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Epilogue : Epreuve finale du tournoi

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Corneille à Trois Yeux
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Message Dim 11 Nov 2012 - 20:48

La reprise du tournoi avait été annoncée le matin même, mais il avait fallu faire un grand nettoyage avant que les choses ne puissent réellement se lancer. Nombre de chevaliers avaient été invités à remballer leurs affaires et à quitter les lieux, même si certains souhaitaient malgré tout assister à l'événement final de cette drôle de farce. Les troupes du Conflans avaient pris possession des lieux et partout leurs bannières claquaient au vent tandis que les oriflammes Frey et Beurpuis avaient été remplacés par le Dragon Rouge du Roi et le Dragon Blanc de la Main. La Truite Bondissante des Tully n'était pas en reste et c'était d'ailleurs le jeune lord du Conflans qui présidait à la cérémonie depuis la tribune des nobles et du haut de ses huit ans. Il était entouré de seigneurs loyaux présents pour assurer sa sécurité alors que des Dents de Freux gardaient tout le champ du tournoi.


*** *** ***

Dans le château lui-même, ser Alrik Mallery envoya des gardes chercher les pétitionnaires qui s'étaient manifestés le matin même et pendant que les Freux parcouraient les terres Beurpuits à leur recherche, leur capitaine mit un point d'honneur à chasser l'ancien seigneur des lieux. Accompagné des membres de sa famille et de quelques rares gardes restés fidèles, c'est à bord d'un chariot contenant ses dernières richesses que l'ancien lord attendait de pouvoir quitter les lieux, trop heureux de conserver sa vie. Quant au reste de sa fortune, il était déjà chargé dans d'autres chariots qui partiraient bientôt à destination de Port-Réal.

A l'intérieur du donjon, lord Brynden Rivers mettait une touche finale au déroulement des événements lorsqu'il fut interrompu par l'arrivée inopinée d'une étrange silhouette. Levant les yeux, il ne lui fallu guère longtemps pour reconnaître la personne dont il s'agissait. « Ah, Lantheïa. Je m'attendais à te voir. On m'a annoncé que tu avais cherché à me rencontrer ce matin, mais j'ai du gérer bien des affaires avec les nobles seigneurs. Y avait-il quelque affaire dont tu voulais m'entretenir? »


*** *** ***

Où qu'il se trouve, le prêtre à barbe Oteh Byris vit à son tour arriver des gens. Une fois n'est pas coutume, des gardes en armes se dirigeaient vers lui, mais pour une fois, ce n'était pas de manière menaçante. Il pouvait en effet reconnaître le Dragon Blanc des Dents de Freux sur les tabards ces hommes. « Messer, nous avons pour ordre de vous conduire auprès de ser Alrik. Il vous attend dans la cour du château. Veuillez nous suivre, s'il vous plait. » Tel qu'il l'avait demandé le matin même, Oteh avait donc l'occasion de rencontrer le capitaine des Dents de Freux pour s'entretenir avec lui de ce qu'il avait en tête.

Au même moment, les premières acclamations retentissaient dans les lices alors que les trompettes claironnaient pour annoncer le début des joutes entre les finalistes du tournoi. Les spectateurs se rappelaient du talent de chacun des compétiteurs et personne ne pouvait prédire qui allait l'emporter... Le Champion du Roi n'allait toutefois plus tarder à être couronné.

