » Elle haussa les épaules et conclut avec optimisme : « Vu la qualité des soins, je me dis que je devrais me blesser plus souvent. Je regretterais presque d'aller mieux, tiens. » Elle eut un clin d'oeil et s'empara d'un petit pain couvert d'une sorte de croûte de miel. Elle n'avait jamais mangé un truc pareil ; il y avait quelque chose dans la mie, un genre d'épice qui lui donnait un goût différent du pain normal. Galt ou Lotho auraient peut-être su de quoi il s'agissait. Elle savoura quelque bouchées en silence avant de se laisser tenter par une timbale de lait frais. Encore une chose qu'elle ne retrouverait pas dans ses pénates. Mais ça n'était pas ce qui lui manquerait, en vérité.

« Bon... ça change de l'ordinaire, c'est le moins qu'on puisse dire. En général je me réveille avec des brindilles dans les cheveux et de la viande séchée pour rompre le jeûne. Sans parler de la compagnie. Je ne peux pas dire que je regrette les fourmis et les furets. »
Elle passa machinalement la main dans ses cheveux. C'était drôle de les sentir si propres, si lisses. Moins rêches et emmếlés que d'habitude. Et détachés. Ils n'en faisaient qu'à leur tête, évidemment, mais pour une fois ça n'avait aucune importance. Elle n'avait pas à se soucier de détails pratiques. Elle pouvait... se contenter d'être, tout simplement. C'était bon. Il faisait doux dans la pièce et le calme n'était pas si déplaisant, en fin de compte. La lumière tamisée prolongeait la douceur de la nuit et son corps frais était reposé, lavé des chagrins et des douleurs de la veille, tout comme son esprit. Tout cela semblait si loin. L'ombre de Corwin ne dansait pas comme un diable à l'orée de ses pensées. C'était une sensation rare de paix et de sécurité qu'elle avait envie de retenir, aussi longtemps que possible, avant qu'elle ne file comme du sable entre ses doigts.

«  J'te dois plus que mon évasion. » dit-elle d'une voix soudain plus sérieuse, plus grave, mais aussi résolument optimiste. « Il y a des lunes que je n'ai pas été aussi... bien. Aussi bizarre que ça puisse paraître. A force de s'en prendre plein les dents, on finit par oublier ce que c'est que d'être vraiment bien. La « douceur de vivre ». J'ai entendu quelqu'un utiliser cette expression, une fois. En fait, j'crois qu'j'ai jamais vraiment su ce que ça voulait dire. J'vais pas m'plaindre, j'veux dire, j'ai surtout connu les angles durs, mais j'étais de taille à m'en sortir, et j'ai réussi à survivre. A vivre, même, parfois. Tout le monde a pas cette chance. Mais là... tu vois... j'me dis que ce serait bien de vivre un peu plus. Et je ne parle pas de languir dans l'eau chaude et la soie. Je ne parle pas de cette chaleur-là, cette douceur-là. » Elle repoussa de côté le plateau et glissa sa main sur le bras d'Aslak. Elle n'en dit pas plus ; elle n'avait jamais été bavarde. Jamais été une charmeuse non plus. Elle suivait son instinct, comme toujours. Et ça semblait tout à coup la chose la plus naturelle à faire. Elle était bien. Sans invite ni explication, elle l'embrassa. Ça n'engageait à rien. Ça les mènerait où ça les mènerait. Elle ne s'embarrassait pas de questions existentielles, ni de timidité. Elle ne se vexerait pas s'il la repoussait. Elle faisait ce qu'elle avait envie de faire, tout simplement.

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Message Jeu 14 Mar 2013 - 23:09

Aslak ne pouvait s'empêcher de sourire amusé. Il comprenait aisément que la jeune fois soit troublée par la situation. Elle était comme elle, elle avait toujours vécu dehors, avec ce qui pouvait adoucir son quotidien sur son chemin, sans confort excepté celui qu'on pourrait éventuellement lui offrir. Donc forcément, avoir bien dormi dans un lit confortable, avoir quelqu'un qui apporte à manger comme ça, avoir une présence, l'impression d'être propre, d'être une reine même si au fond ce simple luxe était bien loin encore de ceux des nobles de plus haut rangs. Mais pour eux deux c'était presque le summum. La voir manger fut plaisir, elle apprécia rapidement les mets apportés et cela le fit de nouveau sourire. Après tout, il appréciait beaucoup cette jeune fille. Bien sûr elle avait beaucoup grandi depuis la dernière fois et il devait reconnaitre qu'il ne la voyait peut-être plus exactement sous le même jour qu'à l'époque. Et puis ça faisait tellement d'années maintenant qu'ils ne s'étaient pas vus. Elle avait presque toute une vie à lui raconter et lui de même. Pourtant la proximité qui le liait à elle ne semblait pas s'être terni. Elle était enfant et lui presque adulte, maintenant ils étaient tout deux adultes, mais les années passées ne changeaient pas l'aisance et l'appréciation de sa présence qu'il avait déjà ressenties il y a quelques années et qu'il retrouvait ici. Cette impression de compréhension mutuelle et de sincérité l'un envers l'autre. Ce n'était pas toujours évident de trouver ça auprès des connaissances qui sillonnaient les terres. Evidemment il n'était pas quelqu'un qui se prenait la tête, donc il avait tendance à plutôt se lier à tout le monde et prendre ce qu'il pouvait auprès de ces personnes, bon ou mauvais. Les mauvais souvenirs devenaient des anecdotes, les bons devenaient de précieuses réminiscences qui le faisait approuver son voyage à travers les terres et dérider la culpabilité maintenant bien enfouie d'avoir quitté sa fratrie il y a de très longues années maintenant. Barra avait été une très agréable expérience associée au fait de lui avoir sauvé la vie. Ce n'était pas rien dans la vie d'un homme. Un premier échec qu'elle avait balayé pour lui redonner une chance de continuer. Elle était importante pour lui même si jamais ils ne s'étaient revus par la suite. Mais le hasard faisait bien les choses et leurs routes s'étaient de nouveau croisées pour se retrouver. Le destin aimait jouer et ce jeu lui plaisait fortement. La vie qu'il menait lui plaisait en réalité, il ne pouvait le nier.

