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Danelle Lothston

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Noble
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Danelle Lothston
Noble

Général

Dame régente d'Harrenhal

Dite "La Folle"


♦ Missives : 1003
♦ Missives Aventure : 25
♦ Age : 37
♦ Date de Naissance : 25/09/1980
♦ Arrivée à Westeros : 03/12/2012
♦ Célébrité : Michelle Pfeiffer dans 'Stardust' © Paramount Pictures
♦ Copyright : Avatar©Gritsou & Gif animé©Logan Grafton.
♦ Doublons : Alysanne Florent, Lantheïa, Vyrgil Vyrwel
♦ Age du Personnage : 39 ans
♦ Mariage : Qui aurait le courage de demander ma main ?
♦ Lieu : Harrenhal
♦ Liens Utiles : Les racines de la folie
Extravagances et confidences
Les mystères d'Harrenhal
Les dons de Danelle
Scandales notoires

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
106/500  (106/500)


Message Lun 3 Déc 2012 - 21:10


Ex Cathedra by After Forever on Grooveshark
● Nom : Lothston
● Prénom : Danelle
● Sexe : Femme
● Âge : 39 ans
● Origine : Conflans, Harrenhal
● Métier : Noble


● Physique : Fascinante. Intimidante. Dérangeante.

Qu'une telle femme n'appartienne à aucun homme semblerait un crime aux yeux de beaucoup. Mais qu'une telle femme appartienne à un homme semblerait tout aussi incompréhensible aux yeux de beaucoup. Car belle, elle l'est assurément selon certains canons... mais cette beauté semble un don des enfers plutôt que des cieux. Elle inspire l'effroi par la fixité et l'intensité de son regard d'un vert mordoré, et sa crinière ondulée semble faite de feu.

Sa stature est légèrement supérieure à celle de la moyenne des femmes. Et elle n'a rien de frêle. D'ailleurs, son allure, si elle est mise en valeur par ses tenues aristocratiques, n'en est pas moins souvent brusque, martiale. Ses bras athlétiques peuvent soulever une épée ou assener de violents soufflets, et elle ne s'en privera pas si vous la contrariez. Elle a ses moments de grâce, mais en règle générale sa gestuelle et ses postures détonneront parmi les femmes de sa condition. Elle semble plus à son aise en armure qu'en robe.

Pâle, son visage semble plus jeune qu'il ne le devrait. Quel pacte mystérieux a-t-elle passé avec les démons pour garder ainsi sa fraîcheur ? Aucun. Nulle femme n'échappe à l'emprise du temps, mais un mestre herboriste peut composer des onguents pour retarder l'échéance... et nul doute que dans l'intimité de sa couche, on la verrait telle qu'elle est : une femme d'âge mûr, entamant son déclin ; son corps, s'il reste attirant, n'a plus le velouté d'antan.

L'âge n'est d'ailleurs pas le seul ennemi de sa beauté farouche. Le maniement des armes et le port d'armure a laissé des marques sur sa peau. Entailles, cicatrices... non, Danelle n'est pas lisse. Et elle s'en moque. La beauté pour elle n'est qu'une autre forme d'arme, non une composante vitale de son essence. Et d'ailleurs, sa conception de la beauté ne rejoint pas celle du commun...



● Personnalité : Qui est Danelle ? Le sait-elle elle-même ? Peut-être. Jadis, elle était égarée dans l'obscurité, mais une main secourable lui a été tendue. Aujourd'hui, elle voit l'abîme sous ses pieds. Et c'est bien là son drame. Mais au moins peut-elle lutter pour éviter d'y retomber.

D'une intelligence précoce, associée à une sensibilité à fleur de peau, elle a très vite été regardée comme une bête curieuse. Ses intuitions foudroyantes conjuguées à ses réactions excessives faisaient d'elle une enfant à part, difficile à éduquer selon des méthodes ordinaires. Comment dompter des pensées qui coulent à la vitesse d'un torrent en crue ? Comment vivre avec les autres quand le moindre événement vous bouleverse ? Elle ne parvenait pas plus à discipliner son esprit que ses émotions.

