AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Revers de fortune

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Seigneur Suzerain de Iles de Fer
avatar

Dagon Greyjoy
Seigneur Suzerain de Iles de Fer

Général


"Nous ne semons pas. "

Lord Ravage de Pyk,
et de ce qu'il en reste
Fils du Vent de la Mer
Capitaine de.... non, SBF


♦ Missives : 181
♦ Missives Aventure : 89
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 13/05/1989
♦ Arrivée à Westeros : 16/09/2012
♦ Célébrité : Mads Mikkelsen
♦ Copyright : Lakdahr (signature + vava)
♦ Doublons : Neassa Baratheon, Bayard
♦ Age du Personnage : 44 ans
♦ Mariage : Lady Aaricia Bonfrère
♦ Lieu : Iles de Fer, Pyk
♦ Liens Utiles : # le personnage
# ses liens
# ses aptitudes
# son histoire


POSTES VACANTS (liens)
# Zachery
# Sorcha
# équipage du nouveau boutre
# fratrie Greyjoy

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
258/500  (258/500)


Message Mer 2 Jan 2013 - 19:59

Les roches sombres de l’île de Pyk étaient ravagées par les flots. Avec l’hiver qui s’annonçait au loin, la mer n’avait plus rien d’accueillant. Mais pour les boutres des fer-nés, la houle n’avait jamais été un problème insurmontable. Les fonds plats et les rames leurs permettaient de poursuivre leur route sans trop de dommage, même si parfois, des pertes étaient à déclarer au niveau de l’équipage. Sacrifices accueillis à bras ouverts par le Dieu Noyé en qui le Seigneur Suzerain croyait éperdument. Quelque part, ce n’était que tri ou sélection naturelle parmi ce peuple de robustes pirates. On ne pleurait jamais très longtemps un frère tombé en mer. C’était le perdre sur terre qui relevait de la tragédie pure et simple. Un affront même, pour ce peuple de la mer.
La dernière liste des pertes pendait dans la main gauche de Dagon. Un bien trop grand nombre de noms y figuraient. Les marins, avec ferveur, avaient pris la mer de plus en plus avares, désireux de biens et de femmes. Mais avec l’assurance qui était la leur, ils devenaient moins prudents, et sans méfiance. Dagon faisait suffisamment confiance à ses Capitaines pour les laisser gérer leurs expéditions, du moins à quatre d’entre eux. Mais il arrivait que les plus jeunes, animés par une soif de reconnaissance, fassent tout le contraire du bon sens et revenaient la queue entre les jambes. Dagon ne pardonnait pas ce genre d’erreurs grossières et – selon lui – facilement écartables. On remplaçait le Capitaine fautif sur le champ. Mais à force, les bons éléments venaient à manquer, et les meilleurs dans ce domaine étaient bien trop souvent en mer pour ne pas avoir le temps de former la relève. En soupirant, Dagon parcourut la liste pour la troisième fois. Il connaissait toutes les familles dont les noms étaient inscrits à l’encre noire. Il n’y aurait pas de mot de consolation de sa part. Il n’était pas désolé. Le vent enroula la feuille brunie, voilant un instant les morts. Dagon redressa la tête pour regarder l’étendue marine qui lui offrait un spectacle toujours des plus délicieux. Il était sorti sur l’un des ponts de bois qui permettaient de rallier le donjon de la tour principale. Il se tenait appuyé dans l’embrasure de pierre, déhanché pour reposer ses jambes l’espace d’un instant.

Depuis la réunion complètement impensable au sein même de sa citadelle, Dagon ne savait plus où donner de la tête. Il avait promis le Nord à ses hommes. Quelle folie ! Il n’y avait plus rien, dans ces terres de neige. Beron Stark n’était pas assez stupide pour laisser ses berges sans protection depuis la fulgurante attaque fer-née qui avait fait perdre des gens aux deux Seigneurs. Une folie sans nom qu’il ne pouvait simplement renier. Aussi caractériel soit-il, il tenait toujours parole, surtout lorsque celle-ci était prononcée en présence de toutes les têtes des îles. Seul son cousin, Harloi, avait eu le bon sens de décliner cette offre qui tenait de l’hérésie. Il avait passé des nuits à étudier la question, sous tous les angles, tous les points de vue. Harlon avait tenté de l’en dissuader. Il pouvait prétexter un abus de boisson, ou toutes autres balivernes. Dagon ne pouvait s’y résoudre. Ses hommes n’étaient pas dupes et son orgueil bien trop à vif pour qu’il se ridiculise ainsi. Il aurait aimé avoir les conseils de Lars et de Tom mais tous deux n’étaient plus que souvenirs. Il savait qu’il ne pouvait trouver la solution seul mais aucune réponse venue de l’extérieur ne lui apportait satisfaction. Il ne pouvait se permettre de perdre ainsi la face, comme l’aurait fait son père. Rien que d’y penser, il froissa le parchemin qu’il retint prisonnier dans sa main. Était-il donc condamné à plaider pour son incompétence et sa vieillesse ? Couardise ! Il était trop tôt, bien trop tôt pour qu’il en soit fini de lui. Le peuple avait encore besoin de lui. Il voulait s’en convaincre.

« Lord Greyjoy ! »

Un infortuné messager venait d’arriver à son niveau. Perdu dans ses pensées, le Lord ne l’avait nullement entendu arriver alors que ses pas devaient raisonner sur la pierre depuis déjà plusieurs minutes. Le jeune homme état essoufflé. Il profita du fait que son seigneur lui tournait le dos pour reprendre son souffle pendant plusieurs secondes.

« Vous avez demandé à être averti de toutes circulations dans l’enceinte de Pyk. »

En effet. Et depuis plusieurs semaines déjà. Depuis le rassemblement. Même s’il savait son peuple fidèle, lui non plus n’était pas à l’abri de l’espionnage. Un espion sur l’île pouvait vite amener à une situation plus que catastrophique. Il savait que l’un des siens en faisait de même sur le Continent, mais rien ne pouvait être comparable à ce qu’un espion rapporterait d’ici. Rapporter le véritable nombre de navires fer-nés suffirait à faire couler la flotte toute entière. Dagon jouait la stratégie de la peur. On répandait partout que la flotte Fer-Née était gigantesque, et ça suffisait pour tenir les curieux hors de portée. Mais une info, une de trop et tous tomberaient.

Sans bouger outre mesure, Dagon tourna la tête pour écouter la suite. Interprétant ce geste comme une invitation à parler, le serf s’exécuta sans plus attendre.

« Le boutre des Bonfrère est sur le départ et Lord Bonfrère aimerait vous présenter ses… »

Dagon venait de complètement se retourner pour faire face au jeune homme. Dagon avait l’habitude d’être le plus petit, depuis toujours, mais pour une fois, la personne qui lui faisait face ne dépassait pas son menton. C’était une question de temps. Le jeunet n’avait pas encore atteint sa taille adulte. Il savait déjà que les Bonfrère partaient. Ils devaient ramener Aaricia à Cormartel. Et les respects de Veloran, il s’en fichait comme de la première donzelle qu’il avait dépucelée. Fixant son œil valide sur le garçon qui avait laissé sa phrase en suspens il attendit de trop nombreuses secondes avant de prendre lui-même la parole.

« Rien de plus significatif ? »

Le jeune homme bredouilla que non en minaudant des paroles sans queue ni tête. Inutile de suivre son discours. Désintéressé, Dagon reprit sa posture initiale, préférant le murmure du vent aux gazouillis du jeune homme qui se détournait pour reprendre l’escalier par lequel il était monté. Soudain, comme si l’idée lui avait transpercé le crâne, le jeune homme, surexcité apostropha à nouveau son suzerain.

« Le Harloi ! Il est ici. »

Un sourire se dessina sur le visage tendu de Dagon. Là, ça tenait du significatif. Tout comme Lakdahr, Sargon avait cette île, ou plutôt la famille Greyjoy en horreur. S’il venait sur cette île, c’était toujours pour une raison bien spécifique, et non pour passer un aimable bonjour à son seigneur de cousin. Devant le silence du Seigneur, le garçon descendit dans les étages inférieurs. Dagon scruta la mer. Sargon avait refusé catégoriquement le Nord. Pourtant il était peut-être bien le seul à pouvoir apporter une réponse à son aîné. En inspirant une dernière bouffée d’air marin, Dagon se dégagea du mur et descendit à son tour en direction de la salle principale. Le petit parchemin était toujours caché au creux de sa main gauche. Les marches glissantes lui jouèrent plusieurs fois des tours et c’est bruyamment qu’il atterrit dans le couloir menant à la grande salle. S’il y avait bien une chose qu’il avait en horreur, c’était de solliciter la présence d’un des siens. Surtout quand il s’agissait de son incorruptible cousin. Ce dernier trouvait toujours un malin subterfuge pour détrôner son autorité d’une manière ou d’une autre. Se quereller avec lui n’avait rien d’agréable. Même si le Harloi empruntait des sentiers pourtant interdits par son Suzerain, Dagon respectait son cadet plus que beaucoup de son peuple. Il savait qu’il dansait toujours sur des braises le concernant. Un mot de trop et le Capitaine pouvait tout envoyer bouler et adieu un homme remarquable. Mais pour une fois, il n’eut pas à le faire. Alors qu’il redressa la tête pour voir l’étendue du couloir sombre, il reconnut la silhouette bien particulière du Capitaine de la Veuve Salée qui marchait dans le sens inverse. Dagon ralentit le pas, intrigué mais nullement surprit par cette figure. Si son cousin avait la sublime intention d’aller rendre visite à Lady Greyjoy, le suzerain n’allait pas lui permettre pareille friandise. Sans s’arrêter, il continua sa course jusqu’à la porte entre ouverte de la salle qui avait accueilli le banquet, estimant qu’avec leur vitesse, ils s’y rencontreraient tous deux. Si Sargon passait son pas, Dagon ne manquerait pas de lui faire rebrousser chemin, mais si le plus jeune décidait de s’arrêter à son niveau pour une plaisante joute verbale, Dagon ne lui refuserait pas ce plaisir.


"L'histoire morte est écrite à l'Encre, la variété vive s'écrit dans le sang."  

 
© frangin
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Jeu 3 Jan 2013 - 14:24

     Récemment un message était arrivé de son « aide » du continent. Damon Tarbeck avait fait savoir à Sargon que la Flotte du Lion désirait apparemment faire un tour du côté des Iles de Fer dans les temps à venir. Il lui avait aussi signalé que la rumeur disait que lord Lannister en voudrait personnellement à la maison Harloi qu'il jugeait responsable du décès de sa stupide épouse. Cette Arryn juste bonne à écarter les cuisses et trop agiter sa langue. Le Harloi avait été plutôt content en apprenant qu'elle n'était plus de ce monde, cette idiote l'irritait au plus haut point et elle n'avait récolté que ce qu'elle méritait. Sargon savait pertinemment que si un coupable devait être trouvé, ce serait pour sa pomme puisque c'était lui et nul autre qui avait enlevé sa suivante après l'avoir confiée aux bons soins de deux de ses marins. Malheureusement, il doutait que ce soit lui le responsable de sa mort. Même si le Fer-né pouvait se montrer très vaniteux – et encore, c'était peu de le dire – il ne se prêtait pas de pouvoir surnaturel et savait très bien qu'il n'était en rien coupable de la mort de cette idiote incapable de pondre un marmot sans en crever. Mais là n'était pas la question, Sargon avait relégué cette information au second plan – il avait suffisamment d'ennemis plus proches que les Lannister pour s'occuper – et ne retint que celle qui parlait de la Flotte du Lion. À n'en pas douter, elle intéresserait sérieusement Dagon qui prévoyait de défaire les Iles de Fer d'une grande partie de ses capitaines. Et pourquoi ? Pour aller faire un raid dans le Nord, cette région sans intérêt et aussi inutile que le petit capitaine Bonfrère ! Mais libre au Greyjoy d'aller s'amuser là-bas alors que son épouse était enceinte jusqu'aux yeux et que ses Iles étaient menacées par le continent.