    - Il s'agit ici du tout dernier sujet, accessible uniquement à ceux qui le souhaitent. Personne n'est obligé d'y poster, bien évidemment, mais si vous souhaitez obtenir des réponses à vos dernières questions, c'est le moment. Vous pouvez conclure les rencontres effectuées au cours de l'événement et vous pouvez évidemment réagir aux dernières joutes. Notez bien qu'aucun autre événement n'aura lieu donc ne vous attendez pas à de l'action ! Very Happy
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Lantheïa
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Message Mar 13 Nov 2012 - 17:57

Lantheïa avait patienté en compagnie d’une vieille connaissance dornienne, une amie chère répondant au nom suave d’Eva. De leurs récits mutuels elle avait déduit une fois de plus que son instinct ne l’avait pas trompée : en se tenant à l’écart de Port-Lannis depuis les premiers raids fer-nés, elle avait échappé à l’attaque de la citadelle. Certes, un tel spectacle eût nourri à l’envie ses futures créations, mais au risque d’y laisser sa précieuse tête, ce qui n’en valait assurément pas la chandelle. Et cela lui avait permis d’assister en ce jour à un événement plus important encore… mieux qu’assister : participer. Elle était actrice avant d’être créatrice. Mener grand jeu restait son accomplissement le plus gratifiant. En l’occurrence, la Main lui avait servi sur un plateau le décor, le rôle et le scénario les plus excitants de sa tumultueuse carrière. Et il était temps de le payer de retour, à en juger par la mine protocolaire du soldat qui se présentait devant elle. « Lord Rivers va vous recevoir » dit-il d’un ton sentencieux.

Une dernière fois, elle contempla les têtes exposée sur des piques, et sous son maquillage bleu et blanc ses lèvres s’ourlèrent d’un sourire songeur. « Jour faste pour les corbeaux » dit-elle à sa compagne et à l’homme auquel celle-ci venait de la présenter. « Tous les corbeaux. » Elle avait hâte de s’adresser au plus grand d’entre eux, ce corbeau freux, ce corbeau blanc, que d’aucuns nommaient sanglant. Blanches ailes, grandes nouvelles, songea-t-elle en suivant le soldat d’un pas léger. Elle adressa en partant un petit signe d’adieu à ses interlocuteurs et un autre, un peu différent, à la troupe de nains qui discutait non loin de là. Tobin le Moutonneux se faufila jusqu'à elle et lui glissa un paquet tiré de sa fausse bedaine, qu'elle glissa dans son ample accoutrement de bouffon. « Ils ont pas de bol, quand même ! Mettre au point une stratégie pareille et tomber sur des cerveaux comme nous !» lui souffla-t-il avec un clin d'oeil. Elle acquiesça en souriant de toutes ses dents. « Aucun plan ne saurait être dénué de faille, mon cher. C'est une leçon que certains auront durement apprise aujourd'hui. Ainsi s'écrit l'Histoire. » Elle ébouriffa amicalement la toison frisée de son comparse et se hâta de rejoindre le soldat qui venait de s'apercevoir qu'elle était à la traîne et manifestait des signes d'impatience.

Lorsqu’on l’introduisit à l’intérieur du château auprès de son employeur occasionnel – de loin son chouchou parmi ses nombreux mécènes – elle effectua une pirouette avant de s’incliner profondément devant lui. Elle avait retrouvé certains réflexes de sa prime jeunesse en s’entraînant avec les nains, même si son vieux dos s’en plaignait, et cela l'amusait d'en faire étalage pour amuser la galerie, saltimbanque qu'elle était, jusqu'au bout des ongles... ce genre de pitrerie serait bien assez tôt remisée au placard de ses vertes années, après son départ de Murs-Blancs...

« Messire Main, quel bonheur de revoir votre lumineux visage ! Vous éclairez de votre présence ce décor prétendument immaculé que souillent la sédition, le complot et les ambitions mesquines. Permettez-moi d’exprimer mon admiration face à un coup de théâtre aussi habilement joué. Cette entrée en scène était un modèle du genre… Mieux, vous avez mis fin à une sinistre farce qui aurait pu tourner à la tragédie... je gage que le faux dragon a laissé tomber ses ailes de toile et que le noblaillon qui se voyait déjà revenir glorieusement sous les feux de la rampe a fini de manger son pain blanc. Comme il se doit, les bandits et les bouffons sont démasqués, et les authentiques héros sortent de l’ombre pour rendre la justice… tandis que leurs fidèles serviteurs versent le vin de la victoire. »