Elle trouva pendant un temps un certain calme dans la solitude, mais en même temps développa le sentiment aigu d'être rejetée, hésitant entre colère et soumission, incapable de comprendre les autres, incapable donc de répondre à leurs attentes. Elle-même incomprise, rabrouée plutôt que soutenue par un entourage froid et critique, elle avait peu de chance de développer une personnalité équilibrée.

Avec le temps elle devint méfiante et asociale, sombrant dans des épisodes de tristesse profonde alternant avec des émotions agressives. De l'agressivité elle passa à l'agression. Instable, incontrôlable, elle souffrait profondément et voulait faire souffrir en retour, tout en culpabilisant par intermittence de ses pulsions. Ses comportements étranges ont fait sa réputation, ce qui a empiré son état. Désignée comme folle, il fallait qu'elle le soit, n'est-ce pas ?

Mais après avoir touché du doigt la folie, elle se retrouva quasiment seule face à elle-même, rejetée par sa famille, avec seulement la présence proche, mais non intrusive, de Septon Desmond. Un homme simple, sage, compréhensif, plein de bon sens et d'amour pour la vie, qui parvint peu à peu à l'apprivoiser et à la faire s'exprimer. Danelle commença alors à prendre conscience de son état et à tenter d'améliorer les choses. Elle reprit le dessus et chercha à transformer ses faiblesses en atouts. Ce fut un long chemin. Aujourd'hui, elle marche toujours sur la corde raide, et elle le sait. Son comportement reste étrange aux yeux de beaucoup car ses humeurs sont changeantes et ses réactions souvent inattendues ou passionnées. Insolite, elle s'en moque et n'a d'ailleurs pas peur de forcer le trait à l'occasion, si cela peut lui être utile.

Son plus grand piège, et pourtant sa tentation, son besoin, c'est les autres, alors elle alterne isolement et fréquentations, et s'adonne aux activités qui l'aident à canaliser son feu intérieur : épée, cyvosse, harpe, élevage de chauve-souris... elle s'est en effet prise d'affection pour ces créatures volantes, aussi étranges et décalées que sa propre personne.

En société, elle sait maintenant jouer son rôle de dame du monde, mais non sans effort ou sans malaise. Inutile de l'inviter à danser : toute intimité physique la rebute et l'effraie, sauf avec les très proches et les hommes qui l'attirent (mais pour cela il faut une alchimie particulière). Difficile de se lier à elle : elle reste prudente et peu encline aux confidences. Par ailleurs, elle a du mal à comprendre les autres intuitivement. Elle a souvent besoin d'analyser et décortiquer leurs discours, leurs mimiques et leurs gestes pour saisir leurs intentions et sentiments. De ce fait elle s'impose souvent un temps de réflexion et d'observation avant de parler, mais étant vive d'esprit ses analyses sont rapides et elle peut simuler la spontanéité, dans le meilleur des cas. Lorsqu'elle échoue à décoder une situation, elle peut avoir des réactions inappropriées.

En tant que régente de son fief, elle oscille entre un pragmatisme impitoyable et une grande compassion, selon ce que lui dictent ses valeurs très élevées et sans compromis. Elle est jusqu'au boutiste et doit souvent se tempérer.



● Famille :
Père : Lord Gregor Lothston, décédé en 193.
Mère : Lady Bethany Lothston, décédée en 193.

Fratrie :
- Luthor, mort en bas âge en 168.
- Leane, morte en bas âge en 169.
- Manfred, né en 176, décédé en 209 du Fléau de Printemps, en même temps que son épouse Tiphany et ses deux fils aînés Trevor et Davad.
- Tybalt Rivers (demi-frère), dit le Bâtard d'Harrenhal, né en 166, fils de Lord Gregor Lothston et d'une roturière de Ville-Harren.

Neveu : Lucas Lothston, fils de Manfred et Tiphany Lothston, né en 204, actuellement pupille de Lord Follard.



