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Toute naissance est la renaissance

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Aaricia Greyjoy
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Général Dame des Iles de fer
♦ Missives : 702
♦ Missives Aventure : 203
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
♦ Liens Utiles : Lady Aaricia Greyjoy
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Journal d'Aaricia
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Message Dim 23 Déc 2012 - 2:42

Il n'y avait plus aucun doute. L’enfant qu’elle portait était bien vigoureux. Les derniers jours elle avait été insupportable. Tout était si lourd, son ventre ses pieds, son corps ne voulait pas suivre ses pas. Elle se taisait. Elle ne supporterait pas d’entendre ses frères râler contre elle. Elle avait mieux à faire que de recevoir des remontrances. À la base elle n’était pas une femme facile, encore dire qu’elle détestait qu’on la contrarie, surtout depuis qu’elle était enceinte. Tout avait changé si ce n’était que pour son déplaisir. L’enfant qu’elle portait en son sein lui offrait un défi de taille. Elle avait hâte, comme elle redoutait le moment qui viendrait assez vite. Un ventre aussi rond, elle n’en avait vu qu’un seul : sa mère. Elle ne devait pas y penser. Elle survivrait. Mais comment à cette grosseur pouvait-elle abriter un seul enfant. Elle n’osait pas y penser. Son corps la faisait souffrir. Elle ne parlait plus question de ne pas déplaire. Elle souffrait en silence, comme chacun faisait en cette maison.

Lorsqu’elle fut plus grande et compris que sa mère allait lui donner une petite sœur ou un petit frère, elle avait été joyeuse. Son ventre était énorme et il en était sorti deux fils vivants et une femme morte en couche. Aaricia avait peur et n’allait certainement pas s’exprimer à ses frères... Elle ne dormait plus beaucoup avec la peur de l’accouchement. Elle se réveillait parfois la nuit en pleine sueur et cela l’empêchait de retrouver le sommeil. Et si elle ne voyait pas son fils? Si le Dieu la rappelait maintenant. Elle ne voulait pas mourir toute suite. Elle avait encore de l’énergie à revendre. Des raids il y en aurait plein. Elle souffrait de cette solitude. Elle allait donner un héritier à un homme qui même s’il ne l’avouait pas l’aimait tendrement. Que pouvait-elle de plus que de s’accrocher à cette idée. De sombre pensée qu’elle avait lorsqu'elle avait un peu de temps.

Rester dans la forteresse l’insupportait. Elle voulait revoir sa vraie mère. Sa source de vie. Elle voulait sentir l’eau contre ses pieds. Elle s’était entichée aussi du gamin de la Seiche. Il était gentil avec elle. Il l’avait accepté et il avait changé. Il était un autre garçon. Veloran n’aimait pas l’idée que sa sœur puisse offrir son cœur à un gamin qui n’était pas le sien. Elle était ainsi. C’était son point faible. Elle était une louve et rien ne la changerait. Même son mari ne pourrait rien faire. Pourtant elle s'évertuait à être sévère avec lui. Elle était la première dame des iles et n’aimait en aucun cas qu’on se gausse d'elle. Elle n’était certainement pas la préférée de son mari. Elle voyait bien les regards devant Helya. Elle ne remplacerait jamais ces capitaines chouchous. . Il en avait beaucoup plus d’attention que pour elle. Elle ne lui en voulait pas, même si elle cherchait ses regards constamment. Les dernières semaines avaient été pénibles, loin de la seiche. Ses frères ne lui offraient pas le même réconfort que son époux, même s’il pouvait paraitre froid et insensible. Elle pensait à lui, elle s’ennuyait de ne pas l’entendre crier parce qu’elle l’exaspérait ou simplement parce qu’ils n’étaient pas d’accord et qu’elle tenait à avoir raison. Elle espérait vivement son retour à Pyk.

***
Elle venait de se réveiller comme toujours. Cette fois-ci, elle avait réussi à se rendormir. Les cauchemars la hantaient chaque nuit. Zachery avait terminé ses leçons avec Willem et il était monté à l'étage pour voir sa belle-mère. Il avait pris soin de se prendre un livre qui trainait dans la bibliothèque de la chambre d’Aaricia. Celui-ci concernait la généalogie des Bonfrère remontant à des années bien lointaines. Il levait parfois les yeux pour la voir se tourner de coté, murmurant parfois le nom de son père. Qu’est-ce qui pouvait autant la tourmenter et qui concernait son père? Il retourna à sa lecture jusqu’à ce que la jeune femme se crispe et se réveil à la suite d’un mal. Elle avait regardé Zachery dans les yeux et lui ordonna :

Va chercher le Mestre, toute suite Zachery.

Il regarda sa belle-mère inquiet et remarqua une marre de sang. La demi-seiche referma le livre et prit ses jambes à son cou pour courir à travers la résidence des Bonfrère. Si Aaricia souffrait, le petit, lui, était tout heureux d’avoir enfin son petit frère. Courant dans tous les couloirs il s’arrêtait parfois pour s’exclamer de la nouvelle. Les plus âgées domestiques prenaient leurs jambes à leur cou pour se rendre auprès de Lady Greyjoy. Une fois le vieux Mestre avertit, il somma à Zachery de rester en dehors.

Les minutes comme les heures passèrent et mise à part quelques cris, il n’y avait aucune nouvelle de l’enfant. Zachery restait proche et n’attendait que de voir la porte s’ouvrir. Aaricia se tordait de douleur et ne pouvait s’empêcher de vouloir cracher son venin sur le prêtre qu’elle fit sortir au bout de quelques insultes qui avaient fait siller les oreilles du Mestre et qui auraient certainement fait rire son propre mari. Elle n’avait pas besoin d’avoir autant de personne à ses alentours et encore moins un prêtre qui lui cassait les oreilles avec ses prières. Pour une rare fois, elle se sentait fort seule. Elle aurait voulu une bonne âme près d’elle. Elle n’avait qu’une bande de servantes qui la rendrait folle avant même qu’elle n’accouche.

La plus âgée d’entre elles finit par descendre les escaliers et constater la présence toute nouvelle de Lady Merlyn. Une présence qui tombait au bon moment. Cette dernière aurait peut-être le don de calmer la Greyjoy qui voulait tuer les domestiques. Elle s’inclina légèrement devant la jeune femme avant de parler.

Vous arrivez au bon moment Lady Moira. Suivez-moi, Lady Aaricia est déjà en travail depuis quelques heures.

Ne laissant autre choix que de suivre, elle fit monter la Merlyn jusqu’aux appartements de la dame des iles et ouvrit la porte pour la laisser passer. Au même moment, le petit Zachery tenta de se hisser derrière la porte, mais la domestique coupa court à son chemin.

Restez assis, jeune homme. Votre place n’est pas dans cette chambre.

La moue déconfite, il se fit obéissant tout de même à la vieille dame et reprit sa place, tandis que celle-ci allait chercher des linges supplémentaires. Malgré le mal qui l’envahissait à chaque seconde, la jeune femme put apercevoir son amie. Elle espérait qu’elle resterait près d’elle. Elle tendit sa main espérant une main secourable de la part de la Merlyn au moment même où on lui demandait de pousser. Elle se retenait de pleurer, une petite voix dans sa tête lui rappelait quelques choses. Les Greyjoy étaient dure à naitre. Si elle avait pu rire quelques semaines plutôt, elle ne riait plus vraiment. Il avait encore une fois raison.







« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Message Mar 25 Déc 2012 - 19:01

Moïra a décidé d'aller rendre visite à son amie Aaricia. Cela fait quelques jours qu'elles ont discuté ensemble au regroupement qui s'est déroulé à Pyk, la Merlyn était rentrée très heureuse à l'idée de pouvoir revoir plus souvent la Bonfrère. Ou plutôt la Greyjoy. Il est ardu de se faire à un nouveau nom lorsque vous connaissez quelqu'un depuis sa jeunesse. Lors de leur précédente discussion, Aaricia avait fait savoir à Moïra qu'elle serait sincèrement heureuse de la voir passer à Cormartel pour lui rendre visite de temps en temps et aux yeux de la Merlyn, il était évident qu'elle n'allait pas hésiter une seule seconde avant de s'y rendre !

De retour à Pebbleton, la jeune femme avait toutefois été mise en garde par son géniteur. Egen Merlyn avait fait savoir à sa fille que même si lady Aaricia était son amie d'enfance, elle restait l'épouse de leur suzerain et méritait donc tout le respect qui était dû à son rang. Si les hommes se jugeaient entre eux par leurs capacités, les femmes comptaient déjà plus sur leur rang social et pour le coup, il était difficile d'être plus haut que la dame des Iles de Fer. Egen avait alors émit l'idée que sa fille unique puisse rester à la maison au lieu d'aller rendre visite à l'ancienne Bonfrère. Il connaissait le caractère de la Merlyn et craignait qu'elle fasse preuve de trop de franchise avec son amie. Est-ce que cette dernière la voyait d'ailleurs encore comme une amie ? Les personnes changeaient lorsqu'elles se mariaient, il n'était pas impossible que lady Aaricia ne perçoive plus Moïra que comme une connaissance qui était liée à son passé. La Fer-née avait tenté de faire comprendre à son géniteur que c'était Aaricia en personne qui lui avait dit qu'elle espérait la voir passer à Cormartel, celui-ci ne l'avait pas cru pour autant. La Merlyn était peut-être voleuse, mais certainement pas menteuse ! Quoi qu'il en soit, la jeune femme avait dû se montrer convaincante pour que son père accepte finalement de la laisser quitter Pebbleton un beau jour pour qu'elle puisse se rendre à Cormartel. Garrot, le plus jeune de ses frères, avant dû l'accompagner afin que la demoiselle ne fasse pas de bêtise pendant son voyage jusqu'à chez les Bonfrère. Moïra avait tellement écumé les rivages de Grand Wyk qu'elle aurait pu s'y rendre les yeux fermés, mais allez donc expliquer cela à un vieux Fer-né persuadé de tout savoir !

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Moïra arrive devant la forteresse de Cormartel, elle salut les hommes qui se trouvent ici avant de se retourner vers Garrot qui s'est arrêté quelques mètres en arrière. Un échange de regard, elle hoche la tête en comprenant que son frère préfère éviter de se trouver en présence d'autres Fer-nés. Son originalité et sa manière de se comporter comme un continental lui ont toujours joué des tours et la Merlyn comprend parfaitement le choix du jeune homme. Elle lui adresse un dernier signe de la main avant de pénétrer dans la forteresse de Cormartel, puis regarde devant elle, espérant que son amie se porte bien.

C'est à ce moment qu'une servante descend les escaliers et s'incline devant elle pour la saluer avant de lui faire savoir que lady Aaricia est en plein travail. Les yeux de la jeune femme s'éclairent soudain de joie, elle est arrivée au bon moment ! Enchantée par cette idée en songeant qu'elle aura peut-être la chance de voir naître le – ou la – fils de lord Greyjoy. Au moment où Moïra entre dans la pièce, elle sent quelqu'un la pousser légèrement pour tenter d'entrer avec elle, son regard se porte sur l'individu responsable et elle aperçoit avec surprise le fils unique de la Seiche d'Or. Celui-ci est rapidement rabroué, c'est certainement une bonne chose d'ailleurs, car il est fort probable qu'un accouchement marque les esprits pour des années. La Merlyn est entrée dans la chambre et son attention se porte alors sur le lit où est installée Aaricia, Moïra lui sourit avant de s'approcher d'elle sans se faire prier, puis de lui attraper la main tendue pour la serrer avec douceur.

« Il semblerait que le Dieu Noyé m'a envoyée pour que je sois à tes côtés aujourd'hui, c'est une bonne chose ! Je suis certaine que tout se passera pour le mieux, tu verras. »

Une nouvelle pression de la main pour appuyer ses dires. Le ton de la jeune femme est sûr, elle ne doute pas une seule seconde de ce qu'elle vient de dire. Moïra est une femme croyante, elle considère que chaque chose arrive pour une bonne raison et se persuade donc du fait que si lord Egen a cédé aujourd'hui, c'est par la volonté du Dieu Noyé. Les risques sont pourtant bien présents, les accouchements ne sont jamais aisés et la Merlyn n'ignore pas que son amie a éprouvé quelques difficultés à mener sa grossesse à terme depuis qu'elle a pris part au raid sur Motte-la-Forêt, mais sa confiance n'est pas ébranlée pour autant. La Fer-née se souvient encore du jour où elle a vu sa belle-sœur accoucher, elle avait beaucoup souffert et même si elle était extrêmement sensible à la douleur, c'était certainement pour une bonne raison. De sa main libre, Moïra repousse une mèche du front de son amie, elle va avoir besoin de toutes les forces dont elle dispose !

« J'imagine que tu dois déjà souffrir, mais sache que je suis là pour te soutenir. Je ne peux pas te soulager de tes douleurs, mais je peux t'aider à mieux les supporter. »

Est-ce qu'Aaricia est sensible à ce type de déclarations ? Les gestes de la Merlyn se font doux pour convaincre son amie du fait qu'elle est bien là pour elle. Tournant la tête vers une des servantes qui n'était pas trop occupée, la jeune femme lui fit un signe de la main vers le baquet d'eau propre qui avait été monté. Permettre à Aaricia de se sentir bien l'aidera à pouvoir se concentrer sur le reste. Lorsque la femme lui apporte le tissu humidifié, Moïra le saisit dans sa main libre et éponge doucement le front de son amie avant de reprendre d'un ton enjoué comme si elles étaient en train de discuter de la pluie et du beau temps.

« Et alors, as-tu déjà songé à un prénom ? »
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Aaricia Greyjoy
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Message Jeu 27 Déc 2012 - 22:05

Dans la douleur des premiers instants, il avait été amusant de constater comment la Greyjoy expiait d'une certaine manière sa douleur. Quelques domestiques de Cormartel avaient été choqués d'entendre la jeune femme insulté son époux absent, alors que ceux qui la suivaient s'amusaient bien de voir qu'elle arrivait à le détester même quand il n'était pas là. Elle maugréait et marmonnait des phrases, l'accusant de son mal, bien qu'il ne fût pas non plus innocent dans l'Affaire. Elle avait envie de pleurer et si elle ne se serait pas retenue, elle aurait certainement imploré sa mère d'être à ses côté. Elle ne prit pas le temps de remarquer l'ouverture de la porte. Elle avait si mal qu'elle avait l'impression que ses entrailles voulaient exploser. Elle écoutait tant bien que mal le Mestre qui voulait qu'elle se calme et respire, mais elle l'ignorait tout simplement.

Elle n'avait jamais éprouvé le besoin de n'avoir personne pour l'aider. Elle avait toujours été capable de subvenir elle-même à ses besoins, elle n'avait jamais eu besoin de personne près d'elle pour l'aider à surmonter des obstacles. Mais elle avait toujours eu la Merlyn pour sentir qu'elle ne serait jamais seule. Elle n'avait plus besoin de sa mère. Tant qu'elle avait une bonne âme près d'elle. Elle éprouvait une certaine peur à finir comme sa propre génitrice. Elle avait été difficile à mettre au monde et avait failli tuer sa mère. Ses deux frères avaient fini par l'achever. Elle remettait gravement en doute la conception d'un unique bébé. Les jumeaux n'étant pas rares dans sa propre famille. Son père avait lui aussi eu un jumeau et son grand-père avant lui. Elle n'avait pas donc écarté la possibilité qu'elle en conçoive deux aussi, mais elle espérait d'un côté que non. Une petite seiche serait assez pour la tenir occupée.

La main de Moira lui offrait un réel secours. Même si parfois, elle la serrait très fort. Les contractions étaient toujours plus violentes et plus les minutes passaient plus elle s'impatientait. Il fallait qu'elle soit forte, c'était plus facile à dire qu'à faire. Parfois, elle s'en prenait au mestre personnellement, mais elle ne changerait pas. Elle se défoulait d'une certaine manière ,elle aurait préféré cent fois retourner à Motte la Fôret que d'accoucher dans d'atroce souffrance. Les voix autour d'elle semblait toujours un peu floues. Elle n'arrivait pas à capter quoique ce soit. Ses larmes se mélangeaient à la sueur de son visage que la Merlyn prenait soin d'éponger. Elle aurait cru que l'éternité venait de s'abattre sur elle et qu'elle vivrait ce moment pour toujours. Elle voulait ses enfants, mais pourquoi devait-elle souffrir ainsi. Elle hochait de la tête au propos de la Merlyn n'ayant pas la force de dire quoique ce soit. Seul le mestre arrivait à avoir des réponses de sa bouche.

Poussez Lady Aaricia !

Vous croyez que je fais quoi !! cria-t-elle en poussant un cri de rage.

Le Mestre n'en fut pas offusqué qu'elle monta aussi vite au barricade. Elle était comme sa mère. Elle avait hoché négativement à la question de la Merlyn. Elle ne se souvenait pas d'avoir eu une telle conversation avec Dagon. Elle ne se souvenait même pas depuis son retour si elle avait pensé une seule seconde quel nom son fils ou sa fille porterait. Elle y avait peut-être pensé une fois à son retour du Nord, mais jamais l'esprit de choisir avait été son souci. Elle ne voulait pas non plus insulter son époux. Surtout sachant que si elle avait un fils, il serait le prochain suzerain des îles de Fer. À peine né et déjà trop important.

