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À chaque rencontre, une nouvelle histoire s'inscrit. C'est là que réside le plus étonnant mystère de l'aventure humaine

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Rebecca Staedmon
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♦ Missives : 134
♦ Missives Aventure : 30
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 04/07/2012
♦ Célébrité : Kate Beckinsale
♦ Copyright : Moi
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Aaricia Greyjoy, Maeve Arryn, Maureen Bolton
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Lord Stefan Staedmon
♦ Lieu : Grande-Arche
♦ Liens Utiles : Lady Rebecca Staedmon de Grande-Arche

Voyages et aventures d'une Infidèle

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Message Dim 11 Nov 2012 - 14:30


Son départ avait été précipité. Elle s’était remise de sa blessure et elle avait repris le chemin de son voyage qui la menait bien où les sabots de Sheila voulaient bien aller. Malheureusement, elle avait toujours le même problème. Elle s’attirait les ennuis et les regards, ce qui la poussait à ne jamais rester bien longtemps dans un endroit. Elle était ainsi, prise avec une malédiction de ne jamais avoir de répit. Les températures étaient loin de celle qu’elle avait connue. Elle lui rappelait certes, un long hiver qui avait été suivi du fléau du printemps, mais elle essayait de ne pas trop se rappeler ce que les Dieux lui avaient pris. Elle les haïssait. Qu’avait-elle fait pour mériter cela. Son fils, sa chair, elle n’avait pas pu le sauver. Si seulement, elle avait pu échanger sa place, mais non, les dieux aimaient la torture et les pauvres mortels. Puis ce fut son père adoptif. La vieillesse l’avait emporté à son tour. Son mari s'était retourné contre elle l’accusant à tort de ne pas avoir protégé son fils. Elle l’avait tué à son tour. Brulé dans sa maison. On avait fini par croire que le couple avait laissé une bougie et que la maison s’était embrasée. D’autres disaient qu’il l’avait laissé bruler pour la punir. Elle, elle avait renié ses dieux sous prétexte qu’ils l’avaient abandonné, en lui prenant ce qui lui était plus cher. Son voyage était souffrant. Chaque fois, qu’elle rencontrait un chevalier, il semblait être le pire exemple. Son cœur se serrait lorsqu’elle voyait des mères près de leur enfant, les jalousant presque de ne pas avoir cette chance et sa haine était déversée sur les prêtres qu’elle croisait.


Après ses mésaventures dans le Conflans, et les dieux savent comment elle avait failli trépasser, elle avait pris la direction de la route royale. Elle se souvenait encore du jeune chevalier qui s'était porté à son secours. Il remplissait l’idéal que son père s'était fait de la chevalerie. Elle avait profité du reste du temps pour imprimer les paysages qui s'étaient offert à elle, pour une dernière fois. Elle n’Avait pas envie de remonter vers le Nord. Du moins, pas maintenant. Elle voulait surtout visiter les terres vertes du Bief. Son père lui avait raconté tant d’histoire. Son voyage allait se poursuivre. Elle suivait les routes, empruntait des chemins et elle atterrissait en quelques parts. La température devenait plus froide avec le temps elle en avait mal partout. Elle imposait un rythme plutôt lent à sa monture et n’hésitais pas à dormir sous la belle étoile. Elle avait pris l’habitude de rester dans les arbres. S’endormant parfois très haut du sol. Elle se disait que puisque les dieux semblaient vouloir sa déchéance, elle ne pourrait pas tomber plus bas. Le pire qui arriverait certainement c’est qu’elle meurt en tombant de son perchoir.