     L'espace d'un instant, le Harloi avait envisagé d'envoyer un homme porter la nouvelle à Dagon, lui ne tenant pas franchement à croiser son cousin pour le moment. Il n'y avait pas de raison précise à ce manque de motivation si ce n'était qu'il n'était pas d'humeur et le Dieu Noyé savait que Sargon prêtait beaucoup d'attention à ce qu'il voulait en occultant ce qu'il devrait faire. Certes l'information était d'une importance capitale, mais il l'avait obtenue d'une manière qui ferait grincer des dents n'importe quel Fer-né : en payant un continental pour qu'il lui serve d'espion. Pourquoi la leur confier dans ce cas ? Ils crachaient sur ses moyens de faire, ils ne méritaient pas d'aide de sa part et même si ses Iles natales étaient menacées, il ne s'en souciait pas franchement. Pourtant, sans raison particulière il avait changé d'avis pour décider de se rendre tout de même auprès de leur « seigneur » afin de le tenir au courant de cette donnée. Là, il reviendrait à Dagon seul le choix de remettre le raid sur le Nord ou de le continuer s'il était devenu totalement inconscient.

     C'était pour cette raison qu'il posait le pied sur la plage rocailleuse de Pyk. Il avait tout d'abord envisagé de s'arrêter au port des Botley, mais avait changé d'avis en préférant éviter Helya pour les jours à venir. Au loin plusieurs boutres étaient visibles et la rumeur disait qu'Aaricia renterait à Cormartel pour donner naissance au poulpe qui lui grossissait au creux des seins. Peut-être bien qu'il irait lui rendre visite un de ces jours, autant pour emmerder le Bonfrère qui ne pouvait pas l'encadrer que pour voir comment Dagon réagirait à cette nouvelle. C'était peut-être dangereux, mais il fallait bien s'amuser un peu dans la vie, sans quoi elle devenait rapidement morne. Il se trouva bientôt dans l'enceinte de la forteresse à son grand déplaisir. Sargon n'aimait pas cet endroit, sans raison précise, c'était quelque chose d'ancré dans son esprit tout simplement. Le Harloi n'attendit pas d'être accueillit par une servante ou un domestique quelconque, il s'aventura dans les couloirs comme il avait l'habitude de le faire en se disant qu'il finirait bien par tomber sur Dagon au recoin d'un corridor. La dernière fois qu'il était venu à Pyk, Sargon avait eu une discussion désagréable avec son cousin, mais il était bien décidé à changer la donne cette fois-ci et à garder la main sur la conversation. C'était lui qui avait toutes les cartes en main et suzerain ou non, Dagon n'aurait d'autre choix que d'écouter sans pouvoir se jouer de lui. Après quelques couloirs, la silhouette du seigneur des lieux se dessina à l'autre bout et le Harloi continua son avancée sans prendre la peine de l'interpeller. Ce ne fut que lorsqu'ils arrivèrent près l'un de l'autre que le regard du plus jeune se posa sur l'autre qui ne s'était toujours pas arrêté. Sargon stoppa sa marche alors que son éternel sourire vaniteux était visible sur ses lèvres.

     ▬ Tiens, Dagon. Ça tombe bien, je venais justement vous voir. »

     D'un côté, aurait-il une autre raison de venir ici si ce n'était pour le voir lui ? Les mauvaises langues diraient qu'il pouvait rendre visite à son épouse, mais elles se tromperaient lourdement. S'il désirait voir la belle, Sargon irait simplement lui rendre visite à Cormartel ou l'inviterait à nouveau à monter à bord de la Veuve Salée puisque les dernières rencontres qu'ils avaient fait là-bas avaient été on ne peut plus intéressantes. Le Harloi laissa passer quelques instants de silence, juste pour avoir le plaisir de faire patienter l'homme le plus important des Iles de Fer. D'une manière un peu provocatrice, le Fer-né avait reprit le vouvoiement alors qu'au rassemblement il ne s'était pas gêné pour le tutoyer devant témoins. Une autre lubie de sa part. Quoi qu'il en soit, une partie de la nouvelle arriva enfin, distillée dans quelques moqueries et provocations dont il ne pouvait se défaire, si tant est qu'il puisse en avoir le désir bien évidemment.

     ▬ Je crois savoir que le raid sur le Nord est maintenu pour le moment, mais j'ai eu quelques informations qui pourraient éventuellement changer la donne. Il détourna brièvement son regard du visage marqué de son cousin, sans se presser. Sargon ne comptait pas dire quoi que ce soit pour le moment, il faudrait d'abord que Dagon passe par quelques chemins bien précis. Malheureusement il se trouve que j'ai obtenu ces données par ce que vous avez tous l'habitude de qualifier de comportement hérétique. Du coup il est peut-être préférable que je m'abstienne de les donner à qui que ce soit. Je ne voudrais pas que notre seigneur soit humilié par la manière dont il s'est procuré ces informations. Je sais qu'avec vous l'Antique Voie prédomine tout.... Même la survie de son peuple peut-être. »

     Son regard se reporta sur le visage du Fer-né qui n'était pas bien plus grand que lui. En réalité ils devaient avoir à peu près la même taille, ce qui était plutôt inhabituel pour le Harloi qui devait être plus petit que la moyenne – et surtout que Gabriel – mais cela n'enlevait rien à son arrogance pour autant. L'essentiel désormais était de savoir ce que Dagon était prêt à faire. Sargon savait bien qu'il voudrait connaître la teneur de cette fameuse information, surtout maintenant qu'il venait de dire que cela pouvait décider du futur de leur peuple. Mais il était si proche de Harlon, ce vieux fou pouvait bien le convaincre de ne pas accepter l'aide de son neveu parce qu'il avait emprunté des chemins contraires à l'Antique Voie pour savoir ce qu'il savait. Si tel était le cas, ce ne serait qu'une preuve supplémentaire que Dagon n'était que la marionnette de ce vieux fou d'Harlon. La relation entre lui et Sargon n'avait jamais été aussi mauvaise – quoique avec l'épisode de Deirdre les choses avaient été pires – et il attendait donc beaucoup de la réaction de son cousin. Cela dit, même si le destin des Fer-nés pouvait dépendre de cette information, il ne la donnerait pas si l'Antique Voie passait avant le rester. Ce n'était pas sans raison que le Harloi n'était pas estimé par ses pairs et il faisait tout son possible pour entretenir cette hostilité à son égard. C'était tellement plus amusant que de faire l'unanimité.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
Seigneur Suzerain de Iles de Fer
avatar

Dagon Greyjoy
Seigneur Suzerain de Iles de Fer

Général


"Nous ne semons pas. "

Lord Ravage de Pyk,
et de ce qu'il en reste
Fils du Vent de la Mer
Capitaine de.... non, SBF


♦ Missives : 181
♦ Missives Aventure : 89
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 13/05/1989
♦ Arrivée à Westeros : 16/09/2012
♦ Célébrité : Mads Mikkelsen
♦ Copyright : Lakdahr (signature + vava)
♦ Doublons : Neassa Baratheon, Bayard
♦ Age du Personnage : 44 ans
♦ Mariage : Lady Aaricia Bonfrère
♦ Lieu : Iles de Fer, Pyk
♦ Liens Utiles : # le personnage
# ses liens
# ses aptitudes
# son histoire


POSTES VACANTS (liens)
# Zachery
# Sorcha
# équipage du nouveau boutre
# fratrie Greyjoy

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
258/500  (258/500)


Message Jeu 3 Jan 2013 - 16:01

Le sourire si caractéristique qui pendait aux lèvres de son cousin donnait à Dagon des envies de le frapper jusqu’à ce que cet air supérieur disparaisse définitivement. Il y perdrait une quantité d’énergie pour au final, arriver à un bien piètre résultat. Son cadet était né avec. A se demander si on ne le lui avait pas taillé sur le visage. Ce qui, l’espace d’un instant, donna à Dagon une idée bien monstrueuse. S’il ne pouvait faire disparaître ce sourire, il pouvait le modifier. Un ou deux coups de hache et même Harlon ne saurait reconnaître son propre neveu. L’idée était assez plaisante pour flotter quelques minutes dans son esprit pourtant bien occupé. Son adorable cousin ne perdait jamais le nord. Il ne s’offusqua nullement de cette entrée en matière des plus familières. Là-dessus aussi, il était tout bonnement inutile de s’éterniser. Harlon lui avait bien fait comprendre qu’ils ne tireraient jamais rien de bon de cet énergumène qu’on ne devrait plus qualifier de Fer-né tellement le Continent lui remplissait le cerveau. Greyjoy avait et continuait à écouter son oncle avec le plus profond des respects. Cependant, s’il le suivait aveuglément sur l’Antique Voie, il lui restait encore un peu de lucidité pour prendre seul ses décisions en matière de confiance.

« Le splendide Capitaine de la Veuve Saumâtre. »

Fort bien. Il n’était absolument pas d’accord sur bien des sujets avec Sargon, mais il y avait néanmoins chez lui des qualités qu’il ne pouvait tout bonnement écarter. Il appréciait par exemple, leurs incessantes interactions verbales. C’était un combat toujours équitable dont on ne connaissait jamais le vainqueur avant la dernière phrase. Il savait que sur ce terrain il pouvait encore se permettre de rivaliser avec son cadet. En combats physiques par contre… il n’était plus aussi certain qu’autre fois de pouvoir ridiculiser son Capitaine. En entendant qu’il se faisait vouvoyer non sans ironie, il profita de l’occasion pour renvoyer une pique au passage. Sargon l’avait aimablement remis en place lorsqu’il s’était volontairement trompé sur le nom du boutre Harloi. Le regroupement des fer-nés n’avait en rien dérangé le Harloi qui s’était permis d’être particulièrement moqueur envers son suzerain. Ce dernier jugeait son insolence sur le ton de la plaisanterie. Elle cachait probablement un besoin d’émancipation que le plus jeune ne pouvait plus retenir. Il pardonnait pour une seule et bonne raison ; Sargon ne l’avait jamais déçu. Il agissait d’une manière totalement opposée à la sienne, mais jamais, il n’avait viré de bord pour attaquer son suzerain dans le dos. C’était probablement ça plus que tout autre qui faisait que Greyjoy était encore l’un des rares à croire obstinément en lui.

