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Un pari risqué (Terminé)

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Message Mar 11 Déc 2012 - 0:58

Une fois n'était pas coutume, Rey, le jeune voleur que beaucoup dans le milieu surnommaient Mains-Lestes, avait décidé de se lever un peu plus tard que d'habitude. Habituellement, il se réveillait en même temps que le soleil et ne loupait pas les jours de marché de Port-Réal. Il avait pour habitude dans ces jours-là, de remonter le quartier de Culpucier et de se rendre dans le beau et fleurissant quartier de Port-Réal, où il y avait toujours à faire pour un voleur. Une ou deux poches par-ci, deux ou trois autres par là, tel était le quasi-quotidien de Rey et il en avait prit pour habitude. C'était pour lui le seul moyen de vivre, car peu de gens cherchaient les services d'un agent d'à peine une dizaine d'années.
Hors, en cette journée d'automne où le soleil n'était pas présent pour le réveiller, le gamin ne se leva pas si tôt, sans doute aussi grâce à la belle soirée qu'il avait passé la veille. En effet, il avait eu la visite de Maerie, une femme de plaisir pour les adultes mais, ce n'était pas le cas pour Rey mais, le début d'une amitié, car cette femme, malgré qu'elle était plutôt réservée sur ses sentiments, semblait l'apprécier et venait parfois lui rendre visite et lui apporter à manger. Beaucoup ne respectaient pas les femmes qui exerçaient ce drôle de métier don le petit ne comprenait pas vraiment l'utilité. A dire vrai, il s'en moquait complètement et commençait à bien apprécier la compagnie de cette femme. C'était donc comme cela ne lui arrivait pas souvent, avec le ventre remplit que Rey s'était endormit, pour ne se réveiller qu'en fin de matinée, allongé sous une pile de cageots et une pluie qui commençait à bien tomber. La période de canicule était du passé et à présent, c'était le vent et l'eau qu'il fallait supporter.

Rey sorti de son abri de fortune, réajusta sa cape de voyage et remonta sa capuche. Il ne faisait pas encore très froid mais, tomber malade quand on habitait ainsi dans les rues, n'était pas très agréable et la survie ne se faisait que des plus difficiles. Rey marcha un peu dans les étroites ruelles du quartier où il était né et même après quatre ans passés dans les rues, il ne pouvait s'empêcher de repenser aux rares moments de bonheur qu'il avait partagé avec sa mère, quand elle lui courait après pour s'amuser, dans c'est mêmes ruelles. Rey sorti de ses pensées et se braqua un moment, quand il fut bousculé amicalement par Rokk, un gamin un peu plus âgé que lui et qui était tout comme lui, un enfant des rues, ayant évité le Fléau et par conséquent, la mort.

«Hé! Rey! Tu dors ou quoi? T'veux faire un jeu ?»

Rey, comme à son habitude, quand il n'était pas en train d'arpenter les rues à la recherche de quelques pièces à dérober, acceptait toujours de jouer avec celui qu'il pouvait presque considérer comme un ami.

« Bon? c'est d'ac?» Insista Rokk.
«Ouai! T'veux faire quoi? On va embêter le vieux boucher? On rend barge, la mère Carmodie?»
« Et si on jouait à..... t'est..pas cap?» Répondit en même temps Rey, amusé.

Ce jeu était le préféré de beaucoup de petits voleurs de Culpucier et était plutôt simple, les gamins se lançaient des défis et celui qui refusait ou loupait son coup, avait un gage. C'était un moyen plutôt simple et à bas prix pour que les gamins des rues puissent s'amuser et parfois même y récupérer un peu de pièces en fonction du défi lancé.

« C'moi qui commence alors !» Indiqua Rey, qui généralement trouvait toujours de très bons défis à lancer aux autres et échouait très rarement ceux qu'on lui lançait.
«Bon, c'toi qui vois, je t'écoute...»
«Cap ou pas cap de......pisser dans la bassine de la Nora!»
« Ho! T'es fou! C'une dingue qui passe son temps à s'tremper les pieds !»
« Cape ou gage?» Souria-Rey
«Non! D'ac, c'est bon j'vais l'faire...»

Les deux gamins passaient quelques temps à s'amuser ainsi et au bout d'un moment où Rey écopa d'un nouveau défi, il s'arrêta net en se demandant si son camarade n'avait pas perdu la tête. Jamais il ne lui avait lancé un défi aussi risqué. En effet, Rokk avait demandé à Rey de se rendre au Donjon Rouge et de pénétrer à l'intérieur de la cour. L'accès au château était constamment gardé et mette les pieds dans un tel endroit était très risqué et non sans conséquences. Tout de fois, même si Rey hésita un petit moment, quand son compagnon imita le bruit de la poule, Mains-lestes le poussa en soupirant et pris la direction du donjon.
Une fois sur place et non loin des murs qui protégeaient l'ensemble du Donjon, Rokk se mit à l'abri derrière une battisse et observa au loin, Rey s'approcher du mur en hésitant. Pour ne pas prendre trop de risque, ce dernier avait décidé de longer la muraille et s'était mit en quête d'une éventuelle faille, suffisamment grande pour y pénétrer. Il était loin d'être rassuré et même s'il portait à la ceinture, camouflé sous sa cape, le poignard qu'il avait dérobé à son père de son vivant, jamais il ne l'avait utilisé sur un être humain, du moins, jamais sérieusement.

Il regardait de temps à autre Rokk, qui au loin lui faisait de grands signes mais, quand il n'aperçut plus ce dernier, il hocha nerveusement la tête, avant de se dire que l'autre gamin avait dû se cacher plus loin. Rey, continuait de tâter le mur, il était si concentré et peu rassuré qu'il ne prêtait même plus attention à ce qui l'entourait, lui qui habituellement faisait preuve de vigilance pour ne pas se faire attraper et ne manquait pas vraiment de courage. Cette fois, il devait reconnaitre, que la peur le gagnait.

