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Les préludes d'une guerre ! [Edarra - Asafa]

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Message Dim 9 Déc 2012 - 9:56

Deux semaines s'étaient passées depuis le retour des Ferboys dans les Osseux et il fallait admettre que la situation semblait un peu bloquée. Edarra pensait que son agression allait permettre de faire bouger les choses mais bon, même si cela avait créé quelques remous, cela semblait s'évanouir dans les abîmes de l'oubli. Bien sûr, le fait qu'elle n'ait pas pu porter ses paroles et ses intentions elle-même au travers de Dorne devait jouer dans ce manque d'enthousiasme chez les nobles dorniens mais bon, cela ne pouvait être tout. Daärim lui avait certifié qu'il parviendrait à obtenir le soutien des Uller et de son père mais bon, elle devait se rendre à l'évidence aujourd'hui, cela ne se présentait pas comme elle le voulait. Déjà, le fait que les Uller suivent la guerre contre les Fer-nés était une surprise de taille mais surtout, les voir combattre aux côtés des soldats du Bief et des Terres de l'Orage était une chose inimaginable. Dire que Rennifer et Anissa souhaitaient attaquer le Bief et que maintenant, ils jouaient les petits chiens sous le simple ordre du faux Prince, cela en était pathétique.

Sa blessure lui faisait nettement moins mal aujourd'hui mais bon, si celle-ci n'avait servi à rien, la jeune femme aurait bien du mal à l'accepter. Pour que cela n'arrive pas, elle décida de lancer un autre plan afin que les choses changent et évoluent dans son sens. Après tout, si Dorne n'allait pas aux Terres de l'Orage, il suffisait de s'assurer qu'ils viennent à eux. Sans perdre trop de temps, elle demanda à sa suivante d'aller chercher son cousin. Depuis deux semaines, il noyait presque chaque jour sa culpabilité dans l'alcool et les femmes. Cette nouvelle idée lui permettrait de se racheter, même si en réalité, il n'avait rien à se reprocher. Tranquillement dans son bain, la brune réfléchissait au déroulement de la situation, sachant très bien que chaque chose devrait être pensée dans les moindres détails pour que cela fonctionne comme prévu.

Si elle avait pu payer des mercenaires pour se faire passer pour des hommes du Prince, elle pourrait aisément réitérer l'opération sauf que cette fois, cela serait un noble des Terres de l'Orage qui en serait la cible. Les tensions entre les deux contrées n'étaient certes plus aussi vivaces mais bon, une piqûre de rappel suffirait certainement à faire renaître une animosité qui serait tout à son avantage. En attaquant un vassal des Barathéon, ceux-ci auraient vite fait de répondre avec une certaine virulence. Le tempérament de cette famille était d'ailleurs une chose sur laquelle elle comptait. Après tout, ils étaient bien plus bercés par l'honneur que les Martell, ceux-ci ayant vendu leur contrée sans le moindre remords. Pour cela, il suffisait donc de trouver des hommes de confiance et qui de mieux que son cousin, ardent client des tavernes et autres lieux de débauche et de boisson pour recruter des hommes capables de réaliser cette petite mission.

Alors qu'elle réfléchissait à la marche à suivre pour que les choses se passent comme elle le voulait, sa servante commença le traitement de la blessure par de l'onguent et diverses crèmes médicinales. Même si la cicatrice serait toujours clairement visible dans le dos d'Edarra, la plaie s'était bien refermée et la douleur avait presque disparu grâce aux bons soins de la vieille servante. Une fois la crème appliquée, la dornienne se remit en position confortable dans son bain, savourant l'eau chaude qui enveloppait son corps. Dans la contrée brûlante de Dorne, un bain chaud permettait d'habituer son corps à la chaleur et donc de la supporter avec plus de facilité. Alors qu'elle se prélassait toujours dans son bain, quelqu'un frappa à la porte. Cela devait être sa jeune suivante qui ramenait Asafa et donc, pas du tout gênée par sa nudité, elle les invita à entrer. Il n'y avait pas de quoi être gênée vu qu'il s'agissait d'un membre de sa famille et en plus, elle le voyait plus comme un servant qu'autre chose, même si parfois les souvenirs de leur passé commun revenait à la surface.

