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Celui que frappe la foudre entend-il le tonnerre ?

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Message Jeu 22 Nov 2012 - 17:56

     La nuit fut terrifiante. Les cauchemars, nombreux, l'éveillèrent souvent. Edwyn y revoyait la figure dévoyée de son père, soit qui s'élevait du tombeau pour le gronder de sa voix de tonnerre, soit qui revenait des enfers pour le brûler de son étreinte macabre. Quand trouverait-il la paix des songes ? Ses nuits étaient souvent animés par ces rêves terribles et crépusculaires. Le mestre de Vivesaigues lui avait prescrit bien sûr quelques breuvages à la composition obscure, faits peut-être d'herbes douces et de feuilles molles, mais rien n'y faisait et les sombres mirages s'éternisaient dans le sanctuaire de son sommeil, comme les blanches toiles de l'araignée qui s'installent et s'incrustent dans les charpentes. Durant le premier repas de la journée, Edwyn garda longtemps le silence, ce qui ne put échapper à sa mère ou à sa sœur Arianne qui le questionnèrent avec insistance jusqu'à ce qu'il cède à leurs interrogations. Il tenta bien d'y résister, de tourner autour du pot, d'éluder les questions... mais il n'y put rien faire et confia avec un peu de honte à sa mère qu'il continuait à faire ces « vilains rêves où papa revient ». Cependant, lady Charissa ne punissait jamais son fils pour cela, au contraire elle tentait toujours de le rassurer, de le consoler, de l'apaiser et de le réconforter. Les mauvais songes passeraient. Quand ? Cette question la terrifiait, car elle ne détenait point la réponse, et d'ailleurs qui pouvait la connaître ? Le sommeil et ses mystères échappaient à l'empire du savoir des mestres. Il devait s'en remettre aux Sept et au temps qui balaieraient de ses pensées les feuilles mortes qui obscurcissaient ses rêves. Après ce repas, il quitta sa mère et sa sœur pour retrouver ses quartiers, s'habiller, se laver un peu le visage, car il ne pouvait se présenter pour les leçons de septa Melara les joues couvertes de crasse et de poussière ! Ses jeux nombreux et divers le salissaient beaucoup, mais fort heureusement ce n'était pas l'eau qui manquait à Vivesaigues. Il n'y avait donc aucune raison qu'il ne se lave pas avant d'aller retrouver Melara dans la grande salle.

     Quand les leçons prirent fin, Edwyn accueillit avec un grand soulagement la liberté retrouvée, mais le souvenir des tristes songes de la nuit le poursuivait encore. Il était morose, et ce désarroi mélancolique surprenait naturellement son entourage plus habitué à ses frasques et à ses espiègleries qu'à ce spleen qui le tétanisait sur place. Les inquiétudes allaient grandissantes aussi, quand lord Edwyn exigea de quitter Vivesaigues pour une courte promenade autour de la forteresse, au prétexte qu'il fallait inspecter les berges de la Ruffurque, mais en vérité il souhaitait surtout s'aérer l'esprit hors de l'atmosphère quelque peu confinée du petit château de la maison Tully. Accompagné d'une petite escorte, il franchit les portes avec entrain et passa la herse, marchant vers la rivière où l'eau ronflait. Dormait-elle encore ? Rêvait-elle aussi ? Les poissons qui passaient, invisibles, entre ses vagues, étaient-ce ça, les songes de l'eau qui passe ? Cheminant le long de la rive, accompagné par les membres de son escorte, Edwyn se tournait parfois pour voir Vivesaigues s'éloignait derrière eux, mais il faisait attention à ne pas trop s'écarter, à ne pas trop prendre de distance avec le château. Au bout d'un moment, sur une misérable plage de sable gris où l'eau semblait craintive, Edwyn s'arrêta et demanda aux chevaliers qui l'escortaient un peu d'air. Ceux-ci le laissèrent donc s'approcher des vaguelettes et le petit garçon les remercia chaudement. Face à l'imperturbable cours d'eau qui filait sans rien dire, Edwyn restait perplexe. Son père lui avait souvent parlé de la force de cette rivière qui borde Vivesaiues, mais pourquoi ne lui avait-il jamais rien dit de la violence des rives qui l'enserrent ?

     Il resta là quelques instants, face au fleuve. Il saisissait les cailloux sur le sol et les jetaient à l'eau, croyant naïvement qu'il aurait assez de force pour atteindre l'autre rive. Comme il aimerait toucher l'autre rive ! Mais elle était comme une ligne infranchissable, interdite au petit garçon qu'il était. Pénible constat, terrible découverte. Cette rive éloignée figurait pour lui toutes ses limitations, toutes ses contraintes, toutes ces choses qui lui rendaient la vie si agaçante et si difficile. S'il avait été plus grand, aurait-il pu jeter ces cailloux jusqu'à l'autre rive ? Il en était persuadé, et le feu intérieur de ce raisonnement le consumait d'une culpabilité rageuse. « Injuste ! C'est injuste ! » criait-il en déchaînant ses bras vers l'avant, l’œil fixé sur ces cailloux qui, chaque fois, tombaient mollement dans l'eau, accrétions d'angoisse et de chagrin pour toujours enterrées sous les eaux. À l'un des chevaliers qui s'approcha pour lui demander si tout allait bien, Edwyn répondit, plus sèchement qu'il ne l'aurait souhaité, que « ce n'était pas ses affaires ». Qu'ils ne viennent surtout pas l'embêter ! Le petit homme voulait être seul, il voulait contempler ce fleuve ingrat qui se faisait le miroir mesquin de ses échecs et de ses lacunes. Il ne supportait pas la compagnie de ces hommes accomplis, de ces vrais chevaliers qui étaient tous entiers à son service. Pensant cela, Edwyn était ingrat lui-même, et cela le chagrinait beaucoup, mais comment pouvait-il échapper à ce marasme, à cette spirale inexorable ? Il ne savait plus que penser, comme si chaque caillou qu'il envoyait au fond de la rivière emportait avec lui les lambeaux de sa cervelle d'enfant qu'il sentait se ratatiner en lui.

     Son crâne allait en vérité très bien, mais ses jambes flageolaient. De colère et de frustration, de peine et de chagrin, le petit Edwyn s'effondra sur le sable et l'espace d'un instant, ce fut le noir total. Il n'y eut plus rien dans ses yeux qu'un grand néant de ténèbres qui l'enveloppait puissamment. Sa chute et son malaise attirèrent immédiatement l'attention des chevaliers de son escorte qui se précipitèrent autour de lui pour essayer de le ramener parmi les vivants. L'inertie de leur jeune suzerain leur glaça le sang et les trois hommes, après quelques instants, commencèrent à craindre pour sa vie. Par quel mal terrible lord Tully venait-il d'être foudroyé sur place ? Même un mestre n'aurait su le dire.
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Maeve Arryn
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Message Dim 2 Déc 2012 - 4:23

Elle n’avait pas compté les jours depuis qu’elle était partie de ses Eyriés. Elle évitait d’en parler trop, pour éviter que Jasper l’y renvoie dans l’immédiat. Elle s’ennuyait aussi de Mestre Wyman, mais ce dernier devait certainement en profiter pour souffler un peu, puisqu’il n’avait pas la petite peste dans ses jambes. Elle vivait enfin comme elle l'avait voulu. Elle avait vu Port-Réal, ensuite, elle avait connu une partie de sa famille. Elle avait rencontré le réputé Long Dard, son oncle. Elle avait revu sa sœur dont elle avait appris le décès plusieurs semaines après. La nouvelle avait eu un effet de choc sur sa personne. Elle s’était faite plus calme. Il ne lui restait que Jasper.

Jasper lui avait laissé d’abord le choix entre continuer son train quotidien dans les montagnes des Eyriés ou de le suivre. Si elle avait trouvé l’idée un peu farfelue, elle se cachait bien de le dire. Elle avait accepté de voyager avec son frère et ce, en se tenant comme une vraie Lady. Enfin depuis qu’elle connaissait le petit Lord Du Conflans, elle était toute sage. Malgré tout les événements, elle avait encore eu à choisir entre rester à Vivesaigues quelques temps alors que son frère se rendait de nouveau à Port Réal ou de l’accompagner. Même si la petite y vit un choix déchirant, elle sut qu’elle serait bien mieux chez les Tully qu’ailleurs en train de trainer derrière son frère. Cela laisserait même son frère respirer un peu. De ne pas avoir une petite sœur qui ferait de mauvais coup, quoiqu’elle fût bien calme depuis un bon bout de temps. Cela en était presque inquiétant pour les chevaliers qui la surveillaient et sa Septa. Elle n’avait pas envie de fêter. Depuis le départ de son frère, elle avait remué jour et nuit les paroles qu’il lui avait dit lors du mariage à Murs Blancs. Un événement qu’elle n’était pas prête à oublier. Un spectacle qui avait failli faire un mort si Ser Corbray n’Avait pas survécu. Elle était heureuse de son voyage et enfin d’être quelques peu libre. Par contre, dans son fort intérieur, elle était triste. Et si son frère ne revenait pas à Vivesaigue ? Elle n’aurait pas que perdu sa mère, son père et sa sœur. Elle déplorait qu’il veuille absolument faire parti des troupes que la couronne levait contre les fer-nés. Elle voulait rentrer au Val avec son frère.

Si elle ne passait pas du temps avec sa Septa qui avait fait le voyage avec la troupe Arryn, elle restait avec un membre de la famille Tully. Elle appréciait beaucoup la compagnie qu’offrait la famille suzeraine du Conflans, mais elle était aussi heureuse de pouvoir écouter le petit seigneur. Si le petit Edwyn avait découvert les grandeurs des Eyriés, Maeve avait le droit à un spectacle tout aussi vivifiant. Elle avait ri lorsqu’il lui avait fait une maquette culinaire de Vivesaigues, à Hautjardin. S’il trouvait son château modeste, Maeve le trouvait tout aussi enchanteur que celui de son oncle du Bief.
***
La journée n’avait pas mal commencé, mais elle était déjà longue. Septa Ilya ne savait plus comment s’y prendre pour attirer l’attention de la jeune enfant des Eyriés. Elle comprenait que les derniers événements n’avaient fait que bouleverser la petite davantage. Le départ de Jasper n’avait pas aidé la cause. Maeve regardait plus souvent à l’Extérieur que les leçons de sa Septa. Elle finissait même par rager et faire des scènes qui ne duraient jamais longtemps. Au terme de plusieurs heures, Septa Ilya finit par lui donner congé. Elle n’avait pas dit un mot et avait pris un vêtement pour s’abriter un peu. Même si elle était chez les Tully, sa routine ne changeait pas. Les hommes du Val la surveillaient. Elle restait jamais bien loin, mais elle arrivait facilement à se faufiler dans un recoin, pour être seule. Dans les murs de Vivesaigues, ils se faisaient oublier, mais dès qu’elle mettait les pieds dehors, elle n’avait nul autre choix.

Lorsqu’elle sentit enfin le vent jouer dans ses cheveux, elle finit par sourire. Elle tenait la main d’un de ses gardes, qui la connaissait depuis le berceau. Il était dans un âge avancé et pour Maeve, il avait toujours été un deuxième père, lorsque le sien était mort. Sa barbe était grisonnante et ses cheveux étaient blancs comme la neige.

Vous devriez cesser vos enfantillages avec Septa Ilya. Elle m’a dit, que vous lui aviez encore fait des scènes.

Elle ne me laisse pas de temps, pour demander à chacun des sept de veiller sur mon frère.

Lord Jasper s’en sortira Ma Lady, mais vous devez vous comporter comme une grande dame des Eyriés.

Comme l’était Maura?, demanda-t-elle en regardant son Ser qui n’avait osé faire la comparaison, mais qui acquiesçait aux paroles de la petite. Je le ferai promis.

Ils avaient continué leur chemin et Maeve avait fini par apercevoir, son petit Prince. Un sourire illumina ses lèvres et détacha sa main de celle de son Ser. C’était bien plus amusant depuis qu’elle avait quelqu’un de son âge dans sa vie. Jasper savait bien comment ils s’entendaient. La petite truite frétillante était trop adorable pour que l’on puisse le détester.

Edwyn !, salua-t-elle en approchant du petit seigneur d Conflans.

Elle avait parcouru la moitié du chemin qui les séparait que le jeune garçon tomba au sol. Maeve figea sur place, effrayée par la scène qu’elle venait de voir. Quelques minutes plutôt, il était là à lancer des cailloux, et voilà, pouf! Il était tombé. Elle finit quand même par franchir les derniers pas, mais déjà les chevaliers de la maison encerclaient le jeune Lord. Ser Gustave l’avait attrapé par les épaules, pour lui éviter la scène, mais elle le regardait de cet air triste. Elle finit par déglutir à voir qu’il ne se relevait pas.

Qu’est-ce qu’il a, il ne se relève pas.

Elle était morte de peur et n’osait même pas faire un as de plus. Ses yeux tentaient de se frayer un chemin pour apercevoir les yeux du petit seigneur.




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Message Mar 4 Déc 2012 - 23:23

     Edwyn était tombé au sol, comme endormi. Sa peau était froide, sèche, ses lèvres tremblaient, ses paupières ne semblaient pas vouloir se relever. Était-il mort ? Non ! Il respirait encore, le chevalier qui l'avait redressé pouvait sentir le mouvement de la petite poitrine qu'il pressait de sa grosse main. La vie de leur suzerain était sauve, mais combien de temps resterait-il ainsi ? Quelques minutes ? Quelques heures ? Quelques jours ? Ils n'avaient pas la science et le savoir nécessaire pour le déterminer. Un premier chevalier, inventif et ingénieux, suggéra qu'ils emportent tout de suite le petit garçon à Vivesaigues où mestre Emeric pourrait l'examiner et lui administrer la meilleure des médecines. Un deuxième chevalier, prudent et craintif, s'opposa fortement à cette idée en prétendant qu'il était trop dangereux de déplacer leur seigneur avant d'être bien sûr du mal qui l'affligeait. Un troisième chevalier, dénué de tout esprit d'initiative, se contenta de garder le silence en posant sur son suzerain des yeux hantés par l'angoisse qu'il ne trépasse à ses pieds.

     L'arrivée aussi soudaine qu'inattendue de lady Maeve Arryn n'était pas un problème, mais elle compliquait les choses : était-ce un spectacle bien convenable pour une jeune lady ? La future fiancée de lord Tully ne devait-elle pas s'épargner la vue de son futur époux inconscient et inerte entre les bras de chevaliers impuissants à le ranimer ? Le troisième chevalier prit l'initiative et quitta les parages pour regagner la forteresse afin d'informer lady Charissa et de revenir accompagné du mestre et d'un brancard. Mais pendant tout ce temps, alors que tous s'inquiétaient autour de lui, Edwyn n'était tout simplement qu'ailleurs, jeté hors de lui par les tourbillons capiteux de l'inconscience. Il flottait loin du monde, loin de Westeros, loin du Conflans, loin de Vivesaigues, si loin de tout ce qu'il connaissait ! Emmitouflé dans sa tunique de petit lord, il marchait à pas lent sur un drôle de sentier qui fendait les nuages de coton roux qu'il voyait tout autour de lui et qui semblait emplir tout l'espace. Le contact de cette matière étrange et caressante lui donnait l'impression de frotter du bout des doigts la fourrure duveteuse d'un jeune chaton.

     Où était-il ? Il ne le savait pas. Était-il mort ? Non, il n'avait mal nulle part. Rêvait-il ? C'était la réponse la plus évidente. Il ne se souvenait pas s'être endormi. Avançant toujours sur le sentier de brume, Edwyn remarqua le ballet aérien de quelques papillons dorés qui voltigeaient un peu plus loin, aussi s'approcha-t-il intrigué autant qu'amusé par leur présence assez insolite. Il tendit la main vers eux et quelques battements d'ailes suffirent au plus petit d'entre eux pour le porter jusqu'aux doigts maigres du petit garçon. À son toucher, une vague de tremblements lui arracha un fou rire qui résonna dans le vide ambiant que meublaient ces drôles de nuage aux couleurs rougeoyantes. Edwyn rendit sa liberté au papillon qui s'éloigna avec les autres, dévoilant sous eux un nouveau sentier fait de la même matière étrange où il semblait dangereux de poser le pied. Ne sachant trop que faire, le garçon décida de les suivre, même s'il ne savait pas s'il pouvait faire confiance à des papillons inconnus.