Ce disant, elle s’inclina à nouveau avec un léger effet de manche. « Quant à la friandise que je m’apprête à vous servir, Messire Main… j’espère qu’elle sera à votre goût… » Elle passa un doigt gourmand sur ses lèvres et se fendit d’une œillade charmeuse. Puis elle entrouvrit son ample costume, en tira le paquet et d'un geste étudié, arracha l'étoffe quelconque qui l'enveloppait. Un instant, l'air sembla se figer comme de la gelée alors qu'un torrent de couleurs se déversait de ses mains. Était-ce un joyau, un astre tombé du ciel, qui chatoyait ainsi comme le soleil couchant au creux de ses paumes ? Était-ce le cœur même du Ferrant qu'elle osait toucher de ses mains profanes ? Non, seulement une chose morte, pétrifiée par le temps. Mais dans la mort même les dragons ne sauraient être ternes. « Voici un œuf digne d’un roi. Je gage que vous saurez en disposer de la meilleure façon. »
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Message Sam 17 Nov 2012 - 16:46

Sa chanson se terminait, et il recommençait à gratter la pointe de sa lame pour en éliminer les impuretés. Puis il usa de nouveau sa pierre dessus rendre sa lame toujours aussi affutée et toujours aussi dangereuse. Un seul contact avec le tranchant de cette lame et c’était la découpe assuré pour tout élément biologique, chaire, os, graisse, cervelle. Puis il repassa à nouveau un coup de son chiffon imbibé d’huile, avec des mouvements circulaires pour la faire briller jusqu’à ce qu’une voix reconnue entre toute le tira de son exercice relaxant.

« Bonjour Eva. » Répondit il en redressant son dos pour faire face à la jeune femme dont le comportement étrange ne l’avait pas moins interloqué qu’inquiété. Il lui afficha un sourire poli et adressa à son amie des salutations de base. « Le moment est mal choisi je le craint avec regret croyez moi. Je dois parler à un des hommes qui sont arrivés. Je compte m’enrôler contre les îles de fer. Ce pendant en attendant, je peux vous chanter autre chose en vieux valyrien des contrées septentrionales d’Essos ...

Dovahkiin, Dovahkiin, naal ok zin los vahrin,
Wah dein Vokul mafaeraak ahst vall !
Ahrk fin norok paal graan fod nust hon ...
»

Il s’interrompit soudain lorsqu’il vit se diriger vers lui deux soldats de la garde. Sans détacher ses yeux des hommes en armures qui approchaient, il lacha la main d’Eva et fourra de manière précipité dans son sac ses outils de nettoyage, ainsi que sa lame, puis il se le repassa en travers du dos et lâcha à Eva avant que les hommes n’arrivent.

« Adieu, que les Sept vous gardent. »

Les deux hommes ne furent pas sur lui qu’il ne pouvait rester à les attendre et se dirigea à leur rencontre. Ils lui confirmèrent l’ordre de l’amener auprès de l’homme à qui il s’était adressé plus tôt. Oteh ne discuta donc pas et les suivis sans hésiter, et sans se retourner vers cette jeune femme qui lui avait apporté compagnie et un certain soutien durant les derniers jour. Il ne croisa pas non plus le regard de la petite Lyra. Etait-elle déjà partie avec son ami le tailleur ? Il leur souhaitait tout le bonheur possible. Au regards alentours, il offrit la vue d’un homme dur après en. La machoire fermée et bien serrée, les sourcils froncés obscurcissant son regard dur. Ses poings serrés se balançaient d’avant en arrière selon une cadence donné par son pas. Il ne portait d’armure, mais dans sa tête c’était tout comme. Il agissait maintenant comme le soldat qu’il était et une nouvelle assurance peignait son visage. Il arriva rapidement dans le dos de Ser Alrik, il s’arrêta alors, se planta sur ses jambes, croisa ses mains dans son dos et dit :