« Entre. »

Sa suivante ouvrit la marche se décalant et tenant la porte au noble de la Maison Ferboys qui la suivait. Asafa fit son apparition dans la pièce, faisant face à sa cousine qui comptait bien se servir de lui pour parvenir à réaliser son plan. Après ce qu'il s'était passé dans les Terres de l'Orage, elle savait parfaitement que son cousin allait tout faire pour se rattraper et c'est exactement sur cela qu'elle comptait. Calmement, elle commença par des banalités, histoire de détendre l'atmosphère avant de lui parler plus sérieusement de ce qu'elle voulait de lui.

« Alors Asafa, comment vas-tu ? J'espère que tu n'as pas encore trop bu hier et que tu as l'esprit clair. Je vais avoir besoin de ton aide, penses-tu pouvoir m'aider à me venger de ce qu'il m'est arrivé ? »

La question était purement rhétorique car au final, son cousin était à son service et il n'y avait aucune chance qu'il lui refuse quoique ce soit. Se prélassant toujours dans son bain, ses deux suivantes s'activant pour maintenir la chaleur de l'eau en déversant délicatement quelques lampées d'eau chaude sur les épaules de la belle, la noble jeune femme arborait un visage décidé qui témoignait du sérieux de la conversation qu'elle allait avoir avec l'homme devant elle. Si Daärim ne parvenait pas à accomplir l'objectif qu'elle lui avait fixé, elle se devait de prendre le taureau par les cornes et de faire un nouveau pas pour déclencher la guerre qui affaiblirait immanquablement la Maison Martell. Son fiancé partant pour la guerre contre les Fer-nés, ce point de son plan allait également être repoussé et il fallait admettre que cela commençait à lui peser. Il y avait le problème de la stupidité de son oncle qui n'avait pas réfléchi plus loin que le bout de son nez et pour cela, il n'y avait pas dix milles solutions. Peut-être que pour cela aussi, Asafa pourrait lui être d'un secours efficace. Avec un peu de doigté, elle parviendrait certainement à le convaincre qu'il était temps que ce vieil homme malade avait assez nuit à la Maison Ferboys, tout comme sa stupide épouse.
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Mar 11 Déc 2012 - 14:19

Après son retour à Ferboys, le géant des Osseux avait littéralement disparu, pendant trois jours. Trois jours entier au cours desquels nul ne savait où le Ferboys était passé ou ce qu'il faisait. Lors de son arrivée à Ferboys, il avait semblé particulièrement touché par le fait que nul membre de la famille se trouvait présent pour les accueillir. Ainsi, il avait fait fi des soins qu'il devait recevoir pour quitter rapidement les lieux, l'air furieux, tant et si bien qu'il manqua la visite de son ami Daärim, qui était venu s'enquérir de la santé de sa cousine Edarra. Il était par la suite réapparu, l'air bien misérable, noyant son chagrin dans l'alcool à la taverne de la cité. De plus, on l'avait vu partagé la compagnie d'une femme, dont les atours semblaient être ceux d'une prostituée mais qui, pourtant, ne resta qu'avec le noble Dornien au teint halé.

Cette jeune femme se présentait sous le nom de Laïssa, et se trouvait être une beauté typiquement Dornienne, le teint olivâtre, les yeux sombres et les longs cheveux couleur de jais. Elle prenait grand soin du jeune homme, dont le moral semblait bien bas, avant qu'elle ne quitte la ville il y a quelques jours seulement, alors même que personne ne la connaissait avant cela. Finalement, s'il n'était toujours pas retourné au château, il semblait moins se morfondre pour reprendre du poil de la bête. Aussi, lorsque Edarra envoya sa suivante pour le chercher, elle le trouva à la taverne, mais il n'était, pour le coup, pas complétement ivre, comme les jours précédents. La servante découvrit qu'il était plutôt propre sur lui, contrairement aux derniers jours où les clients et les taverniers avaient vu un géant à la barbe drue et à la coiffure négligée, les traits tirés et l'odeur de l'ivrogne. En effet, sa barbe était à nouveau taillée et il semblait être requinqué, bien que ses yeux ne reflétaient pas son habituelle joie de vivre.

