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De la rencontre fortuite aux confidences [Pv Lakdahr]

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Homme d'Armes
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Arkha Kenning
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Général

"Fierté saumâtre jamais ne dessale"

♦ Missives : 498
♦ Missives Aventure : 69
♦ Arrivée à Westeros : 29/09/2012
♦ Célébrité : Odette Yustman
♦ Copyright : Luchadora (Alrik !)
♦ Doublons : Aslak, Ethaniel Stone
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : les Iles de Fer
♦ Liens Utiles : ~ Fille de la mer, dressée aux vents, telle une Fer-née~

~ En quête de reconnaissance de sa valeur ~

~Générant des prouesses à sa hauteur ~

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Message Ven 7 Déc 2012 - 0:25

Pyk. Une île de Fer qu'Arkha ne visitait que bien rarement. Les personnes les plus chères pour elle se trouvaient davantage sur Harloi et concrètement, elle passait beaucoup de temps désormais sur la Veuve Salée ce qui indiquait qu'elle ne cherchait par prioritairement à s'éloigner de Sargon pour pouvoir être aussi souvent que possible prévenue des départs. Et puis quand elle n'y était pas, c'était principalement Gabriel qu'elle voulait voir et s'il n'était pas en mer, il était à Dix Tours. Donc, pas besoin d'aller chercher bien loin pour la peine. Néanmoins, il lui arrivait de se retrouver sur cette île pour des raisons diverses. Lors de sa dernière visite, elle avait accompagné son frère et lors de cette escale, elle avait rencontré Willem. Rencontre qui s'était malheureusement mal finie et qui indiquait davantage une relation peu lancée vers un échange positif. Rabaissée en tant que femme trop faible pour pouvoir vaincre un Fer-né en combat à mains nues, elle s'était sentie humiliée et n'avait forcément que peu apprécié ce ressenti. Encore plus que les propos de ce dernier indiquait également qu'elle n'était bonne qu'à se retrouver en tant que femme au foyer. Bref, aucune valorisation de sa personne et, par conséquent, aucune bonne impression pour permettre une évolution favorable entre les deux protagonistes. Mais du coup, elle n'avait pas cherché à le revoir et donc se déplacer sur l'île pour lui n'était pas du tout tentant. Certes elle l'avait vu lors du rassemblement - il lui avait d'ailleurs fait une proposition des plus étranges - mais cela n'avait pas été plus loin. Concrètement, sa dernière conversation sérieuse avec Sargon l'avait poussée à prendre en compte un rapprochement possible avec Veloran, le jumeau de ce dernier. Pensée qui la tiraillait encore maintenant et dont l'information ne trouvait pas de place concrète dans son esprit. Manipuler ce Bonfrère dans le but d'obtenir ses bonnes grâces simplement parce qu'elle jouerait de ses charmes avec lui et ainsi obtenir plus rapidement un boutre et le rang de Capitaine...tout ça la laissait quelque peu perplexe. Mais outre Willem, une autre personne se trouvait sur Pyk à qui elle prêtait, à la différence du Bonfrère, une estime amicale importante. Helya se trouvait là bas et cela faisait un moment qu'elle n'avait plus parlé avec elle de façon approfondie. Leur relation était basée sur une amitié tout ce qui avait de plus normale et par conséquent, elle appréciait fortement passé du temps avec elle. Quoi de plus logique. PAs de supériorité malgré leur rang différente et l'élévation de celle de la Fer-née comparé au sien. De plus, parfois, elle avait droit à certaines anecdotes en tant que Capitaine, parfois quelques conseils ce qui était plus rare mais pouvait tout aussi bien arriver, ou encore simplement la narration de ses périples en mer entant que dirigeante des expéditions. Ce qui était bien différent d'elle puisqu'elle n'était encore qu'au stade de marin.

Toujours est-il qu'elle s'était attendue à passer du temps avec Helya mais malheureusement cette dernière n'était pas sur l'île mais en mer. C'était en réalité bien dommage parce que pour le coup, elle voulait aussi lui parler d'un autre événement appris au rassemblement et qui concernait l'alliance - voire même le mariage d'après leurs termes - entre Helya et son cousin, Sargon. Union absolument inattendue et même parfaitement étonnante. Mais au vu de l'absence de cette dernière, elle n'avait donc pas eu la chance de la voir pour la peine et elle se retrouvait sur cette île qu'elle ne connaissait que peu, incapable pour l'instant de repartir vers Harloi. Elle était venue lors d'une transaction entre les deux îles sur un boutre dont elle connaissait l'un des marins par son père et dont le Capitaine avait accepté de la prendre abord pour faire le déplacement. Faisant un aller retour, il lui avait accordé l'autorisation de se joindre à eux également pour le chemin inverse mais il lui avait indiqué qu'il repartirait fin de journée et, par conséquent, elle devait trouver une occupation à réaliser en attendant l'heure pour repartir sur son île. Concrètement, passer le temps revenait un peu au même au niveau des occupations, simplement elle n'avait aucune autre connaissance qu'elle pourrait aller trouver pour se joindre à elle. Mais après, elle pouvait très bien s'occuper toute seule, elle n'avait pas peur de s'incruster dans des lieux simplement parce qu'elle n'était pas en compagnie d'un autre Fer-né. Ainsi, errant comme elle aimait le faire sur Harloi elle remarqua une taverne qui semblait plus ou moins attirante. Après tout les tavernes se ressemblaient toutes et elle n'était pas contre un petit breuvage pour passer le temps et pour répondre à sa subite envie. Qui sait peut-être qu'elle serait étonnée de rencontrer une personne de sa connaissance sur les lieux. Après tout, elle avait rencontré pour la première fois sa cousine au rassemblement, Moïra, et peut-être qu'elle pourrait tomber par hasard sur elle. Une rencontre fortuite mais tout à fait intéressante. Vu comment elle avait réagi lors du rassemblement, elle avait tout intérêt à entrer de nouveau en contact avec elle histoire de nouer un lien un peu différent de ce qu'elle avait commencé à faire. Elle était persuadée que cette fille en valait la peine. Et puis c'était sa famille, elles avaient sûrement beaucoup de choses à se raconter après autant d'années l'une loin de l'autre !

Ainsi, bien décidée à tenter l'expérience d'une entrée seule dans la taverne, elle s'apprêta à en pousser la porte mais celle-ci fut rapidement ouverte alors que deux Fer-nés passèrent l'encadrement brusquement, l'un tenant l'autre semblant quelque peu exaspéré, la bousculant sans même la prendre en considération.

"Hey !! " dit-elle alors qu'elle avait manqué de se prendre la porte dans la figure dans un premier temps avant de presque perdre pied face aux deux hommes avançant d'un pas mal assuré.

Le regard peu avenant que lui lança l'homme apparemment chargé de ramener l'ivrogne lui suggéra que c'était peut-être pas le bon moment pour entrer dans une rixe qu'elle n'avait pas forcément envie de tester là tout de suite. Après tout elle était davantage en mode détente, il n'y avait aucune raison qu'elle se retrouver à batailler pour une broutille. Néanmoins, le pochtron ne l'entendait pas lui de cette oreille et apparemment, il sembla que sa présence désormais identifiée lui donnait des idées quelques peu malheureusement intéressées. Son regard la scruta alors qu'elle attendait plus ou moins patiemment qu'ils se bougent pour qu'elle puisse du coup s'avancer dans la taverne. c'est qu'ils prenaient pas mal de place ! Mais avant qu'elle n'ait pu faire un pas de plus, cet homme l'attrapa par la taille et la tira vers lui avant même qu'elle ait pu comprendre ce qui lui arrivait. Rapidement des mains assez dérangeantes s'aventurèrent sur son corps en proie à une envie palpable mais pas du tout partagée.

"Hey !! Mais lâche moi !"

"Oh allez, j'suis sûr qu't'as envie t'amuser toi aussi...."

Alors qu'elle allait le repousser avec férocité pas du tout propice à ce genre d'échanges avec un parfait inconnu d'autant plus totalement beurré, il s'écarta en se retrouvant avec un air plutôt pâle et il n'en fallut pas longtemps pour que les nombreuses pintes descendues trouvent échos à un estomac et un foie quelque peu dérangés qui indiquèrent qu'ils préféraient se décharger de ce qui avait été ingurgité. Elle n'eut juste le temps que de s'écarter pour si possible ne recevoir aucune éclaboussure parfaitement répugnante sur sa personne.

"P"tain mais t'fais chier !!"


Apparemment, ce n'était pas forcément prévu que le Fer-né se retrouve dans cet état là car l'exaspération de son comparse sembla gagner en importance alors qu'il passait un bras autour de son cou pour forcer le bourré à avancer tout en le soutenant. Décidément, c'était une entrée en la matière peu avenante. Bon comme ce n'était pas sa première virée en taverne, ce n'était pas la première fois qu'elle voyait un Fer-né totalement torché et encore un qui finissait dans un état quelque peu déplorable. Mais disons qu'elle était totalement dépourvue d'alcool dans le sang, la donne changeait fortement et surtout la perception de la situation. Toujours est-il que le passage maintenant dégagé, elle put enfin entrer dans la taverne pour pouvoir aller s'hydrater comme elle le voulait sous l'amusement de ceux qui se trouvaient non loin de la porte et qui avait plus ou moins tout vu. quand elle y pensait, tout se rejet aurait très bien pu se retrouver sur ses vêtements à quelques secondes prêt. Elle l'avait échappé belle ! Comme tout lieu de ce genre, l'endroit était peuplé. Son regard observa les alentours alors qu'elle s'avançait pour rejoindre le bar, ne reconnaissant pas de suite quelqu'un faisant partie de ses connaissances. Enfin... Du moins jusqu'à ce que ses pupilles s'arrêtent sur le comptoir et le titan qui s'y trouvait et que malheureusement elle ne connaissait que trop bien. En réalité, il ne lui fallut pas longtemps pour le repérer. Après tout, comment pouvait-on louper un homme d'une telle envergure. Il ne passait pas vraiment inaperçu elle devait l'avouer. Pendant une fraction de seconde, elle sentit une gêne embourbée ses joues une fois le Fer-né identifié. Il n'y avait rien à faire, le voir lui procurait toujours un sentiment assez étrange mêlant le souvenir de leur échange passionné - euphémisme d'ailleurs - et le désir réprimé qui se juxtaposait alors. Une fois les ressentis apaisés, elle s'avoua que c'était une occasion pour aller le trouver et pouvoir tenter de converser normalement avec lui. Après tout, il fallait qu'elle dépasse ce qu'elle pouvait ressentir par rapport à ce qu'ils avaient vécu. Gabriel absent, elle serait moins dérangée par ses propos inappropriés. S'avançant alors parmi les tables, elle vint le rejoindre et prit place à ses côtés avant de commander une pinte pour s'abreuver de cette boisson typiquement de chez eux. Tournant alors le regard vers lui elle se permit de le regarder correctement sans chercher à se défiler.

"Salut Lakdahr. J'm'attendais pas à t'voir ici. T'es pas censé bosser à ta forge à c't'heure ci ? "

La question n'était nullement un reproche qu'elle lui octroyait pour le faire chier. Il est vrai qu'elle ne se serait jamais attendue en réalité à le croiser lui, dans la taverne qu'elle avait choisie pour passer le temps. Concrètement, il était vrai qu'il était censé bosser, surtout pour un forgeron comme lui qui appréciait beaucoup son travail et prenait grand plaisir à le réaliser. Travail qui lui avait d'ailleurs permis d'attraper une telle carrure qui lui donnait un physiquement particulièrement viril et musclé typique de ce qu'elle imaginait pour un Fer-né idéal. C'était d'ailleurs encore plus marqué que Gabriel alors qu'il représentait déjà un idéal assez impression. De toute façon, ces deux-là étaient de véritables colosses et en plus de ça, des amis comme on en trouvait peu sur les îles. Observant la place à côté de Lakdahr, elle se permit de s'étonner de l'absence de comparse pour boire.

"Tiens t'es tout seul ? " Un sourire en coin se dessina ses ses lèvres alors qu'elle lança ses premiers propos taquins "J'suis tombée plutôt à pic alors. T'dois être ravi d'm'avoir du coup à tes côtés. C'permettra d'te sentir moins seul et d'pas finir comme c'pauvre poivrot à r'lâcher tout c'qu't'as bu en sortant."

En réalité elle n'en savait rien du tout, et si ça se faisait il avait envie de boire en solitaire et tranquillement. Et puis en plus concrètement, elle savait pertinemment qu'il avait une sacrée descente et qu'avant qu'il en arrive à remettre ce qu'il avait bu, il avait sûrement une très grande marge. Mais bon, entre deux, rester sans se lancer des boutades à tout va, c'était quasiment impossible. La dernière fois qu'elle l'avait vu c'était au rassemblement et il ne s'était pas prié pour se foutre largement d'elle. Ca elle ne l'avait pas oublié et elle comptait bien se venger un jour. Mais pas tout de suite; Elle n'avait pas les cartes en main à abattre pour le vaincre dans l'immédiat.

"Alors sérieus'ment, pourquoi t'es tout seul ?"

Ce n'était pas parce qu'ils se taquinaient qu'ils ne pouvaient pas aussi parler sérieusement...




Jamais le fracas de la mer n'atteint la roche

Spoiler:
 


Dernière édition par Arkha Kenning le Sam 26 Jan 2013 - 12:21, édité 1 fois
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Lakdahr l'Edenteur
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Message Ven 7 Déc 2012 - 11:13

Auprès de l'âtre dans lequel il contemplait son fer devenir rubicond, toutes les notions communes lui échappaient. Le temps, entre autre, n'était plus que subjectif, et fluait à l'instar des habitants des strates à l'arrivée d'une déferlante de bourlingueurs fer-nés. A la rythmique des braises, à la sacro-sainte mélopée du marteau qui frappait, même à l'oxygène lacunaire qui rendait le non-accoutumé aisément moribond, Lakdahr se complaisait comme l'aurait fait un digne mataf à la sapidité de l'embrun, à la fragrance maritime. Irraisonnées, les passions possédaient rarement quelque allégation pour justifier de leur exaltation, lui n'avait jamais tenté d'expliquer ce que la fournaise des loges forgeronnes lui inspiraient tant la sensation lui semblait ineffable, ses propos n'auraient alors été qu'inintelligibles pour qui ne coudoyait pas de bonne grâce ces antres d'ouvrages. Sans opprobre, il concédait qu'il préférait de loin les forges aux flots, quand bien même ces derniers demeuraient intrinsèques à la nature de son peuple, et à la sienne. A chacun sa panacée, et l'artisan se pansait de ses récents maux en affrontant l'extrême chaleur de son atelier, en faisant converger toutes ses pensées sur l'arme à laquelle il insufflait l'originalité et la vie. Une oeuvre de plus à son actif, qu'il ouvrait depuis au moins la veille sans qu'elle ne soit encore à son achèvement – la besogne, il fallait prendre le temps et le soin de la faire convenablement ! Ses voeux de mestre fèvre avaient été tant respectés que le titan s'était assoupi à même l'une des tables encombrées de la pièce, non loin d'ossements qu'il avait assurément rongés avant de se résigner face à la fatigue qui ne lui permettait plus de travailler avec autant de diligence. Il lui semblait que ses songes avaient été houleux, noirs de frayeurs qui ne manquaient pas d'exister même lorsque l'on se faisait surnommer l'Edenteur. Un long somme, mais peu de repos à la finalité, le réveil à l'arôme de souffre et de sueur avait été d'un désagréable prompt à l'en rendre ronchon, et maugréer sans raison était une chose qu'il savait parfaitement faire. Son crin de jais qui ne ressemblait guère plus à rien – le jeune homme était encore le seul à trouver sa crinière d'une innommable laideur. -, un air pataud et des lippes asséchées par la déshydratation, quiconque était mis au défi de l'importuner tout de go. A en juger par l'effervescence qui animait les alentours, nul doute que la journée était déjà partiellement avancée sans qu'il n'en ait eu conscience, et comme tout nouvel affleurement à la réalité mérité d'être abordé avec une justesse somme toute personnelle, il ne lui fallut guère longtemps pour prendre le sentier d'un endroit de réjouissances.

Direction la taverne du Vieux Crayrin, point de confluence des bélîtres qui entamaient, poursuivaient ou parachevaient leur plaisir éthylique. A quelques instants de l'éponyme forteresse de Pyk, le lieu de cohue abritait nombre des plus réputés éléments de l'île, car l'ambiance y était toujours bon enfant lorsqu'elle ne dégénérait pas en une inextricable mêlée – deux fois sur trois. Le colosse la côtoyait depuis son plus jeune âge, maintes fois en compagnie de son frère de coeur auquel il avait égoïstement confié la veillance de Violain, pour quelques jours où il se devait de forger sur l'îlot de la Seiche, en les faisant promettre de ne pas mutuellement intenter à leur vie durant son absence. Sa Souris à Dix-Tours, il était plus serein et moins irascible qu'il ne l'avait récemment été, ceci bien que l'on ne dissipait point vingt six ans de véhémence avec si peu de choses. Le bâfreur en titre poussa l'huis de l'abreuvoir à bougres et s'installa distraitement au comptoir, les paupières encore lourdes et désireuses de le rester. Un phonème vint alors piauler à ses tympans pour le tirer de sa torpeur, en lorgnant sur le côté, il aperçut cette vieille carne de Arne dans un état d'ébriété plus qu'avancé. Le drôle n'était autre qu'un marin de la Sirène Noire avec lequel le géant avait eu une chicane lors de leur dernière pérégrination aux côtés du suzerain, une querelle qui s'était soldée par une extraction dentaire dans les règles de l'art, à même le pont du boutre Greyjoy. Une présence fort peu estimée, Lakdahr le jaugea avec un dédain aussi démesuré qu'il ne l'était lui-même, suivant sa mouvance du regard lorsqu'il fut escorté vers l'extérieur par l'un de leurs homologues en meilleur état. Son intérêt revint sur la chope qui lui fut déposée sous le nez et qu'il porta à ses lèvres avant d'entendre une protestation féminine en provenance de l'entrée de la taverne. « C'te voix... Naaaan. » Sa confusion lui faisait subodorer d'improbables faits, s'il eut été prêt à parier qu'il s'agissait de la phonation d'Arkha, celle-ci n'avait fichtrement aucune raison de se trouver ici. Pour pacifier cette sottise, il profita de conséquents gorgeons d'un faro qui aurait fait rendre gorge n'importe quel continental.

Et pourtant, à peine quelques instants après qu'il eut déjà fait un sort à sa première gueuze... Elle apparut ! Si les onyx du titan s'étaient innocemment posés en sa direction, la vision de son minois le réveilla subitement tant cela lui parut improbable. Ce qui ne l'empêcha point de répondre à sa salutation de manière... Perplexe. « 'Lut... » Il la toisa un instant comme pour s'assurer qu'elle n'allait pas disparaître dans la seconde suivante et qu'ainsi, il ne rêvait pas. Sa question lui échappa de ce fait, il se fit aphone et étonnament circonspect pour un énergumène reconnu vociférer aussi fort qu'il bastonnait. Mais l'Edenteur, c'était plus que l'image qu'il voulait bien en miroiter et dont fort peu profitaient. L'échine courbée, le jeune homme semblait être victime d'un certain flottement inhérent à un éveil s'étant effectué peu de temps auparavant, il eut du mal à comprendre ce que la dryade pouvait chercher en observant les sièges vacants comme elle le faisait, il l'imita même avant de replacer ses prunelles sur sa belle personne. Finalement, ce fut la galéjade lancée qui lui fit recouvrir sa lucidité, un rictus amusé s'ébaucha à sa commissure labiale et il expira un frêle ricanement caverneux. « M'compare pas à Arne tu veux, c'est m'insulter là. » C'était peu dire.

« Et pourquoi j'serais pas tout seul ? J'suis bien avec moi-même, m'faut personne pour pocharder. Plus loin j'me tiens des cons, mieux j'me porte. » Et si l'envie de lui conseiller d'en faire de même notamment avec le plus noble de ses cousins lui embrasa le gosier, il n'en fit rien, et préféra demander une autre pinte. Même s'il était de notoriété publique que le forgeron jouissait de plus d'ententes positives que l'inverse, il était bien plus solitaire que les apparences le suggéraient. Seul, il avait moins de chances de se heurter aux méchefs... Même si les tribulations se plaisaient à venir d'elles-mêmes jusqu'à lui. « Et d'puis quand y a des moments précis pour la besogne ? » Reprit-il en se remémorant qu'il n'avait point répondu à sa première interrogation. « J'travaille comme j'l'entends, c'est l'avantage d'avoir aucun couillon au-dessus d'moi pour m'dire ce que j'dois faire ou pas. Tant que l'boulot est fait, personne viendra chialer. »

C'était en grande partie ce qui avait motivé le colosse à vivre de ses talents, pour ne dépendre que de ses propres décisions et n'avoir à essuyer aucune coercition – mais là encore, la théorie était plus idyllique que la pratique. Ainsi donc, il n'était point rare que Lakdahr profite autrement de ses journées pour mieux façonner une fois la sorgue venue, un isolement volontaire qui lui permettait de se mêler à ses congénères de façon sporadique. Le capitaine de la Jouvencelle le lui reprochait fréquemment, cette propension à tout omettre autour de lui une fois qu'il se vouait à son forgeage. Mais lorsque l'on aimait, il était marotte de ne pas compter, l'artisan parlait probablement plus que le guerrier. La paluche de se dernier tâta intuitivement sa petite sacoche latérale liée à son ceinturon, ses phalanges y plongèrent pour vérifier la présence des tenailles qui faisaient sa renommée. Elles y rencontrèrent toutefois un objet inattendu, ou du moins, qu'il n'avait pas souvenir avoir placé ici. Il extirpa un petit chapelet d'opalines canines avec lequel il s'amusa un instant, avant de le déposer devant lui, simultanément à la chopine qui lui fut servie. Il admira la toute beauté de ces organes durs dont il était féru et qui avaient très amplement alimenté la vésanie que beaucoup lui prêtaient, des trophées gagnés lors des récentes rapines et dont il avait visiblement oublié de se décharger à Harloi. Le fruste renâcla ensuite, puis s'orienta derechef vers sa compagne de beuverie.