« Ser Alrik, je suis honoré de pouvoir m’entretenir avec vous. J’ai entendu maintes rumeurs sur une milice pour contrer les fer-nés. J’aimerais en savoir plus. »
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Alrik Mallery
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Message Sam 17 Nov 2012 - 23:14

Les évènements s'étaient promptement succédés à la Laiterie, qui s'était notamment vue débarrassée de son seigneur déchu dont Alrik avait lui-même veillé au départ. Aucun litige n'avait été à déplorer depuis que les loyalistes avaient la main mise sur le domaine, tout s'était passé comme prévu bien que de nombreux détails demeuraient à régler. Les convives au mariage s'en étaient sporadiquement allés, sous la bienveillance des Dents de Freux qui ne lésinaient pas à la tâche, dispersés selon les indications de leur commandant pour lequel le hasard n'avait guère sa place. Sous la requête des lords Arryn et Tully, le tournoi avait été consciencieusement réorganisé avec les derniers participants, la victoire voué à honorer nul autre que le roi Aerys Targaryen lui-même. Laissant les hauts seigneurs à la gérance sécuritaire des joutes, il avait rejoint la Main du Roi pour mieux le seconder dans ses devoirs avant de vaquer à ses propres occupations, se penchant sur les demandes d'audience qui lui avaient été faites plus tôt dans la journée. Lanthéia fut conviée à se présenter auprès de Brynden Rivers, quant à Oteh, deux sigisbées lui avaient été envoyés pour le ramener auprès du sieur Mallery, ce dernier se tenant plus généralement au service de ceux qui désiraient s'entretenir avec lui.

Affairé à divers vélins, le chevalier n'aperçut le prêtre à barbe qu'une fois que celui-ci se soit manifesté dans son échine, lui faisant faire volteface non sans un intérêt renouvelé. Il se souvenait sans mal de la déférence avec laquelle cet homme s'était inopinément manifesté au moment où il l'attendait le moins, en pleine cohue populaire qu'il eut été. Il accueillit son interlocuteur d'une mouvance de la tête, puis s'appliqua à écouter ce qu'il avait antérieurement entamé avec tant de ferveur.


« Navré de ne vous recevoir que maintenant, vous vous doutez que la besogne n'est en rien lacunaire au vu des circonstances. » Un semblant de bienséance pour entamer le dialogue, puis il poursuivit. « La milice dont il est question a son coeur à Port-Réal, toute lame est bonne à se faire enrôler si le désir en est exprimé. Nous comptons sur la résolution d'âmes libres pour aider le royaume dans ses... Ecueils. » Il frotta sa barbe avec une mimique réflective. « Je ne vous mentirai pas en vous assurant qu'il s'agit d'une croisière. Pour avoir déjà assisté à une rapine fer-née, ces pirates sont de redoutables guerriers, hommes comme femmes, et rien ne leur fait plus plaisir que nous occire à tour de bras. Cette inimitié leur lègue une rage de vaincre des plus puissantes, mais qui sera insuffisante face à notre réplique. Cela étant, les miliciens feront de tout ce qu'ils pourront emporter leur propriété, et tous ceux qui reviendront en un seul morceau, si j'ose dire, recevrons une prime de trois cents Dragons d'Or. » De quoi motiver les troupes, il n'en doutait pas. Sa main se posa sur le manche de Fraternité dans un pur réflexe corporel, alors qu'il acheva sa prise de parole. « Je puis aisément vous faire engager si c'est ce que vous voulez, il vous faudra prendre la route pour la capitale, avec le cortège de la Main du Roi possiblement, dont je ne ferai toutefois pas partie. Mais je vous donnerai une lettre cachetée qui vous ouvrira les huis de vos projets, s'ils vont en ce sens. »