Son œil, partagé entre le rire et le défi, observait attentivement Sargon dont les propos devenaient dangereusement intéressants. Dagon se souvenait que seul le capitaine qui lui faisait face avait fait objection à la virée dans le Nord. Mais il savait aussi que l’information qu’il transportait ne devait pas être anodine. S’il avait voulu faire capoter la virée, il lui aurait suffi de faire tourner son Suzerain en bourrique et il y serait parvenu non sans difficulté lors du rassemblement. Il n’avait pourtant rien tenté ce jour-là. C’était ce qui poussait Dagon à croire qu’il avait reçu des informations complémentaires. Une fente verticale barra alors le front du Lord qui sentait sa curiosité prendre le dessus. Connaissant son cousin, il n’allait pas simplement pouvoir lui poser la question. Il demanderait certainement quelque chose en contrepartie, avec ses sales habitudes continentales. Il l’écouta attentivement. Il le savait bon plaisantin, mais aussi rieur soit-il, il y avait des sujets avec lesquels même Sargon ne riait pas. Dagon ne riait absolument plus. Si c’était une ruse pour se rendre intéressant, la plaisanterie avait assez duré. Mais la dernière phrase que sortit des lèvres souriantes du Harloi ébranla jusqu’à l’âme du Lord Ravage. On pouvait l’insulter de bien des manières et le juger mauvais dans bien des domaines, mais s’il y avait une chose pour laquelle Dagon se battait depuis qu’il avait posé son cul sur le trône de Grès, c’était bien la survie de son peuple. Son œil était devenu menaçant. Il n’espérait nullement apeurer son cadet mais le sang qui bouillonnait dans ses veines n’avait fait qu’un tour.

« Et c’est ton comportement hérétique qui te pousse à aider le peuple dont tu t’éloignes ? »

Même s’il avait été ébranlé, Dagon ne pouvait se permettre de perdre. Il devait danser au rythme que Sargon lui imposerait, il le savait pertinemment. Mais si réellement la survie des Fer-nés tenait d’une information dont seul Sargon connaissait le contenu, il n’avait guère le choix. Il n’était pas fou à ce point pour condamner son peuple par pur orgueil. Un sourire moqueur lui barra alors les lèvres, en réponse au faciès amusé du Harloi.

« Si tu ne m’humiliais que par la façon dont tu te procures tes informations, je pourrais dormir en paix, cousin. »

Pour Sargon, ça n’était probablement qu’un jeu. Mais pour Dagon, gérer un homme pareil, ça relevait du défi. Il avait imposé l’Antique Voie à son peuple alors que l’un de ses Capitaines se permettait de l’ignorer complètement. Harlon, dont la passion au Dieu Noyé n’avait plus de limite, ne cessait de pousser Dagon à en finir avec ce rebelle. Et ce n’était pas le maigre lien familial qui retenait la main du Seigneur. En réalité, il s’ennuierait profondément si son incorrigible cousin venait à disparaitre. En plus d’être insupportable, il était aussi l’un des plus doués. Stratégiquement parlant, il ne pouvait se permettre de le perdre. Antique Voie ou pas, il avait fait le choix bien des années plutôt de laisser Sargon gérer sa vie à sa manière. Il prenait désormais un malin plaisir à attendre les nouvelles de part et d’autres lui annonçant que Sargon n’avait pas fait si ou au contraire fait cela.

« Cette Antique Voie semble tout de même te profiter si j’en juge par cette délicieuse créature que tu as ramené au festin … »

Il faisait référence à Cybeline qui n’avait pas manqué d’énerver plus d’un fer-né par sa présence. Il pouvait bien cracher sur l'Antique Voie, il était tout de même partisan de la pratique qui permettait aux hommes de se procurer des femmes lors des raids et d'en faire leurs femmes-sel. Dagon détourna un instant le regard, en observant le couloir sombre qui défilait dans le dos de son adversaire du moment. S’ils en venaient à parler de choses aussi importantes, il ne voulait pas être entendu par n’importe qui. Si Sargon avait des espions, le contraire était aussi possible. Il avait passé bien des années dans ses murs de pierre pour y connaître d’innombrables cachettes susceptibles d’abriter un homme. Il ne voulait prendre le risque. Reportant l’attention sur son cadet, Dagon acquiesça du chef.

« Si vous me prenez par les sentiments Capitaine, je suis dans l’obligation de me plier à votre volonté. »

Ironie palpable, il n’attendit pas la réplique pour se retourner et revenir sur ses pas. Le pont de pierre qui reliait le Grand Donjon au Donjon Sanglant était devenu l’un des rares endroits où ils pourraient s’entretenir sans risque. Enfin arrivé à l’extérieur, Dagon se retourna vers le plus jeune qui avait eu l’excellente idée de ne pas lui faire faux bonds dans les couloirs. Il l’examina un instant du regard avant de croiser les bras sur sa poitrine, présentant que la conversation n’allait pas être des plus courtes ni de tout repos.

« L’hérétique qui me sert de cousin a besoin d’un accord sonnant avec son Suzerain ou préférera-t-il quelque chose de plus antique pour lui délier la langue ? »

Il faisait référence au fait que Sargon n’avait toujours pas craché un seul morceau digne d’éclairer la vision du suzerain. Il était prêt à mettre ses différents de côté pour entendre ce que son cousin avait de si pertinent à lui dire, mais il n’irait pas jusqu’à pratiquer lui-même des façons contraires à ses principes. Il ne paierait pas le prix de l’or pour cette information, aussi utile soit-elle. Du moins, il espérait ne pas devoir en arriver là.


"L'histoire morte est écrite à l'Encre, la variété vive s'écrit dans le sang."  

 
© frangin
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Jeu 3 Jan 2013 - 19:30

     Le regard mordoré de Sargon ne quittait pas le visage et plus précisément l’œil de son cousin. Une expression menaçante y passa et ne manqua pas de retenir l'attention du Harloi qui laissa son sourire s'accentuer imperceptiblement. Rien ne lui plaisait davantage que de voir ses interlocuteurs réagir aux provocations qu'il lançait ! La remarque lancée sur l'aide qu'il désirait fournir le laissa de marbre. Le Fer-né pouvait aussi bien changer d'avis et déclarer qu'il n'avait finalement rien d'intéressant à dire, il serait aisé de laisser les siens se prendre la défaite de leur vie, mais il subirait aussi de grosses pertes ne serait-ce qu'en raison de la fin de cette guerre. Adieu les raids sur Westeros ! Même si les siens avaient presque épuisé toutes les ressources disponibles, il était plaisant de pouvoir effrayer ces pauvres continentaux. Dagon semblait toutefois être en forme, il n'hésitait pas à rappeler le fait que Sargon profitait de la moindre occasion pour l'humilier comme il le pouvait et personne n'aurait pu le contredire. Cela dit, c'était une sorte de « marque d'appréciation » si l'on regardait ce comportement de plus près. Sargon ne se fatiguait pas à remballer les Fer-nés qui ne l'intéressaient pas – le Bonfrère par exemple – et préférait ne pas gaspiller sa salive avec eux. Le fait que Dagon subisse son impertinence était donc une marque d'intérêt. Surtout que les piques envoyées étaient bien douces comparées à celle que Gabriel récoltait quotidiennement.

     Mais là n'était pas la question, le seigneur de Pyk continuait sur la même voie en faisant référence à la douce Cybeline qu'il avait été difficile de rater au rassemblement. Il était vrai que Sargon ne conservait que les traditions qui l'intéressaient. C'était bien là ce que Harlon lui reprochait. Mais au fond, c'était le hasard qui était à blâmer, jusqu'à ce jour le Harloi n'avait jamais goûté aux femmes-sel, mais c'était la jolie Cybeline qui s'était imposée d'elle-même. Tirée des flots, il aurait bafoué le Dieu Noyé en la rejetant, Dagon devrait le féliciter au lieu de le railler ! L'ironie était même présente dans les pensées du Fer-né qui arborait le même sourire qu'à l'accoutumée, quel dommage que leur suzerain ne puisse pas lire dans les pensées, il se serait sans doute bien gaussé.

     Dagon prit alors les choses en main et près une touche d'ironie, se détourna pour revenir sur ses pas. Sargon connaissait bien la direction que son cousin prenait puisque c'était celle qu'ils avaient déjà pris lors de son précédent passage à Pyk. Une légère contrariété passa dans son regard, que personne ne pouvait voir vu que l'autre protagoniste lui tournait le dos, mais il lui emboîta tout de même le pas. Si Dagon s'éloignait, c'était certainement pour qu'ils puissent discuter en toute quiétude sans être gênés par des oreilles trop indiscrètes. Une fois qu'ils furent à l'extérieur, le seigneur des Iles de Fer fit à nouveau face au capitaine avant de croiser ses bras sur son torse comme pour lui faire comprendre qu'il ne se laisserait pas forcément faire. Bien ! Un défi était tout ce dont Sargon avait besoin pour reprendre du poil de la bête. La question qui lui fut adressée ne manqua pas de le faire rire très légèrement. Échanger une information contre de l'argent, ce serait le meilleur moyen pour donner des bâtons pour se faire battre. Pas qu'il puisse se soucier de ce que les autres pensaient, mais ce n'était pas ce qu'il prévoyait.

     ▬ Te faire payer ? Pour que l'on dise que je suis ta catin ? Je t'en prie, je ne suis pas Aaricia... »

     D'une pierre deux coups, il sous-entendait quelque chose au sujet de l'épouse de la Seiche tout en profitant de l'occasion pour rappeler qu'il ne l'avait pas oubliée. Si Dagon l'envoyait sur les roses, il n'obtiendrait rien de plus que le peu qu'il savait à présent. Sargon le savait parfaitement, ce n'était pas sans raison qu'il avait distillé quelques détails sans trop en dire : le suzerain allait devoir le supporter jusqu'à ce qu'il entende tout ce que son cousin avait à dire. Et bien évidemment, il ne serait pas au courant de tout, le Harloi comptait bien garder quelques détails pour lui histoire que son vis-à-vis sache qu'il avait tout à gagner à ne pas le mettre sur la touche. Il avait d'ailleurs reprit le tutoiement puisqu'ils n'étaient qu'entre eux. Sans quitter son air arrogant, il continua.

     ▬ Je vais te faire un.... Prix d'ami en te disant ce que je sais sans rien te demander. Pour le moment. Tu pourras toujours le rendre la pareille un jour si tu veux régler ta dette. Par là, Sargon sous-entendait que le seigneur des Iles de Fer allait lui être redevable, ce qui au final était un peu le cas. Il lui donnait quelque chose qu'il avait acheté de ses propres deniers, c'était comme le boutre « prêté » à Gabriel, une manière de les rendre redevables. Tu n'es pas sans savoir que notre raid sur Port-Lannis a légèrement irrité le Lion qui se cache dans son château ? Il semblerait qu'il n'ait pas vraiment apprécié de voir ses gens malmenés de la sorte et sa flotte en partie détruite. Même si son chantier naval a été plus qu'abîmé avec le raid, il a tout de même une flotte encore conséquente. »

     C'était une petite partie de ce qu'il y avait à savoir. Dagon ne devait certainement pas envisager qu'un continental allait oser venir attaquer les Iles de Fer à bord de ses Dromons. C'était assez impensable il fallait l'avouer, Sargon lui-même avait eu du mal à croire la missive envoyée par le Tarbeck et il avait dû s'y reprendre à deux fois pour comprendre que c'était bien sérieux. Quel sot continental ! Croire qu'ils pourraient réussir à battre les Fer-nés sur leur propre élément. Même s'il était vrai que les boutres de Iles de Fer ne pouvaient pas rivaliser en mer face à des navires de guerre qui pouvaient attaquer à distance, le peuple qui vivait sur ces îles était bien meilleur navigateur que les pauvres continentaux qui jouaient aux marins sur les Dromons de la Flotte du Lion. Le regard mordoré du capitaine de la Veuve Salée s'était concentré sur le visage du seigneur des Iles de Fer, cherchant à décrypter ce qu'il pouvait bien penser alors que les informations affluaient tout doucement. Le Harloi prenait soin d'égrainer ce qu'il savait avec une certaine lenteur histoire de laisser la pression monter chez son interlocuteur. C'était toujours amusant de savoir quelque chose qu'une personne plus importante que vous, ignorait.

