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"A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire"

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Seigneur Suzerain de l'Orage
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Lyonel Baratheon
Seigneur Suzerain de l'Orage

Général
L'Orage Moqueur

♦ Missives : 586
♦ Missives Aventure : 51
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 11/07/1992
♦ Arrivée à Westeros : 31/07/2012
♦ Célébrité : Russell Crowe
♦ Copyright : Neassa Baratheon
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 52 ans.
♦ Mariage : Neassa Stark
♦ Lieu : Accalmie - Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles : L'Orage Moqueur...
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Message Mer 28 Nov 2012 - 23:19

Le camp avait retrouvé son calme pour quelques heures alors que soldats et chevaliers partaient en quête d'une bête mystérieuse dans le Bois-du-Roi. Là où certains avaient trouvé la mort, d'autres avaient trouvé la gloire et la fortune. La pluie au dehors n'avait pas cessé. Le cœur de l'orage s'était cependant éloigné et les roulements de tonnerre se faisaient plus lointains. De retour au camp où de nouveau s'élevaient le brouhaha des conversations et le hennissement des chevaux, trois combattants se voyaient honorés par le Grand Argentier arrivé à point nommé pour offrir les récompenses : Lothar Celtigar, Corwin Rogers et là où l'un était apprécié du seigneur de l'Orage, l'autre l'était beaucoup moins... Quant au troisième vainqueur, il lui était inconnu. Accompagné d'une jeune femme et de quelques hommes, ils n'étaient pas présents lorsque les seigneurs et chevaliers arrivés de l'Orage et des Terres de la Couronne s'étaient rassemblés à l'aube. Et s'ils avaient été présents, le Lord Baratheon ne les avait pas vu, et Lord Hastif n'avait semblait-il, pas jugé utile de faire les présentations.

Pourtant, les jeunes gens n'avaient pas l'air d'être de simples roturiers venus pour la gloire et la richesse. Ils possédaient leur propres chevaux et même leur mise, bien que simple et adaptée aux voyages, ne semblait pas être celle de gens du peuple. Venaient-ils de loin ou étaient-ils des fils de quelques petit seigneur de la région ? Certains chevaliers et combattants s'en allaient déjà, pressés de reprendre la route de leur domaines pour certains, dépités de ne pas avoir eu la tête d'une bête pour d'autres... Ceux qui restaient commentaient de vive voix les combats, se désolant parfois des pertes subies par le camp des seigneurs et chevaliers, quoique moindres comparées aux dégâts qu'ils avaient fait fans les rangs des fanatiques. Lyonel lui même avait vu l'effectif de son groupe arrivé d'Accalmie diminuer d'une bonne moitié. Ne restait plus qu'une dizaine d'hommes et parmi les pertes, il pouvait compter certains soldats valeureux... La plupart des chevaliers qui l'accompagnaient avaient survécu mais Ser Erik et Ser Arlan avaient succombé à leurs blessures en combattant aux côtés de l'Orage Moqueur. D'autres avaient été chanceux et lorsque le sol des ruines s'était effondré, leur chute n'avait pas été longue, ni douloureuse. Certains y avaient même échappé, étant resté près des bords de la clairière abritant les Ruines du Baudet. Lorsque les renforts étaient venu balayer les forces des fanatiques, le groupe de l'Orage avait pu se reformer ensuite et les pertes avaient alors été constatées. Quelque part, Lyonel s'estimait heureux. A voir le nombre d'adversaires qu'ils avaient affrontés, ils s'en tiraient plutôt bien. D'autant plus que l'écroulement du sol sous leurs pieds n'avait pas forcément joué en leur faveur... L'équipée du gamin qui avait occis la bête en avait également fait les frais et lorsque l'écho de la bataille était retombé, Lyonel avait pu constater que l'arbre dans lequel il s'était posté était tombé. Comment avait-il réussit à s'en tirer, il ne le saurait sans doute pas, mais la chute n'avait pas du être facile. Soit il était chanceux, soit particulièrement doué. Toujours est-il qu'il avait su se servir assez bien de son arc pour en finir avec l'énorme animal qui le menaçait, lui et ses compagnons. Sans ce jeune homme, la partie n'aurait peut être pas été si simple.

Un instant, le Lord observa les vainqueurs de la récompense avant de s'avancer vers eux pour les féliciter. S'ils se fit plutôt froid envers Ser Corwin Rogers, il en fut autrement pour le Celtigar. Lyonel le connaissait depuis un bon nombre d'années et les deux hommes s'appréciaient. Aussi, même s'il n'avouerait pas qu'il aurait préféré voir la bête triompher du Rogers, l'Orage Moqueur ne pouvait que se réjouir pour le chevalier aux crabes : En plus d'avoir triomphé du monstre et gagné une belle récompense ainsi que la gloire, il s'en tirait avec seulement quelques blessures mineures. Comme la plupart d'entre eux, en somme. Et le même sort avait échu au jeune homme et à ses compagnons qui s'en étaient fort bien tirés eux aussi.

Finalement, le Lord abandonna son ami et se tourna vers l'archer. Lui aussi méritait bien quelques félicitations, après tout. Même s'il n'avait pas vu le tir qui avait terrassé la bête, il avait pu à la fin de la bataille en contempler le corps sans vie et la flèche qui s'était fichée entre ses deux yeux. Les hommes du grand Argentier s'étaient empressés d'emmener la dépouille pour les Sept savaient où, peut être pour étudier le monstre. Mais Lyonel ne se souciait que très peu de ces affaires de mestres...

-Félicitations à vous aussi. C'est du beau travail, vous avez fait une belle prise ! Fit-il, sans autre préambule. Êtes-vous venus de loin ? Si tel est le cas, vous aurez un beau trophée à ramener chez vous !

Certains chasseurs avides de richesse étaient arrivés parfois de loin dans l'espoir de toucher la récompense promise, les dragons d'or offerts par la couronne. Cela dit, ce groupe n'avait pas l'air de chasseurs. Leur dame ne semblait pas de cette trempe et les combattants qui les accompagnaient semblaient plus être des hommes d'armes que de simples roturiers. Il se fendit d'un rire bref avant de reprendre.

-Êtiez vous là, ce matin avant que nous partions en chasse à notre tour ou êtes vous arrivé plus tard ? Dans le premier cas il semblerait que Lord Hastif ne se soit pas chargé de faire les présentations...

Le seigneur local ne manquait pas de prévenance envers l'Orage Moqueur mais ce dernier avait parfois tendance à penser qu'il en faisait bien trop. Il en était presque exaspéré, par moment. S'il cherchait à lui plaire, ça n'était pas de la sorte qu'il y arriverait. Au moins ce peu de protestations avait-il un avantage : quoi qu'il lui faille, tant en matière d'informations que de biens, il pouvait l'avoir sur demande. Dommage qu'il ne soit pas dans le besoin, songeait parfois Lyonel, ironiquement.

-Puisque nous sommes là, remédions à cet oubli ! Je suis Lord Baratheon, enchanté de faire votre connaissance.
Termina-t-il, espérant que le nom n'effraie pas le jeune homme...


Dernière édition par Lyonel Baratheon le Dim 19 Mai 2013 - 1:40, édité 2 fois
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Message Dim 2 Déc 2012 - 23:34

Lorsque le grondement des troupes du Lord Hastif fut plus puissant même que celui du tonnerre, Adrian savait qu’ils étaient sauvés. Les premiers hommes le dépassèrent pour se jeter dans la mêlée, passant comme un véritable raz-de-marée sur leurs assaillants qui tombaient avant même de comprendre ce qu’il leur arrivait. L’avantage du nombre qu’ils avaient maintenu depuis le début de la bataille venait de disparaître comme neige au soleil. Bientôt, ce fut la débandade, et les flèches d’Adrian ne purent plus atteindre personne de sa position actuelle. Il avait cherché à s’en rapprocher, leur courir après pour aider à la traque des derniers survivants, mais sa jambe droite avait lâchée sous son poids. Etait-ce à cause de sa blessure à la jambe ou du contrecoup de l’adrénaline et du soulagement combiné ? Peu importait, car quand son regard se riva vers le bas, Maureen et les trois protecteurs étaient saufs. Il se sentit vaciller davantage et resta genoux au sol, ses mains crispées sur son arc. C’était fini. Ils avaient gagnés.

L’équipée Bolton l’avait rapidement rejoint en passant par le pont improvisé qu’offrait l’arc. Si certains lui avaient plus spécifiquement adressé la parole, il n’avait strictement rien écouté et n’avait pas pris la peine de répondre. John lui avait posé une main rassurante sur l’épaule sans plus insister, repartant de son côté. Comme les autres, il semblait encore en bonne condition, mais son bras gauche était plus raide dans ses mouvements.
Quand Adrian daigna se relever, ce fut pour retourner en contrebas chercher ses flèches. Il traquait du regard l’empennage pourpre et noir de ses projectiles sans grande difficulté, puisque les archers s’étaient montrés rares dans la bataille. Là, l’une d’elle était fichée bien droite dans la gorge d’un assaillant, une autre était plus en biais, enfoncée dans une mâchoire, atteinte en plein cœur ou plus bas, assurant des souffrances plus longues et palpables. Si certains agonisaient encore à son approche, avec une attitude des plus glaciales, il achevait le travail en mettant fin à leur souffrance. Le sol n’était qu’une marée boueuse et rougeoyante propre à donner la nausée et vu le nombre de cadavres à terre, ils pouvaient s’estimer plus que chanceux d’être encore en vie. Plus en évidence trônait la bête, une demi-douzaine de flèches la criblant. Aucune n’était récupérable, plantées de biais ou à moitié brisées sur le cuir de la bête. Toutes sauf une, celles entre les deux yeux étaient un trait parfait et inattendu dans cette gueule immonde… Mais il la laissa en place, signe de son triomphe. Il s’était attardé à détailler l’adversaire le plus féroce de cette bataille en se remémorant ses pattes immenses qui fauchaient une demi-douzaine d’adversaires d’un coup unique. Si elle s’était approchée un seul instant, il serait morte. Et ce malaise persistait, comme si, à n’importe quel moment, cette bête de cauchemar pouvait se relever pour achever le travail. Il lui aurait bien pris sa peau, comme convenu, pour s’en faire un manteau, mais préféra remettre cette tâche à plus tard sans se douter qu’il n’aurait pas d’autres occasions.
Les chevaux s’étaient enfuis à toute vitesse dès qu’ils avaient senti l’éboulement, la peur, ou même la raison, les rappelant à leur instinct primaire. Il espérait ne pas retrouver le cadavre de sa jument plus loin, ou encore qu’un de ses fanatiques l’ait subtilisé pour mieux fuir, mais en criant son nom seul l’écho et le tonnerre lui répondirent. Sa marche était laborieuse, avec sa jambe blessée. John l’avait accompagné autant pour veiller sur lui que lui apporter son aide, mais il refusa de se faire porter et continua son bout de chemin. Il fallut un bon quart d’heures avant que ses recherches portent ses fruits et que la jument ne revienne vers lui sur un petit trot, en entendant sa voix s’élever. Et, bonne surprise, Ecorcheur était à ses côtés, le jeune noir ayant sans doute trouvé meilleur de rester avec une présence connue et expérimentée. Il ne la lâchait d’ailleurs pas d’une semelle, ce qui lui simplifia la tâche pour le récupérer malgré la nervosité de la bête. Il dut se résoudre à changer de tactique et grimper sur Ecorcheur, laissant sa propre jument les suivre de loin.

Quand il revint vers John, ce dernier était plus bredouille, ayant apparemment dû achever sa bête qui avait eu les deux antérieures brisées dans la chute. Il n’avait trouvé que le cheval de Jack boitant un peu. Maureen et les deux autres les avaient attendus sur le chemin du retour, ne se résignant pas à les laisser en arrière en attendant au campement. Adrian se sentait encore dans le brouillard confus des évènements même après la bataille. Les sons lui apparaissaient différemment, même la douleur n’était pas la même qu’une ressentie à froid, et pire que tout il ne parvenait pas à se dire que la bataille était bien terminée, que plus aucun danger ne les guettait au tournant. Ca n’avait pas facilité son retour sur Ecorcheur dont la nervosité s’était amplifiée, aussi fut-il heureux de le rendre à sa maîtresse pour ne plus avoir à gérer que lui-même. Il ne pipa mot jusqu'à l’arrivée et resta ensuite un long moment assis à simplement chercher à se détendre. John lui avait tendu un linge mouillé qu’il se passa sur le visage pour retirer le sang séché, lui causant autant de vertige qu’il combla son manque de lucidité sur l’instant. Le maître d’armes s’était penché vers lui, claquant dans un murmure : « Pourquoi tu n’as pas bougé, Adrian, quand l’étau s’est refermé ? Il s’en est fallu de peu… »
Il cilla, se força à se remémorer cet instant précis où, en hauteur, il avait aperçu tous ces fanatiques en colère se jeter sur eux, plus particulièrement sur lui, réclamant sa mort au nom de la bête noire, de leur symbole qu’il venait de tuer. « J’ai eu la trouille, c’est tout. » Murmura t-il en retour. Quoi lui dire d’autres que la vérité ? Il s’était vu mourir en avance, eux avec. Il avait perdu ses moyens, l’espace d’un instant, sans savoir quoi faire pour les sortir de là. Inutile d’épiloguer sur cet instant de faiblesse. John n’insista pas, fort heureusement, le laissant s’occuper de ses blessures.
Il avait écopé d’une plaie bénigne sur la tempe en plus de la lame qui lui avait effleuré le mollet. De sa main, il avait dû extraire quelques échardes, si bien griffées qu’elle avait été par le bois, jusqu’au sang, mais rien d’autres de notable hormis quelques contusions. Il ne lui fallut pas beaucoup de temps pour les traiter, appliquant l’onguent de la Reed et un maigre bandage sur sa main et sa jambe, ayant une pensée amusée pour cette dernière qui se rappelait à son bon souvenir. Il se félicitait d’en avoir gardé un peu, au cas où, plutôt que de lui rendre finalement.
Quand Maureen passa à sa portée, il la scruta d’un air plus sûr, ses yeux se fixant davantage. Il avait envie de lui dire tellement de choses à la fois qu’il resta muet un temps, avant de finalement lâcher : « Je suis heureux de voir que tu vas bien. » Une phrase aussi banale que bancale. Il préférait encore taire ses sentiments, surtout au cœur même de ce campement. En vérité, il avait autant envie de l’insulter parce qu’elle n’avait pas daigné se mettre à l’abri que de se réfugier dans ses bras comme autrefois. C’était plus dur que jamais de garder contenance, de ne pas céder à la panique en se mettant aussi bien à rire de leur triomphe que de pleurer pour se soulager de la mort qui était passée si proche, si proche… Et en avait happée tellement. C’était la première fois qu’il se retrouvait ainsi en avant, ainsi submergé par leurs adversaires, sans parler de ces bêtes noires qu’il avait cru longtemps rêvé. Il n’était pas sûr d’avoir fait les bons choix, mais il essayait de convaincre que si, puisqu’eux cinq étaient en vie. Pourtant, s’il avait respecté un temps soit peu les ordres du Lord Hastif au lieu de se jeter à l’aventure, en se montrant si présomptueux, jamais ils ne se seraient retrouvés en si mauvaises positions au milieu de ces hordes de fanatiques que vomissait la terre. « Nous avons eu beaucoup de chance, Maureen, que les renforts arrivent à temps. Il s’en est fallu de peu… » Oui, cette même phrase qui tournait encore. Il la laissa en suspens, comme elle le détestait tant.