La peur, il l'évitait le plus souvent possible, car il savait que c'était l'une de ses principales faiblesses. Il pouvait ainsi perdre très vite ses moyens et généralement, il se retrouvait dans de mauvaises situations et avait bien du mal à s'en tirer tout seul. Avec le temps, Rey contrôlait cette peur et parvenait à la transformer en adrénaline, de cette manière quand il dérobait quelques choses, il n'avait plus peur de se faire attraper et se montrait moins hésitant. Mais, aujourd'hui et en cet instant, il avait belle et bien peur et savait pertinemment qu'être arrêté en train de franchir le Donjon sans permission, ne lui apporterait vraiment rien de bon.


Dernière édition par Rey Mains-lestes le Dim 16 Déc 2012 - 20:15, édité 3 fois
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Message Mer 12 Déc 2012 - 11:07

Spoiler:
 


Le roi n'était pas un aventurier, c'était le moins que l'on pouvait dire. Aerys sortait rarement de sa tour, et sa surveillance était donc très aisée. Un manteau blanc se trouvait toujours devant sa porte, la nuit il y en avait deux. Aujourd'hui, Gwayne n'était pas de garde, et le Lord Commandant de la Garde Royale, ser Addison Hill l'avait laissé vaquer à ses occupations, affectant ser Donnel de Sombreval à la garde du roi. Vaquer à ses occupations, pour Gwayne, n'avait d'autres significations que de s'entraîner, faire le tour du Donjon Rouge et lire des encyclopédies traitant de stratégies. La vie chevaleresque d'un chevalier, rien de plus et rien de moins.

Gwayne arpentait donc le chemin de guet de la cour extérieure du Donjon Rouge ce matin là, surplombant la ville de Port-Réal qu'il ne connaissait que peu. Il n'y avait personne dans la cour intérieure, autorisée au peuple à quelques occasions. La longue cape blanche voletant derrière lui marquait son statut, aussi Gwayne surprit plusieurs regards en coin d'hommes du guet. Les deux corps de gardes ne s'aimaient pas trop. Les hommes du guet étaient pour la plupart des gens du commun, et ils jalousaient les Garde Royaux. Eux rentraient souvent en conflits avec le guet sur des sujet purement technique au niveau de la protection du roi. Ainsi, la cape blanche et surtout l'armure, tout aussi blanche, qui scintillait malgré le peu de soleil filtrant à travers les épais nuages, était la cibles de nombreux regards méprisants. Gwayne n'en avait cure. Ce n'était que des regards et des mots prononcés dans son dos. Que quiconque ose les prononcer en face de lui, et il dégainerai sa chère et tendre Dame Affliction. L'épée longue en acier valyrien était elle aussi la cible des regards, des regards envieux. Mais personne n'osait s'en approcher, car l'épée était tout aussi renommée que l'aptitude de Gwayne à s'en servir.

Alors que Gwayne marchait, sa main droite posée sur le pommeau en rubis taillé en cœur de Dame Affliction, il remarqua qu'un des hommes du guet en manteau or était penché par dessus les remparts. Sa position était grotesque, son séant levé vers le ciel et sa tête cherchant quelque chose par delà les remparts. Gwayne s'arrêta derrière lui et se racla la gorge. L'homme du guet, pensant sans doute avoir affaire à l'un de ses collègues, ne bougea pas et répondit d'un ton négligeant.

"Quoi ? Qu'est ce que tu veux ? Tu vois pas que j'suis occupé ?"

Gwayne se racla de nouveau la gorge, et l'homme du guet se redressa. En voyant le manteau blanc il demeura confus, puis, remarquant l'épée pendant au côté du manteau blanc, il le reconnu.

"Ser Corbray pardon, j'savais pas que c'tait vous."
"Et que regardais tu ?"
"C'est qu'j'ai cru voir une forme passée en dessous de mon mur, mais j'saurais dire si c'était quelqu'un ou le soleil."
"Peut être devrais tu descendre voir ?"
"C'est que... Si l'commandant m'trouve pas à mon poste, j'risque bien d'écoper du fouet moi."
"Très bien, j'irais donc voir de par moi même", grommela le manteau blanc.

Quelques minutes plus tard, il se retrouva en bas de l'immense mur après avoir passé la barbacane, entrée principale du château. Gwayne chercha quelques indications d'un éventuel passage, mais il ne trouva rien. Après tout, il était un noble, et pas un traqueur, il ne savait pas lire les empreintes. Cependant, il savait regarder, et il remarqua de l'agitation derrière une vieille battisse, plus loin. Un gamin regardait vers le mur, plus loin. Gwayne suivi son regard et trouva un autre enfant, collé au mur en train de le tâter. Le premier gamin tourna la tête et vit Gwayne. La silhouette du manteau blanc, et peut être le fait de savoir ce que ce manteau signifiait, lui fit prendre ses jambes à son cou. En armure, Gwayne aurait du mal à le rattraper. Si ce n'était pas son armure complète de plates qu'il portait en tournoi, il portait la maille blanche et le plastron blanc par dessus. Ses jambes et ses bras, eux, étaient laissés libres de toutes protection pour ne pas trop le trainer. L'armure le ralentissait, oui, mais elle entretenait sa force. Il était athlétique malgré ses quelques quarante et un ans, et son port quasiment continu de son armure y aidait grandement.

