AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

[ Terminé ] La meilleure séduction est de n'en employer aucune ▬ Deirdre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Chevalier
avatar

Pryam Templeton
Chevalier

Général

Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
485/500  (485/500)


Message Sam 11 Juin 2011 - 13:37

     Pryam séjournait à Port-Réal depuis déjà quelques temps, il prévoyait désormais de prendre très rapidement la route afin de se rendre dans le Conflans, plus précisément à Salvemer où lady Rivanon lui avait donné « rendez-vous ». La jeune dame recrutait visiblement bon nombre de chevaliers et d'hommes d'armes afin de pouvoir défendre les terres où elle vivait, en tant que tel Pryam n'avait nullement pu refuser sa demande. Ainsi, après la brève rencontre accompagnée d'une discussion qu'il avait eu avec la lady, le chevalier errant s'était rendu à l'auberge qu'elle lui avait indiqué, dès le lendemain matin afin de prendre la lettre de recommandation dont la jeune dame lui avait parlé. À peine la lettre en poche, l'errant s'était occupé en faisant les quelques courses dont il avait besoin, un tour chez le maréchal-ferrant afin de permettre à sa monture de ne plus souffrir du sabot puisque c'était le cas depuis quelques jours, un tour chez le forgeron histoire de réparer ce qui avait besoin d'être entretenu dans son équipement, en somme, les préparations d'avant un long voyage. Ce n'était guère nouveau pour le jeune homme qui avait l'habitude de beaucoup voyager, mais disons simplement que le bout du chemin l'inquiétait légèrement. Après tout, si le natif du Val se rendait dans le Conflans c'était pour combattre aux côtés d'autres chevaliers afin de repousser les raids des Fer-Nés, il y avait un certain danger à se retrouver en première ligne. Oh, bien évidemment le chevalier n'était pas inquiet pour sa propre sécurité, s'il avait craint d'être blessé ou tué au cours d'un combat, il n'aurait pas décidé de poursuivre dans la voie de la chevalerie. Non, si Pryam éprouvait une certaine inquiétude, c'était tout simplement en raison des conséquences : et s'ils échouaient ? Cela signifierait que Salvemer serait condamné, des dizaines voir même des centaines de personnes seraient blessées, violées, détroussées ou même tuées....

     Le chevalier se devait donc d'être paré à toute éventualité, son équipement devait être en parfait état, son esprit apaisé et surtout, il ne devait éprouver aucun doute qui pourrait troubler sa concentration pendant les combats. Les jours qui suivirent la rencontre avec lady Rivanon avaient donc été utilisés à bon escient et désormais le jeune homme était pratiquement prêt. Il avait songé pendant quelques temps à faire un tour au Sanctuaire de Baelor afin de pouvoir essayer d'apercevoir sa sœur cadette, mais comme à son habitude, une fois devant le bâtiment, le chevalier avait tourné les talons et avait rebroussé chemin pour se concentrer à nouveau sur ses préparations. Serena avait une nouvelle vie depuis bien longtemps, pourquoi est-ce qu'il viendrait la troubler alors qu'elle devait certainement avoir oublié tout ce qui se liait à son ancienne vie ? Le natif du Val ne craignait pas d'aller combattre contre les Fer-Nés, pas plus qu'il n'éprouvait de réticences à l'idée d'être blessé ou de devoir tuer des adversaires avides de pillages, mais la simple idée de recroiser quelqu'un de son « ancienne » vie lui coupait les jambes. Il ne pouvait pas, ou ne voulait pas, au final Pryam ne le savait plus réellement, c'était comme ça et pas autrement. Le blond y songeait depuis des années, alors même qu'il était encore écuyer auprès du chevalier errant qui l'avait adoubé, celui-ci lui avait clairement signifié que le jour où il faudrait qu'il revoit sa sœur arriverait, il le sentirait tout seule. L'errant n'avait jamais eu de raisons de douter de la parole de son ancien maître, il lui faisait encore confiance et délaissait donc le côté sentimental de la chose pour l'instant. S'il devait revenir de Salvemer, Pryam aviserait à ce moment, pour l'instant, il n'avait guère besoin de remuer la vase au fond du lac pour troubler la vie si limpide de sa cadette, en imaginant qu'il ne survive pas aux combats contre les Fer-Nés, ce serait beaucoup de fautes pour pas grand-chose.

     C'était pour cette raison que le jeune homme se retrouvait assit à l'une des nombreuses tables de l'auberge où il avait élu domicile depuis quelques temps. La journée avait été aussi longue qu'à l'accoutumée, il n'avait rencontré personne qu'il connaisse et n'avait réussi à obtenir qu'une seule remise sur le fourrage de ses animaux qui étaient hébergés à l'auberge où il se trouvait à ce moment précis. Depuis son voyage dans le Val le jeune homme avait un mulet en plus à nourrir, lady Maura Arryn lui avait offert cet animal après leur brève rencontre et bien que cela aidait beaucoup le chevalier qui espérait sincèrement avoir un jour un jeune écuyer afin de l'aider, cela signifiait aussi plus d'argent à utiliser pour leur procurer de quoi se sustenter. Inutile de préciser que lorsqu'on était un chevalier errant, ce n'était pas les pièces d'or qui tombaient du ciel, au contraire même, son petit pécule fondait comme neige au soleil, il fallait faire attention à la moindre pièce qu'il dépensait. Un écuyer était une personne supplémentaire qu'il fallait nourrir, mais d'un autre côté lorsqu'on était souvent en voyage comme c'était le cas du blond, c'était aussi une aide non négligeable. Alors qu'il avait la tête pleine de pensées qui avaient tout de même une certaine importance dans sa vie, les yeux céruléens du chevalier se posèrent sur la porte d'entrée de l'auberge au moment où celle-ci s'ouvrait pour laisser entrer quelqu'un qu'il reconnut aussitôt. C'était lady Deirdre, la jeune dame des Terres de l'Orage que le blond avait croisé lorsqu'il traversait l'une des nombreuses forêts de cette région sur son chemin pour Port-Réal. Elle avait été très aimable avec lui, Pryam gardait un très bon souvenir de la belle lady tout en se demandant si elle se souvenait de lui. Leurs regards se croisèrent alors que la jeune dame entrait dans l'auberge en parcourant les tables du regard, le chevalier se leva aussitôt au moment où elle stoppa devant sa table. Quelques secondes de silence passèrent avant qu'il ne lui adresse la parole.

     ▬ Lady Deirdre ! Quelle surprise de vous revoir ici. Il n'était toujours pas sûr qu'elle se souvienne de lui, une dame de son rang devait croiser bon nombre de chevaliers au cours de sa vie, il ajouta donc quelques mots. Ser Pryam, nous nous étions rencontrés dans les terres de l'Orage, non loin de votre demeure. »

     Le chevalier errant n'aurait nullement été gêné ou outré par le fait que la belle ait oublié son visage ou même son nom, après tout l'errant était habitué à ce traitement dirons-nous. En général une noble qui se montrait avenante avec lui était déjà un fait rare, mais qu'elle se souvienne de son visage ou même de son nom après plusieurs semaines, c'était tout bonnement presque impossible. Combien de fois avait-il croisé des personnes qu'il avait escortées pendant plusieurs journées, moins d'un mois après leur rencontre et qui ne se souvenaient plus de lui ? C'était un peu le lot des chevaliers errants qui n'étaient attachés à aucune maison. Le jeune homme regarda rapidement autour de lui, cherchant à voir si lady Deirdre était accompagnée par l'un de ses frères ou bien pire, son père. Peut-être était-elle à Port-Réal pour rencontrer un quelconque prétendant ? Constatant qu'il n'avait pas été très poli avec elle, le jeune homme se reprit avant de lui adresser à nouveau la parole d'un ton avenant.

     ▬ Excusez mon impolitesse ma dame, est-ce que vous êtes attendue, ou puis-je éventuellement vous proposer de boire quelque chose ? Ça ne serait qu'une manière de vous remercier sincèrement de votre amabilité à mon égard ma dame. »

     Pryam doutait quelque peu qu'elle soit vraiment disponible, après tout une noble ne passait généralement pas sa soirée à boire quelques verres en compagnie d'un chevalier errant qu'elle venait juste de retrouver après avoir passé moins d'une après-midi avec lui. Est-ce qu'elle était descendue pour séjourner dans cette taverne ? Ce n'était pas un endroit particulièrement riche puisque lui-même y vivait provisoirement, mais disons que croiser une dame de noble naissance ici était plutôt rare.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦ © The Sound of Silence


Dernière édition par Pryam Templeton le Mar 12 Juil 2011 - 12:28, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 14 Juin 2011 - 1:27

Deirdre avait passé une journée éreintante. Elle avait pu décortiquer chaque seconde avant qu’enfin on puisse lui donner la chance de rêvasser et de faire ce qu’elle souhaitait. Se balader en ville, telle une étrangère pour découvrir encore plus de chose qu’elle n’aurait pu apprécier dans les rues, c’était raté. Il était bien tard et le repas fut, heureusement pour elle, rapide. Bryan l’avait traînée en ville pour faire connaissance avec d’éventuel prétendant, mais aussi pour retrouver son contact. Ils s’étaient arrêter dans cette auberge, arrivant en pleine nuit et l’accueil était, certes rustre, mais chaleureux. Ils avaient enfin un habitat digne de ce nom, chez un ami de Bryan qui était encore en voyage lors de ces derniers jours. Il était revenu la veille et les avait enfin accueillit chez lui. Deirdre s’en moquait un peu, la taverne ou la grande maison de cette connaissance n’avait aucune importance. Elle préférait de loin dormir en regardant les étoiles. Vraiment, qu’elle femme à part, elle risque d’être difficile à mariée, quoi qu’elle n’était pas difficile sur la richesse de son mari, il n’en avait presque pas ? Tant pis, elle s’y ferait. Il en avait beaucoup : c’est une chance dont il faut profiter.

