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Animation n°3 : Le miroir d'argent

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Lady Coeurdepierre
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Message Dim 9 Déc 2012 - 19:16


Animation n°2



     Participants (16) : Alliser, Jace Redwyne, Leo Tyrell, Leslyn Tarly, Jeyne, Aribeth Saline, Maël, Arthur Tyrell, Arthur Costayne, Valencia Hightower, Virginia Hightower, Elyas, Lantheïa, Aslak, Jyanna, Blayne Caron.

     Règles du jeu :


  • Vos posts devront respecter le minimum de 400 mots et ne pas excéder 600 mots. Tous les posts qui n'entreront pas dans cette tranche seront dans un premier temps ignoré et si le joueur concerné persiste à ne pas respecter la tranche, il sera exclu de l'animation avec fracas. Pourquoi une telle mesure ? La ténébreuse lady Coeurdepierre entend faire de cette animation une partie de plaisir très riche et très active : l'interactivité doit être permanente et pour cela, pour vous comme pour elle, une certaine modération dans les épanchements manuscrits semble obligatoire.

  • Cette fois-ci, point de carte ! La zone est circonscrite dans un premier temps à la place de l’Étoile et au septuaire Étoilé. L'action se tient au milieu du sixième et dernier jour du festival.

  • Concernant votre liberté d'action, elle est totale dans le respect de ce règlement et plus précisément de ces quelques points. Tout d'abord, à chacun de vos posts, veuillez éviter de mener à bien plusieurs actions qui pourraient nécessiter un arbitrage de la ténébreuse. En effet, si vous enchaînez trois actions qui se suivent logiquement, si la première échoue, les deux suivantes ne peuvent advenir, et vous les aurez donc écrites pour rien ! Ainsi par exemple, veuillez éviter de décrire comment vous escroquer un marchand avant d'aller ensuite en escroquer un autre dans un même post, comment vous trouvez tel personnage pour ensuite lui cogner la figure avant de lui arracher les mains que vous ne manquerez pas de lui cuisiner pour qu'il les mange ensuite sous vos yeux de pervers cruel ! Toutefois, il y a parfois des actions qui portent en elle une succession de petites actions, comme par exemple réaliser des achats normaux ou encore quitter un lieu pour se rendre à tel ou tel endroit. Dans ce cas-là, évidemment, ne décomposez pas à l'extrême et agissez tout simplement. Cela pourra vous paraître contraignant mais étant donné que la ténébreuse s'engage à une présence et une surveillance quotidienne, il n'y a aucun risque de lenteur ou de paresse.

  • Votre participation vous engage naturellement à suivre le rythme imposé par la ténébreuse lady Coeurdepierre qui ne vous attendra pas car la bonne marche de cette animation doit justement passer par une grande réactivité de tous. De plus, votre participation vous engage à respecter le volet roleplay de l'événement et donc de mesurer vos choix et vos actions qui entraîneront leur lot de conséquences ! Vos personnages sont chacun à leur manière particulier, ils ont leurs forces et leurs faiblesses : souvenez-vous de ce point important, car la ténébreuse n'oublie jamais rien !

Description sommaire du lieu

La place de l’Étoile est formée en carré. Elle est immense, de l'envergure de la place des Quinconces à Bordeaux. Chacun de ses angles pointent un des quatre points cardinaux. La façade du septuaire Étoilé borde son arrête nord-est. L'arrête sud-ouest ouvre notamment sur la rue des Corbeaux, longue et large courbe qui conduit jusqu'à Bataille-Isle. L'ensemble de la place est couverte par des étals, des éventaires, des estrades, des scènes, etc. Cela fourmille de monde et d'activité. Nombreux sont les soldats du guet de Villevieille qui patrouillent et encadrent l'événement. La garde de Grand-Tour veille essentiellement à la sécurité des personnages importants.

Personnages importants


Du côté de la pointe nord, vous trouverez le théâtre de plein air conçu spécialement pour accueillir la troupe de Lantheïa. Non loin, plusieurs étals de tailleurs et autres artisans du textile, dont Maël.

Du côté de la pointe sud, vous trouverez l'estrade où Aribeth Saline danse et raconte des histoires, accompagnée par la musique. Des jongleurs la jouxte, on trouve aussi par là les animaux dressés dans leurs cages et leurs dompteurs.

Du côté de la pointe est, vous trouverez tous les artisans du crû qui essaieront de vous vendre leurs produits. Des épices ? Des onguents ? Du bon pain ? Des bijoux ? Des babioles exotiques ? Tout est là.

Du côté de la pointe ouest, vous trouverez les cracheurs de feu et les acrobates qui, sur un terrain de sable, divertissent les passants en échange de quelques pièces. C'est là également qu'on trouve les diseurs de bonne aventure.

Au centre un grand chapiteau est réservé à l'usage de gens de noblesse qui souhaiteraient se reposer et se sustenter avant de retourner au festival. C'est un endroit très bien gardée.

Partout, gardez-le à l'esprit, cela fourmille. Des badauds, des passants, des artistes, des artisans circulent et donnent de la voix. Méfiez-vous donc des voleurs !Un tel événement est leur terrain de jeu favori.

Notez que ces descriptions sont volontairement épurées afin de vous laisser toute latitude pour improviser si jamais vous aviez l'envie de laisser libre cours à votre imagination !
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Message Dim 9 Déc 2012 - 19:26


     Lord Abelar Hightower, homme fin et friand de culture, avait coutume de dire à ceux qui lui demandaient d'où lui venait sa permanente bonne humeur : « Je joue, je chante, je danse la vie. » C'était très certainement en pensant à lui que l'actuel seigneur de Villevieille, lord Clarence Hightower, avait ordonné les préparatifs de ce grand festival qui s'ouvrirait alors qu'il n'était revenu que la veille de Port-Réal, accompagné par ses deux sœurs Valencia et Virginia. Un voyage en toute hâte, mais il n'était pas anxieux : son frère Charles, aidé par son intendant et le commandant du guet de la cité, Arthur Costayne, avait veillé sur la préparation de l'événement comme ils auraient veillé au chevet de leur épouse malade, à ceci près que les festivités promettaient non point plusieurs jours d'agonie, mais bien plusieurs journées et nuits de grandes réjouissances. Le joli verni des décors, des parades, de l'allégresse et de l'enthousiasme dissimulerait peut-être aux yeux des visiteurs ce qu'aucun des habitants de Villevieille n'ignorait : il y aurait sur les étals moins de nourriture qu'en temps normal, car celle-ci manquait, et il avait été hors de question de puiser dans les réserves ou dans les importations, car l'automne continuait en donnant toujours plus de signes que l'hiver prochain serait sombre, long et pénible. Mais de nombreux artifices avaient été mis en œuvre pour offrir un festival digne de figurer dans les mémoires de tous ceux qui y participeraient et de tous ceux qui en entendraient parler !

     Parmi eux figuraient quelques personnalités notables, comme l'ensemble de la famille Tyrell qui avait fait le déplacement pour honorer leurs vassaux de leur présence d'or et de sinople. Lord Leo et sa famille étaient arrivés deux jours avant l'ouverture du festival. Lord Blayne Caron, de son côté, arriva dans le courant du premier jour, escorté de quatre hommes d'armes. Il fut présenté aux Hightower au grand complet qui lui souhaitèrent un agréable festival. Lord Jace Redwyne, pour sa part, était arrivé avec lord Hightower, tout comme Arthur Tyrell qui ne quittait guère son maître à penser d'une semelle. Lady Jeyne Estremont avait pris la mer pour venir, et vu la place qu'elle occupait dans l'esprit de lord Hightower depuis que ce dernier s'était entretenu avec son frère, l'accueil qu'on lui fit à Grand-Tour n'aurait pas été plus agréable s'il s'était agi de la reine ; Jyanna avait voyagé avec elle, mais leur chemin s'était séparé dès qu'elles posèrent pied sur les quais. Leslyn Tarly pour sa part avait gagné Villevieille le lendemain de l'arrivée de la famille Tyrell, ce qui lui offrit une petite journée pour retrouver son vieil ami et suzerain. Mais parmi les remarquables personnes qu'on trouverait présentes au festival, il n'y avait pas que des nobles, loin s'en faut. Parmi la plèbe serait tapie l'ombre des Raisins, Alliser, qui avait suivi lord Redwyne depuis Port-Réal mais avait eu toute liberté de prendre ses quartiers à Villevieille dès son arrivée. Lanthéïa, Aslak et toute la troupe arrivèrent peu avant les Tyrell et ils furent très tôt conduits jusqu'à la scène aménagée pour eux, de sorte qu'ils puissent se l'approprier pour l'ouverture du festival. Aribeth Saline était là aussi depuis quelques jours, à préparer sa voix, ses histoires et son corps pour l'événement, car ceux qui les avaient recrutés Elliot et elle comptaient justement sur eux pour être parmi les attractions les plus courues du festival. Quant à Elyas, il était là depuis plus longtemps peut-être que tout ce beau monde, fouinant ici et là et cherchant surtout à en apprendre davantage avant le jour de l'ouverture. Maël, quant à lui, était bien trop occupé à préparer sa marchandise sur son étal pour s'occuper d'un vieux rossignol.

     Quant celui-ci arriva, chacun était à sa place ou devait y être. Le jour-même, avant l'aube, toute la ville était éveillée et sur la place de l'Étoile que couvait d'un œil amène la façade de marbre noire du septuaire Étoilé, tous les participants du festival étaient là pour voir arriver le cortège des nobles et notables qui honoreraient les artistes et artisans de leur présente et, peut-être, de quelque argent. Le silence de la nuit qui s'achève laissa bientôt place à une fanfare en crescendo qu'appuyait un chœur d'enfants qui chantaient alors qu'on annonçait l'arrivée de la famille Hightower et de leurs précieux invités. Mais ce ne fut pas lord Clarence qu'on vit arriver en tête du cortège, de la rue des Corbeaux qui liaient, par une longue courbe, la place de l’Étoile à Bataille-Isle, car sur ladite place surgit alors, sous l’œil surpris des passants, bourgeois, artisans, artistes et autres acteurs du festival qui s'y tenaient assemblés, une foule incontrôlable d'acrobates, de jongleurs, de baladins et autres saltimbanques dont les vivats et les rires gonflaient la musique d'une puissance étonnante. Ils se répandirent dans la foule avec toute l'aisance de l'eau qui mugit sur les galets, jetant hors de paniers d'osiers non de l'argent, non des victuailles, mais d’innombrables bouts d'étoffe qu'ils invitaient tous à saisir et à brocher sur leur poitrine. Idée saugrenue ? Moins qu'il n'y paraissait, car il ne s'agissait pas de vulgaires bouts de tissus déchirés : c'était autant de pièces de tissus brodés figurant le chasseur Tarly, la rose d'or Tyrell, la vigne Redwyne, la tour Hightower, la feuille du Rouvre, l'arbre Rowan, le centaure Caswell, le renard Florent, la corne Merryweather, l'araignée Tyssier... Et pendant ce temps, le choeur d'enfants chantait :

          ...Passants qui ce jour festoierez
          Mettez l'insigne à vos corsages !
          Pour nos chevaliers, chantez !
          Ils luttent et sauvent nos rivages...

     Mue par l'enthousiasme autant que par la ferveur patriotique qu'inspirait le geste, la musique et la guerre qui demeurait, en filigrane, présente à tous les esprits, pas un seul des natifs de Villevieille n'attendit son tour pour arracher à l'oubli du sol l'écusson qu'ils pressèrent de leurs mains inspirées contre leur cœur en reprenant eux aussi les paroles de cette chanson que tout Bieffois connaissait. Et après les acrobates et les saltimbanques, ce fut autour de la famille Hightower et de leurs invités de paraître à l'entrée de la place de l’Étoile, où ils furent accueillis sous les vivats d'une foule plus en joie encore qu'un jour d'annonce d'exemption de taxes. Les soldats du guet, menés par Arthur Costayne et la garde de Grand-Tour, menée par ser Charles Hightower, veillaient à ce que tant de loyauté et d'amour ne débordent pas et ne mettent en péril la sécurité de tous les nobles et notables qui arrivaient. Ils se dirigèrent jusqu'au centre de la place, menés par un lord Hightower plus déterminé que jamais, qui portait haut une torche enflammée. Quand il fut sûr que tout le monde était bien là, il leva la main pour imposer le silence et la foule, qui s'était écartée au passage de tout le beau monde, répondit favorablement à son injonction. Il prit la parole et dut forcer quelque peu sur ses cordes vocales pour être bien sûr de se faire entendre :  « Villevieille ! Tu rayonnes depuis des millénaires et aujourd'hui encore, le monde entier se tourne vers toi et attend des réponses que tu es la seule à pouvoir fournir ! Par les Sept branches de l’Étoile sacrée, daigne éclairer la voie pour nous une fois encore ! » À ces mots, il jeta la torche au sol qui ne tarda pas à s'éteindre et fut bien vite imité par tous les gardes et soldats qui portaient, eux aussi, une torche. La place fut ainsi plongée dans le noir et la seule lumière encore visible était celle qui flambait au sommet de Grand-Tour, alors tout naturellement les regards se tournèrent vers elle.