Avançant d'un pas pressé, Gwayne s'approcha de la petite silhouette qui tâtait la paroi du mur. Cherchait-il un passage ? Il y avait de nombreux passages secrets dans le Donjon Rouge, mais aucun qui débouchait directement sur les remparts. Du moins pas à la connaissance du blanc manteau. Cela serait stupide. Un frère juré de la Garde Royale se devait de connaître quelques passages secrets, et Gwayne en connaissait quelques uns. Seulement quelques uns, sur une infinité. Maegor le Cruel avait truffé le château de passages secrets, et il avait fait tuer les architectes pour que personne d'autre que lui ne les connaisse. Aussi, même l'homme qui connaissait le plus de passages secrets du Donjon ne les connaissait sans doute pas tous. Il faudrait vivre une dizaine de vies pour tous les explorer.

Gwayne s'approcha aussi discrètement que possible du jeune garçon, mais le cliquetis métallique de son armure le révéla et le gamin se retourna. Il semblait apeuré, face à face avec le manteau blanc. Ce n'était qu'un gamin, mais que faisait il ici ? Et si quelque assassin l'avait envoyé en repérage ? Et si le roi était en danger ? Peut être pas, mais Gwayne se devait de prendre en compte cette possibilité. Se voulant nécessairement sévère, il prit un ton grave et mit sa main sur la garde de Dame Affliction. Effrayé, le gamin serait plus enclin à parler.

"Qui est tu et que fais tu ici ?"
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Message Jeu 13 Déc 2012 - 19:27

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Rey était toujours en train de tâter le mur, à la recherche d'une faille, d'une fissure suffisamment grande pour s'y introduire. Le château avait déjà subi plusieurs assauts et le petit voleur se disait qu'il devait bien y avoir une brèche quelque part mais, pourtant, rien, pas un éclat. La muraille devait être entretenu régulièrement, après tout, le donjon rouge était un endroit plus qu'important et le trône, tellement convoité que les rois devaient de se protéger au mieux. Mains-Lestes soupira, il avait été bien naïf de penser s'introduire par un trou, pénétrer de l'autre côté et en ressortir comme si de rien était. Là, après quelques minutes de recherches qui lui paraissaient interminable, il en était toujours au même point, seul sa jauge d'angoisse montait à grands pas.

Il se mordit les lèvres et regarda une fois de plus au loin, pour constater que son compagnon n'apparaissait nulle part. Il y avait alors deux solutions, soit, il avait été prit et les ennuis finiraient très vite par tomber sur Rey ou bien, Rokk avait tout simplement prit la fuite et abandonné le petit voleur, sur place. Cette dernière solution était celle que le petit agent voyait en premier, pour la simple et bonne raison que l'autre gamin avait peu être jugé le défi impossible à réagir et avait donc laissé tomber Rey, ne manquant bien évidemment pas, de se moquer de lui quand il le rêverait.

Les deux gamins n'étaient que des voleurs de base étage, même si Rey avec le temps commençait à être suffisamment connu, au point d'avoir un surnom qu'une bonne partie des voleurs connaissaient. Il fallait reconnaitre qu'à Culpucier, tout le monde se connaissaient et que les nouvelles circulaient très vite jusqu'au autre quartier de Port-Réal. Et comme tout voleur, la loyauté de Rokk et de Rey avait une certaine limite, ce dernier agissait beaucoup en solitaire et par conséquent n'avait pas pour habitude de se fier aux autres et la preuve en était à présent, quand il constata que si un danger était présent, l'autre garçon ne l'aurait pas avertit. A cet instant et tendit qu'il réfléchissait à un autre moyen de rentrer dans le donjon, préférant cela à une semaine de moquerie pour avoir abandonné le cap ou pas cap, Mains-Lestes, se demandait ce qu'il risquait en se faisant attraper ainsi.

Généralement, les rares fois où il s'était fait prendre, ne lui avait valu que quelques coups de bâton, il aurait peu être risqué plus dans certain cas mais, il était plutôt agile et prenait rapidement la fuite. De plus, il n'avait jamais commis de gros vole ni cherché à mettre en péril la vie de qui que ce soit. Ce roturier était peu éduqué et ne connaissait pas les bonnes manières, du moins, pas celle des noble mais, il avait quand même quelques valeurs et plus que tout, il ne voulait pas faire trop de mal aux gens. Il y avait une raison à tout cela, Rey avait peur de devenir comme son père, par conséquent, lorsqu’il fallait réellement s'en prendre à quelque qu'un, il se montrait très hésitant, il y avait une frontière entre le vole et le meurt, qu'il n'était pas encore prêt à franchir.

Tendit qu'il observait et tentait d'évaluer la hauteur du mur, le cœur de Rey s'accéléra, il venait d'entendre un bruit derrière lui, un mouvement. Et quand il aperçut une ombre à peine visible sur le mur, en raison du peu de soleil, il comprit que ce n'était pas Rokk qui était revenu et que les ennuis allaient commencer. Il se retourna d'un coup et recula, heurtant le mur. Il ne pouvait masquer sa frayeur, devant celui qu'il reconnu comme un membre de la garde royale. Le chevalier était grand, affichait un air déterminé et coléreux. Rey regarda timidement l'armure blanche de cet homme don le regard était plein de reproche. Le chevalier venait de poser la main sur la paume de son épée et malgré la peur, Rey du reconnaitre que le garde royal avait une allure magnifique et s'il n'était pas un petit voleur de quartier, haut comme trois pommes, c'était à cet homme qu'il voudrait ressembler. Un chevalier loyal, sans peur et qui inspire le respect.

"Qui est tu et que fais tu ici ?" demanda le garde; sur un ton très convaincant qui fit frémir Rey.

Habituellement, Mains-Lestes aimait narguer les gardes et se faufilait entre leurs jambes en ricanant mais, là, tout était différent et ce mur vivant semblait infranchissable. Le jeune garçon mit un certain temps avant de répondre en bégayant, à son interlocuteur qui semblait s'impatienter et ne pas avoir de temps à perdre.