● Résumé :
173 : Naissance à Harrenhal.
182 : Commence à apprendre en secret le maniement des armes avec son demi-frère le Bâtard d'Harrenhal.
188 : Agresse un prétendant et le blesse grièvement.
189 : Isolée, rejetée de tous, se rapproche de Septon Desmond.
193 : Mort de ses parents lors d'une dispute conjugale qui tourne mal.
194 : Mariage de son frère Manfred avec Tiphany Darry.
196 : Danelle manipule subtilement son frère afin qu'il retourne sa veste contre les rebelles Feunoyr qu'il avait choisi de soutenir en premier lieu. Les troupes Lothston se rangent aux côtés des loyalistes lors de la bataille d'Herberouge.
199 : Danelle assiste au tournoi d'Accalmie où elle rencontre Cryston Wylde.
205 : Beron Stark fait halte à Harrenhal où il échange avec Danelle.
207 : Danelle assiste au tournoi de Viergétang et suit Lord Tully dans son voyage au Val d'Arryn.
209 : Manfred et sa femme meurent du Fléau de Printemps. Danelle recueille leur fils survivant Lucas et le confie à une nourrice.
212 : Elle confie Lucas âgé de 8 ans à la Maison Follard pour qu'il soit éduqué par des hommes à son rôle futur de seigneur.

● Histoire :
Forlorn Hope by After Forever on Grooveshark

Je suis née en 173. Quelle importance ? Les années s'envolent et le passé n'existe pas plus que le futur, je l'ai compris il y a longtemps. Seul existe le présent. A chaque inspiration, l'on peut faire table rase d'autrefois. Du moins, si l'on est assez fort. Peut-être le serai-je un jour. Je m'y efforce en tous les cas. Parfois j'ai l'impression que mon passé est une meute de loups qui me talonne, et je fais des cauchemars où je fuis, sans fin, leurs crocs étincelants. Mais ils ne m'ont pas encore rattrapée, depuis que Septon Desmond m'a arraché à leurs griffes, et peut-être finiront-ils par s'épuiser, à moins que je ne sois assez forte pour un jour les affronter et les vaincre.

Mon enfance n'a pas été simple. Une mère froide, un père uniquement préoccupé de son fils, un frère moqueur, un château terrifiant en guise de foyer. Et les gens, les gens auxquels je ne comprenais rien à rien. Septa Rashel, Mestre Sydney, Galbart le Maître d'armes, les vassaux de mon père, leurs enfants... ils étaient aussi étranges à mes yeux que des sauvages des contrées exotiques. J'en déduisis que c'était moi qui n'était pas normale. Ne me le disait-on pas suffisamment ? En tant qu'élève du mestre, je ne recevais que des coups de baguette sur les doigts. J'étais capable de donner en un instant le résultat d'un calcul complexe mais incapable de dire comment je parvenais à ce résultat. Je pouvais réciter en entier la chanson de Nymeria, mais je n'arrivais même pas à retenir les blasons de nos vassaux ; mon esprit dérivait irrésistiblement de ces images ennuyeuses vers des rêveries sans fin. Manfred me détestait car il était lent à côté de moi, et il profitait des remontrances du mestre concernant mon indiscipline supposée pour me rabaisser. Ce que je ne pouvais souffrir. Un mot blessant suffisait à me bouleverser. Une gifle me faisait fuir et me cacher pendant des heures dans le labyrinthe du château. D'une sensibilité exacerbée, je pouvais m'évanouir à la vue du sang ou d'un oiseau mort. Bizarre, je l'étais aux yeux de tous. Graine de sorcière, disaient certains en regardant mes cheveux roux. Frappée par la malédiction d'Harrenhal, murmurait-on : toutes les explications étaient bonnes pour justifier ma singularité. Je ne recevais par ailleurs aucune marque d'affection : c'est à peine si mes géniteurs posaient les yeux sur moi. Trop occupés à se disputer pour tout et n'importe quoi, trop occupés par eux-même, leurs affaires, leur fils. Et quand ils daignaient me regarder, rien de ce que je faisais ne trouvait grâce à leurs yeux. J'étais loin d'être une fillette « idéale », certes, mais d'autres parents auraient su m'aider à voir le futur cygne sous les plumes du vilain canard. Les miens étaient... disons, pour employer un euphémisme, du genre dur et austère, sombre comme les tours d'Harrenhal. Comment une enfant pourrait-elle comprendre que c'est son environnement qui n'est pas tel qu'il le devrait, et non elle-même ?