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


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Message Dim 25 Nov 2012 - 10:26

Le vent soufflait pour l’une des dernières fois autour des tours de la Laitière, bien sur il resterait autant de trace de ce château ici que d’intelligence dans le crâne d’Otho Bracken. Bientôt les pierres et les mauvais souvenirs de ce lieu seraient balayé et ce qui était à la terre retournera à la terre, comme les hommes, pourtant ce monde continue de tourner, poussé par des dieux qui n’ont que faire d’une unique vie quand ils en ont un nombre incalculable à protéger. Pourtant, un de ces dieux s’étaient intéressé à l’unique vie d’Oteh, le désignant ainsi comme son champion. Il écouta attentivement les dires du chevalier aux traits tirés par une certaine lassitude, peut être la fatigue de la route. Il décrivait les fer-nés comme de redoutables guerriers ce qui eu le mérite de faire rire intérieurement le guerrier de Norvos. Pourtant, Oteh ne savait pas s’il devait confier à cet homme la vérité au sujet de sa vision du Guerrier. Le prendrait-il pour un fou ? Il y avait certaines chances pour que ce soit le cas en effet. La prime... il ne se battait pas pour elle au premier abord, mais comment y renoncer ? S’il ramenait cet or à Norvos, cela contribuerait fortement au réarmement des Prêtres, eux qui à une époque pas si lointaine étaient obligés de faire fondre les hallebardes des défunts prêtres pour la nouvelle génération. Ser Mallery lui assura ensuite qu’il était apte à le faire enroler grâce à un parchemin qu’il adresserait en sa faveur. Lorsqu’il eut terminé, Oteh plongea son regard dans celui du chevalier, le sondant de manière concentré, puis lui adressa un sourire.

« Ser... Vous n’imaginez pas à quel point... Ses phrases étaient dites avec une lenteur calculé. Les Sept, et le Guerrier, vous soutiennent dans cette démarche, les sardines du Dieu Noyé ont fait assez de mal aux brebis de Westeros. Nous sommes des bergers avec le devoir de défendre ces ouailles. Mon bras et ma foi sont au service de ce royaume, ainsi l’ont voulu les dieux. Juste une petite chose... Il retira son sac de son dos et en sorti la lame fendu au manche détruit. D’une brillance sans équivoque, elle resplendissait malgré la pitié de son manche brisé dont des échardes ne cessait de se détacher. Mon épouse n’est pas dans les meilleurs dispositions encore. Aussi les dieux m’ont mit sur le chemin d’un certains Clarence Hightower, l’on m’a dit qu’il était le Grand Argentier, votre lettre me permettra-t-elle d’avoir une audience auprès de sa personne ? Elle a mes côtés, la victoire est notre ! »

Les divinités s’étaient présentés dans sa bouche plus de fois qu’il ne l’aurait souhaité, mais après tout, les chevaliers sont des hommes de foi, bénis par des huiles représentant leur divinité. Il ne pouvait pas repoussé quelqu’un comme Oteh normalement.
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Alrik Mallery
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Message Dim 2 Déc 2012 - 12:46

Il n'était pas rare que deux quidams à l'arme aisée se jaugent sans que l'insolence ne pointe dans leur échange, tel était le cas du chevalier et du prêtre dont les motivations étaient, certainement, d'apprendre de leur vis-à-vis. Un homme de foi savait reconnaître un homologue dans son combat, et au vu de la façon dont cet étranger s'était présenté à lui, Alrik ne doutait pas qu'il faisait partie de ces sigisbées sans titre, dont on n'omettait pas le passage – pour sûr que lui, il ne l'oublierait pas, cet étrange personnage. A la résonance de ses premières paroles, le commandant plissa les yeux avec intérêt et concentration, tentant peut-être de voir au-delà des paroles elles-mêmes. Les analogies faites entre les écumeurs des Iles-de-Fer et la population du continent le firent sourire, même si, au fond, les sardines n'étaient pas à considérer avec légèreté, il en savait quelque chose. Cela étant, son regard d'azur biaisa sur la lame brisée mais dont la nitescence ne semblait pourtant point altérée, sa poigne se resserra inconsciemment sur la belle Fraternité tel le carcan énamouré d'un époux à sa compagne de toujours. Comme nombre de guerrier, il connaissait le lien qui se tissait entre un arme et son porteur, aussi sa commisération fut immédiate en plus d'être légitime, là où d'autres auraient éventuellement raillé de cet attachement matériel, lui comprenait. Il hocha donc vigoureusement le chef pour signifier son approbation.

