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Le féminisme, c'est ne pas compter sur le Prince Charmant ▬ Barth

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Alysane Mormont
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Message Ven 4 Jan 2013 - 19:27

     L'enthousiasme d'Alysane, tout d'abord très présent, avait fini par s'atténuer petit-à-petit pour finalement ressembler vaguement à un vieux pruneau ratatiné. Au bout du compte, la vie sur l'île aux Ours ou à Winterfell était à peu près semblable, excepté le fait qu'ils séjournaient ici dans une forteresse fort impressionnante et pouvant presque contenir une dizaine de fois la demeure des Mormont. Mae passait le plus clair de son temps en compagnie de leur père où des autres nobles présents au château en ces temps, Alysane avait réussi à se soustraire aux obligations de son rang. Il fallait avouer que lord Jeor préférait très largement voir sa fille aînée à ses côtés lorsqu'il était en compagnie d'autres personnes au sang bleu, car même s'il aimait sincèrement la jeune combattante, il était tout à fait compréhensible qu'elle n'offrait pas la meilleure image d'une dame. C'était une sorte de commun accord qui s'était installé de lui-même, même si Mae était sauvage et rebelle à sa manière et ne pouvait pas passer pour une dame de l'Ouest par exemple, elle restait bien plus digne que sa cadette. Celle-ci était le caneton dans une portée de cygnes, ce qui n'était pas forcément pour lui déplaire. Si elle avait été élevée en tant que dame, peut-être qu'elle aurait été capable de se montrer plus sage sur ce point, mais étant donné que depuis son enfance, on lui avait accordé le droit de battre la campagne en braies et de revenir couverte de boue, pourquoi aurait-elle refusé ? Alysane possédait un fort caractère, c'était une chose indéniable, mais elle avait aussi le sentiment que c'était ce qui plaisait à son père dans sa personne, lord Jeor avait toujours rêvé d'un fils légitime, il n'avait que des filles. Disons que la brunette faisait office de moyen de remplacement.

     Elle était donc en train d'errer dans les corridors de la demeure des Stark, tentant de ne pas se perdre tant tout semblait se ressembler ici. Des pierres, toujours des pierres, ça la changeait tellement de sa demeure de bois et de rondins qu'elle avait le sentiment d'avoir changé de planète. Son regard mordoré se teintait petit-à-petit d'une lueur agacée, dire qu'elle avait été de bonne humeur en début de matinée, elle était déjà bien loin désormais ! La demoiselle n'était pas patiente, excepté pour l'apprentissage des armes éventuellement, c'était le seul moment où elle pouvait commencer et recommencer des dizaines de fois les mêmes gestes dans l'espoir de le maîtriser totalement. Son but pour le moment, c'était de trouver une porte qui donnait sur la cour principale, l'on lui avait dit qu'il y avait souvent des entraînements là-bas, que ce soit entre les Stark et leur maître d'arme ou simplement entre des soldats de Winterfell qui se dérouillaient les muscles. Finalement, après être arrivée à la limite de ce que sa patience voulait bien lui offrir, la demoiselle tomba enfin sur une porte qui lui rappela vaguement quelque chose et qui, une fois poussée, déboucha sur un couloir extérieur permettant d'avoir une bonne vue sur la cour inférieure. Un sourire naquit aussitôt sur les lèvres pleines de la Mormont alors qu'elle repoussait la lourde porte de bois avant de s'installer tranquillement en prenant appui avec ses bras, sur le muret destiné à éviter toute chute accidentelle. Le bruit familier de deux lames qui s'entrechoquent et se raclent se faisait entendre, certainement un entraînement !

     Ses yeux se posèrent sur plusieurs silhouettes, deux d'entre elles en train d'échanger des coups tandis que les autres étaient situées à quelques mètres d'eux, en train d'observer le combat de loin. Alysane percevait quelques bribes de mots, des paroles rendues presque inaudibles en raison du vent froid qui les emportaient loin de ses oreilles. Mais elle ne lâcherait pas prise, pour le moment, couverte de sa fourrure d'ours qu'elle ne quittait jamais, la jeune femme observait les soldats en train de s'entraîner avec l'aide d'un homme qui devait sans aucun doute être le maître d'armes de Winterfell. Encore un Snow, Alysane avait été amusée de constater que les bâtards semblaient naturellement prédisposés à ce poste, peut-être qu'ils possédaient un don particulier ? Dans ce cas elle aurait aussi désiré en être une, lorsqu'on voyait la vie réservée à une lady, elle préférait de loin être accusée de porter la souillure de l'infidélité de son père dans les veines. Les minutes passèrent, elle ne savait pas exactement si elles se transformèrent en heures, quoi qu'il en soit sa patience ne lui fit pas défaut cette fois-ci, elle resta droite, appuyée au rempart, à regarder les soldats s'entraîner en attendant le bon moment pour intervenir à son tour. Ce moment arriva enfin, les gardes saluèrent le maître d'armes qui leur prodigua quelques derniers conseils qu'Alysane n'écouta pas, elle profita de ce laps de temps pour gagner l'escalier qui lui permit de descendre dans la cour et s'approcher du maître d'armes alors que les soldats s'éloignaient en direction de leurs quartiers. Qu'est-ce qu'elle comptait faire exactement ? Bonne question, la jeune femme espérait tout simplement qu'il allait accepter de lui offrir quelques conseils, pour quelle raison ? Simplement parce qu'elle n'était pas habituée à ce qu'on résiste longtemps à ses supplications sous peine de se transformer en sangsue des marais.

     ▬ Alors comme ça, c'est vous le maître d'armes de Winterfell. »

     Ce n'était nullement une question, plutôt une affirmation qui ne laissait aucune chance d'échapper à ses multiples questions. Elle s'arrêta à quelques mètres du jeune homme, profitant de cette proximité pour dévisager sans gêne l'homme qui se tenait face à elle. Contrairement aux autres dames, elle ne s'attarda point sur son visage ou ce qui aurait pu éveiller l'intérêt d'une femme intéressée, elle dirigea aussitôt son regard mordoré vers la lame qu'il tenait à la main et qui – à ses yeux – était synonyme de bien plus d'amusement et d'intérêt que tout le reste de sa personne. Un sourire se plaqua aussitôt sur ses lèvres bien dessinées et gercées par le droit, alors qu'elle reporta son attention sur le visage de l'homme afin de continuer son interrogatoire.

     ▬ Êtes-vous trop épuisé pour poursuivre l'entraînement, ou auriez-vous encore la force et le temps de me montrer de quoi vous êtes capable ? Je connais pratiquement d'avance tous les coups que mon maître d'armes actuel peut me porter, je ne serais pas contre du sang neuf. »

     Elle le darda du regard, le dévisageant sans tenir compte du fait qu'une lady n'était pas censée agir de la sorte. Si ses manières ne lui plaisaient pas, il n'oserait pas lui en faire la remarque normalement, c'était le seul avantage qu'elle avait trouvé dans son statut de noble. La jeune femme s'approcha encore un peu, craignant peut-être de le voir de carapater si elle lui laissait un trop large champ d'action. Malgré le fait qu'ils soient en présence de nombreux nobles, Alysane n'avait pas troqué ses braies et sa tunique contre une robe, comme Maege, elle pouvait aisément passer pour un des soldats qui accompagnait lord Jeor. L'espace d'un instant, la Mormont se surprit à espérer qu'il le ferait, si jamais il avait peur de blesser la fille d'un lord, elle allait encore devoir passer au niveau supérieur et se montrer aussi insupportable que la nature lui en avait donné la possibilité, pas sûr que ce soit apprécié de son père, mais elle n'en avait cure. La combattante plissa légèrement des yeux afin de les protéger d'un subit vent froid, puis sa main se glissa sous sa fourrure d'ours de manière à dégager sa hache légère qui pendait en permanence à sa hanche, puis elle la saisit à pleine main avant de la placer devant elle pour la montrer au jeune homme.

     ▬ Elle est un peu grande pour moi, mais l'on m'a dit que je la maîtrisais plutôt bien. Est-ce que vous ne maîtrisez que l'épée ? »

     Dans son esprit il semblait tout bonnement impensable que le jeune homme puisse refuser de lui donner quelques conseils, l'habitude de toujours avoir ce qu'elle désirait, qui n'était pas liée à son rang de lady par contre, mais à son simple caractère. Elle inspira légèrement, puis souffla une petite bouffée d'air qui se transforma en buée, troublant légèrement sa perception du visage du maître d'armes. Normalement lord Jeor lui avait promis une autre hache, plus adaptée à sa main nettement plus petite que celle d'un homme, plus légère aussi, mieux équilibrée, en somme une hache faite sur mesure. Un cadeau bien plus beau que tout ce qu'il aurait pu lui offrir en fourrures et robes. Ne se répartissant pas de sa verve, la brune lâcha quelques mots de conclusion.

     ▬ Ou bien avez-vous peur de perdre contenance face à une femme ? »


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Message Ven 4 Jan 2013 - 20:47

♦ Peut-être avaient-ils mal supporté la nuit particulièrement glaciale. Peut-être avaient-ils, tous, eu la malchance de passer une mauvaise nuit pour une raison x ou y. Peut-être encore s’étaient-ils fait passer le mot de ne pas suivre l’entrainement de cet après-midi. Quoiqu’il en soit, qu’elles que puissent être les raisons qui poussent un soldat à ce genre de flemmardise…Barth n’en ressent alors pas grand-chose.
Appliqué à donner les conseils qu’il pense précis, importants et judicieux, le maitre d’armes ne fait que semblant de déposer ses sombres pupilles sur ces types qui lui servent d’élèves. C’est sans doute ce que ferait n’importe quel précepteur : se tenir droit, parler avec franchise et force, faire mine de surveiller l’assemblée en balançant quelques regards normalement sévères
L’ancien maitre d’armes agissait ainsi, de ce qu’il se souvient. Ce n’est pas très vieux mais ce n’est pas vraiment dans le caractère de Barth de remplir ses esprits de souvenirs. Par principe un souvenir est quelque chose de passé, peut-on donc se concentrer sur le présent ?
Lui par exemple.

« Je vais vous montrer. Toi, viens. »

Les souvenirs ne sont bons à garder en tête que s’ils ont intérêt, utilité et avantage pédagogique. Instructif. Par exemple les diverses parades, feintes et autres bottes de taille comme d’estoc doivent non seulement rester dans l’esprit d’un combattant – qu’il soit soldat ou tout autre bretteur – mais également faire partie de lui.
C’est ainsi que Barth voit les choses. C’est ainsi que pour lui, la mémoire peut s’avérer intéressante. Et seulement ainsi.
Que ferait-il, lui, maitre d’armes, d’informations scientifiques ou historiques qui ne concernent pas sa condition ? Rien n’est à négliger, il faut juste faire le tri

Les pieds glissent, frottent le sol avec audace, non sans respect pour autant. Savoir jauger le grain, l’humidité, savoir comment positionner son poids, à quel niveau se pencher, s’appuyer ou feindre l’affaissement, deviner, discuter avec ce qui vous sert de plancher, de terrain. S’adapter, se confier en quelque sorte à cet environnement, théâtre d’un duel. Jamais sans importance ; les contextes peuvent être multiples mais le but est le même ;
Trouver cet équilibre. Ce sang froid. Cette confiance en soit quand la flaque d’eau est traitresse, que les muscles se font surprendre, les réflexes et l’application sont là pour toujours tout rattraper.

C’est pourquoi au moment ou le geste de Barth rendu maladroit et imprudent sous cet excès de moiteur, il sait déjà. Il sait parfaitement que cette inélégante erreur sera perçue à tord comme une faute par son adversaire.
Les surprises ne sont négatives que si on ne les attend pas. Pas de surprise donc ? Pas pour le maitre d’armes qui après avoir très calmement paré deux coups du soldat en démonstration, sans le moindre zèle, une concentration quasi insultante, il rattrape sa gaucherie par un déplacement à l’aveugle.

Un écartement de la jambe sur la droite, l’épaule gauche qui se balance pour maintenir l’équilibre et créé une ouverture que le novice ne saura voir, trop obnubilé par celle qu’il pensait apercevoir… Barth a déjà redressé sa lame, plus rapidement que l’hasardeuse attaque lancée, et sa pointe vient frôler avec un sarcasme odieux le menton du soldat. Vaincu.

« Un peu plus de volonté dans l’exécution de vos parades demain ! »

Dit-il en conclusion de ce cours inintéressant. Il y a bien parfois des choses divertissantes qui s’y passent, tout du moins importantes pour des soldats en quête d’apprentissage, d’amélioration, d’évolution !
Aujourd’hui les deux leçons données ont ennuyé le maitre d’armes. Lui aussi, après tout, a pu être victime de ce froid pénible durant la nuit ce qui expliquerait cette torpeur.
Il n’aura ceci dit pas le temps de s’interroger sur les raisons de sa flemme du jour – raisons probablement forts insignifiantes – car voilà qu’une curieuse demoiselle s’approche déjà de lui.

La première intervention de ladite femme ne mérite pas de gaspillage de salive et Barth se contente de hocher la tête, pour au moins montrer qu’il prend part à la conversation. Pourquoi se donne-t-il cette peine d’ailleurs ? Il n’est guère payé pour occuper les journées des nobles lassées ;
Celle-ci n’est cependant pas commune. Ou alors ce n’est pas une noble, mais pour avoir ce genre de toupet la miss n’a pas eu assez de baffes à son compte.
Non, ce qu’elle dit n’a rien d’insultant. Ce serait presque amusant en réalité. Elle veut se battre, vraiment ? Avec lui ? Oh non. Ce n’est pas parce qu’il n’est actuellement pas en mission périlleuse qu’il recherche obligatoirement les ennuis.
Car si cette arrogante est bien une noble, Barth préfère ne pas avoir à articuler un seul mot à son égard. Remarque, il le sait pourtant : les ignorer peut tout autant les vexer qu’une insulte.

« Dois-je considérer que la dernière question efface les deux précédentes ? Les femmes ne peuvent qu’inspirer contenance. Ce n’est pas le cas en l’occurrence… l’entrainement est terminé, vous auriez du intervenir plus tôt. »

L’aurait-il seulement acceptée dans son cours ? Bonne question. Peut importe, ça ne s’est pas déroulé comme ça. On ne saura jamais, Barth moins qu’un autre qui perdrait du temps à se poser la question.
Alors qu’il s’avance vers la petite table qui sert de ramassis utile aux heures passées ici pour s’emparer d’une pierre à aiguiser, le Snow ne peut s’empêcher de sentir le regard de l’étrange personnage dans son dos. Ce n’est pas le genre d’attitude qu’adopte une noble. Mais aucune roturière ne se permettrait…sauf une folle, peut être. Ça arrive parfois.
Préférant ne pas se laisser aller à la curiosité, Barth réussi à se convaincre en peu de temps qu’il vaut mieux s’enfuir. Ça évitera tout incident.

