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Animation n°3 : Le miroir d'argent

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Lantheïa
Artisan

Général
Saltimbanque

♦ Missives : 793
♦ Missives Aventure : 42
♦ Age : 36
♦ Date de Naissance : 25/09/1980
♦ Arrivée à Westeros : 19/08/2012
♦ Célébrité : Joëlle Sevilla dans 'Kaamelott'
♦ Copyright : Avatar by me & signature by Sargon ♥
♦ Doublons : Alysanne Florent, Danelle Lothston, Vyrgil Vyrwel
♦ Age du Personnage : Pas loin de la cinquantaine.
♦ Mariage : Avec la scène.
♦ Lieu : Port-Lannis
♦ Liens Utiles : Ma vie de baladine
Mes rôles et partenaires
Mes marionnettes
Mes dons d'artiste
La rançon du succès

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295/500  (295/500)


Message Ven 14 Déc 2012 - 15:40

Comme souvent, ça piaillait dans le public et le trio composait avec cette nuisance sans se laisser perturber, par la grâce de l’habitude. Lantheïa retira le décor de château et fit tomber une nouvelle toile de fond en actionnant une corde, cette fois, c’était un paysage extérieur, une route comme il y en a tant. Les décors peints sur toile avaient cet avantage d’être très rapides à mettre en place et retirer. La tour tombée fut évacuée et les comédiens s’empressèrent de revenir sur scène après s’être mis d’accord sur quelques ajustements. Mais à peine étaient-ils à nouveau en position, rideau ouvert sur ce nouvel épisode, qu’un oiseau de mer à la mine peu engageante s’invita dans leur spectacle avec un sans-gêne tout à fait typique de son espèce, qui n’était pas sans rappeler à Lantheïa un certain écuyer des Terres de l’Orage. Elle n’en était toutefois pas mécontente car c’était en soi un acteur de plus qu’elle n’aurait même pas à payer, et les animaux ont ceci pour eux qu’ils apportent presque toujours malgré eux une dimension comique ! La chose eût été plus épineuse si elle avait joué une tragédie mais l’heure était à la détente et elle comptait bien exploiter cet élément imprévu à son avantage. Elle n’avait évidemment pas prévu que la vision d’Elyas causerait au volatile des problèmes digestifs aussi désagréables que ses propres aigreurs d’estomac. Il allait donc lui falloir jouer sur une scène souillée... eh bien soit, elle avait connu pire ! Tel un coq, elle chanterait vaillamment, les ergots dans le fumier ! Et elle pouvait compter sur ses compagnons pour faire de même.

« Mes frères ! Voyez cet oiseau qui s’est éloigné de la mer. Comme il piaille ! Essaierait-il de nous dire quelque chose ? S’agirait-il d’un signe des Sept ? » s’exclama Jesse, l’œil rieur. « Tu crois qu’il va nous guider vers la Breloque ? » s’enquit Noam, entre naïveté et scepticisme. « Nous guider vers la Breloque ? Je n’ose dans ce cas en imaginer la couleur et le parfum » commenta Lantheïa avec un fin sourire. Elle marqua une juste pause pour laisser le temps aux rires de s’élever, puis conclut en haussant les épaules : « Ce pauvre goéland semble quelque peu ému. Espérons que ceci nous portera bonheur ! » « Cet oiseau doit venir du port… cela me rappelle… » avança Jesse, songeur «... il y a quelqu’un là-bas qui pourrait, hum, peut-être nous renseigner. » « Vraiment ? » s’exclama Noam, enthousiaste. « Et de qui s’agit-il ? » « C’est une charmante jeune femme… » « Tu te moques de nous » dit Lantheïa « c’est encore une de tes conquêtes ! Mais c’est une bonne idée, le port regorge de divertissements et aucun loup-garou n’y rôde à ma connaissance… allons, l’affaire est entendue ! » « Mais… croyez-vous vraiment que nous trouverons un indice là-bas ? » jeta Noam. « Nous devrions peut-être aller interroger l’érudit de Trois-rivières, plus loin sur la route… » « Bah, ton érudit ne va pas s’envoler ! » argua Jesse. « Au port, mes frères, et remercions ce bienheureux volatile de nous avoir aiguillé vers une si joyeuse destination ! Puisse-t-il guérir promptement de ses désordres intestinaux ! »

Il se fendit d’une révérence outrancière devant le goéland dont les yeux en boutons de bottines le fixaient méchamment. Quelques battements d’ailes et sautillements plus tard, l’oiseau avait parfaitement rempli son rôle de bouffon, mais allait-il s’en aller pour autant ? Ignorant désormais sa présence, nos comédiens poursuivaient leur numéro. S’ensuivirent quelques discussions entre les deux aînés sur les amusements qu’ils escomptaient trouver au port, l’un vantant de manière pittoresque et métaphorique les charmes des demoiselles du lieu, l’autre songeant par avance aux jeux de taverne et aux boissons qui viendraient étancher sa soif. Pendant ce temps, Noam, désapprobateur, glissait tantôt ses questionnements ingénus, tantôt des commentaires piquants sur leur attitude, que ses frères semblaient dans tous les cas ne pas entendre, ce qui donnait un côté délicieusement décalé à ses interventions.

On changea finalement de décor en espérant que l’oiseau ne viendrait pas se soulager à nouveau sur les quelques planches encore propres. Cette fois, nos héros arrivaient dans une auberge sensé se trouver au port. Tandis que Lantheïa s’asseyait à une table et prétendait écluser gaiement chope sur chope, son état se décomposant peu à peu vers une ivresse drolatique, Noam faisait mine d’interroger d’invisibles clients sur la Breloque sacrée d’Artaxès. Jesse pour sa part observait de supposées damoiselles, jusqu’à ce que son regard se portant sur le public s’arrêtât sur Lady Valencia Hightower. Avec un sourire à faire fondre le Mur, mi-grave, mi-chaleureux, il s’approcha de la demoiselle tout en conservant un minimum de distance, histoire de ne pas être repoussé d’un coup d’éventail dans les dents – en séducteur chevronné, il avait appris à se prémunir de bien des surprises.

« Belle damoiselle, vous êtes encore pour moi une inconnue, et j’en suis déjà mortifié. Si le destin a guidé vos pas légers vers cette auberge, peut-être est-ce pour réparer cette erreur et me permettre d’être ébloui, au moins une fois dans ma vie, par votre lumineux visage. Ne seriez-vous point la belle Talisa dont les ménestrels chantent partout la vertu et la grâce ? » Le ton invitait la spectatrice à endosser le rôle, mais bien sûr rien ne l’y obligeait. Tout le sel de l’improvisation était de laisser libre cours à l’imagination des acteurs... professionnels ou non. « M’accorderiez-vous une danse ? »
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Message Ven 14 Déc 2012 - 18:42

La situation évolua de manière rapide et singulière. Le noble avec qui discutait Jeyne voulut se joindre aux musiciens, chose que Jyanna accueillit avec un certain plaisir. Il était toujours utile de faire plus ample connaissance avec un membre de la noblesse. Ainsi elle répondit aux accords lancés par l'homme par quelques pincements des cordes de sa harpe, une invite à poursuivre si ses compagnons du jour l'autorisaient bien entendu. Mais il en fut tout autrement. Un malotru vint perturber la représentation, interpellant la nordienne en insistant de manière inappropriée sur son statut de paludière, ce qui vexa Aribeth et provoqua un échange assez houleux auquel participa le nobliau-musicien improvisé.

La jeune femme observait la séance sans prendre parti, elle jugeait qu'il y avait bien assez d'intervenants, surtout quand le lord Commandant se joignit à la partie. Néanmoins, elle trouvait que le trouble-fête était bien sot de persister dans ses demandes et qu'Aribeth faisait preuve d'un manque de maîtrise révélant sa susceptibilité, ce qui pouvait desservir la jeune danseuse. Jyanna n'aurait pas réagi de la sorte, mais cela devait venir de l'éducation propre à chacun et des objectifs personnels. Pour sa part, elle aurait plutôt chercher à charmer le gros marchand pour mieux le manipuler par la suite. Elle poussa un léger soupir, attendant que le calme revienne, ce qu'il advient lorsque le lord commandant remit à sa place chaque personne.

Jinto en profita pour sortir de sa cachette et monter sur scène aux côtés de sa maîtresse. Cette dernière savait qu'il ne manquerait pas d'attirer l'attention, bien que divers animaux exotiques étaient présentés sur la place pour le plus grand plaisir des habitants, cela ne la dérangeait nullement et pouvait servir de prétexte à une rencontre. Par contre, elle devra surveiller les animaux présents dans les environs. Finalement, après qu'un nouveau lord soit embarqué dans l'histoire et que l'identité de ces hommes fut connu de la musicienne, le perturbateur offrit une coquette somme d'argent à la camarade de Jya, demandant par la même occasion la poursuite des festivités. Par contre, la harpiste ne put s'empêcher de rigoler légèrement devant la sottise du marchand qui offrait une récompense pour la capture du prétendu ivrogne, alors que cette appellation lui était adressé.

Jyanna chercha à croiser le regard de Jeyne et lui transmit par une grimace assez comique ce qu'elle ressentait de la situation présente. Puis elle reporta son attention sur le duo danseuse/ marchand et ne put manquer le regard incendiaire qu'Aribeth lança à lord Caron, faisant comprendre à tous qu'elle ne voulait pas de sa présence sur scène. Dommage, Jyanna aurait bien ajouté une nouvelle tête à son carnet d'adresse et elle adressa un sourire d'excuse au seigneur de Séréna. Cela n'était que partie remise.

- Si vous souhaitez participer aux festivités messire, cela pourra se faire ultérieurement, même si vous n’êtes pas ici pour cela. Néanmoins, aujourd'hui Aribeth est la vedette, ne troublons pas sa prestation, surtout après tout ce raffut.

Jyanna avait parlé d'une voix polie mais quelque peu charmeuse avant de sourire à la nordienne pour l'encourager à poursuivre.
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Maël
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« Tailleur Dornien,
en service dans le Bief »

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♦ Missives Aventure : 46
♦ Age : 25
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♦ Arrivée à Westeros : 02/02/2012
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♦ Age du Personnage : 27 ans
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Message Sam 15 Déc 2012 - 3:17

Flatté par les compliments du suzerain du Bief, Maël sentit ses joues s’embraser et se colorer de quelques rougeurs. C’est sans mal qu’il avait reconnu la douce Lyra dans les propos du seigneur, quelle autre « jeune demoiselle très agréable » pouvait avoir vanté ses qualités ainsi ? Aucune, il n’y avait que la dornienne pour être aussi attentionnée et généreuse. A nouveau il remercia Leo, avec plus de chaleur que le protocole et la bienséance l’exigeaient, emporté qu’il était par la situation. Son client fut satisfait du prix et le tailleur hocha vigoureusement la tête pour confirmer l’accord, s’empressant d’ensuite lui proposer de la lui porter. Les Tyrell logeaient à Grand-Tour, demeure de Clarence Hightower, et il se doutait que ce dernier n’était pas étranger à sa réputation nouvellement acquise… Bien qu’il l’espérait du fond du cœur, il doutait de pouvoir un jour le remercier pour sa générosité. Mais qui sait ?

Sa curiosité fut piquée à vif, de quelle proposition pouvait-il bien parler ? Il observa le père, son épouse et sa fille discuter avec une appréhension mêlée d’excitation lisible jusque dans son sourire – toujours avenant mais un rien tendu. Le suzerain revint vers lui sans pour autant dissiper le mystère, mais Maël fut prompt à incliner le buste et souffler. « Avec plaisir, messire. Je me tiens à votre dis… » Il n’eut pourtant guère le temps d’argumenter qu’un importun prit la parole pour attirer l’attention du seigneur. Sans mal il reconnut Kar’Olus, un marchand qui n’avait guère apprécié l’intrusion d’un dornien sur ses plates-bandes. Situation regrettable s’il en est, Maël aurait aimé pouvoir compter sur des confrères à son arrivée à Villevieille mais avait promptement déchanté. La compétition était rude dans une telle cité ! Les paroles du marchand furent aussi dures, vulgaires et offensantes qu’il l’avait – malheureusement – escompté.

« Kar’Olus, tu estimes donc que Lord Tyrell, Lady Tyrell et leur fille sont incapables de différencier de la soierie de Lys d’un torchon ? Je ne serai jamais assez présomptueux pour prétendre pouvoir les duper… Il se désintéressa alors du cas de son ‘rival’ de circonstances et tourna sa frêle physionomie vers le client disputé, sans doute bien contre son vrai. Si toutefois vous voulez suspendre notre accord pour apprécier également le travail de Kar’Olus, et décider ensuite de ce qu’il convient de faire, je le comprendrai bien évidemment. » Leo Tyrell n’avait guère besoin de la compréhension de Maël le tailleur néanmoins il semblait être un homme poli qui ne s’amusait pas à toiser les roturiers alentours, aussi il était normal de faire preuve de respect en présence du Long Dard.