     Quelques secondes passèrent, laissant chacun à ses expectatives, puis le haut du phare géant s'éteignit, arrachant çà et là quelques cris d'effroi stupéfait. Mais avant qu'à ces cris ne succèdent la panique générale, une lance de flammes jaillit au sommet de cette tour et l'on put croire un instant que l'homme venait de toucher au royaume des cieux. La lance s'élargit pour former un énorme cercle de flammes dansantes qui se déforma à son tour pour apparaître à l'image d'une seiche d'or géante sur fond de fumée noire, ce qui suscita quelques hurlements craintifs chez les âmes les plus sensibles. Et après quelques instants, alors que la seiche semblait menacer de fondre sur la tour pour la détruire, celle-ci explosa dans un bruissement de milliers de trompettes, et apparut à sa place un dragon tricéphale aux ailes déployées sur son cercle de flamme qui semblait hurler. Rassurée, la foule applaudit à tout rompre alors que le dragon disparaissait pour laisser place à l'originelle et éternelle flamme du sommet du phare, qui laissait apparaître les premières lueurs de l'aube qui se précipitait lui aussi pour acclamer l'ouverture du festival.

*** *** ***

     Cinq jours ainsi passèrent, l'événement touchait à sa fin mais réservait encore quelques surprises à ceux qui demeuraient encore en ville pour y assister. Toutefois, c'est au milieu du sixième et dernier jour qu'arriva les événements que voici.
     La famille Hightower, dont Virginia et Valencia, était assise sur les gradins face à la scène aménagée pour la compagnie de Lantheïa, ils attendaient avec impatience la prochaine représentation car cette fois-ci, c'était Lantheïa elle-même qui avait toute latitude quant au choix de la pièce qu'elle présenterait. Les Hightower n'étaient pas seuls dans le public, ils s'y trouvaient de nombreux notables de la ville, tous aussi férus d'arts les uns que les autres... et il y avait aussi Elyas, qui avait par quelque prodige dont lui seul avait le secret trouvé moyen de s'asseoir au premier rang. Aslak était quant à lui avec sa « patronne », derrière le rideau et le faux décor, sans doute impatient à l'idée de la suite. Bien plus loin, Blayne Caron s'était arrêté pour observer la douce Jyanna qui, sur une petite estrade, accompagnait à la harpe Elliot qui jouait de la vièle tandis qu'Aribeth Saline, armée de son tambourin, racontait et dansait une histoire dont elle avait seule le secret. Blayne n'était pas seul à les observer avec intérêt, puisque lord Leslyn et sa famille, lady Jeyne Estremont, Arthur et Amelia Tyrell les regardaient aussi avec grand intérêt. Plus loin encore, Jace Redwyne et Leo Tyrell discutaient tout en regardant les marchandises étalées sur l'éventaire d'un tailleur que tout le monde, à Villevieille, connaissait, grâce aux bons soins de lord Hightower qui avait tenu parole. Les deux hommes n'étaient d'ailleurs pas les seuls à s'intéresser aux marchandises de Maël qui avait là l'occasion de faire quelques bonnes affaires. Arthur Costayne, quant à lui, déambulait parmi tout ce beau monde en quête de comportements suspects à appréhender. Il veillerait à ce que rien ne vienne nuire à l'amusement de tous !

*** *** ***

PS : Sauf Alliser, vous n'êtes jamais seuls et toujours en situations avec un ou plusieurs autres PJ. Mais cela ne doit pas vous contraindre ni vous empêcher d'aller à la rencontre des nombreux PNJ que j'ai en réserve pour vous ! S'il vous prend l'envie par exemple d'aller voir les jongleurs, allez-y sans vous gêner ! Vous souhaitez acheter à vil prix une collier sur le marché ? N'hésitez pas ! Soyez libres, mais prudence... tout acte a ses conséquences !

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Alliser, tu es l'unité libre, tu as le privilège décidé par les dés de pouvoir débuter où tu veux sur la place ! Use de cet avantage sagement !

NB ter : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Message Dim 9 Déc 2012 - 21:02

Les longs trajets forment les pensées. Pourtant, l'imagination de la jeune lady ne l'avait pas préparé à la beauté de Villevieille. Dès qu'elle y avait mis les pieds, elle avait été prise de grandeur, à l'image de l'accueil que la famille Hightower lui avait déroulé. Chaque battement de cœur avaient été accompagnés de découvertes, d'émerveillements, de sourires ravis. Elle s'était sentie transportée par tant d'attention, bien que son âme ne dévia jamais de son chemin premier : rencontrer Clarence Hightower. Bien que plaisants, les attentions ne pouvaient remplacer l'esprit d'un homme, son charisme, son identité. Elle était donc enchantée, mais cela ne faisait qu'insuffler davantage d'impatience à son jeune esprit de lady.

Fort heureusement, le jour même de son arrivée, alors même qu'elle venait de constater la magnifique vue qu'elle avait sur la ville, Clarence Hightower vint à sa rencontre afin de s'assurer que tout lui convenait. C'est avec dignité et discrétion qu'elle le remercia sans pouvoir échanger davantage que des politesses et quelques sourires. Elle se doutait des obligations qui étaient les siennes en ces jours de festival et elle le laissa se retirer tout en gardant le regard rivé sur la porte qu'il venait d'emprunter. Le sourire qui étira ses lèvres à cet instant laissa penser Septa Leonette que la jeune femme n'était pas déçu de sa rencontre.

Ainsi, durant les jours qui suivirent, lady Jeyne se montra curieuse de tout ce que la ville pouvait receler, au delà des artistes qui se représentaient dans les rues. Elle découvrit ainsi les saveurs des marchés de la ville, mais également les arrivées de tissus aux teintes chaudes et aux matières peu coutumières. A dire vrai, si sa Septa ne la retenait pas, sans doute aurait-elle chercher à sonder les habitudes de son hôte, mais l'ambiance du festival était assez prenante pour dévier la jeune femme de telles actions.

Le dernier jour, elle fut égale à elle-même, à l'exception de Septa Leonette qui préféra rester couchée. Son dos lui faisait mal disait-elle à force d'avoir arpenter les rues de Villevieille les jours précédents. Après s'être assurée que la Septa ne manquait de rien, lady Jeyne accompagnée de ses soldats et de son chevalier, tous discrets, flânait sur la place de l'Etoile. Son oreille fut attirée naturellement vers la musique que Jyanna pratiquait en compagnie de personnes dont elle ne connaissait pas l'identité. Elle s'approcha ainsi d'un homme aux cheveux châtains et à l'allure fière qui semblait très intéressée par la harpiste. Elle s'arrêta auprès de lui, son regard cherchant à croiser celui de Jyanna tandis qu'elle prenait la parole, enchantée par le tourbillon de sons qui se jouaient là :

- C'est un doux murmure que celui de la harpe tandis que la vièle appuie les cordes sensibles.

Rappelons que la jeune lady a toujours aimé la musique, même si pour sa part elle ne savait que chanter.

D'un geste machinal, elle remit en place un pan de sa robe d'un bleu turquoise, rappelant les couleurs de la tortue qu'elle portait à son cou. Les liserés dorés de son col formaient des arabesques rappelant des coquillages, mais tout cela dans une finesse prouvant un travail soigneux.

A deux pas d'elle, se trouvait sire Lysieux, chevalier au service de la maison Estremont qui prenait soin de veiller sur la jeune lady face à d'éventuels voleurs.
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Message Dim 9 Déc 2012 - 21:28

Il marchait. Encore et encore comme si il n'avait fait que ça de sa vie. Le festival lui avait paru une éternité tant les choses à régler à droite à gauche s'étaient empilées. Jamais rien de bien grave, des petits détails, des petits larcins qu'il avait fallu faire disparaître afin qu'ils ne gangrènent pas l'ambiance bonne enfant qu'avait pour l'instant assurer les différents spectacles. Au final, le dernier jour était arrivé et avec lui la promesse d'une nuit plus longue qu'aux derniers jours. Pourtant Arthur ne regrettait rien. Il ne faisait que réaliser son devoir et voilà qui lui suffisait amplement. Voir une population qu'il tentait de garder en sécurité depuis tant d'années aussi heureuse suffisait à lui rappeler où était son devoir réel. Il n'était que du Guet certes, mais face aux chevaliers il n'avait pas à baisser le regard. La noblesse il la connaissait, il la servait. Et c'est avec fierté qu'il arborait son armure d'acier marquée de rainures blanches ainsi que la grande cape grise du guet.

La journée avait été plus la plus calme à son goût et il n’espérait qu'une chose, que ça ne soit pas celui qui précède la tempête. Son épée se balançait à ses flancs et s'il n'avait toujours pas eu à ne serait que la toucher, il ne voulait en aucun cas qu'aujourd'hui ce soit le cas. Il paradait sur l'immense place de l'Etoile accompagné de deux de ses lieutenants. L’œil attentif il observait le moindre chahut, le moindre haussement de voix qui viendrait briser le moment présent. Mais rien n'apparaissait et c'était pour le mieux que son rôle de la journée avait pour l'instant été celui d'indicatif pour quelques visiteurs perdus.

C'était bien sûr trop beau pour continuer ainsi. A la pointe sud, on l’interpella alors qu'il discutait des événements récents à l'un de ses officiers. Deux manteaux gris parfaitement paré dans leurs uniformes se présentèrent à lui, un freluquet entre les mains. Interrogatif, sur la raison de la venue des deux hommes et de leur bien piètre prisonnier. Il ne lança qu'un léger mouvement de tête pour qu'on lui donne les réponses qu'il attendait.
On l'a retrouvé au niveau de la scène placé là bas. Lança l'un d'eux en pointant de sa main gantée de maille une scène située non loin du groupe, d'où les résonances d'un tambourin se laissaient entendre. Il chapardait dans l'assemblée et nous avons notamment retrouvé ceci. Aussitôt le deuxième garde ouvrit sa main sur un bracelet d'or parfaitement ouvragé et dont le prix se trouvait sûrement loin d'être accessible à n'importe lequel des membres de la petite troupe d'hommes d'armes. Sa poigne continuait de maintenir le petit voleur qui ne démordait pas de se débattre et sans plus y prêter attention celui qui venait de sortir l'objet du délit prit la suite de l'explication.En le voyant on s'est tout de suite dit qu'il devait forcément appartenir à un noble. Je crois donc que c'est à vous de retrouvez son propriétaire et de lui rendre.
Arthur acquiesça l'acte de ses hommes et il récupéra d'un geste délicat le bijoux suspendu dans le vide qui vint s'enrouler dans le creux du gant de cuir du commandant. Le précieux butin correctement mis à l'abri, il s'accroupit face au jeune accusé.
Dis moi petit. A qui as tu pris ce bijoux ? Apparemment c'était au spectacle de ces saltimbanques ? Alors tu vas nous y accompagner et tu me montreras à qui tes petites mains l'auront dérobé. Et ne tente pas de t'enfuir je vais te tenir moi même.


Dernière édition par Arthur Costayne le Dim 9 Déc 2012 - 23:00, édité 3 fois
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Message Dim 9 Déc 2012 - 22:16

Villevielle, villevieille, bel écrin de pierre taillée où les hommes avaient entassé l’ensemble de leurs savoirs sous la bienveillante bénédiction des nobles de la haute tour. Tout y semblait si propre, si loin des tracas et de la fange sur les routes de campagne, Elyas en avait presque l’impression de salir les lieux par sa simple présence (ce qui n’était pas forcément pour lui déplaire). Arrivé quelques temps avant le début des célébrations, ce fut avec un regard appréciateur que le vagabond vit le festival prendre forme petit à petit tandis qu’étals et chapiteaux éphémères se dressaient les uns après les autres sur la grande place dédiée aux festivités. Le lancement, et particulièrement ces flammes domptées qui illuminèrent les cieux lui plurent énormément, quelle forme de magie était-ce là ?! Commander au feu et le forcer à devenir encre céleste ! A peine les dernières étincelles disparues il se jura qu’il en apprendrait davantage sur le sujet avant son départ.

Au fil des célébrations Elyas se laissa porter par la foule et les différents loisirs qu’elle offrait, amassant plusieurs de ces morceaux d’étoffes colorées symbolisant différentes maisons et s’en parant l’une après l’autre sur ses vêtements crasseux alors que les heures et les jours s’écoulaient. Même dans une telle ambiance de joie ses contemporains ne se lassaient jamais des messes basses et autres mauvais coups, pour preuve ces quelques voleurs de petite envergure qu’il entraperçut se faire prendre par le guet. Il eut même la joie à plusieurs reprises de sentir que l’on essayait de lui faire les poches, triste effort, il n’y avait sur sa personne rien à voler –du moins rien qu’il n’ait dissimulé dans sa botte pour ne pas encourager les vermines de son espèce.