La folie n'est jamais qu'une anomalie de croissance, le symptôme d'une carence répétée, d'un mal insidieusement instillé, jusqu'à ce que l'anormalité devienne votre normalité. Vers l'âge de neuf ans, ma solitude et mon sentiment de ne rien valoir formaient comme un bloc de pierre à la place de ma poitrine, une angoisse qui me suffoquait. Je pouvais cesser de respirer, ou attaquer ce bloc à coups de colère en espérant le voir tomber en morceaux à mes pieds. Ce que je fis. Mon désespoir se mua en haine. Je me mis à en vouloir au monde entier. Si personne ne voulait comprendre ce que j'étais, si personne ne voulait accorder à mon âme desséchée une goutte de cette eau nommée amour, il faudrait que j'apprenne à être forte et me défendre contre tous. Je pris plaisir à apprendre le cyvosse et à humilier mon frère en le battant, jusqu'à ce qu'il refuse de jouer avec moi. Je convainquis mon demi-frère Tybalt, alors écuyer d'un chevalier servant notre Maison, de m'apprendre à manier les armes, en échange de services et de cadeaux qui lui permettaient de jouir de certains avantages de la vie noble, que lui interdisait son statut de bâtard : confiseries, rubans de soie à offrir à ses dulcinées, leçons de lecture... Une certaine complicité se noua entre nous du fait de notre statut commun de parias, mais je ne le considérais pas pour autant comme un ami. Il me donna des leçons jusqu'au jour où son maître reprit ses voyages. Après cela ma situation ne fit qu'empirer. Je devins peu à peu agressive, sujette à des accès de colère pour un oui ou pour un non, et l'on me rabrouait d'autant plus. Coincée dans cette spirale, je devins femme sans avoir acquis les aptitudes relationnelles requises d'une jeune lady ; j'étais considérée au sein de la Maison comme une gamine caractérielle dont il n'y avait rien à tirer, et dont on se débarrasserait au plus tôt et pour le mieux par une alliance.

A l'âge de quinze ans, on voulut donc me marier. Mon tempérament étrange et difficile restaient un secret et mon père trouva facilement un prétendant en la personne d'Ambrose Beurpuits, héritier de sa Maison. J'étais alors pleine d'hostilité envers le reste du monde, avec des réactions de moins en moins contrôlables. Lorsqu'Ambrose me fut présenté comme mon futur époux, je perdis pied et clamai tout haut que jamais je ne laisserai cet inconnu gras et falot mettre sa queue flasque entre mes jambes. Comme il s'approchait de moi d'un air furieux, je lui crachai au visage. Mortifié, il recula, tamponna son front moite avec un mouchoir de dentelle, et feula entre ses dents : « Seul un âne voudrait fourrer pareille bougresse. Ce serait te faire encore trop d'honneur que de te forcer et t'engrosser. » Il n'en fallait pas plus pour m'absoudre de tout sens commun et dans un accès de rage, je m'emparai d'une épée exposée au mur pour l'attaquer ; toute la colère accumulée pendant tant d'années explosait, enfin, dans cet acte dément. Je n'eus que le temps de le blesser grièvement avant d'être maîtrisée par mon père hurlant, sous les yeux terrifiés de mon jeune frère. Ambrose s'en remit, mais de ce jour, ma renommée fut établie. J'étais une sauvageonne aux instincts meurtriers, un animal bon à enfermer. Plus aucun prétendant ne se presserait à notre porte. Mon père me fit aménager des appartements éloignés de ceux du reste de la famille, chose facile à Harrenhal, et se désintéressa de mon sort. Je n'avais plus droit qu'à l'essentiel pour survivre et il m'était interdit d'approcher de mes parents ou de mon frère. Isolée, je ne pus que m'enfoncer dans la folie qui me gagnait. J'explorais les dédales effrayants d'Harrenhal, cherchant la compagnie de spectres que je ne trouvais point. Je ne trouvai que des chauve-souris installées dans les tours les plus délabrées. Elles me ressemblaient : leur étrangeté suscitait la peur du commun et elles vivaient loin de la lumière du jour, alors que tout un chacun aurait dû admirer leurs aptitudes... Je tentais de les apprivoiser, avec un succès tout relatif. Je n'avais plus visage humain, j'avais cessé de me laver et je me nourrissais comme une bête. Un homme pourtant vint me tirer de cette demi-vie : Septon Desmond. Il persuada mon père de le laisser me « guérir » avec l'aide des Sept. Et il y parvint. Il m'approcha comme une créature sauvage, petit à petit. Ce fut long mais il était d'une patience sans borne. Longtemps, je m'amusais à le semer d'une tour à l'autre, jouais à lui faire peur, lui jetais des immondices pour le faire fuir, mais avec le temps ce lien devint pour moi un repère et je me surpris à espérer ses venues. Un jour enfin, je cessai de me dérober pour me confronter à lui. Il ne chercha pas à me convaincre de l'écouter. Il me donna des pâtisseries, et repartit. Quelques semaines plus tard, nous avions nos habitudes et je commençais à répondre à ses questions. Il m'écoutait sans jamais me juger ni m'interrompre. Il me parlait du monde, des gens, me racontait des histoires édifiantes qui changeaient ma vision des choses. Au bout de deux ans, je fus autorisée à nouveau à voir ma famille. Mes relations avec mes parents restaient prudentes, distantes, mais au moins courtoises et sans violence. Mon frère avait peur de moi et cela m'amusait. Pour obtenir de lui quelque chose, je n'avais qu'à le menacer de lui envoyer mes chères amies chauve-souris. Trop terrorisé, il n'osait en parler à quiconque. La vision de ma crise de rage puis les racontars des valets pendant mon isolement avaient fait leur œuvre dans son esprit impressionnable, déjà marqué par les légendes entourant notre château.