Quoi qu’il en soit, elle avait quitté le foyer de ce contact chaleureux et généreux pour retourner à la taverne. Les hommes s’étaient isolé entre eux, hydromel à la clé, quelques longues discussions d’aventures et malheureusement les femmes n’étaient en grand nombre ou d’un âge trop avancée pour intéresser Deirdre. Elle préféra prendre congé, feignant une certaine fatigue. Bryan comprit parfaitement et on lui accorda un domestique pour la raccompagner jusqu’au Loup Hurlant. Ce n’était pas qu’elle ne connaissait pas le chemin, mais il n’était pas de bonne éducation de laisser une jouvencelle rentrer seule sans personne pour assurer sa sécurité.

Les rues étaient désertes. Quelques hommes motivée trainaient encore dans les chemins boueux et étroits, sombres, juste éclairé par les bougies des quelques établissement encore animé. La plus part sortait d’endroit rustre et qui empestait l’alcool. On voyait quelques femmes de petite vertu, très peu vêtues. Elles se dandinaient et riait à gorge déployé et bien découverte. Deirdre n’osait les regarder, un peu craintive et parce qu’elle avait des fois tendances à se rapprocher d’elle. Il lui arrivait souvent de penser qu’elle leur ressemblait, à se laisser séduire et si possible aller plus loin avec d’autre homme sans même attendre qu’ils la méritent. Puis enfin, après avoir trainé des pieds de longues, très longues minutes, sûrement vingt minute de marche, elle arriva à l’auberge où elle couchait depuis déjà un petit moment. Elle remercia le domestique et poussa la lourde porte entrouverte. La feu de la cheminé était vif et le bois craquait dans l’antre. Il y avait des gens autour, quelques voix qui s’élevaient de temps à autres. La douce lueur du feu se refletait sur des tâche de bière ou de vins sucrée, séchée sur les tables en bois. Elle salua d’un bref signe de tête la tavernier qui nettoyait quelques choppe en terre ou bois avec son fils.

Puis alors, au milieu de ce troupeau de gens qui finissaient leur soirées, se laissant tombé d’une fatigue mortelle dans les bras de Morphée, elle vit un minois qu’elle aurait pu reconnaitre entre mille. Ses lèvres s’étirèrent de chaque côté de son visage sans qu’elle puisse rien y faire. Ses cheveux blonds ondulés, ses magnifiques yeux clairs la ravissait à un point de non retour. Il avait toujours à créer une forte admiration chez elle qu’elle avait du mal à contrôler. Elle n’y croyait pas, le chevalier Pryam était là, oui devant elle, dans cette taverne, pas une autre parmi les nombreuses qui faisaient vivre Port-Réal. A croire que le destin existait et qu’il lui faisait un magnifique cadeau. Elle l’avait tant chercher du regard dans les rues sans jamais l’apercevoir, ni même quelqu’un qui lui ressemblait. Elle était restée un moment sans bouger, la bouche entrouverte.

Il était tout près d’elle et s’était levé pour lui dire bonjour. Elle était encore plus touchée. Un chevalier comme lui devait faire rêver plus d’une femme, et elle, tout comme lui, n’aurait jamais imaginer qu’il puisse se rappeler d’elle. Elle était si heureuse qu’elle le laissa parler un long moment seule, les yeux hagards, perdus dans le simple plaisir de le voir et d’entendre sa voix. Elle était dans un autre monde. Tant d’oppression qui s’envolait par leur simple retrouvaille. Elle finit par lui sourire avec une forte sincérité et lui fit une petite révérence, fléchissant légèrement les genoux, les mains à plats sur sa robe. Elle décida de le rassurer et de lui offrir de son temps sans même hésiter une fraction de seconde.

_Comment vous oublier Ser Pryam. Je me demandais même si vous ne m’aviez pas mentit tantôt, quand vous disiez aller à Port-Réal. Je séjourne depuis quelques jours et jamais je ne vous y ai croisé. J’ai pensé vous avoir raté et que vous étiez déjà parti encore à l’aventure, loin des terres que j’effleures de mes pieds. Je serai donc ravie de boire un verre avec vous. J’ai le loisir de vous accorder de mon temps et pas de frère dans les parages pour me couvrir de honte…

Elle contourna la table et prit place sur une chaise non loin de Pryam, plissant sa jupe juste avant de s’asseoir. Elle prit garde de vérifier qu’elle était propre pour ne pas abîmer le tissus précieux qu’elle portait ce soir là. Elle lui confia qu’elle boirait bien un peu de cidre. Elle n’aimait pas vraiment toutes les coutumes et les mœurs de sa caste, mais elle devait avoué que cela serait allé trop loin si elle allait quémander elle-même son verre au tavernier. Elle attendit que le jeune homme aille lui prendre une bolée de cidre. Quand il lui ramena sa boisson, elle ne pouvait quitter son regard à la fois doux et suave. Elle avait ce ridicule sourire collée sur son visage.

_Alors, racontez moi. Que faites- vous ici ? Vous y restez longtemps ou vous êtes toujours de passage, visitant encore et encore le royaume ? Je vous envie vous savez. Pour moi, venir ici, c’était un rêve, j’ai vu un peu du pays, cela m’a transporté… J’étais vraiment heureuse ! Mais, j’ai bien peur de ne pouvoir voir plus et de prendre racine ici. C’est dommage. J’aime découvrir d’autre horizon, parcourir des paysages vivants et magnifiques à cheval, sans jamais savoir où l’on va, sans s’arrêter… Je suis venue avec Bryan, mon frère, le plus chaleureux des deux.

Elle continua de parler, lui confiant qu’elle se sentait un peu perdue dans cette immense ville qui grouillaient de monde et que cela lui changeait de sa maison excentrée, où tout le monde se connaissait et la vie sauvage tout autour. Puis alors, sa voix s’évanouissait entre deux gorgée de cidre, ses pensées qui se perdait dans le bleu de ses yeux, les joues qui chauffaient légèrement. Elle finit simplement par dire :

_Je suis tellement heureuse de tomber sur vous, cela me familiarise, me rassure…
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Pryam Templeton
Chevalier

Général

Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
485/500  (485/500)


Message Mar 14 Juin 2011 - 14:41

     Tandis que la jeune dame observait un silence digne d'une sœur du silence, Pryam en vint à se demander si elle n'était pas en train de retourner ses souvenirs pour se demander vainement qui était ce malotru qui lui adressait la parole, bien loin de se douter des pensées qui habitaient l'esprit de la lady. Le doute, toujours le doute, une litanie devenue naturelle pour le chevalier qui garda à son tour le silence, attendant le verdict de son interlocutrice. Se faire rabrouer ne l'inquiétait pas particulièrement, ce ne serait ni la première, ni la dernière fois qu'une telle chose se produirait, il avait déjà vu pire. Mais lady Deirdre sembla sortir de ses pensées et lui offrit le même sourire que le jour de leur rencontre, un sourire qui valait tous les saluts du monde et suffit à le rassurer, visiblement elle se souvenait bien de lui, même si leur rencontre avait été plutôt brève. Les paroles prononcées de sa voix agréable achevèrent de chasser les craintes de l'errant lorsqu'elle déclara ne pas l'avoir oublié avant de lui annoncer qu'elle séjournait depuis plusieurs jours à présent, dans la capitale de Westeros. Réellement ? C'était un comble qu'ils ne se soient point croisés dans ce cas, bien que Pryam doutait tout de même du fait qu'une lady comme celle qui lui faisait face, traîne dans les mêmes ruelles que lui. Il avait voyagé entre le forgeron, le maréchal-ferrant et d'autres services que tous les chevaliers connaissaient bien, mais qui devaient être totalement obscurs pour une demoiselle de noble naissance comme c'était le cas de son interlocutrice.

     Elle accepta alors son invitation avant d'annoncer que son frère n'était pas dans les parages, ce qui contenta aussi le chevalier qui ne tenait pas particulièrement à réitérer les « présentations » de l'autre fois. Alors qu'elle s'installait avant de lui dire ce qu'elle désirait consommer, le jeune homme s'exécuta docilement afin de lui apporter ce qu'elle désirait, puis reprit place sur la chaise qu'il occupait depuis le début de la soirée. Engageant la discussion, la demoiselle lui posa de multiples questions avant de lui expliquer que le voyage jusqu'à Port-Réal l'avait charmée, ce qui dessina un sourire sur les lèvres de son interlocuteur, puis elle conclut finalement avec une phrase qui déstabilisa quelque peu le chevalier. Il était aussi plaisant pour lui de pouvoir à nouveau croiser sa route puisqu'il gardait un très bon souvenir de la précédente fois qu'ils s'étaient vus, mais ce n'était pas souvent que ce plaisir était réciproque. Il l'observa quelques instants sans trop savoir comment répondre, se sentant un peu stupide de la fixer d'un air désarçonné, avant de retrouver ses moyens pour formuler enfin quelques mots sur un ton laborieux.