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Message Sam 15 Déc 2012 - 6:17

L'ambiance se mua peu à peu en un tintamarre qui n'était pas agréable. Walder, comme la foule l'appelait, était bien assez sot à son goût pour se rendre compte qu'on ne parlait plus que de lui. La paludière n'hésita pas à utiliser des mots crus et même grossiers pour faire entendre son mécontentement, mais ce dernier répondit en lui offrant une bourse. Quant à Lord Caron, elle ne comprit pas pourquoi tant de haine à l'encontre de ce malotru. Soit, il était venu briser l'ambiance festive et bonne enfant, mais de là à mentir au commandant du guet, voilà qui n'était pas anodin. En retrait, elle observa donc celui qui s'était montré si flatteur à son égard, user des mots comme un serpent, allant jusqu'à souhaiter l'enfermement de Walder qui semblait soudainement bien innocent.
Il alla même jusqu'à la nommer en témoin ainsi que Lord Tarly qui était accompagné de son épouse. Observatrice, la lady remarqua et entendit que le lord n'apprécia pas qu'on le prenne à défaut, mais manifesta une sérénité qui apaisa quelque peu l'atmosphère.

Lady Jeyne, après un échange de regard avec Jyanna, quelque peu amusé, se rapprocha de Lord Tarly afin de lier connaissance. Corcolline ne lui était pas inconnu à travers ses livres d'histoire et de géographie, et elle ne pouvait laisser passer l'occasion d'une telle rencontre, même évasive. Son attention n'était donc plus tournée vers la scène où la femme rousse, Aribeth d'après les murmures, réclamaient une chanson après avoir chassé Lord Caron, mais bien vers Lord Tarly dont les mots semblaient avoir calmé Walder même si leur sens devait encore lui échapper.

- Lord Tarly.

Légère révérence, assez discrète vu la foule ambiante.

- Lady Jeyne Estremont. Je tenais à vous remercier de votre intervention. Vos mots sonnent justes et ont permis à tous de retrouver l'ambiance de ce festival.

Il fallait dire que durant ces quelques jours, la lady s'était sentie du temps où son père n'était pas malade, et cela lui faisait un bien fou. Il suffisait toutefois, comme ces quelques minutes passées où elle était restée interdite, que la joie retombe, pour qu'elle se retrouve aspirée dans ses propres pensées, ce qui lui déplaisait amplement. Tout ce qu'elle désirait, c'était de lier de nouvelles connaissances, de garder le sourire et bien entendu d'acheter quelques tissus qu'elle ne trouverait pas sur son île.

D'ailleurs, après avoir salué convenablement lord Tarly, sans aucun doute se dirigerait-elle vers les étales de vêtements de l'autre côté de la place.
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Blayne Caron
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"No Song So Sweet"
Sire des Marches

♦ Missives : 183
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♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 22/06/1988
♦ Arrivée à Westeros : 28/11/2012
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♦ Liens Utiles : Le Ménestrel de Séréna
De son habileté à l'épée et à la harpe
Les sérénades du Rossignol
Les Rossignols et leur cage

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566/1000  (566/1000)


Message Sam 15 Déc 2012 - 10:40

Décidément, la situation s’était singulièrement dégradée depuis l’intrusion du bedonnant marchand. Non content d’avoir agacé Blayne, il se montrait d’une bêtise crasse à la profondeur plus abyssale à chaque instant, ce qui était tout bonnement incroyable. Il ne semblait pas comprendre un traitre mot de ce que venait de dire le Marchien. Et les autres intervenants ne semblaient guère valoir mieux, le Lord Commandant en tête. Non content de manquer de déférence, le voilà qui remettait en question ses paroles sans sourciller. Et chercher du soutien dans les regards des autres semblait vain. Les propos de Lord Tarly semblaient cependant abonder en son sens, sans pour autant soulever de réactions négatives, ce qui fit prendre conscience au noble que sa réaction avait due être jugée par trop excessive. Il mit alors à jour l’absurdité de la situation, et partit dans un éclat de rire avant de prendre à nouveau la parole, mesurant cette fois-ci parfaitement son ton, qui s’il ne se voulait pas mordant comme tantôt, restait néanmoins ferme.

« Si vous m’entendez si bien que cela, Lord Commandant, je crois cependant qu’il y a eu une incompréhension, peut-être de mon fait. » Et de répéter le titre de son interlocuteur, pour bien appuyer sur son erreur. « C’est par son comportement qu’il s’est montré odieux, plus que dans ses propos, le plus dérangeant étant son penchant à perturber les représentations sans même sembler prendre le temps d’en apprécier la teneur. Maintenant, je supposais son comportement outrancier lié à quelques coupes de trop, mais si ce n’est pas le cas j’en suis navré pour lui. Et ma demande était et reste simplement la suivante : de grâce, éloignez-le. Maintenant, je souhaite à tous de profiter des festivités, et que les Sept vous gardent.»

Sur ces mots, Lord Caron estima la conversation close, et se désintéressa de l’affaire. Peu semblaient à même de saisir les subtilités de ses propos, ce qui ne valait guère le coup de s’échiner au risque de finalement s’embourber. Observant la harpe nouvellement acquise qu’il tenait entre ses mains, il en apprécia la facture et le raffinement de la sculpture, se tournant vers Tymeo pour l’interroger.

« Combien ai-je déboursé pour cette beauté, dis-moi ?
-Une quarantaine de cerfs, m’sire, l’marchand m’a dit qu’c’était une affaire. »

Blayne ne put s’empêcher de grimace, l’article était certes de qualité mais en valait presque moitié moins. Cela lui apprendrait à laisser le garde marchander à sa place. Les réjouissances semblaient maintenant sur le point de reprendre, et si le noble aurait eu envie de continuer à jouer quelque temps pour son propre plaisir, il ne put qu’ouvrir de grands yeux, moitié sidéré moitié outré, quand son regard croisa celui de la paludière. N’eût-elle été engagée par les Hightower pour le festival, et de ce fait hôte de la ville, celle qu’il considérait comme simple roturière n’aurait pas fait long feu. Mais Lord Caron se résolut à ne point créer d’esclandre supplémentaire et à ravaler sa colère pourtant attisée lorsque la harpiste lui adressa de douces paroles. Déposant la harpe sur la scène, il en descendit, et lui répondit brièvement avant de quitter les lieux.

« C’aura été un plaisir de partager tant de virtuosité. Si d’aventure vos pas vous menaient vers les Marches, Séréna saurait apprécier une représentation à sa juste valeur. En voici déjà un acompte potentiel, et sur ce je vous souhaite une bonne journée. »

Apercevant Lord Tarly et Lady Estremont en pleine discussion, il les salua brièvement avant de se diriger vers le chapiteau de la place centrale pour s’y ressourcer, flanqué par ses gardes.



Nul chant n'est si doux...
Mais bientôt vous danserez entre mes mains


N'hésitez pas à me MP si un rôle dans la famille Caron ou son entourage vous intéresserait, je suis ouvert à toute proposition.
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Message Sam 15 Déc 2012 - 10:46

     De la musique s'éleva avant que Clarence ne reprenne la parole, émettant un doute sur le fait qu'il soit capable de trouver une fin à la hauteur de la représentation. De son côté Virginia ne s'inquiétait pas vraiment, même s'il était vrai qu'elle n'avait jamais vu son frère jouer la comédie, elle restait persuadée qu'il serait parfaitement capable d'endosser un rôle aussi important ! Devant ses paroles au sujet des comédiens, la jeune femme ne put s'empêcher de glisser ses yeux verts sur la scène. En effet, la femme se démarquait très clairement des autres, mais certainement qu'elle avait plus d'expérience qu'eux tout simplement ? Virginia acquiesça du chef avant de répondre d'un ton mesuré. « Si je partage ton opinion. Mais elle a certainement davantage d'expérience que ses camarades. Cela dit, ils me divertissent tous bien. Lui particulièrement. » D'un léger mouvement de la tête elle désigne le prénommé Jesse dont elle ignorait bien évidemment le prénom. Son jeu l'amusait beaucoup, même si le visage de la noble restait obstinément neutre comme toujours.

     Ce fut à ce moment qu'un spectateur fut rappelé à l'ordre – en quelque sorte – part Clarence qui fut bientôt aidé par un invité aussi surprenant qu'inattendu. Lorsque le goéland s'installa au centre de la scène, une expression d'étonnement se dessins sur le visage de Virginia tandis qu'elle contemplait l'animal avec intérêt. En voilà un qui ne semblait guère apprécier les hommes qui grommelaient ! La situation était bien plus amusante qu'embarrassante, du moins pour les spectateurs. La jeune femme ne put s'empêcher d'esquisser un sourire aussi furtif que léger avant de reprendre la parole. « Il semblerait que le talent de nos artistes attire même les spectateurs les plus inattendus ! L'on peut dire que cet homme ne le laisse pas insensible, quelle drôle de situation ! » L'oiseau venait en effet de se soulager sur la scène, que ce soit de peur ou tout simplement un – heureux – hasard, seul le résultat importait et semblait amuser tout le monde.

     Mais les artistes reprirent rapidement les choses en main ! Ils firent tourner la situation à leur avantage en échangeant quelques mots, avant de se désintéresser de l'animal pour reprendre des échanges plus « normaux ». Le décor changea alors, une auberge s'installe devant leurs yeux et le jeu reprit de plus belle. L'expression de Virginia était redevenue neutre et concentrée tandis qu'elle observait chaque geste et écoutait chaque parole. Bientôt une nouvelle surprise se profila à l'horizon qui ne manqua pas d'amuser encore plus l'aînée des sœurs. Lorsque le regard un Jesse se posa sur Valencia, Virginia sentit que les choses allaient tourner d'une manière intéressante. La jeune femme resta silencieuse après la petite réplique de l'artiste et ne pouvait s'empêcher d'espérer que sa sœur allait se laisser porter par la liesse et accepter de jouer le rôle que l'homme lui suggérait. Cela dit, réussir à dérider Valencia n'était pas si simple et la Hightower ne pouvait s'empêcher de souhaiter en silence bonne chance au malheureux en se demandant s'il savait dans quoi il venait de se lancer.
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Message Sam 15 Déc 2012 - 14:39

Les quelques précisions apportées par Arthur au sujet des bêtes étranges qu'ils découvraient semblèrent faire mouche puisque sa grand-mère le félicita pour cela. Il s'avancèrent ensuite vers le dresseur de l'étrange animal à la peau grise et lady Amelia se permit même une remarque en comparant les sons émis par la bête à l'oncle de son jeune petit-fils. Méritait-il cela ? Ce n'en était pas certain, mais malgré cela, Arthur ne put retenir un petit sourire de s'afficher sur ses lèvres. Le jeune homme posa alors ses questions et l'homme venu des lointaines contrées d'Essos lui répondit. Comme il l'avait indiqué, il s'agissait bien là d'un éléphant, mais c'était vraisemblablement une variété naine. Ainsi donc, même les animaux subissaient ce mal ? Voilà qui était curieux ! Le dénommé Vargo expliqua ensuite qu'il l'avait capturé lui-même dans les environs de Volantis et Arthur se demanda bien comment l'on pouvait procéder pour réussir un tel exploit. Bien que petite, la bête semblait sommes toute imposante ! Et quand on voyait le mal que pouvait faire un sanglier sauvage, on était endroit de s'interroger sur les dégâts que pouvait faire un éléphant, aussi petit soit-il !

L'homme leur demanda ensuite s'ils voulaient toucher l'animal et pendant un instant, Arthur ne fut pas très rassuré de la tournure que prenait les événements. Et comme si cela ne suffisait pas, sa grand-mère l'incita à le faire, ce qui n'augmenta qu'un peu plus la pression qu'il ressentait. Contrairement à son frère, Arthur n'avait jamais réellement fait preuve de courage, se réfugiant dans les livres plutôt que dans les armes. Nombreux avaient été ceux qui l'avaient encouragé, mais le jeune garçon n'était pas dupe. Il se doutait bien que pour beaucoup d'autres, il avait simplement l'air de fuir ses devoirs d'homme. Alors, que se passerait-il s'il refusait de toucher cet animal, ici, au milieu de la plus grande fête du Bief ? C'était impensable... « Bien, grand-mère. » Hésitant quelques instants, Arthur finit par avancer d'un pas, puis d'un autre, jusqu'à ce qu'il soit à distance respectable de l'animal. Là, il leva la main pour la poser sur la bête, touchant cette étrange peau rugueuse. Pourvu que l'animal ne s'énerve pas ! Comme pour ne pas penser au danger, il détourna quelque peu son attention pour reprendre la parole. « Maître Vargo, comment donc avez-vous fait pour capturer une telle bête ? Je n'ai jamais entendu parler de la présence de l'un d'entre eux à Westeros... Que peuvent bien en faire nos mestres ? »
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Message Sam 15 Déc 2012 - 16:04

Et l'incompréhension reprit de plus belle. Arthur connaissait Walder depuis maintenant quelques années et depuis leur première rencontre une seule et unique question trottait dans l'esprit du lord commandant. Pouvait on être si stupide et loin des réalités ? Ou le faisait il au contraire exprès, s'amusant des réactions diverses et variées à son égard. C'était presque à en douter tant il semblait s'enliser dans sa bêtise et surtout tant il y enfonçait ceux qui se trouvait autour de lui. D'ailleurs certains qui devaient commencer à sentir le vent tourner s'enfuyaient déjà. Dans le lot se trouvait ni plus ni moins que le Ser ou apparemment Lord – Franchement et pour le moment voilà qui ne changeait pas grand chose, de toute façon il ne semblait digne d'aucun de ces deux titres – Caron, qui après avoir instigué ce remue ménage, s'enfuyait déjà à toute jambe. Belle marque de noblesse, Arthur ne s'était pas trompé sur lui et le garderait en mémoire. Au moins la scène offrait quelques bénéfices à d'autres. Les artistes les premiers puisque là où l'une gagnait quelques piécettes l'autre se voyait offrir une harpe finement travaillée. Tout cette foire laissait pourtant sourire le commandant, allez savoir pourquoi, mais il ne pouvait s’empêcher de trouver à ce fatras de rires, d'incompréhensions et d'extravagances, un petit air de festival. Le seul qui semblait pourtant comprendre, celui qui n'avait pas à s'amuser semblait être le Lord Tarly qui se montra tout aussi moral qu'il l’espérait. Le départ du seigneur de l'orage avait – il lui semblait - calmé les choses et il ne restait donc plus qu'à mettre un point qu'il espérait finale à cette histoire. Walder était bien gentil mais d'autres besoins plus importants nécessitaient peut être sa venue.