« Si la victoire est nôtre avec cela, ne perdons point de temps dans ce cas. » Badina t-il innocemment, intrigué par la présomption d'Oteh qui ne souffrait d'aucune crainte concernant la bataille à venir. Le sieur Mallery fit ensuite le tour de l'écritoire, où étaient disposés nombre de documents, pour s'y attabler, toujours face à son interlocuteur bien qu'il ne le regardait plus. « Le Grand Argentier est actuellement à Port-Réal pour participer au Conseil Restreint qui se tiendra peu de temps après le retour de la Main du Roi, vous pourrez donc le rencontrer directement au Donjon Rouge. Je vais rédiger une épître à l'intention de lord Hightower pour l'entretenir de votre demande d'audience, que je cautionne évidemment. » Armé d'une plume et d'un encrier, il se mit aussitôt à rédiger sur un vélin vierge. « Je ne vous promets nullement qu'il vous aidera, cela n'est pas de mon ressort, la seule chose que je sois en mesure de faire est de le convaincre de vous écouter, au moins. Je vais écrire une seconde lettre, que vous devrez garder sur vous, pour votre enrôlement dans la milice contre les fer-nés, entre autre. Elle vous permettra également d'entrer au Donjon Rouge en la présentant aux Dents de Freux qui y seront, mes hommes ont pour consigne d'être particulièrement regardants sur les mouvements qui se font lors de mes absences, l'on ne vous importunera pas avec ma griffe en bas de page. » Il prit un instant pour se pencher sur ladite lettre dans toute son officialité, qu'il posa ensuite devant le prêtre pour la lui confier. « Y a t-il autre chose que je puisse faire pour vous ? »


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Danelle Lothston
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Message Jeu 6 Déc 2012 - 17:18

Je ne suis pas celle que vous croyez. Telle fut ma première pensée en affrontant les regards stupidement écarquillés de la foule, en ce jour si étrange où je bouclais la boucle initiée quelque vingt-cinq ans plus tôt, lorsque j'avais d'un seul et unique coup d'épée brisé ma propre vie et l'orgueil d'Ambrose Beurpuits. Je revoyais le regard de mon père, j'entendais les glapissements de mon frère, et je sentais encore la giclée de sang chaud sur mes poignets blancs, ces poignets que l'on tordait pour me neutraliser... Peu importe qui je suis, d'ailleurs : sous le regard de mes pairs, pathétique démente ou lady extravagante, ici et maintenant, je ne suis jugée que par mes actes. Laissons-les parler, donc.

Je tenais une épée à nouveau, et l'armure de plate d'un noir absolu qui épousait mon corps de femme n'était que le reflet de la carapace que j'avais formée autour de mon âme. Le vent battait mes cheveux sur ce qui aurait pu devenir un champ de bataille mais se trouvait finalement être le champ d'un triomphe sans effusion de sang. Lord Brynden Rivers avait finement joué sa partie et je me faisais l'effet d'un épouvantail dans un verger. Mon orgueil n'en souffrait aucunement, le rôle étant pour moi une seconde peau. La seule nouveauté, en l'occurrence, résidait dans une apparition ostentatoire, au grand jour, de Danelle Lothston en ses atours de Folle, moins colorés il est vrai que ceux des fous embauchés pour distraire les invités du mariage Beurpuits.