«Je..pa..pardon m'ssier, j'voulais juste voir le donjon de prêt.» Murmura Rey en tentant de prendre l'air le plus innocent possible et cela, il savait le faire parfaitement. S'il y avait bien une chose qu'il savait faire, c'était de jouer la comédie pour amadouer les gens. Bien évidemment, il était assez effrayé et cela, il ne le faisait nullement semblant. Il prit également soin de rester cacher sous sa capuche, car il était tout à fait possible que le chevalier l'est déjà aperçu dans les quartier luxueux de Port-Réal où il traînait parfois pour dérober des objets de meilleurs valeurs.

«Est-ce que vous allez m'tuer? J'ai que quelques années d'vie m'ssier et j'ai jamais fait de mal moi..».

Pendant qu'il parlait et continuait de prendre un air innocent et simplet, Rey regardait de chaque côté du chevalier, pour voir s'il pouvait s'y faufiler. Derrière lui, le mur le bloquait et par conséquent il ne pouvait pas aller bien loin et se faufiler sous l'homme était impossible sans se faire découper en quatre. Les possibilités était donc peu nombreuses mais, le gamin, un peu paniqué, tenta tout de même de passer, à côté de l'homme, en se faisant le plus petit possible mais, le chevalier ne semblait pas prêt à le laisser passer comme ça. Le mouvement de Rey avait été très rapide, il avait fait une feinte d'un coté et s'était lancé de l'autre, espérant ainsi leurrer ce chevalier, qui ne serait probablement pas dupe et une fois de plus, la peur représentait une faiblesse pour le jeune voleur.
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Message Jeu 13 Déc 2012 - 20:25

Le gamin avait peur.
La peur se lisait dans ses yeux, à demi cachés par sa capuche. Dans sa voix tremblotante et hésitante. Il fit de la peine à Gwayne. Un pauvre gamin, un enfant de la rue, désemparé, désespéré. Gwayne se doutait qu'il devait voler pour survivre, bien qu'il n'ait jamais entendu le nom de Rey "Mains lestes" et qu'il ne connaisse pas sa réputation. Il voulait juste voir le donjon de prêt, apparemment. Ah oui ? Une curiosité bien étrange, mais somme toute compréhensible. Gwayne allait laisser l'enfant partir avec un simple sermon, mais le gamin parla de nouveau. Il tentait de lui inspirer de la pitié, c'était louche, très louche. Et tout en parlant, il se déplaçait doucement, tout doucement sur le côté ... Il était rapide, oui, mais les réflexes de Gwayne étaient aussi acérés que sa lame. Des réflexes qui étaient nécessaires à un frère de la Garde Royale et vitaux à un combattant. Le gamin courut, mais la main du chevalier se referma sur son épaule. Le petit essaya de se dégager, mais Gwayne le retourna et son autre main vint coller un puissant revers qui fit s'étaler le gamin.

Gwayne n'avait pas frappé fort, juste assez pour envoyer au tapis le gosse et le sonner. Il s'avança de manière à se tenir au dessus de lui et se pencha pour l'attraper par le col. Sa poigne était forte, et le gamin aurait peu de chance de s'échapper cette fois. L'épée était atteignable, mais trop lourde pour ses maigres bras d'enfant de la rue. Il n'y avait pas d'échappatoire. Gwayne se força pour inspirer la terreur au gamin, et cela semblait bien marcher. Il enleva la capuche qui couvrait en partie son visage et le regarda droit dans les yeux. Les yeux du petit étaient pleins de terreurs. Mais si c'était de la comédie ? Certains assassins utilisaient des enfants comme "éclaireurs", et s'il était l'un d'entre eux ? C'était le devoir de Gwayne de protéger son roi. Le gamin n'était peut être pas une menace, certainement pas même, mais il y avait une voix dans le coin de l'esprit de Gwayne qui lui chuchotait "et si ?" Et si il était envoyé par un assassin pour repérer le donjon ? Et s'il était lui même chargé d'assassiner le roi Aerys ? Dans les cités libres, les Sans-Visages employaient des enfants, c'était connu. Et s'il était l'un d'entre eux ? Il fallait en avoir le cœur net.

"Maintenant tu vas me répondre, sinon nous continuerons cette conversation dans les geôles. Qui diable es tu petit ?!"

Le ton se voulait impérieux, effrayant. Gwayne n'avait jamais été doué pour inspirer de la sympathie. Il inspirait la fierté de son père, la jalousie de son frère. Il inspirait l'envie d'écuyers de jeunes chevaliers qui admiraient son courage et sa bravoure, son talent à l'épée. Talent ? Courage ? Bravoure ? C'était pour lui normal, pas exceptionnel. Son talent à l'épée ? S'il avait été si doué, Daemon Feunoyr aurait périt de sa lame, et pas par Brynden Freuxsanglant. S'il avait été si doué, cette terrible cicatrice ne lui barrait pas le torse, le piquant par moment, comme si Feunoyr l'avait brûlé. Cette bataille le hantait encore la nuit. Non, il n'était pas si doué que ça. Il ne devait pas inspiré toutes ces choses, il n'était pas meilleur qu'un autre, pas dans son esprit en tout cas.

Mais l'enfant devait le croire. Il devait croire que le plus formidable chevalier de tout les temps se tenait devant lui, plus grand qu'Aegon le Conquérant, plus brave qu'Aemon Chevalier-Dragon, un guerrier des temps anciens, capable de soulever des montagnes. Le gamin devait croire que sa vie était en jeu. Pourtant ce n'était pas le cas. Jamais Gwayne ne tuerait un enfant désarmé, son code de l'honneur l'en empêchait. Ce code, cette ligne de vie qui ne quittait jamais son esprit. Ne jamais rien regretter.