On fit savoir que mon état s'était amélioré par la grâce des Sept et je pus commencer à fréquenter à nouveau le monde, progressivement. En 193, alors que ma vie prenait une tournure à peu près normale, un accident eut lieu. Mes parents, dont les relations n'avaient jamais été affectueuses, se disputèrent une fois de plus, une fois de trop. Ils en vinrent aux mains et firent une chute fatale dans les escaliers de la tour de l'Horreur. Un serviteur prétendit que c'était le fantôme de Harren le Noir qui les avait poussés. Les circonstances exactes de l'accident ne furent pas rapportées à l'extérieur, bien sûr, et la rumeur de malédiction enfla encore dans le Conflans. Certains dirent que c'était peut-être cette folle de Danelle qui les avait tués et que son frère avait trop peur pour la dénoncer. Je soupçonne Ambrose Beurpuits d'être à l'origine de ce ragot-là. Quoi qu'il en soit, mon frère Manfred devint Lord de Harrenhal et se maria avec une Darry nommée Tiphany. Nos relations se normalisaient peu à peu mais il est vrai qu'il me redoutait, sentiment que j'entretenais par jeu, et de ce fait, il me laissait faire tout ce que je voulais. Son épouse manquait tomber dans les pommes à chaque fois qu'elle me croisait, aussi pris-je l'habitude d'éviter ces deux-là. Tybalt, adoubé depuis quelques années, revint servir notre Maison dont il devint le nouveau Maître d'armes, le vieux Galbart souhaitant se retirer. Je repris alors mon entraînement auprès de lui, sans plus me cacher, et nous renouâmes le lien que le temps avait distendu. En même temps, je pris l'initiative de me former à l'art de gérer un domaine et de mener les hommes à la guerre. Mestre Sydney savait bien que mon frère n'était pas une lumière et il mit de côté ses réticences à mon égard pour m'enseigner ce qu'il savait, car il était le serviteur d'Harrenhal avant tout. Je fis acheter tous les manuels sur l'art de la guerre qu'il était possible de trouver et les étudiais rigoureusement. Je me fis également forger une armure, une épée en acier château et un bouclier, et commençai à les arborer dans l'enceinte du château. J'engageai par ailleurs un maître musicien pour m'apprendre la harpe, instrument que j'avais toujours apprécié sans oser m'y essayer, et découvris que jouer avait le don de m'apaiser. Je jouais pour les fantômes de mes parents, pour les fantômes d'Harren et ses fils, pour moi. Et sous l'effet des notes l'horreur d'Harrenhal semblait s'estomper un instant. Parfois, j'allais jouer sur l'Ile aux Faces en espérant attirer les Enfants de la Forêt qui dit-on, s'y cacheraient encore. En vain, hélas. Arald, mon maître harpiste, était fasciné par ma personnalité et ma manière de jouer ; il devint mon amant à l'insu de tous, mais ma relation avec lui suscitait en moi trop d'émotions contraires et je finis par le congédier pour mon propre bien.