Derrière la porte Zachery balançait ses pieds attendant patiemment depuis plusieurs heures. Oh Aaricia ne lui permettrait pas de jouer maintenant avec le bébé, mais tant qu'il avait son petit frère, il supporterait tout. Depuis le début de sa grossesse qu'il attendait. Les servantes lui avaient proposé de lui dire lorsque chose serait faite et qu'il pourrait faire autre chose pour attendre, mais il avait déjà assez attendu. Il voulait voir son petit frère et rien d'autres. Il n'osait pas coller son oreille sur la porte. Au cas où une servante sortirait vite, ne lui laissant pas de temps pour déguerpir. Veloran venait parfois le voir, mais ne restait pas longtemps. Entendre sa soeur souffrir était de très loin ce qu'il préférait. Il la savait plus forte qu'elle ne pouvait le croire elle-même. Il jubilait a l'idée devoir le Mestre sortir avec l'enfant pour le confier au prêtre du Dieu noyé. Une servante sortit in extremis de la chambre de sa belle-mère, mais ne prit pas le temps de fermer la porte en entier. Regardant de gauche à droite, il s'assura que personne ne fut dans les parages, pour se mettre sur ses deux pieds au sol et passer la porte sans que personne ne s'en rendre compte.

Le visage crispée de la Greyjoy en disait très long sur sa souffrance, mais personne n'y pouvait rien. Zachery eut peine à dire que c'était elle en la voyant. Ses cheveux collés à son visage, les traits crispés et le teint pâle. Il l'avait connu sous un bon jour. Il se tenait tout de même assez près de la porte au cas, où il fallait partir en vitesse. Aaricia s'était redressée au même moment, où il osait un pas dans la salle.

Sort-le, Sort-le Moira.

Nous y sommes presque.

Elle avait relâché la main de son amie pour la laisser faire et si elle n'avait pas été dans une position moins délicate, elle aurait certainement giflé le mestre parce qu'il se payait sa tête. Depuis le début, il n'y avait qu'elle qui forçait et poussait comme une cinglée pour accoucher. Lui, il n'attendait que l'arrivée de l'enfant pour le confier aux bons soins du prêtre.




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Message Ven 28 Déc 2012 - 13:16

Aaricia est dans une forme très particulière. Elle doit être épuisée par le fait de porter une personne de plus en son sein, mais pourtant il lui reste largement assez de force pour hurler sur le malheureux mestre qui se trouve là pour l'aider à donner naissance à son enfant. Ce fils tant espéré par l'époux de la jeune femme, à croire qu'il n'y a que les hommes pour apporter quelque chose aux Iles de Fer. Pourtant, sans femmes pour donner naissance à des hommes forts, ces derniers seraient bien perdus ! Mais il est inutile de soliloquer sur des sujets aussi compliqués, les hommes sont comme cela et malheureusement il n'est pas possible de les changer aussi simplement. Le regard brun de Moïra se pose sur le visage de son amie qui transpire tant que ses cheveux lui collent au visage. Ce doit être extrêmement dur de savoir que la fin de la grossesse approche, tout en sachant pertinemment que le moment le plus douloureux n'est pas encore arrivé. La Merlyn connaît les accouchements, elle a souvent entendu parler d'épouses qui décédaient en donnant la vie à leur enfant, mais dans son esprit c'est tout bonnement impossible qu'une telle chose arrive à son amie. Aaricia est une femme forte, elle n'a aucune raison de laisser un enfant lui prendre la vie ! Si le caractère donne la force de sa battre, l'ancienne Bonfrère sera certainement la dernière femme debout des Iles de Fer !

L'attention de la Merlyn est dirigée sur son amie alors qu'elle éponge son front de sa main libre tandis que de l'autre, elle sent la pression de la poigne d'Aaricia. À certains moments, sa force est telle que Moïra en ressent une légère douleur au niveau des articulations, mais ce doit être quelque chose de bien faible comparé à ce que la Greyjoy ressent au moment instant. Une légère tristesse envahie la demoiselle : elle regrette de ne pas pouvoir soulager davantage la douleur de son amie, se sentant plutôt inutile à ne pouvoir lui apporter que de simples paroles réconfortantes alors qu'elle a besoin de bien davantage. Le regard de la Fer-née se tourne vers le mestre qu'elle observe avec attention pour essayer de deviner ce qu'il est en train de faire, mais malheureusement son expérience en matière d'accouchements n'est pas assez poussée pour qu'elle puisse deviner quoi que ce soit. Avec un léger soupire, elle reporte son attention sur le visage d'Aaricia alors que celle-ci lui fait savoir d'un hochement de tête, qu'elle n'a toujours pas parlé du nom que portera son enfant. Dans un mimétisme involontaire, la Merlyn hocha la tête pour faire comprendre à son amie qu'elle a bien cerné ce qu'elle voulait lui dire. Certainement que lord Dagon décidera seul du nom de son fils. Du moins en imaginant qu'il reçoive bien un fils et non une fille à marier. Lord Egen disait souvent à sa fille que les filles sont bien pour forger des alliances, mais qu'il est préférable d'avoir des fils pour faire perdurer le nom de sa maison plutôt que de le voir disparaître. Surtout par les temps qui courent, avec la guerre contre les continentaux. Moïra nota d'ailleurs que le bébé sera le seul à voir le jour en des temps aussi troublés, du moins le seul à sa connaissance, mais peut-être que quelques femme-sel auront aussi fait leur devoir « d'épouse » ?

C'est à ce moment qu'Aaricia se redresse légèrement pour regarder vers la porte d'entrée et Moïra se retourne à son tour, s'attendant presque à voir un des frères de la jeune femme ou même son époux. Mais non. Son regard se pose sur un jeune garçon qu'elle connaît comme étant le fils du seigneur des Iles de Fer. Ce n'est pas un spectacle pour un jeune garçon et Aaricia semble penser la même chose. La malheureuse ne pourra pas se concentrer avec le fils de son époux à ses côtés. Moïra hoche la tête lorsque son amie lui demande de s'occuper de lui, puis lui offre un sourire rassurant comme pour qu'elle ne s'inquiète pas.

« Je m'en occupe, concentre-toi sur ta personne, je reviens tout de suite. »

Elle a déjà bien assez de choses à s'inquiéter, inutile de la faire se soucier d'autres choses ! La Merlyn se redresse et donne le torchon qu'elle tenait à une domestique qui se tient aux côtés du mestre, puis se diriger promptement vers le jeune garçon. Sans le forcer, mais avec fermeté, Moïra lui pose les mains sur les épaules pour le faire se retourner et le pousse vers la porte. Elle a l'habitude d'agir de la sorte avec ses neveux qui ont presque l'âge du roturier, ce n'est pas ce dernier qui va lui poser des problèmes ! La demoiselle se penche vers lui lorsqu'ils arrivent près de l'huis toujours ouverte par une domestique tête-en-l'air.

« Écoute, je sais que tu t'inquiètes pour Aaricia et c'est normal. Mais elle a besoin d'être tranquille pour pouvoir faire ce qu'elle doit faire, tu comprends ? » Elle parlait d'une voix assez douce, mais pas enfantine pour autant. Les garçons aimaient rarement être maternés. « Tu peux monter la garde devant la porte, t'assurer que personne ne viendra nous déranger pour qu'elle puisse se concentrer et te donner ton petit frère. Ou ta petite sœur. Tu peux faire ça pour elle ? » Donner un devoir aux enfants était généralement le meilleur moyen de les occuper. « Je t'assure que tout ira bien, je te dirai comme ça c'est passé à la fin si tu es sage. »

En réalité, elle ne connaît pas assez le jeune garçon pour dire s'il est effectivement du genre à obéir lorsqu'on lui demande de telles choses. La demoiselle espère que si. Quoi qu'il en soit, elle le met gentiment dehors avant de refermer la porte derrière elle pour rebrousser chemin et venir se placer aux côtés de son amie. Inutile qu'elle s'inquiète une fois de plus, Moïra décide donc de l'informer du fait que le jeune garçon est en sécurité et qu'il ne devrait plus venir les déranger, de quoi lui permettre de retrouver sa sérénité.

« Je m'en suis occupée, il devrait rester tranquille jusqu'à la fin. » Elle l’espère du moins ! La Merlyn lui attrapa à nouveau la main avant de dégager quelques mèches du front de son amie, puis elle tourne la tête vers le mestre. « Dois-je vous aider à quelque chose ? » Elle souhaite réellement se rendre utile. La jeune femme reporte son regard sur le visage de son amie pour la rassurer et l'encourager. « Tu t'en sors très bien, tout se termina rapidement tu verras. »

Ce n'est pas un mensonge, elle en est intimement persuadée. Question de confiance et si une chose est sûre, c'est que son amie est la femme la plus forte des Iles de Fer et donc la plus qualifiée pour accoucher en de telles circonstances et avec de pareilles difficultés !
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Aaricia Greyjoy
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Message Sam 29 Déc 2012 - 3:48

Se concentrer sur elle-même étant quelques peu difficilement quand les entrailles voulaient vous sortir. Elle ne supporterait certainement personne de sa maisonnée et encore moins son époux dans cette salle, alors le fils de la seiche n’avait pas sa place et elle aurait aimé lui dire d’une autre manière. Ses nerfs étaient un peu à vif et elle avait assez du Mestre pour les mettre en ébullition. Heureusement Moira était là pour intervenir. Elle ne savait pas comment elle aurait fait dans une telle position. Si elle avait été un peu plus attentive, elle aurait aimé voir comment le petit avait réagi en se voyant jeter dehors par sa belle-mère, mais elle avait beaucoup d’autres préoccupation. Quand bien même qu’elle aurait dit oui, Mestre Merik aurait refusé la présence de Zachery pour la simple cause, qu’elle devait se concentrer avant tout sur son accouchement. Un enfant pouvait s’Avérer encombrants dans une telle situation.

Loin de vouloir nuire et bien au contraire, il aurait aimé être auprès d’Aaricia, mais ne semblait pas être la place des hommes. Peu habitué à la douceur des gens et bien qu’il ne s’en plaignait pas, il hocha de la tête. Entendre hurler Aaricia n’était pas nouveau en somme. Quand elle se promettait de déclencher une guerre contre son père, elle pouvait crier plus fort encore. Par contre, il ne l’avait jamais vu aussi affreuse. Il avait à peine onze ans. On n’allait pas le rabrouer pour avoir voulu aider sa belle-mère qu’il affectionnait. Il accepta le marché et sortit. Il monterait la garde à la porte et gare à celui qui tentait de la franchir et qui n’était pas femme. Il vit même Harlon Le Rouge se présenter. La grande main du prêtre ébouriffa la tête du gamin qui la secoua. Il détestait ca. L’amitié qui liait le prêtre au seigneur des fer-nés lui laissait la chance d’officier pour l’héritier de Pyk. Un moment que personne n’aurait cru voir. Une lignée qui ne s’éteindrait pas.

Dans la petite chambre, Aaricia n’épargnait toujours pas le pauvre Mestre. Il était fait dur et il avait aussi accouché l’autre Bonfrère. Deux femmes de la même étoffe, mais Aaricia ne se retenait pas pour expier sa douleur dans les insultes. L’acharnement des heures allaient enfin donner un quelconque résultat. La voix de la Merlyn sortit le Mestre de sa transe. Il priait à voix basse pour que ses années ne le trahisse pas. Cela faisait presque que dix-huit ans que Cormartel n’Avait pas eu de naissance. La dernière fois, les Bonfrère avait été plongé dans les ténèbres de la mort. Malgré sa douleur, elle regarda sa jeune amie. Elle lui devait bien gros de lui faire subir cela. Elle posa main sur celle de son amie avant de lui murmuré :

Merci Moira … Je te dois beaucoup …

Aaricia se crispa de nouveau et manqua de rager et exploser en pleurs. Elle n’aurait certainement pas été aussi tenace si elle n’avait eu personne à ses cotés. Moira ne comprenait peut-être pas toute l’étendue de la douleur, mais elle était sincère et présente. Le Mestre finit par sortir de son mutisme et regarda la Merlyn.

Je vous remercie Lady Merlyn, mais continuez de vous occuper d’elle. Elle en a grand besoin. C’est une question de peu de temps pour que Pyk ait son héritier, Lady Merlyn. Un dernier petit effort Lady Aaricia.

Aaricia avait bien entendu, mais la douleur était encore plus grande chaque seconde qui passait. Ses doigts avaient réussi à déchirer le drap qui se trouvait sous elle. La douleur lui venait toujours plus vive. Aaricia poussa encore et encore. Elle était extenuée. Les larmes jaillissaient sur ses joues et elle n’aurait su la vraie raison. Personne ne pouvait la voir aussi faible qu’elle était présentement. Personne ne pourrait lui en vouloir de l’être. Il fallait que ce soit un fils. Pour Dagon, elle le lui avait promis. Un fils pour les iles de fer. Mestre Merik passa un chiffon sur son vieux crâne dégarni prêt à recevoir le futur héritier.

Une question de minute et les premiers signes de l’enfant se firent entendre. À peine sortit du ventre de sa mère, l’enfant se mit à vagir. Mestre Merik regarda l’enfant avant de le séparer de sa mère. Et il compta 1, 2, 3, 4,5, quatre fois. Exténuée, Aaricia s’était laissé choir complètement. Sa voix faible finit tout de même par demander le sexe de l’enfant. Il eut moment de silence trahi par les pleurs du bambin. Mestre Merik finit par lui dire le sexe de l’enfant et Aaricia éclata en sanglot. Une fille. Elle aurait tant aimé un garçon, mais elle était heureuse. Des pleurs mélangés de joie et de tristesse. Mestre Merik prit l’enfant, qui venait d’être lavée par une domestique et la confia à Lady Merlyn.

Je crois qu’il y a des gens impatients de voir la nouvelle Greyjoy. Je vais m’occuper de Lady Greyjoy. Il lui faut un peu de temps seul
.

Aaricia ne chercha pas à protester et laissa sa fille au soin de son ami. Elle savait que derrière la porte se tenait assez de gens qui attendait. Comme de fait à la simple ouverture de la porte Zachery monta sur le banc pour être à la hauteur. Il l’avait enfin. Il était tellement heureux ! Maintenant, il ne manquait plus qu’il grandisse et il pourrait lui montrer tout ce qu’il savait et ce que son père lui avait montré.

C’Est un garçon? J’ai un petit frère?

Veloran se trouvait non loin du prêtre du dieu Noyé. Décidément, il avait de l’enthousiasme ce petit. Les deux hommes attendaient tout de même avec impatience le verdict, mais une chose importait plus au Bonfrère que le sexe de l’enfant.

Aaricia se porte bien?

Cette dernière était confinée entre la joie et la tristesse. L’état second dans lequel elle se trouvait était tout aussi douloureux que son accouchement. Malgré la force qui lui manquait, elle se tortilla dans le lit, ses sombres pensées se révélaient donc vrai?




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »


Dernière édition par Aaricia Greyjoy le Jeu 10 Jan 2013 - 3:32, édité 1 fois
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Message Dim 30 Déc 2012 - 16:44

Moïra se contente de secouer légèrement la tête à la réplique de son amie. Elle ne lui doit rien, après tout, c'est bien à cela que servent les amis. Elle serait une bien piètre compagne de jeu si elle n'était pas capable d'être là dans un moment aussi important ! La Merlyn ne répond pas, Aaricia est bien trop crispée pour entendre ses paroles de toute manière. C'est extrêmement dur de voir quelqu'un que l'on apprécie souffrir autant, sans pouvoir soulager sa douleur. Le regard brun de la jeune femme ne quitte pas le visage de la femme enceinte, du moins jusqu'à ce que la voit du mestre n'arrive à ses oreilles. La Fer-née tourne alors la tête vers l'homme d'un certain âge qui lui dit simplement de s'occuper d'Aaricia. Moïra acquiesce du chef, ne voyant là qu'une aide bien agréable à fournir. Elle a toujours aimé s'occuper des personnes malades ou alitées. Excepté sa belle-sœur, cette-dernière est malheureusement bien trop geignarde au goût de la Merlyn. Mais sinon, la jeune femme prend toujours beaucoup de plaisir à veiller à la santé des personnes qu'elle apprécie, s'assurer qu'elles vont bien, qu'elles n'ont besoin de rien... Pour le coup par contre, Moïra ne voit pas quoi faire, elle se contente de tenir la main de son amie tout en priant pour elle-même que tout se passe bien. Mais tout se passera bien, il n'y a pas le moindre doute à ce sujet.

L'héritier revient toujours dans la conversation, une légère mine soucieuse passe sur le visage dénué de beauté de la Merlyn. Et si l'enfant est une fille ? En viendraient-ils tous à souhaiter qu'elle ne survive pas à sa noyade ? Pauvre enfant, même pas encore né et pourtant portant déjà un lourd poids sur ses frêles épaules. En fin de compte, Moïra s'estime heureuse de n'avoir personne d'important en époux, elle n'aimerait pas voir sa grossesse aussi surveillée par tous les nobles d'une maison importante. De deux même si l'on compte la Bonfrère aussi.
Aaricia pleure et Moïra lui serre la main en signe d'encouragement, le mestre s'éponge le front, des gestes apparemment sans importance que la jeune femme ne peut s'empêcher de remarquer. C'est plus fort qu'elle, chaque détail doit être gravé dans son esprit pour qu'elle n'oublie jamais cet instant, celui où elle aura vu son amie donner la vie. Les minutes s'égrainent et finalement, l'enfant voit enfin le jour. Le mestre prend l'enfant dans ses bras, Aaricia reste silencieuse un bref instant, puis demande le sexe de l'enfant. Moïra ne peut s'empêcher de sursauter lorsque son amie d'enfance éclate en sanglots, une fille c'est une bonne chose pourtant ! Le minois de la jeune femme se marque d'une expression pleine d'incompréhension et de tristesse pour son ami. Seul le Dieu Noyé décide du sexe des enfants, Aaricia n'est en rien responsable du fait que ce ne soit pas un garçon. Il faut voir le bon côté des choses, puis il sera toujours temps de faire d'autres enfants une fois qu'elle sera à nouveau sur pied !

