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Faire justice en son domaine [PV Leslyn Tarly]

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Blayne Caron
Noble

Général
"No Song So Sweet"
Sire des Marches

♦ Missives : 183
♦ Missives Aventure : 29
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 22/06/1988
♦ Arrivée à Westeros : 28/11/2012
♦ Célébrité : Craig Parker
♦ Copyright : Floob
♦ Doublons : -
♦ Age du Personnage : 31
♦ Mariage : veuf
♦ Lieu : Séréna
♦ Liens Utiles : Le Ménestrel de Séréna
De son habileté à l'épée et à la harpe
Les sérénades du Rossignol
Les Rossignols et leur cage

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Message Sam 1 Déc 2012 - 15:10

Lord Caron frappa du poing sur le bureau de chêne de son étude. C’en était assez ! Un nouveau village de son domaine avait été razzié par ces pillards sans vergogne trouvant refuge dans le Montagnes Rouges ! Peu importait au nouveau seigneur de Séréna qu’il s’agît de dorniens ou de véritables apatrides hors-la-loi, sa patience avait des limites, et si les patrouilles qu’il avait envoyées n’avaient point réussi à se débarrasser des importuns, il emploierait les grands moyens !

Bouillant de colère à l’annonce de cette désastreuse nouvelle, Blayne éconduisit sans la moindre délicatesse son Intendant, Royce Noye, qui ne pipa mot, trop habitué aux sautes d’humeur de son seigneur. L’ombrageux seigneur se releva brusquement et commença à parcourir la petite pièce de long en large pour tenter de reprendre ses esprits. Tournant en rond pendant de longues minutes, tout en ruminant les événements et leurs conséquences. S’avérant incapable de réfléchir dans l’instant, il poussa un cri de frustration puis sortit en trombe de la pièce pour s’engager dans l’antique escalier en colimaçon et se rendre dans ses appartements personnels. Là, il ferma la porte, se saisit de son luth, s’installa au balcon, et commença à jouer une furieuse mélodie d’un chant de la région, composé quelques années plus tôt par un troubadour d’Accalmie, et intitulée
La Chute du Rapace. Fait amusant, il narrait des événements auxquels avait pris part le seigneur des lieux, qui avait découvert cette ballade lorsque l’auteur en personne était venu l’interpréter un soir dans la Grande Salle du château, quelques mois auparavant. Non content de flatter l’ego de Blayne, cette chanson était dotée d’un rythme soutenu, ce qui avait en faisait une musique capable de canaliser sa colère, et expliquait sans doute la récompense qu’il avait offerte au bienheureux interprète ce soir-là.

« Mais le Vautour ne savait point voler,
Ailes et chef coupés dans un ravin s’est écrasé. »

Posant son instrument à ses côtés, Blayne Caron inspira profondément et reprit plus calmement ses réflexions là où il s’était arrêté. Il souhaitait frapper fort, fort et vite, face à ces pillards honnis, et appeler ses bannerets prendrait du temps, beaucoup de temps, en particulier s’il devait attendre la réponse et l’arrivée des autres seigneurs des Marches, celle-ci s’étendant tout de même jusqu’à Havrenoir. Non, il ne pouvait se permettre ce luxe, et devrait se contenter des chevaliers fieffés les plus proches. D’autant que la bande de brigands, bien que conséquente, ne devait point dépasser la soixantaine d’âmes, d’après les missives qu’il avait reçues, et en recoupant les différentes descentes effectuées par ces bougres. Il n’allait évidemment pas convoquer le ban et enrôler de pauvres manants encore verts pour une escarmouche pareille, face à de vraisemblables va-nu-pieds affamés, mais souhaitant assurer ses arrières tout de même, et éviter au maximum les pertes inutiles, le Sire des Marches trouva rapidement l’allié idéal de la situation. En effet, la troupe de miséreux s’en était également prise aux terres de Corcollines, aussi s’en fut il à nouveau dans son étude, et entreprit-il de rédiger une missive à l’adresse de Lord Tarly.


« A l’attention de Lord Leslyn Tarly, Seigneur de Corcolline et Défenseur du Bief,

Lord Tarly,

Vous n’êtes pas sans savoir que depuis quelques temps sévit une bande de misérables depuis les contreforts des Monts Rouges, vivant de rapines aux dépends des bourgs environnants. Il m’est apparu que vos sujets avaient eu à souffrir de leurs exactions autant que les miens, et je me trouve fort marri de constater que les mesures prises n’ont pour l’instant guère porté leurs fruits. Je ne puis tolérer plus longtemps cette infamie, et m’est avis qu’un honorable seigneur tel que vous non plus. Aussi me proposé-je d’agir vite, et porter l’assaut sur le repaire de ces bougres, avec votre appui, dans une manœuvre de tenaille. Mais il nous faudra agir vite, sinon cette racaille aura le temps de s’évaporer dans la nature.

Dans l’attente de votre réponse, et en priant les Sept qu’elle abonde en mon sens,

Lord Blayne Caron,
Seigneur de Séréna
Sire des Marches »


Satisfait de son œuvre, le Lord cacheta son pli et y apposa son sceau, puis envoya chercher son intendant et la lui confia, lui ordonnant de la confier à un messager afin qu’il chevauchât céans vers Corcolline.
« Ne souhaitez-vous point la confier aux corbeaux de Mestre Peryn ?Non point, je n’ai aucunement l’intention d’attendre le bon vouloir de ces maudits volatiles, aux grés de leurs errements. J’ai besoin d’une réponse rapide ! Bien messire, il en sera fait selon vos ordres»

******

Lord Caron se tenait dans les couverts d’un bosquet non loin des premiers reliefs montagneux, au creux d’un vallon des contreforts. Armé de pied en cap, mais se contentant d’avoir revêtu un gambison, de maille et d’un surcot à ses armes, plutôt que son armure de plates, pour conserver plus de confort et d’agilité, et coiffé d’un bassinet à visière plutôt que de son lourd heaume, le Sire des Marches était accompagné d’une bonne cinquantaine d’hommes en armes, incluant son capitaine, une partie de sa garde, quelques un de ses bannerets, et leurs hommes. Il escomptait que son allié du jour en disposerait d’autant, et n’attendait que le retour du jeune Tybalt, officiant comme messager entre les deux camps, pour donner l’assaut.

Un des chevaliers fieffés au service du seigneur de Séréna, Ser Lagan, un grand escogriffe brun piaffant d’impatience à l’idée d’en découdre, agitait presque avec peine sous les yeux de ses hommes une flamberge monumentale à lame longue aussi longue qu’un enfant de huit ans, proclamant qu’il s’avait s’en servir comme personne, et qu’avant peu il l’aurait trempée dans le sang de ces mécréants. Devant tant d’empressement et de fanfaronnade, son suzerain ne put s’empêcher un commentaire désobligeant.
« Oui, mais parti comme vous l'êtes, vous allez pas la garder longtemps. Votre épée est trop indécente. Et loin d’être adaptée avec les bois environnants. Maintenant, rengainez-là, avant de la faire s’abreuver dans le sang même de vos hommes. Une lame ne doit être sortie de son fourreau que lorsque le moment est venu de s’en servir, jamais avant.»

