AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

[Flashback] Aux grand maux...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Mestre
avatar

Mestre Robert
Mestre

Général Mestre d'Accalmie
♦ Missives : 13
♦ Missives Aventure : 6
♦ Arrivée à Westeros : 14/11/2012
♦ Célébrité : Sam Neill
♦ Copyright : Maron Martell
♦ Doublons : -
♦ Age du Personnage : 50
♦ Mariage : Chaîne
♦ Lieu : Accalmie
♦ Liens Utiles : -
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
150/500  (150/500)


Message Lun 24 Déc 2012 - 17:34

La chaine de Robert cliquetait, alors qu’il avançait à grandes enjambées en direction de la tour des Blanches Epées. Il était arrivé au Donjon Rouge que deux jours plus tôt, mais il en venait déjà à regretter la tranquillité et l’air frais d’Accalmie. La cours royale était agitée en tout sens, au lendemain de la bataille qui avait décidé du destin du Royaume, si bien que le Grand Mestre Malleon ne pouvait plus assumer toute ses tâches. C’est pourquoi, plus tôt dans la matinée, il avait envoyé un messager à Mestre Robert, lui priant de bien vouloir s’occuper d’un résident convalescent.
Servir était ce à quoi Robert avait dédié sa vie, et son Seigneur n’avait besoin de sa présence ni aux banquets, ni dans la cours d’entrainement, où il passait souvent les matinées à rosser des jeunes chevaliers dont la soif de gloire n’avait pas encore été étanchée par le sang des batailles. Il avait donc rassemblé les herbes qu’il avait emportées d’Accalmie, ainsi que quelques unes de ses nouvelles acquisitions, et s’était hâté vers les appartements des Gardes Royaux, où l’attendait son patient.

A l’entrée de la tour, des membres du Guet montaient la garde, il présenta rapidement la missive du Grand Mestre, dont ils reconnurent le sceau, à défaut de pouvoir la lire. S’avisant que la tour manquerait surement du nécessaire, il pria aussi l’un d’eux de se rendre aux cuisines, afin de faire bouillir du vin, et de le lui ramener. Bien que la manteau d’or maugréât qu’il n’était pas un domestique, il s’exécuta, n’osant pas contredire un mestre alors que le Donjon Rouge croulait encore sous les blessés plus ou moins graves.
En pénétrant dans le bâtiment, le Mestre fut subjugué par la blancheur immaculée de la pièce. On attention fut immédiatement attirée par l’imposant grimoire trônant au centre d’une table en barral. Un coup d’œil lui suffit pour identifier le Livre des frères, recensant l’histoire de la Garde Royale depuis sa fondation. Il regretta de ne pas avoir le temps de le feuilleter, se demandant combien d’hommes vaillants n’existaient plus que dans ce monde, n’ayant pas eu la chance d’être immortalisé dans les chansons. Cependant, il avait un devoir, et il n’était pas seyant de faire attendre un Frère Juré trop longtemps.
La Tour était déserte, mais d’après les indications du Grand Mestre, il n’eut aucun mal à trouver les appartements de Ser Gwayne. Robert s’annonça de quelques coups frappés doucement à la porte, et pénétra dans la chambre étroite du chevalier. La première chose qui frappa le mestre était l’odeur. Bien sur, il était habitué à la puanteur aigre qui flottait toujours dans la chambre des malades, mais entre ces murs immaculés, elle prenait une dimension étrange, voir sinistre.
Couché, sur son lit le Frère Blanc avait la peau aussi pâle que l’armure que la cape qu’il portait habituellement. Mestre Robert s’avisa qu’il l’observait :
« Excusez-moi du dérangement Ser. Je suis Mestre Robert, d’Accalmie, le Grand Mestre m’a demandé de m’occuper de vos blessures. »
Le Mestre tendit au chevalier la lettre signé de la main de son homologue, pour appuyer ses propos. Puis il tira sur sa chaine, un geste qui lui était routinier lorsqu’il se préparait à mettre en application ses connaissances.
Les draps blanc étaient taché du sang qui avait suinté à travers les bandages, pourtant épais. Le mestre fronça les sourcils en s’approchant pour avoir une idée des dégâts. Bien que les épais bandages cachent encore toute l’horreur de la blessure, la façon dont ceux-ci avaient absorbé les fluides vitaux laissait bien imaginer que le Frère Juré n’était pas tiré d’affaire, loin de là. Les bandes de tissus recouvrait une grande partie du torse du frère juré, et c’était visiblement un miracle qu’aucun de ses organes n’aient été endommagés.

« Avec votre permission, Ser, je vais enlever ces bandages. »

Le chevalier semblait de toute manière trop affaiblit pour pouvoir l’en empêcher s’il l’en avait voulu. Robert s’était renseigné et avait appris qu’il avait reçu cette horrible plaie de la main même de feu Daemon Feunoyr, au cœur de la bataille, et qu’il était resté entre la vie et la mort deux jours et deux nuits entières, alors que le peu de mestres qui avaient fait le déplacement jusqu’à Herberouge et les aides de camps désespéraient de le voir survivre. Dans ces conditions, c’était un miracle qu’il arrive à rester conscient et formuler des pensées cohérentes seulement quelques semaines après un tel traumatisme. Cet homme était assurément d’une constitution extraordinaire.
Mestre Robert découpa les bandages, puis entreprit de les décoller de la chair, sachant quelle douleur cela représenterait pour le Frère Juré. Entreprendre de discuter avec lui permettrait de lui détourner l’esprit de l’opération.