Le vagabond erra d’un divertissement à l’autre, écouta, observa. Les saltimbanques l’intéressaient bien plus que les autres artisans, et ce fut pour cette raison qu’il concentra son attention sur ce théâtre. Le destin aimait le vieillard, à présent Elyas ne pouvait plus en douter quand, surprenant une conversation entre deux badauds il découvrit que la représentation à venir serait menée par une comédienne du nom de Lantheïa ! La fausse diseuse de bonne aventure, la bougresse qu’il avait jeté au creux de l’hiver et qui lui avait rendu la pareille à l’aide d’un bien mauvais tour. Il fallait qu’il la voit à l’œuvre, en tant qu’anciens camarades involontaires le pouilleux lui devait bien cela, et peut-être trouverait-il alors le moyen de lui offrir un troisième acte plus tragique et cruel.

Les gradins du théâtre se remplissaient peu à peu de nobles figures, bien décidé à voir ce spectacle sous son meilleur angle Elyas misa sur un mélange de culot et de crédibilité pour se frayer une place aux premières loges, juste au-devant de la scène. Il marcha d’abord d‘un pas décidé vers le siège qu’il s’était choisi sans même accorder un regard à quelque garde du guet qui aurait pu se trouver dans les parages, et s’assit juste à côté d’un notable aux tempes grisonnantes et au menton gras.

« La scène m’a l’air de bien tenir en place, j’espère que tout se passera bien. » glissa-t-il au bonhomme sans prendre la peine d’autre salutation qu’un sourire aimable.

« S’ils n’oublient pas leur texte ils n’auront même pas besoin de moi pour le leur rappeler, mais mieux vaut être prudent devant si belle assemblée, n’est-ce pas mon ami ? »
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Message Lun 10 Déc 2012 - 9:51

Au fur et à mesure que les heures s'égrainaient, Aribeth sentait son estomac se tordre et sa gorge se serrer. C'était la première fois qu'elle prenait part à un festival et qu'elle était engagée par quelqu'un, la première fois qu'elle jouait devant tant de monde rassemblé. Enfin, certes, elle s'était produite sur les places des marchés et dans des tavernes bondées, mais ce n'était pas pareil. Ici, c'était vraiment du sérieux et si elle se plantait, elle pourrait sans doute dire adieu à son art, au moins dans le Sud-Est et peut-être même dans le Sud tout entier si ce n'est tout Westeros. La cérémonie d'ouverture donna le ton. Bouche bée, la Paludière avait contemplé le feu domestiqué former des formes complexes – des blasons – dans le ciel, s'animer et flamboyer comme s'il était parfaitement domestiqué. Impressionnant. Et si avec tout ça la magie n'existait pas, Aribeth voulait bien manger sa cape !

L'angoisse s'était envolée dès qu'elle avait commencé à conter, à danser, à chanter et à jouer de son tambourin, accompagnée par la vièle familière d'Elliot et la harpe d'une inconnue des Terres de l'Orage qu'Aribeth avait trouvé fort sympathique. Tout semblait plus simple sur scène ; elle n'avait qu'à faire abstraction et balancer des hanches, sauter, tournoyer, valser comme elle savait le faire, guidée par la musique et les intonations de sa propre voix. Des danses rapides et agressives pendant les histoires de combat, des danses lentes et sensuelles pendant les histoires d'amour voluptueuses, des danses enjouées et vivifiantes pendant les histoires plus légères. C'était simple, se répétait-elle.

C'était cinq jours éprouvants riches en émotion qu'Aribeth avait vécu, mais peut-être aussi les plus excitants de sa vie. Elle avait repris confiance en elle : aucun dérapage ne lui avait fait perdre son crédit. Elle était à la fois déçue et soulagée que ce soit le dernier jour ; déçue parce que tout était passé trop vite et soulagée parce qu'un seul jour de plus et elle devenait aphone, d'autant que toutes ces danses à longueur de journée étaient très fatigantes. Pendant les quelques pauses auxquelles elle avait pu prétendre, elle s'était promenée sur la place de l’Étoile pour voir ce qui se faisait d'autre. La troupe de théâtre l'avait particulièrement impressionnée : la chef de la troupe, on sentait qu'elle avait roulé sa bosse et la Paludière était restée bouche bée devant sa performances, les yeux brillants. A la fin du festival, elle espérait avoir le temps de faire plus ample connaissance avec eux et les autres.

Ondulant dans sa robe verte qui mettait en valeur le feu de ses boucles rousses, Aribeth terminait de conter les amours de Jonquil et Florent. Elle avait un public de marque en ce moment lui semblait-il. Des Tyrell de Hautjardin, grande et magnifique capitale du Bief. Pourtant, un peu lasse des chansons sérieuses pour le moment, Aribeth fit signe à ses musiciens et, bondissant comme un petit cabris au son des clochettes de son tambourin, elle entonna la Belle et l'Ours, chanson grivoise qu'elle affectionnait particulièrement. De quoi se détendre un peu avant d'entonner quelques chants guerriers sur la Grande Conquête. Ses jupons lui battaient les cuisses tandis qu'elle tournoyait joyeusement en déclamant, tout sourire : « … Dansa, virevolta tout le long du chemin qui menait à la foire ! La foire ! La foire ! Oh, qu'elle était douce, et pure, et belle ! La fille aux cheveux de miel ! »


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Blayne Caron
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Message Lun 10 Déc 2012 - 10:05

Arrivé au début des festivités, Blayne avait ainsi pu pleinement en profiter au cours des jours écoulés, conversant avec nombre de membres de maisonnées du Bief, cherchant à nouer des contacts avec eux, et passer du rang de simple nom associé à un blason à celui guère plus mémorable de simple connaissance. Mais le seigneur de Séréna prenait son mal en patience, tout se déroulant pour l’instant comme il l’avait envisagé. Tisser des liens était primordial, et il était évident que des alliances ne pourraient découler que d’un travail minutieux effectué en amont. Pour le coup cela lui fit penser qu’il faudrait qu’il se mette à la recherche d’un agent de confiance, ses services pouvant se révéler fort utile.

Présenté à l’ensemble de la maisonnée Hightower dès son arrivée, Lord Caron avait tout de suite apprécié la vive intelligence qui brillait dans le regard de son hôte, et se demandait à quel point ce dernier aurait pu tenir grief aux Dorniens, d’autant que sa prestigieuse position de Grand Argentier du royaume lui assurait une influence certaine à la cour. Mais malheureusement, il avait été impossible pour le Marchien d’obtenir une audience auprès du seigneur des lieux pour un entretien privé, ce dernier étant fort occupé par le déroulement de l’ensemble des festivités. Blayne s’était donc fait une raison et avait profité des aménagements préparés à l’intention des hôtes de marque du seigneur de Grand-Tour, et les jours s’étaient écoulés paisiblement, jusqu’au dernier, veille de son départ. Le lord s’était donc rendu une ultime foi sur la place de l’étoile, accompagné par Declan, capitaine de sa garde personnelle, ainsi que le jeune et impétueux Tymeo, afin d’assurer sa sécurité et veiller au grain. On n’était jamais trop prudent, et Blayne moins que quiconque.

Le Sire des Marches s’était arrêté devant une des scènes, attiré par le doux chant d’une harpe aux cordes mélodieusement pincées par une jeune artiste, jouant en accord avec un homme équipé d’une vièle, les deux compères accompagnant la représentation gracieuse d’une jeune femme blonde svelte et agile, racontant une histoire tout en la dansant. Non loin de lui, Lord Caron pouvait apercevoir d’autres nobles aux atours recherchés, ainsi que le visage connu d’un seigneur du Bief qu’il avait rencontré récemment, en la personne de Lord Tarly, accompagné manifestement par les membres de sa famille. Le spectacle battant son plein, il ne semblait pas l’avoir aperçu, aussi Blayne décida-t-il de continuer à observer la jeune femme à la harpe, jaugeant d’un regard connaisseur l’agilité dont elle faisait preuve en parcourant les cordes de son instrument, et appréciant à sa juste valeur l’ensemble de la représentation, tant par sa complexité que sa fraîcheur.

Manifestement, la jeune femme qui se tenait depuis quelques instants à ses côtés était du même avis, puisqu’elle en fit la remarque. Un rapide coup d’œil à son interlocutrice lui permit de repérer la teinte opalescente de ses atours, ainsi qu’un collier à la forme bien particulière, lui assurant ainsi de l’identité et la haute naissance de la charmante blonde.


« La dextérité dont cette jeune femme sait faire preuve est impressionnante pour son âge, j’en conviens. Et l’ensemble de la chorégraphie est très travaillée et minutieuse. » S’inclinant vers la charmante femme, il s'apprêta à lui prendre la main qu'elle ne manquerait pas lui tendre et simuler y déposer un baiser, dans la parfaite exécution du baise-main, ses lèvres ne faisant qu’effleurer sa peau.« Damoiselle Estremont, votre apparition me comble d’aise. Il est des rumeurs qui circulaient jusqu’à Séréna sur votre beauté, mais elles ne vous rendent pas moitié hommage. Blayne Caron, votre serviteur. »



Nul chant n'est si doux...
Mais bientôt vous danserez entre mes mains


N'hésitez pas à me MP si un rôle dans la famille Caron ou son entourage vous intéresserait, je suis ouvert à toute proposition.


Dernière édition par Blayne Caron le Lun 10 Déc 2012 - 10:10, édité 1 fois
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Lantheïa
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Message Lun 10 Déc 2012 - 10:08

La semaine s’était bien déroulée pour la petite troupe de Lan’ la Futée. Lord Hightower, maître de cérémonie de ce festival haut en couleurs, avait fait les choses en grand, avec un sens certain de la mise en scène, et pour la première fois depuis longtemps, Lantheïa était remontée avec délice sur les planches d’un véritable théâtre… Aslak, son escorte du moment, avait remplacé le félon quidam envolé sur la Route de la Rose, et son interprétation de Daemon II Feunoyr avait fort heureusement séduit le public – à moins que ce ne fût là l’effet de son sourire ravageur sur ces dames. La nouvelle pièce conçue et lancée à Port-Réal, librement inspirée des événements de Murs-Blancs, avait donc remporté un franc succès et semblait suffisamment rôdée pour être jouée à Port-Lannis. En d’autres termes, tout allait à merveille. Le festival touchait à sa fin, comme toutes les bonnes choses, et notre saltimbanque comptait bien en profiter sans lésiner jusqu’au dernier moment.

C’était un jour particulier et en l’absence de commande, elle allait pouvoir laisser libre cours à sa fantaisie. Mais elle n’était pas une baladine reconnue sans raison. Elle avait toujours privilégié la satisfaction du public. Peut-être était-ce là la seule once d’humilité que l’on verrait jamais chez elle… et peut-être était-ce l’ingrédient magique de son succès. En tout cas, elle avait l’intention de faire appel aux spectateurs pour que la suite réponde à leur bon plaisir. Depuis l’entrebâillement des rideaux, elle inspecta les gradins afin de jeter son dévolu sur quelques « volontaires », inspection qui tourna court à la vue d’une trogne familière, propre à lui causer des aigreurs d’estomac. Elle serra l’épaule d’Aslak avec appréhension.

« Cher ami, vous avez merveilleusement joué votre rôle ces derniers jours. Il se pourrait hélas que je doive aujourd’hui faire appel à vos talents martiaux plutôt qu’à votre charmant sourire. Voyez-vous ce vieux grigou encapuchonné au premier rang, avec sa face fripée comme un cul de poule ? »
Elle fronça les sourcils d’un air pénétré, toute l’obscurité du monde tapie dans son regard au souvenir d’Elyas. « Ce triste sire me voue une haine féroce dont j’ignore l’origine. Vous n’imaginez pas l’étendue vertigineuse de sa démence. Il m’a joué de bien mauvais tours par le passé… et si l’énergumène est ici, vous pouvez être sûr que ce n’est pas pour me lancer une brassée de roses, à moins que leurs épines ne soient empoisonnées. » Elle baissa les yeux un instant, soudain fragile demoiselle en détresse, attitude étrangère à sa conception de la vie mais ô combien efficace pour motiver son compagnon de voyage, si sensible à la cause féminine ! Elle n’avait d’ailleurs pas tellement à se forcer pour paraître inquiète. « Je suis étonnée qu’il n’ait pas encore mis le feu aux planches ou désossé et dépecé notre petit Noam... Auriez-vous la bonté de garder un œil sur cette canaille ? Soyez prudent ; il n’a l’air de rien, mais il vous poignarderait dans le dos à la première occasion. »

Derrière eux, Noam et Jesse s’entre-regardèrent. « Humph, le soudard va finalement servir à quelque chose » grommela Jesse qui était à l’évidence jaloux de la belle gueule d’Aslak. « Cet homme vous a fait du mal, Maîtresse Lantheïa ? » murmura Noam en écarquillant de grands yeux incrédules. « C’est… c’est horrible ! Le pauvre homme ne doit plus avoir toute sa tête… » Lantheïa secoua la tête. « Je crains qu’il n’ait gardé que les mauvaises parties, et c’est bien assez pour me pourrir la vie » grommela-t-elle.