Moins d’une semaine s’était écoulée depuis l’envoi de son message au Seigneur de Corcolline, et sa réponse avait été aussi prompte que bien accueillie, tant il abondait dans le sens de Blayne. Des éclaireurs parmi les plus chevronnés avaient sillonné la région en prévision de l’avancée des forces conjointes, et localisé la tanière des malandrins qui avaient établi leur camp dans une vallée aussi bien à l’abri des regards que du vent, et posté des sentinelles sur les monts adjacents. Il ne s’agissait cependant pas de guetteurs vétérans, et les éclaireurs se tenaient prêts à disposer d’eux à tout instant maintenant.

Alors que l’aube approchait, le soleil ne pointant pas encore son nez à l’horizon, un bruit dans les fourrés attenants éveilla l’attention de Blayne, qui tourna la tête à temps pour voir débouler non loin de lui le jeune messager, encore essoufflé de sa course dans les bois. Sans même lui laisser le temps de reprendre son souffle, le seigneur de Séréna se porta à sa hauteur et l’interrogea :
« Sont-ils prêts ? » Incapable de proférer le moindre son pour l’instant, le soldat se contenta de hocher la tête. « Bien. Capitaine, faites passer le mot aux hommes, nous allons marcher sur l’ennemi sans plus tarder. Que les éclaireurs se débarrassent discrètement des sentinelles, et envoyez immédiatement Wat le signifier à Lord Tarly, laissons donc souffler un peu notre pauvre ami, qu'il ait le temps de se remettre d'aplomb avant l'assaut. »

Se mettant alors en marche, évitant les branches basses des arbres et tentant de faire le moins de bruit possible, bien que tout soit relatif, l’expédition punitive s’approcha lentement mais sûrement de la position des pillards, menée par Blayne, tandis qu’une force équivalente progressait également en miroir, invisible depuis sa position, mais Lord Caron savait le seigneur de Corcolline et ses hommes aussi avides d’en découdre que lui-même et les siens. Arrivé à la lisière de la clairière où siégeait le camp, le noble fit signe au jeunot portant le cor d’entrer en action, lui-même se saisissant de son écu frappé de rossignols et sortant Chanteclair de son fourreau de cuir.

Et c’est au son grave de l’instrument à vent que l’ensemble des forces s’élança sur ce repaire de fripouilles sans foi ni loi prises aux dépourvu, chargeant sans plus chercher à se montrer discrets. Au contraire même, dans le but d’effrayer leurs ennemis, qui seraient vraisemblablement déjà fort désorganisés par la soudaineté de l’attaque et l’absence d’avertissement de la part de leurs guetteurs. Mais il était plus que temps selon Lord Caron de faire justice sur son domaine, et venger les serfs égorgés, les paysannes violées, les récoltes et moutons dérobés. Et il était plus que temps de faire réaliser à ces crapules sans vergogne ni cervelle ce qu’il en coûtait d’irriter le Sire des Marches, dont les colères mémorables étaient pourtant déjà renommées aux alentours de Séréna malgré son accession récente au titre. Le courroux du rossignol et du chasseur carmin combinés allaient s’abattre sur eux, et pas un seul n’en réchapperait, cela servirait d’exemple et d’avertissement aux malins qui auraient eu l’idée saugrenue de s’engager à leur tour dans la rapine. Nul vol ne serait toléré sur ses terres, et ce aussi longtemps qu’il serait à la tête de sa maisonnée.

Arrivant à hauteur d’un des brigands, vêtu d’une armure de cuir bouilli, et serrant fermement en ses mains une épée constituée d’un fer aussi pitoyable que rouillé, Blayne Caron dévia prestement de son bouclier l’attaque du maraud, et dans la continuité de son mouvement pivota pour le décapiter net, avant de reprendre sa course, et se porter à hauteur de l’ennemi suivant. Il ne serait pas dit qu’il était resté derrière à commander les troupes, lui aussi avait besoin de laisser éclater sa frustration. Enivré par l’allégresse de la bataille, il se mit même à entonner une chanson de circonstance, bientôt repris par certains de ses hommes :
Le jour qu’on pendit Robin le Noir.



Nul chant n'est si doux...
Mais bientôt vous danserez entre mes mains


N'hésitez pas à me MP si un rôle dans la famille Caron ou son entourage vous intéresserait, je suis ouvert à toute proposition.


Dernière édition par Blayne Caron le Jeu 4 Avr 2013 - 16:52, édité 2 fois
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Message Jeu 6 Déc 2012 - 19:50

Leslyn poussa un léger soupir de contentement en observant la troupe de soldat massée aux portes de Corcolline. Il en inspecta la première ligne, sourire aux lèvres avant de retourner vers son écuyer et son fils. Sa femme, quelque peu en retrait de cette virile assemblée avait le visage marqué par l'inquiétude d'une mère et d'une épouse voyant sa moitié et sa descendance partir au combat. Pourtant ils ne partiraient pas longtemps, ce n'était pas à la guerre qu'ils allaient, mais lord Tarly comprenait l’appréhension de sa femme. Le combat était une chose dure pour les épouses, elles envoyaient leurs maris et leurs enfants loin de leurs yeux, attendant qu'ils reviennent ou qu'ils trépassent, impuissantes face au destin funeste qu'avait créé la nature des hommes. Car la guerre était quelque chose de naturel chez les hommes, pour Leslyn, et c'est tout naturellement qu'il s'était réjouis de savoir qu'il se battrait de nouveau, il y a quelques temps de cela déjà.

En effet, la routine forte ennuyante de ses terres avait été violemment rompue il y a quelques semaines déjà, si ce n'est un mois. On avait alors vaguement évoqué des rumeurs d'incursions d'une bande de pillards sur le domaine des Tarly, mais à l'époque, rien ne semblait presser. On ne savait pas s'ils s'agissait de ragots colportés par les soulards et les vagabonds des villages proches ou de véritables faits, aucun village n'ayant été réellement pillé d'après les chevauchées des garnisons des Tarly. Bien entendu, les troupes de Leslyn n'étaient pas partout et ne patrouillaient pas toujours sur toute l'étendue de son fief, puisqu'ils étaient en paix il n'y voyait pas grand intérêt. Mais avec le temps, ces rumeurs se firent de plus en plus nombreuses, insistantes, jusqu'au jour où des villageois vinrent chercher une audience auprès de lord Tarly. Il s'avéra alors que quelques villages pas si éloignés que cela de Corcolline, nichés près des montagnes, avaient subis des razzias ces derniers temps. Il était temps d'agir : on ne souillerait pas les terres de Corcolline ainsi. Le sang ne coulerait plus. Du moins, pas celui du peuple.