« Depuis que je suis ici, j’ai beaucoup entendu vanter vos mérites. Vous êtes considéré comme un héros à Port-Réal. Sans doute vos exploits vont inspirer nombres de jeune écuyer. »

Une fois la blessure à découvert, Mestre Robert laisse échapper un grognement. La plaie s’étendait sur toute la largeur du torse du chevalier. La blessure avait été recousue du mieux possible par le Grand Mestre, mais du pus et du sang continuaient à s’échapper d’entre ses lèvres. Le manteau d’ or auquel le mestre avait parlé plus tôt signala sa présence, accompagné de deux jeunes garçon de cuisines portant un chaudron fumant. Le mestre fit signe de déposer le chaudron de vin non loin, du lit puis les congédia d'un geste. Tout en continuant à discuter, il découpa des bandes de soie, et les imbiba de vin.

« Je connaissais les propriétés de l’acier Valyrien, mais difficile d’imaginer qu’ils puissent faire de tels dégats sur un homme en armure. Vous pouvez remercier les Sept d’être encore en vie. Serrez les dents, ça risque de vous brûler » dit le Mestre alors qu’il nettoyait la blessure avec les bandes de soie. « Un mal nécessaire, j’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur. »

Une fois la blessure nettoyée du mieux possible. Le mestre entreprit de trier parmi son matériel quels herbes et baumes qui pourraient lui être utile afin de traiter la blessure. Nul doute que mestre Malleon avait fait au mieux de ses connaissances, mais une tel balafre serait d’autant mieux traités avec des décoctions dont seul Robert avait le secret.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 2 Jan 2013 - 20:26

Comme d'habitude, il était au cœur du combat. Il était censé protéger Maekar Targaryen, le fils cadet du roi. Mais l'appel du combat était trop fort. Il était né pour ça, l'acier, le sang, les cris des mourants. Tout en Gwayne Corbray lui criait de monter au combat avec l'avant garde. Et Maekar Targaryen l'avait comprit. Le prince l'avait autorisé à se battre avec l'avant garde, avec les hommes de Lord Arryn. Après tout le Lord Commandant pouvait surveiller Maekar, et le prince était un vaillant combattant qui n'avait pas besoin d'être surveillé, il savait se défendre. C'était là bas que Gwayne devait être, luttant pour son roi, pour la famille Targaryen contre l'infâme bâtard Daemon Feunoyr.
Nombre de reîtres et d'épées louées périrent de ses mains, Dame Affliction tailladant à travers la chair comme une faux à travers l'herbe. C'étaient des guerriers endurcis par différents combats, que ce soit dans les Sept Couronnes ou sur Essos, mais il était Gwayne Corbray, un chevalier, un frère juré de la Garde Royale. Sa cape blanche flottait dans le vent, et son armure scintillait. C'était sans doute ça, ou alors la grande épée qui se levait et s'abaissait dans un ballet mortel, qui attirait les ennemis à lui comme des insectes autour d'une lumière. Il était à l'avant, au cœur du combat, infatigable. Il avait tellement espéré un peu d'action ! Garder la chambre du roi était très ennuyant.
La bataille durait depuis une heure comme elle semblait n'avoir durée que quelques battements de cœur pour le frère juré alors qu'il profita d'un peu de répit pour se débarrasser de son heaume devenu encombrant. Il avait perdu son bouclier tôt dans le combat, fracassé par homme qui portait une formidable hache de guerre et se saisit donc de son épée à deux mains. Regardant autour de lui, il s’aperçut que la bataille ne tournait pas à leur avantage. Il connaissait l'art de la guerre, il avait grandi avec des livres de stratégies. L'avant garde allait être brisée, les ailes avaient été enfoncée et, combattant au centre, il allait finir encerclé.

Fuir ? Pas une option pour Gwayne Corbray. Il para un coup d'épée venant de sa droite et éventra l'attaquant d'un revers. Puis, il le remarqua. Daemon Feunoyr, qui avait lui aussi perdu son heaume. Il était grand et fort, il était magnifique et, malgré qu'il soit un ennemi, Gwayne fut prit de respect pour ce combattant. Son bouclier était frappé du dragon noir sur fond rouge qu'il avait prit pour emblème, oui, c'était lui.
Gwayne avança au contact mais quelqu'un le doubla sur la gauche. Wyl Vanbois, dit le Farouche avança au combat. Sa réputation n'était plus à faire, c'était un grand combattant que Gwayne avait déjà eut l'occasion de voir jouter. Il savait se battre, il savait gagner...

Il mourut en quelques secondes, décapité par Daemon Feunoyrn avec son épée en acier valyrien. Puis, les yeux violets du chef rebelle se posèrent sur ceux de Gwayne. Le message était clair, les deux savaient à quoi s'en tenir. L'armure blanche et l'amure noire, l'épée ancestrale de la maison Targaryen contre celle de la maison Corbray.
Ils s'approchèrent lentement et se jaugèrent avec quelques coups et ripostes. La passe d'arme ressemblait à un entraînement, jusqu'à ce que Gwayne perce la défense de Daemon Feunoyr et passe à un fil de sa gorge. Le fils bâtard d'Aegon l'Indigne recula... Et sourit. Le combat commençait.
Le duel fut dantesque et dura près d'une heure. Peut être était-ce les qualités des deux combattants, ou alors leurs renommées respectives. Peut être n'était-ce que le fait que les deux épées étaient en acier valyrien et produisaient un bruit semblable au tonnerre en s'entrechoquant. Finalement, alors que la fatigue gagnait les deux hommes dont les mouvements étaient plus difficiles et plus lourds, Gwayne ripa. Son pieds glissa alors qu'il tenait la parade. Il allait transpercer la gorge de Daemon Feunoyr, mais il glissa. Se rattrapant tant bien que mal, Gwayne se retourna, et ce fut le choc.
Feunoyr, saisit à deux mains, frappa son torse avec une torse formidable, brisant son armure et lui déchirant le torse. L'épée le brûla, comme si c'était Balerion la terreur noire qui venait de le rôtir de son souffle enflammé.
Gwayne tomba, mais resta conscient. Il avait du mal à respirer, une douleur terrible le submergeait... Mais le coup fatal ne vint pas. Daemon Feunoyr posa un genou à terre et ordonna à Rougeboutoir qu'on amène Gwayne en arrière pour qu'il se fasse soigner par un mestre. En arrière ? Gwayne ne comprenait pas, Daemon Feunoyr voulait le sauver ? Il n'était pourtant pas sot, il venait de briser l'avant garde de l'armée loyaliste, les hommes fuyaient, la bataille était gagnée s'il attaquait maintenant ! Mais il attendu. Quand il posa un genou en terre à côté de Corbray, il le regarda dans les yeux et lui adressa quelques mots, juste quelques mots...