Lorsque la rébellion Feunoyr éclata, mon frère se laissa convaincre de soutenir les rebelles. Désapprouvant son choix d'un point de vue stratégique, je payai de faux informateurs pour lui donner à penser que les Feunoyr avaient le dessous et que certains de leurs alliés comptaient les trahir. Mestre Sydney devint mon complice, ainsi que Tybalt, et finalement nous réussîmes à le convaincre qu'il valait mieux retourner sa veste, ce qu'il fit à la bataille d'Herberouge. La suite me donna raison : ayant correctement évalué le rapport de forces et opté pour le vainqueur, j'avais sauvé ma Maison de la déchéance. J'en retirai une grande fierté et au sein de la maisonnée, ceux qui connaissaient mes manœuvres commencèrent à me voir différemment. Je n'en restais pas moins source de frayeur pour beaucoup. J'imagine qu'élever des chauve-souris, ma nouvelle marotte, n'aidait pas à les rassurer, sans parler de mon goût pour les armes. Je m'entraînais tous les jours sur les conseils de Septon Desmond qui avait observé que comme la musique, cela m'aidait à me vider l'esprit et à tempérer mes humeurs toujours fluctuantes. Et comme mon frère avait tout d'un incapable, il m'arrivait la nuit d'effectuer avec Tybalt des expéditions de justice pour m'occuper des hors-la-loi rôdant à Ville-Harren et aux alentours. On m'apercevait parfois lors de ces sorties au clair de lune, et l'on commença à murmurer que je sortais le soir pour boire le sang des vagabonds, et autres joyeusetés. Quelques cadavres démembrés sur les rives de l'OeilDieu n'arrangèrent pas ma réputation. Surtout quand ces cadavres étaient dévorés par des chiens pendant la nuit - on m'attribuait alors en sus un goût pour la chair humaine. Une fois, je tuai un violeur d'enfants qui avait enlevé et assassiné plusieurs garçonnets. Que croyez-vous qu'il advint ? On m'accusa à mots couverts d'être l'auteur des meurtres, bien sûr. J'imagine que le fait de rentrer au château couverte de sang après certaines virées punitives ne jouait pas en ma faveur – sans doute avais-je effrayé tel ou tel valet qui s'en était allé répéter la chose au village. Il est vrai que je n'avais guère de pitié avec les criminels. Aussi étrange que cela puisse paraître, j'aimais mes gens, à ma façon, et je tenais à les protéger. Tel était le sens que j'avais décidé de donner à mon existence : à défaut d'être une épouse et une mère, je serai le seigneur que mon benêt de frère ne savait être. Que le peuple me craigne et m'imagine comme un monstre n'était pas un problème, car ces on-dit décourageaient certains étrangers de venir commettre des exactions sur nos terres. Je choisis donc de ne rien faire pour sauver ma réputation... bien au contraire, il m'arrivait de m'exhiber délibérément avec une chauve-souris sur l'épaule ou d'affûter mon épée devant les serviteurs.

La folie restait toutefois tapie au seuil de mon esprit. A cause d'Harrenhal, peut-être. Il n'est pas de lieu moins chaleureux, moins accueillant, moins normal. Et je gardais des séquelles de mon passé troublé. Parfois je me mettais dans des colères violentes, parfois je pleurais toutes les larmes de mon corps, pour presque rien. Je m'accrochais à Desmond et parfois le repoussais avec haine car j'étais trop dépendante de lui, de ses conseils. Il supportait tout, la Mère en soit louée. Je réussissais toutefois à me comporter normalement la plupart du temps et je jouais de plus en plus souvent mon rôle de Dame de la Maison à l'extérieur. Bien sûr, je ne me conduisais pas toujours comme une lady l'aurait dû, mais quelle importance, puisqu'on me surnommait de toute façon « Danelle la Folle » ? Les gens ne s'attendaient pas à une attitude normale de ma part et c'était parfois pour moi un prétexte pour n'en faire qu'à ma tête. Faire peur était tantôt amusant, tantôt frustrant. Je m'en accommodais en tout cas de mieux en mieux.