Mais la tâche allait être plus ardue qu'il n'y semblait : il fallait attraper cette bande, visiblement non sédentaires, qui semblait passer aisément des Terres de l'Orage, voisines, au domaine des Tarly, sans que l'on puisse les en empêcher. Corcolline déploya nombre d'éclaireurs, avant de remarquer qu'ils retournaient souvent vers les Montagnes Rouges. Peut-être comptaient-ils s'y établir. Les jours s'écoulèrent donc sans qu'on arrive à mettre la main sur ces bandits, mettant en rogne Tarly, encore moins agréable qu'à l'accoutumée.


Mais bientôt l'espoir de Leslyn de mettre à bat la sanglante cavale de ces corbeaux fut ravivé par une missive pour le moins inattendue. En effet, le seigneur d'un fief voisin, celui de Séréna, vassal des Baratheon et avec lequel il avait donc rarement eu contact ne tarda pas à le contacter. Visiblement, les observations de ses cavaliers étaient fondés : les brigands passaient du Bief aux Terres de l'Orage et importunaient les villageois des deux régions sans qu'on arrive à les y prendre. Il s'empressa d'y répondre, dans les termes suivants :


« Lord Caron,

Cette bande de malfrat importune en effet la tranquillité de mon fief, et c'est avec une joie non dissimulée que je me joindrais à vous pour leur faire la chasse. Il est temps de faire ce qui aurait du être fait il y a longtemps déjà. Mes hommes seront levés rapidement, en espérant voir reparaître votre cavalier bientôt, porteur de nos premières manœuvres !
Que les Sept ne vous préserve vous et vos terres d'ici une prochaine rencontre,

Lord Tarly,
Seigneur de Corcolline »

Leslyn n'ayant jamais été très doué, sa missive se limita à ces quelques mots. Il n'y avait pas besoin de rallonger les choses : les deux seigneurs étaient d'accord et pressés d'en découdre. Ils partageaient un point de vue et certainement quelques traits de caractères et cela suffisait à Leslyn pour participer à cette action.

C'est ainsi que quelques jours plus tard il observait le campement des malfrats depuis un fourré dissimulé au milieu des conifères. Un peu plus d'une cinquantaine étaient comme lui, postés sur ce flanc des contreforts des Montagnes Rouges, attendant le signal pour se lancer à la ruée de ces brigands qui s'attaquaient pour certains à leurs frères, soeurs, parents et mêmes enfants depuis quelques temps. Un homme de lord Caron faisait la liaison entre deux les troupes, et ce dernier, nommé Tybalt, se tenait tout proche de lui, buvant le moindre mot de lord Tarly, s'impatientant de pouvoir aller donner le signal d'attaque à son seigneur. Leslyn plissa les yeux en observant les brigands à travers une branche qu'il écartait de sa main gauche, son autre main caressant le pommeau de Corvenin. Les pillards se reposaient, encore bercés par la lune qui ne dominerait plus les cieux très longtemps. Si le soleil ne s'était pas encore montré, le ciel rougirait bientôt pour annoncer son approche. Tous n'étaient pas encore éveillés et leur surprise allait être grande. Leslyn s'en délectait d'avance.


- Profitez de ces derniers instants de liberté... C'est dans une fosse que vous dormirez ce soir... souffla Leslyn avant de se tourner doucement vers Tybalt et de lui sourire en hochant doucement la tête.

Il n'en fallu pas plus au jeune guerrier pour qu'il détale, s'extirpant avec soin des fourrés pour courir aussi discrètement qu'il le pouvait au travers des arbres vers la seconde troupe. Aussitôt qu'il ne fut plus dans le champ de vision de Leslyn, ce dernier retourna auprès du capitaine de sa garde et transmis ses premiers ordres : on se mit à descendre de la légère butte où ils étaient, pour gagner lentement les aguets de la clairière abritant le campement. L'acier siffla doucement entre les arbres tandis que les hommes tiraient lentement le glaive de leurs fourreaux. L'acier valyrien de sa lame reflétait la silhouette trouble de Leslyn, vêtu d'une cotte de maille passée par-dessus une armure légère en cuir, lui permettant de conserver une relative agilité. Le combat allait surement être rapide : écrasés entre les deux forces conjointes, les brigands ne feraient pas long feu, sans compter sur l'effet de surprise dont disposait les deux seigneurs. Alors qu'ils approchaient de la limite à laquelle il deviendrait plus aisé pour les brigands de les distinguer, un cor résonna, emplissant la vallée de son mugissement et attirant l'attention de tous les membres du campement, qui se tournèrent vivement à l'opposé de la position de Leslyn, d'où venait la troupe de lord Caron, qui marchait désormais sur le camp. Presque aussitôt, Lesly fit sonner son cor, qui répondit d'un son toute aussi grave et ne faisant qu'accroître la panique ennemie avant qu'il n'entraîne sa troupe à la charge dans un rugissement féroce. Maniant Corvenin de ses deux mains, il franchit un dernier fourré avant de courir dans le dos d'un adversaire qu'il héla bien avant d'être à sa hauteur. Se retournant, surpris, le rouquin souleva sa hache de cavalerie en écarquillant les yeux mais n'eut pas le temps de la manier que la lame de lord Tarly venait se ficher dans son épaule, traversant sa tunique légère. S'aidant de ses appuis solides, il arracha son épée de la chair de l'adversaire qui hurlait de douleur avant de le faire taire d'un coup net dans la gorge qui fit jaillir un flot de sang dans la bouche du maraud qui ne tarda pas à s'effondrer.


La troupe des Tarly se répandait désormais dans le camp, croisant le fer avec les brigands qui commençaient tout juste à comprendre ce qui leur arrivait. Leslyn se donnait à cœur joie dans cette escarmouche, pris par l'adrénaline et la furie que lui conférait la bataille et le bruit du fer. Sa lame sifflait dans les airs, tranchant sans pitié la chair, déviant les coups, empalant les cœurs. Son jugement était terrible et impartial : la mort était la seule condamnation qu'il prononcerait.


Il dévia lestement un coup mesquin d'un grand brun avant de lui asséner un coup d'estoc qui vint frapper son flanc, ne pénétrant que légèrement l'armure de plates du mécréant qui rugit de colère tandis que le ballet sanglant auxquels ils se livraient ne faisait que doubler d'intensité. Autour d'eux, le combat faisait rage et l'on retournait les tentes, on y mettait le feu. Les rares dormeurs avaient été égorgés sans pitiés et le nombre d'hors-la-loi ne faisait que diminuer, tandis qu'un chant montait dans la vallée, les hommes de Caron chantant désormais à gorge déployée.
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Blayne Caron
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Message Sam 8 Déc 2012 - 13:08

Et la vallée résonna de l’écho de la bataille, bien qu’il ne s’agît que d’une échauffourée. Le fracas du métal contre le métal, les hurlements étranglés des hommes dont la vie s’échappait goutte à goutte dans de grandes gerbes de sang, les cris de défis, les insultes, tout ceci contribuait à créer une ambiance particulière, à nulle autre pareille. Enivré par cette sensation frissonnante d’exister, d’être en vie, Blayne guidait ses hommes contre la racaille, chantant en rythme pour effrayer l’adversaire. Il exultait de pouvoir se débarrasser lui-même de cette nuisance en son domaine, et s’il était loin d’être une fine lame capable de concourir avec la Garde Royale, il n’en était pas moins un escrimeur expérimenté, capable de faire des ravages face à des brigands.