Et bien je vois que tout le monde y trouve son compte. Maintenant que tout rentre dans l'ordre et que chacun profite du spectacle. Mesdemoiselles saltimbanques. Une fois que vous aurez fini de dépecer votre gain. Je vous demanderais de reprendre ce pourquoi vous êtes ici. Vedette ou non, ce n'est pas à vous de faire des caprices.
Il tourna son regard vers l'un de ses officiers qui attendaient calmement à l'arrière. Pas de chance pour lui, le hasard l'avait choisi. Renand restera ici pour vos besoins. Lord Tarly se fut encore une fois un honneur, bien que bref. Je ne peux que vous remercier pour vos paroles et vous assurer à vous et à Lady Estremont au même titre, être là pour votre service. Enfin il se tourna vers le trouble fête qui continuait sa recherche de l'ivrogne qui n'était autre que lui. Walder ! Vous me connaissez et savez que je ne suis pas homme à parler pour ne rien dire. Les caprices ne sont pas votre non plus en ce jour et je vous demanderais de faire comme chacun simplement profiter des joies du festival sans en réclamer plus. Sauf bien entendu comme dans un cas comme celui ci où l'artiste vous demande de lui même. Sur ce et au nom des Hightower je vous souhaite une bonne journée.

Pourtant à peine avait il tourné les talons que quelques réclamations avaient percer la foule qui s'était agglutinée devant la scène. Des
Ici j'ai le goujat ou d'autres L'ivrogne j'ai l'ivrogne maître Walder. Arthur comprit alors la surenchère. Cent cerfs d'argent était une somme importante. Et tous avait vu la sottise de l'homme mais aussi la facilité avec laquelle il donnait son argent. Ainsi on pouvait déjà voir quelques acteurs efficaces jouer pour l'un un alcoolique là ou un autre sûrement proche du premier jouait l'interpellant.

Spoiler:
 
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Message Sam 15 Déc 2012 - 18:51

La pièce allait bon train, les commentaires s'échangeaient, tantôt murmurés, tantôt plus exaltés, mais les voix étaient rapidement reprises et maîtrisées. Valencia était toujours dans sa posture, à tenter davantage de discerner les habitudes de jeu et les attitudes des saltimbanques entre eux plutôt qu'une réponse dans leurs dires. Elle avait déterminé un rôle évident à chacun des trois fils – l'avide, le beau, le preux – mais elle n'avait pas pour l'heure excavé un indice suffisant lui permettant de comprendre ce qu'ils aimaient jouer entre eux et, plus important à ses yeux, ce qu'il voulaient véritablement dire dans leurs œuvres. La voix de Clarence la fit ciller dans sa concentration, celle de Virginia lui tira un hochement de tête.
    « Quant à moi, je ne partage pas ta crainte, entama-t-elle envers son lord et frère avant de se laisser aller à esquisse un fin sourire chaud en sa direction. Tu trouveras une parfaite conclusion. »

Soudain, un goéland surgit et un homme brama de tout son saoul ; il invoquait les dieux – mais étaient-ce seulement les Sept – et s'agitait, toutefois, les artistes n'en furent pas plus déconcentrés qu'elle. Ces vociférations à leur propos, de façon si tendue et si immédiate lui déplurent quelque peu, mais elle ne s'y arrêta pas. A dire vrai, elle regardait le tout comme faisant partie du spectacle et cet accroc comme une fenêtre perçant les brumes du jeu pour lui montrer ce qu'elle voulait savoir – c'était là sa façon à elle d'apprécier le théâtre. Elle restait absorbée. On changea de décor, elle demeurait légèrement penchée, mais ses mains s'étaient rejointes l'une l'autre sur ses genoux, elle jouait pensivement avec les doigts d'un de ses gants qu'elle avait retiré sans y songer et elle était toute à ses pensées et considérations quand, soudain, la pièce s'ouvrit à elle – non pas dans un instant de clarté intellectuelle, mais parce que l'un des personnages venait de faire d'elle son égale. Ainsi elle était une certaine Talisa, belle et vertueuse légende des environs. Allait-elle donc parvenir à s'improviser donneuse de réplique ? Elle darda un bref regard à son frère, puis à son aînée, avant de se redresser avec sa lenteur pensive de pieuse statue de cire, puis d'une voix qu'elle força pour être entendue de tous, mais qui restait assez douce, elle répliqua.
    « Hélas, messire, vous m'apparaissez, mais vous me voyez affligée. Mon cœur n'est pas à la danse, hélas, trois fois hélas ! Je vous aurais bien rendu l'honneur que vous me faites, mais il serait indécent que je danse alors les miens sont affligés par un mal inconnu. »

Valencia sourit finement, passant son gant entre ses doigts.
    « Mais, si vous avez peine pour moi, sachez, messire, sachez qu'on murmure qu'une breloque mystérieuse les délivrerait de cette fluxion terrible, mais est-ce seulement vrai ? Tenez, mon champion, fit-elle alors en offrant fort théâtralement son gant, voici qui, je le souhaite, vous portera bonheur et chance sur votre chemin et, peut-être, vous rappeler mon visage et mon attente. »

Elle força une petite moue assez surjouée, avant de reprendre son expression coutumière, assez distante, assez hautaine. Si elle ne s'était nullement sentie l'âme d'aller danser sur les planches, lancer quelques mots et donner une touche – même minime – à l'histoire lui avait assez plu. Après un hochement de tête, elle ajouta.
    « Puissent les Sept veiller sur vous. »

Puis, avec cette même lenteur, elle se rassit, retirant son dernier gant peu après, glissant un regard interrogateur – et très légèrement amusé – aux siens.
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Message Dim 16 Déc 2012 - 12:27

Jace considéra les prix indiqués par le commerçant avec beaucoup de circonspection, car il n'était ni un expert de l'orfèvrerie, ni un habitué des étals de joallerie. Toutefois, il dirigeait une île qui avait construit sa fortune sur le commerce du vin, alors il coulait dans ses veines un sang particulièrement sensible à la langue des marchands, si bien qu'au prix d'un léger effort il pouvait tendre une oreille affûtée et capable de saisir les subtils entrelacs des mots qu'un homme de négoce sait manier pour assujettir les volontés aux inflexions de sa voix, de sorte à obtenir de clients trop naïfs tout ce qu'il désire. Mais Ordello semblait avoir bien compris que lord Redwyne n'était pas le dernier des imbéciles, et qu'il ne saurait l'escroquer aisément, qu'il lui faudrait user de ruses plus subtiles encore que la composition du feu grégeois que les alchimistes gardaient jalousement secrète. La torque serait vendue quatre dragons ; Jace esquissa un sourire en écoutant le prix pratiqué à Tyrosh, il s'agissait là d'une technique commerciale tant de fois rebattue qu'elle en devenait presque risible... d'autant que la différence entre les deux prix donnés par l'orfèvre était trop évidente et grossière pour ne pas susciter quelques soupçons. Si la torque était si précieuse, pourquoi Ordello l'aurait-il bradée de la sorte ? Il y avait manifestement une anguille sous la roche, alors Jace oublia purement et simplement ce bijou-là pour se concentrer sur les autres. Le prix du diadème qu'indiqua le marchand lui parut plus approprié en effet, et surtout plus réaliste, peut-être parce qu'Ordello l'avait entouré de moins de fioritures commerciales que le précédent. La somme était conséquente, mais la grande subtilité des ornements tout comme le choix des matériaux la justifiaient de toute évidence, si bien que lord Redwyne concéda en lui-même qu'il ne badinerait pas sur ce prix si son choix définitif s'arrêtait sur le diadème. De la même façon, la broche était d'une valeur coquette, elle était d'ailleurs plus chère que les autres, mais le jeu magnifique des diamants qui formaient ce qui s'apparentait à une traînée d'étoile capturée par les fils d'or et d'argent... était tout simplement stupéfiant. Il s'agissait là d'un véritable trésor que toute femme aurait été fière d'arborer sur le revers de sa robe, ou sur le brocart de son décolleté. Mais n'était-ce pas trop lourd, tout de même ? Jace avait du mal à se rendre compte, aussi saisit-il le bijou pour en estimer mieux la masse.

« Cette broche est de toute beauté, c'est indiscutable. Toutefois, son prix est quelque peu élevé. Si je dépensais tout cet argent, je n'en aurais plus ensuite pour acheter d'autres de vos bijoux pour ma sœur qui me fait d'ailleurs attendre, car elle devait me rejoindre à votre étal pour justement choisir parmi vous autres bijoux. Vous avez été honnêtes avec moi, maître Ordello, alors je préfère l'être avec vous, car si les coffres Redwyne sont pleins, je n'ai pu apporter à Villevieille qu'une somme modique pour ne pas susciter les convoitises ou les vols. C'est dommage, car cette broche est admirable, et j'aurais bien aimé prendre le temps de visiter votre échoppe en compagnie de ma sœur Alessa... » Celle-ci d'ailleurs peinait à se décider en regardant tour à tour la ceinture de soie et la robe somptueuse que lui présentait l'apprenti du tailleur Maël.
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Message Dim 16 Déc 2012 - 12:40

L'intervention de Leslyn lui parut tout d'abord dénuée de succès. En effet, Walder s'ententait à ne pas comprendre et lord Tarly grimaça quand le gros bonhomme se remit à parler de son air niais, appelant la foule à chercher l'ivrogne fictif qui naissait dans son imaginaire, proposant même une récompense plus qu'alléchante pour n'importe quel roturier. Cet idiot allait surement créer de l'agitation dans la foule et certains ne manqueraient pas de ramener n'importe quelle personne pour toucher la récompense promise par le marchand. Il fallait décidément le faire déguerpir ou taire.

Néanmoins nombre de gens semblaient remercier Leslyn dont l'intervention avait peut-être apaisé la situation. Tant mieux, il aurait été fâcheux que les festivités dégénèrent si bêtement alors qu'elles touchaient à leur fin. D'ailleurs, l'artiste dû accepter à contre coeur l'argent que lui donnait Walder de manière totalement impromptue et inattendue, et fit un grand effort pour relancer les festivités. Leslyn approba d'un hochement de tête les dires de la "paludette" comme disait Walder, qui désirait reprendre son spectacle. Visiblement, on était tirés d'affaire.

Mais bientôt l'attention de lord Tarly fut détournée de la scène quand une jeune noble aux longs cheveux blonds et aux manières empreints de grace s'approcha de lui pour le saluer. Il lui sourit légèrement, il s’agissait de lady Estremont. Si ses souvenirs étaient bons, les Estremont venaient de Vertepierre, loin de l'autre côté des Terres de l'Orage et leur présence ici soulignait l'importance de l'événement organisé par les Hightower. Le Grand Argentier avait décidément réussis son coup : la fête était d'une perfection quasi totale, si on oubliait ce pauvre Walder.

Lord Tarly se courba dans une courte révérence et se redressant dit :


- Enchanté, lady Estremont. Je suis heureux de voir que tout est rentré en ordre. Votre voyage jusqu'ici a du être long et éprouvant, votre père n'est pas des notres ? demanda-t-il, curieux, et réalisant avec honte ignorer tout de lord Estremont.

Il devait profiter de ces fêtes pour rencontrer des gens qu'il n'aurait plus ou rarement l'occasion de voir par la suite. C'était le moment rêvé pour lier des amitiés et des connaissances avec toute la noblesse de Westeros.

Du coin du regard il vit alors qu'après s'être expliqué, lord Caron décidait de s'éclipser. Lord Tarly lui adressa un signe de tête amical tandis qu'il s'éloignait entouré de ses hommes. Visiblement tout ce n'était pas passé comme il l'avait espéré.

Comme le commandant du guet devait partir pour remplir son devoir ailleurs, Leslyn lui adressa quelques mots :


- Merci à vous de vous êtres déplacé pour cette mince affaire, Lord Commandant. Ce fut un honneur. Bon courage pour la suite, les dieux savent qu'il vous en faudra !


Et dès que le commandant eut tourné les talons, la foule s'agîta quelque peu autour du gros Walder : décidément, la mise à prix agitait la plèbe.
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Message Dim 16 Déc 2012 - 13:53

Lord Tarly la salua comme il se devait. Il était agréable de croiser de nouvelles personnes en ce genre d'évènement même si le lien serait mince. A vivre sur son île, la lady n'avait pas eu de nombreuses occasions pour faire connaissance. Ainsi le festival se montrait un vivier intarissable. Elle remarqua du coin de l'oeil que Lord Caron se retirait sans avoir eu la chance de montrer ses talents de musicien. La jeune lady aurait sans doute pu apprécier son art, mais l'occasion venait de s'évanouir totalement.