La petite avait été confiée à une domestique qui l'avait lavée, le mestre la récupère alors avant de la confier à une Moïra aussi heureuse que si elle venait elle-même de donner la vie. L'habitude de s'occuper des bébés lui permet de prendre la petite avec naturel, son regard se baisse sur le visage du nouveau-né alors que ses lèvres s'étirent dans un sourire ravi. Elle n'est peut-être pas belle, mais sa joie est sincère et lui donne un peu plus d'intérêt que lorsqu'elle se contente d'être elle-même. Après ce bref instant de réjouissance, son regard se porte sur son amie, s'inquiétant de savoir si tout se passe bien. Il n'est pas rare qu'après la naissance les mères subissent quelques complications. Mais pas Aaricia. Elle aura de nombreux enfants comme toutes les femmes des Iles de Fer !

C'est à ce moment que les personnes qui attendent devant la porte entrent enfin. Zachery s'empresse de se hisser à la hauteur de la petite pour se renseigner sur son sexe. Le regard brun de Moïra scrute le visage du jeune garçon pendant quelques instants. Sera-t-il déçu lorsqu'il apprendra la véritable identité de ce prétendu petit-frère ? La demoiselle n'hésite pas une seule seconde, elle ne ment jamais, même si sa tare la plus importante reste le vol, elle ne dissimulera jamais la vérité à qui que ce soit.

« Non, c'est une petite sœur ! Tu peux être heureux, tu vas jouer le grand-frère et la protéger des autres garçons. » Elle se penche légèrement pour permettre au garçon de voir le visage de sa petite sœur. Qui pourrait rester de marbre devant un visage aussi charmant ? « Elle est belle n'est-ce pas ? On dirait Aaricia. »

Il n'y a peut-être pas de véritable ressemblance, mais aux yeux de la jeune femme, si. La question du frère d'Aaricia est plus épineuse. Qui est-ce d'ailleurs Veloran ou Willem ? Moïra est encore une fois incapable de les différencier et vu que son esprit lui murmure que l'un comme l'autre doit avoir oublié son existence, ce n'est pas si gênant que cela si elle ne se montre pas plus avenante que la norme. Un bref instant de silence passe tandis que ses yeux quittent le visage du jeune homme pour se poser sur Aaricia.

« Je ne sais pas, l'accouchement est très épuisant et elle a perdu beaucoup d'énergie, mais je suis convaincue que tout va bien. »

Son ton montre clairement qu'elle est convaincue de ce qu'elle dit. Rien n'ébranlera son assurance. C'est à ce moment qu'elle tourne une fois de plus la tête vers le mestre pour constater qu'il semble concentré sur Aaricia. Quelque chose se passe-t-il ? L'attention de la jeune femme se pose sur le ventre rebondi de son amie alors qu'elle prie le Dieu Noyé pour que rien de grave ne lui arrive. Humectant ses lèvres, Moïra se force à garder un air confiant sur le visage, berçant doucement le bébé en même temps. Il est important qu'elle reste confiante, autant pour Aaricia que pour les hommes présents ici. Ils ont beau de taxer d'hommes forts, ils sont faibles face aux femmes qui souffrent. Après quelques instants de silence, la Merlyn se penche vers le mestre en veillant à ce que le nouveau-né soit en bonne position.

« Que se passe-t-il ? »

Aucune anxiété dans son ton. Aaricia ira bien, il n'y a pas le moindre doute là-dessus.
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Aaricia Greyjoy
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Message Lun 31 Déc 2012 - 3:20

Il eut une moue en entendant la Merlyn lui révéler le sexe de l’enfant. Et ensuite, il haussa des épaules. D’une certaine manière, il se fichait bien que ce soit une fille ou un garçon. Il entendait souvent dans les murs de Pyk que si cela était une fille, elle serait du même caractère que la Lady Greyjoy. Un petit frère aurait été plus amusant, mais il allait faire avec le résultat. Il arriva même à sourire à la jeune femme qui se trouvait devant elle. Il n’était pas un garçon terriblement méchant. Il aurait protégé autant son petit frère s’il l’Avait fallu. Il devrait oublier tout ses plans inimaginables. Quoique ce si elle ressemblait à Aaricia, elle aurait certainement hérité de l’étoffe de sa mère au déplaisir de son père.

Pas grave, j’en prendrais soin, promit-il avant de rire au propos de la Merlyn. Vaut mieux évitez de dire cela. J’crois pas qu’il voudrait une deuxième Aaricia, il en assez d’une.

Il parlait évidement de son père quand il disait « il ». Une était amplement et suffisamment assez pour le seigneur de Pyk. Deux Aaricia seraient certainement le seul moyen de l’Achever. Quoiqu’il lui semble avoir entendu son père dire que si c'était une fille, elle serait aussi pire que sa mère. Tant pis. Lui aussi avait tant de chose à lui montrer lorsqu’elle serait assez grande. Il l’embrasse sur le front lui souhaitant la bienvenue dans sa folle famille. Accoucher d’un Greyjoy pouvait être terriblement difficile et vivre dans cette famille pouvait s’avérer parfois difficile aussi. Il redescendit sur le sol et se posta près de Harlon. Il n’avait pas intérêt à faire le fanfaron davantage. Déjà que Willem lui avait laissé une certaine autorisation pour rester près de sa belle-mère.

Heureusement, elle est faite forte. D’une certaine manière, son égo a été un peu mis à l’épreuve. Elle voulait tant porter un fils. Elle s’en remettra, elle est encore jeune.

Il aurait aimé se convaincre. Il ne semblait pas aussi convaincu que la Merlyn. Et puis à regarder l’air grave de Mestre Merik, il savait que tout ne semblait pas être comme il l’aurait voulu. Il avait ce même visage troublé que lorsqu’il lui avait parlé de sa mère la première fois. Il tenta vainement de chasser ses démons misant plutôt que sa sœur devait être fatiguée seulement. Les femmes qui accouchaient ne requéraient pas d’attention du seigneur de la place. Il n’était pas marié et la perspective était encore loin à ce jour. Peut-être était-ce parce que sa sœur était dans une telle situation qu’il était aussi tendu. Même s’il était assez grand pour s’occuper de lui-même, Aaricia resterait toujours sa sœur et presque mère. Elle était aussi une partie de Cormartel, même si elle était mariée.

Zachery s’était glissé près de sa belle-mère et avait passé sa petite main sur son visage. Elle avait encore très mal, mais le visage du petit démon semblait lui offrir un certain réconfort. Il avait déposé dans sa main un coquillage. Une larme s’était écoulée du visage de l’ancienne Bonfrère.

Elle est très jolie. Il l’aimera lui aussi. Il a dit que tu n’avais pas le droit de mourir.

Mensonge, cela venait de Zachery. Il n'avait pas envie d'une autre belle-mère. L'ancienne Bonfrère lui plaisait trop. Aaricia eut un léger sourire alors qu’elle sentait encore une vague douleur. Elle aurait préféré qu’il n’en soit jamais ainsi. Dagon lui manquait, mais elle était heureuse qu’il ne puisse pas la voir dans un lamentable état. Si elle aurait eu la force d’aligner au moins trois mots, elle aurait demandé à ce que l’on avertisse la venue d’un enfant qui semblait tout de même assez vigoureux. Peut-être Harlon y penserait.

Mestre Merik semblait revoir d’ancien démon. La dernière fois qu’il avait accouché une Bonfrère, il l’avait mené à son dernier repos. Il était resté figé quelques secondes pour comprendre que le Dieu Noyé tentait de nouveau sa chance avec des jumeaux chez les Bonfrère. Zachery jetait des regards au vieil homme. Il avait tendu l’oreille pour comprendre de quoi la conversation semblait être faite mais ne comprenait rien. Mestre Merik, quant à lui sursauta quand Lady Moira lui parla. Ce qu’il avait cru comme la fin du calvaire de la Greyjoy était seulement le début. Il y avait un deuxième enfant qui s'était engagé sur la route de la naissance. Aaricia commençait aussi à gémir ne pouvant plus se retenir. Affolé un peu, Mestre Merik chassa le garçonnet, le seigneur de Cormartel et le prêtre du dieu Noyé. Le vieil homme finit par se tourner vers Moira et la regarda enfin pour tout lui expliquer. Il avait laissé sa place à une sage femme le temps de parler à la Merlyn.


Lady Merlyn, Lady Aaricia n’a pas terminée son travail. Un second enfant vient de s’engager. Cela sera certainement une question de quelques minutes, rien de plus. Elle a déjà perdu beaucoup de sang, mais lorsqu’il naitra, je tiens à m’occuper d’elle seule. Confiez cette douce enfant au prêtre Harlon et revenez auprès d’elle.


Malgré ses vieux os, il reprit la direction de la jeune mère et continua. Heureusement cette fois, la nature voudrait que cela soit plus facile. Elle souffrirait autant, mais il ne pouvait faire autrement. Il ferait tout en son pouvoir pour ne pas la mener à un repos éternel. Déjà, il voyait des grandes similitudes entre la jeune femme et sa mère. Peut-être le Dieux noyé et les sept seraient plutôt cléments cette fois ci.




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Message Mar 1 Jan 2013 - 19:43

Moïra n'a pas manqué de remarquer le geste de Zachery à l'égard de sa belle-mère. C'est une bonne chose de voir que les enfants peuvent s'adapter à une nouvelle mère. Après tout, les enfants de femmes-sel étaient un peu dans le même cas, ne naissaient pas dans l'utérus qui leur vaudrait un patronyme, mais dans celui qui ne leur servirait qu'à servir la même famille jusqu'à leur mort. Le jeune garçon est bien traité vu son statut, même si sur les Iles de Fer le nom d'un individu ne signifie pas qu'il est plus qualifié qu'un simple roturier. La Merlyn ne souhaite pas fouiller l'intimité de la famille et elle détourne donc son attention pour se concentrer sur le mestre au moment où celui-ci lui répond. Il a semblé étonné – ou peut-être surprit – de l'entendre lui adresser la parole. Le fait que l'homme fasse sortir les mâles présents dans la pièce ne présage rien de bon, du moins c'est ce que la jeune femme craint, même si elle s'interdit de voir les choses sous un mauvais angle. À force, vous finissez forcément par vous poser des questions.

Quoi qu'il en soit, le mestre explique à Moïra qu'Aaricia n'a pas fini de donner naissance à sa progéniture. Ainsi donc cette génération aussi voit des jumeaux naître ? Un léger sourire se peint sur les lèvres gercées de la Fer-née alors qu'elle entend cette nouvelle. Peut-être que ce n'est pas forcément une bonne chose, Aaricia est déjà très épuisée et puis elle a été en danger avec les douleurs qu'elle a ramenées du Nord, mais voir deux bébés naître est une chose trop réjouissante pour que Moïra masque sa joie. Cette dernière reprend toutefois une expression plus sérieuse lorsque le mestre parle du sang que son amie a déjà perdu à ce jour et elle inspire profondément. Il n'est pas question qu'elle défaille et elle compte bien se montrer à la hauteur de la tâche ! Lorsque l'homme de science lui fait savoir qu'elle doit se trouver aux côtés de son amie, la Merlyn hoche la tête.

« Je reviens immédiatement. »

Faisant volte-face, Moïra raffermit un peu sa prise sur la petite qu'elle tient dans les bras histoire de la rassurer. Elle sait que les enfants sont très sensibles aux bruits après leur naissance et les gémissements de douleur de sa mère ne doivent pas l'aider à se sentir bien. La jeune femme se dirige vers la porte par laquelle le Bonfrère, Zachery et le prêtre sont sortis, puis elle l'ouvre à l'aide de sou coude avant de se glisser dans le couloir. Rassurée de voir le prêtre encore ici, la Merlyn s'approche de lui avant de s'incliner légèrement, puis de lui tendre l'enfant. Étant une personne très respectueuse des traditions et très croyante, il est évident que la présence d'un prêtre du Dieu Noyé la rassure. Elle agrémente toutefois son geste de quelques paroles.

« Lord Greyjoy aura peut-être tout de même son fils. » Elle tourne ses prunelles vers le jumeau dont elle ignore toujours l'identité. « Il semblerait que vous n'ayez plus le monopole des jumeaux, Aaricia n'a pas encore terminé son travail. » Moïra se retourne pour se diriger vers la porte et juste avant d'entrer dans la chambre, elle tourne une dernière fois la tête vers la petite. « Prenez soin d'elle. »

Aaricia voudra certainement la tenir dans ses bras une fois que l'accouchement sera terminé. La jeune femme pénètre dans la pièce avant de fermer l'huis derrière elle, puis elle se dirige finalement vers le lit où son amie est en train de donner une fois de plus la vie. L'excitation dans laquelle Moïra se trouve depuis son arrivée à Cormartel, ne fait que s'accentuer. Elle a si hâte de voir l'autre enfant naître ! Serait-ce le fils tant attendu ? Veloran et Willem sont de vrais jumeaux, mais il n'est pas exclus que ceux d'Aaricia n'en soient pas. La Merlyn s'agenouille aux côtés de son amie en lui attrapant une fois de plus la main pour la rassurer en lui faisant savoir qu'elle est à ses côtés. De son autre main, la jeune femme dégage le front de la Greyjoy des quelques mèches collées par la sueur, qui peuvent la gêner. Son sourire est toujours présent, se voulant rassurant et bienveillant.

« Ta fille est absolument superbe, je suis persuadée que ton fils le sera tout autant. » Parler ne sert peut-être à rien, mais Moïra veut simplement que son amie ne se concentre pas trop sur sa douleur. Il est préférable qu'elle ne pense qu'aux contractions qui doivent lui dire à quel moment pousser. « Le plus dur est derrière toi, tu as déjà accouché une fois maintenant, la seconde ce sera une formalité. » Ce n'est pas forcément vrai, après tout, une femme qui vient d'accoucher est épuisée et n'a pas forcément la force de réitérer l'exploit. Pourtant, Aaricia n'a pas le choix, sauf si elle veut voir son enfant mourir. « Tu es forte, ce n'est pas un problème pour toi. »

Là, c'est sincère. Sa foi en son amie est toujours aussi forte et elle reste persuadée que si le Dieu Noyé lui donne le plaisir d'avoir un second enfant, c'est pour une raison précise. Lord Dagon est un homme fidèle à l'Antique Voie, il n'y a donc aucune raison pour que leur divinité décide soudain de lui refuser ce fils qu'il semble tant attendre. Les certitudes permettent de ne pas douter et logiquement, les choses peuvent se passer aussi bien. Le sourire de la Merlyn est toujours présent tandis qu'elle tourne la tête en direction du mestre pour essayer de voir le visage qu'il arbore. L'homme est vieux et il n'a certainement plus dû faire accoucher qui que ce soit depuis bien longtemps, mais il a déjà vu des jumeaux sortir du ventre de leur mère. Il n'y a qu'à espérer que cette fois-ci tout cela ne se solde pas comme la fois précédente. Mais ce ne sera pas le cas ! L'attention de Moïra se reporte sur le minois de son amie, déformé par l'effort et certainement la douleur qu'elle doit ressentir.

« Ne te retiens pas, s'il faut que tu crie, fais-le. »

Même si c'est peu probable qu'elle se retienne, la Merlyn désire se rendre utile et si c'est en disant des évidences ma foi.... Elle n'hésite pas une seule seconde !
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Aaricia Greyjoy
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Message Mer 2 Jan 2013 - 21:28

Zachery n’Avait pas aimé la manière de retrouver les couloirs. Il aurait voulu rester près d’Aaricia. Revoyant la Merlyn avec sa petite sœur, il ne comprit pas ce qui arrivait. Il était silencieux et écoutait, regardant Harlon prendre sa sœur dans ses bras. Le mot fils éclaira le visage de l’enfant. Sa belle-mère avait donc eu des jumeaux? De là son énorme ventre? Il eut tout de même une grimace. Et si la Merlyn avait tort et qu’Aaricia mette une autre fille au monde? Le pauvre, son père n’allait certainement pas survivre à deux clones de sa femme et lui, ne survivrait certainement pas à deux petites sœurs. Il regarda ensuite Veloran qui souriait de voir que sa sœur aurait peut-être la chance de combler son mari d’un fils. Dans tous les cas, elle n’Aurait qu’à recommencer. Un commentaire qu’il garda évidement pour lui. Harlon hocha un signe de tête avant de tourner les talons et emporter la jeune enfant. Autant protéger celle-ci, si l’autre ne survivait pas. Les accouchements de jumeaux n’étaient pas très aisés et les enfants de si bas âge étaient des êtres fragiles. Une fille pourrait autant servir, mais il prierait pour qu’un garçon naisse des entrailles de la Greyjoy.

Dans les appartements, Aaricia tentait de rester éveillé. Ses paupières étaient lourdes et son corps la faisait gravement souffrir, mais elle devait mettre son deuxième enfant au monde. On pouvait l’entendre murmurer une sorte d’imploration à sa mère. Pour qu’elle l’aide. Elle n’avait plus la force. Elle voulait dormir. Elle était exténuée et fatiguée, mais il y avait toujours cette douleur. La voix de Moira la tint éveillé quelques minutes. Elle cherchait la force pour lui dire quelques choses. Elle voulait sa fille contre elle et son autre enfant. Elle voulait en finir, elle n’en pouvait plus. Elle avait terriblement mal. Une domestique essuya ses larmes et épongea son front. Elle était peut-être faible, en ce moment, mais elle survivrait. Elle n’avait pas le droit de mourir lâchement. Attrapant la main de son amie, elle sourit. Un sourire crispé par la douleur, mais sincère.

Ils seraient … si heureux, si c'était un garçon, parvint-elle à murmurer.