En 199, j'assistai au tournoi d'Accalmie où un dénommé Cryston Wylde attira mon attention, mais il repoussa mes faveurs, ce qui me blessa et me mit en colère, bien plus que je ne l'aurais voulu... j'avais eu d'autres amants depuis Arald et n'étais pas habituée à des refus. En 205, je fus une hôtesse accueillante pour Beron Stark qui sembla trouver mon caractère affirmé à son goût. En 207, j'eus la chance de pouvoir accompagner Lord Tully en voyage. C'était un enfant touchant et attachant et j'aimais à passer du temps en sa compagnie. Le périple que nous effectuâmes avec sa suite jusqu'au Val d'Arryn fut à la fois terrible et merveilleux, car je vis et j'appris nombre de choses, mais je dus aussi et surtout faire face à mes difficultés avec les gens. Il m'était difficile d'éviter les autres nobles quand leur présence commençait à me peser et le jeu n'en était tout à coup plus un. J'avais peur d'eux autant qu'ils avaient peur de moi. Lord Edwyn toutefois ne me craignait pas et sa présence éclairait mes journées.

En 209, le Fléau de Printemps mit fin aux jours de mon frère, son épouse et ses fils aînés. Seul survécut le petit Lucas. Je pris donc la direction de la Maison sans guère pleurer mon cadet dont je n'avais jamais été proche. L'enfant ressemblait à Manfred et ne m'intéressait pas davantage ; je le laissais donc aux soins de sa nourrice. Il était toutefois l'héritier d'Harrenhal et je devais me soucier de son éducation. Il me parut judicieux, lorsqu'il atteignit ses huit ans, de le confier à un seigneur qui le formerait à son rôle et ferait de lui un homme. Ainsi serait-il bien éduqué sans que j'ai à m'occuper de lui. Je fis parvenir ma demande à la Maison Follard dont j'avais rencontré l'héritier Dezial au tournoi de Viergétang. Mon raisonnement était qu'une Maison proche de Port-Réal offrirait à Lucas l'occasion de se doter d'un réseau influent en fréquentant la jeunesse dorée des Sept Couronnes, et de bénéficier d'une vie culturelle et sociale bien plus riche qu'à Harrenhal. Ma requête fut acceptée et Lucas partit en 212. La sècheresse et les Fer-nés frappaient Westeros et j'avais beaucoup à penser ; son départ me soulagea d'un poids et je pus me consacrer à la gestion du domaine.

La même année, lorsque la Main du Roi apprit qu'une nouvelle rébellion Feunoyr se fomentait, il fit appel aux loyalistes pour la tuer dans l’œuf. Il connaissait ma position, mes aptitudes et mon peu d'amour pour Ambrose Beurpuits qui répandait les pires commérages à mon sujet. Je le rejoignis donc à Murs-Blancs avec mes troupes et Daemon II Feunoyr fut arrêté. Ce fut ma première sortie en armure aux yeux de tous, et j'espérais bien inspirer la terreur dans le cœur de nos ennemis. Car aujourd'hui, je suis en quelque sorte le seigneur d'Harrenhal, position délicate en tant que femme. Si l'on me redoute, je pourrai conserver mon pouvoir. Alors, pourquoi ne pas utiliser à mon profit cette renommée qui me suit depuis si longtemps... elle n'est d'ailleurs pas totalement usurpée, car ceux qui tenteraient de me nuire pourraient bien finir vidés de leur sang dans quelque salle envahie de chauve-souris...


● Inventaire : Outre les possessions d'un seigneur, Danelle dispose d'une épée en acier château, une armure d'acier noir ajustée de près à ses formes [NB : source wiki anglophone], et un bouclier tout aussi noir.