Pourtant, si le gamin était un tueur, il faudrait bien agir, et là...
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Message Jeu 13 Déc 2012 - 21:23

Rey aurait été bien bête de penser se sauver ainsi, sans que le chevalier ne l'arrête. Ce dernier n'avait vraiment pas l'air de vouloir rigoler et il ne faisait aucun doute pour Rey qu'il était un redoutable chevalier. Ce garde était loin des simples guignols que Mains-Lestes croisait parfois dans les rues. Des brutes qui aimaient jouer de leur rang pour effrayer les gens et qui n'avaient pas grand-chose dans le cerveau. Non! Lui était différent, le chevalier, tout de blanc vêtu n'était pas un écervelé et à peine Rey s'était-il lancé qu'il fut empoigné en un instant. Le gamin tenta en vain de se débattre mais, la poigne de l'homme était ferme et il le retourna en une fraction de seconde, comme un vulgaire pantin.

A cet instant, Rey croisa le regard du chevalier et il sentit les larmes lui monter aux yeux, il avait peur et se demandait vraiment si cette journée grise n'était pas la dernière pour lui. Chaque journée passée dans les rues et chaque journée qui s'achevaient, était une victoire pour le petit voleur qui s'estimait heureux d'être encore en vie, après quatre années dehors mais, cette fois, tout était différent et même s'il n'était qu'un enfant, cela ne semblait pas changer quoi que ce soit pour le garde royale. Rey continuait de se débattre mais, cela ne dura pas longtemps et l'homme lui décrocha un revers qui l'envoya au sol. La douleur avait été saisissante et Mains-Lestes secoua la tête en se retournant et regarda le chevalier d'un regard suppliant. La douleur était présente, Rey avait le visage qui lui chauffait et même si le coup aurait pu être bien plus important, le gamin l'avait bien sentit et peu à peu sa peur s'agrandit et se mêla à de la rage.

Le petit agent des rues était en colère et pour une bonne raison, le chevalier avait fait ressortir en lui des souvenirs peu agréables. Ce n'était pas le premier coup qu'il se prenait mais, celui du garde lui avait rappelé les coups de son père. Le bruit horrible du point qui rentre en contact avec la peau de sa mère, les coups qu'il se prenait et ses joues rouges. A cet instant précis et tendit que le chevalier lui sommait de se présenter, Rey ne voyait plus devant lui le garde royale mais, son ignoble père qui avait été exécuté après avoir tué un homme. Le jeune voleur avait les larmes aux yeux et il n'avait pas eu le temps de se relever que le chevalier l'avait de nouveau empoigné et soulevé du sol en le décapuchonnant.

"Maintenant tu vas me répondre, sinon nous continuerons cette conversation dans les geôles. Qui diable es tu petit ?!"

La peur était toujours présente sur le visage de Rey mais, il n'avait nullement envie de coopérer devant cet homme qui venait de le frapper alors qu'il n'avait absolument rien fait, du moins, pas encore. Tendis qu'il regardait le sol sous lui, le voleur se rappela que son poignard était toujours accroché à sa ceinture. Jamais il n'avait utilisé cette arme sur un être humain mais, peut être devait-il en cette journée rompre la promesse qu'il s'était fait à lui-même. Ce chevalier n'avait pas hésité à le frapper et en plus de le tenir comme une vulgaire besace en prime, il le menaçait. Rey, se demandait vraiment que faire mais, il était trop énervé pour répondre simplement à se garde qu'il confondait désormais avec son horrible père qui heureusement était mort et l'avait laissé jouir d'un peu de joie avant que sa mère ne perdre la vie à cause du terrible Fléau.

«Lâche moi! Sale brute!, T'a pas honte de battre un enfant? Espèce de dragon puant!»

Rey se retourna et cracha sur l'armure du chevalier, en pleurant.

«Pourquoi tu tapes ton fils? Espèce de pouilleux!»

Le gamin était maintenant dans un état de transe et confondait la réalité. Il lui fallut prendre de grandes inspirations avant de se ressaisir et c'est à ce moment-là, qu'il attrapa son poignard et tenta de transpercer la cuisse du chevalier.

«T'veux mon nom? J' m'appelle Rey et j'uis un enfant libre! Lâche moi!»

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Message Jeu 13 Déc 2012 - 22:06

La peur avait réveillé quelque chose chez l'enfant, il y avait quelque chose qui dormait en lui. Et la claque avait été le déclencheur. Gwayne l'avait à peine frappé, il ne voulait pas lui faire de mal. Il ne lui en avait qu'à peine fait d'ailleurs. Si ses mains avaient été gantés, la maille aurait écorché la joue du gosse. S'il avait frappé de toutes ses forces, il aurait peut être même put lui briser le cou. Ce gamin était si chétif. Et le voici qui se mettait à insulter Gwayne. Ce dernier commença alors à écarter la thèse de l'assassin. C'était un gamin paumé, un pauvre hère comme il y en avait tant. Gwayne le prenait en pitié. Puis, le gamin cracha. Il cracha sur l'armure blanche. Si ça avait été un homme adulte, Gwayne l'aurait défié en duel aussitôt, il l'aurait occis sur place. Mais ... C'était un gamin, il lui faisait de la peine. D'autant plus il parla de son père, le confondant avec le chevalier au blanc manteau. Il délirait totalement. Était il malade ? La colère peut être, les émotions fortes, tout cela pouvait mener à une sorte d'état second, et c'était ce qui se passait.