Qu’on le convoque sous le plus haut pavillon lui permit de sortir de cette douce folie qui s’installait. Il se leva comme par réflexe à l’entente de son nom et traça à travers la foule, sans ne plus regarder personne. Là-bas se trouvait le Lord Baratheon qu’il peina peu à reconnaître, cœur même des attentions durant la bataille. Sa silhouette massive et son rire tonitruant ne permettait pas que l’on puisse l’oublier si aisément. Se tenait aussi le Lord Hastif et une poignée de chevaliers qui devaient avoir participés à la bataille mais dont rares étaient ceux à l’avoir réellement marqués. Le Chevalier aux Crabes semblaient faire partie des rares privilégiés à avoir terrassé une bête noire, et seul, sans en écoper de la moindre blessure. Il ne s’était pas tenu bien loin de lui, sur le champ de bataille, et s’était montré le seul à s’être soucié de sa présence quand tous se jetait à l’aide du Lord Baratheon. Comment leur en vouloir puisqu’il était pour eux qu’un illustre inconnu ? Il fallait croire que certains chevaliers brillaient réellement par leur code de l’honneur et que cet homme en faisait partie. Au contraire du troisième, ser Corwin Rogers, semblait-il, qui attirait à priori davantage de regards hostiles, sans qu’Adrian n’en comprenne la raison.
Peu importe qui ils étaient ou non, chacun fut gratifié de la même somme d’argent exorbitante qui le laissa pantois un instant. Quand il regagna le dehors, il peinait encore à y croire, mais son esprit encore trop embrumé pour qu’il parvienne à y trouver quelconque machination ou ne se croit pas en plein songe…

Il avait regagné un tronc d’arbre incliné sur le côté qui lui rappelait vaguement sa propre chute vertigineuse, bien heureux que celui-ci se montre résolument immobile. Là, plus en retrait des troupes, les Bolton étaient relativement ignorés de la plupart hormis quelques regards perplexes qui se dirigeaient vers eux. Ils étaient redevenus ce qu’ils avaient été depuis le début, de parfaits étrangers, à un détail près qu’ils étaient maintenant plus intriguant qu’au début de la soirée grâce à leurs nouveaux exploits.
« Mille dragon d’or, Adrian ! C’est une somme colossale, tu sais ce que tu vas en faire ? » Jeta John, à la cantonade, sans doute pour le détendre un peu. Il toussa un rire en se passant une main sur le visage. « - J’attends d’en voir la couleur à Fort-Terreur avant d’en décider. Mais ils serviront à renforcer sa puissance, bien entendu.
- Voilà que tu penses de suite en Lord … »

Il ne savait pas vraiment si c’était un reproche ou non. Préférant oublier la remarque, il lui désigna d’un geste de menton son bras blessé.
« - Ah, ça ? J’ai voulu repousser en arrière un ennemi qui tentait de me prendre à revers, en plus d’heurter mon coude à une pièce d’armure, une lame a ripé sur mon gantelet. Peut-être fêlé.
- Ce n’est pas ce que tu me déconseillais justement de faire durant l’entraînement ?
- Et bien tu as la preuve en combat réel, maintenant. »

Il secoua lentement la tête, dépité, mais n’eut pas l’occasion de lui rétorquer sur leur éternel sujet de discorde qu’une personne des plus étonnantes venait les gratifier de leur présence, tous les regards se tournant automatiquement vers le Lord Baratheon. Il voulut se lever pour le saluer, mais l’adrénaline passée, sa jambe lui semblait des plus pesantes… Et il craignait plutôt de se montrer ridicule en essayant. Aussi se contenta t-il d’incliner la tête en retour, accueillant les remerciements d’un sourire qui aurait eu presque quelque chose de timide. De sa position assise, Lyonel Baratheon le surplombait si bien que son imposante silhouette le rendait invisible aux quelques soldats intrigués par la conversation.
« Merci, votre seigneurie, c’est beaucoup d’honneur. » S’entendit-il dire, pour compenser sa faiblesse passagère. « Pour vous répondre… Oui et non. Je suis Adrian Bolton, de Fort-Terreur, et voici Maureen Bolton. » Rajouta t-il, en désignant sa cousine à ses côtés, évitant soigneusement de rajouter le Lady qu’elle ne supportait pas d’entendre, même s’il aurait été plus approprié en l’état actuel. « Nous sommes en visite à Pierheaume, parmi la famille de ma cousine. Quant à la prise en elle-même, je doute que nous en voyons la couleur… J’aurais pourtant bien aimé la conserver, mais le Royaume s’est déjà montré fort généreux envers nous. » A défaut de savoir exactement qui, ou quoi, et si le Lord Baratheon était lié ou non à la récompense, mieux valait tout englober.
A la question plus délicate du colosse, Adrian glissa un regard perplexe vers celle qui était comme une mère pour lui. Mais c’était à lui de répondre, d’autant plus que c’était sa bêtise… Une de ses mains se tortilla autour de son arc, signe de sa gêne.
« Nous étions effectivement au campement, mais le Lord Hastif n’a pas jugé que notre aide lui serait utile, aussi avons-nous dû rester en retrait des préparatifs. Nous avons décidé de partir de notre côté, comme bon nombre de chasseurs, finalement. » C’était maintenant le Lord Hastif qui aurait à rougir de cette erreur, puisqu’il avait décidé volontairement de se passer de leur aide, alors qu’ils avaient largement participés à la survie de tous et l’extinction d’une des bêtes. Rien de plus qu’une petite vengeance personnelle, et qui leur en voudrait de ne pas avoir respecté les ordres, maintenant ?

« Je sais. » Lança t-il, un peu trop vite, quand le Lord Baratheon se présenta. Il ne trouva rien de valable pour se rattraper ensuite, il fallait dire qu’il était déjà décontenancé de se trouver face au Lord-suzerain, d’autant plus face à un homme aussi impressionant que l’Orage Moqueur. « C’est moi qui vous ai appelé, je voulais vous prévenir du danger mais vous étiez trop loin. Et nous étions malheureusement séparés par les ruines… » Un réel échec, au final, et il espérait ne pas les avoir précipité davantage dans le danger. Il n’aurait jamais songé qu’il viendrait de sous terre et qu’ils seraient ainsi séparés, livrés à eux-mêmes. « Vous avez pu compter sur nombre de braves, néanmoins, et vous avez l’air indemne. En avez-vous appris plus, sur ces fanatiques ? Cette phrase clef qu’était « L’âne voit tout », en aviez-vous déjà entendu parler ? Je ne sais si nous pouvons considérer que tout est bel et bien fini, ou si nous pouvons redouter d’autres groupuscules ainsi camouflés sous terre, mais tant que je serais en vos terres, je n’hésiterais pas à vous prêter assistance. » Il ne savait pas vraiment pourquoi s’engageait-il à cela, après tout ce qu’ils avaient vécu cette nuit-là, mais le mystère de l’âne restait encore entier. Et quand il pensa au médaillon… Il leur faudrait aussi retourner à Pierheaume pour confronter le Lord Swann à cet indice. La vérité risquait d’être peu reluisante à entendre.
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Maureen Bolton
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Message Mer 5 Déc 2012 - 20:02

Enfin … c'était le mot qu’elle avait attendu longtemps. Elle avait depuis le début voulu la mort de la bête. Certainement les autres chevaliers aussi, mais elle ne prit pas le temps de penser plus. Elle avait senti la lame toucher sa peau quelques fois, mais rien de très important. Elle avait connu pire dans le Nord. Enfin elle ne savait pas encore ce qu’elle choisirait entre les fer-nés et les fanatiques du Bois au Roi. Quand la bête s'était enfin effondrée Maureen s'était laissé choir sur le sol. Adrian avait réussi. Il s'était comporté comme un vrai homme et elle en était heureuse, mais elle n’allait pas le harceler. La fierté et la douleur l’animaient. Maureen était heureuse de voir qu'enfin c’était fini. Elle n’avait pas vu ou même pensée que ce serait aussi difficile. En revenant vers son cousin, un homme jonché sur le sol avait attrapé sa cheville, mais Jack avait été plus rapide et avait entaillé le fanatique au niveau de la gorge. Il avait même repris Écorcheuse dans ses mains en voyant la main de sa Lady en sang. Elle ne savait pas comment elle avait réussi à se faire ca, mais elle était assez déconcentrée pour se laisser facilement avoir. Elle avait complètement oublié ou pouvait se trouver Écorcheur. Quand son cousin l’avait ramené, elle lui avait ébouriffé la tête. Elle avait caressé le chanfrein de la bête. Écorcheur était venu chercher de la passion en passant sa tête contre le cou de sa maitresse. Maureen soupira et caressa l’animal.

En rentrant au campement, elle avait laissé son regard noir planer sur la tête de Lord Hastif. Elle avait pris le temps de bien cacher le médaillon qu’elle avait trouvé sur la plage. Inutile de mêler sa famille qui ne pouvait pas répondre de rien pour le moment. Elle ne voulait tout de même pas savoir pourquoi, elle avait trouvé celui qui avait perdu ce médaillon. Elle se remémorait doucement les paroles de Bathilda la folle. La personne qui avait ce médaillon était certainement déjà morte. L’avait-il sacrifié? Elle était certaine que Lord Swann ne pourrait pas lui répondre. Heureusement, Adrian avait trouvé le moyen de la faire sourire.

On dit que les mères savent ce que leur enfant ressentait. À avoir joué ce rôle trop souvent pour Adrian, même quand il tentait de dissimuler ses sentiments, elle arrivait à le voir. Elle n’avait pas vu l’idée de le laisser en arrière, comme elle avait fait dans le Nord. Il était assez grand pour comprendre. Elle déposa sa main, qui n’était pas blessée, sur celle de son cousin et lui offrit un clin d'œil. Elle aussi avait été terrorisée la première fois qu’elle s'était battue pour rester en vie.

Tu le sais autant que moi, que l’on ne se débarrasse pas si facilement d’un écorcheur. Sourit-elle en regardant Adrian. Ne l’oublie pas.

Il savait de quoi elle parlait lorsqu’elle disait cela. Réginald Bolton tentait bien que mal de l’éloigner de Fort-Terreur. Elle finissait toujours par rebondir d’un moyen quelconque. Elle était certaine qu’il rêvait d’un jour ou elle disparaitrait, mais pour cela, le Lord actuel ne serait pas Réginald.

Tu t’en es sorti très bien toi aussi. Tu as de quoi être fier. Bienvenue dans la cour des grands, lança Mortimer.

Ca devient une mauvaise habitude de s’immiscer dans ce genre de situation. Les fer-nés à Motte la forêt et maintenant des fanatiques d’un âne qui voit tout. Il nous manque qu’une invasion de sauvageons dans le Nord.

Jack l’avait fait asseoir et nettoyait la plaie de sa main. Elle détestait ses jeux idiots parfois, mais il savait se tenir quand le temps le demandait et surtout quand Maureen n'avait aucune envie de s’amuser. Habitué désormais à sortir sa Lady du mauvais pas, il était aussi très attentionné quand il suffisait d’en prendre soin. Comme elle en avait l’habitude de vouloir se défiler, il l’attrapa par le bras et l’obligea à se rasseoir, une fois la main dans un bandage. Elle tenait à peine sur ses pieds. Il lui retira la botte et entreprit de lui faire un bandage pour son pied. Elle boiterait pour quelques jours, mais elle commençait à être habituée aux mauvaises blessures. Elle avait laissé Adrian se rendre, elle ne savait où. Elle était restée avec ses hommes et en était presque heureuse. Ils allaient la narguer, mais elle était de bonne humeur, malgré tout.

Le gamin a grandi avec cette bataille, même si elle n’a rien d’une vraie guerre. , lança l’ainé des trois hommes.

Et chandelle à Maureen qui ne l’a pas materné pendant cette altercation.

Parce que tu crois que j'aurais eu le temps?, demanda-t-elle alors que le petit Bolton revenait.

Elle écouta la discussion entre dans son cousin et le maitre d’arme. Adrian pensait en homme et surtout en lord. Que pouvait-elle demander de plus. Elle savait que cela durait désormais. Il était sur la bonne voie. Elle fixa quelques minutes John avant de répondre doucement avec un ton qui ne lui ressemblait pas d’habitude :

Il fera un bon Lord Écorcheur n’est-ce pas?

Oui, elle attendait une réponse du maitre d’arme, mais elle savait que ce serait surtout pour encourager Adrian. Parlant de Lord, Maureen vit approcher le Lord Suzerain des Terres de l’orage et préféra ne rien dire. Elle avait tendance à être un peu trop dure quand elle parlait. Elle offrit un sourire complice avec ses hommes, puisque le Lord Baratheon se présenta à eux. Maureen laissa Adrian parler. À l’évocation de son nom, elle inclina légèrement la tête puisque Jack l’empêchait toujours de poser le pied au sol. L’évocation simple de Lord Hastif la fit grimacer. Elle n’aimait pas cet homme. Ce n’était pas comme si quelques mois plutôt, ils avaient eu affaire à des fer-nés. Ca devenait une habitude inquiétante de se mettre les pieds là ou il ne fallait pas. Cependant, Maureen aimait trop bien le danger pour rester enfermée comme la plupart des Lady de tout Westeros. Lorsque son cousin parla de la phrase clef, elle sentit un frisson. Il ne devait en aucun cas dire ce qu’il avait trouvé. Elle-même n’avait pas envie de trouver les explications plausibles.




Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Lyonel Baratheon
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Message Mer 12 Déc 2012 - 0:49

Adrian et Maureen Bolton. Lyonel nota les noms dans un coin de son esprit. Lord Hastif allait en entendre parler, c'était certain. Ils avaient fait un long voyage pour parvenir jusqu'ici et même si leur but premier n'avait pas été de chasser la bête à en croire le jeune homme, leurs pas les avaient bel et bien portés au Bois-du-Roi. Qu'était-il passé par la tête de lord Hastif pour qu'il les mette à l'écart de la sorte ? Les Bolton n'étaient certes pas une famille des plus appréciée dans le Nord mais ils n'étaient pas pour autant de simples roturiers. Les laisser seul n'avait vraiment pas été un bon choix, d'autant plus que la petite équipée avait prouvé ses talents. Isolée du reste des combattants, elle s'était chargée seule d'abattre une bête et de tenir tête aux fanatiques. L'exploit était plutôt louable.

-Quelle idée de vous laisser seuls ! S'exclama Lyonel, en écho à ses propres pensées. Si seulement mon avis avait été demandé, vous nous auriez accompagné vous épargnant un bon nombre d'ennuis. Grogna-t-il, contrarié d'apprendre que lord Hastif savait prendre de bien dangereuses décisions. Mais vous aventurer seuls dans les bois n'était pas non plus la meilleure chose à faire. Cela dit, vu l'accueil qui vous était réservé, je comprends votre décision. Ajouta-t-il. Ce n'était pas là une réprimande, plutôt un simple constat. Sans doute aurait-il agit de même, à leur place.

Il détailla quelques instants ses interlocuteurs alors qu'il leur répondait. Les deux jeunes gens n'avaient pas l'air au mieux de leur forme. Ce n'était pas étonnant après ce qu'ils venaient de traverser. Eux n'avaient pas les armures imposantes et les lourds boucliers que les chevaliers portaient. Certains avaient sans doute vu leur vie sauver par ces plaques de métal et Lyonel ne faisait pas exception. Sans cet équipement, les Sept savaient ce qu'il serait advenu de lui ! Il n'avait au final écopé que de contusions et autres blessures mineures... Rien de bien dérangeant pour un guerrier comme lui. Il avait survécu à pire que ça. Son bouclier lui avait aussi épargné nombre de coups, tant et si bien que le cerf dont il était orné était maintenant réduit à quelques reliquats de peinture écaillée sur une plaque d'acier cabossée. Et la plupart des autres chevaliers avaient subi le même sort. Nombre de pièces d'armures abîmées et enfoncées étaient bonnes pour repartir chez le forgeron. Certains boucliers avaient fini par céder face à la pluie de coup qui s'abattait sur eux... Mais ils avaient souvent sauvé la vie de leur porteur.

Ils avaient eu de la chance, les Bolton. Et même s'ils n'auraient pas la joie de pouvoir ramener un beau trophée de chasse à Fort-Terreur, au moins leur visite à Pierheaume n'en était-elle pas brutalement annulée... Lord Hastif avait peut-être échappé à quelques démêlés peu reluisant avec la famille des deux jeunes gens. Qui sait ce que le lord Bolton aurait pensé en apprenant que deux de ses parents avaient péri comme de vulgaires roturiers parce qu'un seigneur un peu trop vaniteux ne leur avait pas permis de se joindre aux autres combattants ? Mais peu importait au final, puisque tout s'était bien terminé et malgré leur piteux état, ils étaient en vie. Ils avaient l'air d'avoir été durement éprouvés par ces combats, pourtant ils y faisaient face avec une certaine bravoure. Ils avaient surtout besoin de repos, jugea-t-il en les observant. Au moins avaient-ils tout le nécessaire pour panser leurs blessures.

Le lord lâcha un rire bref à la réponse courte mais incroyablement concise d'Adrian. Bien sûr, qu'il savait. Le gamin n'était pas idiot au point de ne pas savoir à qui appartenait cette tente orné du blason au cerf de sable... Cette réponse était amusante, empreinte de spontanéité, il n'avait pas réfléchi longtemps avant de la lancer. Au moins n'était-elle pas marquée par la déférence exagérée à laquelle il avait droit, parfois ! Il préférait ce type de réactions plus franches et spontanées. Il n'avait jamais été emballé par les discussions assaisonnées de flatteries et de mots couverts.

-Je sais que c'était vous. Fit-il, paraphrasant non sans humour les mots du Bolton. Il l'avait vu, de loin. Une vague silhouette à travers le rideau de pluie, avant qu'ils ne chargent les Têtes Noires enragées qui sortaient des entrailles de la terre.
Lyonel l'avait ensuite aperçu grimper dans un arbre, son arc en main, décidé à abattre quelques uns de leurs adversaires avant que la bataille ne prenne un cours pour le moins étrange. Mais qui aurait seulement pu deviner que le sol s'écroulerait et que leurs ennemis seraient aussi nombreux ? Quand au danger, continua-t-il, ne vous en faites pas, nous savions qu'il serait sûrement ici. Nous venions justement d'essuyer une attaque de quelques uns de ces fous. Je regrette simplement que personne ne songe à vous aider alors que vous étiez visiblement plus en difficulté que nous !

La troupe de l'Orage Moqueur avait déjà affronté quelques fanatiques avant de se rendre aux ruines du Baudet, mais ils étaient une trentaine tout au plus. Bien moins que les dizaines d'enragés qui avaient surgit de nulle part. Personne n'aurait pu prévoir qu'ils étaient encore des dizaines et des dizaines, cachés là depuis peut être plus longtemps qu'ils ne pouvaient le présager. Aussi la confusion avait été de mise au début de la bataille et, comme le Bolton le soulignait, une bonne partie des guerriers s'étaient portés au secours de Lyonel. Pourtant il n'avait pas été le plus en difficulté, loin de là. Pendant une bonne partie la bataille, il avait eu l'aide de ser Dezial et d'une fraction de ses hommes lorsqu'ils purent le rejoindre. Ils n'avaient pas été très nombreux à tenter de rejoindre le groupe d'Adrian et Maureen... Et à l'issue du combat, alors qu'ils étaient une bonne majorité à avoir survécu, de nombreuses questions restaient encore en suspens. Pourquoi un tel groupe de fanatiques se cachait-il ici, et depuis combien de temps ? Il était étrange que plusieurs centaines d'hommes en possession de bêtes incroyables puissent se cacher si près de Port Réal sans que personne ne signale leur présence. Avaient-ils su se montrer tous d'une extrême discrétion ou y avait-il quelque chose qu'ils ignoraient ? Pourquoi le Grand Argentier en personne et ses hommes étaient-ils arrivés à point nommé pour la fin de la bataille, chargés des récompenses pour les combattants alors que rien n'aurait pu leur laisser présager l'issue de la chasse ?

Et il y avait ces mots que rappelait le garçon. L'âne voit tout...

-Humpf, une étrange énigme. Continua Lyonel après un court instant de réflexion. La plupart d'entre eux portaient ces mots sur des médaillons. Je pensais à une sorte de mot de passe ou peut être une devise... Je n'en sais rien, à vrai dire. C'est bien la première fois que j'en entend parler. Quoi qu'il en soit, je vous remercie pour votre proposition, votre aide sera la bienvenue si nous en avons un jour besoin ! Vous ne portez pas cet arc pour rien. Répondit-il, soulignant la dextérité du jeune archer. J'espère cependant que notre prochain affrontement contre ces ânes, s'il y en a un, sera un peu moins chaotique !

A distance raisonnable du petit groupe, quelques hommes de l'orage affairés avec quelques chevaux semblaient se questionner quand à la discussion que pouvait mener leur seigneur avec ces inconnus. Il se murmurait que le gamin avait abattu la bête. Certes, mais que faisaient-ils ici ? Autant de questions que l'Orage Moqueur s'était lui même posé avant d'aller quérir les réponses. Sentant les regards curieux que certains posaient sur eux, il se retourna un instant et les discussions des importuns cessèrent. Ou tout du moins elles se firent soudain plus discrètes sous le regard de leur seigneur. Alors qu'ils retournaient à leurs occupations. Il les ignora ensuite, jugeant que ceux ci avaient compris qu'il préférait que ce genre de conversations n'aient pas lieu. Ou se fassent plus discrètement, au moins. Puis le lord en revint aux deux Bolton. Il n'avait pas été sans noter la moue discrète de la dame lorsque le nom de lord Hastif avait été évoqué. Il avait également cru surprendre un léger malaise lorsque les mots des Têtes Noires avaient été prononcé par son cousin, néanmoins il n'en était pas certain. Et si malaise il y avait eu, il n'y avait pas de quoi s'étonner. Juste après une telle bataille, après avoir manqué de peu de subir les crocs acérés d'une bête surnaturelle, il n'était pas surprenant de se sentir peu à son aise lorsqu'on évoquait à nouveau de tels souvenirs. Cela dit, la dame semblait bien le prendre. Elle aussi avait fait preuve de bravoure. Lyonel ne l'avait pas vue combattre en personne mais il avait entendu certains soldats parler d'une femme armée d'une épée et affrontant la bête pendant qu'un archer la criblait de flèches. Il ne pouvait pas y avoir de réel doute quand à l'identité de la dame. Les femmes du Nord étaient bien surprenantes !

-Lady Maureen, vous avez combattu bravement vous aussi. Mais je vois que le nom de lord Hastif vous cause un certain déplaisir, son accueil a-t-il été si peu amical ? Lui demanda-t-il, fronçant légèrement les sourcils, contrarié par la réaction de la dame.

Si en plus de ne pas avoir permis aux jeunes gens de se joindre aux autres seigneurs, le lord les avait offensé, Lyonel ne manquerait pas de lui en faire part. En sus de tout le reste, bien sûr... A quoi avait-il donc songé, à part à plaire à son suzerain ? Pas à grand chose visiblement. Pourtant, le Baratheon ne se serait jamais offusqué de voir que quelques hommes – et une femme – de plus prenaient part à la grande chasse de ces bois, au contraire. Et les évènements qui avaient eu lieu lui laissaient penser que le Hastif aurait eu raison d'agir de la sorte. Et si la bataille avait mal tourné et qu'un responsable aux malheurs subis par les Bolton devait être trouvé, il aurait pu faire un bon coupable...


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Message Dim 16 Déc 2012 - 14:28

La sérénité de sa cousine était contagieuse, et par ce simple geste, cette main frôlant la sienne, Adrian s’était senti subitement plus apaisé. Il s’était demandé, durant un instant, si elle ne prenait pas cette bataille avec légèreté vu tous les morts qu’elle avait causé… Mais à l’entendre, il ne pouvait plus douter que c’était l’expérience qui parlait. Elle avait vécu, et surtout survécu, à plus de combats que lui et savait bien mieux y conserver son sang-froid. Il en eut une pointe déchirante au cœur, à penser à tout ce qu’elle avait traversé, souvent même causé par les Bolton eux-mêmes. Ce fut avec un brin d’ardeur et de force qu’il serra brièvement sa main, dans un geste rassurant, avant de s’en détacher. Il hocha lentement la tête à ses propos : Non, il ne l’oublierait pas. On ne s’en prend jamais impunément à un Ecorcheur, humains ou bêtes confondus.

« Je n’étais pas préparé » Avait-il lancé vers Mortimer, en se frottant le visage pour en retirer traces de pluie et mèches ruisselantes. « Ca nous est tombé dessus, cette fois-ci, pas comme les Fers-nés. Et tu seras aimable d’éviter de nous porter davantage la poisse, Jack. » Même s’il était impossible que des sauvageons passent subitement le Mur, mieux valait ne pas parler de malheur. Il avait eu sa dose d’émotions pour un moment et n’aspirait plus qu’à se détendre et dormir, pas à songer aux prochaines malchances dont ils pourraient être les cibles. La prochaine fois, il espérait, à défaut de choisir le lieu, au moins choisir le moment. Peut-être devait-il en être davantage fier, comme le soulignait Mortimer, de s’en être si bien sorti dans pareille situation… Il était surtout fier d’avoir décoché presque une trentaine de flèches sur ses ennemis sans défaillir, ce qui lui avait paru bien plus difficile. Il avait bien dû perdre la moitié de ses compétences en archerie à cause de cette simple situation de stress intense…

John, quant à lui, avait rendu un simple sourire à Maureen. Mais devant la sévérité qu’il pouvait parfois faire preuve, voir cette touche de sincérité sur son visage faisait un contraste qui valait bien plus cher qu’une simple affirmation. Il avait murmuré, peu après, davantage dans la confidence à la Lady : « Mais j’espère que cela n’arrivera pas trop tôt pour lui, plutôt dans quelques années… »

Adrian avait fait semblant de ne pas relever, mais son simple mutisme montrait qu’il avait très bien entendu. L’intéressait bien davantage ce que le Lord Baratheon avait à dire, en l’instant. Il eut comme un maigre sentiment de satisfaction et de victoire sur le Lord Hastif à entendre parler l’Orage Moqueur. Certes, il reconnaissait aussi que partir seuls n’était pas la meilleure des solutions, mais au moins pouvait-il espérer que le Lord Hastif en prendrait un peu pour son grade sur la façon de les traiter. Œil pour œil, dent pour dent…
« C’étaient dans nos intentions de vous accompagner, mais je suppose que le Lord Hastif s’est donc permis de prendre quelques décisions à votre place pour vous éviter de vous ennuyer avec. » Il n’avait même pas songé à prévenir quiconque de leur présence… Comme quoi attendre leur aurait été totalement inutile. « Il n’était pas vraiment possible de vous approcher, et de nombreux chasseurs sillonnaient la région. Nous nous sommes surtout trouvés au mauvais endroit au mauvais moment. » Ca, pour jouer de malchance ! Peut-être que d’autres chasseurs étaient sur les lieux, vu le saccage qu’ils avaient entendu en contrebas, sans compter la présence de la vieille qui semblait avoir croisé un ou deux chevaliers avant de s’y rendre… Peut-être étaient-ils morts entre temps ?