"Tu aurais put me tuer avec ce dernier coup. La chance m'a sauvé la vie, il me semble juste que j'essaye de sauver la tienne. Survie, chevalier. Survie et je te ferai Lord Commandant quand j'aurai gagné cette guerre."

Puis le néant.

" Excusez-moi du dérangement Ser. Je suis Mestre Robert, d’Accalmie, le Grand Mestre m’a demandé de m’occuper de vos blessures. "

Le mestre l'avait tiré de son sommeil. Sommeil ? Non, le sommeil était reposant. Il était dans un état de transe étrange, entre la vie et la mort. Deux jours déjà que Feunoyr avait traversée son armure. Deux jours qu'il sentait son torse le brûler jusqu'aux os, la morsure de l'acier valyrien l'ayant brûlée comme du feu. Gwayne voyait tout ce qui se passait à travers un brouillard. Il voulut empêcher le mestre de toucher à ses bandages, il souffrait trop, mais il était trop faible.
Le bandage se décolla de son torse avec une douleur atroce, mais aucun son ne passa la muraille infranchissable que formaient ses dents serrées. Jamais il ne montrerait sa douleur, son teint blafard et tout ce sang le montraient assez sans qu'il n'en rajoute. Gwayne ne distinguait pas très bien les traits du mestre, il nageait dans le brouillard complet. Mais sa voix était calme, apaisante, rassurante. Il voulait sans doute éviter à Gwayne de penser à la douleur, alors il parla.

"Depuis que je suis ici, j’ai beaucoup entendu vanter vos mérites. Vous êtes considéré comme un héros à Port-Réal. Sans doute vos exploits vont inspirer nombres de jeune écuyer."

Gwayne répondu du mieux possible, ses mots entrecoupés par la douleur terrible, sa voix amenuisée par cette blessure qui barrait son torse.
"Un... Héros ? Qu'ai-je fait pour mériter ce... Statut ? Les héros gagnent en... Général."

Gwayne ne put s'empêcher d'entendre le grognement du mestre quand il examina la blessure. Un sombre présage. La mort l'attendait il ? Gwayne Corbray allait-il mourir infirme dans son lit plutôt qu'au combat, Dame Affliction en main ? Le mestre parla alors des épée en acier valyrien, indiquant que cette blessure aurait dut être mortelle. Mais ne l'était-elle pas ? Allait il survivre ? Son torse le brûla et lui arracha un gémissement plaintif alors que le mestre désinfectait la plaie. Une sacrait plaie, oui. Feunoyr était une sacrée épée, presque aussi belle que Dame Affliction... Il y pensa soudain, Dame Affliction, où était son épée ? Il s'affola et tenta de se débattre, mais il était trop faible. Confus, il bafouilla quelques mots.

"Épée oui...Ma dame !... Où... argh... Où est elle ?... Ma dame donnez la moi !"

Revenir en haut Aller en bas
Mestre
avatar

Mestre Robert
Mestre

Général Mestre d'Accalmie
♦ Missives : 13
♦ Missives Aventure : 6
♦ Arrivée à Westeros : 14/11/2012
♦ Célébrité : Sam Neill
♦ Copyright : Maron Martell
♦ Doublons : -
♦ Age du Personnage : 50
♦ Mariage : Chaîne
♦ Lieu : Accalmie
♦ Liens Utiles : -
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
150/500  (150/500)


Message Jeu 17 Jan 2013 - 23:52

"Un... Héros ? Qu'ai-je fait pour mériter ce... Statut ? Les héros gagnent en... Général."


« Gagnent ? Mais vous avez gagné, Ser. Pas littéralement, cependant voyez : vous êtes certes blessé mais le Prince Maekar vit, et son ennemi git mort aujourd’hui. Et en grande partie grâce à vous, à ce que j’en sais. Une heure de duel, c’est exceptionnel. Et le temps que vous avez gagné a été fatidique. »

Robert jugea qu’il était inutile d’entre plus avant dans les détails, d’autant que les circonstances exactes de la mort de Daemon Feunoyr ne serait peut être pas assez honorable à son gout. Il se concentra donc à nouveau sur ses fournitures.
Entendant le patient remuer sur son lit, le Mestre se détourna quelques secondes de ses flacons. Heureusement, il restait très faible et sa capacité de mouvement semblait se limiter à quelques soubresauts.

« Ne vous agitez pas Ser, vos blessures sont assez graves sans que vous en rajoutiez »

En croisant son regard, Robert fut surpris de voir que celui-ci n’était plus vague, comme quelques instant auparavant, mais allumés d’une lueur de panique.

"Épée oui...Ma dame !... Où... argh... Où est elle ?... Ma dame donnez la moi !"

Le mestre le regarda sans comprendre. Les Gardes Royaux portaient un vœu de célibat, et de ce qu’il savait de Gwayne Corbray, il n’était pas de ceux pour qui les serments n’étaient que du vent.

« Votre Dame ? Je ne comprends pas…Qui est-elle donc ? Donnez-moi un nom et je lui ferai savoir que vous demandez sa présence. »

Etrangement, cela ne sembla pas rassurer le Blanc Manteau qui se secoua encore plus. Parmi ses bredouillements, le Mestre crut reconnaitre le mot « épée ».