Puis, tout bascula. Alors que Gwayne allait laisser partir l'enfant avec une remontrance, il sorti un couteau et tenta de la frapper avec. La lame plongea vers la cuisse de l'épée blanche, mais il eut le temps de se dévier, lâchant prise sur le gamin. Le couteau frappa le vide, mais il aurait put blesser Gwayne. "Je suis Rey et je suis un enfant libre." Libre ? Pour le moment, oui. Que faisait-il avec un couteau sur lui ? La main de Gwayne plongea vers le poignet du garçonnet et le plaqua au sol. Cette emprise était telle que le couteau ne servirait plus à rien au garçon.

Gwayne avait bien compris maintenant. Nul assassin, juste un gamin paumé qui rêvait de voir le Donjon de près, rien de plus. Il fallait néanmoins en finir avec tout cela, il fallait calmer le gamin. Gwayne appuya avec sa main jusqu'à ce que celle du petit s'ouvre et lâche le couteau. Il saisit alors celui ci d'une main et releva le gamin de l'autre, le posant sur ses pieds. Le fils de feu Lord Corbray tenait le couteau du boit des doigts, le bras tendu pour que ce Rey ne puisse l'atteindre. De son autre main, il tenait le col du garçon.

"Calme toi, calme toi maintenant."

Sa voix s'était faite plus calme, rassurante, apaisante. Le cracha sur l'armure n'était somme toute rien, il n'en restait déjà qu'une vague trace qui s'essuierait d'un simple mouvement. Il fallait calmer le jeu. Nul besoin de sortir sa Dame de son fourreau pour effrayer l'enfant, il suffisait d'être calme et poser, de le rassurer. Ce n'était qu'un gamin, juste un gamin.

"Tu te rends compte de ce que tu fais ? Si un homme du guet t'avais prit, tu serais dans les geôles. Et m'attaquer ... Tu sais ce que veux dire ce manteau blanc ? Tu sais ce que je suis ?"

Gwayne Corbray, fils décevant, frère absent, lord incapable. Épée, garde, chevalier. Ni amant, ni père, ni ami. Mais le gamin ne devait pas savoir ça. Il devait savoir quelle réputation était la sienne. Gwayne Corbray, le preux, le brave, le chevaleresque, l'une des plus fines lames de toutes les sept couronnes. Maintenant, s'il se calmait, tout pouvait rentrer dans l'ordre. Gwayne ne tiendrait pas rigueur d'un simple gamin curieux, personne ne saurait rien.
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Message Ven 14 Déc 2012 - 9:13

Encore une tentative inutile qui n'allait sans doute pas arranger le cas de Rey. Le couteau n'avait bien évidemment pas atteint sa cible et en un mouvement rapide le chevalier avait immobilisé le gamin et le plaquait au sol. Mains-Lestes tentait de reprendre son souffle mais, cette fois il ne cherchait plus à se dégager, toutes tentatives se seraient soldés par un échec. Rey, sous la pression du chevalier, lâcha le poignard et fixait docilement le garde. A dire vrai, il n y avait plus grand-chose à faire et le petit voleur était complètement perdu. Le seul point positif dans cette histoire, était qu'il était de nouveau sur ses pieds mais, cette fois il ne tenterait plus de se sauver, la rage s'évanouissait, laissant place à de la peur et la crainte d'être sévèrement punis. Passer le reste de sa vie dans les geôles lui apporterait un toit mais, le temps serait surement très long et il n'était pas du genre à tourner en rond dans une pièce.

Non, cette fois, Rey adoptait un meilleur comportement, il regardait un moment l'homme dans les yeux, ne sachant pas top quoi dire pour sa défense. Le chevalier avait raison et nul besoin d'être intelligent pour le comprendre. Si effectivement le gamin était tombé sur un des hommes du guet, la situation aurait été différente. Ainsi, Rey trouva un petit lot de consolation en cet homme qui tentait de lui faire la morale et ne semblait pas avoir l'intention de lui faire du mal. Le gamin venait tout de même de tenter de le poignarder et s'il n'avait pas été un chevalier, peu être que le coup aurait atteint sa cible. En pensant à sa dernière action, le jeune voleur baissa timidement la tête, un peu honteux de son action, il était un voleur, pas un tueur. Ainsi, il estima qu'il était peu être temps d'avaler sa fierté et de présenter ses excuses au chevalier.

Mains-Lestes releva alors la tête et avant de s'adresser au garde, il regarda au loin, espérant y trouver réconfort en voyant réapparaitre son compagnon de jeux, qui l'avait mit dans une drôle de situation qui aura au moins eu le mérite de lui donner une bonne leçon. Hélas, l'autre voleur ne pointait pas le bout de son nez et il était une fois de plus, seul, devant le chevalier à l'armure éclatante. Le gamin s'éclaircit la voix et fit un petit sourire hésitant au chevalier.

«J'..heuu..pardon messier, j'voulais pas être méchant et j'voulais pas vous faire mal, j'ai juste eu peur. J'comptais pas voler, j'voulais juste aller voir le donjon.»

Rey s'arrêta un moment de parler en réfléchissant à ce qu'il devait dire et pour une fois, dire la vérité pourrait peu être le sauver, surtout qu'en finalité, sa bêtise n'était qu'un jeux d'enfant, un pari risqué qui avait mal fini mais, rien de bien méchant. Tendit qu'il se remit à parler, le jeune voleur ne pu s'empêcher de regarder son poignard que tenait le chevalier, non pas qu'il comptait de nouveau l'attaquer avec mais, plutôt parce qu'il tenait à cette lame. En effet, ce poignard, il l'avait dérobé à son père de son vivant, pour éviter que ce dernier ne blesse sa mère et maintenant, cette petite arme lui rappelait qu'il ne devait pas finir comme son père, cet objet était devenu un symbole pour le gamin et il n'était pas prêt à abandonner le poignard. Si le chevalier ne lui rendait pas l'arme, alors il devrait sans doute risquer à nouveau sa vie et il n'appréciait pas trop cette idée. Rey, cessa de regarder le poignard pour s'intéresser de nouveau au garde qui semblait s'impatienter.