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Message Lun 10 Déc 2012 - 11:38

     L'ouverture du festival avait été à la hauteur de la réputation de Villevieille, chose qui ne surprenait pas vraiment Virginia qui connaissait parfaitement la manière de fonctionner de son aîné. Elle avait observé le spectacle qui leur était offert avec un réel délice. Après des temps aussi troublés il était revigorant de pouvoir se détendre de la sorte ! En même temps, ce festival permettait aux artisans et aux artistes des environs de venir montrer de quoi ils étaient capables et pour une femme comme Virginia qui goûtait à la musique et au théâtre – même si elle n'en pratiquait que très peu – c'était l'occasion de passer un bon moment. La présence de personnages importants n'était pas pour lui déplaire par ailleurs. La demoiselle appréciait toujours de pouvoir converser avec d'autres nobles et faire la connaissance de nouvelles personnes, même si pour l'occasion il s'agissait davantage de noms bien connus. La présence de lord Tyrell l'enchantait d'ailleurs au plus haut point. Non en raison de son statut de suzerain, mais tout simplement parce qu'il lui apparaissait comme étant un parangon de vertu et de noblesse.

     Assise dans les gradins aux côtés des membres de sa famille, la jeune femme comptait bien pouvoir parler un peu avec les nobles autour d'elle, mais pour débuter Virginia désirait simplement profiter du spectacle qui lui était offert et voir de quels talents disposaient les artistes présents ici. Les yeux vert de la demoiselle se promenèrent sur la foule dont les visages ne lui disaient pas grand-chose, puis son attention se porta sur le visage de Valencia et Victoria qui se trouvaient à ses côtés. « J'ai hâte de voir de quoi ces personnes sont capables ! Je suis certaine qu'après plusieurs jours à s'amuser, ils ont encore beaucoup à nous montrer. » Elle avait entendu dire que les artistes aimaient souvent garder le meilleur pour la fin. Pour une femme patiente et pragmatique comme la Hightower, il était évident qu'elle n'avait rien contre l'idée d'attendre encore quelques heures avant de pouvoir assister au meilleur du spectacle.

     Le regard de la jeune femme se porta alors sur Clarence qui avait dû prendre beaucoup de temps pour organiser tout cela depuis leur retour de Port-Réal. Il était évident qu'avec le Conseil Restreint, le jeune seigneur avait eu bien d'autres choses en tête et c'était bien pour cette raison que Charles était resté à Villevieille afin de s'assurer que tout tournait bien. L'union de la maison Hightower leur permettait ce type de choses et elle était heureuse que tout le monde puisse le constater ! Un léger sourire à peine visible se dessina sur les lèvres de la jeune femme avant qu'elle ne reprenne. « As-tu repéré quelqu'un qui sorte du lot Clarence ? » Son frère lui apparaissait depuis toujours comme un bon observateur, un individu capable de repérer les talents cachés – ou visibles – chez autrui. Elle ne doutait pas une seule seconde qu'il démontre cette capacité une fois de plus.
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Message Lun 10 Déc 2012 - 12:08

Il en avait vu des choses étourdissantes au cours de sa vie, mais rien n'égalait encore le spectacle magique que fut l'ouverture du festival. La scène de lumière et de flamme au sommet de la grande tour qui servait de logis à la famille Hightower lui avait bercé l'âme des plus violentes et agréables caresses, comme s'il avait retrouvé par le regard l'éclat pur et divin de la première nuit d'amour. La beauté des images était entré en lui par la double porte de ses yeux et n'en était toujours pas sortie alors que le sixième jour de festival continuait en sa moitié.

Leo Tyrell, en compagnie de lady Jeanne et de lady Emilia, s'intéressait de très près à l'éventaire d'un tailleur qu'il avait reconnu à son nom comme étant le compagnon de la délicieuse Lyra qu'il avait rencontré quelques temps plus tôt. Il l'avait aperçu les jours précédents mais n'avait pas eu l'occasion d'aller à sa rencontre. Pour l'heure, il discutait avec lord Redwyne dont la charmante présence enchantait manifestement sa fille Emilia qui buvait ses paroles avec des yeux de gardon privé d'écailles. Celle-ci l'écoutait sans relâche, tout en faisant courir ses doigts tendus sur les articles de grande qualité que le tailleur avait exposé sur des plateaux et dans des corbeilles d'osier.

À un moment, elle déroula devant eux une longue étoffe de belle soie verte où l'on voyait cousue un essaim d'abeilles dorées.
 « C'est magnifique, n'est-ce pas père ? »Leo se détourna quelques instants de lord Redwyne et adressa un sourire à sa chère enfant avant de toucher de ses propres mains l'étoffe qu'elle semblait adorer. « C'est un beau tissu, mais qu'en voudrais-tu faire ? »Le regard de lady Emilia s'ensoleilla jusqu'à devenir plus radieux que l'emblème sigillaire de la maison Martell. « Une grande cape d'hiver pour grand-mère, je suis sûr qu'elle ne pourrait s'en passer ! Elle se plaint si souvent d'avoir trop froid dans ses quartiers à Hautjardin quand il vente, alors j'imagine qu'en hiver... »

Lady Jeanne ne put retenir un sourire de pure bienveillance, qu'elle arborait toujours quand sa chère enfant faisait ainsi preuve de bonne générosité filiale. Mais Leo éclata d'un rire jovial qui l'inquiéta un peu. « Je suis d'accord, il lui faut de quoi se réchauffer, mais... avec des abeilles ? Tu la connais comme moi et je l'entends déjà nous dire « M'avez-vous pris pour une ruche ? Il ne me manque qu'une couronne, et je serai bientôt la Reine des abeilles ! Tremblez, bourdons, guêpes et frelons ! » La couleur de ce tissu est parfaite, mais les motifs... » Heureusement, lady Amelia n'était pas là, elle était sous le chapiteau central à faire les Sept seuls savaient quoi. Leo posa une main douce sur la frêle épaule d'Emilia qui gloussa sincèrement, car elle avait compris ce que son tendre père avait souhaité lui dire. Leo s'approcha donc de l'étal derrière lequel Maël se tenait et espéra attirer son attention d'un geste. À l'énorme rose dorée qui couvrait le haut hauche de sa poitrine, ce dernier ne pouvait ignorer son identité.

 « Dîtes-moi, n'auriez-vous rien qui s'apparente à cette superbe étoffe, mais sans les abeilles dorées ? »
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Aslak
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Message Lun 10 Déc 2012 - 12:20

Embarqué dans une énième aventure, voilà maintenant qu’Aslak de prime à bord d’abord usité pour ses compétences en matière d’homme d’arme, s’était vu désormais attribué un rôle qui n’avait toute fois rien à voir. Acteur…. Si un jour on lui avait dit qu’il réaliserait ce genre de prestation, jamais il ne l’aurait cru. Et pourtant cela faisait maintenant plusieurs jours à Villeveille qu’il montait sur les planches en compagnie de la petite troupe de Lanthéïa pour satisfaire un public en quête de réjouissances. Il fallait avouer qu’en réalité l’action lui était totalement aisée. Amuser la galerie avait toujours fait partie de son don naturel dans son quotidien. Cependant, et ça il fallait quand même le reconnaître, se retrouver à prester devant une foule de gens avait quelque chose d’impressionnant. Sans oublier qu’avoir un texte à retenir n’était pas dans ses habitudes. Mais ça l’amusait beaucoup et par conséquent il avait pris grand plaisir à ce rôle haut en couleur qu’était Deamon II Feunoyr. En plus, allez savoir pourquoi, cela lui avait octroyé encore davantage d’aisance auprès des femmes qui l’avaient vu jouer. Que du bénéfice donc.


Observant la foule également par l’entrebâillement des rideaux tout comme Lanthéïa, il sentit une pression sur son épaule qui attira davantage son attention que les magnifiques jeunes femmes qu’on voyait prendre place dans les gradins. Ecoutant alors avec attention, il se rappela qu’effectivement son travail premier était de protéger celle qui l’avait embauché pour deux affaires différentes. Au fond, il ne l’avait jamais vraiment oublié mais il allait désormais agir. L’homme dont elle parlait était difficilement passé inaperçu au regard d’Aslak qui s’en était cependant rapidement détourné pour observer les femmes. Néanmoins, il allait devoir désormais le tenir clairement à l’œil car il n’était pas propice à un sentiment agréable pour Lanthéïa. L’idée qu’il brûle les planches était une chose mais qu’il s’en prenne à Noam de cette façon le fit lever un sourcil. En clair, il n’avait pas l’air d’être un enfant de cœur d’après ce qu’il pouvait comprendre. Concrètement, avoir l’air bouleversé n’était pas nécessaire pour le jeune homme puisque le simple fait d’être une femme et d’avoir été embauché pour protéger sa troupe lui suffisait à agir. Il tourna son regard vers les deux autres personnes de la troupe dont les premières paroles l’amusèrent plus que le vexèrent.

« Vous en faites pas, je suis tout d’abord venu ici pour mes capacités martiales donc je vais m’exécuter et surveiller ces hommes. Je me tiendrai un peu en retrait en tentant de ne pas être vu forcément. Ca m’offrira le bénéfice de la surprise si jamais il tente quoi que ce soit. »

Tout d’abord il avait pensé le faire au culot et aller carrément s’assoir à côté de l’homme, mais peut-être serait-il plus professionnel de rester en retrait et être prêt à agir. En plus, se balader avec ses lances dans les gradins ne serait clairement pas pratique.

« Je vous laisse, je vais me mettre en place. Je le garde à l’œil donc vous en faites pas trop. »

Il avait bien l’intention que ce dernier jour ne soit guère gâché.





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

Spoiler:
 
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Message Lun 10 Déc 2012 - 12:39

Le festival remportait un franc succès, et c'était plus qu'assez pour le persuader qu'il avait eu raison de mettre ses moyens au service de son ami Clarence pour aider à la préparation de l'événement. Depuis six jours que la place de l’Étoile s'animait des feux, des chants, des danses et autres manifestations des artistes et des artisans venus d'aussi loin que le Neck pour égayer les passants, les bourgeois et les nobles présents à Villevieille pour l'événement, lord Redwyne était enchanté par tout ce qu'il avait vu, par tout ce qu'il avait entendu, par tout ce qu'il avait fait. Il regrettait l'absence de ser Loras, resté sur l'île de la Treille pour en assurer la gouvernance, mais appréciait vraiment la présence de sa sœur Alessa, dont le jeune âge, la fraîcheur et l'enthousiasme la rendait vraiment charmante et agréable. Elle n'était arrivée qu'au petit matin, et n'avait cessé de lui demander encore et encore le récit des jours précédents, car elle regrettait amèrement de n'avoir pu assister au festival depuis le début, mais qu'importe ! Elle était là pour en profiter aussi, et la compagnie d'une autre jeune demoiselle de son âge et de haute naissance la comblait, car elle retrouvait en lady Emilia Tyrell la sœur jumelle qu'elle désespérait d'avoir et qu'elle n'avait jamais eue. Avec elle, elle avait imposé à leurs parents respectifs une visite aux étals des tailleurs et autres artisans du linge, du textile et du vêtement, et elle ne fut pas déçue ! Sous l’œil confiant et complice de son frère aîné, elle avait, avec Emilia, cédé à la tentation et commencé à farfouiller dans les corbeilles et sur les plateaux, indifférente aux regards amusés que posaient sur elle quelques passants intrigués, comme toujours, par la présence d'éminents personnages – et le Long Dard en était un, assurément, songeait Jace.

Ce dernier demeura silencieux quand lady Emilia fit sienne une étoffe de soie verte où butinaient d’innombrables abeilles dorées. Après toutes ces lunes de prière, d'inquiétude et de chagrin à l'idée que la guerre menaçait les rivages du Bief à chaque instant, n'était-il pas normal que les jeunes gens, pleins de cette fougue naïve et innocente, s'abandonnent à ces passions que d'aucuns jugent vaines et futiles ? Nul n'oubliait les pillages sur les côtes de la Treille, et certainement pas Alessa, alors quand celle-ci tourna son regard vers Jace en lui montrant une ceinture aux couleurs tendres et chatoyantes, celui-ci hocha la tête avec compassion. Il lui glissa ces quelques mots d'encouragement :
 « Si cette ceinture te convient, n'hésite pas à l'acheter. Après tout, nous sommes là pour cela, alors sache en profiter ! Reste avec lord Tyrell, je m'en vais voir d'autres artisans. » Jace salua les Roses et les abandonna pour aller vers la pointe est, sans omettre de jeter un regard sur l'imposante façade du septuaire Étoilé. Quelle merveille d'architecture ! Flânant entre les étals, résistant à la réclame de certains artisans culottés, il glissa jusqu'à l'éventaire d'un orfèvre qui présentait ses meilleurs pièces. Naturellement les soldats du guet quadrillaient la zone avec zèle, mais l'artisan avait pris quelques précautions et deux gardes bien à lui encadraient son étal. Jace s'approcha donc et l'interpella. « Je souhaiterai voir votre plus belle pièce. »
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Message Lun 10 Déc 2012 - 13:47

Arthur avait vécu toute sa vie durant au milieu des roseraies de Hautjardin, mais aussi du luxe et de l'opulence de l'une des plus prestigieuses forteresses du Bief. De ce fait, il avait appris à connaître et à apprécier le faste, ce qui était d'autant plus vrai depuis son passage à Port-Réal aux côtés de son maître, lord Hightower. L'immensité du Donjon Rouge, la beauté cristalline du Grand Septuaire de Baelor, les sombres mystères de Fossedragon et surtout, les incroyables crânes de dragons de la salle du trône au cœur de la forteresse royale... Tout cela l'avait enchanté et émerveillé, mais ce n'était en réalité rien face à ce que lui apportait le retour à Villevieille. La ville déjà si majestueuse avait été transformée par les préparatifs au festival, des étals s'ouvrant dans toutes les rues, des chapiteaux accueillant des troupes d'artistes et surtout, la maison Hightower offrant des merveilles telles qu'on en avait jamais vu de similaires ailleurs, comme ce spectacle pyrotechnique au sommet de la Grand-Tour.