     ▬ Le plaisir est réciproque ma dame, je ne pensais pas avoir la joie de vous revoir aussi rapidement. Ça faisait un peu discours formaté, préparé et tout simplement répété, mais c'était sincère. Même s'il avait souvent recourt aux phrases préfabriquées, ce n'était pas le cas pour une fois. Il est normal que vous vous sentiez perdue dans cette ville, il est aisé de perdre son chemin, surtout lorsqu'on est originaire d'une autre région, les Terres de l'Orage ne sont pas très ressemblantes à celles de la Couronne. Mais vous vous y ferez rapidement, on s'habitue de tout après tout. »

     La première fois qu'il avait mis les pieds à Port-Réal alors qu'il était encore un simple écuyer, le jeune homme avait été autant impressionné qu'intimidé par cet endroit. Cela changeait énormément des Quatre Doigts où il avait grandi et passé toute son enfance. La demeure des Lonbec semblait au calme et paisiblement éloignée de toute agitation, se retrouver à Port-Réal après avoir vécu là-bas des années avait de quoi chambouler. Mais elle avait le privilège d'être noble, les nobles étaient toujours mieux intégrés que les simples roturiers comme lui. Quelques secondes de silence passèrent alors que les discussions autour d'eux formaient un brouhaha léger, l'alcool ayant déjà envoyé plusieurs clients dans les bras de Morphée. Le blond se permit de reprendre la parole en suivant ce qu'elle lui avait déclaré juste avant.

     ▬ Pour vous répondre ma dame, je suis depuis plusieurs jours à Port-Réal, depuis notre dernière rencontre en réalité. Je pars sous peu, d'ici un ou deux jours, en direction de Salvemer pour être précis. Dès qu'il aurait réglé les dernières petites affaires qui le retenaient ici en réalité. Les Fer-Nés menacent les côtes du Conflans, lady Mallister m'a donné une lettre de recommandation afin de me joindre aux défenseurs déjà présents là-bas. »

     Le souvenir de lady Rivanon lui revint rapidement, elle avait été parfaitement courtoise et « professionnelle », se bornant à savoir ce qu'il pouvait avoir comme avis vis-à-vis du Roi avant de lui proposer de travailler pour elle. Combien de temps cela allait-il durer ? Il n'en avait absolument aucune idée, cela pouvait aussi bien être réglé en deux coups de cuillère à pot, comme durer plusieurs semaines, voir même pire. Pryam avait le luxe de ne pas être attaché au service d'un quelconque banneret et pourrait prendre congé plus aisément, mais puisqu'il avait donné sa parole, il ne le ferait pas avant que tout ne soit réglé. Le regard céruléen du chevalier quitta provisoirement le visage de son interlocutrice pour balayer la salle du regard, un geste machinal qu'il ne maîtrisait plus vraiment, puis comme il ne constata rien d'inquiétant, son attention se focalisa à nouveau sur lady Deirdre avant qu'il ne se permettre de lui adresser une question mêlée à la discussion.

     ▬ Vous êtes arrivée à la bonne période ma dame, Port-Réal est aussi touché par la canicule qui sévit et j'imagine que les bois des Terres de l'Orage sont plus agréables dans de tel moments, mais c'est l'époque de l'année où il y a le plus d'agitation. Le problème lorsqu'on était simplement chevalier, c'était que l'on ne pouvait pas se permettre de poser des questions aussi simplement qu'un noble. Il pouvait passer pour un malotru s'il se renseignait trop précisément. Une brève hésitation avant qu'il ne se lance. Vous avez décidé d'accompagner votre frère en voyage à Port-Réal, ou peut-être est-ce une autre raison qui vous pousse à quitter votre belle demeure. »

     Il ne posait pas sa question de but-en-blanc, si la jeune dame ne désirait pas lui répondre elle pourrait tout simplement l'ignorer, mais si par contre elle souhaitait continuer dans cette direction, qu'elle fasse. Il fallait avouer que Pryam avait un peu de mal à visionner les possibilités qu'une femme pouvait avoir à Port-Réal, à part parader ou espérer rencontrer des jeunes nobles à la recherche d'une épouse docile et obéissante, il ne voyait pas ce qui pouvait attirer une femme de la trempe de lady Deirdre. La sœur du chevalier était bien en ville, mais en tant que septa et il doutait que ce soit dans les projets de la séduisant noble. Le fossé des naissances lui posait toujours des problèmes pour lier une conversation, comme avec lady Rivanon où il avait été obligé de passer sous silence pas mal de choses qui le taraudait, toujours retourner sept fois sans langue dans sa bouche avant de parler, voilà tout. Alors qu'ils buvaient tranquillement, une autre question se décida à émerger dans l'esprit de l'errant qui s'autorisa un nouveau questionnement. Il espérait simplement ne pas froisser la jeune femme et ne pas passer pour quelqu'un d'indiscret, ce n'était pas du tout le cas. Il se contentait simplement de s'intéresser à elle, voilà tout. Qui n'était pas heureux de constater qu'on s'intéressait à lui ?

     ▬ Vous êtes dans cette auberge depuis votre arrivée ma dame ? Je suis étonné de ne pas vous avoir croisée avant ce jour, encore dans les rues de Port-Réal, je pourrais le comprendre, vous ne fréquentez certainement pas les mêmes bâtiments que moi, mais ici.... Une brève pause. J'imagine que vos journées doivent être suffisamment harassantes pour que vous vous reposiez dès que l'occasion se présente. C'est une bonne chose que vous ayez décidé de rentrer plus tard ce soir. »

     En somme, bénie soit la chose qui l'avait retenue, sans quoi elle serait certainement rentrée plus tôt et qu'il l'aurait ratée. Amusant de constater comme deux personnes qui se connaissent peuvent être amenées à s'éviter sans le vouloir. D'un autre côté, s'ils s'étaient croisés dans la rue et qu'elle avait été accompagnée par son frère, aurait-il osé lui parler ? Ce n'était pas sûr, même si l'envie aurait été là, il savait bien que les dames avaient un protocole à suivre. Les obligations, encore et toujours, à croire qu'elles seraient toujours là pour lui barrer la route !


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦ © The Sound of Silence
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 17 Juin 2011 - 18:28

Deirdre ne cessait d’afficher ce grand sourire sur les lèvres, mais peu à peu les paroles du charmant chevalier lui firent perdre cet arc qui illuminait son visage. Elle qui l’écoutait avec une grande dévotion, bientôt, elle préféra finir sa bolée que d’en entendre plus. Les nouvelles décevantes ou attristante. Ils partaient donc tous vers le Conflant, enfin partaient tout court. Puis alors aussi, il cherchait à comprendre ce qu’elle faisait là, laissant la curiosité animé leur discussion. Il lui rappelait simplement que les idées d’aventure qui commençait à fleurir dans son esprit risquait de n’être que des chimères… Sans vraiment le savoir, il l’avait remise à sa place : celle d’une noble. Maintenant qu’elle y pensait, elle se présentait vulgairement face à lui, comme une égale alors qu’elle se devait d’être bien plus hautaine, ne serait-ce que par l’image qu’elle donnait d’elle à Pryam ou les autres : une femme sans éducation, voire de petite vertu. Elle baissa la tête et lui demanda une chope de cidre. Elle avait perdu de son pétillant dans l’éclat de ses yeux et sa mine devenait plus sombre, plus incolore. Elle était comme une tapisserie qui avait prit le soleil trop longtemps et dont les couleurs se dissipaient peu à peu. Elle se devait de répondre, surtout à des idées qu’il se faisait. L’agitation, le monde, les evenements. Elle n’en avait que faire.

_Oh oui, la forêt et le bord de mer est fort bien plus agréable que cette endroit où les rayons de soleil se refletent sur chaque surface avant de vous bruler la peau. Puis vous savez, de confident à confident, si je pouvais me trouver loin des agitations. Cela à tendance à me rendre nereuse et me créer de forts maux de tête. Vous devriez le savoir. Pensez vous que beaucoup de femme se vêtissent d’horrible pantalon et part chasser, seule, avait-elle chuchoter plus bas. Je suis très solitaire et loin de l’idée qu’on peut se faire d’une femme de haut rang. Je suis trop sauvage…

Elle se passa une mèche derrière l’oreille avec un sourire mutin. Elle était sincère. Il fallait dire qu’elle était assez partagée. Elle ne venait pas d’un monde noble ou à la limite. Elle était au moins sûr, ce qu’elle n’avait pas autant d’importance que la maison Lonbec à en juger le simple collier en bois précieux et de pierre semi-précieuse qu’elle avait quand on l’avait trouvé. Son père la traitait vraiment comme sa propre fille, une noble, une dame qui devait trouver un homme riche et de bonne éducation. Bryan la voyait comme une personne chère à son cœur et avec qui il avait une grande complicité, seule camarade vraiment sincère avec elle. D’un autre côté, le reste de sa famille la traitait presque comme une simple domestique qui se rebellait incessamment. Elle ne savait vraiment où était sa place. Autant, elle pouvait se sentir bien dans son image de Lady, autant elle avait l’impression de porter un masque et se sentait réellement femme du pays, sans prise de tête ni politesse. Elle ne savait plus vraiment qui elle était, surtout en ces heures où elle devait se trouver quelqu’un qu’on disait de son « rang ». Bizarrement, elle aimait et jouait naturellement la noble stéréotypée : hautaine, capricieuse et arrogante, quand elle était face aux siens, mais devant les personnes qu’elle estimait et avec qui elle se sentait bien, elle voulait simplement être Deirdre. Ce dernier cas, elle pouvait en montrer la preuve avec Pryam.