« Ce s'rait plutôt à moi d'être étonné de t'voir ici, t'crois pas ? J'savais pas du tout que t'connaissais le Vieux Crayrin. En plus, j't'ai pas vue sur la Veuve Salée la dernière fois que j'y suis allé, ni à Dix-Tours là, avant de rev'nir sur Pyk. J'en venais presque à penser que tu m'fuyais... » Boutade, la Kenning était entièrement libre de ses mouvements et occupés comme ils l'étaient tous deux, ils n'avaient pas toujours loisir d'inopinément se croiser. « Mais j'vois que tu t'es déplacée pour v'nir me voir, j'savais bien que j'te manquerais ! Enfin... Moi ou l'dantesque, p't'être ? Mh ? » Impossible de résister à une facétie égrillarde alors que la demoiselle en était toujours incommodée une fois le sujet abordé. Pour une fois que Gabriel n'était guère de la partie, qui plus est, l'opportunité était trop belle pour être ignorée. A cette pensée, le titan se redressa, un sourcil courbé. « Au fait, toi aussi t'es toute seule ? »

Chose surprenante, il n'était pas commun de la voir autrement que dans l'ombre de l'un de ses deux cousins, que le mestre fèvre se mit à chercher du regard comme s'il songeait les apercevoir quelque part dans la taverne. Il n'en fut pourtant rien, et il ne put s'empêcher de s'interroger quant à la raison de sa venue sur Pyk comme sur la façon dont elle s'y était rendue si ce n'était ni par la Veuve Salée ni par la Jouvencelle. Bien malgré le fait qu'il l'appréciait, pour le peu qu'ils se connaissaient réellement, elle lui semblait être de ces gens inaptes à avancer de leur propre chef. L'Edenteur en était navré pour elle, il était, selon lui, ardu d'évoluer propicement lorsque l'on se plaisait à rester sous le joug d'autrui. Cependant, Arkha était encore juvénile et en quête d'elle-même, il lui souhaitait de pouvoir trouver sa voie autrement qu'en obéissant aveuglément au porteur de Crépuscule.

« Arkha Kenning s'est détachée du p'tit effeminé et du grand sentimental ? J'savais pas que t'étais capable d'agir sans eux... P'tiote fer-née deviendrait grande ? Ca s'fête ! »




" - On fait quoi ? - Valeurs sûres : on leur éclate la gueule. "
 " Barbare qui roule amasse coups de boule. "
" On dit que les fer-nés détestent toutes les races, c'est faux, on les aime toutes ! En ragoût, en civet, à la broche... "

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Arkha Kenning
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Message Ven 7 Déc 2012 - 15:39

Etait ce vraiment surprenant de la voir à cette taverne ? Elle aurait pu le croire en voyant l'air de Lakdahr lorsqu'elle fit son apparition auprès de lui. A croire que c'était pratiquement comme si un revenant venait de se poser à ses côtés. Il est vrai qu'il ne s'était jamais vraiment rencontré de la sorte dans une taverne et il était totalement vrai qu'elle ne venait que rarement sur Pyk. Mais tout de même, un tel air aurait presque pu être vexant si elle n'était pas du genre à ne guère faire attention à ça. La surprise de sa part avait plus accompagné cette perplexité. Comportement étonnant d'ailleurs pour un homme qu'elle avait toujours vu avec un air davantage proche de l'assurance et surtout de la taquinerie la concernant. Là il semblait davantage dans un état un peu plus mou qu'habituellement. Peut-être avait-il déjà pas mal travailler en réalité aujourd'hui et que désormais il était dans un moment de détente. Elle avait insinué qu'il devrait plutôt être dans sa forge mais en réalité elle n'avait pas la moindre idée de ses horaires ni de ce qu'il avait pu faire les jours précédents. Peut-être s'était-il justement attelé à un travail gargantuesque et par conséquent une pause était bien méritée. Aucune idée mais vu qu'elle lui avait posé la question, elle allait sûrement avoir une réponse bientôt. Du moins, elle le supposait. Contrairement au colosse, sa position était davantage avec une stature soutenue qu'un affaissement, surtout face à un tel homme qui même courbé semblait bien plus impressionnant qu'elle. Donc inconsciemment, elle se devait d'adopter une attitude qui lui permettait d'avoir l'impression de ne pas être trop petite et donc insignifiante à ses côtés. Bien sûr, ce genre de pensée s'apparentait davantage à une réflexion inconsciente qu'à une tendance voulue. Elle ne put retenir un petit sourire quand il insinua qu'elle était en train de l'insulter si elle le comparait à l'ivrogne qui venait de sortir. En réalité, c'est vrai que ce n'était certes pas très glorieux d'être mis sur un pied d'égalité avec cet homme même pas capable de tenir l'alcool. Mais peu importe, au moins, cela avait l'air de sortir Lakdahr de son état léthargique.

Elle fut quand même surprise d'apprendre qu'il appréciait aussi la tranquillité et donc la solitude. Elle ne l'imaginait pas tellement comme ça avant de se rendre compte que bien que c'était un Fer-né qu'elle côtoyait depuis son plus jeune âge simplement parce qu'il avait toujours été un ami particulièrement proche de son cousin, elle ne le connaissait cependant pas. C'était d'ailleurs sûrement la première fois qu'ils avaient un semblant de conversation et qu'ils se retrouvaient tous les deux dans un tel contexte. Alors que sa pinte était posé devant elle, il répondit à ses tout premiers propos concernant le travail qu'il accomplissait. C'est vrai qu'au fond il était son propre patron et ne dépendait de personne. Cela devait être pas mal de travailler pour soi. C'était bien pour ça qu'elle avait quand même hâte de devenir son propre Capitaine pour pouvoir sentir la liberté que ce poste permettait pour les choix professionnels. Mais son expérience encore réduite se devait d'être peaufinée donc elle ne pouvait guère malheureusement encore s'accorder le privilège d'un boutre à elle et de son équipage propre. Après elle n'avait pas à se plaindre. Etre sur la Veuve Salée était une vraie opportunité et elle savait pertinemment que Gabriel également était totalement disponible pour elle aussi si elle avait besoin. Elle ne s'en faisait donc pas même si elle voulait surtout faire ses preuves plutôt que de compter sur une entraide davantage affective.

"Ouais d'office c'plus pratique pour bûcher comme t'veux. J'suppose qu't'dépends des d'mandes qu'on t'fait et si elles sont faites c'tout c'qui compte."

Elle repensa alors à Traitresse qui se trouvait dans son échine et qu'elle gardait précieusement. Son arme fétiche dont le créateur se tenait lui aussi à ses côtés en cet instant. Elle n'avait jamais vraiment abordé la question avec lui de la raison pour laquelle finalement il lui avait fait une arme alors qu'en face à face il avait refusé de lui donner ce qu'elle voulait. Bon évidemment, ce n'était pas prévu que leur conversation prenne une telle tournure les menant à être bien plus proche qu'une simple relation commanditaire et réalisateur. Néanmoins, bien qu'elle n'avait pas eu ce qu'elle voulait, Traîtresse répondait largement et même plus pour être honnête à ses attentes. Elle se souvenait l'avoir remercié et surtout avoir failli renverser une table en passant, mais bon ça c'était un détail que si possible elle préférait conserver dans un coin précis de son cerveau où les accès étaient limités. Alors que sa pinte rejoignit ses lèvres pour abreuver son gosier demandeur d'un liquide hydratant, elle observa un peu en coin Lakdahr qui sembla sortir quelque chose de sa sacoche qu'elle ne put observer et contempler qu'une fois qu'il fut posé à portée de vue. Posant sa pinte et essuyant un peu ses lèvres du dos de sa main, elle comptait en parler mais le forgeron reprit la parole pour la détourner totalement du sujet par des propos qui s'apparentaient bien plus à ce qu'elle avait l'habitude d'entendre à son égard de sa part. Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres, au vu justement de l'absence de son cousin, en réalité, ses réactions allaient être bien différentes du mal aise et de la gêne habituelles qui ornaient son faciès à la simple perception que son cousin pouvait entendre les insinuations de l'homme qui l'avait clairement dépucelée et qui concrètement alimentait nombreux de ses fantasmes depuis lors.

"Ouais t'fais pas trop d'films va, même si j'reconnais qu'l'dantesque porte bien son nom." Aveu que le forgeron n'avait encore sûrement jamais entendu de la part de la donzelle. "J'suis pas v'nu ici pour toi. J'v'nais voir Helya mais elle est en mer et comme j'peux pas rentrer tout d'suite à Harloi j'viens passer l'temps. " Son sourire s'accentua "Au vu tes propos sembl'raient qu'c'est plutôt à toi qu'j'manquais. J'savais pas qu't'espérais m'voir quand t'allais sur Harloi ou encore sur la Veuve Salée."

Pour le coup elle venait un peu de piéger l'initiateur de la moquerie et cela lui fit bien plaisir, même si tout comme le forgeron, les propos étaient évidemment ironiques et elle ne voyait aucune vérité formulée. Elle se rendit compte alors par la question posée qu'effectivement autant elle avait pu lui sortir qu'il était seul autant finalement elle était ma placée pour le faire car elle était aussi peu accompagnée que lui. Elle l'observa chercher apparemment quelque chose et comprit qu'il s'attendait réellement à voir débarquer quelqu'un qui obligatoirement devait être venu avec elle.

"Cherche pas, j'suis toute seule. J'te dis j'suis v'nue ici pour voir Helya.""

Il prit grand plaisir à la taquiner aisément alors sur le sujet et elle se renfrogna légèrement à l'idée qu'elle n'était pas capable de faire les choses par elle-même et qu'elle devait obligatoirement être accompagnée de Sargon ou Gabriel ne pouvant se débrouiller seule. Bien que les noms n'avaient guère été cités et que d'autres qualificatifs avaient été utilisés, elle reconnaissait parfaitement de qui le titan parlait. Surnoms qu'elle n'aurait jamais osé utiliser pour ses cousins à dire vrai, simplement parce qu'elle les trouvait plutôt insultant. Mais étonnamment, venant de la bouche de Lakdahr, elle en aurait bien souri discrètement. Mais comme il l'avait taquinée derrière, elle arborait une autre expression.

"N'importe quoi ! J'suis d'jà v'nue à Pyk par moi-même dans l'passé ! Et puis j'te rappelle que quand j'suis v'nue t'voir j'ai eu b'soin d'personne pour m'accompagner ! Quand j'veux quelque chose j'le fais, seule ou non. J'suis d'jà grande !" Et comme pour appuyer ses dires, elle prit une belle et grande flopée du contenu de sa pinte.

Elle n'avait pas besoin d'être chaperonnée ! Non mais! Elle était totalement capable de s'occuper d'elle. Ce n'était pas parce qu'elle adorait passer du temps avec Gabriel que ça voulait dire forcément qu'elle ne pouvait aller nul part sans lui. Bon ok, c'était sûrement que la deuxième fois qu'il la voyait seule - la première étant quand elle s'était rendue à sa forge - donc elle pouvait éventuellement comprendre qu'il soit surpris. Mais ça devait s'arrêter là ! Elle le regarda et alla dans son sens aussi du coup après pour qu'il n'en rajoute pas.

"D'ailleurs bois tiens plutôt qu'dire d'conn'ries !"

Au moins ça le ferait taire le temps qu'il descende sa goulée. Préférant pour la peine changer de sujet parce que bon elle n'avait pas beaucoup d'arguments dans son bagage et surtout de moments à apporter pour confirmer qu'elle pouvait faire des choses seules dernièrement. C'était normal elle était très souvent sur la Veuve Salée et quand elle revenait elle avait envie de voir Gabriel. Le tout l'un dans l'autre, dernièrement elle faisait beaucoup d'aller retour entre les deux.

"C'quand qu't'es v'nu sur la Veuve Salée alors qu'j'tais pas là ?"

Chose assez surprenante d'ailleurs car il ne lui semblait pas avoir raté beaucoup de choses sur le boutre dernièrement. Normal puisqu'elle voulait absolument être autant dessus que cela était possible, limite si elle pouvait passer sa vie uniquement en mer elle le ferait. Mais c'était étonnant qu'elle l'ait loupé. En même temps, oserait-elle lui avoué que ça l'arrangeait qu'ils ne soient pas tous les deux au même endroit en présence de Sargon ? Cela venait au même qu'avec Gabriel ! Toutes remarques que Lakdahr ferait ne tomberaient pas dans l'oreille d'un sourd. Si Sargon apprenait quoi que ce soit les concernant tout deux, elle était persuadée que cela lui serait ressorti régulièrement lors des expéditions en mer... Et si elle pouvait éviter d'être rabaissée à un rôle de femme simplement parce qu'elle avait écarté les cuisses avec le forgeron, ça l'arrangeait. Après une nouvelle gorgée, son regard se posa de nouveau sur le chapelet. Après l'avoir un peu observé, sa main glissa vers ce dernier passant devant Lakdahr en chopant l'objet et le faisant un peu pendre devant son regard.

"Trésor d'tes conquêtes passées ?"

Boutade aussi parce qu'elle doutait fort qu'il s'approprie ce genre de choses des femmes qu'il se faisait. Il préférait sûrement s'octroyer bien d'autres privilèges que la dentition même si au fond, elle n'avait sûrement pas idée de la manière de fonctionner du titan.




Jamais le fracas de la mer n'atteint la roche

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Lakdahr l'Edenteur
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Message Dim 9 Déc 2012 - 18:01

Le quolibet – qui tenait d'avantage du compliment pas même travesti. - percuta le fer-né au point qu'il en aurait chuté sur la croupe s'il l'avait pas déjà eue confortablement installée sur un siège. Ses calots s'écarquillèrent à lui en faire rouler ses onyx hors de leurs orbites, sidéré qu'il faut de cette répartie aussi outrée que plaisante et impromptue. Par les burnes du Roi Gris ! L'aurait-il jamais soupçonnée de tels traits d'esprit avant aujourd'hui ? Qu'elle réponde à ses propres galéjades par un humour intrinsèque à leur plèbe était une chose à laquelle il avait pris marotte, depuis le peu de temps qu'ils conversaient de façon plus approfondie, mais qu'elle ose se défaire d'une pudibonderie qu'il lui connaissait bien en présence d'autrui, voilà qui ne déméritait pas d'être souligné ! Le Dantesque tout sujet confondu n'était abordé que par bien peu de personnes : sa Souris, qui en faisant régulièrement les frais, Gabriel, qui était encore celui qui l'avait baptisé ainsi, et Lanna – mais cela, nul ne le savait et c'était certainement mieux ainsi ! Arkha intégrait la petite cohorte de chançards qui pouvait en galéjer, un pas de plus vers une privauté qui n'avait, jusqu'alors, était que d'ordre physique. Si le dialogue se poursuivait en une kyrielle de surprises, le titan était impatient d'en connaitre la suite, cette journée somme toute usuelle prendrait alors des atours d'auscultation morale. Son effarement se scinda en un amusement qui se manifesta sous la forme d'un rire rauque et chantant, quant à son oeillade, elle se fit inconsciemment plus complice qu'elle ne l'avait jamais été envers la donzelle qui illuminait son réveil. Si elle s'octroyait plus de libertés en siégeant simplement à ses abords, qu'en serait-il une fois qu'elle aurait écoulé plusieurs chopines ? Il aurait droit à une véritable catharsis ! Il s'en donna secrètement le défi, puisqu'ils n'avaient guère vraiment eu l'opportunité d'exaucer leur voeu d'intègre ébriété lors du rassemblement. Et à deux, loin des oreilles particulièrement indiscrètes ou même de la discorde des demi-frères de Dix-Tours – qui, quoi que pourrait en dire la jeune femme, était néfaste à tout développement relationnel sortant d'une rencontre charnelle aux tréfonds d'une forge ! - les langues se délieraient avec certainement plus d'aisance et un naturel criant. Suffisait-il de les voir à gobeloter comme de vieilles accointances pour savoir qu'ils n'auraient aucune difficulté à passer outre cette étrange distance qui les avait toujours séparés, alors même qu'ils se coudoyaient, finalement, depuis toujours. A bien y songer, l'Edenteur lui-même s'étonnait désormais qu'ils n'aient jamais essayé de discuter plus avant et aient préféré feindre l'indifférence l'un envers l'autre, car après dix huit ans, il se rendait compte qu'il ne faisait que la découvrir.

A nouveau – cela devenait une habitude ! - elle le surprit en confessant s'être déplacée pour la rousse harpie qui faisait frémir Lordsport, et qu'il n'avait par ailleurs point croisée depuis un moment. Il tenta lors d'un furtif égarement de les illustrer bras dessus bras dessous, un binôme de succubes qui donnait autant de voix que le plus viril des bougres de cet archipel, et alors... Il concédait que même lui ne souhaiterait pas être dans les parages, tant elles devaient être insupportables ! Cette pensée lui tira néanmoins un rictus folâtre même s'il craignait presque pour la survie de l'alpha avec ces deux guerrières. Il hocha simplement le chef avant qu'elle ne s'insurge quant à son ultime gouaillerie, qu'il ne jugeait pas si fallacieuse qu'elle ne le prétendait tant il la voyait constamment agglutinée à l'un de ses cousins. Tout en la lorgnant exprimer son aigreur à sa pinte, il ne put s'empêcher de commenter dans la foulée. « Personne pour l'aller, mais t'en aurais bien eu b'soin pour l'retour ! » Des réminiscences qui lui revenaient, il n'avait fait preuve d'aucune délicatesse envers elle lorsqu'elle l'avait provoqué jusqu'à l'implosion, ce fameux jour où elle s'était une nouvelle fois présentée à lui en le sommant de lui ouvrager une arme digne de ce nom. Ses noires agates biaisèrent un bref instant sur Traitresse qui était, à bien y réfléchir, le fruit d'une union plus que professionnelle d'un artisan envers un client. Certes, affirmer alors que c'était bien lui qui en avait accouché et non pas la femme, l'affaire commençait à devenir sordide ! Heureusement qu'il gardait ses fantaisies pour lui, mais au moins, il était fier d'être le pater d'un bec-de-corbin apprécié à sa juste valeur. Pour autant et maintenant qu'il y pensait, il ne parvenait pas même à se souvenir du départ d'Arkha après que celle-ci soit passée entre ses mains... C'est qu'elle ne s'était pas faite prier pour disparaître une fois la besogne accomplie, la fourbe !

Sa réflexion fut interrompue par l'incitation à consommer plutôt qu'à époumoner des sottises, ce à quoi il répondit en levant sensiblement sa chope pour lui dédier cette lampée qu'il s'empressa ensuite de prendre avec toujours autant de facilité. Il ne reposa son occulte regard sur son charmant minois que lorsqu'elle se saisit du chapelet de canines, qu'il zieuta en même temps qu'elle avant d'adopter une risette un peu trop carnassière. Une propension plus forte que lui, impossible de réprimer l'insalubre plaisir qu'il avait de se remémorer ses ignominies dont il préservait même des souvenirs matériels quand faire se pouvait. L'air un peu fou sans même le vouloir, il ne maquilla guère ses propos d'une quelconque retenue.

« Entre autre. » Entama t-il pour corroborer à son hypothèse à laquelle elle n'avait même pas dû croire elle-même, et pourtant... « J'arrache c'qui est intéressant d'arracher, mais j'crois pas que y ait la denture d'une de mes anciennes femmes-sel sur cette grappe là... Mh... Y m'semble que celle-ci était à une fer-née qui m'avait un peu trop cassé les couilles y a quelques temps. Doit y en avoir de continentales aussi... Faudrait que j'pense à les ranger par genre, ce s'rait amusant. » La notion d'amusement était certes subjective, mais cela lui ferait toujours un délassement supplémentaire s'il veillait à appliquer cette règle lors de ses prochaines extractions. Puis, avec une mimique soudainement patibulaire, il guigna la belle physionomie de sa voisine, pour finalement achever de sa voix de rogomme. « J't'ai déjà dit que t'avais d'belles dents ? »

Une flatterie à double tranchant, il semblait que les superbes dentitions soient décidément de famille et il n'était pas assuré que Lakdahr ne lorgne pas sur les quenottes de la dryade sans même y prêter attention. Quant à lui attester qu'il ne lui en spoliera jamais une... Il ne fallait guère jamais faire de promesse que l'on était point certain de tenir, la dent de Gabriel trônant au sommet de Dentesque pouvait en témoigner. Concours de circonstances pour ce dernier, qui avait égaré une molaire lors d'une de leurs rixes en conséquence d'un uppercut d'une rare violence, et avait laissé son trophée au pugiliste qui l'avait précieusement gardé. En revanche, nul n'ignorait qu'il se damnerait sûrement pour engouffrer ses tenailles dans la cavité buccale de Sargon, dont les canines l'appelaient à chaque fois qu'il en mirait l'émail. Après les cousins, pourquoi pas la cousine, donc ? Il détourna ses onyx de celle-ci, pour mieux s'intéresser à son faro avec lequel il humecta ses lippes étonnamment charnues pour être masculines, lui laissant le loisir de frémir un instant en imaginant quelles scènes pouvaient bien se jouer dans son esprit après de telles déclarations. Un éclat de rire plus tonitruant que les autres attira l'attention du géant vers une table de l'endroit, où se désopilaient une trinité de matafs qui n'avaient cure des tympans d'autrui. Mais il était sans doute mieux qu'il s'agisse de signes de joyeuseté plutôt que ceux d'une joute sans nom, aussi pugnace pouvait être le forgeron, il n'avait pas envie de donner du poing immédiatement. Toutefois, la vision de ces trois là redirigea la discussion sur le boutre du fils Harloi et leur dernière pérégrination commune, qui n'avait pas été une sinécure contrairement à ce qu'aurait aimé le jeune homme. Même lorsqu'il n'y avait pas matière aux querelles, le porteur de Crépuscule remuait ciel et terre pour en trouver, ce qui avait le don de l'exaspérer. Les prunelles dans le vague, il entonna tout en se frottant la barbe.