« ...Tout dépend ce que vous entendez par maitriser. Mais je dirais que oui. Je préfère avoir en main une épée ; de même pour mon adversaire. Je préfère qu’il en ait une. Je trouve le duel plus amusant lorsqu’une certaine loyauté s’en dégage. Même si, d’un côté, l’expérience et la qualité du bretteur font toute la différence. »

Formulant ces propos, Barth s’éloigne de cette place faite aux soldats pour les heures d’efforts physiques et s’apprête à rejoindre l’un de ces lieux paisibles, quelque peu bruyants, distrayants tout en étant relaxant.
Une envie de s’hydrater ne devrait pas être repoussée ; par qui que ce soit.
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Alysane Mormont
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Message Sam 5 Jan 2013 - 14:28

     Alysane oscillait entre l'envie d'émasculer l'homme qui lui faisait face, ou de lui rire au nez, elle opta finalement pour la seconde option, pas franchement certaine que le maître d'armes se laisse faire sans protester pour sa première idée, sans compter que lord Beron n'apprécierait pas d'apprendre qu'une des invitées s'en prenait physiquement au Snow. Un léger rire passa la barrière des lèvres de la brune alors qu'elle haussa légèrement les sourcils, il était drôle le loustic, est-ce qu'il croyait vraiment qu'elle allait s'amuser à attendre le prochain cours pour lui faire plaisir ? Si au fil des paroles vexantes du bâtard, le visage de la lady s'était fermé pour afficher un air irrité, maintenant elle arborait un air franchement amusé. La jeune femme glissa sa main libre vers sa hache avant de la ramener vers elle comme si elle protégeait son enfant d'une brute épaisse. Son regard mordoré ne quitta pas le visage du maître d'armes avant qu'elle ne cesse de ricaner d'un air mesquin, pour s'adresser au malheureux qui venait de déclencher son mode amazone.

     ▬ Lord Beron avait omis de me dire que son maître d'armes avait été élevé par des sauvageons. Si ce n'est pas le cas, j'espère pour vous que vos manières et votre mentalité digne d'un homme des cavernes ne sont dues qu'au fait que vous n'êtes jamais tombé sur une femme qui savait se battre. »

     Elle ne se gêna pas pour le regarder de haut en bas, le détaillant comme si elle cherchait quelque chose. Il avait cherché à la provoquer ou s'imaginait peut-être qu'elle allait partir en pleurant dans les jupes de sa mère parce qu'il avait parlé un peu brutalement, mais Alysane, avec son esprit contradictoire, était bien décidée à faire le contraire. La jeune femme secoua la tête comme si elle se rendait compte de quelque chose qui la navrait, puis elle replanta son regard ambré dans les yeux de l'homme qui se moquait ouvertement d'elle, ne se départissant nullement de son sourire arrogant, puis elle ajouta quelques mots du même ton à la fois mesquin et railleur.

     ▬ Cessez donc de me voir comme une femme après tout, j'ai mérité mon titre d'homme d'armes et je n'accepterais pas d'être insultée par un homme à l'esprit aussi étroit que celui que vous semblez posséder. »

     Elle fit claquer sa langue, il l'agaçait par son esprit fermé, mais lord Beron avait dit que cet homme était la plus fine lame de Winterfell. Les moqueries et les petites insultes, la demoiselle pouvait continuer à en balancer pendant des heures s'il voulait se lancer dans ce genre de discussion, mais disons qu'elle était venue ici pour avoir quelques conseils d'un maître d'armes digne de ce nom et non se crêper le chignon avec lui. La jeune femme changea de jambe de maintient avant de regarder rapidement autour d'elle, puis elle reporta son attention sur le maître d'armes qui semblait vouloir lui tourner le dos comme si elle était sans importance. Un macho jusqu'à la moelle, peut-être même irrécupérable allez savoir, pour ce que ça changerait, elle voulait juste avec la chance d'entendre quelques conseils de sa part. Peut-être valait-il mieux faire preuve de calme et de maîtrise ? Dommage, c'était là des qualités qui lui étaient inconnues.

     ▬ Barth Snow, lord Beron m'avait envoyé pour vous voir, prétextant que vous étiez la plus fine lame de Winterfell, vigoureux en prime de ce que vous me dites, alors lorsque vous aurez cessé de chercher à vous débiner devant moi, vous pourrez peut-être revoir votre jugement, ou devrais-je considérer que lord Beron n'a pas de parole ? »

     Elle haussa légèrement les sourcils, après tout c'était l'entière vérité, à aucun moment elle ne mentait, c'était lord Stark qui lui avait conseillé de rencontrer le maître d'armes de sa demeure après l'avoir vu s'entraîner avec Jorah. Au moins ce dernier ne se faisait pas prier pour lui donner des cours, contrairement à celui qui se trouvait face à elle. La jeune femme laissa son bras retomber le long de son corps avant de placer sa hache contre sa cuisse, raffermissant sa prise sur la poignée qui était légèrement trop grande, mais pas assez pour l'empêcher de provoquer quelqu'un qui refuserait de lui donner des cours. Elle n'acceptait pas qu'on réponde à ses demandes par la négative et la Mormont était bien décidée à le faire céder. La jeune femme s'approcha légèrement pour diminuer la distance qui la séparait de l'homme comme si elle cherchait à lui faire voir qu'elle n'avait nullement peur de lui, puis elle lui offrit un sourire amusé.

     ▬ Je constate toutefois que vous n'avez pas votre langue dans votre poche, j'hésite entre me dire que c'est simplement la preuve de votre sottise de vous adresser à une lady de la sorte, ou que vous vous fichez pas mal de ce que l'on pense de vous. Je préfère imaginer que c'est la seconde option. »

     Elle haussa légèrement les sourcils, guère décidée à lui accorder la chance de pouvoir se débarrasser d'elle pour autant. Alysane ne connaissait peut-être pas la réputation du jeune homme, mais lui non plus ne connaissait pas la sienne sans quoi il saurait qu'il risquait de moins perdre de temps à lui donner ce qu'elle voulait plutôt que de la railler. La seule raison pour laquelle la brune ne s'était pas enflammée était qu'elle ne voulait pas le braquer totalement et se faire envoyer bouler, après tout lord Beron lui avait parlé de cet homme comme de quelqu'un qui devait pouvoir l'aider, pour quelle raison considérerait-elle qu'il puisse la refouler ? Autant, la Mormont était habituée à l'idée de se faire regarder de haut par des lords qui ne pouvaient pas la voir comme une prétendante, autant elle refusait tout bonnement de se faire snober par un maître d'armes. Mais quelque chose lui disait qu'il n'allait pas la laisser gagner aussi facilement, ce devait certainement être le type d'homme qui la ferait patienter et piaffer pendant des heures. Oh, la demoiselle aurait pu se rendre chez lord Beron et lui demander l'autorisation d'émasculer son maître d'armes, à moins de lui demander d'accéder à sa requête en forçat la main de Barth, mais sa fierté lui dictait de se débrouiller toute seule pour atteindre son objectif. Elle soupira légèrement.

     ▬ Si vous m'aviez vue en train de coudre ou de cuisiner, vous sauriez que je suis bien plus dangereuse qu'avec ma hache, je ne tiens pas à être accusée d'avoir empoisonné ma famille, le combat reste mon seul talent. Même si cela semble vous déplaire. »

     Elle lui décrocha un regard passablement irrité en constatant qu'ils tournaient en rond, puis la jeune Mormont décida finalement de prendre les choses à bras-le-corps et de régler tout cela une bonne fois pour toute. Alysane tenait encore sa hache en main depuis le début de la conversation, elle baissa ses yeux vers l'arme du maître d'armes en espérant qu'il la tenait encore. C'était le cas, un bon combattant ne se sépare jamais de son arme comme le disait le maître d'armes de l'Île-aux-Ours et c'était apparemment vrai. Son sourire s'élargit considérablement avant que ses yeux ambrés ne se reportent sur le visage du bâtard, puis elle recula doucement pour laisser un plus large champ d'action à son arme. L'avantage c'était qu'elle était plus aidée dans le combat rapproché avec une hache qu'avec une épée. D'un geste qu'il allait certainement intercepter sans trop de peine, la demoiselle lança une attaque surtout destinée à provoquer sa réaction, peut-être que si elle le mettait devant le fait accomplit et dans le feu de l'action, il allait la laisser apprendre quelque chose ?

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Message Dim 6 Jan 2013 - 10:13

♦ La discussion commence à peine au moment ou Barth fait mine de prendre soin de sa lame avant de la ranger dans son fourreau. Ce n’est pourtant pas ce qui va le priver d’y mettre un terme aussi rapidement que possible. Il n’a nul envie de bavarder avec cette fille – quel que soit son rang – sachant que ses heures de travail sont terminées pour la journée.
Maitre d’armes sérieux et appliqué, Barth n’en fera jamais davantage. A quoi bon ? Son existence lui convient relativement ainsi. Il n’est pas le genre à se tuer à la tâche. Du moins tant que celle-ci consiste à enseigner aux autres. Sur un champ de bataille c’est évidemment très différent, un peu plus hasardeux et impulsif.

La discussion commence à peine, donc, mais plus les secondes s’écoulent et plus la fin semble s’éloigner. Cette femme ne lâchera pas l’affaire, autant dire que cela parait clair pour le Snow. Elle cherche quelque chose mais son esprit – il est vrai, fermé – ne lui permet pas de comprendre quoi. Provoquer pour atteindre un but, certes, mais lequel ?
Il ne peut imaginer que c’est un combat, juste un combat, qu’elle désire.

« …Lord Beron ? »

Immédiatement et sans qu’il n’y ait besoin d’en rajouter ou d’analyser les paroles suivants ce nom, Barth se retourne pour de nouveau faire face à l’étrange interlocutrice. Son seigneur est la raison de son actuelle existence, il lui doit tout et il est suffisamment fier de son parcours, de ce qu’il possède, de la reconnaissance que le Lord semble éprouver à son égard ;
Quand plus aucune raison ne vous tient debout, en fait, il y en a toujours une. Le bien être du Lord Beron et sa famille est tout ce qui pousse le bâtard à s’appliquer. Se motiver. Se rendre le plus efficace dans le travail qu’on lui a confié.
Si c’est vraiment le seigneur qui a conseillé à cette femme de venir jusqu’à lui, Barth n’a plus qu’à se résigner face à une telle idée. Les personnes irritantes sont nombreuses, elles ne l’ont encore jamais rendu fou. Il saura garder son sang froid. Cette fois aussi.

La deuxième option supposée par cette soit disant combattante est on ne peut plus exacte. L’image qu’il peut donner lui importe peu. Le seul instant ou il est conscient que son charisme est non négligeable, c’est – encore une fois – lors d’un duel. En plein combat. Une aura particulière se dégage d’après lui de chaque âme au moment ou celle-ci marche à côté de sa mort. Au plus près. Les risques sont omniprésents dans ces sombres instants et quelque chose de particulier émane des uns et des autres.
, c’est important d’avoir une certaine image à renvoyer à l’autre. Là, et en donnant des cours. Aussi. Ce n’est pas plus mal d’inspirer un minimum de respect.
Mais que veut-elle à la fin ?

Perdre du temps auprès d’elle. Voilà ce qu’il va devoir s’infliger. Il y a pire, il y a toujours pire mais ce n’est pas de la sorte que Barth voyait sa fin de journée. Déçu, blasé, son esprit commence néanmoins à se faire à cette pénible idée. Après tout si ce n’est qu’un combat qu’elle cherche, il estime ne pas en avoir pour bien longtemps. Quand bien même cette femme saurait maitriser épée ou hache.
Il sait que les dames – en supposant qu’elles aient reçu un entrainement pareil à celui des hommes – sont désavantagées face à leurs homologues masculins. Moins de muscles, moins d’ampleur dans les mouvements, moins de hauteur et d’allonge dans le bras. Tout en moins. La meilleure combattante saurait surement tenir tête à un mauvais guerrier, Barth n’en doute pas. Mais en faisant une moyenne, les femmes sont en danger sur un champ de bataille.
Comme si l’ombre mortelle ne marchait pas seulement à côté de leur âme, mais aussi devant, derrière et au dessus…
Enfin. L’attitude de celle-ci compensera la flemme des soldats de tout à l’heure.

« Eh bien je… ! »

Pense ne pas avoir d’autre choix que de vous accorder un peu de mon temps.
Inutile et impossible de le formuler. Avant qu’il ne puisse totalement replacer son regard sur cette folle, l’élan d’un solide bras et le typique sifflement de l’acier lui imposent de s’écarter tout en présentant une garde audacieuse…qui fait mouche heureusement.
L’adrénaline l’envahi sans demander son reste et sans que la moindre colère ne se présente, une certaine envie de répondre à cette clameur de lames l’empoigne malicieusement. Ah, c’est ainsi ? Si elle avait été plus malhabile, le coup aurait pu être dangereux. Pourtant il est clair que ce coup de taille – obligatoirement avec une hache, faite pour trancher – ne fut exécuté que pour réveiller le maitre d’armes engourdi.
Elle est douée...ou bien très chanceuse, moi de même.
Soit. Refermant plus solidement ses doigts sur la garde de son épée courte, le bretteur accompli ne lâche désormais plus la petite arme de son adversaire du regard. Elle est son concurrent direct.

« Je vais tenter de maitriser la hache, alors. »

Un léger doute se créé une place pour qu’aucun excès de confiance ne vienne altérer ses mouvements, mais la concentration est la plus imposante à ce moment.
S’éloignant davantage de la table basse, après y avoir jeté la pierre, Barth se contente d’étudier les déplacements de la duelliste. Appliquée, précise et dans un rythme parfaitement accordé au sien, la curieuse personne impressionne le Snow, ne serait-ce que par cette capacité particulière à effectuer des mouvements proportionnellement masculins avec un corps aussi petit. Elle ne se contente pas d’imiter la chorégraphie d’un bretteur, elle adapte son corps aux pas pour qu’ils soient justes quand bien même cela lui ferait prendre un risque plus large.