Quand Lord Tarly s'enquit de son voyage, elle se rendit compte qu'ils étaient bien trop éloignés pour connaître les maux qui pouvaient affliger leur maison. C'était le cas dans ce contexte là, mais elle n'eu pas l'occasion de répondre immédiatement, le commandant du guet venant les saluer, les laissant en un lieu plus sûr. Bien entendu, la proposition du gros Walder à trouver l'ivrogne qui dérangeait la fête, amena de nombreuses personnes à jouer au saoule et au sauveur pour remporter la bourse. Mais cela ne dérangea pas la jeune femme qui porta ses prunelles bleues dans celles de la même teinte du lord.

- Non il ne l'est pas. Cela fait plusieurs lunes qu'il est affligé d'un mal que nulle mestre n'a su déterminé.

Le souvenir de son père malade en un moment aussi festif amena des ténèbres dans les pensées de la jeune femme. Mais loin de vouloir s'appesantir, elle su tirer la conversation vers quelque chose de plus lumineux :

- Le voyage fut long, parfois éprouvant, mais découvrir de nouvelles contrées m'a été un plaisir.

Elle montrait ainsi, de part son sourire, qu'elle n'était en rien abattue par le voyage et qu'elle le recommencerait avec plaisir.

- Votre épouse vous accompagne ? Je serai enchantée de faire sa connaissance.

Il était toujours plus aisé, pour une lady, de lier connaissance avec une autre lady. Surtout que Jeyne commençait à s'ennuyer de la musique ambiante et avait envie de découvrir une nouvelle ambiance. Mais elle était toutefois réellement intéressée par lady Tarly qui était, d'après les rumeurs qui courraient vite dans Villevieille, une lady des plus réservée. Jeyne avait appris que les rumeurs ne s'avéraient pas toujours vraie, alors elle aimait se faire son propre avis quand cela était possible.

Tandis que Lord Tarly cherchait du regard sa femme, elle appela du regard ser Lisieux, lui demandant de payer de quelques sous la fameuse Aribeth, ainsi que Jyanna. Dès que Jeyne appréciait un spectacle, elle aimait le montrer.

Ainsi, ser Lisieux se dirigea vers Aribeth avant qu'elle n'entame une nouvelle chanson et lui donna deux cerfs d'argent. Jyanna reçu la même chose par la suite, même si rattachée à la maison Estremont, une telle preuve n'était pas nécessaire.
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Message Dim 16 Déc 2012 - 19:56

L'intervention de Kar'Olus étonna lord Tyrell. Était-ce une façon de procéder répandue parmi la caste des tailleurs ? Lady Jeanne et lady Emilia se tenaient en retrait mais toutes deux partageaient le scepticisme de leur époux et père, car l'intrusion de cet autre tailleur dans des affaires qui ne concernaient a priori que Maël et son client les avait diablement choquées à tel point qu'elles manquèrent même d'intervenir pour corriger le malotrus, mais le Long Dard avait levé une main apaisante à leur attention pour silencieusement leur demander de ne pas intervenir. Après tout, ce Kar'Olus avait peut-être raison, et peut-être Maël avait-il donné un prix trop élevé considérant la qualité de l'article considéré, et quand bien même à la vue et au toucher la soie en question lui paraissait-elle d'une extrême qualité, il n'était pas expert de la question et pouvait se tromper. Le dornien essayait-il de l'entourlouper ? Cela ne correspondait guère à la description de lui qu'avait donnée la douce et délicieuse Lyra... mais là encore, cette dernière étant la compagne du tailleur, lui aurait-elle délibérément menti pour asseoir mieux encore sa réputation ? Ou bien était-elle si naïve qu'elle prendrait toute les créations de Maël pour de l'or textile ? La demoiselle lui avait paru à la fois honnête et douée d'intelligence, Leo inclinait donc à lui faire confiance, ce qui jeta le discrédit sur les paroles agressives de Kar'Olus sans pour autant les dénaturer absolument, car après tout Leo, homme de prudence, ne pouvait concevoir qu'un tel homme, s'il était vraiment ce qu'il prétendait être, pût ainsi s'attaquer à un confrère pour tenter sans ambages de lui rafler un client prestigieux.

Vint alors la riposte de Maël, qui arracha au Long Dard un haussement de sourcils dubitatif. N'allait-il pas se défendre plus hardiment ? Son honneur d'artisan étant mis en cause, n'allait-il pas répliquer pour laver l'affront qui lui était fait ? Ce jeune tailleur dornien était peut-être trop capon, trop pusillanime... était-il homme ou amibe ? Peut-être au fond jugeait-il que l'indifférence à l'égard des agressions de ce Kar'Olus était la plus habile des ripostes, et peut-être y avait-il de la sagesse dans ce jugement qui faisait du silence le plus efficace des mépris, de l'ignorance la plus fine des vengeances... Mais Leo Tyrell, homme attaché aux vertus chevaleresques et donc à la défense du faible face à l'injustice du fort, prendrait toujours le parti du pot de terre contre le pot de fer, et au contraire de Maël, il n'hésiterait pas à donner de la voix.
 « Maître Kar'Olus, je ne doute pas une seconde du talent qui est le vôtre, mais s'il vous plaît, épargnez-moi votre discours sans queue ni tête. Vous dédaignez la médiocrité de votre confrère, mais on ne dédaigne jamais que les choses qu'on a en trop soi-même. » Il ajouta en haussant la voix de sorte à être entendu dans les environs. « De grâce, éloignez-vous. Je n'ai aucune patience pour la vermine méprisable dont vous êtes, et si vous continuez à m'ennuyer de la sorte, je veillerai à ce que lord Hightower châtie votre conduite impudente. » Il posa sur Kar'Olus le feu de ses yeux en colère avant de tourner un regard plus doux vers le tailleur dornien. Nul doute que son rival riposterait à son tour, mais que dirait-il ? Leo ne pouvait le prévoir, mais il avait hâte de le découvrir.
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Lantheïa
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Message Dim 16 Déc 2012 - 21:36

Jesse accepta le gant de Lady Valencia avec un sourire compatissant mais un rien contrit afin de signifier au public que le séducteur qu'il était se trouvait fort marri de ne pouvoir suborner la douce demoiselle. Il la remercia et promit de revenir à elle si d'aventure le breloque mystérieuse venait à tomber en sa possession, puis il glissa en aparté à Noam : « Je crains qu'un colporteur peu scrupuleux n'ait monté le bourrichon de tout le monde dans la région avec ses soi-disant babioles miraculeuses. Voilà que même les plus charmantes jeunes filles me demandent de mener à bien cette quête insensée ! » « Tu n'en sais rien » lui opposa Noam « et tu ne le sauras pas tant que nous n'aurons pas trouvé cet objet, quel qu'il soit ! Pourquoi ne m'aides-tu pas à interroger les voyageurs ? » « La barbe ! » répliqua Jesse d'un air blasé. « Cela attendra bien demain. Je vais d'abord prendre un peu de bon temps ! Je ne vois pas pourquoi Arsimon serait le seul à s'amuser. » Il désigna d'un geste leur frère aîné qui buvait toujours et chantait ou plutôt massacrait à tue-tête une chanson à boire aux paroles pittoresques. Noam soupira. « Je ferais mieux d'aller voir ce client là-bas. » lâcha-t-il en désespoir de cause, et il s'en alla hors de scène.

Jesse commença alors à évoquer tout haut son hésitation à choisir entre les jeunes femmes du public, vantant leurs charmes respectifs avec l'enthousiasme du connaisseur. Noam revint en scène sous un manteau sombre le rendant méconnaissable et, campant un nouveau et mystérieux personnage plutôt louche, entraîna le personnage de Lantheïa dans une partie de dés. Pendant que Jesse continuait son monologue en multipliant les mots d'esprit, et en allant charmer telle ou telle jeune fille du public, on vit le nouveau venu offrir à boire encore et encore à "Arsimon" jusqu'à ce que celui-ci s'effondre d'un air béat, et l'entraîner les pieds devant dans les coulisses. Trop préoccupé par ses tentatives de séduction, Jesse ne nota pas l'enlèvement.

Lantheïa remonta bientôt en scène, cette fois vêtue en femme, une mante noire ombrageant son visage de sorte qu'on ne pouvait le distinguer vraiment. Jesse manifesta aussitôt de l'intérêt pour l'inconnue qui selon sa description était somptueuse, suffisamment pour détourner son attention des jouvencelles qu'il courtisait jusque-là. Il l'invita à danser, elle répondit favorablement à ses avances, puis il lui proposa de marcher avec lui au clair de lune et tous deux disparurent bientôt dans les coulisses alors qu'un air de flûte inquiétant s'élevait.

On vit ensuite revenir sur scène Noam alias "Abélar", s'inquiétant de la disparition de ses frères. Lantheïa revint à son tour, une cape et une perruque chenue prestement enfilées faisant d'elle un vieillard, client anonyme de l'auberge. S'ensuivit un dialogue passablement comique entre le vieux dur d'oreille et Noam qui tentait de l'interroger malgré tout sur la breloque et sur ses frères, malgré les malentendus et réinterprétations décalées du vieux à moitié sourd. Le vieillard expliqua avoir vu des hommes en noir, sbires d'un sinistre roi pirate, emmener ses frères. Il s'agissait là d'enlèvements devenant monnaie courante, le pirate en question étant friand d'esclaves, mais ce n'était que l'un des nombreux crimes de ce rapace des mers, dont le butin était déjà légendaire. On prétendait même qu'il gardait dans un coffret en bois de rose une mystérieuse breloque aux vertus guérisseuses, qu'il aurait dérobé à la Jouvencelle elle-même...

Fort de ces informations, Noam déclara qu'il se porterait à la rescousse de ses frères et trouverait la relique miraculeuse ! Ainsi s'acheva l'acte et après un interlude musical durant lequel la voix de Lantheïa expliqua comment Noam avait embarqué en secret à bord d'un des vaisseaux du roi pirate, se faisant passer pour un mousse, le rideau s'ouvrit une fois encore, cette fois sur un décor d'intérieur exotique...
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Lady Coeurdepierre
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Message Lun 17 Déc 2012 - 1:01


     Au contact de la main nue d'Arthur, l'éléphant nain émit un petit grognement plaintif, ce qui suscita quelques rires dans les alentours, parmi ceux qui regardaient la scène et la bête d'un œil intéressé. Le pauvre animal semblait à l'étroit et il ne pouvait s'éloigner pour échapper à la main du jeune homme qui semblait aussi effrayé que lui, ce qui peut-être lui inspira confiance, car l'éléphant nain au cuir clair n'hésita que quelques instants avant d'aller chatouiller avec le bout humide de sa trompe l'avant-bras d'Arthur Tyrell, et voyant cela Vargo ne put réprimer un ricanement douceâtre : « On dirait qu'il vous aime bien ! » Il était un peu tôt pour le dire, car l'animal, s'il avait toute l'apparence de la docilité désormais, n'en demeurait pas moins imprévisible et en cage... Pour éviter de trop s'attarder sur l'étrangeté et les risques de la situation, Arthur se concentra sur ses pensées et posa quelques questions sur l'animal, si sa capture, sur sa présence à Westeros et sur l'usage qu'en faisaient les mestres de la Citadelle. Vargo posa sur le jeune Arthur un regard appuyé tout en flattant de ses deux mains les flancs de son torse nu. Il prit appui sur les barreaux de la prison de fer qui gardait l'animal avant de répondre de la même voix mélodieuse qu'il avait : « Vous êtes bien curieux messire, c'est une qualité qui se perd ! Comme je vous l'ai déjà dit, ces animaux servent à la traction des véhicules d'ornement très prisés des notables aisés de Volantis, alors nous les capturons quand ils ne sont encore que des « enfants » si je puis dire, pour ensuite les élever de sorte qu'adultes ils soient dociles comme des chevaux. L'élevage n'est pas rentable, d'où le recours à la capture et pour répondre précisément à votre question messire... J'ai capturé celui-ci quelques jours après sa naissance. C'était il y a bien longtemps maintenant, mais avant d'être accueilli à la Citadelle, il a couru les rues de Volantis et tiré bien des hathays. Il est à ma connaissance l'unique spécimen actuellement sur votre continent, et quant à savoir ce que les mestres apprennent à son contact... je l'ignore, messire, car je n'ai d'autre savoir que celui de la capture et du dressage de certains animaux. » Vargo se tut et tourna la tête vers l'arrière de la cage, indiquant à son interlocuteur de regarder de ce côté-là pour y découvrir ce qui ressemblait à la charrette d'un payson qu'on aurait décoré de nombreux ornements. « Si messire veut faire un tour de la cité dans cette cariole, il ne lui en coûtera que cinquante cerfs d'argent... » Lady Amelia, qui n'avait pas perdu une miette de cette conversation, s'était approchée à l'insu d'Arthur pour intervenir à son tour : « Pas un mot de plus, dompteur, j'en suis ! Arthur, viendras-tu parader avec ta grand-mère ? C'est moins glorieux qu'à dos de dragons, mais l'occasion est trop belle. » Comme pour témoigner de son accord, l'éléphant nain émit un sifflement enjoué qui s'éteignit en un trémolo d'amusement.