Il y avait longtemps que je n'avais vu Ambrose, et j'avais un peu pitié de lui. Encore une fois je venais lui infliger la pire des avanies. Point seule, cette fois, mais aux côtés d'un large rassemblement de seigneurs tout aussi déterminés à lui pourrir la vie, enfin, à mettre fin à ses ambitions déplacées. Quelque chose me disait que ma vue ne lui serait pas d'un grand réconfort et j'avais choisi de garder mes distances à notre arrivée au château ; pour autant je n'aurais pas hésité à le passer au fil de l'épée s'il l'avait fallu. La situation était ironique, à bien y penser. Ces murs si blancs abritaient la félonie et le complot, comme la blanche et bonne face d'Ambrose, tandis qu'Harrenhal, dans sa noirceur effrayante, avec sa régente supposée maléfique, n'abritait aujourd'hui que des esprits loyaux aux Targaryen. Comme les apparences peuvent être trompeuses. Les chauve-souris s'avéraient plus fiables que les vaches à lait, en fin de compte.

L'acier qui m'habillait de pied en cap, ou presque à défaut de casque, semblait attirer l'oeil du tout-venant. Pour une fois je pouvais presque lire dans leurs pensées - mais peut-être étais-je encore une fois à côté de la plaque ? Non seulement cette folle de Danelle se prenait pour un chevalier, mais en plus elle s'était fait forger une armure hors de prix qui lui allait comme un gant de soie à une lady du Bief ! Elle avait décidément perdu tout sens commun, et lord Rivers était certainement tout aussi fou de s'acoquiner avec cette vieille cinoque ! Qui sait si elle n'allait pas tout à coup sauter à la gorge de quelqu'un pour y planter ses petites dents blanches et pointues, et s'abreuver du sang d'un innocent !

Au lieu de quoi je me contentai de distribuer mes ordres à mes troupes et de rejoindre mon seigneur suzerain, lord Edwyn Tully, encore petit par la taille mais déjà grand par le coeur, pour assister à l'épreuve finale d'un tournoi qui resterait assurément dans l'histoire. On ne peut pas toujours être à la hauteur de sa réputation, que voulez-vous.

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PS : Mes PNJ sont ouverts à l'incarnation par des joueurs, MP-moi si vous êtes intéressé !


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Message Sam 26 Jan 2013 - 15:29

Alors que de nombreux chevaliers avaient été renvoyés sur les routes, d'autres étaient restés pour assister à la fin de ce tournoi particulièrement surprenant et étonnant. On avait remplacé les bannières des Frey et des Beurpuits par celles du Dragon Rouge, du Dragon Blanc et de la Truite Argentée, mais cela ne suffisait pas à dissiper la gêne et les troubles causés par les événements de la journée et des journées précédentes.

Le petit lord du Conflans présidait malgré tout la fin des joutes et c'est après un petit discours qu'il permit à ser Pryam du Val et à lord Jasper Arryn de débuter leur dernier affrontement. En quelques minutes à peine, l'un des hommes fut désarçonné et le combat continua à pied dans un épique affrontement à l'épée. Les échanges furent rapides et efficaces jusqu'à ce qu'un coup de bouclier du chevalier errant ne permette de faire apparaître le vainqueur aux yeux de tous : ser Pryam du Val dont la véritable identité restait encore dissimulée. Félicité par son seigneur suzerain, il fut aussitôt acclamé et salué par la foule.