« C'très récent pour la Veuve Salée, Sargon est venu m'chercher ici en m'proposant de l'accompagner pour une rapine. Mais on a pas eu à bourlinguer jusqu'au littoral, on a croisé un navire en mer et on s'l'ai fait, pas d'quoi s'vanter. » Maigre butin à la clé et inéluctables railleries de la part du capitaine, quand bien même gardait-il un inestimable souvenir de bataille : celui d'avoir écrasé le mauvais bougre de tout son poids ! En songeant à la furia qui en avait découlé, le colosse se mit à ricaner. « J'suis pas sûr qu'il reviendra m'demander avant longtemps ! » Souligna t-il sans préciser le fond de l'affaire qui n'avait aucunement besoin d'être ébruitée, certainement pas à un marin du dit ratatiné. « T'vas rester dans c't'équipage ou t'as l'intention d't'en tirer d'ici quelques années ? Ton père doit bien avoir un boutre à t'donner, en tant que fille ainée, y a encore possibilité que t'finisses pas mariée à un nobliau du coin, nan ? »

Il ne connaissait que trop peu la famille Kenning même s'il en avait par plusieurs fois rencontré le lord. Caractérielle et plus âgée, Arkha avait probablement ses chances de se démarquer en tant que combattant plus que comme une matrice à féconder. Cependant, il lui semblait qu'un mâle la secondait, un petit frère susceptible de lui escamoter la vedette par cette seule virilité dont la demoiselle cherchait désespérément à se draper. L'iniquité des sexes était bien moins à déplorer sur les Iles-de-Fer que sur le continent, ce qui n'empêchait pas certains poncifs de persister et, malgré tout, l'Homme préservait sa prépondérance, ce qui n'était pas sans justifier les vocations comportementales de celles qui désiraient s'introduire dans un monde phallocrate. Lakdahr ne s'était jamais senti concerné par ces détails au sein de son peuple, il concédait que les femmes issues de leur rocaille étaient aptes à guerroyer à leurs côtés, contrairement à toutes les autres. Pour tout le reste, les femelles se devaient de respecter le rôle pour lequel elles avaient été façonnées : au bon service de ces sieurs. Aux fourneaux et au lit, vulve prête à accueillir, s'il-vous-plait ! Le machisme de l'Edenteur n'avait de limite que la bonne volonté des drôlesses qui avaient à obéir, jamais à contester. Si son estime pour la fer-née auprès de lui s'était résumé à l'aliéner à sa féminité, il ne doutait pas qu'il aurait goûté à la ferraille de Traitresse depuis fort longtemps. Il contempla l'oeuvre dans l'échine de la belle et en fit une instinctive expertise, furtive mais précise pour un oeil aussi entrainé que le sien. Elle était encore en excellent état, preuve de sa bonne facture et du soin avec lequel il avait ouvré, mais il distingua tout de même quelques imperfections d'usure qui n'incommoderaient certainement que lui et son sens du perfectionnisme.

« L'pater doit être étonné de t'voir manier ça... En supposant que t'arrives à l'manier sans chopper les tables au passage ? » Innocente référence à cette fois là où, durant le rassemblement, elle avait involontairement balayé la surface du meuble en manquant peut-être d'arracher une ou deux têtes. « Mais j'ai entendu dire que tu t'démmerdais pas si mal, pour une bougresse aussi haute que ma jambe. J't'avais dit qui t'fallait pas de hache ni d'marteau, t'apprendras p't'être à fermer ta gueule quand j'te cause armes au lieu d'essayer d'm'apprendre mon boulot ! » Ses commissures s'élevèrent en un mince sourire goguenard, même s'il n'avait effectivement pas apprécié de voir ses conseils jetés à la houle comme s'ils ne portaient aucun intérêt. Il subodorait qu'elle devait avoir retenu la leçon, si elle ne s'était point débarrasser de l'arme qu'il lui avait forgée sans la consulter. Son index désigna alors le bec-de-corbin, puis il déclara.« Faudra que tu r'passes à la forge, j'vais lui faire une p'tite cure d'jouvence, tu m'l'as pas ramenée d'puis que j'te l'ai faite, la Traitresse. Ca s'entretient, s'tu veux qu'elle reste efficace pour passer tes nerfs sur les continentaux ou la pierraille. »




" - On fait quoi ? - Valeurs sûres : on leur éclate la gueule. "
 " Barbare qui roule amasse coups de boule. "
" On dit que les fer-nés détestent toutes les races, c'est faux, on les aime toutes ! En ragoût, en civet, à la broche... "

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Arkha Kenning
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Message Lun 10 Déc 2012 - 0:55

Bien que délaissée de sa gêne habituelle, la référence à son état d'après labourage intensif par le forgeron à ses côtés ne put l'empêcher de réprimer un léger renfrognement à ce souvenir tout aussi imminent dans son esprit après pourtant le temps qui s'était écoulé depuis l'évènement. Lui avouer qu'il avait été sa première expérience lui brûlait littéralement les lèvres mais sa fierté sûrement l'empêcha de sauter sur l'occasion. D'ailleurs offrir une telle information n'apporterait rien dans son esprit et ne ferait aucune différence, selon ses croyances, pour le titan qui devait sûrement en avoir dépucelée plus d'une de femmes au vu de sa stature et du charisme qui en découlaient et qui la faisait elle rêver depuis la première fois qu'elle l'avait aperçu. Oh bien sûr, l'attirance sexuelle n'avait alors rien à voir à l'époque, seul comptait l'espoir qu'un jour elle attendrait un tel physique. Fantasme enfantin que l'âge avait totalement balayé remplacé par le désir unique de pouvoir plus sagement atteindre simplement la force que ce dernier manifestait. Utopie bien sûr irréalisable mais dont la jeune femme ne démordait pas ce qui la poussait à avoir les comportements qu'on lui connaissait bien apparentés à ce déni de sa féminité qui lui était propre. En attendant, la maturité faisant, elle avait pu entre-apercevoir en Lakdahr plus qu'une simple physionomie à égaler mais bien une attirance face à autant de caractéristiques physiques exprimés par des principes Fer-nés typiques, même si le forgeron avait ce teint différent de celui des autres camarades sur les îles. Mais c'était un détail qui en rajoutait à sa singularité puisque le second colosse des îles n'était autre que son cousin qui ne manifestait guère cette spécificité. Néanmoins, elle ne comptait pas avouer à son compagnon de taverne actuel qu'elle manifestait un intérêt prononcé pour sa personne. Pas plus qu'il n'en fallait en tout cas. Il serait trop prompt à s'en pavaner par ses propos et particulièrement en présence d'oreilles qui ne devaient pas toujours savoir sa façon de le voir, comme Gabriel.

Curieuse d'avoir d'obtenir l'information sur la présence de Lakdahr sur la Veuve Salée, elle avait posé la question après que ce dernier se soit abreuvé comme elle lui avait demandé pour l'éviter de raconter davantage d'inepties, mais qui avait été détrônée plutôt rapidement par la site par une toute autre curiosité la ramenant vers le chapelet de dents qu'elle tenait en main. Evidemment, elle connaissait parfaitement la réputation légendaire du forgeron concernant son amour un peu trop imposant pour les quenottes des autres. Après tout, un surnom tel que l'Edenteur n'avait pas été créé pour offrir un titre sans aucune signification réaliste derrière. Forcément, si les années l'avait attitré de cette façon c'était bien parce qu'il était de notoriété publique que Lakdahr sans ses tenailles ce n'était pas Lakdahr. Toujours est-il que la boutade qu'elle avait formulée fut quelque peu détournée pour obtenir signification véridique dont le ton fut rapidement donné par un sourire carnassier qui, malgré sa propension à la violence et aux effusions de sang qui ne faisaient qu'activer son adrénaline, ne put contenir un léger frisson exprimant un infime mal-être ponctué davantage par les propos additionnés. Peut-être n'avait-elle pas clairement envisagé la dangerosité de cet énergumène qui prenait un plaisir certain à trier les dents en sa possession. Passe-temps somme toute légèrement déstabilisant qu'elle manifesta sans même sans rendre compte par une légère grimace de dégout offrant une vue minime mais possible vers sa dentition que la dernière remarque de l'Edenteur appuyé par le regard fit totalement disparaître au profit d'une antre buccale totalement close. Bien qu'effectivement ces termes auraient pu servir de compliment, elle ne le prit pas une seule seconde dans ce sens là ayant totalement bien retenu qu'une des dents présentes à son regard appartenait à une Fer-née qui n'avait malheureusement pas été dans le sens du poil avec ce titan. Certes, l'information n'était pas tombée dans l'oreille d'une sourde mais cependant, elle disparaitrait sûrement d'ici quelques instants pour laisser son caractère habituel refaire surface. Elle avait cependant quand même appris que le bellâtre à ses côtés avaient des penchants quelque peu particuliers dont son regard légèrement suspicieux traduisait sa pensée, alors qu'elle reposait le chapelet sur son socle d'origine.

"Ouais, tellement belles qu'ce s'rait dommage d'me les r'tirer moi j'dis...."

Propos formulés avec parcimonie dans un timbre d'une sonorité légèrement diminuée qui révèle davantage une réflexion personnelle qu'un partage d'informations alors qu'elle imitait son acolyte en prenant sa pinte. Celle-ci ne parvint cependant pas à ses lèvres car dans un même geste, son regard fut happé par un rire assez impressionnant et surtout particulièrement sonore qu'elle ne put éviter venant d'une table de l'établissement, copiant alors d'un même mouvement celui de Lakdahr. Son attention resta quelque peu figée sur ce rassemblement la pinte toujours légèrement levée en main. Observer l'amusement de Fer-né n'était pas forcément nouveau, Gabriel l'ayant déjà entraîné plusieurs fois dans de tels lieux permettant de se délecter de leur breuvage qui se révélait être le plus usité pour s'hydrater sur les îles de Fer. Ce penchant pour les tavernes était une belle image masculine qu'elle vénérait tout autant que les autres comportements typiquement virils qu'elle observait depuis son plus jeune âge. Néanmoins, son attention revint alors au plus imposant des Fer-nés de la taverne lorsque Lakdahr reprit la parole pour répondre à une question déjà oubliée en réalité car posée précédemment et par conséquent totalement oblitérée par la fascination sordide de ce dernier pour les dents. Aussi apprit-elle alors que Sargon en personne avait quémandé la présence du forgeron pour un raid. Certes ce n'était peut-être pas une expédition des plus importantes de la Veuve Salée mais apprendre qu'elle avait raté une occasion de prendre la mer noircissait un peu le tableau. D'un autre côté, peut-être était-ce un signe de l'obligation de ne pas être présente à ses côtés alors que Sargon se tenait également là. Le colosse aurait sûrement eu des propos qu'elle n'aurait pas su gérer en face de son cousin dont l'ouïe acérée aurait tantôt fait d'accaparer les propos pour pouvoir les ressortir aisément plus tard. Néanmoins, sa curiosité aurait apprécié de profiter de la vue de Lakdahr sur son boutre... Mais peut-être aurait-elle l'occasion de l'expérimenter une autre fois. Enfin apparemment, ce ne serait pas sur la Veuve Salée, au vu des propos surprenants comme quoi son cousin ne risquerait pas de réitérer sa demande pour avoir une telle compagnie, mais il restait toujours la Jouvencelle où elle pouvait sans problème se rendre et même faire partie d'un de ses voyages elle en était persuadée. Le forgeron lui posa alors des questions davantage sur son évolution personnelle auxquelles elle répondit sans cacher ses souhaits.

"J'veux clairement pas finir avec un d'ces nobles qui m'comprendra pas et voudra qu'j'reste sag'ment à pondre des gosses ! J'espère bien d'ici quelques années quitter l'Veuve Salée pour mon propre boutre ! C's'rait mon rêve ! Mais même si mon père avait un bateau, si j'fais pas mes preuves j'aurai jamais d'équipage. Et pour ça faut qu'j'm'forge et qu'j'apprenne. Rien d'tel qu'le boutre de Sargon !"

Le forgeron ne l'entendrait sûrement pas de cette oreille au vu de ses pensées envers son cousin préférant bien davantage Gabriel. Peut-être que si ce dernier avait quitté la Veuve Salée avant qu'elle ne démarre en tant que marin, la question de savoir pour quel Capitaine elle allait se mettre en service aurait été formulée. Mais ses cousins étaient il y a encore peu ensemble sur le même boutre ce qui forcément avait imposé son choix de décision envers Sargon. Choix qu'elle ne regrettait pas et qui ne se modifierait pas malgré le départ du second colosse des îles. Quelque part, elle pressentait que son cousin de sang serait davantage apte à la former parce qu'il ne lésinerait pas sur les remarques négatives dites avec la virulence et le rabaissement qui étaient les siens et qui par conséquent apportaient plus de poids au propos que la gentillesse dont pourrait être dotée son cousin de coeur. Le favoritisme n'était pas pour elle, être traitée à la même enseigne que n'importe quel marin lui importait bien davantage et lui semblait totalement plus adéquat pour son évolution personnelle. De toute manière, Gabriel ne lui avait jamais demandé de le suivre et elle savait pertinemment qu'il ne l'aurait en réalité jamais fait. Son style ne penchait pas dans l'imposition de ses choix. Situation familiale malheureusement bien compliquée dont elle ne comprenait clairement pas la source et les proportions que celle-ci entraînait pour les deux protagonistes. Sa réflexion fut cependant mise de côté car le phonème grave du colosse la rappela dans la réalité pour l'entraîner vers un tout autre sujet axé sur la merveilleuse arme qui trônait à son échine. Un souvenir d'ailleurs refit surface lui renvoyant l'image d'une Fer-né éméchée incapable de tenir correctement l'arme dont elle était si fière et qu'elle avait appris à manier avec davantage d'aisance au fil des jours et des mois. Elle aurait sûrement bien répliqué si juste après il n'avait pas reconnu qu'elle arrivait quand même à se débrouiller. Il marquait d'ailleurs un point à la suite sur ses capacités de forgeron qu'elle n'aurait jamais du critiquer. Une remarque bien placée et particulièrement justifiée.

"J'veux t'jours une hache ou un marteau..." marmonna-t-elle dans un ton qui insinuait tout à fait qu'elle reconnaissait cependant ses torts à avoir ouvert sa gueule. "Mais j'reconnais qu'Traitresse m'convient vraiment bien. L'mélange des deux et sa taille sont, pour le moment, mieux adaptés." Un "pour le moment" accentué pour bien laisser sous entendre que lorsqu'elle maîtriserait son arme à la perfection elle comptait bien réitérer sa demande. Mais l'aveu était sincère, Traitresse faisait pour le moment totalement sa fierté et correspondait à toutes les attentes qu'on pouvait formuler pour une arme. "S'non mon père l'a rien contre l'arme, c'est davantage ma mère qu'm'a quasiment engueulée quand elle l'a vue. J'avais une autre avant qui lui plaisait d'jà pas, alors celle-ci qu'est mieux et plus représentante de c'qu'j'voulais, elle aime encore moins. Elle comprend rien t'façon."

Un souvenir quelque peu désagréable que fut l'engueulade maternelle lors de son excitation massive et point discrète qui s'était exprimée à la découverte de sa nouvelle arme. La discussion avait vite tourné court puisqu'elle s'était simplement évaporée de la maison avec son arme pour aller s'entraîner. Quelques jours intensifs avaient été nécessaire pour qu'elle la brandisse avec force et maîtrise de mouvements d'attaque. Désormais c'était du passé car bien que des progrès étaient toujours nécessaire, elle pouvait totalement participer à un combat avec. Une joie évidente se dessina sur le faciès de la jeune femme lorsqu'elle entendit que le créateur de sa jumelle forgée acceptait de faire un entretien de cette dernière pour lui permettre de conserver sa belle jeunesse, même si quelques marques laissaient suggérer une utilisation récurrente.

"Sérieux ? T'veux bien ? C'génial, j'l'utilise s'vent alors c'clair qu'j'veux pas la perdre, elle !" Une joie non contenue qui trahissait une nouvelle fois son approbation totale pour la création de cette arme. Le sourire dessiné sur ses lèvres suggérait que l'idée d'une Traitresse soignée faisait partie de ses plus grands plaisirs au même titre que prendre la mer. Elle ne se priva pas pour fêter ça en terminant sa pinte dans un acte impulsif avant d'en recommander une pour chacun. Après tout, il n'avait pas l'air prêt à partir et il allait jeter un oeil expert à Traitresse, donc obligé ça, ça se fêtait. "J'pass'rai dès qu'possible ! Plus vite c's'ra fait, mieux elle s'portera."

Elle se souvint cependant de la tête de Lakdahr quand elle était arrivée dans la taverne. Un air plutôt absent qu'autre chose avec une fatigue encore presque perceptible dans ses gestes et son corps. Impression qui avait totalement disparue actuellement mais cela ne voulait pas dire pour autant qu'elle l'avait oubliée. Après tout, cet état lui avait fait se sentir comme une revenante venue hanter le forgeron ce qui impliquait qu'elle ne pouvait que se remémorer ce ressentiment. Elle prit alors conscience d'une information qu'elle n'avait peut-être pas comptée auparavant et qui forcément entraînait néanmoins dans l'équation de ses propos. Par là, elle pensait à la quantité de travail que Lakdahr devait sûrement avoir et bien qu'il lui proposait de s'occuper de son arme, ce n'était pas pour ça qu'elle pouvait passer quand bon lui semblait pour lui fournir. Il était peut-être tellement débordé qu'il n'arrivait pas à obtenir un sommeil convenable ce qui expliquait son état. Mais au lieu de spéculer dans son coin, au vu de la tournure de leur conversation qui s'avérait être beaucoup plus naturelle que tout ce qu'elle aurait cru auparavant, elle s'autorisa sans pudeur à poser la question qui traînait dans son esprit.

"Enfin j'dis ça mais j'me doute qu't'as sûr'ment une montagne d'taff. Donc tu m'diras plus si t'as l'temps quand j'viendrai, parc'qu'vu ta tête quand j'suis arrivée, t'dois pas dormir beaucoup toi." Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres alors qu'elle ajoutait d'autres propos un peu plus taquin "Enfin j'mets ça sur l'compte d'boulot mais si ça s'fait c'est plus sur l'compte d'Dantesque..." Après tout, leur rapprochement intime avait clairement eu lieu sur son lieu de travail.

Décidément, toutes les occasions étaient bonnes pour se remémorer leurs ébats physiques. Elle devait reconnaître qu'il était aisé de revenir sur ce sujet quand on avait un homme tel que Lakdahr à ses côtés. Oublier un coït avec un titan de cette envergure - à tous les niveaux- était tout bonnement impossible même quand il n'était pas là. Alors ajouté sa présence ne pouvait que faire ressurgir les réminiscences. Reprenant son sérieux néanmoins, elle prit conscience de l'envie d'en apprendre davantage sur ce Fer-né quelque peu atypique. Au fond, tous les Fer-nés de son entourage étaient capitaine et avaient leur propre boutre sur lesquels ils passaient le plus clair de leur temps. Or, l'Edenteur était différent car, concrètement, la mer il ne la prenait que pour se déplacer et non pas s'investir comme marin. Certes il pouvait faire des raids comme celui qu'il avait exécuté dernièrement avec Sargon, mais cela ne faisait pas référence à ses priorités puisque son activité prédominante se consacrait principalement à sa forge. Bien sûr il n'était pas le seul puisque sa première arme avait été réalisée par d'autres mains que les siennes mais la renommée de Ladahr n'était plus à prouver et par leur proximité, une nouvelle question taraudait son esprit, toujours dans l'optique d'en apprendre davantage. Aussi, après une lampée bien méritée qui s'écoula avec envie dans son gosier, elle reprit la parole.

"J'me d'mandais...Qu'est c'qui t'a poussé à d'venir forg'ron ? Moi j'ai t'jours voulu être l'plus près possible d'la mer mais j'ai beaucoup d'figures représentatives d'ça autour d'moi. Mais toi aussi nan ? alors qu'est c'qui t'a mené plus vers l'chemin d'la forge plutôt qu'les boutres ? En plus t'as ta renommée maint'nant. On sent qu'les armes c'ton truc !" Une sorte de compliment pour avouer qu'elle appréciait fortement son travail non pas uniquement avec Traitresse mais aussi avec Astaroth qui représentait son fantasme martial bien qu'elle n'avait pas encore vu Dentesque qui n'était pas l'organe qu'elle connaissait mais plutôt la dernière arme crée par Lakdahr pour lui-même dont Gabriel avait vanté la conception.




