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Parce qu'il faut bien vivre ...

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Message Mer 21 Nov 2012 - 16:04

Une légère odeur d'agrumes, voilà ce qui parvenait aux narines de Lotho Volentin alors qu'il arrivait enfin sur l'une des rares grandes place de Port-Réal connue pour être le lieu de rencontre des nombreux dorniens venus chercher fortune dans la capitale des sept couronnes. De larges tentures aux couleur vives avaient étés disposées au dessus des étals et la foule s'activait en dessous pour marchander avec une énergie et un sens des affaires qui évoquait une fourmilière très agitée dans l'esprit du guerrier poète. Ces tissus chatoyants profitaient d'une teinte bien inédite, le pâle soleil automnal qui baignait Port-Réal les privant de leur éclatante évanescence au profit d'une tendre opacité permettant d'apprécier la place sous un nouveau jour.

C'est d'ailleurs ce qu'entreprit de faire le danseur d'eau qui avait donc découvert ce magnifique tableau et s'était laissé arraché par ce dernier un ravissement sincère qu'illustra un fin et délicat sourire naissant sur ses lèvres. Voilà pourquoi il aimait tant Port-Réal, malgré toutes les critiques qu'il aurait pu lui faire subir, cela restait bel et bien le seul lieu dans l'ensemble du royaume où n'importe quel détour permettait une lecture différente du pays dans son entier. N'était-il pas, quelques minutes auparavant, passé par une placette bien moins poétique mais tout aussi utile qui était le lieu de rendez-vous des chirurgien-barbiers et des arracheurs de dents ?

Traverser la douleur d'un peuple pour ensuite déboucher face aux esprits colorés de faire fortune qu'en entretenait un autre. Hasards et surprises engendrées par une société tout aussi hétéroclite que les reliefs des terres qu'elle occupait. Amoureux éternel des images poétiques, Lotho stoppa donc sa marche quelques instants pour s'adosser au mur d'un des bâtiments qui bordait la place et observer les allées et venues des gens. Les tractations entre les marchands dorniens et une clientèle bien plus hétéroclite était toujours un ravissement pour quiconque s'intéressait un tant soit peu à l'art de la négociation. Lotho cependant ne s'y attarda guère cette fois-ci, préférant observer les gens pour eux même, leur façon de se déplacer, le regard qu'ils avaient en estimant une marchandise, les gestes de leurs mains lorsqu'ils discutaient.

Ce genre de place était décidément un formidable poste d'observation des foules, de ses congénères, une endroit où l'on pouvait trouver une fort belle inspiration pour écrire ensuite. Intérieurement il se maudit de ne pas avoir songé à emporter une peu de parchemin et de quoi le couvrir d'encre, car certaines idées lui venaient maintenant qu'il aurait bien saisi. Mais en l'état, il n'y avait plus qu'à espérer qu'elles ne disparaîtraient pas de sitôt car la journée promettait d'être chargée. Se remettant en marche il s'engouffra également dans la foule des visiteurs de ce marché couvert, savourant avec délectation les différents parfums qui lui arrivait maintenant au nez. Il se fit la réflexion qu'il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas mis les pieds à Dorne, au moins deux ans en y réfléchissant de façon plus concrète.

Peut être qu'une escapade dans ces contrées avant l'hiver serait une bonne chose se dit-il, avant de revenir se terrer pour le temps que cette saison durerait dans l'enceinte rassurante de Port-Réal. Oui, l'idée était même tout à fait sage se dit-il. Lors de ses derniers voyages il y avait des endroits où il n'avait pas eu le temps de se rendre et qui mériteraient peut être bien un coup d'oeil plus expert. C'est ainsi que posté devant un étal de tissus, il prit la décision de choisir Dorne comme prochaine destination pour ses aventures. Un nouveau sourire naquit sur son visage, ses aventures ... il avait de bien drôles de façon de qualifier le fait de marcher des jours durant et parfois avec de la boue jusqu'aux genoux pour livrer des cargaisons et gagner un pécule tout aussi dérisoire que vite dépensé !

Il avait relevé le regard sans même s'en apercevoir tant il était perdu dans ses pensées, jusqu'à remarquer qu'il semblait ainsi fixer la jeune femme qui accompagnait le marchand d'étoffes, avec son grand sourire ravi. Cette dernière avait gloussé avec enthousiasme, sortant ainsi Lotho de transe, pour bien comprendre que le regard noir du commerçant lui était destiné. Manifestement sa fille, ou affiliée dans tous les cas, pensait que le danseur d'eau allait lui conter fleurette. Erreur d'attention habituelle chez le poète qui préféra esquisser une sourire gêné avant de tourner les talons et de se mêler à nouveau à la foule.

Dorne, donc. Il connaissait par la force des choses quelques marchands originaires de ce pays qui pourraient certainement l'aiguiller vers un convoi nécessitant une escorte. Il faudrait qu'il se renseigne pour savoir quelle était la situation là bas ces derniers temps, mais là n'était pas la question pour le moment, une fois son travail du jour accompli il pourrait se pencher plus amplement sur ce projet.

En effet, s'il était venu sur cette place aujourd'hui, c'était sur le conseil d'un de ses camarades de voyage qui lui avait suggéré qu'un marchand du nom de Fanir recherchait des hommes de confiance pour un travail au sein de la cité. Ce genre de petites phrases pouvaient à la fois tout et ne rien dire, du simple fait de porter une cargaison de son entrepôt à un navire tout comme d'enlever la fille d'un concurrent pour le faire chanter. Le deuxième cas était cependant fort peu courant et dans ces cas là ce n'était pas vers des personnes comme le danseur d'eau, connu pour avoir des principes moraux un peu plus élevés que ceux des reîtres, que l'on s'adressait. De plus, l'homme qui l'avait informé de cette affaire potentielle était quelqu'un en qui il avait confiance, une personne que l'on pouvait aisément considérer comme étant de bon conseil.

Arrivant enfin à l'étal d'encens qu'on lui avait indiqué comme celui de Fanir dans ce marché, il avisa la personne qui s'occupait de le tenir. Une vieille dornienne au visage buriné par le soleil de son désert natal, portant un châle sur ses cheveux presque argentés, ses yeux noirs scrutaient avec attention et adresse les différentes personnes qui s'arrêtaient pour examiner les produits dont elle disposait. Le poète arrêta sa course devant l'étal, prenant le temps de regarder quelques uns des encens disponibles, dont un qui venait de sa cité natale et dont le nom de l'artisan ne lui était pas inconnu. Enfin, il releva la tête lorsque la voix rocailleuse de la vendeuse retentit à ses oreilles :


- Je peux vous aider jeune homme ?

Regardant à gauche et à droite, il remarqua qu'il était le seul client potentiel qu'elle avait à ce moment précis. Lui souriant poliment tout en finissant de se redresser pour lui donner meilleure stature il choisit ses mots. Enfin, d'un ton tout à fait respectueux il expliqua sa situation :

- Ma foi, je me dois de l'espérer ! Il se trouve qu'une de mes connaissances, un reître nommé Daniel, m'a fait savoir que le tenancier de cet étal aurait une affaire qui nécessiteraient les services de quelques personnes dont la première compétence n'est pas forcément le commerce.

Conclut-il le regard amusé en tapotant la garde torsadée de Repentance, dans une tentative silencieuse de faire comprendre à la marchande de quoi il en retournait. Cette dernière soupira, manifestement mécontente de ne pas se trouver face à un vrai client et, dans un dialecte certainement propre à une région reculée du désert qui échappait à la compréhension de Lotho, héla un jeune garçon qui chahutait avec ses camarades. Après qu'elle lui eut adressé quelques mots, il acquiesça et la vieille femme dit en direction du spadassin :

- Ce petit va vous conduire à Fanir.
- Merci grandement à vous chère marchande, vous me voyez ...
- Si vous continuez à parler, vous allez le perdre dans la foule.

Nota la vieille dame avec un amusement certain de couper ainsi la parole au danseur d'eau. Ce dernier afficha un air à la fois contrit et approbatif de ce détail qu'elle venait de noter. Se retournant le danseur d'eau avisa à nouveau l'enfant et le suivit sans grandes difficultés, en effet la foule était dense mais ne gênait pas le passage de l'enfant outre mesure. Ce dernier eut tôt fait de lui faire quitter la place pour accéder à une rue adjacente qu'ils parcoururent rapidement pour s'engouffrer dans la cour intérieure d'une bâtisse. Après avoir gravi un escalier de pierre ils pénétrèrent dans un vestibule austère. Une femme qui devait avoir approximativement le même âge que Lotho vint s'enquérir auprès de l'enfant de la raison de cette visite, encore une fois dans cet étrange patois.

Patient, Lotho comprit qu'il devait maintenant suivre la jeune femme qui le fit entrer dans une pièce à vivre que l'on pouvait sans se tromper qualifier de décorée à la dornienne. Des tentures, coussins et tables basses étaient posées ça et là, rappelant à Lotho les bivouacs du désert de cette région. Le mobilier était cossu, signe de la bonne santé des affaires du dénommé Fanir. D'une voix chantante, son hôtesse lui signifia :

- Veuillez prendre place, Maître Fanir ne devrait pas tarder à vous recevoir.
- Merci beaucoup de vote hospitalité.

Conclu rapidement le spadassin qui n'avait pas envie de se lancer dans une nouvelle tirade si c'était pour faire encore chou blanc, cela attendrait un peu. Après s'être assis sur l'un des larges coussin, il enleva son chapeau pour le poser à ses cotés, attendant dans un silence contemplatif le marchand. Tout ce folklore dans une demeure de Port-Réal, voilà qui était on ne peut plus cocasse et pittoresque à la fois, décidément cette ville recelait bien des surprises. Et quelle ne fut pas encore une fois celle de Lotho lorsqu'il aperçut une silhouette familière entrer également dans la pièce ...
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Aslak
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Message Jeu 22 Nov 2012 - 12:20

"Hey Aslak ! T'as pas dit qu't'pouvais offrir tes services ?"

Cette phrase suffit à commencer l'épopée à venir. Port-Réal était un endroit qu'il connaissait bien déjà parce qu'il avait vécu son enfance à Culpucier et qu'avec l'âge il avait agrandi ses explorations pour se retrouver dans les beaux quartiers de Port-Réal. Plus de gain à obtenir de ce côté là. Mais bon il ne fallait pas croire non plus, cette partie des Terres de la Couronne n'était pas composée que d'endroits somptueux et riches, comme partout il y avait des endroits un peu plus comme il aimait, cela voulait dire plus représentatif du peuple. Enfin tout ça n'avait guère d'importance mais en attendant, il s'était laissé embarquer dans une nouvelle histoire où quelques petits imprévus - ce qui étaient plutôt habituels - l'attendaient. Mais commençons par le commencement. Pourquoi était-il là au lieu d'être au domaine de son frère à Empyrée ? Ce n'était pas bien compliqué. Pour ne pas changer, il avait passé la nuit dans un bordel. Donc il n'était pas rentré depuis la vieille et le matin, il s'était réveillé magnifiquement entouré de deux demoiselles. A force il était un peu connu ce qui impliquait qu'on le laissait de temps en temps passer la nuit là bas. Il faut dire qu'il volait pas mal d'argent avant de débarquer là ce qui entraînait qu'il offrait de belles petites sommes qui faisaient bien tourner le commerce. Et puis concrètement, il faisait partie des clients les plus respectueux envers les femmes à disposition et c'était reconnu comme appréciateur pour la peine. Pour sa part, que la jeune femme soit une fille de joie ne changeait strictement rien au charme et à l'attention qu'ils mettaient en place pour elle. Donc tous ces petits détails lui attiraient certaines faveur et par conséquent, un certain réseau social. Entre les tavernes et ce genre d'établissements, il arrivait à faire la connaissance de diverses personnes susceptibles de lui apporter les bons plans - loin d'être toujours légaux - que l'on pouvait entendre dans les environs. Ainsi, après cette nuit sulfureuse, la visite bien trop tôt d'une connaissance qui avait entendu parler par une autre de sa présence dans ce bordel lui apportait la fameuse question qui vous a été contée en début de récit. Réveillé, déshabillé, il observait le jeune garçon qui était venu lui apporter du travail sur un plateau. Quitter les somptueuses voluptés n'étaient pas pour lui plaire mais il reviendrait les voir tôt ou tard. Pour garder une certaine "renommée" dans les affaires, il fallait bien bosser un peu. Ainsi, il quitta tout ce petit monde pour retrouver la lumière du jour dans un bâillement qui expliquait clairement un manque de sommeil évident.

"Mmm... Bon alors, t'as un boulot pour moi, gamin ?"

"J'suis pas un gamin, j'suis un homme maintenant!"

Un sourire aux lèvres il vint lui ébouriffer les cheveux "Ben voyons, t'as deux poils sur le menton et t'es déjà un homme ? "

Sa main fut largement éjectée alors qu'il se mit à rire. Ce gamin là, parce qu'il avant à peine quinze ans, était en réalité le fils d'une jeune femme qu'il avait aidé un jour face à quelques mecs pas très engageants. Un gros encore une embrouille dans laquelle il s'était jeté tête la première sans réfléchir simplement parce que c'était une jeune femme en détresse. Et pour la peine, elle l'avait remercié à l'excès en l'invitant régulièrement chez elle, non pas pour des actes érotiques, mais simplement pour lui offrir à manger ou à boire à chaque fois qu'il passait dans le coin. Ainsi, elle était devenue ce qui s'apparentait à une sorte d'amie. Il avait donc forcément rencontré son fils et plus d'une fois il lui avait rendu des petits services un peu comme un grand frère l'aurait fait. Apparemment de ce qu'il avait compris, la jeune femme avait eu une aventure qui l'avait mise enceinte mais l'histoire avec le mec n'était pas sérieuse et par conséquent, il s'était simplement tiré un jour. Quelques mois après, elle avait un bide énorme et mettait au monde un mouflet qui se trouvait à côté de lui en ce moment.

"Ouais j'suis un homme ! Et d'ailleurs, j'ai entendu un truc intéressant pour toi ! "

"Comment tu m'as retrouvé déjà ?"

"Oh arrête ! J'ai juste demandé si t'étais là et on m'a dit oui. C'est ma mère qui m'a dit de v'nir voir ici."

Il haussa les épaules amusé, c'est vrai qu'il ne cachait pas ses penchants. Un jour il apprendrait à ce gamin, nommé Tibert, à apprécier les femmes. Il semblait fort timide à ce niveau là... Il était pourtant tant qu'il s'y intéresse sérieusement. Mais une chose à la fois, tout d'abord ils devaient tout deux parler boulot. Ainsi, le gamin lui apprit qu'un ami à lui avait comme père un marchand nommé Fanir et qu'il semblait être à la recherche d'hommes de confiance pour réaliser un travail dont il n'avait malheureusement pas les tenants et aboutissants. De toute façon, il n'avait aucune limite à part faire du tort à une femme. Pour le reste, il était prêt à faire un peu n'importe quoi. Le manque de principes et de morale lui ouvrait davantage de portes et donc davantage d'argent. Pour ce faire, il accepta donc sans grande contrariété l'opportunité de bosser, mais avant ça, il devait manger quelque chose. Ainsi passa-t-il par le marcher pour subtiliser certaines denrées discrètement nécessaire à son approvisionnement stomacal. Le gamin l'amena vers le fameux ami en question avant de le laisser car il avait "des choses à faire." A ces gamins. Il le regarda partir en courant amusé, en réalité il lui rappelait lui plus petit, mais bon il n'avait pas le temps de se laisser aller à de la nostalgie car l'autre gamin en question l'entraîna dans des dédales de rue avant de le faire entrer dans la cour d'une bâtisse. Il observa un peu les lieux mais n'eut pas le temps de s'y attarder car le jeune homme était déjà parti dans un escalier qu'il s'empressa d'emprunter histoire de ne pas se retrouver perdu dans la demeure. Oh au pire il aurait fouillé mais si ça pouvait être plus facile, autant prendre la simplicité. Après quelques secondes d'escalade, ils se retrouvèrent dans un vestibule où une jeune femme vint les trouver. Un magnifique sourire charmeur étira ses lèvres alors qu'il la saluait. Le gamin disparut rapidement tandis que la jeune femme l'invitait à entrer dans une pièce dont les décorations lui rappelaient fortement une contrée qu'il chérissait fortement : Dorne. Lui qui n'avait pas pris le temps de sombrer dans la nostalgie un peu plus tôt, celle-ci lui revenait en pleine face alors qu'il contemplait le lieu. La jeune femme le rappela à l'ordre.

"Vous pouvez prendre place, Maître Fanir ne va pas tarder. Vous serez deux il semblerait."

"Merci bien belle demoiselle." dit-il de son sourire doux alors qu'elle lui souriait rapidement en réponse et disparaissait refermant la porte derrière elle.

Deux elle avait dit ? Il regarda de nouveau la pièce et aperçut un homme qui n'avait pas attiré son attention précédemment simplement parce qu'il était un peu sur le côté au vu de l'agencement de la pièce. Il ne put retenir la surprise sur son visage alors qu'il reconnut rapidement et sans même une once d'hésitation l'homme qui se trouvait là.