Parlait-elle de Dagon ou Zachery? Ou peut-être des deux, un mystère que la Merlyn ne pourrait savoir. Mais ils le seraient tout deux. Zachery d’avoir un petit frère et Dagon d'avoir un fils légitime. N’arrivant pas à crier, elle pleurait plus souvent pour expier sa douleur. Elle manquait de force et voulait dormir, se reposer. Le Mestre avait bien peur qu’elle cède à cette envie. L’enfant arrivait. C’était une question de seconde désormais. Il allait pouvoir effacer son erreur et laisser vivre la mère. Il épongeait son front. Ses jeunes années étaient bien loin, mais il avait eu la chance d’accoucher le premier fils légitime de Dagon Greyjoy. Lord Bonfrère ne lui pardonnerait certainement pas s’il laissait sa sœur mourir. Même si les fer-nés étaient des hommes forts devant tout, la naissance restait toujours d’une certaine manière troublante.

Vous y êtes presque Lady Aaricia. Encore un petit effort.


Pousser, devenait plus que pénible désormais. Elle avait l’impression que l’on voulait lui ouvrir le ventre pour aller le chercher. Cela faisait quelques minutes plus ou moins. Le Mestre savait que cela n’était pas long. Willem lui-même était né quelques minutes plus tard, mais avec des complications. Il avait voulu sauver les deux personnes, l’enfant et la mère, mais avait échoué dans sa tache. Aujourd’hui, la femme de la seiche ne serait pas morte, mais serait faible quelques jours. Mettre au monde des jumeaux demandait beaucoup plus qu’un seul enfant. Les complications pouvaient ¸être parfois plus dur, mais elle était faite forte. Il fallait l’en convaincre.

Les cris de la Greyjoy commençaient à devenir davantage des pleurs. Jusqu’à ce qu’elle soit enterrée par les pleurs d’un enfant. Elle laissa tomber sa tête sur l’oreiller et essuya ses larmes silencieuses. Deux filles. Elle ne pourrait pas. Elle regarda le mestre dans les yeux et attendit que celui-ci lui dise quoique ce soit. Elle tentait du mieux qu’elle pouvait pour garder les yeux ouverts. Elle avait tellement envie de sombrer dans un sommeil, qui lui serait bien. Avoir la satisfaction du devoir accomplie. Elle espérait que cela. Elle voulait aussi que Dagon soit enfin heureux.

C’est un garçon Ma Lady.

Aaricia regarda Moira et éclata dans un sanglot qui ressemblait à un rire. Elle prit la main de son ami entre ses deux mains et soupira. Elle avait un sourire fatiguée. Elle savait que Mestre Merik voudrait sortir son ami, le temps qu’il la change avec les draps. Elle tomberait certainement de fatigue. Elle savait que dehors, le prêtre attendait son deuxième enfant, mais elle avait tant à lui dire avant que le mestre la fasse sortir. Elle prit une grande respiration et soupira de nouveau.

Je ne te remercierais jamais assez.


Elle aurait voulu en dire plus, mais Mestre Merik vint près de Moira pour lui laisser le bambin. Aaricia prit ses dernières forces pour se relever et se laissa attendrir par la scène. Elle reposa sa tête sur le lit et ferma les yeux quelques minutes. Elle avait besoin de repos et elle ne saurait se laisser tenter plus. Regardant Moira, elle eut un sourire.


Harlon doit attendre pour le baptiser. Et Mestre Merik voudra me procurer les soins nécessaires. Prends en soin, pendant mon absence.


Elle avait bien l’intention de se reposer cette fois-ci. Elle espérait amplement avoir du temps pour prendre soin d’elle et se remettre sur pied. Elle serait encore quelques jours alités, mais pourrait reprendre le cours de sa vie normalement. Connaissant trop bien le mestre de sa maison, Mestre Merik pria Moira de la quitter. Aaricia se laissa fondre dans l’abime de sa fatigue et ne chercha pas à retenir le bambin auprès d’elle. Tant qu’il restait vivant, elle serait heureuse. Elle s'était soustraite à ce que ses enfants soient noyés complètement, bien qu’elle aurait voulu le contraire.

Dans le couloir Zachery vit la porte s’entrouvrir de nouveau et ses yeux pétillèrent. Un garçon ou une fille cette fois-ci?




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Message Ven 4 Jan 2013 - 12:36

Aaricia semble davantage concentrée sur ce que son époux voudrait que sur le moment présent. Cette constatation surprend un peu Moïra qui est plus habituée à voir son amie envoyer les hommes sur les roses que de faire leur quatre volontés. Peut-être que le mariage l'a changée ? Cette idée s'impose dans son esprit avec une force qui l'étonne elle-même, mais elle la repousse en essayant de se convaincre que la jeune femme n'est pas comme ça. Elle ne laissera jamais un homme lui dicter sa conduite.
Cette pensée est vaine de toute manière, Aaricia n'est pas dans son état normal, bien trop occupée à essayer de rester éveillée pour pouvoir mener l'accouchement à son terme. Le regard brun de la Merlyn oscille entre le visage de son ami et celui du mestre pour tenter de savoir ce qu'il pense. Est-ce que l'épouse de la Seiche est en bonne voie pour donner naissance à son second enfant sans s'évanouir au milieu ? Les pleurs deviennent presque plus présents que les cris de douleur, signe qu'elle approche dangereusement de son point de rupture et Moïra ferme les yeux en priant le Dieu Noyé pour qu'il daigne se pencher sur le cas de son amie et lui donner la force de tenir jusqu'au bout.

Puis le cri du bébé se fait entendre. Les yeux de la jeune femme se tournent vers le mestre qui tient l'autre bébé dans ses bras, semblant satisfait de ce qui vient de se passer. Aaricia a réussi à mener à terme la naissance de ses enfants, elle peut être fière d'elle ! L'expression pensive qui s'est dessinée sur le visage de Merlyn au fur et à mesure de l'accouchement, s'envole rapidement pour se remplacer par une plus posée et plus joyeuse. Les soucis semblent disparaître avec l'apparition du bébé qui se révèle être un garçon. Le seigneur des Iles de Fer sera heureux, il a son héritier. Cette nouvelle réjouit autant qu'elle chagrine Moïra : elle est très troublée par la manière dont Aaricia réagit à cette information. Il semblerait que si elle avait eu deux filles, la dame des Iles de Fer aurait été triste. Pourtant, ce n'est pas si mauvais de donner naissance à une femme qui portera plus tard un mariage important sur ses épaules. Ce type de réaction la laisse assez pantoise, mais elle masque son trouble et sa « crainte » de voir si amie si rebelle devenir une épouse parfaite et oublier ce qu'elle était jadis. En sera-t-il de même pour elle si un jour son père parvient à lui trouver un mari ? Elle espère bien que non.

Mais il n'est pas question d'elle et la Fer-née chasse ces pensées de son esprit avant de se concentrer sur son amie qui éclate en sanglots après l'avoir regardée. Un sourire joyeux se dessine une fois de plus sur les lèvres abîmées par le sel de la jeune femme. Lorsqu'Aaricia lui tient la main, Moïra la serre dans un geste qui se veut rassurant. Elle la remercie, mais pourtant ce n'est pas elle qui a fait tout le travail. La Merlyn est un peu surprise par ses paroles, bien qu'elles la touchent sincèrement et elle rassure une fois de plus son amie.

« Tu n'as pas à me remercier, c'est toi qui as tout fait. »

C'est l'entière vérité. Le mestre s'approche d'elle pour lui confier le jeune garçon qu'elle prend avec délicatesse dans ses bras en veillant à bien le tenir. La jeune femme reste silencieuse le temps que son amie se repose un peu, peut-être qu'elle a encore besoin d'elle pour quelque chose ? Sa patience est bien vite récompensée, les yeux d'Aaricia s'ouvrent à nouveau avant qu'elle ne fasse savoir à la Merlyn que le prêtre du Dieu Noyé attendra un peu avant de baptiser le fils de Dagon, puis elle ajoute que le mestre aura envie de la soigner en toute tranquillité. Moïra n'a pas le temps de répondre qu'effectivement l'homme de science s'approche d'elle pour lui faire savoir qu'elle devait quitter la pièce. Elle hoche la tête et se redresse avant de s'éloigner du lit de son amie pour se diriger vers la porte. Juste avant de sortir, elle glisse une dernière fois son regard vers Aaricia, puis se concentre à nouveau sur l'huis qui s'est entrouverte. Certainement qu'un jeune Zachery trop curieux n'a pas réussi à attendre que la Merlyn vienne d'elle-même. Un léger sourire se dessine sur les lèvres de cette dernière alors qu'elle se glisse hors de la chambre, le bébé toujours dans ses bras, serré contre elle pour le sécuriser. Inutile de faire patienter les hommes plus longtemps, sans quitter son expression joyeuse la jeune femme observe le fils de Dagon avant de s'adresser à lui.

« Tu vois, j'avais raison, tu as ton petit frère. » Une simple nouvelle qui suffit certainement à faire comprendre aux deux hommes – et au prêtre – que le dernier-né est l'actuel héritier des Greyjoy. Elle regard tour-à-tour les trois individus. « Aaricia est épuisée, elle a eu du mal à rester consciente jusqu'au bout, mais c'est on ne peut plus normal. Elle va très bien, l'accouchement s'est bien déroulé et le mestre s'occupe d'elle. Il lui faudra sans aucun doute beaucoup de repos pour récupérer de cet événement, mais tout le monde va bien. »

Elle ne veut pas rassurer les hommes, simplement leur faire savoir quelle est la situation. Le regard de la demoiselle s'attarde un bref instant sur le prêtre du Dieu Noyé alors qu'elle se demande si c'est lui qui compte annoncer la nouvelle au suzerain des Iles de Fer. Nul doute qu'il sera absolument ravi de savoir que sa douce – enfin tout est relatif – épouse lui a enfin donné ce qu'il attendait tant. Cela dit, Moïra ne peut se mettre à sa place, elle ne fait donc que spéculer. Après un bref instant de silence, la voix de la jeune femme reprend doucement.

« J'imagine que vous voudrez en informer notre seigneur. » Son regard se promène toujours sur les trois visages alors qu'elle berce doucement l'enfant dans ses bras habitués à cet effort, puis il s'attarde sur le Bonfrère. « Est-ce que vous désirez prendre votre neveu ? »

Étrangement elle se doute que la réponse va être négative, les hommes ont toujours eu peur des bébés et cela n'est malheureusement pas près de changer.
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Aaricia Greyjoy
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Message Sam 5 Jan 2013 - 4:19

Sans toi je n’aurais eu personne.

Ce qui n’était pas entièrement faux. Elle n’avait plus sa mère et n’avait pas de sœur. Elle n’avait que deux frères qui n’auraient jamais rentré dans cette pièce. Elle était loin de ressembler à toutes les fer-nés qu’elle connaissait, mais elle n’aurait pas non plus vue, une Helya ou une Elyn à ses cotés. Elle préférait la présence de la Merlyn a d’autre qui l’aurait certainement plus épuisé qu’autres choses. Elle était heureuse d’une chose, c’Est qu’elle avait une petite fille pour elle et un garçon pour son mari et Pyk. Elle ne pouvait rêver mieux. Elle pouvait aussi se reposer. Elle sentait la fièvre la gagne peu à peu. Mestre Merik voudrait certainement la soignée et elle serait des plus coopérative.

La Merlyn était à peine sortit qu’elle demanda à ce que l’on l'ouvre les fenêtres. Cormartel était si près de la mer, que son inconscient arrivait à l’entendre. Elle ouvrait parfois les yeux embués. Elle aurait tant aimé avoir Dagon près d’elle pour lui serrer la main. Elle tenait à ce que les fenêtres restent ouvertes, pour entendre le son de la mer. Mestre Merik vint poser sa main sur sa tête et la regarda.

Reposez vous Lady Aaricia.

Elle a fermé les yeux avant de voir qu’elle avait eu deux fils?

Le mestre resta interdit quelques secondes. Il n’avait jamais reparlé de Helena Bonfrère. Il avait essayé d’oublier le malheur qu’il avait causé à la jeune femme qui venait de vivre le même instant que sa mère, mais dont il tâcherait de tenir en vie.

Votre père avait fait un choix à cette époque. La mère ou l’enfant. Malgré sa décision j’ai fait tout en mon pouvoir pour la garder vivante, en vain. J’aurais voulu ne pas avoir ce choix Lady Aaricia. Mais Haïr un mort ne vous aidera pas à retrouver des forces. Reposez-vous Ma Dame. La journée a été pénible, mais en votre faveur.

Elle n’avait pas assez de force pour ressentir la colère. Elle s’abandonna à un long repos surveillé.

***

Derrière la porte ce fut un Zachery plein d’émerveillement qui attendait la jeune Merlyn. La petite fille d’Aaricia se reposait silencieuse dans les bras du prêtre qui n’était pas né de la dernière pluie pour savoir comment ils étaient fragiles. Il eu un sourire bienveillant vers la jeune Merlyn qui avait pris soin de l’épouse de son seigneur. Il n’en ferait pas part à Dagon dans l’immédiat, il attendrait les indications de la gente dame des Iles de fer. Sans doute, elle venait d’offrir le plus beau cadeau à son époux. Elle le gratifiait d’une descendance et d’une autre enfant qui égaierait Pyk.

Le batard de la seiche était plutôt heureux. Quelques années et il aurait à sa botte une petite sœur qui si le dieu Noyé le voulait ne serait pas aussi pire que sa belle-mère et un frère qui aurait le même caractère que son père. Tout était bien qui finissait bien. Veloran était heureux aussi, même si ne l’avait pas montré beaucoup. Il avait craint pour la vie de sa sœur et il savait qu’il n’était pas en bon terme depuis que le Greyjoy l’avait ramené sur son ile natal avec lui. Elle s’y ferait pour les raisons qu’il ne saurait pas.

Ma sœur m’a prouvé maintes fois que rien ne pouvait l’abattre. Je sais qu’elle est entre de bonne main avec Mestre Merik. Pour ce qui est de Dagon, je préfère attendre les directives de ma sœur. Il me ferait plaisir que vous restiez quelques jours. Vous êtes certainement la meilleure personne pour la soutenir.

Veloran eut un moment de perturbation. Il ne se sentait pas qualifié pour tenir cette petite chose. Enfin, il n’avait pas la même délicatesse qu’Harlon semblait avoir avec les enfants. Le prêtre du dieu noyé éclata même de rire en voyant le jeune homme tétanisé par tenir un enfant dans ses bras. Il s’approcha de Veloran et lui tendit plutôt sa nièce. Dans un autre rire gras, il ébouriffa les cheveux de Zachery. Il fit signe au deux jeunes gens de les suivre. Il devait présenter les enfants de Dagon au Dieu Noyé pour leur apporter la protection contre le Dieu des Tornades.

***

Aaricia se souvenait à peine d’avoir vu ses enfants pendant plusieurs jours. Elle avait failli y passer d’une quelconque manière. Une fièvre s'était abattue quelques jours après avoir mis au monde ses bambins. Si le Mestre n’y voyait rien d’inquiétant, Veloran était toujours inquiet. Il avait souffert bien plus que son jeune frère de la perte de leur mère. Il s’en était remis bien vite à sa sœur qui était devenue en quelques sortes sa mère de substitution. Il ne voulait pas que les jumeaux partagent le même sort. Et nul doute, Dagon Greyjoy ne serait certainement pas l’homme le plus patient, et les confierait tôt ou tard à des nourrices. Zachery passait la plupart de son temps avec Willem. Sur les plages de Pyk ou sur la Larme Noire. Plusieurs jours où Mestre Merik s’employa à chasser cette violente fièvre qui prit tout de même son envol au terme de plusieurs jours. Il en remerciait la clémence du Père.

***

Veloran prit le temps de renouer avec sa sœur pendant les jours qui précédèrent son accouchement. Il était heureux de voir qu’elle ne s’en sortait finalement pas si pire. Elle restait encore faible par moment, mais elle ne quittait pas le lit. Elle n’en avait ni l’humeur ni la force. Veloran avait pris l’habitude de lui rendre visite le matin lui apportant de quoi restaurer son estomac. Avec la fièvre, elle n’avait pas demandé nouvelle de ses deux poupons. Poupons qui avaient bien survécu à leur premier jour. Elle finit tout de même réclamer leur présence.

Je me demandais quand tu allais enfin les réclamer.

Moira est encore à Cormartel ?

Il avait tout bonnement hoché de la tête. Elle lui avait sourit et le frère chéri avait compris le désir de sa sœur. Il était allé quérir personnellement la demoiselle de la maison Pebbleton. Il lui avait aussi signifié qu’elle voulait voir ses deux enfants. Il avait pris la petite fille dans ses bras pour la ramener à sa mère. Quelle joie se fut lorsque la porte s’ouvrit. Elle était pleine consciente cette fois-ci pour admirer ses bambins. Elle n’allait pas pleurer comme une idiote. Veloran était à peine entré suivi de la Merlyn, qu’elle tendait les bras comme une enfant qui veut sa poupée. Qu’il lui fit bon de sentir cette présence dans ses bras. Moira était chargé de son fils dont elle était aussi heureuse de la présence. D'ordinaire, elle était si violente que de la voir toute heureuse, un poupon dans les bras contrastait. Amusé et se retenant de rire, Veloran s’inclina et fit un clin d'œil à sa sœur.

Tu es jolie, ma toute belle.

Je vous laisse entre dames. S’il y a quoique ce soit n’hésitez pas.

Aaricia eut un léger rire en regardant la Merlyn. Elle était encore très fatiguée, mais elle savait que la Aaricia qui était assise dans ce lit n’était pas la Dame de fer qui se rebellait chaque qu’elle le voulait. Elle ne put se retenir d’imaginer ce que son mari aurait pu croire ou dire s’il avait été présent. Elle mit la Merlyn à l’aise dans l’immédiat lui offrant un siège près d’elle.