Voilà une grande choppe de cidre sur la table. Deuxième bolée servie, elle la tournait lentement, pensive. Elle ne savait quoi lui répondre quand à sa présence ici. Et si elle la jouait vague ? Ses yeux bleus la transportait totalement et non, elle ne pouvait pas mentir à un si beau regard. Elle détourna ses propres yeux et regardait les gens qui l’entouraient. A mi-voix, elle lui confia la raison de sa présence ici.

_Ne faite pas l’innocent cher chevalier… Vous savez très bien ce que je fais ici. Je commence à avoir l’âge d’être mariée et comme toute noble qui se doit je dois trouver un époux… Triste sort d’une noble, heureusement, il n’y a que cela d’embêtant. Peu importe dans une vie à qui l’on vous promet, mon cœur et mon corps m’appartiennent encore en quelques sortes, de façon absolue. Je suis encore maître de savoir à qui j’aimerai réellement tout offrir…. Le choix m’appartient, même si le silence doit être de mise, une fois la cérémonie accomplie ! Soit ! N’en parlons plus, je ne suis pas d’humeur à parler de cela. Je passe mes journées à écouter des hommes oisifs qui n’ont d’yeux que pour leur richesse. Je veux profiter enfin d’une bonne soirée, chaleureuse, simple avec quelqu’un qui a les même qualités…

Elle finit d’une traite sa bolée et s’en resservit une autre avant de trinquer avec Pryam. Puis alors la discussion malheureuse, le jeune blond lui réchauffa le cœur. Les formes étaient polies, subtiles, parfois maladroite, mais elle avait bien compris ce qu’il avait tenté de lui dire sans avoir l’air insolent. Elle ne fit que lui sourire, les joues rougies par l’alcool qu’elle buvait que rarement et qui commençait à la détendre. Elle n’était pas pompette, soyons claires. Dans sa bonne humeur, elle sursauta quand, au même moment que Pryam, elle découvrit que sa main s’était glissée sur la sienne. Elle écarquilla les yeux et la retira rapidement, passant par toutes les couleurs. Elle changea de sujet, c’était le mieux.

_Je suis contente aussi de m’être attardé vers le nouvel hôte qui va nous accueillir…. J’aurais pu vous rater, encore, alors que vous étiez si près… Puis, je dois vous confier que je n’ai pas envie de dormir tout de suite… J’ai entendu dire qu’il y avait une autre taverne en ville où on ne cessait de boire, de danser et de chanter au rythme d’un violon endiablé. Certes, ce n’est pas l’attitude à avoir, mais vous finirez par comprendre que je ne suis pas à ma place dans ces beaux vêtements. De plus, je compte sincèrement me changer si je veux continuer de parler avec vous, le peu de regards encore actifs commencent à converger vers nous. J’ai quelques frusques en haut. Je vous en supplie, amenez moi là-bas. Vous êtes la personne parfaite, j’ai eu tout le loisir de voir comme vous effrayez les rustres hommes qui peuvent habiter les villes. Puis sincèrement, qui se balade avec une épée et parle ouvertement de son statut de chevalier sans savoir se défendre ? Imaginez si j’y allais seule, il pourrait m’arriver tout et n’importe quoi. Bryan risque de s’énerver et le tavernier dirait que je suis la dernière personne que vous avez vu…

Elle se mordit la lèvre. Elle s’en voulait presque de le faire chanter comme cela, mais il pouvait bien comprendre par l’expression de son visage qu’elle n’irait pas jusque là et que s’il refusait vraiment, elle pouvait comprendre. Elle serait juste déçue. Elle forma vite une bouton de rose avec ses lèvres roses, en une petite moue digne d’une belle femme, celle qui pouvait presque manipulé tout homme qui avait un cœur. Elle avait tellement envie de s’amuser et de se changer les idées. Elle ajouta, l’air de rien, croisant des yeux qui ne cessaient de les quitter depuis un moment.

_J’ai quelques frusques en haut, j’en ai toujours. Je passerai inaperçu… Juste une petite heure… On risque de ne jamais se revoir, continua t-elle la voix plaintive.

Elle aimait beaucoup jouer cette carte ces derniers jours, mais il fallait dire qu’elle ne voyait que des personnes de passage qui venait dans cette ville car elle était une des plus grandes plateforme du royaume.
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Pryam Templeton
Chevalier

Général

Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
485/500  (485/500)


Message Mer 29 Juin 2011 - 12:51

     Pryam avait l'habitude de devoir rester « à sa place » et faire preuve de politesse sans manifester la moindre hostilité ou le moindre manque de respect à l'égard de son interlocuteur. Pourtant dieu savait à quel point il pouvait en éprouver l'envie de temps en temps, des nobles ou même des roturiers qui le considéraient comme un moins que rien, les roturiers surtout parce qu'ils s'imaginaient que le chevalier éprouvait le désir de se sentir mieux qu'eux en devenant chevalier. La vérité était toute autre, il cherchait simplement à les aider, mais tout le monde ne comprenait pas cela, lady Deirdre si, heureusement. C'était une sorte de repos de bavarder avec elle, Pryam n'avait pas besoin de rester sur ses gardes et crainte un retour de manivelle s'il disait un mot plus haut que l'autre. Puis il fallait être honnête, le fait que la jeune dame manifeste autant de gentillesse à son égard, en plus d'être fort agréable, lui permettait de ne pas avoir à se forcer. Quoi de plus épuisant – mentalement et physiquement – que de devoir mimer une fausse sympathie ? Le chevalier détestait devoir jouer les hypocrites et dire amen à tout ce qu'on lui disait dans le simple but de ne pas froisser son interlocuteur, il en oubliait presque le plaisir de pouvoir discuter avec quelqu'un que l'on pouvait sincèrement apprécier. Bien évidemment, il aurait été trop tôt et trop arrogant de dire que la jeune lady était une femme vraiment ouverte à tout le monde, il ne la connaissait pas réellement après tout, ils ne s'étaient rencontrés qu'une fois et désormais une seconde, jamais Pryam ne pourrait imaginer parvenir à la cerner en si peu de temps. Non, pour le moment elle lui apparaissait comme quelqu'un d'aimable et qu'il appréciait de revoir, voilà tout ce qui importait.

     C'est cette habitude de veiller à ce que l'autre ne soit pas vexé qui lui permis de remarquer que l'expression de la belle changea légèrement alors qu'elle baissait la tête, il se demanda s'il avait dit LE mot qu'il ne fallait pas avant qu'elle ne lui réponde. La jeune lady lui expliqua qu'elle aurait apprécié se trouver loin de l'agitation et de tout cela car ça avait tendance à la rendre nerveuse, puis elle ajouta quelques mots au sujet de la manière dont elle était habillée lors de leur première rencontre. En effet, il avait cru constater qu'elle était bien plus sauvage qu'une noble « normale », mais il ne voyait pas vraiment cela comme un mal après tout, disons que cela lui permettait de réellement profiter de la vie. Pryam considérait toujours que borner les femmes au rôle de faire et élever les enfants était réducteur, lui-même préfèrerait largement avoir une épouse capable de faire plusieurs tâches, dont la chasse ou des choses de ce genre. Mais tous les hommes n'étaient pas comme ça, l'errant était un roturier et il voyait peut-être les choses d'une autre manière, les nobles étaient tellement originaux dans leur genre qu'il était souvent difficile de les comprendre. Un silence s'était installé entre eux avant qu'elle ne se décide à reprendre la parole, répondant à sa question au sujet de sa présence ici et il se trouvait que c'était bien ce qu'il avait imaginé, un mariage arrangé, rien de très intéressant de son point de vue. Quoi qu'il en soit, elle balaya cette discussion avec rapidité en lui déclarant ne pas vouloir y penser le seul soir où elle pouvait être avec quelqu'un d'autre que ces nobles. Ça ne devait pas être une partie de plaisir en effet.

     Ils discutaient simplement et la jeune dame montra qu'elle avait la capacité de boire plus d'un verre sans tomber à la renverse, c'était encore une fois une qualité qui n'était pas fréquente chez les femmes. Lorsque sa main s'égara un instant pour frôler celle du chevalier, celui-ci ne pipa pas mot, que ce soit par politesse ou par surprise il ne le savait pas lui-même, elle la retira bien assez rapidement en reprenant la parole pour briser la gêne qui aurait pu s'installer. Elle aborda le sujet d'une autre taverne qu'il connaissait en effet, pour un avoir passé une soirée lors de son arrivée ici, puis elle continua en disant qu'elle comptait se changer pour être plus à l'aise avant de lui demander de la conduire là-bas. Il hésita sincèrement, même si l'idée était intéressante il savait bien que les rues de la ville n'étaient pas trop fréquentables le soir tombé, sans compter qu'elle était une lady et que si cela venait à être découvert, elle pouvait bien éveiller l'intérêt des autres clients. Comme si la belle lisait dans ses pensées, elle avança des arguments qui ne lui laissaient pas vraiment le choix, après tout on pouvait dire qu'elle lui demandait un service non ? Elle lui servit finalement l'excuse avec un grand E, expliquant qu'ils risquaient de ne jamais plus se revoir après ce soit, c'était fort probable et au moins il n'aurait pas le regret d'avoir refusé cela non ? Sans compter qu'elle avait l'air tellement tête brûlée qu'elle pouvait bien décider de sortir seule s'il refusait, c'était encore pire, au moins là il pourrait veiller au grain comme dit. La réflexion fut rapide et il hocha finalement la tête.