C’est alors qu’il se souvint.
Il aurait du y penser dès que le Frère Juré avait fait mention de sa Dame! Seulement une centaine de lames dans tout Westeros pouvait se vanter d’être en acier Valyrien. Les Corbray du Val faisaient partie de ces familles dont l’épée, constitué de ce métal plus que précieux, faisait la fierté. Dame Affliction était maintenant la possession de Ser Gwayne, et il n’y avait rien d’étonnant à ce qu’un chevalier condamné au célibat considère son arme avec affection. Robert lui-même comprenait bien cela, disant lui-même souvent qu’il était marié à sa chaine.
Vivement, le Mestre parcouru la pièce du regard. L’épée était dans son fourreau, celui-ci accroché à une patère murale, non loin du lit.

« Ne vous agitez plus, Ser. Je vous apporte votre Dame, et je suis sur que vous ne voulez pas que votre séjour dans ce lit ne s’éternise plus que nécessaire. »

En se saisissant de l’épée, le Mestre fut surpris de constater de lui-même la légèreté de l’ouvrage. Il connaissait évidemment bien les propriétés de l’acier Valyrien mais peu de personnes avaient l’occasion de voir de telles armes d’aussi près de toutes leurs vies. Bien que la lame soit dans son fourreau, le talent et la technique des forgerons de l’Ancienne Valyria se voyait par la façon dont la poignée et la garde était ciselée, et dont le rubis en forme de cœur était inséré dans le pommeau. Avant que le Blanc Manteau ne perde patience, Robert déposa son arme sur le lit à ses cotés avec précaution.
Puis il revient à ses mixtures, dont il avait laissé le tri, et finit de sélectionner celles qui lui étaient nécessaires. Son patient étant maintenant plutôt alerte, compte tenus de son état, il jugea qu’il pouvait tenir une discussion avec lui sans risquer de trop le fatiguer.

« Votre Dame…C’est un magnifique travail d’artisanat. Je n’avais jamais pu contempler une épée d’acier Valyrien de ma jeune existence. Ce doit être un honneur pour vous de la porter. C’est une arme digne d’un Garde Royal, pour sur. »

En parlant ainsi, Mestre Robert préparait l’emplâtre qu’il appliquerait sur la blessure : un savant mélange d’herbes destiné à combattre l’infection, la douleur et aider à une cicatrisation rapide. A vrai dire, Robert utilisait pour la première fois certains de ces remèdes ensemble, et n’était pas persuadé que l’effet en serait optimal. Ses connaissances lui permettait au moins d’être sur qu’il n’y avait aucun risque d’obtenir l’effet inverse. Et c’était l’important après tout.
Alors qu’il se tournait pour appliquer son « remède » au chevalier, une idée lui traversa l’esprit. Un peu gêné, il s’éclaircit la gorge avant de dire :

«Si vous me le permettez bien sur, pourrais-je examiner votre…Dame lorsque j’aurai finis de traiter vos blessures ? Après tout, ce n’est pas tout les jours qu’on a l’occasion de voir de telles merveilles. »


Le Mestre guetta la réaction du Frère Juré avec appréhension, on ne pouvait jamais savoir à quel point les hommes d’épées pouvaient être possessifs envers leurs armes.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 23 Jan 2013 - 18:08

« Gagnent ? Mais vous avez gagné, Ser. Pas littéralement, cependant voyez : vous êtes certes blessé mais le Prince Maekar vit, et son ennemi git mort aujourd’hui. Et en grande partie grâce à vous, à ce que j’en sais. Une heure de duel, c’est exceptionnel. Et le temps que vous avez gagné a été fatidique. »

Le Mestre ne comprenait pas. Comment le pouvait il ? Il ne connaissait rien des combats, des champs de bataille. Il ne connaissait pas l'égo des chevaliers. Gwayne avait permis la victoire du camp loyaliste, oui, mais de quel manière ? Sur le plan personnel, il avait perdu, il avait été défait. S'il avait occis Daemon Feunoyr, ils auraient gagné de même. A l'échelle du royaume, c'était une grande victoire, à sa propre échelle, c'était une cruelle défaite. Gwayne savait qu'il trouverait un jour meilleur que lui, on trouve toujours meilleur que soit, mais malgré sa modestie, il n'était encore jamais tombé sur meilleur que lui. Il n'avait encore jamais été vaincu sur un champ de bataille. Il l'avait été en lices, oui, mais les tournois étaient différents des vrais combats. En tournoi, vaincre ne rimait pas avec tuer, c'était le cas sur un champ de bataille.
Sur le champ d'Herberouge, il avait été vaincu, il avait perdu. Peu importe l'issue de la bataille et de la guerre, c'était une blessure à son égo et à son honneur. Et le pire résidait dans le fait que jamais il ne pourrait rectifier cela. Daemon Feunoyr avait il été vraiment meilleur, ou chanceux ? Jamais il ne le saurait, car Daemon Feunoyr était désormais mort. Il n'y aurait jamais de revanche, juste la terrible honte d'avoir failli à son roi, à son rôle, à son manteau.

Mais qui avait tué Daemon ? Il ne le savait pas, il connaissait juste l'issue de la bataille: "Daemon et ses jumeaux sont morts, la guerre est finie. Vive le Roi." Gwayne Corbray voulait savoir, il avait besoin de connaître la fin de cet homme qu'il admirait secrètement. Malgré sa trahison, malgré son ambition, il était un grand homme. Si il avait été légitime, s'il avait hérité du Trône de Fer, Gwayne aurait été fier d'être l'un de ses gardes, d'être son bouclier juré. Mais les choses en avaient été autrement, et Gwayne avait dut se battre contre cet homme qu'il admirait, il avait dut essayer de le tuer.