« C’aurait pu être pire. Nous aurions pu être piégés à l’intérieur… Je gage que s’est arrivé à certains, vous avez entendu les premiers éboulements ? Et cette vieille … Elle avait l’air d’en savoir long sur le sujet, à moitié folle peut-être, mais elle disait vrai sur les « têtes noires ». Elle nous avait mis en garde, vous savez de qui je parle ? »

Adrian avait reposé son arc contre l’arbre couché, se rendant compte qu’il le tenait toujours en main. C’était impoli, mais le contact du bois le rassurait. Ils avaient beau être bien entouré, maintenant, il lui restait encore un peu de l’angoisse de la bataille. Assez pour qu’il peine à réfléchir posément, même s’il n’était plus aussi douché que l’heure d’avant… Parler si vite des combats après si peu de temps écoulé avait tendance à l’embrouiller davantage que de l’aider à s’apaiser. Mais oublier ? Il n’y parvenait pas, et ses maigres blessures lui rappelaient par des piques mordantes le froid de l’acier et de l’écorce traitresse. Ce n’est pas l’entraînement qui l’avait sauvé, mais l’instinct. Il ne se souvenait que maintenant avoir parfois crié des ordres et se demandait si c’était bien lui qui les avait prononcé. On croit tout oublier, au final, mais ce sont les mécanismes qui opèrent avec brio… Etait-ce vrai, alors, qu’il ferait un bon Lord ? Parce que c’était gravé dans sa nature aussi bien que l’Ecorcheur qui ne ressentait rien, à la vue du sang et des cadavres, qu’une indicible satisfaction ? Il était encore trop tôt pour y penser.

Il manqua de sursauter, au rire de l’Orage Moqueur, aussi puissant qu’inattendu. Aussitôt, il avait la sensation d’être redevenu un gamin face à un colosse qui, même s’il paraissait des plus joviaux, n’en était pas pour le moins impressionnant. Un sourire hésitant lui fut rendu, quand il le paraphrasa, ne semblant pas mal prendre sa spontanéité.
« Il y a bien eu ce chevalier aux Crabes, et cet archer… Pardonnez-moi, je ne connais pas leur nom. Mais même si leur action n’a pas pu être menée au bout, leur geste fut apprécié. Je ne suis pas sûr d’avoir l’occasion de les en remercier, mais je suppose que vous serez amené à les revoir plus tôt que nous pour ce faire ? »

Des médaillons. Il lui semblait bien en avoir vu d’autres, avec les mêmes inscriptions… Celui des Swann était donc un pur hasard, un objet dérobé par un bandit de grands chemins, ou l’un d’eux faisait partie de la famille de Maureen ? Il ne prit pas la peine de sensibiliser le Lord à ce sujet. Ce n’était pas à lui d’en parler, et il n’était, de toute façon, pas la première personne à en aviser.
« Vous les avez vu, quand les bêtes sont mortes … Ils sont rentrés dans une rage folle. Ils ont été nombreux à se jeter vers moi, avec cette colère fanatique au visage. Et pourtant, pourtant… J’ai vu ces mêmes bêtes faire le vide autour d’elles, en tuant indistinctement les fervents autant que vos hommes. Qu’est-ce qu’elles représentaient pour eux, des symboles, des idoles ? » Voir des Dieux, mais il n’osait pas le dire à voix haute. C’était si incompréhensible ! « Pour moi, c’était une sorte de prière plus qu’une devise. Peut-être des chasseurs auront-ils vu autre chose… Il serait intéressant de connaître l’origine de ces bêtes, car elles ne viennent pas de l’Orage, n’est-ce pas ? Alors comment ont-elles pu passer inaperçue ? Et on dirait qu’ils étaient pressés de nous remettre cette récompense, comme pour nous congédier, d’emmener ces bêtes pour effacer un vilain souvenir ou une bavure. Je suis sceptique face à ce comportement, mais cela ne me concerne pas tellement. Je suis sûr que vous ferez tout le nécessaire pour que les terres de l’Orage n’aient plus à craindre à nouveau ces têtes noires. »
Il ne voulait pas que ses craintes se transforment en critiques et que le Lord Baratheon croie que, du haut de ses quinze années, il ose lui dicter ce qu’il avait à faire. Mais il lui semblait vital de partager ses quelques constatations, tant qu’ils avaient cette rare chance de discuter avec le Lord-suzerain de la manière la plus informelle qui soit. Un nouveau sourire lui échappa, en remarquant que la simple prestance de l’Orage Moqueur suffisait à taire les commérages autour d’eux. Il avait une attitude franche et bourrue qu’on voyait peu, et dont il se serait encore moins douté de l’existence dans les terres du Sud. Il avait cette capacité à mettre en confiance avec une rare aisance.
« Je suppose qu’ils sont aussi curieux que vous de connaître la raison de notre présence. Vous savez, d’ailleurs, pourquoi le Grand Argentier s’est déplacé en personne ? Ils sont arrivés avec une promptitude effarante sur les lieux du carnage. » Il évita de le cribler de questions, mais il espérait secrètement que le Lord en saura bien davantage, et qu’il serait prêt à leur communiquer une bribe d’informations.
A la remarque pour la « Lady Maureen », Adrian eut un sourire voilé. Il se demandait si elle comptait jouer le rôle qu’elle portait dans le Nord ou dans le Sud, en l’état. Ce qui était sûr, c’est que le Lord Baratheon ne semblait pas choquer outre mesure de la voir combattre à leurs côtés. Un bon point, encore. Il aurait vécu dans le Nord qu’il ne se serait pas montré dépaysé ! Enfin Maureen, de son côté, se montrait bien muette. S’il ne s’étonnait pas de ce comportement de la part de leurs protecteurs qui n’avaient pas à se mêler de ces discussions… Il en était tout autre pour sa cousine. Dans le regard d’Adrian, on pouvait aussi sentir qu’il recherchait l’assentiment de cette dernière. Il ne voulait pas la forcer à parler de sujet si elle n’en éprouvait pas l’envie, mais il gageait que son avis sur la question serait bien plus pertinent que le sien. A moins qu’elle tentait ainsi de le mettre en avant et de le laisser à sa gloire… Pourtant, sans sa présence, il savait pertinemment qu’il n’aurait pas trouvé autant le courage de bien faire. Car c’était en couvrant ses arrières qu’il s’était senti poussé des ailes et avait eu la force de triompher.
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Maureen Bolton
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Message Mar 18 Déc 2012 - 1:34

La preuve était faite depuis des lustres. Combien de fois Réginald Bolton avait-il tenté de l’éliminer. Elle n’Avait pas compté. Déjà, son tempérament à se mettre dans le pétrin était au maximum, un jour, elle perdrait la vie à toujours vouloir désobéir. Elle n’était pas non plus le genre de femme qui attendait sagement d’élever des enfants. Elle n’avait pas cette patience qu’avait eue sa propre mère à sa naissance et celle d’Adrian. Lady Isabel avait toujours fait en sorte qu’Adrian soit comme son fils. Celui qu’elle n’avait jamais eu. Pour Maureen, Adrian était certainement le seul gamin dont elle aurait pris soin dans son existence. Revenant sur terre, elle écouta Adrian avant d'échanger un sourire complice avec son homme d’arme. Elle avait compris une parcelle de la réplique de Jack. Cela la concernait, mais elle préférait en rire plutôt que de se montrer de mauvaise humeur. Heureusement, elle n’était pas la seule à penser que Adrian avait fait des progrès.

J'aimerais ne pas me montrer fataliste, mais on ne sait plus de quoi la vie est faite. Même si j’espère autant que cela soit dans plusieurs années, on ne sait jamais quand Lord Bolton peut rendre L’âme.


Et elle n’avait pas peur. Elle soutiendrait Adrian dans son processus. Elle savait que comme John, Mortimer et Jack seraient des alliés définitifs. Le vieil homme qui lui servait de protecteur connaissait les deux Bolton depuis qu’ils étaient hauts comme trois pommes. Et Mortimer plus que les autres, détestait Lord Bolton. Maureen était heureuse qu’il discute tranquillement avec Lord Baratheon. Elle ne put tout de même s’empêcher de soupirer lorsqu’il parla d’aide. Même si il en aurait eu besoin, elle aurait été la bienvenue, mais les Nordiens avaient tendance à compter beaucoup plus sur eux-mêmes. Mais elle se souvenait tout de même d’un jeune archer que Mortimer avait couvert un certain temps.

Je crois avoir entendu le nom d’un certain Sombrelyn, mais je ne suis pas certaine.

Il y avait eu plein de nom qui avait défilé pendant la courte bataille. Maureen avait sa petite idée au sujet de ces bêtes qui étaient sortis comme un rien. Elle était là bien avant eux. Ils n’en connaitraient jamais davantage, car elle ne croyait pas que la citadelle en ferait état au Lord de l’orage. Elle regarda d’abord le Lord des terres de l’Orage puis se tourna vers Adrian pour regarder l’étendue de sa propre blessure à sa main. Ce n'était un rien, comme elle en avait l’habitude. Faisant taire son mutisme dans lequel elle était terrée depuis quelques minutes, elle ouvrit enfin la bouche.

Les trois bêtes ont certainement grandi sur les terres avant même que nous le sachions. On les aurait crus sorti des vieilles légendes du Nord. Elles sont restées cachées pendant plusieurs années certainement. Je n’y verrais aucune autre raison possible. Je ne crois pas non plus qu’ils reviennent un jour. Ils étaient comme un symbole et je crois que même fanatique ou pas j’aurais préféré mourir autrement que par un coup de la bête.

Pour Maureen s'était claire, elle préférait combattre des humains que des créatures sortis de nulle part. Elle se demandait si toutes les histoires de Loup-garou, de géant, de lynx prenaient aussi tout un sens. Enfin, elle serait certainement la dernière surprise que les contes de Lord Bolton soient vrais après avoir vu ce qu’elle avait vu. Elle était tout de même amusée intérieurement. Le voyage n’était pas si long et ennuyeux tout compte fait. Il était même très riche en émotion et en aventure. Bizarrement, elle ne sentit pas d’aversion envers Lord Baratheon. Si un homme connaissait bien les femmes du Nord ce ne pouvait être que lui. Elle se souvenait que Lord Swann lui avait raconté que le Lord suzerain de l’orage avec épousé une Stark. Elle était même surprise que le Lord devant elle n’ait pas un quelconque mépris devant le nom. Elle devait bien choisir ses mots. Lord Hastif était un idiot.

Pour être honnête, s’il avait voulu être respectueux quelques peu envers mon grand-père, ils auraient laissé tombé ses petites manies de jouer le chef, alors qu’il ne l’était pas. Où peut-être qu’il ne voyait pas l’utilité d’une femme dans se genre de situation.

Elle avait omit de rajouter, Pauvre homme, il n’avait pas du mettre les pieds souvent dans le nord ou à Dorne. Malgré leurs différences, les femmes se ressemblaient beaucoup. On disait que dans le Nord autant de dans le sud, les femmes ne laissaient pas leur place. Maureen avait modéré ses réactions envers Lord Hastif. Par respect pour son grand-père, qui n’aurait pas aimé la voir ici. Il l’avait pourtant fait promettre de ne pas y mettre les pieds. C'était plus fort qu’elle et tout le monde le savait, que devant le danger, elle ne faisait pas halte. Elle s'était levée boitant légèrement et elle avait pris la direction opposée pour siffler Écorcheur qui s'était amené au trot. Maureen avait ouvert la sacoche pour y tirer le pendentif, qu’ils avaient trouvé en quittant la surveillance des hommes de Lord Hastif. Elle avait caressé l’encolure de son cheval avant de retourner vers sa troupe et le Baratheon. Elle avait montré le pendentif frappé des armoiries des Cygnes. Deux cygnes combattants, noir et blanc de l'un à l'autre, becqués et membrés d'or sur champ parti de blanc et de noir. La représentation en était troublante, pour une maison aussi sage que pouvait l’être les Swann.


Je sais que vos vassaux sont nombreux, mais parmi les têtes noires, avez-vous réussi à voir le visage d’un homme de vos terres, un visage familier? Avant de se rendre près des éboulements, nous avons trouvé un pendentif frappé des armoiries de Pierheaume. Tout près il y avait une barque et du sang.


Il était pourtant à des kilomètres de la maison de Pierheaume. Le Bois au roi étant situé entre Port-Real et l’Orage. La question était bien trop grande pour que le Lord lui apporte toutes les réponses, mais peut-être aurait-il pu lui apporter quelques choses, avant qu’elle ne s’adresse personnellement à son grand-père.




Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Lyonel Baratheon
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Message Mer 19 Déc 2012 - 14:38

-J'estime qu'il aurait tout de même du m'en parler. Trancha Lyonel en croisant les bras. Adrian avait peut-être raison, lord Hastif avait peut-être simplement voulu lui éviter de prendre une décision de plus... Mais lui estimait qu'il avait eu tort. Décider si quelques combattants de plus joindraient leur groupe n'était pas de celles qui nécessitent une grande réflexion. Si la question lui avait été posée, il aurait trouvé la réponse très rapidement.

Même si lord Baratheon rechignait souvent à passer de longues heures à réfléchir sur un point épineux, il n'appréciait pas réellement être tenu à l'écart de telles affaires. D'autant plus que les conséquences à cette décision qu'il estimait comme étant mauvaise auraient pu être bien plus graves. Il hocha pensivement la tête lorsque le Bolton évoqua leur malchance. Il était vrai qu'ils ne pouvaient de toute façon ni prévoir qu'ils affronteraient tant d'ennemis ni qu'ils seraient face à non pas une mais trois bêtes ! Néanmoins... Il ne pouvait s'empêcher d'imputer une part de responsabilité à lord Hastif. Il aurait du le prévenir de l'arrivée des Bolton ou les faire surveiller pour qu'ils ne s'échappent pas comme ils l'avaient fait. Et cette dernière option, Lyonel l'aurait fortement désapprouvée. Ce n'était pas une façon d'accueillir des invités, voyons !