Il n'avait guère parlé de son malheur, à quiconque, aussi il était difficile de savoir ce qui le tourmentait. Edarra le connaissait bien, et d'après ce que lui avait rapporté ses informateurs, elle avait déduit que cela était du au fait qu'il n'avait pas su la protéger de ses agresseurs. Asafa idolâtrait littéralement sa cousine, la voyant comme une femme forte, intelligente et d'une noblesse exceptionnelle. De plus, il était convaincu, peut-être à tord, qu'elle restait une bonne personne, quelqu'un de foncièrement bon, qui utilisait parfois des airs froids, distants et cassants pour mieux se protéger et protéger les siens. Aussi, quant il l'avait vu ainsi, grièvement blessée, gisant au sol, il avait perdu toute contenance, au point de se retrouver lui-même amocher en se jetant comme un forcené sur les coupables. Il gardait désormais une bien vilaine cicatrice en travers du front, comme un funeste et cruel rappel de son cuisant échec, quand bien même il s'était montré vaillant au combat.

Le Ferboys avait immédiatement suivit la servante pour se rendre aux côtés de sa cousine, marchant d'un pas rapide, comme s'il avait attendu cet instant fort longtemps. Il arriva donc rapidement jusqu'à la chambre de l'héritière de la forteresse des Osseux, et laissa la servante toquer à la porte. Edarra les invita à entrer et Asafa remarqua que sa cousine le recevait... Dans le plus simple appareil. Elle était nue, se délassant dans son bain en recevant les soins de ses servantes. Un instant, le géant des Osseux sembla tiquer, se bloquant sur le pas de la porte, avant de reprendre sa marche en avant. Son visage était étonnamment sévère, contrairement à l'éternel jovialité qu'il affichait pourtant d'habitude en toutes circonstances. Il s'avança alors dans la pièce et s'approcha de sa cousine, pour la saluer d'un baisé sur le cuir chevelu, comme il avait l'habitude de le faire. Puis, il s'installa sur un siège face à sa cousine.

- Bonjour Edarra... Je vais bien, merci... C'est surtout à toi que l'on devrait le demander. Comment vas ta blessure ?

Son air se fit plus sombre encore lorsque Edarra évoqua sa volonté de l'associer à sa future vengeance. Dans un soupir, il s'enfonça un peu plus dans le siège, laissant s'écouler quelques secondes dans le silence le plus complet. Sa main passa sur sa tempe, puis dansa machinalement sur cette disgracieuse cicatrice traversant son front alors qu'il semblait se perdre dans ses pensées. Il finit par se redresser, prenant la chaise avec lui pour se rapprocher de la baignoire où se prélassait sa cousine. Son regard se posa sur les servantes et il leur demanda sèchement de sa voix grave de quitter les lieux.

- Laissez nous.

La voix du géant des Osseux avait tonné dans la pièce sans qu'il ait eu besoin de hausser le ton. Les servantes restèrent figées quelques secondes, littéralement choquée par ce qu'elle venait d'entendre, ne sachant que faire. C'était l'une des premières fois que le Ferboys leur parlait ainsi, lui ayant toujours été si sympathique, affable et poli, et la surprise et la subite crainte inspirée par ce colosse les incitaient à partir. Mais dans le même temps, leur loyauté envers lady Ferboys, tout comme la connaissance de l'intransigeance et du caractère de Edarra leurs intimaient de ne pas bouger tant qu'elle ne leur en donnait pas l'ordre. Asafa releva les yeux pour toiser les femmes au service de sa cousine. Ses yeux irradiaient d'une certaine colère mal contenue et il haussa cette fois la voix, dont le son résonna dans la pièce.

- Qu'est ce que vous faites encore là ? Barrez vous !

Cette fois, les servantes s'exécutèrent, n'osant braver l'ire du noble dont le métier était la violence. Rapidement, elles décampèrent de la pièce sans un bruit et bientôt, Asafa et sa cousine furent seul dans la pièce. Asafa s'appuya sur le rebord de la bassine, et alors qu'il lui parla sur le ton de la confidence à Edarra qui restait dans son bain chaud, elle sentit qu'il bouillonnait d'une grande colère intérieure, sa mâchoire restant crispée.

- Tu en sais plus ? Qui nous a attaqué ?