● Pseudo : Aly, Lan, et autres.
● Âge : 32 ans. On ne rajeunit pas !
● Divers : Je n'ai pas parlé du lien avec Damon pour laisser de l'ouverture à un éventuel joueur concernant la date et les circonstances de la rencontre. Le lien avec Ambrose Beurpuits a été vu avec Brynden et celui avec les Follard, avec Dezial.
● Avatar : Michelle Pfeiffer.
● Connaissez-vous le Roman ? Toujours, oui.
● Comment avez-vous connu le forum ? Z'aviez pas remarqué la fille qui dort sur place, là au fond ? Bah c'est moi.
● Comment trouvez-vous le forum ? Addictif... hélas ! Very Happy
● De quelconques suggestions ? Erigeons une statue aux admins.

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Main du Roi
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Brynden Rivers
Main du Roi

Général
Freuxsanglant

- Combien c'est-y que lord Freuxsanglant il en a, de zyeux ?
- Mille, et rien qu'un.

♦ Missives : 3432
♦ Missives Aventure : 33
♦ Age : 32
♦ Date de Naissance : 27/07/1985
♦ Arrivée à Westeros : 22/06/2009
♦ Célébrité : Kevin Costner
♦ Copyright : Alysanne
♦ Doublons : Edric Estremont
♦ Age du Personnage : 36 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Donjon Rouge, Port-Réal
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
155/500  (155/500)


Message Mar 4 Déc 2012 - 20:24

Très bonne fiche et personnage très bien incarné ! Je ne vois rien à redire dessus, si ce n'est que ça ne me surprend pas, venant de toi Very Happy

En tant que d'Harrenhal, tu bénéficies évidement des importantes ressources de ta famille. Toutefois, d'un point de vue RP, tu disposes surtout de tes possessions de départ, sans oublier que tu débutes le jeu avec 30 dragons d'or. Tu pourras te servir de cette somme pour acheter des biens aux marchands ou tout autre chose. Même si ça n'en a pas l'air, il s'agit quand même d'une petite fortune ! N'oublie pas de les ajouter à ton inventaire, dans ta fiche de personnage (accessible dans ton profil) !

Bref, si cela ne semblait pas encore clair, je te valide ! Tu vas donc pouvoir te lancer dans le jeu ! N'oublie pas de remplir ton profil, ta fiche de personnage et de poster les fiches relatives à ton personnage. Tu peux aussi aller signaler ta position sur le continent à cet endroit. N'oublie pas de consulter les autres sujets du bureau du Grand Mestre pour t'intégrer dans le contexte ou pour découvrir lady Coeurdepierre ! Tu pourras ensuite débuter le jeu en consultant les demandes, en postant la tienne ou en demandant directement à un joueur. En cas de questions, n'hésite pas à poster dans la Tour de la Main ou à m'envoyer un MP. Enfin, n'hésite pas à passer par le flood et la CB pour te faire connaitre et t'intégrer plus facilement sur le forum !

Puisses-tu conserver ta place en dépit des histoires effrayantes qui se racontent à ton sujet !


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Seamus Ouestrelin
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Général
Seigneur de Falaise, loup solitaire, ours mangeur d'homme et victime des langues de vipères

"If there are gods, they made sheep so wolves could eat mutton, and they made the weak for the strong to play with."

♦ Missives : 1288
♦ Missives Aventure : 49
♦ Age : 27
♦ Date de Naissance : 01/03/1990
♦ Arrivée à Westeros : 05/11/2012
♦ Célébrité : Gary Oldman
♦ Copyright : me
♦ Doublons : Bryn Penrose, Logan Grafton
♦ Age du Personnage : 53 ans
♦ Mariage : Lady Amelia Redwyne
♦ Lieu : Falaise, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :
♦️ Fiche
♦️ RP et Liens
♦️ Résumé
♦️ Aptitudes
♦️ Succès
♦️ Histoire des Ouestrelin
♦️ Bryn
♦️ Logan

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Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
794/1000  (794/1000)


Message Mar 4 Déc 2012 - 23:36

Je passe juste pour dire que ce personnage est gé-ni-al ! J'adore

PS : je viens juste de regarder Batman et l'histoire des chauve-souris apprivoisées m'a grandement fait sourire, hehe =D



"J'ai toujours détesté ces formules absurdes."
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Danelle Lothston

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