Maureen semblait d'ailleurs particulièrement irritée de cette inhospitalité. Même si elle semblait faire preuve d'une certaine mesure dans sa réponse, Lyonel se doutait bien qu'il y avait un peu plus de rancune dans ces quelques mots que ce qu'elle voulait laisser croire. Sans doute l'avait-il offensée, le lord hâtif. Adrian, lui, se montrait plus calme et relativisait un peu mieux que la jeune femme. Sans doute devait-elle avoir un fort caractère.

-Je vois..
. Répondit lord Lyonel en fronçant les sourcils, semblant contrarié. J'en parlerai à lord Hastif, croyez moi ! Et la prochaine fois qu'il vous rencontrera, je vous garanti qu'il fera preuve d'un peu plus de déférence à votre égard ! Je m'excuse pour l'offense qu'il vous a faite...

Le lord local avait par son initiative purement et simplement ignoré le groupe des Bolton. Quelque part, ils avaient sans doute bien fait de partir de leur côté même si la chance n'avait pas toujours joué en leur faveur ! Ho, les Sept n'avaient pas été tendres avec les combattants et Lyonel ne pu s'empêcher d'esquisser un sourire où transparaissait une étrange pointe d'ironie lorsque le garçon mentionna l'éboulement. Ça, pour l'avoir entendu, il l'avait entendu... Et même plus, à vrai dire ! Mais Adrian ne devait sans doute pas parler de l'affaissement soudain du sol, il avait été un peu trop évident pour qu'il en fasse état de la sorte. Y avait-il eu des prémices à la catastrophe qui avait suivit ?

-Les premiers éboulements, dites-vous ? Je n'en ai pas entendu, non. Mais avec l'orage et la pluie, il est possible que nous l'ayons confondu avec les roulement du tonnerre. C'était le tonnerre qui se riait de l'Orage Moqueur, songea-t-il. Les derniers, par contre... Je les ai bien entendus, oui... Certains de mes hommes n'ont pas eu la chance dont j'ai bénéficié, hélas.

Ça n'était pas quelque chose de commun, que de sentir soudain le sol se dérober sous ses pieds alors qu'on abat un ennemi de plus. Tout semble suspendu tandis que l'esprit essaye tant bien que mal de comprendre ce qu'il se passe, et on imagine que l'on s'envole, que quelque chose de monstrueux est en train de vous soulever. Lorsqu'on se rend compte de ce qu'il se passe, on dégringole déjà, accompagné de pierres, de terre et d'arbustes, le tout dans un chaos total. Certains des fanatiques étaient tellement galvanisés par leur lutte ''sacrée'' qu'ils ne s'étaient même pas laissés démonter et Lyonel avait du esquiver un coup tant bien que mal avant qu'une énorme pierre ne lui passe à quelques centimètres du nez... Il l'avait échappée belle ! Il avait ensuite fallut se relever. Il avait en la chance de ne pas être blessé dans la chute. De toute sa vie, il n'avait jamais vécu un seul combat voué à tourner de la sorte ! Il y avait de quoi en secouer plus d'un. Cela dit, Adrian semblait garder la tête froide et loin de se concentrer sur cet éboulement qu'il avait lui aussi vécu, il semblait se remémorer les dire qu'une inconnue... Bien que Lyonel ai entendu quelques contes au sujet de la folle qui hantait ses bois et qui, selon certains, mangeait des enfants, il ne l'avait pas vue. La seule rencontre qu'ils avaient faite était celle des premières Têtes Noires lorsqu'ils étaient arrivés à la grande clairière.

-Quant à cette vieille, fit-il, je crois avoir entendu quelques histoires de sorcellerie et autres balivernes à son sujet... Bathilda, n'est ce pas ? Je n'ai pas eu l'honneur de la rencontrer, non. Vous dites qu'elle semblait en savoir beaucoup sur les têtes noires ? Ce n'est pas étonnant si elle habitait dans ces bois, les Ânes étaient si nombreux qu'ils ont forcément du la rencontrer à plusieurs reprises, je pense. Que vous a-t-elle raconté ? Il était curieux d'en savoir un peu plus sur ces mystérieux fanatiques. Après tout, de nombreuses zones d'ombres planaient encore au dessus des événements qu'ils venaient de traverser.

L'une d'elle, en particulier, semblait-être l'énigme des médaillons. Le lord acquiesça lorsque les deux jeunes gens lui donnèrent quelques précisions sur les chevaliers qui s'étaient portés à leur secours. Il y avait ser Lothar, qu'il connaissait depuis longtemps. Il n'était pas surpris d'apprendre qu'il était venu à leur aide. Néanmoins, aborder ce sujet sembla étrangement contrarier Maureen, pour une raison inconnue du Baratheon... Ou peut-être était-ce là une autre manifestation du caractère plutôt bien trempé qu'elle semblait avoir ? Quoi qu'il en soit, même si le Celtigar faisait partie de ses relations, le nom du Sombrelyn n'évoqua aucun sentiment de familiarité, il ne le connaissait pas... Il répondit brièvement aux deux Bolton :

-Je ne connais pas ce Sombrelyn mais le chevalier aux crabes était ser Lothar, de la maison Celtigar. Je le connais plutôt bien. Soyez assurés que je lui transmettrai vos mots.

Nul doute qu'il reverrait le chevalier et ainsi, il pourrait l'informer des quelques mots des Bolton. Quand au Sombrelyn... Hé bien, il n'avait pas vu par où il avait disparu mais s'il d'aventure il le croisait, il ferait de même. Alors qu'il jetait un coup d’œil distrait aux alentours, la conversation se reporta de nouveau sur les Têtes Noires et la bataille qui avait eu lieu. Les bêtes avaient fait un carnage tandis que les hommes étaient galvanisés par leur arrivée. Les deux jeunes gens se lançaient dans des hypothèses qui, à défaut d'avoir de réelles preuves pour être étayées, étaient très plausibles. Le lord les écouta, hochant distraitement la tête. Au vu de la taille des monstres et de leur nombre, il eut été difficile de les introduire récemment dans le Bois-du-Roi sans être vu. La jeune Bolton avait sans doute raison, elles avaient peut-être grandi en ces terres. Néanmoins il était surprenant que personne ne se soit jamais aperçu de leur présence. Garder de tels monstres en cage n'avait pas du être aisé... Quand à cacher un groupe de plusieurs dizaines – voire de centaines - de personnes...

-Ces mots restent une énigme... Je ne sais pas s'ils sont une prière comme vous le supposez, mais ils les portaient tous, d'après ce que j'ai vu. C'est pourquoi j'ai songé à un mot de passe ou à un signe de reconnaissance. Je ne sais quelle hypothèse croire... A vrai dire, ils étaient nombreux à ne pas avoir compris le sens de cette phrase. Ser Dezial non plus n'avait pas semblé très au fait de leur sens. Peut être que votre vieille Bathilda en savait également plus sur ce sujet ? J'imagine que vous auriez pu en savoir un peu plus si vous aviez eu le temps de l'interroger... Supposa Lyonel, réfléchissant tout haut. Ha, dommage que nous soyons arrivé si vite pour interrompre les réjouissances ! Plaisanta-t-il, pourtant il n'y avait pas forcément matière à rire.

Le mystère restait presque entier et leur seul informateur potentiel s'était volatilisé à l'arrivée des chevaliers et du Baratheon. Nul ne savait où la vieille folle avait pu filer. Cela dit, elle avait sans doute eu raison. En restant dans les ruines, elle aurait été prise au cœur des combats. Il y aurait eu peu de chances qu'elle y survive.
Il resta silencieux alors que les jeunes gens évoquaient à nouveau la folie destructrice des bêtes et des fanatiques. Adrian semblait avoir été impressionné par la folie furieuse qui les avait pris alors même que leurs propres rangs souffraient des attaques aveugles des monstres. Maureen, elle, s'était montré plus dubitative. Peut être qu'elle avait du mal à comprendre une telle exaltation ?

-Des symboles, oui... fit le lord, pensif, après qu'Adrian eut parlé. Peut être même plus... Des dieux, sans doute, pour qu'ils ne répugnent pas à se sacrifier de la sorte et pour que même le massacre de leurs alliés ne les détourne pas de leur objectif. Il sourit alors qu'Adrian souhaitait que l'Orage soit débarrassé de ces monstres une bonne fois pour toute. C'est qu'il parlait comme un lord, malgré son jeune âge ! Ne vous inquiétez pas, si un seul de ces monstre parcourt encore la région, je me ferai une joie de l'abattre personnellement ! Ça n'est pas tout les jours que l'on peut chasser de telles bêtes !

Il plaisantait, bien sûr, mais doutait également que d'autres de ces choses soit encore en vie. Au vu de leur sauvagerie, elles ne passeraient pas inaperçues et seraient vite mises hors d'état de nuire. Quoi qu'il en soit, il n'avait pas menti, et même s'il n'irait peut être pas chasser lui même l'éventuel monstre survivant, il ferait ce qu'il fallait pour qu'il soit abattu.

Adrian sourit après qu'il eut réduit au silence les quelques soldats qui discutaient un peu trop près. Il avait lui aussi remarqué ces bavardages importuns mais au moins ne semblait-il pas s'en émouvoir. D'autres auraient pu trouver de genre d'impolitesse des plus déplacé. Mais les gens du Nord étaient plein de surprises et Lyonel était plutôt bien placé pour le savoir ! Mais pour l'heure, celui qui avait le plus surpris les troupes présentes avant été le Grand Argentier, comme le soulignait si bien Adrian. Il était arrivé à point nommé, comme si il savait quelque chose qu'eux ignoraient... Et ceci déplaisait particulièrement à Lyonel.

-Oui, ils sont arrivés bien trop vite. Et outre la récompense faramineuse, voir Lord Hightower arriver en personne a été une surprise, je l'avoue... J'ai l'impression qu'on nous cache des choses. Ils doivent en savoir plus que ce qu'ils veulent bien nous laisser croire. Ont-ils un plan quelconque, je n'en sais rien...

A vrai dire, au fond, il n'avait pas vraiment envie de savoir...
Les suzerains de l'Orage se montraient rarement très intéressés par les jeux de pouvoirs et les complots. Lyonel ne faisait pas exception à la règle mais l'idée que la Couronne se mêle des affaires de ses terres en le laissant dans l'ignorance tendait plutôt à lui déplaire... Il n'en savait pas plus que les deux Bolton. Le mystère restait très épais et tendait même à s'épaissir. Lui qui était plus un homme d'action que de réflexion, il n'y avait décidément rien pour lui plaire dans cette affaire ! Un instant il se plongea dans ses réflexions, un pli soucieux barrant son front, alors que Maureen se levait. Après un sifflement bref, son cheval vint docilement la rejoindre et elle fouilla un instant dans les fontes de la selle, revenant ensuite vers le reste du petit groupe. Elle boitait, nota Lyonel, alors que le manège de la jeune femme l'intriguait. Mais ce qu'elle leur rapportait était encore bien plus intriguant. Un médaillon une fois de plus, mais celui-ci ne ressemblait pas aux simples pièces de fer pendues à une lanière de cuir que portaient la plupart des fanatiques. Celui là portait un blason d'une famille de l'Orage, les Swann de Pierheaume. Une famille réputée d'hommes fiers mais prudent. Que faisait donc leur blason sur cette médaille ?

Le lord resta quelques instants silencieux, semblant perplexe à la vue de l'objet. Encore une étrangeté de plus... Il le rendit à Maureen une fois qu'il l'eut suffisamment contemplé.

-C'est un nouveau mystère que vous m'apportez là, ma dame... J'avoue ne pas y comprendre grand chose concernant cet objet ou même cette barque dont vous me parlez. Peut être que la maison Swann est impliquée dans cette affaire mais de quelle manière, je l'ignore. Ma conclusion qui me semble la plus évidente à la vue de ce médaillon c'est qu'un Swann aurait pris part au mouvement de ces fanatiques. J'ose espérer que ce n'est pas le cas, mais il va falloir éclaircir la situation au plus vite. Je ne peux pas me permettre de douter de mes vassaux dans cette affaire. Il me faudra sans doute prendre contact avec votre grand père, lady Maureen.

La situation lui semblait devenir soudain bien plus grave. De nombreux hommes étaient morts dans cette folle aventure qui n'aurait du être qu'une simple battue et d'autres encore avaient subit le courroux des Têtes Noires au sein de Port Réal. Si les accusations portées par lord Lyonel étaient vraies alors les Swann encouraient une sanction exemplaire. Tout ce qu'il pouvait espérer, c'était que l'objet avait été dérobé à son propriétaire ou qu'il appartenait à un chevalier de la maison plutôt qu'à un de ses membres directs.


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Message Dim 6 Jan 2013 - 10:02

Sombrelyn, Celtigar…
Il hocha lentement la tête, tentant de mémoriser ces noms et blasons. Depuis son départ du Nord, il avait constamment l’impression de faire des cours de rattrapage en la matière. On avait sans doute dû lui parler brièvement des Crabes mais ça ne lui revenait pas. De quoi fournir une bonne raison au septon de dire qu’il ne l’écoutait pas suffisamment… Et cet archer, il n’avait jamais su d’où il était venu, encore moins où il était ensuite reparti. Mais si ces personnes venaient des terres de la Couronne, ils ne les recroiseraient pas de si tôt. Dommage, car durant un instant, il lui avait semblé croiser des chevaliers dignes de ce nom.

A l’inverse le Lord Hastif en prenait pour son grade, ce qui n’était pas pour le déplaire. Vu la conviction que mettait Lyonel Baratheon dans ses propos, nul doute qu’il tiendrait parole et irait lui en parler. Eux seraient déjà loin à ce moment-là… Une petite vengeance bien accomplie.