Si Dagon entrait dans cette pièce, il croirait certainement s'être trompé de forteresse.

Ce qui n’était relativement pas faux. Elle se comportait comme une femme et non comme une combattante, mais son mari ne comprendrait certainement pas les sentiments qui l’animaient après tant de douleur. Elle avait étiré son coup pour apercevoir son fils. Décidément, il retenait davantage de leur père que de leur mère. Restait à voir de qui il avait hérité leur caractère.

J’en conclus que tout s’est bien passé avec Harlon?

Elle était encore pâle, mais elle était heureuse et elle faisait certainement peur à sa meilleure amie, mais tant pis. Elle était heureuse de nouveau.




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Message Sam 5 Jan 2013 - 17:13

Devant les paroles du Bonfrère, elle n'arrive toujours pas à savoir duquel il s'agit, mais penche pour Veloran en raison de sa gentillesse à son égard, Moïra hoche la tête. S'il pense qu'il est préférable qu'elle séjourne quelques jours ici, ce n'est pas elle qui va refuser. L'idée de rester un peu aux côtés de son amie l'enchante beaucoup, surtout avec les deux bébés qui sont là depuis quelques minutes. Il est évident que même si Egen Merlyn n'aime pas beaucoup l'idée de savoir sa fille à Cormartel, il ne lui viendra pas à l'idée de lui interdire d'y rester. La jeune femme est parfaitement consciente que le véritable Fer-né qu'est son père ne peut voir que d'un mauvais œil le fait qu'un noble avec la réputation de Veloran dirige une maison aussi importante que celle des Bonfrère de Cormartel. Mais Moïra n'a rien à lui reprocher de son côté et elle chasse donc rapidement ces idées de son esprit pour se concentrer sur le moment présent et oublier son géniteur au cours des jours à venir.

« Alors je resterais ici quelques jours. Merci de me le proposer. »

Même si la politesse n'est pas son fort, elle sait tout de même se montrer polie à ses heures. La jeune femme remarque rapidement le trouble qui passe sur le visage du Fer-né lorsqu'elle émet l'idée qu'il puisse prendre un bébé dans ses bras. Les hommes ! Tous les mêmes ! La Merlyn ne masque pas son amusement en laissant un large sourire se dessiner sur ses lèvres. Il faudra bien qu'il apprenne à se débrouiller avec les bébés puisqu'il en aura lui-même un à lui un jour proche. C'est la loi de la nature et la jeune femme observe donc l'homme face à elle tandis que le prêtre s'approche de Veloran pour lui donner la petite qu'il tenait jusqu'à présent. La bonne humeur ainsi présente leur fait oublier la guerre, comme quoi rien ne vaut la naissance de deux enfants pour chasser tout cela des esprits. Mais le repos est de courte durée, bien vite le prêtre leur fait savoir qu'il va devoir procéder au baptême et tout le monde lui emboîte donc le pas dont une Moïra persuadée que tout se passera bien. Jamais le Dieu Noyé n'aurait donné deux enfants si c'était pour les reprendre juste après.

Elle ne s'était pas trompée. Tout se passa bien, les deux enfants réussirent à survivre au baptême pour la joie de tous.
Les jours défilent tandis qu'Aaricia se repose et que les enfants prennent des forces petit-à-petit, ils promettent de devenir fort et cette constatation réjouit la Merlyn. Alors qu'elle est installée dans une pièce où les enfants se trouvent, la porte s'ouvre et l'un des jumeaux se présente. Elle croit identifier Veloran, ayant remarqué qu'il semble moins acerbe et bravache que Willem, mais sans pouvoir le jurer pour autant. Toujours est-il qu'il lui fait savoir qu'Aaricia est désireuse de voir ses enfants et qu'elle aimerait aussi pour s'entretenir un peu avec elle. Sans hésiter, Moïra se redresse donc et laisse le jeune seigneur prendre l'un des deux petits avant de se saisir de l'autre pour le tenir contre elle avant de suivre son guide. Elle est restée ici pour tenir compagnie à Aaricia et tiendra parole jusqu'au bout. Loin d'être un calvaire, cette position lui rappelle les temps passés après la naissance de ses neveux, mais elle était alors malheureusement trop jeune pour pouvoir correctement comprendre la chance qui lui était donnée.

Ils pénètrent dans la pièce où la femme de la Seiche se repose, Veloran en premier avec la petite et elle qui suit derrière. Aaricia est en bien meilleure forme et tend les bras comme une enfant qui demande à récupérer son jouet. Cette constatation dessine un sourire amusé sur les lèvres gercées de la Merlyn, peu habituée à voir son amie de la sorte. Il est évident que l'ancienne Aaricia n'est plus là, mais contrairement au sentiment que Moïra avait eu au moment de l'accouchement, elle comprend qu'il s'agit davantage de son côté « mère » que de celui d'une femme soumise. Il est normal d'évoluer et les inquiétudes de la demoiselle s'envolent un peu, même si quelques restes subsistent. Veloran – ou Willem – déclare qu'il les laisse tranquille et sort de la pièce alors qu'Aaricia offre un siège à son amie qui n'hésite pas une seule seconde et s'installe à ses côtés. La discussion commence alors, la nouvelle mère est encore pâle et devra certainement prendre du repos, mais la voir sourire est encourageant et rassurant son amie. Cette dernière hoche la tête sans se départir de son éternel sourire lorsqu'elle est en présence de personnes qu'elle apprécie.

« On ne peut mieux. Tu as donné naissance à deux véritables Fer-nés, je suis certaine que Dagon sera ravi. » Ce n'est cependant pas son premier enfant, mais celui obtenu avec une femme-sel est-il aussi important que celui qui vous succédera ? La question ne se pose certainement pas. Elle se penche légèrement en avant pour permettre à Aaricia de profiter aussi de son fils. « Tu as l'air encore fatiguée, j'imagine que ce doit être particulièrement épuisant de faire un tel travail. Mais j'avais totalement confiance en toi. »

Ce n'est pas de la flatterie, c'est juste des paroles sincères. La jeune femme observe son amie en souriant légèrement, berçant machinalement le poupon qu'elle tient dans ses bras. Quelques questions flottent dans son esprit tandis qu'elle se demande comment se passera la suite. Élever deux enfants n'est pas une chose aisée, cependant Aaricia est une femme de caractère et c'est peut-être pour cette raison que lui Dieu Noyé lui a donné deux poupons. Un bref instant de silence s'installe, mais la Merlyn le brise rapidement pour relancer la discussion.

« Je suis surprise de te découvrir cette nouvelle facette. Tu n'es pas la guerrière, mais la mère. Au moment de l'accouchement je me suis demandé si ton mariage t'avait transformée où si c'était ton époux qui te voulait ainsi. Je ne comprenais pas pourquoi tu voulais tellement ce fils, mais en fait je me rends compte que je me suis trompée. Tu peux parfaitement rester la Aaricia d’antan, tout en réussissant à être une bonne mère et une bonne épouse. Il suffit de te regarder. »

La sincérité fait partie de la manière de faire de la jeune femme. Elle ne peut pas s'empêcher de dire ce qu'elle pense sous peine de ne plus réussir à regarder en face l'autre personne. Le mieux pour entretenir de bonnes relations, reste de ne rien cacher. Aaricia le sait, il ne reste qu'à espérer que les aveux de son amie ne la vexent pas.
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Message Lun 7 Jan 2013 - 3:46

Elle tacha de sourire. Dagon serait ravi, elle l’espérait. Elle ne savait pas ce que son mari penserait. Il pensait à bien d’autres choses qui n’étaient que mauvais pressentiments. Pressentiment qu’elle devait faire taire dans son propre esprit. L’enfant avait survécu à son entré dans le monde et son baptême. Aura-t-il la chance cette fois de survivre assez longtemps pour succéder à son père. Les confidences qu’il lui avait faites avant son départ Que pouvait penser son seigneur de mari à l’instant même à Pyk. Elle avait demandé à Harlon de ne dévoiler aucunement le sexe des enfants et encore moins combien ils étaient. Elle lui avait simplement dit de dire qu’elle se portait bien ainsi que l’enfant. Cela le pousserait certainement à débarquer à Cormartel pour la voir. Elle arrivait amplement à voir sa tête. Elle finirait même par rire. Elle ne l’avait pas gratifié d’un seul enfant, mais de deux. S’il lui faisait la tête, elle l’enverrait paitre avec son habituel manie.


Il sera heureux quand il saura que le Dieu Noyé l’a gratifié d’un fils qui perdura sa lignée et d’une fille qui sera plus tard, certainement la plus grande dame que Pyk aura connu.


Elle posa une main sur l’épaule de son amie et lui offrit un sourire. Elle était certaine d’une chose, sans Moira, elle aurait imploré sa mère sans cesse. Elle aurait certainement tué le pauvre Mestre. Elle n’avait jamais compris ce qui les avait amenées à se côtoyer, tant elles étaient différentes. Peut-être Aaricia avait besoin de cela. De quelqu’un de plus calme qui d’une manière la comprendrait toujours plus que tous les autres. Moira était comme la petite sœur, que sa mère n’avait jamais pu lui offrir. Si son oncle avait été présent, il lui aurait certainement dit que c’était là un des ses grands mystères et que peut importait, tant qu’elle était heureuse.

Tu avais beaucoup plus confiance en moi que j’en avais. Le saigneur de Pyk m’avait averti. J’ai préféré lui faire comprendre que j’échapperais à cette manie qu’on les Bonfrère à accoucher de jumeau. Il a remit en doute mes conclusions plus d’une fois. Cormartel a toujours vu sous son toit des jumeaux, mais heureusement les miens ne seront pas voués aux mêmes destins.

Elle n’aurait pas deux garçons qui seraient éligible au trône de Grès. Elle n’aurait qu'un fils successeur de son père et une fille à qui elle vouait déjà une grande destinée. Chacun aurait sa voie pour grandir. Dans sa famille, elle incluait le batard de Dagon qui a ses yeux avaient autant d’importance dans cette histoire. Elle n’aurait pas de vague impression que l’un tente de prendre la place de l’autre. Une impression qu’elle avait avec ses propres frères. Un pressentiment que Willem détestait passer le deuxième alors qu’il était sans doute, le plus fer-né des deux.

Elle ne put se retenir de sourire. Elle savait qu’elle était particulière, mais s’attendrir devant un enfant, elle était incapable d’en faire autrement. Et puis, elle pouvait bien partager ses personnalités de temps à autres. Si Dagon était présent dans cette pièce, il raillerait qu’elle ressemblait à une continental, mais il pouvait bien le penser elle n’avait cure. Si l’on voulait la prendre par les sentiments il fallait s’attaquer à un enfant. Un poing faible qu’elle regrettait parfois. Il y aurait toujours une part de mystère avec ses enfants. Elle embrassa le front de sa fille et se cala dans les coussins.


Si je voulais tant un fils ce n’est pas parce que Dagon en voulait obstinément un. Je ne me sentais pas assez forte pour élever une fille et la faire devenir ce que je suis. Je n’ai jamais éprouvé de difficulté avec les garçons. J’ai éduqué mes deux frères comme une mère de substitution et je prends soin de Zachery, qui ne partage pas mon sang. La guerrière n’est jamais très loin de la mère. Elle sommeille tout près. Pyk m’a changé et les mauvaises langues de Grand Wyk on tendance à raconter tout partout que la farouche Bonfrère a été soumis à son mari. S’ils savaient ils seraient tous déçus. Il y a eu un temps où je ne laissais pas ma place. On ne pouvait même pas se regarder sans lancer des couteaux. Il parlait comme s’il avait cette envie de m’anéantir. Bien qu’il n’en laisse pas paraitre, il est un homme très mystérieux, mais certainement le plus respectueux que j’ai connu. C’est un homme bien tout compte fait. Même s’il peut paraitre dur et sans délicatesse. Il est le seul homme dont je n’arrive pas à détester.



Elle leva les yeux sur Moira et se retenait de rire. Avait-elle avoué devant son amie que le Greyjoy n’était pas si terrible et qu’elle pouvait en être amoureuse? Elle l’ancienne Bonfrère qui faisait tourner les hommes en bourriques avant de les envoyer baladé. Elle était amoureuse de son époux et personne ne changerait les choses. Mais où pouvait se cacher la Aaricia d’antan. Elle-même ne savait pas où elle se terrait. Son gout de la mer, Dagon l’avait fait revivre en peu de temps, mais elle allait devoir concilier tout plein de tâches en même temps.


La Aaricia d’antan n’est plus aussi dur. Elle se laisse attendrir beaucoup plus facilement et même d’adorables poupons y arrivent.


Ils avaient la conscience bien tranquille c’Est deux là. C'était aussi deux vies qui se rajoutaient. Deux vies qu’elle protégerait par son sang s’il le fallait. Jusqu’à ce qu’ils soient assez forts pour se protéger. Elle n’avait jamais rêvé d’être mère, mais elle savait bien une chose. Elle ferait son possible, comme elle l’avait fait avec ses frères. Elle regarda sa petite fille et déposa un baiser sur le front de son enfant. Elle avait bien trouvé un prénom à son gentil garçon, mais qu’en serait-il de sa fille. Elle avait remué ciel et terre pour trouver, mais jamais un nom de fille. Encore, elle n’Avait aucun mérite pour celui de son fils. Il lui avait fallu être en tête à tête avec le prêtre pour comprendre bien des choses. Comprendre comment la venue d’un fils pouvait alléger la conscience du seigneur de Pyk.

Quelle mère indigne je fais. Je n’ai pas trouvé de nom pour notre petite chérie.

À force de ruminer des noms quand elle était alitée, elle n’avait pas pris le temps de penser à une fille. Comme si elle connaissait déjà le sexe de l’enfant alors qu’il était encore dans son ventre.





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Message Lun 7 Jan 2013 - 19:18

Moïra reste silencieuse face aux paroles de son amie, se contentant de hocher la tête lorsque le sujet de la dame de Pyk est abordé. Le sourire d'Aaricia lui fait plaisir et se communique rapidement, elles se regardent tandis que la Greyjoy reprend la parole pour lui dévoiler ses pensées, déclarant qu'elle avait davantage confiance en elle qu'elle-même. C'est normal d'un côté, n'importe quelle personne doute de ses capacités, il faut voir de l'extérieur pour pouvoir apprécier la qualité d'un individu. Elle parle alors de ce que son époux lui a dit, émettant des doutes quant au fait qu'elle ne donne pas naissance à des jumeaux. C'est la génétique qui le décide, tout comme de la couleur des yeux ou des cheveux. Le côté pragmatique de la Merlyn a un peu de mal à comprendre ces paroles, mais pour faire plaisir à son amie, elle sourit légèrement. Un air encourageant. Lorsqu'elle parle du sort des jumeaux, le visage de Moïra se marque d'une certaine compréhension. Aaricia doit faire référence au fait que le jumeau né en premier n'est pas forcément le plus à même de pouvoir diriger une maison et que le second doit supporter sans pouvoir dire quoi que ce soit. C'est injuste, mais c'est pourtant ce que le Dieu Noyé a décidé. Veloran est certainement qualifié pour gérer la maison Bonfrère, il sera amené à « grandir » et à mûrir. Quant à Willem, il est certainement fait pour quelque chose de différent que la gestion d'une famille, peut-être à devenir le futur Lord Capitaine de la Flotte de Fer ? Des hypothèses comme toujours, la rousse se contente de hausser les épaules.

« Mais ces destins ne sont certainement pas ceux que l'on croit. Je suis persuadée que le Dieu Noyé ne fait rien sans raison. » Elle esquisse un léger sourire avant de reprendre. « Je suis heureuse que tu ais eu ce que tu attendais. Elle fera une bonne fille à élever et lui sera un bon seigneur pour les Iles de Fer. »

Si tel n'est pas le cas, il sera de toute manière démit de ses fonctions par ses homologues. Mais là n'est pas la question, il serait plutôt mal approprié de parler d'un tel sujet alors que l'enfant vient juste de voir le jour.
Son regard brun reste fixé sur la mère et l'enfant qu'elle tient dans les bras, déposant une bise sur son front. Dans ceux de la Merlyn, l'enfant somnole, apparemment peu perturbé par le changement de décors. Les enfants sont bien moins exigeants que les adultes, c'est en grande partie pour cette raison qu'elle les aime autant. Les explications arrivent ensuite, celles qui font savoir à la Merlyn la raison qui a poussé son amie à souhaiter ce garçon au lieu de cette fille. La surprise est présente dans le regard de Moïra lorsqu'elle entend de telles paroles. Elle ne s'y attendait pas. Pourtant le fait d'élever un enfant ne lui semble pas si différent, quel que soit le sexe, mais elle aussi est bien plus habituée à s'occuper de garçons que de femmes. Tout dépend des points de vue peut-être. Toujours est-il que désormais elle a les deux, de quoi s'entraîner pour en accueillir peut-être d'autres par la suite ? Les paroles au sujet de Dagon elles par contre, n'étonnent pas vraiment la rousse. Un tel homme ne peut que sembler dur, s'il était plus doux ou délicat, les autres Fer-nés se chargeraient rapidement de se débarrasser de lui. Alors que le silence retombe, elle reprend la parole.