     ▬ Très bien ma dame, vous marquez un point, l'on peut dire que vous savez choisir vos arguments. C'est entendu, je vais vous conduire là-bas, mais effectivement vous changer ne sera pas une mauvaise idée, vous passeriez plus inaperçue. »

     Il esquissa un léger sourire, ne sachant pas s'il était en train de faire la boulette du siècle ou si c'était une bonne idée, l'avenir le leur dirait après tout non ? Ils terminèrent rapidement les boissons avant que Pryam ne déclare à la jeune femme qu'elle pouvait aller passer ses autres affaires et qu'il se rendait rapidement dans sa chambre à lui pour chercher quelque chose. Puis le chevalier patienta dans la salle principale le temps que la jeune dame redescende pour qu'ils puissent sortir. Seuls quelques ivrognes encore endormis sur les tables restaient dans le coin, le tavernier était en grande discussion avec son épouse derrière le comptoir et lady Deirdre descendit après quelques temps. Ce changement d'habits était tout de même surprenant, l'on avait beau dire que l'habit ne faisait pas le moine, il y contribuait beaucoup tout de même ! Malgré tout, il aurait été fou de dire que cela atténuait sa beauté, la jeune femme restait aussi séduisante revêtue d'une magnifique robe ou d'habits moins visibles, même attifée d'un sac de jute elle resterait plaisante de l'avis du blond. Ce dernier lui tint la porte de la taverne de manière à lui permettre de sortir dans la ruelle, puis il regarda les environs avant de lui désigner la direction à emprunter pour se rendre dans cette fameuse taverne. Histoire de ne pas laisser le silence s'installer, il entama la conversation d'un ton modéré pour ne pas attirer l'attention sur eux.

     ▬ J'espère que ce sera à la hauteur de vos attentes en tous les cas. Que pensez-vous que dirait votre frère s'il apprenait que je vous emmène dans un tel endroit ? Même si la taverne n'est pas dangereuse, c'est généralement le chemin qui y mène qui laisse à désirer. »

     Avec les tire-laine et les petits voleurs de bourse qui couraient les rues, ça restait peu fréquentable en journée, mais une fois la nuit tombée les coupe-jarret avaient aussi tendance à sortir. Une demoiselle aussi séduisante que lady Deirdre pouvait pousser à vouloir s'intéresser à leur duo, Pryam espéra simplement que ça ne resterait que des craintes. Il avait habillement occulté le « ma dame », l'appeler de la sorte alors qu'elle était habillée de manière « normale » pouvait soulever des questions, mais il ne tenait pas à lui manquer de respect pour autant. Ils discutèrent un peu le long du chemin avant que leurs pas ne les mènent dans une ruelle d'où une agitation provenant. Des bruits de musique, de cris, de chants et de rire s'échappaient d'un bâtiment où la lumière filtrait sous le pas de la porte et par les fenêtres. Alors que Pryam poussa la porte pour laisser entrer la demoiselle, une bouffée de chaleur et de fumée sortie de là, c'était un endroit festif et l'on pouvait difficilement le louper. Son regard parcourut rapidement la pièce avant de se poser sur le minois de sa compagne du moment.

     ▬ Avez-vous une préférence pour une table ? Je vous laisse le loisir de choisir. »


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦ © The Sound of Silence
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 4 Juil 2011 - 13:38

Deidre n’en croyait vraiment pas ses oreilles. Il était vraiment galant. Il acceptait de l’y amener et de l’escortait ? Elle était toute excitée et se demandait encore si elle n’avait pas mal entendu. Ses yeux s’illuminèrent de petites étoiles. Elle se retenait de taper sur la table de joie ou de bondir de sa chaise collante. Elle n’attendit presque pas la fin de son discours qu’elle courut en haut, à sa chambre pour trouver ses vêtements de petite naissance. Elle retira ses bijoux artisanaux en pierre précieuse et enfila la robe plus rapidement que les plus ravissantes et couteuse. Il y avait moins de couche, moins de laçage, moins de tissus. Elle retira les quelques fleurs fraîches qui décoraient ses cheveux et passa ses mains dans ses boucles pour les froissées quelque peu. Elle les remonta vulgairement, plusieurs mèches rebelles qui tombaient de-ci, de-là. Elle se donnait un faux air négligé, mais ô combien cela lui allait bien. Elle avait la chance de ne pas avoir besoin d’en faire des tonnes pour être belle. Peut-être était-elle encore un peu maigre. Elle revint en bas, l’air de rien, presque méconnaissable, disons qu’on n’imaginait pas qu’elle était noble, peut-être sa peau qui était trop propre. C’est avec un sourire timide qu’elle arriva devant Pryam. Elle n’était pas du tout à son avantage.

Elle prit le bras qu’il lui offrit pour se diriger vers la sortie, en chemin pour cette joviale taverne dont on parlait de bouche à oreille. Elle sourit à l’idée que Bryan puisse le savoir. Elle le rassura en l’informant qu’il était bien plus doux et calme que l’aîné. Il n’en penserait rien, tant qu’il pensait à sa sécurité, juste sa sécurité. Après, il n’était pas obligé de savoir que sa sœur espérait plus, comme des regards et des rires complices. Elle ajouta, de plus, que Bryan le préférait de loin au chasseur, Torben. Il restait noble et être chevalier avait beaucoup plus d’honneur qu’un simple villageois. En vrai, elle, elle s’en moquait, les gens qui avaient ce petit quelque chose étaient tous égaux. Il y avait les idiots et ceux qui avaient de la valeur.

Sur le chemin pire que sombre, il lui était arrivé de serrer le bras fermement à l’entente d’un bruit suspect, d’une voix grave, de gens qui vomissaient ou qui marchaient trop près d’eux. Oui, elle avait un peu peur et aimait ne pas se forcer à être courageuse alors qu’à ses côtés, un chevalier l’escortait. Elle savait se défendre oui, mais s’ils étaient plus de deux, ou même deux hommes costauds, ses acrobaties ne lui seraient d’aucune aide. Quoi qu’il en soit, c’était tendue qu’elle arriva à cette Taverne où il faisait bon vivre. Pryam passa un instant devant elle pour lui ouvrir la porte. Quand la grand morceau de bois grinça, la chaleur, et la lumière juraient avec l’atmosphère extérieur. Deirdre fit un pas en arrière et pencha la tête, plissant les yeux pour y voir que l’agitation régnait. Elle entra la première et recula à nouveau, son corps se percutant doucement contre celui de Pryam. Une choppe à une main dansait avec son propriétaire et elle évita un flot de bière qui s’écrasa, là où le parquet moisi brillait du sucre d’autre alcool qui avait rejoint ce cimetière. Elle leva la tête pour voir Pryam et lui offrit un petit sourire amusé. Cela lui plaisait, un peu comme les fêtes dans les Terres de l’Orage ou quelques bon repas chez d’autre noble qui étaient joviale et célébrait un mariage ou encore une naissance. Quoi que là, c’était bien plus rustre.

Elle finit par sonder l’endroit, essayant de percer les gens qui dansaient et chahutaient pour trouver une table acceptable. Elle finit par prendre le bras de Pryam et lui montrait celle qu’elle souhaitait. Elle laissa sa main glisser dans la sienne et se glisser dans la foule joyeuse pour gagner une table fortement sale au fond de la taverne. Elle s’y assit. Puis à peine réussit-elle à lisser les pans de sa jupe sous ses fesses qu’une femme coiffé vulgairement et le haut qui laissait presque entrevoir toute sa poitrine se pencha vers eux, des gobelets vides dans les mains et sous les bras. Elle leur demanda ce qu’ils voulaient boire. Elle demanda deux pintes. La dame baragouina quelque chose et s’en alla après un long sourire à Pryam. N’oublions pas le clin d’œil qui fit rire la jeune noble. Elle lui tapota l’épaule, les larmes aux yeux tant elle riait.

_Je sens, monsieur que vous avez volé le cœur d’une dame ce soir… Ah, m’appeler pas ainsi hein ! Hors de question ! Je vous laisse tout le plaisir de m’appeler simplement Deirdre et même hors de cette soirée, quand nous sommes juste tous les deux. Cela ne me gêne aucunement, au contraire…

Les pintes tapèrent sur la table et glissèrent jusqu’à eux. Deirdre rattrapa de peu la sienne qui avait presque glissée jusqu’au bord de la table. Elle souriait grandement, heureuse. La soirée ne faisait que commencée et elle était déjà ravie. Elle trinqua avec Pryam, quelques gouttes qui se perdirent, dont une qui lui tomba sur la joue. Elle sursauta et se l’essuya comme si elle retirait ses dernières larmes de joie. Après avoir bu la moitié d’une traite et taper le cul du gobelet sur le bois, elle se mit à rire et chuchota à l’oreille de Pryam :

_Je dois vous confiez que ce n’est pas la première fois que je vais à ce genre d’endroit. J’y vais même accompagné de Bryan qui aime aussi se détendre dans ces espaces où on ne demande rien à part être soi-même. Je voulais simplement trouver une excuse pour que vous m’accompagniez. Quoi qu’il y a toujours des risques d’y aller seule en tant que femme.