Lord Beron. C’est Lord Beron qui a parlé de lui à cette combattante. Il va falloir être deux fois plus prudent. Aborder cette précaution propre à son rôle d’épéiste en duel, mais également faire en sorte de ne pas faire courir de risques excessifs à son adversaire ;
Comment se protège-t-on d’une personne que l’on veut épargner, en plein affrontement ?
Faisant le vide dans son esprit, Barth estime qu’il vaut mieux éviter d’extrapoler. Ne pas perdre de vue la hache.
Ceci dit, pour garder l’impression de gérer la situation, c’est lui qui lance le second assaut.

Un simple coup d’estoc en se fendant juste assez précipitamment pour forcer la retraite, sans pour autant trop ouvrir ses défenses. Évidemment durant une fraction de seconde son torse est exposé, il n’en faut pas plus pour que la femme armée de sa hache porte une attaque précise et étonnement rapide ;
Mais le maitre d’armes avait gardé cette idée en tête. Elle n’a pas l’air doté d’un caractère timide, pas de raison qu’elle le soit en combat. Il se redresse aussitôt pour laisser l’épée embrasser la hache mais la puissance du bras ennemi lui impose un pas de recul. Il profite alors de ce déséquilibre pour rabaisser sa lame, le temps qu’Alysane reprenne de l’élan, et venir à l’intérieur des bras, viser le buste. D’estoc. Encore.

Ce n’est pas un jeu. Ça peut devenir dangereux, c’est d’ailleurs inévitable. Une jolie parade est exécutée, surprenant encore le maitre d’armes. Il n’a décidément pas l’habitude de ce genre d’arme. Se replaçant en position défensive, il attend. Il n’attaquera plus. Ce n’est pas utile de courir ce risque sachant qu’il ne sait totalement prévoir les déplacements d’un soldat équipé de hache.

« Bien… »

Et puis avec un peu de chance, l’entrainement est déjà terminé, la lady a eu ce qu’elle voulait ?...
Immobile, distant, Barth laisse ainsi une ouverture à un possible salut qui clôturerait ce court enchainement.


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Message Dim 6 Jan 2013 - 14:59

     Le meilleur moyen d'obtenir une réponse de son adversaire est généralement de le mettre devant le fait accomplit. En sautant sur le maître d'armes, Alysane était presque certaine d'avoir une réaction digne de ce nom de sa part et elle ne fut pas déçue. Un sourire se dessina sur les lèvres gercées de la jeune femme lorsqu'il lui déclara qu'il allait donc tenter de maîtriser sa hache. Elle espérait bien le surprendre, non que l'opinion d'un homme lui importe, mais parce qu'il était un maître d'armes. Comme son nom l'indiquait, il était donc qualifié pour déterminer qui était doué ou non avec une arme – épée comme hache – entre les mains. La demoiselle l'observait avec attention, effectuant les mouvements que Jorah, son frère et professeur, lui répétait sans cesse. « Prends exemple sur ton adversaire. » qu'il lui disait sans cesse ! Agir comme un miroir était une bonne chose, cela vous permettait de comprendre comment se déplaçait votre adversaire tout en bougeant pour ne pas offrir une cible trop statique. Habituée à s'entraîner avec un homme, Alysane n'était en rien troublée par le fait de se retrouver face au Snow, elle aurait été bien plus gênée s'il avait été une femme. Au fond en y regardant de plus près, son style de combat est typiquement masculin, même si elle a agrémenté le tout de quelques passes féminines. Même en était aussi indépendante que la Mormont, il y avait une limite, elle n'était pas stupide et savait parfaitement qu'elle ne posséderait jamais la force d'un homme même avec tout l'entraînement possible. L'essentiel était donc de garder une certaine maîtrise, la hache était une arme de proximité tandis que l'épée déjà moins.

     L'échange débuta après quelques pas comme s'il cherchait à jauger son niveau. Alysane patienta, elle pouvait se montrer très hostile et impatiente lorsqu'elle était dans le rôle de la femme mise de côté, mais en combat, c'était autre chose. Un échange de coup, une parade, il lui ouvre une voie en exposant son torse et elle n'hésite pas une seule seconde à frapper. Le fait qu'ils combattent avec des armes qui ne servent normalement pas à l'entraînement ne gêne pas grandement la Mormont. Elle a souvent récolté des petites blessures sans importance et considère qu'elle maîtrise suffisamment sa hache pour ne pas blesser le maître d'armes. Enfin pas de manière grave ou définitive du moins. Toujours est-il que le Snow semble avoir compris à qui il a affaire, car sa riposte bloque le coup de la Nordienne qui ne laisse pas sa frustration transparaître sur son visage pour autant. Bien décidée à pousser cet exercice jusqu'au bout, la jeune femme persiste et y met toutes ses forces, désireuse de le faire reculer ne serait-ce que pour lui montrer qu'une femme aussi est capable de se montrer un minimum forte. Malheureusement sa tentative ne se déroule pas exactement comme elle l'espérait, car bientôt le déséquilibre la fait reculer d'un pas et le temps qu'elle approche à nouveau, il réussit à parer ses coups. Elle pince les lèvres d'un air contrarié au moment où il prend une position défensive en semblant s'immobiliser. Le regard de la jeune femme se durcit légèrement tandis qu'elle se demande s'il cherche à lui faire comprendre qu'il n'a pas l'intention de l'attaquer. La prend-il pour une adversaire trop faible ? Un simple mot est alors prononcé, provoquant une certaine irritation dans l'esprit de la jeune femme. Elle sort de sa concentration et l'invective.

     ▬ Bien ? C'est tout ? Vous n'osez pas attaquer ? »

     Alysane étant loin d'être sotte – du moins d'après ce qu'elle croit savoir – elle sait depuis toujours que les hommes ne supportent que difficilement la provocation. Jorah a toujours été l'exception, la Mormont eut beau le titiller de toutes les manières possibles, jamais il n'accepta de la laisser l'entraîner dans son petit jeu. Concernant l'homme face à elle, les choses semblaient bien différentes. La Nordienne avait cru déceler une parcelle de vanité, à moins que ce ne soit ce que les machos manifestent face à une femme. Lord Beron avait bien dit que son maître d'armes n'était pas forcément un homme qui appréciait beaucoup les femmes combattantes, mais il semblait plus ardu de le convaincre de l'entraîner qu'elle ne l'avait escompté. Piétinant d'impatience elle approcha d'un pas qui montrait clairement qu'elle ne comptait pas lâcher aussi facilement l'affaire. Il était en position défensive et savait comment la recevoir, il fallait donc détourner l'attention en agissant d'une manière à laquelle il ne s'attendait pas. Au cours de sa formation, Alysane avait aussi appris la lutte et savait plutôt bien se débrouiller au corps-à-corps. Jaugeant d'un rapide regard la musculature de son vis-à-vis, la jeune femme estima qu'elle avait peut-être une chance de pouvoir le dominer s'il ne maîtrisait pas trop ce domaine. Bien décidée, elle avança vers lui d'un pas rapide qui laissait penser qu'elle allait encore une fois attaquer à l'aide d'un coup d'estoc, mais au dernier moment alors que son arme entrait en contact avec celle du maître d'armes, la jeune femme se laissa aller plus loin. Au lieu de garder une distance avec le Nordien, Alysane se colla contre lui en espérant le déstabiliser, puis bougea son pied pour essayer de le glisser derrière celui de son adversaire, espérant qu'en reculant pour reprendre son équilibre, il chute en arrière. L'essentiel était de ne pas se faire entraîner trop rapidement pour qu'elle puisse prendre le dessus, mais s'il réussissait à la maîtriser, elle connaissait quelques points sensibles qui ne manqueraient certainement pas de faire leur effet et de le faire rapidement lâcher prise. Avec son habituelle provocation, la Mormont lâcha quelques mots d'un ton moqueur, bien que légèrement essoufflée.

     ▬ N'allez pas vous faire des idées ! »

     Comme s'il pouvait s'en faire dans une telle occasion, ou plutôt avec une femme comme elle. C'était plus qu’improbable, mais elle espérait que ce petit détail allait jouer en sa faveur et l'aider à le déstabiliser suffisamment pour le faire chuter au sol. Nul doute que si elle parvenait à étaler au sol le maître d'armes de Winterfell, elle aurait certainement gagné une leçon à l’œil. Mais ne se surestimait-elle pas un peu trop ?

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Message Lun 7 Jan 2013 - 9:05

Ne pas oser. Voilà une formule qui laisse entendre une angoisse, une peur. Est-ce que le maitre d’armes n’ose pas attaquer ? Cette femme ne l’effraie pas. Il ne la craint pas, il ne craint pas grand monde. Ne voyez pas là un excès de confiance, Barth sait se faire humble et modeste, il a depuis longtemps compris que l’arrogance n’était que danger.
Il n’a pas peur de cette combattante, ni de sa hache. Ni même du susceptible grade dont elle dispose en venant ici rendre visite au meilleur bretteur de Winterfell sous conseil du seigneur Beron.
Alors a-t-elle raison de suspecter une appréhension chez son adversaire ? Non. Il n’y a aucune anxiété présente dans ses esprits. Doucement diverti, Barth préfère simplement laisser la demoiselle décider de la suite des évènements. S’il se fie à son premier jugement sur elle, elle va agir précipitamment, brusquement, animée par la colère ou un autre sentiment étrange de ce genre.

« Et vous, vous osez ? »

Il n’a pas pu s’en empêcher. Il n’a pas pour habitude d’entrer dans le jeu des bavards et autres indisciplinés, c’est amusant. Ça l’occupe et lui vide la tête en fin de compte, l’attitude des soldats ne lui a pas permis de se défouler assez aujourd’hui, cette furie brune rattrape parfaitement cette perte d’entrainement. Mieux encore, elle apporte un brin de nouveauté essentiel à l’évolution d’un style de combat ;

Comme prévu, la voilà qui attaque. Déplaçant discrètement le talon sur la droite afin d’assurer une parfaite solidité face à l’assaut, un contrepoids utile à l’équilibre qu’il s’est vu perdre lors de l’assaut précédent, Barth étudie méticuleusement chaque mouvement de celle qui endosse le rôle de l’ennemi afin de parer tout en optimisant au mieux. Ne jamais trop en faire, être économe avec ses forces, ses ressources ; inversement ne jamais être radin et placer suffisamment d’effort dans ses parades pour les rendre irrémédiablement efficaces.

La riposte est belle, ce qui n’empêche pas l’expert de ressentir une pointe d’insatisfaction. Quelque chose ne va pas, et il le décèle trop tard : il s’agissait du regard d’Alysane. Il trahissait une idée autre que le choc de deux lames.
Merde.

« …Je me contenterais d’une seule ! »

D’idée. Souffle-t-il avec difficulté.
Après tout, inutile d’en faire des tas, c’est elle, qui s’est jetée sur lui.
Déconcentré, tant par les propos qu’il échange avec l’adversaire que par la position de celle-ci au plus près de son corps, Barth s’occupe de ramener prudemment sa lame dans le dos de cette femme pour l’épargner de tout glissement dangereux. Ceci fait, il se laisse alors chuter, ouvrant le bras et éloignant pour de bon tout risque ;
N’allez pas penser qu’il s’arrête là. Le pommeau de son épée vient alors rencontrer le mollet d’Alysane avec une certaine vigueur sensée éveiller un peu de douleur, ce qui laisse le temps au maitre d’armes de ramener un genou jusqu’à ce même mollet pour le bousculer et ainsi espérer qu’à son tour la femme tombe.

Un bon jeu de jambes lui aurait permis de garder l’équilibre s’il s’était contenté de frapper. Sauf que ce n’est pas le cas ; poussant de tout son poids – et s’assurant que sa main enserre le poignet armé de l’adversaire – Barth retourne la situation et se penche au-dessus de la brune plutôt que de s’en détacher.
L’arrogance entraine la provocation, qui celle-ci, n’entraine à coup sûr que des ennuis.
Qu’importe, c’est elle qui a commencé.

« Faites vous des idées, je vous prie. »

Avant que l’énervement ne la submerge, l’épéiste prend soin de s’écarter, ramenant sa lame en travers de son torse, à bonne distance, dans une garde approximativement bonne. S’il avait été quelqu’un d’autre, cette garde aurait pu être mauvaise. Mais Barth Snow n’a pas à s’inquiéter de la position de sa lame. Cela ne fait aucun doute : elle est parfaitement bien placée – ou le sera, dès que nécessaire.
Rapidement la demoiselle est debout et rien ne laisse place à la maladresse dans sa position non plus.
Étonnants voire déroutants, nouveaux, taquins et défiants, les deux duellistes forment un couple atypique…

« Vous avez besoin de temps pour terminer de fantasmer ou doit-on continuer ? »

Haussant un sourcil clairement provocateur, Barth se découvre une joie de susciter l’agacement de cette étrange femme et préfère n’émettre aucune conclusion. Il s’ennuyait particulièrement ces derniers jours, elle représente un divertissement digne de ce nom, voilà tout.
S’approchant afin d’être de nouveau dangereux pour elle, le Snow avance la pointe de sa lame près du visage d’Alysane, l’étendue métallique liant alors leurs regards soupçonneux.
Il ne le sait que trop bien, ces quelques phrases prononcées n’auront pas calmé la belle, mais il a sans doute changé d’avis. Rallonger d’une ou deux passes le combat ne serait pas si pénible que ça.
Promis, dès qu’elle sera désarmée, il mettra fin à cette farouche rencontre.
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Alysane Mormont
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Message Lun 7 Jan 2013 - 16:31

     Bien décidée à ne pas se laisser mener par le bout du nez, surtout par un homme, la jeune femme l'observait avec attention. Il fallait se calquer sur les mimiques qu'il arborait pour savoir ce qu'il préparait. Malheureusement pour Alysane, son expérience en matière de décryptage de position n'était certainement pas aussi développé que celui du maître d'armes qui, après tout, était payé pour agir de la sorte. Elle ne comprit pas où il voulait en venir lorsqu'elle sentit la lame du Snow se glisser dans son dos, mis à part lui couper les cheveux il ne risquerait pas de lui faire grand mal ! La jeune femme fut cependant très heureuse de voir qu'elle avait réussi à le faire chuter, même si au fond c'était surtout parce qu'il le voulait bien. Ce point ne lui était pas familier. Disons qu'il était rare de voir un combattant expérimenté – surtout un homme – accepter de jouer le jeu. La brune sentit alors un choc au niveau de son mollet et réprima un cri de douleur et de surprise, ce n'était pas très difficile à supporter, mais elle n'avait pas vu venir le coup. Sans avoir le temps de réagir, la Mormont se retrouva bientôt elle aussi allongée sur le sol jonché d'un peu de neige, elle s'était bien faite prendre à son propre jeu pour le coup ! La combattante lâcha un léger râle qui montrait qu'elle n'était vraiment pas enchantée de la situation, mais celle-ci empira bientôt. L'homme était plus fort qu'elle et ses questions à propos de sa maîtrise de la lutte trouvèrent leur réponse : Il lui tint le poignet et parvint à retourner la situation au sens propre, se retrouvant au-dessus d'une Alysane qui bouillait littéralement.