« Ton époux est un Fer-né, il ne peut pas apparaît comme autre chose que dur et peu amène. C'est le seigneur des Iles de Fer, si ses hommes savaient qu'il se montre tendre, respectueux ou même attentionné avec son épouse, il perdrait toute crédibilité. » Elle a d'ailleurs toujours trouvé ce point très dommage. Pour quelle raison un Fer-né ne pourrait-il se montrer doux avec son épouse ? Mais là n'est pas la question. « Laisse parler les mauvaises langues. Seul ton avis et celui de ton époux comptent. Il a épousé une amazone et il est désormais marié à une mère, je ne vois pas où est le problème. »

Peut-être même qu'il a jeté son dévolu sur elle parce qu'elle possédait alors la réputation d'être une femme indomptable ? Quoi de mieux pour assurer sa force et son entêtement que de se marier à une personne possédant un fort caractère ? Le fait que la rumeur d'une Aaricia domptée circule sur les Iles de Fer ne doit peut-être pas déplaire au seigneur de Pyk. Mais Moïra ne connaît rien de cet homme, pas plus qu'elle n'est au courant des décisions qui ont été prises pour leur mariage. Elle ne peut que spéculer et cela ne l'intéresse pas franchement.
Aaricia confirme alors qu'elle n'est plus la même que par le passé, mais la Merlyn qui craignait d'avoir perdu son amie d'avant, se rend compte que finalement, ce n'est que l'évolution naturelle des choses. Au jour actuel, elle est mère depuis peu, quoi de plus logique que de découvrir de nouveaux sentiments ? Le regard de la plus jeune reste posé sur les deux Greyjoy dans le lit alors que le sujet du prénom de la petite est abordé. Les prénoms. Quelle décision compliquée, Moïra se rend compte qu'elle n'y a jamais songé avant ce jour. Un léger sourire de dessine sur ses lèvres.

« Les prénoms viennent d'eux-mêmes. Une femme qui a compté pour toi. Une femme grâce à laquelle tu es celle que tu es aujourd'hui. Une personne qui te permettra toujours de savoir pourquoi tu dois garder du courage pour ta fille. Quelque chose qui te vienne naturellement ? »

Le prénom de sa mère ? D'une tante proche, d'une femme qui a joué un rôle important. Les possibilités sont infinies, Moïra elle-même ne saurait faire un choix sans y songer mûrement. Elle ne demande pas ce qu'en pense le père, les prénoms c'est l'affaire des femmes. Une mère porte son enfant pendant neuf longs mois en elle, qui peut être plus capable de décider de ce qu'il est ? Le regard de la jeune femme se détourne légèrement vers le mur qu'elle contemple tout en berçant lentement le petit dans ses bras. Il ne lui vient pas à l'idée de demander celui qui a été choisi pour lui, cela ne la regarde pas.

« Tu fais une très bonne mère. Tu as toujours été une grande sœur et un bon exemple pour moi. » C'est dit sur le ton de l'assurance. « Tu sais très bien que si tu auras besoin d'aide pour elle, ou même pour lui, tu pourras compter sur moi. »
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Aaricia Greyjoy
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Message Jeu 10 Jan 2013 - 3:21

Aaricia fixait intensément son fils qui se trouvait dans les bras de son amie. Il venait à peine de sortir de la matrice de sa mère, qu’un grand destin lui tombait dessus. Il restait à ce jour, le seul héritier légitime pour succéder à Dagon. De grande responsabilité l’attendait. Marcher dans les traces de son père n’était pas quelques choses de très facile. Zachery tentait de le faire et parfois, il lui arrivait de vouloir tout abandonner. Aaricia ne serait pas aussi douce et tendre. Elle ne serait pas éternellement en arrière d’eux pour les relever s’il tombait. Moira avait raison. Le couple Greyjoy avait eu ce qu’ils désiraient et ne pouvait en vouloir aux Dieu Noyé. Il lui avait donné une fille, qui deviendrait aussi forte qu’elle. Aaricia veillerait à ce que jamais elle ne fasse ses erreurs de jeunesse, et son garçon, il surpasserait son père. Elle écarta quelques cheveux sur le front de sa fille avant de soupira intérieurement.

Si jeune et déjà les espoirs sont nombreux. Je ferais en sorte qu’il soit aussi vaillant que son père.

Tout d’abord, elle devait renter à Pyk, mais cela ne se ferait que lorsque les mauvais pressentiments de Dagon se dissiperaient. La présence de Moira la rassurait. Elle pouvait veiller sur ses enfants. Elle était même très reconnaissante que Lord Merlyn ne se soit point opposé à la requête de son frère. Tout le monde semblait vouloir la rendre heureuse et maintenant qu’Elle avait ses deux bambins, elle ne pouvait se résoudre à être malheureuse. Ils étaient si adorables et elle ne pouvait pas être aussi comblée. Dagon paraissait toujours sous une certaine froideur. Elle le savait dur et sans tendresse, mais avec elle, il n’était pas ainsi. Tout n’est pas rose, et elle ne voulait pas que cela soit ainsi. Elle trouverait toujours un moyen de l’enquiquiner un peu. Elle était comme ca.

Il se fiche bien de ce que les fer-nés pensent de lui. C’est certainement pour ca qu’il est encore seigneur des Iles. Un certain moment, les villageois de Pyk pariaient que l’un de nos deux allait finir par assassiner l’autre. Alors je n'imagine pas le genre de ragots qui peuvent se dire.

Le problème était son mari lui-même, qui tentait toujours de se protéger de ses sentiments en construisant un mur entre elle et lui. Elle avait assez de misère à détruire cette pierre qui se trouvait près de son cœur. Elle avait toujours l’impression de réussir et pourtant, il y avait plus d’un échec. Être marié un fer-né n’était pas très facile. Surtout lorsqu'on avait le caractère indomptable et indépendant de l’ancienne Bonfrère. Des fois, elle se retenait de ne pas mettre des claques au seigneur des Iles. Elle ne le faisait pas, par peur de recevoir une gifle encore plus forte. Elle le voyait déjà lui faire un sermon lorsqu’il entendrait le nom de son fils pour la première fois. D'une certaine manière, elle espérait lui faire plaisir. Cependant d’un autre coté, elle craignait une réaction déplaisante de sa part. Elle n’avait pas cherché à fouiller son passé. Elle savait que plusieurs blessures étaient présentes que dans son cœur. Aaricia redoutait toujours le choix, mais elle tentait de se persuader que cela était une bonne idée.

Elle hésita plusieurs minutes avant d'ouvrir la bouche. Elle n’avait pas eu beaucoup de modèle féminin. Sa tante et elle n’avaient jamais fait bon ménage. Elle avait peut-être quelques cousines qu’elle appréciait chez les Sparr, mais rien d’extravagant. Il n’y restait qu’un choix. Un nom sensible qu’elle redoutait aussi. Elle devait s’y résoudre. Dagon avait bien à faire que de chercher un nom pour ses enfants et comme la question n’avait jamais été abordée, elle restait craintive dans les choix. Elle finit par soupirer et prononça enfin le nom : Helena. Certes, il n’y avait rien d'original, mais c'était la seule femme qui avait réellement compté dans sa vie et certainement la seule à qui elle vouait toujours une certaine admiration. La femme de Grant Bonfrère n’avait jamais été de grand repos. Elle était un peu comme Aaricia, mais en pire. Ce qu’elle disait elle l’exécutait. Elle se fichait bien de l’autorité de son mari, car il en avait peu lorsque la Bonfrère était dans le décor.

Tant qu’elle ne partage pas ce funeste destin, que ma mère a eu. Elle était forte et combattante et le sera tout autant.

Une époque ou elle était très jeune et qu’elle avait aimé voir sa mère ainsi. Elle se fichait bien de Lord Bonfrère. Elle faisait bien ce qu’elle voulait. Aaricia avait eu des tendances plus douces. Peut-être était-ce parce que Dagon avait été plus brillant que son père et l’avait laissé jouer les dures. Elle n’était plus aussi farouche, elle cherchait l’affection de son époux qui n’était pas du genre à s’étendre sur le plan sentimental. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. En quelques moi, elle était devenue une autre femme. Ce qui ne lui déplaisait pas.

Les révélations que lui faisait son amie, lui faisait chaud au cœur. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas ressenti autant de paix dans son cœur. Elle avait vécu bien des choses avec la Merlyn. Elle n’avait que de bon sentiment avec la jeune femme. Moira était la seule qui avait toujours été une amie. Elle avait vécu dans l’ombre de sa cousine plusieurs fois et encore aujourd’hui, elle était considérée que comme la femme de la seiche et rien de plus. Aaricia eut un léger rire lorsque Moira parla d’exemple. Elle doutait bien que Lord Merlyn ne pensait pas cela. Aaricia avait été quelques peu rebelle alors que la Merlyn était une enfant toute sage à coté d’elle.

Je t’ai toujours considérée comme ma petite sœur et même mariée cela ne change rien. Tu as toujours été là quand j’en avais de besoin. Tu seras toujours la bienvenue dans ma demeure, qu’elle soit à Pyk où à Cormartel. Je suis heureuse de pouvoir compter surtout et je n’hésiterais pas à te demander conseil s’il le fallait. À ce que j’ai pu comprendre, tu sais bien t’y prendre avec les enfants... Mes frères étaient très loin du berceau lorsque je les ai vu la première fois.

Elle avait cru comprendre que la Merlyn avait un certain talent avec les enfants, une chose dans laquelle, la Greyjoy n’excellait certainement pas. Quand elle était revenue à Cormartel, ses frères étaient à peine âgés de cinq ans et étaient quasi-autonome. Elle n’avait pas eu trop de problème. Même Zachery avait un âge plus avancé lorsqu’elle était arrivée dans sa vie. Alors deux petits bambins, elle risquait d’y voir de grands défis. Elle avait certainement plus de tolérance et de patience qu’Aaricia.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Message Jeu 10 Jan 2013 - 13:55

Moïra a un peu de mal à comprendre ce que veut dire son amie, si le seigneur des Iles de Fer se moque de ce que pensent ses hommes, comment peut-il encore l'être ? Elle a toujours imaginé que l'homme qui dirigeait leur région devait justement être bien plus regardant sur ce point que les autres seigneurs de Westeros. Après tout, contrairement aux gens de l'Ouest par exemple, les Fer-nés sont des hommes libres. Ils n'obéissent au Greyjoy que parce qu'il fait de bonnes choses pour leur peuple, mais si Dagon ne prête pas attention à ce qu'ils désirent ou disent, il est fort probable que les choses tournent en sa défaveur. Cela dit, le jugement de la Merlyn est tronqué par les paroles de son géniteur. Egen Merlyn étant un Fer-né pur et dur, il a beaucoup de mal à imaginer que des membres de son peuple ne respectent pas au pied de la lettre les préceptes dictés par l'Antique Voie. Son fils le premier d'ailleurs, Moïra est parfaitement consciente que Garrot n'a que peu d'intérêt pour leur géniteur en raison de sa passion pour les chevaliers et la culture des continentaux. Mais elle chasse ces points de son esprit, préférant se concentrer sur la discussion actuelle. Certainement qu'Aaricia a voulu faire référence aux rumeurs qui circulent sur eux et non à la politique des Iles de Fer. La plus jeune des deux a souvent le don pour se faire des idées sur ce que les gens racontent et partir loin dans ses analyses, au point même d'oublier parfois ce qui avait déclenché ses pensées. Elle soupire doucement, penchant légèrement la tête sur le côté.

« Je doute que vous soyez le seul couple au centre de ces discussions. C'est un peu le pain quotidien des Fer-nés, j'ai rarement vu des femmes-roc obéir docilement à leurs époux. J'imagine que vous ne devez pas être le seul couple à avoir des oppositions, bien au contraire. » De ce qu'elle avait entendu dire, c'est aussi le cas sur le continent à l'exception près que là-bas, les femmes n'osent pas répondre à leur époux. Mais elles ne sont pas plus amoureuses pour autant. « Et il y a tant de rumeurs qui circulent, celles vous concernant seront bientôt éclipsées par d'autres j'en suis persuadée. »

Sur des îles comme les leurs, les informations tournent en boucle et peut-être que dans quelques semaines, un autre mariage ou une autre dispute alimenteraient les discussions. Ce n'est pas le rang qui définit l'importance de la personne ici, un simple roturier pourrait bien voler la vedette au seigneur de Pyk. De toute manière, Moïra n'a pas grand intérêt pour les rumeurs de ce type, les ragots n'ont pas souvent de fond de vérité, ils partent de n'importe quoi pour aboutir sur des rumeurs qui n'ont ni queue ni tête. Elle préfère ne pas se parasiter l'esprit avec tout cela.

Les pensées de la Merlyn sont alors interrompues par la voix d'Aaricia qui donne le nom de sa fille : Helena. Étrangement, Moïra s'attend depuis la naissance de la petite à ce que ce nom soit le sien. Même si l'entente entre les femmes remonte à longtemps, cela ne signifie pas pour autant qu'elle ne restera pas la femme la plus importante de la vie de la Greyjoy. Un père ou une mère sont toujours les individus les plus présents dans la vie d'une personne, qu'ils restent longtemps à leurs côtés ou très brièvement. Face aux paroles de son amie, la Fer-née reste muette. Elle n'est pas très croyante à ce niveau, n'imaginant pas qu'un nom puisse définir la destinée d'une personne sans quoi tout le monde porterait ceux des héros et personne ne serait malheureux. Non, à ses yeux il s'agit simplement d'un bel hommage qui permet de ne pas oublier quelqu'un. Puis, cela donne une part « Bonfrère » à la jeune Greyjoy. Des pensées bien naïves sans aucun doute, mais c'est plus fort qu'elle.

Lorsque la nouvelle mère reprend la parole pour prononcer des paroles très agréables à l'encontre de son amie, celle-ci laisse ses lèvres se fendre d'un sourire ravi. Elle est vraiment heureuse de savoir que l'amitié d'Aaricia à son égard n'a en rien été altéré par les changements survenus dans sa vie. La suite de la discussion concernant l'expérience de la Merlyn à propos des enfants, intéresse beaucoup cette dernière. Elle a souvent été en contact avec des jeunes garçons il est vrai, même si son expérience n'est en rien comparable à celle de sa mère par exemple qui, elle, a élevé de nombreux enfants qu'elle avait au préalable porté en son sein pendant neuf longs mois. Berçant doucement le jeune poupin, la rousse répond d'un ton enchanté.

« Je suis bien heureuse d'entendre de telles paroles. » Elle ne doute pas de leur véracité, pourquoi est-ce qu'Aaricia lui mentirait ? « Comme Karolyn, la femme de Garth, n'est pas vraiment capable de s'occuper de ses enfants, c'est ma mère et moi qui nous nous en sommes chargées. » Karolyn est d'ailleurs née Sparr, un autre point commun. Garth étant l'héritier de la maison Merlyn, ses enfants sont plus importants que les autres aux yeux d'Egen. « C'est deux garçons, mais j'imagine qu'avec les filles ce doit être pareil. Je trouve que c'est plus agréable de s'occuper des enfants que des adultes, eux ne sont pas faux et ils disent ce qu'ils pensent au moment où ils le pensent. En plus, les rumeurs qui circulent sur toi ou ton physique n'importe pas à leurs yeux. Ils sont bien plus agréables à vivre je trouve. » C'est assez bien résumer les pensées de la demoiselle. « Tu verras, tu seras triste lorsqu'ils seront en âge de se débrouiller seuls. Autant en profiter maintenant. »

Les années avancent si rapidement. Moïra a du mal à se souvenir l'époque où elle n'était encore qu'une enfant sans responsabilité. Même si à ce jour, elle ne possède toujours pas beaucoup d'obligations. Elles ne tarderont certainement pas à arriver. Après un léger soupire, la Merlyn reprend.

« Sais-tu déjà lorsque tu vas retourner là-bas ? J'imagine que ton époux a une bonne raison de t'envoyer ici ? Je dois avouer que je pensais qu'il aimerait que son héritier naisse à Pyk, c'est assez surprenant de sa part. Mais je ne le connais pas comme toi au final. »
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Aaricia Greyjoy
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Message Lun 14 Jan 2013 - 2:28

Heureusement pour Aaricia, on finirait par oublier qu’elle avait marié la seiche. Il y avait des couples aussi explosifs que ceux des Greyjoy. Elle avait appris par la Botley, elle-même, qu’elle allait devenir l'épouse du Harloi. Elle était certainement la dernière femme sur les iles de fer, qu’elle aurait vu comme épouse d’un fer-né. Elle ne savait pas quoi en penser. Elle se souvenait qu’à son grand étonnement, La Botley lui avait fait la remarque qu’elle serait bientôt dans l'était qu’elle était. Moira n’avait pas tort et Aaricia en serait plus qu’heureuse. Elle aimait bien ne pas être sujette à discussion.

Je suis certaine que cela arrivera plus vite que je le crois. Nous ne pouvons rien contre les rumeurs. Bientôt et si ce n'était pas déjà fait. Tous les iles doivent savoir que Pyk à eu ses héritiers.

Aaricia avait scruté les regards de la Merlyn. Moira était celle qui méritait de voir son nom porté par sa fille. Elle avait toujours été là pour elle. Même quand elle ne voulait personne. Moira avait subi les différents sauts d’humeurs de la Bonfrère à une époque. Mais elle avait été partagée pendant quelques minutes. Entre une femme qui lui avait donné la vie et donner la sienne pour avoir deux fils et l’autre qui avait toujours réussi à la comprendre et qui avait toujours été là comme une grande amie. Elle finit par poser sa main sur celle de son amie. Elle avait lu la déception.

Ils ne seront pas les derniers.

Les enfants étaient trop faibles pour que l’on se repose sur eux en si bas âge. Même si la seiche avait passé l’âge de jouer ce rôle, Aaricia avait encore bien des années devant elle. Du moins, elle l’espérait. Le climat n’épargnait pas les enfants. Les adultes étant bien plus résistants. Elle savait que le prêtre du Dieu noyé avait certainement fait la remarque à son mari. Loin d’elle était l’envie de retrouver ce ventre encombrant, mais ce n’était pas elle qui y faisait quoique ce soit. Elle eut un sourire en écoutant les paroles de Moira. Combien de fois avait-elle préféré la compagnie du bâtard de Dagon que la présence de son époux. Elle savait bien une chose s'était qu’elle aimait les enfants et qu’ils étaient très certainement son point le plus faible. Elle se souvenait que Dagon l’avait forcé dans le Nord à trancher la gorge du bambin qu’elle tenait dans ses bras.