*** *** ***

Pendant ce temps, à l'intérieur du donjon de Murs-Blancs, lord Brynden Rivers reçut la saltimbanque Lantheïa. Cette dernière était comme à son habitude et c'est sur un discours habilement préparé qu'elle sortit un paquet de son costume, un paquet qui ne contenait nul autre que l’œuf de dragon volé à lord Beurpuits ! Mais pouvait-on être accusé de vol quand on récupérait ce qui nous appartenait de droit ? Après tout, cet œuf avait été acquis par lord Beurpuits d'une étrange manière et depuis lors, il ne s'était nullement montré à la hauteur d'un tel présent. Il était inévitable que ce soit les vrais dragons qui finissent par le récupérer. Mais cela, personne n'en saura jamais rien. L’œuf allait être secrètement ramené au Donjon Rouge et là, il retrouverait sa place au cœur de la Citadelle de Maegor.

Récupérant l’œuf, lord Brynden le mit à l'abri dans un coffret spécialement dédié tout en payant la somme convenue à Lantheia pour le travail effectué. Ayant d'autres affaires à mener, il échangea encore quelques mots avec elle avant de la laisser retourner à ses occupations, convoquant ser Alrik Mallery. En effet, la Main du Roi devait s'entretenir avec son ami et commandant au sujet de la destruction de la forteresse de Murs-Blancs ainsi que du nombre de troupes dont il allait avoir besoin pour cela.


*** *** ***

Les rares personnes encore présentes dans les lieux furent rassemblées dans la cour du château, au milieu des troupes du Conflans et des Terres de la Couronne. Là, sous les yeux de tous, le jeune petit lord Tully prit la parole, prononçant un discours en l'honneur des véritables dragons avec ses mots d'enfants. Puis, sous l’œil bienveillant de lord Arryn et de lord Rivers, il félicita les vainqueurs du tournoi et leur remit leurs récompenses. En raison du vol de l'oeuf de dragon, ser Pryam se vit remettre une petite cassette contenant la modique somme de cinquante dragons d'or. Une récompense non négligeable pour un homme tel que lui ! Lord Arryn remporta quant à lui la somme de trente dragons d'or alors que ser Even Corbray et ser Glendon Flowers recevaient une bourse de dix dragons.

N'ayant que faire d'un tel cadeau, lord Arryn divisa sa récompense en trois parts égales qu'il offrit aux autres chevaliers. Cela pouvait sembler étrange mais le jeune seigneur prenait très à cœur les préceptes religieux et il ne souhaitait pas conserver un tel trésor. Il offrit ainsi dix dragons d'or à ser Pryam pour son talent et la gloire qu'il avait acquis en combattant au nom du Roi Targaryen, dix dragons d'or à ser Even Corbray qui avait prouvé son innocence et vaincu le faux dragon devant les Sept et dix dragons d'or à ser Glendon Flowers qui avait plus que largement fait ses preuves malgré son jeune âge et sa bâtardise.

La foule acclama les quatre chevaliers et malgré l'atmosphère pesante, ce fut un instant de fête et de joie pour tous. Le tailleur Maël eut même le plaisir de voir revenir les trois écuyers à lui. Ne venait-il pas de remporter son pari grâce à ser Pryam ? Après un cours échange verbal, le plus âgé des écuyers rendit sa somme au tailleur tout en lui donnant une bourse contenant le double de cette somme. Il récupérait ainsi un total d'une dizaine de cerfs d'argent, coquette petite somme pour avoir eu confiance en un chevalier du commun !

Finalement, dans les heures qui suivirent, les gens furent autorisés à quitter les lieux, reprenant la route vers leurs propres demeures. La Main du Roi reprit la route aux côtés des Dents de Freux et des armées de la Couronne, ramenant avec eux plusieurs rebelles supposés pour enquête et interrogatoire à Port-Réal. Pendant ce temps, ser Alrik demeurerait sur place avec les troupes du Conflans afin de s'assurer qu'il ne reste plus la moindre trace des rebelles sur les lieux, mais aussi afin de s'assurer que la forteresse de Murs-Blancs serait réduite en ruines une fois vidée de ses richesses. Un travail de grande importance en perspective pour lui.


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Epilogue : Epreuve finale du tournoi

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