     Mais ces lépidoptères aux ailes d'or ne lui manifestaient aucune hostilité, pourquoi s'en méfier ? Ils le menèrent à travers la brume rousse sans jamais disparaître, et même parfois semblaient jouer avec lui, ils voletaient sous son nez, leurs ailes palpitantes projetant de la poussière dorée sur ses petites joues roses. Très loin de cette scène féerique, bien au sol, Edwyn demeurait endormi, et les chevaliers autour de lui continuaient à s'inquiéter. L'un d'eux se tourna vers lady Maeve et lui dit d'une voix qui se voulait apaisante :  « Ne vous inquiétez pas jeune lady, il est simplement inconscient, il ne lui arrivera rien, nous veillons sur lui. » Il essayait de convaincre la petite autant que lui-même, et cela fonctionnait-il ? À moitié, il n'était pas rassuré de voir que son jeune suzerain demeurait si longtemps dans l'inconscience. Mais là où il était, Edwyn n'était guère malheureux, tout au contraire ! Les petits papillons dorés l'avaient accompagné jusqu'à une sorte de gros rocher de pierre douce où il s'était hissé pour voir où il se trouvait et où il pouvait aller, mais aussi loin qu'il pouvait regarder, il ne voyait que la même brume rousse qui l'entourait.

     Les papillons disparurent à leur tour, et il se trouva seul sur son rocher. Qu'il fut triste à cet instant, de se savoir tout seul au beau milieu d'un endroit qu'il ne connaissait pas et dont il ne savait rien ! Mais alors qu'il regardait en bas pour voir si sa vue perçait le sol cotonneux, quelque chose apparut dans son dot et quand il se tourna, Edwyn se trouva nez à nez avec le spectre ouaté d'une figure maternelle qui l'enveloppait de ses bras tendres. Quelle douce caresse ! Edwyn aurait souhaité que l'instant dure toujours, mais une petite voix au fond de lui hurlait : qui était ce fantôme qui lui semblait amical et maternel mais qui n'avait aucun des traits physiques de sa véritable mère ? « Qui êtes-vous ? » demanda-t-il sans que ses lèvres ne bougent d'un poil. Mais nul ne lui répondit, le spectre disparut et il fut à nouveau tout seul sur son rocher de brume. Mais où donc étaient les papillons ?
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Message Ven 7 Déc 2012 - 23:39

La septa préparait sa leçon pour son jeune Lord lorsqu’elle fut dérangée par une agitation anormale dans les couloirs. Elle désirait apporter des réponses à l’enfant soucieux de la meilleure manière qu’il soit mais les cris achevèrent de déranger sa réflexion. Avec un bref agacement, elle quitta sa table de travail pour se diriger vers le bureau d’un Mestre d’où provenait visiblement l’agitation. Ce dernier venait de faire ordonner un brancard en écoutant les explications d’un chevalier. Les mots de l’homme glacèrent d’effroi la jeune femme qui leur emboîta immédiatement le pas pour ne rien perdre de l’explication. Les hommes ne dirent rien à la septa, ni ne lui firent signe de s’éloigner. Comme elle, ils avaient tous un unique souci en tête, la santé du petit Lord. Et si le Mestre pouvait apporter des soins, Melara se devait d’attirer l’attention des Sept et surtout la Mère d’En Haut. L’Aïeule ne pouvait pas avoir offert une pareille destinée à Edwyn. Il devait devenir le Seigneur du Conflans, il devait accomplir sa tâche. Ce n’est qu’un petit malaise, une faiblesse, tentait de se rassurer la septa au milieu de ses prières. Il va vite se réveiller.

Il était tombé comme endormi, c’était probablement un excès de fatigue. Elle l’espérait. La septa savait que son Lord dormait mal ces temps. Il s’en était ouvert à elle, et c’est aussi pour cela qu’elle souhaitait plus que tout lui rapporter la paix avec des leçons plus particulière. Avait-elle sous-estimé la gravité de son état ? Le doute fila dans son cœur et s’y lova, mais elle n’y prêta aucune attention. Lorsqu’ils arrivèrent enfin à destination, elle ne s’occupa de rien d’autre que de la vision de l’enfant endormi, inconscient. La septa avait encore le cœur palpitant et le souffle court de l’empressement sollicité pour se rendre là au plus vite, lorsqu’elle s’approcha tout à fait de son Seigneur. D’un geste lent, la septa effleura le front de l’enfant du bout de l’index. Dans son autre main, elle avait déposé sa petite effigie de la Mère qu'elle serrait, faisant blanchir les jointure de ses doigts.


Gente Mère, ô fontaine de miséricorde,
Préserve mon Seigneur, je t’en conjure,
Offre-lui ta main pour lui montrer le chemin,
Permets qu’il retrouve les siens saufs,
Gente Mère, ô force indéfectible,
Soutiens, Edwyn dans ce combat,
Daigne apaiser la rage et calmer la furie,
Enseigne-lui les voies de la bonté.


Elle recula sans cesser de murmurer ses mots saints. Rien ne servait d’étouffer l’enfant en s’agglutinant à ses côtés. Et la religieuse savait que la véritable force se trouvait dans la Foi des Sept. La meilleure aide qu’elle pouvait apporter au Lord était donc d’attirer l’attention des Sept sur lui. De les prier de le ramener à eux saufs. Car eux seuls maîtrisent les voies invisibles. Le Mestre était assurément un homme instruit, mais il ne pourra jamais guérir avec des remèdes les blessures de l’âme. Des blessures profondes que les deuils et les responsabilités ont fait germer dans le corps de l’enfant. Elle aurait le temps de s’inquiéter plus tard. A présent, elle n’était qu’une simple présence rassurante. Comme la flamme des bougies qu’elle affectionne tant. Une pureté chaleureuse, emplie de grâce. La flamme d’une bougie est également comme la vie, parfois tremblante, parfois faible. Mais toujours lumineuse, emplie de vitalité. Et le corps de l’enfant tourmenté avait toujours en lui de cette lumière.

Gente Mère, ô protectrice bienveillante,
Porte ton regard sur l’innocence souffrante,
Ne laisse pas cette flamme s’éteindre,
Permet lui de s’éveiller et vaincre l’obscurité.


Aide-le. Aide-nous. Offre-moi le moyen de l’aider. Offre-lui les clés.
Après Rohana, elle ne supporterait pas de perdre un second pupille. Surtout pas un enfant comme Edywn, si charmant, si plein de bonne volonté et de courage. Elle n’osait penser à sa mère et à sa sœur s’il arrivait un nouveau malheur. La peur qui venait de se glisser dans son cœur fut dure à chasser et un instant les prières cessèrent de faire remuer ses lèvres alors que son regard inquiet scrutait les agissements du Mestre. Elle reprit cependant sa litanie, ignorant ses sentiments pour se dévouer à sa Foi. Il ne devait pas arriver de malheur, et il n’en arriverait pas. La présence de la jeune Lady la frappa alors. Obnubilée par la santé de son jeune Lord elle n’avait pas fait attention au second enfant présent. Elle adressa une esquisse de sourire au chevalier emprunté et posa une main sur l’épaule de la jeune fille pour l’éloigner.


« Venez Lady, laissons-les s’occuper de le placer sur le brancard. Ne les gênons pas. Ils vont s'occuper de lui. Nous ne pouvons rien faire de plus que prier pour son éveil. »

La douceur n’était jamais feinte chez Melara. Malgré sa propre peur, la septa avait ce même visage rassurant et calme qu’usuellement. Ce même regard doux lorsqu’elle la saluait au détour d’un couloir. Le même maintient délicat et effacé. La main ne resta pas longtemps sur l’épaule, ce n’eut été guère convenable. Mais la situation étant particulière, elle ne s’en formalisa pas outre mesure. Il valait mieux que les chevaliers n’aient pas à s’occuper des deux femmes en sus de leur Lord. Le mieux était de mener le Lord dans une chambre chaude où il serait mieux. Le Mestre pourra là-bas mieux le soigner. Et tout sera réglé, ce ne sera qu’une grosse frayeur. Par les Sept, elle surveillerait sans répit le jeune Lord, s’il fallait elle pourrait rester à ses côtés pour chasser ses mauvais rêves, elle pourrait soulever une montagne. Elle en était presque certaine. La certitude de le voir se réveiller et aller mieux était rassurante. Elle rendait cet espoir si réel qu’elle pouvait presque voir les paupières frémirent et s’ouvrir.


Gente Mère, ô mère indulgente,
Pardonne les erreurs commises,
Ne punis pas trop durement les enfants,
Redonne l’espoir aux cœurs attristés.


Guéris-le, Mère adorée, guéris-le. Quoiqu’il m’en coûte, mais fait qu’il s’éveille et vive sans conséquences, ni faiblesses. Par les Sept, entendez-mes prières. Il doit se réveiller. Il le doit.


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Dernière édition par Septa Melara le Dim 30 Déc 2012 - 10:51, édité 2 fois
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Maeve Arryn
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Message Sam 8 Déc 2012 - 3:33

Si elle avait pu sortir un quelconque son ou encore quelques mots, elle aurait certainement voulu pester contre tout le monde. Maura était morte et allait rejoindre le Val pour son dernier et éternel repos avec son enfant. Jasper était à Port-Réal, très loin d’elle et ce pour se mettre au service de la main pour combattre les fer-nés. Elle ne savait même pas si elle pouvait encore compter sur le fait de lui envoyer quelques corbeaux. Elle avait voulu rester dans le Conflans uniquement pour ne pas embarrasser Jasper et rester près du petit Lord et sa famille. Elle n’avait aucun membre de sa famille. Jasper aurait peut-être fait autrement lui. Il aurait certainement fait bouger les choses que de le laisser là inerte à l’air frais.

Noreen n’était plus beaucoup là. Elle comprenait que la jeune femme ait amplement plus distrayant que de s’occuper d’une gamine à journée longue. C’était compréhensible. Alors, il lui restait qu’Edwyn. Ce charmant petit garçon qu’elle avait rencontré alors qu’il était en visite dans son Val natal. Elle finissait toujours par comprendre les adultes et elle savait que personne ne voudrait jamais de mal au petit seigneur du Conflans. De le voir ainsi dans son mal et d’être aussi impuissant était terrible à la fois pour les hommes de Vivesaigues et pour elle, qui voyait beaucoup trop la mort dans les derniers temps. Elle priait intérieurement pour que l’Étranger s’éloigne de lui.

Si vraiment, il n’était pas épargné, elle en voudrait amèrement à l’Étranger ce qu’il avait fait. Ser Gustave tentait bien que mal de la retenir, mais elle avait envie de s’effondrer à son tour. Elle l’avait côtoyé si souvent dernièrement. Il avait l’air en pleine santé. Qu’Est-ce que les sept mijotaient à jouer avec la vie des gens aussi facilement. Sa petite main d’enfant tenait celle de son chevalier fortement. Elle avait peur et elle avait surtout envie de pleurer. Elle se murmurait les dernières paroles de Maura à son intention. Elle devait rester forte. En quoi cela aiderait le Lord Suzerain du Conflans. Les paroles du chevalier ne réussissaient pas à la rassurer. Comment pouvait-il veiller sur lui, s’il ne savait pas plus qu’elle, le mal qui dominait son prince des Eaux. Maeve se dégagea de l’emprise du chevalier du Val et courut près de son ami. Elle posa ses genoux au sol et attrapa la main du petit seigneur qui dormait paisiblement. S’il savait comment l’on s’inquiétait pour lui. Dans quel monde pouvait-il être pour être si paisible

Je veux veiller sur lui aussi. , soupira-t-elle en regardant son Ser

L’idée de voir sa Lady ainsi n’amusa pas Ser Gustave, qui avait posé un genou au sol pour tenter de raisonner l’enfant plutôt que la sœur du suzerain du Val. Il le faisait déjà depuis plusieurs temps. Il avait toujours su la résonner lorsque ses colères étaient contre son frère et sa sœur, mais il était bien loin de savoir comme réparer le cœur d’une enfant. Il savait que cette fois-ci il n’Avait pas grand chance. Maeve était déterminée à rester au chevet du fils de Lady Charissa, une fois a l’intérieur. Il comprenait, mais il voulait aussi que le petit lord vive. Lui-même n’avait pas connu sa maitresse ainsi en huit ans. Elle se comportait comme son rang le lui disait, elle suivait ses leçons sans broncher. Et puis, elle n’avait que d’éloge sur Lord Tully. Il posa sa grosse main sur l’épaule frêle de sa lady et baissa la voix. :

Lady Maeve, ils veilleront sur Lord Edwyn.

Moi aussi, je veux veiller sur lui, c’Est mon seul ami

Et les sept savaient que les amis, la petite avait besoin. Edwyn était certainement le seul qu’elle avait depuis des années. Elle avait chassé ses larmes d’un coup de main, résignée à rester forte pour le petit Prince du Conflans. Son ton ne laissait pas beaucoup à négocier et le chevalier soupira. Il se releva prêt à tout éventualité d’écarter Maeve si l’on le voulait ainsi. Il se ramasserait quelques coups, mais il était habitué. Il n’usait pas de la force avec sa lady sauf lorsqu’il le fallait. Lord Jasper lui avait même dit de veiller davantage sur elle. Il savait quoi faire. Si l’on finissait par rentrer, il savait que la petite voudrait le veiller. Elle avait assez bon cœur pour en faire ainsi. Elle jetait des regards vers son Ser, pour voir ses réactions, mais celui-ci semblait vouloir être plus dur. Elle regarda Edwyn et soupira avant de murmuré presque pour elle-même :

Reviens Edwyn.

Si Jasper l’avait vraiment fait, elle espérait de tout cœur qu’un jour, il serait plus qu’ami. À murs blanc, mais si ce fut un épisode à oublier, elle se souvenait aisément de la question de son frère. Elle n’échapperait pas au destin d’épouser un seigneur quelconque, mais pas n’importe quel non plus. Elle était une Arryn, avant tout. Son regard se posa sur son Ser plusieurs fois, mais la main apaisante de la Septa du petit seigneur eut le don de l’apaiser. Les dernières fois qu’elle avait prié les sept, Maura était morte et sa Septa avait retrouvé, elle aussi le repos éternel. Maeve passa sa petite main dans celle de la Septa espérant y retrouver un quelconque réconfort. Elle espérait qu’elle avait raison. Sa dernière envie était de ne plus pouvoir jouer avec le petit Tully. Elle n’avait pas non plus la force de s’emporter ou de se rebeller comme elle l’avait toujours fait.

Est-ce que je pourrais veiller sur lui jusqu’à ce qu’il se réveille?

Elle ne faisait pas partie de la famille, mais elle aimait trop Edwyn pour rester derrière une porte à attendre un verdict d’un mestre. Elle espérait trouver un quelconque appui auprès de Septa Melara et il n’y avait pas de doute que si la petite faisait quoique ce soit de travers –ce qu’elle n’oserait pas- Ser Gustave ne serait jamais très loin pour intervenir. Il avait promis de veiller sur elle, quoiqu’il arrive et il le ferait.