Le chant repris en cœur par une bonne partie de ses hommes, habitués à ce penchant de leur seigneur et à y prendre part lorsque la situation s’y prêtait, avait quelque chose d’impressionnant. Mais mis à part le comique de situation qu’il apportait, il semblait au Sire des Marches qu’il était important de trouver quelque chose de plus entraînant encore pour exalter les troupes. C’est pourquoi à la fin du
Jour qu’on pendit Robin, il entonna les Lances de fer, chant guerrier connu de tout homme ayant jamais manié une lame. Et de reprendre du cœur à l’ouvrage dans cette tâche paradoxalement aussi ingrate et éreintante que satisfaisante par la soif de vengeance et de justice qu’elle permettait d’étancher.

L’effet de surprise avait dans un premier temps joué son effet à merveille, empêchant toute organisation des malandrins assaillis, et permettant aux deux troupes d’effectuer un massacre en règle, moissonnant littéralement la troupe, et fauchant les vies comme des épis de blé bien mûrs. Mais au bout de quelques minutes, les survivants commencèrent à reprendre leurs esprits et à agir de conserve, mûs par l’énergie du désespoir devant cette impasse. Profitant d’un renfoncement à flanc de colline, plusieurs soudards se dissimulèrent à la vue des hommes d’armes, et se jetèrent sur le seigneur de Séréna lorsqu’il passa à leur hauteur. Blayne n’eut que le temps de lever son écu dans un réflexe pour se protéger qu’il fut percuté de plein fouet par une énorme masse, la puissance du coup le projetant à terre et réduisant le bouclier en éclats.

Un goût de fer monta dans sa bouche alors que le choc lui coupait le souffle, et le laissait allongé au sol, suffoquant et peinant à reprendre son souffle. Les membres de sa garde personnelle s’interposèrent immédiatement, tandis que le Sire des Marches se relevait avec difficulté, pestant contre son propre manque de prudence et l’empressement dont il avait fait preuve, trop confiant dans cette manœuvre conjointe. Leur nombre avait beau être écrasant, s’il en mourait cela ne serait qu’une maigre consolation.

Massant quelques secondes son poignet gauche endolori, il ne put que constater qu’il se l’était foulé sous la violence du choc, et laissa donc tomber l’idée de dégainer une main-gauche en remplacement de son écu alors qu’il ramassait Chanteclair à ses pieds, qui lui avait échappé des doigts lorsqu’il avait heurté une racine. Il contempla son écu défoncé avant de reprendre la purge du camp, songeant quelques instants qu’il devrait envisager de s’attacher les services d’un écuyer pour ce genre de situation. Il faudrait donc qu’il l’envisage lors de ses contacts avec des seigneurs du Bief. Mais dans l’immédiat laisser vagabonder ainsi trop longtemps ses pensées ne semblait pas une excellente idée.

Reprenant l’assaut, plus prudemment cette fois-ci, Lord Caron guida ses hommes vers ce qui semblait être une des dernières poches de résistance, déjà aux prises avec les soldats du Bief, menés par un homme de forte carrure et prestance tout à la fois, aux traits marqués par les ans, maniant pourtant à deux mains une lourde lame dont l’acier si caractéristique tirait presque sur l’obsidienne. Bientôt, sous l’assaut combiné des deux forces seigneuriales, certains hors-la-loi rendirent les armes, complètement abattus par la différence écrasante des forces en présence. Ne restèrent plus alors que celui qui devait manifestement être le chef de la bande, et ses hommes les plus fidèles, à tenter de lui ménager une échappatoire, sans succès pour l’instant. Mais les tentatives désordonnées des brigands ne semblaient plus rien pouvoir faire face à la discipline et la coordination des hommes d’armes, avides de revanche. Se retrouvant face à un des derniers résistants, Blayne esquiva un coup d’estoc visant sa gorge pour lui offrir en retour une frappe de taille juste sous les côtes, entamant profondément son abdomen.

Le manant blessé laissa échapper un cri entremêlé de douleur et de surprise à la fois, puis tomba sur ses genoux, laissant son arme lui échapper des mains pour se mettre à implorer grâce :


« Pitié, m’sire, j’veux point trépasser ce jour, j’vous jure d’jamais r’commencer, j’f’rais tout pour m’racheter, j’prendrais l’noir si faut, mais j’veux pas crever comme un chien oublié, pitié ! »

Abaissant Chanteclair quelques instants, Lord Caron sembla réfléchir aux propos de l’homme. Après tout, en tant que seigneur et maître de Séréna et ses environs, il avait droit de rendre justice au nom du Roi sur ses terres, et pouvait exercer aussi bien son droit de potence que celui de cul-de-basse-fosse. Mais l’infamie de ces gueux couplée à l’opprobre qu’ils avaient jetée en ses terres semblaient bien trop graves pour qu’on lui réservât un châtiment si doux qu’il le demandait. En cela, le Sire des Marches était sûr. Dardant un regard sévère sur l’homme à ses pieds, il lui répondit d’un ton grave, la sentence qu’il lui infligea pesant soudainement comme une chape de plomb sur les épaules du condamné.

« Tu me demande de faire preuve de pitié, de compassion, envers un criminel comme toi, qui a tué, mes sujets, violé leurs femmes, pillé leurs granges et bouté le feu à leurs habitations ? Tu me demande de faire preuve de pitié, alors que tu as avec ta bande brisé la sérénité de mes terres ? Je gage que vous avez braconné de même, tant qu’à faire. Et non content de tous ces méfaits, vous vous en êtes pris aux fiefs environnants. Non, décidément, nulle compassion n’est permise face à de telles exactions, et le Noir comme le cachot me semblent de trop douces punitions. Soldats, maintenez le droit, la gueule béante. »

Deux hommes portant le blason des Rossignols s’exécutèrent immédiatement, l’un lui ramenant les bras dans le dos tandis que l’autre lui immobilisait la tête, lui enserrant la mâchoire dans un étau de fer. Un exemple était nécessaire, et en exemple pour les derniers qui résistaient il périrait.

« Pour avoir par trop goûté au gibier et aux boissons de ces terres, tu goûteras céans à l’acier de ma lame, qui te plaira peut-être autant, qui sait ? »

Et sur ces mots durs et fatidiques, Blayne lui enfonça à deux mains Chanteclair par la gorge jusqu’à la garde, ravageant ses entrailles, et le condamnant à une mort aussi inexorable que lente et douloureuse. Ramenant son arme à lui, il ordonna à ses hommes de lâcher le mécréant, qui s’effondra au sol dans un ignoble gargouillis.