« Il y a eu des éboulements avant même notre arrivée, c’est ce qui nous a attiré vers ces ruines. Si ce n’est les têtes noires qui se préparaient à l’assaut, il s’agissait d’autres chasseurs qui ont été pris dans le piège avant nous. Nous avons eu beau fouiller les environs, pas une trace, hormis cette vieille… Mathilda, c’est cela ? » John avait bien trouvé un escalier qui s’enfonçait dans les profondeurs, mais rien à voir directement avec ce premier éboulement. Il s’attardait peut-être trop sur les détails, la deuxième hypothèse, plutôt que l’orage était… « Ca aurait pu aussi bien être leur arrivé imminente qui provoquait un tel raffut. » Rajouta t-il, comme pour clore ses spéculations sans fondements. L’Orage Moqueur était bien aimable de s’attarder, tout comme lui, sur les moindres traces du mystère. Traces bien vite effacées par les averses tout autant que le passage du Grand Argentier. Si lui en savait plus, il ne se voyait pas lui réclamer. Cette affaire concernait avant tout l’Orage, que pouvaient-ils faire d’autres que de sensibiliser le Lord à ces fâcheuses coïncidences ? Même le mystère que renfermait ce médaillon ne concernait avant tout que Maureen. Un étranger en terres étrangères, voilà ce qu’il était. Et s’il était mort, comme les hommes du Baratheon, n’eut-ce été qu’un horrible gâchis contrairement à eux qui avaient servi jusqu’à la fin, sans faillir.
« Je suis désolé, pour eux. Nous n’aurions pas pu prévoir que la terre s’ouvre sur nous : Un fait qui nous a été aussi fatal que salutaire. » Quant à la vieille, il aurait bien tenté de remettre la main dessus pour en apprendre davantage, mais peine perdue. Elle ne savait rien de plus sur le médaillon, et sur les bêtes ? Elle lui avait paru totalement folle mais ses propos s’étaient montrés incroyablement véridiques ! « Bathilda. Elle disait vrai, surtout. Elle nous a mis en garde… Je crois même qu’elle était venue pour ça. Mais je suis bien incapable de dire si elle était de leur côté ou non. Elle avait parlé d’une histoire d’autels aussi, qui pouvait avoir son importance … Pour se protéger des bêtes, il me semble. Tout ce qu’elle disait était confus, navré. En remettant la main dessus, peut-être qu’une partie du mystère pourrait être éclairci. »

Un haussement d’épaules le prit, se rendant compte seulement après coup du manque d’élégance de ce geste pourtant le plus sincère du monde. Il ne savait quoi répondre au Lord des terres de l’Orage, il ne détenait aucune clef de l’énigme et avait été pris, comme lui, en plein dans la tourmente. Un malheureux hasard qui s’était terminé en bien chanceuse victoire. « L’âne voit tout… Ne dit-on pas que les Dieux sont omniscients ? » Lança t-il à la cantonade, sans plus s’enfoncer dans le sujet. C’était toujours délicat de parler de divinités profanes quand vous considériez déjà celles prônées habituellement dans le Sud comme telles. Un rire amer, et plus de façade, le prit en réponse à la plaisanterie du Lord : « Dommage, peut-être, mais nous aurions fini bien plus vite isolé et au fond du gouffre. » Du mal à en rire, pour le coup. « Vous êtes tombés à point nommé, au contraire. » Rajouta t-il pour adoucir sa remarque. Il s’en fichait bien d’obtenir plus d’informations si c’était pour mourir avec la seconde d’après. Assez de folies avaient été commises quelques heures auparavant, du moins à son goût.

Il ne masqua pas son étonnement à la remarque de Maureen. Les bêtes qui auraient grandies sur ces terres, à l’insu de tous ? Si l’hypothèse avait du sens, elle était pour le moins originale… « Mais si elles étaient plusieurs, on peut s’attendre à en revoir encore. D’autant plus si, comme tu l’affirmes, elles ont pu grandir cachées dans le Bois-du-Roi. » Mais il n’espérait pas non plus en recroiser de si tôt, sauf pour s’approprier leur fourrure comme il l’avait escompté, à la base. Un privilège dont il avait été privé, mais tout l’or donné en retour compensait bien cette perte.

Un sourire pensif passa sur son visage… Aussi étrange que ça puisse paraître, le Lord était en phase avec sa propre pensée qu’il avait refusé de formuler, mais lui ne s’en priva pas. Jusqu’à maintenant, le choc des cultures s’était fait puissant tout au long de leur voyage, mais il semblait que certains, parmi même les plus grands, savaient faire exception. Pourtant, de ce qu’il avait entendu sur l’Orage Moqueur, il n’en avait retenu que le côté bon vivant, plus prompt aux combats et festivités qu’aux responsabilités et à la réflexion. Sans savoir quoi réellement en penser… Maintenant lui venait en mémoire un vieil adage que l’on reprenait souvent pour eux, que les apparences sont parfois trompeuses. Il n’était pas que ça, surtout. « Vous auriez aimé qu’une de plus se rajoute à l’addition, rien que pour le plaisir de l’abattre vous-même ? » C’est vrai que cette chasse, pour le moins épique, resterait longtemps gravée dans les esprits. Pourtant l’histoire ne retenait que les noms les plus illustres… Qui sait ? L’Orage Moqueur aurait sans doute arraché la tête de l’une de ces bêtes noires dans quelques chansons. Piètre consolation, ceci dit, quand on connaissait la vérité. Mais cette vérité n’était jamais contée, et seuls ceux qui l’avaient vécue pouvaient la partager pleinement.

« Peut-être devrions-nous nous renseigner, justement. Si le Lord Hightower est à portée de main, ce n’est personne d’autres que vous qui aurait la prétention de lui poser pareille question. Quant à Mathilda, nous pouvons encore la retrouver et… » Il s’était interrompu, jetant un regard de biais vers Maureen et Ecorcheur. Ce qu’il avait eu en tête venait de se volatiliser aussi subitement… Comptait-elle réellement lui montrer le médaillon ? Il resta résolument muet, la laissant faire, même s’il craignait d’en apprendre bien peu et que les Swann se retrouveraient automatiquement dans une situation délicate vis-à-vis de leur suzerain. Pourtant, le Lord remit encore en doute les rumeurs à son sujet en prenant très au sérieux cette histoire de médaillon. Adrian le fixait tout aussi longuement que durait le silence, de ses yeux de glace qui n’entendaient rien d’autres que le verdict final. La conclusion qui sautait aux yeux était bien celle que formulait le Lord à voix haute, mais aussi la plus cruelle pour les Swann qui n’étaient peut-être en rien mêlés à cela.

Il les regarda tour à tour, en sachant pertinemment que la moindre parole serait déplacée. « Des prisonniers n’ont pas été faits ? Peut-être pourrions-nous en apprendre plus sur ce médaillon, à travers eux… Du moins s’ils se montrent conciliants. Plusieurs pistes sont à explorer, mais c’est à vous d’en donner l’ordre, messire. » Il espérait ainsi régler la situation, d’une façon ou d’une autre. De toute façon, ils ne pouvaient pas repartir directement pour Pierheaume dans l’état où ils étaient !
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Maureen Bolton
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Message Mar 8 Jan 2013 - 3:29

Maureen avait quand même eu l’audace de regarder ses hommes. Elle avait échangé un regard bien discret avec le plus jeune des deux protecteurs. Elle se ferait même un malin plaisir si elle devait rencontrer Lord Hastif de nouveau. Elle était tout de même fière de remporter cette manche contre ce lord prétentieux qu’elle aurait bien envoyé paitre, si elle n’avait pas été élevée comme une lady. Elle restait plutôt attentive à ce que son cousin disait. Elle se souvenait qu’il avait été confronté à Lord Stark, mais elle avait vite repris le relais. Pourtant, il s’en sortait très bien avec l’Orage Moqueur. Parler des éboulements et des pertes fit ressentir à Maureen une mauvaise énergie. Elle aurait pu y perdre son cousin, idiote qu’elle était de s’être laissé entrainer dans cette histoire. Gawen Swann l’avait bien averti pourtant de ne pas y mettre les pieds, mais elle se demandait si ce n'était pas pour se médaillon qu’il ne voulait pas qu’elle y aille. Que pouvait-il lui cacher de si terrible?

Je ne crois pas qu’elle faisait partie des leurs. Elle les craignait et voulait que l’on les craigne autant pour que nous partions. Elle disait qu’il n’y avait pas qu’une ou deux bêtes. Elle disait qu’il casserait tout à Port-Réal et à Accalmie.

Elle a fuit lorsqu’elle a remarqué un chevalier quelconque qui approchait, grommela un des protecteurs.

Maureen était restée accrocher à ce que la vieille disait chaque fois qu’elle parlait du détenteur de ce médaillon. « Si votre ami l'a perdu, c'est qu'il est mort... ou enterré... ou les deux.. » La vieille était partie lorsque les éboulements avaient commencé. Une chose l’avait tracassé, mais elle n’allait pas en parler. Elle portait rarement ses armoiries lorsqu’elle était dans le sud. Comment avait-elle su qu’il était du Nord. Trop de question, sans réponse. Ils avaient eu de la chance. Une chance que les hommes du Baratheon n’avaient pas eue. Elle ne savait pas comment, elle aurait agi, si Adrian avait été une victime. Avec une sincérité non feinte, la Bolton finit par prononcer :

Le Père sera clément lors de leur jugement.

Elle faisait rarement dans les sentiments, mais elle était sincère. Personne n’avait mérité à perdre la vie, sauf les têtes noires. Elle avait failli y passer, mais cela n’aurait été qu’un plaisir de plus pour le vieil homme Bolton. Adrian laissa planer un doute sur le retour des bêtes. Il avait peut-être raison, mais elle doutait que cela soit maintenant. Ce qui venait de se produire était un grave échec pour les têtes noires. Elle ne croyait pas les revoir un jour si tôt.

Espérons qu’il n’y en avait que trois et que l’Orage en soit débarrassé pour toujours. Espérons que cela ne sera pas avant des milliers d’années. Rien ne dit qu’il n’y a pas de bête ailleurs à Westeros. Sincèrement j’espère ne jamais en rencontrer d’autres.


Dire qu’à cause de cette histoire, elle remettait désormais en doute, les histoires terrifiantes de Réginald Bolton. Si de telles bêtes monstrueuses existaient, les géants et les marcheurs blancs pouvaient bien exister. Elle remettrait peut-être tout en doute. Quoique depuis le début de leur voyage, ils en voyaient de tous les couleurs. Elle aurait par contre aimé ne jamais rencontré le blason des Swann. Elle aurait bien fait payer celui qui mettait sa famille dans une délicate position auprès du Lord Suzerain. Ce médaillon était une source de problème autant que les derniers événements. Maureen le rangea dans une poche lorsque Lord Baratheon le lui remit. Il avait certainement le même pressentiment qu’elle. Elle ne fut pas déçue que le Baratheon n’ait pas de réponse à ses questions. Elle les aurait qu’en interrogeant son grand-père. Il y avait des doutes raisonnables que Lord Swann n’apprécie pas le comportement de sa petite fille. Elle voulait des réponses et les aurait, et ce même si elle devait souffrir en les écoutant. Elle n’arrivait pas à concevoir une minute que les Swann puissent avoir eu une relation quelconque avec les têtes noires.


Je l’ignore aussi, et je ne sais pas si je suis prête à attendre quoique ce soit au sujet de ce médaillon. J’aimerais qu’il n’en soit pas ainsi. Mais la vieille Bathilda ne cessait pas de dire « si votre ami l'a perdu, c'est qu'il est mort... ou enterré... ou les deux... ». J’espère que vous aurez des réponses, Lord Baratheon.


Elle aurait aimé se fondre dans l’idée qu’on avait tout simplement volé le médaillon. Elle aurait ainsi la conscience tranquille. Elle se demandait si son grand-père aurait des explications ou resterait-il sans voix en voyant que cette histoire avait tenté de tacher la famille. Elle se demandait ce qui serait arrivé si un autre homme était tombé sur ce médaillon. Elle savait que Lord Gawen Swann ne ferait rien contre la famille suzeraine de l’Orage. Il avait trop de respect pour Lord Baratheon et surtout trop de fierté pour tacher sa famille. Quoiqu’il arrive, elle espérait avoir des réponses avant même que le Baratheon s’informe.








Un homme nu
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Lyonel Baratheon
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Message Dim 19 Mai 2013 - 1:36

-Bathilda, oui... Murmura Lyonel, songeur. Cette vieille femme, il n'en avait entendu parler que sous des aspects bien peu flatteurs.

Tout le monde la disait folle, et à en croire le récit des Bolton, il y avait de fortes chances pour qu'elle le soit vraiment. Pouvait-on lui faire confiance ? Si on lui avait posé la question, le lord aurait immédiatement répondu par la négative. Même si elle avait eu un semblant de bon sens en prévenant les Bolton du danger, son savoir devait sans doute s'arrêter là. Qui plus est, ne faisant pas partie des fanatiques elle-même, les chances pour qu'elle sache quoi que ce soit quant aux bêtes était des plus faibles.

-Je ne pense pas qu'elle nous soit réellement utile. Elle vous a prévenu pour les raisons que vous venez d'énoncer, dame Maureen, elle avait peur. Mais je doute qu'elle en sache plus. Et pour ces mêmes raisons, je pense qu'elle ne faisait sans doute pas partie des leurs. Elle semblait ne pas avoir toute sa tête. J'imagine que ses autels étaient issus de ses pensées délirantes. Je ne pense pas que nous ayons le temps de démêler le vrai du faux dans ses paroles, pour peu que nous la retrouvions ! Mais... Si vous estimez qu'il peut y avoir quelque chose d'important là-bas, je peux toujours envoyer quelques hommes à la recherche de ces autels.

Car pour ne pas arranger les choses, Bathilda avait joué les filles de l'air... Quelle chance, vraiment... Au moins, avec les prisonniers qui avaient été fait, ils pourraient sans doute obtenir de la Couronne les informations qu'ils leurs faudraient pour résoudre le mystère du médaillon. Le Baratheon avait également de la peine à croire qu'il y aurait quoi que ce soit d'intéressant venant d'autels construits par une veille folle habitant seule dans les bois. Sans doute un nouveau fruit issu de son esprit malade, rien de plus. Après avoir vu les bêtes, il ne voyait pas comment une construction faite des matériaux que l'on trouvait dans les bois aurait pu la protéger ! Il voulait bien offrir mille dragons à quiconque lui prouverait qu'un tas de bois était plus efficace qu'une armure, un bouclier et une bonne arme. Avec tout le raffut qu'il y avait eu près des ruines, il y avait peu de chances qu'il reste quelque chose d'exploitable de ces prétendues protections.