     ▬ Mon informateur m'a fait savoir qu'il avait entendu dire que lord Lannister compte prendre la mer pour venir nous rendre une petite visite. Apparemment il souhaite se venger de nous et il semble même avoir des griefs personnels contre certains d'entre nous, ce qui le pousserait visiblement à se montrer d'autant plus féroce dans ses actions. »

     Il se gardait bien évidemment de dire que la personne en question était justement lui. De toute manière, il n'en avait cure. Sargon se fichait pas mal que son nom soit connu du seigneur de Castral-Roc, sans quoi il ne l'aurait pas chuchoté au creux de l'oreille de lady Maura Lannister. Il cherchait les ennuis, c'était plus fort que lui et il n'avait besoin de l'aide de personne pour se tirer de ce mauvais pas. Que voulait faire un lion sur la mer, je vous le demande ? À peine tombé à l'eau il perdrait toute sa superbe. Ne s'attardant pas sur ce sujet, le Harloi reprit une dernière fois pour conclure les premières informations qu'il venait de donner.

     ▬ Le Lionceau n'a pas de grandes chances d'attraper la Seiche c'est évident, il n'est pas taillé pour la mer. Mais si toute la Flotte de Fer s'en va se promener dans le Nord, ils n'auront que les vieux et les femmes à mettre à genoux pour réussir à prendre le contrôle des Iles de Fer. »

     Par là, il faisait clairement savoir à son interlocuteur qu'il n'avait aucune intention de défendre seul sa patrie. Bien évidemment, dans les faits ce serait différent, parce que même s'il était considéré comme un hérétique, jamais Sargon n'accepterait qu'un continental puisse dominer un Fer-né et il préférerait encore défendre des crétins de son peuple plutôt que de les laisser se faire humilier par un du continent. Mais c'était là encore un point que Dagon n'avait pas besoin de connaître et qu'il passa sous silence.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
Seigneur Suzerain de Iles de Fer
avatar

Dagon Greyjoy
Seigneur Suzerain de Iles de Fer

Général


"Nous ne semons pas. "

Lord Ravage de Pyk,
et de ce qu'il en reste
Fils du Vent de la Mer
Capitaine de.... non, SBF


♦ Missives : 181
♦ Missives Aventure : 89
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 13/05/1989
♦ Arrivée à Westeros : 16/09/2012
♦ Célébrité : Mads Mikkelsen
♦ Copyright : Lakdahr (signature + vava)
♦ Doublons : Neassa Baratheon, Bayard
♦ Age du Personnage : 44 ans
♦ Mariage : Lady Aaricia Bonfrère
♦ Lieu : Iles de Fer, Pyk
♦ Liens Utiles : # le personnage
# ses liens
# ses aptitudes
# son histoire


POSTES VACANTS (liens)
# Zachery
# Sorcha
# équipage du nouveau boutre
# fratrie Greyjoy

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
258/500  (258/500)


Message Ven 4 Jan 2013 - 11:10

La main qui était la plus proche de son torse venait de se refermer avec force. Il n’y a pas de cela une année, il aurait accueilli la boutade de son cousin avec amusement, mais aujourd’hui elle n’avait plus rien de drôle. Traiter ainsi sa femme de catin ne l’enchantait guère. Surtout venant de Sargon. Ce sous-entendu était bien trop équivoque pour qu’il soit uniquement raillerie de son cousin. Le problème, il le savait, ça n’était pas sa femme. Elle était capable de se défendre de tout homme sur ces îles, il en était la preuve vivante. Connaissant la réputation de son Capitaine bien mieux que n’importe qui - à force de se l’entendre dire par leur oncle – il espérait seulement que cet idiot ne soit pas assez fou pour tenter quoi que ce soit. Dagon n’avait aucune prédisposition au pardon. La tolérance était de mise, mais que le plus jeune essaye un instant de posséder une chose qu’il lui appartienne et il le ferait tremper dans de l’acier en fusion.

Mais approuver ses dires en réagissant n’apporterait que nouveaux problèmes. Et Aaricia n’était pas le principal. Si les îles risquaient véritablement un danger, les coucheries de sa femme n’étaient que second plan, aussi douloureuse soit la trahison. Mais la suite n’avait rien de réjouissant. Sargon savait profiter de chaque faille et il ne manqua pas d’enfoncer une porte ouverte par son suzerain. Te rendre la pareille ! Mais bien sûr ! Et quoi encore. Venant de Sargon, le prix à rendre n’aurait plus rien d’équitable. Il s’arrangerait pour bien le faire comprendre à Dagon le moment venu. S’il s’attendait à ce que son suzerain lui reste éternellement reconnaissant, il se fourrait le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Dagon jugeait la pertinence d’une information sur l’efficacité de celle-ci. Si ce que son cousin lui apportait n’était que complément à une information déjà connue, et qu’elle ne ferait pas de changements capitaux dans les plans de Dagon, il ne lui accorderait aucun crédit. Et le Seigneur se gardait bien des dettes. Homme de parole, il détestait être ainsi enchaîné à une promesse dont il ne connaissait que la moitié de l’histoire. S’engager maintenant pouvait lui coûter beaucoup plus tard et il n’aurait aucun moyen de faire pression sur son cadet le moment venu. Mais à nouveau, le silence était la seule réponse qu’il pouvait apporter.

Il écoutait attentivement. Contrairement à d’autres, s’il savait son cousin malin et rusé, il avait toujours confiance en ses propos quand ils n’avaient rien d’ironiques. Il le savait différent mais pas au point de transmettre des informations fausses à son Suzerain. Il se taisait probablement sur bien des choses mais ce qu’il affirmait ne pouvait être que véridique. Induire en erreur le Seigneur des îles n’avait rien de profitable, aussi hérétique soit l’informateur. Il n’y avait rien à y gagner pour Sargon qui risquait plus qu’il n’y gagnait. Il n’avait aucune idée de la façon dont il s’y prenait pour obtenir pareille info et préférait ne pas le savoir, mais même pour le marginal ça n’avait pas dû être de tout repos.

« Je doute qu’il se soucie de ses petites gens. C’est plutôt l’orgueil des Lannister qui a pris un sacré coup. »

Cette réflexion s’adressait plus à lui-même qu’à son interlocuteur. Il observa à nouveau quelques instants le silence. Il n’était pas certain d’avoir saisis l’ampleur de ce qu’il venait d’entendre. Il se doutait bien que le Lion n’allait pas pleurer des années sur les navires saccagés et attendre qu’ils repoussent par eux-même. Il savait aussi que leur flotte valait la peine d’être considérée comme importante. Mais il ne voyait pas en quoi cela pouvait constituer une menace. En pleine mer, il ne se serait jamais risqué à envoyer des boutres fondre sur les navires ennemis, mais aussi furieux soient ces ennemis, jamais ils ne se risqueraient à venir jusqu’ici. La géographie des îles était bien trop accidentée pour permettre à des navires à coques profondes de naviguer par ici. Et personne ne pouvait rivaliser avec l’efficacité maritime de ses hommes, Dagon le savait pertinemment. Certes, il avait la dangereuse impression d’être observé et pointé du doigt depuis le Continent, et même si de sombres pensées l’envahissaient parfois au point de vouloir éloigner sa descendance de Pyk, il ne se sentait pas plus menacé qu’un requin au milieu de l’océan.

L’expression de Dagon changea. Il détaillait son cousin avec un air méfiant. Les propos devenaient délirants. Lannister, prendre la mer, rendre visite…Et c’était lui qui se faisait traiter de dément. Une expédition pareille relevait de l’inconscience pure et simple. Même si le sourire restait l’expression favorite de Sargon, le Seigneur de Pyk perçut dans ses propos une cruelle vérité. D’autant plus lorsqu’il indiqua que le Lion avait des griefs contre quelques-uns. Intitule de dire qui. C’est alors que revint sur le tapis, la question du Nord. Dagon baissa le regard et se détourna un instant de son cousin, pour réfléchir. Ce qui venait d’entendre ne suffisait pas encore assez pour l’effrayer. Mais en prenant la route avec ses hommes, il laisserait Pyk avec comme seuls capitaines Sargon et probablement Helya, même si elle s’était montrée volontaire à une remontée nordique. Il esquissa un sourire. Les vieux et les femmes des îles étaient encore capables de défendre leurs roches face à des marins d’eau douce mais il ne pouvait prendre le risque de laisser l’île qui l’avait vu naître être ainsi malmenée par ces pestiférés de continentaux.

« Peut-être est-ce là une très bonne tactique. Si ces ingrats arrivent jusqu’ici – ce dont je doute fort – et qu’ils s’emparent de l’île sans rencontrer la moindre résistance, hormis la tienne, ils se croiront forts. Et pris au piège. Nous sommes un peuple de la mer mais nous connaissons les îles. Leur tomber dessus deviendrait alors une pure remise en place. Tu risquerais même d’y trouver du plaisir. »

Mais, si cette stratégie lui traversa l’esprit l’espace d’un instant, il savait que son orgueil ne lui laisserait jamais permettre à un seul de ces lionceaux de poser une pate sur Pyk. Pareil affront souillerait l’île pour les siècles à venir et le mettrait dans une fureur noire. Et en laissant Pyk sans protection, il ouvrait aussi la porte aux autres îles, en retrait de la sienne. Non. Si guerre il devait y avoir, il ne la laisserait pas dépasser Lordsport.

« Nous ne devons pas laisser leurs navires s’approcher. Et pour cela, il faut que nous soyons déjà en mer. Ou nous risquerions de nous faire canarder depuis le large. L’excuse du Nord ne pourrait être alors que diversion. En équilibrant nos forces entre ceux qui prendrons le Nord et ceux qui resteront en ligne de défense, l’affaire pourrait se régler en quelques heures à peine. »

Il reporta son attention sur Sargon. Ce dernier avait probablement un espion sur le Continent, alors quelle certitude avait-il que son cousin n’allait pas communiquer ce qu’il lui disait à l’ennemi ? rien si ce n’était cette débile confiance qu’il avait en lui. Il était prêt à prendre le risque de se tromper. Sargon restait l’un de ses meilleurs éléments et un excellent Capitaine. Il lui arrivait de voir bien plus loin que son Suzerain, même s’il lui fallait toujours du temps pour avouer ce qu’il pensait réellement.

« S’il existait quelque voie secrète pour regagner l’Ouest sans se faire remarquer, j’enverrai volontiers les nôtres y faire ravage pendant que le Lion profite de mon hospitalité. »

Avec les nombreux renforts que l’Ouest avait reçu, il devenait impossible, même pour les boutres fer-nés de gagner les côtes en un seul morceau. Il y avait peut-être un moyen, si fou soit-il que pareille expédition se fasse. Mais Dagon n’en était pas encore là. Même s’il parlait de stratégie, il n’avait encore rien décidé de mettre en exécution. Cette attaque pouvait arriver dans bien des lunes et il ne voulait pas s’en occuper maintenant.

