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Sous le signe de la diplomatie [Denys Marpheux]

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Noble
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Morgan Kenning
Noble

Général
Le Bouclier du Loup.



Seigneur de Kayce.

♦ Missives : 294
♦ Missives Aventure : 43
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/06/2012
♦ Célébrité : Santiago Cabrera
♦ Copyright : Helya
♦ Doublons : Even Corbray, Corwin Rogers, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Alyn Kenning, née Lydden
♦ Lieu : Kayce, Terres de l'Ouest
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
244/500  (244/500)


Message Ven 16 Nov 2012 - 17:27

Morgan avait pris la route une nouvelle fois avec une troupe, en direction de Cendremarc. Depuis qu'il avait mis en place le projet de défense déterminé avec Fedric, il avait passé presque plus de temps à voyager à travers l'Ouest pour des raisons diplomatiques qu'à diriger son fief. Néanmoins, pour être sûr que les choses soient faites au mieux, lorsqu'il s'agissait d'aller traiter avec un seigneur important, il préférait se déplacer en personne qu'envoyer un émissaire. Ce nouveau départ lui pesait toutefois quelque peu : son épouse avait donné le jour à un petit garçon quelques jours auparavant, et il aurait préféré rester auprès d'elle que l'abandonner une fois de plus. Son devoir devait toutefois passer avant ses désirs personnels... et il avait juré de donner une fête pour l'évènement dès son retour de Cendremarc.
Il comptait s'y entretenir avec lord Andrew Marpheux au sujet des tours de guet prévues pour alerter tout l'Ouest en cas d'attaque de Fer-nés. Dans un fief situé principalement en terrain montagneux, il était peu probable que ce soient eux qui aient à subir les raids, néanmoins ils n'étaient pas si loin de la côte, et s'ils ne se porteraient pas au secours de fiefs comme Kayce ou Feux-de-Joie, trop lointains pour cela, ils étaient cependant proches d'autres seigneuries côtières moins puissantes qui pourraient avoir besoin de leur aide. Par ailleurs, en cas d'attaque massive comme Port-Lannis en avait subi, ou encore de véritable invasion, les feux d'alarme montreraient sans doute toute l'étendue de leur utilité... En outre, les Marpheux pourraient sans doute être d'une grande aide s'ils acceptaient de tendre une main secourable à leurs voisins, notamment s'ils disposaient de bois pour confectionner les pieux qui hérissaient la côte.

Ne souhaitant pas s'attarder plus qu'il n'était nécessaire, le seigneur de Kayce avait donc chevauché à vive allure avec son escorte, n'épargnant pas les montures. Les chevaux avaient la robe couverte d'écume et les lèvres mousseuses de salive alors qu'ils s'approchaient de leur destination. Ils mériteraient sans doute bien un peu de repos et des soins appropriés, une fois qu'ils seraient parvenus au château de lord Andrew. Grim lui-même semblait peiner à suivre le rythme, alors que son trot infatigable hérité de sa mère louve lui permettait d'ordinaire de suivre le train imposé sans peine. Afin de l'encourager, Morgan passa sa main sur l'encolure de son coursier gris dans une caresse bienvenue. Son frère Keylan chevauchait près de lui comme de coutume, et il le tira de ses pensées et de son mutisme.

« Pourquoi un tel empressement ? Tu veux tuer les bêtes avant que nous arrivions à Cendremarc ?

- Je n'ai nulle envie de m'absenter trop longtemps de Kayce.

- C'est à cause d'Alyn ? Elle a accouché maintenant, et elle se porte comme un charme. Ton fils aussi. Sans oublier qu'ils sont entre de bonnes mains à présent, et bien entourés : ils ont mère, Ann, mestre Weran... Tu ne crois pas que cela vaudrait le coup de ralentir un peu l'allure ? A moins que tu ne comptes regagner Kayce à pied parce que les chevaux n'auront pas supporté la cadence, ce qui te prendra encore plus de temps que ce que tu escomptais à la base...