     Les paroles de Jace Redwyne suscitèrent au creux du ventre d'Ordello les remous caractéristiques d'une vague née dans la crainte qu'a le commerçant de perdre un client et d'autres en promesse. Cela lui fut si insupportable sur le moment qu'il ne put réprimer ses lèvres qui se retroussèrent pour former un rictus difforme et inquiet. Non ! Lord Redwyne n'allait pas lui échapper pour une vulgaire question de liquidités indisponibles ! Il fallait trouver une solution, et très vite, alors Ordello se mit à réfléchir à toute vitesse, comme il l'aurait fait d'un calcul sur son abaque de joallier. Quelles étaient les possibilités qui s'offraient à lui ? Renoncer n'en était pas une. Offrir au seigneur de la Treille un crédit ouvert ? C'était possibilité vaine, dangereuse, et donc inacceptable, car il est des débiteurs qui sont fiables mais auprès desquels on n'ose rien réclamer. La seule chose à faire, celle qui s'imposait, c'était de diminuer le prix du bijou qu'il souhaitait acheter et se rembourser sur les futurs achats qu'il réaliserait... d'autant plus qu'il promettait de faire venir sa sœur, d'aller visiter la boutique ! C'était une occasion trop belle, alors fi de quelques dragons d'or ! « Messire, attendez ! Ne soyons pas si catégoriques, je comprends tout à fait les nécessités qui furent les vôtres et comme votre esprit subtil l'a remarqué, ce festival est un vivier à voleurs et à larrons, notre guet fait tout ce qu'il est possible de faire mais les plus petits poissons toujours passent les mailles du filet ! Je serai ravi de vous montrer, à vous ainsi qu'à votre sœur, mon échoppe et son contenu, je suis sûr que vous y trouverez des trésors dignes de votre attention, mais je crains de ne pouvoir vous y conduire qu'à la fin du jour, quand le festival aura pris fin et que je pourrai librement détourner mon attention de cet étal... Allez donc profiter des plaisirs de la fête, je vous attendrai avec toute l'humilité et la patience qui est la mienne, et pour cette broche quel nul autre que vous ne mérite, je vous la cède pour six dragons d'or. » Et ce disant, il s'apprêtait déjà à empaqueter la broche pour la mettre de côté, en lieu sûr, là où l'envoyé de lord Redwyne ou lui-même s'il y songeait pourrait plus tard la récupérer.

     Kar'Olus, de son côté, fut quelque peu pris au dépourvu par la réaction de lord Tyrell. Ce dernier le prenait en défaut et le mettait très subtilement au pied du mur. Une gifle n'aurait pas fait plus d'effets que l'injure déguisée du Long Dard, alors le tailleur concurrent de Maël ne put que s'avouer vaincu, si bien d'ailleurs qu'il entrouvrit la bouche pour répliquer mais se tut aussitôt, car il se souvint dans l'instant de l'identité de son interlocuteur, identité qui n'était pas à prendre à la légère : un mot déplacé pouvait lui coûter cher, voire la tête, alors Kar'Olus réfléchit quelques secondes à ce qu'il pourrait répondre, à la meilleure façon de répliquer de manière à revenir à une situation qui lui serait plus favorable. Mais que pouvait-il dire ? Lord Tyrell semblait avoir pris le parti de Maël, et même s'il ne voulait pas s'avouer vaincu, Kar'Olus comprenait peu à peu qu'il ne gagnerait rien à revenir à la charge. Mais il ne pouvait perdre ainsi la face, d'autant qu'à entendre les derniers mots de lord Tyrell, certains soldats du guet s'étaient rapprochés pour voir un peu de quoi il en retournait... Le maître tailleur s'inclina donc devant le Long Dard : « Mille pardons messire, je ne pensais pas que vous aviez déjà fait votre choix. Je me retire et si jamais vous désirez voir les fruits de mon travail, n'hésitez pas à vous rapprochez de mon étal. » Il darda Maël ensuite d'un regard plus noir que la Longue nuit et se détourna pour regagner ses pénates, avec la ferme intention de ne pas en rester là. Avec le départ de Kar'Olus, les soldats du guet se dispersèrent à nouveau car leur présence n'était plus spécifiquement requise.

     Quelque part près de la pointe Est de la place de l’Étoile, Alliser déambulait sans but apparent et pourtant, aucun de ses pas n'était laissé au hasard : sans avoir de destination précise, il savait très bien où il allait, c'est-à-dire partout où il aurait trouvé quelque chose d'intérêt pour son maître et seigneur lord Redwyne. Le lien unissant l'ombre à la lumière était si fort qu'Alliser à aucun moment n'aurait cédé aux appâts du festival et décidé d'en profiter un peu lui aussi, quoique ce fût ce que lui avait conseillé son suzerain. Au détour d'un chemin grouillant de monde, car la place fourmillait littéralement, il put saisir des bribes d'une conversation entre deux personnes vêtues très élégamment, un homme et une femme qui devaient appartenir à la frange noble de la cité, constituée des cadets et oubliés des grandes familles du Bief ayant pu contracter des mariages d'argent et s'installer dans les plus somptueux quartiers de Villevieille. Lui était d'âge mur sans être vieux, presque chauve, seulement quelques touffes de cheveux lui boursouflaient le tour du crâne. Elle était peut-être plus jeune, coiffée à la mode et vêtue de même, mais ce qui choquait davantage était l'énorme verrue qui trônait au coin de sa lèvre supérieure. L'homme s'inquiétait ainsi : « C'est en effet une nouvelle très grave si elle est davantage qu'une rumeur, si elle n'est pas un mensonge ! Êtes-vous sûre de ce que vous avancez, ma chère amie ? » Et la femme de répondre dans un murmure dont les bribes parvinrent à l'oreille de l'ombre tapie qui écoutait : « Je le sais, regardez... rendez-vous compte, la recette secrète du Nectar des dieux... oui, le vin le plus réputé ! Imaginez ! » Alliser ne put en entendre davantage, jusqu'à ce que l'homme ajoute : « Et vous dîtes qu'il vous attend près du terrain des acrobates ? C'est... c'est... incroyable ! Mais ne devriez-vous pas être plus discrète ? » Et la dame de répondre dans un ricanement plein de mélasse : « Justement, c'est un festival, il n'y a pas meilleure couverture pour ce genre de trafic... Songez-y, acheter la recette du vin le plus secret de la Treille au nez et à la barbe de lord Redwyne, n'est-ce pas savoureux ? » Et les deux personnages de poursuivre sans qu'Alliser ne puisse entendre davantage... il n'avait qu'à se rapprocher pour écouter mieux, mais déjà l'homme et la femme semblaient se mettre en route pour l'autre côté de la place.

     Walder avait une fois de plus été à l'origine d'un grossier malentendu ! Comme toujours avec lui, la plus simplette des situations devenaient compliquée au possible. Aribeth Saline avait repris sa place sur l'estrade et, après avoir tenté de faire comprendre à lord Caron qu'il n'était pas désirée parmi les artistes, elle s'était agenouillée devant le gros bonhomme et lui avait demandé si un titre en particulier recueillait sa préférence. Après quelques échanges entre lord Costayne, lord Tarly et lord Caron, la situation qui n'était née que d'un malentendu arrosée de la stupidité d'un homme... que dis-je d'un homme ? D'une géant, d'un mythe, d'une légende, d'un monument ! La situation donc s'apaisa, lord Caron décida que l'heure était venue d'aller voir ailleurs si l'air était plus respirable, lady Jeyne et lord Tarly entamèrent une conversation tranquille à l'ombre de la musique et Aribeth Saline pouvait enfin reprendre le concert... à ceci près que la promesse très généreuse de Walder pour la capture de l'ivrogne fantasmé qui n'était autre que lui-même avait créé des émules et déjà on se précipitait autour de lui pour réclamer la récompense du notable... jusqu'à l'intervention musclée d'un homme au teint clair, à la belle chevelure foncée et bouclée, aux beaux yeux bleus et à l'armure étincelante, dont l'approche imposa le silence, peut-être aussi parce qu'il n'était pas seul et que trois chevaliers tout aussi lourdement équipés l'accompagnaient.
     Il s'agissait de ser Calvin Hightower, que tous à Villevieille connaissaient comme le chevalier Azur, et que les nobles présents sur les lieux avaient pu rencontrer à Grand-Tour où ils avaient fait connaissance avec l'ensemble de la maison Hightower. Il s'approcha de Walder qui n'eut guère le temps de donner le titre de son choix pour Aribeth : « Veuillez pardonner cette interruption, bonnes gens... Maître Walder, vous êtes attendu au siège de la Guildes des Marchands, il faut vous y rendre sans attendre... » Aussitôt l'apostrophé prit son air le plus important et le plus grave, se détourna de la paludette et de tous ceux qui réclamaient après la récompense promise, et se tourna vers ser Calvin pour déclarer, d'une voix forte et pétrie d'une drôle de détermination à la framboise. « Le devoir avant tout, mes amis ! Réjouissez-vous et profitez de la musique en mon absence ! Et n'oubliez pas, si vous trouvez l'ivrogne qui a causé du tort à ma paludette, une prime vous attend à la caserne principale du guet ! » Suivi par la foule de ceux qui attendaient après lui, Walder quitta les lieux avec la même bonne humeur qui l'avait d'abord conduit à s'y rendre. Une page se tournait pour tous les autres qui restaient là, mais la danseuse et son équipe de musiciens sur l'estrade n'avaient point reçu la requête pour une chanson particulière, alors qu'allaient-ils faire ?
     C'est à ce moment que ser Calvin approcha du rebord de l'estrade et prit la place qu'occupait le gros Walder auparavant : « Peut-être... à présent que la source de vos tracas s'est tarie... peut-être qu'une chanson à boire, qu'une chanson à rire serait opportune ? » Il n'y avait point d'autorité dans sa voix et à vrai dire, bien malin eût été celui qui aurait pu entendre quoi que ce soit dans la voix trouble et hésitante de ser Calvin. Un peu en retrait, lord Tarly et lady Jeyne Estremont discutaient ensemble et procédaient à de polies présentation. Peut-être étaient-ils trop occupés à converser pour se rendre compte que deux petits garçons très habiles et très discrets leur faisaient à ce même instant les poches ? Cela n'avait pas échappé, en tout cas, au singe de Jyanna qui pousait de petits cris en regardant faire les deux larrons. Jyanna de son côté recevait la harpe mais n'avait toujours pas remarqué que quelqu'un essayait de capter son regard. Quel dommage, cette dernière semblait oublier qu'une petite fille, dans le public, désespérait d'attirer son attention !
     Elle était toujours là et avait réussi à se faufiler jusqu'aux pieds de l'estrade – cette fois, ses grands gestes ne manqueraient pas de capter le regard de la musicienne ! Quant à Arthur Costayne, qui avait repris sa ronde, il fut interpellé après quelques dizaines de pas par l'un de ses soldats qui semblait très préoccupé : « Commandant, vous devez venir impérativement ! Il y a du grabuge chez les cracheurs de feu ! » Et en effet si Arthur s'y rendait il pourrait découvrir au coin du terrain de sable de la pointe Ouest de la place un couple de saltimbanques, manifestement des cracheurs de feu, qui se menaçaient à très haute voix et donnaient à croire que bientôt ils en viendraient aux mains.

     Quant à lord Caron, il avait décidé d'aller se ressourcer sous le chapiteau central prévu pour cela. Il avait eu raison de fuir la pointe sud et les environs de l'estrade d'Aribeth, conscient qu'il était sans doute que les subtilités et le raffinement de son langage n'étaient pas du goût du Commandant du guet de Villevieille ni des autres, ceux qui à mots couverts l'avaient presque qualifié de menteur et d'arrogant. Accompagné de son escorte, il pénétra sous le chapiteau et y découvrit d'autres de ses pairs qui s'y tenaient en repos, à l'abri du tumulte du festival dont l'agrément parfois fatigue et lasse. Quelque chose cependant attira son attention plus que le reste, mais qu'était-ce exactement ?
     À première vue, il s'agissait d'une énorme vasque de belle pierre, sans doute du marbe, que soutenaient sept pieds reliés par une couronne, le tout taillé dans le bois le plus beau que sublimaient d'impressionnantes moulures réalisées sans par les meilleurs ébénistes du continent. Cet objet étrange, qui semblait au centre exact de la place de l’Étoile, avait été mis là pour une raison qui échappait encore à lord Caron, et aux reflets lumineux qui ondulaient sur les voiles du chapiteau, il put deviner que la vasque était emplie d'eau. Une personne s'y penchait pour observer l'ondée claire, et cet personne n'était autre que ser Charles Hightower. Mais il n'était pas seul sous le chapiteau, il y avait aussi, assise plus loin en compagnie de suivantes, lady Myrcella, la mère de lord Hightower, et plus loin se trouvait ser Garlan Hightower, le frère de lady Jeanne Tyrell, qui discutait avec un septon. Qu'était donc venu chercher Blayne sous le chapiteau ? Lui seul le savait.