« Ou devrais-je peut-être t’envoyer directement au Lion ? Certains seraient heureux de croire que la solution à tous leurs maux vient du fait que tu chapeautes toutes les attaques sur le Continent. »

Dagon était reparti sur le sarcasme. Certes, son cadet avait une renommée digne de ce nom sur le Continent, mais même la vie de Sargon ne suffirait pas à calmer la fureur du Lion, si cette dernière était bien réelle. Non." La menace Fer-née" comme il l’appelait, devait être éradiqué à sa source. Et si Sargon n’était bien que la partie visible de l’iceberg, Dagon en restait le principal investigateur.


"L'histoire morte est écrite à l'Encre, la variété vive s'écrit dans le sang."  

 
© frangin
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Ven 4 Jan 2013 - 19:22

     Sargon contemplait le visage de son cousin, se demandant s'il croyait tout ce qu'il était en train d'entendre ou s'il allait l'envoyer sur les roses. Le Harloi mentait souvent, ou plutôt il déformait la vérité pour l'arranger de telle sorte à ce qu'elle convienne à ce qu'il attendait, mais pas pour des choses aussi « importantes ». Il était plus que risqué de faire croire à une attaque de l'Ouest s'il n'y avait rien derrière, surtout à Dagon qui n'apprécierait pas de voir que l'un de ses capitaines se gaussait de lui. Les doutes émis par le seigneur des Iles de Fer au sujet de la possibilité que les natifs de l'Ouest arrivent jusqu'à chez eux, étaient parfaitement justifiés, mais ne pouvaient être aussi sûrs que Dagon semblait le croire. De tous les Fer-nés, Sargon était certainement celui qui connaissait le mieux les continentaux pour les côtoyer très fréquemment, il savait donc que beaucoup d'entre eux n'hésiteraient pas à essayer de rendre la monnaie de leur pièce aux pirates qui razziaient leurs rivages depuis si longtemps. Même avec les meilleurs marins de Westeros, les Iles de Fer n'étaient pas aussi peuplées que le reste du continent et pourraient finir par ployer sous le nombre des assaillants. Peut-être que si le Lion de Castral-Roc attaquait ses ennemis, cela risquait de donner des idées à ses voisins qui se lanceraient eux aussi à l'assaut des Iles de Fer ? Ce n'était pas à négliger, cela faisait plus d'un an que les Fer-nés attaquaient les autres vassaux du Trône de Fer et peut-être que leur patience commençait à être épuisée. Au fond, c'était certainement ça qui gênait autant les autres habitants des îles : que Sargon puisse envisager qu'ils n'effrayaient pas assez les continentaux pour pouvoir être éternellement rebelles à lancer des raids sur le continent.

     L'idée que des continentaux viennent poser le pied à Pyk était toutefois... Assez surprenant. Jamais le Harloi n'aurait imaginé que son cousin puisse accepter une telle hypothèse ! Vu son attitude à l'égard des étrangers, il aurait été plus logique qu'il se garde de les laisser approcher de son île natale. Mais peut-être que leur seigneur n'était pas aussi prévisible qu'il ne semblait le laisser paraître ? Inimaginable ! Sargon avait toujours considéré la Seiche comme une personne trop franche pour être sournoise, en réalité ils étaient parfaitement opposés ce qui leur permettait peut-être de se tolérer. Allez savoir, le Harloi basait ses spéculations sur le fait que le Greyjoy ne l'avait jamais envoyé sur les roses, mais il pouvait se fourvoyer. Les explications qui suivirent confortèrent Sargon dans l'idée que les continentaux n'allaient pas pouvoir approcher des Iles de Fer et c'était une bonne chose. S'ils devaient débarquer, ce serait à Lordsport, chez Helya. Maintenant que Sargon avait enfin obtenu son aval pour le mariage, il ne comptait pas laisser ces abrutis de continentaux venir lui démolir ses projets réglés comme du papier à musique. L'hypothèse ensuite émise d'envoyer des hommes s'occuper de l'Ouest pouvait être intéressante, mais rien ne disait que les flottes du Conflans ou du Bief ne seraient pas dans les parages et se retrouver devant de nombreux Dromons une fois arrivés face aux côtes de l'Ouest, pouvait être gênant. Les pensées cheminaient dans l'esprit du Harloi qui, pour une fois, avait quitté son air vaniteux pour adopter une expression de réflexion tandis qu'il spéculait sur les possibilités qui s'offraient à eux. Ce ne fut que lorsque son cousin lui glissa sournoisement l'idée de le confier aux bons soins de lord Lannister, que le Fer-né retrouva son expression habituelle. Un bref sourire moqueur passa sur ses lèvres alors qu'il haussait légèrement les sourcils en observant son vis-à-vis.

     ▬ Et qu'est-ce qui te laisse penser que je puisse intéresser le Lannister ? La rumeur de l'agression de lady Maura était certainement arrivée aux oreilles du suzerain, mais le reste, rien n'était moins sûr. Tu pourrais en effet. Tu réussirais à te mettre pas mal de monde dans la poche en te débarrassant de moi, mais est-ce que ça en vaudrait vraiment la peine ? C'était une question rhétorique bien évidemment. Avec toute sa vanité il poursuivit. Tu sais aussi bien que moi que malgré tout ce que vous me reprochez je suis l'un des capitaines les plus compétent de cette foutue Flotte de Fer. Te débarrasser de moi pourrait bien te coûter cher. Son expression montrait clairement qu'il ne plaisantait pas et qu'il était sincère. À moins que tu n’ai d'autres raisons de ne plus vouloir me voir dans les parages ? »

     Un léger sourire ourla ses lèvres lorsqu'il termina son intervention. Ce n'était pas l'humilité qui l'étouffait c'était l'évidence même, mais ce qui faisait les compétences du Harloi était justement cette vanité qui transpirait de tous les pores de sa peau. Il se savait doué et même s'il sur-estimait largement ses compétences, Sargon ne faisait pas que jouer le bravache, il apportait aussi des résultats. Son culot lui portait chance, là était toute la raison de son succès. La raison à laquelle le Harloi avait fait référence était bien évidemment la jolie blonde au ventre rebondi qui habitait normalement à Pyk. Si la question lui était posée, il mentirait sans honte en soulignant qu'il n'en avait rien à faire d'elle, mais quelque chose lui disait que son cousin changerait habituellement de sujet pour ne pas s'aventurer dans une discussion stérile qui pouvait mal se terminer. Ils avaient autre chose à faire que se taper sur la gueule alors que l'Ouest menaçait à l'horizon. Ce sujet était d'ailleurs bien trop important pour que le Fer-né envisage de passer à côté et il enchaîna d'un ton plus sérieux, comme si sa vanité s'envolait lorsqu'il abordait le point épineux d'un plan.

     ▬ S'il existe des voie secrètes je ne les connais pas et je ne peux pas demander quoi que ce soit à ce niveau. Mon espion a tendance à vouloir aller là où il peut tirer le plus d'avantages, je sais que ses informations à propos de la Flotte du Lion sont véridiques, mais cela ne signifie pas qu'il ne pourrait pas nous vendre à lord Lannister d'une manière où d'une autre si nous demandions plus de détails. »

     Sargon soupçonnait déjà ce chien de Tarbeck de l'avoir vendu au Lion lors de l'attaque sur Port-Lannis, mais il n'avait aucune preuve. De toute manière après avoir fréquenté Deirdre un bon moment, le Harloi avait compris que les espions avaient la trahison dans le sang et qu'ils retournaient leur veste dès que quelque chose leur semblait trop dangereux. Rien que pour cette raison, il ne demanderait pas la moindre aide au noble de l'Ouest. Cela dit, il était peu probable que Dagon veuille réellement s'en prendre à cette région, il risquait d'y perdre beaucoup de boutres et les récents raids leurs avaient été assez coûteux à ce niveau. La Veuve Salée elle-même avait eu chaud au sens propre du terme lors de l'épisode de Port-Lannis. Après un instant de silence alors que son regard s'égarait le temps des réflexions, le Fer-né enchaîna de plus bel.

     ▬ L'attaque sur le Nord pourrait être un élément à utiliser en effet, mais nous ignorons à quel moment est-ce qu'ils comptent réellement lancer l'assaut. Penses-tu vraiment que tu puisses faire patienter tes capitaines suffisamment longtemps pour qu'ils soient parés à une riposte ? La majorité te poussera à les prendre de court et à lancer toi-même une attaque sur l'Ouest, mais si tu te laisses avoir, je crains que ce ne soit notre dernière discussion. Il ne lui parlait pas comme il en avait l'habitude lorsque la stratégie était au cœur de la discussion, cette fois-ci c'était un échange d'égal-à-égal, il ne se sentait pas supérieur. Il faut regarder les choses en face, même si les continentaux ne valent pas les Fer-nés, ils sont beaucoup plus nombreux que nous. Ils ont des alliés. Même si les Lannister ne sont pas appréciés par leurs voisins, je reste persuadé que leur haine à notre égard pourra leur donner une raison de se serrer les coudes. Il ne faut pas les sous-estimer, même s'ils sont faibles comparés à nous, ils ne sont pas sans ressources. Il ne faisait pas leur apologie bien sûr, mais Sargon voulait vérifier quelle était la position de son cousin à ce niveau. Harald Timbal considérait les continentaux comme des moins que rien et il sert de bouffe aux poissons de Port-Lannis. »

     Il faisait référence à l'ancien lord Capitaine de la Flotte de Fer qui était mort lors du raid sur Port-Lannis. Le silence retomba l'espace d'un instant, au fond la décision finale reviendrait à Dagon et en temps normal Sargon ne se serait pas mêlé de tout cela, laissant aux autres le soin de se démerder seuls pendant que lui ferait ses plans de son côté. Pourquoi est-ce qu'il s'impliquait autant cette fois-ci ? Bonne question, lui-même l'ignorait pour être franc. Au final, il adopta à nouveau son air indifférent avant de hausser les épaules.

     ▬ Au fond, ça ne me regarde pas. Je ne compte toujours pas prendre part au raid sur le Nord et je te précise aussi que je compte dissuader Helya de t'accompagner. Il marqua une brève pause. Ce n'est pas contre toi, mais je suis sûr que tu comprendras qu'il faut veiller à ses intérêts. »

     Et à sa femme. Même si Helya ne l'était pas encore officiellement, Lordsport lui faisait déjà de l’œil et il ne pouvait pas passer à côté. Petite pique à l'attention du borgne qui ferait bien de garder son œil sur son épouse, cela n'en serait que plus divertissant d'essayer d'obtenir des attentions de sa part.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
Seigneur Suzerain de Iles de Fer
avatar

Dagon Greyjoy
Seigneur Suzerain de Iles de Fer

Général


"Nous ne semons pas. "

Lord Ravage de Pyk,
et de ce qu'il en reste
Fils du Vent de la Mer
Capitaine de.... non, SBF


♦ Missives : 181
♦ Missives Aventure : 89
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 13/05/1989
♦ Arrivée à Westeros : 16/09/2012
♦ Célébrité : Mads Mikkelsen
♦ Copyright : Lakdahr (signature + vava)
♦ Doublons : Neassa Baratheon, Bayard
♦ Age du Personnage : 44 ans
♦ Mariage : Lady Aaricia Bonfrère
♦ Lieu : Iles de Fer, Pyk
♦ Liens Utiles : # le personnage
# ses liens
# ses aptitudes
# son histoire


POSTES VACANTS (liens)
# Zachery
# Sorcha
# équipage du nouveau boutre
# fratrie Greyjoy

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
258/500  (258/500)


Message Lun 7 Jan 2013 - 14:41

Dagon, qui refoulait l’inquiétude que lui procurait cette discussion, ne pouvait s’empêcher de retrousser les lèvres en une esquisse de sourire à force d’écouter son plus énigmatique confrère. Même si « offrir » Sargon pouvait avoir quelques avantages, Dagon n’en voyait pas de significatifs. Quand bien même, il pouvait mettre fin à une querelle en le rendant au Continent, il n’était pas de ce genre-là. Aussi étrange soit-il, Sargon restait un fer-né, un homme qui par son poste, Dagon avait juré de protéger voilà plus de 20ans. Il préférait crever la bouche ouverte loin de la mer que de sacrifier l’un des siens pour une cause déjà perdue. Il n’y aurait aucune discussion courtoise avec le Continent. Si guerre il devait y avoir, Dagon serait en première ligne et n’arrêterait de se battre que quand les guerriers adverses seront tous à terre. Ou que les siens risquaient de ne plus jamais se relever. Il pouvait être parfois, le plus infâmes des égoïstes, mais son peuple avait élu son ancêtre à prendre place sur le trône de Grès, il ne pouvait lui faire honte en abandonnant ce pourquoi sa famille se battait depuis fort longtemps. Il protégerait ses hommes et ses femmes jusqu’à ce que son corps dépérisse et rejoigne les profondeurs abyssales d’où ils provenaient tous.