Soudain le violent se mit à chanter avec allure, enjouement, rythme, le démon s’était emparé de la mélodie. Un vacarme suivit, les tables vinrent s’entrechoquer les unes aux autres. On faisait de la place. Deirdre se retrouva presque coincé entre la sienne et le mur. Elle avait les yeux pétillants, et finit ce qui lui restait de bière. Les gens se placèrent au milieu, certains pas très frais, d’autre motivés, les femmes sensuelles, vulgaires où même quelques timides comme Deirdre. Soudain, un homme arriva vers eux et les invitèrent à venir. Il vit la jeune femme dans l’impasse et lui tendit la main. Elle sourit poliment et fit signe à Pryam de venir tout en tendant la main à l’homme. Elle sentit son corps se soulever. L’inconnu la tirait. Elle posa un pied sur la table en bois et finit par l’escalader entièrement. Elle arriva au bord et on la tint par les hanches pour la faire descendre. Elle le remercia avec une révérence sommaire. Elle n’eut pas le temps de se retourner pour voir où se trouvait son chevalier qu’on la poussa au milieu de la piste. La voilà avec un homme qu’elle ne connaissait pas du tout, mais dont elle devinait vite ce qu’il avait bu lors de cette soirée bien arrosée.

On fit les saluts et la musique reprit. On avance d’un pas, on recule d’un, on avance encore, on tourne sans se quitter du regard, encore un salut, etc.. Quelques bras qui s’emmêlent, on change de partenaire. Elle s’amusait grandement, mais la présence du chevalier lui manquait et l’inquiétait. Elle suivait les pas, mais sa tête telle une girouette le cherchait avec ferveur.
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Pryam Templeton
Chevalier

Général

Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
485/500  (485/500)


Message Jeu 7 Juil 2011 - 11:21

     Les serveuses de ce genre de bouge avaient le don de ressembler à des femmes de petite vertu, mais après tout Pryam s'en moquait au final, ils étaient ici pour profiter d'une partie de la soirée pour être tranquilles. Il n'avait plus le temps de se demander s'il avait agi bêtement en acceptant de l'escorter ici, quelque chose lui disait qu'une femme au caractère aussi vif que celui de la belle brune, n'aurait certainement pas décidé de rester sagement à l'auberge où elle séjournait s'il s'était défilé. On pouvait dire qu'il faisait son rôle en lui servant d'accompagnateur, même s'il n'avait pas la carrure de certains paysans qui se trouvaient dans ce bar, c'était tout de même plus dissuasif que si elle avait été seule. Lady Deirdre se mit alors à rire lorsque la serveuse au décolleté qui en montrait plus qu'il n'en dissimulait, s'éloigna dans la foule pour chercher ce qu'ils souhaitaient, puis elle lui tapota l'épaule avant de lui lâcher quelques mots qui firent sourire le chevalier. Ce n'était pas vraiment le genre de femme que l'on pouvait taxer de « dame » et du moment qu'on avait l'air d'avoir plus de deux sous dans sa poche, elle souriait aussitôt. Il ne se leurrait plus avec le temps, les femmes de Port-Réal – du moins celles de son rang – ne souriaient pas sans raison à un homme, c'était qu'elles espéraient lui tirer quelques pièces ou encore détourner son attention le temps qu'un gamin leur vole sa bourse. Elle se montra une nouvelle fois aimable à son encontre en lui suggérant de l'appeler par son prénom pour l'occasion, ainsi que les fois où ils seraient seuls. Il hocha la tête sans se départir de son sourire avant de lui répondre d'un ton léger.

     ▬ Très bien Deirdre, je devrais pouvoir m'y faire. »

     Après tout il n'allait pas se montrer frileux alors qu'elle le lui disait clairement non ? Ce n'était pas comme s'il en avait pris la liberté. Les pintes arrivèrent et les deux jeunes gens trinquèrent au milieu de la foule bruyante où des notes de musique se faisaient entendre de tous les côtés. Le lieu idéal pour attraper une bonne migraine lorsqu'on profitait trop des boissons à disposition, ça donnait souvent lieu à des bagarres déclenchées pour un oui ou pour une non. Le regard clair du chevalier se promena sur la foule compacte alors que la jeune dame se pencha vers lui avant de lui faire quelques confidences, déclarant qu'elle ne venait pas dans ce genre d'endroit pour se détendre. Ça ne le surprenait pas vraiment, mais lorsqu'elle avoua que c'était un simple excuse pour qu'il l'accompagne, il ne put retenir une expression surprise avant de se reprendre.

     ▬ Je ne suis guère surpris d'apprendre que vous avez déjà passé des soirées dans un tel endroit, mais vous auriez pu me le demander simplement j'aurais été bien sot de refuser, sans compter que je n'avais aucune raison de le faire. »

     Ce n'était pas comme si ça le dérangeait qu'elle puisse avoir trouvé une excuse valable d'un côté, il était vraiment que Pryam était des fois du genre à être trop à cheval sur les convenances, mais si Deirdre avait été seule à l'auberge et lui avait demandé de l'accompagner il n'aurait jamais refusé. Elle l'avait souligné, c'était peut-être la dernière fois qu'ils se voyaient après tout, ou peut-être la dernière fois qu'ils auraient l'occasion de discuter de la sorte si elle se retrouvait mariée la prochaine fois que leurs chemins se croiseraient. La musique monta alors d'un cran, attirant l'attention du blond alors que la place fut faite pour libérer une sorte de piste de danse. Ils terminèrent leurs boissons juste avant qu'un homme ne s'approche d'eux pour les inviter à se joindre au reste de la foule, puis Deirdre fut attirée par le nouvel arrivant pour passer au-dessus de l'obstacle alors qu'il se glissait vers le bord de la piste à son tour. C'était le genre de danse que tout le monde savait normalement exécuter, ça s'apprenait rapidement et il suffisait de savoir comment commencer et le reste s'enchaînait tout seul. Pryam décida de rester quelques instants en bordure de piste, il n'affectionnait pas particulièrement la danse – étant plutôt du genre à privilégier le combat que le bal lors des tournois – et il pouvait au moins se permettre de garder un œil sur la silhouette de la demoiselle qu'il était censé accompagner. Elle se débrouillait bien, même très bien, une grâce naturelle dans ses pas qui n'était pas troublée par une des trop forte d'alcool, comparée aux autres femmes sur la piste elle était reconnaissable sans peine. Elle changea de partenaire plusieurs fois avant qu'il ne soit tiré de sa contemplation par une main qui se posa sur son épaule. Portant son attention sur la personne qui se tenait à côté de lui, il vit une jeune femme – d'environ son âge – qui lui proposa de rejoindre le groupe en sa compagnie.

     Il fut tout d'abord tenté de la repousser en lui disant qu'il ne préférait pas, puis son regard se posa furtivement sur la silhouette de Deirdre, constatant qu'elle tournait la tête dans toutes les directions, peut-être pour regarder où il était ? Allez savoir, quoi qu'il en soit ce fut ce qui le décida, il reporta son attention sur l'inconnue et lui offrit son bras pour montrer qu'il acceptait l'invitation, ce qui la fit rire d'amusement, elle devait plus être habituée aux claques sur les fesses qu'au bras galamment tendus à n'en pas douter. Entraîné dans quelque chose qu'il n'appréciait pas particulièrement, il se débrouilla toutefois pour entrer dans le rythme, ce qui se fit sans trop de peine, c'était un peu comme un combat rapproché en y regardant de plus près, trouver le bon rythme pour éviter les coups, ça facilitait la danse, qui l'eut cru ! Il fut rapidement séparé de sa « partenaire » lorsque la danse s'enchaîna et qu'ils en changèrent tout en restant dans le rythme, mais il était arrivé trop tard pour se hisser à la hauteur de Deirdre – qu'il avait d'ailleurs du mal à voir de là où il se trouvait – et la danse se termina après quelques nouveaux échanges. Mais il n'y avait jamais bien longtemps l'occasion de se reposer ici, avant que les danseurs ne se séparent et ne s'éloignent de la piste, la musique recommença sur un autre rythme, une musique qui ne demandait pas de changements pour une fois, simplement d'être capable de ne pas se marcher sur les pieds ce qui était plutôt simple en y regardant. Il tourna la tête en direction de la jeune lady des Terres de l'Orage juste à temps pour voir que son partenaire du début se glissait à ses côtés, bien imbibé d'alcool et certainement espérant qu'il parviendrait à la coller de plus près qu'avant. La danse était un bon moyen pour ramasser des jolies filles en général et Pryam craignait le pire pour le coup.