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Message Mer 12 Déc 2012 - 20:49

     Les papillons n'étaient pas revenus. Ils l'avaient abandonné. Assis, tout seul, sur ce rocher de brume froide et fuyante, il lui semblait basculer dans la plus opaque des obscurité, nuit amère montant comme l'eau de la marée sur le sable de la plage. Il n'était pas très à l'aise et sentit par moment des choses lui frissonnaient la peau du dos, du ventre, de ses bras et de ses jambes, comme si quelques mains invisibles cherchaient à le saisir, à le pousser, à le forcer au mouvement, mais il ne voulait pas partir, il ne voulait pas quitter le rocher et errer sans but dans l'immensité cotonneuse. Sa mère lui avait souvent répété de ne pas chercher à fuir la surveillance d'autrui, de peur qu'il ne s'égare et se perde loin de Vivesaigues, loin de sa famille, loin des siens. Ce rocher était tout ce qui, sous la motte brumeuse, ressemblait à quelque chose qu'il connaissait. Mais pourquoi un rocher ? Il n'y avait pas plus commune figure de l'immobilité et de l'immuable. Était-ce ce à quoi Edwyn entendait s'accrocher inlassablement, trop fiévreux qu'il était chaque fois que soufflait sur lui les vents glacés du changement ? Pour de certains rochers jaillissaient des sources pures, fortes, indomptables, dans les montagnes, dans les plaines et dans les déserts, véritables fontaines de vie et manifestation pierreuse des possibilités originelles. Mais le rocher n'est-il pas aussi figure de fermeté, d'obstination, d'entêtement ? Et que devait-il faire de ce rocher ? Le pousser jusqu'à plus loin, jusqu'à un point qu'il n'avait pas encore identifié ? Edwyn n'aurait su le dire, ni deviner ce qui était attendu de lui. C'est alors que les papillons revinrent, et il s'enthousiasma de leur retour inattendu ! Ces compagnons qui virevoltaient en cadence autour de lui semblaient d'ailleurs lui indiquer un nouveau chemin à suivre, qu'Edwyn suivit avec plaisir, car il n'était pas d'une nature très patiente, et l'idée de rester trop longtemps sur le rocher l'effrayait un peu – il craignait de prendre racines à la manière d'un arbre dans une forêt. Le petit garçon aurait souhaité que les papillons lui adressent quelques mots, mais n'était-il pas stupidement absurde d'exiger d'un insecte qu'il soit doué de la parole ? Et quelle question leur aurait-il posé, hein ? « Où allons-nous ? » Il le saurait bien assez tôt ! Loin de ce monde onirique qui ne se renouvelait guère, le corps d'Edwyn était étendu, inerte et inconscient, sur son lit, surveillé de près par mestre Emeric qui appliquait ses mains savantes à des endroits clefs de son corps de petit garçon, sous l’œil confiant et anxieux de lady Charissa et ceux peut-être inquiets de septa Melara et de lady Maeve Arryn. Les chevaliers se tenaient à l'écart et certains mêmes avaient quitté la pièce pour gagner le septuaire afin d'y prier la Mère d'accorder sa miséricorde et sa clémence au petit lord Tully. La mort de ce dernier aurait plongé le Conflans tout entier dans le chaos, tous les savaient. Mais fort heureusement, les prévisions de mestre Emeric semblaient écarter de façon catégorique cette possibilité odieuse. Les paroles de l'homme de savoir apaisèrent presque immédiatement le cœur de cette mère aimante, qui battait la chamade depuis qu'on avait ramené Edwyn inconscient de sa promenade. Et lady Eleanor qui était toujours manquante ! Mais voici ce que dit le Mestre : « Je ne crois pas qu'il soit en danger, ma lady, je vais aller préparer de quoi le ramener rapidement à nous. Cela me prendra un peu de temps, voulez-vous m'accompagner ? Je suis certain que Melara et lady Maeve seront d'une excellente compagnie pour notre jeune lord. »

     Avant de quitter la chambre pour accompagner le mestre de Vivesaigues, lady Charissa posa une main profondément affectueuse sur l'épaule de lady Maeve et lui dit ces quelques mots d'encouragement :  « Merci d'être là, mon enfant. Un jour, je vous appellerai ma fille. Soyez forte. » Puis, lady Maeve et Melara se retrouvèrent seules, les chevaliers de la garde d'Edwyn se gardant d'interrompre leurs prières et préférant attendre à la porte. Edwyn remua dans son inconscience. Il avait suivi les papillons pendant un temps qui n'était que quelques secondes mais que, dans ses rêves, lui avait paru bien long, si long qu'il aurait cru à quelques jours de voyages au milieu de la brume de coton à la suite des papillons qui, de temps à autre, venaient se reposer sur ses épaules. Plusieurs jours de silence qu'il put rompre enfin quand il arriva auprès d'un puits d'où jaillissaient les cris de détresse d'une personne qui, manifestement, s'y trouvait coincée depuis fort longtemps. Edwyn accourut sans remarquer que les papillons venaient de s'évaporer dans la brume, et passa la tête par dessus le rebord du puits pour observer ce qui se passait en bas. Il découvrit alors que la voix qu'il entendait appartenait à un petit garçon qui ne semblait pas plus vieux que lui. Edwyn se précipita pour répondre à ses appels :  « Attends, je vais te sortir de là ! » Mais comment faire ? Edwyn remarqua la manivelle du puits, la corde et le seau qui se balançait tristement. Il se jeta sur la première pour essayer d'abaisser le dernier, et il dut faire un gros effort pour actionner le mécanisme qui semblait quelque peu rouillé. Ce puits n'avait-il donc plus servi depuis des lustres et des lustres ? Après quelques instants d'âpre lutte contre l'usure, il parvint à faire rouler le tout et le seau s'enfonça dans le cylindre aux parois de pierre pour aller jusqu'au malheureux garçon qui se trouvait au fond. Ce dernier prit son mal en patience, s'arrêta de parler jusqu'à saisir le seau et crier que c'était bon, qu'il pouvait remonter. Cela nécessita un tout autre effort, car il fut difficile à Edwyn de remonter le malheureux enfant et il sua à grosses goûtes pour y parvenir mais après plusieurs tentatives, il y réussit et fut très fier de lui ! Cependant, cette sensation fut de courte durée quand il se trouva face à face avec le garçon qu'il venait de sauver : ce dernier lui ressemblait trait pour trait.
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Message Ven 14 Déc 2012 - 15:35

Elle accepta sans autre formalisme la main glissée dans la sienne. Son cœur était compatissant pour la jeune Lady qui vivait une situation difficile. La voir ainsi agenouillée auprès de son petit Lord lui avait fait éclater toute l’étendue de sa solitude enfantine. Tout autant que la détresse de son Ser à la raisonner. Aussi fut-elle soulagée de la voir réagir favorablement à son geste. Une main d’enfant était une chose fascinante. Si fragile et si forte à la fois. Elle se pencha légèrement pour poser ses yeux noisette chaleureux dans ceux de l’enfant. Le visage pâle de la septa ne reflète pas de peur, pas d’inquiétude. Une simple ride qui ombre le pli de ses sourcils mais pour ceux qui ne la connaissent pas, cette marque d’inquiétude passe inaperçue. Elle ne sourit pas, ce serait hypocrite. Elle lui adresse ce regard unique et sérieux. « Nous verrons cela avec mestre Emeric et Lady Charissa. Je ne vois rien qui vous en empêcherait, Lady Maeve. » Elle pressa un peu plus sa main dans la sienne en se redressant. Elle n’engageait pas sa parole pour une promesse qu’elle ne pourrait tenir personnellement mais ferait en sorte de convaincre s’il le fallait les concernés. L’honnêteté lui paraissait vital aux yeux d’un enfant inquiet, aucune fausse promesse ne soignerait les peurs. Elle accorda un regard au Ser de la jeune Lady. Cette fois, elle se donna la peine de lui adresser un léger sourire poli. Un message rassurant pour lui signifier qu’elle s’occuperait de cela.

Le retour lui fit sembler le chemin comme un long calvaire. Elle annonça rentrer avec le Ser de Lady Maeve et cette dernière afin de prévenir lady Charissa et de faire préparer une chambre. Elle ne lâcha jamais la main de l’enfant. Elle ne dit pas grand-chose de plus. Informa simplement l’enfant qu’elles seraient plus utiles au château que de marcher derrière la civière. Pour la rendre plus docile à s’éloigner un instant du jeune Lord. Être utile faisait sembler moins terrible le temps qui s’écoulait avec une lenteur écœurante. Ils n’arrivèrent pas beaucoup plus rapidement que le reste du groupe. Melara n’ayant pas pressé outre mesure son pas habituel. Il ne manquerait plus qu’elle perde son souffle et fasse un malaise, n’est-ce pas ? Elle ne faisait guère confiance à ses compétences physiques et imposa donc son rythme au petit groupe. Leur mission accomplie, elles regagnèrent rapidement leur inutilité contemplative
Melara s’étonna que mestre Emeric demande à Lady Charissa de l’accompagner. Son imagination la porta à une hypothèse qu’elle chassa immédiatement de son esprit tant elle lui fit horreur. Le silence que laissa leur départ paru d’autant plus pesant à la septa. Elle lâcha la main de la jeune Lady pour lui indiquer d’un geste ample un fauteuil se trouvant à proximité du lit. « Asseyez-vous près de lui ma Lady, il va nous falloir patienter je le crains. Vous pourriez essayer de lui parler un peu, peut-être que les Sept permettrons à vos mots de trouver un chemin jusqu’à lui. » Elle se déplaça pour allumer une bougie, puis une autre, ainsi de suite jusqu’à ce que sept flamme fragiles dansent dans la pièce. Au pied de chacune d’elle, elle plaça une de ses petites effigies à l’image des Sept.


Ces pièces de bois polies et usées d’avoir été tant utilisées étaient un cadeau du septon Desmond. Il les lui avait remises lorsqu’elle avait été ordonnée septa. Il lui avait cérémonieusement tendu entre ses mains boudinées cette petite bourse de cuire contenant les sept statuettes et un mouchoir blanc brodé. Le plus beau des cadeaux qu’on lui ait fait avec son livre de prière. Le souvenir du septon lui apporta un peu de soutien. L’idée même de son visage joufflu et de ses exclamations la rassurait. Elle pouvait encore voir son sourire heureux et fier quand il lui avait déclaré que ce serait elle, la jeune septa qui serait chargée de l’éducation des enfants de la Maison Tully. Ce sourire là, elle savait en partant qu’il lui manquerait, et elle n’avait pas eu tord. Il lui avait manqué, ce mentor, son seul ami et confident. Il faudra qu’elle lui envoie un corbeau, cela faisait trop longtemps qu’elle n’avait pris des nouvelles. Elle espérait que tout allait bien au septuaire. Tant d’années c’étaient écoulées à présent.
Voir ainsi son jeune Lord souffrant lui rappelait des souvenirs terribles. Et avec eux, les remouds d’une colère à peine endormie au fond d’elle. Elle grondait comme un fauve, comme un volcan qui gonfle doucement. Et cela lui déplaisait au plus au point. Cette colère était le sentiment le plus vif et incontrôlé qu’elle ait éprouvé. Tout à fait incompatible avec sa Foi, elle le savait. Il n’y avait nulle colère à avoir contre les dessins divins. Et pourtant… les épreuves sont dures pour le cœur humain.

Elle contempla les flammes un instant puis la petite Lady. Elle reprit de sa voix douce.


« Ou peut-être désirez-vous que nous parlions… ou que je vous aide dans vos prières ? »

Se préoccuper de l’enfant était une tâche rassurante. Et si cette dernière préférait rester plus seule avec le jeune Lord, elle resterait simplement là pour prier. Elle pourrait même aller chercher son livre de prière. Non. Elle ne voulait pas quitter la chambre. S’il arrivait malheur… on lui avait confié la surveillance du Lord. Il ne fallait surtout pas qu’il se passe quelque chose de terrible avant que le mestre ne revienne. Pourtant, elle ne devrait pas y penser. Mestre Emeric s’était montré rassurant, il n’y avait aucune raison de s’inquiéter. Mais pourquoi alors avait-il demandé à la Lady de l’accompagner ? Des mots et des prières commençaient déjà à danser dans son esprit. Elle le faisait avec tant de naturel, comme respirer.


Dernière édition par Septa Melara le Sam 29 Déc 2012 - 15:53, édité 1 fois
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Maeve Arryn
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Message Dim 16 Déc 2012 - 3:54

Septa Melara avait raison. Pourquoi l’on lui refuserait de veiller sur son ami. Elle ne se souvenait plus aussi docile, mais elle n’avait pas envie de faire quoique ce soit pour montrer le contraire. Pourquoi Jasper n’était pas là. Il savait toujours trouver quelques choses pour l’apaiser Surtout lorsqu’il avait du prendre son courage pour lui annoncer une nouvelle qui n’était pas des plus tendre. Elle n’avait jamais peur quand il était là, mais elle ne pouvait pas non plus se résoudre à se cacher éternellement derrière lui. En peu de seconde, Septa Melara lui avait rappelé toute la gentillesse de sa défunte Septa. Elle se sentait rassurée près d’elle. Elle n’avait même pas la force de désobéir à quiconque cette fois ci. Elle maintenait le pas restant toujours aux cotés de la Septa de la petite truite. Même à l’intérieur des murs de Vivesaigue la petite Arryn resta muette se contentant de suivre la jeune femme. Ser Gustave se pencha vers elle pour la sortir de sa torpeur.


J’avertirais Septa Ilya que vous êtes au chevet de Lord Tully, mais s’il y avait quoique ce soit, vous pouvez me faire appeler Lady Maeve.


Il s’était incliné et avait tourné les talons. Son Ser avait jugé utile de ne pas l’accompagner jusqu’aux appartements du jeune Edwyn. Il la savait entre de bonne main et voyait sa présence plutôt inutile et encombrante. Elle saurait se comporter dignement même si la situation semblait critique. Il n’avait même pas besoin de lui faire jurer, elle se comporterait dignement.

Une fois installée, Maeve chercha d’une manière quelconque à comprendre ce qui avait pu arriver. Il semblait si vivant quand il était à Murs Blanc. Si enthousiasme, malgré les événements qui s’y étaient produit. Leur jeu semblait toujours aussi vivant, pourquoi s’était-il écroulé ainsi ? Elle était si attachée au petit seigneur qu’elle n’Avait pas pris le temps d’écouter non plus le mestre. Tout ce qu’elle voulait c’était voir la petite truite aussi frétillante qu’elle l’avait connu au Eyriés. Elle était restée muette et pensive jusqu’à ce que Lady Charissa pose une main sur son épaule. Elle aurait voulu prononcer un mot quelconque, mais elle n’y arriva pas. Elle ne fit qu’hocher de la tête écoutant attentivement la Dame du Conflans. Les paroles étaient plus réconfortantes en ce moment troublé. Elle regarda Septa Melara puis Edwyn. Que pourrait-elle bien lui dire? Tant de chose, mais elle n’avait pas envie de les évoquer en présence d’une autre personne. S’il le fallait, elle veillerait son ami toute la nuit, elle était préparée à cette éventualité. Ce ne serait pas non plus la première fois. Elle avait veillé sa Septa jusqu’à ce que l’Étranger vienne la chercher pour son sommeil éternel. Elle avait plutôt préféré poser sa main sur celle du petit garçon qui était toujours inconscient, mais serein. Si elle ne disait qu’un mot, elle risquerait un sanglot, mais elle ne se le permettrait pas. Lady Charissa lui avait dit d’être forte et elle le serait.

Elle regardait parfois Septa Melara qui allumait les bougies en y déposant quelques choses tout près. Elle ne savait pas ce qui pouvait s’agir, mais c'était certainement quelques choses pour le bien d’Edwyn. Si Seulement il savait comment tout le monde était inquiet. Elle se demandait même si sa sœur avait été veillée aussi avant de mourir.

C’est un des plus gentils garçons que j’ai eu la chance de rencontrer. Je me suis bien amusée aux Eyriés. Il a même sortit son lance-pierre quand nous avons été attaqué par les Faces-brulés. Il a été aussi le premier garçon a m’invité danser à Hautjardin puis à Murs-blancs. Jasper m'a dit qu'il ferait un bon Lord plus tard.

Elle fixa encore et toujours le corps du petit garçon. Il était encore plus adorable quand il souriait. Elle ne pouvait pas comprendre toute l’étendue de devenir Lord si jeune, mais elle savait qu’il faisait de son mieux. Elle avait plein d'admiration pour lui et rare ceux qui ne le savaient pas. Maeve fixa de nouveau la Septa du jeune Tully et lui demanda doucement :

Vous voudriez réciter une prière avec moi , en attendant Lady Charissa et Mestre Emeric?

La jeune Septa devait bien en connaitre une qui serait propice à la situation. Maeve était toute prête à entendre et à réciter. Tant que la Mère le protégerait de l’Étranger, elle serait confiante du retour de son petit Prince.




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Message Mer 19 Déc 2012 - 21:51

     Se découvrir un ami est une chose agréable, mais se découvrir un parfait sosie est toujours une surprise ! Edwyn n'y avait guère été préparé et il se trouva bête à ne rien savoir dire à ce petit garçon qui n'était autre que lui-même – son reflet dans l'eau claire n'aurait pas produit une réflexion plus fidèle de son apparence. Le puits venait de disparaître, emporté par la brume, tout comme les papillons qui s'étaient à nouveau dissous dans l'air à la manière des ces bêtes sauvages qui, expertes à ce jeu-là, savent s'absorber dans le paysage pour y demeurer d'invisibles présences parfois menaçantes, parfois amicales. Ainsi quand le petit garçon regardait par dessus les remparts de Vivesaigues pour contempler la fuite inéluctable des eaux de la Culbute ou de la Ruffurque, il ne les voyait pas mais imaginait avec aise les jeux malins des truites sous la surface tumultueuse des deux rivières... Les papillons se cachaient-ils sous un rideau de brume autour de lui ? Il n'en avait cure, tout concentré qu'il était sur sa nouvelle découverte, un parfait clone de lui-même ! Allait-il lui parler ? Allaient-ils tous deux échanger quelques mots ? Tout cela l'excitait et le terrifiait tout à la fois, il ne savait ni quoi dire, ni quoi faire, ni quoi penser, et tout cela le chagrinait un peu, car il aurait voulu qu'un mot spontané lui vint en bouche, mais il ne put laisser échapper rien de plus qu'un malheureux soupir de surprise et d'émotion, de curiosité et d'incompréhension. Était-ce lui-même qu'il avait face à lui, ou quelqu'un qui avait revêtu son apparence pour lui jouer des tours ? Les assassins de Braavos sont les meilleurs en leur domaine et peuvent paraît-il changer les traits de leur visage... était-ce l'un d'eux qu'il avait face à lui ? Son heure était-elle venue ? Quelqu'un avait-il envoyé contre lui cet assassin pour le mettre à mort ? Ou alors, était-il déjà mort, et voyait-il le dernier visage de son assassin ? Tout cela lui causait bien du tracas, il ne savait plus quoi penser. « Qui es-tu ? » entendit-il son double demander d'une voix qui, dangereusement, lui rappela la sienne. Qui était-il ? Et c'était lui qui demandait cela ? Toute cette histoire devenait trop étrange et trop angoissante, Edwyn aurait mille fois préféré retrouver la solitude douce de son rocher de coton ! Mais il était un garçon curieux et poli, il devait donc répondre. « Je suis Edwyn, et toi ? » Pour toute réponse il n'eut qu'un éclat de rire et cette phrase énigmatique :  « Que tu es bête ! Cela se voit, non ? Je suis toi ! » Ces mots lui firent l'effet d'une déflagration intérieure et quelques secondes lui furent nécessaires pour répondre cette phrase grotesque qui aurait dû jaillir spontanément :  « Tu es moi ? » L'autre approuva de la tête... décidément, il semblait bien farceur, presque autant que le petit Edwyn ! Mais comme c'était son double, n'était-ce pas normal ? Le jeune lord ne savait quoi penser. Discutait-il avec lui-même ? C'était impossible, sinon il saurait déjà les réponses à l'avance, et il n'aurait pas besoin de poser les questions.