«Si j'uis venu ici c'est à cause d'un copain, on a joué à un jeux et j'devais rentrer dans le donjon.»

Mains-Lestes aurait aimé accompagner ses dirent mais, Rokk, n'était plus là et par conséquent, libre au chevalier de le croire ou non. Peut être que s'il avait gardé précieusement son poignard accroché à sa ceinture, les choses auraient été plus simple mais, la simplicité n'était pas toujours le maitre mot de Rey qui avait tendance à toujours s'attirer des ennuis. Le gamin admira un moment l'armure du garde et oublia soudainement sa peur pour s'intéresser un peu à cet homme qui ne semblait pas si méchant qu'il avait pu le laisser paraitre.

«Si j'étais pas un enfant des rues, j'aurais bien aimé être comme vous, vous êtes fort et sans peur. Est-ce que vous avez une famille messier? Une fois on m'a dit que la seule famille d'un garde royal se trouve dans la garnison, c'est vrai ca? Moi j'ai plus de familles vous savez, vous croyez qu'un jour je serais plus dans la rue et que j' pourrais devenir comme vous?»

Maintenant que la peur s'éclipsait, Rey était plus enclin à parler et comme à son habitude, il se montrait toujours très curieux. Ainsi, il s'intéressa au chevalier, tout en continuant de regarder de temps à autre le poignard qu'il montra du doigt.

«C'poignard, l' était à mon père, j'lui avait volé pour pas qu'il fasse de mal à ma mère mais, j'veux pas être comme lui, alors j'garde son arme pour me rappeler... »
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Message Sam 15 Déc 2012 - 15:49

Le gamin s'était enfin calmé. Oui, au final ce n'était qu'un pauvre gamin de la rue. Naïf, candide. Il voulait "juste" voir le Donjon Rouge. Mais on n'entrait pas aussi facilement dans la citadelle construite par Maegor Targaryen dit le Cruel, second fils d'Aegon le Conquérant. Un simple gosse curieux qui rêvait d'une vie meilleure. Gwayne le lâcha mais garda le poignard pour lui alors que son visage se faisait moins sévère. L'enfant parla de son copain avec qui il "jouait". Sans doute celui qui avait fuit en voyant Gwayne, il était moins courageux que Rey Mains-Lestes, ou moins stupide peut être. Mais comment ne pas être stupide quand on a quoi, dix ans ? Le gamin n'arrêtait pas de regarder le couteau, sans pour autant tenter de le reprendre. Avait-il peur que Gwayne le garde ? La ligne entre vie et mort dans les bas quartiers de Port-Réal était ténue, et ce couteau était peut être le seul avantage de ce gamin. Pourtant, Gwayne hésitait à le lui rendre. On ne confiait pas une arme à un gosse, même si ce n'était qu'un couteau. Encore une fois, Gwayne pensa à son frère Kaeril, un simple enfant qui s'était retrouvé Lord. Son titre était une arme terrible qu'il n'avait sut gérer, et il avait assassiné des hommes. Pauvre Kaeril qui devait maintenant mourir de froid sur le Mur, tout de noir vêtu.

*Un frère au manteau blanc, l'autre au manteau noir. Suis-je pour autant meilleur que toi, Kaeril ? Tu n'as pas fui, toi.* songea Gwayne.

« Si j'étais pas un enfant des rues, j'aurais bien aimé être comme vous, vous êtes fort et sans peur. Est-ce que vous avez une famille messier? Une fois on m'a dit que la seule famille d'un garde royal se trouve dans la garnison, c'est vrai ca? Moi j'ai plus de familles vous savez, vous croyez qu'un jour je serais plus dans la rue et que j' pourrais devenir comme vous? »

Le gamin était bien curieux. La peur l'avait presque abandonné mais elle menaçait de ressurgir à chaque instant. Mais Gwayne était désormais certain que le gamin n'était pas une menace. Il l'avait assez rudoyé comme ça. L'enfant voulait parler ? Alors Gwayne Corbray allait parler. Mais ce gamin ne pouvait pas comprendre. Il était comme les autres après tout, il rêvait. Devenir comme Gwayne ? Un lâche, un homme accablé de remords ? Non, il voulait parler de l'armure, de l'épée et de la réputation. De Gwayne Corbray le vaillant, le jouteur, le chevalier, le combattant. Il voyait un chevalier tel on en entend parler dans les contes, un homme sans peur et sans reproche. Il voyait le chevalier de légende qui tuait des monstres et des hommes vils. Il ne savait rien de l'homme, il ne connaissait que l'apparat.

"Prie l’Étranger pour ne jamais devenir comme moi, petiot. Deviens artisan ou boulanger, deviens un homme de bien. Tu sais ce que c'est d'être un manteau blanc ? Tu c'est ce que c'est que ce fichu manteau ?... Non, bien sûr tu ne le sais pas. Rêve, tu as raison. Je suis devenu ce que je suis en tournant le dos à ma famille, alors... Tu pourrai devenir pareil sans la tienne."

Gwayne savait bien que le gamin ne comprendrait pas tout, et il réalisa qu'il donnait là un bien piètre exemple au jeune garçon. Mais qu'importait ? Il n'était pas certain qu'il le reverrait un jour, et personne n'avait put entendre cette conversation. Gwayne retournerai au château et dirai au manteau d'or qu'il s'était trompé, qu'il n'y avait rien. Le gamin parla ensuite du couteau, une histoire qui semblait bien triste, et Gwayne l'était déjà assez. Le manteau blanc prit la main du gamin et lui posa le couteau dedans.