Il se reconcentra sur la discussion. Sargon ne pouvait s’empêcher de se lancer des fleurs. Le pire, c’est que ses propos étaient des plus justes. Outre le fait qu’il ne se débarrasserait jamais d’un fer-né en l’envoyant comme cadeau au Continent, Dagon avait encore besoin de son cousin. Il pouvait être affreusement chiant et assommant avec son arrogance sans borne, mais le Greyjoy ne pouvait s’empêcher de voir en lui un potentiel non négligeable. Après tout, ce n’était pas l’unique membre de sa famille contre qui il devait sans cesse se battre pour arriver à une coopération profitable aux deux partis. Lakdahr, était exactement pareil, quoi que comparer les deux cousins revenait à comparer une chèvre et une girafe. Tous deux bouffaient de l’herbe mais ça s’arrêtait là. Le sourire qu’il avait sur les lèvres s’estompa pour n’être qu’un lointain souvenir. Il répondit à son cousin avec toute la franchise dont il était capable.

« Je n’ai aucune raison de t’éloigner des îles. Je fais suffisamment confiance aux autres pour t’envoyer balader s’ils ne peuvent pas te sentir. »

Le sujet était clos. Un mot de plus dans cette direction et Dagon ne pourrait retenir son poing d’enfoncer le cartilage du pif de son cadet. Mais heureusement, le Harloi semblait retourner à des sujets moins tendus. Ou encore plus. C’était presque étonnant, quoi que rassurant, de le voir un tant soit peu impliqué dans ce qui arriverait prochainement à Pyk. Il se contenta d’écouter. Il n’avait rien d’autre à ajouter concernant l’espion du Harloi. Sargon décidait seul de ce côté-là. Il lui en était déjà suffisamment redevable avec le peu d’infos qu’il venait de recevoir, en demander plus ne ferait qu’augmenter la dette de Dagon et il ne le voulait d’aucune manière. Il espérait juste que Sargon ne se la jouait pas espion double en fournissant autant d’infos qu’il transmettait à son suzerain. Dagon décida d’écarter cette éventualité. Avec son futur mariage avec la Botley – alliance familiale que Dagon comprenait parfaitement pour l’avoir subi jadis – il devait probablement avoir meilleur intérêt à faire profil bas, du moins dans l’immédiat.

Dagon décroisa les bras, pour la première fois de la discussion et se détourna un instant, comme s’il cherchait une réponse dans la brise marine. Il réfléchissait. Il n’était pas du genre à balancer une proposition dans le vide et l’ignorer totalement l’instant d’après. Et il ne pouvait apporter de réponse aux questions de son cousin. Il ne pensait pas un seul instant trouver un argument suffisamment convainquant pour faire attendre ses hommes dans un sinistre mouillage. Il connaissait les Capitaines. S’ils les informaient de ce qui se semblait se tramer, il aurait toute la peine du monde à les contenir. Et il se ferait traiter de faible s’il ne coupait pas court à l’offensive adverse. Ils seraient tous déchainés sans voir dans quoi ils partaient, tête baissée.

« Même moi je ne suis pas capable de les contenir… » Il se retourna pour faire face à Sargon. « N’ébruite pas ce que tu viens de me transmettre. Je ne suis pas homme de secret, mais tant que je n’ai pas un plan à leur soumettre, peu importe ce que je proposerai, ils se retrouveront en mer avant que l’ordre leur soit donné de rester. »
Il parlait des autres capitaines. Probablement que Sargon ne pourrait s’empêcher de glisser quelques sous-entendus lors de discussions avec ses frères insulaires, mais un peu de bon sens l’obligerait néanmoins à tenir un minimum sa langue. Pour avoir croisé certains hommes d’une qualité exceptionnelle sur le Continent, Dagon était le premier à savoir que le moment venu, peu importait le Roi, ils se battront tous pour ravager les îles et enfoncer un pieu dans la poitrine du Greyjoy. Et ils se battraient avec la rage du désespoir. Combien avaient perdu des femmes, des enfants, des maris, et bien plus encore. Ce que Dagon redoutait le plus, c’était probablement que le Nord se joigne à cette expédition. Il ne gardait franchement pas u agréable souvenir de son dernier voyage dans ces contrées glaciales, et il savait que les loups étaient des combattants rigoureux. En mer, pas forcément, mais si les hordes de Stark venaient à débarquer sur Pyk…Dagon referma le poing gauche. Sargon venait-il ouvertement de le comparer à Harald ou était-ce une tromperie de son propre esprit ? Il le fixa durement, pendant un instant avant de répondre.

« Le Continent abrite des hommes dociles et soumis. Mais un homme à qui tout a été pris réclame vengeance. Et cette soif ne s’étanche que par la mort. Donne-lui une cible, et il se transformera en une machine de guerre insensible. Ils n’ont plus rien à perdre, en dehors de leur vie. » Il marqua une courte pause pour reprendre son souffle et affirmer ce qu’il savait vrai. « Nous avons tout à y perdre, et nous n’avons plus eu soif depuis bien trop longtemps. »

Il ne remettait pas en cause les choix de Harald. Remuer ne passé ne changerait pas leur avenir très incertain. Qu’adviendrait-il si les îles étaient soumises au point de devoir plier le genou devant le Lion ? Dagon ne pouvait y songer. Ça serait leur fin à tous. Il n’y avait pas de quoi vivre sur les îles. Il ne pouvait se résoudre à devenir vulgaire marchant échangeant son fer contre subsistance. Une attaque de cette ampleur, ou supérieure, mettrait irrémédiablement fin à leur existence tel que tous la connaissait aujourd’hui. Fin au goût bien amer pour les fer-nés.

Il se contenta d’un haussement de sourcil lorsque l’autre en arriva à Helya. Cette femme pouvait se vanter d’en faire comme bon il lui semblait sans que jamais Dagon y trouve quelque chose à redire. Il la connaissait assez pour savoir qu’elle ne le trahirait pas et c’était suffisant. Dagon recroisa les bras. Probablement pour empêcher un poing de fuser plus que pour se protéger de la brise. Quel sournois il pouvait-être quand il s’y mettait. Mais réagir à ses piques ne faisait que le convaincre de continuer sur sa lancée.

« Si tu voulais bloquer les îles tu as réussi. » Quand attaquerait le Continent ? Fichtrement aucune idée. Se risquer alors d’envoyer des Capitaines loin d’ici mettrait en danger tous les autres. Que faire alors. Rester ici bien sagement, et attendre que la mort vienne ? C’était tout autant malsain pour les hommes. « Bonfrère repart à Grand Wyk. Famille au complet. » Il pensait à haute voix. Il pouvait s’y rendre lui aussi avec la Sirène, mais rien ne justifiait qu’il y reste plusieurs semaines voire des mois à attendre. Il ne pouvait non plus demander à des capitaines de rester avec lui. Sargon et Helya, Pyk. Bonfrère et lui, Grand Wyk. Mais aucun d’eux ne resterait les bras croisés. Si au moins il avait une date approximative ! C’était probablement ce à quoi jouait Sargon, ne lui donner qu’un peu d’infos. Assez pour l’alarmer, mais pas assez pour les utiliser. « Hé bien, bonne chance quand les voiles ennemies seront visibles depuis Lordsport. Votre mariage risque d’être...mouvementé. » Par là, il signifiait que Sargon avait meilleur temps à dire ce qu’il lui cachait encore. Sans quoi, il partirait tout de même pour le Nord, ne pouvant se résoudre à attendre bêtement ici.


"L'histoire morte est écrite à l'Encre, la variété vive s'écrit dans le sang."  

 
© frangin
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Mar 8 Jan 2013 - 15:26

     Les mouvements de Dagon étaient très peu accentués, il semblait se concentrer essentiellement sur la discussion, ce qui n'était pas forcément un mal. De son côté, le Harloi restait obstinément debout sans esquisser le moindre geste, ses sourires moqueurs ou hautains parlaient pour lui-même. Inutile de s'embarrasser du reste. Après un silence qui semblait montrer que le seigneur de Pyk était en train de réfléchir, la discussion reprit pour pointer du doigt un sujet plus qu'épineux. Il était évident que qui que ce soit ne pourrait contenir les capitaines qui souhaitaient partir à l'assaut du Nord. Ce n'était pas comme de refréner les ardeurs d'une jeune pucelle avant sa nuit de noce, il s'agissait surtout de ne pas perdre la prise que Dagon avait actuellement sur eux. Contrairement à ce que de nombreux Fer-nés pensaient, ils n'étaient pas si libres qu'ils le prétendaient. Il suffisait de voir avec quel entrain ils se précipitaient dans les raids qu'il proposait alors qu'ils restaient à végéter dans leurs châteaux le reste du temps. Aux yeux du Harloi, ces individus n'étaient que des moutons sans intérêt qui suivaient le chef du troupeau, c'était bien pour cette raison que leur avis n'avait aucune importance. Lorsque le sujet des informations qui devaient rester secrètes, arriva sur la table, le jeune homme ne manqua pas d'arborer un air amusé. Lui, donner de telles informations à d'autres capitaines alors qu'il n'avait rien à y gagner. Si Dagon le croyait capable d'ébruiter ces données juste pour le plaisir de semer la pagaille, c'était bien mal le connaître. Il se complaisait bien plus dans le rôle du dragon qui gardait jalousement son trésor, il n'aurait déjà pas donné ce qu'il savait à Dagon si le sort des Iles de Fer reposait sur le raid du Nord. Le Harloi était un homme de secret, contrairement à son cousin.