     Une question vint sur ses lèvres malgré tout :  « Suis-je... sommes-nous morts ? » En riant l'autre approcha la main de son visage et lui pinça la joue, ce qui fit grimacer Edwyn qui ne comprit pas tout de suite.  « Mais arrête ! » Réaction enfantine qui ne fit qu'accroître la puissance des rires de celui qui se moquait de lui. « Tu vois ! Tu as mal, donc tu n'es pas mort ! Si tu me pinces, j'aurai mal aussi, donc je ne suis pas mort... logique, non ? » Edwyn n'était pas convaincu, alors il essaya et, à son tour, pinça la joue de l'autre qui grimaça à son tour, preuve indéniable qu'il était bien vivant lui aussi.  « Mais alors où sommes-nous ? Je n'ai jamais vu cet endroit avant... sommes-nous prêts de Vivesaigues ? Maman doit s'inquiéter... » L'autre lui mit alors une main sur l'épaule et ce geste anodin et immédiat fut pour lui source d'un grand soulagement, c'était comme si on ôtait de sa nuque le poids de tout Westeros. Edwyn se tut pour écouter ce que son double allait dire :  « Veux-tu rentrer chez toi ? » Edwyn approuva de la tête, il désirait plus que tout quitter ce désert cotonneux de solitude et retrouver les siens pour profiter de leur chaleureuse présence. Ici, tout n'était que froide douceur, amer exil, pénible introspection.  « Oui je veux rentrer chez moi, tu connais le chemin ? » L'autre partit d'un fou rire et répliqua, espiègle :  « Oui je sais où tu habites puisque j'y habite aussi ! » Edwyn ouvrit des yeux ronds comme des barriques :  « Mais je ne t'ai jamais vu à Vivesaigues ! Je m'en souviendrais si un sosie se baladait dans mon château... » Cette remarque à la fois pleine de sens et de poésie apporta de l'eau au moulin de l'hilarité de l'autre petit garçon. « Crois-moi, tu ne te souviens pas de moi, mais nous nous sommes vus très souvent depuis... depuis longtemps ! J'ai arrêté de compter en fait... Allez, viens ! Si nous restons là nous allons tomber dans le puits et personne ne pourra nous en sortir ! Je te ramène chez toi ! » Edwyn n'était pas sûr de pouvoir lui faire confiance... mais il n'avait manifestement pas le choix, c'était soit croupir sous la brume, soit bouger et peut-être retrouver vraiment le chemin de la maison... Maison ! Comme il aurait aimé être assis dans un gros fauteuil au coin du feu en compagnie de sa mère, de ses sœurs, de septa Melara et de tout le monde à Vivesaigues ! Grande et formidable famille, Edwyn vous aime et veut vous retrouver ! Mais pour cela, il devait s'en remettre à ce double de lui-même qui allait lui servir de guide...

Spoiler:
 
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Message Mer 26 Déc 2012 - 11:00

« Il existe sept aspect aux dieux. On nous enseigne que ces sept visages sont en réalité ceux d’une même divinité. On s’adresse généralement à un ou plusieurs aspects de ce dieu pour des demandes ou prières spécifiques. »

La septa en quelques paroles se retrouva projetée dans son rôle d’enseignante qu’elle avait eu au septuaire. Et l’espace d’un battement de cil, elle aurait pu jurer avoir vu tout les jeunes adeptes autour d’elle l’écouter enseigner les aspects des Sept. Ce rôle, elle le retrouvait avec facilité comme elle le faisait pour les jeunes de la famille Tully, comme pour tous qui venait chercher chez elle un secours pour prier. Elle devait simplement être la présence qui permettait à leur Foi de les guider vers la Volonté des Sept. Ce n’est pas elle qui devait trouver le chemin, ce chemin là, elle le connaissait, y habitait. Ce chemin-là, c’est à eux de l’y rejoindre et de renforcer leur Foi. Le doute est le premier des ennemis pour que les prières ne soient pas entendues correctement. C’est en étant fidèle que l’on obtient des faveurs. Et parfois, pour un dessein qu’Eux seuls savent, les prières ne sont pas exhaussées. Leur Volonté est impénétrable.

Les prières sont belles lorsqu’elles viennent du cœur et de la Foi. Bien sûr, il y a celles des livres et qu’on apprend qui sont des repères et des piliers. Mais les plus belles sont, par exemple, celle d’un enfant qui riche de son innocence, saura trouver des mots que la Mère entendra plus certainement qu’une ritournelle usée par tant de voix.

« Le Père. Il offrira un jugement. Il a l’omniscience et la droiture, il sait voir la valeur des choses essentielles. La vie est une suite de choix, et chaque choix juge de la priorité d’une chose sur une autre. On pourra donc souhaiter que dans toute sa sagesse, il décide d’éveiller le jeune Lord pour qu’il accomplisse son destin ou qu’il soit clément s’il devait l’accueillir à son Dernier Procès. Il est celui qui sait juger les âmes et les valeurs, nous devons avoir confiance en ses Décisions. »


Un léger silence, elle se tourna vers une autre bougie.


« La Mère. Elle est la protectrice. Des Sept, la Mère est celle qui protège les faibles et les innocents. Elle est faite de pitié, de miséricorde et de compassion. C’est elle qui pourra amener la santé et l’espoir d’une nouvelle chance. Elle sait se dresser contre la mort et en détourner l’intention. Elle est une force emplie de douceur. Elle pourra donc ramener Edwyn à la vie et le préserver d’un destin funeste. »


Un autre silence, pareil au précédent.

« Le Guerrier. Il est le guide des soldats et des batailles. Mais il pourra aider Edwyn. Car il existe des batailles âpres qui ne se gagnent pas à l’épée. Le Guerrier représente le courage, la bravoure et la force d’affronter les dangers. L’obscurité peut être déchirée par son épée et Edwyn devra par sa fonction de Lord avoir ces qualités. Vous avez parlé de son courage et de son lance-pierre, ce sont là des faits qui plaisent à Celui dont le combat est l’essence. »


Une autre bougie encore, les mots s’écoulaient comme une eau tranquille.

« L’Aïeule. C’est le destin. On prie pour sa sagesse. Mais c'est une sagesse différente du Père car elle est unique et indéfectible. Elle sait par avances ce qui adviendra, elle a tissé les marches du monde. Mais le destin peut être influencé, en bien comme en mal par nos actions. Car l’Aïeule n’est pas sourde et elle sait moduler la destinée. On dit souvent qu'un but tracé ne décide pas du chemin. Nous croyons toutes deux qu’Edwyn a l’étoffe d’un grand Lord. Il faut espérer que la ridée soit du même avis. »


« Le Ferrant. Il est celui qui répare et protège les choses fabriquées. Cependant, il ne se réserve pas à l’artisanat uniquement. Il est multiple, son domaine s’étend avec largesse. On le priera pour créer et façonner des objets résistant, des navires, des parfums, mais aussi des vies. Par sa faculté de réparer ce qui est brisé, il est un dieu guérisseur. Il pourra par sa Volonté favoriser la guérison du corps d’Edwyn. Il pourra aussi venir en aide au Mestre qui confectionne son médicament. Qu’il soit inspiré par Lui, et le médicament sera des plus efficaces. »


« La Jouvencelle. La jouvencelle est la bienfaitrice des jeunes filles ou des amoureux. Je ne crois pas que notre Lord soit une demoiselle, mais la Jouvencelle pourra soutenir une autre personne ici. » Une main vint se poser sur la petite épaule de la jeune Lady. Elle parla d’une voix plus basse, comme une confidence soufflée. « Pour celle qui souhaite que son ami retrouve sa vivacité, pour que son cœur retrouve la joie et préserve son innocence. »

« L’Etranger. Il est craint car sa dualité et ses attributs inspirent la crainte. Il est étroitement lié à la mort. Il guide les âmes en enfers, mais il guidera les méritante à la récompense. Car ce ne sera pas lui qui choisira le chemin, ce sera le Père qui Jugera. Il ne faut donc pas craindre le chemin à emprunté car Il ne le choisira pas. Il n’y donc aucun risque de s’égarer en Sa compagnie. On peut souhaiter qu’il ne s’approche jamais, mais si l’Aïeule a fait s’achever une destinée, c’est qu’Il doit en être ainsi. L’Etranger est une fatalité qui sera inéluctablement notre guide un jour. Il faut simplement souhaiter un voyage clément et dont Il nous préservera de tout mouvement et désagrément. »

Il y aurait beaucoup à dire sur l’Etranger. Elle comprenait ceux qui le décriaient ou le craignaient car il était celui qui enlevait les aimés à leur famille. L’injustice est un doute délétère. Melara avait beaucoup réfléchi et étudier après que la Mort soit venue dans la Maison Tully. Elle y avait gagné une nouvelle sagesse. L’Etranger pour elle ne mérite aucune crainte, il est un messager, un guide mais s’il choisit les chemins. La destination a été fixée par d’autre. Sept et unique. La dualité n’est pas l’attribut de l’Etranger mais l’attribut de cet unique dieu qui décide en Sept pour un.

« A présent, Lady, vous avez toutes les réponses pour une prière. Pour qu’elle soit puissante, c’est vous qui allez choisir les mots. Si vous le préférez, il y a une table et de quoi écrire. Je vous aiderai à choisir certains mots si vous rencontrez des difficultés. Mais vous seule avez le pouvoir de donner force à votre prière afin qu’elle soit entendue. »

Aucun sourire ne vint adoucir la gravité des propos mais la douceur et l’assurance de sa voix ne la rendait pas effrayante. Elle était certaine qu’une jeune Lady de son intelligence était des plus capables. De plus, confectionner elle-même cette prière l’occuperait. Et s’occuper l’esprit est un premier pas vers l’apaisement.


Dernière édition par Septa Melara le Dim 30 Déc 2012 - 10:53, édité 2 fois
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Maeve Arryn
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Message Sam 29 Déc 2012 - 1:51

Maeve n’était pas une enfant très facile. Surtout lorsqu’il fallait capter son attention ô combien perdu. Elle était plus du genre a faire ce qu’elle voulait quand elle le voulait. Quand elle devait marcher la tête haute, elle était à la traine et préférait bouder plutôt que de suivre ce que l’on attendait de elle. Jasper pouvait être parfois terriblement désespéré et pour cause. Elle n’écoutait pas le moindre conseil ou ordre. Sauf lorsqu’il venait d’une autorité comme sa Septa ou le Mestre. Si la mort ne cessait de la frapper, elle espérait qu’elle ne frapperait pas Edwyn. Perdre sa sœur et sa vieille Septa l’avait fortement chagriné, elle ne saurait pas comment elle serait. Il avait été comme un petit rayon de soleil dans sa propre vie. Il avait tout chamboulé et ce certainement au plaisir de son frère. Maintenant qu’elle savait que son frère avait négocié pour un futur à Vivesaigue, elle avait envie de grandir encore plus vite, uniquement pour montrer à tous qu’elle pouvait être une grande dame plus tard. Comme l’avait été sa mère, sa sœur et comme l’était l’éblouissante lady Charissa.

Son attention était rivée sur la jeune Septa et tutrice du petit Lord. Chaque mot qui sortait de sa bouche était enregistrée d’une manière à ce qu’elle n’oublie jamais ce qu’elle disait sur les sept dieux. Même si la petite avait un peu de rancune envers l’Étranger, Septa Melara l’effaça avec ses paroles. Elle avait raison. Peut-être que l’Aïeule n’avait pas voulu voir sa sœur souffrir davantage. Peut-être que l’enfant n’aurait pas été assez fort pour survivre. Tant de questionnement qui n’aurait jamais de réponse. Melara arrivait à lui procurer une certaine paix avec le dieu le plus craint. Malgré la situation critique, elle eut un léger sourire lorsque la jeune femme évoqua la Jouvencelle. Elle fut quand même surprise que la jeune Septa l’invita à écrire elle-même sa prière. Jamais Mestre Wyman ne lui avait montré cette méthode. Par contre Septa Ilya avait cette forme de penser. Chaque nuit depuis la mort de Maura, et le départ de Jasper, elle lui faisait réciter une prière qu’elle avait composé ensemble. Enfin Septa Ilya l’avait fait presque en entier.

Maeve reposa la main d’Edwyn près de son petit corps et l’observa plusieurs instant. Elle était incertaine de vouloir le laisser, mais Septa Melara veillerait pendant qu’elle écrirait une petite prière pour le petit Prince des Eaux. Le cœur lui faisait tout de même mal de le savoir ainsi, alors qu’il y avait à peine quelques mois, il était tout enthousiasme à lui montrer la beauté de Vivesaigues. Assise un peu plus loin, elle jetait des regards au jeune garçon puis à sa tutrice. Elle écrivait, griffonnait, prenait une autre feuille de parchemin et recommençait. Elle faisait attention à ses fautes, une manie que Mestre Wyman prenait toujours le temps de vérifier. Personne ne pouvait la déranger. Elle était occupée et chaque goutte d’encre comptait pour elle. Elle avait recommencé plusieurs fois et la dernière fois, elle avait hésité très longuement. Elle avait jeté des regards vers Melara et Edwyn avant de regarder la porte espérant que Mestre Emeric reviendrait avec la solution. Elle finit par se résigner et au bout de plusieurs minutes de silence de sa part, elle finit par soupirer et revenir vers la jeune Septa. Elle lui tendit le bout de parchemin. Elle avait pris le temps d’adresser une ligne à chaque face des sept. Même la jouvencelle avait eu le droit à une demande.

Septa Ilya en avait écrit beaucoup pour moi. Vous croyez que cela ira?

Elle n’avait pas dit un mot plus. Elle attendait une réaction de Septa Melara. Elle n'était pas habituée. Mestre Wyman serait certainement fier, mais elle ne préférait pas y penser. Si elle pensait aux Eyriés, elle angoissait à l’idée même que son frère combattre les fer-né et perde la vie. Elle avait trop peur désormais de perdre ceux qui lui était plus que précieux. Même si elle ne l’aurait pas avoué ouvertement, Le petit seigneur du Conflans était un garçon précieux.

Maeve glissa ses yeux sur le parchemin que tenait Melara. Elle relisait chaque phrase avec attention :

Ô père d’en haut, dans ton immense sagesse réveille ton fils pour qu’il accomplisse son devoir
Ô mère d’en haut, protège le, où qu’il soit et insuffle lui la joie vivre.
Ô Guerrier, guide-le à travers les ténèbres. Montre le chemin pour qu’il nous revienne.
Ô sage Aïeule, tisse encore davantage. Laisse-lui le temps de prouver sa valeur.
Donne lui la force de toujours prendre de bonne décision.
Ô Ferrant, inspirer Mestre Emeric, afin qu’il nous redonne un garçon vif et joyeux.
Ô Jouvencelle, veillez sur mon ami. Laissez-moi la chance de le connaitre
Ô Étranger, guide-le à travers le chemin qui s’offrira à lui.
Si le père dans sa grande clémence, La mère dans sa miséricorde et l’aïeule dans sa grande sagesse l’épargne accompagnez le jusqu’à nous, nous l’Attendrons à bras ouvert et avec impatience.