"Noooon ! J'y crois pas ! Lotho Volentin !! Ca m'a parole ! " Il se mit à rire alors qu'il s'approcha pour offrir une franche empoignade à une connaissance avec qui il n'était pas forcément lié d'amitié. La relation était à la fois plus simple mais différente néanmoins d'une simple connaissance de passage. "Qu'est c'tu fous là ??? Me dis pas qu'on va encore se retrouver à bosser ensemble ?" Un sourire en coin se dessina sur ses lèvres "C'est une sacré surprise dis donc ! Alors qu'est c'que tu deviens ? Ca fait des lunes qu'on ne s'est plus vu ! Enfin non en réalité j'avoue que je sais plus vraiment à quand ça remonte... Mais ça date pas d'hier ! Sérieusement si je m'étais attendu à ça ! "

Il ne feignait pas un certain plaisir à retrouver cet homme. Les moments qu'ils avaient passé ensemble par le passé s'étaient toujours plus ou moins bien déroulés et surtout avaient été empruntés de beaucoup d'amusement ! Aussi ce boulot risquait d'apporter son lot de consolation si jamais il était chiant, simplement parce qu'il serait en bonne compagnie pour le réaliser. Toujours est-il qu'une fois que les propos de Lotho furent clôturés, la porte s'ouvrit à nouveau. A croire que tout s'agençait parfaitement. Un homme apparut alors et referma la porte derrière lui. Il avait le physique type pour être marchand et se prénommer Fanir, dont les affaires étaient fleurissantes. Plutôt enrobé que fin athlète, il portait une barbe et on ne pouvait pas le louper au vu des couleurs plutôt assorties à la pièce qu'il arborait vestimentairement parlant.

"Bonjour messieurs."

Il était temps d'apprendre ce qu'allait être leur mission et si vraiment ils allaient la réaliser tous les deux. Ce qui serait bien plus intéressant.





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

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Message Dim 23 Déc 2012 - 13:37

Les larges coussins cousus à la façon de Dorne étaient d'un confort que l'on pouvait qualifier d'exquis, il fallait bien l'avouer. D'autant plus que l'art de vivre de ces habitants du sud du continent avait une réputation que l'on ne pouvait plus leur nier. Cette fière et indépendante peuplade habituée à manier les lances plus que les épées, avec une maestria qui avait toujours étonné le danseur d'eau, n'avaient par contre pas prévus le fait que quelqu'un s’assoit en possédant une lame à sa ceinture. Voulant ne rien laisser paraître alors que la jeune femme était encore dans la pièce, Lotho apposa ensuite prestement les mains au quillon de la garde de Repentance qui lui appuyait fortement contre les côtes.

Avec une grimace, il réussit à extirper la tige métallique de son pourpoint, faisant sans le vouloir décrire un arc de cercle à son arme, encore dans son fourreau, qui tapa contre le mur derrière lui. Bataillant encore quelques instants, Lotho parvint un angle approprié pour laisser repose sa lame. Ce genre de tracas ne pouvaient arriver que dans ce genre de situations et lui avait souvent valu quelques regards amusés lors de se précédents voyages à Dorne. Il avait fini par s'y accoutumer et ne prêtait plus attention qu'à l'inconfort de sa position, d'autant qu'il ne voulait pas faire preuve d'impolitesse en dégrafant son baudrier. Il était en effet un potentiel employé et non un invité, la ligne loin d'être subtile ne devait pas être franchie, c'était une certitude.

Maintenant correctement installé le danseur d'eau entreprit d'étudier de plus près l'atmosphère de la pièce. Sous les latitudes de Port-Réal les fenêtres et autres ouvertures dans les bâtiments n'étaient pas aussi larges, ouvertes, que dans la chaleureuse contrée dont venaient ses hôtes.
Cette différence architecturale rendait l'abondance de tentures étouffante et leurs couleurs, certainement aussi chatoyantes que celles du marché qu'il avait visité en venant ici, se voyaient devenir fades par le manque de soleil. En tout bien tout honneur, Lotho commençait à se demander si il était vraiment agréable d'arpenter une telle pièce, ou tout transpirait le mal du pays, à l'année. Et bien que de ne soit pas à lui d'en juger, il commençait à se faire sa petite idée sur ce sujet pour le moins délicat.

Cette observation du décor qui l'entourait maintenant terminée, Lotho laissa échapper un léger soupir teinté d'impatience, tapotant de ses mains sur ses genoux avec un regard s'ouvrant sur la curiosité qu'était la sienne en cet instant. Quel pouvait donc être le travail pour lequel le dénommé Fanir avait besoin des services d'une personne en armes ? Lotho avait déjà mis un pied dans la machinerie le forçant à accepter ce travail, il refuserait certainement si il s'agissait d'un assassinat, mais on lui avait assuré que cela n'irait pas jusque là. Très honnêtement il l'espérait avec énormément de volonté, n'ayant pas envie de se voir mêlé à une histoire sordide. Si la mort était une résultat auquel sa science du combat pouvait aisément parvenir, il n'appréciait pas de la donner sans de très bonnes raisons. Le motif, l'acte, le besoin, la raison ... Tant de paramètres qu'il aimait à juger quand il en avait le temps, pour être sûr de ne pas ôter la vie pour rien.

Une sorte d'humanisme du meurtre, qui n'avait rien de très solide pour le moment mais auquel il pourrait bien réfléchir bientôt. Voilà donc qu'après cette réflexion il se trouvait pris de l'envie d'écrire, n'en ayant ni la possibilité ni le temps à l'heure actuelle. Ces derniers temps il était bien trop distrait dans sa conduite il s'en était souvent rendu compte et, pire encore, des presque inconnus l'avaient également remarqué. Voilà bien un indicateur lui signifiant qu'il devait maintenant se forcer à se ressaisir et reprendre ses vieux réflexes, ceux qui lui avait valu sa réputation de mercenaire redoutable.

En parlant de mercenaires, Lotho put distinctement entendre la porte d'entrée de la maison s'ouvrir à nouveau, la voix de la jeune femme retentissant à nouveau pour accueillir un nouvel individu. Manifestement Lotho n'était pas le seul candidat pour l'ouvrage qui allait leur être proposé. Dans une situation plus proche de ses habitudes, l'escorte notamment, cela ne l'aurait pas gêné mais l'aspect quelque peu "secret" de cette activité. Cependant le danseur d'eau oublia bien vite ses questionnements lorsque le nouveau venu, dont il n'avait pas encore pu voir la carrure, remercia la jeune femme. Ce timbre vocal ne lui était pas étranger, loin de là, mais sa mémoire travaillait dans le vide pour retrouver le propriétaire de cette voix et de ces tournures de phrases.

Il n'eut pas à attendre bien longtemps pour trouver enfin qui était le mystérieux inconnu, ce dernier laissant sa carrure emplir l'espace de la pièce. Sur le visage du danseur d'eau se tissa prestement une expression amusée alors qu'il reconnaissait "l'ami" Aslak, comme il aimait à l’appeler, le fier lancier avec lequel il avait déjà travaillé dans le passé. Ce dernier semblait également ne pas bouder son plaisir de retrouver le spadassin des Cités Libres. Ce dernier se releva pour venir à l'encontre du nouvel arrivé, enlevant son gant droit avant de lui rendre son empoignade, la politesse restait particulièrement importante pour Lotho. Bien qu'il tolérait qu'on ne lui rendre pas la pareille, il préférait passer pour un excentrique plutôt que de sembler rude au premier abord.

Son interlocuteur, le visage éclairé par leur rencontre, se demandait à quand remontait leur dernière rencontre. Après une légère inspiration Lotho réfléchît quelques secondes, ses souvenirs de leur dernière rencontre étaient flous. Tout ce qu'il put se souvenir était qu'il s'agissait d'une sombre histoire incluant beaucoup d'alcool, trois serveuses, un porcelet et la garde de Dulceport ... Après mûre réflexion il lui semblait bien qu'il y gagnerait à ne pas pousser la reconstitution de ses souvenirs plus en avant. Non point embarrassé mais légèrement déstabilisé par les rares souvenirs de la soirée en question, il répondit avec un mélange entre l'amusement et le sérieux :


- Que le Sans-Visage se paie ma tête si elle lui plaît ... Aslak, à Port-Réal ! Voilà en effet une surprise à laquelle mon pauvre esprit n'aurait pu se séparer, c'est une certitude ! Cela fait, ô Dieux, bien une voire peut être même deux années en effet ! Quelle heureuse surprise que de te voir en ces lieux, fieffé forban ! Il semblerait donc que nous nous trouvions maintenant à nouveau réunis pour le plus grand malheur de nos futures activités ...

Conclut-il avec un sourire sincère. Retrouver la compagnie d'Aslak était toujours une façon d'éclairer la monotonie de ses travaux quotidiens, car sans qu'il n'ait jamais trop compris pourquoi leur association finissait toujours par attirer les ennuis ou alors les embarquer dans les plus folles des aventures. La course-poursuite de Dulceport était en réalité l'exemple le plus exact de la conclusion d'une journée qu'ils auraient passé ensemble. Alors qui aurait pu savoir ce qui allait se tramer maintenant qu'ils étaient réunis par l'entremise d'un mystérieux commanditaire.

Lequel ne laissa plus bien longtemps son apparence être laissée aux brumes de l'esprit de ceux qu'il avait fait mander. Les premiers pas d'une lourdeur et d'un rythme supposant un embonpoint certain parvinrent aux oreilles du danseur d'eau qui tourna la tête vers la porte d'entrée. Non sans avoir à nouveau enfilé son gant, il pivota d'un quart pour se retrouver face au marchand qui faisait donc son entrée. L'homme avait tout d'un marchand, de la bedaine aux doigts étouffés par l'or en passant par l'air à la fois imbu de lui même et pour autant prêt à vendre son ego pour le moindre profit juteux. Ne s'attendant pas à des qualités humaines extrêmement développées chez cet homme, il répondit à sa présentation en se fendant d'une révérence somme toute conventionnelle avant de répondre :


- Ravi de vous rencontrer, Fanir le marchand. Je me nomme Lotho Volentin, danseur d'eau de Braavos et actuellement lame à louer. A votre service, si bien sûr la proposition vous sied.

Tandis que Lotho se dit que l'apparente opulence des affaires de ce marchand assurait Lotho d'un gain confortable pour préserver la discrétion de l'emploi, il remarqua avec un plaisir dissimulé que Fanir avait haussé un sourcil étonné à la mention de son titre d'armes. Les danseurs d'eau prêts à louer leurs services étaient rares en ces contrées et avoir l'assurance de pouvoir s'adjoindre les services de l'un d'entre eux le temps d'un contrat tendait à rassurer n'importe quel intrigant.

En parlant d'intrigues, celle que Fanir devait leur proposer attendit la présentation d'Aslak avant de pointer le bout de son nez. Une fois cette formalité passée, le marchand maintenant assuré du sérieux des personnes qu'on lui avait envoyé leur fit signe de s'asseoir sur certains coussins. La jeune femme qui les avait tous deux accueillis à leurs arrivées apporta un plateau garni de liqueurs de fruits et de quelques pâtisseries. Voilà bien un cérémonial fort complet pour annoncer un travail, c'était tout du moins l'avis de Lotho sur l'invitation qu'il ne refusa pour autant pas, faisant bien attention à ce que sa rapière ne soit pas une gêne pour s'asseoir cette fois-ci.

Une fois qu'ils furent tous installés et qu'ils aient accepté les verres de liqueur qu'elle leur proposait, la jeune femme tourna les talons et sortit de la pièce. Après un soupir de contentement suite à la dégustation d'un premier trait de liqueur, Fanir prit donc la parole :


- Je suis heureux de voir que mes amis ont rapidement trouvé des personnes aptes à concrétiser mes aspirations. L'affaire, pour vous l'expliquer simplement, se trouve être d'une simplicité limpide. Voilà quatre mois, un de mes cousins par alliance m'a emprunté une certaine somme pour maintenir son activité à flot durant une mauvaise passe. Le commerce étant ce qu'il est je n'ai pas trouvé à redire quand aux soixante dragons d'or demandés, d'autant qu'il devait me les rendre avec leurs intérêts voilà deux mois.

La somme avait de quoi laisser légèrement rêveur n'importe quel mercenaire, Lotho n'y faisant pour le coup pas le moins du monde exception. Il ne possédait lui même qu'une petite fortune en dragons d'or mais n'aurait jamais été assez stupide pour contracter une telle somme. Surtout auprès de sa famille, c'était là un manque de jugeote certain, mais qui allait finalement finir par faire les affaires du spadassin. Il écouta encore le marchand, goûtant avec plaisir à la liqueur de poire qu'on lui avait servi.

- J'estime avoir été patient et mes avertissements répétés n'ont rien changés à la situation. J'ai refait mes calculs et cet homme me doit maintenant soixante quatorze dragons d'or, loin d'avoir connu la disette il profite bien de l'automne qui arrive pour se remplir les poches ... Sur mon dos !

Le visage doré du dornien avait davantage tourné au rubicond sous le coup d'une colère qu'il estimait légitime et qui l'était bel et bien tout du moins dans un certain sens. Finissant son verre il reprit son souffle avant de continuer son discours.

- Excusez mon emportement, j'estime être un marchand plus honnête que de nombreux autres. Mais je n'ai plus le choix maintenant. D'où la raison de votre présence ici, il est évident qu'étant interne à notre famille cette affaire demande la plus claire des discrétions. Ainsi donc je vous propose de vous partager tous deux les intérêts qui m'étaient dus. Cela devrait je pense acheter votre silence avec une certaine fermeté.

Pour sûr Lotho n'allait risquer de faire échouer un travail qui pourrait lui assurer une si coquette somme. Alors que le marchand dornien remplissait à nouveau son verre Lotho ne put s'empêcher de demander d'un ton fort courtois, ou tout du moins à la hauteur de la somme promise :

- L'affaire me semble on ne peut plus claire en soit, mais souffre de certaines brumes ... Nous devons convaincre votre cousin de vous payer ce qu'il vous doit, si fait nous l'avons très bien entendu je pense et j'accepte pour ma part. Mais où se trouve t-il et surtout quel est son nom ? Une fois ces quelques informations délivrées je pense que nous pourrons ... nous mettre en chasse.

Le marchand esquissa un sourire contenté et acquiesça au fait que quelques informations manquaient aux deux hommes pour mener à bien leur travail. D'une voix marquant son soulagement de voir sa requête aboutir, il répondit :

- Merci bien. Mon cousin se nomme Bauduin, c'est un marchand qui fait commerce de bois de charpente et de chauffage. Vous le trouverez certainement à son entrepôt, aux abords de la ville, près du rempart sud, l'atelier est reconnaissable entre mille. C'est le seul qui soit gardé par une milice que l'on pourrait qualifier de privée, une "précaution" qu'il a pris suite à ma dernière visite. Mais vous Aslak, serez vous de l'équipée également ?
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Aslak
Homme d'Armes

Général + Etre fier c'est bien, être en vie c'est mieux ! +
♦ Missives : 1035
♦ Missives Aventure : 116
♦ Age : 31
♦ Date de Naissance : 24/09/1986
♦ Arrivée à Westeros : 03/06/2012
♦ Célébrité : Nicolaj Coster-Waldau
♦ Copyright : moua
♦ Doublons : Arkha Kenning, Ethaniel Stone, Maëlle Beurpuits
♦ Age du Personnage : 40 ans
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♦ Lieu : les Terres de la Couronne
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Message Ven 4 Jan 2013 - 14:44

Lotho sembla également aussi surpris que lui de le trouver là. Il faut dire que depuis le temps qu'ils ne s'étaient plus vu, cela ne laissait pas forcément présager de se retrouver fortuitement de nouveau de cette façon. Et pourtant c'était ce qu'il adorait le plus dans sa vie : le hasard. Ce dernier lui avait permis de vivre pas mal de péripéties mais ce n'était pas toujours que quelque chose de négatif, loin de là. Ce moment montrait bien qu'on pouvait obtenir plusieurs choses positives également. Il était effectivement plus que ravi de retrouver cet énergumène. Cela laissait présagé une aventure haute en couleur. Et il adorait ce genre d'imprévu et d'aventures. Ca pimentait le quotidien ! La routine ce n'était pas du tout son truc et ça ne l'avait d'ailleurs jamais tenté. C'était bien pour ça qu'il lui aurait été impossible de réaliser la vie de leur père qui tous les jours réalisait ses ouvrages sans jamais engendrer de fantaisies. Il était vrai que ce n'était pas évident mais il n'avait jamais aspiré à ce chemin censé de base être le sien. Mais était loin maintenant le temps de son enfance, il en avait fait du parcours, il en avait vu des gens et pour le coup, il avait beaucoup de contact un peu partout. Lotho en faisait partie mais la surprise était toujours présente quand on retrouvait quelqu'un inopinément dans des circonstances surprenantes. Il avait d'ailleurs pas mal de questions à lui poser, comme ce qu'il était advenu de lui, ce qu'il avait bien pu faire durant ces quelques années apparemment qui séparaient leur dernière rencontre. Mais tout ça devrait attendre puisque le marchand avait fait son entrée et qu'au fond, ils étaient là tout deux pour bosser. Il n'allait pas s'en plaindre mais quelque part il aurait bien discuté encore un instant avec son comparse de fantaisie. Il aurait sûrement le temps plus tard ! A moins de mourir durant le travail, ils pourraient se retrouver encore un peu après. Option de toute façon qu'il n'avait pas envie de prendre en compte, donc forcément, la suite était toute tracée.

La présence du marchand lui imposait de se concentrer donc sur ce dernier et de lui offrir son attention. Il sourit amusé en observant son compatriote se présenter avant autant de prestance. Ca ne lui serait jamais venu à l'esprit et d'ailleurs il ne comptait clairement pas faire pareil. Il n'était pas noble, il avait de sale manière et même s'il pouvait se montrer bien plus éduqué que ce qu'il n'était, une telle présentation n'était pas dans ses cordes. Mais l'amusement l'emporta davantage sur ses habitudes et il comptait bien tenter de faire pareil. De toute façon, Aslak avait déjà cerné le marchand et de loin. Ce dernier n'attendait pas du tout des nobles chevaliers. Il était persuadé que s'il pouvait avoir des gens un minimum fidèle capable de faire le boulot, cela lui suffisait amplement. Comme souvent quand on quémandait des hommes comme lui, cela signifiait que les affaires n'étaient jamais très clean. Mais peu importe, lui faisait de tout. De toute façon, il y avait toujours ou du moins très souvent un os quand il bossait. Par conséquent, ses capacités d'adaptation étaient sans limites. Toujours est-il qu'il se présenta donc à son tour faisant un très simple signe de tête amusé.