Jamais le fracas de la mer n'atteint la roche

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Lakdahr l'Edenteur
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Message Mar 11 Déc 2012 - 12:12

Il osa – Oui ! Il osa, l'imaginer dans le drapé de l'épouse contrainte à demeurer alitée ou à patienter pour le retour de son homme, la matrice fécondée et la panse déjà rondelette, voir avec déjà d'autres chérubins – ou presque. - à réclamer le lait de ses mamelles. Dans un pur élan instinctif et simultanément à cette pensée, ses prunelles s'égarèrent un furtif instant sur lesdites convexités mammaires qu'elle avait fort jolies, suffisamment pour qu'il ne cesse de s'y rincer les onyx avec des évocations loin d'être spirituelles. Toutefois, et même s'il lui avait récemment découvert une inexorable part de féminité contrairement à ce que la sylphide miroitait sciemment, il peinait à l'illustrer génitrice, ou même épousée en train de s'épancher sur l'épaule de son fieffé coquin de mari. Mais n'était-ce point là la pierre angulaire et vital pour une femelle, qu'importait son degré de virilité ? Il songea tout d'abord à la douce Aaricia qui, il en avait été témoin, fut encline à incanter un incroyable nombre de quidams sans qu'aucun ne parvienne à obtenir sa main. Dagon ne devait son succès qu'à son titre de suzerain ainsi qu'à la hardiesse dont il avait fait preuve en allant la quérir de lui-même et sans objection plausible. Second exemple qui lui vint et non pas des moindres, les récentes fiançailles de la Botley, qui avaient su le sidérer comme il l'avait rarement été dans son existence. S'ils s'appréciaient suffisamment pour se considérer l'un l'autre, ils ne se connaissaient en réalité que peu, mais la rouquine jouissait de sa notoriété sur l'île de Pyk, et s'il eut existé une dame sur laquelle il aurait parié ses plus beaux chapelets dentaires qu'elle ne se laisserait jamais prendre dans l'arantèle maritale, cela aurait été elle. Aujourd'hui encore, cette contingente situation le laissait perplexe, Helya n'était pas de celles qui auraient succombé au charme somme toute atypique du capitaine de la Veuve Salée... Leur union occultait des intérêts autrement plus personnels, c'était là l'unique allégation à même de convaincre l'Edenteur. Peut-être était-ce ce dont Arkha désirait débattre avec la maitresse de l'Amazone, elle qui eut été tout aussi abasourdi que lui lors de ce casuel baiser entre les promis, à un rassemblement qui avait été le théâtre de bien des péripéties. L'une des pires frairies à laquelle le titan avait été contraint de participer, et il n'était certainement pas le seul à être parvenu à cette conclusion. Une conclusion qui ne l'empêchait guère de forger la certitude que la jeune Kenning ne serait aliénée à nul énergumène avant encore plusieurs années. Entre la fragrance d'un époux et celle de la houle, le choix de la belle semblait déterminé depuis longtemps, depuis que ses mirettes eurent loisir de découvrir le ballet des dunes maritimes, sûrement.

La mer, un sujet immanent lors de symposiums ou conciliabules fer-nés, ils en étaient issus, elle était leur autant qu'ils lui appartenaient, ainsi se façonnait l'âme des insulaires des Iles-de-Fer. Ainsi donc, il comprenait sa vision et sa ferveur des flots, sans la partager de façon zélée, toute sa passion étant dédiée à ses antres de création. La concevoir à la gérance d'un boutre était fort aisé, une fois l'expérience nécessaire acquise, quiconque avec un semblant d'autorité et de sens commun était apte à gouverner les eaux, car tous le savaient, chaque capitaine est roi sur son bateau. Certains étaient despotes, bien qu'excellents pédagogues, et son opinion se faisait mitigée quant à l'enseignement que le Harloi pourrait lui ployer. Sa réputation de marin ne souffrant d'aucunes affres, il était probable qu'il transmette ses meilleurs acabits à sa cousine qui, ainsi éduquée au gré des bourlinguages, ne pourrait faire qu'une admirable gérante de pont à son tour. D'un point de vue plus humain, il espérait qu'elle n'emprunterait en rien ses tares comportementales qui en faisaient l'un des protagonistes les plus abhorrés de leur archipel, auquel cas, le nombre de ses détracteurs connaitrait une crue pour le moins impressionnante. Etait-ce ainsi la plus intelligente des solutions que s'acoquiner à Sargon ? Leurs déités lui en soient témoins, au plus loin se tiendrait-il de ses intrigues, au mieux il se sentirait. Elle n'eut comme réponse qu'un haussement d'épaules significatif, après tout, il n'avait pas voix au chapitre. Pour ce qui était de l'arme qui embellissait considérablement son rachis, en revanche, son avis s'avérait décisif et il n'avait guère l'intention de se laisser influencer par ses beaux yeux ou sa jolie croupe. Ses prunelles se levèrent au ciel lorsqu'elle maugréa tel un bambin encore aigre de sa lubie refusée, une attitude qui, il le savait, n'avait pas d'âge, puisque Gabriel lui-même aimait à lui en faire l'interprétation. Quant à la réplique qui suivit, elle ne fit que le rendre plus las. « En v'là une chose qu'elle est bonne à savoir... » L'hypothèse qu'elle puisse derechef l'importuner comme elle l'avait fait pour obtenir un ouvrage tout aussi massif qu'Astaroth l'éreintait d'avance. Non pas qu'il rechignait à la perspective de revisiter son entrecuisse, mais voir ses expertises remises en question par une donzelle qui n'avait aucun savoir en la matière ne l'enchantait guère.

Fort heureusement, pouponner Traitresse lui était d'une optique dignement plus enjôleuse, il était toujours délicat d'imaginer un autre mestre fèvre musarder ses paluches sur une oeuvre signée de son âme. Car en ces originales réalisations pour des personnes non moins spéciales, il y incarnait une unicité qui outrepassait la simple imagination, et c'était certainement en sa volonté d'établir une concorde entre le propriétaire et son objet que la besogne de Lakdahr se différenciait. Il opina positivement du chef à ses dires de venue prochaine pour une cure de jouvence, puis alors qu'il s'apprêtait à savourer la nouvelle pinte qui vint s'introduire sous son nez, son faciès pivota en direction de la nymphe lorsqu'elle fit référence à l'apparence qu'il lui avait présenté lors de son impromptue arrivée.

« Quoi ma gueule ? Qu'est c'qu'elle a ma gueule ? » Demanda t-il avec une once d'outrage surjoué, intrigué sur ce qui pouvait se dire concernant ses agates et sa barbe finement sculptée. Un rire lui échappa malgré tout alors que le fameux Dantesque réapparaissait dans la discussion, à croire que la jeune femme en était devenue obnubilée. « Tu sais pas d'quoi tu parles. » Effectivement, les marottes intimes du titan allaient au comble et en laissaient même parfois le capitaine de la Jouvencelle perplexe, voire effrayé. Cependant, ce n'était cette fois pas la luxure qui l'avait épuisé, mais bel et bien un véritable travail de fer qui lui faisait perdre la notion du temps et celle de ses nécessités vitales. « J'ai juste passé la nuit sur une arme que j'dois rendre à un bougre d'Pyk au plus tôt, ça fait pas longtemps que j'suis réveillé et j'suis v'nu directement ici pour m'refaire une santé. J'commence sérieusement à avoir les crocs d'ailleurs... »

Ses spasmes stomacaux l'incommodaient de plus en plus, l'heure de la pitance était arrivée ! Prompt à quémander de quoi se bâfrer, le colosse fut toutefois perclus par l'élan de curiosité qui souffla sur sa gauche. Il immobilisa un regard dubitatif sur la demoiselle... Pourquoi était-il devenu forgeron ? La question le percuta avec une telle contingence qu'il en fut désarçonné, confronté à un pan de passé auquel il n'avait plus songé depuis une longue période. Sa personnalité pour le moins alambiquée en faisait probablement un personnage nimbé de mystères, lui qui, de par sa naissance, aurait eu la plausibilité de s'élever à un rang maritime que l'on jalouserait. Même sans le patronyme Greyjoy, il en avait tout de même le sang, une irréfragable vérité devant laquelle il haïssait être mis. Il aurait aisément pu user de ce legs génétique en plus de sa gargantuesque charpente pour briller dans un équipage et se faire lui-même capitaine d'un boutre, ce qu'il n'avait même jamais souhaité faire. La raison pour laquelle il avait éloigné son amour de la mer était nébuleuse, difficile à exprimer tant était-ce là un fait qu'il avait parfois du mal à s'expliquer lui-même. Sans doute sa défunte mère y était-elle également pour beaucoup, lui susurrant toujours de se méfier des gens qui proliféraient sur ces îles, et encore plus de ceux avec lesquels il partageait une parenté. Isabel n'eut peut-être été qu'une continentale, elle n'en fut pas moins clairvoyante lors de sa décennie de captivité. Arkha s'était toujours vue proche de la mer, et la raison, en réalité, lui semblait plus simple qu'il n'y paraissait.

« Déjà, toi t'es pas “un d'plus” dans la portée d'Balon Greyjoy. » Gabriel lui-même aurait été sidéré de l'entendre parler en ces termes, chose qu'il ne faisait jamais, qu'il évitait tout bonnement de faire. Son phonème s'en ressentait, certes plus posé, mais aux sons endoloris par cet aveu pourtant connu de tous, car l'Edenteur se faisait violence pour lui donner réponse. « Mes couillons de... Enfin, les autres, ils étaient d'jà assez à lécher l'sol devant lui. » La plupart de ses demi-frères s'étaient toujours pavanés auprès de l'ancien suzerain pour obtenir ses avantages, c'était sans compter Dagon qui veillait à ce qu'aucun de ces fils de catins ne lui fasse de l'ombre. Lakdahr, lui, s'était fait aussi discret que possible durant ses jeunes années, un apprentissage qui lui servait encore aujourd'hui à ne pas faire incursion dans les affaires d'autrui. Il prit une grande inspiration, les calots levés vers le plafond sans savoir que dire de plus, plus sensible qu'il ne voulait bien le concéder sur les prémisses de son existence. Finalement, il conclut dans un long soupir. « L'instinct d'survie. » C'était cela, c'était ainsi, le désir d'être, l'envie d'un devenir qui n'appartenait qu'à lui. Il ne voulait pas en parler d'avantage, il ne le pouvait pas, en défaut de mots pour ce faire, et Arkha avait certainement plus intéressant à apprendre que son histoire personnelle. « J'ai toujours eu du mal avec l'autorité t'façon, c'pas pour moi d'avoir un drôle qui m'donne des ordres ! Ma mère aurait pu te l'dire si elle était encore là... Bref ! Faut que j'bouffe ou j'vais crever ! »

Une façon de clore la conversation comme une autre, même si la Kenning avait inexorablement plus appris de lui en quelques minutes que durant toute sa vie. L'artisan était un homme compliqué et qui feignait d'omettre ses plaies pour mieux aller de l'avant, point le temps pour les regrets ! Depuis son décade, il avait perdu l'unique repère qu'était sa génitrice, une confession tacite dont il ne mesurait nullement le casuel impact que cela aurait sur la sylphide à ses côtés. Désormais et depuis ce jour, sa seule boussole se prénommait Gabriel, leur amitié allait bien au-delà de l'intelligible. Cela étant, fini les émois pour le géant, ces épanchements lui étaient toujours d'un indicible inconfort, il était un mâle, un vrai, nom du troufion du Dieu Noyé ! Offensé par l'éphémère faille qui s'était ouverte, il empoigna l'anse de sa chope pour la vider entièrement, de quoi le remettre sur pied après ce petit égarement. C'est qu'il était pudique, le bonhomme ! Il commanda ensuite auprès du tavernier, une pièce de carne comme il les déifiait pour son rumen vacant qui ne cessait de vociférer sa famine. Il laissa la nymphette en faire de même si elle souhaitait l'accompagner dans son repas tardif, puis en attendant que les plats soient mitonnés et apportés – et une fois son amertume de la précédente discussion omise. - il reprit comme si de rien ne fut jamais.

« T'peux repartir avec moi à la forge juste après, si tu veux, ma besogne peut attendre un peu. Ou ce s'ra pour la prochaine fois qu'on s'verra à Dix-Tours, c'toi qui vois. » Il guigna Traitresse et s'en empara une fois le silencieux aval de sa porteuse reçu. Ses phalanges y flânèrent un moment, avant qu'il ne poursuive. « Y a pas grand chose à lui faire, ça mettra pas longtemps, juste d'quoi la faire briller un peu. Sauf si tu veux que j'te l'améliore ? J'peux encore y réfléchir, l'alléger un peu, p't'être, si t'as du mal à la manier. D'quoi faire enrager un peu plus ta mère ! » Il eut un bref rictus et commenta pour lui-même. « Ca m'rappelle qui faut que j'en fasse d'même avec Dentesque... » Soudain, il prit conscience de l'éventuel quiproquo que cela pouvait amener, et s'empressa d'ajouter tout en désignant son entrejambe. Pas c'ui-là hein ! J'tiens à m'le garder encore un peu... Mais c'est vrai que t'as pas vu Dentesque, toi, maint'nant que j'y pense. Enfin si, mais... L'autre ! » C'était à ne plus s'y retrouver ! Lakdahr se mit à ricaner tout en rendant le bec-de-corbin à la belle. « C'ma nouvelle hache, l'autre était pu récupérable. J'l'ai d'puis pas longtemps, c'est Gab qui l'a baptisée d'ailleurs, on s'demande où il a trouvé l'inspiration. »




" - On fait quoi ? - Valeurs sûres : on leur éclate la gueule. "
 " Barbare qui roule amasse coups de boule. "
" On dit que les fer-nés détestent toutes les races, c'est faux, on les aime toutes ! En ragoût, en civet, à la broche... "

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Message Jeu 13 Déc 2012 - 13:49

Apprendre que Lakdahr avait passé la nuit à bosser sur une arme lui donnait irrémédiablement envie de la voir. En réalité, et elle devait également le reconnaître, lorsqu'elle s'était rendue dans la forge pour la seconde fois et qu'elle l'avait vu travailler, elle avait ressenti une certaine admiration à une telle force dans sa façon de travailler. Etre forgeron n'était pas à la portée de tout le monde, elle était persuadée qu'elle serait totalement incapable d'abattre le travail qu'il faisait en une journée. Ce n'était pas pour rien qu'il était encore plus basé que son cousin Gabriel, alors que ce dernier était déjà pas mal musclé. Mais Lakdahr l'était bien davantage et pour l'avoir vu faire, certes pas longtemps mais assez pour ce faire une opinion sur ce travail, elle comprenait bien mieux les conséquences que cela pouvait avoir sur le physique d'une personne. Toujours est-il que la curiosité la titillait quelque peu de savoir quelle genre d'arme il pouvait bien avoir créé cette fois. D'ailleurs le caractère unique de Traîtresse lui était inconnu. Avait-il déjà fait des bec-de-Corbin à d'autres personnes qu'elle ou était-elle la seul pour qui il avait estimé qu'un mélange de deux armes convenaient mieux à sa stature. Gabriel par exemple maniait principalement le marteau et Lakdahr lui davantage une hache. C'était des armes à un seul faciès contrairement à la sienne qui mêlait les deux, ce qui au fond n'était pas du tout anodin à ses yeux et répondait bien plus à ses attentes que si elle avait eu l'un ou l'autre. Elle ne savait pas trop comment Lakdahr avait fait pour tomber si bien en créant Traîtresse. Peut-être comme il le disait, cela faisait clairement partie de son travail d'arriver à analyser les gens au niveau de leurs capacités à manier ses créations. Mais au moins, dans son indécision, il l'avait comblée. Pas une hache, pas un marteau, elle avait les deux pour son plus grand plaisir. Mais ce n'était pas pour ça que ça ne la tentait pas de voir ce qu'il pouvait faire d'autres. Après tout Astaroth était une merveille sur laquelle elle avait déjà mis son grappin d'héritière si Gabriel venait à mourir. Evidemment, c'était quelque chose qui n'arriverait jamais pour la simple et bonne raison qu'il n'avait pas intérêt à la quitter de cette façon !
L'idée qu'il était venu dans cette taverne pour se retaper était une conception du réveil original mais surtout assez typique des Fer-nés qui se séparaient en réalité très peu de leur faro. Elle reconnaissait qu'elle aussi avec le temps buvait bien peu de chose qui n'en était pas. Non seulement elle aimait bien mais en plus elle se devait de s'y habituer puisque c'était dans la définition d'un Fer-né. Un sourire en coin s'était dessiné sur ses lippes à l'évocation d'une faim de taille et l'envie de répondre par une pique moqueuse la titillait avait qu'elle ne se rende compte que n'ayant plus rien mangé depuis des heures, l'évocation d'une pitance venait d'ouvrir d'un coup son appétit. Donc au final, rien à rétorquer à ces propos puisqu'elle était dans le même état que lui et par conséquent, elle mit fin à sa frustration langagière en s'abreuvant.

En parlant de forge, elle l'avait justement questionné sur la source de ce métier qui était le sien et la surprise fut de taille quand elle comprit rapidement qu'elle avait touché la corde sensible. Fait surprenant, elle qui avait toujours cru que c'était un peu Gabriel qui était à part à avoir des sentiments. Elle n'aurait jamais imaginé qu'un colosse tel que l'homme à ses côtés qui concrétisait lui aussi sa définition du Fer-né type censé avoir un coeur de pierre pouvait sembler déstabiliser par une question personnelle. Elle n'avait pas oublié que Lakdahr était le demi-frère de leur lord actuel parce qu'il était l'un des bâtards de Balon Greyjoy. Elle comprit aussi très vite que parler de tout ça n'était pas pour plaire à l'Edenteur qui semblait réellement déprécier le sujet. Pourtant, sans comprendre réellement la raison, cela lui donnait clairement envie d'en savoir encore davantage car, un peu comme elle l'avait été la première fois que Gabriel s'était confié à elle, elle se sentait touchée par ce colosse qui semblait emprunt de souffrance dans l'immédiat. Elle prenait conscience qu'après tout, il n'avait plus ses parents. Et ça elle ne savait pas ce que ça voulait dire. Elle-même avait encore sa famille dans son entièreté. Même si sa mère lui posait problème, jamais elle n'imaginait sa vie sans son existence. Et puis, être le demi-frère du Lord, cela ne devait pas forcément être une sinécure non plus. Bien sûr elle ne pouvait pas vraiment imaginer ce que ça pouvait représenter concrètement. Elle était une noble des îles, elle avait un nom, contrairement à Lakadhr qui s'était forgé son surnom par la seule force de ses mains et comme il le disait si bien par un instinct de survie qui l'avait poussé à aller de l'avant et chercher sa propre voie. Il s'était créé seul... Elle comprenait peut-être mieux l'implication de Gabriel dans cette amitié unique car peut-être avait-il été le seul à être à ses côtés depuis un nombre impressionnant d'années. La solitude n'était pas un sentiment qu'elle connaissait dans son versant négatif. Quand elle voulait être seule, c'était pour un besoin personnel et non une obligation. Et ce fait lui apparaissait bien triste, regrettant d'avoir plongé son compagnon du moment dans ces réminiscences désagréables. Changement de sujet d'ailleurs largement évoqué alors qu'il enfouissait tout ceci dans les dernières lampées de sa pinte actuelle. S'excuser n'était pas approprié alors elle ne pouvait que respecter son désir de parler d'autre chose. Mais elle n'oublierait jamais ce qu'il venait de lui avouer et un jour peut-être en reparlerait-elle, mais pas dans l'immédiat. Un certain mal aise personnel l'empêchait de le faire, touchée par de tels propos. La commande de nourriture tomba finalement à pic et elle en fit de même pour demander de quoi assouvir la faim qui revenait tirailler son estomac. Elle aurait voulu parler en attendant la pitance mais elle était incapable de savoir comment s'exprimer aussi apprécia-t-elle l'arrivée des plats qui les distrayait un instant et les propos alors de l'Edenteur qui réengageait la conversation comme si de rien était.

Alors qu'elle était en train de s'affairer à mâcher avec envie une bouchée de ce qu'elle avait commandé, elle tourna ses prunelles sur le titan quand il émit l'optique d'aller directement à sa forge ensemble ensuite, idée qui lui plut fortement.

"Chérieux ??" dit-elle la bouche pleine avant de tousser un peu en tentant d'avaler une bouchée en réalité bien trop disproportionnée pour sa bouche dont un effort dut être fourni pour pouvoir avaler. Passage qu'elle senti passer de manière assez désagréable.

Lakdahr zieuta ensuite son arme qu'elle le laissa prendre de son échine alors qu'il semblait y appliquer un intérêt professionnel dans l'immédiat. Traîtresse parut quelque peu insignifiante dans les mains de son créateur dont la maîtrise dépassait largement le poids de son arme. Mais elle tenta d'y faire abstraction et de se contenter de la fierté qu'elle avait d'une telle partenaire de combat. Une moue légère se dessina sur son arme quand il parla de l'alléger ce qui ressemblait davantage à une insulte à son égard même si elle était persuadée que c'était pour lui rendre service. Encore plus quand il évoqua l'idée d'en rajouter à sa mère qui n'appréciait déjà pas son arme dans son état actuel. Mais c'était hors de question qu'il l'améliore dans ce sens là. S'il s'appliquait à la pouponner ce serait non seulement dans l'entretien mais alors également pour augmenter son poids et pas l'inverse !

"Hors d'question qu'tu me l'allèges ! J'la manie très bien comme ça et plus l'est masculine plus ça f'ra enrager ma mère !"

Quand il parla de Dentesque, étonnamment elle comprit tout de suite de quoi il voulait parler et ça tenait sûrement du fait que Gabriel lui avait expliqué cette fameuse arme qui siègerait aux côtés du forgeron désormais. Mais Lakdahr ne le savait sûrement pas et c'était bien pour ça que de prime abord, ne connaissant effectivement pour lui que l'organe phallique, il se perdit dans des propos qu'elle accompagna d'une grimace amusante d'incompréhension avant de ne pouvoir retenir un rire à le voir se perdre tout seul dans ses surnoms. C'était sûrement la première fois qu'elle riait aussi naturellement aux côtés de ce viril Fer-né qui l'avait bien davantage vu s'insurger qu'autre chose. Un sourire amusé et en coin se dessina alors qu'elle reprit Traitresse pour la remettre à sa place. Ces deux là étaient totalement incorrigible ! Appeler une arme de la même façon qu'on appelait une partie de son corps et surtout cette partie là de son anatomie. Une bien curieuse ressemblance mais qui au fond n'était peut-être pas dénué de vérité. Mais pour la peine, il y avait clairement de quoi s'embrouiller.