Elle y avait mis tout ce qui lui était venu à l’esprit avec les explications de la Septa. Elle ne s’attendait pas à avoir tout bon, peut-être Melara changerait-elle quelques phrases, mais elle ne serait pas offusquée. Tant qu’on lui ramènerait le petit Edwyn c’était tout ce qu’elle voulait et rien d’autres.





Dernière édition par Maeve Arryn le Mar 5 Mar 2013 - 3:14, édité 1 fois
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Message Sam 29 Déc 2012 - 14:03

La Septa était restée silencieuse alors que le bruit de la plume grattant le papier avait envahi la pièce. Elle observait le profil de l’enfant endormi. Un papier chiffonné lui fit reporter son attention sur la jeune Lady. Le temps avait offert à Melara le luxe de ne plus buter sur les mots qu’elle adressait aux Sept. Elle avait tant prié au cours de sa vie que ces paroles lui venaient plus aisément qu’une discussion avec un homme. Elle aimait cette relation incompréhensible. Un amour qui l’avait fait quitter son foyer alors qu’elle était à peine plus âgée que la petite Lady. Une force qui l’avait fait affronter les dangers de la route. Un secours qui l’avait toujours guidée en sureté. Une foi qui en s’épanouissant lui avait offert une vie de bonheur. Elle se souvenait de ses propres premiers pas pour apprivoiser les paroles. Les sourires du septon Desmond alors qu’elle peinait et chiffonnait le papier comme le faisait Maeve.

La septa eut un frémissement surpris alors que la jeune Lady revint vers elle. Prise dans ses pensées et prières, elle ne l’avait pas vu venir à elle. Son cœur palpitait furieusement, mais en quelques secondes, son visage redevint calme et serein. Elle prit délicatement le parchemin et se mit à le lire. Elle la lut une fois en entier. L’ensemble était bien construit. Puis, elle reporta son attention, sur chacune des phrases. Elle affichait cet air concentré qui la caractérisait quand elle travaillait un texte.


« Elle est très bien, votre septa vous a montré un juste chemin. Continuez d’y progresser. »

Elle se dirigea vers la table en faisant signe de l’enfant de la suivre et de s’approcher.


« Nous allons nous pencher sur des détails. Lorsque les mots sont écrits, il faut prendre garde aux majuscules. Les noms des Sept en auront toujours une, ainsi que "en" et "haut". »


Un index vint indiquer les mots concernés pendant qu’elle parle. Elle veillait à parler avec sympathie et d'expliquer sans sembler critiquer le travail accompli.

« Les paroles adressées au Père, conviennent, pour la Mère également. Le Guerrier, par contre, n’est pas un voyageur. Le Guerrier est dans le combat et les valeurs de courage qui s’y rattachent. L’Etranger sera celui qui lui montrera le chemin décidé plutôt que le Guerrier. Il faut vous imaginer le Guerrier comme celui qui affronte, qui charge, qui parle à la bravoure et à la force. Les ténèbres sont un bon mot, on pourrait alors mettre "aide-le à affronter les ténèbres. " ou "donne-lui le courage d’affronter les ténèbres" quelque chose dans cet ordre d’idée. "Donne-lui la force de nous revenir" ou "libère ses peurs pour qu’éclose son courage". »

La septa marqua une pause, observant le visage de la jeune Lady un instant, son doigt glissa à la phrase suivante.

« Vous demandez plus à l’Aïeule qu’aux autres. Pour qu’une prière soit équilibrée, on veille généralement à respecter une forme symétrique. A moins qu’il faille vraiment attirer l’attention particulière de cet Aspect là. Ici, nous prions chacun, il vaudrait donc mieux ne pas mettre ici " Donne lui la force de toujours prendre de bonne décision. " Nous allons laisser le sage, car la destinée est en effet importante.

Ensuite… ici vous vous mettez à vouvoyer le Ferrant et la Jouvencelle. Gardez le tutoiement, pour tous. C’est ce que l’usage nous enseigne. On mettra "inspire", "veille" et "laisse".

"Offre-moi la chance" est plus joli que laisser, vous ne trouvez pas ? Avec la Jouvencelle, on aime parler gaiment, de cadeaux, de dons, de choses légères et innocentes. »


La septa cette fois se permit un de ses rares sourires sincères. De ceux qui éclaire son visage sérieux, faisant briller un peu plus ses yeux noisette, venant creuser quelques ridules autour de ses yeux. Ce sourire la fit paraître plus jeune, plus accessible. Elle repoussa une mèche de cheveux qui avait glissé, derrière son épaule. Ce faisant, le sourire s’évanouit et son regard se porta à nouveau sur le parchemin. Elle prit entre ses doigts graciles la plume. Et ajouta à la prière de l’étranger quelques mots. "Pas à pas, nimbe le voyage de douceur" les lettres sont rondes, gracieuses, l’encre s’étire avec un naturel délicat.

« On a toujours un peu de peine avec Lui, n’est-ce pas ? Mais comme je vous l’ai dit, pour que la prière soit équilibrée, on garde la même forme pour tous. Vous demandez deux choses à chacun. Il Lui manquait un petit quelque chose.

Pour la conclusion, les majuscules, toujours, sinon vos mots sont très bien. »


La septa sortit une feuille de parchemin de meilleure qualité. « Nous allons l’écrire au propre, qu’elle soit belle. Une si jolie prière mérite une belle présentation. »

Elle trempa la plume dans l’encre. Sous ses gestes sûrs l’encre glisse et forme rapidement des mots. Les majuscules sont ajoutées, les fautes effacées mais les mots conservés. La prière de Maeve se transforma en quelque chose de tout à fait magnifique sous la plume de la septa. Tant d’années à copier des textes saints, à restaurer des livres lui avaient offert des gestes experts. La septa était très concentrée, elle s’appliquait afin que la prière soit réellement parfaite. La calligraphie est un art très exigent. Elle ne tolère aucune lourdeur, aucune maladresse. Une seule erreur, un seul tremblement rendra l’ensemble bancal. Une fois les mots tracés à l’encre noir, elle ouvrit un coffre à pigment de couleur et décora simplement mais joliment les majuscules des Sept.

Après avoir délicatement soufflé sur l’encre pour l’aider à sécher, elle observa son travail.
Les mots s’étendaient, comme des ondes joyeuses, régulières et élégantes. Ce n’était pas un travail de la plus haute des complexités, ni richesse, mais il donnait à la prière un aspect plus solennelle et important. Elle tendit le papier à la jeune Lady pour qu’elle puisse examiner son travail de plus près.


Ô Père d’En Haut, dans ton immense sagesse réveille ton fils pour qu’il accomplisse son devoir
Ô Mère d’En Haut, protège-le, où qu’il soit et insuffle-lui la joie vivre.
Ô Guerrier, aide-le à affronter les ténèbres et donne-lui la force de nous revenir.
Ô sage Aïeule, tisse encore davantage et laisse-lui le temps de prouver sa valeur.
Ô Ferrant, inspire Mestre Emeric, afin qu’il nous redonne un garçon vif et joyeux.
Ô Jouvencelle, veille sur mon ami et offre-moi la chance de le connaître
Ô Étranger, guide-le à travers son chemin, pas à pas, nimbe son voyage de douceur.

Si le Père dans Sa grande Clémence, la mère dans Sa Miséricorde et l’Aïeule dans
Sa grande Sagesse l’épargnent, accompagnez-le jusqu’à nous, nous l’attendons à
bras ouverts et avec impatience.


« Cela vous convient-il ? Moi, je la trouve très belle ainsi. Je suis certaine que vous serez écoutée en la murmurant.»


Dernière édition par Septa Melara le Mer 9 Jan 2013 - 18:40, édité 2 fois
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Message Mer 2 Jan 2013 - 17:02

Elle attendait le verdict avec impatience. Elle n’était pas habituée à ce genre de méthode, bien que Septa Ilya tentait du mieux qu’elle pouvait l’initier à cette pratique. Maeve n’était pas une enfant facile à gérer. Elle avait la mauvaise habitude de faire qu'à sa tête et le seul soutien que la Septa avait était le frère de cette dernière. Malheureusement le seigneur des Eyrié les avait quittés pour se rendre à Port-Réal. Il lui restait bien Ser Gustave, mais ce dernier n'était qu’un protecteur pour l’enfant. Il arrivait à la faire plier, mais pas autant que Jasper Arryn. Heureusement pour eux, la petite s’était mise en tête de paraitre comme une lady bien éduquée.

En revenant vers Edwyn, elle avait oublié quelques minutes comment il pouvait être paisible. Sage petit garçon. Il avait terriblement changé son ami et seul le seigneur des Eyriés l’avait apprécié. Le contact humain d’un enfant qui lui ressemblait un peu l’avait rendu calme et sage. Elle n’était plus la petite peste qu’elle était aux Eyriés. Les mauvais coups n’étaient plus pareil, il lui donnait la sensation d’avoir commis une faute grave alors qu’avant, elle les accumulait jusqu’à provoquer la colère du seigneur du Val, son frère. Même si la situation restait critique, elle remercia intérieurement le petit seigneur du Conflans de l’avoir changé, car sa relation avec son frère avait beaucoup évolué.

Le verdict de Septa Melara tomba enfin et Maeve ressentit une grande pression tombé. Lorsque cette dernière lui fit signe de la suivre, elle ne se fit pas prier. Quand elle écrivait des lettres, Mestre Wyman reprenait toujours le temps de relire et la corriger. Il l’appelait sa petite princesse des Fautes. À vouloir allez trop vite, elle en faisait beaucoup. Elle prit le siège au coté de Septa Melara et jeta un dernier regard sur Edwyn. Lorsqu’il serait revenu à lui, elle irait refaire une prière pour son frère. Pour qu’il soit protégé.

Son attention fut désormais sur la jeune femme. Elle ne ferait pas la moue aux explications de Septa Melara. Seul ceux qui voulait rester ignorant n’écoutait pas les enseignements de ceux qui enseignaient. Maeve regardait la plume et écoutait de manière attentive la jeune Septa. Comment avait elle pu oublier un tel détail. Les majuscules. On lui avait répété des dizaines de fois, mais elle oubliait encore. Elle mordit sa lèvre mécontente de sa propre erreur. Levant son regard sur la jeune tutrice du Lord Tully, elle lança, sur un ton de promesse :

Je n’oublierais pas les majuscules la prochaine fois.

Elle acquiesçait au changement de phrase et à la modification qui avait lieu. Elle n’était pas très difficile pour que tout soit parfait surtout lorsque c'était pour quelqu’un qui lui était cher. Son cerveau enregistrait encore toutes les informations qu’elle lui disait. Elle s’en rappellerait pour le guerrier. Surtout lorsque viendrait le temps d’écrire une prière pour son frère ainé. La question de Melara vint sonner une cloche aux oreilles de la petite. Elle n’était pas en parfaite harmonie avec l’Étranger. Elle n’aimait pas trop son rôle. Maeve aurait aimé répondre des mots plutôt qu’un « oui ».

Peut-on en vouloir à un dieu ?


Peut-être pas indéfiniment, mais avec la leçon de la jeune femme, Maeve ne savait même plus quel dieu détester. Le Père parce qu’il avait jugé, sa mère à sa naissance? Son père? Et Sa sœur? L’Aïeule, parce qu’elle avait décide de ne pas tisser le reste de leur destiné? Sa haine semblait ne put être en faveur de l’Étranger. Il paraissait comme le simple exécutant. La pauvre Septa allait certainement être découragée de sa question, mais elle ne serait pas la première. Les questions de Maeve était parfois bizarre, mais il était rare que l’on s’Len offusquait. Son imagination parfois trop débordante devait être limitée.

La petite peste du Val se releva et regarda la Septa écrire les lettres parfaitement. Elle aurait pu croire que c’était Maura tellement les lettres étaient belles et soignées. Un jour, elle écrirait ainsi. Elle prendrait le temps de le faire. Maeve prit le parchemin entre ses mains et prit le temps de relire chaque phrase pour l’inscrire dans sa tête. Elle n’oubliait pas.

Je la trouve belle aussi. Merci beaucoup Septa Melara. J’utiliserais vos conseils avisés lorsque j’en écrirai une pour mon frère.


Elle ferait aussi bien pour Jasper, quoiqu’elle aurait peut-être beaucoup de difficulté avec la Jouvencelle, mais elle trouverait de quoi lui demander. Peut-être pas pour elle, mais pour une autre femme.



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Message Sam 5 Jan 2013 - 15:34

« Oui, bien sûr, on peut en vouloir à un dieu. »

Il n’y avait pas de découragement apparent chez la septa. La réponse fut naturelle et sans hésitation. Elle-même dans ses jeunes années avait été fâchée envers l’un ou l’autre. Le temps fila sans qu’elle n’ajoute quelque chose. Au point qu’il pu sembler que la réponse ne serait pas plus développée. Elle devinait qu’elle avait troublé la jeune Lady. Les mots ont toujours de grands pouvoirs sur les enfants. Elle le savait pour en éduquer trois. Enfin, deux, maintenant, et Eleanor n’était bientôt plus une demoiselle mais une lady qui trouvera un mari et fondera son propre foyer. Comme le temps filait. La septa glissa une main sous le menton de la fillette et releva délicatement sa tête pour la forcer à bien la regarder. Un geste doux mais qui était emprunt d’une autorité qu’on ne soupçonnait pas chez elle. Melara avait toujours eu le talent de paraître si calme et pourtant, elle n’était pas dénuée de cette autorité voilée qui passait presque inaperçue.

« On peut en vouloir à tous, on peut en vouloir à sa mère, à son père, à ses frères et sœur, à ses amies, à son mari. On peut en vouloir à tous ceux qui nous plairont. Et on peut en vouloir aux dieux. »

« Mais ce n’est pas parce que vous en voulez à quelqu’un, que vous êtes fâchée contre quelque chose qu’il a fait que les actes de cette personnes sont réellement mauvais ou déplacé. »


La main devient une caresse sur la joue enfantine. Elle a des mains fines et douces, comme celles des ladys. De celles qui sont plus habituées à se fatiguer d’une plume que des travaux des champs. Elles étaient moins jolies du temps de sa jeunesse de lady, la broderie et autres activités fatigantes les usaient plus que les livres.


« En vouloir, bouder, pleurer, ne changera rien. Penser du mal des autres ne les fait pas changer. Et c’est pareil pour les dieux. Ils vous paraissent injustes, ou cruels, mais cela ne veut dire qu’en réalité, ils le soient. On ne peut pas comprendre, jamais. Ils ont une volonté qui dépasse nos vies humaines et chaque chose que tisse l’Aïeule n’est pas laissée au hasard. »


« Et pourtant, les dieux, si puissants et sages, Eux seuls qui savent voir la vraie vérité, nous ont laissé une grande responsabilité. Ils nous ont laissé le pouvoir de choisir. Et chaque choix aura un impact sur notre destinée. L’Aïeule n’est pas sourde, et elle vous entend où que vous soyez. Et les dieux écoutent ceux qui suivent leur Volonté, qui applique leurs règles. Ces gens qui font le choix du respect et de la foi. »


Elle marqua une pause, légère, pour trouver le temps d’avaler sa salive et de laisser un temps de réflexion et assimilation à son interlocutrice.

« Quand vous faites une bêtise, ce n’est pas en faisant une autre farce que vous serez plus facilement pardonnée. Les choses ne feront qu’empirer. Mais si vous avez la sagesse de vous excuser, on vous écoutera. Les dieux comprennent les blessures de nos vies. Ils comprennent les deuils, ils comprennent les questions. Ils savent pardonner. Mais vous devez agir sur le juste chemin. C’est cela l’important. »

« En vouloir est un choix personnel, mais lorsqu’on se fâche avec un dieu, les conséquences peuvent être lourde et venir dans plusieurs années. Mais ce n’est pas pour cela qu’il faut vivre dans la peur que chaque pensée va être un prétexte à se fâcher et être source de malheur. »

Un sourire doux et rassurant éclaira son visage. Elle avait conscience de parler gravement, mais la question de l’enfant cachait bien plus qu’une simple boutade ou réflexion légère. Et puis, quand on commence à faire parler Melara des Sept ou de livre, elle peut devenir assurément bavarde. Très bavarde. Elle ne se perd usuellement pas un grand discours. Mais elle devient assurément prolixe lorsqu’il s’agit de religion et d’aider un être à mettre ses pas dans ceux de la foi. Surtout lorsqu’il s’agit d’un enfant. Cela ferait peut-être un peu trop de mot pour qu'ils soient tous compris, mais elle voulait exprimer sérieusement sa pensée.