     Il lui glissa alors quelques mots qui ne firent qu'ajouter à sa contrariété qui devait être clairement visible sur son minois contracté par l'effort et l'irritation. Sur le coup, la demoiselle songea à relever sa jambe pour lui broyer ce qui faisait de lui un homme, mais l'occasion lui échappa lorsqu'il se redressa promptement, sentant certainement venir le danger. Bonne chose pour lui, sans quoi l'agacement de la Mormont lui aurait certainement compté sa descendance ! Énervée, la guerrière se redressa rapidement en raffermissant sa prise sur la hache trop grande qu'elle tenait avec fermeté. Ne pas trop la serrer pour garder une fluidité, mais ne pas être trop souple sous peine de la voir s'envoler, c'était ce que Jorah ne cessait de lui répéter. « C'est comme les oiseaux » qu'il disait ! « Si tu le serres trop il étouffera ! » Nul doute que si elle avait tenu un colombe, la malheureuse aurait le cou tordu. Essayant de retrouver un tant soit peu son calme, la jeune femme ne put s'empêcher de rire légèrement aux paroles du Snow. Il la cherchait ? S'il espérait la faire rougir comme une vierge effarouchée, c'était peine perdue, Alysane ne connaissait pas vraiment la pudeur et parler crûment ne l'effrayait pas davantage. Un sourire moqueur ourla ses lèvres gercées par le froid tandis qu'elle répliquait.

     ▬ Allons, je vous en prie messer, j'ai toujours rêvé de voir un homme aussi fort et bien bâti que vous, couvert de sueur. N'allez pas briser mes espérances. »

     S'il comptait jouer sur ce plan, il était tombé sur une adversaire qui ne se gênerait pas pour le suivre et même en rajouter ! La demoiselle ne le quittait pas du regard et lorsqu'il approcha son épée d'elle en pointant sa lame près du visage de la Mormont, elle la repoussa sèchement d'une manière qui montrait qu'elle avait encore de l'énergie à revendre. Elle pinça du bout des lèvres, peu désireuse de se retrouver avec une balafre en travers du visage, non par coquetterie, mais surtout parce que cela sonnerait certainement la fin de ses petits combats vu que lord Jeor n'apprécierait pas d'avoir une fille dévisagée sur les bras.

     ▬ Allons donc, évitez de me dévisager plus que je ne le suis déjà, je ne veux pas faire fuir tous les gens que je croise. »

     Elle le provoquait pourtant assez. Rien que le fait qu'elle ait employé le terme de « messer » montrait l'estime qu'elle semblait avoir pour lui. Les chevaliers n'étaient pas bien vu dans le Nord, mais encore moins par la demoiselle qui les considérait comme de simples nobles qui comptaient fleurette aux nobles dindes du sud.

     Mais là n'était plus le sujet ! La guerrière se reprit, arborant un visage plus sérieux, elle analysa tant bien que mal les mouvements de son adversaire avant d'esquisser un geste dans sa direction. Elle voulait tester sa défense, voir quelle zone il protégeait le plus pour éviter de viser cet endroit. Était-il droitier ou gaucher ? Jorah avait dit à sa sœur que c'était une grosse différence puisqu'un droitier serait plus sensible sur le flanc gauche, qui justement se trouvait du côté où Alysane tenait son arme puisqu'elle se situait face à lui. La brune réitéra le mouvement une nouvelle fois avant de se lancer pour de bon. Sa hache se leva pour retenir l'épée du maître d'armes, la structure de l'arme lui permettant de la bloquer à moins qu'il ne recule pour la tirer hors de sa prise. Il fallait allier le combat au corps à corps et celui aux armes, elle en restait persuadé. Son arme ainsi bloquée, la Mormont la lâcha soudain, espérant prendre son adversaire par surprise, puis comptant sur sa souplesse et sa rapidité, elle se glissa sur le côté du Snow. Il pouvait aussi bien lâcher son arme et en même temps, se débarrasser de celle qui entravait son épée, mais allait-il le faire ? Un maître d'armes devait être très attaché aux siennes. Croisant les doigts pour que son action fonctionne, la brune souhaitait se glisser jusqu'à dans le dos du Snow, légèrement plus grand qu'elle, puis passer ses bras autour de son cou avant de se laisser choir en arrière pour l'entraîner avec lui. Si elle y parvenait, il ne lui resterait qu'à glisser ses jambes autour de la taille de l'homme pour essayer de l'emprisonner tout en étant à l'abri d'un éventuel coup puisqu'elle se situerait dans son dos. Par le passé, Alysane avait déjà effectué cette action, mais c'était sur sa sœur Maege qui n'avait pas la force d'un homme, loin de là ! Il y avait donc de fortes chances pour que son action s'interrompe au moment où elle se retrouvait dans son dos, mais il fallait croire un peu à sa bonne étoile. Ou à l'incapacité du Snow, ce qui revenait presque au même au final.


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Message Mar 8 Jan 2013 - 19:38

♦ Ironie, dérision ou sarcasme, peu de ces sournoises choses sont capables d’atteindre d’une façon ou d’une autre le réputé bretteur. Il ne perd que très rarement son sang froid, la plupart du temps sa colère est dirigée contre lui-même et si sa patience a des limites, c’est en bon comédien qu’il dissimule ces quelques failles.
Accordons néanmoins ceci à ladite Alysane : de tels propos de la part de n’importe quelle autre personne auraient glissés sur le maitre d’armes comme la pluie sur une cuirasse bien entretenue et donc parfaitement imperméable. Ce n’est pas le cas. L’étrange combattante a le don – oui oui, c’est suffisamment impressionnant pour être ainsi nommé – d’amuser Barth Snow en personne. Tellement, que celui-ci se permet plusieurs sourires durant leur duel ce qui est, croyez le bien, un miracle.
Enfin, elle n’est pas supposée le savoir et il se privera bien de le lui faire remarquer. Ce serait quand même énorme qu’il en vienne jusqu’à parler de lui et de ses habitudes à cette quasi parfaite inconnue.
Penchant le visage sur le côté, il accepte ce qu’il considère plus comme un compliment que comme une boutade et attend la suite des évènements.

Alors, elle se décide ?
Enfin l’épée du maitre est écartée et la remarque suivante de la décidément bavarde adversaire provoque une nouvelle envie taquine chez lui. Fait-elle donc tout pour qu’il poursuive ce jeu de railleries ? Si ce n’est pas le cas, la voilà bien maladroite. A moins que Barth n’ai jusqu’alors sous-estimé un talent d'orateur bien dissimulé derrière les murailles qui fondent son caractère.

Je ne pensais pas utile de vous défigurer pour que les gens vous fuient ;
Aurait-il articulé, s’il avait eu le temps. Mais appliqué – comme dans chaque combat – le Snow n’a pas oublié que la brune était armée et décidée à lui faire ravaler cette nouvelle arrogance. Soit, il n’attend que ça. S’il y a bien une chose qui le pousse à s’intéresser à autrui, c’est son habileté au combat. A l’épée, c’est encore mieux. Mais en fin de compte la plupart des personnes n’use que de ses poings et encore…sans forcément savoir les manier.

« Ah ! »

Dit-il avec un ton de satisfaction non dissimulé pour bien montrer qu’il commençait à s’ennuyer ou en tout cas, qu’il commençait à croire qu’elle n’oserait pas. A son tour.
Pourtant la jeune guerrière n’hésite pas, elle s’était sans doute accordé un temps d’observation et ce n’est pas Barth qui va le lui reprocher. Tant que l’on peut, il faut toujours analyser son ennemi.
Un ennemi identifié est le moindre de tes soucis ;
Un adage comme un autre que son tout premier professeur aimait répéter. Bien vite, tout le long de sa carrière de maitre d’armes et de soldat avant ça, Barth a pu donner raison à ce dicton qu’il se répète régulièrement. Notamment quand l’angoisse menace de lui tomber dessus juste avant une bataille. Le moment qu’il attend le plus en fin de compte, est le face à face avec le camp adversaire. Il sait aujourd'hui ne plus redouter le croisement des regards, au contraire, il apprécit. Car ce qui suit alors n’est plus aussi dangereux que lorsque l’ennemi n’est que supposition et vague idée…

Autant dire qu’Alysane – prénom que notre maitre d’armes ignore toujours – est plus qu’identifiée. Impossible qu’il en soit autrement tant elle se tient près de lui, sa petite – mais trop grande pour elle – hache en main.
Privé de son bouclier, de son casque également, le bâtard se voit contraint d’accélérer son jeu de jambes, les mouvements de ses yeux et les parades à l’épée pour protéger ce fameux flanc gauche. D’un point de vue technique il n’est pas plus en danger d’un côté ou de l’autre sachant que de l’épée – et rien que de l’épée, n’abusons pas – Barth est devenu ambidextre. Il a prit un malin plaisir à s’entrainer d’un côté comme de l’autre…le souci étant, qu’il n’a jamais une lame dans chaque main. Un flanc est donc toujours exposé plus aux dangers que l’autre s’il n’a pas son bouclier ;
Mais il n’aime pas cet accessoire. Ça le rend plus lourd, donc plus lent. Et puis sa passion reste épurée, fluide et simple : l’escrime. Faire parler l’arme. Rapière, épée courte, épée bâtarde, cimeterre ou pourquoi pas sabre ; ça vaut toujours mieux que n’importe quel équipement. Casque et écu sont superflus, la rondache à la limite reste discrète…enfin.

La cadence imposée par la jeune femme oblige la respiration du maitre à se faire plus saccadée, affligée, mais rien pour autant sur son visage ne laisse supposer de la fatigue. Ce n’est qu’illusion évidemment, la fatigue fini toujours par se faire ressentir bien qu’à cet instant il reste suffisamment de force dans le corps de Barth pour le rendre énergique et efficace.
S’il a ici une déficience, ce serait d’un point de vue anticipation. Premièrement il ne connait pas sa rivale du jour, deuxièmement c’est une femme, troisièmement elle utilise une arme qu’il n’a pas l’habitude de pratiquer.

C’est sans doute pour ça qu’au moment ou ses idées, son bras et ses réflexes sont occupés à la parer, la furie se glisse dans son dos de manière…ahurissante. Barth agite le visage de gauche à droite comme pour être certain que la hache est bien là, contre sa lame et non dans la main de cette femme. Lorsqu’il ose balancer les deux objets loin de lui, un étau se referme sur son cou.

Le calcul est vite effectué. Elle n’a plus d’arme – quoiqu’il ne peut en être sûr, ne l’ayant pas fouillée – et ses dix doigts sont bien là à lui enserrer la gorge. Le bretteur vient agripper cinq des siens à ceux-ci pour les écarter, si possible, tandis qu’il jette son épaule droite en avant dans le but de devancer la tactique d’Alysane.
Une fois, pas deux.
Sans vraiment savoir si c’est ce qu’elle comptait faire, Barth l’empêche de l’entrainer en arrière et tente au contraire de la faire basculer par devant. S’accrochant avec fermeté, la bougre, il parvient tout de même à la faire danser. Se fiant à son ouïe tout en essayant d’encore respirer, il attend que l’un des pieds de la demoiselle quitte le sol pour réitérer le balancement et cette fois-ci la faire chuter.
Ouf.
Deux pas sur le côté, le voici debout sur les deux lames, les mains toujours collées au col. Rougi. Il est vrai.

« Kof…Eh bien… » Entame-t-il en se penchant pour ramasser les armes. « Je n’ai pas sous-estimé vos compétences, je n’en aurai jamais l’occasion. Ou vous entrainez-vous ? »

Bien trop curieux, passionné et habité par ce domaine, Barth ne se retient pas d’interroger la combattante sans même prendre soin de vérifier qu’elle n’a rien. Ce serait quand même embêtant qu’elle se soit blessée sur la toute dernière action. Et puis, ce serait la sous-estimer que de penser qu’elle est touchée, non ?
Inspirant un grand coup pour reprendre un souffle à peu près correct – et se libérer de cette impression qu’on s’accroche encore à son cou – l’expert s’approche, armes baissées, pour rendre la hache à sa propriétaire.
A-t-elle cette fois eu ce qu’elle désirait… ?
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Message Mer 9 Jan 2013 - 15:50

     Elle ne parvint pas à l'entraîner avec elle en arrière, ce qui, au final, n'a rien de très surprenant pour la bonne et simple raison qu'il doit peser au moins la moitié de son poids en plus du sien. Autant dire que lorsque la Mormont se sent décoller du sol, elle ne peut s'empêcher d'émettre un léger cri de rage surtout lié au fait que son physique trop frêle, comparé aux hommes du moins, l'empêche de dominer ce maître d'armes. Dans l'esprit d'Alysane, il n'y avait pas le moindre doute : si elle avait été un homme – et par conséquent plus imposante – elle aurait sans peine renversé la situation, expert du combat ou non ! Vaniteuse elle l'est sous bien des aspects, mais c'est l'apanage des femmes sous-estimées. Serrant les dents en se rendant aussi lourde que possible, la Nordienne est malheureusement bien vite remise à sa place, c'est-à-dire au sol. Le Snow n'eut guère de difficultés, du moins apparente, à se débarrasser de l’inopportune présente sur son dos. Le choc avec les pierres de la cour ne fut pas vraiment très agréable, mais restait supportable, ce qui la faisait bien plus souffrir c'était de s'être fait repousser aussi facilement alors qu'elle était persuadée de réussir à gagner cette manche. Cependant, la Mormont n'abandonna pas aussi vite, elle se retourna, toujours allongée sur le sol, pour essayer de récupérer sa hache tombée sur le sol juste avant. Malheureusement pour elle, le Snow avait apparemment devancé ce qu'elle voulait faire, car ses pieds bloquaient les deux armes, l'empêchant de reprendre la sienne. Comment osait-il marcher sur la précieuse hache de la Nordienne ? Elle lui aurait bien mordit la jambe – étant la seule chose à portée – pour lui faire comprendre qu'elle n'appréciait pas cela, mais la demoiselle se ravisa finalement : mieux valait éviter qu'il la prenne pour une folle enragée et ne l'assomme pour s'en défaire.