     Avant qu'il ne puisse esquisser le moindre pas dans leur direction, la jeune femme de tout à l'heure se planta devant lui en lui offrant un sourire. Elle était bien gentille et même si elle était bonne danseuse il ne tenait pas trop à quitter la demoiselle qu'il accompagnait du regard, trop longtemps. C'était tellement vite arrivé un accident, il était préférable qu'il retourne sur le côté de la piste. À moins que, tant qu'à faire autant choisir l'autre option. Il répondit par un sourire léger à l'envahissante danseuse avant de lui attraper la main en lui faisant un geste de la tête pour qu'elle le suive, elle s'exécuta docilement. Pryam parcourut la distance qui le séparait de Deirdre et son nouveau prétendant qui leva les yeux vers eux lorsqu'il vit le jeune chevalier s'arrêter à ses côtés, craignant certainement de se faire dérober sa proie du jour. L'errant lâcha la main de la danseuse avant de s'adresser au partenaire de la lady.

     ▬ Il me semble qu'elle a besoin d'un partenaire plus doué que moi, je suis sûr que vous pourrez mieux vous y prendre que moi. »

     D'un geste de la tête il désigna son accompagnatrice qui était tout de même assez séduisante, bien que nettement moins que Deirdre. L'homme hésita un moment, le fait que Pryam ne vouvoie indiquait qu'il n'était pas un forgeron du coin ou quelque chose du genre, c'était ce qu'il avait cherché en parlant de la sorte, on cherchait moins de noises à un éventuels chevalier. Finalement l'autre haussa les épaules, décidant qu'il était trop imbibé pour chercher des ennuis, puis attrapa la danseuse par les épaules pour prendre appui sur elle et s'éloigna en direction des tables avant que le chevalier ne porte son attention sur Deirdre.

     ▬ J'espère que vous ne m'en voulez pas d'avoir fait fuir votre partenaire ? »

     Après tout si c'était le cas il s'en excuserait, même s'il doutait que ce soit le cas, il aurait été franchement étonné que la jeune femme soit du genre à apprécier qu'un homme aussi imbibé d'alcool qu'une éponge et qui passait son temps à la reluquer, puisse lui manquer. Il fallait s'attendre à tout avec les femmes et après tout Deirdre avait surtout l'air de vouloir s'amuser, le reste devait lui être égal, mais avec ce type d'hommes il y avait toujours des conséquences indésirables. La musique reprit alors après cette brève pause qui n'avait duré que quelques dizaines de secondes, Pryam porta son attention sur la demoiselle face à lui avant de lui tendre sa main en un geste d'invitation.

     ▬ J'ai constaté que vous saviez très bien danser, je ne suis pas sûr d'être à la hauteur comme votre ancien partenaire, mais je ferai un effort. »

     Après tout ils étaient là pour s'amuser non, et quel meilleur moyen pour veiller sur elle que de l'avoir sous la main, autant au sens figuré que littéral du terme ?


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦ © The Sound of Silence
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 10 Juil 2011 - 15:46

Deirdre était si bien là, portée par l’alcool. Elle ne contrôlait ni ses pieds, ni ses mains, c’étaient eux qui la dirigeait. Les pas, les présences, tout lui venait inconsciemment, suivant la musique. Elle sentait sa tête tournée. Tout n’était que visage, lumière, verre. Cela se mélangeait dans une agréable sensation, mais malheureusement cette palette manquait de blond. Elle ne trouvait toujours pas Pryam. Elle finit par deviner qu’il devait se trouver à l’écart. Dommage, il ne dansait pas. Finalement, elle tourna la tête, entrainée par les hommes qui se la passaient de main en main, effleurant les autres femmes qui changeaient tout aussi bien de partenaire. Elle le voyait au loin, entre toutes les têtes qui bougeaient, de ci, de là. Elle le voyait se rapprocher, mais on les attrapa tout les deux et on les éloigna joyeusement. Elle fit une grimace, déçue. Danser était un échange, bien plus important qu’on ne le pensait avec deux personnes qui s’appréciaient. On profitait comme l’on pouvait de la présence de l’autre. Elle repensa subitement au fait qu’il serait venu avec plaisir si elle lui avait demandé sincèrement. Elle souriait, emporté par les pas d’un homme bien plus grand et robuste qu’elle, un peu potelé. Il dansait merveilleusement bien, mais empestait l’alcool. Il se faisait un peu lourd sur la fin, tentant en vain d’avoir ses faveurs.

Quand on fit une pause lors de la fin de la mélodie secouée au violon, il lui proposa un petit tour dehors. Elle ne savait comment se débarasser d’un homme comme lui sans éveiller une colère violente. Les hommes aussi remplis que leur verre étaient dangereux, elle en savait quelque chose. Comme elle l’avait confié à Pryam, ce n’était pas la première fois qu’elle venait dans ce genre d’endroit. Puis soudain, encore comme un sauveur, l’archétype même du « chevalier » des contes pour jeune fille, arriva. Pryam invita l’homme à changer de partenaire. Son regard était un peu mauvais, mais le charisme du blond réussit à le convaincre. Il s’en alla avec la jeune inconnue et laissa Deirdre tranquille. Elle sourit et lui fit un petit signe de tête pour le remercier. Elle se retint de sautiller quand il lui proposa cette danse. Elle était tellement ravie.

_Oh, déjà rien qu’à votre odeur, je suis sûr que vos pas seront plus rassuré et vos mains plus sages. Vous n’empester pas la bière à des lieux d’ici…

Puis alors, une musique plus officielle commença à chanter dans toute la taverne. C’était cette danse si populaire qu’on faisait en gros groupe à des réunions, des fêtes à l’extérieur où même à la cour. Elle leva un sourcil étonné et la danse commença par un salut mutuel. Elle attendit que Pryam lève sa main pour qu’elle puisse y poser la sienne. Face à face, main gauche sur la droite, l’un à côté de l’autre, ils ne se quittèrent pas des yeux. Un pas en avant pour la femme, deux pour l’homme, ils tournent. Ca n’en finit pas. On change de main, on salut à nouveau. On reprend et on finit avec un dernier salut. Deirdre y mit tout son cœur pour le dernier et lui offrit un merci du plus profond de son être. C’était juste un moment magique. On coupa leur euphorie en leur proposant de nouveau verre, offert par la maison. La jeune femme se jeta dessus et but cul sec.

Ses joues étaient rouges, elle le devinait bien car elle les sentait chauffer. Ses yeux avaient l’air si pétillants qu’elle avait du mal à voir à travers les paillettes qu’ils provoquaient. Elle n’avait pas mangé grand-chose chez les amis de la famille, ceux chez qui elle allait habiter quelques temps. C’était très bon, mais elle n’avait pas le cœur à manger, aucuns appétits. Sûrement après le départ de Pryam, elle en aurait beaucoup moins. Elle en avait assez de rencontrer des hommes comme cela. Elle s’accrochait vite, ou peut-être était-ce tout simplement l’appât de liberté qui l’appelait en eux. Quoi qu’il en soit, la bière montait vite. Elle en était déjà à un litre, sans parler du vin qui avait tourné à table et qu’elle but sans gêne. Bryan omettait de lui donner la cruche vers la fin du repas.

Elle tendit sa pinte vide à Pryam et manqua de tomber en arrière. Elle se rattrapa à son épaule et posa une main sur son front. Elle eut un sourire gêné et elle lui quémanda une place assise et un peu d’air frais.

Dehors, appuyé sur le jeune homme, elle sortit simplement sur le perron. Elle s’enfonça vers le côté, s’attrapa à une main courante où la coutume était d’y attacher sa monture quand on était que de passage. Elle se laissa glisser jusqu’au planche de bois difforme. Elle s’assit au bord, ses jambes se balançant au-dessus de la terre. Elle avait senti les piquets en dessous des planches s’enfoncer dans la terre quand elle prit place. Elle tira sur le bras de Pryam pour qu’il vienne se joindre à elle. Sans aucune pudeur, elle posa sa tête sur son épaule et soupira. Elle regarda un instant le ciel dégagée où les étoiles brillaient.

_C’est quoi le pire pour vous Ser Templeton ? D’être libre comme vous, mais de mériter d’un confort moyen et d’être sujet à la mort chaque jour ? Où alors d’être un petit oiseau en cage, mais assuré d’avoir toutes la nourriture que vous voulez, une vie plus longue, où vous êtes logé, soigné et plus ou moins bien traité ? Ne profitant que de cette petite, toute minuscule cage, votre seul e espace de vie.

Elle s’essuya discrètement une larme qui commençait à grossir au coin de son œil. Elle leva un peu la tête, devinant le regard du chevalier, le voyant à peine.

_Mieux vaut-il un homme, noble, qui me promet la richesse, de beau vêtement, d’être avec les plus influents, de m’offrir des journées à flâner, être oisif, la vie est simplifié. Je saurai lire, mon grand rêve, avoir une santé surveillée. Ou alors, comme vous, comme un autre que j’ai rencontré il y a peu. Un qui me fera profité de la vie, qui me montrera des valeurs qui en valent la peine, qui feront pas de moi une intellectuel, mais une femme débrouillarde, mais qui malgré tout, ne saura me soigner d’une simple pneumonie… Vivre pleinement, mais peu, ou vivre enchainée mais plus longtemps. Voilà ce que je me dis depuis que je suis arrivée ici, cela m’obsède, c’est simplement insupportable.

Puis alors qu’elle laissait le temps à Pryam de donner son avis ou non, de l’écouter ou simplement d’entendre son souffle près de son oreille, elle s’osa à lui donner une bise chaste, sur la joue. Elle rit un petit peu, ne se rendant pas compte de ses actes. Sa mauvaise humeur était passée grâce à sa gêne. Elle se morfondit en excuse, tout en ne pouvant chasser le fou rire qui l’animait. Ce fut Bryan qui arriva à la stopper. Le voilà sur le chemin, en face de la taverne.