Les jours suivants, Arthur avait beaucoup suivi son seigneur, se rendant en tout lieu qu'il visitait, assistant aux spectacles qu'il regardait et découvrant tout ce qui pouvait s'offrir à quelqu'un de son âge. Il avait constaté que de nombreux nobles étaient présents en ville, comme son propre père ou lord Redwyne, le Héros des Trente Voiles, mais aussi des seigneurs plus obscurs à ses yeux, comme lord Tarly de Corcolline. Il y en avait bien d'autres encore, sans compter tous les artistes de la roture qui pouvaient profiter de ces quelques jours pour présenter leur savoir-faire ou leurs aptitudes aux gens de haute naissance. Est-ce que lord Hightower trouverait-il quelqu'un d'intéressant à prendre à son service ?

Pour l'heure, Arthur avait eu droit à un instant de liberté, accompagnant sa grand-mère lady Amelia entre les différents étals de la place. Ils avaient fait halte devant une petite estrade où trois jeunes musiciens jouaient de leurs instruments et chantaient. L'histoire de Jonquil et Florian le Fol avait suscité quelques commentaires sur la mièvrerie d'une telle chanson, mais le passage à la Belle et l'Ours, chanson grivoise au thème particulier, ne plut guère à lady Amelia qui ne manqua pas de le faire savoir avant d'entraîner son petit-fils à sa suite vers d'autres étals plus convenables, comme peut-être justement les cages de ces animaux dressés que l'on présentait au public. Quelque peu gêné, Arthur lança un regard d'excuse à la petite troupe, le visage rougi, suivant ensuite lady Tyrell.
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Maël
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Message Lun 10 Déc 2012 - 15:52

Voilà déjà une kyrielle de lunes qu’il s’était établi à la Grande Villevieille, fière de sa culture et de son commerce malgré les harassantes difficultés qui la frappaient sas relâche. C’est pourtant aussi émerveillé qu’hébété qu’il avait profité de la merveilleuse cérémonie d’ouverture, la belle Lyra au creux de ses bras, il n’avait guère cherché à contenir son émoi devant le spectacle de flammes.

Les jours qui suivirent se passèrent formidablement bien, et les affaires à proprement parlées avaient dépassé ses attentes. Bien qu’il n’avait point le temps de quitter son étal il avait quelques fois demandé à Lyra ou à Gajeel, son apprenti, de tenir l’échoppe pendant qu’il furetait dans l’animée et débordante de bels gens Place de l’Etoile. Il avait ainsi eu l’occasion d’admirer la performance artistique de Lantheïa et sa troupe ou la délicate et entrainante mouvance d’Aribeth Saline, ainsi que les nombreux saltimbanques qui parsemaient chaque pointe. Ses vadrouilles ne duraient jamais longtemps mais il espérait qu’en cette ultime journée, il aurait l’occasion de jouir de toute incroyable euphorie.

Cela dit en termes d’émotions, il avait bien de quoi faire parmi ses soieries, ses broderies et ses plumes, car elles étaient parvenues à attirer nulles autres que les Roses d’Or du Bief. C’est le cœur soulevé qu’il avait miré le seigneur de la région et sa dame, ainsi que leur fille Emilia, s’approcher de ses ouvrages et plus particulièrement d’une soie d’émeraude. Impétueux jeune homme Gajeel se gorgea d’orgueil puisque c’est lui qui avait donné sa couleur saisissante à l’étoffe. La teinture était particulière complexe, odorante et salissante mais c’était, à l’inverse de son maître, de loin ce qu’il préférait faire. Le mordançage aux cendres végétales et la macération à chaud étaient éprouvantes mais portaient leurs fruits : le suzerain et sa progéniture appréciaient la couleur éclatante qui rappelait, non sans malice, le champ vert de leur blason. Tout près d’eux Alessa Redwyne s’intéressait quant à elle à une ceinture confectionnée dans du cuir de baleine, un matériel aussi de grande qualité, qu’il avait longuement tanné. Après une confirmation silencieuse de la part du tailleur, Gajeel se pencha légèrement en avant pour attirer l’attention de lady Alessa. Guère coutumier de l’exercice, il déploya toute la révérence dont il était capable pour s’adresser à elle. « Ma dame, je peux peut-être vous aider dans votre choix ? J’ai créé cette ceinture mais à votre taille, elle sera plus belle que je n’aurais jamais pu l’imaginer, assura-t-il avec un large sourire, elle irait d’ailleurs fort bien avec une robe au col en fourrure d’hrakkar… Vous savez, ces immenses lions blancs de la mer Dothrak. Ce n’est pas commun, mais il n’en faut pas moins pour quelqu’un comme vous ! Désirez-vous la voir ? »

Quant à Maël c’est respectueusement qu’il s’inclina face au lord Tyrell tout en arborant une risette aussi intimidée qu’admirative. Il parvint toutefois à focaliser son attention sur sa requête. « Je suis honoré par votre attention Votre Seigneurie, et comblé d’avoir, je pense, quelque chose qui vous conviendrait. Sans tarder il se pencha sous l’étal où un coffre renfermait d’uniques trésors, dont une splendide soierie d’un vert encore plus profond et subtil. Voici mon seigneur, la couleur est plus belle car la soie vient de Lys. Elle est vierge de broderie mais je pourrais y remédier promptement si tel est votre souhait. J’avais eu le plaisir de confectionner une tenue pour votre second fils, où trônait une rose d’or, peut-être l’avez-vous vu. » Cela faisait quelques temps que Clarence avait amené le fils cadet dans son atelier, mais Leo Tyrell ou son épouse en avait peut-être eu vent.



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Message Lun 10 Déc 2012 - 17:08

Le retour à Villevieille avait été, pour la pieuse lady, l'occasion d'embrasser les siens avec plus d'expressivité qu'à l'accoutumée. Elle n'avait pas été particulièrement inquiète, mais voyageant peu, elle avait peu l'habitude de ne pas croiser une grande partie des siens après chaque levé et se fendit d'une embrassade presque chaleureuse pour chacun, ce qui ne manqua pas, sans doute, de surprendre un peu. Cette émotion passée, Valencia était redevenue la pieuse et silencieuse lady qu'elle était depuis quelques années et, si elle avait salué lord Caron et lady Jeyne avec toute la courtoisie requise et son sens délicat et délicieux de l'étiquette, elle ne s'était épanchée sur rien et avait même envoyé sa jeune sœur Victoria, curieuse des diverses choses qu'elles avaient pu voir à Port-Real, vers son aînée Virginia, désireuse en partie de leur faire trouver leur admirable complicité sans l'entacher en rien, même un instant.

Les festivités se déroulaient à merveille, croiser lord Tyrell et les siens était un honneur et une joie mais, depuis l'orée du voyage, Valencia restait derrière de très légers, mais très tenaces, voiles brumeux aux teintes d'orage qui assombrissaient ses yeux et accentuait la froideur de son allure. Elle restait pensive, l'esprit d'abord tourné vers la guerre et la dureté des temps à venir et le spectacle enflammé du premier soir avait entériné ce fait ; si elle ne manquait pas de prier, elle réfléchissait aussi beaucoup et les distractions, nécessaires au peuple comme aux guerriers, ne l'affectaient presque pas. Elle saluait les artistes et observait les étals avec attention et un sourire délicat, mais invariable. Bien malheureux aurait été le saltimbanque qui se serait mis en tête de la dérider – pour l'heure, du moins, aucun d'entre eux ne s'y était risqué en particulier. Elle présentait bien, elle se tenait exactement de la façon qu'on attendait d'une lady de son rang, sans que ça ne paraisse autrement que naturel chez elle, mais elle n'était pas divertie et aucune légèreté ne parvenait à percer sa poitrine d'albâtre.

Ainsi, assise au milieu des siens, elle patientait devant l'estrade encore vide d'artistes de la même façon qu'elle en aurait vu s'agiter, avec ce même pli de lèvre aussi aimable que distant. Elle hocha la tête aux quelques mots de Virginia, sortant de son mutisme le temps de souffler.
    « Je leur fais confiance pour avoir choisi un thème adéquat à nous présenter. »

Beaucoup d'artistes auraient eu, à entendre pareils mots, une certaine pression sur les épaules ; il aurait été honnête de leur accorder raison. Certaines des chansons qu'elle avait pu ouïr n'étaient pas de la première innocence et, puisqu'il fallait bien que tous s'amusent et qu'il y avait, parmi la roture et la soldatesque, des âmes diverties par des thèmes qu'elle n'approuvait pas, il fallait bien qu'elle se résigne à ce que ces choses-là soient présentées, tant qu'elles étaient bien faites – c'était le cas. Toutefois, elle entendait, pour un jour ultime, que les frivolités laissent place aux odes à la ténacité, au courage et aux Sept et que surtout rien de subversif ne vienne troubler des esprits déjà éprouvés par les batailles et les doutes. Valencia ne doutait pas de la victoire, les Sept ne pourraient approuver une quelconque défaite et il s'agirait de remporter cette guerre, maintenant, ou plus tard ; mais des âmes consolées iraient mieux à la bataille que des corps aux mains tremblantes et aux yeux pleins d'incertitudes. Les lèvres à nouveau closes, elle écouta la réponse de son lord à l'interrogation de sa sœur, les yeux rivés vers la scène qui attendait ses artistes.
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Lantheïa
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♦ Mariage : Avec la scène.
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Message Lun 10 Déc 2012 - 18:47

Satisfaite de la réponse d'Aslak, Lantheïa se rasséréna vite. Elle n'était pas du genre à se laisser intimider par la seule présence d'un vieil ennemi et il était temps de dévoiler à son public la petite surprise du jour. « Musique, Noam ! » s'exclama-t-elle, et le garçon acquiesça d'un air béat avant de sortir sa flûte dont il tira une joyeuse mélodie. Cette annonce musicale attira l'attention des spectateurs qui se turent ou se mirent à parler un ton plus bas alors que le rideau laissait émerger Lantheïa dans une robe cérémonieuse d'un brun-rouge profond, ourlée de noir, aux manches amples et majestueuses. Elle s'avança d'un pas impérial au bord des planches et salua le public d'une révérence exagérée de saltimbanque avant de lancer d'une voix de stentor qui portait jusqu'aux derniers rangs :

« Mes dames, mes seigneurs, et braves gens de Villevieille, une fois de plus, bienvenue dans l'univers fantasque de votre humble servante et de ses inspirés comparses. »

Se relevant avec dignité, elle inclina gracieusement la tête et sourit malicieusement aux spectateurs. « Comment clore notre prestation à Villevieille sans rendre hommage aux Sept dont la lumière éclaire cette ville sainte ? Et comment vous quitter, nobles spectateurs, sans vous avoir donné une pièce à votre image, reflet de votre imagination, pour votre bon plaisir ? » Elle déambula tranquillement le long de la scène, portant son regard sur chaque spectateur tour à tour, sans insister, laissant le mystère s'installer. « Aujourd'hui, c'est vous qui décidez, sous la tutelle bienveillante des dieux. Sept questions seront posées. Sept voix seront écoutées. Pour la sagesse de l'Aïeule, le courage du Guerrier, l'habileté du Ferrant, la douceur de la Jouvencelle, la bonté de la Mère, le jugement du Père, et... une nécessaire part d'inconnu. » Il n'était pas de bon ton de prononcer le nom de l’Étranger.