"Aslak tout simplement pour ma part ! Simple voyageur, jamais contre le fait de rendre service ! Travail efficace, quel qu'il soit ! "

Bien moins d'éloges en ces quelques termes et cela lui convenait parfaitement. Parler de ses lances dans son échine ? Nul besoin, elles étaient tout simplement visible et il savait s'en servir. Si la personne était un minimum intelligente, elle se doutait bien qu'il ne se baladait pas avec ces jumelles pour le simple fait de les porter et que par conséquent il savait un peu les manier. Bon évidemment c'était plus que ça ! Il adorait ses armes et savait en user d'une main ainsi que de deux sans problème. Mais se vanter n'était pas dans ses options. Du moins pas de cette manière. Si le marchand voulait du résultat, il en aurait, mais à sa façon. Ce qui comptait serait de réaliser ce qu'il souhait. Point barre. Il respecterait les conditions éventuelles s'il y en avait, mais les boulots comprenaient bien trop d'imprévus pour pouvoir exécuter un plan à la lettre. C'était l'expérience qui lui avait appris et non un caractère qui voudrait faire des siennes. Donc il laissait toujours les choses se faire tout simplement. En attendant, ils furent invités à s'assoir tranquillement sur le canapé où il avait trouvé Lotho un peu plus tôt. Décrochant ses lances et les posant à ses pieds, il prit également place. Il n'aimait pas forcément enlever ses lames mais pour prendre place dans ce genre de mobilier, ce n'était clairement pas pratique. Ils eurent ensuite la visite de la jeune femme à qui il fit un nouveau beau sourire charmeur tandis qu'elle leur apportait un plateau comprenant de quoi s'hydrater et manger. Il accepta le tout n'étant jamais contre les denrées qu'on pouvait lui offrir gratuitement.

Tout en buvant et se nourrissant, il se mit à écouter les propos du marchand tout en l'observant. Effectivement, la somme qui avait été prêtée n'était pas anodine. Mais concrètement, elle ne le faisait pas rêver sur le long terme. Bien sûr en disposer serait amusant et il le dépenserait à tout venant, mais cela ne serait marrant que s'il y avait droit juste quelques jours avant de reprendre sa vie. L'aisance n'était pas pour lui. Il aurait très pu durant son errance trouver un boulot plus viable, s'établir et tenter de prospérer financièrement, mais ce n'était pas du tout dans son tempérament ni ses désirs. Même si c'était le cousin de Fanir qui avait hérité de la somme, c'était quand même une sacré somme d'argent. Soit c'était quelque chose qui était censé lui rapporter beaucoup, soit il tenait vraiment énormément à son cousin. Surtout vu les intérêts, il avait attendu longtemps avant d'intervenir. Cela lui laissait suspecter peut-être un manque d'informations, mais après tout ça lui était égal. Une bonne récompense l'attendait à la fin, il n'allait pas refuser. Il laissa Lotho prendre la parole alors qu'il finissait son verre - car ma foi c'était très bon - le laissant donc résumer la situation qui paraissait effectivement d'une simplicité enfantine. Lorsque le nom lui fut donné, celui-ci lui parut connu quelque part dans son esprit. Bauduin... Il avait déjà entendu ce nom là quelque part mais il ne parvenait pas à remettre la main sur la source de l'information. Enfin bon, peut-être que cela lui reviendrait. Il finit de mâcher la pâtisserie avant de sourire avec joyeuseté.

"Oh oui avec plaisir ! Je vais pas raté cette aventure ! Je sens qu'on va bien s'amuser." dit-il en regardant Lotho avec son habituel sourire charmeur mais un brin espiègle.

Surtout qu'il était persuadé que ce ne serait pas aussi simple que ça n'avait l'air. Pourquoi demander à deux hommes comme eux de faire du travail discrètement alors qu'ils allaient devoir traiter avec un mec ayant sa propre milice. Du coup, il ne fallait pas perdre de temps. Il n'y avait plus rien vraiment de plus à savoir. Ils devaient s'assurer que le fameux Bauduin payerait son cousin. La méthode appartenait aux deux concernés, pour se faire ils allaient devoir discuter de leur façon de fonctionner. Mais ce serait en dehors de la vue du marchand. Surtout qu'il comptait bien avouer à son comparse qu'il y avait sûrement une zone d'ombre encore inconnue dans l'immédiat. Se levant en récupérant ses armes qu'il raccrocha à son échine, il invita donc la clôture de la conversation pour se lancer dans le travail.

"Il me semble donc que nous avons plus qu'à y aller. On viendra vous prévenir quand ce sera fait."

"Je vous remercie. Vous me trouverez de la même manière."

Il salua vaguement le concerné en souriant avant de se mettre en route pour quitter la pièce, choppant encore un truc à grignoter pour la route, et après quelques minutes, ils se retrouvèrent comme précédemment dans une ruelle avec le reste de la civilisation. Il fit quelque pas en se mettant à manger ce qu'il avait emporté; Sa bouchée une fois avalée il se tourna vers Lotho pour dire ce qu'il pensait de ce petit entretien.

"Tu sais quoi, je crois qu'y a sûrement un truc qu'on sait pas. C'est quand même plutôt balèze d'avoir sa propre milice juste parce que ton cousin veut récupérer son fric. Sans compter que la somme est vachement plus élevée maintenant... Il nous a pas clairement dit pourquoi. Après je t'avoue que je m'en tape complet, mais je pense qu'on doit juste se parer à ce que ce soit pas si "facile" que ça."

Il clôtura ses propos en reprenant une bouchée, n'ayant pas l'air le moins du monde inquiet. Il ne pouvait pas s'empêcher de chercher comment le nom du cousin pouvait lui parler. Où avait-il entendu ce nom... Comment... C'était particulièrement pénible de ne pas retrouver ce point qui lui semblait pourtant important. Enfin bon... Il n'avait pas tellement envie de se prendre la tête, ce n'était pas dans ses habitudes. Se tournant vers Lotho, il reprit la parole tout en continuant de marcher. Ils avaient des choses à mettre en place.

"Alors, t'as envie qu'on mette un plan en route ou on s'adapte en fonction de la situation ? Va quand même falloir qu'on se débarrasse de la milice si on veut pouvoir trouver le cousin, là. L'endroit je crois que je vois bien où il est." Il termina sa friandise avant de poser une question qui n'avait strictement rien à voir un sourire plus grand sur les lèvres "Tiens au fait ! Comment t'as débarqué sur ce boulot toi ! C'est quand même une fameuse coïncidence de se retrouver de nouveau ensemble pour bosser ! Qu'est ce qui t'es arrivé de bon ces deux dernières années ??"





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Message Mer 9 Jan 2013 - 13:31

Sans grandes surprises Aslak accepta de rejoindre l'équipée sans se faire prier, intérieurement Lotho loua avec une ironie certaine le manque d'instinct de préservation qui les caractérisaient tous deux. Ils n'avaient en effet quasiment aucune informations réelles, factuelles même sur leur cible, ce qui au final était loin de pouvoir être qualifié de détail insignifiant bien au contraire. Se forçant à ne pas se plonger immédiatement dans ses réflexions quand à leur situation actuelle et les moyens de réussir la tâche qu'on leur avait confié, le danseur d'eau renforça son attention sur la fin de discussion qui se jouait dans cette pièce.

En se levant Aslak sonna le départ de leur équipée vers la hasardeuse tache qui les attendait tous deux. D'un mouvement fluide Lotho se remit également sur ses jambes, affichant un sourire diligent à l'égard de leur hôte et commanditaire. A la différence de son comparse lancier qui adressa un vague salut au marchand dornien, Lotho se fit fort d'effectuer une nouvelle révérence toute en grâce, feutre et plumes, avant de dire :


- Avant notre départ je tenais à vous assurer que vous n'avez nulle inquiétude à avoir concernant la suite des évènements. Nous vous ramènerons votre dû sous peu. Que le Père des Eaux veille sur votre foyer.

Et le très courtois spadassin de se redresser, remettre son chapeau en place sur son chef, avant de rejoindre son compagnon d'armes à grandes enjambées. Tous deux se retrouvèrent donc à nouveau dans les dédales de rues de la ville basse, n'arrivant à se tailler un passage dans la foule que par le fait qu'ils portent armes au coté. Nul doute que les deux lances dans le dos du fier guerrier aux cheveux blonds annonçaient directement la couleur aux yeux des passants habitués au calme et à l'absence de problèmes.

Lotho commençait à digérer les différentes informations qui lui étaient parvenues lors de cette entretien avec le marchand dornien. Ils devaient convaincre un homme lourdement protégé de rendre somme et intérêts, dans la plus grande discrétion. Cela excluait plus que certainement une entrée fracassante, suivie de la récupération de la somme à grands renforts de plaies, bosses et autres fêlures d’ego. Un situation qu'ils pouvaient tous les deux gérer, tout du moins le danseur d'eau le pensait-il avec une certitude assez élevée. Une fois qu'il eut fini de mâcher une petite gourmandise qu'il s'était accordé de prendre chez leur commanditaire, un détail que Lotho ne remarqua qu'à l'instant où il l'avala, Aslak reprit la parole.

Il arguait que le peu de précisions apportées par Fanir ne jouait pas en leur faveur mais cachait également quelque chose, Lotho approuva silencieusement cela d'un hochement de tête. Les machinations qui se jouaient parfois entre marchands, même au sein d'une même famille, n'avaient rien à envier à celles du Donjon Rouge, si ce n'était leur répercussion politique peut être. Encore que. Le spadassin eut un franc sourire devant l'aveu aussi flegmatique que sincère que lui fit le lancier, à savoir qu'il se foutait totalement de savoir les détails de cette histoire. Mais comment avait-il pu arriver à survivre avec une telle attitude ?

Pour un observateur extérieur cela semblerait plus que certainement tenir du miracle, mais Lotho savait bien qu'au delà de ses capacités de combattant, Aslak était avant tout un survivant qui ne se laissait jamais doubler. D'une voix amusée mais confiante, il lui répondit :


- J'envie ta tranquillité d'esprit mon ami, même si il m'en coûte de l'avouer. En réalité j'ai bien peur que nous ne puissions qu'être les dindons d'une farce dont la composition nous est encore bien trop obscure ...

Ils continuaient donc leur périple au sein des rues de Port-Réal sans réellement savoir à quoi ils allaient bien pouvoir s'attendre, une situation bancale qui mettait en avant, subtilement mais avec fermeté, la nervosité du bretteur des cités libres. Aslak quand à lui reprit la parole pour demander ce qu'ils devraient faire une fois sur place, assurant par la même occasion qu'il connaissait certainement l'endroit où se trouvait les quartiers de leur cible. Une bonne chose qui fit remarquer à Lotho que de toutes les vaporeuses explications de leur commanditaire, c'était certainement la description de leur destination qui avait été la plus fournie. Encore un pas sur le chemin de la méfiance, décidément fort bien long en cette journée qui avait pourtant si bien commencé.

Que devraient-ils faire la question se posait en effet, d'autant plus au vu de leur situation actuelle qui restait bancale. Après une légère réflexion entamée d'un léger soupir, Lotho finit par répondre à son compagnon d'armes d'une voix pensive, le regard perdu dans la foule des passants :


- Nous connaissons au moins assez surement notre destination, ce qui reste un luxe dans la situation actuelle. D'autant plus qu'au vu du brouillard qui entoure l'ensemble de cette histoire, je serais d'avis de ne pas foncer tête baissée mais bel et bien d'effectuer un repérage des lieux ainsi que des forces en présence ... Non ?

A peine lui avait-il ainsi répondu que son interlocuteur sauta sans crier gare du coq à l'âne pour lui demander ce qui l'avait amené à se retrouver embauché pour cette affaire, mais également savoir ce qu'il était devenu durant ces deux années où ils ne s'étaient pas vus. Cette façon de changer de sujets sans se soucier d'une cohérence logique dans le discours ne troublait pas le danseur d'eau qui était aussi, à titre personnel, coutumier et même friand de l'exercice. Leur marche au travers des rues avançant bon train et les conclusions de leur entretien avec Fanir le marchand semblant avoir été tirées de la plus claire des façons, le danseur d'eau relâcha la pression mentale qu'il s'était imposé et se laissa aller à un franc sourire. D'une voix enjouée, il répondit donc à Aslak :

- Comment je me suis retrouvé là dedans ? Eh bien la voie classique du spadassin cherchant un travail, comme tout le monde je connais des gens qui connaissent des personnes, ces dernières ayant eu vent de travaux disponibles. Généralement, tu me connais, je fais surtout de l'escorte de convoi ...

Stoppant quelques instants le mouvement devant un étal de fruit, il sortit une piécette et s'offrit une pomme d'un vert attrayant. Cet escogriffe d'Aslak ne partageait même pas ses friandises mais était malgré tout en train de lui donner diablement faim à mâchonner ainsi à ses cotés. Une fois la transaction actée, il reprit la marche en continuant son discours :

- Mais l'automne s'installe et même si on ne sait pas combien de temps il durera cela veut dire que l'hiver n'est pas loin. Or j'aimerais le passer ici ainsi donc je prends le temps de me faire un nom dans la région, auprès de nos si charmants employeurs potentiels. Une fois cela fait, je pense que je profiterais de l'automne en m'en allant à Dorne quelques temps, les derniers grands soleils avant le froid hivernal. Enfin, je ne t'apprends rien ...

La maîtrise de la lance qu'avait acquis Aslak était, contrairement à lui, dornienne à n'en point douter. L'espace d'un instant Lotho se demanda si cela ne serait pas une bonne idée de lui proposer de l'accompagner durant cet voyage à Dorne, mais il décida de laisser le sujet venir de lui même si jamais le guerrier était tenté. Continuant le fil de sa discussion après avoir croqué une première bouchée dans la pomme juteuse et à l'acidité appréciable, il reprit :

- Et durant ces deux dernières années ... la routine soyons honnêtes. Déjà, pas de nouvelles cicatrices reçus, ce qui est un bonheur toujours appréciable même si sur ce tableau j'avoue avoir beaucoup donné ... Beaucoup de convois vers le Bief, quelques uns au Conflans et dans les Terres de l'Ouest. Un peu de marine vers le Val à partir de Port-Réal, quand l'occasion s'offrait. Et dernièrement j'ai tenté ma chance lors de la chasse au Bois-du-Roy, malheureusement je n'ai pas eu le bonheur de trouver la bête. J'étais même il faut l'avouer à l'opposé de l'endroit où se situait l'action, mais ce fut une belle ballade.

Repenser aux évènements de cette chasse ne lui avait pas été donné depuis quelques temps, la rencontre avec la Mormont et Saathis resterait pourtant gravée dans son esprit. Il fallait d'ailleurs qu'il prenne le temps de coucher sur le vélin les aventures de l'héroïque Saathis, un homme comme l'on en rencontrait qu'un par générations. Ils changeaient à présent de quartier et Lotho en fit de même avec le sujet de conversation, énonçant d'un ton curieux :

- Voilà en somme ce que fut ma vie ces deux dernières années et ce qu'elle sera dans un futur proche. Mais toi alors vieille crapule ? Il me semblait pourtant que tu n'avais pas pour projet de revenir à la capitale avant longtemps, tout peut changer tu me dirais. Mais je serais curieux de savoir ce qu'il en est advenu de toi durant le temps qui s'écoula depuis notre dernière rencontre ...
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Message Mer 9 Jan 2013 - 23:08

Aslak n'était pas aussi bien élevé que son cher compagnon de fortune. Ainsi, lui, il n'avait fait qu'un simple salut pour guise de départ. Il n'avait pas besoin de rond de jambes pour quelqu'un qui surement les menait en bateau. Lotho était un danseur d'eau. Même s'ils étaient tout deux sur un même boulot, ils étaient très différents. Il devait sûrement réalisé des actes bien plus illégaux que l'homme qui l'accompagnait. Mais ça n'empêchait pas que faire ce boulot avec lui sonnait bien. Ce serait au moins amusant ! Il ne put s'empêcher de rire en attendant que Lotho aimait sa tranquillité d'esprit. Il était certain que ce n'était pas lui qui allait se prendre la tête sur une histoire sans savoir de quoi il en retournait clairement. Ils verraient bien une fois qu'ils seraient face à la situation. Amusé, il écouta donc la suite des propos. Du moins, ils étaient d'accord sur le fait qu'ils allaient droit vers une arnaque. Ce qui était amusant du coup, c'était de savoir qu'ils avaient tout deux accepté le travail alors qu'effectivement, ils savaient qu'on se foutait d'eux. Pour sa part ce n'était pas étonnant mais de la part de Lotho, il est vrai qu'il se serait davantage dit qu'il aurait refusé. Enfin au départ, il se disait qu'il n'avait peut-être pas repéré la supercherie... Mais comme il était intelligent, il l'avait remarqué, mais tout de même accepté. Contrairement à lui cependant, il semblait le prendre avec moins d'aisance. C'était sûrement pour ça qu'il avait fait remarqué que lui ne semblait pas dérangé. Il avait bien pris note de la réflexion comme quoi il valait mieux approcher discrètement et faire un peu le tour du propriétaire avant de se jeter tête la première dans l'attaque. C'était une assez bonne stratégie cela dit. Il avait pensé un peu pareil puisqu'il avait proposé la réflexion avant l'action. Maintenant, une milice qui devrait être combattue avant d'entrer serait difficilement réalisable sauf s'ils se paraient du bon outillage pour agir efficacement. Enfin ce serait à voir. Mais il n'était tellement pas inquiet qu'effectivement, il se souvenait qu'il avait plein de questions à poser à son interlocuteur ce qu'il avait donc fait sans hésiter et oubliant momentanément la mission qui leur incombait.