Le jeune homme fit une légère moue, mais il accepta cependant de ralentir l'allure. Il tira légèrement sur ses rênes pour ralentir son cheval, et il sentit ce dernier se détendre de manière palpable sous sa selle. Il n'avait pas pour habitude de se faire sermonner par son cadet : depuis leur enfance, c'était plutôt l'inverse qui se produisait. Keylan était quelqu'un de jovial, bon vivant, plaisantin, avec un cœur gros comme un melon. Sa tendance à l'insouciance le rendaient peu enclin à la gravité, ce qui ne l'empêchait pas de faire preuve de sérieux. En l'occurrence, il avait pleinement rempli son rôle auprès de son frère.
Tandis qu'ils continuaient leur chemin à une allure plus modérée, le seigneur de Kayce se demanda quel accueil allait lui être réservé à Cendremarc. Naturellement, l'entretien avait été prévu par un échange de missives portées par des corbeaux, et son arrivée n'avait rien d'impromptue. Toutefois, il connaissait bien la réputation des Marpheux, et leur tendance à être tout feu tout flammes. Leurs réactions pouvaient être imprévisibles. Et sachant que tous les seigneurs de l'Ouest ne se montraient pas forcément enthousiasmé par les mesures de défense qu'il proposait, il ne savait pas franchement à quoi s'attendre avec lord Andrew. C'était un homme bien plus âgé que lui, qui avait déjà passé la quarantaine, et qui pourrait peut-être le regarder comme un jeune lord sans expérience. Ce ne serait pas la première fois que Morgan aurait affaire à un seigneur plus âgé que lui, qui ne le prenait pas au sérieux en raison de leur différence d'âge. Toutefois, il ne pouvait présumer de rien tant qu'il ne serait pas face à face avec le seigneur de Cendremarc. Poussant un soupir, il se retourna vers son frère.


- Je crois que j'en ai assez de chevaucher par tout le pays. J'aimerai disposer d'un peu de temps pour siéger à Kayce et m'occuper des problèmes de mon domaine, ainsi que de ma famille... Cela fait des semaines que je passe tout mon temps en entretiens diplomatiques.

- Et à force de chevaucher pendant des jours, tu vas attraper des cals sur le fondement... Alyn ne va pas apprécier de ne pas retrouver ton beau petit cul, maintenant que sa grossesse ne vous empêche plus de passer des nuits agréables...

- Non mais... Tu entends la façon dont tu t'adresses à ton seigneur ?

Pour toute réponse, Keylan éclata de rire, et son aîné lui-même ne put réprimer un sourire. C'était lui tout craché, toujours à placer une remarque inattendue au moment qui s'y prêtait le moins de prime abord.

Finalement, les remparts de Cendremarc finirent par apparaître à l'horizon, les contreforts des montagnes se découpant en arrière-plan. Pour y parvenir, Morgan et son escorte avaient chevauché le long de la côte, car le chemin était plus aisé à emprunter, moins accidenté et permettait de voyager plus vite. La seconde option était plus courte, mais elle impliquait de traverser les montagnes sur des chemins moins bien entretenus, parfois de simples sentiers de chèvres, sur lesquels il fallait progresser lentement et prudemment. En choisissant la première solution, ils avaient également pris le risque de tomber à l'improviste sur une attaque de Fer-nés, même si à priori leurs raids se concentraient à présent sur le Nord. Mais finalement, les Sept s'étaient montrés cléments, et aucune contrariété n'était venue perturber leur voyage.
Parvenus aux pieds de la forteresse des Marpheux, une sentinelle les questionna sur leur identité et la raison de leur venue. Soit il ne connaissait pas son héraldique, car les armoiries des Kenning ornaient tant les livrées des hommes d'armes, les capes des chevaliers ou le manteau de leur seigneur que l'étendard qui claquait au vent, soit il n'avait pas été prévenu de leur arrivée. Ou encore, il pouvait faire preuve d'un excès de zèle. Le seigneur de Kayce déclina son identité et la raison de sa venue en essayant de ne pas montrer son agacement, sous le regard amusé de son frère cadet. Le garde disparut un instant avant de réapparaître aux créneaux, et les portes s'ouvrirent devant la troupe qui s'engouffra dans la cour du château.
Lorsqu'il stoppa son coursier, Morgan mit pied à terre, et s'empara d'une outre qui pendait à sa selle, et d'un petit bol de bois rangé dans une sacoche de cuir. Il s'accroupit pour le remplir d'eau et le présenter à son chien-loup, qui s'empressa de boire à grandes lampées reconnaissantes.

- Je suis désolé de t'avoir imposé ça, vieux frère. Pardonne-moi. »

L'animal posa sur lui ses grands yeux d'ambre, puis il le laissa lui donner à boire une fois de plus, s'appliquant à terminer le bol qu'on lui présentait. Dans l'intervalle, des garçons d'écurie étaient venus prendre en charge les chevaux fatigués des visiteurs, et des hommes se présentèrent devant le seigneur de Kayce pour le conduire à leur maître. Flanqué de son frère et de Grim, le jeune homme leur emboîta le pas, emportant avec lui les parchemins qu'il avait amenés, sur lesquels figuraient les emplacements idéaux des feux d'alarmes, ainsi que le schéma de construction et d'autres données du même acabit.



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