"Nan mais Gabriel m'en avait d'jà parler en fait. Rien qu'pour me faire enrager d'ailleurs parce qu'il sait qu'j'vénère Astaroth. J'lui avais dit qu'j'm'réjouissais d'pouvoir contempler ta Dentesque. Pas celle-là... " dit-elle en faisant un signe amusé vers son entrejambe "mais l'autre." reprenant ainsi les propos de Lakdahr. Elle se retint d'ajouter que son cousin l'avait d'ailleurs clairement charriée en disant que ce n'était sûrement pas l'arme qu'elle avait envie de revoir mais le détenteur de celle-ci et son autre Dantesque. Ce qui était totalement n'importe quoi car elle était réellement fascinée par les armes et dans le moment en question, elle ne pensait qu'à l'arme. Mais Gabriel avait vraiment des difficultés à ne pas la chercher quand ils parlaient de Lakdahr. "Mais ça m'bott'rait clair'ment bien d'venir avec toi ensuite. L'idée d'revoir Traîtresse pouponnée m'donne envie. Puis, j'suis curieuse d'voir Dent... Ton arme PAs de sous-entendus graveleux. "Et j'bien envie aussi d'voir celle pour l'quelle t'as bossé toute la nuit. C'quoi d'ailleurs ? "

Elle n'attendit pas sa réponse pour engouffrer à nouveau une bouchée démesurée lui refilant des joues excessivement rondes. Cette deuxième bouchée lui rappela alors un évènement pas si lointain qui s'était déroulé au rassemblement Fer-né. Un arrière goût de vengeance la tarauda alors alors qu'elle regarda en coin l'homme à ses côtés qui lui avait fait un mauvais tour très déplaisant. Elle s'en souvenait particulièrement bien car barbouillée comme elle l'avait été elle n'était pas passé inaperçue pour un pari en plus que l'Edenteur n'avait absolument pas tenu ! Raison de plus pour lui faire payer. Elle fit aller longuement sa mâchoire pour d'abord clôturer la bouchée qu'elle venait de mettre en bouche et une fois fait, sans vraiment crier garde, elle s'empara d'une bouchée du plat de son voisin en main et lui plaqua vivement sur la bouche l'en tartinant allègrement avant de retirer sa main et venir se sustenter de ses doigts recouverts avec une sorte de comportement hautain bien qu'elle tentait vainement de camoufler un sourire en coin et même un rire voulant lui faire croire qu'elle était encore fâchée de ce qu'il lui avait fait et que pour le coup elle se vengeait avec ferveur et mécontentement. Le premier point était plus vrai que le second car elle appréciait surtout son idée d'avoir pu le surprendre car ça, c'était certain qu'il ne s'y était sûrement pas attendu. Elle précisa la raison en le toisant léchant la paume de sa main.

"P'tit cadeau en réponse d'tien au rassembl'ment."

Ce fut à son tour de ricaner un peu. Un penchant joueur encore peu connu de celui qui l'avait largement biaisée. Il faut dire que ce naturel était une découverte pour Lakdahr comme elle même découvrait en réalité le colosse sous un jour nouveau. Elle ne pensait pas encore aux représailles car elle estimait que c'était un rendu pour un donné et que donc ils étaient quitte. Mais elle ne connaissait pas encore assez bien le forgeron pour pouvoir anticiper sa réaction. En attendant, elle restait fière de son acte mais précisa quand même parce que l'idée était particulièrement marrante.

"J'aurais quand même préféré t'voir en jupette danser sur l'table."

Moquerie évidente car ce serait le summum de l'humiliation pour un tel Fer-né de se retrouver féminisé de la sorte. Mais l'imagination palliait au manque de concrétisation et elle ne put s'empêcher de ricaner derechef.




Jamais le fracas de la mer n'atteint la roche

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Lakdahr l'Edenteur
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Message Jeu 20 Déc 2012 - 17:40

Il en était particulièrement fier, de Dentesque, ainsi que de son synonyme où le a trônait en première voyelle, car les proportions semblaient avoir leur importance pour un titan tel que Lakdahr. Tout en démesure, c'était ainsi qu'il avait toujours vécu, c'était par ce nom de gigantisme que tous le considéraient, et si sa présomption n'atteignait pas les cimes que l'on connaissait à un certain Harloi, il demeurait façonné dans une rocaille que l'on ébranlait difficilement sans risque. Alpha de surcroît bien que circonspect dans certaines de ses relations, chacun de ses ouvrages était une preuve d'un génie artisanal qui, s'il acceptait les bonnes critiques, appréciait peu les jugements ourlés d'impéritie. Avec Astaroth, sa nouvelle hache était une oeuvre sur laquelle il avait besogné d'interminables nuitées, elle était belle – il le savait. - et niellée d'unicité, une estime peut-être faussée par l'amour d'un géniteur même des forges envers l'une de ses pouponnes. Cette dernière était encline à dissuader les importuns par le seul éclat de son ornementale denture, et l'on pouvait s'interroger, alors, sur le nombre d'innocents qui avait été occis pour offrir leurs plus opalescents trésors organiques à la folle imagination d'un forgeron fécond en bien des domaines. Un peu de gloriole ne faisait souffrir que les ineptes qui ne savaient point se limiter, l'Edenteur gardait les petons sur terre, et comme il venait de le spécifier concernant Traitresse, des améliorations n'étaient jamais épars de réalisation. Si cette dernière intention eut été une suggestion somme toute amicale et nullement affilée à heurter l'amour-propre, plus masculin que le Dieu Noyé n'avait bien voulu le peindre sur Arkha elle-même, il ne fut aucunement étonné de la voir maugréer quant à la plausibilité de la lui alléger. La réaction le fit sourire, la dignité était une affaire d'ethnie, aussi pernicieuse que la hargne qui animait les fer-nés durant leurs combats, il était bien trop ardu de s'en défaire. A cela, il se contenta donc de répondre d'un haussement d'épaule : même s'il était le créateur, la sylphide était la seule à être en mesure de décider pour son bec-de-corbin, aussi ses choix seraient-ils respectés même si l'opinion du colosse divergeait avec la sienne. Là où il n'avait perçut qu'une façon de lui donner plus de diligence à la guerre, elle craignait de voir sa personne honnie par ce simple fait, elle qui avait encore tant à prouver malgré l'excellent sentier parcouru jusqu'à présent. En pensant de la sorte, la Kenning apparaissait d'autant plus femme aux onyx de son homologue, car il n'y avait bien que les femelles pour favoriser l'aspect de leur équipement plutôt que son efficacité. Qu'importait, elle n'était pas gauche pour guerroyer, nul doute qu'elle s'en sortirait quoi qu'il puisse advenir.

Cette question réglée, les fragrances culinaires eurent promptement fait d'enivrer le sens olfactif du bâfreur couronné qui reporta la presque entièreté de son attention sur la pitance qui leur avait été déposée dans la conversation. Un plat généreusement garni et luisant d'une graisse que d'aucun aurait jugé superflue, mais les calories ne se comptaient pas pour un quidam dont la principale activité le faisait suer sang et eau à longueur de temps. Tout comme son interlocutrice, il ne se fit guère prier pour entamer les exquises réjouissances en croquant directement dans une des bribes de carne qui l'incantait de manière très juste, et qu'il savoura pleinement dans un puissance jeu maxillaire. Après un réveil tardif et une sorgue de labeur, un repas était salutaire et avait de quoi maintenant une humeur déjà bonnement galvanisée par les facéties de la donzelle à ses côtés. Par ailleurs, rien ne corroborait les paroles de celle-ci qui, l'on pouvait le supputer, avait peut-être dans l'idée de revoir un dantesque dont elle avait déjà fait la connaissance. Cette expérience avait-elle dénoté avec les délassements charnels qu'elle avait avec d'autres mâles ? Car oui, il en était sûr, une telle vénusté ne pouvait diantrement pas passer inaperçue sur un archipel où les nymphes prenaient parfois des atours de faunes, et puisqu'elle coudoyait un milieu d'homme, les prétendants ne devaient point être rares. S'il ne s'intéressait pas particulièrement à sa vie libidineuse, jamais ne lui aurait-il suspecté une pureté pourtant effective, ou qu'il avait du moins lui-même ravie. Cette forge était désormais une bien étrange symbolique dans ce qui les unissait, y retourner avec la principale intéressée s'avérerait d'un cocasse dont il ne se priverait pour rien au monde ! Et puisqu'elle se ployait le droit de railler à ce propos, aucune gêne ne l'empêcherait d'en faire de même.

« J'suis gentil, t'pourras voir l'dantesque que tu veux ! » Commenta t-il en la guignant avec une nitescence volontairement égrillarde, avant qu'un ricanement caverneux ne se fraye un chemin hors de son gosier et qu'il reprenne avec plus de sérieux. « Le bougre m'a laissé libre choix d'son arme, l'en voulait juste une neuve qui puisse trancher dans du continental comme dans du beurre. Du coup, j'ai fait une sorte d'espadon, il a les muscles pour manier du lourd, mais j'le voyais pas avec un marteau, et la hache a p't'être un côté trop classique pour c'qui m'demandait... Bref, ça s'explique pas, mais j'pense pas qu'il en s'ra déçu. J'l'ai pas encore fini d'toute façon, on verra. »

Il aurait était apte à monologuer toute la journée durant s'il ne considérait pas l'hypothétique monotonie que ses paroles pouvaient insuffler à qui n'était pas zélé de forgeage. Prétendre qu'il aimait son métier aurait été un euphémisme, il en démontrait bien suffisamment sa dévotion à travers son travail. Cela étant dit, ses phalanges fluèrent instinctivement jusqu'à l'anse de sa pinte pour profiter de quelques gorgeons de son faro avant de se pencher derechef sur sa becquée, dont il emplit en partie sa cavité buccale dans le dessein de faire taire les vociférations de son rumen. Cependant, il fut aussi bien surpris que perplexe en voyant la menotte de sa compagne du jour s'infiltrer dans sa nourriture pour s'en emparer, il la mira sans rien faire, dans l'attente de voir ce qu'elle pouvait bien avoir en tête. Ne lui avait-on jamais dit que c'était là sacrilège de violer l'assiette de l'Edenteur sans qu'il n'ait au préalable avaliser l'acte ? Fort heureusement pour elle, il ne la tancerait pas à ce sujet pour cette affection à la fois naissante et croissante qu'il lui portait. Il fut même prêt à ignorer son geste, avant que l'impensable ne se produise... Une seconde d'inattention avait suffit pour qu'il se retrouve avec un masque de carne et de sauce sur la physionomie, appliqué avec le plus grand soin jamais escompté. Le titan en fut perclus de stupeur, totalement immobile et yeux fortement clos pour ne point agresser ses mirettes. Ses noires agates ne retrouvèrent leur acuité qu'en entendant les propos de la harpie aux airs infatués et vraisemblablement fière de sa galéjade. Face à elle, un mestre fèvre des plus désarçonnés et encore incrédule sur ce qui venait de se passer... Pensait-elle que ses bons sentiments la protégeraient d'une vendetta ? La sotte. S'il n'en comprit tout d'abord pas la source, elle revint furtivement à son souvenir, cette fameuse convergence d'insulaires qu'il avait dû endurer et de laquelle il avait profité pour gouailler d'elle d'une manière similaire. En dépit du défi lancé, Lakdahr n'eut jamais l'intention de respecter cette parole donnée pour le voir valser en petit habit au centre de leurs congénères. Il lui accorda une oeillade quelque peu courroucée malgré le caractère taquin de la facétie, ses imposants poings fermés et posés en évidence autour de sa gamelle, qui auraient assurément déjà assailli le minois de sa vis-à-vis si elle n'avait pas été la cousine de son frère de coeur. Qu'elle soit une femme ? Trivialité.

« Trop drôle, j'me marre... » Il n'eut aucune mouvance durant un moment, ses calots fixes sur la coupable dans laquelle il avait envie de croquer en guise de sanction. Gabriel lui en tiendrait-il rigueur s'il découvrait sa protégée avec son empreinte dentaire excavée dans sa cuisse ? Sûrement pas, mais dans le doute, il préféra s'abstenir, pour cette fois. « Putain d'naïve, l'jour où j'ferai ça c'est quand t'auras autant d'toison que moi ! J'pensais pas que t'allais t'foutre gueule la première dans ta bouffe sans réfléchir. »

Véracité, il avait été persuadé que la nymphette refuserait platement de jouer les truies pour son bon plaisir, à présent, il savait que rien n'était trop ubuesque pour témoigner de sa prétendue virilité... Mais il venait aussi d'apprendre, à ses dépends, qu'elle disposait d'un esprit vindicatif. Qu'à cela ne tienne, l'artisan ne considérait pas que les scores étaient à égalité, mais bien qu'il lui devait un revers digne de ce nom. Après tout, contrairement à elle, il ne l'avait guère contrainte à se grimer de mets, elle avait sciemment plongé dans son plat sans qu'il n'ait besoin de jouer de matoiserie. Sa paluche essuya mollement son visage pour se couvrir de l'adipeuse substance dont elle l'avait maquillée, avant qu'il n'interpelle le tavernier pour avoir une quelconque chiffe avec laquelle se débarbouiller. Durant sa succincte toilette, il songea à un moyen de se venger, car le délit ne resterait pas impuni, même s'il jurait de ne point y mêler ses tenailles ! Une fronde traversa ses méninges alors qu'il déposa la serviette, il la lorgna, puis feignit d'omettre le méfait en gobant plusieurs morceaux de carne comme s'il reprenait simplement le repas. Elle aurait alors tout loisir de croire qu'ils étaient quittes, aussi reprit-il la discussion pour faire diversion.

« Et m'parle pu d'ce rassemblement, merde, c'était vraiment à chier ! J'ai jamais connu pire ripaille que ça, entre la danse du doigt d'Gab et Sargon et l'mariage d'celui-là avec Helya... J'aurais préféré rester dans ma forge ou même avec ma Souris. » Il se débattit un instant avec une viande résistante à sa denture, mais qui finit par céder à l'assaut non sans quelques éclaboussures aux alentours. « Puis ch't'hishtoire du Nord. » Il mâcha avec application et avala sa bouchée en se raclant la gorge. « T'as d'ailleurs décidé de c'que t'allais faire toi ? J'ai cru comprendre que l'Bonfrère t'avait proposé d'rejoindre son pont, sachant que la Veuve participe pas au raid prévu... J'sais pas si la Jouvencelle s'y embarque ou pas. Moi j'reste ici dans tous les cas, ça m'emmerde tout ça. »

C'était à se demander ce que la Seiche complotait concernant cette rapine nordique, ou même s'il y avait un quelconque plan à suivre. Une simple façon de se distinguer, peut-être ? Dagon était un être trop inintelligible pour le forgeron qui n'avait nul désir de le comprendre. On lui avait par maintes fois reproché de ne pas avoir fait acte de présence durant les incursions menées en groupe, comme celle de Port-Lannis, le titan préférait les expéditions plus intimes qui lui permettait de se défouler à son bon vouloir et sans avoir à bastonner aussi bien ses homonymes que ses antagonistes pour se faire une place dans la bataille. Un sujet qui aurait de quoi faire réfléchir la Kenning dont il jaugea de l'inattention pour agir. Discrètement, il plongea sa main dans son propre festin et feignit de s'étirer pour décontracter sa charpente musculaire ayant souffert de sa besogne nocturne. Bras tendu, sa paume s'écrasa à l'arrière du crâne d'Arkha et, sans d'avantage patienter, il lui fit un shampoing de jus de barbaque et d'oignon. Ses phalanges enchevêtrèrent sa longue crinière bistre en un masque capillaire qui laisserait autant sa marque que son parfum, et tout comme elle l'avait fait, il prit un allègre plaisir à enduire toute sa chevelure. Une fois son soin abouti, il se ploya l'impudence de s'essuyer sur les vêtements de sa martyre avec une mince risette qui miroitait toute la satisfaction de ces représailles.

« Voilà, maint'nant t'as une odeur à faire bander n'importe quel affamé. »
A peine sa réplique fut-elle ponctuée qu'il vit l'offensive arriver, la belle s'arma d'une nouvelle poignée culinaire pour la lui envoyer en pleine figure. Toutefois, le colosse fut cette fois suffisamment alerte pour l'éviter dans une gracieuse esquive, laissant le projectile s'écraser sur la tempe d'un fer-né paisiblement attablé non loin d'eux. Ce dernier fut atterré par cette contingente attaque, mais concentré dans sa conversation, il n'avait guère eu l'opportunité d'en apercevoir l'auteur qu'il chercha pourtant du regard. Sa sombre oeillade s'arrêta sur le galbe de l'un des matafs qui mangeait à la table mitoyenne et qui, par pur hasard, se désopilait comme jamais. Il n'en fallut pas plus pour qu'il soit ceint du titre de fautif, et aussitôt rejoint par le premier, une violente altercation débuta. L'algarade se transforma rapidement en rixe, les deux hommes se martelèrent de coups jusqu'à répandre une épidémie de brutalité qui gagna leurs voisins. Désormais, tout compte était bon à régler ! Et Lakdahr le savait, il ne faudrait pas plus que quelques instants pour que le tout ne mue en une mêlée générale. « Ah bah bravo ! T'as foutu un beau bordel avec tes conneries ! »




" - On fait quoi ? - Valeurs sûres : on leur éclate la gueule. "
 " Barbare qui roule amasse coups de boule. "
" On dit que les fer-nés détestent toutes les races, c'est faux, on les aime toutes ! En ragoût, en civet, à la broche... "

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Message Sam 22 Déc 2012 - 14:17

Bien qu'elle avait tenté de ne pas faire de sous-entendu graveleux en parlant d'arme et non d'organe masculin dont son corps se souvenait encore parfaitement, Lakdahr ne s'était lui pas privé pour le faire et bien faire comprendre qu'il ne parlait pas de sa création. Ces paroles lui avaient fait lever les yeux au ciel mais néanmoins quelque part dans les méandres de ses désirs, elle prit conscience que tâter du dantesque de nouveau ne serait pas quelque chose qu'elle refuserait. Mais elle rejeta rapidement cette idée car elle ne voulait certes pas faire croire que ce genre de pensées l'obnubilaient. Gabriel lui rappelait assez cet évènement à chaque fois qu'ils étaient ensemble et sincèrement, elle s'en rappelait bien assez souvent toute seule. Mais elle ne comptait certes pas en faire par au concerné pour ne pas qu'il sache que ses pensées l'emmenaient régulièrement vers sa forge. Mais honnêtement, pour une première fois, ça avait quelque chose d'assez marquant. Même la sensation parfois lui revenait innocemment et sans qu'elle y pense plus précisément, et généralement ça arrivait quand elle pouvait voir Lakdahr, de loin ou non, ou quand son nom était cité dans une conversation. Heureusement, passant beaucoup de temps sur la Veuve Salée, ça n'arrivait pas trop souvent au point qu'elle pouvait se consacrer sereinement à sa passion qu'était la mer et son rôle de marin. Lakdahr n'avait pas besoin d'elle pour augmenter sa connaissance quant à l'existence d'un organe prédominant et puissant en sa possession. Il le savait parfaitement bien tout seul et ne se privait pas de le dire quand qu'elle doive s'en mêler. De plus, elle ne voulait surtout pas qu'il sache que c'était sa première fois. Fierté ? Elle n'en savait rien mais quelque chose en elle se refusait à lui avouer. Elle était persuadée en plus que si elle lui disait maintenant, il la charrierait bien plus que ce qu'il faudrait. Et ça aussi, il n'avait pas besoin qu'elle en rajoute pour le faire spontanément. Ca lui serait d'ailleurs bien égale, des femmes il devait en avoir à l'appel. Sans oublier qu'il avait une femme-sel, même si ce n'était pas la même chose qu'une femme des îles pure souche. Après tout ce n'était que des continentales habituellement. Des trophées.

Son attention avait été effective quand il avait répondu à sa question et parlé par conséquent de sa nouvelle création pour une commande. Un espadon.... Elle savait fort bien ce que c'était car concrètement, même si elle était toujours restée fixée sur un marteau et une hache, elle s'y connaissait plutôt bien en type d'arme, puisque dès son plus jeune âge, elle s'était d'abord intéressée à celle de son père qui avait une sorte de gourdin massif - barre mais dont la tête était travaillée et représentait une tête de bélier avec des pics ajoutés - avant de faire de même avec celle de Gabriel. Ensuite, dans ses nombreuses escapades en solitaire sur Harloi, elle épiait en secret les différents Fer-nés qu'elle croisait dans le but de pouvoir observer leur arme. C'était quelque chose qui l'avait toujours fasciné pour la simple raison, toujours dans la même logique, que c'était la marque de puissance d'un Fer-né, en plus de son physique. Mais néanmoins, un espadon était davantage dans sa tête une grosse épée massive. Ainsi, il lui semblait que ça ne correspondait pas à ce besoin de brutalité qu'on pouvait apercevoir dans une arme de Fer-né. Néanmoins, elle savait pertinemment que c'était bien plus conséquent qu'une épée du style de Crépuscule. De puis, il ne fallait pas l'oublier, c'était Lakdahr qui l'avait crée. Du coup, ses préjugés étaient quelque peu amoindris simplement parce qu'elle se disait que dans ses mains, une arme en apparence simpliste pouvait sûrement se révéler d'une brutalité indéterminée. Pour la peine, sa curiosité était quelque peu titillée et elle avait envie de voir cette arme et la façon dont elle était réalisée. Honnêtement, elle avait bien envie aussi de voir les autres armes éventuelles qu'il avait en cours ou qui ornaient sa forge. Après tout, elle n'avait pas vraiment eu le temps d'apprécier cet endroit pour les secrets d'orfèvre qu'elle recelait. Bon elle avait aimé pour autre chose... mais ça n'avait rien à voir avec le travail des armes.