"Daemon... Comment a-t-il... Comment a-t-il été tué ?"

Gwayne s'agita de plus belle, malgré les conseils du Mestre. Il n'aurait de repos qu'en ayant son épée avec lui. Il voulait être sûr de l'avoir, pourvu que personne ne lui ait volé, pourvu qu'elle n'ait pas été laissée sur le champ de bataille, pourvu que... Non, elle était là. Le Mestre déposa l'épée avec soin à côté de Gwayne, et la main du blanc manteau se dirigea immédiatement vers le rubis taillé en forme de cœur qui sertissait le pommeau. Il se dégageait une chaleur de ce rubis, comme si il était chargé... D'énergie ? Tant de nobles chevaliers l'avaient porté, Gwayne connaissait les noms de la plupart de ses ancêtres l'ayant ceinte à leurs ceintures. Des preux, des dirigeants nobles. Il y avait aussi quelques vers dans le fruit. Le père de Gwayne lui avait parlé d'eux, des égoïstes, des paresseux. Il ne voulait pas que Dame Affliction le rende orgueilleux mais fier et honorable. Et il avait réussit. A chaque fois que Gwayne maniait la grande épée en acier valyrien, il se sentait emplit d'un devoir. Ne pas faillir à son nom, à sa famille.

« Votre Dame…C’est un magnifique travail d’artisanat. Je n’avais jamais pu contempler une épée d’acier Valyrien de ma jeune existence. Ce doit être un honneur pour vous de la porter. C’est une arme digne d’un Garde Royal, pour sur. »

"C'est plus qu'une arme, c'est... Elle est vivante, elle est... Unique."

Les paroles de Gwayne étaient entrecoupés aussi bien à cause de ses blessures et son état qu'à cause de l'hésitation. Comment définir la relation particulière qui le liait à l'épée ancestrale de la maison Corbray ? C'était comme si elle vivait parfois, comme si elle le comprenait. Mais comment expliquer ça au Mestre ? Il le prendrait pour un fou, il le croirait délirant. Peut être délirait-il à cause de sa blessure ? Non, ce sentiment était bien plus ancien. La toute première fois où sa main était entrée en contact avec la garde de Dame Affliction, il avait senti comme une connexion, un courant étrange. Certains disaient que leurs épées étaient le prolongement de leurs bras. C'était différent ici, Dame Affliction était son double, son épouse, comment décrire cela ? C'était comme si cette épée avait une âme, et qu'elle et lui étaient âmes sœurs.
Puis vint la question fatidique, le Mestre voulait observer l'épée. Gwayne ne la perdait jamais de vue, quand il s'entraînait avec des lattes en bois, il la confiait à un écuyer qu'il gardait dans son champ de vision. Personne ne lui volerait jamais cette épée. Allait il laisser le mestre l'observer ? Pourquoi pas, un mestre n'aurait aucune utilité à avoir une épée, un mestre était censé être intègre. Mais... Il valait mieux rester prudent.

"Observer la à votre guise, mais... Devant moi. Jamais je ne perd ma Dame du regard."

Et si le mestre tentait de voler l'épée, Gwayne se lèverait pour lui briser le cou, qu'importe que cet effort surhumain l'achève.
Revenir en haut Aller en bas
Mestre
avatar

Mestre Robert
Mestre

Général Mestre d'Accalmie
♦ Missives : 13
♦ Missives Aventure : 6
♦ Arrivée à Westeros : 14/11/2012
♦ Célébrité : Sam Neill
♦ Copyright : Maron Martell
♦ Doublons : -
♦ Age du Personnage : 50
♦ Mariage : Chaîne
♦ Lieu : Accalmie
♦ Liens Utiles : -
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
150/500  (150/500)


Message Mar 5 Fév 2013 - 14:03

"Daemon... Comment a-t-il... Comment a-t-il été tué ?"

Il avait posé la question comme si sa vie en dépendait. Le Mestre le regarda un certain temps, pesant le pour et le contre. Les yeux du chevalier semblaient briller d’une lueur intense, fiévreuse. Robert ne comprenait pas vraiment l’intérêt que Gwayne semblait accorder au rebelle Feunoyr, après tout il avait été son ennemi, et sa mort était ce qu’il y avait de mieux pour la famille royale. Mais le Mestre avait toujours eu du mal à comprendre les hommes d’armes, de toute façon, une différence de point de vue surement due à l’éducation. Même après avoir fréquenté Lyonel Baratheon pendant des années, son comportement lorsqu’il s’agissait de combat n’achevait jamais de l’interloquer.
Bien sûr, son ennemi avait aussi été un membre de la famille royale, bien qu’un bâtard, et Robert n’avait aucune idée des liens qui avaient pu se créer au sein du Donjon Rouge. Quoiqu’il en soit, le Manteau Blanc avait des raisons de s’intéresser au sort du traître. Il aurait surement été préférable de lui épargner la dure vérité, mais il finirait par l’apprendre tôt ou tard.

« D’une flèche, tirée par Brynden Rivers lui-même, parait-il. Pendant votre duel, lui et ses Dents de Freux ont pu atteindre une position propice au tir, et ont tué Daemon lui-même, et ses deux fils. »

Inutile d’ajouter que la décision de Daemon d’épargner le Frère Juré et de le conduire au loin pouvait être ce qui lui avait couté la vie, comme Robert l’avait entendu dire. Une mort par flèche n’était pas ce qu’on pouvait qualifier d’honorable, cela peinerait surement le chevalier. La certitude d’en être la cause lui pèserait d’autant plus.