Ecoutant donc la raison de cette rencontre fortuite entre les deux comparses,il ne put s'empêcher de sourire. Ils avaient le même fonctionnement. Mais c'est vrai que comme ce dernier le signalait, il ne s'était pas attendu à le voir dans ce genre d'emploi puisque généralement prédisposé à faire de l'accompagnement de convoi pour en assurer la protection. Mais les temps changeaient et face au manque, on prenait ce qu'on pouvait comme travail. Il pouvait aisément le comprendre. Enfin lui n'avait jamais eu de restrictions en réalité donc la donne était différente. Il le regarda s'arrêter pour s'acheter une pomme à un étalage. Il ne put s'empêcher d'être amusé par la manoeuvre. CEtte pomme lui l'aurait subtilement volé. Mais c'était bien là la différence entre les deux protagonistes, Lotho était bien plus droit que lui. Il est vrai qu'il n'avait pas partagé sa denrée personnelle simplement parce qu'il en avait pris chez le marchand et qu'il avait estimé que étant le seul à se servir, Lotho ne désirait pas se sustenter avec ces aliments. Il attendit donc que ce dernier ait réalisé son achat pour reprendre la marche à ses côtés. La parole accompagna la démarche d'ailleurs. L'explication fournie était d'une réflexion qu'il n'aurait lui-même jamais. Réfléchir à où s'établir selon les saisons étaient totalement en dehors de ses préoccupations... Mais il trouvait néanmoins que l'idée était particulièrement bonne. Ainsi, pendant que celui-ci croqua enfin dans son acquisition, il prit à son tour la parole.

"Ah Dorne... Je reconnais que c'est un choix judicieux et surtout intéressant... Tu m'apprends effectivement rien, le soleil là bas est d'une température à réchauffer n'importe quel coeur ! " il sourit amusé "Tu fais bien d'aller là... Je rêverais aussi de pouvoir y retourner mais si jamais je le fais, c'est pas dit que j'aurais de nouveau le courage de le quitter pour retourner dans le nord. Tu vois j'ai pas encore été dans le Val d'Arryn et la région du nord. Je sais que l'hiver n'est pas la meilleure période pour s'y rendre. Déjà qu'il fait pas forcément chaud là bas, alors en hiver j'ose même pas imaginé. Moi qui suis davantage un partisan du désert ! "

Il rit à l'idée même. En réalité, il ne savait pas du tout quels seraient ses projets. Peut-être passerait-il l'automne et l'hiver avec son frangin... Il n'en était pas persuadé car pour ça il faudrait déjà qu'il tienne sur place aussi longtemps. Ce n'était pas impossible car cela représentait moins d'une année et il avait passé neuf ans à Dorne ce qui était sa plus longue période dans une contrée, mais il n'y avait pas assez à voir autour du fief Mallery pour rester autant de mois encore... Enfin il ne pouvait prévoir, il verrait bien en temps voulu. Les planifications et lui ça faisaient deux. Il vivait au jour et le jour et ce depuis tellement d'années maintenant qu'il préférait se laisser guider par les imprévus qui pouvaient sillonner sa route.

"Si ça se fait je me retrouverai à faire route en même temps que toi trop tenté par ton idée..."

Il sourit en coin, amusé par l'idée. Il écouta la suite et sourit simplement en entendant toutes ces péripéties propres au danseur d'eau. Il n'en doutait pas qu'il n'était pas resté les bras croisés sans rien faire. Ce n'était pas le genre de la maison. Il était davantage un homme qui avait besoin de bougé tout comme lui. D'ailleurs il avait vu pas mal de Westeros également. C'était le genre d'hommes sans beaucoup d'attache, ce qui selon l'avis d'Aslak était bien dommage. Car il avait toujours imaginé Lotho avec une femme qui l'attendait quelque part, prête à lui offrir tout son amour. Mais bon, c'était une image somme toute amusante qu'il se devait de garder pour le moment pour lui car de toute façon, cet homme préférait pour le moment convoité la route à son aise. Il apprit également du coup qu'il avait participé à cette fameuse chasse dont il avait eu l'écho un jour et dont il n'avait strictement pas fait plus attention que ça et à laquelle il n'avait surtout pas souhaité participer. Ce n'était clairement pas son truc de courir après une bête... Ce fut alors à son tour de narrer sa vie durant ces deux dernières années alors qu'il changeait de quartier. Il sourit amusé et regarda devant lui en prenant la parole.

"Et bien t'as tout à fait raison. JE comptais pas du tout revenir ici. Mais tu vois, j'étais dans le Conflans y a un an quand j'ai entendu parler d'une information qui m'a ramené vers mon frangin. Un imprévu auquel j'ai pas trop résisté. Avant cela, j'étais dans les Terres de l'Ouest. COmme toi j'ai réalisé des boulots à gauche à droite et j'ai rencontré aussi des femmes à gauche à droite." précisa-t-il amusé en souriant en coin regardant son acolyte du moment avant de rire "La routine somme toute. Je ne sais pas très bien encore combien de temps je vais rester ic...."

Il s'arrêta en plein milieu de sa phrase et s'arrêta même de marcher car il venait tout simplement d'avoir une illumination. Il se souvenait du coup où il avait entendu parler de ce fameux Bauduin. Il était persuadé que ce nom n'était pas associé à une affaire légale mais il ne se souvenait plus du tout de quoi. Après tout il entendait tellement de trucs et il était mêlé à tellement de trucs louches que les distingués les uns des autres devenaient parfois compliqué. Mais ça y est. L'information lui était revenue d'un coup en tête. Il pointa du doigt Lotho tout en reprenant la parole.

"Ca y est ! Je me souviens où j'ai entendu parler de ce mec ! J'étais sûr que c'était pas un mec très net ! Ecoute moi ça... Ce mec, ce cousin là, ouais c'est un marchand de bois pour le chauffage ou autre, mais moi j'en ai surtout entendu parler parce qu'il s'arrange pour obtenir des nanas paumées et les refourguer dans des bordels pour en avoir un bon prix ! En gros il fait un trafic de femmes..."
Il tapa ensuite son poing sur sa paume en souriant, fier d'avoir retrouvé son information. Il reprit ensuite la parole "Tu me connais, je m'en tape des affaires des autres mais quand ça touche des femmes ça tombe pas dans l'oreille d'un sourd. Du coup, je comprends mieux pourquoi les intérêts sont si élevés du Fanir... S'il participe à cette mascarade et que son cousin veut plus lui donner de l'argent, il a de quoi être vachement en colère. C'est un trafic qu'a son petit succès. Je comprends mieux la nécessité de la discrétion... C'est sûr qui vaut mieux que ça s'ébruite pas ce genre d'histoire... ;Et je comprends du coup qu'il ait pas fait appel à des gens comme les Dents de Freux ou un bazar du genre... Vaut mieux des mecs comme nous pour ça. Après je m'avance peut-être mais crois moi, ce Bauduin il fait dans ce genre de magouille. C'est une fille d'un bordel qui m'en a parlé quand une autre du groupe a fondu en larmes. Elle venait d'être obligée d'user de ses atouts féminins pour satisfaire un mec..." Son sourire devint très en coin pour la peine "Tu sais quoi... Je me réjouis de leur mettre une dérouillée maintenant à ces deux là... Et j'suis sûr que t'es du même avis que moi... Va nous falloir un super plan ! On va les piéger mais en plus on va leur piquer leur fric ! "

L'exaltation qui se dégageait de sa façon de parler montrait qu'il était plus que convaincu de ce qu'il disait et surtout qu'il était plus que décidé à régler cette affaire. S'il y avait bien une et une seule raison pour qu'il se sente concerné, c'était les femmes. Il se remit en marche tranquillement cependant alors qu'il était en mode totale réflexion. Forcément, quand on voulait piéger quelqu'un, il fallait un minimum de réflexion, il ne pouvait pas se permettre de foncer dans le tas... Et une idée lui vint rapidement, mais n'était pas le seul dirigeant de l'opération, il devait en faire part à son comparse.

"Ca te dirait qu'on se fasse passé pour des mecs intéressés par ce trafic ? Parce que concrètement, si on veut les piéger, faut qu'on trouve la marchandise... Si on se contente de remplir la mission, cette merde continuera et d'autres femmes vont souffrir de cette maltraitance horrible qu'on leur fait subir... Mais à toi de me dire si ça t'intéresse... je suis en train de t'embarquer dans une combine dont j'ai pas la moindre idée des chances de réussite..." il sourit amusé "Tu me connais, l'improvisation est davantage mon domaine, ainsi que l'adaptation."





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Message Lun 21 Jan 2013 - 15:07

Le fait de ne pas avoir lancé d'invitations à Aslak en ce qui concernait un potentiel voyage à Dorne ne l'empêchait pas pour autant d'avoir évoqué la possibilité qu'il le suive là bas. Qu'il était reposant de ne pas avoir à faire valoir son point de vue face à quelqu'un, en somme de retrouver une personne dont les centres d'intérêts n'étaient pas trop éloignés des siens. Les voyageurs au long cours restaient très rares dans les sept couronnes, aussi que deux en arrivent à se croiser plusieurs fois était en soi un phénomène extrêmement rare qui méritait d'être noté. S'imaginer un voyage entier en compagnie du lancier n'était pas sans faire naître un sourire très amusé sur les lèvres du spadassin, alors qu'il mâchonnait tranquillement un bout de pomme.

Son interlocuteur continuait à discourir avec une prolixité qu'il ne lui avait que rarement connu autrement que face à une jolie femme. Deux solutions à cela se dit Lotho, soit lui-même avait décidément bien changé, soit Aslak était vraiment ravi de le revoir. Inutile de dire que le danseur d'eau espérait grandement qu'il s'agissait de la deuxième solution et ce pour une foultitude de raisons. L'écoutant avec plus d'application il apprit que son compagnon avait appris voilà environ un an, alors qu'il se trouvait dans le Conflans, une information relative à son frère qui ne manqua pas de le faire revenir. Ainsi donc cet homme n'était pas le seul de sa race, un fait que Lotho ne connaissait pas mais qui ne manquait pas de l'intriguer tant il se demandait à quoi pouvait bien ressembler le frère d'un tel escogriffe. Les opportunités de poser des questions à ce sujet viendraient selon lui bien assez tôt aussi continua t-il à écouter son interlocuteur.

Aussi était-il tout à fait alerte quand ce dernier s'arrêta en plein milieu de la rue, frappé d'un souvenir qui leur serait semblait-il bien plus utile que le danseur d'eau ne l'imaginait à cet instant même. Certes le dénommé Bauduin semblait bien être un marchand de bois de chauffage tout ce qu'il y avait de plus domaine, mais l'oreille d'Aslak avait entendu à son sujet d'autres sons de cloche qui ne semblaient pas s'accommoder d'une honnêteté dénuée de tous soupçons. En réalité l'homme profiterait de cette couverture pour s'adonner au trafic de femmes à destinations des bordels. L'expression amusée qui jusque là décorait le visage de Lotho se mua en un mépris dépourvu de tout voile, alors qu'il lâcha (cracha même) ces quelques mots amers :


- Si tes compatriotes comprenaient que le fait devenir filles de compagnie ou courtisane est bien plus rentable lorsqu'on en fait le choix, je peux t'assurer qu'il y aurait bien moins de malheur dans ces rues ! Enfin, tu connais mon avis à ce sujet ... Continue je te prie.

Nostalgique de sa Cité natale où les affaires de la chair se monnayaient directement avec les principales intéressées, assurant plus d'honnêteté et un respect bien plus concret, Lotho se faisait une règle d'or depuis plusieurs années de ne plus dépenser ses deniers en filles de joie. Le traitement qui leur était réservé dans ce pays l'avait toujours mis d'une humeur massacrante et le dit Bauduin allait nécessairement en faire les frais. Redonnant toute son attention à Aslak, il garda le silence, un bras croisé sur l'autre.

Le lancier assura que cette affaire de femmes maltraitées le concernait assez pour sortir de sa torpeur morale habituelle, une affirmation devant laquelle le spadassin acquiesça tout en retrouvant un demi sourire. Aslak se sentir concerné par les femmes, voilà qui relevait du même pléonasme qu'affirmer que Daeron Targaryen aimait le vin. Néanmoins le lancier reliait avec une vivacité d'esprit plaisante Fanir à cette nouvelle donnée, estimant que le dornien devait également avoir quelques casseroles traînant dans les affaires de Bauduin. La belle affaire qui s'annonçait pour Aslak et lui, deux spadassins étant plus ou moins en position de mettre fin à l'exploitation de femmes innocentes.

Nul doute que l'aventure avait de quoi plaire au danseur d'eau qui en regrettait cependant l'arrivée trop soudaine, ne permettant pas de réellement se préparer de bonne façon, mais l'enthousiasme de son compagnon à l'idée de tanner le cuir de ces coquins eut tôt fait d'être communicatif. Après que ce dernier eut en plus émit l'hypothèse de les dépouiller de leur petite fortune, comme une couronne de cerises confites sur un gâteau déjà bien trop appétissant pour se présenter une fois dans sa vie, le danseur d'eau jeta sa pomme en l'air avant de la récupérer sur la pointe de sa dague prestement dégainée.


- Il est des plans qui m'emportent cher ami, le vôtre tout particulièrement ... Des demoiselles en détresse, une opportunité de combattre côte à côte en étant sobres et une fortune certaine à la clé. En avant donc et que les échansons préparent leurs douces voies aux chants de nos exploits !

Récupérant sa pomme d'une main tout en rangeant sa dague dans son fourreau avec l'autre, il écouta l'ébauche de plan qui émanait du cerveau décidément fortement brillant d'Aslak, tout du moins en cette fin de matinée. Se faire passer pour des acheteurs potentiels était bel et bien quelque chose de tout à fait plausible, mais dans un sens plus que dans un autre. Après avoir englouti un nouveau morceau de pomme, Lotho rassembla quelque peu ses esprits pour finir par annoncer d'une voix plus sérieuse malgré l'enthousiasme de l'instant.

- Il est certain qu'un tel commerce doit cesser une fois pour toutes ... A défaut de pouvoir tous les réduire en cendres, nous pouvons faire la joie de quelques familles et de nos économies. Je remise notre blason redoré entre les mains de l'opinion publique qui seule pourra décider de ce facteur.

Prenant quelques instants de réflexion supplémentaires il jeta le trognon de pommes et laissa son regard dans le vague pour mieux repenser à l'ensemble de l'opération qu'ils étaient en train de monter. Et ce avec un enthousiasme et une confiance relevant certainement de la folie aux yeux du commun des mortels. Ayant rassemblé quelques pensées plus ou moins construites il fit quelques pas pour les sortir tous deux de la foule et discuter un peu plus à l'abri des oreilles trop indiscrètes. Enfin, il reprit la parole du même ton sérieux :

- Je pense qu'un marchand de ... enfin, un fils de ... ou plutôt ... Enfin, une immondice dans son genre, serait on ne peut plus intéressée par la visite d'un marchand venant de Braavos et exprimant la possibilité de lui prendre des femmes, ou tout du moins de voir son stock ... Nous sommes réputés pour être des marchands peu scrupuleux, je ne vois d'ailleurs pas pourquoi ...

Avait-il dit avec un ton faussement angélique, les ressortissants de Braavos avaient certes bâti leur réputation de marchands par leur professionnalisme, mais quand à l'honnêteté ... C'était là un autre débat ! S'appuyant contre le mur d'un bâtiment et enlevant son chapeau pour remettre ses cheveux en place, il continua néanmoins son exposé avec flegme :

- En ce cas tu pourrais te mettre dans le rôle de mon garde du corps, nous sortons tous les deux assez du lot pour être crédibles dans ces rôles là. Mais néanmoins un point me chagrine encore tellement je ne lui vois pas d'alternatives possibles ...

Quittant l'appui du mur et remettant son chapeau en place il vérifia la mise de sa rapière et de sa dague comme pour vérifier leur facilité d'usage en guise de préparatifs, ce faisant il conclut :

- Comment nous annoncer ? Qui aurait bien pu nous parler de son affaire ? Fanir avec qui il semble pourtant être en froid ? Je pourrais toujours expliquer que nous avons insisté pour avoir son adresse auprès de son "cousin", malgré ses fortes réticences, assurer Bauduin que je comprends sa vision plus que celle du gros marchand ... Oui, cela pourrait bien marcher qu'en penses-tu ?