Elle volta avec vivacité pour se tourner vers la moitié gauche des gradins. D'un geste théâtral, elle attira l'attention sur une femme âgée dont la vêture laissait supposer une condition prospère sans toutefois être noble. « Belle dame, si vous le voulez, égrainez pour nous la sagesse des ans. Quelle devra être la morale de notre spectacle ? » Elle laissa répondre la vieille femme puis se tourna vers un chevalier. « Messire ! Y aura-t-il des combats dans cette histoire ? » Elle considéra ensuite un homme de moindre condition perdu dans les derniers rangs, qu'elle avait vu vendre les produits de son atelier d'orfèvre au marché. « Dis-nous brave artisan, quel mot insolite devrons-nous placer avec habileté dans nos répliques ? ». Elle s'adressa ensuite à une jeune femme au port altier qui n'était autre que Virginia Hightower. « Ma Lady, quel sera le prénom de notre principal protagoniste, votre champion en cette lice artistique ? Homme ou femme, à vous de choisir. » Ce fut ensuite au tour d'une lady plus âgée d'être interrogée. « Noble dame, un trésor sera-t-il trouvé durant cette aventure ? Nous ne dévoilerons pas immédiatement sa nature. ». Elle se tourna ensuite vers Lord Clarence Hightower, qui, s'il n'était pas encore père, était le protecteur de la Cité, et donc ici le meilleur symbole du Père d'en-haut. « Mon seigneur, il vous reviendra de décider de la fin. Vous jugerez les protagonistes et déciderez de leur sort, s'il vous agrée. Êtes-vous d'accord ? » Pour finir, elle regarda Elyas droit dans les yeux et déclara : « Et toi, humble voyageur, acceptes-tu de prier en silence jusqu'à la fin de la pièce, pour garder nos héros de tout mal ? »

MJ : quelles sont les réponses des PNJ ? (je me suis permis d'enchaîner les questions vu le faible impact des réponses potentielles, j'espère que ça ira... )
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Message Lun 10 Déc 2012 - 20:00

Quand la vision de Villevieille s'offrit aux yeux de Jyanna, elle ne put s'empêcher de se remémorer sa rencontre avec Edric plusieurs semaines auparavant et de réfléchir aux perspectives qu'offriraient le festival qui allait s'ouvrir sous peu. La musicienne avait fait le voyage en compagnie de Jeyne Estremont, elles en avaient profité pour faire plus ample connaissance et partager des moments musicaux. Pourtant, Jya avait l'intention de laisser la noble dame suivre son propre chemin et de partir de son côté tout en restant un minimum en contact avec Jeyne. Si elle était engagée par les Hightower pour l'animation de la ville ses activités la mèneraient tard dans la nuit, ou tôt le matin et d'un certaine manière, elle ne voulait pas déranger la jeune femme par ses allées et venues incessantes.

Les cinq premiers jours passèrent rapidement, la ville était en liesse et les spectacles étaient à la hauteur des espérances comme le feu qui illumina la cité lors de l'ouverture du festival, projetant ses mille feux sur la ville depuis la haute tour. La stormienne avait été bluffé par cette prestation toute en lumière qui parvenait à prendre diverses formes, toutes plus inattendues les unes que les autres. Pour ce sixième jour de fête, Jya se retrouva sur la place de l'Etoile, les estrades pour les différentes représentations étaient disposées stratégiquement pour attirer le public. Certains artisans avaient étalé leurs marchandises pour attirer le chaland. Après avoir observé les alentours et prit la température des lieux, elle rejoignit le groupe qu'elle accompagnerait, une danseuse et un musicien. Elle ne les connaissait pas vraiment, mais elle fit en sorte de donner le meilleur d'elle-même pour trouver le juste ton. Elle laissait ses doigts courir sur les cordes de la harpe, comme s'ils étaient animés d'une vie propre, soulignant de touches subtiles les émotions et actions que voulaient transmettre la danseuse aux spectateurs. Oreille attentive aux moindres modifications apportées par la meneuse, elle laissa pourtant son regard parcourir la foule et sourit en reconnaissant la jeune Estremont. Cette dernière discutait avec un homme que la harpiste ne parvint à identifier, mais elle aurait l'occasion de faire sa connaissance si le destin le prévoyait.

Son regard se porta sur l'estrade centrale où elle ne manqua pas de reconnaitre les membres de la famille régente, ainsi que certaines silhouettes familières dont Lanthéïa, mais elle ne s'appesantit pas plus longtemps, reportant son attention sur la jeune Aribeth. Elle ne volerait pas la vedette à la chef de troupe, n i à la danseuse que sa musique s'exerçait à mettre en valeur. Tout cela lui donnait également envie d se joindre à la prestation vocale, voire de danser et peut-être bien de badiner, sauf qu'elle avait été engagée pour un travail particulier. Autant ne pas faire trop de zèle. Mais cela n'empêchait pas de vouloir éblouir citadins, roturiers et nobles.
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Message Lun 10 Déc 2012 - 20:04

Même si elle s'exprimait facilement, lady Jeyne prenait toujours garde au moindre de ses mots. La musicalité de ces derniers étaient souvent bien appréciés. Ainsi, les paroles qui s'échappèrent d'entre ses lèvres trouvèrent sans efforts échos dans ceux de celui qui se présenta comme Blayne Caron. Ce dernier appréciait la douce Jyanna ce qui étira le sourire de Jeyne qui ne pouvait qu'être indirectement flattée. Tout le mérite en revenait à son frère qui avait su amener la jeune harpiste jusque l'île d'Estremont, mais ce dernier n'étant pas présent, elle se plaisait à prendre les compliments. Toutefois, elle n'en fit pas part dès le début, laissant sa main recevoir son baiser tandis que son regard rencontrait celui du lord. L'éclat de son regard submergea un instant la lady qui n'en montra toutefois rien.

Le compliment qu'il lui offrit amena le rose à ses joues mais elle ne perdit pas pour autant ses mots répondant sans une once d'hésitation :

- Ainsi, l'on parle de moi jusqu'à Séréna ? Vous m'en voyez troublée.

Elle fit une pause polie, laissant ses joues retrouver une teinte plus familière. Toutefois, bien que ses mots soient vérité, elle ne détourna pas les yeux, intéressée de faire une nouvelle rencontre aussi élogieuse.

- Lord Caron, vous me voyez enchantée de vous rencontrer. Séréna est une ville magnifique dit-on où les montagnes semblent gorgées de soleil.

La géographie étant l'une de ses passions, elle connaissait mentalement chaque mont, chaque forêt, chaque cours d'eau qui existaient sur les terres de l'Orage.

- Vous êtes amateur de musique vous aussi ? Peut-être jouez-vous d'un instrument ?

Naturellement, lady Jeyne se tourna vers Jyanna qui poursuivait sa mélodie. Elle aurait aimé continuer à se laisser ainsi bercer, mais une voix retentit au niveau de l'estrade pour la pièce de théâtre. Bien qu'attentive à la réponse de lord Caron, elle se tourna vers la scène, apercevant au premier rang les sœurs Hightower, charismatiques ainsi rassemblées, mais également Clarence qui en tant que protecteur de la ville se trouvait au premier rang.

D'un regard, elle invita lord Caron à faire quelques pas pour se rapprocher des sièges les plus en arrière de la scène afin de pouvoir entendre plus distinctement ce qu'il se disait. Ainsi, elle comprit sans mal que la pièce de ce soir, contrairement à celles des autres soirs, serait des plus improvisée.

Le regard rieur de la jeune lady, toujours surveillé de près par son chevalier et ses gardes, scrutait toutes les personnes que la femme apostrophait afin d'obtenir les éléments de ce qui se jouerait ce soir.
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Message Lun 10 Déc 2012 - 21:47

Par chance, le jeune Maël prétendit avoir quelque part, parmi sa marchandise, quelque article qui pourrait lui donner entière satisfaction. Leo s'en réjouit, car il y avait fort longtemps qu'il n'avait pu faire un cadeau à sa chère génitrice, alors l'occasion était trop belle ! « Montrez donc, jeune homme ! » dit-il avec amabilité.

Le tailleur se pencha sous l'étal et rejaillit quelques instants plus tard, portant sur ses bras une longue étoffe de soie verte dont le sinople était profond et nu de tout motif, de tout accessoire qui paraissait inutile tant la couleur était, en elle-même, suffisante pour caresser le regard et combler les attentes des clients les plus exigeants. Leo Tyrell n'était pas un expert de la mode et du vêtement, mais il savait reconnaître un trésor de textile quand il en avait un sous les yeux et assurément l'étoffe que Maël lui présentait était la promesse d'une cape somptueuse pour lady Amelia sa mère.

Lady Jeanne, qui devinait les pensées de son époux, posa une main amicale sur son bras avant de lui dire ces quelques mots :  « C'est une couleur qui s'accordera parfaitement au teint de votre mère, mon époux. Clairsemée de roses dorées, la cape en serait magnifique. » Ces paroles suscitèrent l'approbation sans réserve d'une lady Emilia plus enthousiaste que jamais. Le sourire de sa fille suffit à convaincre le Long Dard qui ne pouvait y résister bien longtemps.

Il déclara donc avec franchise :
 « Je me souviens très bien avoir complimenté Arthur pour la tenue que vous décrivez, jeune homme, alors soit, l'affaire est faite comme on dit ! Allons pour trois capes taillée dans cette étoffe et chacune clairsemée de roses d'or... Une pour Amelia, une pour mon épouse et une pour ma fille. » ajouta-t-il en adressant un sourire aux deux femmes qui l'accompagnaient et qui comptaient parmi celles qui avaient le plus d'importance à ses yeux d'époux et de père. Lady Jeanne le gratifia d'une révérence aimante et lady Emilia l'imita promptement, elles réserveraient les effusions de gratitude pour les moments d'intimité quand ils seraient de retour à Hautjardin. Nul doute qu'ainsi armée pour l'Hiver, les trois femmes seraient longtemps les coqueluches de la citadelle florale !

Leo s'écarta de lady Jeanne et tira de l'une des poches intérieures de sa pelisse une bourse de cuir verdâtre.
 « Nommez votre prix, jeune homme, que je puisse vous régler tout de suite cette commande si vous l'acceptez. » Leo n'était pas familier de la pratique commerciale, ni du prix de ces choses-là... même si du sang d'intendant coulait dans ses veines, il n'avait aucune connaissance particulière en tissus et chiffons, et depuis il n'était pas là pour pinailler sur le prix de trois cadeaux qu'il souhaitait offrir de bon cœur et généreusement, sans regarder à la dépense. Toutefois, il n'était pas non plus homme à se laisser facilement duper et s'il venait à l'idée de Maël de pratiquer des tarifs exorbitants, il chercherait sans doute à marchander.
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Message Lun 10 Déc 2012 - 21:48

Les chansons grivoises ne devaient pas être assez ladylike aux yeux d'une femme assez âgée qui portait de magnifiques atours car elle passa son chemin, outrée, entraînant avec elle un jeune homme qui lui adressa un regard navré, le visage empourpré par la gêne. Pour toute réponse, Aribeth esquissa un gentil sourire à son égard et lui adressa un clin d’œil complice. Il faut bien s'amuser et il devait y en avoir pour tous les goûts, non ? De la dame la plus distinguer au paysan le plus illettré. Pas de discrimination, c'était son maître mot. Et puis Aribeth commençait à avoir l'habitude de l'impopularité : son comportement trop franc et direct, trop grossier, n'avait jamais séduit personne et ne séduira jamais. Elle ne savait pas qui était cette dame, mais elle portait les couleurs des Tyrell, tout comme le jeune garçon. Bon. Grillée dans le Bief comme partout ailleurs, hein.

Elle avait beau ne pas être le « pilier » de leur estrade, celle qui remportait le plus de succès était sans nul doute la harpiste blonde. Aribeth n'en était guère étonnée. Elle était très belle et très gracieuse, d'une délicatesse et d'une douceur digne de d'une grande dame et puis elle jouait très bien de son instrument. Aribeth s'était plusieurs fois demandé pendant le festival pourquoi on n'avait pas inversé leurs rôles. Jyanna la harpiste devant et Aribeth la mal-léchée derrière. Elle devait sûrement savoir chanter. Enfin de toute façon, c'était trop tard à présent.

Tandis qu'elle terminait La Belle et l'Ours, elle laissa son regard errer sur la place. Si elle avait été plus riche, elle aurait sûrement acheté de beaux tissus à cet artisan textile si doué qu'elle pouvait apercevoir d'ici. Elle se serait fait une plus belle robe que celle qu'elle portait là. Mais pas moyen. Pas les moyens. En tout cas, il avait l'air d'un brave type. Tous les artistes ici avaient l'air de braves gens et quelques têtes dans leur public lui semblaient avenantes aussi. Tout le monde était beau ici, pensait-elle. Elle se sentait parfois un peu hors de propos avec ses taches de son, sa crinière rousse et ses manières de marécageuse. C'était dans ces moments-là qu'Aribeth regrettait de ne pas avoir été élevée comme une dame noble traditionnelle. Quoi que. Une noble dame du Sud ne savait pas chasser la grenouille ou diriger une pirogue dans la mangrove. Les images mentales qui lui vinrent la firent sourire et elle entonnant l'histoire d'Aegon le Conquérant et de ses deux sœurs-épouses en débutant une danse passionnée, guerrière.