« Mais les morts appartiennent au passé désormais ; quant à vous, nous avons fait le nécessaire pour que vous restiez parmi nous encore un certain temps. Vous ne reviendrez pas au meilleur de vos capacités avant longtemps, j’en ai peur, mais l’avenir est devant vous. Il est préférable pour tout le monde d’oublier cette bataille, si vous voulez mon avis. »

Si le rappel des événements récent semblait avoir inquiété le chevalier, la vue et le contact de son arme semblèrent l’apaiser. La relation entre l’homme et son épée semblait particulière, pour le moins.

"C'est plus qu'une arme, c'est... Elle est vivante, elle est... Unique."

Le chevalier cherchait ses mots avec précautions pour tenter, semblait-il, d’exprimer un sentiment, une connexion profonde avec sa lame. Matérialiste, comme souvent l’étaient les hommes de savoir, Robert ne saisit que vaguement ce que son patient tentait d’exprimer. Une lueur presque folle dansait au fond des yeux de Ser Gwayne, alors qu’il parlait, pour autant Robert n’attribua pas ses paroles à la folie. Plus que des objets d’immenses valeurs, les armes en acier Valyrien faisaient souvent partie intégrales de l’identité d’une famille. La plupart des nobles qui en possédaient, même modeste, ne les auraient cédées pour rien au monde. Il n’était alors pas si étonnant que ce genre de lien se forme, bien que la nature de celui-ci échappe à Robert.
En tout cas, et malgré l’affection jalouse qu’il semblait exprimer envers son arme, il ne réfléchit que quelques secondes avant de laisser le Mestre examiner l’arme de plus près.

"Observer la à votre guise, mais... Devant moi. Jamais je ne perd ma Dame du regard."

« Evidemment, je resterai bien en vue, ne vous en faites pas. »

Tout en parlant, Mestre Robert achevait de bander la blessure du chevalier.

« Voilà qui devrait accélérer la guérison, ça sera surement un peu désagréable tant que la remède agira, mais votre rétablissement en sera d’autant plus rapide. Ceci fait, voyons votre Dame… je ne serai pas long, je vous assure. »

Le Mestre prit l’épée avec précaution, montrant bien qu’il n’avait aucune intention malveillante. Il la tira du fourreau de quelques pouces, et examina la lame de plus près, comme il s’y attendait, le métal ne ressemblait en rien à ce qu’il avait déjà pu voir dans sa vie. Il semblait absorber la lumière sans la refléter, donnant à la lame une teinte sombre presque surnaturelle, sans comparaison avec l’acier classique, aussi bon soit-il. Le mestre promena ses doigts le long du plat de la lame, évitant autant que possible la tranche. D’aussi prêt, il semblait évident qu’il était facile de perdre des doigts sur une maladresse avec une telle arme en main. Le mestre connaissait très bien les propriétés des métaux conçus avant le Fléau de l’Ancienne Valyria, et même cela, il aurait aimé avoir un peu de temps pour étudier la lame de plus près. Jusque dans ses propriétés les plus intimes.
Malheureusement, il avait déjà passé bien assez de temps dans sa contemplation, et il pouvait sentir la tension chez le garde royal. Il rengaina dans la lame, et lui redonna, après avoir observé le pommeau de plus près.

"Veuillez excuser ma curiosité, je n’ai jamais pu observer une arme en acier Valyrien de mes yeux. J’ai beau avoir lu de nombreux ouvrages qui en traitaient, la réalité surpasse ce que j’imaginait."

Maintenant les soins de son patient achevés, Robert n’avait plus rien à faire ici, et ce dont le chevalier avait besoin maintenant se résumait à un peu de repos. Cependant, sa curiosité était piquée, il s’accorda de rester encore un peu. Après tout, quelques minutes de conversation supplémentaire ne pourraient pas faire trop de mal.

« Une épée pareiille, votre…Dame, son histoire doit être passionnante. Je sais qu’elle est dans votre famille depuis longtemps Ser, mais guère plus. Si cela ne vous dérange pas, pourriez vous m’en apprendre plus ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 10 Fév 2013 - 11:27

« D’une flèche, tirée par Brynden Rivers lui-même, parait-il. Pendant votre duel, lui et ses Dents de Freux ont pu atteindre une position propice au tir, et ont tué Daemon lui-même, et ses deux fils. »

Une flèche... Une arme de jet, une arme contre laquelle on ne pouvait se défendre à moins d'être d'une rapidité hors du commun. Une arme de lâche, une arme de paysan. Le grand Daemon Feunoyr, si brave, si fort. Le traître, le bâtard que Gwayne avait presque admiré, était mort d'une flèche. Pas par l'épée, la lance ou la hache. Pas face à son ennemi, en ayant les moyens de se défendre. Non, par une flèche. Gwayne accusa le coup, il aurait voulut offrir à Daemon Feunoyr une mort digne de lui. Il aurait voulu le pourfendre de sa main, voir Dame Affliction trancher dans sa chair et se tremper de son sang. Il aurait voulu sortir vainqueur et couvert de gloire, il aurait voulu servir son Roi au mieux de ses capacités. Mais il avait échoué, et à cette cuisante tâche sur son honneur était ajoutée la déception liée à la mort peu honorable de Daemon Feunoyr. Gwayne en était certain, la bataille du champ d'Herberouge resterait gravée dans sa mémoire, et pas comme un bon souvenir. Elle resterait une tâche dans son honneur, une faille dans sa bravoure et ses compétences.
Gwayne Corbray avait mal prit cette nouvelle concernant la mort du bâtard d'Ageon l'Indigne, mais il ne pipa mot. Cela aurait put être à cause de la douleur, ou du choc de la nouvelle. Mais il ne savait tout simplement que dire.

« Mais les morts appartiennent au passé désormais ; quant à vous, nous avons fait le nécessaire pour que vous restiez parmi nous encore un certain temps. Vous ne reviendrez pas au meilleur de vos capacités avant longtemps, j’en ai peur, mais l’avenir est devant vous. Il est préférable pour tout le monde d’oublier cette bataille, si vous voulez mon avis. »

"Dans combien de temps pourrai-je... Me battre ?"