Toujours est-il qu'en cet instant, tout ça était oublié pour profiter amplement de sa victoire surprise, vengeance du rassemblement. Bien que le regard qui lui fut adressé aurait pu faire pâlir n'importe qui, elle était bien trop contente de son acte pour se laisser mater par son courroux. Après tout, ce n'était qu'un peu de nourriture sur le visage. Ce serait très vite enlevé. Elle savait pertinemment que ce n'était pas aussi simple psychologiquement parlant mais après tout, c'était un donné pour un rendu. Par conséquent, désormais, ils étaient à égalité. Croyance que malheureusement le forgeron ne partageait pas du tout mais que la jeune demoiselle n'avait pas idée en ce moment même. Elle ne put s'empêcher de se renfrogner un peu quand il lui rappela qu'elle avait été naïve sur le coup et qu'en plus en la défiant, il n'aurait imaginé qu'elle le ferait simplement parce que ça restait un acte humiliant. Concrètement, elle avait toujours pris tous les défis qui insultaient ses incapacités à connotation masculine, du moins à ses yeux, comme impensable à ne pas relever. Donc forcément, elle avait mis la tête la première dans son plat pour tenir le pari. Pari qu'en réalité elle était seule à réaliser et que Lakdahr n'avait strictement pas honoré.

"C'toi qu'm'a défié..." grogna-t-elle vaguement pour se justifier.

Mais concrètement, elle savait fort bien qu'elle s'était mise toute seule dans l'erreur. Ce n'était pas pour ça qu'elle allait l'avouer ouvertement. Elle se remit à manger alors que le colosse s'essuyait le visage avec d'abord ses mains puis ensuite une serviette quémandée au tavernier préparant une revanche digne de ce nom dont elle n'imaginait guère l'existence et par conséquent l'ampleur. Et puis comme il sembla continuer leur conversation tout simplement, alors qu'elle tourna ses prunelles vers lui à l'entente de son phonème, cette idée traversa encore moins son esprit. C'est vrai que le rassemblement avait été quelque peu surprenant. Pour sa part, c'était une première, par conséquent, elle n'avait jamais su si c'était normal que ça tourne de cette façon ou si c'était une habitude. Mais aux dires de Lakdahr, ce n'était pas vraiment une réussite. Et bien qu'elle l'avait pensé également, surtout parce que la danse des doigts de ses cousins l'avait fortement refroidie sans penser aux divers critiques qu'elle avait obtenues face à ses réactions que personne n'avait l'air de comprendre, sans oublier effectivement ce fameux mariage qu'elle ne comprenait strictement pas. Elle se demandait ce que Sargon et Helya pouvait bien préparer derrière tout ça. C'est sur que sa jeunesse la poussait à se demander s'il était possible qu'un amour naissant ait pu exister entre eux. Mais quelque part, sa logique et son expérience à les côtoyer lui rappelaient intensément que c'était pratiquement impossible. Du coup,elle ne savait pas du tout ce que tout ça pouvait bien signifier.

"Ch'vrai qu'ch'comprend pas non plus ch'mariache."dit-elle en mâchant avec envie et avalant avant que Lakdahr arrive à s'en sortir avec son propre plat pour reprendre la parole. Il toucha un point encore en questionnement dans son esprit. Elle fut d'ailleurs surprise d'apprendre que le forgeron n'était pas du tout tenté. Elle, sa passion tant pour la mer que les bastons la poussait fortement à hésiter. "J'sais pas trop c'que j'vais faire... La proposition du Bonfrère est trop bizarre. J'comprends pas c'qu'il m'a fait... pourquoi j'irais sur son boutre à lui après c'... Enfin bref j'comprends pas. Et Gab m'a dit qu'j'avais une place sur son boutre et du coup j'pense qu'il va y aller et ça m'tente bien d'aller avec lui, j'suis sûre qu'ça s'rait génial. Mais après c'qu'il s'est passé au rassemblement, j'veux pas que cette escapade avec lui m'r'tombe dessus parce qu'Sargon l'aurait mal pris... alors j'en s....."

Elle fut totalement incapable de continuer car une tape puissante la surprit à l'arrière de sa tête et alors qu'elle tournait son regard un peu vers le forgeron elle sentit le mélange plaquant dans sa chevelure, longue et détachée, de nourriture que le titan appliquait avec application dans l'entierté de sa crinière. Le choc de la réalité qui était en train de s'imprégner en elle - c'était le cas de le dire - la laissa totalement pantoise et surtout faisait lentement mais parfaitement monter en elle une colère évidente. Non seulement il se permettait de l'humilier au rassemblement devant tout le monde - oui oui c'était sa faute à elle mais peu importe - mais en plus, il osait détruire leur égalité et son acte sans grande conséquence précédemment réalisé pour lui appliquer une revanche qu'elle devrait arborer longuement au vu de l'endroit où il s'était vengé ? A son tour ses poings se serrèrent avec férocité et sa colère fut imminente quand , en plus de s'essuyer sur elle, il osa proféré de tel propos. Sans même se retenir elle plongea une poigne qui vint enserrer une bonne partie de son mets avant de le lancer vivement sur le forgeron avec un regard particulièrement noir dardé sur lui. Malheureusement, et ça elle ne l'aurait pas du tout prévu, son projectile s'écrasa sans vergogne sur la tête d'un autre Fer-né, de base, pas du tout impliqué dans leur querelle. Evidemment, et malencontreusement, un tel acte ne devait pas s'arrêter là. Le concerné ne put s'empêcher de chercher le coupable et le vieux réflexe de préservation avait poussé la belle à s'affaisser et se cacher un peu derrière le titan qui était à ses côtés et pouvait aisément la camoufler. Le Fer-né fut attiré par un autre en train de profiter et de rire à gorge déployée. Le lien se fut rapidement alors que le pauvre n'avait en réalité rien à voir avec son erreur à elle. S'en suivit alors une première altercation prenant rapidement des proportions impressionnantes qui se multiplièrent aux autres personnes présentes dans la pièce, finissant par créer au fil du temps une bataille aux extensions malheureusement évidente. La colère que la jeune demoiselle avait pu ressentir se muait tout doucement en culpabilité et quand Lakdahr lui fit remarquer, elle le darda d'un regard mêlant rancune et culpabilité alors que son ton était sur la défensive.

"N'importe quoi ! C'ta faute d'abord ! "

Ses propos furent ponctués d'une pinte qui vint allègrement s'écraser entre eux, contre le comptoir alors que deux Fer-nés se battaient fortement près d'eux. L'un percuta le tabouret sur lequel Arkha était installée qui perdit son équilibre et l'entraîna dans sa chute alors qu'elle essaya par réflexe de s'agripper à quelque chose. Manque de pot ça ne marcha pas et elle se retrouva le cul par terre, le poids de Traîtresse dans son échine n'ayant guère aidé à obtenir une stabilité effective pour se retenir. Comme si l'humiliation d'un shampoing répugnant et d'une rixe provoquée par ses soins ne suffisaient pas, il fallait en rajouter qu'elle se retrouvait fessier à terre avec une certaine douleur sur ce dernier. Se relevant tant bien que mal elle sentit la colère pointée de nouveau mais elle eut juste le temps d'esquiver non plus une pinte cette fois mais un Fer-né qui s'écrasa contre le comptoir avant de repartir à l'attaque. La colère se mua en lassitude et observant toute cette baston générale, elle eut l'envie évidente de quitter l'établissement. D'habitude elle aurait adoré participé à tout ça, mais là c'était trop. Elle voulait juste se tirer et surtout avoir l'occasion de laver sa chevelure toute poisseuse. Un peu éloignée de Lakdahr par la force des choses, elle tenta de capter son attention avant de reprendre la parole.

"J'crois que ce serait pas plus mal qu'on se casse non ? Moi j'sors en tout cas !"

Enfin du moins elle essaya. L'acte demanda souplesse, esquive, parfois riposte mais elle arriva finalement à sortir de l'établissement. Apparemment Lakdahr sembla la suivre même si l'effervescence du lieu ne lui permit pas de faire clairement attention à ce qu'il faisait; Surtout que concrètement, vu la différence entre eux deux, il allait sûrement moins galérer à se frayer un chemin pour arriver à sortir. Elle manqua d'ailleurs à plusieurs reprises de se retrouver dans l'angle d'un coup porté au hasard mais sa petite taille et sa finesse de taille lui permirent de se mouvoir rapidement. Une fois dehors, elle eut l'impression d'atterrir dans un autre monde... Sortir d'une telle baston et arriver dans le calme du dehors avec le vent de la mer qui parfois parvenait un peu discrètement jusque dans les terres, c'était surprenant. Etonnamment, elle se sentit plus calme jusqu'à ce qu'une odeur particulière lui fit froncer le nez et renifler un peu avant de grimacer échoeurée en se rappelant que ça venait de ses cheveux, maudissant Lakdahr. La porte de la taverne s'ouvrit de nouveau la faisant se retourner lui permettant ainsi d'apercevoir un colosse sortir de l'établissement. Bien qu'apaisée, se rappeler ce qu'il lui avait fait avec l'odeur traînante la poussa à lui parler avec une point de mécontentement.

"Bon j'veux aller dans ta forge histoire d'voir tes armes. Tu m'dois obligatoir'ment ça vu qu'c'tu m'as fait !"

Elle se mit directement en route. Elle connaissait bien le chemin pour l'avoir fait une fois mais de son propre chef. Par conséquent, il s'était ancré dans ses connaissances. Elle pressa un peu ses pas parce qu'à chaque fois qu'elle croisait quelqu'un, l'odeur et surtout l'apparence que ses cheveux dégageait lui apportèrent des regards étonnés ou déplaisants. Ainsi, elle avait clairement envie d'échapper à tout ça, même si au bout de la troisième personne, elle jeta un regard désapprobateur au forgeron à cause de qui elle devait subir ça. La forge apparut enfin devant ses prunelles et elle attendit l'accord du propriétaire pour pouvoir y pénétrer. Elle se faufila rapidement et à son plus grand contentement, elle remarqua qu'il y avait encore un baril d'eau comme elle avait pu l'apercevoir rapidement la première fois, quand elle était arrivée et qu'il était en train de refroidir une arme. Elle ne demanda pas l'accord pour s'y rendre et attraper les bord de ses deux mains avant de plonger sa tête dedans. Elle se fit un shampoing fictif pour dégager le plus de substance de sa crinière brune. Cela prit un petit moment avant qu'elle ne sorte la tête et qu'elle rejette le tout en arrière avant de s'ébrouer. Puis elle se permit de soupirer un peu.

"Bon c'mieux comme ça!" Elle se tourna alors vers le colosse quelques mèches humides trônant devant ses prunelles avant que d'une main elle ne les remette en arrière."Montre moi tes oeuvres." exigea-t-elle.




Jamais le fracas de la mer n'atteint la roche

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Lakdahr l'Edenteur
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Message Lun 24 Déc 2012 - 16:51

Tout ou presque voyait ses conséquences décuplées au sein d'une taverne emplie de matafs en pleine ripaille ou pochardise, même la plus innocente des facéties pouvait engendrer une escarmouche comme celle qui se préparait inéluctablement. L'oeil fou des forbans ne trompait pas, le propriétaire des lieux était d'ores et déjà paré à authentifier les dégâts qui seraient causés et qui ne seraient hypothétiquement pas que matériel. Combien d'ineptes avaient été occis dans pareilles circonstances ? La mort guettait aussi bien sur un champ de bataille qu'il soit terrestre ou naval qu'au revers d'une pinte à moitié entamée, peut-être y avait-il même plus de chances de trépasser dans ce dernier cas de figure tant la plèbe qui la coudoyait pouvait s'avérer pire que les sigisbées que l'on affrontait dans les ost de ces grands seigneurs. Quand bien même, la situation n'importunait en rien l'Edenteur si ce n'était le fait qu'il serait incapable d'achever sa pitance en toute quiétude – maudite femelle ! Toujours suivies de catastrophes ! D'une opinion plus personnelle, cette contingente mêlée aurait au moins le mérite de mettre un terme même éphémère à leur duel d'intelligence infantile qu'était un pugilat de nourriture. En plus d'être une chose sacrée aux yeux du bâfreur couronné, l'intérêt en aurait promptement été amoindri tant aucun d'eux ne reconnaitrait la prépotence de l'autre, fierté oblige. Preuve en fut lorsque la culpabilité de cette dégénérescence lui fut imputée par une sylphide au désormais truculent parfum. A cela, il ne répondit qu'un haussement d'épaules nonchalant : la culpabilité de l'un ou de l'autre était vaine. Il eut toutefois une mouvance de retrait en voyant la chope s'écraser entre eux et eut un réflexe vital : :protéger sa gamelle ! Ses puissants bras entourant l'assiette, il la plaça sur le côté opposé à l'incident et la garda comme l'aurait fait un continental avec son pécule. L'instant d'après, il observa la chute d'Arkha mais... Ne fit rien pour lui éviter cela. Il préféra profiter d'une nouvelle bouchée tout en lorgnant distraitement ses deux homonymes qui, s'ils tenaient à leurs dents, ne s'essaieraient pas à en faire de même avec lui. Qu'y avait-il de plus usuel dans la vie d'un marin que les batailles de comptoir ? Rien ! Point de quoi se ronger les sangs pour la demoiselle qui assumerait son statut et ses exclamations faisant d'elle l'égale de n'importe quel quidam. Il chercha cette dernière du regard alors que la pièce était dorénavant envahie par la cohue la plus totale. Cette succincte inattention fut de trop, puisque le fer-né qui fut envoyé sur le bar balaya les agapes par la même occasion, laissant un titant tout d'abord pantois, puis particulièrement offensé. Il se leva et se pencha de l'autre côté pour saisir le responsable par ses loques dans le dessein de le redresser. « Vas-y, j'arrive... » Répondit-il à la nymphe tout en sondant son congénère de ses noires agates, une risette carnassière ourlant ses lippes. Si son rumen ne criait plus famine, il hurlait à présent vengeance !

Le drôle n'eut qu'à peine le temps d'apercevoir ladite vendetta qu'il fut la cible d'un coup de boule dans les règles de l'art, l'envoyant, pour de bon cette fois, à l'empire des songes. Un peu d'exercice ne ferait aucun mal, après tout ! Et comme si cette pensée avait eu un écho audible, un inconscient trouva délassant d'exploser une chaise sur l'échine du colosse... Qui en fut fort perplexe. Heureusement que le mobilier était de mauvaise facture et rongé par le sel depuis des lunes, ce qui lui permit de ne pas souffrir plus que de raison à ce piètre assaut qui trouva rapidement réponse. Il se débarrassa de l'incommodant à martèlement de poing, le substituant ensuite à un projectile qui eut un bien mauvais atterrissage sur d'autres de leurs homologues. Sa taille lui ploya un avantage non négligeable : celui d'avoir une excellente vue sur tout l'endroit, grâce à quoi il aperçut la Kenning dans sa fuite et entreprit de la suivre. Si la belle esquivait à merveille, lui, creusa un sillon sur son passage : qui fut sur son chemin ne fut nullement épargné ! Des combats sans grande signification ni même valeur, pas de quoi le retenir plus longtemps, satisfait qu'il était de tout de même sentir la chaleur des impacts sur ses membres toujours prompts à offrir de leur impétuosité. Il ne lui fallut que peu de temps avant de passer l'huis du Vieux Crayrin, se retrouvant aux côtés de la jeune femme qu'il toisa d'un air évasif, comme si tout ceci n'eut finalement été qu'un détail de croisière. La phonation somme toute péremptoire qu'elle emprunta alors ne l'extirpa pas plus de son apparente neutralité, objecter serait inutile et l'accueillir en sa forge était une perspective qu'il lui avait lui-même suggérée en prémisses de discussion.

« J'te dois rien du tout, tu m'as cherché, tu m'as trouvé, alors arrête de chialer. »

C'était aussi élémentaire que cela, et elle pouvait s'estimer heureuse qu'il ne l'ait pas châtiée de pire manière. Il prit aussitôt sa suite, jugeant qu'elle semblait savoir où elle se rendait et se contenta de ce fait d'observer les diverses réactions des badauds qu'ils croisèrent. Il s'amusa de chacune d'entre elles, il fallait dire que lui-même fronçait discrètement le nez à l'intense fragrance que dégageait sa compagne du jour, même s'il déifiait les oignons, il concédait que là, c'était trop. L'entendre maugréer le fit davantage railler, puis ils parvinrent à l'antre de créations où la chaleur était encore vertement présente en dépit de l'âtre éteint depuis plusieurs heures. La température différait avec celle extérieure où le vent chantait au gré d'un mer placide en ce jour. Un plausible manque d'oxygène ennuierait la donzelle, certainement peu habituée à ces logis d'artisanat, que le forgeron, lui, ne remarquait même plus. Il la laissa agir à son bon vouloir avec le fût d'eau dont il se servait pour refroidir ses armes, puis se préoccupa de l'espadon abandonné là et qui prenait graduellement la forme qu'il lui souhaitait. Une pléthore de gouttelettes ne manqua néanmoins pas de l'humecter et lui faire pousser un râle, ainsi qu'un commentaire, pour la forme. « Pas la peine d'jouer les sirènes, t'en as pas la gueule ! » Ce qui n'était point tout à fait vrai, s'il avait grand mal à illustrer Arkha en ces muses océaniques, elle demeurait d'une remarquable vénusté pour une insulaire digne de ce nom. Elle aurait été apte à endosser ce rôle si son caractère avait été moins saumâtre, en tout syllogisme, n'était guère incohérent au statut de sirène. Ses pensives idioties passées, il collecta quelques-uns de ses outils pour libérer de la place, au même instant où une nouvelle sommation vint lui choir sur le crâne de la part d'une dryade qui, décidément, prenait de l'assurance en terme de diplomatie fer-née. L'artisan en fut coi, les prunelles à demi-closes, il répondit sur le même ton que son interlocutrice.

« Montre-moi tes seins. » Voilà qui aurait de quoi l'ankyloser de stupéfaction, le titan n'était guère le dernier en terme de répartie, et gouailler de la sylphide devenait un hobby des plus attrayants. S'il préserva un véritable sérieux en premier lieu, un sourire ne tarda pas à pointer à ses lèvres. « Quoiiii ? J'fais comme toi, et j'ai oublié d'te dire que c'était du donnant-donnant ? J't'aurais bien demandé d'voir ton cul, mais c'est d'jà fait ça. »

Aucune opportunité pour lui remémorer son incartade ne devait être ignorée ! Tant pis si elle s'en offusquait, Lakdahr s'en amusait trop pour se faire aussi circonspect qu'à l'accoutumé. Son rire caverneux résonna bien vite dans l'antre : si elle voulait de ses ouvrages, il y en avait à foison aux alentours ! Outre l'incroyable fatras qui le suivait partout où il se rendait, de nombreuses oeuvres sans maître trônaient sur les différents plans de travail, tout comme une cataracte d'objets de récupération dont il n'avait point encore eu le temps ou l'inspiration de s'occuper. L'on pouvait aisément lui reprocher ce défaut qu'était d'amonceler des choses toutes aussi inutiles les unes que les autres, nul n'était capable de s'y retrouver dans tant de désordre qui, pour le principal concerné, avait tout de même un sens ! « Un bordel organisé ! » Comme il le disait toujours, car ce qu'il désirait, il parvenait à le retrouver sans y passer la sorgue. Qui se risquait à en faire de même se vouait à une irréfutable activité spéléologique, sans doute était-ce la raison pour laquelle personne ne tentait l'expérience. Ainsi, si de la main il lui désigna l'espadon dont ils avaient antérieurement conversé, il subodorait que l'un de ses plus beaux trésors ouvrés devait constituer la véritable curiosité de la naiade. Pendant qu'elle contemplait l'arme encore inachevée, il se déroba sur son côté senestre pour récupérer la devenue illustre Dentesque, une hache aussi massive qu'occultement ornementée. Ses meilleurs trophées dentaires y figuraient, en émanait une essence vésanique et propre à l'Edenteur dont la personnalité miroitait parfaitement à travers son épouse de guerre. De nébuleuses glyphes enjolivaient les lames dangereusement affilées, une création unique pour un fou qui ne l'était pas moins. Après quelques secondes de patience, il s'approcha de la Kenning avec son bien le plus précieux et le lui dévoila avec, indéniablement, l'orgueil de l'artiste.