Adrian mentionna ensuite l'omniscience des dieux. L'idée était bonne, peut-être que ces mots n'étaient rien d'autre qu'une façon de dire que le « dieux » des fanatiques savait tout ce qu'il se passait dans le monde. Peut-être aussi qu'il avait une autre signification. Comment savoir ?

-Oui, il pourrait bien signifier quelque chose d'aussi simple. Un autre fait m'étonne, qui a bien pu écrire ces mots ? Il n'est pas donné à tout le monde de savoir manier les lettres.


A vrai dire, parmi les roturiers qu'ils avaient capturés, aucun ne pouvaient sûrement lire précisément ce qui était écrit. Et le lord avait peut-être un début de réponse à cette nouvelle interrogation : Si un Swann était impliqué, il aurait pu écrire lui-même cette phrase sur le médaillon des Têtes Noires. Il préféra cependant ne rien dire de cette hypothèse : mieux valait ne pas alarmer un peu plus ces jeunes gens après ce qu'ils venaient de voir. La situation était assez complexe et difficile pour qu'il ne veuille pas y ajouter des conjectures à peines fondées. Lady Maureen semblait avoir été plutôt effrayée par les bêtes, songea-t-il en l'entendant souhaiter qu'il n'en reste pas plus, nulle part. Une réaction somme toute compréhensible. Adrian raisonnait de façon plus pragmatique, lui. Il n'avait pas tort, nul ne savait combien de ces monstres il y avait réellement. Peut être en restait-il... Et s'il y en avait d'autres, il faudrait les traquer et les éliminer. Ce à quoi Lyonel était bien résolu.

-Oh, j'imagine qu'en abattre une moi-même aurait été gratifiant, oui ! Répondit-il à Adrian avec un sourire amusé. Puis il se tourna vers Maureen : Ne vous en faites pas, lady Maureen, j'enverrai des hommes se charger de parcourir ces bois dans leurs moindres recoin, s'il reste le moindre poil de ces montres quelque part ici, ils le trouveront et l'élimineront, soyez-en certaine.

Ces créatures n'étaient de toute façon pas de celles que l'on pouvait tolérer sur ces terres, d'où qu'elles viennent. Même les plus imposants des ours ne pesaient rien face à elles ! Elles étaient dangereuses et il fallait s'assurer qu'il ne reste rien d'autre d'elles que des trophées de chasse.

De nouveau, la conversation se porta sur le grand Argentier et les prisonniers qu'il avait fait après son arrivée plus que providentielle. Adrian souhaitait interroger les prisonniers directement mais Lyonel doutait que ce soit seulement possible : ils étaient sous bonne garde, prêts à partir pour le Donjon Rouge et ses méthodes d'interrogatoire réputées plutôt efficaces... Et surtout, ils étaient des fanatiques : des hommes irraisonnés qui ne parleraient pas facilement. Ce n'était pas une simple cage qui les ferait parler. Maureen s'interrogeait sur ce qu'il était advenu du propriétaire du médaillon qu'elle avait trouvé. Indubitablement, elle s'inquiétait. Lyonel resta silencieux un instant, passant en revue les différentes options qui s'offraient à eux : Ils pouvaient aller voir directement les prisonniers, mais cette possibilité, il l'avait déjà rejetée. C'était impossible de toute façon. Ils pouvaient également aller à la rencontre de lord Hightower et lui demander s'il savait quelque chose. Dans le cas contraire, il se montrerait peut-être assez conciliant pour leur transmettre les informations qu'il apprendrait grâce aux prisonniers, quelles que soient les méthodes utilisées... Lyonel avait toujours cette vague impression qu'on leur cachait des choses, mais qu'importe. De toute façon, ils n'avaient pas vraiment le choix...

-Je pense que nous ferions mieux d'aller chercher les réponses auprès de lord Hightower : il est le mieux placé pour nous renseigner. Qui plus est, je doute que nous puissions interroger les prisonniers. De toute manière, de tels fanatiques ne nous diraient rien. Nous n'avons rien pour les faire parler. Allons-y, le grand argentier est déjà sur le départ, mieux vaut éviter de le manquer, déclara-t-il en faisant volte face.

Dans le camp, les soldats de lord Clarence étaient déjà en train de se préparer à repartir vers la capitale. Sans doute n'avaient-ils pas de temps à perdre. Et il était vrai que pour eux, le combat avait été moins rude... Les combattants de l'Orage et d'ailleurs étaient encore en train de panser leurs blessures et de se restaurer un peu après la bataille. Ainsi, puisqu'il avait été décidé d'aller chercher les réponses attendues auprès du grand argentier, il valait mieux se dépêcher. Lyonel se dirigea d'un pas rapide vers la tente qu'ils avaient quitté peu de temps auparavant.

-Lord Hightower, fit Lyonel lorsqu'ils l'eurent trouvé, je viens d'échanger quelques mots avec Adrian et Maureen Bolton de Fort-Terreur. J'imagine que nous devrions tout d'abord vous remercier pour votre arrivée providentielle. Malheureusement ce n'est pas ce qui nous préoccupe le plus : il semblerait que ces fanatiques aient été en liens, par un moyen que j'ignore, avec les Swann. Un médaillon avec leur blason a été trouvé portant les mots des fanatiques : « L'Âne voit tout ». Avez-vous des informations à ce sujet ?

Puisqu'il semblait en savoir beaucoup, alors il n'avait rien à perdre à demander directement. Lady Maureen aurait peut-être préféré plus de discrétion, mais ce n'était pas vraiment l'attribut principal de Lyonel, il fallait bien l'avouer !

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Maureen Bolton
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Message Lun 10 Juin 2013 - 2:39

La dame du Nord était convaincue que la vieille folle n’était que sénile et rien d’autre. Elle avait reconnu l’emblème des Bolton assez facilement ce qui lui avait mis la puce à l’oreille qu’elle n’Était pas aussi dérangé qu’elle semblait l’Afficher. Elle se souvenait très bien de sa réplique. Avec le temps, il ne pleuvait pas de Bolton puisque la famille s’était vue réduite qu’à trois membres uniquement. Il lui était arrivé de croiser des charlatans dans sa vie et bizarrement, Bathilda pourrait aisément en faire partie. Enfin bref, la n’était pas le point important qu’elle devait discuter avec Lord Baratheon.

Même le plus brave des hommes n’aurait pu éprouver autrement que de la peur. Je suis aussi convaincue qu’elle ne faisait pas partie d’eux, mais elle semblait en savoir bien plus que nous sur qui ils étaient vraiment. Je doute que vos hommes trouvent quoique ce soit après ce carnage.


La jeune dame de la maison Fort-Terreur avait enfilé des gants de cuir pour cacher diverses petites blessures dont elle était trop fière pour montrer alors que son cousin ne montrait pas une ecchymose. Elle aurait du jeter se médaillon très loin l’enfouir pour que l’on ne le trouve jamais et encore le noyé près de l’étendue d’eau où ils avaient trouvé le médaillon. Elle aurait préféré mille fois ne pas voir son grand-père impliqué dans cette galère. Adrian voyait bien l’état dans lequel elle était réellement. Il ne comprenait pas à quel point elle était torturée par cette idée et elle ne savait pas comment le faire comprendre à son jeune cousin et le seigneur des terres de l’Orage. Ce fut même l’héritier de la maison du Nord qui répondu au Baratheon :

Peut-être il ya des seigneurs impliqués dans cette mascarade, sans que vous soyez au courant et encore que peut-être plusieurs sont impliqué et dont on ne saura jamais s’ils sont coupable ou non.

Elle avait senti la main de son homme de main sur son épaule. Elle était fébrile cela se voyait clairement dans ses yeux, elle allait exploser et ce devant même le seigneur Baratheon.

La famille Swann est composée de plusieurs membres qui voudraient bien voir le lord actuel tomber. En aucun cas, mon grand-père aurait participé à une telle mascarade. Je le connais assez pour dire que jamais il tremperait dans une telle histoire qui pourrait nuire de manière quelconque au Terre de l’orage et à son suzerain.


Peut-etre disait-elle vraiment la vérité, mais les preuves étaient accablantes. Elle bouillait et elle n’était pas du genre à s’emporter. Uniquement lorsque Lord Bolton décidait de se confronter à elle, mais en temps normal, elle était capable de rester calme. Mais celui qui avait voulu jeter le déshonneur sur sa famille qui l’Avait toujours accueilli ne manquerait pas d'être écorché par la dame du Nord. Elle ne tolèrerait pas une telle injustice. Tentant vainement de calmer sa lady, un de ses hommes avait resserré l'étreinte de sa main sur son épaule. Elle ne craignait plus maintenant que le danger était écarté, mais la présence de telle créature remettait en doute plusieurs monstres du Nord qui pourraient exister. Enfin, elle ne pourrait qu’y croire désormais ayan vu ce qu’ils avaient vu.

Le futur héritier modeste comme il était, eut un sourire à l’encontre du seigneur de l’Orage avant de répondre par gentillesse.

Ce n’était que là de la pure chance, Lord Baratheon. Plusieurs d’entre nous auraient pu avoir la chance de l’abattre.

Les options ainsi calculés, Maureen n’attendit pas la prochaine lune pour suivre le seigneur de l’Orage. Elle avait laissé ses hommes derrière elle, ne gardant que la présence de son cousin à ses cotés. Elle espérait vivement que celui qui avait ce médaillon n’était pas des prisonniers car elle se chargerait personnellement de son cas et autant dire qu’elle n’était pas vraiment d’humeur à jouer les gentes dames. Elle resta plutôt silencieuse quant à la présence du Lord Hightower. L’on pu même remarquer une grimace de sa part lorsque Lyonel Baratheon ne ménagea pas l’information sur sa famille. Une telle traitrise avait des conséquences, mais elle espérait que cela ne soit que du chantage. Elle ne pipa pas mot laissant l’Orage moqueur se charger de parlementer avec l’homme du Bief.


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Message Sam 15 Juin 2013 - 20:15

      Cette triste affaire était enfin derrière eux. Le royaume et surtout l'Orage pouvait à présent reposer en paix, la mauvaise herbe qui le gangrenait avait été brûlée et ses racines détruites. Détruites ? Le mot paraissait fort et pourtant le Grand Argentier n'aurait pas hésité à l'employer. Intimement, il était convaincu que la capitale n'aurait plus à craindre les extravagances de ces cultistes ahuris et stupides, c'est pourquoi il considérait l’œuvre accomplie et l'objectif atteint. En revanche, il redoutait un peu de découvrir plus tard d'autres lieux infestés par cette racaille indescriptible. Mais à chaque jour suffisait sa peine et le succès du jour devait être considéré à sa juste valeur. Clarence n'était d'ailleurs pas là pour usurper les mérites des différents acteurs de ce succès, sa présence ne se voulait ni déterminante, ni même prééminente. Il n'était là que pour s'assurer du règlement des récompenses – qui seraient toutes revues à la baisse, considérant les faits – et de l'acheminement des cadavres aux lieux choisis, à savoir Port-Réal et Villevieille. Il était donc très occupé quand il fut dérangé par lord Lyonel Barathein qu'un enfant et jeune femme accompagnaient. Toutefois, il ne déclina pas l'invitation à la discussion et prêta une oreille attentive aux questions de l'Orage moqueur. « Ah ! Lord Lyonel, j'espérais justement vous voir. Rencontrer un Baratheon est toujours un événement et vous êtes le second qu'il m'est donné de connaître par les yeux comme les oreilles... avez-vous des nouvelles de votre fils Gareth ? La dernière fois que je l'ai vu, il fourmillait de projets, et je me félicite d'avoir aidé à leur accomplissement. Mais nous parlerons de lui plus tard. J'ai en effet quelques réponses à vos questions. » Clarence n'avait en vérité aucune intention d'entretenir le seigneur suzerain de l'Orage d'une conversation portant sur ce fils en particulier, car il avait appris, de la bouche de celui-ci, les quelques tensions subsistants encore entre le père et le rejeton. Tension était un euphémisme, en vérité.  « Ces mots, comme vous dîtes, sont un cri de ralliement, un signe distinctif, à l'instar d'une devise familiale. Aussi sûrement que l'expression « Nous éclairons la voie » permettra à tout membre de la maison Hightower de se faire connaître et reconnaître de ses pairs, ces mots ont, depuis longtemps, permis à ces fanatiques de s'agglomérer entre eux sans éveiller les soupçons généraux. Je ne vais pas vous faire le récit d'un pan entier de notre histoire, lord Baratheon, nous n'aurions point le temps, mais je peux vous résumer la chose en quelques phrases. » Clarence lui adressa un sourire poli. Il était en effet pressé d'en finir ici pour rentrer à Port-Réal, où l'attendaient d'urgentes et importantes affaires. Toutefois, il ne comptait pas s'en sortir avec une vaine et vague réponse, qui n'aurait fait qu'animer plus encore la curiosité de son interlocuteur, qui aurait alors saisi l'occasion pour l'accabler d'autres questions. Il s'agissait donc d'être à la fois bref et complet pour satisfaire le besoin de savoir de Lyonel Baratheon.