L'angoisse prit Gwayne Corbray à la gorge. Ses capacités, ses aptitudes, c'était toute sa vie. Son rôle était de se battre et de protéger les Targaryen. Quel Garde Royal était il s'il ne pouvait plus manier l'épée ? Il allait devenir un poids pour ses frères et le Roi. Plutôt mourir que d'être encombrant. Le mestre jugeait que tout reviendrait. Oui, mais combien de temps serait il inutile ? Et sil le mestre se trompait ? De terribles semaines allaient attendre Gwayne Corbray, il en avait peur. Finir impotent était sa plus grande peur, et s'il devenait incapable avant même l'âge ? Il était encore jeune, fort, et si cette blessure ne guérissait jamais ? L'angoisse l'envahit, puis il toucha Dame Affliction. L'épée le rassura, elle était comme une vieille compagne qui lui susurrait "ça va aller, ne t'inquiète pas."
Le mestre prit l'épée et l'observa à proximité, avec des gestes lents et d'une infinie précaution. C'était un homme de savoir et il semblait passionné par l'épée. L'acier Valyrien était source de beaucoup d'études, certains hommes tentaient d'en produire, toujours en vain. D'autres auraient aimé le travailler, mais aucun possesseur d'une telle arme ne l'aurait laissée à un forgeron, aussi qualifié fut il. Ces armes étaient uniques, elles avaient toute leur identité, leur histoire.
Les soins semblaient fini, et Gwayne, bien que toujours très faible, sentait déjà les effets des mixtures du mestre. La douleur se faisait moins vive, moins tranchante. Elle était là, oui, mais était devenue presque supportable. Malgré que le mestre ait fini son travail, il semblait vouloir rester et en apprendre plus sur Dame Affliction. La compagnie ferait du bien à Gwayne, aussi n'était il pas contre un peu de bavardage. Surtout que ce sujet là était l'un des rares où il ne serait jamais à court de mots.

« Une épée pareiille, votre…Dame, son histoire doit être passionnante. Je sais qu’elle est dans votre famille depuis longtemps Ser, mais guère plus. Si cela ne vous dérange pas, pourriez vous m’en apprendre plus ? »

"L'épée est dans ma famille depuis l'aube des temps. Nous descendons des premiers Andals qui ont accosté dans le Val, et il est dit que c'est le fondateur de notre famille, un Andal, qui a amené cette épée depuis Andalos... Cependant, mon grand père qui était intéressée par l'histoire, a trouvé des traces écrites qui tendraient à montrer que l'épée n'est pas si vieille que ça. Elle aurait été ramenée d'une expédition en Valyria par un de mes ancêtres pendant le règne de Maegor premier du nom. Même les Corbray n'ont aucune certitude sur son origine."

Gwayne prit une pause. Il s'était souvent demandé si l'épée n'avait pas été volée à une autre maison, ou prise à un mort, des générations en arrière. Il n'y croyait pas, mais il y avait une chance. Et si les Corbray étaient des imposteurs ? Si l'épée appartenait à quelque noble famille disparue depuis des siècles ? Ce serait terrible, et parfois, Gwayne regardait l'épée en se demandant si il la méritait. Malgré cette étrange connexion, peut être que l'épée n'était pas si Corbray que ça... Gwayne continua malgré tout son récit.

"S'il y a une certitude, c'est que l'épée a déjà été l'objet de conflits. C'était il y a un siècle et demi, et son possesseur est mort au combat. Son fils cadet était à ses côtés et a ramassé l'épée, la ramenant dans le Val. Bien évidemment, l'aîné estimait l'épée comme son dû, mais le cadet n'était pas d'accord. Les deux frères ont choisi de livrer un duel pour régler l'affaire, pas à mort, non, car le parricide est un crime aux yeux des Dieux comme des hommes. Au final, le cadet a eut la tranchée et Dame Affliction est revenue à l'aîné. Il est dit que le cadet quitta Cordial et jura de se venger, nul ne sait s'il a eut des enfants en suite."
Revenir en haut Aller en bas
Mestre
avatar

Mestre Robert
Mestre

Général Mestre d'Accalmie
♦ Missives : 13
♦ Missives Aventure : 6
♦ Arrivée à Westeros : 14/11/2012
♦ Célébrité : Sam Neill
♦ Copyright : Maron Martell
♦ Doublons : -
♦ Age du Personnage : 50
♦ Mariage : Chaîne
♦ Lieu : Accalmie
♦ Liens Utiles : -
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
150/500  (150/500)


Message Lun 18 Fév 2013 - 20:16

Ser Gwayne avait pris les circonstances de la mort de Daemon sans broncher, le Mestre n’aurait su interpréter ce qu’il en pensait intérieurement, et en vérité, il était heureux que la conversation ait dévié de ce sujet. Le Mestre avait les batailles en horreur, et celle d’Herberouge très récente ne faisait que l’attrister, tant les pertes avaient été nombreuses, et les larmes abondantes. Il était courant même au sein de la cours de croiser des femmes, jeune ou moins jeunes, en habit de deuil et les yeux rougis. Et même si, l’heure étant aux réjouissances, il n’avait que très peu parlé au Seigneur Lyonel, il était conscient que même l’Orage comptait des habitants de moins qu’il y a encore quelques lunes .
Quoiqu’il en soit, une toute autre considération s’était imposée au Frère Juré, et à cela il s’était attendu :

"Dans combien de temps pourrai-je... Me battre ?"