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Lun 17 Déc 2012 - 13:58

Comme on le lui avait dit depuis quelques jours, Asafa semblait bien plus sérieux qu’à son habitude et ce n’était pas pour déplaire à sa cousine qui de son côté, préférait de loin une attitude propice à l’action qu’un comportement désinvolte pouvant amener la confusion quant à leur future action. Ayant pris ses renseignements avant cette rencontre, elle savait que la blessure de son cousin allait mieux et même si de son côté, sa cicatrice lui faisait encore mal, jamais au grand jamais, elle ne viendrait s’en plaindre à quiconque, ne voulant pas passer pour une faible. Dans ce monde, il n’y avait que le paraître et la force qui pouvaient emmener les gens vers le sommet et c’est bien cela qu’elle visait depuis toujours. Affichant comme toujours un air assez distant et froid, elle répondit à la question d’Asafa sur son état de santé. Elle savait fort bien qu’il se sentait responsable de cette situation mais aujourd’hui, il allait devoir surpasser tout cela.

« Ne t’inquiète pas pour moi. Je suis une Ferboys, cette égratignure ne risque certainement pas de me tuer. Selon certains dire circulant dans les Osseux, même une flèche en plein cœur ne pourrait me tuer, vu que je n’en ai pas. »

A cette phrase, Edarra afficha un léger sourire, amusée que de tels propos circulent à son sujet. Il est vrai que depuis bien longtemps, elle imposait le respect par son intransigeance et son manque de pitié envers quiconque venait à s’opposer à elle. Bien entendu, tous ne la voyaient pas comme cela uniquement, car elle savait bien souvent user de ses talents pour s’attirer les faveurs des personnes importantes. Quoiqu’il en soit, aujourd’hui allait débuter l’ascension de la Maison Ferboys et rien ni personne ne pourrait s’y opposer. Malgré le manque de confiance des Uller et des Dayne, elle ne reculerait certainement pas face à son destin et même si cela devait lui coûter la vie. Bien entendu, si il fallait avant cela sacrifier la vie d’un autre, cela restait préférable. Visiblement, Asafa souhaitait en découdre et cela tombait bien. Son regard témoignait de la passion qui l’habitait, de cette vengeance immense qu’il souhaitait infliger à ses ennemis pour avoir osé toucher à celle qu’il se devait de protéger. D’ailleurs, il y avait à parier que si il avait croisé Lady Shyra, celle-ci n’aurait pas manqué de lui faire de nombreuses remontrances quant à la situation qui avait vu sa fille se faire ainsi blessée. Il était normal pour une mère de protéger sa progéniture et de blâmer ceux qui ne seraient pas parvenus à la défendre. Si elle avait été au courant de toute l’histoire, elle aurait sans doute été plus clémente avec Asafa mais bon, moins il y avait de gens au courant, plus la légitimité de son action de riposte serait soutenue, même dans sa propre famille.

Son cousin sembla prendre une tout autre dimension lorsqu’elle évoqua sa vengeance imminente et son sérieux fut impressionnant, même pour la jeune femme, qui n’avait pas l’habitude d’un tel comportement. Elle le connaissait depuis sa naissance et pourtant, jamais il ne s’était montré aussi apte à accomplir sa volonté. D’un haussement de voix, il ordonna aux deux suivantes de la dornienne de sortir de la pièce, souhaitant sans doute toute la tranquillité et la discrétion que nécessitaient un tel projet. Celles-ci se demandèrent ce qu'il se passait, n’ayant jamais vu le Géant des Osseux se comporter ainsi. Bien souvent, il leur faisait du charme et se montrait particulièrement galant mais aujourd’hui, il ressemblait bien plus au sauvage Medger Ferboys, le frère de leur impitoyable Maîtresse. Elles regardèrent Edarra qui restait impassible dans son bain, savourant le changement d’attitude de son cousin, lorsque l’homme bien décidé à poursuivre cet entretien seul à seul, haussa à nouveau la voix. Les deux servantes n’eurent d’autre choix que d’obéir et de sortir de la pièce, laissant les deux Ferboys en tête à tête.

Une fois seuls, il s’approcha de la bassine pour poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis sans doute le jour de l’attaque. Il était clair qu’il mourrait d’impatience de venger son honneur et les blessures subies par Edarra. A cette envie, la belle ne put que se réjouir, même si elle ne le montra pas, ne voulant pas qu’il perçoive trop rapidement l’évolution de son comportement. Un gentil qui sous le coup de l’émotion, prévoit de faire une atrocité, est bien souvent rongé par le remord avant même de la commettre et cela, elle ne le voulait pas.