     Loin de se douter qu'il venait d'échapper à une morsure de Mormont en furie, le maître d'armes reprit la parole tout en se penchant pour ramasser les armes posées au sol. Où est-ce qu'elle avait appris à se battre ? Bonne question, il était certain que si elle répondait « chez les sauvageons » il pourrait la croire l'espace d'une seconde, bien que ses talents étaient bien moindres que ceux des femmes d'au-delà du Mur. Toujours est-il que l'expression de la jeune femme montrait clairement sa contrariété d'avoir été remise à sa place comme une gamine, elle en oubliait même le léger élancement de son fessier qui n'avait pas apprécié la chute sur les pavés froids. La seule chose qui lui remontait le moral étant qu'il semblait essoufflé, certainement en grande partie à cause de l'étranglement qu'elle venait de lui faire subir. La demoiselle se redressa finalement, massant d'une main sa fesse douloureuse qui finirait bien par comprendre que ce n'était ni la première, ni la dernière fois qu'elle subirait un tel sort. Toujours vexée, l'Ourse pinça les lèvres en attrapant brutalement son arme qui lui était tendue.

     ▬ Au-delà du Mur puisqu'il semble que ce soit le seul endroit où une femme puisse apprendre à se battre. Son regard ambré se dardait sur le visage du maître d'armes avant qu'elle ne rectifie. Non, je m'entraîne dans la cour du fort des l'Île-aux-Ours, avec mon frère Jorah. C'est aussi un Snow d'ailleurs. Peut-être que j'aurais dû naître bâtarde pour être aussi douée que vous ? »

     Le sujet de la bâtardise était assez épineux elle le savait parfaitement. Mais ses paroles n'étaient pas hostiles, Alysane nourrissait depuis toujours une affection sincère pour son demi-frère et ne considère absolument pas que ses origines pouvaient être importantes. De plus, les femmes de sa maison sont réputées pour avoir leurs enfants avec les ours, ce qui signifiait qu'elles n'étaient pas mariées et que tout le monde ignorait l'identité du père de leurs enfants. Ces derniers qui devraient normalement être considérés comme des bâtards peuvent pourtant porter le patronyme de la maison à l'Ours. Preuve que la naissance n'a que peu d'importance. Mais ce sont là des données que le Snow face à elle ne possède pas et il pouvait aussi bien considérer qu'elle parlait de la sorte pour l'humilier. La Mormont ne prit pas la peine de le renseigner à ce niveau, elle avait d'autres choses à penser que caresser un homme macho dans le sens du poil. C'était d'ailleurs à lui qu'était destinée la petite pique à propos des femmes combattantes. L'affrontement lui suffisait pour aujourd'hui, elle avait été suffisamment humiliée, mais ne comptait pas lâcher la bride du malheureux Nordien pour autant. Il allait devoir la supporter encore un petit moment. Collant son arme contre elle comme s'il s'agissait de son bébé, la brune reprend en dévisageant le Snow comme s'il s'agissait d'une personne qu'elle connaissait depuis toujours.

     ▬ Regrettez-vous cet échange, maître d'armes. Vous m'avez tout l'air d'être un homme à l'esprit très fermé, je ne serais pas étonnée que pour vous la place d'une femme soit devant un fourneau ou à s'occuper des enfants. Elle l'agressait sans raison précise si ce n'était qu'elle était vexée de ne pas avoir réussi à le dominer plus longtemps. Parce qu'elle l'avait dominé bien évidemment. Vous n'avez pas transpiré. Pas assez à mon goût du moins, ce qui veut dire que nous allons devoir remettre cet entraînement un jour. Sauf si vous avez peur de moi, vous avez l'air bien essoufflé apparemment, vous n'avez pas l'habitude d'avoir à gérer des femmes n'est-ce pas ? »

     Oui, elle se moquait un peu de lui. Si elle ne supportait pas la présence des hommes parce qu'elle était une féministe, il devait en être pareil pour un homme qui ne fréquentait que des combattants et devait considérer que ce n'était pas là la place d'une femme. Il n'avait pas eu de chance en tombant sur elle c'était un fait, de toutes les Mormont elle était certainement la plus insupportable, mais d'un côté, la seule qui oserait aller défier un maître d'armes pour qu'il l'entraîne un peu. Inconscience ou courage ? Souvent les deux se mélangeaient et il était impossible de les différencier. Il y avait un peu de folie dans chaque acte de courage, ce n'était pas à un combattant expérimenté qu'elle allait l'apprendre.


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Message Ven 11 Jan 2013 - 8:47

Pourquoi tient-elle a lui reprocher, à lui simple bâtard chanceux, cette malheureuse condition féminine ? Il n’est rien ni personne qui puisse changer ce défaut certain. Ah non, il n’apprécie pas les femmes. Mais ne mélangez pas tout. On peut sans mal détester quelque chose et reconnaitre sa nécessité… Une femme au combat c’est dangereux, plus pour elle que pour l’adversaire. Et après ? On ne devrait rien interdire ou imposer à quelqu’un sous prétexte que cette personne ne détient pas le bon sexe. En tout cas, quand ladite personne fait partie d’une famille suffisamment noble et élevée pour prendre ce genre de décision choquante.
Mais il y a tout ce blabla, cette image, ce renvoie aux roturiers, ces règles à respecter pour montrer l’exemple, un certain patrimoine à prôner et tout un tas de bêtises qui donnent raison à Alysane d’être énervée. Ici pourtant, on n’apprend pas aux femmes à se battre. Elles ont bien trop à faire avec les gosses et le boulot de toute façon ;

Aucun doute désormais. En plus de parler au seigneur Beron Stark, la jeune femme prouve qu’elle a un rang lui permettant audacieuses remarques et pratiques de guerre sans que cela n’ait l’air d’entraver sa condition féminine – même si elle doit subir remarques et moqueries ci et là.

Il n’y peut rien, le maitre d’armes, et il s’en moque. Il n’est pas une femme et il ne peut rien faire pour elles. Tant mieux si cette peste là a l’honneur d’exercer sa passion avec un frangin qui supporte ça, elle ferait mieux de regarder autour d’elle avant de se plaindre. A moins que l’idée lui prenne de soulever une révolte de féministes endurcies…ce ne serait que leur attirer davantage d’ennuis.
Alors qu’il relâche son étreinte sur la petite hache qui retourne à sa mère, Barth hésite à faire demi tour pour enfin s’occuper de sa lame mais s’arrête en fin de compte. Voilà qu’elle parle de bâtards, comme si ce fait était une chance.

« Vous n’vous trouvez pas assez habile ? Il ne vous manque qu’un peu de sang froid et d’années d’entrainement. Vous n’avez rien à envier à un bâtard… »

Dit-il sur un ton qui inspire la sympathie. Son statut d’enfant illégitime ne le dérange pas plus que ça. Ça n’a certes pas aidé l’homme qu’il est à apprécier les femmes, sa mère l’ayant nié au point de faire un déni de grossesse avant de le balancer à son forgeron de père.
Sa vie aurait pu être autrement, mais elle est ce qu’elle est et il est désormais bien trop conscient de certaines chances pour aller réclamer quoique ce soit ; à qui que ce soit.
Un soupire, un haussement d’épaules, très bien il va lui répondre histoire de ne pas se montrer plus désagréable qu’il ne l’est déjà envers une femme que son seigneur semble connaitre et apprécier – suffisamment pour la lui envoyer.

« Je crains de regretter davantage cette conversation que notre entrainement ; quand à la place des femmes je risque de vous décevoir. Mais il n’en est rien. Je préfère juste les savoir loin de moi tant que je ne les ai pas interpelée. »

Parfois, elles peuvent s’avérer utiles. Il ne niera pas cette capacité à être envoutantes ou un minimum divertissantes qu’elles possèdent et dont elles usent avec une éreintante malice. Mais non, il se fiche de savoir qui fait quoi à l’intérieur des chaumières, du moment qu’on lui foute la paix.
Finalement il tourne le dos à la jeune brune pour retourner chercher la pierre abandonnée plus tôt, s’installe sur un tabouret sur le point de se briser et entame de cajoler sa lame avec attention.
Avant de reprendre :

« Si vous restez là plusieurs jours, nous aurons peut être l’occasion de remettre ça, oui. » Ce n’est pas deux passionnés qui vont cracher sur leur avidité de pratique. « Quand aux femmes je…vous passez vraiment pour une persécutée ! Je suis navré mais il ne me semble pas vous avoir raillée par rapport à votre sexe. Si j’ai été pénible veuillez m’en excuser mais ça ne vient pas de vous. Je suis toujours ainsi. Et non je n'ai pas l'habitude, vous êtes l’une des premières femmes avec qui je croise le fer. Autre chose ? »

Dernière question explicitant un brin de lassitude, puis son regard se détourne pour revenir à la lame. Il ne se permettrait pas de la traiter de pauvre fille qui ferait mieux d’aller en cuisine. Qu’est ce qu’il s’en moque ! Seulement si elle continue de l’embêter sans raison, Alysane se risque à rencontrer ce machisme qu’elle a en horreur mais qu’elle titille depuis qu’elle est arrivée ;
Et après quand on leur dit que si les ennuis leur tombent dessus, c’est qu’elles ont cherché, elles hurlent au mensonge.

Sans avis sur la question, Barth se contente d’éviter ces créatures envoutantes et déconcertantes. La gente féminine a un don, elle doit même avoir un rôle, un but, quelque chose d’utile à un équilibre. En fait, d’après le Snow, hommes et femmes sont indispensables les uns aux autres. Leur mutuelle haine aussi est probablement nécessaire. Si les hommes se battent, gagnent et défendent les terres, représentent ainsi la lame d’une épée : ils ne seraient rien sans l’équilibre apporté par la garde. Soit les femmes.
Cette garde que beaucoup négligent d’ailleurs, il le reproche souvent à ses soldats.
Non, il n’a aucune haine particulière envers elles. Il est juste froid, fermé, préférant paraitre misogyne plutôt que de prouver qu’il s’en fiche. Complètement. Des filles comme des hommes ceci dit, sauf cette famille pour qui il travaille, pour qui il transpire, pour qui il a déjà versé tant de sang.

Replaçant son épée dans son fourreau, Barth relève un visage motivé vers la demoiselle – toujours présente.

« C’est sans doute indiscret mais je ne suis plus à une impolitesse près : que fait une ourse telle que vous ici, à Winterfell ? »

Sans vraiment savoir si cela l’intéresse ou non, le maitre d’armes se laisse entrainer par une petite curiosité. Pour une fois qu’il engage une conversation – bien qu’il ne fasse que poursuivre en la déviant celle lancée par Alysane – il ne va pas poser la question pour ignorer la réponse.
Et puis si elle accepte de se dévoiler un minimum, ça l’arrangerait.
Un ennemi identifié est le moindre de tes soucis ; et s’il a vu de près son adversaire du jour, il ne sait pas, au fond, qui elle est vraiment.
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Alysane Mormont
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Message Ven 11 Jan 2013 - 16:29

     Si elle ne se trouvait pas assez habile ? Si, assez pour si elle restait vivre sur son île natale qui ne voyait jamais l'ombre d'un ennemi. Excepté lors des quelques attaques que les Fer-nés ne se gênaient pas de faire en temps de paix, mais là c'était une autre affaire. C'était bien pour cette raison que la jeune femme était désireuse de rencontrer d'autres combattants et de pouvoir perfectionner sa maîtrise des armes blanches. Mais un homme qui avait grandi avec des capacités comme les siennes pourrait-il comprendre ? Alysane avait entendu quelques rumeurs sur le Snow et même si elle préférait largement vérifier par elle-même tout ce qu'elle entendait, il était vrai qu'elle y prêtait une oreille légèrement attentive. Envier un bâtard, c'était une phrase plutôt décalée lorsque vous connaissiez la réputation qu'ils avaient. Mais bien des fois la brune se disait qu'il était préférable de naître bâtard, mais homme, plutôt que de naître avec le sexe faible entre les jambes. Du moins dans leur monde. Peut-être qu'à Dorne les choses étaient plus aisées ? La Mormont avait cru comprendre que les femmes étaient plus acceptées là-bas, surtout les combattantes. Soupirant légèrement, elle ne put s'empêcher de répliquer d'un ton légèrement lassé.

     ▬ Je ne sais me battre que contre un adversaire. Et le sang-froid ne s'apprend malheureusement pas en combattant. »

     Du moins elle le pensait. Pourtant, il était vrai que l'on apprenait beaucoup de choses de cette manière, mais le caractère de la brune était trop impulsif, elle avait tendance à s'emporter facilement et à vouloir régler rapidement les problèmes lorsqu'ils se présentaient. La chasse était comparable d'ailleurs, elle avait du mal à rester cachée derrière son tronc à regarder sa proie ou à attendre qu'elle se déplace. Elle avait beau se souvenir des instructions données par son père telles que « mange de la neige pour dissimuler ta buée de ton haleine » ou encore « bouge tes doigts pour qu'ils ne s'engourdissent pas » et elle était parfaitement capable de les suivre, mais le reste n'allait pas. Ses jambes criaient à l'ennui dès qu'elle restait immobile et sa mère ne cessait de lui dire que c'était parce qu'elle avait trop de colère en elle, que jamais elle ne parviendrait à rester plus calme tant qu'elle ne l'aurait pas évacuée. Mais il y avait bien trop de colère dans son esprit pour qu'elle imagine y parvenir un jour.