Il avait posé cette question la voix pleine d’appréhension. Mestre Robert soupira, les combats venaient de rencontrer une fin, la paix allait pouvoir se réinstaller progressivement, et déjà certains pensaient de nouveau à reprendre les armes. L’expression de désespoir affiché sur le visage du Frère Juré lui fit réviser son jugement, il n’était pas de ces gens pour qui faire couler le sang était un amusement, ni même un gagne-pain. De ce qu’il savait, Ser Gwayne Corbray avait toujours porté avec honneur l’immaculé de la Garde Royale. Il vint à l’esprit du Robert qu’ils n’étaient pas si différent après tout, l’ordre des Mestre servait les maisons nobles avec leurs sciences, leurs plumes et leurs conseils. La Garde Royale servait la royauté avec leurs corps, leurs épées, et leur loyauté. Et de la même façon qu’un mestre à l’esprit vacillant perdait toute son utilité, un Chevalier Royal handicapé ne servait plus à rien.
La question prenait alors un tout autre sens pour le mestre, et prit le temps de réfléchir pour fournir le pronostic le plus réaliste possible.

« Avant tout, sachez que je ne peux pas vous dire cela avec précision, beaucoup de facteur entrent en jeu. Mais d’après ce que j’ai pus voir aujourd’hui vous ne serez pas de retour à votre meilleur niveau avant un an, si ce n’est plus. Ce que je peux vous assurer, c’est que si vous ne faites pas folie, vous pourrez commencer à reprendre l’exercice dans moins de trois lunes, deux si je ne me suis pas trompé sur votre constitution. Il faudra éviter de trop en faire, mais si vous suivez les conseils du Grand Mestre, vous vous en remettrez parfaitement. »

Le Mestre n’aurait su dire s’il avait réussi à rassurer le guerrier, il l’espérait car au cour des longues périodes d’inactivité qui l’attendait il aurait besoin de s’accrocher à quelques chose.

La conversation ramenée sur l’épée et son histoire, le Mestre l’écouta avec attention. Dès qu’il en aurait l’occasion, il mettrait cela sur papier, pour peut-être faire de plus amples recherches plus tard, si son service le lui permettait.

"L'épée est dans ma famille depuis l'aube des temps. Nous descendons des premiers Andals qui ont accosté dans le Val, et il est dit que c'est le fondateur de notre famille, un Andal, qui a amené cette épée depuis Andalos... Cependant, mon grand père qui était intéressée par l'histoire, a trouvé des traces écrites qui tendraient à montrer que l'épée n'est pas si vieille que ça. Elle aurait été ramenée d'une expédition en Valyria par un de mes ancêtres pendant le règne de Maegor premier du nom. Même les Corbray n'ont aucune certitude sur son origine."

Cela n’étonna pas Robert plus que cela, que les certitudes sur l’origine de l’épée se soient perdues au cours des générations. Il y avait toujours des Seigneurs soucieux de faire passer comme légitimes leurs possessions. Quoiqu’il en soit, il n’y avait pas de doute que l’épée telle qu’elle était maintenant avait toujours appartenu au Corbray, le cœur de rubis seyant parfaitement à leur blason. Lequel des deux ayant inspiré l’autre faisait partit du mystère. En tout les cas, si elle avait été récupérée au cours d’une expédition dans les ruines de l’Ancienne Valyria, le mestre doutait que quelqu’un d’encore vivant ait pu contester sa légitimité.

"S'il y a une certitude, c'est que l'épée a déjà été l'objet de conflits. C'était il y a un siècle et demi, et son possesseur est mort au combat. Son fils cadet était à ses côtés et a ramassé l'épée, la ramenant dans le Val. Bien évidemment, l'aîné estimait l'épée comme son dû, mais le cadet n'était pas d'accord. Les deux frères ont choisi de livrer un duel pour régler l'affaire, pas à mort, non, car le parricide est un crime aux yeux des Dieux comme des hommes. Au final, le cadet a eut la tranchée et Dame Affliction est revenue à l'aîné. Il est dit que le cadet quitta Cordial et jura de se venger, nul ne sait s'il a eut des enfants en suite."

Le Mestre regarda à nouveau l’épée, la voyant sous un jour nouveau. De tels objets n’étaient jamais à l’abri des convoitises, il le savait. Il ne put s’empêcher de faire le parallèle avec le don d’Aegon l’Indigne à son fils Daemon, menant au résultat qu’il ne connaissait que trop bien.

« C’est un récit très intéressant, Ser. Et un remarquable exemple de la façon dont une telle arme peut être lié à l’histoire d’une famille. Vous avez raison, c’est bien plus qu’une simple épée, en vérité. Son histoire semble autant appartenir à celle de votre famille, que celle de votre famille lui appartient. »

N’ayant rien d’autre à rajouter, Mestre Robert rassembla ce qu’il restait de ses affaires. Le chevalier présentait des signes de fatigues, et il était inutile de le déranger davantage. Il remplit une coupe de lait de pavot, et l’apporta à son patient.

« Il est temps pour moi de vous laisser Ser, je vous remercie de bien avoir voulu partager me conter un peu de l’histoire de votre famille. Buvez ceci maintenant, je ne vais pas vous mentir, votre convalescence sera longue et pénible, mais cela aidera à faire passer la douleur. »
Une fois la coupe vidée, Robert la repose à coté du lit, puis tourna les talons. Alors que Gwayne sombrait doucement dans le sommeil, il passa la porte et la referma derrière lui.

Tirant sur sa chaine, il reprit la direction de ses appartements.
Il devait trouver de quoi écrire.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

[Flashback] Aux grand maux...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» [Flashback] Qui a raté ses adieux ne peut attendre grand-chose de ses retrouvailles. | Cletus & Allyria
» Les maux qui ravagent Haiti: A la recherche d'une solution ou d'un remede
» Méréwyïn Alaryïn [Grand prêtre d'Arcamenel] {réservé Ambre}
» Tralïn- guerrier nomade grand tueur d'orque
» Un sous-commissariat à Grand'Ravine

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-