Lotho reprit la marche tout en continuant à disserter avec Aslak car quoiqu'il en soit leurs pas les guiderait de toute façon à l'entrepôt de leur cible. Et qu'en voir dispositions et troupes serait encore un moyen d'affiner leur stratégie.
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Message Mar 29 Jan 2013 - 12:48

Que Lotho désapprouve la vie d"un bordel, il pouvait totalement le comprendre. Il n'était d'ailleurs pas le seul. Lui-même n'approuvait pas du tout que des jeunes demoiselles soient contraintes de devoir offrir leur service pour satisfaire des patrons avides de richesse. Pour lui, être une fille de joie se devait d'être un choix et les femmes qui se retrouvaient dans sa couche étaient des demoiselles qui étaient totalement en accord avec ce principe et acceptaient, bien sûr contre rémunération, de partager un temps à ses côtés. Si jamais pour une raison ou une autre il en voyait une qui se sentait obligée de le satisfaire suite à des exigences supérieures, il se contentait de la payer et discutait avec elle pour le reste du temps. Il connaissait très bien le principe et le fonctionnement de tel établissement. Si la jeune femme revenait bredouille c'était tout à fait possible qu'elle en pâtisse ou pire se retrouve à la rue. Il était en gentleman en toute circonstance et loin de lui l'idée de forcer. Ce qu'il aimait c'était le partage de moment intime. Et au fond, l'idée des bordels étaient simplement par ce que ce genre de lieu recelait souvent d'une bonne ambiance et de jeunes femmes dont son argent serait plus utile que pour lui-même. Surtout que ce n'était que rarement son argent. Bien sûr il bossait et obtenait parfois une chouette petite somme, mais elle était rapidement déboursée. Donc il usait des piécettes des riches voyageurs ou promeneurs qui croisaient sa route. C'était plus amusant il devait le reconnaître. Et puis pour être totalement honnête, il pourrait très bien obtenir femme à ses côtés sans se rendre dans les bordels. Mais il aimait ces endroits de débauche et d'amusement convivial. Il devenait souvent une bonne connaissance de ces femmes et il pouvait ainsi discuter avec elle comme s'il n'était qu'un ami à elles. C'était agréable. Il aimait cette proximité. Mais le temps n'était pas aux amusements sensuels car il avait un plan à mettre en place pour permettre à ces jeunes donzelles d'avoir le choix concernant leur vie. Ce Baudoin allait payer sont trafic et il allait le payer cher ! Faire tomber Fanir avec serait particulièrement jouissif mais une chose à la fois. Il ne pouvait pas se permettre de tout bâcler même s'il était davantage dans l'adaptation que la prévision. Il était déjà bien content que son plan soit partagé par son comparse fortuit qui se retrouvait lui aussi désormais embarquer dans une histoire tordue.

Il écouta le danseur d'eau et ne put s'empêcher de sourire. Ce dernier avait un style langagier tout à fait différent de lui. Il était bien plus concerné et presque avec une petite tendance chevaleresque. Cela avait toujours tendance à beaucoup l'amuser car il usait de fioritures verbales totalement décalées avec la situation de maraudeurs et de roturiers qu'ils allaient enclencher. Mais il devait reconnaître que c'était très agréable de se dire qu'il était embarqué dans ce phénomène avec Lotho. Il était une valeur sûre, un homme de confiance et par conséquent, quoi qu'ils se passent, il pourrait compter sur lui. Ce n'était pas toujours chose aisée de savoir à qui donner sa confiance. Lui-même d'ailleurs n'était pas forcément digne d'offrir fiabilité auprès des gens qu'il côtoyait. S'il pouvait fuir lui il fuyait, sans se retourner. Mais il n'arrivait pas à être un réel connard pourtant. Ils étaient deux donc il y avait des chances que si Lotho se retrouvait dans l'embarras, il l'aiderait néanmoins. Il le laissa encore réfléchir. Après tout, il avait peut-être des idées, des suggestions auxquelles il n'aurait pas pensé. Un cerveau en plus ne pouvait pas faire de mal. Il le suivit mettant ses mains dans sa nuque en écartant les bras lui donnant un air décontracté, sortant ainsi de la foule et se trouver un coin plus tranquille pour continuer cette petite conversation. Une fois à l'écart, son compatriote reprit la parole avec le sérieux adapté qu'il n'arrivait pourtant pas à lui-même avoir. Il était bien trop amusé par tout ce stratagème mis en place ! Il sourit d'ailleurs en l'entendant essayer de trouver une insulte pas trop vulgaire. Lotho et sa retenue... C'était vraiment hilarant. Mais il l'écouta et attendit qu'il ait fini. Il sourit en coin avant de prendre la parole à son tour.

"Oh non c'est certain qu'on voit pas du tout pourquoi les marchands de Bravoos sont vus comme ça.... "

Ironie bien sûr. Cette ville dans les Cités Libres était réputée pour ne pas être franchement clairement fréquentable car les poisons circulent tout autant que les assassins. Sans compter en plus qu'il y avait nombreuses courtisanes là bas, c'était surtout cette information qui lui était parvenue en premier. Ainsi, cela pouvait très bien justifier l'intérêt grandissant pour un stock de femmes. C'était donc tout à fait dans leur avantage de venir de cette ville. Sans compter que comme c'était éloigné, il y avait peu de chance que le trafic se trame dans les régions internes de Westeros. Donc plus de sécurité. Sans compter qu'expédier un tel trafic au delà de la mer serait clairement un avantage pour le marchand puisqu'il pourrait par conséquent élargir son commerce. Que du bénéfice pour lui donc et forcément, une information intéressante pour eux ! Il écouta la suite tandis que Lotho reprenait la parole pour annoncer son idée concernant le rôle de chacun. Qu'il fasse le marchand lui paraissait parfaitement bon. Et lui le garde du corps encore plus. Car vu ses armes, c'était évident qu'il ne venait pas des Cités Libres. Ainsi, il pourrait l'avoir engagé sur les Terres de Westeros. Plus intelligent et donc parfait. Son compagnon émit cependant une réticence qu'il écouta. Tout en réfléchissant à ce qu'il venait de lui dire, ils se remirent en route pour atteindre l'entrepôt tandis qu'il croisait ses bras sur son torse.

"Hum...Alors concernant le fait que je sois ton garde du corps et toi le marchand ça me plait. Pour ton idée... Ouais elle est pas mal. Je dirais même moi clairement qu'on peut dire que Fanir a tenté de doubler son cousin. Ecoute l'idée... Fanir t'a convoqué pour faire un deal : si on s'occupe de Bauduin, son stock est à nous. Au fond, c'est pas tellement faux vu le marché qu'il nous a proposé, mais c'est pas totalement vrai dans les détails quoi. Et alors là on reprend la suite de ton idée, toi tu trouvais carrément plus fructueux de faire affaire avec lui car ce serait plus rentable sur le long terme. " Il mit une pause entre ses paroles le temps de réfléchir à la suite une fois qu'ils seraient en train de faire affaire avec ce Bauduin car concrètement, voir le stock était une chose mais c'était surtout faire en sorte que l'information parvienne aux autorités qui était important. "Ensuite, ben on demande à voir le stock. On dit qu'on achète tout, on leur donne un point de rendez vous pour échanger le stock contre de l'argent genre une heure plus tard le temps de soi disant aller chercher les piécettes parce que tu te balades pas avec autant de fric, en mettant nos conditions, c'est-à-dire où on veut que le stock soit mis, pendant cette heure là on doit agir vite car on doit trouver Fanir, lui dire que l'argent l'attendra là où on a donné rendez vous à Bauduin et prévenir aussi les autorités pour qu'ils découvrent le commerce..." Il ne put s'empêcher de rire avant de dire "Je crois que j'ai jamais été aussi organisé de ma vie ! Surtout que c'est pas tout ! Pendant l'échange nous faudrait qu'on revienne dans la planque, qu'on s'occupe des quelques comparses délaissés pour surveiller et qu'on vole le fric de l'établissement ! Ca me parait beaucoup à faire tout ça ! "

Il rit de nouveau. Tout cela était beaucoup de planification. Mais pour pouvoir sauver les demoiselles, faire tomber le trafic, et en plus obtenir leur fric, il fallait bien faire tout ça. Concrètement ils pourraient ne pas revenir dans la planque du mec, mais alors il ne pourrait pas les dépouiller de l'argent mal gagné. Leurs pas les avaient entraîné plus loin et ils commençaient à s'aventurer dans des ruelles différentes. Il tendit un bras pour arrêter la marche de Lotho, lui bloquant le torse et lui-même s'étant arrêté. Ils étaient dans une rue où le passage était réduit voire inexistant mais c'était fait exprès car deux ruelles plus loin se trouvaient le lieu qu'ils souhaitaient atteindre.

"On y es presque. Faut qu'on peaufine le plan avant d'y arriver. Enfin peaufiner... Qu'on ait notre trame principale car faut savoir que ça se passe jamais comme on le prévoit. "
Il sourit amusé à l'idée comme toujours et regarda Lotho en attendant de voir s'il avait quelque chose à dire. "Je tiens à dire que ça va être tordu, je te le rappelle pour que tu te prépare. Avec moi c'est jamais simple les aventures." il sourit encore plus, presque charmeur même si c'était son sourire habituel au fond. Il avait hâte de commencer toute cette opération car ce serait sûrement du grand n'importe quoi ! Mais le tout était toujours d'y croire ! C'était l'assurance qui faisait la différence.





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
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Message Jeu 4 Avr 2013 - 15:31

Dans les ruelles de la ville basse de Port-Réal naissaient tous les jours de nombreux plans tous plus ingénieux les uns que les autres pour détrousser son prochain. Mais rares étaient ceux qui auraient eu le culot d'y ajouter un semblant de noblesse d'âme en épargnant des esclaves, en leur redonnant le droit d'être libre. Aucun des deux larrons qu'étaient Aslak et Lotho ne pensaient réellement à la gloire en cet instant, tous émoustillés qu'ils étaient par l'habile préparation de leur plan partant pourtant d'une idée assez ... bancale. En effet qui parmi les lames de la ville serait prêt à affronter un entrepôt certainement très bien gardé à seulement deux et en usant d'une arme incongrue : la duperie. Personne ne serait prêt à courir ce suicide et c'était certainement pour ça, se dit Lotho, qu'ils avaient une chance de réussir leur entreprise.

Le regard vif et toujours concentré il écouta avec attention Aslak, qui sans avoir le savoir d'un mestre pouvait en avoir la finesse d'esprit quand il s'agissait de se faire de l'argent. Il le prouvait encore une fois avec l'enchère qu'il apposa sur le plan du danseur d'eau. Faire comprendre à Bauduin que Fanir leur avait à la base proposé de l'aider à arnaquer l'esclavagiste, gagner sa confiance et l'amener à déplacer les femmes à un endroit qu'ils auront convenus en un laps de temps relativement court. User de ce temps pour prévenir Fanir que son argent a été récupéré et se trouve au point de rendez-vous convenu. Envoyer également un petit message d'information aux autorités et profiter de cette agitation éloignée pour faire une razzia sur l'entrepôt de Bauduin ... Que de choses à faire.

Lotho enregistra les informations avec une certaine facilité, l'air légèrement surpris par l'agilité d'esprit et surtout l'opportunisme d'Alrik. Rejoignant le rire de son comparse, il lui répondit :


- Si j'avais su qu'on pouvait cacher autant de choses dans ta tête, je t'aurais utilisé comme coffre-fort ! Trêve de plaisanteries il s'agit de pas mal d'étapes différentes en effet, mais tu as parfaitement pensé les choses pour que nous ayons le maximum de succès dans cette entreprise. Quand à avertir la garde ... Diable si seulement je pouvais contacter mon freux favori ! Il se ferait un plaisir de débarquer à l'improviste j'en suis certain ...

Un léger sourire mi-amusé, mi-malicieux naissait sur les lèvres de Lotho. Fournir à Alrik Mallery une cargaison d'esclaves et leurs tortionnaires aurait de quoi le faire tourner en bourrique mais pourrait cependant rester si amusant qu'il regrettait que cela ne soit pas possible. Ressassant cette pensée il sentit bientôt le bras du lancier s'appuyer contre sa poitrine avec vivacité.

Aux aguets, il stoppa le pas et écouta ce que lui disait Aslak, en effet le plan comportait de nombreuses étapes mais restait assez simple pour ne pas être difficile à mettre en place. L'insistance du lancier à appuyer sur la complexité de la tâche lui fit penser que ce dernier devait se trouver légèrement tendu devant l'entreprise qui les attendait tous deux. Lotho eut un sourire qui se voulu rassurant avant d'apposer une tape amicale sur l'épaule d'Aslak, puis il lui dit avec assurance :


- N'aie crainte mon cher, j'ai déjà mon personnage en tête. Mais juste avant, il nous faut parfaire quelques très légers points du déguisement. Suis-moi.

L'entraînant dans une rue marchande non loin, Lotho se fendit de deux boucles d'oreilles une peu plus voyantes que les simples anneaux d'argent qu'il portait à l'oreille gauche et surprit une marchande de produits esthétiques en lui demandant de lui appliquer un fard bleu sur les paupières. Une dizaine de minutes, un époussetage d'habits et une répétition de démarche plus ... fanfaronne plus tard, Lotho suivit de son nouveau mais assurément très fidèle garde du corps marchait en direction de la scierie en ondulant d'une manière que certains hommes aux mœurs légères auraient bien pu apprécier.

Ils arrivèrent enfin devant la scierie de Bauduin, qui se trouvait en effet être bien surveillée. Lors de leur approche de ce bâtiment Lotho avait distingué deux sentinelles sur le toit et deux gardes à la porte, soit déjà bien plus que ce qu'il n'aurait pu imaginer pour un atelier d'artisan alors combien devaient encore se cacher autre part ... Inutile de préciser que la démarche du braavien attirait tous les regards et notamment ceux médusés des gardes de l'entrée du bâtiment alors que l'homme d'affaires improvisé se présentait devant eux. D'une voix perdant toute accoutumance à la langue de westeros, ressortant son plus bel accent braavien du fond de sa mémoire, Lotho entama les présentations :


- Le bonjour à vous braves et vigilants piliers de cette entreprise ! Allez donc me chercher votre maître et dites lui de Bosco Evare y Dolome est là pour faire quelque ... commerce, si vous voyiez ce que je veux dire ... Ah et pas d'inquiétudes, le mastiff là derrière c'est Hektor, ma protection.

Le regard perturbé d'un des deux gardes démontrait à Lotho que ce pauvre homme voyait bien quelque chose dans sa tête, mais certainement pas des choses très professionnelles. Ne voulant pas s'attirer des ennuis trop vite il reporta son attention sur l'autre garde qui pour sa part, avec une certaine lassitude, tapa du coude le coté de son homologue en lui disant :

- Hé, va chercher Ralf.
- Mais ... mais c'est un ...
- Dépêche !

Lotho ne put s'empêcher d'hausser les sourcils, tout en laissant se peindre sur son visage une expression vexée du plus bel effet avant de claquer de la langue et de rétorquer, la voix se voulant enfantine et didactique :

- Mais non, voyons mon brave. Je te parle de ton grand patron, tu sais ... Celui que vous nommez Bauduin. Le taulier quoi !

La mention de ce nom sembla légèrement intéresser le garde qui répondit pendant que son homologue s'empressait de rentrer dans la scierie :

- Ralf, c'est le contremaître. Il reçoit tout le monde. Et si y juge que vous pouvez aller voir Bauduin ... Bah vous irez voir Bauduin. C'est clair pour toi femmelette ?

Voilà bien une réaction à laquelle Lotho s'attendait et il l'accueillit avec un sourire non feint, si il arrivait à provoquer ainsi l'hostilité ... Eh bien il était certain que son déguisement faisait aussi vrai que nature. Il devait cependant prendre soin de ne pas trop en faire à partir de maintenant, sinon c'était Aslak qui allait rire et pourrir leur couverture par sa faute. Ne répondant rien au garde il vit sortir à moitié le pilier ayant du mal à soutenir sa présence, Lotho comprit qu'il voulait qu'il les suive. S'engouffrant dans l'atelier, il suivit leur guide en espérant qu'Aslak était toujours sur ses talons. On les amena ainsi devant la porte d'un bureau situé à l'étage du bâtiment, assez isolé du bruit pour que l'on puisse parler des transactions avec une certaine quiétude.

Il n'avait cependant pas envie de multiplier les intermédiaires et de passer la journée à courir après leur cible, aussi allait-il être plus direct devant Ralf, un homme à la taille impressionnante et plus charpenté qu'un cheval de trait. Ce genre d'hommes chez qui on ne sait pas où commence le cou, voire même si ils en possèdent un. L'air plus interrogateur que surpris, il laissa les deux invités entrer et le guide repartir avant de fermer la porte du petit local. Puis, d'une voix plus courtoise que ce à quoi Lotho s'y attendait, il leur demanda :


- Bienvenue messieurs ... On m'a dit que vous vouliez parler affaire avec Bauduin ? Eh bien pourquoi pas mais ... quelle genre d'affaire exactement ?

Malgré la relative gentillesse de cette entrée en matière le danseur d'eau sentait que le climat était légèrement plus tendu maintenant qu'ils étaient en espace clos. A l'évidence le contremaître transpirait un charisme autoritaire que ne laissait pas la place aux ronds de jambes. Après s'être légèrement humecté les lèvres, ayant cherché les bons mots, Lotho répondit :

- On nous a parlé d'une marchandise plus faite pour l'amour et la détente que les planches du rez de chaussée. Et bien moins plates, tout du moins je l'espère, car mes clients de Braavos n'ont pas besoin de refaire leurs portes ... Mais plutôt de changer la décoration intérieure, si vous voyez où je veux en venir ...

Déshumaniser "l'objet" de la transaction lui permettait de ne pas se mettre hors de lui ... Il était malgré tout en train de parler à un esclavagiste, d'entrer en soi dans un monde dont il ne goûtait guère les modes et l'immoralité. Après un temps de silence, Ralf eut un léger sourire entendu avant de se diriger calmement vers la porte en déclarant :

- Je vais chercher Bauduin. Ne bougez pas.