     Le ton du maître d'armes était presque aimable ce qui était assez surprenant au final et c'était bien pour cette raison qu'elle avait légèrement changé de ton. Alysane avait besoin d'être provoquée pour s'emporter encore plus, même si elle était d'une nature hostile, mais que son interlocuteur lui réponde « gentiment » la calmait généralement. Le Snow ne semblait pas apprécier plus qu'elle les discussions, sauf qu'il n'était pas attiré par l'envie de deviser sur la situation des femmes. Logique ! Il était bien loti avec son poste de maître d'armes et son statut d'homme ! Le minois de la brune se marqua une nouvelle fois d'une expression contrariée alors qu'elle le dévisageait d'un air visiblement méfiant. Loin de lui, il risquait d'en avoir une collée aux fesses pendant un bon moment rien que pour avoir prononcé ces mots ! La Mormont crut qu'il allait la laisser tomber lorsqu'il se mit à lui tourner le dos pour s'installer sur son tabouret et s'occuper de sa lame. S'il veillait sur les femmes avec autant d'attention, il serait certainement le séducteur de ces dames ! Heureusement pour lui – ou pas – l'homme reprit la parole pour dire quelque chose qui la calma tout d'abord avant de l'énerver une nouvelle fois. Oui, elle passait d'une émotion à l'autre en un claquement de doigt, c'était son avantage de femme dirons-nous. Le pire était certainement qu'il avait raison : il n'avait rien dit contre les femmes et c'était elle qui avait lancé le sujet. Un peu dépitée, Alysane resta muette – ce qui n'était pas habituel – laissant à l'homme le temps de lui glisser une question. La Mormont se reprit et répliqua d'un ton toujours aussi fier et sûre d'elle.

     ▬ Soyez donc indiscret mon cher Snow, je ne suis pas une dame qui se montre être particulièrement à cheval sur le protocole. C'était le moins que l'on puisse dire. J'accompagne mon père, lord Jeor Mormont, ainsi que ma sœur Maege. Ils sont ici pour s'entretenir de diverses choses avec lord Beron et comme je voulais un peu quitter mon île, j'ai demandé à les accompagner tout simplement. Elle avança d'un pas pour se rapprocher encore du Snow. Vous n'êtes certainement pas sans ignorer que ma maison est étroitement liée aux Stark. Je suis certaine que nous aurons l'occasion de nous revoir de nombreuses fois messire Snow. »

     L'idée lui plaisait ? Oui, sans nul doute possible. Elle l'aimait bien finalement. Un peu grognon, mais avec un bon fond, du moins en apparence. Il ne restait qu'à voir combien de temps il arriverait à la supporter avant de l'envoyer sur les roses. Généralement le point de rupture était assez rapide à déterminer, surtout pour elle, mais cela ne signifiait pas qu'elle le laisserait s'échapper aussi facilement pour autant ! Après un bref instant de silence, la jeune femme glissa à hache à sa ceinture pour l'attacher avec attention avant de croiser ses bras dans son dos pour reprendre la parole.

     ▬ Il est vrai que vous n'avez rien dit à propos des femmes. Mais j'ai entendu parler de vous et laissez-moi vous dire que vous n'avez pas une excellente réputation concernant votre comportement vis-à-vis des femmes guerrières. Et je sais que je ne suis pas votre première combattante. Je connais bien Deana. La Lideuil et la Mormont partageaient toutes les deux un caractère très similaire qui expliquait qu'elles s'entendent aussi bien par exemple. N'allez pas me faire croire que vous ignorez que ce suffisent les femmes comme moi. Je trouve ça plutôt étrange venant de vous d’ailleurs. Les bâtards ne sont normalement pas très appréciés, vous devriez plus que n'importe qui savoir ce que ça fait que de subir ce genre de choses. Cela ne vous a jamais traversé l'esprit ? »

     Son ton n'était plus aussi hostile. Elle pouvait comprendre que les hommes qui ne connaissaient pas la discrimination ne parviennent pas à faire rentrer dans leur caboche qu'une femme pouvait valoir autant qu'un homme, mais venant d'un Snow... C'était la première chose que Jorah, son frère, lui avait dite : un bâtard comprenait mieux qu'un autre ce que c'était que de se sentir aussi mis à l'écart. Peut-être exagérait-elle en se comparant à lui cela dit, mais exagération était un point très présent dans la personnalité de la brune. Après un dernier silence, elle lâcha à nouveau quelques mots.

     ▬ Vous parlez de ne pas vouloir combattre aux côtés de femmes. Avez-vous déjà participé à un quelconque combat où votre vie était en danger ? »

     Elle pourrait presque lui pardonner ces paroles s'il lui contait un beau récit de combat. Presque uniquement, il ne fallait pas trop pousser.


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Message Sam 12 Jan 2013 - 13:43

♦ Non, il ne l’ignore pas. Cette relative bonne entente entre les deux familles est de notoriété publique si l’on peut ainsi dire. Mais dans le fond – comme la plupart des choses finalement – Barth n’en a pas grand-chose à faire. Il est juste nécessaire, pour lui et son rôle, de savoir qui sont les alliés, les ennemis et tout le reste se situe dans un sac qu’il aime appeler les douteux.
Ce sont ceux que l’on n’attaque pas bêtement – il faut donc savoir tenir ses hommes, quoiqu’il y a plus gradé et compétent que lui pour s’occuper des indisciplinés – ceux qui agacent mais qu’on ne peut corriger, ceux qui profitent d’une soit disant paix pour la ramener. Ceux qui n’ouvrent pas la bouche et vous regardent de travers sans raison font aussi partie de ce groupe. Ce sont ces différents genres de pénibles. Les douteux.
Maintenant, douteux ou alliés, il semblerait que les Mormont aient affaire ici et donc qu’Alysane – la peste combattante, bavarde – prenne l’habitude de passer le voir. Lui, pauvre maitre d’armes qui sent une obligation nouvelle se pointer : devoir supporter la jeune femme régulièrement.
Il y a pire. Il y a toujours pire ; mais quand même.

« Eh bien, soit. »

Dit-il en signe de résignation, qu’il essaye tant bien que mal de déguiser en un acquiescement plaisant.
Alors que ses doigts agrippent la pierre avec une force très mesurée, quasi invisible pour ne pas la blesser contre le fer mais bien au contraire pour que, progressivement, sa texture râpeuse et solide s’impose à la lame, le Snow écoute la jeune femme lui parler d’une autre peste.
Ah oui, il s’en souvient de celle-ci. Aussi. Décidément, il est peu recommandé de laisser une épouse ou une fille manier une arme. Ça les rend si…pénible !
Amusé, Barth sourit discrètement en haussant les épaules sans réagir autrement à l’évocation de Deana, avant de froncer les sourcils. Certes, les bâtards sont assez mal considérés, et après ?

« Faire la comparaison entre la situation des bâtards et celle des femmes ?...Non, je ne l’ai jamais fait. Je ne suis pas à plaindre et les insultes ne me blessent pas plus que ça. Les injurieux doivent avoir de gros problèmes plus importants que les miens s’ils en arrivent à me reprocher des choses qui ne les regardent pas. Et contre lesquelles je ne peux rien faire. Ma mère n’a pas voulu de moi, point. Un départ comme un autre. Vous, vous êtes née femme. C’est ainsi. Quand à ma réputation…je vous conseillerais juste de ne pas vous fier aux commérages. Me concernant ou non d’ailleurs. Ils trouvent souvent leur source dans la bouche des ennemis du concerné alors…imaginez un peu la marge d’erreur

Une fois l’épée rangée, le maitre d’armes se relève, faisant face à une Mormont fermement dressée, mains dans le dos. Elle a ce quelque chose d’espiègle, d’enfantin et d’arrogant qui continu de le divertir. Il n’a pas besoin de poser la question, il voit bien qu’elle a quelque chose à rajouter. Elle est trop campée sur sa position pour avoir une quelconque envie de s’éloigner ;
Que veut-elle, encore ?
Luttant contre les signes d’agacement qui pourraient se poser sur son visage, Barth l’observe d’un regard fin et relativement attentif. Lui qui affiche d’habitude une expression indifférente – lui valant une certaine réputation d’hautain personnage – il se trouve fort sympathique d’en arriver à ces efforts pour Alysane.

« Pardon ? Vous connaissez des combats durant lesquels vous ne risquez pas votre vie ?! J’ai vu des soldats mourir quand bien même leurs adversaires n’avaient aucune intention de ce genre vous savez. » Souffle-t-il dans un sourire sarcastique. Plus sérieusement, il reprend alors, le regard ailleurs. « Je n’ai jamais risqué ma vie aux côtés de combattantes. Enfin pas que je sache. Vous savez dans ces moments là je suis beaucoup plus attentif aux ennemis, les personnes de mon camp ont tous la même image à mes yeux. Il n'y a plus de personnalité, plus de différence : juste un camp, mon camp. En revanche il est essentiel de bien observer l’homme qui vous charge. Quel est son équipement pour déjà anticiper les coups à porter, de quelle manière. Ensuite eh bien la brève et rapide analyse que l’on fait lors de tout combat. Même durant un entrainement. Ça occupe toutes vos pensées, à tel point qu’il n’y a plus peur, douleur ou questionnement. Il n’y a que votre lame face à l’adversaire, c’est un état de transe particulièrement glauque, épuisant, mais vous ne vous en rendez compte que lorsque c’est terminé. »

Fronçant une fois de plus les sourcils, Barth ramène une main à son coude pour l’enserrer un instant avant de faire glisser son regard devant les pieds de la demoiselle. C’est en fait bien plus compliqué que ça. Dans les grosses lignes, son résumé n’est pas mauvais, mais il aurait tellement à en rajouter s’il voulait lui faire comprendre ce qu’il ressent précisément dans ces heures sombres.
Ceci dit, il risque de devenir fort ennuyant et puis quelle est cette façon de parler autant ! Il a soif du coup, c’est malin.

« Excusez-moi. J’ai tout du bretteur professionnel qui se détache difficilement des champs de bataille et qui barbe tout le monde de ses récits ! C’est un des rares défauts de mon métier : je ne fais que ça. »

Un discret sourire au coin des lèvres, l’homme d’armes retrouve enfin le regard d’Alysane alors que son visage se penche sur le côté, interrogatif. Et maintenant ? Qu’est ce qu’une dame de son rang – si nerveuse et fougueuse soit-elle – peut attendre d’un simple épéiste tel que lui ?

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Message Dim 13 Jan 2013 - 14:12

     L'homme semblait se résigner comme s'il avait compris que son interlocutrice n'allait pas le lâcher avant un petit moment. Point intéressant sans aucun doute permis, Alysane se connaissait un talent certain pour provoquer la lassitude chez les autres, mais pas aussi rapidement. Elle l'observa avec calme tandis qu'il s'occupait de son épée comme si elle était la chose la plus précieuse qui soit à cet instant précis. Même en sachant qu'elle aurait agi exactement de la même manière, la demoiselle ne peut s'empêcher d'être vexée : ne pourrait-il pas laisser son arme quelques instants le temps de discuter un peu ? Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. Le caractère dominateur et égocentrique de la Mormont la poussait perpétuellement à reprocher aux autres ce qu'elle faisait elle-même. Pauvre Snow, certainement que si Jorah était présent ici à ce moment précis, il compatirait aux malheurs de son collègue. Le maître d'armes ne sembla pas réagir aux propos d'Alysane concernant la Lideuil, peut-être qu'il préférait ne pas aborder ce sujet ? Allez savoir, avec les hommes il fallait s'attendre à tout !

     Le sujet des bâtards arriva alors, il lui expliqua ne jamais avoir songé à comparer les femmes et les bâtards. Elle arbora une légère moue en se disant qu'il ne devait pas souvent s'être posé beaucoup de questions ! Insulter les gens était un passe-temps qu'elle appréciait beaucoup, même s'il était rare que la Nordienne garde ses pensées pour elle il fallait l'avouer. Peut-être était-il légèrement privilégié ? Le Snow lui fit donc savoir qu'il prenait les choses comme elles venaient et que le reste n'avait que peu d'importance, puis il eut même le culot de lui donner un « conseil » en lui disant de ne pas se fier aux rumeurs. Et que pouvait-elle faire d'autre alors qu'elle vivait sur une île isolée au milieu de la Baie des Glaces ? ! La brune soupira sans chercher à dissimuler le léger agacement qu'elle éprouvait devant des paroles pourtant censées. Le pire était certainement qu'elle n’aimait pas vraiment les rumeurs et qu'elle savait qu'il avait parfaitement raison. Il rangea alors son épée pour se redresser et faire face à la combattante qui l'observait toujours avec une attention soutenue qui semblait scruter la moindre faute qu'il pourrait commettre. Un moyen de lui balancer qu'il n'était pas parfait lui non plus, même s'il ne l'avait jamais prétendu. Alysane avait un don pour se monter la tête, c'était un fait indéniable.

     Elle savait parfaitement qu'elle l'énervait, rien que la manière dont il lui répondit le montrait : apparemment l'idée que l'on puisse mener un combat uniquement pour gagner, mais sans devoir tuer l'autre ne lui était jamais arrivé. Étrange pour un maître d'armes ! Elle le dévisagea d'un air qui montrait qu'elle n'était pas enchantée de l'entendre parler de la sorte, mais resta muette. Toujours est-il que le Snow lui fit savoir qu'il ne veillait pas à ses voisins lorsqu'il était en plein bataille et Alysane imaginait aisément qu'il devait déjà être compliqué de pouvoir différencier ses alliés de ses adversaires dans un tel chaos. Décroisant ses bras de derrière son dos, la Mormont les glissa devant elle pour les croiser sur sa poitrine quasi inexistante tandis qu'elle scrutait toujours le Snow qui s'excusait de ce qu'il venait de dire. Quelle drôle d'idée ! Si elle avait voulu discuter de tissus, elle serait allée trouver une dame, mais en venant chez un maître d'armes c'était inévitable d'aborder ce sujet. Elle secoua la tête d'un air léger avant de lui répondre enfin d'un ton légèrement sarcastique.

     ▬ Lorsque vous penchez la tête de la sorte, vous ressemblez beaucoup au chien qu'un chasseur de ma connaissance possédait. Au final, vous êtes comme lui, vous grognez beaucoup, mais vous ne mordez pas tant. Elle glissa l'une de ses mains vers son visage, laissant son autre bras collé contre son torse. Mon Snow, si j'avais souhaité parler de beauté je serai allée voir une dame Stark, si je viens vous parler c'est bien parce que je veux entendre des récits sur les champs de bataille vous savez. »

     Elle soupira légèrement avant de s'avancer encore d'un pas pour se planter devant le Nordien. Scrutant son regard elle essaya d'y déceler une trace d'impatience, d'agacement ou quoi que ce soit qui lui fasse comprendre qu'elle était en train d'épuiser sa dose de patience, mais rien de bien probant ! Avait-elle trouvé quelqu'un qui puisse discuter normalement avec elle ? Lord Jeor serait bien étonné d'apprendre que sa fille n'avait pas réussi à se mettre totalement à dos le maître d'armes de Winterfell. Enfin... Pour le moment. La conversation n'était pas encore terminée et elle aimait bien titiller ses interlocuteurs.