« J’ai été fâchée, personnellement, lorsque la sœur de Lord Edwyn est mort, par exemple. Quand la mienne est morte, aussi. Quand mes parents n’ont pas voulu comprendre la vie que je souhaitais, aussi. Quand il pleuvait pendant des jours pendant l’hiver et que la terre était si pleine d’eau qu’il fallait que je reste à la maison pendant des jours et des jours ! Ah, pour ça, non, j’étais fâchée que les dieux fassent autant pleurer le ciel. Quand je suis tombée de cheval et qu’on m’a interdit d’en refaire. Aussi. »


La liste aurait pu être bien plus longue, mais elle ne voulait pas s’étendre sur sa vie privée. Elle n’avait jamais vraiment été à l’aise avec cela. Ce devait être la seule part d’ombre qu’elle ait pour les Tully et sa nouvelle vie. La vie de la septa commençait au septuaire, le reste n’était qu’oubli, mensonge et omission. Evoquer des bribes de frustration enfantine, ou de colère, lui fit venir en tête des vagues souvenir. Elle n’arrivait plus à avoir une image nette du visage de ses parents ou de ses frères. Ni même de ses amies. Tout cela était si loin. Comme un vieux rêve flou. Elle aurait pu en parler, à présent, elle n’était plus la jeune femme en fuite qu’elle était. Mais elle ne voyait personne à qui en parler, elle ne voulait incommoder personne d’histoire aussi inintéressante que les siennes.

« Ca ne m’a pas empêchée de devenir septa et de rester sur le juste chemin. Parce que les dieux m’ont accordé la réussite que j’ai méritée. Vous devez, jeune Lady, apprendre à vous pardonner, et à Leur pardonner. Savoir pardonner et espérer est une grande force. Vous êtes encore jeune, vous apprenez, c’est normal de vous poser des questions. Ce n’est pas simple de rester sur un chemin étroit. C’est pour cela que vous êtes entourée, d’amis comme Lord Edwyn, de votre septa, de tous ces gens qui vous montrent chacun un petit rayon de sagesse. Et en apprenant d’eux tous, vous arriverez à trouver un équilibre et une belle vie. »

« Il faut être exigent et agir juste, mais il faut savoir pardonner. C’est parfois contradictoire, parfois trop dur, mais il ne faut surtout pas abandonner. A notre mort, le Père juge toujours avec vérité les actions de la vie. Et de cela dépend votre vie d’après. Chaque choix compte. »

« Ce que vous m’avez montré de vous, jeune Lady, me promet une belle vie pleine de lumière. Si vous continuez à choyer la flamme de votre foi dans votre cœur. Et si vous avez besoin d’aide, je puis vous écouter.»

La septa se pencha légèrement et pose un bref instant ses lèvres sur le front de la Lady. Elle sentait bon, une odeur légère de plantes, un parfum très effacé mais persistant.
« Soyez bénie, jeune fille, les Sept vous accompagnent. » La septa se redressa et s’éloigna d’un pas. Elle rangea les plumes et referma l’encre soigneusement. Être soigneux fait partie des qualités fondamentales des copistes. Elle espérait que ses mots seraient bien compris. Elle ne connaissait la jeune Lady que de très loin et avait peu entendu parler d’elle. Enfin, pas assez pour se faire une opinion précise à ce niveau. Sans en avoir l’air, elle était réellement concentrée sur ses réactions tout le long de la discussion. Chaque petit geste ou mots qu’elle aurait lui indiquerai mieux quoi dire ou faire pour l’aider. Si elle comprenait l’essentiel, c’était déjà beaucoup. Et au moins, elle y réfléchirait. Et un jour elle comprendra les réponses. Cela, Melara n’en doutait pas et elle souhaitait à tous la confiance que la vie et les Sept lui avaient offert.
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Message Jeu 10 Jan 2013 - 3:41

La franchise de la jeune Septa la surprit. Un mortel avait donc le droit d’en vouloir à des dieux qui avaient droit de vie ou de mort. Maeve n’était plus certaine. Elle avait plutôt été surprise. Sa défunte Septa lui avait toujours dit de ne pas le faire. Maeve avait boudé les sept plusieurs fois. À défaut de trouver un quelconque coupable pour les malheurs qui arrivaient, elle se rabattait sur ceux qui avaient la destinée des hommes entre leur main. Maeve avait boudé les sept, sa sœur, son père et son frère maintes fois. Elle regardait Melara dans ses yeux. Elle aimait bien cette femme, tout compte fait. La petite Arryn ferma les yeux. Chaque parole de la Septa lui rappelait sa défunte Septa. Une femme aussi sage que celle qu’elle avait eu. Si elle ne s’était pas reconnue dans la parole de la jeune femme, elle n’aurait pas souri. Elle était de ce genre après tout. Elle en avait fait voir de toutes les couleurs à son père alors qu’il l’ignorait. Il n’avait pas été l’homme le plus aimant, mais elle savait qu’elle valait beaucoup. Puis elle avait bravé maintes fois l’autorité de sa sœur. Elle avait reçu les punitions qui allaient avec ses actes. Elle se souvenait de la menace de Maura, si elle entendait quoique ce soit qui se rapportait au titre qu’elle s’était donnée de Peste du Val. Elle n’avait peut-être tout compte fait épargné que son frère dans sa vie.

Elle tentait de cacher ce sourire que son frère ou sa sœur lui aurait certainement fait ravaler. Elle n’était pas un petit ange. Elle avait accumulé les gaffes les une après les autres et elle avait toujours essayé de se faire pardonner comme Melera en donnait l’exemple. Elle avait toujours cru qu’une bonne blague ou une bonne action effaçait entièrement ses mauvais coups. Elle n’était pas un petit ange, mais elle n’était pas aussi pire que l’on le disait. Elle en voulait peut-être aux dieux, mais elle comprenait qu’elle resterait toujours impuissante. Maeve écouta silencieusement la jeune femme. Elle avait ce don captivant de se faire écouter. Sa voix était douce et Septa Ilya serait certainement impressionner de la manière dont, la jeune Septa avait réussi à capter l’attention de la jeune enfant des Eyrié. Elle ne savait pas si elle arriverait à pardonner aux dieux. Ils lui avaient enlevé sa mère, après son père et ensuite sa sœur. Elle n’avait pas tort. Edwyn avait eu un effet plutôt positif sur la jeune enfant. Surtout depuis qu’elle savait que son frère avait négocié avec la famille Tully. Elle ne pouvait pas être plus heureuse.

Enfin, elle aurait pu l’être si Edwyn aurait été mieux. Elle n’aimait pas imaginer son frère ou sa sœur dans une situation délicate, alors le petit Edwyn? Non, elle aurait aimé verser quelques larmes, mais elle devait écouter Lady Charissa. Elle devait être forte. Melara lui donnait encore l’espoir de voir le petit seigneur du Conflans fort vigoureux, mais pour l’instant, il était toujours inconscient et dans ce sommeil. Elle aurait voulu qu’il en soit autrement. Lorsque Melara l’avait quitté pour ranger les plumes, elle avait regardé le parchemin avec sa prière. Tranquille dans le confort de la chambre, elle regardait chaque mot avant de les murmuré un à un :
Ô Père d’En Haut, dans ton immense sagesse réveille ton fils pour qu’il accomplisse son devoir
Ô Mère d’En Haut, protège-le, où qu’il soit et insuffle-lui la joie vivre.
Ô Guerrier, aide-le à affronter les ténèbres et donne-lui la force de nous revenir.
Ô sage Aïeule, tisse encore davantage et laisse-lui le temps de prouver sa valeur.
Ô Ferrant, inspire Mestre Emeric, afin qu’il nous redonne un garçon vif et joyeux.
Ô Jouvencelle, veille sur mon ami et offre-moi la chance de le connaître
Ô Étranger, guide-le à travers son chemin, pas à pas, nimbe son voyage de douceur.

Si le Père dans Sa grande Clémence, la mère dans Sa Miséricorde et l’Aïeule dans
Sa grande Sagesse l’épargnent, accompagnez-le jusqu’à nous, nous l’attendons à
bras ouverts et avec impatience.

Elle relisait encore et encore à voix basse. Elle voulait qu'Edwyn lui revienne. Elle était triste sans ce jeune garçon près d’elle. Elle avait l’impression que le temps se figeait. Elle n’aurait certainement jamais la chance de rencontrer quelqu'un d’aussi gentil que pouvait l’être Edwyn. Le petit garçon avait quelques choses que la jeune Arryn aimait bien. Il avait un charme naturel de rendre tout parfaitement agréable. La pièce était devenue silencieuse, mais Maeve n’allait pas laisser ce silence planer plus longtemps. Elle pouvait parler franchement avec Septa Melara. Elle n’Avait pas peur de ce que la jeune femme pouvait penser. Bien que cela fût idiot de penser que quelqu'un penserait du mal. Elle était tout de même une enfant.

Elle fixa un instant le vide. Elle avait oublié parfois que le deuil pouvait être très lourd. Elle était encore trop jeune pour comprendre tout cela lorsque son père était mort. Elle lui aurait certainement voué moins de haine si elle avait compris quelques concepts bien plutôt. Il ne l’avait pas détesté. Un père aimait ses enfants. Peut être que les dieux ne lui en voulaient même pas qu'elle les ait détesté à cause qu'ils avaient repris des membres de sa famille.

Les dieux ont beaucoup de chance de vous avoir Septa Melara. Edwyn aussi,


Elle posa sa petite main sur celle de son compagnon de jeux et soupira. Elle complimentait la jeune femme avec sincérité. Elle le pensait. Elle n’avait jamais eu de tel discours avec ses deux Septa. Peut-être parce qu'elles n’avaient jamais réussi à capter entièrement l’attention de la petite peste. Sans se tourner, Maeve fixa la porte. Personne n’était revenu depuis plusieurs heures. ...


Mestre Emeric est parti depuis plusieurs heures avec Lady Charissa, vous croyez qu'il a trouvé quelques choses?


Elle voulait retrouver Edwyn et rien de plus.



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Message Lun 21 Jan 2013 - 20:18

« La chance est une chose qui se mérite ou qui se loue. Mais une chose est certaine, à ceux qui ne la méritent pas, elle ne sourira jamais longtemps. Sembler manquer de chance n’implique pas toujours un manque de mérite. Mais c’est une discussion un peu compliquée, je le crains pour une jeune fille comme vous, Lady Maeve. Je vous suis reconnaissante d’avoir eu votre attention et que vous m’ayez aidée et soyez restée à ses côtés. Je suis heureuse de voir que Lord Edwin sera un homme chanceux que de vous avoir à ses côtés. De fait, si vous avez un quelconque problème, n’hésitez jamais à venir me trouver, qu’importe l’heure, ou à m’envoyer un courrier. C’est d’accord ?»

La question se fait sur le ton de l’évidence. Elle tourna d’ailleurs les talons sans lui laisser le temps d’acquiescer. Avec mesure, elle ouvrit la lourde porte de la chambre pour guetter l’activité d’un couloir. Le silence qui y régnait fit à peine frémir son visage calme alors que l’angoisse revenait la narguer. Elle sortit du couloir car il n’était pas bien séant de guigner ainsi et referma un peu la porte pour discuter avec le garde qui se trouvait à proximité. S’il devait y avoir une mauvaise nouvelle, elle ne voulait pas que la jeune fille l’apprenne au détour d’une conversation. Il valait mieux que ce soit elle qui choisisse les mots. Si. Le hochement négatif de tête de l’homme la rassura. Il n’y avait aucune raison à ses oscillations émotionnelle. L’attente lui pesait, elle devait agir. Agir !
« Pourriez-vous vous enquérir de Mestre Emeric et l’informer que l’était de Lord Edwin n’a pas visiblement évolué. Il dort toujours sans bouger. Revenez avec des nouvelles, je vous prie, voilà des heures que nous attendons. » Le ton est poli, soigné, les demandes ne sont pas des ordres formels. L’homme s’exécute avec célérité. Lui aussi doit se sentir bien impuissant, au moins, il sera soulagé d’aller chercher des nouvelles. Elle rouvrit la porte et la referma en la laissant entre-ouverte. De manière à inviter le messager à entrer à son retour.

« J’ai demandé à ce qu’on ait prendre des nouvelles de Mestre Emeric et qu’on l’informe que l’état de Lord Edwin n’a pas visiblement évolué. Il va nous falloir attendre encore un peu. Mestre Emeric est un homme savant, il avait l’air certain de son diagnostic. Nous ne devons pas nous inquiéter à ce sujet. »

Elle revint s’assoir près du lit. Elle observa un peu le jeune garçon et la jeune fille à ses côtés. Un tableau si poignant ne pourrait pas laisser les Sept insensibles puisqu’à son cœur humain il était si poignant. Elle lissa sa robe pensivement. Une robe usée qui était comme une seconde peau pour celle qui portait toujours les mêmes depuis des années. Plus de toilette, plus de soucis esthétiques et d’arrangement. C’était une chose bien pratique que d’avoir l’esprit libéré de ces futilités pour pouvoir se consacrer uniquement à Eux.
Une idée lui vint, et elle reprit la parole.

« Une jeune fille marchait pour se rendre en un lieu magnifique dont on lui avait parlé. On disait que dans cette ville, la faim, la soif n’existaient pas et que tous avaient un toit où dormir et vivre paisiblement.

En chemin, elle rencontra une vieille femme au bord d’un chemin. Cette vieille ancêtre aux traits ridés, l’arrêta en lui demandant : « Mon enfant, où vas-tu ? » La jeune fille lui répondit d’un sourire : « Je me rends dans un lieu où on ne manque de rien. » La vieille femme sourit et en tendant une main abîmée par le temps, elle pointa le fil d’une rivière : « L’eau est la vie frémissante. » La jeune fille repartit en se demandant ce qu’elle avait voulu dire par là.

Elle arriva bientôt à un croisement. L’une des routes s’enfonçait dans une forêt luxuriante et emplie de vie. L’autre se dirigeait vers un pont et qui longeait ensuite un petit ruisseau. La jeune fille, décida de prendre le chemin du pont en se souvenant de l’étrange conseil de la vieille femme.

En chemin, elle trouva une chèvre égarée dont la clochette tintait. Elle reconnut l’animal, il appartenait à une famille du village voisin. Avec son lait, je pourrais me nourrir et elle me tiendrait compagnie. Mais l’animal ne voulut pas la suivre, au contraire, elle la tira et la poussa si fort que la jeune fille accepta de la suivre. Dans un grand champ humide, elle entendit des bêlements effrayés et compris que le petit cabri de la chèvre s’était fait prendre au piège de la vase et qu’il ne pouvait sortir.

La jeune femme se trouva fort démunie car lorsqu’elle s’approcha pour tenter de le sortir de là, son pied s’enfonça, l’empêchant d’avancer plus au risque d’être elle aussi prise au piège. Elle s’assit sur une souche en soupirant. Les cris du petit animal étaient déchirants.

Elle aperçut alors à ses pieds des fourmis. Pour traverser une flaque les petits animaux avaient choisi un chemin où une brindille leur servait de pont et les aidaient à ne pas s’enliser. Inspirée par cette ingéniosité, elle décida qu’elle pouvait se servir d’une branche. Elle en trouva rapidement une assez grosse au sol. A l’aide d’un rocher, elle la cassa puis la tendit vers le cabri. Malheureusement, ce dernier ne pouvait pas s’agripper assez pour y arriver.

C’est alors que la mère chèvre bondit sur le branchage et attrapa son petit par les cornes. Elle le tira si fort qu’il pu en trébuchant se hisser sur les branches. Ce faisant, la mère chèvre tomba à son tour dans la vase. Mais la jeune fille parvint à attraper le cabri avant que ce dernier ne tombe à son tour.

Le petit animal était très mal en point. En le gardant à l’abri de ses bras, elle couru pour retourner voir la vieille femme, elle saurait certainement où aller chercher de l’aide. La Femme n’était plus là, mais elle trouva un homme adossé à un muret qui observait l’horizon. Elle lui demanda son aide et l’homme répondit d’un ton bourru : « A mendier de l’aide, on devient faible. Celui qui est fort, l’es car il ose agir. » La jeune fille repartit en pestant contre le malotru. Elle revint près de la vase où la mère chèvre n’avait pas réussi à sortir. Elle attendait sans bouger, stoïque, l’observant de ses grands yeux. La jeune fille ôta alors sa robe et y lova le petit cabri en le déposant à l’ombre d’un arbre.

Elle alla ensuite chercher une grosse pierre. Si lourde qu’elle cru se fendre le dos. Elle n’avait pas le choix, elle était la seule qui pouvait sauver la brave mère chèvre. Elle coinça la branche sous le rocher et tâta la solidité de la passerelle de secours. Hélas, sous son poids, elle s’enfonça aussitôt malgré le rocher.