"Profite donc de toute ceci et mange tout ce que tu veux. C'est tout pour toi."

Il la regarda encore longuement en souriant avant d'être surpris par le caractère sérieux de ses propos. Vu la situation doucereuse et agréable, il se demandait ce qui pouvait entraîner un tel revirement. Mais au final les propos qui suivirent le firent doucement sourire. Il se sentait satisfait de l'entendre apprécier ce moment à sa juste valeur au point d'avouer être bien en réalité et de même vouloir profiter de la vie. Mais s'il s'était attendu à la suite ... Alors là pas du tout. Au fil des paroles et surtout avec les dernières, il avait petit à petit finir par comprendre où elle voulait en venir et ce n'était pas foncièrement quelque chose qui le dérangeait. C'était bien pour ça d'ailleurs qu'il profita du baiser sans la repousser et trouvant cette chaleur encourageante. Cependant, Barra n'était pas une fille de passage et même si c'était le cas, quand ce n'était pas une fille de joie, son côté gentleman voulait toujours s'assurer que la personne savait ce qu'elle faisait et ne se laissait pas aller à des sentiments qui pourraient lui faire regretter son acte plus tard. Il n'était pas n'importe quel homme avec les femmes, un coureur de jupons certes, qui avait un nombre impression de conquêtes à son actif, mais au fond il prenait grand soin de ses partenaires que ce soit mentalement ou physiquement. Ainsi après un instant il arrêta l'échange et regarda BArra en souriant. Il caressa délicatement sa cicatrice avant de prendre la parole.

"T'es devenue une belle femme et sincèrement, je refuse jamais de telles avances. Mais vois tu je préfère m'assurer que tu me sautes pas dessus juste parce que je suis en quelque sorte ton sauveur et que tu finisses par regretter ton geste. Alors je te propose quelque chose de beaucoup plus intéressant...Pour cette fois-ci on va en rester là, et si, quand on se reverra, t'en as encore envie, je te promets de t'emmener dans un confort bien différent."

Il l'embrassa à nouveau avant de terminer l'échange. La suite se déroula avec simplicité : ils parlèrent tranquillement jusqu'à ce qu'il décide que c'était le bon moment pour retourner à Port-Réal. Il voulait la raccompagner et par conséquent ça faisait de la route. En somme il savait déjà qu'il passerait la nuit là bas.... sûrement dans un bordel quelconque sauf s'il faisait la connaissance d'une femme entre temps qui n'était pas une fille de joie. Bien sûr, l'idée de rester avec Barra et de la faire sienne la nuit à venir lui plaisait bien, et si la route faisant et la soirée à venir ses idées étaient toujours aussi claires le concernant, alors oui peut-être finiraient-ils la nuit ensemble. Mais le destin était imprévisible et ne se manifestait qu'au moment opportun, ainsi attendrait-il simplement de voir la suite des choses. Une fois prêt, ils prirent la route pour retourner là où tout avait commencé la veille. Normalement ils ne risquaient plus rien mais quelques précautions seraient de mises. Reprenant le fidèle destrier, ils chevauchèrent plusieurs heures durant faisant quelques escapades par ci par là dans des bourgades annexes où il avait l'habitude d'aller pour s'amuser et se détendre. La journée passa au final rapidement dans une ambiance tout aussi agréable que le réveil. Une fois arrivé à Port-Réal, déjà le soleil déclinait laissant suggérer une soirée en devenir. Descendant tout deux de la monture qu'il attacha provisoirement, il regarda la jeune femme et lui sourit doucement.

"J'ai été très heureux de te revoir Barra. Tu es devenue un personnage haut en couleur, ce qui m'étonne pas vu ton caractère déjà à l'époque. Je reviendrai pas sur ma parole... et je vais rester encore un certain temps sur les TErres de la Couronne. Donc tu sauras toujours où me trouver, je crois que tu sais comment t'informer et moi je commence à me faire une petite réputation." il rit avant de s'approcher et de caresser de nouveau doucement sa cicatrice avant de déposer un baiser sur ses lèvres "Prends soin de toi d'ici là." Il la laissa alors partir en espérant quand même la revoir vite. La ville était toujours remplie de tellement de surprise qu'il était persuadé qu'il la reverrait. Peut-être vite, peut-être pas même si la première option lui plaisait plus. Mais il savait aussi comme leurs premières retrouvailles que les secondes seront sûrement tout aussi mouvementées et tout aussi plaisantes. Ce genre de rapport entre deux personnes ne se créait pas sans conséquences sur le long terme. A chaque rencontre ils avaient vécus l'un avec l'autre quelque chose de fort. Elle lui avait sauvé la vie, il lui avait en quelque sorte sauvé la vie, de quoi serait fait leur troisième rencontre ? Peut-être simplement d'amusement sans batailles et sans retour de force. Qui sait... ou alors étaient ils tout deux destinés à toujours se retrouver dans l'adversité et échapper à des situations menaçantes qui avaient l'art de les mettre en danger. Allez savoir. La suite de la vie lui dirait, toujours est-il que dans l'immédiat il avait bien envie de trouver refuge dans une taverne quelconque pour dérober les piécettes d'un soulard avant de lui payer à boire en feignant que c'était son argent. Stratagème qu'il adorait et appliquait très souvent avec toujours autant de finesse !


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