     ▬ Je n'écoute pas souvent les rumeurs, mais lorsque vous vivez sur une île comme la mienne il est difficile de faire autrement si vous voulez vous tenir au courant des nouvelles du reste du Nord. Elle répondait comme sur un ton de reproches avant d'enchaîner. Mais je vais considérer que vous êtes donc la personne idéale pour me tenir au courant des faits réels puisque vous ne nourrissez apparemment aucun intérêt pour les ragots. J'imagine que votre parole doit valoir plus que celle des amateurs des rumeurs. Il ne devait pas non plus avoir entendu parler des rumeurs qui couraient sur les femmes de la maison Mormont. Ou ne pas y prêter foi du moins, ce qui revenait presque au même. Son regard brillait d'amusement alors qu'elle reprenait. Parlez-moi encore des combats ! Je songeais aux entraînements en faisant état de combats où vous ne risquiez pas votre vie, j'imagine que vous ne vous entraînez pas jusqu'à la mort ici non ? Je n'ai toujours connu que cela. Je me demande à quoi peut bien ressembler un champ de bataille. Comment fait-on pour ne pas blesser ses amis ? J'imagine qu'il doit être très compliqué de ne pas s'en prendre à la mauvaise personne. »

     Elle détourna son regard alors que sa main passait de son menton à ses lèvres abîmées. Même sa peau rêche et ses doigts calleux sentaient les aspérités de ses lèvres, elle ressemblait à tout sauf à une dame c'était un fait ! L'idée de combattre l'enjouait, certainement parce qu'elle n'avait jamais véritablement connu la peur inhérente à un combat où l'on risquait sa vie. Elle n'avait jamais tué d'humain, les animaux c'était différent et peut-être que ce manque d'expérience pourrait lui jouer un tour.

     ▬ Avez-vous déjà tué ? Un humain je veux dire. »

     Ce n'était pas de la curiosité malsaine, juste le désir de se renseigner un maximum. Pour une fois qu'elle croisait un homme qui acceptait de parler d'armes et de combat avec elle, Alysane n'avait aucune envie de le laisser filer aussi rapidement.


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Message Lun 14 Jan 2013 - 15:53

♦ Ressembler à un chien ? Cette remarque doit avoir but de vexer le maitre d’armes, être une insulte à son égard car d’après ce qu’il a pu comprendre de ce genre de comparaison : c’est péjoratif. Et donc ? Il s’en moque. Il se surprend même à regretter de ne connaitre ce chien à qui il ressemble – d'après Alysane.
Se contentant d’esquisser un sourire discret et énigmatique, Barth préfère s’occuper de la suite des propos de la demoiselle. De cette façon de critiquer sans arrêt l’expert, la Mormont inspire une certaine sympathie à ce dernier, comme si ce réflexe mauvais faisait partie d’elle et donc se mêlait à un ensemble pas nécessairement pénible. Enfin pas trop. Ah oui, maintenant il se souvient : il a toujours préféré les francs – même chiants – que les hypocrites.
La jeune femme affirme alors avoir l’intention de parler bataille mais si Barth l’avait bien compris, il pousse un soupir d’étonnement, comme si cet aveu était dommage.
En fait…parler d’armes et d’escrime est une chose ; mais parler de l’art de tuer autrui reste quelque chose qui lui glace le sang. Lui, tueur de profession, pour ainsi dire.

« Oh je, la personne idéale : non. C’est fort peu probable. Ce serait le cas si en plus de me détacher des rumeurs, je creusais les on dit ; si j’étais davantage curieux sur l’histoire des autres. Ce n’est pas le cas je suis assez renfermé. »

Quitte à noircir encore un peu l’image qu’il rend. Franc, il l’est tout autant que la brune. C’est certain. Très mauvais comédien, le Snow ne sait pas du tout manier l’hypocrisie. Il parait que c’est parfois utile mais tout ce qui peut sortir d’entre ses lèvres sont sarcasme et ironie ; quand il a le courage de se fatiguer à une telle occupation.
La jeune femme continu d’insister, concernant les récits de guerre. Toujours aussi résigné, Barth acquiesce le temps de la laisser terminer sa phrase avant de la corriger. Ce n’est qu’un point de vue, évidemment, puisque ses avis ne sont pas forcément partagés. Ceci dit, l’expérience doit être en mesure de faire pencher la balance.

« Je n’ai pas exclu les entrainements de mes remarques. Que faites-vous face à un maitre d’armes ou un soldat de votre camp en temps de paix ? Vous vous entrainez, oui, mais ce mot ne doit pas rimer avec quiétude et tranquillité. Vous utilisez des armes, face à quelqu’un armé. Cela suffit pour vous inciter à être prudent. Les accidents arrivent, exclusivement en entrainement puisqu’en guerre tuer est le but. De plus, si vous me permettez cette remarque désabusée : des soldats à l’entrainement sont généralement moins habiles que sur le champ de bataille. C'est presque plus dangereux. »

Remarquant à quel point elle le rend bavard, le bâtard sourit à la demoiselle avant de reprendre.

« Il ne faut négliger aucun combat. Qu’il soit organisé par des amis, des camarades, des collègues pour entrainement ou un défi, ou par des hauts gradés qui désirent conquérir un territoire, raser un peuple. Un combat c’est dangereux, la vie est toujours en jeu. Même si on ne s’entraine pas à mort ici, bien entendu. »

Surpris de ressentir une espèce d’anxiété quand à la capacité de l’ourse à comprendre où il veut en venir, comme si c’était essentiel qu’elle avale ces données et en fasse bon usage, le bretteur resserre sa mâchoire le temps de réfléchir à une réponse correcte à formuler.
En plus de se débrouiller en combat – même s’il en faudrait d’autres pour se faire une plus nette idée – Alysane est une fille curieuse et motivée dans l’apprentissage. Il semblerait. C’est agréable pour un instructeur de discuter avec une passionnée. Il ne faudrait pas que ça dure des heures pour autant mais ; Barth fera avec.

« Bah ; c’est le rôle des seigneurs et autres chefs de s’assurer que les uniformes sont assez personnalisés et voyants pour ne pas provoquer d’erreur…ça arrive bien sûr. Parait-il. Je n’ai jamais assisté à ce genre de bourde, que je sache. Le truc c’est de ne jamais quitter l’ennemi des yeux et pas d’inquiétude : quand vous avez tué celui qui s’est jeté sur vous, un second arrive aussitôt. Maintenant si vous êtes attaqué par l’un des vôtres, autant être le vainqueur du duel. »

Manquant de s’étouffer lorsque la jeune combattante articule sa question suivante, Barth ne sait plus s’il doit rire, l’insulter ou rester bouche bée. Qu’y a-t-il de mal à parler de ça ? Il est soldat, non non, il était soldat. Aujourd’hui c’est à lui d’apprendre aux soldats comment rester en vie le plus longtemps possible en temps de guerre. Autrement dit ; à lui d’apprendre à tuer.
Incapable de retenir un soupir de gêne, le jeune homme acquiesce. Plusieurs fois. A vrai dire il a tué avant même de faire de cette horreur son métier. Se débarrasser de son frère fut étonnement plus facile que de tuer n’importe quel adversaire ;

« …j’ai participé à plusieurs escarmouches, batailles et assauts. Évidement, j’ai tué mes adversaires. J’avoue que je ne prends jamais soin de vérifier si l’homme qui tombe respire encore ou non, mais je m’assure avec précision qu’il n'est plus en état de me nuire. Bien souvent, les blessures que j’inflige sont mortelles. C’est sans doute le mieux… les coups de taille sont à favoriser si on tient à ne pas donner de morts trop lentes et douloureuses. Encore faut-il savoir frapper avec force et précision mêlées. Hum, je fais de mon mieux pour apprendre tout cela. Le but n’est pas de procéder avec majesté, grâce et splendeur. Au contraire, il faut être économe avec ses forces. Agir avec efficacité, qu’importe la beauté du geste. Si le combat vous plait pour ces fioritures, mieux vaut aller interroger des duellistes de spectacle, des professionnels de la mise en scène. Je ne sais enseigner que rendement, d’un point de vue esthétique ce n’est pas ce qu’il y a de mieux. »

Peut-être qu’au fond – voire pas si profondément que ça – Barth espère avoir déçue ou lassée la noble guerrière. Qui sait. Elle a beau parler d’armes et de combats, l’écouter avec un air très curieux et attentif, il se sait parfaitement assommant. Qu’il le veuille ou non d’ailleurs. Sa capacité à être détaché de quasiment tout fait de lui un être inintéressant pour la plupart des gens ;
Si ça le blessait, il aurait sans doute tenté de changer depuis longtemps.
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Alysane Mormont
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Message Lun 14 Jan 2013 - 18:55

     Renfermé, c'est certain qu'il l'est ! Mais Alysane ne peut lui en tenir rigueur, elle-même n'est pas un modèle de sociabilité. En réalité, au milieu des siens la demoiselle se sent bien et elle n'hésite pas à aller de l'avant, quitte à sembler trop curieuse ou trop franche. Mais lorsqu'elle se trouve en présence d'étrangers – à comprendre des personnes d'autres régions – la Mormont se referme comme une huître. Peut-être que le maître d'armes est comme elle, mais qu'il se contente d'accepter les gens de Winterfell ? Allez savoir. Étrangement, la jeune femme ne peut s'empêcher de se dire que le jeune homme doit agir de la même manière avec tout le monde ou presque. Tant mieux, elle n'aura pas à se formaliser lors de leurs prochaines rencontres. Car prochaines rencontres il y aura c'est certain ! Qu'il le désire ou non !

     Le Snow sembla soudain résigné, comme s'il avait compris qu'il valait mieux donner à la Mormont ce qu'elle souhaitait sous peine de ne pas être laissé en paix. Bonne réaction, Alysane l'aurait pisté jusqu'à dans ses appartements pour avoir une réponse à ses questions, quitte à soulever des rumeurs. De toute manière, il venait de le lui dire : les rumeurs ne sont jamais véridiques. Face aux paroles de l'homme, la jeune femme resta dubitative. Il était vrai que même dans un entraînement les risques étaient toujours présents, elle-même avait récolté plusieurs cicatrices de la sorte. Mais jamais la demoiselle n'avait entendu parler d'un homme mort ou blessé très grièvement lors d'un exercice. Du moins, pas sur l'île-aux-Ours. Elle dévisageait le Snow en considérant qu'il marquait un point concernant la concentration des hommes pendant l'entraînement. Lors d'une guerre, ils risquaient leur vie alors qu'au cours d'un exercice, les choses étaient moins... Dangereuses justement ! La brune pinça des lèvres dans un signe de réflexion, fronça les sourcils avant de rétorquer d'un ton persuadé.

     ▬ Je n'ai jamais entendu parler d'un mort au cours d'un entraînement pourtant ! Elle persistait. C'était plus fort qu'elle, ce perpétuel besoin d'avoir toujours raison. Soupirant, la Mormont secoua légèrement la tête. Les hommes sont des idiots, c'est justement lors des exercices qu'il faut se concentrer puisque j'imagine que le temps de réflexion lors d'un combat doit être grandement réduit. On réagit à l'instinct. »

     Ce n'était que des éventualités. La jeune femme n'avait jamais véritablement combattu et c'était pour cette raison qu'elle glanait tant d'informations. Alysane fixait l'homme, souhaitant presque pouvoir lui voler toutes les pensées et tous les souvenirs qui se cachaient dans son esprit. Pourquoi ne lui en disait-il pas davantage ? L'excitation de la Mormont était palpable, plus il lui répondait, plus elle en voulait. La Nordienne était une éternelle insatisfaite, même si le Snow faisait preuve d'une patience d'ange qu'elle n'aurait jamais soupçonné chez un homme tel que lui, la demoiselle se montrait toujours plus demandeuse. Il lui faudrait peut-être un moment avant de se rendre compte qu'il gagnerait plus à lui couper la parole et à la renvoyer dans les jupes de sa mère. Certes, Alysane protesterait et le suivrait, mais il devait certainement avoir déjà vu bien pire qu'une Mormont en colère au cours de sa vie !

     Toujours est-il qu'il lui parlait des entraînements d'une manière qui montrait à Alysane qu'elle se trouvait face à un homme d'armes taillé pour elle. Il devait l'entraîner, c'était les Anciens Dieux qui l'avaient mise sur sa route ! Les prunelles ambrées de la combattante pétillaient d'enthousiasme tandis qu'elle l'entendait lui expliquer comme se déroulaient les combats. Même s'il était affligeant de devoir tuer l'un des siens, il était effectivement préférable que cela se termine bien pour nous et non pour l'autre. Être tué par quelqu'un de son camp, ce devait être particulièrement irritant. Enfin, pas que l'on puisse encore s'en rendre compte, mais l'idée y était ! Cela dit, même si la discussion ne semblait pas importuner le jeune homme, il n'avait pas eu l'air de beaucoup apprécier celle qui concernait la mort d'un homme dont il serait responsable. La réponse qu'il lui fit était évidente. En dehors des exercices, il était rare de se battre pour ne pas donner la mort. Alysane buvait littéralement les paroles du Snow, notant dans un coin de son esprit tout ce qui allait pouvoir lui servir tôt ou tard, sans compter qu'elle comptait bel et bien les mettre en œuvre un jour. Contre les Fer-nés qui attaquaient ponctuellement l'île-aux-Ours par exemple ! Lorsqu'il retomba dans le silence, la jeune femme inspira légèrement, joignant ses mains devant elle.