Découragée, elle revint s’assoir vers le cabri pour lui donner un peu d’eau. Assise sous l’arbre, elle vit au dessus d’elle un oiseau construisant un nid. Une brindille tomba, il en chercha une plus grosse, puis assembla une base, une fois les quelques brindilles bien arrimée dans la fourche de la branche, il amena des plus petites brindilles. Très légère mais qui assemblée pouvait tenir son poids.

La jeune fille remercia l’oiseau pour son inspiration et alla chercher d’autres branches et des arbustes. Elle en amena tant qu’elle put grimper sur l’assemblage et aider la chèvre à sortir de son piège.
Le cabri ne pouvant marcher, la jeune fille demanda à la chèvre de la guider. Cette dernière partit au petit trot. Voilà mon voyage bien retardé pensa la jeune fille, le cabri toujours à l’abri de ses bras. Quelques heures plus tard, elle rencontra un jeune homme au visage rieur. Il eut une exclamation heureuse en voyant la chèvre qui était la sienne. Il remercia la jeune fille de les avoir aidés et lui proposa de l’accompagner dans son village pour le repas en guise de remerciement. Elle accepta en rougissant alors qu’il déposait son manteau sur ses épaules nues. Le cabri toujours dans sa robe, elle ne portait que ses sous-vêtements.

Il ne fallut pas marcher très longtemps. Le jeune homme était le fils cadet d’une famille de fermier. Le Patriarche fut très touché par le courage et la générosité de la jeune fille. Il savait qu’elle était sans dot, mais devant sa valeur, il lui proposa de s’installer avec son fils cadet.

Le mariage fut très heureux. La jeune fille eut parfois une vie dure et emplie de travail, mais elle eut un toit pour dormir, de quoi se nourrir et l’amour d’une famille honorable. Elle eut une belle vie entourée de chèvres et de cabris.

En suivant, les signes et les écoutants, elle avait su trouver cet endroit où elle ne manquerait de rien. »


La septa se tut, laissant le silence conclure la fable.


« J’aimais raconter cette fable à Lord Edwin quand il était petit. Plus tard, il a compris que chacun des Sept guident la jeune fille en la laissant agir. Et que l'image du bonheur n'est pas toujours celui qu'on se fait. Au début, il était juste heureux que le cabri soit sauvé, car il a une bonne âme et qu’il avait peur qu’il ne meurt sans qu’elle ne puisse le sauver. »

Elle avait toujours aimé les fables et les histoires. Elle en racontait souvent à Edwin et ses sœurs. Ils étaient, de fait, un auditoire souvent passionné qu'elle avait su captiver avec ses récits. Et dans les histoires de la septa, les Sept n’étaient jamais loin. Une présence à peine perceptible ou très évidente, ils étaient toujours des valeurs ou des guides pour mener les héros à une fin heureuse. Les Sept sont toujours justes et savent le destin de toute chose.
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Maeve Arryn
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Message Lun 28 Jan 2013 - 2:47

Maeve ne croyait pas que la chance qu’elle avait venait d’un quelconque mérite. Peut-être bien, maintenant qu’elle reconsidérait le tout. Les dieux avaient mis sur son chemin bien des difficultés depuis quelques années. Elle était toujours la cadette, la petite dernière. Celle qui ne gagnerait pas autant de prestige. Elle avait aussi son sale caractère. Jasper l’avait laissé chez les Arryn dans l’optique où elle saurait montrer qu’elle est une lady de bonne naissance. Elle avait apprécié la place qu’on lui avait faite. Bizarrement, elle n’avait pas de peur de se montrer devant Lady Charissa qui semblait jusqu’à maintenant d’une très grande gentillesse envers elle. Elle ne négligeait pas les autres membres de la famille et n’oubliait certainement pas Septa Melara.

Edwyn serait peut-être chanceux, mais elle l’était aussi d’avoir eu le petit seigneur du Conflans dans sa vie. Il lui avait montré un autre aspect de la vie et elle n’en n’était guère déçue jusqu’à aujourd’hui. Elle savait que si Jasper avait été à Vivesaigues, il aurait pris le temps de rester au chevet du jeune garçon. Elle ne le faisait pas non plus par obligation. Très loin cette idée l’avait effleuré. Elle voulait rester près de lui, car elle l’aimait bien et qu’il était certainement la personne qui la comprenait le plus.

Il aurait certainement fait autant pour moi, s’il avait du le faire. Edwyn est mon ami et Mestre Wyman dit toujours que ne l’on abandonne jamais nos amis, peut importe la situation. Il faut être là lorsqu’ils en ont besoin.

Elle tirait plusieurs leçons de vie du mestre des Eyrié. Maeve le trouvait fort sympathique même lorsqu’il se donnait des airs pour lui faire la leçon. Il était au Eyrié depuis plusieurs années, avant même que sa sœur naisse probablement. Elle l’avait toujours trouvé attachant. Elle hocha de la tête, mais douta fortement que Septa Melara la vit. Elle reposa son regard sur la silhouette de son ami et ferma les yeux quelques minutes. Elle avait envie de pleurer, mais elle savait que ses larmes ne ramèneraient pas Edwyn. Elle était fatiguée, mais rien et ni personne arriverait à la faire sortir de cette chambre, avant qu’elle ne voit le petit seigneur Tully. Si elle devait dormir dans cette pièce, elle le ferait inutile de la faire sortir. Elle savait bien que son Ser tenterait les négociations avec elle, mais elle ne céderait certainement pas. Elle sursauta légèrement lorsque la jeune Septa lui adressa la parole. Elle la remercia doucement et soupira. Elle espérait vivement que Mestre Emeric ferait vite. Elle voulait revoir le sourire de son ami illuminé Vivesaigue et surtout, elle avait de la peine pour Lady Charissa.

Sans rien n’annoncer, la jeune femme débuta une histoire que la petite écouta avec une attention particulière. Si Septa Ilya avait parfois du mal à capter l’attention de sa jeune élève, Septa Melara y arrivait sans effort. Sa voix était douce et apaisante. Elle n’Avait jamais entendu cette fable, mais elle comprit tout de suite, plusieurs éléments. Lorsqu’elle conclut, Maeve prit le temps de replacer chaque dieu et son rôle dans cette histoire. Elle eut même un léger sourire, lorsque la jeune femme lui parla du petit seigneur. Elle n’était pas étonnée pour autant. Edwyn avait un si grand cœur. Il ne souhaitait pas la mort des autres et il tenait au bien des siens. Il ferait un grand chevalier et très bon Lord. Elle en était certaine. Mestre Emeric et LADY Charissa sauraient tous deux le conseiller et lui montrer la bonne voie. Quant à Septa Melara, elle faisait grandir le plus grand homme qui serait une fois un adulte. Demain était un autre jour peut-être plus sombre. Edwyn était jeune et était confronté à un destin plutôt grand pour son âge. Nul doute n’existait en Maeve. Il était bien entouré à Vivesaigues et il pourrait toujours compter sur les Eyrié, comme allié.


Quand il sera grand, il sera certainement, le meilleur Lord que tout Westeros aura connu. Et cela sera certainement grâce à votre sagesse Septa Melara et aux conseils avisés de ses proches.


Elle n’avait jamais eu d’ami. La Ruthermont était en quelques parts, une servante que sa sœur lui avait mise dans les pattes, et ce au grand déplaisir de son frère, elle le savait. Maintenant que Maura reposait dans son dernier sommeil, il n’y avait plus de doute, que Jasper ne tenterait pas de changer ses dames. Que pouvait-elle faire maintenant que Maura était morte. La situation présente lui laissait un gout amer dans la bouche. Elle se demandait si Lord Lannister avait ressenti la même chose qu’elle ressentait présentement pour Edwyn. L’impuissance des mortels amusaient-ils les sept dieux? Maeve se retourna vers Septa Melara et la regarda.

Pourquoi êtes-vous devenue Septa? Est-ce les dieux qui décident de ce que l’on devient? Je sais que cela est peut-être indiscret, mais vous n’êtes pas obligé de me répondre.

Maura et Jasper l’avaient menacé maintes fois qu’ils l’enverraient chez les sœurs du silence, si elle ne se tenait pas comme une lady. Mais elle ne comprenait pas comment un jour ou l’autre on décidait de devenir sœur du silence ou Septa. Un destin qui était très loin de faire à la petite Arryn.




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Message Dim 10 Fév 2013 - 14:02

L’innocente question ne trouva pas tout de suite de réponse. La septa afficha un air pensif et songeur. Pourquoi ? Quelques images de son passé lui revinrent en mémoire. Le domaine au pied des montages, une terre qu’elle avait beaucoup aimée. Jusqu’aux hivers humides et froids. Ce vieux château modeste qui faisait la fierté des chevaliers de sa famille. De sa sœur avec qui elle avait été éduquée à devenir une Lady dès son plus jeune âge. Rien ne la prédestinait à prendre le chemin de la foi. Elle était une enfant agitée, peu sage, elle se souvenait du nombre impressionnant de punition qu’elle avait récolté. La vie peut vous changer, avant la mort de sa sœur, elle ne se souvient que de jeux et de punitions. Elle avait été vraiment heureuse et insouciante. Après… tout avait basculé. Elle avait compris qu’elle ne devait pas donner de soucis à sa mère. C’est à ce moment qu’elle avait commencé à prier. Des prières maladroite d’enfant, mais avec une volonté ferme de bien faire. Elle se souvenait des leçons auprès du septon de la famille de Graceford.

Ce qui marqua une nouvelle amitié et une soif d’apprendre à prier correctement. Elle ne savait pas pourquoi les livres de prières et religieux l’intéressait autant. Elle se souvenait toujours de l’émotion en tournant les pages jaunies. La seule chose qu’elle aimait dans ce qu’elle devenait. Ce qu’on voulait qu’elle devienne, une jeune fille présentable, bien éduquée, agréable à regarder. Elle n’était plus heureuse. Il y avait tant de questions auxquels les livres ne répondaient pas. Et surtout, elle étouffait. Au milieu de sa fratrie, avec une mère froide et un père indifférent. Il ne lui restait que l’amour des livres et les prières. C’était son monde à elle, ce qu’on n’avait pas pu lui voler. C’était encore une enfant quand elle était partie, à peine plus vieille que Maeve. Sa mère avait décidé qu’elle cesserait d’étudier chez les Graceford, parce qu’on voulait lui trouver un mari, parce qu’elle n’avait pas le droit d’aimer ce monde de livre ? Parce que c’était une personne égoïste et ingrate ? Une chose est certaine, elle avait fui sur une énième dispute. La vie au septuaire lui semblait parfaite.


Les Sept, de la lecture, du calme, le droit d’être tranquille. Le droit d’exister et de dédier ses pensées et sa vie à ce qu’on a choisi. Elle était persuadée que cette envie, ce choix était guidé par son envie de servir. Mais si elle n’avait pas été en si mauvais terme avec sa mère, elle n’aurait peut-être jamais eu le courage de partir. Beaucoup de courage avaient été nécessaire à la fillette pour partir seule, à pied. Quitter ce vieux château au pied de ses montagnes qui n’avaient jamais bougé. Fidèles gardiennes qui avaient veillé sur une enfant ingrate.

Les Sept l’avait sauvée et guidée entière jusqu’au septuaire d'Harrenhal. Elle avait pleuré, sur le chemin. En voyant les montagnes s’éloigner définitivement, elle avait fait le deuil de sa vie passée. Une poignée de larme pour des années de bonheur ensuite. Elle avait été incommensurablement comblée. Les Sept lui avaient toujours tout donné, comment envisager de faire autre chose que les servir ? Se marier à un homme qu’elle n’aurait pas choisi, avoir des enfants, faire semblant. Une vie à faire semblant, dans un corps qui ne serait une coquille… Comme elle bénissait sa vie. Avoir pu les choisir Eux était un privilège incommensurable. Une joie de tous les jours, et elle s’en satisfaisait pleinement. Elle reporta son attention sur l’enfant curieuse. Ici, pour tous, elle était originaire d’un petit village du Conflans. Elle avait volontairement effacé ce qui la liait au Bief en arrivant ici. Un choix d’enfant auquel elle s’était tenue. De peur que sa mère revienne la chercher peut-être, pour qu’on ne fasse pas de lien entre elle et sa famille. Une fille qui avait fui la volonté de ses parents, pour un but louable, mais qui les avait contrariés. Personne ici ne pouvait s’imaginer que la septa avait bien failli devenir une lady. Si elle avait rencontré un Edwyn auquel s’attacher, un homme qui lui donne envie de s’attacher à une vie inintéressante, peut-être en aurait-il été autrement…


« Un jour, j’ai décidé de choisir et agir selon ce que moi je voulais. Et non ce que mes parents voulaient pour moi. On aurait pu dire, que c’était un caprice. Mais c’était un avec empli d’innocence et d’amour. J’ai quitté ma famille alors que j’étais à peine plus grande que toi. J’étais certaine de mon choix même si je ne mesurais pas toutes ses conséquences. Je suis partie avec mon livre de prière sous le bras et mon manteau. C’était idiot, provoqué par une envie trop forte pour être comprise. Faire le choix de s’enfermer, c’est être libre. Parce qu’on a eu la possibilité de choisir. Et moi j’ai choisi les Sept. Je me suis mariée à une vie exigeante mais qui me comble. On est récompensé pour les bon choix que nous faisons, toujours. La vie de religieux n’est pas une prison rigide. Elle libère de l’intérieur, elle permet au cœur de s’envoler haut. Etre heureux différent. »

« Se marier et soutenir un noble Lord est aussi un choix. Et donc, ce lien ouvre autant de récompense et de bonheur. Il faut simplement avoir conscience au fond de soi… de la liberté qu’on nous a offerte de choisir. Un choix définitif. Choisir et assumer les conséquences, car c’est ce que tisse l’Aïeule. Une toile, et vous vous promèneriez dessus, comme une araignée. Et en me promenant sur le fil de mon destin, j’ai choisi ce chemin parce que c’était le plus beau à mes yeux. Rien ne valait plus que de les servir et apporter de la lumière à d’autre. Parce que mon cœur était en accord et que c’était mon devoir. Il fallait que j’aide les autres à trouver le même bonheur. En leur montrant le chemin d’une vie digne et pleine d’amour. »

« Il n’y a aucune raison absolue. C’est une question de choix. On ne peut pas savoir exactement ce qu’Eux ont voulu et ce qui a été laissé libre. Car pour arriver à une destination, il existe de nombreux chemins. Prétendre savoir ce qu’Eux veulent et font, ce serait une grave erreur. »

Elle l’avait voulu de tout son cœur et Eux l’avaient aidée. Juste une évidence qui ne s’explique pas.
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Maeve Arryn
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Message Mer 13 Fév 2013 - 4:21

Maeve était encore trop jeune pour comprendre les choix de la jeune femme. Elle comprenait peut-être une seule chose et c’était bien malgré elle. Elle se souvenait d’avoir entendu Maura parler de son oncle. Enfin, un oncle par alliance, un oncle Targaryen. Elle avait souvent entendu qu’un des fils vivait désormais à la citadelle dans le Bief. Une honte à son sang, comme elle avait fini par comprendre. Elle était encore plus jeune que lui et n’avait jamais compris pourquoi une telle haine. Elle savait un peu le destin des autres fils, mais en rien elle n’avait trouvé la position de Mestre dégradant, même pour une grande famille. Même si elle aimait faire tourner en bourrique le mestre des Eyrié et sa Septa, elle leur vouait un respect sans fond.

La jeune enfant des Eyriés aimait comme Melara choisissait les mots. Ils étaient toujours justes. Par moment, elle lui rappelait Septa Marianna. La vieille femme avait fait partie de sa vie, pendant plusieurs années. Quand elle l’Avait quitté, elle avait senti son monde s'écrouler. Toute la richesse des Eyriés ne lui donnerait jamais une femme aussi compréhensible. Sa nouvelle Septa avait toujours tenté bien que mal, mais n’avait jamais réussi à la captiver autant que le faisait la jeune Septa de Vivesaigue. Son séjour dans le Conflans, chez les truites seraient certainement plus constructif. Elle regarda la jeune Septa et finit par ouvrir la bouche.

Vous avez choisi votre voie avant que l’on le fasse pour vous. L’important n’est-il pas d’être heureux, au final? Ma mère est morte en me donnant naissance et j’en ai toujours voulu à mon père de m’oublier. Heureusement j’avais Maura et Jasper pour me mettre dans le droit chemin. Maura ne cessait de me répéter chaque fois, que j’étais jeune, mais que cela n’empêcherait pas Jasper de trouver un homme et que je deviendrais l’épouse d'un Lord.