« Leur chef subira le même sort, ainsi que chacun de leurs lieutenants qui tiendra un discours aussi pitoyable que cestuy là. Ce sont des meurtriers et violeurs, nul d’entre eux ne mérite de compassion, et ne devrait même oser en quémander. »

Sur ces mots, Blayne fit un bref signe de la main aux hommes qui s’étaient stoppés à sa hauteur, et la traque dans le camp reprit de plus belle, le poids du nombre faisant bientôt plier les malandrins, même les plus fidèles de hommes commençant à tenter de fuir pour sauver leur vie, laissant ainsi leur meneur aux prises avec le Seigneur de Corcolline et ses hommes, alors que Lord Caron s’avançait à leur hauteur.



Nul chant n'est si doux...
Mais bientôt vous danserez entre mes mains


N'hésitez pas à me MP si un rôle dans la famille Caron ou son entourage vous intéresserait, je suis ouvert à toute proposition.


Dernière édition par Blayne Caron le Lun 17 Déc 2012 - 9:49, édité 1 fois
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Message Mer 12 Déc 2012 - 19:22

Bientôt un nouveau chant jaillis des gorges des hommes de la Marche et c'était un chant bien connu qui avait été repris en cœur par-delà le Bief ou les Terres de l'Orage, dans chacun des Sept Royaumes, des guerriers l'avaient entonnés, si bien que les bieffois, motivés par la hardiesse de leurs camarades se mirent à reprendre leur chant et leurs voix s'élevèrent de concorde dans un puissant chœur qui vint se mêler à celui des hommes de Séréna. Si les guerriers ne savaient pas chanter, l'echo de leur voix puissantes et graves était galvanisant, si bien que Leslyn lui même se prit à fredonner faiblement les paroles du chant guerrier tout en maniant sa lame.

Lord Tarly renversa par terre des tonneaux avec hargne, emporté par la liesse de sa troupe, jubilation guerrière et terrible qui envahissait le coeur des soldats. Il trancha sans mal quelques doigts à un fuyard qui se trouva face à lui et le jetant au sol il le toisa un bref instant avant de lui trancher la gorge, ne pouvant se résoudre à laisser un seul survivant bien que plus tard des regrets vinrent l'éprendre.

Pour le moment, sa rage était immense et il ne semblait pas ressentir les effets de la fatigue. Corvenin battait l'air et la viande sans répit, Leslyn semblant emporter dans un ballet sanglant. Mais bientôt il sembla que la lutte se durcit : l'effet de surprise s'amenuisant, les brigands commençaient à s'organiser dans un dernier souffle d'espoir : celui que conférait le désir de vivre. Le souffle court, Leslyn parait avec difficulté l'enchaînement des coups d'un guerrier trapu vêtu d'une armure en cuir de bonne facture. Chaque doigt de ce dernier était vêtu d'une bague dont Leslyn doutait qu'il était le réel propriétaire, et malgré un embonpoint certains, le maraud se débrouillait plutôt bien avec une épée entre les mains. Faisant preuve d'un jeu de jambes fluides, il forçait Leslyn à reculer sur ses appuis en déviant des coups de plus en plus mesquins. D'ailleurs, le plat de sa lame vint frapper les côtes de Leslyn sans pour autant percer son armure, l'étourdissant un instant sur le coup, et le seigneur de Corcolline faillit trépasser à cet instant précis, s'il n'avait pas eu le réflexe de lever le bras, ramené sur terre par le cri d'un de ses soldats témoin de la scène, sa tête aurait certainement quitté son corps endiablé. Le maraud déséquilibré par l'entrechoquement du fer fit un pas en arrière, permettant au noble de briser sa garde en glissant sa lame sous son aisselle avant de lui ouvrir l'épaule, manquant de lui arracher un bras. Dans un cri de douleur il s'écarta du chemin, tombant sur le côté en tentant d'épancher la gerbe de sang qui suintait avec abondance de sa plaie.

Après ce malheureux épisode, les gardes de lord Tarly veillèrent à ne plus se faire distancer par la charge audacieuse de ce dernier et menèrent le combat au plus près de lui, bien que porté par le combat, il avait tendance à s'isoler dans la mêlée qui se faisait de moins en moins épaisse et dispersée dans le campement désormais sans dessus dessous.

Les deux forces se conjointes se retrouvèrent bientôt côte à côte dans une ultime charge contre une poche de résistance qui semblait mener une vendetta acharnée dans son coin, menée par un homme au visage marqué par les âges mais dont la carrure dégageait une aura de crainte et de respect. Leslyn fut même impressionné de l'aisance avec laquelle il maniait sa lourde épée.

Les quelques brigands qui restaient agglutinés autour de ce dernier, comme s'il était le dernier flambeau ralliant leur désormais mince espoir, leur donnait un résistance acharnée mais futile. Leslyn frappait avec hargne contre le bouclier d'un maraud malgré la fatigue commençant à peser dans ses bras, sans parvenir à le faire rompre tant le brave s'attachait à la vie. Il devait au moins lui reconnaître cela. Mais seule la mort expierait ses pêchés.

Rapidement ils comprirent que c'était peine perdue et nombre d'entre eux tournèrent les talons, tentant de s'enfuir avant d'être pris en chasse par les bieffois. Les éclaireurs qui avaient éliminés les hommes de guet du camp se firent une joie de prendre part à cette chasse en décochant quelques flèches qui vinrent empêcher la fuite des couards, leur perforant parfois les mollets, et pour les moins chanceux, venant frapper leur crâne pour s'y ficher.

Leslyn et sa garde faisaient désormais face au dernier de tous, le vieux colosse, usé par le combat tenait toujours debout. Les bras ballants, il défiait du regard les guerriers qui l'encerclaient désormais. Lord Tarly en retint un du bras, faisant signe aux autres de ne pas faire un geste, tandis que l'attention de ce qui semblait être le chef de ce qui restait de la bande de brigand posait son regard sur lui.


- Rends-toi céans, ne vois-tu pas que tout espoir est perdu ? Je ne te dirais pas qu'en baissant tes armes tu auras la vie sauve. Je te promets même la mort, mais n'est-il pas plus juste, après tes crimes, de t'en remettre à mon jugement et à celui des Dieux ? Tu es las et ta mort est inévitable, quoi qu'il advienne, tu répondras de tes crimes.

Le regard un peu fou de l'homme scruta longuement celui de Leslyn qui ne cilla pas, serrant fermement le pommeau de sa lame, prêt à bondir. L'homme ne répondait pas, visiblement perturbé, il venait surement de comprendre que la mort viendrait le cueillir dans quelques instants, quelque fut son choix. Il marmonna quelque chose, redressant son épée et Leslyn comprit qu'il essayait de se donner un semblant d'honneur. Que le diable l'emporte.

- Très bien. Restez en arrière ! lança-t-il à ses hommes avant de faire quelques pas vers son adversaire. Sa tête ornera les portes de Corcolline, et quelque barbarie que cela soit, elle y trônera.