     Au théâtre de plein air, l'apparition aussi inattendue qu'imprévue de l'oiseau des mers avait provoqué dans le public des rires gras et nerveux, et lord Clarence lui-même n'avait pu retenir un rictus amusé tout en commentant cette impromptue fantaisie du hasard : « Où trouver un drôle d'oiseau, si ce n'est au théâtre... ? » Mais avant qu'il ait pu ajouter autre chose, un homme d'âge très avancé au premier rang s'était levé, brandissant fièrement un trognon de pomme blessé, pour déclarer quelque chose au sujet des dieux, de la représentation et de leur mécontentement. L'oiseau regardait toujours Elyas d'un air mauvais et quand celui-ci l'interpella puis jeta contre lui ce qu'il avait en main, la volaille marine se gonfla d'un air courroucé et caqueta de plus belle.
     Nullement intimidés ou déroutés par l'apparition de ce nouveau figurant sur leur scène, les trois acteurs ne se laissèrent point abattre et au contraire cherchèrent à profiter du comique de la situation pour la tourner encore plus à leur avantage... ce qu'ils réussirent efficacement, et les rires ne tardèrent point à fuser quand Lantheïa évoqua couleurs et parfums – le comique des sens est sans doute le plus immédiat. Les trois acteurs poursuivirent et le goéland interpellé à nouveau les jaugea avec deux yeux vilains, comme s'il avait eu sous les yeux quelque ennemi de sa race. Aux remerciements de Jesse, il répondit d'un hurlement strident qui propagea l'hilarité générale dans le public qui grossissait à mesure que les rires gagnaient en intensité et fréquence. Peut-être l'oiseau serait-il la clef d'un grand succès ce jour ? Il choisit d'aller se poser sur l'une des poutres hautes du théâtre, laissant à la troupe de Lantheïa toute latitude pour procéder aux changements de décor nécessaires à la tenue de la représentation sous son œil inquisiteur et vide.
     L’œuvre se poursuivit et Jesse, charmeur comme jamais, choisit dans le public lady Valencia pour une interpellation des plus théâtralisées. Cette dernière fit alors la preuve qu'en dépit de tout ce que l'on pouvait dire d'elle, son esprit était affûté et pouvait offrir les réparties les plus piquantes, les plus salées, les plus intéressantes au fond, ce qui d'ailleurs dut plaire aux acteurs et à Jesse en particulier car la représentation continua de plus belle – encouragée sans doute par les applaudissements souvent polis et parfois sincères d'un public qui félicitait l'intervention de la sœur de lord Hightower. Le goéland, toujours là, semblait se désintéresser des scènes qui se jouaient et se succédaient jusqu'à la fin d'un premier acte haut en couleur qu'un tonnerre d'applaudissements vint couronner – Lord Hightower lui-même s'était levé.
     C'est le moment que choisit Felina pour intervenir, elle ne l'avait pas fait avant car elle avait d'abord pris le temps de constater par elle-même le contenu de la bourse donnée par le bel Aslak. Après s'être assurée du caractère sérieux des sommes considérés, elle s'était jetée dans les gradins, seins nus, robes relevées et cheveux en colère sur le vieil Elyas tandis que l'encourageait de ses piaillements le goéland qui allait d'un bout à l'autre de sa poutre. À vrai dire elle avait bondi et glissé sur le trognon de pomme, mais Felina n'était pas une de ces femmes qui faisaient de la grâce un idéal. L'apparition si soudaine et si curieuse de cette fille de joie manifestement folle à lier provoqua dans le public quelques cris de stupeur et de surprise ; certains se demandèrent même s'il s'agissait vraiment d'un « accident » ou si c'était en fait une prolongation de la représentation, et certains commentaient déjà le « mauvais goût » de cette troupe qui faisait appel à des personnes si peu recommandables pour les besoins de leur spectacle.
     Felina hurlait à présent, en essayant d'attraper le cou d'Elyas : « Te revoilà mon homme, mon bel amant, mon ours à moi ! Tu m'as tant manqué ! Dépêche-toi, je te veux en moi tout de suite ! Prends moi sur la scène, viens en moi, fais-moi des bébés artistes ! Je serai la Belle et tu seras l'Ours ! Je serai le baril et tu seras la bière ! » L'évocation de deux titres de chansons grivoises avait presque quelque chose de poétique, mais toute poésie disparut quand Felina saisit ses seins à pleine main pour les pointer droit au visage d'Elyas tandis qu'Archy-le-Silencieux s'écartait vivement pour éviter d'être pris entre deux feux. Dans le public, certains riaient, et ils étaient de plus en plus nombreux, mais lord Hightower, quelque peu sceptique, s'interrogeait : « Je me demande à quoi tout cela rime... mais une chose est sûre, cette femme semble pénétrée par son rôle au point qu'on jurerait qu'il s'agit d'une vraie catin en chaleur, si vous me permettez cette expression que j'emprunte au vulgaire à défaut d'en trouver une plus convenable sur le moment... »
     Lord Hightower était manifestement quelque peu surpris par la situation, tout comme l'étaient les soldats du guet qui ne savaient pas s'ils devaient intervenir, car après tout, peut-être cela faisait-il partie du spectacle ? Pourtant le premier acte étant terminé, n'allait-il point être suivi par une pause ? Décidément, la troupe de Lantheïa n'était pas seulement à la pointe de son métier, elle était aussi à l'avant-garde !

     Mais profitant de la cohue suscitée par la fin du premier acte et l'apparition de la truculente Felina, une ombre habile se faufila dans le public, glissa sous les gradins et déposa aux pieds de lady Virginia un bout de parchemin plusieurs fois replié. Avant de disparaître, l'invisible messager tira sur le pan de la robe de la demoiselle, de sorte qu'elle baisse les yeux par réflexe et découvre à ses pieds l'étonnante trouvaille. Mais qu'était-ce donc que cela ?

*** *** ***

PS : Une intervention pour débloquer ceux qui ont besoin des PNJ de l'animation !

Précisions : Leslyn/Jeyne, le résultat du larcin dépendra de votre post. Virginia, si tu décides de récupérer et lire le parchemin, signale-le par MP et tu recevras en réponse le contenu secret de la missive.

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : La limitation par post est élevée pour les besoins de l'animation à 1000 mots pour Lantheïa. Wink Durée : jusqu'à nouvel ordre.

NB ter : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Message Lun 17 Déc 2012 - 17:01

Arthur retint un mouvement de recul naturel lorsque l'étrange bête émit un étrange son qui semblait faire partie de son vocable naturel. Le contact avec sa peau était vraiment particulier et il n'avait absolument rien à voir avec ce que le jeune homme avait connu jusque là. Il n'y avait nul poil doux comme chez un cheval, rien qu'une peau dure et rugueuse semblable au cuir de quelque armure travaillée. Puis, sans qu'il ne s'y attende, le jeune Tyrell eut la surprise de voir l'animal user de son appendice nasal pour venir lui effleurer le bras, comme s'il cherchait à son tour à le toucher. A moins qu'il n'appréciait les senteurs dont il s'était parfumé en ce jour spécial, difficile à dire.

Les questions qui suivirent semblèrent trouver écho chez le dresseur originaire d'Essos qui ne tarda pas à répondre de sa voix aux intonations si changeantes de ce que l'on avait l'habitude d'entendre à Villevieille et dans le Bief. Ainsi donc, ces animaux étaient chassés tout petit afin d'être élevés dans le but de tirer les carrioles des nobles de Volantis et durant un temps, Arthur s'imagina son maître dans un tel attelage plutôt qu'à cheval, traversant les rues bondées de sa ville pour rejoindre le Septuaire Etoilé ou, pourquoi pas, pour se rendre au Donjon Rouge de Port-Réal. Quelle arrivée qui attirerait l'attention ! Mais ce n'était guère la question du moment et même si l'homme d'Essos ne pouvait pas apporter de réponses à la question concernant les mestres de la Citadelle, Arthur ne pouvait s'empêcher d'imaginer une multitude de réponses possibles, certaines plus intrigantes que d'autres. Cherchaient-ils simplement à étudier l'animal ? A moins qu'ils n'aient appris que son corps renfermait quelque secret d'importance... Peut-être un poison tiré de ses défenses ? A moins que l'on ne parle d'un remède puissant ou du secret d'un rituel plus mystique... Il y avait tant de possibilités que cela en était vertigineux, mais le plus vraisemblable était certainement la réponse la plus simple.

Lorsque le dresseur tourna la tête vers l'arrière de la cage, Arthur suivit son regard et découvrit une sorte de carriole. Sans doute était-ce là ce qu'il appelait un hathay ? Une chose était certaine, cet attelage était beau, mais qu'attendait-il à ce sujet ? C'est alors que vint la réponse, une réponse qu'Arthur n'aurait jamais imaginé. Faire un tour dans cette carriole tirée par un éléphant ? Voilà quelque chose que peu de Bieffois pouvaient se targuer d'avoir fait ! N'hésitant pas une seconde, lady Amelia poussa son petit-fils à accepter et il fallait avouer qu'elle n'avait pas tort. Quelle meilleure nouvelle expérience que celle-ci ? « Il n'y a pas d'autre éléphant à Westeros que celui-ci alors je pense qu'il serait dommage de refuser une telle proposition. Ce n'est pas tous les jours que l'on peut faire une telle expérience. Nous acceptons, maître Vargo ! Cinquante cerfs, dis-tu ? » Sortant sa bourse pour payer la somme convenue, Arthur jeta aussi un œil à l'animal qui semblait avoir compris la situation et qui avait l'air d'en être plutôt joyeux. Reposant sa main sur son cuir épais, il lui caressa la tête.
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Message Lun 17 Déc 2012 - 19:50

     L'intervention de Valencia fut fort divertissante ! Virginia ne manqua pas une miette de la petite scène qui se déroulait à ses côtés, son regard vert posé avec amusement sur sa sœur qui jouait – parfaitement selon elle – le rôle qu'elle venait de se voir offrir. Le gant offert fut une touche intéressante, nul doute que ce Jesse ne devait pas recevoir de telles attentions tous les jours ! À moins qu'il ne dissimule un réel talent de séduction, bien que celui-ci semblait davantage opérer sur les roturières que les femmes de noble lignage. Le comédien s'éloigna donc de la jeune Hightower qui offrit un regard amusé à son frère et sa sœur. Cette dernière ne manqua pas de lui adresser un léger hochement de tête accompagné d'un sourire ravi et d'un léger signe de la main. « Et bien, tu as su t'en tirer à merveille, même si je n'ai pas douté de toi une seule seconde. » C'était sincère, Virginia avait toujours considéré que sous ses airs froids et peut-être très distants, sa cadette dissimulait en réalité un tout autre caractère qui en aurait étonné plus d'un ! Le fait que ce Jesse se soit intéressé à Valencia plaisait d'ailleurs beaucoup à l’aînée qui nota son nom dans un coin de son esprit de manière à ne pas l'oublier. Peut-être pour le récompenser – ainsi que sa talentueuse comparse – un peu plus tard.

     L'oiseau n'avait toujours pas daigné s'envoler et ne semblait pas désireux de le faire pour le moment. Malgré elle, Virginia était amusée par ce caprice de la nature et ne pouvait s'empêcher de laisser son regard se diriger dans sa direction de temps en temps. Était-ce un signe qui promettait encore davantage de surprise dans les heures à venir ? L'avenir le leur dirait assez tôt ma foi !

     L'attention de la demoiselle fut toutefois attirée par un spectacle bien moins amusant, une femme qui semblait jouer le rôle de la catin à merveille ! Un malheureux qui avait déjà été suffisamment remarqué depuis le début de la représentation, en faisait d'ailleurs les frais. Avec un léger froncement de sourcils, Virginia détourna son regard de la scène, autant dire qu'elle ne goûtait pas franchement à ce type de manifestation. À croire que le vulgaire était toujours imposé pour capter l'attention des autres et marquer leur esprit. L'aînée des sœurs Hightower préférait largement que son esprit soit amené à réfléchir par d'autres moyens. « Il n'y a rien de convenable à trouver pour qualifier un tel comportement. » Le ton exprimait clairement le manque de compréhension qui habitait la jeune femme à ce moment précis.

     Mais alors qu'elle s'apprêtait à faire remarquer à son frère qu'elle n'était pas convaincue que cette comédienne en soit réellement une, quelque chose tira légèrement sur sa robe. Surprise, Virginia baissa les yeux vers le sol, s'attendant presque à voir un animal quelconque, mais son regard se posa sur un petit bout de parchemin qui traînait à ses pieds. Nouveau léger froncement de sourcils, la demoiselle regarda rapidement autour d'elle sans rien voir d'intéressant avant de se pencher pour ramasser le message, le déplia, puis prit connaissance de ce qu'il contenait.
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Message Lun 17 Déc 2012 - 20:58

Quitter un problème pour en retrouver un … Il n'était déjà pas forcément fier de lui. Le petit scandale qu'avait provoqué Walder était un remue ménage sans fondement. Comment t-on maintenir l'ordre quand il n'y avait techniquement rien de déranger. Tous n'avaient fait que parler et même si la situation avait nécessité sa venue, il n'en oubliait pas pour autant que personne ici présent n'avait défié les lois. Son intervention s'était donc limité à une chose simple : Calmer les mœurs et apaiser la situation par son autorité. Il avait fait ce qu'il pouvait, il délaissait maintenant ce petit brouhaha à leur sort. Qu'aurait il pu faire de plus de tout manière ? Une prise de partie aurait été de toute manière plus porteuse de problème que de résolution. Si l'un avait été heureux l'autre se serait offusqué. De toute manière, il n'était pas là pour s'y faire des amis, il était là pour l'ordre, pour les Hightower n'aient pas à vivre par devant certains problème.

Peut être cette histoire de cracheurs de feu, lui permettrait de laver son ego bafoué. Il répondit favorablement à l'appel de son homme et de nouveau les manteaux gris changeaient de cap pour se rendre jusqu'à la pointe Ouest. Place où les dits saltimbanques envenimaient les animations.
Ils avançaient sûrement, se demandant déjà quelles situations sordide l'attendait. La main sur son pommeau comme un par un réflexe sécurisant récurent. Puis vint ce léger tintement, un cliquetis barbant et répétitif à chacun de ses pas. Dans sa main ganté de cuir se tenait toujours le précieux bracelet. Il l'avait oublié avec toute cette affaire. Mais il ne serait pas dit que le lord commandant se laisserait gagné par une telle étourderie.
La pointe ouest approchait et au loin il pouvait déjà voir un petit attroupement de ses soldats s'affairer. Que pouvait il donc se passer pour que tant des siens se retrouve là ? Intrigante question, mais le devoir avant le reste. Il se retourna vers son guide et lui tendit le bijoux scintillant.