La jeune femme savait que si elle grandissait et que le petit Lord en faisant tout autant, leur deux maisons viendraient à s’unir. Maeve n’y voyait rien de très grave et de très malheureux. Elle ne serait pas aussi malheureuse que la jeune rose qui avait éclos à Hautjardin. Peut-être parce qu’elle affectionnait déjà le seigneur du Conflans. Ils étaient à la fois semblables et si différents. Ils étaient jeunes et encore si fragile. Ils ne connaissaient pas ce qui les attendrait une fois grand. Peut-être les dieux ne sont pas aussi cruels qu’elle pouvait le sous-entendre. Il laissait la place à des choix. Tous n'étaient pas destinés à représenter éternellement leur maison. Son cousin en étant une preuve. L’aïeule lui avait laissé le choix de refuser cette proposition que lui avait faite son frère à Murs Blancs. Elle n’avait pas été réticente à cette idée qui avait fini par faire conclure un arrangement entre les Arryn et les Tully.


Une fois que l’on prend ce chemin que l’aïeule a tissé, nous ne pouvons pas reculer, n’est-ce pas? Il faut l’emprunter, même s’il peut s’avérer effrayant d’être dans l’inconnu. Quant à moi, je suis heureuse que l’Aïeule m’ait donné la chance de vous rencontrer.


Son regard se posa sur le jeune garçon qui était encore allongé. Il dormait trop paisiblement, qu’elle en était quelques peu déconcertée. Elle aurait voulu qu’il se réveille. Elle ne comprenait peut-pas ce que pouvait ressentir lady Charissa, mais Maeve avait très peur. Surtout que les dernières paroles de Septa Melara l’avait quelques peu surpris. Qu’avaient-ils choisi pour Edwyn? Il était trop jeune pour laisser une mère en deuil de nouveau. Avec le si peu d’ami qu’elle avait, elle n’aurait certainement jamais voulu cela. Elle craignait pour lui. Les dieux avaient choisi quel destin pour lui.

Si ce sont Eux qui choisi, j’espère qu’ils ne seront pas dur avec Edwyn.

Un dernier regard vers Edwyn et elle regarda la jeune Septa de la petite truite. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas conversé ainsi. Enfin, elle tenait rarement des propos aussi poussé, mais il fallait qu’elle s’y fasse. Elle ne pouvait pas garder ses discussions enfantines éternellement. Elle devait apprendre à devenir une grande lady. Elle le serait un jour, mais elle avait devant elle encore quelques jours d’innocence.

Il n’y a que les dieux qui savent ce qu’ils veulent. Quel ennuie ce serait si nous savions ce qu’ils prévoient pour chacun de nous. Cela éviterait quelques désagréments, mais je crois que je n'aimerais pas savoir ce qu’ils ont prévu mon frère Jasper, ou encore Edwyn.

Savoir quand l’on perdait l’être le plus cher. Quand la mort frapperait. D’un coté, le mystère était inquiétant par moment. Elle ne croyait pas que l’on pouvait éviter la fatalité qui guettait les gens qu’elle aimait et détestait. Elle guettait la mort d’un mauvais œil. Elle était encore jeune et plein de questionnement.



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Message Sam 2 Mar 2013 - 14:44

L’enfant cherche souvent réponse à ses questions sur la voie qu’on lui a choisie. Elle ne se souvenait pas parfaitement de ses propres doutes ou envie. D’aussi loin qu’elle se rappelle, ses pensées avaient toujours été claire. Ce n’est pas tant qu’elle détestait la vie de noble, elle y avait été heureuse. C’est simplement que la voie des Sept s’était imposée comme une évidence que l’on ne peut refuser. Les Sept sont une voie et un amour si particulier qu’on ne pourrait les comparer à toute autre voie. La seule voie qui valait la peine d’être vécue. Mais qui existait au milieu de temps d’autre. Elle était un guide simplement bienveillant comme Eux qui veillait sur les autres. Une conscience d’être aiguisée que d’autres parfois ne pouvait posséder, mais aucun ne pouvait se soustraire au Sept. Aucune. Ils sont les Seigneurs de ce monde et chacun suit Leurs règles. Et les règles des hommes n’auront un jour plus court au royaume des Sept. A l’heure de la vérité ou l’épreuve terrestre prend fin. Et là encore, elle serait là pour guider autant d’être qu’elle le pourra. Une vie de dévotion, une vie d’amour, une vie pleine. Comment ne pas en être heureux.

« En réalité, ma vie devait suivre une autre voie, chacun nait dans un milieu qui lui offre une voie sociale. La noblesse vous en offre une. La voie des Sept est particulière. Il ne faut pas la comparer aux autres car c’est une voie religieuse. »

« Pour moi, ce qui est important, c’est les Sept, la foi, le fait de partager cette voie que j’ai choisie plus que le bonheur. Mais les Sept ont fait le monde de manière juste, aussi suis-je heureuse avec cette voie car la foi apporte paix et sérénité dans le cœur. Le bonheur n’est pas la chose la plus importante.»


La Septa réfléchit un instant, puis elle alla s’assoir près de la fenêtre. Elle fit signe à la jeune Lady de s’approcher et lui saisit délicatement la taille pour la guider. Il n’y avait que peu de force dans les gestes mais ils ne toléraient aucune discussion. Elle la fit assoir sur ses cuisses. La robe blanche de la septa n’était pas de la plus jolie des matières mais elle était chaude et légèrement parfumée. D’un index, elle vint ensuite dessiner sur la cuisse de l’enfant. « Vous partez d’ici, pour aller à votre ventre. » Le doigt glissa sur le tissu. « Vous pouvez par ici, ou par là. Et puis changer de voie, prendre un détour. Vous ne pouvez pas revenir en arrière, jamais. Mais vous pouvez apprendre d’une erreur et changer d’avis. Ici ce n’était plus bien, vous pouvez faire une boucle et prendre une autre voie. Vous pourriez même changer de jambe. Il y a une multitude de voie. Ne pas pouvoir faire demi-tour pour revenir sur ses pas ne veut pas dire que l’on doit rester enfermé sur une voie. » Elle ôta sa main pour venir relever le menton de l’enfant pour qu’elle la regarde bien dans les yeux.

« Cessez de douter. Priez. Espérez. Mais ne parlez pas de difficulté ou de mort à l’oreille de celui qui dort et se bat pour revenir. Il pourrait vous entendre et s’attrister. Si vous voulez me confier vos peurs, vous le pouvez maintenant, il n’y a que moi qui entendrait. Jeune Maeve. La mort n’est pas une fin, c’est une passerelle. Un nouveau voyage. Mais pour vivre pleinement, faire un bon voyage, ne pensez pas trop à la destination. Profitez du paysage, de votre vie. Méritez votre vie, méritez pour ensuite. Car tout est justement récompensé et le choix de la destination votre. Mais rien ne sert d’y penser trop, car vous ne pourrez pas vous égarer. Il y aura toujours un sentier sous vos pieds. Les Sept ne nous laissent jamais seuls. Il faut simplement savoir écouter et voir. Souvenez-vous de mon histoire…»

La femme ferma ses bras autour du corps de l’enfant, posant son menton sur le sommet de son crâne. « Rappelez-vous... la mort n’est pas une fin, ne la craignez pas, ne lui permettez pas de vous empêcher de vivre. Faites confiance à vos Créateurs et vivez. » Ce n’est pas une discussion profonde et philosophique que l’enfant avait besoin. Pas de comprendre des vérités trop obscures pour son âge, pas de discourir sans fin. Non, ce qu’elle avait besoin, c’est de réconfort. Et c’est à travers une étreinte délicate qu’elle conclut la discussion. Si l’enfant voulait parler des Sept, elle sera là. Mais à présent, elle avait l’esprit trop préoccupé par Edwin pour être réellement réceptive à ses paroles.

« Nous allons aller manger bientôt. Il faudra que nous laissions à Lady Charissa le soin de veiller son fils seule tout comme elle nous a laissé le droit de le faire. Ne la privons pas de cela. Nous n’allons pas tarder à avoir des nouvelles de l’homme que j’ai fait envoyer. »


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Maeve Arryn
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Message Mar 5 Mar 2013 - 1:24

Voilà certainement la première fois qu’elle discutait comme une adulte. Les sujets complexes n'étaient pas tous maitrisés, mais Melara savait comment s’y prendre pou la faire réfléchir. Ce qu’elle aimait tout d’abord était certainement la patience qu’elle avait et la maitrise des sujets dans lesquelles la petite Arryn les amenait. Elle savait qu’elle aurait pu passer des heures avec elle. Elle lui rappelait Mestre Wyman par moment. Peut-être était-ce à cause de cette gentillesse qu’elle avait avec elle. Elle apprenait bien plus qu’elle semblait le croire. Cela ne la déplaisait pas le moindre du monde. Elle n’aurait certainement jamais eu autant de dévotion que Melara. Elle aurait certainement fait une piètre septa si tel avait été son destin. Mais les dieux avaient choisi un autre chemin pour elle. Elle s’était levée de sa chaise, mais avait de rejoindre Melara, elle s'était étirée pour déposer une bise sur la joue d’Edwyn. Elle ne s'était pas faite prier deux ou trois fois avant de rejoindre la Septa et de prendre place comme elle lui demandait. Elle était même curieuse de la leçon que la jeune femme allait lui donné. Un moment fort enrichissant. Pour Maeve le bonheur était plein de chose importante. Mais il lui fallait la plein de gens pour qu’il existe vraiment. Maeve se pencha pour regarder la Septa lui faire une leçon de vie qu’elle considérait comme importante.

Et si l’on considère le bonheur comme très important, cela nous rend-t-il malheureux pour autant. Ne trouvons-nous pas notre bonheur dans ces petites choses qui font ce que l’on est?

Il n’y avait pas de doute que la vie était bien plus compliqué qu’elle pouvait le concevoir. Elle était encore jeune. Elle avait été une charge pour sa grande sœur qui n’avait jamais demandé cela, mais qui avait toujours fait tout pour qu’elle soit bien. Même si son père n’avait jamais démontré quoique ce soit envers elle, elle était sa fille. Le doute avait fait partie de sa vie pendant trop d’année qu’elle ne pouvait s’empêcher de le faire. Il y avait peu de choses qui arrivaient à la garder hors du doute, mais elle essayera.

J’essayerai à l’avenir, Septa Melara. Mais cela est difficile. Je prierai pour la santé de Lord Edwyn et pour le retour de mon grand frère, mais il n’en reste pas moins le dernier Arryn que je connaisse. J’ai plus souvent peur de la mort des autres que de la mienne en particulier. Peut-être parce que je n’arrive qu’à voir le danger autour des autres.

La petite enfant des Faucons posa sa tête contre la Septa et ferma ses yeux pour prier en silence une fois de plus. Elle avait une bonne mémoire et s’en servait surtout pour mémoriser ce qu'était Westeros. Elle devait vivre le restant de ses jours à Vivesaigues comme si Jasper revenait triomphant. Parce qu’il reviendrait. Il avait montré plus d’une fois ses talents et la petite Arryn en était plein d’admiration, comme pouvait l’être Edwyn lui aussi. Maeve comprenait que sa sœur était désormais sur un autre chemin que lui avaient tracé les dieux.

Lady Charissa est une femme très forte. Vous croyez qu’un jour je le serais tout autant?

Elle aimait bien la dame de Vivesaigue. Edwyn avait de la chance d’avoir sa mère, malgré qu’il ait perdu son père jeune. Elle lui faisait penser parfois à Maura ce qui n'était qu’un compliment selon la jeune enfant. Elle avait été bien traitée dans cette maison. Elle aimait l’atmosphère, même si le Val lui manquait un peu parfois. Elle s’ennuyait de Mestre Wyman. Et peut-être même de celle qui l’entourait lorsqu’elle était aux Eyriés. Même si elle était quelques peu sauvage et indépendante, elle aimait bien la compagnie des autres. Dans le Conflans, elle n’Avait que ses Sers et Edwyn que le mestre ne tarderait pas de faire revenir.



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Message Ven 24 Mai 2013 - 19:21

Spoiler:
 


La septa a simplement souri. Une réponse certainement peu explicite. C’est un sourire chaud, maternelle, de ceux qui vous éclairent le coin des yeux de petites ridelettes et creusent des focettes aux joues. Les mains fines se glissèrent dans le dos et les cheveux de l’enfant alors qu’elle l’étreignit doucement. Elle resta ainsi de long instant. Seules ses mains apposaient de temps à autre un mouvement en une ample caresse, lissant pensivement les cheveux. Elle laissa dériver ses propres pensées un instant. Elle se souvenait qu’il valait mieux parfois une étreinte, de la douceur pour apaiser un enfant. Quand elle était encore en formation, elle se souvenait de ses propres peurs et de celles qu’elle avait ensuite calmées. Des plus insignifiantes aux plus terribles, à la peur du noir aux cauchemars de mort et de guerre. Le monde était empli d’âmes torturées. Les plus torturées n’étant pas obligatoirement celles des êtres confrontés à la plus dure misère. Chaques épreuves sont propres à l’individu et chacun doit les surmonter à sa manière. Aussi, elle prenait très aux sérieux les doutes, les peurs de l’enfant qu’elle tenait contre elle. L’aide qu’elle pouvait apporter ferait peut-être la différence entre le haut et le bas, le noir et le jour. Une aide parfois insignifiante, une parole dans le vent… et ce serait peut-être une domestique qui enseignerait sans le vouloir bien plus à la jeune Lady. La septa restait modeste dans le devoir qu’elle se sentait d’aider son entourage. C’était son devoir, son plaisir, mais elle n’avait pas l’impudence de se sentir parfaitement utile ou unique.

Ce serait pêcher au fond de faire preuve d’un si grand orgueil que de croire pouvoir changer les destinées, même de la plus petite des enfants. Un soupire vint chatouiller les cheveux alors que la septa changea sa position pour faire glisser l’enfant au sol. Ce faisant, elle prit une de ses mains pour l’aider à se relever alors qu’elle faisait de même. Une fois debout, elle lissa de son autre main sa robe et entraîna l’enfant à sa suite. Elle se pencha au dessus du lit pour souffler un
« A bientôt Edwin » Puis, après avoir accordé un temps à l’enfant, d’autorité la força à la suivre.

« Vous ne serez pas tout autant, jeune Lady. Vous le serez à votre manière et ce sera ce qui est juste. Vous ne serez, ni ne vivrez jamais comme Lady Charissa. Mais vous pouvez vous inspirer de son courage, prendre exemple. Évitez simplement de comparer ou de vous évaluer en vous mesurant à ce qui ne doit pas l’être. »

Elle ouvrit la lourde porte. A l’extérieur, un domestique sursauta légèrement et marmonna un
« Ils seront bientôt là » La septa hocha doucement de la tête. « Merci. Venez Lady Maeve… nous devons laisser le Mestre et Lady Charissa seuls. Je peux vous raccompagner à vos appartements ou nous pouvons nous rendre au séjour. Je suis certaine que les cuisinières nous ont laissé quelque chose de bon de côté. »

Et puis, il y avait milles choses à faire. Selon les désires de l’enfant, la septa n’avait rien de particulier à faire en cet instant. Elle pouvait donc s’occuper de la jeune fille sans péjorer son petit maître. Il ne faisait aucun doute que le Mestre réussirait à éveiller le jeune garçon. Elle l’espérait également faire la lumière sur ce malaise fort inquiétant. A son âge, on ne s’évanouit pas comme cela pour un rien, il devait y avoir une cause sévère. Et pour éradiquer réellement le mal, il faudrait trouver cette cause. La soigner, l’éliminer, l’effacer, qu’importe, mais l’empêcher de prendre emprise sur la vie du jeune garçon.

La septa n’avait finalement que peu d’intérêt politique, pour ainsi dire… aucun. Elle se souciait d’Edwyn pour lui-même et non pour le Lord qu’il devait venir. Elle l’aimait pour le garçon qu’elle avait élevé, pas pour le Lord qu’elle éduquait. Bien sûr, elle serait fière de sa réussite, mais avant tout, elle se préoccupait pour son bien-être. Le reste était secondaire. Malheureusement, beaucoup perdent l’essentiel de vue et elle priait les dieux pour redonner la vue à ces aveugles. Après tout, c’est eux qui en souffraient le plus. Il fallait simplement espérer que la dureté de sa destinée ne le fasse pas chuter dans trop d’écueil. Après tout, si la truite a assez de force pour remonter des torrents furieux, elle doit en avoir assez pour se relever de ce genre de difficulté. Elle en était intimement persuadée et c’est le cœur plus léger qu’elle se dirigea vers les cuisines.

L'aube se lèvera sur un nouveau jour, il valait mieux prendre des forces pour faire front ensuite.


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