Elle avait sursauté en reconnaissant sa silhouette dans l’ombre. Elle le vit lui faire signe de venir. Il n’était pas du tout sec, juste impassible. Elle salua pria et se précipita pour le rejoindre. Bryan avait l’air exaspéré et il lui demanda de l’attendre un instant. Il s’approcha du chevalier et lui fit un salut poli. Oh, dans le fond, il n’avait rien contre lui. Malgré tout, il se devait de lui partager ses sentiments.

_Heureux de vous revoir. Vous savez, cela ne me gêne pas que vous passiez du temps avec elle, au contraire, je sais qu’elle est en sécurité avec vous. Le problème n’est pas là. Ne voyez-vous donc pas que vous lui faîtes du mal. Elle est en âge de se marier et son caractère ne facilite pas l’acquisition d’un époux. Elle est malheureuse, je ne sais pas s’il n’y a que vous qui la mettez dans cet état, mais il faut que cela cesse. Vous la deviez du chemin qu’elle doit prendre. Elle voit en personne comme vous tout ce qu’elle souhaite : l’amour sincère, la liberté, l’aventure. Elle n’a rien à trouver de plus précieux chez un homme de notre monde. Mais je vous en prie, vous allez lui gâcher sa vie. Ne tentez plus de la revoir. Juste arrêtez. Cela me blesse au plus profond de moi de la forcer, et plus vous la bercer de chimère, plus je la force. Que cela reste entre nous. Dites-lui adieu… Je vous laisse cinq minutes.

Il laissa Pryam et s’éloigna pour laisser sa sœur et le jeune chevalier se saluer. Bien sûr que Deirdre, même si elle ne savait rien de tout ce qu’ils venaient de s’échanger, tenterait de le revoir. Elle arriva vers lui, un petit sourire en coin et triturait le pan de sa jupe. Elle savait là, à cet instant, qu’ils ne se reverraient pas avant longtemps, vu qu’il partait aussi en plein cœur des conflits du royaume. Mais elle était jeune et il était fort. Il reviendrait…

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Pryam Templeton
Chevalier

Général

Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
485/500  (485/500)


Message Mar 12 Juil 2011 - 12:28

     Deirdre accepta l'invitation de Pryam et la danse s'en-suivi donc sans trop de difficultés, il était effectivement largement moins imbibé que l'ancien partenaire de la jeune lady qui s'était d'ailleurs affalé sur sa nouvelle compagne, assit à une table en retrait de la piste. Après quoi, il leur fut proposé un verre offert par la maison et ils acceptèrent tandis que la demoiselle démontrait une certaine capacité à descendre rapidement une grande quantité d'alcool. Bah, il était là pour s'assurer qu'il ne lui arrive rien, si elle pouvait boire pour s'amuser et se détendre, autant en profiter n'est-ce pas ? Il n'était le type d'homme à profiter de la faiblesse d'une femme légèrement saoule, elle pouvait au moins être tranquille sur ce point. Toutefois, les vapeurs de l'alcool firent leur devoir et Deirdre manqua de tomber en se rattrapant à son chevalier servant à qui elle demanda un peu d'air. Pryam s'exécuta docilement en l'accompagnant à l'extérieur avant de se retrouver assit à ses côtés suite à sa demande plutôt... Difficile à décliner. Lorsque la lady posa sa tête sur l'épaule du chevalier, ce-dernier ne su que faire, ne voulant pas avoir l'air de profiter de la situation, mais d'un autre côté il se voyait mal repousser la demoiselle pour ne pas passer pour un goujat puisqu'il agirait exactement comme tel, il laissa donc passer. La voix légèrement pompette de la belle noble s'éleva alors, elle lui demanda son avis sur une question qui avait visiblement une certaine importance pour elle à savoir s'il était mieux de vivre dans une prison dorée ou dans une vie tout à fait moyenne, voir même miteuse.

     Difficile de répondre objectivement pour quelqu'un comme lui, qui avait fait le choix de vivre sa propre vie en reniant toute la facilité offerte par son nom. De plus, quelqu'un n'ayant jamais connu la difficulté et ayant toujours été habitué à vivre dans une belle demeure avec assez à manger pour soi et ses proches, il était difficile de descendre d'un échelon, contrairement à un roturier anobli. L'on s'accorde mieux des richesses que de la perte de ces dernières. Un petit silence se fit et le regard céruléen du chevalier se posa sur la silhouette sombre de la jeune dame alors qu'elle reprenait la parole, poursuivant ses questions qui resteraient certainement longtemps sans réponse. Le choix de sa vie, c'était exactement ce qui avait provoqué tant de difficultés dans sa vie jusqu'à ce jour, conseiller une autre personne n'était pas dans ses cordes, mais il pouvait lui répondre en toute sincérité. Étant donné la gentillesse et la bienveillance dont la belle avait fait preuve à son égard, c'était la moindre des choses après tout. Il réfléchit quelques instants, ne tenant pas à dire de sottises sur un sujet aussi important, puis répondit d'un ton calme et posé malgré la difficulté de la réponse.

     ▬ Je dirais qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Je ne suis pas vraiment un bon conseiller, j'ai laissé derrière moi la facilité et la possibilité d'une vie toute préparée pour me construire ma propre vie et non prendre celle que l'on m'avait tracé. Je dirais que pour un roturier comme moi, le choix est beaucoup plus aisé puisqu'il n'y a que très peu de choses à perdre, mais pour une dame de votre rang, la difficulté est toute autre. Il la regarda brièvement. Je dirais que l'on ne vit qu'une fois, si vous devez vous morfondre dans une vie qui vous rend malheureuse, je n'en vois pas l'intérêt, vous devez simplement trouver celle qui vous permettrait de vivre sans regretter de ne pas avoir fait un autre choix. Mais seule vous pouvez en décider, même avec tout le savoir du monde je ne pourrais vous éclairer davantage, à mon grand regret. »

     Ça l'agaçait et le triturait de ne pas pouvoir l'aider davantage, mais il ne devait pas la pousser dans telle où telle direction, simplement lui faire peser le pour et le contre. C'est à ce moment qu'elle déposa une bise sur sa joue, provoquant une nouvelle fois la surprise de l'errant qui lui offrit un regard interloqué devant son rire, il mit cela sur le compte de la boisson et lui répliqua que ce n'était pas grave. Toutes les bonnes choses ont une fin, la silhouette qui se dessina sur le chemin sonnait la fin de leur rencontre, le frère de Deirdre s'approcha après y avoir été invité par sa sœur qui le rejoignit rapidement alors que Pryam se redressait. Il signifia à sa sœur de l'attendre avant de s'approcher du chevalier pour lui dire le fond de sa pensée, à savoir que cela ne le gênait pas qu'il passe du temps avec sa sœur, mais qu'elle était en âge de se marier et qu'il ne lui facilitait pas forcément la tâche. Le chevalier en était maintenant conscient et totalement confus, cela n'avait pas été très avisé de sa part de se comporter de la sorte son rang devait normalement lui indiquer de rester à sa place et de ne pas venir compliquer les plans d'un lord pour sa fille. Pryam hocha la tête d'un air compréhensif, sans se fondre en excuses, il regarda le frère de Deirdre s'éloigner légèrement alors que la demoiselle s'approcha une nouvelle fois dans une attitude qui ne faisait que rendre plus difficile l'exécution de ce qu'on venait lui présenter comme demande. Il accorda un sourire poli à la belle lady avant de s'adresser à elle.

     ▬ J'ai été fort heureux de vous revoir ma dame, mais je crains que nos chemins ne se croisent plus avant très longtemps, à mon grand regret. J'imagine qu'à mon retour vous aurez trouvé un époux digne de vous et je doute qu'il apprécie que vous entreteniez des relations d'amitié avec un chevalier errant. Il se sentait ingrat et lâche de parler de la sorte, mais il ne pouvait pas continuer à jouer le rôle du trouble-fête. Bien entendu, je vous suis éternellement redevable de l'amabilité dont vous avez fait preuve à mon égard et je vous souhaite tout le bonheur que vous méritez. Ne désespérez pas, le mariage vous apparaît peut-être comme quelque chose d'effrayant, mais je suis sûr qu'au final vous ferez une parfaite épouse, votre prétendant sera chanceux. Encore une fois, je vous souhaite bonne chance ma dame et je vous remercie. »

     Il la salua poliment avant de détourner son regard de la jeune femme, puis lui accorda un dernier sourire pour finalement prendre le chemin de la taverne où il avait élu domicile. Heureusement qu'il partait très bientôt pour Salvemer. Un salut pour le frère de la lady, puis il disparut dans une ruelle, non sans se sentir coupable d'avoir dû tenir un tel discours alors que quelques instants auparavant il avait presque dit le contraire....


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦ © The Sound of Silence
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

[ Terminé ] La meilleure séduction est de n'en employer aucune ▬ Deirdre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» La loi du plus fort est toujours la meilleure [Terminée]
» La meilleure façon de résister à la tentation, c'est d'y céder. [Livre II - Terminé]
» Réflexions Pour Une Haïti Meilleure
» Appel a une meilleure distribution des richesses naturelles
» [Terminé] Un bon petit film [Emma]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-