« V'là la plus belle. » Et c'était peu dire ! Des astres de fierté scintillaient dans les onyx du colosse qui admira son arme comme si c'eut été la première fois qu'il la voyait. « J'en ai passé des nuits à la forger, j'avais même pas prévu Gab et c'con a eu l'temps d'croire que j'l'avais abandonné. Elles font la paire avec Astaroth, t'trouves pas ? » Désormais, les géants des îles étaient tous deux dignement équipés et étaient inspiration de phobie à la seule vision de leurs concubines de fer. Son pouce effleura le fil de l'une des lames, un ruisseau d'hémoglobine suinta presque aussitôt alors que son doigt remonta jusqu'à l'apogée du manche. « Tiens ça c'est à Gabriel d'ailleurs. » Reprit-il en désignant une molaire niellée au sommet de son oeuvre. Celle-ci, tout comme le marteau de son frère de coeur, était d'un poids trop gargantuesque pour la frêle demoiselle qui lui faisait face. Pourtant, il l'avait par quelques fois vue tenter de soulever Astaroth et ne serait ainsi aucunement surpris de la voir essayer avec Dentesque. Par mesure de précaution, il en posa la tête sur le sol et abandonna la manicle aux mains d'Arkha. « Allez, fais-toi plaisir. »

Comme avec un bambin, le jeune homme savait qu'il suffisait de donner une occupation à la nymphette pour ne plus en subir les galéjades durant un moment : le temps qu'elle se résigne sur le fait qu'elle ne serait jamais apte à hisser une telle charge sur son épaule. Là n'était alors pas une question de sexe, car tous les quidams ne pouvaient prétendre à une force similaire à celle de l'infrangible binôme de colosses, la nature était chargée d'iniquités. Derechef par prudence, il préféra s'éloigner en espérant qu'elle ne soit l'auteur d'aucun cataclysme dans son atelier qu'il se mit à déménager en guise de délassement. Une impulsion de rangement qui se résumait à désengorger une encoignure pour en submerger une autre, un sens de l'ordre pour le moins subjectif mais qui lui offrait une plus grande liberté de mouvement à des places principales et stratégiques. Il vérifia le baril de gueuze dont les trois quarts avaient été consommés, et il était prêt à parier que le fond spumeux devait avoir pris une saveur suffisamment âcre pour priver quiconque de la faculté de goût. Un furtif tour du propriétaire avant qu'il ne guigne la damoiselle pour s'enquérir de sa progression – ou pas. A la voir, à l'entendre même, l'épreuve lui était infranchissable. Le mestre fèvre s'en gaussa discrètement, à défaut de parvenir à ses fins, sa résolution était irrécusable, une qualité qui pouvait rapidement muer en tare si sa détermination s'apparentait à une obstination jugée aveugle. A pas lent, il la rejoignit et se glissa dans le rachis de la dryade dont ses bras firent le tour. Ses immenses paluches se posèrent sur celles d'Arkha, celle-ci conglomérée à la musculeuse structure de l'artisan, puis il l'aida à soulever Dentesque. Un geste qui était susceptible de l'assombrir si elle supputait qu'il faisait cela par goguenardise, ce qui n'était guère le cas.

« J'sais que t'aimes me tenir le manche, mais là, t'vas clairement avoir du mal. » Les tirades graveleuses étaient plus fortes que lui. « T'es une putain d'têtue Kenning... J'aime bien. Enfin, ça dépend... »




" - On fait quoi ? - Valeurs sûres : on leur éclate la gueule. "
 " Barbare qui roule amasse coups de boule. "
" On dit que les fer-nés détestent toutes les races, c'est faux, on les aime toutes ! En ragoût, en civet, à la broche... "

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Arkha Kenning
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Message Mar 25 Déc 2012 - 20:25

Arkha ne prit nullement la peine de répondre à cette comparaison à la mer et à ses mythiques sirènes qui pouvaient la peupler et qui étaient vues comme des manipulatrices d'une beauté étincelante. Alors même si dans la bouche du forgeron la citer comme n'ayant pas le potentiel pour en être une était davantage une critique, pour sa part cela prenait davantage les allures d'un compliment pour elle qui était toujours vue plus comme une nymphe de son physique qu'une vraie Fer-née. Ainsi, elle ne jugea pas nécessaire de faire teinter son mécontentement. De toute façon, si elle avait les cheveux mouillés et qu'elle devait s'ébrouer c'était la faute de Lakdahr qui lui avait mis de la nourriture dans les cheveux et qu'elle avait donc du laver. Bien qu'elle n'était pas du style frileuse, bien loin de là d'ailleurs, la chaleur de l'endroit laissait apprécier davantage ou du moins bien moins déprécier le fait d'avoir les cheveux mouillés. Sa condition de Fer-née et d'amoureuse intensive de la mer et des brises fraiches et vives qui pouvaient facilement rendre malade n'importe quel continental en tenue fine, et ce depuis son plus jeune âge, la poussait à être tout sauf une frileuse. Ainsi, avoir l'eau qui dégouline sur son épaule et parfois le long de son visage lui était totalement égale. En plus, elle avait bien entendu qu'il lui avait reprocher de "chialer" comme il disait. Mais elle n'était pas du genre à se plaindre, ce n'était pas son style. Concrètement, elle pouvait ressentir beaucoup de choses et les enfouir profondément pour ne pas paraître sensible. Il est vrai qu'elle était impulsive et que tenir sa langue n'était pas toujours possible. Mais cela n'avait jamais rien à voir avec l'incapacité à camoufler ses sentiments. Elle devait simplement être forte car les Fer-nés type se devaient d'être rude comme la rocaille qui arpentait leurs îles. Elle en était persuadée même si elle avait déjà pu voir Gabriel, et maintenant le second titan à ses côtés, montrer des signes de sensibilité. Mais ça ne changeait pas grand chose à ses croyances dont elle acceptait des écarts mais pas de remodelages.

Elle fut totalement surprise et resta pantoise lorsqu'elle entendit le colosse lui demander de montrer ses seins avant autant de sérieux alors qu'elle venait d'exiger de voir ses armes. Le silence se fit le temps qu'un sourire n'aborde le faciès du concerné et qu'il n'explique par ses propos qu'il était en train de se foutre de sa gueule, royalement, comme il prenait grand plaisir à le faire de manière bien trop régulière. Bien qu'elle leva les yeux au ciel l'air de dire que c'était n'importe quoi, elle ne put retenir un sourire en coin pour lui faire comprendre que par contre l'évocation de ses rondeurs et d'une connaissance plus approfondie que ce qu'il pouvait apercevoir à travers ses vêtements habituellement, ne la dérangeait pas du tout et laissait même son côté féminin prendre le pas en étant titillée par cette sexualité découverte. Bien sûr, cela était totalement inconscient. Après tout elle se revendiquait assez "homme" pour ne pas réagir en femme à la première occasion.

"J'vais finir par croire qu'tu t'en vantes d'm'avoir culbutée!"

Elle aurait peut-être pu prendre ça comme un acte pour la rabaisser, la renvoyant au statut de femme, mais étonnamment elle le prit bien davantage comme un compliment pour sa part. C'était plus un signe comme quoi cela lui aurait plu, plutôt qu'un acte sans importance. Peut-être était-ce le cas, contrairement à elle, et elle en était totalement consciente, n'étant pas naïve au point de croire qu'elle pouvait être un phénomène signifiant pour le colosse. Mais quelque part, avoir passé du temps avec lui comme ça en taverne, comme deux potes, sans vraiment de gêne comme elle avait pu avoir toutes les autres fois où ils s'étaient vu avec Gabriel. Elle savait pertinemment que c'était la présence de son cousin qui la gênait, car elle était parfaitement capable d'être ambigüe comme Lakdahr et rappeler leur liaison sans se sentir désemparée. Bien loin de là. Elle savait en jouer et avec le temps appréciait réellement de le faire. Mais cela se manifestait principalement quand ils étaient tous les deux, même si elle ne réfléchissait pas à la question et qu'elle ne le remarquait pas plus que ça. C'était clairement visible pour toute personne extérieure à elle-même. Et l'idée de creuser davantage cette affection, amicale ou non, la tentait clairement. En observant l'endroit, effectivement, elle se rendait compte que sa question était quelque peu stupide. CAr ses armes, elle pouvait en voir partout. Bien sûr, elle avait parlé des deux qui avaient siégé dans leur conversation. Mais maintenant, aimant les armes de manière générale, elle prenait conscience que ça lui était totalement égal laquelle il lui montrait, elle était fascinée de manière générale. Pendant un instant, elle oublia même l'existence de Dentesque car tout cet amas forgé la frustrait presque de n'être capable que de porter qu'une seule arme. Car, bien que ses désirs dépassaient ses limites, elle n'était pas inconsciente au point de souhaiter un deuxième triomphe comme Traîtresse et de ne pas savoir l'avoir constamment à ses côtés. Ainsi, bien qu'il lui désigna l'espadon en question, elle ne put s'empêcher d'observer tout ce qui croisait son chemin jusqu'à l'arme et d'observer parfois d'autres pièces avant de se plonger intensivement dans la contemplation de la dernière oeuvre encore inachevée. Sincèrement, dans son regard était disponible son appréciation et son admiration pour ce genre d'objets qu'elle ne put s'empêcher de caresser lentement du bout des doigts. Elle aimait cet effet massif et surtout elle aimait le côté bestial et tranchant que l'on pouvait avoir avec une arme faite et crée dans les mains telles que celles de Lakdahr. Ce n'était pas pour rien qu'elle avait exigé le même créateur qu'Astaroth pour son arme.

Mais, quand l'arme du colosse fut alors dévoilée, son regard admiratif se transforma en un regard d'une brillance sans pareil, les lèvres légères entrouvertes en une expression indéfinissable de contemplation béate et qui vénérait telle une divinité la beauté qui venait de migrer devant ses yeux. Sa réaction était identique à la première fois qu'elle avait vu Astaroth. La sensation qui la traversa était indescriptible. Presque un frisson pouvait lui traverser l'échine en contemplant l'oeuvre si sublime que ses prunelles détaillaient petit à petit , étapes par étapes, pour ne rater aucun détail "Wow..."ne put-elle retenir en murmure tellement l'arme était belle. Tout comme la jumelle de combat de son cousin, c'était le genre d'oeuvre qu'elle rêvait de pouvoir arborer un jour dans son dos. Cela ne remettait pas en cause son amour pour Traitresse, mais sa frustration ne pouvait qu'exister malheureusement de ne pouvoir brandir une telle prouesse forgée. Son regard se fit davantage scintillant encore quand avec un frôlement à peine, la couleur carmine se dévoila au bout du doigt du forgeron montrant à quel point elle serait efficace. Regard qui se mouva directement quand il lui indiqua que dans son arme trônait un bout de Gabriel. Une nouvelle exclamation d'admiration fut prononcée alors qu'elle observait la dent de son cousin. Son vocabulaire n'était pas très fourni il était vrai mais elle ne pouvait rien dire de plus tellement elle était subjuguée. Déjà ses mains s'approchaient de l'arme et la touchait à peine du bout des doigts. Alors quand l'homme devant elle la posa pour lui permettre de l'utiliser, c'était comme à un enfant à qui on offrait un merveilleux cadeau. Elle se dépêcha de déposer ses deux mains sur le manche et de toutes ses forces elle tira dans le but de pouvoir soulever l'arme du colosse, tout aussi colossale que ce dernier. C'était à peine si elle faisait pas sa taille. Mais ce n'était qu'un détail. Elle était persuadée tout comme Astaroth, qu'elle pourrait la porter. Pourtant, elle avait bon y mettre toute sa force, ce n'était pas possible pour elle de même soulever l'arme d'un iota. Tout ce qu'elle arrivait à faire c'était la bouger légèrement en la tirant un peu. En gros, rien de très concret. Il faut dire qu'elle avait bon défendre sa position d'homme, comparé à son cousin et à Lakdahr, elle ne faisait clairement pas le poids.

"J'vais y arriver !!!"se dit-elle pour elle-même qui n'était même pas destiné à convaincre quelqu'un d'autre.

Le forgeron était totalement oblitéré de son esprit pour le moment. Elle ne pensait qu'à elle et le fait qu'elle arriverait à porter à un moment Dentesque. Avec Astaroth aussi elle avait passé un temps bien trop long à tenter de s'approprier l'arme et tenter de la lever. Mais impossible. Et en réalité c'était pareil pour Dentesque. Il ne fallait pas se leurrer, elle n'avait pas le même acabit, il lui était totalement impossible de supporter une telle masse. Les armes étaient créées pour appartenir à un propriétaire propre, et non à n'importe qui. Astaroth et Dentesque étaient des oeuvres forgées pour n'appartenir qu'à leur propriétaire et personne d'autres. Un autre Fer-né aurait peut-être pu tenter de gérer cet ustensile de guerre, mais elle non. Pourtant elle n'en démordait pas. C'est pour ça que totalement concentrée sur ce port d'arme, elle n'avait nullement entendu le forgeron venir dans son échine et l'entourer de ses bras pour poser ses mains bien disproportionnées par rapport aux siennes qui pour la peine disparurent de son oeillade fixée sur le manche qu'elle tentait de soulever. Un frisson la parcourut quand elle comprit ce qu'il se passait, inconscient et totalement contrôlé, pouvant enfin s'approprier l'arme même si ce n'était pas du à ses capacités personnelles.

"Hey ! J'suis pas têtue ! j'suis sûre qu'j'aurais pu l'faire ! !" dit-elle en tournant son faciès pour zieuter l'homonyme fer-né.

La proximité alors des deux personnages la déstabilisa. Le voir si proche, apercevoir ses traits ainsi dessinés, remplis de masculinité, à porter de regard au point que chaque détail lui apparaissait prégnant. Après un regard prolongé elle détourna rapidement le regard pour ne pas paraître totalement subjuguée par un charme masculin qui l'irradiait totalement lui rappelant sans pudeur la première incartade qui s'était déroulée entre ces deux êtres. Elle se rappelait avec une intensité déroutante les sensations qu'il lui avait apportées sans aucune retenue la prenant pour l'emmener rapidement dans les méandres sexuels encore totalement inconnus. Quand son regard quitta le tracé, elle observa la musculature brachiale, bien différente de la sienne, mais qui sembla totalement imposante et donnait une allure fière et puissante qu'elle avait envie de toucher de ses doigts pour en tâter la force. Mais emprisonnée dans les paluches énormes du titan, elle put retenir cette impulsion pour ne pas laisser sous entendre un intérêt bien trop envahissant. Elle se reprit alors et tournant de nouveau un peu ses prunelles vers le colosse arpentant un sourire en biais laissant apercevoir un humour évident, elle reprit la parole. La surprise maintenant passée, elle pouvait reprendre contenance pour user de la même ferveur qui l'avait habitée durant toute leur discussion.

"Dis moi, t'en parles pas mal d'notre partie d'jambes en l'air. J'vais finir par croire qu't'as clairement envie d'remettre ça...

Son sourire s'agrandit alors qu'elle le regarda de nouveau sans pudeur et sans gêne. Elle ne comprenait pas très bien ce qui se déroulait en elle. Elle ne pouvait concrètement pas l'interpréter avec son expérience parce qu'elle n'avait jamais réitéré une quelconque approche féminine envers un homme depuis qu'elle avait provoqué Lakdahr et qu'elle l'avait senti passer dans cette forge même. La chaleur donc qui l'irradiait à ce moment même, elle n'était pas capable de déterminer sa provenance, si elle était due à la chaleur de la forge ou à la présence de son corps contre elle. Corps qui n'avait déjà fait qu'un avec elle. Un nouveau frisson la parcourut alors que ses prunelles retraçaient ce corps à portée de main pour finir par descendre jusqu'à la seconde Dantesque, que contrairement à la première, elle connaissait bien. Son sourire s'accentua alors qu'elle remontait ses prunelles dans celles du forgeron et que sans même s'en rendre compte, elle lâcha des propos lourds d'interprétation.

"T'as pas dit qu'j'pouvais voir dantesque quand j'voulais ? ""

Quelques mèches de cheveux encore humides barraient ses yeux mais n'enlevant en rien l'intensité qui se dégageait de ce regard lourd de connotations et d'appuis pour ses propos précédemment formulés. Evidemment, dans leur manière de se parler, constamment dans la provocation de l'un et l'autre, elle ne put retenir des propos que le forgeron ne saurait laisser sans réponses. Ils se provoquaient constamment l'un l'autre, dans une sorte de jeu de domination ou alors simplement pour une fraternité tout à fait naturelle entre Fer-né.

"A moins qu'elle ait d'jà tout donné l'première fois et qu'j'risque d'être clair'ment déçue... C'vrai qu't'es pas aussi jeune qu'moi."

En réalité elle n'y croyait pas une seconde. Mais elle ne pouvait pas s'en empêcher. C'était quelque part typique des Fer-nés. Lakdahr n'était pas le dernier pour lui faire des remarques également et s'amuser d'elle. Et vu leur différence d'âge, qui n'était pas aussi imposante que celle qui la différenciait de ses cousins mais qui quand même était de plusieurs années, elle ne pouvait s'empêcher de taper dans la fierté masculine. Et en tapant à la fois dans son organe virile et dans l'âge, elle était sûre d'obtenir représailles et inconsciemment, et même consciemment peut-être, c'était ce qu'elle attendait.




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Message Ven 28 Déc 2012 - 16:23

Qu'il se targue de l'avoir possédée de corps n'était qu'une affabulation, si tel avait été le cas, nul doute que la sylphide aurait été plus d'une fois importunée ou victime de lorgnades ivres d'implicite qui auraient tout fait sauf lui seoir. Fort heureusement pour elle, Lakdahr n'était pas de ceux qui s'épancher de leurs exploits sur la première épaule venue, davantage discret que hâbleur, un fait pour le moins surprenant alors que le titan passait difficilement inaperçu en communauté. Et pourtant, leur secret serait bien préservé si ce n'était avec Gabriel lui-même, l'unique être de cet archipel apte à recevoir toute confidence de sa part sans crainte que ses aveux ne soient un jour divulgués. Si le courroux de ce dernier s'était fait des plus brutaux lorsqu'il lui avait confessé cette incartade, le résultait ne semblait guère l'importuner outre mesure depuis qu'il avait eu loisir à s'y accommoder, preuve en fut lors du rassemblement où il n'avait point hésité à les railler sur le sujet. Un sujet qui devenait des plus banals entre les deux concernés, aucune opprobre, aucun embarras à s'être abandonné au stupre lors de cette fois là. Et si jamais il n'aurait l'impudence de s'en vanter auprès du monde, nul doute que ses pensées s'étaient à maintes reprises imprégnées de la scène, qui s'était illustrée ici-même. A une propension naturelle pour les plaisirs charnels s'ajoutait donc la volupté des réminiscences, et cela, même si une frêle fragrance d'oignon demeurait dans la crinière de la belle, ce qui se garderait de lui dire pour le moment. Il l'avait là, au plus proche de lui, aussi opiniâtre que dans ses souvenirs, et il appréciait irréfutablement l'admiration qu'elle avait pour sa besogne et la pléthore d'ouvrages qui en découlait. Tant de scintillement dans ses prunelles était gratifiant, car même lorsque l'on ne cherchait pas après la reconnaissance, en obtenir valorisait l'estime que l'on avait de soi. Si le geste de porter Dentesque dans ses propres mains pouvait paraitre anodin, il était loin de l'être, Arkha jouissait là d'un privilège. Avec le capitaine de la Jouvencelle, la dryade était la seule à s'être vue ployer le droit de toucher l'épouse martiale d'un Edenteur aussi jaloux que pouvait l'être n'importe quel guerrier envers son arme. Une attitude qu'elle devait parfaitement assimiler depuis qu'elle possédait Traitresse, une oeuvre unique pour une âme spécifique, à qui l'on devait un respect sans faille comme pour un être à part entière.

Le bec-de-corbin était d'ailleurs la seule chose qui les empêchait encore d'être complètement juxtaposés l'un à l'autre, un équipement ignoré jusqu'à ce que l'atmosphère ne devienne soudainement plus sibylline. Le mestre fêvre ne manqua nullement l'étrange comportement de la demoiselle qui apparaissait alors comme des plus précaires ainsi entre les biceps chamarrés de brûlures et coutures de son aîné. Ses yeux se plissèrent lorsqu'il aperçut son regard et cette mutine façon de lui faire risette, soulignant inexorablement toute l'espièglerie qui émanait de son – qu'elle le veuille ou non. - charmant minois. Sa tirade suivante résonna comme une suggestion tacite de réitérer cette frasque corporelle de laquelle ils conversaient sans cesse, mais le jeune homme n'était pas le premier à en parler, la Kenning n'était guère si innocente qu'il n'y paraissait ! Un rictus à la signification plus qu'intelligible vint enjoliver la commissure de ses lippes, et elle osait prétendre qu'il était celui qui mourrait d'envie de recommencer ?

« Tu m'as d'jà entendu dire le contraire ? »

S'il n'avait jamais formulé l'exact souhait de la convier à de nouveaux ébats, il n'avait jamais exprimé être contre cette idée. Lakdahr avait sa notoriété en matière de concubines, qu'elles soient de sel ou de fer, quant aux copulations non consentantes, elles étaient une habitude à laquelle il ne démordait point. Peu lui chalait la nature de la muse qui se trouvait à sa merci, tant pis si elle ne possédait guère les formes d'une gironde, tant mieux si elle les avait, le sexe était avant tout une question de plaisir personnel. Egotiste, il pouvait l'être, une fois de plus, tout était relatif. Pour ce qui était d'Arkha, il n'avait aucunement cherché à lui donner goût à la luxure et s'était contenté de la monter comme le plus fruste des bovins dans le simple dessein de lui prouver que, si, il en était capable. Faire taire ses bravades, un but pour le moins atteint, mais qui avait visiblement laissé ses marques. Les drôlesses... Fragiles ? Tu parles ! Et puis quoi encore ? Voilà qu'en plus, elle le toisait avec un éclat qui ne tromperait personne, désormais, il en était persuadé : son seul désir était qu'il lui saute sur le poil ! Une hypothèse qui vint davantage s'égayer lorsque la belle se plu à lui remémorer l'une de ses précédentes répliques lourde de sens. Un franc ricanement se fraya un chemin hors de son gosier, mais alors qu'il s'apprêtait à répondre, une provocation tout à fait impromptue vint le couper dans son élan. Pantois face à de telles paroles, il la scruta un moment comme pour vérifier si elle se faisait sérieuse ou railleuse, d'autant plus que c'était bien la première fois que l'on faisait ainsi référence à son âge ! D'ordinaire, le jeunot de la cohorte, c'était lui ! Le rôle du géronte revenait à Gabriel et ses quatre années supplémentaires, même si, sur le pont de son boutre, il était loin d'être le plus à l'orée de la sénilité. La nymphe donnait l'irrécusable preuve que sa convoitise était au moins aussi conséquente que son aplomb, car c'était en le mettant au défi qu'ils en étaient parvenus au coït, ce qu'elle avait vertement compris et qu'elle remettait en application. En d'autres circonstances, le titan l'aurait jugé folle, certains étaient morts pour moins que cela. Puisqu'elle ne possédait aucune virilité propre, elle aimait conjecturer sur celle des véritables mâles, grand bien lui fasse, mais elle s'exposait à de dangereux corollaires.