Surgit de derrière l'estrade Ivy, revenue de sa promenade sur la place de l’Étoile et qui, excitée, sautait autour de sa maîtresse au même rythme qu'elle, comme entraînée elle aussi à danser bien que ce ne soit absolument pas le cas. La renarde pensait juste que les entrechats de la rouquine était sa façon à elle ne lui signaler qu'il était l'heure de jouer.
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Blayne Caron
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"No Song So Sweet"
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De son habileté à l'épée et à la harpe
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Message Lun 10 Déc 2012 - 22:16

Le compliment du Sire des Marches fit mouche, sans l’ombre d’un doute, et ce dernier se félicita de s’être fait un devoir depuis sa récente accession au titre de Lord de s’informer à propos des membres des différentes maisonnées des Terres de l’Orage, ainsi que certaines du Bief, tout du moins bien plus avant que les cours d’héraldique et d’histoire de son enfance. Lorsque l’on devait envisager une alliance, il était important de connaître son interlocuteur et l’entourage susceptible de l’influencer. Et si ses connaissances n’étaient pas parfaites, il ne ménageait pas ses efforts pour les actualiser.

La jeune Estremont lui fit une remarque à propos de sa demeure, et de l’ensoleillement dont elle bénéficiait, ce à quoi il répondit avec un large sourire :


« Ce n’est pas tant la cité dans la vallée qui fait la splendeur des lieux que la forteresse, perchée sur son pic, dans les contreforts, et surplombant fièrement la Passe du Prince en contrebas. Les Sept ont en effet été cléments concernant le climat qui y règne, et il y fait bon vivre. Admirer un coucher de soleil depuis le sommet du donjon est un spectacle dont je peine à me lasser, malgré toutes les ans. » Il entreprit ensuite de répondre à propos de son intérêt pour la musique, et ne manqua pas sourire de plus belle en abordant le sujet. « Il s'avère que j’ai en effet un penchant certain pour la musique, depuis de nombreuses années. J’ai pour habitude d’user d’une harpe, sans pour autant délaisser cithare ou luth. »

L’attention de son interlocutrice sembla soudain détournée par un appel en provenance de la place centrale, où s’apprêtait à commencer une pièce de théâtre, d’après ce qu’en voyait Lord Caron. Mais ce dernier se sentait d’humeur à jouer plus qu’à rire, aussi confia-t-il discrètement une somme rondelette à Tymeo en lui donnant ses instructions, avant de rejoindre Lady Estremont et reporter partiellement son attention sur la scène, alors que le jeune homme d’armes se dirigeait vers l’étal d’un luthier qu’avait repéré depuis le premier jour le Seigneur de Séréna. Ils suivirent tous deux pendant quelques minutes les échanges de la troupe et des spectateurs, puis le jeune garde aux rossignols s’en revint, une harpe emballée dans une étoffe entre ses mains, la tenant comme s’il craignait de la briser.

« Neuve et accordée, M’sire. Une des plus belles qu’il ait faites. »

Le remerciant d’un bref hochement de tête, Blayne se saisit de l’instrument et en pinça quelques cordes, en tirant quelques notes, et sourit d’un air satisfait. « Belle pièce, ma foi. » Se tournant vers Lady Jeyne, il lui souffla quelques mots : « Je dois avouer que la jeune harpiste a éveillé en moi l’envie de me joindre à elle, vous pouvez me suivre si le cœur vous en dit. » Sur ces mots, il prit la direction du groupe de saltimbanques, décidé à s’y immiscer le temps d’une chanson. On ne refusait pas un Lord. Profitant d’une pause dans le récital, vraisemblablement le temps pour la troupe de prendre un repos bien mérité, il ôta délicatement l’instrument de son tissu protecteur, admirant quelques instants sa belle facture, puis commença à jouer quelques accords, de façon à attirer l’attention des musiciens. Ceci fait, il se lança dans une interprétation d’un chant rafraîchissant connu sous le titre de Fleurs de Printemps, jetant un regard en direction de la troupe, presque dans un défi de reprendre leurs instruments et l’accompagner.

« Le Ménestrel, qu’on l’appelle par chez nous », chuchota l’audacieux Tymeo à Lady Estremont. « Pas pour rien.»



Nul chant n'est si doux...
Mais bientôt vous danserez entre mes mains


N'hésitez pas à me MP si un rôle dans la famille Caron ou son entourage vous intéresserait, je suis ouvert à toute proposition.


Dernière édition par Blayne Caron le Mar 11 Déc 2012 - 8:17, édité 2 fois
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Message Lun 10 Déc 2012 - 22:33

     La mélancolie s'était à nouveau emparée de Valencia. Le minois de l'aînée resta neutre, elle n'était pas du genre à manifester ses émotions en public ou encore à demander à sa sœur ce qui n'allait pas. Depuis la mort de leur frère aîné, Virginia avait pris l'habitude de voir sa sœur arborer pareille expression et elle savait bien que rien ne parviendrait vraiment à la dérider. Il suffisait d'attendre que les festivités débutent de manière à ce qu'elles puissent se divertir. Après la réponse de Valencia, la plus âgée des trois sœurs reprit la parole d'un ton toujours aussi calme et posé. « Peut-être allons-nous avoir droit à une traditionnelle histoire d'amour comme tout le monde en raffole ? » Elle n'avait pas oublié sa conversation avec sa sœur lorsqu'elles étaient sorties un peu du Donjon Rouge, le jour où Virginia avait rencontré le pirate qui travaillait désormais pour lord Redwyne. Ce matin-là, l'aînée avait taquiné – à sa manière – sa cadette sur le côté romantique qu'elle semblait posséder. Une manière comme une autre de rappeler à Valencia le moment qu'elles avaient passé ensemble là-bas.

     Ce fut à ce moment qu'une musique résonna et qu'une femme en robe purpurine apparut sur scène. Son visage attira aussitôt l'attention de Virginia qui appréciait les personnes qui savaient s'imposer. Assez âgée, cette comédienne – à moins qu'il ne s'agisse de la gérante de cette troupe – semblait savoir ce qu'elle faisait et ce qu'elle souhaitait. L'oreille tendue, la Hightower prêta toute l'attention qu'elle avait à cette femme qui enchaîna une série de questions, mêlant le public à son spectacle ce qui ne manqua pas d'intéresser encore davantage la noble dame. C'était très différent des autres spectacles qu'elle avait eu l'occasion de voir jusqu'à présent et les choses s'annonçaient sous les meilleurs auspices ! Puis, à sa grande surprise – mais à son plaisir aussi – Virginia fut elle aussi conviée à apporter sa contribution à ce petit spectacle. À la question qui lui fut posée, elle ne réfléchit pas bien longtemps avant de prononcer le nom qui lui venait naturellement. « Allons donc pour Abelar, avec un nom pareil, nul doute qu'il sera de grande valeur ! » Un petit clin d’œil destiné à sa sœur. Virginia n'ignorait pas la perte rude que cela avait été de voir leur frère aîné les quitter, surtout pour Valencia. C'était une manière comme une autre de le faire tout de même participer à ces réjouissances, même si c'était une bien faible consolation.

     Suite à cette réponse, la jeune femme se concentra une fois de plus sur ce qui se passait devant elle. L'espace d'un instant, son attention se détourna de la scène comme la femme était occupée à interroger d'autres personnes – dont Clarence – et ses yeux verts se promenèrent sur les personnes présentes non loin de là. De nombreux nobles dont plusieurs n'étaient pas sans lui rappeler des souvenirs plus ou moins vaporeux. Au final, lorsque la voix de l'organisatrice se calma, l'attention de la noble se reporta sur la scène, attendant avec intérêt de voir ce que l'avenir leur réservait.
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Lady Coeurdepierre
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Message Lun 10 Déc 2012 - 23:42

Spoiler:
 

     Lord Redwyne avait choisi à tout hasard l'étal du joaillier le plus en vogue de Villevieille, et si Ordello avait fait de l'orfèvrerie son métier et son gagne-pain, il coulait dans ses veines le sang des commerçants les plus habiles, ceux qui sont de la pire espèce, celle des escrocs. À l'approche du Grand Amiral, il avait non seulement repéré un client potentiel mais également un chaland riche à souhait, ce qui l'avait immédiatement mis de bonne humeur et l'avait disposé à le recevoir avec toutes les manières et toutes les douceurs dont il se sentait capable. Six jours de festival l'avaient épuisé mais il n'en demeurait pas moins soucieux de faire de bonnes affaires, et la bourse de lord Redwyne semblait ne demander qu'à se vider dans ses coffres à lui. Il lui décocha un sourire doré avant de lui répondre d'une voix où chantait les tuiles serrées des toitures de Pentos. « Ma plus belle pièce ? Je vois que mon seigneur ne s'embête pas avec la camelote et les babioles que les autres joalliers, ces escrocs, ont bazardé sur leurs plateaux ! Laissez-moi vous montrer ce qu'un vrai professionnel du bijou peut faire, voyons... » Haussant les sourcils pour se donner l'air important et connaisseur, il donna l'impression de consulter sa marchandise, tendit la main vers un lourd médaillon de rubis avant de la retirer, soupesa trois bracelets, caressa la courbe de quelques anneaux avant d'arrêter son choix sur une broche d'or, d'argent et de nacre qu'il laissa finalement de côté pour extraire du fond d'un panier un petit coffret de bois laqué. Il l'ouvrit pour révéler à son potentiel client un bijou étonnant, il s'agissait d'un anneau taillée dans une pierre étrange et dont le vert luisant semblait palpiter quoiqu'il fût parfaitement inerte. Par endroit fusait la lumière tendre de quelques diamants incrustés dans l'anneau. Extatique, Ordello roucoulait. « Voyez cette pierre étonnante, mon seigneur ! À Yi Ti, ils appellent ça l'oeil-des-dieux, et nous, pauvres barbares, nous appelons ça de la Jade... admirez cet anneau qui réussit le tour de force d'être discret tout en captant le regard ! Nul doute qu'un tel bijou conviendra au riche personnage que vous êtes, messire ! Et s'il s'agit d'un cadeau que vous désirez faire, sachez qu'il n'est pas une femme au monde qui n'enviera pas celle qui portera à son doigt une telle merveille ! »

     Après un de ces commentaires acides dont elle gardait jalousement le secret au fond de son cœur de vieille dame aigrie, lady Amelia entraîna le jeune Arthur, son petit-fils, loin de cette estrade où l'on chantait des chansons quelque peu trop grivoises pour ses oreilles de vieille peau acariâtre. La grand-mère entraîna le jeune homme vers l'endroit de la place de l’Étoile où l'on pouvait observer des animaux en cages et des bêtes dressées spécialement pour le divertissement de la populace qui ne manquait pas de s'attrouper pour voir les prouesses de ces grands félins venus d'Essos, les cabrioles des ours capturés dans le grand nord ou encore ces oiseaux magnifiques dont les plumes semblaient avoir trempé dans chacune des strates de l'arc-en-ciel. « Regarde ça ! » Lady Amelia pointait du doigt un véritable cerf blanc qu'applaudissait une foule d'admirateurs. « C'est la première fois que j'en vois un vivant... dans le temps, un courtisan avait offert à ton grand-père la tête d'une de ces bêtes qu'il avait chassé dans le Bois-du-Roi... offrir la tête d'un cerf, quelle idée saugrenue ! Si tu veux mon avis, je... Oh !» Ce petit cri de surprise dut surprendre le jeune Arthur, car la vieille femme y succombait rarement. Pourtant, elle resta bouche bée quand ses petits yeux rencontrèrent ceux d'un drôle d'animal qu'une cage de fer protégeait de tous les badauds qui l'observaient avec une curiosité avide. En effet, sous l’œil muet d'un dresseur torse nu, un petit éléphant nain au cuir clair semblait ne pas savoir où se mettre dans l'étroitesse de sa prison de fer. Lady Amelia saisit alors le bras d'Arthur : « Par les sept, sais-tu de quoi il s'agit ? Je n'ai jamais rien vu de tel... on dirait une version miniature de l'Orage Moqueur, mais en plus silencieux... Il faut questionner son propriétaire ! »

     Mais du côté de l'estrade où demeuraient Aribeth et les musiciens qui l'accompagnaient, le départ de lady Amelia et du jeune Arthur passa inaperçu. Il était évident que la paludière était habitée par son art et par les récits qu'elle offrait à son public qui ne démordait pas. Les commentaires et douces paroles échangés par lord Caron et lady Estremont sous l’œil curieux de Jyanna n'altérèrent en rien la performance du trio qui, une fois qu'elle prit fin, récolta de nombreux applaudissements et des encouragements à poursuivre, dont celui d'un gros bonhomme qu'il convient de décrire à présent : de taille moyenne et de forte corpulence, Walder était vêtu de la livrée caractéristique à Villevieille de la jurande des commerçants, cet habit de lin gris et rougeâtre qui vous boudinerait les hanches d'un affamé ; à sa mine amène et souriante, on devinait l'homme content de lui, l'homme qui pue l'arrogance, l'homme dont le visage rougeaud et joufflu suffit à tout dire de lui sans qu'un mot ne passe ses lèvres éclatées comme une pivoine éclose ; enfin, à l'air sûr de lui qu'il affichait en posant ses yeux sur toutes choses, on devinait l'homme de négoce et d'argent retiré qui continuait d'avoir ses petites habitudes dans les plus hautes institutions économiques de la cité. Cet homme, qui portait des bijoux distingués mais n'avait en vérité aucune éducation, attendit la fin de la chanson déclamée superbement par Aribeth Saline pour interrompre d'un applaudissement la discussion de tous ceux qui, autour de lui, regardaient la chanteuse et les musiciens avant de cracher cet éloge de bourgeois illettré : « Bravo, bravo ! Encore ! Encore ! » Il se tourna ensuite vers ses voisins, qu'il savait être lord Caron et lady Estremont, car Walder savait son métier pour leur confier ces quelques mots avec un clin d’œil appuyé, comme pour témoigner qu'il savait des choses et qu'il était heureux de les partager : « Elle chante bien, la paludette, non ? Vous croyez qu'elle nous chantera une chanson de son marécage ? » Il n'y avait pas une once de mépris dans ses paroles, rien que la sottise de celui qui croit tout savoir sans pourtant rien connaître. D'une voix qui se voulait mielleuse mais qui était plus collante qu'une confiture qu'on laisse au soleil un jour d'été, il reprit en criant vers l'estrade : « Oh oui ! Chantez-nous un air de chez vous, je veux entendre les marécages ! Les marécages ! » Il venait d'interrompre le morceau de lord Caron, mais il n'en avait cure !