     ▬ Ne t'en fais pas. Je ne compte pas dévoiler cette information à qui que ce soit d'autre. Ces idiots n'y croiraient pas même si je leur en apportais la preuve de toute manière. Il lui parlait presque comme à un gamin, mais c'était son côté vaniteux qui le poussait à toujours se croire supérieur aux autres, même s'il faisait preuve de « gentillesse » en dévoilant ses informations au seigneur de Pyk. Personne ne peut contenir un troupeau désorganisé, il suffit de les pousser là où tu veux et de leur faire croire que tu leur donnes ce qu'ils attendent, ils te suivront comme des gentils chiots. C'est comme de naviguer, rien ne sert d'aller à contre-courant. »

     Il ne lui expliquait pas comment diriger ses hommes, si à ce jour Dagon était encore en place, c'était qu'il devait savoir le faire. Non, Sargon ne faisait qu'émettre ses pensées comme s'il avait parlé à voix haute. Il savait bien qu'il était impossible d'obtenir une cohésion au sein de ce groupe, chacun voulait faire comme il le souhaitait – lui le premier – c'était pour cette raison qu'il fallait les manipuler et les laisser s'imaginer qu'ils avaient l'ascendant. Mais ce n'était pas le mode de fonctionnement de son cousin, le Harloi le savait très bien. C'était aussi pour cette raison que lui ne serait jamais respecté par ses hommes : même s'il parvenait à mener à bien ses raids, il agissait d'une manière contraire à l'Antique Voie et cela ne plaisait pas à ces imbéciles. Bah ! De toute manière, Sargon venait clairement de dire ce qu'il pensait de ces individus, Dagon n'apprécierait peut-être pas, mais au moins le Harloi n'enrobait pas ses paroles pour les faire mieux avaler à son interlocuteur. Pour une fois. Ils étaient fixés sur ce point, les autres capitaines ne seraient pas mis au courant. Peut-être même qu'il ne dévoilerait rien à la Botley histoire de lui faire comprendre qu'elle ne lui arriverait jamais à la cheville. Besoin de domination oblige.

     Sur la suite de son discours, Dagon marquait de nombreux points. Les continentaux avaient beaucoup perdu et ils souhaitaient se venger des pirates qui avaient réduits leurs vies en charpie. Il y avait fort à parier qu'ils se montrent plus féroces que jamais, même s'ils avaient perdu de nombreux hommes de valeur lors des raids des Fer-nés. Sargon se souvenait encore du chevalier qui servait de garde du corps à lady Maura Arryn, cette garce lui avait vanté les exploits du ser qui n'avait même pas été capable de faire plus de trois échanges avec le Harloi avant d'y perdre la tête. La qualité d'un homme ne semblait pas être la même sur le continent que sur les Iles de Fer. Il y avait fort à parier qu'une femme Fer-née savait mieux se battre qu'un homme d'armes continental. Hochant la tête d'un air affirmatif, Sargon était toutefois satisfait de constater que son cousin n'était apparemment pas aussi aveuglé que l'ancien Lord Capitaine l'était. Peut-être qu'ils avaient une chance de prolonger leur guerre. Elle prendrait fin un jour, il n'y avait pas le moindre doute là-dessus, mais le plus tard serait le mieux.

     ▬ Je dirais même que nous sommes repus. Trop de raids finit par rendre les hommes trop sûrs d'eux. C'est toujours de la sorte que les choses se passent avant que tout ne s'écroule. »

     Des paroles plutôt pessimistes il en était conscient, mais de nature Sargon était une personne pessimiste. Il savait depuis le début de la guerre qu'elle prendrait fin un jour ou l'autre. Après, il fallait qu'il avoue qu'elle durait plus longtemps qu'il ne l'avait songé de prime abord, peut-être qu'il se fourvoyait une fois de plus ? Allez savoir. Seul le Dieu Noyé pouvait répondre à cette question et le Harloi ne comptait aucunement lui demander son aide. Qu'il reste au fond de sa mer. Dagon coupa court aux pensées du capitaine lorsqu'il lui déclara qu'il venait de bloquer les Iles de Fer avec son petit discours. Il en était conscient et le sourire amusé qui se dessina sur ses lèvres le montrait clairement. Après la brève information sur Grand Wyk et la pique envoyée sur le mariage, le Harloi se contenta de hausser légèrement les épaules sans quitter le visage du Greyjoy de son regard plein d'assurance.

     ▬ Le nom d'Helya comme épouse suffit à indiquer que ce mariage sera des plus mouvementés. Les continentaux n'ont qu'un rôle bien mineur à jouer là-dedans. Il était évident que le caractère de la jeune femme n'aidait pas à imaginer une cohabitation des plus paisibles. Mais je ne me fais pas d'inquiétudes à ce sujet, je pense que vous serez encore dans les parages lorsqu'ils arriveront. Il n'avait pas eu de date précise, mais connaissait quelques détails, bien que c'était loin d'être suffisant pour déterminer avec précision le moment où il fallait se montrer attentif. Je sais que vu les préparations en cours, ils ne quitteront pas les eaux de Port-Lannis avant une bonne semaine au moins, ce qui signifie que nous pouvons encore nous considérer relativement tranquilles durant la quinzaine à venir. Peut-être plus, peut-être moins. Mais je ne peux pas te donner de date plus précise sans prendre le risque de me tromper. »

     Il ne reconnaissait pas facilement ses torts, ce qui normalement, devait indiquer à Dagon qu'il ne cachait rien pour le plaisir. Les données n'étaient pas suffisamment précises pour qu'il puisse répondre avec précision à la demande muette de son cousin, ce dernier devrait donc se contenter de cela. Même s'il était vaniteux et sûr de lui, Sargon ne vendait pas des informations dont il n'était pas sûr. Il était hors de question qu'il prenne sur lui d'avancer une date et de provoquer une catastrophe si tout se déroulait avant l'heure. Courageux, mais pas téméraire, il ne tenait pas à se brûler les doigts à force de jouer avec le feu.

     ▬ Si vous partiez aujourd'hui, vous auriez peut-être une chance de revenir à temps pour voir les continentaux poser le pied à Pyk. Mais vous seriez épuisés et diminués, sans compter que tes chers capitaines te demanderaient pourquoi tu te précipites. Ils n'aiment pas être chamboulés, ils ont leurs petites habitudes qu'il vaut mieux ne pas brusquer. »

     Mais il ne lui apprenait certainement rien. Ce n'était qu'une manière de plus de démontrer tout l'amour qu'il ressentait pour ses homologues.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
Seigneur Suzerain de Iles de Fer
avatar

Dagon Greyjoy
Seigneur Suzerain de Iles de Fer

Général


"Nous ne semons pas. "

Lord Ravage de Pyk,
et de ce qu'il en reste
Fils du Vent de la Mer
Capitaine de.... non, SBF


♦ Missives : 181
♦ Missives Aventure : 89
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 13/05/1989
♦ Arrivée à Westeros : 16/09/2012
♦ Célébrité : Mads Mikkelsen
♦ Copyright : Lakdahr (signature + vava)
♦ Doublons : Neassa Baratheon, Bayard
♦ Age du Personnage : 44 ans
♦ Mariage : Lady Aaricia Bonfrère
♦ Lieu : Iles de Fer, Pyk
♦ Liens Utiles : # le personnage
# ses liens
# ses aptitudes
# son histoire


POSTES VACANTS (liens)
# Zachery
# Sorcha
# équipage du nouveau boutre
# fratrie Greyjoy

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
258/500  (258/500)


Message Ven 1 Fév 2013 - 15:02

Dagon ne pouvait s’empêcher de penser que ce qu’il venait d’entendre n’était que sombre reflet de ce qui allait véritablement leurs tomber dessus le moment venu. Son visage se refermait de plus en plus, même si son acolyte lui, ne perdait en rien sa répartie et sa constante bonne humeur, presque maladive. Se concentrer dans de pareilles conditions relevait du dérisoire. Il avait besoin de se retrouver seul, penché sur ses cartes pour méditer et surtout digérer la totalité de cette discussion. Avec ironie, il en vint à penser que c’était bien la première fois qu’il ruminerait après avoir eu un entretien avec le plus prometteur de ses cousins. Le sentiment d’impuissance qui se formait au centre de sa poitrine était déjà plus que désagréable. Mais il savait que sans solution à proposer, cette ignoble boule ne ferait que grandir encore et encore jusqu’à éclater. Sa respiration devenait plus pénible. Il savait à quel point ce genre de sentiments d’impuissance l’avait rendu inefficace par le passé. Il ne pouvait simplement replonger dans la lâcheté en souhaitant que quelqu’un soit là pour reprendre le flambeau. Non. Même si ses hommes étaient capables d’exploits inhumains, aucun d’eux ne pourrait ainsi reprendre la tête des îles et décider pour tout un peuple quelle décision était la meilleure. Il avait fait le serment d’y veiller personnellement. Il ne pouvait juste plus se mentir. Ce n’était pas parce qu’il avait perdu un œil qu’il ne voyait plus du second. Et pourtant, aujourd’hui, il ne voyait que brouillard et incertitude. Néanmoins, dans la promesse de silence de son cousin, il ne put s’empêcher de lire un soupçon de soutien. Même fortement dissimulé. Il inspira une grande goulée d’air, comme pour se redonner contenance et pour vider son esprit torturé par des pour et contre auxquels il ne trouvait de véritables arguments.

« Toujours autant d’estime pour tes frères à ce que je vois. » Il esquissa l’ombre d’un sourire. Il n’aurait su dire d’où Sargon trouvait l’énergie pour ainsi toujours cracher sur le peuple auquel il appartenait bien malgré lui. Mais Dagon savait que même si ce dernier se pavanait comme un paon en prétendant ne pas être fait du même bois, la réalité était bien plus amère. Le jeune homme ne faisait que chercher reconnaissance dans la différence. Le vieux l’avait compris bien des années plutôt. Et il était reconnaissant aujourd’hui de toujours pouvoir compter sur son cousin même si ce dernier n’avait rien d’un pion habituel qu’il suffisait de déplacer pour que l’action se réalise. Sargon était tout en subtilité même si son franc parlé et son arrogance semblaient crier le contraire. Il détourna le regard. Il souriait à la dernière réplique. « Et pourtant… nager dans le sens inverse te procure parfois une force plus grande encore que celle qui te guide quand tu suis les flots. »

Il avait inversé le courant. Nager dans le même sens que son père dans un long fleuve tranquille n’avait été qu’eaux troubles dans ses poumons. Différemment, et à une autre époque, il avait été un homme aussi improbable que Sargon. On le voulait "fils du Seigneur des îles" et il ne voulait que liberté. Il avait nagé des années contre l’eau tourbillonnante avant de comprendre que ce qui lui fallait, c’était d’inverser le courant pour qu’il coule dans son sens, et non plus dans celui de son père.