« J’ai bien réfléchi à tout cela. Il est clair que malgré ce que ces hommes ont pu dire, ils ne venaient pas sur ordre de Maron Martell. Ce dernier n’aurait eu aucun intérêt à nous attaquer hors de Dorne, même si nous attaquer dans les Osseux auraient été très ardu, même pour lui. Il y a donc à parier que celui qui est derrière cela a un intérêt à voir une guerre éclatée entre les Ferboys et le souverain de Dorne. Vu où cela s’est passé, il y a des chances que ces hommes nous attendaient. On peut donc facilement en conclure que le responsable est un noble des Terres de l’Orage. Je pense même que l’on peut supposer que ce dernier est affilié de près ou de loin à la Maison Caron. Ce sont les plus concernés par Dorne et si une guerre venait à éclater à Dorne, et que Maron Martell venait à faire appel au Trône de Fer, ce sont eux qui envahiraient les Osseux et Ferboys. »

On pouvait dire que les derniers jours avaient été propices à la réflexion car les explications d’Edarra sur le possible coupable semblaient aussi claires que justes. Même le Prince de Dorne aurait eu du mal à s’opposer à se raisonnement, même si les chances qu’il cautionne une riposte soient infimes. Vu le manque de nouvelles venant de Daärim, il n’était sans doute pas parvenu à convaincre les Uller et son père de suivre les Ferboys dans cette histoire. Elle devait donc trouver un autre moyen de déclencher cette guerre entre Dorne et les Terres de l’Orage, obligeant de ce fait les nobles des Terres du Sud à brandir leurs lances aux côtés des Ferboys. L’attaque ayant eu lieu sur les terres des Dondarrion, la Maison vassale des Caron, l’innocence de ceux-ci pouvait facilement être mise en doute. Il ne restait plus qu’à créer l’étincelle qui mettrait le feu à tout cela et évidemment, c’est ici que Asafa lui serait très utile. Ne pouvant risquer de sortir et de rencontrer certaines personnes, il allait lui revenir de les amener devant elle et de prendre part pleinement à son plan cette fois.

« Les Dondarrion n’auraient jamais rien fait sans en aviser les Caron donc même si ils sont les premiers responsables, il faut se dire que la tête est chez leur suzerain. Evidemment, tu te doutes que sans preuve, Maron Martell ne nous soutiendra pas dans notre démarche. Il faut donc pousser la Maison Caron a commencé l’offensive, comme si ils poursuivaient leur plan lancé par l’attaque nous visant. Pour se faire, nous allons engager des mercenaires qui attaqueront les nobles des Terres de l’Orage qui traverseront les terres des Caron et des Dondarrion. Ils se feront passer pour des hommes du Prince de Dorne en mission, afin de montrer que ce dernier n’est pas tombé dans leur piège et soutient la Maison Ferboys. Si comme je le pense, ils joueront les innocents, ils attaqueront Dorne en représailles et nous pourrons alors nous venger totalement en les écrasant. »

Toujours installée dans son bain, Edarra fixa son cousin pour voir ce qu’il pensait de son plan. Le reste de la famille, surtout sa mère et son frère, allaient être mis au courant après cette entrevue avec son cousin mais pour des raisons évidentes, le silence allait se faire auprès de leur oncle. La jeune femme n’avait plus aucune confiance en son discernement suite à cette idiotie de mariage dans le Conflans. Il était grand temps qu’il passe la main et se retire dans un sommeil éternel mais bon, il pouvait encore être un parfait bouc-émissaire si ce plan venait à échouer. Par conséquent, il était encore utile à sa nièce, le temps que les choses se mettent en place. Après cela, sa vie ne tiendrait certainement qu’à un fil. La lady ne savait pas encore si Asafa était prêt à prendre part à ce genre de plan et donc, elle se retint de lui parler de la fin prochaine du règne de leur oncle, préférant attendre de voir un peu plus comment il allait réagir à cette première information. Quoiqu’il en soit, vu qu’il était là et qu’il avait renvoyé ses servantes, la belle n’hésita pas à l’utiliser en remplacement.

« Pourrais-tu rajouter un peu d’eau dans mon bain, ça commence à refroidir. [/justify]
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