Et d'un pas leste, il s'élança vers l'homme, feintant un coup vers son torse avant de dévier sa lame vers ses reins, non sans peine. L'amorce de ce mouvement fut même un peu court et malgré toutes les qualités de l'acier valyrien et de l'homme qui le maniait, le guerrier parvint à parer le coup habilement, déséquilibrant Leslyn un court instant, assez pour manquer de peu de le toucher. Reculant hâtivement, la lame de son adversaire fut déviée de justesse par Leslyn qui ne pouvait se résoudre à perdre sous le regard de tous ses hommes. La mort n'était pas envisageable, et son ego lui refusait de demander tout aide.

Il para un autre coup du guerrier, bien trop lent à cause de la lourdeur de son arme et de la fatigue, et se lança dans un enchaînement de coups, poussant petit à petit l'homme à reculer, venant le bousculer, rompre sa garde, encore et encore, chercher la faille. Le souffle court, Leslyn devait mettre un terme à cette comédie qui avait assez duré. Et il avait enfin trouvé l'occasion propice. Leslyn fit un pas en arrière le temps de reprendre son souffle, et quand la lame de son ennemi vint s'abattre dans sa direction il rassembla ses forces, la déviant sur le côté et faisant glisser sa lame contre celle du brigand, s'approchant inexorablement de lui avant de faire voler l'arme du maraud, désorienté. Son regard scruta celui de Leslyn une dernière fois, avant que sa tête ne quitte son corps.
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Blayne Caron
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Message Mer 19 Déc 2012 - 19:05

Justice était faite. Lord Caron s’autorisa un léger sourire alors que le chef du dernier des bandits roulait au sol, éclaboussant les jambières de maille des soldats proches. Le calme devrait être rétabli pour un moment dans la région, du moins tant qu’un nouveau groupe de brigands ne s’installerait pas en lieu et place de celui qu’ils venaient d’exterminer. Le sang versé ce jour abreuverait le bosquet pour un temps, et Blayne se surprit à se demander si certains arbres pourraient voir leur feuillage tourner au carmin comme celui des surprenants barrals qui n’existaient plus guère que dans le Nord ou à Accalmie, fief de son seigneur suzerain. Mais il chassa bien vite ces idées farfelues de son esprit, tant elles lui semblaient invraisemblables. Pas un de ces mécréants n’aurait mérité autre sort que le trépas, estima le seigneur de Séréna, il ne s’agissait que d’une bande de pillards, violeurs et meurtriers effectuant nombre razzias sur ses terres.

Arrachant prestement une feuille à la branche d’un orme monumental, le noble profita d’une souche proche pour s’asseoir, et entreprit d’en essuyer méthodiquement le fil de la lame de Chanteclair avant de la remettre dans son fourreau, afin d’éviter tout risque de rouille, pendant que ses éclaireurs repartaient quadriller les bois pour s’assurer qu’aucun gredin n’avait réchappé à l’assaut. On pouvait maintenant voir poindre le jour, et les premiers rayons de soleil se frayaient un chemin entre les branchages pour venir frapper les corps ensanglantés des bandits, témoignant de la brutalité de l’échauffourée, qui n’avait pourtant duré guère plus d’une vingtaine de minutes. Les blessés parmi les hommes de l’Orage comme du Bief n’étaient guère nombreux, grâce à l’effet de surprise, mais on déplorait tout de même quelques pertes dans les deux troupes, les hors-la-loi s’étant battus jusqu’à la fin avec l’énergie du désespoir.

Lorsqu’il eut fini sa besogne, Lord Caron se dirigea tranquillement vers les hommes de Corcolline, et tout particulièrement leur seigneur, dans l’optique de faire le point sur cette opération conjointe, et le féliciter de son succès. Il le trouva à quelque distance de là, non loin du cadavre sans tête d’un homme qui avait dû être massif de son vivant, et couturé de cicatrices. Sans doute possible s’agissait-il de l’imposant rustre qui s’était opposé à lui le dernier, lors d’un duel mémorable qu’avait pu observer à quelque distance le marchien.


« Lord Tarly. Vous me voyez enchanté de pouvoir enfin vous rencontrer en personne, et sur une not réjouissante qui plus est. Une affaire rondement menée, si vous voulez mon avis, bien que nous ayons à déplorer la perte de quelques braves et loyaux soldats. Je vous sais gré de l’aide précieuse que vous nous avez apportée, vos hommes et vous. Cette bande ne menacera plus les villages environnants, et c’est une excellente nouvelle, tant pour vos sujets que les miens. Gageons que cela ramènera un semblant de paix dans nos domaines, jusqu’à l’apparition d’une nouvelle bande de raclures sans foi ni loi se regroupant sous l’autorité d’une autre brute épaisse, à moins qu’il ne s’agisse d’un bellâtre subtil la prochaine fois. Peu importe pour l’instant, savourons la perspective d’avoir apaisé les maux qu’ont à subir les honnêtes gens. Je suis certain que vous conviendrez avec moi que c’est le principal. »

Se tournant vers Raynald, un des membres de sa garde personnelle les plus expérimentés, exception faite de leur capitaine, le Sire des Marches lui donna quelques directives :

« Pendant que j’y pense, ordonne aux hommes de rassembler les cadavres dans la clairière et d’aller quérir des pelles dans les fermes environnantes, il va falloir les enterrer, sans quoi les pillards seront remplacés par des charognards. Une fosse commune, cependant, nulle question de perdre notre temps pour des gredins qui n’en valent pas la peine. Il faudra également penser à démonter leur campement et laisser la nature reprendre ses droits sur les lieux.»

Reportant son attention sur le seigneur biefois, il reprit :

« C’est une bonne chose que nous nous en soyons occupés avant que la bande ne croisse d’avantage, ils avaient déjà un semblant de coordination sur la fin qui n’aurait rien auguré de bon par la suite. Je dois avouer cependant être impressionné par la vivacité avec laquelle vous maniez pareille lame, quand bien même l’acier valyrien dont elle est composée doive limiter son poids. En tous les cas, nul étonnement à ce que le récit de vos exploits guerriers soit compté par les bardes itinérants. »

Blayne Caron se réjouissait en cet instant tout particulièrement de cette épine qu’ils venaient d’ôter de leurs pieds respectifs, ce chancre rongeant la région depuis plusieurs mois déjà, et qu’ils avaient prestement réduits à néant. Restait maintenant à mettre en terre le amas de cadavres qui s’agglutinaient dans la clairière sous l’action coordonnée et hâtive des hommes d’armes, qui n’avaient plus en tête dorénavant que la perspective de se débarrasser de cette corvée peu ragoûtante le plus rapidement possible, et rentrer en leur garnison trouver le réconfort d’une bonne chopine d’ale blonde et d’un ragoût bien chaud. Et pendant que la majorité s’échinait à effectuer cette tâche ingrate, quelques uns se chargeaient d’inventorier le butin amassé par les soudards, se défaussant des couchages et autres objets plus ou moins délabrés dans la pile de corps. Bientôt le jeune Tymeo, membre de la garde personnelle du seigneur des Marches, revient les bras chargés d’une petite cassette en bois ouvragé, dont le contenu ne semblait laisser que peu de toute sur la nature de son ancien propriétaire. Le coffret s’accompagnait d’un parchemin enroulé que le noble se saisit et déroula, le parcourant rapidement du regard avant de déclarer au seigneur de Corcolline :

« Auriez-vous à déplorer la perte récente d’un percepteur d’impôts ? Ce me semble en tout cas l’hypothèse la plus probable, au vu de la liste établie sur ce parchemin, bien qu’il soit taché par endroit, rendant la lecture malaisée. Les bougres commençaient à s’enhardir dirait-on, il était plus que temps d’intervenir. Qui sait à qui ils s’en seraient pris la fois suivante.»