Tiens on a plus besoin de toi, on trouvera le chemin seul je crois. Retrouve son propriétaire vers la pointe Sud. Et gare à toi si j'entends parler d'un de nos nobles invités qui aurait mystérieusement perdu son bien sans jamais le retrouver. Passe y autant de temps que nécessaire mais trouve le.


Le soldat ramassa le trésor et sans attendre il repartit. Arthur continua sa route et bientôt il arriva là où toute une poignée de ses hommes tentaient de maintenir éloigné deux cracheurs de feu qui s'arrosaient mutuellement – et les manteaux gris au passage – de toutes sortes de noms d'oiseaux.
L'arrivée du commandant fut remarqué et sûrement remercié par les gardes qui n'en baissèrent pourtant pas leur garde. Il se posa entre les deux hommes et sortit alors une vieille rengaine.


Est ce que l'un de vous peut m’expliquer ce qui se passe ici ? Et clairement s'il vous plaît. J'ai déjà eu assez de charabia pour aujourd'hui.

Spoiler:
 
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Message Mar 18 Déc 2012 - 18:24

Leslyn fut légèrement gêné par sa maladresse quand lady Estremont lui parla de l'état de son père. Il s'en voulait cruellement, mais la jeune femme fit preuve de force de caractère et ne laissa transparaître aucune tristesse sur son visage. Néanmoins Leslyn décela que son regard s'assombrit un court instant.

- Je... Navré,
dit Leslyn, se reprenant. J'ignorais l'état de votre père et m'en veux énormément de cette maladresse. Puisse les Septs veiller sur lui et le guider vers la guérison. Je suis sûr qu'à votre retour, tout s'arrangera. Du moins, je prierais pour, et ma famille aussi.

Il essayait de se rattraper tant bien que mal, véritablement déstabilisé par la situation et fut bien heureux que la jeune lady change de sujet, parlant de son voyage en évoquant son goût pour la découverte. Les jeunes gens étaient souvent assoiffés de nouvelles choses, de voyages, et de toute l'excitation qu'ils procuraient. Lui-même avait connu ce goût pour l'aventure, plus jeune, et avait cherché l'adrénaline et le combat partout où il le pouvait. L'âge calmait ce genre d'ardeurs, pour beaucoup. Les devoirs de chacun finissaient par décourager les plus aventureux, et d'autres, comme Leslyn s'étaient tout simplement assagis avec l'âge. Toutefois, sa compagne elle, gardait toujours ce petit goût pour l'inconnu et se fascinait de tout ce qui venait de loin, comme elle l'avait prouvée durant la visite d'une dame de Dorne à Corcolline.


D'ailleurs, lady Estremont voulu bientôt rencontrer Meerya. Surement était-il plus intéressant pour une jeune femme de parler à une de ses aînées qu'à un seigneur comme Leslyn qui ne partageait certainement pas les mêmes sujets de discussion !
Leslyn se retourna alors, la cherchant du regard. Il balaya la foule avant de tomber sur la figure de son fils : Meerya ne devait donc pas être loin. Il lui sourit et lui fit signe d'approcher. Il fendit la foule, ouvrant le passage pour sa mère qui le suivait. Elle approcha de lady Estrement et Leslyn tandis que Samwyle demeurait en retrait, mais salua avec grâce et courtoisie la jeune noble avant de se retirer sous le regard amusé de son père. Lady Tarly salua également lady Estremont avec toute la grace dont elle disposait encore, lui souriant largement malgré son goût pour la discrétion.


- Meerya, je te présente lady Estremont, de Vertepierre.
- Enchanté madame, dit Meerya en lui souriant légèrement.
- Quant au jeune homme qui a disparu aussi vite qu'il est apparu, il s'agît de mon fils et héritier, Samwyle... Pardonnez la vitesse de ses apparitions, reprit Leslyn.

Soudain, la voix de ce dernier retentit. Le jeune Tarly hélait deux jeunes garçons qui s'affairaient dans le dos des deux nobles et Leslyn fit volte-face, découvrant un enfant avec une bourse à la main. Une bourse qui lui rappelait quelque chose : une bourse qui lui appartenait !

Sans plus attendre, l'enfant fit volte-face et détala. Samwyle cria une seconde fois et s'élança à la poursuite des deux garnements, suivis de près par les hommes de lady Estremont qui venaient aussi de remarquer les deux voleurs, bousculant la foule.
Quelques minutes plus tard, les gardes, suivis de près par ser Tarly, revinrent, tenant par le col les deux gamins. Samwyle vint restituer les bourses à leurs propriétaires, donnant d'abord la sienne à la jeune noble avant de redonner la sienne à son père. Ce dernier s'approcha des deux gamins qui n'osaient plus bouger d'un cil, flanqués des gardes de la lady.


- Encore deux mioches qui vont finir dans les geôles du lord Commandant, lança Leslyn en se penchant vers eux, voulant les effrayer. Ils ne devaient pas avoir plus de dix ans. Alors comme ça on profite de la fête pour faire les poches des nobles ? continua-t-il, s'apprêtant à donner un véritable sermont.
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Message Mar 18 Déc 2012 - 18:48

Lord Tarly semblait réellement mal à l'aise de ne pas avoir su pour la maladie de son père. Lady Jeyne l'excusait toutefois, sachant comme il est difficile de tout savoir quand on n'est pas voisin. Mais elle trouva le lord touchant quand il s'excusa et promis de prier au bon rétablissement de son père.

- Vos paroles me touchent. Les Sept veillent sur lui.

Elle souffla ces quelques mots suite aux siens afin de lui faire comprendre qu'elle avait entendu ses paroles et les acceptait. Il était naturel pour le lord de se demander où se trouvait lord Estremont qui était davantage de sa génération.

Suite à sa demande, il chercha du regard son épouse, tandis que Jeyne pencha légèrement la tête de côté afin d'apercevoir cette dernière qui faisait route, accompagnée d'un jeune homme, vers eux. Ce dernier la salua avant de s'éclipser ce qui la fit sourire autant que le lord qui fit tout de même les présentations. Jeyne remarqua que son épouse semblait timide, du moins au prime abord, et comme pour la mettre à son aise, la jeune lady lui offrit un grand sourire tout en la saluant :

- Enchantée Lady Tarly. J'espère que vous profitez autant que moi de ce festival où nous trouvons tout ce que nous pourrions rêver.

Elle se tourna ensuite vers lord Tarly :

- Ne vous excusez pas pour votre fils, je compr...

La phrase de Jeyne fut interrompu par un cri. Alors qu'elle suivait le regard de Samwyle qui fixait derrière lord Tarly et elle, elle tomba nez à nez avec un enfant qui tenait sa bourse dans sa main. Dans un réflexe totalement féminin, elle porta sa main à son pendentif, objet le plus cher en cet instant, alors même que ses deux gardes se mirent à courser les enfants sur un même élan. La foule avait été poussé du chemin des gardes et du fils de Lord Tarly, ces derniers ayant usé de force pour se créer ce chemin et ramener les enfants jusque lord Tarly, son épouse, et lady Jeyne qui récupéra sa bourse et la rangea soigneusement en gardant une main sur elle.

C'est à ce moment là que revint ser Lysieux qui fut étonné de la scène mais à la teneur des propos de Leslyn, il comprit la situation.

- Vous allez bien lady Jeyne ?

Cette dernière fixait des yeux les enfants, se demandant s'il serait vraiment justifié de les envoyer en prison. Elle acquiesça de la tête afin de rassurer son chevalier, avant de prendre à son tour la parole, ayant sans aucun doute trop de bonté en vue de la situation :

- Les geôles dîtes-vous ? Ils auraient plutôt besoin d'un bon bain et de quoi manger. Je ne tolère pas leurs manières, mais mes gardes ont fait leur travail en nous les ramenant, et votre fils s'est montré exemplaire.

Elle reporta son attention sur les enfants :

- Que seriez-vous prêts à faire pour nous montrer votre bonne foi ?

Il n'était pas fréquent qu'une lady prenne ainsi la parole face à un lord. Mais elle était autant concerné que lord Tarly, ainsi elle se permettait ces écarts.
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Message Mar 18 Déc 2012 - 21:26

Loin d'avoir tout à fait prévu la réaction du maître joallier, Jace n'en fut pas moins très agréablement surpris d'entendre que sa petite ruse venait de fonctionner au-delà de ses propres espérances. Le ton, les mots et le phrasé de l'artisan lui glissèrent dans l'oreille comme le doux fleuve de la victoire qui s'écoule au versant de la montagne de l'effort. Que la saveur du triomphe est extrême quand on n'en doit tout l'honneur qu'à soi-même ! Jace affichait un sourire satisfait qu'il espérait vaguement reconnaissant, car il s'agissait à présent de ne pas éveiller la curiosité maligne du commerçant – mais à présent qu'il avait indiqué un nouveau prix tout de suite plus intéressant, il n'aurait pas été du genre à revenir sur sa parole, non ? Jace haussa les sourcils, un instant dubitatif, avant de tendre la main au marchand pour la lui serrer et ainsi sceller leur transaction. Une affaire rondement menée qui lui donnait entière satisfaction ! « Vous me rendez un service inestimable, je saurai me souvenir de vous ! Que ce jour reste à jamais dans les mémoires comme celui de l'accord de maître Ordello et de lord Redwyne, qu'une bonne affaire a réuni ! Ah ça, mon ami, vous pouvez vous vanter aujourd'hui d'avoir vos entrées chez les Redwyne, car la Treille saura toujours vous accueillir si jamais vous y établissez une branche de votre commerce... mais qui sait, peut-être y êtes-vous déjà ? Je suis certain qu'un marchand tel que vous a une bague à chaque doigt et un doigt dans tous les pays du monde. Cette jade que vous m'avez montrée d'ailleurs, vous la disiez de Yi-Ti, est-ce à dire que vous y avez quelque commerce ? » Jace interrompit son discours pour laisser accroire le naturel de sa posture et à l'artisan le soin de lui répondre. C'était une façon pour lui de mettre du temps et de la distance entre eux et la transaction qu'il avait obtenue en sa faveur contre pourtant les obstacles déployés par Ordello. Une chance qu'il n'ait pas été la moitié d'un imbécile ! Il eût payé la broche pour son prix et perdu ainsi l'occasion de faire quelque menu profit.

Il ne désirait cependant pas demeurer là plus longtemps, après tout aucune des autres breloques du maître joallier ne l'intéressait vraiment et de ce qu'il avait vu sur l'étal d'autres artisans de Villevieille qui profitaient du festival pour exposer le meilleur de leur art, il n'avait guère besoin de s'attarder. Il salua donc Ordello avec toute la courtoisie dont il était capable, renouvela sa promesse de revenir en compagnie de sa sœur sans avoir pour autant l'intention de la tenir – quel plaisir de tromper le trompeur ! – et s'en alla pour retrouver lady Alessa à laquelle il n'acheta que la ceinture, car la robe n'était pas au goût de l'aîné qui voulait le meilleur pour la cadette. Jace salua alors lord Tyrell et, en compagnie de sa sœur, gagna le chapiteau central ou il retrouva des visages familiers et un espace où se reposer... et où décider où ses prochains pas le mèneraient.
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Message Mar 18 Déc 2012 - 21:57

Si l’âne était véritablement l’animal le plus têtu de la création eh bien un représentant de cette espèce avait dû se réincarner en ce volatile peu accommodant qui persistait à occuper la scène malgré la promesse d’un casse-croûte de roi (pour les critères d’un goéland, bien entendu). Reconnaissant en silence l’échec caractérisé de son intervention Elyas se rassit tranquillement sur son siège en conservant ce demi-sourire de circonstances qui n’était qu’à peine simulé, après tout le divertissement était au rendez-vous et les acteurs suffisamment doués pour assurer un bon spectacle, ce n’était là tout simplement par l’heure du vieux vagabond pour en remontrer à Lantheïa ! Peut-être ferait-il profil bas jusqu’à la fin de la représentation et aviserait-il ensuite.

Enfin… c’est ce qu’il crut jusqu’à ce que de nouveaux évènements se produisirent sous la forme de deux imposants mamelons et de leur propriétaire aussi avenante qu’il était possible de l’être pour un être humain non aviné. Quel étrange oiseau était-ce encore que celui-là ? Par réflexe le vieillard saisit les poignets qui essayait d’enserrer son cou et se releva totalement alors que la bougresse s’égosillait à en rameuter le continent entier. Réfléchir, et vite. La catin essayait d’attirer l’attention sur lui pour le faire passer pour quelque bouffon, car il semblait incongru que son physique ou son niveau de richesse apparent ait pu le faire confondre avec un autre, il n’existait qu’un Elyas au monde (pour la plus grande joie du dît monde), alors pourquoi ? Etait-ce un cadeau de la vieille pie pour le rendre inoffensif et occuper son audience entre deux actes ? Le vagabond en aurait le cœur net mais il devait tout d’abord désamorcer ce piège dans lequel l’on s’employait à le faire tomber.