Aaricia secoua la tête espérant chasser cette image de sa tête. Le bambin était à peine plus âgé que sa fille et son fils. Cette image la hanterait certainement encore quelques temps avant de complètement disparaitre. Elle embrassa le front de sa fille et la pressa contre elle. Magnifique enfant qui grandirait a Pyk. Son fils quant lui deviendrait un grand seigneur aussi craint par les continentaux.

Je sais ce que c’est. Quand mes frères sont devenus grands, j’ai eu l’impression que tout avait changée, mais Zachery est entré dans ma vie et ces deux la aussi.

Moira avait raison. La vérité la plus belle sortait de la bouche des enfants. Ils n’en avaient rien à faire de ce que l’on disait sur vous à l’extérieur tant que vous les aimiez. Elle avait toujours été la plus belle des femmes pour son jeune frère. Veloran avait toujours eu de l’admiration pour elle. Aujourd’hui, il pouvait parfois être très cruel quand il s’agissait de sa sœur. Pouvait-elle vraiment lui en vouloir? Non, il y avait une part qui était grandement de sa faute. Elle l’avait élevé et a défaut d’en faire un vrai fer-né et capitaine, elle en avait fait un Lord.

La suite n’amusa pas la Greyjoy. Elle se basait sur les sur les paroles de son époux. Elle prit une grande inspiration et regarda Moira. Dagon serait certainement mécontent, mais elle savait que Moira n'ébruiterait rien.

Ce que je vais te dire, tu ne dois pas le dire à mes frères et encore moins en parler à personne. Je serais plus en sécurité ici qu’à Pyk. Dagon a un mauvais pressentiment concernant le continent. Je ne voulais pas quitter Pyk, mais il aurait réussi à m’en éloigner d’une manière ou d’une autre. Cormartel est bien secondaire pour les continentaux. Nous serions les premières cibles si Pyk était pris. Et puis, il y a toujours les tours fortifiés, ou je pourrais les cacher.

Elle ne savait pas combien de temps, ils survivraient, mais elle était certaine d'une chose, elle pourrait toujours les sauver. Dagon tenait à ses enfants alors qu’ils étaient dans son ventre et maintenant qu’ils étaient vivant tout deux, ils étaient encore plus précieux.

Mais ce ne sont que de mauvais pressentiments et il ne prend que des précautions, mais en aucun cas il faut que tu en parles. Du moins, tant que l’on ne n’est pas certain.

Elle n’aurait pas supporté de ne rien dire. Elle savait qu’elle pourrait compter sur cette femme, s’il lui arrivait quoique ce soit. Aaricia protégerait ses enfants jusqu'à la mort. Son fils était destiné à devenir seigneur des Iles de Fer.




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Message Lun 14 Jan 2013 - 16:27

Moïra reste silencieuse face aux paroles de son amie, sachant très bien que les rumeurs concernant la naissance des jumeaux ne vont pas tarder à se répandre sur les Iles de Fer. Certainement qu'Egen Merlyn ne manquera pas d'émettre quelques mots à ce sujet. En véritable Fer-né, le seigneur de Pebbleton avait toujours trouvé étrange que leur suzerain laisse son nom sans héritier depuis tant d'années. Il ne voyait pas une grande logique quant au fait qu'un homme aussi important – et surtout devant diriger les Fer-nés – n'impose pas un mariage à une femme d'une bonne maison. Moïra avait souvent entendu son géniteur critiquer leur seigneur par le passé et d'ailleurs, il ne l'avait jamais dissimulé à Dagon. Egen est un véritable Fer-né, sa fille le sait parfaitement et elle se doute déjà qu'il va critiquer le fait qu'à son âge, qui est presque celui de la vieillesse pour un Fer-né, le seigneur de Pyk ne se retrouve qu'avec deux rejetons inutiles. Selon lui, à la mort de leur suzerain ce sera une autre maison qui régnera sur les îles à travers le jeune héritier et comme il ne cachait pas son hostilité pour l'actuel lord Bonfrère, Moïra s'attendait déjà à l'entendre critiquer la maison concernée.

Elle soupire légèrement, ne portant pas d'importance à ce point pour le moment, lorsqu'elle sera de retour chez elle, nul doute qu'Egen Merlyn viendra l’accueillir comme il se doit. Pourtant, ce n'est pas un mauvais bougre, juste un homme trop proche de ses convictions.
La main d'Aaricia tire la jeune femme de ses pensées alors qu'elle posa son regard sur le visage de son amie. Pas les derniers. Certainement, il serait dommage de s'arrêter à une première grossesse, surtout pour une maison aussi importante que celle des Greyjoy. Comme le dit toujours la mère de Moïra, une bonne épouse doit fournir non seulement l'héritier, mais aussi les futurs capitaines d'une maison ! Elle en est d'ailleurs un parfait exemple. Sauf pour Garott, mais le sujet est épineux. Un sourire se dessine sur les lèvres de la demoiselle alors qu'elle hausse légèrement les épaules, ne comprenant pas le sens caché de la déclaration de son amie.

« Je n'en doute pas. Tu fourniras le futur Lord Capitaine de la Flotte de Fer et beaucoup d'autres hommes d'importance. »

Son sourire s'accentue légèrement alors qu'elle pose ses yeux sur le bébé dans ses bras, le berçant toujours lentement. Apparemment les deux enfants ne sont pas gênés par la discussion qui se déroule à côté d'eux et ils semblent dormir du sommeil des justes. Les yeux bruns de Moïra glisse alors jusqu'au visage d'Aaricia au moment où celle-ci secoue la tête comme pour chasser quelque chose de ses pensées, puis elle serre sa fille contre elle ce qui dessine un nouveau sourire sur les lèvres abîmées de la Merlyn. C'est amusant de voir son amie dans le rôle de mère, cela donne une nouvelle vision d'elle. Superposer les deux images, celle de combattante et de mère, montre de nouvelles perspectives. Lorsque la Greyjoy parle de ses frères, Moïra hoche la tête. Elle ne les connaît pas très bien, mais la brève discussion qu'elle a eu avec Willem laisse penser qu'il ne doit pas être particulièrement tendre avec sa sœur. Il lui fait penser à Garth, le Fer-né qui veut prouver aux autres qu'il en est aussi un. Veloran a l'air plus... Normal. Enfin, il semble moins se soucier des pensées des autres et c'est un point que la Merlyn apprécie chez lui. Une chose qu'Egen n'apprécierait pas à n'en pas douter.

« J'ai cru constater que tes frères semblent vouloir s'émanciper. J'imagine qu'ils doivent plus mal prendre le fait d'avoir leur sœur qui veille sur eux. »

Le ton est amusé, mais elle parle sérieusement. Rien que lorsque la jeune femme materne ses frères malgré le fait qu'elle soit la plus jeune, ils se montrent toujours réticents. Surtout lorsqu'elle le fait devant d'autres marins. Les hommes et leur ego mal placé !
C'est à ce moment qu'Aaricia aborde un sujet moins... Joyeux. Lorsqu'elle commence sa phrase en parlant d'un secret, Moïra fronce légèrement les sourcils sans trop comprendre où son amie veut en venir, mais elle hoche la tête pour la rassurer. Les explications arrivent alors, la Greyjoy avoue à son interlocutrice que son époux a visiblement un mauvais sentiment et qu'il craint pour la sécurité de sa petite famille. Cormartel est effectivement plus sécurisé que Pyk, sans compter que si les continentaux venaient jusqu'aux Iles de Fer, ils ne pourraient accoster que sur l'île de Pyk puisqu'il s'agit de la seule possédant un port. Les Botley ou les Wynch aussi auraient du souci à se faire. La jeune femme ne cache pas son inquiétude alors que son amie émet l'hypothèse que ce ne soit que de simple pressentiments. Il est évident qu'il n'y a aucune preuve palpable, mais les inquiétudes peuvent suffire. Rassurant une fois de plus son amie, Moïra répond enfin.

« Ne t'inquiète pas. Je ne parlerai de cela à personne. » Et c'est l'entière vérité, les secrets sont importants pour elle. « Il est vrai que Pyk est la plus exposée en cas d'attaque des continentaux, enfin, surtout les Botley puisque le port se trouver à Lordsport. J'imagine que Dagon doit avoir une bonne raison de craindre les continentaux maintenant alors que la guerre dure depuis si longtemps. » Une rumeur venue du continent ? Quelque chose qui puisse effrayer la Seiche ? « Je suis heureuse que tu sois ici dans ce cas. » Savoir son amie en sécurité la rassurait effectivement beaucoup. Elle inspira doucement. « Est-ce que tu voudrais venir passer quelques temps à Pebbleton ? Je sais que tes frères sont à Cormartel, mais si attaque il y a, j'imagine que Willem voudra partir se battre en mer et que Veloran sera occupé avec les hommes de Cormartel. Chez nous il y a ma mère, ma belle-sœur et les enfants, tu seras peut-être plus en sécurité ? » L'idée de l'avoir à ses côtés la rassurerait plus que si elle se retrouvait seule femme ici. « On pourrait dire que tu as besoin d'aide pour les bébés le temps de te remettre ? »

Elle ne veut pas obliger son amie à quoi que ce soit bien sûr, la décision finale lui revient et Moïra s'y plierait.
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Aaricia Greyjoy
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Message Jeu 17 Jan 2013 - 1:21

Elle avait beaucoup de chance. Elle ne criait pas victoire. Elle se rappelait des paroles du prêtre du Dieu Noyé. Elle savait que la fragilité des enfants tenait qu'à un fil. Elle n’était pas non plus le genre de femme à craquer pour un enfant, mais c'était bien parce que c'était les siens. Autrement, elle ne serait pas ainsi. Elle ne se souvenait pas d’avoir eu une mère tendre. Elle avait plutôt connu le caractère de la capitaine qui était très loin de la mère qui couvait. Elle n’avait pas non plus l’envie de montrer ses sentiments. Elle pouvait être aussi dure que le fer et le roc, mais si tendre. La jeune mère eut un sourire et ajouta :

Et autant de filles qui deviendront de grandes femmes.

On ne savait pas ce qui pouvait arriver. La naissance de fils comme de filles étaient un hasard, et il n'y avait que le Dieu Noyé qui choisissait. Elle avait prié pour un fils et elle l’avait eu. Elle ne doutait pas qu’en ce moment, Dagon devait avoir un poids de moins sur les épaules. Sa descendance était assurée désormais. Aucune maison ne pourrait prétendre à la suzeraineté des Iles de fer. Elle priait désormais, pour que son fils soit assez vieux lorsqu’il devra remplacer son père. Aaria eut un léger sourire lorsqu’elle évoqua ses frères. Elle savait qu’elle prenait beaucoup de place, malgré le fait qu’elle vivait désormais à Pyk. Elle aurait bien autre chose à faire désormais. Elle ne pouvait pas éternellement s’occuper de Cormartel. Veloran finirait par comprendre qu’il devait prendre un autre chemin.

Ils sont assez vieux désormais pour ne plus être materné. Willem doit détester mes agissements parfois, mais c'est plus fort que moi. Veloran ne refuse jamais les conseils quant à lui. Mes frères sont aussi importants que mon mari et mes enfants, mais je crois que je les étouffe un peu trop par mes manières.

Dagon dirait certainement la même chose. Elle savait qu’elle pouvait être agaçante avec ses sentiments. Avec son époux, elle tentait du mieux qu’elle pouvait pour éviter de trop montrer ses sentiments. Elle ne le comprenait certes pas toujours, mais une chose certaine, il avait foi en elle. Il y avait encore quelques jours d'écart entre son retour à Cormartel et son départ de Pyk. Elle n’espérait qu'une seule chose. Le retour de sa personne entre les murs froids de Pyk. Elle s’y sentirait encore plus en sécurité, mais elle savait que Dagon ne voudrait jamais. Il lui avait fait clairement comprendre.

J’essaie de ne pas y penser. Je ne veux pas qu’ils lui fassent de mal. Pyk sera certainement la première cible, mais les autres iles n’échapperont pas. Parfois je m'obstine à croire qu’il a raison et qu'aucun continental ne peut naviguer aussi facilement en territoire inconnu. Il n’a pas peur d’eux. Il craint davantage pour la vie de ses enfants et la mienne.

Triste réalité dans laquelle les enfants étaient nés. Il n’y avait pas de temps pour la guerre et il y en avait encore moins pour la paix. Pour la plupart, ils étaient tous des guerriers destinés à rejoindre le dieu Noyé, mais ils n’en restaient pas moins, qu’ils étaient des hommes et des femmes. Qu’entre eux, ils pouvaient y avoir des sentiments. Ils étaient humains et avaient des sentiments. Qui aurait pu croire que sous cette carapace d’homme cruel se cachait un homme ? Certainement personne. Même Aaricia n’aurait cru un jour avoir un homme aimant auprès d’elle. Elle se rendait compte qu’en parlant avec Moira, elle n’arrivait pas à lui en vouloir. Elle le faisait passer pour un autre homme aux yeux de son amie, mais elle savait que Moira ne dirait jamais rien de cela à quiconque. Pas même à ses deux frères jumeaux.

L’idée de se rendre à Pebbleton la fit sourire. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas mis les pieds en dehors de Pyk ou même de Cormartel. Elle ne pourrait refuser une telle invitation. Elle pourrait même y amener Zachery. Le contact de d'autre fer-né ne pourrait pas être nocif. Tout le monde savait comment le batard de la seiche était traité avec la nouvelle dame de Pyk. Si Willem s’embarquait dans une guerre, elle ne laisserait pas le fils de la seiche avec lui. Même si le batard lui en voudrait de ne pas aller taper du continentaux. Ce n’était pas parce qu’il était avec Willem qu’elle ne trouverait pas le moyen de le garder à ses cotés. À Pyk comme à Cormartel, si Dagon n’était pas la, c’est elle qui menait.

Pourquoi pas. Je ne suis pas sortie de Pyk depuis que nous sommes de retour du nord, et je n’ai pas l’intention de rester enfermé éternellement. Voilà bien longtemps que je n’ai pas vu ton père.

Le petit démon de Pyk s'incrusta dans les appartements de sa belle-mère sans frapper à la porte. Il le faisait à Pyk, pourquoi le ferait-il ici. Il salua la jeune Merlyn avant de grimper sur le lit et regarder sa demi-sœur et son demi-frère, tout heureux. Il allait avoir de la compagnie et si la petite que tenait Aaricia dans ses bras avait le caractère semblable à sa mère, ils auraient tous les trois des heures de plaisirs. Zachery tendit ses bras pour tenir sa petite sœur, mais Aaricia hésita quelques minutes. Elle finit par le faire asseoir correctement et lui confia doucement sa petite sœur.

Attention à sa tête Zachery.

Aaricia le regarda quelques secondes puis se reposa. Elle n'était pas contre le fait que le petit prenne sa sœur, mais elle jetait des coups d'œil furtif. Heureusement pour lui, elle dormait encore. Elle avait hâte au jour où elle les verrait s'amuser. Elle prierait si fort, pour que jamais il n'y ait d’animosité entre ses enfants. Elle ne voulait pas voir le même scénario que lorsque Dagon était proche de son demi-frère.

Ta famille se porte bien?

Moira était la seule des Merlyn qu’elle croisait le plus souvent, du temps qu’elle était encore sur grand Wyk. Elle avait déjà été à Pebbleton, mais très rarement. Elle avait rencontré ses frères, mais les souvenirs de Lord Egen étaient très vagues. Elle n`avait pas eu grand contact avec les Sparr ou les Merlyn. La plupart du temps c’était son oncle qui les avait approchés. S'il le fallait bien évidement, sinon il était inutile de déranger les seigneurs fer-nés de Grand Wyk.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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Message Jeu 17 Jan 2013 - 12:01

Étouffer les hommes d'une famille semble être ancré dans les habitudes des femmes. Même Moïra agit de la sorte et elle a beaucoup de mal à s'en empêcher, même lorsque ses frères lui décrochent un regard noir. Enfin, surtout avec le dernier, Garott. Elle a toujours le sentiment qu'elle doit particulièrement veiller sur lui parce que les autres Fer-nés le dévisagent et le considèrent comme « un moins que rien ». Peut-être qu'Aaricia agit de la même manière pour les mêmes raisons ? Les jumeaux ne sont pas particulièrement réputés pour être de véritables Fer-nés, enfin surtout Veloran, par conséquent il est fort probable que ce soit lié au côté protecteur des femmes. La rousse soupire légèrement avant de hocher la tête.

« C'est ce que toutes les femmes font j'imagine. Je te rassure, je fais de même avec mes frères. Même s'ils sont un peu moins.... Comment dire dire ? Un peu moins caractériels que Willem. »

Cela dit, la demoiselle ne le connaît pas plus que cela et elle ne peut qu'émettre des hypothèses. La jeune femme retombe dans le silence alors que son amie continue en lui disant qu'elle essaye de ne pas penser à ce qui pourrait se passer si jamais les continentaux venaient à attaquer les Iles de Fer. Moïra a beaucoup de mal à imaginer qu'ils pourraient pousser les attaques jusqu'aux autres îles. À moins qu'Aaricia songe à une attaque qui se répercuterait sur les environs en raison de la domination des continentaux ? Ne pas avoir peur d'eux est parfaitement normal, après tout, les Fer-nés sont naturellement destinés à se sentir supérieurs aux habitants du continent, malheureusement cela peut aussi leur jouer des tours. Moïra écoute ce que son amie lui dit avant d'acquiescer du chef. Quoi de plus normal qu'un père qui craint pour la vie de ses enfants ? Même si Dagon se trouve être le seigneur des Iles de Fer et qu'il ne doit pas faillir, il doit cependant être aussi humain que n'importe qui et par conséquent, éprouver des sentiments. La Merlyn soupire légèrement avant de sourire en coin, puis de répondre.