Une moue apparut sur son faciès, agrémentée d'un presque imperceptible hochement de tête démontrant qu'il avait assurément compris là où elle désirait en venir. Offusqué, le colosse ? L'on aurait aisément pu le croire, d'autant plus qu'il récupéra Dentesque et se détacha de la naïade pour faire quelques pas. Il examina évasivement la lame de son arme, puis l'entaille présente sur son pouce, avant de déposer son épouse dans une encoignure où elle ne risquerait rien. Il feignit finalement de ne rien avoir entendu de l'offensive verbale, brisant probablement le subtil halo de concupiscence qui s'était insinué en eux pour mieux revenir à des méthodes plus prosaïques. Lui conter fleurette n'était guère dans ses intentions, prétendre qu'elle ne l'importunait pas en usant de tels stratagèmes non plus, car par tous les flots, cette femme pouvait être insupportable lorsqu'elle s'y mettait ! Fallait-il qu'ils en arrivent à une nouvelle algarade pour que ce conciliabule ne s'arrête pas ici, ainsi ? L'artisan ne patienterait pas que le ton monte, la fourbe aurait ce qu'elle méritait ! Après un instant de mutisme et de nonchalance, il revint auprès de la donzelle et, toujours sans prononcer mot, il s'immobilisa devant elle, ses calots dans les siens. Il tendit alors le bras et saisit Traitresse pour l'extirper de son rachis sans guère d'explication – après tout, il en était le créateur, et n'était-ce point également pour qu'il pomponne son arme qu'ils étaient venus dans sa forge ? Pas besoin d'alléguer ce geste, donc, elle conclurait qu'il était simplement sur le point d'entreprendre sa besogne comme il le lui avait proposé. Cependant, il ne fit que poser le bec-de-corbin sur l'un de ses plans de travail puis se réorienta vers sa congénère qu'il gratifia cette fois d'un sombre sourire, celui d'un prédateur à sa proie. L'instant suivant, il lui agricha la chevelure à lui en décrocher du crâne, puis tout en la rapprochant de lui, il s'inclina jusqu'à se positionner au-dessus de sa physionomie.

« Arkha... » Articula t-il de sa voix de rogomme. « J'hésite à dire si t'vas en prendre plein la gueule ou plein l'cul, les deux sont appropriés... »


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Arkha Kenning
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Message Mer 2 Jan 2013 - 16:18

En réalité, elle avait attendu ce moment depuis très longtemps maintenant. Enfin depuis leur premier épanchement intime. Elle n'était pas du genre très féminine et encore moins à sombrer dans les frasques masculines, mais le forgeron provoquait chez elle un désir qu'elle ne pouvait refouler. Ainsi, l'entraîner dans ce domaine là de manière si ouverte était nouveau pour elle mais elle le réalisait, étonnamment, sans gêne. Surprenante attitude de sa part alors que cela faisait ressurgir sans pudeur sa féminité et par conséquent, le désir qui en découlait envers un homme. Ainsi, lorsque le moment perdit cette aura ardente, avouer que le sentiment qui l'envahissait ressemblait à de la déception était en réalité un euphémisme. Le but de la manoeuvre et de ses propos, qui selon elle semblaient pourtant marcher, était d'entraîner un désir réciproque et l'envie plus qu'évidente d'un nouveau rapprochement intime. Dans une telle situation, elle ne put que reconnaître qu'elle en mourrait d'envie pour dire vrai de réitérer leur première coucherie. Mais malheureusement, et sans qu'elle comprenne vraiment, la situation prit un autre tournant. Lakdahr sembla particulièrement déprécié ses derniers propos. Ce qu'elle ne comprit pas vraiment puisque l'optique de la provocation était dans cette situation d'obtenir satisfaction à travers la réponse. Et le manquement de son acte était plus qu'explicite. Il était très difficile pour être d'arriver encore à cerner l'Edenteur. Son humour avait des limites qu'elle ne connaissait pas encore et ce n'était pas la première fois qu'elle mettait les pieds dans le plat avec lui. Quelque part, la déception et la frustration n'étaient pas les seuls sentiments. Une pointe de culpabilité pouvait être ressentie en se demandant si ses dires avaient été trop loin. Elle savait que les hommes avaient une certaine fierté, cette fierté qu'elle-même avait beaucoup développé dans le but de leur ressembler et qui faisait maintenant partie intégrante de sa personne. Mais comme elle n'avait guère souhaité mettre en rogne de le forgeron, elle se sentait tourmentée par divers sentiments. Ainsi, après la surprise de voir celui qui devait se révéler être une nouvelle fois son amant se détacher d'elle en emportant Dentesque, ses prunelles observèrent le titan se demandant pour la peine quel serait le retour des choses. Il sembla en plus cloîtré dans un silence qu'elle n'appréciait pas car il ne faisait qu'en rajouter à une culpabilité de fond. En plus, elle ne savait pas trop quel était la partie de ses propos qui avaient dérangé. Celle concernant dantesque ou celle concernant son âge ? Pour la peine, rattraper la bourde était plus compliqué car sa méconnaissance l'empêchait de savoir quoi ajuster.

Alors qu'elle allait tenté une approche pour essayer de briser un silence pesant et dérangeant pour elle, la somptueuse arme se retrouva posée avant que l'Edenteur ne revienne et ne lui fasse face plongeant sans pudeur ses prunelles dans les siennes. Même si soutenir les regards en tout genre était devenu sa spécialité découlant de sa fierté sans borne, elle ne se sentit pas forcément à l'aise avec une telle attitude cassant totalement une ambiance bien différente qui s'était déroulée il y a quelques minutes. Nouvelle surprise lorsque sa jumelle guerrière fut retirée de son échine sans même d'explication ni de demande. Un "Hey ..." ne put être retenu de ses lèvres mais elle ne s'impliqua pas davantage dans le mécontentement. Quelque chose lui disait qu'il valait mieux qu'elle ne cherche pas davantage Lakdahr. Parfois même cette prise de conscience ne l'empêchait pas d'en rajouter, mais ici c'était différent. Mais quelque part, cette attitude lui apparaissait encore plus déroutante car elle savait encore moins quoi faire. Peut-être allait-il s'occuper de Traîtresse comme il lui avait dit plus tôt avant de lui demander de bien vouloir quitter les lieux. Ca devait sûrement être ça. C'était assez dommage que ça s'arrête de cette façon, mais au fond, c'était de sa faute. Ainsi, croisant simplement ses bras attendant qu'il ait fini, elle remarqua qu'il ne fit que poser son arme avant de la regarder de nouveau et cette fois-ci, l'expression qui se dessina sur le faciès du forgeron la fit se renfrogner légèrement du davantage à un malaise qu'elle ne parvenait pas à comprendre. Pourquoi lui souriait-il de cette façon ? C'était un Fer-né après tout et il était vrai que quand quelque chose était déprécié, la violence était rapidement utilisée. Allait-il se venger pour ses propos ? Etait-ce pour qu'elle n'ait aucune chance de riposter qu'il lui avait pris Traîtresse ? Il était aisé de remarquer que ce n'était sûrement pas au combat à mains nues qu'elle était la plus forte et encore moins devant l'un des deux titans des îles de Fer que représentait Lakdahr avec son cousin. Mais son questionnement ne fut que de courte durée car la pogne virulente de l'Edenteur vint se saisir de sa chevelure abondante et par conséquent facile à empoigner lui laissant échapper un son mêlant surprise et douleur alors qu'elle était rapprochée. Lakdahr la toisa de toute cette physionomie qui la fascinait, cette brutalité palpable, ce regard pénétrant et dangereux et une présence des plus écrasantes.

"Qu'est c'tu fous ! Lâche m... "

L'entende de son nom prononcé de cette façon la fit taire immédiatement et arrêta également ses mouvements censés lui permettre d'échapper à cet homme si Fer-né à ce moment précis. Le frisson qui la parcourut à la suite des propos fut à double sens. Elle ne savait dire si c'était du à la crainte ou à une vénération excitante. Même si leur premier coït était également du à une provocation de sa part, la situation actuelle semblait bien différente, ainsi elle n'était sûre de rien et ce doute entraînait des sentiments contradictoires. Bien que sa fierté lui interdisait de montrer de la peur puisqu'il s'agissait d'une faiblesse, elle ne le fit pas et se renfrogna davantage, mais pourtant, ainsi domptée par le forgeron, elle avait du mal à oblitérer ce sentiment qui grouillait en elle. Mais comme très souvent quand ça concernait quelque chose qu'elle trouvait d'une virilité sans faille, ça titillait une excitation qu'elle ne laissait guère sortir mais qui s'insinuait néanmoins en elle. Dilemme entre son caractère de Fer-né qu'elle tentait de démontrer constamment et sa genèse de femme qu'elle tentait de nier quotidiennement mais qu'elle n'arrivait pas à dominer avec Lakdahr.

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Message Jeu 10 Jan 2013 - 18:23

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♦ Doublons : Aslak, Ethaniel Stone
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : les Iles de Fer
♦ Liens Utiles : ~ Fille de la mer, dressée aux vents, telle une Fer-née~

~ En quête de reconnaissance de sa valeur ~

~Générant des prouesses à sa hauteur ~

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Message Dim 13 Jan 2013 - 0:13

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Lakdahr l'Edenteur
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Bâfreur & Guerrier

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♦ Date de Naissance : 06/12/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/05/2012
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♦ Doublons : Alrik Mallery - Séraphine - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : 26 ans
♦ Mariage : Serenei ( Femme-sel )
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Message Dim 20 Jan 2013 - 22:08

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Le voile de sorgue était désormais pleinement jeté sur les cieux, la forge éclairée par l'âtre sensiblement vivifiée pour maintenir une température que d'aucun jugerait laborieusement endurable pour le genre humain, ainsi que par des torches dont les robes ondulaient d'exaltation à l'effleurement des parois. L'artisan responsable du fatras ambiant était éveillé depuis un certain temps, quand bien même n'avait-il fait que somnoler entre deux pensées incongrues et diversifiées. La latence d'activité qui succédait à ce genre de plaisir terrestre lui avait permis de s'interroger sur nombre de faits point toujours de grande utilité – Quelle serait donc sa pitance du soir ? Où en était la grossesse de Violain ? Pourquoi les chèvres n'avaient que quatre pattes et des cornes sur le crâne ? Que pourrait bien penser Gabriel si la lubricité s'invitait de façon régulière entre sa cousine et son frère de cœur ? Il ignorait quelle priorité ployer à quelle question – bien que celle sur les chèvres lui avait engendré plus de réflexion que les autres ! - aussi avait-il délaissé toute tentative de réponse au profit d'une concentration plus professionnelle, quittant les chaleureuses fourrures faisant office de lit pour flâner dans son atelier. Braies et bottes réajustées, seul son torse demeurait dénudé contrairement à la muse dont les sensuelles cambrures étaient camouflées par les couvertures de fortune. Conscient qu'un conciliabule tel que celui-ci avec lui n'était point une sinécure, il jugea adéquat de la laisser sommeiller jusqu'à ce qu'elle ne s'éveille d'elle-même. Pour patienter, il mit un semblant d'ordre sur les différents mobiliers et se préoccupa du sort du bec-de-corbin posé non loin. Il en vérifia plus minutieusement les éventuels dommages à panser, s'assura de la bonne teneur des trophées dentaires niellés dans l'arme, puis s'occupa à nettoyer le tout avec une humeur aussi légère qu'une paire de bijoux plus intime. Comme à chaque fois qu'il se trouvait dans sa forge, sans repère temporel, il ignorait vertement combien de temps avait pu fluer depuis leur arrivée, ni même depuis qu'il s'était distraitement remis au travail, mais ses onyx aperçurent une structure féminine mouvoir en signe d'une conscience retrouvée – ou une partie, tout du moins. Il chercha autour de lui une façon de s'annoncer – bon prince qu'il était. - et en trouva une inusuelle à défaut d'être opportune. Sitôt après avoir émergé de sous la fourrure qui la recouvrait, Arkha reçut ce qui s'apparentait à son pantalon, avant qu'un ricanement guttural ne résonne dans la pièce.

« T'émerges des flots grosse feignasse ? Encore un peu et t'aurais eu l'écume à la bouche !... Mh... » Un rictus graveleux vint ornementer la commissure de ses lippes, nul besoin de lui soumettre sa pensée pour qu'elle l'interprète convenablement. « T'es au courant que t'fais des bruits bizarres quand tu dors ? On dirait un matou qui ronronne, sauf que j'ai même pas b'soin de t'caresser. »

Un commentaire qui ferait sans nul doute son effet à défaut d'apporter un quelconque profit à la conversation entamée. Qui plus est, la belle était loin des ronflements caverneux que le titan était lui-même capable de produire lors de post-pochardise ou lorsqu'une extrême fatigue lui assénait le coup de grâce. Quand bien même, la Kenning serait désormais apte à endurer ses brimades et autres traits d'esprit, s'ils étaient loin d'avoir une connaissance sans faille l'un de l'autre, nul doute qu'ils avaient outrepassé un certain cap même s'il n'en voyait pour l'heure que l'horizon. Bien que leur péché de chair lui semblait véniel, il se demandait si cela serait susceptible de modifier quoi que ce pouvait être entre eux... Non, la demoiselle n'était ni la première ni la dernière à faire escale dans sa couche, ce qui ne faisait en rien naître une once d'engagement. Tous deux étaient libres de leurs agissements et décideraient inéluctablement de le demeurer, même si leurs sentiers étaient à même de s'entrecroiser derechef. Il quitta son siège et s'approcha de la sirène des Iles, posant une rotule au sol une fois près d'elle pour lui épargner de devoir lever la tête.

« Ca fait un moment que t'es là. » Non pas que cela l'incommodait d'une quelconque façon, il était simplement surpris que nul ne se soit lancé à sa recherche depuis qu'elle avait posé pied sur Pyk. Qui plus est, il avait de la besogne à parachever de son côté, ce qu'il se garda de spécifier pour l'instant. « Si tu t'fais engueuler par l'un d'tes cousins, r'viens pas chialer dans mes bras ! » Il renâcla puis lui adressa un mince sourire. « Ou ça dépend c'que tu m'donnes en échange... »




" - On fait quoi ? - Valeurs sûres : on leur éclate la gueule. "
 " Barbare qui roule amasse coups de boule. "
" On dit que les fer-nés détestent toutes les races, c'est faux, on les aime toutes ! En ragoût, en civet, à la broche... "

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Arkha Kenning
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Message Sam 26 Jan 2013 - 12:21

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Endormie dans cet amas chaleureux engendré par les peaux qui la recouvraient et sur lesquelles elle se trouvait ainsi que le corps non loin d'elle doté d'une température corporelle digne de plaire à n'importe quelle femme, seule sa respiration rythmée par un sommeil profond indiquait sa présence dans l'antre du forgeron. Couchée dans une position de côté, une petite de son corps était camouflée par une des peaux pour ne laisser que suggérer des formes féminines tandis qu'un bras et des gambettes étaient en partie divulguées. Loin de toutes réflexions contrairement à son compagnon de couche, elle se laissait aller à récupérer des forces totalement évadées après les ébats réalisés par son amant. Elle ne s'était jamais sentie aussi épuisée et avait sombré rapidement une fois l'Edenteur décidé à la laisser tranquille. Elle ne s'en plaignait guère mais son corps avait réclamé repos mérité qu'elle lui avait accordé sans tenter de se retenir. Un simple et léger soupire quitta ses lèvres quand Lakdahr quitta ce lit de fortune ne comptant guère en faire de même, encore perdue dans les méandres du sommeil. Un mouvement anodin censé arpenter une nouvelle position la réveilla d'abord légèrement avant que les sensations corporelles s'apparentant davantage à des dérangements eurent tôt fait de l'obliger à émerger un peu plus. Elle n'avait cependant pas clairement envie de bouger, déjà parce que ce n'était pas du plus plaisant entraînant la reviviscence de ses courbatures, mais également simplement parce qu'elle était bien. Elle avait l'impression de sortir d'un combat contre une mer déchaînée ou encore des premiers ébats physiques qu'elle avait vécu dans une tendance belliqueuse avec Gabriel, cela remontant à bien nombreuses années. Mais elle ne se souvenait cependant pas ressentir des douleurs dans les mêmes endroits corporelles, une certaine partie de son anatomie étant plus ravagée que le reste. Se mettant sur le dos elle s'étira longuement accompagnant cet acte avec un bâillement et une ouverture des yeux qu'elle cligna plusieurs fois avant de commencer sa gestuelles pour se redresser lentement. Il aurait bien sûr été trop demandé d'avoir un peu de douceur - heureusement que la rudesse de la vie de marin faisait davantage son quotidien qu'une vie de noblesse comme sa mère aurait espéré pour elle - puisqu'elle reçut avant même d'entamer son mouvement un vêtement qui se révélait être le sien, accompagné d'une voie masculine qui reprenait rapidement ses habitudes de provocations et moqueries qui la caractérisaient bien. Enlevant le tissu de son faciès, elle se redressa en position assise dévoilant davantage une partie de son corps mais qu'elle ne cherchait clairement pas à dissimuler. L'Edenteur l'avait eue sous toutes les coutures, elle n'avait plus grand chose à cacher. Elle tourna son regard vers lui.

"N'import'quoi. J'ronronne pas d'tout ! Et puis à qui l'faute si j'dormais hein ? T'es insatiable comme mec, t'm'as crevée !"

Un nouveau bâillement ponctua ses propos. Elle n'avait pas l'habitude de dormir en pleine journée - bien qu'elle n'avait pas la moindre idée de l'heure actuelle - et elle sentait qu'elle allait sûrement être décalée pour la nuit du coup. Mais bon ce n'était pas bien grave. Il y avait des chances qu'elle soit avec Sargon le lendemain, et elle avait rarement le temps de s'endormir sur le boutre. Elle aurait par conséquent de quoi la maintenir éveillée. Pas de problème à ce niveau là. Elle regarda un moment Lakdahr dont elle observait les courbes dénudées de son torse encore découvert. Elle devait avouer que comme vue au réveil, c'était parfaitement plaisant. Elle remarqua Traîtresse à ses côtés et apprécia de se dire qu'il s'en était occupée de ses mains viriles, fermes et expérimentées. Une pensée amusante de savoir qu'après s'être occupé d'elle, il s'occupait de sa jumelle de guerre. Mais elle ne s'y attarda pas car le forgeron quitta son siège pour se rapprocher d'elle alors qu'elle n'avait pas encore vraiment émis de mouvement depuis qu'elle était en position assise. Elle leva un peu les yeux vers lui quand il posa genou au sol pour lui adresser la parole. C'est vrai que c'était un moment qu'elle était partie. Elle avait prévenu qu'elle était sur Pyk mais effectivement elle n'avait pas la moindre idée des recherches éventuelles la concernant. Au pire, Sargon aurait pris la mère sans elle... C'était pas forcément plaisant mais c'était déjà arrivé. Elle s'en remettrait.

"Rêve pas, si j'suis dans t'bras c'qu'tu m'l'as fourrée bien profond. Y a qu'ça qui m'intéresse."

Un sourire en coin orna ses lèvres alors qu'elle passait une main pour mettre ses cheveux en arrière. Cela était parfaitement réducteur et pas totalement vrai puisque le personnage entier, même dans le quotidien, avait toujours inspiré un certain intérêt pour la donzelle. Et puis sous entendre qu'elle agissait comme une salope pour simplement se faire lustrer l'intimité était totalement risible. Elle avait apprécié le moment avant leurs échanges. Elle observa de nouveau de plus près son corps puisqu'il s'était rapproché et put remarquer des marques laissées par ses soins sur sa peau. Un nouveau sourire en coin s'étira sur ses lippes.

"J'vois qu'j'ai laissé quelqu'souvenirs." dit-elle en passant ses doigts sur les marques. "Ca m"plaît. Enfin c'est sûrement rien comparé à c'qu't'as du m'laisser, 'spèce d'brute."

Commentaire inutile quand on savait à quel point elle aimait ce côté chez lui. Elle se leva sans pudeur laissant découvrir de nouveau sa nudité. Encore un privilège qu'il était le seul à bénéficier. Elle ne resta cependant pas longtemps dans ce plus simple apparat puisque récupérant ses affaires, elle se rhabilla pour cacher de nouveau son corps comme habituellement. Elle s'amusa à sentir ses muscles crier suite à certains de ses mouvements. Elle récupéra ainsi son allure quotidienne qui camouflait ses formes sans pour autant empêcher la suggestion qui en découlait. Elle s'approcha de la table de travail et observa Traîtresse ainsi soignée qu'elle prit avec soin. Entourant à nouveau la lanière de cuire qui pendait autour du manche, elle la regarda encore longuement avec une oeillade d'un enfant ayant obtenu un nouveau trophée ou présent avant de la remettre à son échine. Elle se tourna ensuite sur l'Edenteur.

"Merci pour Traitresse. Elle est comme neuve c'vachement cool !" Elle le regarda encore longuement avant de s'approcher et de caresser ses muscles si bien sculptés. Elle sourit ensuite en coin en relevant les yeux vers lui, enlevant ses mains. "J'en profite... jusqu'à la prochaine fois." Elle accentua son sourire avant de se mettre en route pour quitter la forge, sans se retourner. Un désir non camouflé était désormais évident pour elle et quelque chose avait changé bien qu'actuellement, cela se résumerait simplement à des ébats à réitérer. La perspective d'affronter de nouveau GAbriel à ce sujet lui effleura quand même l'esprit... Mais elle le refoula pour l'instant. Le moment était trop agréable et le retour à la réalité prendrait rapidement le pas. Elle devait en profiter tant qu'elle le pouvait encore. Ses pas se mirent en route après un coup d'oeil à la forge, pour quitter Pyk dans l'immédiat.

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De la rencontre fortuite aux confidences [Pv Lakdahr]

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