     ▬ Êtes-vous en train de me dire que les bottes que l'on enseigne ne servent pas à grand-chose ? Mon père avait combattu jadis, il m'a raconté que sur un champ de bataille, la seule chose qui compte c'est de tuer le plus rapidement possible. Ce qui rejoint ce que vous venez de me dire en somme. Elle fronça doucement les sourcils. Il n'y a pas de règles pendant de tels affrontements j'imagine ? L'honneur et toutes ces choses, ça ne doit pas valoir grand-chose je présume. C'est idiot d'enseigner de telles idées à des combattants qui se feront tailler en pièces s'ils croisent des personnes moins.... À cheval sur les convenances si je puis dire. Elle réfléchissait à voix haute d'une certaine manière. Je ne préfère même pas imaginer comment un chevalier tiendrait face à un sauvageon ou un Fer-né ! »

     Ces deux espèces étaient très semblables, ils ne s'embarrassaient pas de règles et tuaient tout ce qui se présentait devant eux ! Enfin, c'était ce que Jeor Mormont avait conté à sa fille, après rien ne confirmait que ce soit réellement le cas ou que le seigneur de l'île-aux-Ours ne disait pas à sa fille ce qu'elle avait envie d'entendre. Redressant sa main, elle la posa sur sa bouche quelques secondes, puis la laissa retomber avant de reprendre, les sourcils toujours froncés.

     ▬ Est-ce que vous connaissez bien les Fer-nés ? Ou les sauvageons ? Les premiers je connais, mais les seconds, j'en ai juste entendu parler, seulement vu que vous ne semblez pas apprécier les rumeurs, je me disais qu'elles étaient peut-être aussi fausses après tout.... Un sourire étira lentement ses lèvres avant qu'elle ne hausse les épaules. Connaissez-vous bien la lutte mon Snow ? J'aime beaucoup cette pratique, mais mon frère Jorah n'aime guère s'y prêter avec moi. Il dit que je suis trop brutale avec lui. »

     Surprenant. Elle avait pourtant tout de la dame bien élevée. Blague à part, Jorah était plus frêle que le maître d'armes de Winterfell, peut-être que ce dernier saurait mieux tenir tête à la bougresse que son frère bâtard ?


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Message Mar 15 Jan 2013 - 17:56

▬ Je n'ai jamais entendu parler d'un mort au cours d'un entraînement pourtant !

♦ Ah vraiment ? Étonné, Barth se souvient alors que la pénible ici présente n’est autre qu’une noble capricieuse qui se fait entrainer par un frère probablement soumis et obligé de réaliser ses caprices. Que donc – quand bien même elle aurait quelques jolis réflexes – Alysane n’a rien d’une combattante. Ce n’est que vent. Ce n’est qu’une idée, qu’une gestuelle de forme sans que rien n’emplisse le fond de ses parades.
Il cru pourtant lors de leur combat qu’elle avait suffisamment de talent pour être le genre à avoir sauvé de vies, retiré d’autres.
Erreur de jugement qui lui arrache un claquement de langue discret. Évidemment : elle ne sait rien de l’art de la guerre car elle ne l’a jamais approché. L’entrainement sans la bataille, la prise de conscience sans la pratique, c’est ridicule. Grotesque et inutile. Du temps perdu en somme.
Maintenant si elle se retrouve en danger, elle peut encore avoir un brin de chance grâce à son apprentissage…
Bref, il se doit de préciser :

« Hum il est rare qu’un entrainement coute directement la vie. Mais que croyez-vous qu’il arrive à ce type blessé – l’épée de son camarade ayant maladroitement ouvert son bras – qui ne revient jamais ? Que pensez-vous de ces stupides blessures imprévisibles, pas nécessairement graves mais juste assez profondes, qui s’infectent en quelques jours et vous donnent un mal incurable ? Ce n’est pas la guerre qui retire la vie à cette poignée de soldats malchanceux, imprudents et malhabiles. Une arme se tient face à vous : vous êtes en danger. Sans oublier qu’il n’y a quasiment aucune peur pour figer les bras, ralentir les coups et freiner les ripostes lors des entrainements. »

A ces pensées, l’homme d’armes ramène sa main à son épaule légèrement écorchée pour faire glisser son index sur la giclée de sang. Puis, haussant les épaules face à ces faits inévitables, composants d’après lui de la gaucherie humaine, il rajoute :

« Vous avez raison, on agit avec instinct sur le champ de bataille, c’est là tout l’intérêt d’apprendre les mouvements par cœur – bien qu’ils paraissent inutiles au vue du carnage lors d’un affrontement – car ils peuvent encore vous sauver. Maintenant si mes soldats sont concentrés et appliqués en entrainement, je sais qu’ils sont toujours plus mauvais qu’à l’heure de la guerre. C’est comme ça, c’est logique. Aujourd’hui je me bats mieux qu’hier mais moins bien que demain. Vous êtes d’accord ? Vous ne pensez à rien quand ce n’est plus un camarade mais un adversaire qui vous attaque. A rien d’autre qu’à sa lame – ou quelle que soit son arme. Les choses se font si naturellement…la moindre erreur est certes fatale mais dans le fond, c’est plus facile pour moi. En entrainement il ne faut pas seulement se protéger mais aussi épargner l’autre. Enfin... »

Face à ces opinions mélangées et mal argumentées, Barth fait de nouveau demi tour en considérant qu’il en a bien assez dit, bien assez fait. Que peut-il raconter de plus à cette novice sans l’induire en erreur ? Cet art ne s’explique pas. Le blabla de l’enseignant est superflu, ennuyant. Il faut essayer, encore et encore. Il faut se blesser. Il faut recommencer. S’épuiser. Puis aller affronter l’ennemi. Y survivre parait essentiel afin de continuer à progresser ; etc.

« Ne dites pas que l’enseignement est vain, il vaut mieux que rien et tous les maitre d’armes ne sont pas des incapables. »

Un sourire entrave l’air blasé qui allait s’afficher sur ses lèvres, un mouvement de la tête de gauche à droite pour balayer tout contre exemple ou toute contestation que la Mormont pourrait formuler et un pas de plus vers la sortie.
Il est clair qu’elle n’a rien de mieux à faire de sa journée. Ne peut-elle pas se contenter de prendre ce qu’on vient de lui dire ? Elle n’a qu’à faire le tri dans cet amas d’informations, ça l’occupera pour le reste de la journée si elle s’applique !
Ses interrogations sur différents peuples rappellent alors au bretteur qu’en tant que noble, représentante d’une nation ici à Winterfell, la brunette n’a peut être pas que de naïfs et innocents espoirs. Se renseigner sur une façon de combattre, soit, mais venir tâter le terrain sur ce que pense Barth des Fer-nés par exemple, c’est quasi suspect.

« Soit vous suivez les rumeurs, soit vous vous faites votre propre idée. Pour cela : rendez-leur visite ! »

Un tantinet ironique, Barth fini par prendre appui contre le mur. Pourquoi ne part-il pas ? Qu’est ce qui le retient ici ? Une légère appréhension quand à ce que cette fille pourrait rapporter au seigneur Stark sur son comportement. Il doute sincèrement que Lord Beron ait du temps à perdre pour venir le sermonner, mais sait-on jamais.
Ceci dit, il n’est plus temps de dissimuler l’ennui. Vivement qu’elle s’embête elle aussi pour lui foutre la paix.
...mais Alysane semble inépuisable.

« Je ne vous appartiens pas et je ne pratique pas l’escrime comme une activité divertissante sensée occuper mes journées, très chère. Je n’ai guère le temps de m’amuser à autre chose voyez-vous. Je connais de la lutte seulement ce que j’en ai vu, je m’arrange pour ne jamais laisser mon épée s’échapper d'entre mes doigts durant une bataille. »

Elle ne veut quand même pas qu’ils se battent, à mains nues ?! Tenir une arme a encore quelque chose de suffisamment distant, rassurant. Aller se chamailler avec une femme – qui plus est – au plus près d’elle dans ce lieu ouvert sur tous les curieux : non merci. Et puis quoi encore ? S’il elle le blesse il aura l’air aussi bête qu’embarrassé par rapport aux entrainements qu’il doit donner dès demain matin, si c’est lui qui fragilise la demoiselle autant dire qu’il sera plus dérangé encore.
Ces femmes, toujours à chercher les ennuis.

« Ce n’est pas une bonne idée. Je ne suis pas fait pour cette forme de combat, je préfère être entier pour servir Lord Beron comme il l’entend – en entrainant ses hommes – et si l’envie de vous faire taire est alléchante, ce serait une bêtise. »
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Message Mar 15 Jan 2013 - 19:29

     Elle adopta une moue de réflexion lorsque le maître d'armes égraina plusieurs possibilités qui pouvaient amener un homme à mourir en raison d'un entraînement. Là, Alysane comprenait déjà mieux où il voulait en venir. Effectivement elle avait entendu parler d'hommes qui auraient été rendus inaptes au combat lors d'exercices avec des compagnons d'armes. Son père lui parlait souvent de ce chevalier qu'il avait rencontré dans le Conflans avant de devenir lord, l'homme était prometteur et très talentueux, mais son avenir avait été ruiné par un coup de masse d'entraînement mal placé. Le malheureux avait pu oublier tout avenir dans les armes puisque le coup porté à sa jambe lui avait brisé l'os, l'empêchant à jamais de courir, monter à cheval ou même se mouvoir efficacement. Elle soupira légèrement, ce genre de détails lui sortait toujours de l'esprit, mais ce n'était pas cela qui allait la refroidir. La Mormont ne pouvait que confirmer ce que lui disait le Snow, lors des entraînements elle se donnait toujours à fond, excepté pour les coups les plus sournois bien évidemment. Tant que sa vie n'était pas mise en danger, elle n'en userait pas. Mais il était vrai qu'à plusieurs reprises la brune avait accidentellement blessé son frère sans se soucier du fait qu'il aurait pu y rester. Égoïste demoiselle, elle avait tout de même l'attitude de la noble dame sous bien des aspects, mais allez donc lui dire, elle arracherait la langue du malheureux qui oserait une telle insulte à son égard.

     ▬ J'avais oublié ce détail. Alors j'ai déjà vu des hommes mourir lors d'entraînements. Mais pour ma part je suis toujours attentive lors des entraînements, je ne fais pas les choses à moitié. »

     Elle disait cela sur un ton de défi, comme si elle le mettait au défi d'oser prononcer des mots contradictoires. Le malheureux se ferait rapidement remettre à sa place malheureusement ! Quoique, il semblait aussi posséder une bonne répartie. La brune le fixait, ses bras à nouveau croisés sur sa poitrine sans se soucier du léger vent froid qui soufflait autour d'eux. Le Snow reprit la parole pour lui faire savoir qu'elle avait raison concernant les réactions sur un champ de bataille et cet aveux l'enjoua : elle s'en sortait mieux qu'elle ne le pensait finalement. Il avait l'air sincèrement passionné par ce qu'il faisait et il était évident que même si la Mormont lui portait sur les nerfs – c'était clairement visible – le simple fait de discuter de son métier le mettait de bonne humeur. Ils avaient beaucoup de points communs au final. La Nordienne avait laissé un sourire gagner ses lèvres jusqu'à ce qu'il lui annonce que tous les maîtres d'armes n'étaient pas des incapables. Fronçant légèrement les sourcils, elle se demanda s'il faisait référence à son frère adoré et fut à deux doigts de le remettre à sa place, mais il enchaînait déjà sur quelque chose d'autre.

     Les Fer-nés ne semblaient pas être le sujet de discussion préféré du jeune homme qui lui conseilla simplement de leur rendre visite. Pourquoi pas ? L'idée lui avait déjà traversé l'esprit, il fallait avouer qu'elle aurait payé cher pour pouvoir voir ces fameuses Iles de Fer et admirer les femmes capitaines qui mataient leurs marins. Mais il y avait fort à parier que lors Jeor n'apprécie pas l'idée et à moins d'y aller en ramant à bord d'une barque, elle n'avait pas beaucoup de chance de réaliser un jour cette idée. Toujours est-il qu'il refusa obstinément de faire un peu de lutte avec elle. L'expression de la demoiselle se mua en une contrariée et légèrement déçue. Quel dommage, elle avait espéré qu'il serait dans de meilleures dispositions vis-à-vis d'elle après cette discussion intéressante. Mais soit ! Alysane comprenait qu'elle avait épuisé la dose de patience du Snow pour le moment et qu'il valait mieux éviter de trop le titiller. Pour le moment du moins. Soupirant doucement, elle glissa sa main jusqu'à son visage pour repousser une mèche qui lui rentrait dans les yeux, puis elle s'avança d'un pas jusqu'à se planter presque devant le maître d'armes. Souriant d'un air moqueur, la Mormont s'adressa à lui d'un ton bas, presque de confidence.

     ▬ La notion d'appartenance est bien relative mon Snow. Vous m'avez accordé suffisamment de temps pour que je considère que vous m'ayez appartenu un bref instant. Elle adorait monopoliser les gens, encore un trait de caractère digne d'une noble dame au final. J'aurais beaucoup aimé vous faire voir que je maîtrise mieux la lutte que les armes, mais je comprends que vous ayez peur de vous blesser. Son sourire s'accentua légèrement. À moins que ce ne soit l'idée que je me colle contre vous qui vous gêne. Je peux aussi comprendre et je vous pardonne. »

     Idée saugrenue plutôt ! Elle avait beau parler de la sorte, elle n'en pensait pas la moitié, mais le Snow ne pouvait pas lire dans son esprit et par conséquent, il ne savait pas qu'elle disait de telles paroles juste pour le mettre mal à l'aise. La Mormont s'écarta finalement, glissant sa main jusqu'à sa hache pour s'assurer qu'elle l'avait bien avec elle, puis pivota pour s'éloigner. Après quelques pas, elle sembla revenir sur sa décision, s'arrêta puis tourna la tête vers Barth avant de reprendre d'un air provocateur.

     ▬ Et je vais suivre votre conseil. Dès que j'aurais croisé mon Fer-né, je vous enverrai une missive pour vous le dire messer. »

     S'il entendait parler d'une Nordienne qui s'était faite tuer par un Fer-né, il pourrait savoir qu'il s'agissait d'elle et qu'elle avait agi de la sorte par sa faute ! De quoi le faire culpabiliser un peu, le malheureux. La jeune femme le salua finalement d'un signe de la main sans lui laisser le temps de répondre quoi que ce soit, puis s'éloigna d'un pas satisfait. Il était temps de rentrer auprès de son père et de sa sœur avant que lord Jeor ne se lance à sa recherche. Mieux valait qu'il évite de savoir ce qu'elle venait de faire ! Provoquer les hommes de lord Beron n'était pas forcément la meilleure chose à faire pour occuper son temps libre à Winterfell, mais au moins aurait-elle une excellente raison de revenir ici si son père lui en donnait à nouveau l'occasion.


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ © Le Chant des Druides, Manau
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Le féminisme, c'est ne pas compter sur le Prince Charmant ▬ Barth

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