Les rires s’élevaient en même temps que les seins de la « dame », aussi le vieillard se devait-il de piocher au moins un minimum dans ce registre pour s’assurer une sortie convenable. Plaquant ses mains crasseuses sur les tempes de la belle, il cria :

« Après le goéland, l’alouette ! Que d’épreuves en ce jour ! Ma jeune amie, quel mal te frappe pour me confondre avec ton damoiseau CONVENABLEMENT épousé d’après les lois des SEPT ?! »

Un clin d’œil pour le public aurait-été surjoué mais les intonations ne laissaient guère de doute quant à l’ironie qui emplissait ces mots. Bien décidé à reprendre la main il ne laissa pas de temps pour une réponse graveleuse et poursuivit :

« Les vieux hommes passent leurs nuits en prières et non à folâtrer ! Les festivités t’auront fait tourner la tête ! Sortons de cet endroit te trouver de l’eau fraiche avant de retrouver ta vertu si elle n’a pas décampé trop loin ! »

Faisant mine de couvrir de sa large cape de voyage les atouts de la jeune femme l’une de ses mains vint discrètement mais sèchement empoigner le bas de sa chevelure pour qu’Elyas lui murmure à l’oreille avec un ton bien moins chaleureux:

« Sors sagement à mes côtés si tu ne veux pas que la vieille carcasse te crache dans la bouche et te laisse crever par la fièvre sous huitaine. »

Puis d’une démarche un rien bondissante et volontairement ridicule il fit mine de se diriger hors du théâtre en entrainant d’un bras la future mine d’informations quant à cet assaut voilé !
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Message Mar 18 Déc 2012 - 22:27

 « J'y penserai, maître Kar'Olus, quand vous aurez vous-même appris quelques unes des plus élémentaires consignes de la courtoisie, une vertu qui transforme le vil négoce en louable commerce. » Leo Tyrell n'en ajouta pas davantage, il se contenta de regarder le tailleur concurrent et rival de Maël qui s'éloignait en devinant au fond de lui qu'il n'en resterait pas là. Dur métier que celui de commerçant, quand les conditions de la concurrence sont à ce point misérables qu'aucune solidarité ne semble possible. Leo avait presque de la compassion pour le jeune tailleur dornien, mais il ne lui fit pas l'injure de la lui jeter à la figure en l'exprimant ouvertement – Maël avait très certainement sa fierté pour lui et n'aurait pas sans doute apprécié qu'un plus grand s'abaisse au-dessus de lui, noircissant ainsi le trait justement de sa petitesse présumée. Mais que l'événement passe ! Cette interruption impromptue ne serait certainement pas de nature à bouleverser la journée du Long Dard, qui avait bien commencé et qu'il espérait voir finir en beauté ! Quand Kar'Olus l'infâme eut quitté les environs, Leo s'adressa au tailleur dornien : « Je suis étonné, vraiment, des manières si peu courtoises de votre collègue, si j'ose dire... Il semble vraiment ne pas apprécier votre travail, ni même vous apprécier vous-même. Vous traite-t-il ainsi depuis votre arrivée à Villevieille ? Ce serait de sa part un acte intolérable, et si je ne m'abuse la justice de votre cité condamne ces pressions abusives et honteuses... » Mais le chevalier qu'il était ne faisait point de commerce, alors peut-être se trompait-il, peut-être que c'était là chose courante et tout à fait « dans l'esprit » du métier de tailleur... mais tout cela lui paraissait vraiment trop odieux pour être acceptable, aussi ajouta-t-il : « Dès que je le verrai à la fin du festival, j'en toucherai quelques mots à lord Hightower, qui sera sans doute surpris d'apprendre les pratiques douteuses de certains des commerçants qui siègent à Villevieille... Je suis certain qu'il fera le nécessaire pour que les crapules détestables comme ce Kar'Olus ne nuisent plus à personne. »

Leo s'interrompit, son épouse venait de lui faire un signe. Elle lui glissa quelques mots à son oreille, mots qui lui arrachèrent un sourire amusé. Sot qu'il était ! Voilà qu'il perdait de vue le fil de leur discussion et le plus important :
 « J'allais oublier la proposition que je souhaitais vous faire. Je vais vous la dire sans attendre, vous aurez la journée pour y réfléchir. Je suis séduit par votre travail et par la minutie de vos créations. Il y a à Hautjardin de vieux vêtements et de vieux linges qui auraient bien besoin d'être remis à neuf ou simplement remplacés et considérant les offres que j'ai déjà reçues pour ce travail... j'aimerais que ce soit vous qui vous en chargiez. Cela exigerait bien sûr de vous que vous veniez à Hautjardin pour y devenir temporairement mon employé. Si vous pouvez vous en accommoder, vous seriez bien payé, sans compter que de nombreuses personnalités d'importance passent à Hautjardin... Promettez-moi d'y réfléchir, jeune homme. »
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Message Mar 18 Déc 2012 - 22:41

Que la jeune femme compte l'argent et estime que la bourse était assez fournie pour répondre à sa demande ne le dérangeait pas du tout. Il la regarda d'ailleurs avec amusement, un sourire charmeur sur les lèvres lui laissant le temps d'évaluer la bourse. Une fois que ce fut fait, elle décida donc de remplir sa mission. Néanmoins et contre toute attente, elle y répondit avec une telle ferveur qu'il ne put que rester scotché sur le spectacle abasourdi. En réalité, il ne s'était pas du tout attendu à ce qu'elle amuse la galerie avec une telle férocité et, bien qu'il en fallait beaucoup pour qu'il estime que c'était une catastrophe, il mit lentement sa main sur les yeux en se disant qu'il aurait peut-être du ne jamais quémander les services d'une jeune femme qui ne semblait guère briller par sa discrétion. En même temps, il aurait du s'en douter lorsqu'elle était venue l'aborder et qu'elle avait découvert avec une rapidité impressionnante sa poitrine intéressante. Toujours est-il qu'il glissa sa main sur sa bouche ensuite observant la scène et que malgré qu'il aurait peut-être du se sentir fautif, il dissimulait surtout clairement un sourire particulièrement amusé avant de rejoindre le public et de ne pouvoir retenir son rire. Le plus amusant restait forcément celui qui subissait les assauts de la belle fille de joie. Il savait pertinemment que peut-être que certaines nobles personnes seraient choquées, mais au moins, l'hilarité faisait l'unanimité. Ce n'était peut-être pas la meilleur intervention qu'il pouvait donner à la présentation de Lanthéïa mais au moins ça détendait parfaitement l'atmosphère. De toute façon, le tout allait forcément se calmer car le rideau venait de se rouvrir sur un décor haut en couleur. L'improvisation avait toujours été un talent inné pour les bons comédiens et la troupe qui allait entraîner l'acte suivant était constituée de très bons en la matière, donc il n'avait clairement pas peur des retombées sur leur performance. Il espérait simplement que la jeune femme ne ferait pas un excès de zèle et qu'elle finirait pas se calmer à un moment. Le mieux aurait été qu'elle colle l'homme encapuchonné tout en se taisant... Mais il ne fallait peut-être pas trop en demander.

Ce qui suivit pourtant le fit reprendre son sérieux. L'homme semblait vouloir partir avec la jeune femme mais, sans savoir pourquoi, et peut-être instinctivement, il se mit à se méfier de cette conséquence inattendue. Concrètement, il aurait pensé que l'encapuchonné allait simplement envoyer balader la fille de joie. Mais il comptait surtout l'emmener avec lui de ce qu'il pouvait voir et s'il y avait bien quelque chose qu'il ne souhaitait pas, c'était que cette dernière subisse des désagréments physiques. Ainsi observant cette sortie, il comptait bien suivre discrètement les deux concernés, tout en restant à bonne distance. Si besoin était il interviendrait en prétextant vouloir sauver les donzelles en détresse. Après tout c'était un peu sa spécialité en réalité. Et puis, ce qu'allait préparer également cet homme, il se devait d'être au courant.





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Lantheïa
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Message Jeu 20 Déc 2012 - 11:15

Dans les coulisses, on était affairé à se changer et à changer le décor, mais loin s'en fallait que l'on ne puisse ouïr les vociférations enamourées de la fille de joie. « Pourquoi ça ne m'arrive pas à moi ? » maugréa Jesse en glissant un œil à travers les rideaux. « Oh ! Cette pauvre dame n'a même pas de quoi se couvrir ! » s'exclama Noam avec compassion. « Nous devrions lui donner un vieux costume. » « Ce n'est pas d'un costume dont elle veut être couverte » gloussa la saltimbanque. « Mais, dîtes-moi que je rêve ! C'est après le vieux croupi qu'elle soupire ? Il a dû la payer cher pour s'offrir cet instant de gloriole ! Ce saltimbanque au rabais essaie de nous voler la vedette avec sa conquête braillarde, mais ça ne va pas se passer comme ça ! En formation, soldats, et en piste ! Chargez ! »

Le temps que le rideau s'ouvre et que les comédiens apparaissent, Elyas avait embarqué sa poupée parlante vers d'autres horizons. Ravie de cette débandade, Lantheïa s'avança sur la scène avec toute la concentration requise, assurée qu'elle était que le vioque allait vider ses bourses en échange d'une maladie honteuse qui l'empêcherait de se pavaner plus avant dans son orbite.

Cette fois, elle était nul autre que le roi pirate. Sa chevelure massive était cerclée d'une couronne constellée de verroterie, une cape ourlée de fourrure et renforcée par des épaulettes augmentait sa stature, et un faux plastron couvrait sa poitrine. Un sautoir clinquant affichait sa richesse supposée tandis qu'une épée de bois rangée au fourreau battait sa hanche. Mais surtout, c'était ses manières qui appelaient les regards. Un air de supériorité indécrottable, des attitudes nonchalamment viriles, une façon calme de jouer avec le pommeau de son épée... Dans sa main gauche, elle tenait une coupe énorme que Jesse remplissait avec un vin illusoire, des fers aux pieds, bien moins superbe que tantôt. Noam habillé comme un mousse, pieds nus, se dandinait sous son regard de braise.

« Que me racontes-tu là ? Tu dis que certains de mes hommes complotent pour s'emparer de ma breloque mystérieuse ? »
jeta le roi pirate avec hauteur.

« Oui, maître. Rappelez-vous, il y a deux semaines, quand je vous ai dit que Chellik voulait voler votre esclave préférée ? J'avais raison, n'est-ce pas ? »

« Hum... c'est exact. J'ai pensé que tu les avais aidés à s'échapper et que tu ne m'avais averti au dernier moment que pour t'attirer mes bonnes grâces... »
Le roi pirate avança vers Noam qu'il dominait de toute sa taille, lui empoigna le menton et plongea son regard pénétrant dans le sien. Pendant un moment, l'on pouvait retenir son souffle : la menace était palpable et Jesse observait la scène d'un air glacé. Puis le roi pirate éclata d'un rire puissant et mauvais. « Mais en te faisant espionner j'ai compris que tu étais trop naïf pour cela. Mon pauvre enfant, tu es assez candide et stupide pour faire un travail honnête. Tu n'as pas ta place ici. Il faudra que je te vende à quelque esclavagiste des contrées exotiques. »

Noam jeta alors un regard à son frère qui ouvrit de grands yeux : Abélar ne voulait pas abandonner ses frères, et Alistair mettait tous ses espoirs en lui.

« Mon maquignon préféré vient justement dans deux jours. Tâche d'être présentable. »

« Mais, maître ! Je pourrais vous être utile ! » Noam déploya des trésors d'ingéniosité pour convaincre le pirate mais celui-ci était un être capricieux, insensible à toute tentative de persuasion. Après quoi il congédia les deux hommes. Noam toutefois resta « caché » derrière le rideau, au vu et au su du public, et regarda le pirate monologuer. « Et si le petit avait raison ? Ce n'est qu'un gamin... trop simple pour avoir inventé pareille histoire... » On sentait le doute s'insinuer dans ses propos, le doute d'un homme avide attaché à son plus précieux trésor comme à la prunelle de ses yeux. « Mais qui oserait ? Qui ? » Il piqua alors une crise de fureur impressionnante, renversant des objets avec une superbe colère. « Ils verront ! Ils verront ! » Noam se dissimula un peu plus alors que le pirate évoquait tout haut ses soupçons, passait en revue les coupables potentiels et les sévices qu'il leur ferait subir, un air terrible sur son visage. Puis le brigand se dirigea vers un tapis qu'il souleva et dessous ouvrit une trappe. « Il faut que je le mette en sûreté... mon trésor... » Il ouvrit la trappe, en sortit un coffret de bois peint qu'il ouvrit avec une clé pendue à son cou. Du coffret il tira un miroir d'argent terni qu'il tourna et retourna entre ses mains avec amour. « Il est là. » Puis il le rangea soigneusement et déplaça un coffre par-dessus la trappe. Le rideau retomba alors qu'il monologuait tel un fou, de plus en plus bas. Il se rouvrit presque aussitôt, le décor à peine modifié pour changer de salle, sans modifier la toile de fond.

Noam discutait avec Jesse. « Il faut nous échapper au plus tôt avec Arsimon ! Mettons notre plan en œuvre dès aujourd'hui ! » Jesse secoua la tête : « Il a dit que le marchand d'esclaves venait dans deux jours, on s'en occupera demain. » Devant la perplexité de Noam, il se tourna vers le public et leva les aux ciel d'un air plein de sous-entendus. « Une somptueuse esclave m'a donné rendez-vous ce soir... » « Alistair ! Tu te rappelles ce qui t'est arrivé la dernière fois que tu as suivi une somptueuse jeune femme ? » Jesse se renfrogna. « Cette garce... elle me promettait monts et merveilles, mais tout ce qu'elle m'a offert, c'est un traquenard dans une ruelle sombre ! » « Peut-être que cette fois, tu devrais m'écouter au lieu de céder encore et toujours à la tyrannie de tes désirs ! »
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