Une fois la porte fermée par le contremaître, Lotho laissa échapper un soupir qui sonnait comme une délivrance. Au moins la première étape semblait-elle se dérouler avec une certaine réussite ...
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Message Dim 7 Avr 2013 - 14:44

Que son idée soit brillante et retenue n'était pas étonnant forcément mais pas spécialement habituel non plus. En réalité ce n'est pas qu'il était dénué d'intelligence c'était simplement qu'il n'aimait pas réfléchir et faire des plans parce qu'au fond le caractère fortuit du destin reprenait toujours le dessus quoi qu'on choisisse. Mais ici, la situation le mettait en ébullition. Il avait envie de bien faire et de réduire à néant les méfaits des deux cousins qui de toute façon n'étaient pas très nets. D'habitude il se laissait errer tranquillement et faisait face aux diverses situations quand elles s'annonçaient au rythme où elles s'annonçaient tout bonnement. Mais être motivé changeait la donne et le fait que Lotho en plus soit d'accord avec son plan ne faisait qu'en rajouter. Après ça, il fallait juste tout mettre en marche et comme son comparse l'avait signalé, beaucoup de choses étaient à mettre en place et ils n'avaient que peu de temps. La remarque concernant un Freux le fit sourire... Parlait-il d'un simple homme sous le commandement de son cher frère ou parlait-il carrément de son frère en lui-même ? De toute façon, si jamais ce dernier était impliqué, il pouvait être sûr et certain qu'il serait clairement dans l'embarras. Et pourtant pour une fois il jouait les justiciers. Bon d'accord de base, s'il avait accepté le boulot tel qu'il était, il ne serait clairement pas dans le droit chemin, mais là pour le coup il faisait une bonne action. Le fait qu'ils soient déjà si rapidement au repère laissait de toute façon peu de temps pour toute autre forme de parlotte. Ils se devaient d'agir et Lotho semblait tout à fait enclin à jouer le marchand en quête de joyeusetés particulièrement malsaines. Toute fois celui lui demandait quelques préparatifs qu'il mit de suite en place en faisant un petit détour pour être à même de faire croire à son origine et à son rôle. Attendant patiemment donc qu'il soit apprêté, il observa et lorsque l'attirail et la démarche furent mises en place et correctement réaliser, il ne put retenir un petit rire amusé de cette dégaine hors norme et surtout particulièrement bien imitée.

"Et ben Lotho... Si j'avais pas vu la transformation je t'aurais sûrement jamais reconnu ! Mais c'est que ça te va bien dis donc..."


Moquerie bien sûr. Mais comment ne pas profiter de la situation alors qu'un tel déguisement était offert à ses yeux alors que justement Lotho était un homme quand même à cheval sur certains principes. Mais se déguiser pour la bonne cause ne semblait pas lui poser problème ! Maintenant qu'ils étaient prêt, ils se devaient de ne plus perdre de temps et d'aller directement à l'emplacement prévu. Ils avaient beaucoup de chose à faire et ils ne devaient pas traîner. Ainsi, emboitant le pas à celui qui représentait désormais son employeur, il se rendit chez ce cher Bauduin qui allait sûrement mordre à l'hameçon encore plus vite que prévu. Il ne pouvait guère douter de la performance de son acolyte en le voyant ainsi se pavaner. Garder son sérieux n'était pas évident mais lui aussi était doté d'une certaine capacité à adopter un rôle et donc à jouer. Lui aussi avait rapidement remarqué toute la protection humaine qui trônait autour de l'établissement, comme les avait prévenu leur employeur à tout deux qu'ils étaient en train de largement doublé et qui finirait sûrement au trou si tout se passait bien aux côté de son cher cousin. S'octroyant donc le rôle du garde du corps taciturne et froid, il écouta les propos de Lotho avant d'acquiescer simplement rapidement et brièvement lorsque les présentations se tournèrent vers sa personne. Hektor... Quel nom ridicule mais il ne pouvait pas nier que celui de Lotho était pas mal farfelu mais particulièrement amusant ! De quoi tromper aisément. Par contre, même s'il ne le montra pas, il fut lui aussi surpris de devoir faire face à quelqu'un qu'ils ne connaissaient pas du tout car l'intérêt n'était pas de doubler un homme de main mais bien le big boss de tout ce trafic. Enfin pas besoin de se tracasser dans l'immédiat... une chose à la fois. Comme il l'avait dit, les imprévus étaient plus que courant, et ce n'était pas pour ça que la mission en soit serait un échec... le tout était de voir où ça allait les mener.

Attendant sagement dans son rôle qui ne demandait guère d'interventions pour le moment, ils se retrouvèrent face à ce fameux Ralph qui avait la dégaine du méchant de service qui faisait en réalité tout le sale boulot. Et concrètement, il était sûr que c'était le cas. Rien qu'à voir sa gueule il avait envie de se foutre de lui et de lui en mettre une ce qui serait plutôt aisé car il devait privilégier la force brute et peu l'agilité, ce qui présumait d'avantage d'un combat où il le tournerait en bourrique que vraiment un corps à corps dans les règles. De toute façon, ses combats à lui était rarement dans les règles ... surtout quand il fuyait. Mais toujours est-il que dans la situation actuelle, le Ralph ne se fit pas prier pour leur accorder l'audience attendue avec le fameux Bauduin ! Le soupire qui sortit des lèvres du "marchand" quand le porte se referma lui extirpa un sourire avant qu'il ne pose sa main de manière réconfortante sur l'épaule du concerné.

"Ah mon vieux, t'es clairement doué pour ce qui est des marchands de Bravoos ! L'information est passée sans soucis ! Tu peux être fier de toi, "Femmelette". " Il ne put s'empêcher de ricaner discrètement. C'était facile après tout de se moquer de lui dans de telles circonstances mais au fond ce n'était pas bien méchant, ça ferait des anecdotes à raconter. En souriant toujours mais plus sérieux il reprit la parole. "Nan sincèrement tu assures ! On va régler cette histoire comme il faut ! Si on a affaire au Bauduin c'est dans la poche ! "

Lotho eut à peine le temps de répondre que la porte se rouvrit et il reprit instantanément sa posture droite de garde effaçant radicalement son sourire pour paraître particulièrement froid et détaché. Le fameux Bauduin débarqua à la suite du Ralph. Enfin du moins c'est ce qu'il crut car les présentations n'avaient pas encore été faite.

"Messieurs, voici Bauduin."

Le concerné était bien différent de son cousin. On voyait bien que l'argent coulait à flot pour lui aussi mais un caractère moins propret pouvait se lire dans ses traits et un comportement sûrement un peu plus machiavélique d'un homme qui n'hésiterait pas à leur faire tomber dessus tous les hommes qu'il avait dans l'établissement pour les tuer sans vergogne. Cela était totalement visible sur son faciès malgré le sourire qu'il arborait. Peut-être n'était ce qu'une impression mais généralement les salopards, il pouvait les flairer à des lieux à force d'en côtoyer à de nombreuses reprises. Ce dernier s'avança et prit place pour s'assoir dans la pièce sans encore leur adresser la moindre parole, semblant les détailler de son regard sournois alors que son sourire se faisait langoureux et courtois. Une fois bien installé, il claqua les doigts et le Ralph disparut alors par la même porte.

"Messieurs... " formula-t-il d'une voix apaisée et douce "on m'a informé que ma "marchandise" vous intéressait. Si vous êtes fins connaisseurs, vous devez forcément savoir que mon prix est particulièrement élevé simplement parce que cette "marchandise" est non seulement de très très bonne qualité mais également parce qu'elle a une diversité dont les bienfaits doivent être jugés à leur juste valeur."

Le ton qu'il employait signifiait particulièrement que non seulement, s'ils essayaient de marchander c'était simplement peine perdue mais que surtout il s'en foutait complètement du caractère humain des jeunes femmes dont il était en train de parler. La seule chose qui l'intéressait c'était l'argent que tout ce trafic pouvait lui apporter. La porte se rouvrit et Ralph réapparu avec de quoi boire et manger sur un plateau qu'il posa devant Bauduin qu'il servit ainsi que Lotho alias de Bosco Evare y Dolome et lui-même, Hektor. Il leur apporta leur verre que chacun prit. Lui même en prit un mais ne but cependant pas. Pourtant ce n'était pas l'envie qui lui manquait mais il ne le sentait pas trop ce coup là et préférait rester maître de lui-même. Bauduin reprit la parole alors que le contremaître resta dans la pièce devant la porte et il remarqua rapidement qu'une arme trônait à sa ceinture ce qui n'était pas réellement le cas avant.

"Dites moi messieurs... Comment donc cette information vous est-elle parvenue ? "


C'était maintenant que la partie délicate commençait car Lotho allait devoir avouer que Fanir leur avait demandé de s'occuper de BAuduin en échange de son stock mais qu'ils préféraient faire affaire avec ce dernier finalement... Et surtout il fallait que l'homme sournois et particulièrement vil devant eux marche dans la combine. Mais il avait foi en Lotho !


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Message Mar 16 Avr 2013 - 14:37

L'atmosphère de la pièce dans laquelle ils se trouvaient maintenant à attendre s'était relâchée instantanément avec le départ de Ralph, c'était un fait véridique et même plutôt plaisant pour le marchand improvisé qu'il était. Apposant une main sur sa nuque pour la masser et en faire disparaître la tension du moment il entendit son comparse lui adresser la parole. Ce dernier le félicitait pour la composition du rôle qu'il semblait trouver plus vrai que nature ce à quoi Lotho répondit par un soupir désabusé et un regard dubitatif.

Mais le lancier en rajouta une couche, assurant que le danseur d'eau se débrouillait parfaitement dans l'exercice de style qu'il s'était imposé sans qu'on lui ait rien demandé. Lotho répondit d'une voix concentrée, ne laissant paraître aucun amusement au vu de la situation :


- L'imitation n'est pas de première qualité, lorsque les marchands dodelinent des fesses par chez nous c'est bien plus chaloupé. Mais j'ai ma conscience. Et oui, il faut absolument arriver à faire abonder cet homme en notre sens. J'espère juste que la soupe que je m'en vais lui servir sera à son goût ... Dans le doute soyons prêt à toutes les éventualités mon cher.

Il n'eut pas le temps de profiter plus en avant du silence qui aurait pu succéder à cette conciliation entre les deux comparses, le couloir laissant bientôt résonner plus de pas que n'aurait pu le faire un seul homme. Lotho recomposa son masque de marchand et se retourna aux trois quarts pour accueillir le dénommé Bauduin, que tout désignait bel et bien comme le maître des lieux. Il était frappant de voir à quel point la malhonnêteté semblait avoir entreprit de caricaturer ses traits et son allure. Aslak et Lotho se trouvaient à l'heure actuelle devant un salopard de la pire espèce, le doute n'était aucunement possible sur ce fait.

Laissant cet homme peu amène profiter de tout le dramatisme de son entrée, tout en arborant son sourire de jouvenceau, il attendit que ce dernier fut assis et ait entamé la conversation. Assurant qu'il avait bien pris conscience de leur demande, sans toutefois en faire grand cas semblait-il, il spécifia que la qualité de sa marchandise était exceptionnelle. Lotho roula abondamment des yeux devant une telle affirmation, démontrant que cela n'était pas la première fois qu'il entendait ce son de cloche. Ce pourceau ne savait-il donc pas que généralement les bordels braaviens se fournissaient à Lys ou Volantis plutôt que dans les rues puantes d'une contrée barbare ?

Il semblait bien que non en tout cas, ce qui ne manqua pas de laisser Lotho afficher un sourire amusé devant tant d'assurance. Manifestement le marchand le remarqua et une légère vexation s'afficha un temps sur son visage, comme un enfant faisant des efforts et qui n'appréciait pas qu'on soit malgré tout en train de l'ignorer. La porte s'ouvrit à nouveau, pour que Ralph apporta une collation qu'il posa sur la table avant de servir un verre à chacun. Lotho remarqua le long coutelas qui se trouvait à la ceinture du contremaître, nul doute que les choses avaient gagnées en tension mais quel manque de savoir-vivre. Enfin, là n'était pas la question.

Préférant manifestement couper court à toute tentative de vantardise, Bauduin se mit en tête de résumer leur rencontre en une question simple : qui avait bien pu leur parler de l'affaire qu'il possédait ? Lotho eut un sourire amer, comme si la question le peinait quelque peu. D'une démarche féline il s'approcha de la table et s'assit à moitié sur son tablier, le verre dans une main et l'autre appuyée sur le meuble. Semblant chercher les mots dans son verre l'espace de quelques instants, il reprit d'une voix à l'accent braavien massif :


- Eh bien, les civilités ne sont pas votre fort mon cher, mais soit, je saurais m'en accommoder ! Il se trouve que j'ai entendu parler de votre petite affaire pour votre "si cher" cousin Fanir.

L'atmosphère était soudain devenue glaciale dans la pièce, comme si les vents glacés d'au delà du Mur avaient pénétrés l'ensemble des personnes dans la pièce jusqu'aux os. Pour prendre l'avantage dans la discussion Lotho avait besoin de déstabiliser Bauduin, de jouer sur ses points sensibles et de le rassurer par la suite, chose qu'il entreprit avant même que le marchand n'ait pu ouvrir la bouche.

- Je vous avoue qu'il semble avoir des raisons de ne pas penser du bien de vous, ce dont je me contrefiche personnellement. Il m'a parlé de cela en toute franchise, le lourdaud, sans se douter un instant que jamais je ne m'associerais à lui pour vous voler votre affaire. Car tel était son but sachez le, profiter de mes relations et de ma fortune pour engager une troupe et marcher sur votre entrepôt ...

Les mots filaient calmement et distinctement, malgré l'accent à couper au couteau que Lotho s'imposait dans le cadre de son personnage. Il tenait à faire monter la colère chez son interlocuteur, ce qui semblait fonctionner au vu de l'imposante veine violacée qui battait sur la tempe de Bauduin. Ce dernier laissa échapper quelques mots d'une voix étouffée par la colère et le ressentiment :

- L'immonde porc ... ah il me le paiera au centuple ...

Sur ces entrefaites, ne laissant toujours pas le temps à son interlocuteur de monopoliser la conversation, Lotho reprit d'une voix plus enjouée :

- En parlant paiement et multiplications ... J'aimerais vous exposer la situation de mon point de vue ... Jusqu'à preuve du contraire, c'est bel et bien vous qui avez réuni la marchandise, je vous soupçonne même de pouvoir créer de nouveaux convois. Ce qui est une bien heureuse chose ...

Bauduin reprenait de sa contenance en écoutant les arguments que le braavien commençait à développer, bien qu'il eut tôt fait de dire que la marchandise n'était pas dans les moyens de son interlocuteur il restait néanmoins un homme d'affaires et tenait à écouter la proposition qui allait lui être faite. Se redressant sur sa chaise il appuya ses bras sur la table et croisa les mains, attentif et concentré. Lotho continua donc sur sa lancée, espérant arriver à intéresser assez le ruffian :

- Voyez vous j'ai pour habitude de me fournir à Volantis ainsi qu'à Lys, les goûts braaviens sont ce qu'ils sont. Mais ces derniers temps mes clients tendent à trouver les teints clairs bien plus à leur goût, d'où ma présence à Port Réal ...
- Ah ! Je vous arrête de suite, il n'y a pas que de la viande blanche, mais également de la dornienne, ce n'est pas majoritaire mais ... Sachez que ce type de marchandises est également disponible.
- J'entends bien, mais sachez que je suis tenu par des délais très courts. Il m'est donc impossible de passer du temps à négocier ou bien encore à m'impliquer dans votre petite querelle avec Fanir ... Ecoutez moi bien ...

L'atmosphère avait perdue de sa tension au fur et à mesure que Lotho expliquait son point de vue et amenait ses paroles vers une offre plus qu'alléchante pour un marchand d'esclaves. Le regard pétillant de Bauduin le démontrait par ailleurs avec une exemplarité particulière, la veine sur sa tempe ayant disparue au profit d'un air non point ravi mais farouchement intéressé.

- Je vous écoute, Bosco. Vous avez même toute mon attention je peux vous l'assurer ...
- Fort bien, répondit Lotho avec un sourire ravi, sachez que je viens vous voir pour prendre l'ensemble de votre stock.
- Vous êtes sur de vous ? Cela fait quand même quarante filles vous savez ?!

Le chiffre était en effet conséquent et ne se monterait certainement pas en cerfs d'argent, Lotho ne put d'ailleurs s'empêcher de hausser un sourcil étonné. Mais néanmoins il se devait de continuer sur sa lancée maintenant que le poisson était ferré et bien accroché. D'un ton toujours aussi clair, il répondit :

- En effet, reprit il en lançant un regard vers Aslak comme pour l'assurer qu'il avait les moyens de s'offrir une telle marchandise, eh bien il nous faudra faire de la place dans notre navire ... Disons que pour remporter l'affaire, une partie de l'épice des îles d'été et des bois de Qhor qui se trouvent dans ma cale s'ajouteront à ma proposition de deux cent dragons d'or. Cela vous convient-il ?

Bauduin écarquilla les yeux devant une telle annonce sans que Lotho sache si c'était en mal ou en bien, jusqu'à ce qu'un franc sourire barre le visage de l'esclavagiste. A son regard de fouine le danseur d'eau comprenait qu'il avait plus qu'évalué la valeur de cette marchandise et que le marchand s'en accommodait fort bien. Il lui tendit même la main en disant :

- Eh bien Bosco ... Il me semble que nous sommes en affaire. A ce prix là je vous livre même leurs fers !
- Ne me tentez pas mon cher, répondit Lotho en lui serrant la main avec vigueur et un grand sourire, à la vôtre !

Et le faux marchand braavien de trinquer avec la vraie pourriture des sept couronnes, avant de descendre une lampée du vin étonnamment gouleyant qu'on leur avait servi. Après un léger silence, il reprit la parole, sur un ton presque amical.