Dagon fixa à nouveau son œil sur le jeune homme. Ses propos étaient lourds de sens. Non seulement les hommes étaient repus, et de plus, les terres Continentales n’offraient plus suffisamment pour les assouvir. Pendant plus d’une année ils avaient fait des dégâts sur les côtes en revenant victorieux et transit. Mais désormais, l’euphorie n’y était plus. Les razzias n’étaient plus que coutumes banales. Ils y prenaient toujours du plaisir – peuple de la mer et de la brutalité avant tout – mais c’était comme de partir un matin pour la pêche. Jamais rien de surprenant, jamais rien de dangereux ni même d’excitant. Effroyablement ennuyeux. Les rives se vidaient. Les Continentaux se réfugiaient au cœur des terres n’offrant plus que résistance militaire aux attaques fer-nées. Combats trop souvent inéquitables. Rien de grisant. Sous peu, le peuple des îles serait réduit à de la simple piraterie. Pourtant, plus aucun navire ne quittait l’Ouest, la Baie était devenue trop dangereuse. Comment remotiver des hommes repus ? Pas eu leur offrant encore et encore des repas. « Le dernier. » Ce mot venait de lui échapper. Volontairement. Il n’allait pas l’expliquer. Et changea directement de sujet. « Une quinzaine ? Si le temps est calme et que rien ne se passe au Nord, peut-être. Nous n’aurions pas même le temps de décharger les boutres à notre arrivée ici. Non. Se précipiter à l’aller est chose commune mais le retour est toujours source de réjouissances et de tranquillité. Forcer l’allure serait alors un non-sens. Et je n’imagine pas la réaction des hommes s’ils découvraient en pleine mer que je les avais fait délibérément quitter les îles alors qu’une attaque se profilait. »

Il s’était fait rentrer dans le lard pour bien des décisions qu’il savait justes et qu’on disait fausses. Mais pour celle-ci, il ne pouvait se permettre une erreur aussi grossière. Le but n’était clairement pas d’affaiblir les siens avant la bataille. Il cherchait plutôt un moyen de les motiver à nouveau. Les motiver probablement pour une ultime fois. De plus, la date n’avait rien de précis, ni en ce qui concernait le temps que leur prendrait l’aller-retour pour le Nord, ni en ce qui concernait l’arrivée des forces ennemies. Toujours le même problème. L’incertitude. Il n’aimait guère ce genre de situations, et pourtant, il en avait déjà rencontré plus d’unes. Son regard se porta sur l’horizon. Il n’aurait aucun allié dans cette bataille. Pas même les siens. Ils aimaient les razzias mais aucun d’eux ne maîtrisait la stratégie militaire. Même avec tous les Capitaines disponibles momentanément transformés en Généraux de guerre, rien ne promettait une défense efficace sur terre. Ni même en mer. Jamais ils ne s’étaient retrouvé à devoir affronter une flotte armée pour la bataille. Ils étaient faits pour les attaques rapides, sournoises et efficaces. C’était probablement ce qui causerait la vie à beaucoup de fer-nés.

« Pour Lordsport. Je considère qu’il en sera de ta responsabilité. Rien n’est décidé. Il me faut…du temps pour y voir clair. » Une nuit, en réalité. Une nuit de veille sans sommeil, penché sur une pinte mousseuse. Il savait que les Botley ne laisseraient pas le port prendre l’eau pour ainsi dire, mais Sargon serait plus efficace, même si son orgueil l’obligerait à agir dans l’ombre. « Fais-moi le plaisir de me tenir au courant si tu as des "précisions" sur quoi que ce soit concernant cette affaire, même si ce n’est que ragots. Même les légendes marines se basent sur des faits réels. » Il savait que les rumeurs voyageaient bon train, surtout lors de beuveries. Mais il savait aussi que rien n’obligeait Sargon a véritablement le tenir informé. Dagon s’attendait juste à un peu d’honnêteté de sa part. La même honnêteté dont il avait fait preuve en venant lui parler aujourd’hui. Rien n’était certain. Et se fier au moins fer-né de l’entreprise pouvait comporter un risque, que Dagon était d’accord de prendre.

Il savait que beaucoup des insulaires possédaient déjà des armes, mais si les terres devaient être défendues, il leurs fallait des armes en conséquence. L’île de Harloi procurait la plus grande partie des minerais qui permettait aux autres îles de s’alimenter en fer. Là aussi, Sargon aurait un rôle à jouer. Même secondairement. Dagon décroisa les bras pour faire à nouveau entièrement face à son cadet qui bloquait, probablement involontairement, la voie de fuite. De sa main droite, il serra l’épaule opposée de Sargon. Ce geste qu’on aurait pu qualifier d’amical n’avait rien de tel. Dagon n’était en rien, amical. Il savait que les ordres n’avaient aucune répercussion sur son cadet. Alors il se contentait de lui parler d’homme à homme, d’égal à égal. C’était ce que signifiait ce geste. « Il va falloir du fer pour approvisionner les forges. » Il fallait à tout prix que chaque homme, femme et enfant soient en possession d’une arme le moment venu. Il n’espérait pas en venir là, mais rien n’était moins certain. Il ne pouvait faire passer un article de loi qui obligeait ses citoyens à posséder une arme. Certains, pour ne pas dire beaucoup en possédaient déjà. Il en offrirait une à ceux qui n’en avaient pas. Cela pouvait être déplacé, voire très mal vu par la société des insulaires, mais il n’avait guère le choix. « De quoi alourdir ma dette envers Harloi. » C’était ironique. Il savait qu’il en devait déjà beaucoup à Sargon, et que ce dernier adorait rendre les autres redevables. Il enleva sa main de l’épaule de Sargon et garda le silence. A nouveau, ça n’était pas lui qui aurait le dernier mot. Il avait de quoi faire en suffisance mais quitter Sargon sans que ce dernier en ait donné l’approbation pouvait être qualifié, de stupidité.


"L'histoire morte est écrite à l'Encre, la variété vive s'écrit dans le sang."  

 
© frangin
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Dim 3 Fév 2013 - 11:45

     Nager à contre-courant n'était pas une chose inconnue pour le Harloi. Dans un sens, si l'on regardait de plus près son mode de fonctionnement, l'on se rendait rapidement compte qu'il agissait à l'inverse de ce que l'Antique Voie lui dictait. N'était-il pas en train de nager en sens inverse ? Peut-être, mais pour le coup, là n'était pas le sujet. Dagon avait fait un trait d'esprit et son cousin ne pouvait nier qu'il avait effectivement de quoi renforcer sa position auprès des autres capitaines Fer-nés si jamais il parvenait à s'imposer alors que tout le monde voulait aller dans l'autre sens. Si tel était le cas, Sargon donnerait beaucoup pour se trouver là à ce moment !

     Le suzerain des Iles de Fer reprit finalement la parole pour lâcher un simple mot, mais lequel ! Le dernier ? Le dernier raid sur le continent ? Devant cette déclaration, Sargon ne put s'empêcher de regarder l'homme d'un air interrogateur. Voilà que Dagon jouait dans le même registre que son cousin : il lâchait un seul mot, sans prendre la peine d'en dire davantage, juste de quoi éveiller l'intérêt de l'autre et le laisser sur sa faim. Au fond, pour le Harloi ce n'était pas si important que cela pouvait en avoir l'air : il ne participait que rarement aux raids qui mêlaient d'autres capitaines. Le dernier était celui près de Motte-la-Forêt et Sargon avait vu les dégâts occasionnés, le peuple des Iles de Fer avait récolté une belle défaite – s'en était une aux yeux du jeune homme – et il ne tenait plus à réitérer tout cela. Alors que le seigneur de Pyk décide ou non de mettre fin aux raids organisés, ma foi, cela ne changerait pas grand-chose à la vie de son vis-à-vis. Ce dernier tendait toujours l'oreille aux dires de son « supérieur » bien qu'il donnait l'impression de se moquer éperdument de tout ce qui se racontait. Toujours est-il que le Greyjoy semblait d'accord avec ce que le capitaine de la Veuve Salée pensait : apparemment il était impossible de partir pour le Nord et de revenir ensuite ici pour protéger les leurs. Un léger sourire se dessina sur les lèvres du jeune homme lorsque son interlocuteur émit l'hypothèse que les autres capitaines puissent apprendre ce qu'il savait et n'avait pas dévoilé, en pleine mer. Après un léger haussement d'épaules, il ne résista pas à l'envie d'ajouter son grain de sel dans la discussion.

     ▬ J'imagine qu'ils pourraient s'imaginer que tu as passé un accord avec les continentaux pour épargner ta maison. »

     Si Sargon souriait, ce n'était aucunement parce que l'idée l'amusait, mais plutôt parce qu'il savait parfaitement que les autres marins devaient tous penser que ce serait le type de comportement que le Harloi pourrait avoir. Drôle d'idée, car même si le Fer-né n'aimait pas les traditions propres à son peuple, il ne serait jamais capable de vendre des hommes libres des Iles de Fer à de simples continentaux sans intérêt. Surtout en considérant qu'il n'était qu'un simple homme d'armes et capitaine de sa maison, aucunement le seigneur de la maison Harloi.

     Le regard de son cousin se porta sur l'horizon tandis qu'il reprenait la parole en déclarant que pour Lordsport, la responsabilité en reviendrait à lui-même – et Helya bien évidemment – il était peu probable que cette dernière apprécie d'être redevable à son futur époux d'ailleurs. Mais c'était un détail qu'il allait régler avec le capitaine de l'Amazone en personne. Même si Sargon avait de gros doutes concernant de nouveaux faits, il tiendrait bien évidemment le suzerain de sa région au courant. Quel intérêt gagnerait-il à garder les nouvelles données pour lui alors qu'il venait de le mettre au courant du plus important ? Le jeune homme hocha simplement la tête alors qu'il réfléchissait à la suite des événements. Cependant, la main que Dagon pose sur l'épaule du Harloi attira son attention. Et bine ? Que lui valait donc cette soudaine marque d'estime ou de ce que ça pouvait bien être d'autre ? Le regard mordoré du jeune homme se planta dans celui de Dagon alors que celui-ci reprenait la parole pour parler de l'île de Harloi. Un bref sourire passa sur les lèvres du capitaine de la Veuve Salée alors qu'il se disait que, finalement, son cousin savait comment s'y prendre avec lui.

     ▬ Je suis certain que notre oncle sera ravi d'accéder à ta requête, il a toujours été très en accord avec ce que tu faisais à ce que je sache. »

     Le seigneur de la maison Harloi était l'oncle des deux hommes, au final la seule chose qui « rapprochait » Sargon d'Igon Harloi était le fait qu'ils portaient tous les deux le même patronyme. Mais il ne fallait pas être particulièrement intelligent pour comprendre que le noble préférait largement avouer que le Greyjoy était son neveu plutôt que l'hérétique Harloi. Il était donc fort probable que l'île où vivait Sargon allait participer à l'effort de guerre, même si le temps que le fer soit livré et que les rares artisans des Iles de Fer se mettent au travail, les continentaux risquaient d'être à leurs portes. Au moins Dagon ne s'était-il pas enfuit avant que le capitaine ne puisse répondre, c'était un comportement suffisamment rare parmi les Fer-nés pour être souligné. Détournant son attention du seigneur de Pyk, il ajouta quelques mots.

     ▬ S'il y a la moindre nouvelle, tu seras le premier au courant ne t'inquiète pas. En espérant que lorsqu'ils arriveront, nous serons suffisamment prêts pour les accueillir. Sinon, on verra bien ce qu'il arrivera ma foi. »

     Son éternel sourire amusé était toujours aussi visible, mais il ne s'attarda guère sur ces détails. L'avenir était encore trop éloigné pour prendre la peine d'en discuter, bien des choses pouvaient évoluer ! Le capitaine se retourna pour de bon après un salut adressé à son cousin, puis il le laissa seul pour qu'il puisse réfléchir à l'avenir de son peuple. Définitivement, le jeune homme était on ne peut plus heureux de n'avoir aucun rôle d'importance sur ces satanés îles ! Il n'avait pas à se fatiguer sur l'avenir des autres, êtres suzerain incluait obligatoirement d'être un bon samaritain, surtout lorsque l'on se retrouvait à la tête des Iles de Fer. Sans s'attarder davantage à Pyk – puisque de toute manière la belle Aaricia n'était pas ici – Sargon regagna rapidement son île natale de manière à discuter stratégie avec son second. Qu'il ne participe pas aux raids ne l'empêchait pas de préparer des choses de son côté.


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Revers de fortune

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Gentilhommes de Fortune
» La Roue de la Fortune
» Tombeau ou abri de fortune ? [Livre I - Terminé]
» Première étape vers la fortune [solo]
» La fortune sourit aux audacieux

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-