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Message Jeu 3 Jan 2013 - 21:16

    Leslyn rengaina son épée, après l'avoir essuyé sur la jambière de cuir du macchabée. Le souffle court, il se courba légèrement, le temps de cracher vulgairement, puis se redressa et fit craquer son dos, la fatigue lui tombant dessus subitement maintenant que le combat était finis et que l'adrénaline qui l'avait gagné s'estompait. Voilà bien longtemps qu'il ne s'était pas combattu ainsi, et par les Sept, que cela lui faisait du bien ! Il se sentait redevenir vif comme durant sa jeunesse, quoiqu'il eut plus de mal à s'en remettre que par le passé. Son corps était certes moins endurant, mais son habileté n'avait pas été trop entachée jusqu'ici : il était encore dans la force de l'âge et devait en profiter avant de dépérir.

    Il rassembla sans tarder ses hommes et s'assura de n'en avoir perdu aucun. Malheureusement, et la guerre était ainsi faite, une petite poignée d'hommes ne répondirent pas à l'appel. Un nombre infime comparé à la troupe, ils n'étaient pas plus de 5 à avoir trépassés, mais savoir que certaines familles ne reverraient pas l'un des leurs était toujours affligeant. Ils avaient par leur mort cependant épargner bien des crimes à leurs familles.


    - Bien... Je vous félicite tous, lança-t-il à l'égard des soldats de Corcolline, rassemblés autour de lui. Notre victoire est écrasante et nous avons sauvés notre fief et nos voisins de préjudices qui auraient pu être causés à l'avenir. Rassemblez les corps de nos morts, nous les enterrerons avec les honneurs. Et puis fouillez le campement, voir ce qu'on peut récupérer, de leurs vivres et de leurs butins. N'oubliez pas de saluer les hommes de Serena et les féliciter ! Nous leur devons aussi cette belle bataille.

    Quand il eut finis de parler, ses hommes se détournèrent de lui et s'éparpillèrent un peu partout dans le camp. Lord Tarly distingua alors un guerrier qui s'avançait vers lui, et à sa posture noble et son apparence, il devina qu'il s'agîssait de Lord Caron. Il lui adressa un sourire enjoué quand il s'approcha.

    - Moi de même, lord Caron,
    dit-il, quand le seigneur de Serena se dit ravis de le rencontrer. Il est vrai que la situation nous a été plus que favorable. Votre plan s'est déroulé à merveille, je n'aurais pas fait mieux. La guerre nécessite des morts, que voulez-vous... Cette escarmouche n'en était pas une, mais comme tout combat, elle a son lot de pleurs.

    Quand le noble s'adressa à un de ses lieutenants pour transmettre quelques ordres, Leslyn en profita pour prendre la gourde que lui tendait son écuyer et de prendre de longues gorgées d'eau qui lui firent un bien fou. Tirant quelques mèches de cheveux qui lui genait la vue, Leslyn essuya son front, encore imbibé de sueur et regarda autour d'eux les hommes s'affairer à déplacer et enterrer les corps des malfrats dans une grande fosse que les soldats s'empressaient de creuser.

    - Vous me flattez, s'exclama Leslyn quand lord Caron vint le complimenter sur ses qualités au combat. Je dois vous avouer que je ne suis pas peu fier de Corvenin et du maniement que j'en fais, mais je serais presque jaloux de votre vivacité. Je commence à perdre la mienne : le temps finit toujours par nous rattraper, hélas ! Je compte bien profiter de mes dernières années de santé et de vigueur pour mener quelques actions comme celle que nous venons de mener. Une autre du même genre m'attend bien plus au Nord, dans les Iles-De-Fer, si vous voyez de quoi je parle !

    Il observa tranquillement l'aide du seigneur de la Marche rapporter un coffret, et le noble ne tarda pas à en examiner le contenu avant de faire part à Leslyn de sa découverte. Ce dernier fronça les sourcils, légèrement surpris.


    - Non... Pas à ma connaissance en tout cas. Cela doit faire partis de leurs récents butins, et je n'ai pas encore été mis au courant de la disparition d'un quelconque précepteur. Enfin ! Quoi qu'il en soit, voici une affaire de réglée, et je vous rejoins quant à dire qu'il était grand temps d'y mettre un terme. Espérons qu'aucune autre bande de sombres lurons ne décident de se livrer à pareille aventure d'ici quelques temps maintenant.

    Tandis qu'il finissait ses mots, son écuyer revenait une nouvelle fois vers lui, tout sourire, une caisse dans les bras. Il s'agîssait là de vins, et, l'écuyer ouvrit sans peine la caisse avant d'en extirper une bouteille. Leslyn sourit largement avant de lancer :

    - Ah ! Voilà une bien belle trouvaille ! Ils n'avaient peut-être pas si mauvais goût, ces brigands. Trouve-nous deux verres, deux choppes ou quoi que ce soit qui puisse faire l'affaire ! Vous boiriez bien un verre de vin pour sceller cette victoire et l'amitié de nos fiefs, messire ?
    finit-il en se tournant vers Blayne.
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Message Sam 19 Jan 2013 - 11:02

L’évocation par Lord Tarly d’un conflit avec les Fer-nés fit frémir Blayne, bien qu’il n’en laissât rien paraître. Si l’Orage Moqueur réunissait le ban pour se joindre aux armées qui commençaient à s’amasser dans l’Ouest, le Sire des Marches se sentirait obligé de prendre la tête de ses propres bannerets, n’ayant pas de frère puîné à qui confier une tâche si importante. Et cela le contraindrait à appauvrir la garnison de Séréna et des environs, ce qui était loin d’être une idée à son goût. Heureusement qu’il venait de disposer d’une des menaces les plus pressantes sur ses terres. Si Jamais Lyonel Baratheon décidait de convoquer le ban, oui, Lord Caron se joindrait à la marche, et s’éloignerait de la citadelle familiale, mais ce ne serait pas de gaieté de cœur.