- Si vous connaissez un lieu où nous pourrions voir un échantillon du produit et vous céder les dragons ... Avant d'échanger la totalité de nos marchandises ce soir bien entendu ...
- Eh bien, rétorqua Fanir en se grattant le menton d'un air pensif, il y a bien la placette aux trois roses dans la vieille ville. Ralph vous en indiquera la position. Il est vrai que j'aurais pu vous amener à la cave pour voir l'ensemble de la marchandise, mais c'est bien trop insalubre pour quelqu'un de votre sophistication.
- Vous êtes trop aimable mon cher Bauduin ! Ainsi donc vous les gardez ici ? Cela ne pose t-il pas trop de problèmes avec le voisinage ?
- Ces derniers sont acquis à mon argent, je n'ai aucun problème de conservation je puis vous l'assurer !
- Très bien. Ainsi l'affaire est entendue. Nous disons dans deux heures à la placette ?
- Parfait. Ralph va vous reconduire. A tout à l'heure.

Lotho vida son verre avant de sortir de la salle non sans un dernier salut à Bauduin et un ultime échange de politesses. Tout en les accompagnant à la porte, Ralph leur indiqua l'emplacement exact de la placette, que le danseur d'eau savait être un endroit parfait pour comploter en silence. Ils quittèrent le contremaître et s'enfoncèrent dans la foule avec aisance. Au premier puits venu, Lotho se débarrassa de son fard avec un entrain particulièrement heureux, avant de dire à Aslak, d'une voix enjouée :

- Eh bien il semblerait que tout se soit bien déroulé pour le moment ... Pour optimiser notre temps libre je te propose que tu ailles prévenir Fanir pendant que je m'occupe de la garde. On se retrouve ensuite aux alentours de la scierie pour trouver un moyen d'accès ...

Remettant son simple anneau à l'oreille et fourrant la breloque par laquelle il l'avait remplacé dans l'intérieur de son veston, Lotho lança un regard lourd de sens au lancier et conclut :

- Les filles sont toutes à la cave ... Il faudra trouver comment les libérer elles aussi, ne penses tu pas ?

________

Citation :
Voilà, un long message pour faire avancer l'action et qu'on passe aux choses sérieuses, n'hésite pas à me mp si tu as besoin que je modifie un truc. ^^
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Message Mar 30 Avr 2013 - 11:14

La situation avait de nouveau réclamé son sérieux et son faciès d'homme de main peu avenant. C'était un rôle qui ne correspondait pas du tout à son quotidien, il devait clairement le reconnaître mais c'était amusant d'adopter ce comportement totalement à l'opposé de ce qu'il était. Et puis il y avait beaucoup de choses en jeu, donc il ne pouvait pas se permettre de foirer maintenant. Surtout qu'il n'avait au fond rien à faire comparé à Lotho qui était quand même le gros morceau du deal à réaliser avec Bauduin. Ce boulot serait une fameuse anecdote à raconter ! Il avait hâte de voir la suite de l'opération... Le tout était que ça se passe sans encombre... Ce qui ne serait peut-être pas aisé mais pour l'instant tout allait comme ils le voulaient. Il faut dire qu'ils faisaient clairement ce qu'il fallait pour obtenir satisfaction. En attendant, restant donc derrière Lotho, les bras croisés alors que le concerné était donc revenu avec son homme de main également qui semblait davantage armé, et il écouta les propos formulés entre les deux hommes d'affaires. La façon de faire de son cher compagnon de mission était quand même pour lui d'un réel talent quoi qu'il ait dit sur sa prestation pas au point. C'était très difficile de ne pas y croire... Et le plus important c'était que Bauduin semblait totalement tomber dans le piège. Il tentait d'imposer son autorité vu qu'on était sur son territoire, ce n'était clairement pas inhabituel pour un marchand de un, mais ensuite pour un marchand qui était dans l'illégalité de deux. Il faut dire qu'ils avaient beaucoup à perdre si jamais ils venaient à être dénoncé... Donc c'était bien logique qu'ils prennent des précautions, mais si c'était le cas, un troisième point les réunissait tous et permettait aisément de les faire marcher comme bon semblait : l'argent. Mais une chose à la fois, d'abord la trahison de Fanir à laquelle le marchand sembla croire sans aucune difficulté. Il faut dire que vu la situation dans laquelle ces deux cousins se trouvait, ce n'était pas compliqué de se rendre compte qu'il n'était pas difficile de pouvoir les monter l'un contre l'autre. Lotho réalisa cet exploit à merveilles avec sa mise en condition et ses propos.

Suivi alors donc le troisième point, concernant l'argent. Son acolyte savait pertinemment comment appâter Bauduin il fallait dire. Il avait l'art de vanter ses mérites et c'était la meilleure façon de faire avec un énergumène qui semblait prompt à l'assurance et à l'égo surdimensionné. Par conséquent, lui avouer qu'on penchait bien plus vers lui que vers son cousin qui l'avait trahi était une forme de valorisation à laquelle il ne pouvait que succomber. Leur plan était parfait ! L'offre tomba alors concernant tout le stock contre de la marchandise de valeur et de l'argent. Cela ne pouvait qu'intéressé le marchand d'esclaves qui faisait justement ce métier parce que ça rapportait pas mal de piécettes ! Il était désormais gâté de croire qu'il allait recevoir autant pour simplement quelques femmes. Lorsque Lotho lui adressa un regard il réalisa simplement un mouvement de tête pour confirmer les propos qu'il formulait au marchand. Aucune suspicion dans son regard, dans sa façon de jubilé face à une telle offre. C'était parfait, le marché était réalisé et la paire de main liée annonçait donc la fin des négociations et la réussite quasiment exclusive de leur complot. Bien que cela le réjouissait, son visage n'émit aucune expression car il attendait clairement la fin de tout ceci et leur départ avant de quitter son rôle de garde du corps taciturne. Il fallut ensuite décider du lieu où allait se dérouler l'affaire... Il en avait déjà entendu parler de cet endroit mais ne s'y était encore jamais rendu vraiment. Ainsi, encore quelques civilités pour bien "signer" le marché fut réalisé avait qu'ils puissent enfin partir de la pièce. Il n'adressa qu'un simple signe de tête avant de suivre son comparse et de se fondre à nouveau dans la foule. Dès que cela fut possible, ils s'arrêtèrent alors et Lotho reprit son aspect physique habituel alors que lui-même se permit un soupir sonore de contentement et un sourire particulièrement amusé car à force de rester sérieux aussi longtemps, il avait presque cru qu'il resterait à tout jamais avec ce même faciès coincé !

"Ah ça c'est un beau piège qu'on a réalisé ! Il a clairement marché le Bauduin. Pas de problème, je vais aller prévenir Fanir pendant que tu préviens la garde."
Il écouta alors la suite qui parla du reste des filles qui ne seraient pas présentes dans deux heures au lieu de rendez vous. "Ouais clairement ! Mais tu sais si on s'y rend pour profiter du fric qui doit s'y trouver, va falloir qu'on se débarrasse des hommes qui seront encore présents. On n'aura clairement pas le choix... J'espère qu'il ne va pas laisser un nombre important d'hommes là bas, je n'ai pas envie de mourir après avoir si bien mené l'opération." il rit avant de reprendre la parole "Enfin concrètement, je pense que l'un des deux, Fanir ou Bauduin, finira par parler aux Dents de Freux et leur avouer où est la planque. Il faudra qu'on agisse vite... Ca va nous prendre quand même un certain temps d'infiltrer. Et il faut clairement qu'on le fasse avant l'arriver de la garde ! Sinon on peut dire adieu aux pièces et surtout adieu à notre liberté... Et ça manque de femmes là où ils t'embarquent." il sourit amusé avant de clôturer "Bon faisons simple : Tu vas voir la garde et tu leur dit pour dans deux heures le rendez vous, je vais voir Fanir et je fais pareil. Ensuite, on se retrouve ici, c'est le plus simple. On se rapprochera de la planque, on analysera ce qu'on y voit et on établira une manière de pénétrer les lieux sans se faire découper en rondelles ! Alala qu'est ce qu'on ne ferait pas pour de l'argent ou des femmes ! " il rit avant de tapoter l'épaule de Lotho indiquant qu'il était sur le départ. "Reste prudent on sait jamais."formula-t-il avant de sourire et de s'enfoncer à nouveau dans la masse des gens pour se rendre auprès de Fanir et réaliser sa part du nouvel objectif.

*************


Trouver Fanir avait été plus aisé désormais. Après tout il savait où il devait aller et ce fut la même jeune femme qui l'accueillit et l'emmena dans la même pièce décorée aussi chaleureusement que précédemment. Il resta un moment avec Fanir pour lui expliquer quelle était la situation mentant sur le rôle actuel de Lotho qui, selon les dires d'Aslak, était resté près de la planque de Bauduin pour surveiller les faits et gestes de ce dernier. Au final, ça paraissait assez logique pour que Fanir y croit. Ensuite, il avait dut forcément le pousser à se rendre au point de rendez vous. Ce n'était pas très compliqué : ils ne pourraient pas se balader avec la somme d'argent qu'il voulait récupérer à travers les ruelles, autant se donner un point de rendez vous pour l'échange. L'argent était toujours une motivation satisfaisante pour se bouger. Fanir n'était pas différent de Bauduin contrairement aux apparences et aux manières bien plus diplomatiques du gaillard qui se trouvait en ce moment devant lui. Il avait perdu un certain temps sur les deux heures dans cette conversation et il ne fut pas mécontent de quitter l'endroit pour aller retrouver Lotho au point de rendez vous. Ils ne leurs restaient plus énormément de temps avant que tout se mette en place, ils devaient trouver rapidement comment entrer dans la scierie, prendre l'argent et sauver le reste des femmes enfermées. Il trouva rapidement Lotho qui se trouvait déjà là.

"Ca y est, Fanir est prévenu, il a marché sans problèmes. Toi c'était bon aussi avec la garde ? Ils t'ont pas emmerdé ? On sait jamais avec eux..."

Il sourit amusé avant de se remettre en route vers la scierie. Ils y arrivèrent rapidement et observèrent alors les lieux. Il y avait encore un homme près de la porte et un autre placé ailleurs pour surveiller également les allées et venues autour de la planque. C'est deux là ils allaient devoir s'en débarrasser en silence sinon ça risquait d'ameuter les autres qui pouvaient se trouver dedans. Après tout, ils n'avaient vu qu'une partie de l'intérieur, si ça se faisait, une pièce à côté était remplie d'hommes de main... C'était quand même risqué comme plan... Il se demandait si ça valait bien la peine de risquer sa peau pour ça. Bon ok il y avait de l'argent à la clé, beaucoup d'argent, et des femmes à sauver. C'était quand même deux bonnes motivations. Et puis si jamais sa vie était réellement en danger, il serait toujours temps par la suivre de prendre ses jambes à son cou. Mais dans l'immédiat il fallait d'abord discuter tactique... Choses qu'il ne faisait jamais mais ce job était différent de ceux qu'il faisait habituellement. D'habitude il réalisait ce qu'on lui demandait point barre.

"L'heure du rendez vous approche. J'imagine qu'on va bientôt voir sortir le Bauduin avec quelques femmes et quelques hommes de main pour se protéger... Il faudra qu'on agisse dès qu'il sera hors de vue. T'as vu qu'il y a deux hommes qui surveillent dehors. Je crois que la meilleure chose c'est qu'on se sépare, que tu t'occupes d'un, moi de l'autre puis on se retrouve à la porte pour entrer. Par contre on sait pas du tout ce qui nous attend à l'intérieur... Une idée ou on fonce dedans ? "

Il sourit amusé à l'idée d'une entrée remplie d'imprévus impossible à détecter dans l'immédiat. Ils eurent à peine le temps de discuter un peu avant que Bauduin ne fasse irruption dehors avec effectivement quelques femmes ferrées mais recouverte chacune d'un long manteau noir dont la capuche était établie sur leur tête ce qui faisait qu'on ne pouvait pas voir leur condition, leur visage, et même qu'elles étaient vraiment enchaînées. Mais ce n'était pas difficile de le comprendre. Trois hommes de main se trouvèrent avec elles. Ils entouraient les femmes tandis que Bauduin entamait la marche pour se rendre au point de rendez vous. Il se comportait tel un homme fier et qui semblait se réjouir de la suite des événements. Ce qui était compréhensif. Quand ils eurent disparu de leur regard, Aslak regarda Lotho.

"On y va ? T'es prêt ?" demanda-t-il en souriant.


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Message Mer 29 Mai 2013 - 16:45

Le danseur d'Eau s'était lancé à la recherche d'une patrouille du Guet de Port-Réal, mais avec une idée bien précise en tête. Il restait en effet persuadé qu'une patrouille menée par un simple sergent ne lui donnerait absolument aucun crédit, ces dernières étant déjà dans les rues depuis l'aube et souvent (les nerfs se fatiguant) étaient responsables de nombreux abus sur le peuple qu'ils étaient censés protéger. Non, il lui fallait trouver quelque chose de bien plus pertinent si il voulais que le plan dans lequel il s'engageait avec l'ami Aslak se trouve être capable de réussir. Ainsi donc arpentait-il les rues des quartiers plus aisés pour découvrir un lieutenant, à la tête d'une patrouille, des gens généralement plus éduqués et surtout beaucoup moins fatigués.

Poursuivant assidûment ses recherches, questionnant les passants avec verve pour savoir si leur œil avait réussi à capter quelque mouvement de la troupe, il passa une bonne heure à déambuler dans les rues. Puis, enfin, il trouva l'objet de ses recherches en la personne d'un lieutenant au visage encore passablement juvénile et dont l'uniforme était flambant neuf. Sa façon de mener sa patrouille démontrait à elle seule toute l'ambition et l'inexpérience de la jeunesse dont ce drôle aurait été capable. Dissimulant un sourire conquérant face à une telle prise, il l'aborda avec diligence et courtoisie, brandissant son titre de danseur d'Eau qui fit miroiter milles saveurs exotiques au jeune homme.

Avec pédagogie il exposa son problème, à savoir que la fille de l'un de ses amis avait été ravie par des gens mal intentionnés et dévoués à la solde de Bauduin et Fanir. Devant les premières réticences du garde, il lui expliqua avoir mené lui même son enquête car les bas quartiers n'étaient pas forcément toujours couvert par l’œil de la Justice. Se présentant en grand amoureux de l'ordre public et du mandat confié au Guet il lui expliqua qu'il n'avait pas hésité, quand il avait appris que la rencontre serait pour bientôt, à venir prévenir un auguste officier de ce corps militaire. Usant de verve, de flatteries déguisées et brossant l'homme dans le sens du poil, il parvint enfin à le convaincre que cette action serait en droite ligne des inspirations de tout troubadours ...

Ayant acquis la confiance de l'officier, nourri par la quête d'une gloire nouvelle, il put avoir l'assurance que le guet se rendrait au rendez-vous avec un dispositif massif. Alors que le jeune officier hélait ses hommes pour leur demander de réunir deux patrouilles supplémentaires, Lotho remercia bien bas la cible de son attention et tourna les talons en prétextant qu'il allait quérir le père de la jeune femme enlevée. Au pas de course il fendit à travers les rues de Port-Réal, fendant à travers tous les raccourcis qu'il y connaissait pour gagner le maximum de temps.

Il arriva finalement au point de rendez-vous prévu avec Aslak il eut la surprise d'avoir même pu prendre un peu d'avance et en profita pour s'adosser à un mur dans l'objectif avoué de reprendre son souffle. Bientôt la silhouette élancée de son fier comparse apparut dans la foule, son éternel sourire aux lèvres. Il lui signifia que Fanir était tombé dans le panneau en beauté, alléché par l'idée d'un coup glorieux. A l'annonce de ces nouvelles Lotho hocha la tête avec un contentement loin d'être feint, puis rajouta d'un ton diligent :


- L'annonce d'une gloire amène m'a permis de monter la tête d'un jeune lieutenant du Guet, il attendra Fanir et Bauduin à l'endroit du rendez-vous avec pas moins de trois patrouilles. Nos chers contractants sont assurés d'être les victimes d'une sévère déconvenue, c'est une certitude on ne peut plus claire ... Et après tout, ils auront ce qu'ils méritent !

Conclut-il d'un ton plus sévère avant d'emboîter le pas à son comparse pour se rendre à la scierie en vue d'une dernière inspection des lieux. Maintenant le cœur de leur affaire se présentait à eux, ils allaient devoir s'assurer d'être des plus professionnels quand à leur intrusion au sein du bâtiment. Puis ensuite localiser les femmes captives, ainsi que s'occuper de la caisse de Bauduin qui était à la base leur principal objectif. Mais plus le temps passait et plus Lotho prenait à cœur de sauver les prisonnières plus que se remplir les poches. L'honneur, la justice, transcendaient à nouveau le cœur du danseur d'Eau qui avait toujours été très réceptif aux nobles causes.

Leur inspection lui permit de déceler les deux gardes qui étaient toujours en poste à l'avant du bâtiment, une épine dans leur pied décidément que ces deux ânes bâtés ! Lotho fronça les sourcils devant cet obstacle apparemment inamovible, il fallait réfléchir à un moyen de s'en débarrasser au plus vite et sans la moindre effusion de sang possible. Intérieurement il pesta contre ces lois stupides qui empêchaient de faire son sort à un homme pourtant armé, les sept royaumes avaient vraiment une définition paradoxale de la moralité. Quand bien même il ne lui était pas le moins du monde possible de déroger aux lois royales, s'ôtant donc l'idée d'un mouvement d'escrime qui lui aurait permis de faire leur sort aux gardes, il écouta Aslak en silence, le visage fermé par la réflexion.