     À l'interrogation de Virginia, Clarence, assis dans les gradins aux côtés de ses sœurs, répondit après quelques instants de réflexion alors qu'il songeait à ses deux frères qui arpentaient sans doute la place pour exécuter leurs devoirs et profiter un peu, eux aussi, du festival. D'un regard, Clarence désigna la scène face à eux en contrebas des gradins avant de plisser ses lèvres en un rictus d'approbation ténue. « Je crois qu'en fait de théâtre, la troupe que nous allons voir se démarque véritablement. Elle a présenté chaque jour depuis le début du festival et a chaque fois reçu un bon accueil du public. Il me semble même que lord Tyrell songe à leur proposer de venir jouer régulièrement à Hautjardin pour un certain temps... je ne peux non plus vous cacher que j'y pense également, mais cela dépendra assurément de la prestation qu'ils vont nous offrir. Ils ne devraient plus tarder, à présent. »
     Un peu plus bas dans les gradins, Elyas attendait impatiemment lui aussi le début de la représentation, mais pour une toute autre raison : il avait avec Lantheïa un contentieux de longue date et peut-être les dieux lui offraient-ils l'occasion de le solder une fois pour toute. Après avoir réussi à entrer dans les gradins sans se faire prendre par les soldats du guet qui, à vrai dire, se souciaient peu de lui, car il n'était à leurs yeux qu'un vieillard inoffensif, Elyas tenta d'approcher un notable aux tempes grisonnantes qui s'inquiéta de voir un tel pouilleux s'installer à ses côtés et l'appeler « son ami ». Mais le notable en question ne put rien faire ni répondre à la question d'Elyas, devant lequel il ouvrit grand la bouche pour lui révéler ce défaut qui lui valait son surnom... car Elyas avait pris place aux côtés d'Archy-le-Silencieux.
     Derrière le lourd rideau du théâtre, Lantheïa n'avait pas manqué de repérer ce visage familier au premier rang, et immédiatement le ciel, pourtant clair, s'était assombri pour elle, quoiqu'elle demeurât confiante : Aslak n'avait-il pas été justement embauché pour s'occuper de cas comme celui-ci ? Ce dernier d'ailleurs semblait plutôt content d'avoir enfin l'occasion de faire ce pour quoi « maîtresse Lantheïa » le rémunérait. Il décida de la marche à suivre et pris sa place alors que la comédienne et sa troupe s'apprêtait pour une représentation très spéciale.
     Après une entrée en matière des plus réussies qui suscita même quelques applaudissements timides, elle questionna tour à tour sept personnes. La première, une grosse bourgeoise d'âge avancé, lui répondit avec timidité : « Il faut... euh... ne jamais remettre à demain ce qu'on peut faire aujourd'hui ! » Puis, ce fut au tour d'un chevalier d'être interrogé. Celui-ci, qui avait connu la bataille du champ d'Herberouge, répondit d'un ton las : « Réservons les combats pour la guerre, et bannissons les du théâtre ! » Quant à l'orfèvre qui fut le suivant interrogé, il répliqua tout de go et sans ambages, ce qui suscita quelques rires, dont celui caractéristique de lord Hightower : « Je veux entendre le mot Tyrannie ! » Ce fut ensuite au tour de lady Virginia d'être interrogée, et la réponse qu'elle fit fut à la hauteur de sa réputation de sœur et de fille proche de sa famille. Quant à la dame plus âgée qui fut questionnée après, elle hésita un instant avant de répondre d'une voix tremblante, sans quitter lord Hightower des yeux : « Un... un miroir d'argent... » Le seigneur de Villevieille se tourna aussitôt vers elle et la couva d'un regard dur et sévère, puis ce fut à son tour d'être interrogé. Il retrouva un visage souriant avant de répondre à la maîtresse de cérémonie : « Je suis d'accord, et déciderai de la fin quand celle-ci surviendra. » Quant à la question posée à Elyas, il n'appartenait qu'à lui d'y fournir la réponse qu'il jugerait adéquate.

     Du côté de la pointe sud, non loin de l'estrade où Aribeth Saline devait composer avec un admirateur peut-être trop enthousiaste, deux manteaux gris avaient interpellé un freluquet qu'ils avaient conduit jusqu'à leur commandant Arthur Costayne. Ce chapardeur n'était qu'un gamin, un pauvre mendiant qui avaient quitté l'eau croupie des bas-fonds pour nager dans celles plus claires du festival, espérant y trouver et y voler assez d'or ou d'objets précieux pour survivre encore quelques années dans cette cité aux rues pavées et aux lois intraitables pour les voleurs en tout genre. Cette fois, le butin du garçon à la mine rayée de cicatrices et couverte de crasse était un bracelet d'or qui pouvait appartenir à n'importe quelle dame de haute condition sociale comme à n'importe quel homme un peu coquet, chose courante dans le Bief, et chose encore plus courante à Villevieille durant le festival. « J'vous dirais rien ! » fut la seule réponse du larron. Ce dernier ne parlerait pas facilement, il n'avait qu'une idée en tête, s'échapper à présent, et refuser catégoriquement de suivre Arthur là où ce dernier souhaitait l’emmener. Le commandant du guet irait-il jusqu'à violenter l'enfant pour le contraindre à avancer ? Ou bien userait-il d'autres méthodes moins brutales pour obtenir de lui la vérité ?

*** *** ***

PS : Une intervention pour débloquer ceux qui ont besoin des PNJ de l'animation ! Il y en aura de nombreuses ainsi pour permettre un jeu fluide et agréable ! Ce n'est donc pas très grave si vous n'avez pas pu répondre entre-temps, car la situation n'a pas fondamentalement évolué ! Leo, Maël, je ne vous ai pas oublié, mais vous vous débrouillez très bien sans moi pour le moment Wink ! Leslyn, Alliser, n'hésitez pas à prendre l'animation en route !

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Attention, lisez bien les descriptions du premier post ! L'estrade d'Aribeth Saline et Jyanna n'est pas proche du théâtre de plein air de Lantheïa. Wink

NB ter : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Message Mar 11 Déc 2012 - 0:24

Lady Alessa se laissa séduire par le discours de l'apprenti du tailleur et demanda à voir la fameuse robe qu'il avait décrite comme conçue autour d'un col de fourrure d'hrakkar. Une pièce si rare méritait nécessairement l'attention ! Plus loin du côté de Jace, à peine avait-il annoncé qu'il souhaitait voir et toucher la plus belle pièce de sa collection que l'artisan se précipita pour la lui dévoiler. L'orfèvre sembla très intéressé par son nouveau client et Jace reconnut là l'attitude des marchands originaires de la populeuse ville de Pentos. Il en devenait presque caricatural. Il fouilla ses corbeilles, ses coffrets, ses bourses et même ses coffres jusqu'à lui révéler une bague étonnante, c'était le moins qu'on puisse dire, car Jace ne se souvenait pas avoir vu un seul anneau à Westeros qui fut effectivement taillé à même la jade, cette pierre originaire de la lointaine Yi Ti et qui avait donné son nom à la mer qui en bordait les rives mystérieuses. Jace écouta l'orfèvre qui, naturellement, vanta les mérites de l'anneau, sa rareté et son cachet. Bien qu'il fût d'accord pour accorder que le bijou était fort beau, Jace ne souhaitait pas en rester là et ne comptait pas se satisfaire de cette breloque qui pouvait tout aussi bien être fausse. Il expliqua donc qu'il désirait voir d'autres pièces de la collection du joallier, en faisant ces précisions : « Je suis d'accord, cette pièce est très belle, mais je la trouve un peu trop originale. Je doute qu'elle puisse convenir à une lady charmante et spirituelle comme lady Virginia Hightower. N'auriez-vous rien de plus conventionnel ? Montrez-moi donc quelques uns de vos plus beaux bijoux, j'aimerais me faire une idée de ce dont vous êtes capable. »

L'artisan ne s'attendait sans doute pas à ce que le jeune seigneur de la Treille se montre si difficile et pourtant, avait-il été abusif ? N'était-il pas normal d'être sourcilleux considérant le prix de la marchandise ? D'autant plus qu'il s'agissait pour lui de faire un présent à lady Virginia, celle qui serait bientôt son épouse, et pour une dame de cette qualité, il lui fallait le meilleur. Il n'aurait pas supporté de se présenter à elle et de lui remettre entre les mains une bagatelle médiocre, conçue et faite par un sot. Ce n'était pas le hasard d'ailleurs qui l'avait fait choisir cette orfèvre, mais il ne resterait pas devant cet étal si ce dernier ne lui donnait pas pleine satisfaction. Il y avait sur la place d'autres orfèvres non moins talentueux sans doute qui lui proposeraient certainement des bijoux d'une grande qualité et digne d'être offerts à celle qui serait bientôt lady Redwyne à ses côtés. D'ailleurs, Jace espérait qu'après avoir finalisé cet achat il pourrait aller à sa rencontre au théâtre de plein air, car il souhaitait ardemment la retrouver et avoir l'occasion d'un peu discuter avec elle, car sa conversation, il le reconnaissait volontiers, lui manquait amèrement. Les plus douces liqueurs invitent à promptement se resservir.
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Message Mar 11 Déc 2012 - 0:32

Même après avoir vécu bien plus longtemps que bon nombre de ses semblables mal-nés, si ce n’était doublement plus longtemps que le gros des nomades, Elyas fut pris d’une certaine surprise en contemplant le vide de cette bouche où aurait dû siéger une langue et où ne se trouvait qu’un espace vide au-dessus d’une chair rose et flasque. Privé de ses mots, quel destin atroce, l’un des rares qui parvenaient encore à faire naitre quelque angoisse dans sa vieille carcasse. Mourir était tolérable, dans une douleur insoutenable aussi pourvu que la représentation s’en voyait améliorée, mais finir condamné à une semi-existence muette ? Certainement pas ! Accoutumé à ne laisser transparaitre sur ses traits que les émotions qu’il avait lui-même choisies, l’ancien saltimbanque hocha la tête avec un air neutre et recentra son regard vers la scène encore déserte en soufflant : « Bon spectacle. »

Puis virent la mélodie d’une flûte et la femme qu’il ne considérait pas comme sa Némésis mais plutôt comme un cadeau du destin, la possibilité faite chair de démontrer l’ensemble de ses talents lorsque ces derniers devaient œuvrer pour une juste punition. Tant qu’un semblant de souffle animerait ses poumons crasseux et que Lantheïa ne plongerait pas dans un abime sans fond de désespoir et d’échec alors le vagabond ne cesserait de suivre ses traces et de profiter joyeusement de chacune de leurs retrouvailles. Bien entendu Elyas ne chercherait pas tout de suite à s’immiscer dans la pièce qui allait se jouer sur l’estrade –s’il intervenait jamais-, le moment importait tout autant que le jeu d’acteur et si son heure ne devait pas arriver devant si beau public eh bien soit ! Il pourrait déjà régaler ses yeux et ses oreilles avant de songer à quelque bon tour à jouer à la vieille pie.

Faire intervenir une audience tenait en soi d’un art assez difficile à maitriser, il fallait non seulement choisir les éléments les plus prometteurs mais surtout choisir les bons mots pour en obtenir quoi que ce soit d’intéressant. La bougresse s’en sortait à merveille, cela il se l’avoua sans rougir, calquant ses interventions sur la Foi si chère au cœur de cette ville, chaque facette fut abordée jusqu’à ce que…

La tournure adéquate dissimulant la pique venimeuse, comme c’était bien joué ! Il rendit son regard à Lantheïa, un semblant d’amusement dans les yeux et un léger sourire sur les lèvres. Puis posant la main sur l’épaule de son camarade diminué vocalement il parla distinctement, aidé en cela par cette voix dont il faisait son pain quotidien :

« Si c’est le silence que tu désires, mon amie, tu aurais mieux fait de demander à mon voisin de siège ! Mais c’est avec joie que l’humble voyageur que je suis priera pour nos héros, que ce soit pour qu’ils connaissent une vie longue et prospère ou un passage rapide et sans douleur. »

Quel acte merveilleux s’annonçait !
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