       « Il y a fort longtemps, une société secrète existait, qui prônait le rejet pur et simple de la culture apportée par les envahisseurs andals. Il ne s'agissait pas vraiment d'une secte, plutôt d'une confrérie, dont les buts étaient d'infiltrer les sphères les plus hautes de la société afin d'agir sur l'avenir du continent, par l'influence plutôt que par l'action directe. Cela conduisit naturellement à nouer des liens avec certaines maisons nobles d'ici et là. Cependant, cette société secrète fut très rapidement déclarée comme criminelle aux yeux de la foi, et ses membres furent traqués, chassés, et persécutés, ce qui conduisit les plus retors d'entre eux à la fuite et à la … radicalisation. Certains intriguants d'ailleurs saisirent l'occasion, et il fut courant alors d'inventer un passé de sociétaire à tel ou tel qu'on désirait voir tomber. Les membres de cette confrérie, du temps où ils n'étaient pas inquiétés par leur appartenance à ce groupe, se distinguaient parfois par le port de signes distinctifs, comme ce médaillon... alors évidemment, on vit circuler de nombreux faux médaillons, créés spécialement pour incriminer d'innocentes personnes qui, malheureusement, s'étaient faits des ennemis particulièrement mesquins. Un peu comme si, pour vous nuire, j'orchestrais la découverte à Accalmie d'une bannière Feunoyr. Vous comprenez ? Aujourd'hui, il ne reste plus rien de cette société que des cultes éclatés et résiduels, car je vous parle d'un temps il y a plusieurs siècles en arrière. Les fanatiques de ce bois ont sans doute du trouver ces médaillons et en ont fait des reliques. Ce médaillon Swann n'est rien qu'un fragment du passé, soit qu'un Swann ait été, à l'époque, membre de la confrérie, soit qu'on ait voulu le faire passer comme tel. » Clarence posa les yeux sur ces deux membres de la famille Bolton dont la présence en ces lieux demeuraient pour lui un mystère. Qu'étaient-ils venus faire ici ? Ils avaient certainement des liens de famille avec l'une des maisonnettes de l'Orage, c'était la seule explication plausible aux yeux de Clarence qui, bien vite, se désintéressa d'eux pour tourner son regard sur lord Lyonel.  « Avez-vous d'autres questions ? Je n'ai plus beaucoup de temps, alors c'est le moment ou jamais pour obtenir de moi les renseignements que vous désirez. » Cependant le Grand Argentier espérait qu'il n'y aurait pas d'autres questions, car s'il n'était pas entré dans les détails du sujet, il en avait en revanche épuisé l'étendue de ses connaissances, et n'avait rien de plus à ajouter qui fut de nature à mieux informer son interlocuteur. En effet, Clarence n'était pas spécialiste de cette confrérie dont le nom se perdait dans sa mémoire, et de plus il se souvenait que la postérité et surtout les membres de la Foi des Sept avaient tout fait pour effacer des souvenirs collectifs tout ce qui s'y rattachait. Ce qui expliquait donc pourquoi seuls les initiés pouvaient prétendre à quelques connaissances en la matière, quand la plupart de ceux qui s'étaient trouvé là lors de la chasse n'avait aucune idée de qui étaient ces fanatiques adorateurs de l'Âne.
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Lyonel Baratheon
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Message Mer 26 Juin 2013 - 11:36

Lyonel se contenta d'approuver les dires de lady Maureen d'un signe de tête. Elle avait résumé sa pensée : Bathilda était folle et les lieux de la bataille étaient sans doute trop dévastés pour qu'on n'y puisse trouver quoi que ce soit. Et l'affaire du médaillon semblait la troubler grandement, mais à quel point ? Adrian soumettait justement l'idée que lord Swann n'était peut-être pas le seul impliqué. Peut-être avait-il raison, après tout il n'avait jamais eu vent d'une telle association au sein de ses terres et si près du Bois-du-Roi ! Même lord Hastiff ne s'était douté de rien avant que les bêtes ne commencent à faire des ravages. Quelque part, ils pouvaient presque les remercier, ces créatures. Grâce à elles, ils avaient pu prendre connaissance du danger qui résidait au sein même de ces bois et agir en conséquence. Mais si la grande majorité des fanatiques avaient sans doute été éliminés, il était vrai que ce lien troublant avec les Swann avait de quoi inquiéter. Restait-il quelque part des petits groupes de ces fous ?

Quelle que soit la réponse à cette, question, Maureen semblait à tout prix vouloir défendre son grand-père. Et Lyonel était plutôt enclin à la croire : Il avait pu rencontrer le grand-père de la jeune femme quelques fois et il n'avait pas eu l'impression qu'il soit naïf au point de se mettre à vénérer cet étrange âne... Mais ceci, elle devait l'ignorer, c'est pourquoi elle craignait tant pour son grand-père, d'autant plus que, selon elle, certaines menaces pesaient sur lui.

-Je vous crois, lady Maureen. Nous verrons bien d'où vient ce médaillon. Il est possible qu'il ne soit qu'un objet volé, après tout. Ne vous inquiétez pas pour votre grand-père.

Et le lord était bien décidé à trouver la clé de ce mystère. Les chances que la famille proche de Lord Swann soit directement impliquée restaient tout de même très faible. Le médaillon pouvait très bien être un objet perdu ou volé ou même provenir d'une toute autre source. Ils ne savaient rien d'autre à propos de cet objet, après tout. Seul ce qu'il était devenu était clair : Il était tombé entre les mains des Têtes noires et il y était resté, leurs mots profanes gravés sur lui. Aussi, lord Baratheon n'était-il pas trop inquiet en se portant à la rencontre de lord Hightower. Il ne prêta qu'une oreille distraite aux salutations qu'il lui offrit : il ne se considérait pas vraiment comme un « événement » même si on lui affirmait bien souvent le contraire. Mais celui qui pouvait bien être considéré comme tel, c'était ce félon de Gareth. Entre le grand argentier lui parler de ce « fils » ne lui arracha rien d'autre qu'une grimace de dégoût qu'il parvint difficilement à retenir.

-Non, je n'ai plus eu vent de lui, les Sept en soient loués. Répondit Lyonel, laconique.

Ce n'était dans son habitude de mentionner les Sept. C'était une chose plutôt rare et s'il se permettait cette petite entorse à la règle, c'était bien parce qu'il se portait bien mieux lorsqu'il n'entendait plus parler de Gareth. Après son départ, il ne s'était pas préoccupé une seule seconde de ce qu'il avait bien pu devenir. Lady Neassa avait été bien seule dans son inquiétude. Lord Hightower pouvait se féliciter des affaires qu'il concluait avec lui, elles ne concernaient en rien le seigneur de l'Orage. Il avait renié Gareth et dire qu'il n'avait aucune intention de revenir sur sa décision était un euphémisme. Ainsi, il n'ajouta rien lorsque le grand argentier eu la bonne idée d'en revenir au sujet qui l'intéressait réellement : Le médaillon.

L'histoire qu'il conta n'était pas de celles que l'ont entendait couramment. Même si Lyonel n'était pas très friand de contes, celui-ci parvint à l'étonner. Mestre Robert aurait sûrement été très intrigué par ce que contait le grand argentier et il aurait sûrement réclamé moult détails et précisions, rendant cette conversation interminable. Lyonel lui, se contentait parfaitement de ce qui était dit ici.La mention de la bannière Feunoyr lui arracha un autre sourire teinté d'une légère ironie. Il comprenait évidemment où lord Clarence voulait en venir, bien que l'idée lui sembla ô combien peu crédible. Son sourire s'élargit un peu plus alors qu'il adressa un regard à Maureen et son cousin lorsque lord Hightower leur avoua que ce médaillon n'était tout simplement qu'un vestige du passé. Il n'y avait ainsi rien d'inquiétant en ce qui concernait lord Swann et l'organisation de fanatiques qu'ils avaient découvert ce matin là n'était pas une menace. Il y avait même très peu de chances pour qu'une quelconque famille noble soit inquiétée par les restes de ce qui avait pu être une importante communauté par le passé.

-Je comprends. Il n'y a donc pas lieux de s'inquiéter. J'imagine qu'il aurait également été préférable que nous sachions à quoi nous allions nous attaquer avant que cette chasse ne commence.
Dit-il sur un léger ton de reproche.

S'il était si bien renseigné, lord Hightower n'aurait pas dû laisser cette battue se faire sans prendre quelques précautions au préalable. L'effet de surprise avait sans doute joué contre eux puisqu'ils ne savaient absolument pas ce qu'ils affronteraient. Ils s'étaient attendus à combattre des bêtes puissantes et féroces mais peu nombreuses. Et voilà qu'ils avaient été submergé par une foule enragée. Sans compter les éboulements qui avaient coûté la vie à de nombreux hommes... Les troupes arrivées avec le grand Argentier lui avaient parues presque trop providentielles pour n'être que le fruit du hasard. Néanmoins, Lyonel était à des lieues d'imaginer un complot quelconque et il ne supposait pas non plus qu'ils aient pu servir d'appât. Tout ce qu'il notait était un manque d'informations et une erreur d'organisation.

-Je vous remercie, lord Hightower, ajouta-t-il ensuite, jugeant qu'il n'y avait pas à s'attarder sur ce qui avait été fait ou pas. En fin de compte, ils avaient été victorieux et il ne tenait pas à revenir sur ce qui avait pu être mal fait. Ce n'était pas de ça dont ses hommes avaient besoin mais plutôt de repos et de soins. J'ose espérer qu'il ne reste plus rien de ces fanatiques et de leurs bêtes. Je n'en ai jamais vu de telles, ces choses sont incroyables. Savez-vous ce qu'elles étaient ?

Tous ignoraient ce qu'elles étaient et Westeros n'avait à coup sûr jamais vu de telles créatures sur ses terres. Connaître son ennemi était une bonne façon de lutter contre lui. Face à l'inconnu, il était plus difficile de se défendre et de vaincre. Lyonel ne pensait pas qu'il pourrait un jour avoir à affronter à nouveau de telles abominations mais puisqu'elles étaient arrivées une fois sur ses terres, qui pouvait dire si elles ne reviendraient pas ? S'il n'était pas le plus sage des seigneurs, au moins Lyonel essayait-il d'éviter que de telles menaces ne planent sur ses terres...

-Je pense que nous n'avons plus rien à vous demander. Il avait eu ce qu'il voulait, il n'y avait plus lieux de s'attarder, néanmoins... Vous vouliez parler ensuite de Gareth et de ses projets, me semble-t-il ? Demanda-t-il ensuite.

Immédiatement, il le regretta. La question, il l'avait plus posée par politesse que par réel intérêt pour les affaires de son 'fils' en exil puisqu'il n'avait aucun intérêt pour ce qu'il pouvait faire. Les mots s'étaient presque échappés sans qu'il n'y prenne vraiment garde, comme une réminiscence du début de leur conversation. Il eut un discret coup d’œil pour Maureen et Adrian. Il n'avait pas réellement envie de leur imposer cette conversation qui le les concernait nullement. Après la formidable altercation qu'il avait eu avec Gareth et qui avait achevé de couper tous liens entre eux, il s'était efforcé d'oublier tout ce qui avait pu avoir un quelconque rapport avec lui et il avait évité au maximum les conversations sur le sujet. Beaucoup à Accalmie savaient que le lord était relativement peu enclin à parler de Gareth et que ceux qui se montreraient trop insistants risquaient de s'attirer l'ire du seigneur des lieux. Et cette fois, c'était lui-même qui venait de se jeter dans les pièges qu'il avait tant évité...


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Message Lun 1 Juil 2013 - 16:43

Même si la réponse était loin de pouvoir la rassurer, elle offrit tout de même un sourire. Elle était déterminée à connaitre le fond de l’histoire. Elle avait tenu un léger merci à l’intention du Lord de L’orage.  Elle s’en voulait presque d’en avoir fait une histoire. Elle se souvenait comment son grand-père  lui racontait les récits des différents seigneurs d’Accalmie, lorsqu’elle était jeune. Il était plus loyal envers son suzerain que la Bolton pouvait l’être envers les Stark. Elle n’aimait pas que l’on doive lui rendre des comptes et encore moins lorsque cela venait de sa famille.  Adrian esquissa un sourire avant de poser sa main sur son épaule et regarder sa cousine.

Ce n’est peut-être pas aussi grave que tu le crois? N’importe qui aurait pu rendre possession de ce médaillon, et ce il y a longtemps.


Elle avait sourit espérant que cela soit vrai. Elle voyait mal son grand-père prendre position contre la maison d’Accalmie. Étrangement, elle regrettait de ne pas avoir fait profil bas. Elle demandait de ne pas faire trop de vague mais c’était elle qui faisait les problèmes. S’il n’y avait pas eu ce médaillon, elle serait déjà en route chez les Swann.  Il lui avait bien dit de ne pas s’attarder dans cette grande chasse mais comme, elle aimait le danger, elle n’avait pu s’empêcher d’y aller. Bien sur, elle avait failli envoyer promener Lord Hastif, mai au final, il avait été bien utile, surtout Adrian.  Elle ne croyait pas avoir des réponses de son grand-père et peut-être encore moins de la part du Grand Argentier. Elle laissa Lord Baratheon parler, par convenance... Dans le monde du sud, elle était une femme et Adrian un simple gamin comme les autres. Pourtant, elle le savait, mais elle l’oubliait, car elle refusait de se faire traiter ainsi.  Ce qu’elle était dans le Nord n’était pas la réalité du sud.

Elle écouta attentivement ce que le Grand Argentier leur racontait.  Secte ou pas, elle n’Était pas  nouvelle alors. Que sa famille y soit lié de loin ou de près l’énervait car la vieille folle en savait bien plus que tous ceux réunis sous cette tente et  elle était disparue  dans la nature. Peut-être que jamais elle ne reviendrait dans ce lieu. Enfin, si Maureen avait été Bathilda, elle aurait fui cette terre.  Enfin les paroles du grand Argentier furent assez pour qu’elle cesse de se soucier de cette histoire de médaillon. Elle était heureuse de pouvoir faire un trait, même si elle en parlerait avec son grand-père, une fois arrivée à Pierheaume.

Elle écouta jusqu’à la dernière question du Lord Baratheon puis le léger coup d’œil de se dernier, lui intima de se retirer. Elle pourrait conclure avec le Lord de L’orage une fois qu’il aurait terminé avec le Grand Argentier. Elle remercia Lord Hightower, avant de prendre la direction de la sortie. Le sujet qu’avait abordé l’orage moqueur ne semblait pas du ressort des Bolton.  Elle montra d’un coup de tête la sortie et quitta avec son cousin, restant non loin.  Il lui faudrait offrit quelques remerciements à Lord Baratheon et ils reprendraient le chemin de Pierheaume.

On aurait pu rester? Il ne nous a pas chassés.

Ce sujet ne nous concerne pas, Adrian. Nous avons eu nos réponses, et c’est le plus important.

Ce n’Est pas si pire. Il se peut que même Lord Swann ne soit pas impliqué dans cette histoire. Tu vas lui en parler quand même?

Pourquoi nierais-je que j’ai trouvé un médaillon avec le deux cygnes et que j’en ai parlé avec Lord Baratheon lui-même? Peut-être en sait-il un peu lui aussi de cette histoire.

Maureen s’était assise près de la tente.   Elle espérait que Lord Baratheon ne lui en veuille pas qu’elle ait quitté cette tente. Elle ne se sentait pas concernée et elle avait assez de ses propres familles à gérer, pour connaitre l’histoire des autres.



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