« J'imagine que si les continentaux attaquent les Iles de Fer et soumettent Pyk, nous serons tous concernés en effet. Enfin, je crains que certains d'entre nous ne désirent pas baisser les bras et il ne faut pas exclure que les pertes soient plus lourdes que lors de la guerre en elle-même. » Combien de Fer-nés accepteraient de se laisser dominer par des continentaux alors qu'ils les considèrent comme de simples chiens ? Moïra ne préfère pas y penser, elle secoue légèrement la tête avant de reprendre. « Même si Dagon est notre seigneur, il est aussi un père et un époux, c'est tout à fait normal qu'il vous fasse passer avant le reste. »

Enfin, là c'était ce que Moïra pense, malheureusement les habitants de Iles de Fer ne sont pas tous d'accord. Lord Egen par exemple fait passer les intérêts de son peuple avant ceux de sa famille, il est évident qu'il n'hésiterait pas une seule seconde à se débarrasser de l'un des siens pour pouvoir donner la victoire à son peuple. Peu importe, il est agréable de pouvoir penser que certains Fer-nés ne se contentent pas d'obéir à l'Antique Voie sans réfléchir à ce qu'il y a à côté.
Aaricia reprend alors pour accepter l'idée proposée par son amie. Un sourire se dessine sur les lèvres abîmées par le sel de la Fer-née, ravie à l'idée de pouvoir accueillir son amie de toujours chez elle. Le doute n'a pas sa place dans son esprit, elle sait que même si les membres de sa famille ont tendance à critiquer les autres familles, ils seront heureux de voir Aaricia se présenter chez eux. Pourquoi ? Parce que malgré le fait que la maison Bonfrère ne soit pas parfaite aux yeux d'Egen, la jeune femme avait depuis toujours montré qu'elle était capable d'être une véritable Fer-née, chose que les membres de la maison Merlyn apprécient. Tout simplement. Après la réponse de la dame des Iles de Fer, la jeune femme de Pebbleton hoche la tête, une fois de plus.

« Parfait, tu n'auras qu'à me dire lorsque tu te sentiras prête dans ce cas et je viendrai avec Garth pour te chercher. Je suis certaine que tu pourras te changer les idées en allant ailleurs. »

Son sourire est sincère. C'est à ce moment que Zachery fait son entrée dans la chambre pour se précipiter vers le lit, non sans saluer la Merlyn qui lui adresse un signe de la main, tenant toujours le petit contre elle. L'enfant semble enjoué par l'idée d'être le grand-frère et cette constatation ne peut que faire sourire Moïra, toujours amusée de voir comment les enfants peuvent se comporter avec plus jeunes qu'eux. Ils ont un côté protecteur que les adultes n'ont malheureusement que rarement. Zachery prend finalement sa petite sœur dans ses bras et Aaricia reprend la parole, attirant l'attention de son amie sur elle. L'enfant semble bien s'en tirer avec le bébé et par conséquent, Moïra se concentre sur la discussion. Elle inspire doucement.

« Oui plutôt. Les choses habituelles qui posent problème, mon frère qui ne fait pas ce que mon père attend de lui, mais sinon, tout le monde va bien. » Elle détourne les yeux l'espace de quelques instants. « Ma belle-sœur est toujours aussi fragile et ma mère s'en plaint quotidiennement, mais dans l'ensemble, personne n'est blessé et c'est l'essentiel. » Reportant son attention sur Aaricia, Moïra enchaîne. « Mon père profite bien des raids pour pouvoir se défouler, Garth aussi, ils m'ont même ramené quelques belles pièces du continent. »

Ils avaient apporté quelques objets brillants comme des bijoux ou des choses de ce genre, de quoi combler l'impatience de la rousse en somme. C'est à ce moment qu'une pensée revient à l'esprit de la Merlyn qui entrouvre la bouche, hésite un instant, la referme, puis se décide finalement.

« Dis-moi, est-ce que tu connais cette femme-sel ? Cybeline, une jolie et délicate demoiselle, elle était au rassemblement. Tu crois que ce serait malvenu que je m'entende bien avec elle ? »

Elle sait que son amie ne porte pas les femmes-sel dans son cœur et son avis lui importe donc réellement, même si la question peut avoir l'air très étrange elle en convient.

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Aaricia Greyjoy
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Général Dame des Iles de fer
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♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 12/08/2011
♦ Célébrité : Sienna Guillory
♦ Copyright : lakdahr
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Rebecca Staedmon, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Dagon Greyjoy
♦ Lieu : Pyk
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Message Sam 19 Jan 2013 - 2:36

Elle avait toujours materné ses frères. Elle ne changerait certainement pas aujourd'hui. Quoique peut être. Elle avait deux enfants désormais qui attendaient que cela. Elle aurait suffisamment de temps pour eux et beaucoup moins pour ses deux frères. Ces derniers ne lui en voudraient certainement pas. Elle n'avait pas cru un jour voir la chair de sa chair. Aaricia se surprit à sourire. Willem était un portrait craché de sa mère. Elle y mettrait la main au feu. Il avait ce même caractère d'insouciance. Vivre pour vivre ... Il avait toujours été plus dur que son aîné. Veloran n'était peut être pas le fer ne accompli, mais il était rusé.


Mon oncle s'amusait bien du vivant de ma mère. Il la narguait que je deviendrais aussi caractériel quelle. Je me suis rendue compte que c'est Willem qui lui ressemble le plus. Elle était quelque peu invivable.

Elle ne croyait pas que Dagon aurait survécu à un sosie de ce qui aurait été sa belle-mère. Même si Helena Bonfrère avait tendance à dire que les hommes étaient la pire chose qui pouvait arriver à une femme, elle avait tort. Il y avait des exceptions et Aaricia en avait marié une. Dagon n'était pas non plus l'idiot qu'était son père. Elle éprouvait une certaine admiration pour Lhomme qu’il était. Elle lui donnait du fil à retordre parfois, mais c'était bien malgré elle. Elle se fichait bien de ce que l’on disait de lui en dehors des murailles imposantes de Pyk.

Soumettre les fer-nés était quelques peu difficile. Aaricia savait que cela ne se ferait jamais sans un bain de sang. C'était ce qu'elle trouvait de plus dommage. Ils étaient un peuple libre et fier. Aaricia préférait même sa naissance sur les îles qu'ailleurs. Elle n'aurait certaine pas survécue aux coutumes des continentaux. Surtout que leurs femmes étaient parfois trop pieuses. Au sud, elle n'avait jamais combattu de femme, tandis qu'elle avait combattu dans le nord. La jeune et nouvelle mère finit par revenir sur terre et regarda moira. Elle préférait ne pas y penser. Les continentaux auraient beaucoup à faire pour se débarrasser d'eux.

Je doute que la soumission des îles de fer se fasse sans bain de sang. Si Pyk tombe nul doute que lordsport et Cormartel en feront de même comme toutes les maisons. Que le dieu Noyé nous préserve du courroux du dieu des tempêtes.

Il n’y avait pas de doute que les capitaines qui seraient à Grand Wyk protégerait la forteresse si guerre il y avait. Elle connaissait le dévouement de chaque capitaine pour sa famille. Et nul doute subsistait en elle. Même si elle écartait la possibilité d’une guerre, elle n’en restait pas moins aux aguets. Elle finit par marquer une pause. Même si Dagon était aussi un père et époux, il ne pouvait pas penser seulement à ses enfants qui lui succéderaient. Plus d'un fer ne serait pas d'accord. Elle Avait fini par hausser des épaules. Elle ne croyait pas que Dagon fasse passer ses intérêts avant son peuple. Il avait toujours attaché une certaine importance quant à son indépendance. Aaricia passait deuxième avec ses enfants, mais elle ne lui en voulait pas.

Mestre Merik me libérera certainement de cette chambre d’ici quelques jours. Pour l’instant, il veut que je reprenne des forces. Je ne demande rien de mieux que de me changer les idées loin de Cormartel

Elle n’allait pas manquer cette invitation pour le moindre du monde. Elle aurait besoin de conseil, pour ne pas devenir la pire mère au monde. Elle savait qu’elle n’était pas une catastrophe en somme, mais elle n’avait pas l'étoffe d’une mère de si jeunes bambins. Elle caressa la joue de son fils endormi et offrit un sourire à Moira. Elle savait qu’elle pourrait compter sur elle. Elle en voulait moins à la vie dans ces cas la.

Elle offrit un sourire de sympathie à son amie. Elle comprenait un peu Lord Egen. Un père était quelques peu exigeant. Il attendait de ses fils qu’ils soient comme lui. Quoi de plus normal. Les jumeaux n’avaient jamais eu ce problème, heureusement pour elle, parce qu'en aucun cas, elle ne voudrait avoir un sosie de son père et pourtant, ils semblaient partis pour cela. Une fois sur pied, elle se ferait certainement le plaisir de botter les fesses de son frère et le remettre sur le droit chemin.

Le mot femme sel fit tiquer la jeune Greyjoy. Elle jeta d’abord un œil sur Zachery qui tentait de cacher vainement son sourire. C’était bien connu, elle détestait les femmes-sels. Même son frère évitait de faire pavaner la sienne près d’elle, de peur qu’elle la noie comme elle l’avait fait avec celle de son père. Elle se souvenait d’avoir vu une femme qu’elle ne connaissait pas et que son frère avait nargué. Elle était restée songeuse quelques minutes tentant de se trouver une réponse qui serait juste. Elle sentait qu’elle devait faire attention à ses mots. La mère de Zachery en était une et elle voyait mal comment le dire sans les insulter tous. Elles n’étaient pas toutes mauvaises, mais disons que la jeune Greyjoy n’aimait pas leur présence.

Je ne saurais te dire ce qui est bien ou pas Moira. Je ne crois pas que cela serait malvenue... Je suis très mal placée pour te dire ce qui est bien ou pas, mais je ne crois pas qu’elle soit une mauvaise personne, mais fait tout de même attention.

C’était simple et elle ne s’expliquerait pas plus. La seule Elle-même avait tendance à se mettre les pieds dans les plats avec le capitaine de la veuve salée. Moira était comme sa petite sœur et elle la protégerait certainement autant que ses frères le feraient. Elle n’avait pas exprimé ses explications sur sa mise en garde.

Le vieil homme au crane dégarni finit par ouvrir la porte et Aaricia eut la moue en voyant qu’il l’obligerait certainement à se reposer. Elle avait vu ses enfants comme elle le voulait, mais elle devait prendre aussi du repos. Il s’avança lentement vers la jeune femme et les salua avant de saluer aussi Zachery.


Veuillez me pardonnez, lady Merlyn, mais il faut que Lady Aaricia se repose.

La jeune mère acquiesça et regarda Zachery et lui offrit un clin d’œil, avant de se tourner vers Moira. SE reposer, se reposer et encore se reposer. Elle connaissait cette chanson a force de ne plus pouvoir rien faire. Elle était encore faible et c’était la raison du pourquoi, elle ne marchait pas beaucoup ou ne se déplaçait pas. C'était une question d’heures et de jours, mais elle reprendrait le dessus. Rien de savoir qu’elle était invitée chez les Merlyn rendait son séjour à Cormartel moins amer.


Je ne le dirai certainement jamais assez, mais ta présence a été d’un grand réconfort.


Elle était sincère. Voilà une chose que la Merlyn ne pouvait pas douter. Aaricia regrettait même de ne as avoir donné le nom de son amie. Zachery s'était levée doucement avec sa petite sœur qu’il tenait fermement. Il n’attendait que Moira qu’il accompagnera pour mettre les bambins dans leur berceau.




Spoiler:
 




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Message Sam 19 Jan 2013 - 15:11

Toutes les femmes des Iles de Fer sont insupportables à leur manière, mais il est vrai que l'on oubliait des fois que les hommes aussi savent se montrer particulièrement irritants. Un léger sourire se dessine sur les lèvres desséchées de la Merlyn alors qu'elle songe à Willem comme à un enfant capricieux. Généralement les femmes sont comme cela, rarement caractérielles pour quelque chose de valable, elles ont plus tendance à se montrer aussi pesantes juste pour avoir le plaisir de pouvoir se démarquer du lot. Moïra de son côté a fait le choix de rester elle-même sans se soucier du fait que d'autres pourront la considérer comme une personne trop passive parce qu'elle n'en rajoute pas des couches. Oui il est vrai que la jeune femme a une mauvaise vision des femmes qui se disent caractérielles justement parce qu'elles ont trop souvent tendance à en abuser. Concernant Aaricia, elle ne sait que penser. La Merlyn la connaît uniquement des moments qu'elles passent ensemble, mais elle ne l'a jamais vue à l'action avec ses frères ou même son époux. Peut-être que la Bonfrère aussi a un côté enfant gâtée qui la pousse à se montrer insupportable juste pour prouver aux hommes qu'elle peut aussi en imposer ? Quelque part, la jeune femme en doute et elle se dit que si tel est le cas, la naissance de ses enfants devra certainement changer la donne. Elle passera de la femme enfant à la mère. Seul l'avenir le leur dira.

Concernant la soumission des Iles de Fer, Moïra préfère ne pas y penser pour le moment. Elle ose à peine imaginer ce que deviendront leurs îles une fois que les capitaines de la Flotte de Fer seront tous cantonnés à domicile et qu'ils ne pourront plus aller piller au loin. Certainement qu'ils commenceront à se battre entre eux comme avant, des chiffonniers qui ont besoin de se soulager la conscience. Elle ose à peine y songer et chasse rapidement ces pensées. Nul doute qu'Egen Merlyn se débrouillera seul pour rendre la vie difficile à Pebbleton, Moïra pourra difficilement ignorer ce qui se passe. Sa mère tentera même certainement de reprendre les négociations de mariage pour ses fils encore célibataires et peut-être même pour elle. Allez savoir.

« Les continentaux peuvent nous surprendre. Du moment qu'ils prennent Pyk, les Iles de Fer sont à eux et ceux qui persisteront verront tout simplement leur famille sanctionnée. Je ne sais pas s'ils seront tous prêts à accepter cela je te l'avoue. Mais ne parlons pas d'heures aussi sombres. Même si nous savions depuis le début que cette guerre prendrait fin un jour ou l'autre, je préfère ne pas penser à ce que nous subirons une fois que tous les capitaines seront coincés sur leurs îles respectives. »

Ce n'est pas forcément bon de discuter de la sorte de leur éventuelle défaite, mais avec son amie la Merlyn a le sentiment de pouvoir être sincère. Puis même si ce n'était pas le cas, Moïra ne peut pas mentir, pas volontairement du moins.
Mais enfin, là n'était plus la question, au moins des perspectives s'offrent aux deux jeunes femmes et la rousse espère que son amie viendra à Pebbleton avant que tout cela ne se passe mal. Répondant aux sourires de son amie, la jeune femme oublie instantanément ses problèmes pour se concentrer sur la discussion actuelle. Le léger tic qui passe sur le visage d'Aaricia au moment où son amie aborde le sujet des femmes-sel, ne lui échappe pas. Elle connaît la position de la Greyjoy à ce niveau et lui fait donc davantage confiance qu'à une autre. Après les paroles de son amie, la demoiselle hoche la tête, elle fera attention en effet. Les femmes capturées ne sont jamais à l'abri des menaces des autres et il est donc toujours possible que l'une d'entre elles décide soudain d'essayer de se débarrasser d'un Fer-né trop confiant pour prendre sa vengeance. Elle a par le passé entendu parler de captives qui se seraient donné la mort en se jetant sur les récifs pour éviter de devoir vivre comme des esclaves. Étrange réaction, mais Moïra ne connaît pas cette vie et ne peut donc pas juger sans savoir. Cependant, la jolie Cybeline lui semble être plus amicale et plus insouciante que les autres – bien qu'elle n'en a pas rencontré beaucoup – c'est donc l'esprit relativement apaisé que Moïra va lui parler à chaque fois.

C'est à ce moment que le mestre revient dans la chambre pour leur faire savoir que la jeune mère doit encore se reposer. Logique d'un côté, elle a utilisé presque toute son énergie pour mettre ces deux enfants au monde. Hochant la tête, la jeune femme se redresse alors que Zachery lui aussi semble prêt à quitter les lieux. Devant les paroles de son amie, la Merlyn se contente de hausser légèrement les épaules, un léger sourire ourlant ses lèvres.

« Et moi je suis heureuse de pouvoir être présente pour une telle occasion. Repose-toi bien. »

Elle serre l'enfant contre elle, il dort encore et semble lui aussi avoir besoin de repos. La jeune femme baisse les yeux vers lui pour s'assurer que tout va bien, puis reporte son attention sur la Greyjoy. Elle restera le temps qu'il faudra et s'en-ira lorsque quelqu'un le lui demandera. Être ici ou à Pebbleton ne change pas grand-chose au final sachant que la jeune femme n'a aucune place dans la famille, si ce n'est celle de la petite dernière. Après un dernier sourire à son amie, Moïra la salue.

« Nous nous reverrons bientôt, à la prochaine. »

Elle se détourne pour de bon et se dirige vers Zachery qui tient toujours sa petite sœur dans les bras. Il est temps de ramener les poupons dans leur chambre pour qu'ils puissent se reposer un peu eux aussi, il n'est pas question que les efforts donnés par Aaricia soient atténués par les agissements des autres. Bavardant légèrement avec le jeune garçon, Moïra lui fait signe de le suivre pour se rendre dans la pièce des enfants où elle y restera en cousant histoire de s'assurer que tout se passe bien pour eux.
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