Ce dernier estimait qu'au vu de l'heure Bauduin n'allait pas tarder à faire sa sortie pour se rendre au lieu du rendez-vous, une estimation fort juste qui eut pour effet de faire incliner sur sa tête son chapeau au danseur d'Eau qui ne souhaitait absolument pas être reconnu par l'homme qu'ils voulaient duper. Le lancier lui signifia ensuite que tout comme lui il s'interrogeait sur la marche qu'il allait falloir suivre maintenant, avant de le questionner sur les idées qu'il pourrait bien avoir pour se débarrasser des gardes. Cherchant toujours un moyen efficace de déjouer la surveillance, Lotho réfléchissait à bride abattue ...

Quand soudainement Bauduin et son convoi fit son apparition par la porte principale de la scierie. Bien que la prudence ne semblait pas être le principal souci de cette équipée, Lotho tourna lentement les talons avant de faire mine de se rendre dans une autre direction. C'est alors que son regard s'égara sur une bande de gamins à peine sortis de l'enfance qui semblait particulièrement s'ennuyer en cette journée monotone ... Oui, Lotho commençait à tenir une idée capable de leur éviter toute confrontation inutile. Son comparse se rappela à son souvenir, lui demandant si il était prêt. Ce à quoi le spadassin répondit avec un sourire malicieux :


- Mon cher Aslak, dissimule toi près de l'entrée, j'ai comme dans l'idée de notre projet va demander un investissement monétaire tout aussi léger qu'utile ... Tu reconnaîtras facilement le signal, va !

Ne faisant plus guère attention au chemin que prenait le lancier, Lotho releva son couvre-chef tout en s'approchant de la demie douzaine de gamins qui traînaient dans la rue, le regard vide d'activité. Arrivant à leur hauteur il afficha un sourire amical en retour à leurs expressions méfiantes, avant de dire en montrant une aumônière contenant une vingtaine de pièces de cuivre :

- Jeunes gens, j'aurais une petite affaire à vous proposer ...
- Qu'est-ce que tu veux l'coquet ?!

Lui répondit celui qui, tant par le diamètre de ses biceps que par l'absence de vivacité dans son regard, semblait être leur chef. Il disposait d'une taille imposante pour son âge, ses cheveux courts laissant apparaître une profonde cicatrice sur le haut de son crâne. Ne se dégonflant pas pour autant, le danseur d'Eau referma sa prise sur l’aumônière, perdant son sourire pour le remplacer par une expression tout aussi menaçante que son vis à vis :

- Vous donner un travail simple. Mais si tu préfères une deuxième ligne sur ton crâne le puceau, ma fidèle amie pourra tout à fait s'en charger. Et crois moi qu'elle en a vu de plus jeunes et braves que toi ... Sommes nous en affaire ?

Lentement il avait exhibé le pommeau de Repentance, sa très chère rapière. Comme tout garçon de rue capable d'avoir survécu assez longtemps pour avoir la carrure nécessaire pour intimider les passants, il eut un léger recul avant de regarder ses amis qui semblaient plus intéressés par l’aumônière que par l'arme. Après un soupir de mécontentement, la moue renfrognée, il répondit au danseur d'Eau :

- On peut s'arranger si tu paies comptant ...
- Je n'ai pas le temps de faire autrement. Et pas vraiment l'envie de revoir vos tronches par la suite si vous voyez ce que je veux dire ... Va falloir sacrément courir pour ceux que je veux que vous fassiez.
- Dis toujours ... Les rats d'Orbon t'écoutent ...
- Parfait. Vous voyez les deux gardes devant ce bâtiment ? Il faut à tout prix qu'ils quittent leur poste. Et pour un moment compris ?
- Pas de soucis mon brave. On va te les faire galoper tes juments !

Répondit Orbon avec un sourire franc, manifestement faire des malheurs aux gardes semblait exciter toute la bande, ce qui ne manquait pas de faire sourire le danseur d'Eau qui confia la bourse à Orbon. Les jeunes gens se mirent en cercle le temps de se concerter, avant de s'éloigner dans des directions différentes, leur chef restant avec Lotho le temps de lui dire :

- T'as qu'à te rapprocher, on ouvre la voie.

Lotho acquiesça et alla visiter avec détachement un étal de poissons non loin de l'entrée du bâtiment. Les deux gardes semblaient discuter chichement, ne se doutant de rien dans tout ce qui se tramait. Pendant deux ou trois minutes tout resta calme avant que l'un d'entre eux ne reçoive une véritable bordée de crottin, lancée par trois des enfants des rues. Souillé dans sa fierté comme dans sa vêture, le garde essuya sa bouche avec dégoût avant de tirer son épée :

- Qu'est-ce qui vous prend putain de vauriens ?! Vous voulez tâter du fer ou quoi ?
- Embrasse plutôt mon cul, bâtard de Septon !!!

Répondit un des enfants avec une gestuelle on ne pouvait plus expressive qui eut pour effet de faire rugir le garde avant de se lancer à leur suite. Son comparse, qui semblait rester en place ne vit pas arriver deux autres enfants. Tandis que l'un lui donna une claque sur la joue, l'autre lui subtilisa sa lance, enfin Orbon dit à ses deux amis de le suivre. Le deuxième garde ne demanda pas son reste pour tirer sa hache et poursuivre ces rats décidément bien malins. Tout l'attention de la foule étant aux deux courses poursuites, Lotho se rua vers la porte d'entrée du bâtiment où ils retrouva Aslak. Ouvrant l'une des deux portes cochères, il entra dans la structure pour se retrouver nez à nez avec un bâtiment relativement désert.

Le danseur d'Eau, regard observant coins et recoins, dégaina en silence Repentance ainsi que sa dague. Les environs semblaient vraiment particulièrement calmes, bien trop pour que cela ne soit pas suspect. Puis bientôt, une protestation sembla arriver depuis une porte non loin. Ne trouvant aucune cachette digne de ce nom, Lotho se mit en position de combat. La porte s'ouvrit, tandis que Ralph le contremaître sortait en tenant le bras d'une femme manifestement peu encline à se laisser traîner. La voix du ruffian se fit entendre, alors qu'il remarquait le braavosi :


- Allez, ça va te faire du bien ribaude, tu vas vo .... Bordel mais qu'est-ce que vous foutez là ?
- Aslak. A toi l'honneur.

Ce furent les seuls mots que la haine laissa Lotho prononcer, avant qu'il entame deux pas de coté et sauta au dessus d'un établi pour couper la retraite de la cible de sa colère ... Il ne pouvait pas pardonner de nombreuses choses, mais la traite d'êtres humains faisaient parti des choses qu'il avait le plus en horreur. Pour autant il se félicita car bientôt une nouvelle base de cette activité indigne de l'homme serait démantelée et qu'il y aurait porté une attention assez majeure pour que cette entreprise puisse aboutir. Oui, décidément il était content de pouvoir confirmer ses idéaux par un affrontement sain, utile et sans aucun dilemme moral quand au bon droit qui pourrait être le sien dans cette affaire.
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Aslak
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Message Dim 9 Juin 2013 - 21:24

Le plan finalement fonctionnait à merveilles ! Lotho avait tout aussi bien réussi son travail que lui-même avait su appâter la pourriture pour laquelle ils travaillaient tout deux de départ. Maintenant, on pouvait plutôt signifier que leur employeur était eux-même et leur envie de justice. Ce n'était pas dans ses habitudes mais une femme restait une femme, et un paquet de femmes forcément demandait encore plus d'investissement de sa part. En sauver une c'était bien en sauver plein, c'était encore mieux. Mais comme ils ne s'attaquaient pas à un petit brigand de pacotille, il fallait bien qu'ils mettent le plein d'énergie et de bonne volonté pour ne pas se faire bêtement avoir. Après ce travail en tout cas, si le fric tombait à flot comme c'était normalement prévu, il s'amuserait pendant plusieurs jours à boire et profiter de charmes de demoiselles qui acceptaient sa compagnie - que ce soit payé ou non. Il l'aurait bien mérité. De la détente et de l'amusement. Enfin nier qu'il s'amusait en réalité bien durant ce travail serait montrer de la mauvaise foi. Lotho était de bonne compagnie pour ce genre d'entourloupe. Le premier travail réalisé avec lui avait laissé de bons souvenirs, il était certain que celui-ci cependant resterait dans les annales ! Après tout, peut-être parlerait-on d'eux dans la cité comme sauveurs de femmes en détresse... Ce serait une belle petite réputation pour charmer ses dames. Mais après, il n'avait jamais vraiment eu besoin de raisons pour aller faire valoir son attirance pour les jeunes donzelles qu'il croisait sur sa route ! Et ça ne risquait pas de changer. Etre un sauveur lui était bien égal en réalité. Il le faisait clairement pour lui, c'était principalement pour son propre plaisir qu'il rendait leur liberté à ces pauvres âmes dont on profitait impunément. Enfin pauvres âmes féminines.... Cela aurait été des hommes qu'il aurait peut-être tout simplement accompli le travail pour lequel on l'avait embauché. Ou alors Lotho aurait changé la donne et il se serait amusé à le suivre ... Mais l'idée ne serait jamais venue de lui et il n'aurait jamais montré autant d'enthousiasme que pour cette version. En attendant, la réalité était désormais dans le feu de l'action ! Un plan se devait d'être lancé et une attaque intrépide coordonné ! Du moins autant que possible.

Le sourire que lui adressa Lotho fut surprenant car cela indiqua une idée à laquelle cependant il ne lui fit pas part. Maintenant, cela ne semblait pas être totalement dénué d’ingéniosité, connaissant l'énergumène. Donc il lui rendit un petit sourire charmeur et étiré sur le côté avant de se laisser aller à lui donner les rennes de la situation pour l'instant. La confiance qu'il lui attribuait lui permettait de le faire sans aucun soucis derrière la tête. Déjà que de base, les soucis et lui n'étaient pas forcément amis, alors il n'allait pas s'en embarrasser maintenant !

"JE me réjouis de voir ça;.." dit-il avant de s'exécuter et se mettre en route pour se placer de manière stratégique.

Il ne fallut pas longtemps avant qu'il voit venir le plan envisagé par son comparse : des enfants. Ils ne se mirent pas tout de site en action, mais étant un habitué des manoeuvres de cette population qu'il aura très souvent côtoyé plus jeune en tant que descendant de Culpucier, il les vit venir avant même qu'ils se mettent à attaquer. Il ne put s'empêcher de ricaner en voyant ce qu'ils envoyaient à la tête des gardes. Des vrais chenapans ces garnements. Il devait dire qu'il adorait ça et ça le renvoyait toujours à son petit protégé auquel il était attaché et qui se voulait toujours de jouer le dur alors qu'il n'était pas encore apte à pouvoir le faire. Mais c'était en ça que les enfants devenaient rapidement mâture. A vouloir jouer un rôle qui n'était pas le leur, ils apprenaient bien plus vite que des enfants qui étaient bien nés et dont tout leur tombait tout cuit dans la main. Pour sa part, il n'aurait jamais voulu être un enfant de nobles. La rue lui avait toujours bien plus plu. Certes il profitait actuellement de la vie de château en habitant à Empyrée avec son frangin, mais ce n'était qu'un temps, il le savait. Un moment l'appel du voyage reviendrait. Et puis après tout, même en vivant là, il passait beaucoup plus de temps dans les petits bourgades autour ou à Port-Réal même pour s'amuser et rencontrer des étrangers ou de vieilles connaissances. Pour bouloter aussi c'était forcément plus aisé. A empyrée, à part sa nièce, il n'y avait pas grand chose d'intéressant. Enfin ses pensées revinrent rapidement à la situation actuelle car en voyant arriver lotho, il se rapprocha également de la porte d'entrée pour pouvoir s'y incruster comme prévu. Après tout les deux gardes étaient désormais en course poursuite avec des enfants. Si seulement ils pouvaient savoir qu'ils n'avaient aucune chance ? Ces petits courts sur patte avait l'art de se faufiler et se mouvoir plus rapidement que n'importe quel adulte. C'était bien pour ça qu'ils se permettaient toutes les péripéties possibles et inimaginables sachant qu'ils ne seraient jamais pris. Il en avait été de même pour lui et c'était bien pour ça qu'il était devenu expert en fuite désormais !

"Félicitations pour la diversion, c'est bien plus amusant que de devoir s'en occuper nous-même !"

Ce fut les seules paroles qu'il ait eu le temps d'annoncer avant de poursuivre la route. Celle-ci cependant se retrouva très rapidement dérangée par l'arrivée de quelqu'un et ayant lui aussi pris une de ses lances qu'il avait décrochée de son échine histoire d'être prêt à tout éventualité, il se mit en position pour pouvoir attaquer. L'adrénaline commençait à bien se répandre dans ses veines ! Après tout, il n'y avait aucune porte de sortie, l'attaque était imminente, mais l'excitation de leur intrusion rendait l'envie d'en découvre potentiellement présente... bien que pas à son apogée, après tout, le frontal ce n'était pas son truc de base ! Apparu alors le contremaître qui le fit arrêter toute négociations avec l'action à réaliser, l'obligeant donc à intervenir surtout vu les propos de son acolyte qu'il ne pouvait décemment pas abandonner, enfin surtout les donzelles prédisposées à être sauvées ! Donc, le chemin barré, le contremaître n'eut pas le temps de faire grand chose que déjà il venait de lui foutre un coup de lance - avec le manche bien sûr - dans les parties intimes et surtout fragiles à toute attaque violente, puis un autre coup fut asséné abruptement dans le visage assommant cet homme voué à malmené une femme.

"Un de moins... Tiens faudrait se débrouiller pour qu'il ne bouge plus. " regardant la jeune femme il lui adressa un doux sourire particulièrement charmeur "Ne vous en faites pas mademoiselle, on vient vous sauver, vous et les autres ! "

Heureusement, l'homme étalé par terre n'avait pas eu le temps d'ameuter qui que ce soit ayant été pris totalement par surprise. Il regarda autour de lui à la recherche d'un attirail nécessaire à l'immobilité de l'énergumène et finit par trouver une caisse dans le couloir détenant diverses affaires en vrille, mais une corde assez longue cependant pour servir à attacher le malotru. Accrochant sa lance le temps de la transaction, il prit la corde et retourna l'homme sur le ventre avec quelques difficultés. "C'est un lourdaud ce mec !" Il attacha ses mains dans son dos avant de faire revenir les pieds tout près également qu'il attacha également avec la corde en les maintenant ainsi repliés. De quoi empêcher ce dernier de bouger même s'il se réveillait."Je me réjouis de voir quand ils débarqueront dans cette planque et découvriront le carnage qu'on va faire...." Il ne put s'empêcher de ricaner avant de poursuivre la route étant obligé de faire venir la jeune fille avec eux qu'il rassura d'un autre beau sourire, en détachant à nouveau sa lance de son échine pour progresser à nouveau. Il poussa lentement la porte par laquelle était entré le contremaître passant lentement la tête. Aucun bruit n'avait été audible mais il se méfiait. La pièce cependant était vide. Il n'y avait que deux portes dans le couloir, celle-ci et celle au fond. Tout deux savaient très bien que celle du fond amenait vers le bureau du Bauduin et qu'il y avait une porte dans cette pièce qui menait vers un autre endroit. Dans la pièce actuelle, se trouvait aussi une autre porte mais qui ne semblait guère reliée au bureau. Donc cela menait vers ailleurs encore. Face à cette énigme, une idée toute fois logique lui traversa l'esprit. Se tournant vers la demoiselle apeurée, il lui parla.

"Dis moi, tu viens de là non ? Est ce que c'est par là que se trouvent les autres filles ?" la jeune demoiselle qui n'était clairement pas bien âgée, acquiesça. Ainsi, il en était persuadé, ce qui se trouvait du côté du bureau de Bauduin devait sûrement concerner l'argent qu'il cachait. Après tout, autant garder ce qui intéressait le plus non loin de soi non ? Il reprit cependant la parole "Y-a-t-il beaucoup d'hommes qui se trouvent par là ?" La jeune fille se recroquevilla un peu sur elle-même "Oh n'aie pas peur... Tu peux juste nous dire et tu resteras ici en nous attendant d'accord ? " il lui fit un doux sourire rassurant et elle acquiesça de nouveau avant de montrer trois doigts aux deux acolytes. "Hum... trois hommes. " Il regarda Lotho. "Bon... Ca veut dire qu'en entrant là on se jette dans la gueule de trois mecs. Mais on a l'effet de surprise. Va falloir agir vite.... " quelques bruits de mouvements se firent entendre dans la pièce de l'autre côté de la porte. "Ou alors.... Faudrait faire du bruit ici pour les obliger à passer la porte... Qu'en penses-tu ? Ca nous donnera l'occasion de devoir en affronter qu'un ou deux à la fois ! "

Après tout, Lotho n'était-il pas un danseur d'eau ? C'était sûrement lui le plus à même de dire quelle stratégie serait la meilleure. Il ne faisait que lancer des idées pour tenter de ne pas se faire avoir par trois hommes sûrement armés tout comme eux qui traînaient dans cette pièce. S'ils pouvaient se faciliter la vie, pourquoi ne pas le faire ? une fois que ce serait fait, ils pourraient faire sortir les jeunes femmes avant d'enfermer les hommes dans la pièce ou encore mieux, là où ils avaient emprisonné les jeunes demoiselles. Après ça, l'argent serait leur second objectif puis il faudrait tout bonnement partir de la planque avec toute la petite troupe. Rien de plus facile.... Tant qu'ils ne se faisaient pas tué en court de route.





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

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