Il n’était de plus pas particulièrement avide de batailles, estimant simplement qu’il était en son devoir de faire ce qui devait être fait, sans aller au-delà. L’important était toujours de contrôler la situation de bout en bout, et ce quels que soient les éléments perturbateurs venant entraver le bon déroulement du plan qu’il avait tendance à systématiquement dresser dans son esprit, dès lors qu’il avait un objectif. Et les batailles à grande échelle, dont le cours pouvait basculer d’un instant à l’autre parce qu’un illustre inconnu se targuant d’être chevalier errant réussissait par on ne savait quel miracle à porter un coup fatal à un héros de l’autre camp et en briser le moral, faisaient donc partie des situations qu’il n’affectionnait guère. D’autant plus s’il devait se contenter d’obéir aux ordres établis par un conseil de guerre où il n’aurait pas forcément eu son mot à dire. Si jamais pareille situation advenait, son orgueil s’en retrouverait inévitablement écorné.

Manifestement la cassette retrouvée avait été subtilisée fort récemment, aussi Blayne se félicita pour son interlocuteur de cette découverte, bien que teintée d’un regrettable désagrément.


« Ainsi donc, les bandits n’auront vraisemblablement pas eu le temps d’en dilapider beaucoup. Cela vous aura cependant coûté un serviteur diligent. Et nous pouvons espérer que la nouvelle de ce ménage se répandra suffisamment pour décourager d’éventuels malfrats en quête d’un nouveau territoire où perpétrer leurs exactions.»

Le jeune écuyer de Lord Leslyn se rapprocha alors d’eux, tenant une volumineuse caisse dont le contenu éclaira le visage de son seigneur, alors qu’il l’exhibait à Blayne. Celui-ci hocha la tête pour marquer son assentiment quant à cette cuvée fort réputée, et accepter de boire à leur victoire. Ceci pouvait d’ailleurs sembler cocasse, encore engoncés dans leurs mailles, alors qu’on leur amenait deux chopes ébréchées, véritablement indignes d’héberger un tel nectar. Mais sans rien d’autre sous la main, il faudrait s’en contenter.

Regardant le vin couleur rubis quitter au fur et à mesure son cocon de verre pour emplir les deux godets, le Sire des Marches put en apprécier les délicates senteurs et la robe d’un carmin profond, avant de trinquer avec son homologue biefois et déclarer allègrement :


« A l’entente de nos domaines respectifs ! Et dans l’espérance de ne pas avoir à renouveler cette opération trop fréquemment, ce qui signifierait que nos terres abriteraient bien plus de bandits que de sujets ! »

Le seigneur de l’Orage partit alors dans un éclat de rire aussi inattendu que bref mais sincère, tant pour ponctuer sa dernière phrase que par joie de s’être débarrassé ainsi d’un fléau sur ses terres. Il se reprit ensuite, humant le délicat bouquet qui émanait de la boisson, et goûtant finalement une gorgée du cru qu’il garda quelques instants en bouche, appréciant tant ses notes boisées que ses tanins, avant de déglutir.

« C’est assurément un breuvage d’excellente qualité, qui n’avait pas sa place entre les mains de fripouilles pareilles. Le malheureux dévalisé aura perdu un excellent investissement, mais pourra sans aucun doute mener sa cargaison à destination la prochaine fois, maintenant que les routes des environs seront plus sûres. Le commerce dans la région ne devrait s’en trouver que plus florissant pour les temps à venir. Ce qui m’amène au point suivant. » Lord Caron prit une nouvelle gorgée de vin, qu’il apprécia longuement, marquant ainsi une pause opportune dans la conversation, laissant en suspense ce qu’il avait à dire pour capter l’attention de son interlocuteur. « Il me semble que pareilles manœuvres communes gagneraient à être réitérées promptement dès lors qu’un nouveau groupe de malandrins commencerait à faire parler de lui, afin d’étouffer la menace dans l’œuf et ne pas lui laisser prendre une telle ampleur. C’est pourquoi il me semblerait opportun de faire échanger entre nos deux places fortes quelques cages de corbeaux spécifiquement dressés à faire le trajet, sans détour aucun, épargnant ainsi à l’avenir le détachement d’un coursier à cette tâche. Et il va sans dire qu’en cas de nécessité Séréna se porterait aux côtés de la Maison Tarly pour l’assister. Ce serait un véritable privilège que de compter si honorable et prestigieuse maison parmi nos alliés en ces temps rudes. »

Son discours terminé, Lord Blayne resta silencieux et attendit la réaction de Leslyn pour voir s’il avait visé juste. Serait-il intéressé à l’idée de nouer des relations cordiales entre deux maisons tenant fermement les Marches de Dorne ?



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Message Lun 25 Fév 2013 - 12:50

    Leslyn hochait doucement la tête pour signifier son accord avec les dires de Caron. Ils avaient menés aujourd'hui une petite action mais qui aurait de grandes conséquences, et il était bon que les hommes se battent. La région était calme et terrées à Corcolline, beaucoup s'ennuyaient. En plus de les garder en forme cela avait été une bonne action et la jeunesse en tirerait surement des enseignements. Il n'y avait plus qu'à répandre la nouvelle dans le Bief et les Terres de l'Orage. Les bandits des montagnes avaient été défaits par lord Caron et Tarly, avec succès ! Voilà qui enchantait Leslyn.

    - Je veillerais personnellement à ce que tout le Bief résonne de notre action, sire Caron !


    Puis ils se délectèrent du vin que leur avait apporté l'écuyer de Leslyn. Ils trinquèrent et Leslyn sourit à la déclaration de lord Caron. Avec un léger sourire, il leva son verre pour trinquer tout en répondant :

    - A l'amitié nouvelle de vos maisons !

    C'était un bon vin, et bien que Leslyn n'avait jamais été d'un fin palet, il en apprécia le goût avant de le laisser couler le long de sa gorge. Puis il écouta la tirade de son compère, qui, serait, sans doute riche en bonnes nouvelles. Et c'était en effet des propositions intéressantes qu'énonçait lord Caron. Cette coopération était la preuve que les deux fiefs avaient à gagner en s'entraidant et en resserrant leurs liens. Des corbeaux reliant les deux places fortes de Séréna et Corcolline serait ingénieux et très utile, et lord Caron avait éveillé en Leslyn quelques projets. Depuis quelques temps déjà, il ne savait que faire de l'un de ses neveux arrivé en âge d'être écuyer. Le fils de Kervan. Malgré les tensions entre les deux frères, Leslyn espérait que proposer à son neveu d'être formé à Séréna montrerait à son frère qu'il faisait des efforts pour se rapprocher de lui. Il avait une maison à tenir et ne devait pas laisser des rancunes fraternelles semer le doute dans celle-ci.

    - Ah ! Vous me comblez décidément, aujourd'hui, lord Caron. Je suis totalement pour tout ce qui pourrait lier nos deux maisons. Après tout, cette escarmouche nous a montré que nous y avons tout à gagner. Nous dresserons ainsi des corbeaux à relier Séréna à Corcolline, et, m'est aussi venu une autre idée. J'ai dans ma demeure un neveu en âge d'être écuyer, et le désire de l'envoyer faire ses armes ailleurs. Si vous l'acceptiez au sein de votre maison, vous m'en verrez ravis.
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Faire justice en son domaine [PV Leslyn Tarly]

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