"Sers t'en mieux que ton père. Un homme qui bat une femme n'est pas un homme. Ne t’apitoie pas sur comment était ton père, souviens t'en, et efforce toi de ne jamais devenir comme lui. Maintenant file, et ne t'approche plus du château."

Sur ces mots, Gwayne se détourna du jeune garçon et retourna vers les portes du Donjon. Il fila directement à la Tour de la Blanche Épée, dans les appartements qu'il partageait avec ses cinq frères, le Lord Commandant étant logé un étage au dessus, au second. Gwayne détacha son fourreau de sa ceinture, posa Dame Affliction sous son lit et s'allongea, perdu dans ses pensées.
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Message Dim 16 Déc 2012 - 20:14

Rey avait tenté de s'expliquer en étant pour une fois le plus honnête possible et tout comme lui, le chevalier en face de lui, semblait beaucoup plus calme et enclin à parler. Les choses avaient mal démarré entre le garde et l'enfant et ce dernier n'avait rien fait pour arranger les choses. Rey aurait pu tout simplement écouter les réprimandes de cet homme mais, il avait eu peur de se retrouver enfermer ou pire encore. Dans le bas quartier de Culpucier, comme un peu partout d'ailleurs, il était bien connu qu'entre les gardes et les roturiers, l'entente n'était pas de mise et même si cela pouvait paraitre parfois assez dur, le bas peuple se devait de respecter les nobles. Les nobles et les gardes, Mains-Lestes ne les avaient pas en bonne estime, il fallait reconnaitre qu'un voleur n'avait pas trop de point en commun avec la haute société. Il y avait toutefois certaines exceptions et ce chevalier en était bien une.

"Prie l'Étranger pour ne jamais devenir comme moi, petiot. Deviens artisan ou boulanger, deviens un homme de bien. Tu sais ce que c'est d'être un manteau blanc ? Tu c'est ce que c'est que ce fichu manteau ?... Non, bien sûr tu ne le sais pas. Rêve, tu as raison. Je suis devenu ce que je suis en tournant le dos à ma famille, alors... Tu pourrai devenir pareil sans la tienne."

Quand Rey finit par décrocher les yeux du poignard, il les posa sur se garde, qui essayait de lui expliquer que les choses n'étaient pas aussi bonnes qu'elles n'y paraissaient et le gamin plissa un peu les yeux pour tenter de comprendre où voulait en venir le chevalier. Rey ne comprenait pas tout ce qu'il disait et les explications lui paraissaient plutôt compliqués. Il était vrai qu'il ignorait ce qu'était réellement un manteau blanc et les sacrifices qu'il avait dù faire mais, ce qu'il était sûr, c'était que cet homme ne mourait pas de faim et la famille, de toutes les façons, Rey n'en avait plus.

Tendis que le manteau blanc continuait ses conseils, le jeune garçon hocha la tête, non pas qu'il était entièrement d'accord mais, simplement par respect pour cet homme qui prenait le temps de lui parler. Après l'avoir sermonné, il aurait pu simplement partir sans rien dire, alors que là, il essayait de faire comprendre les choses à ce gamin complètement perdu. Et pour cela, Rey le respectait beaucoup, bien au-delà de ce que pouvait représenter ce manteau blanc.

«Merci m'ssier mais, toute façon j'ai plus d'familles... Si j'dviens boulanger j'pourrais manger plein de bonnes choses?»

Retrouvant peu à peu sa bonne humeur, Rey se mit à rigoler en s'imaginant manger plein de pâtisseries et en distribuer à toute la population de Culpucier. On ne l'appellerait alors plus Mains-Lestes mais, le sauveur de Culpucier, un nom qu'il saurait apprécier. Ce quartier malfamé, le gamin l'appréciait, il se sentait dans son élément et seul la peine de ses résidents était une ombre au tableau pour lui. Après que le fléau est frappé, la population s'était fortement réduites et les survivants semblait errer sans but, se contentant simplement de survivre. Ce qu'il faisait également, malgré le fait qu'il arrivait toujours à trouver de quoi s'amuser, même si après, il se retrouvait dans ce genre de situation.

Sortant de sa rêverie, il fit un petit sourire au garde qui lui rendait son poignard, Rey se demandait pourquoi il acceptait de lui rendre mais, avant qu'il ne change d'avis, il empoigna l'arme et l'attacha à sa ceinture.

"Sers t'en mieux que ton père. Un homme qui bat une femme n'est pas un homme. Ne t'apitoie pas sur comment était ton père, souviens t'en, et efforce toi de ne jamais devenir comme lui. Maintenant file, et ne t'approche plus du château."

« Merci, merci beaucoup, j' f'rais attention, c'est promis!»

Les promesses n'étaient pas vraiment le fort du petit voleur et même si en attendant il prendrait garde à ne pas s'approcher de trop prés du donjon, il savait pertinemment qu'il finirait par y revenir. S'il ne le faisait pas pour un nouveau pari risqué, il le ferait dans l'espoir de revoir ce grand chevalier, noble dans le sang mais, aussi dans le cœur, en tout cas, c'est ce que pensait le petit agent. Ce dernier salua le chevalier et le regarda partir, avant de faire de même, préférant ne pas rester dans les parages pour le moment. De plus, il voulait retrouver son lâche compagnon qui l'avait abandonné, au moins, il aurait de quoi se défendre contre les moqueries qu'il recevrait quand les petits voleurs sauront qu'il a perdu un défi.

Ainsi, Rey Mains-Lestes, retourna dans son quartier en repensant au chevalier qu'il avait rencontré, au conseil qu'il lui avait donné et regrettait de ne pas connaitre son nom.
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