Elle avait échappé à quelques problèmes et elle avait atterri dans une auberge près de la route royale. L'endroit puait les problèmes, mais elle ne pouvait pas rester comme ca, à attendre que la pluie passe. Comptant les dragons qu'elle avait réussi à subtiliser, elle alla trouver le réconfort d'une chambre pour une nuit. Une nuit qui se prolongea à plusieurs. Les pluies n’avaient pas cessé pendant plusieurs jours. Elle avait joué les gentilles dames en aidant la femme de l’Aubergiste. Celle-ci était au dernier mois de sa grossesse, et entre-temps, elle avait réussi à trouver un accord. Elle aidait le couple et en échange, elle pouvait rester à l’abri. Elle avait apprécié cette partie de son expérience. Elle n’avait pas éprouvé de jalousie pour une fois. Elle était heureuse de sentir apprécier et serviable. Elle n’avait pourtant pas oublié ses habitudes, elle terminait souvent la soirée au bras d’un chevalier et finissait par lui subtiliser quelques choses de précieux. Elle était resté bien plus que quelques jours. La jeune femme avait eu son bébé et Maud se sentait un peu idiote de partir ainsi. Si elle avait un point faible que personne ne connaissait c'était bien les enfants. La jeune mère se portait bien et Maud était restée. Elle s'était attachée à l’endroit. De voir un enfant la tuait à petit feu. Elle se rappelait tant le sien. Lorsqu’elle entendait le gamin, elle rageait intérieurement et pleurait en silence.

Pourquoi restes-tu ici, Maud?

Je ne sais pas.

Tu as un mari ?

Il est mort Du fléau, avec mon fils. Et je suis trop insupportable et aventurière pour plaire à un homme.

Une famille alors?

Ma mère m’abandonné quand j’étais qu’un nourrisson. Un chevalier m’a adopté et a pris soin de moi. Ce que je sais, je le tiens de lui. J’ai eu un fils, mais le Fléau l’a emporté. Mon père est mort quelques temps après. Je dois aller chercher quelques affaires au marché, je reviendrais à temps pour vous aider.

Elle ne s’attendait certainement pas à un questionnement, mais elle préférait quitter la pièce. Malgré tout, elle fut surprise par le mauvais temps qu’il faisait. L’automne était bien présent et après un été sec, chaud et long, elle n’Avait jamais cru revoir de la pluie. Sur le chemin du retour, elle ne fit pas attention. Elle était trempé jusqu’au os lorsqu’elle entra dans l’auberge. Au moins, la pluie aura eu la bonté de lui refroidir les idées. Remuée son passé l’avait toujours un peu rendu désagréable. Il faisait froid et la femme de l’aubergiste, la reconduisit jusqu’à dans sa chambre pour lui fournir des vêtements secs. Elle l’amena en suite jusqu’à une petite table près d’une cheminée.

Repose-toi c’est calme pour le moment. Je ne voudrais pas que tu attrapes froid. Bois-ca, cela te fera du bien.


Son estomac gargouillait et la fatigue se faisait sentir. Un bon lit lui ferait du bien. Elle avait encore l’impression d’être trempée. Elle avait finit par se résoudre à monter et dormir quelques peu, mais un cauchemar la sortit rapidement du sommeil. L’eau, elle détestait l’eau. Peu importait la forme de cette dernière. Elle détestait l’eau depuis qu’elle avait failli se noyer dans son enfance. Elle avait toujours redouté cet élément de la nature comme on fuyait le fléau. Elle descendit entement les escaliers, manquant de les descendre sur les fesses, lorsqu’un couple passa en trombe. Le mauvais temps avait fait rentrer des gens de tous genres. Elle les avait observé un après l’autre. Elle regarda la jeune femme et s’empressa de l’aider. Elle prit le temps de vider quelques tables laissées à l’abandon et apporta les breuvages aux clients. Elle était habituée à ce brouhaha. Elle finit par déposer une chope sur une table en retrait. Elle évita tout contact avec l’homme et elle s’en alla au plus vite. Elle laissait même ses yeux sur ses mains pour ne pas se sentir de frisson. Décidemment il y avait tout plein de gens bizarre. Elle finit par faire comme si de rien n’était et regarda plus loin le feu qui dansait dans la petite cheminée. Peut être la froideur de l’eau lui donnait plus froid dans le dos que tous les gens qui pouvaient occuper la place présentement. Elle se fit ramener sur terre par l’aubergiste qui commençait à être habituée à ce genre de comportement.


-Bon sang Maud, sur quelle planète, les sept t’ont encore envoyé , ricana l’aubergiste.

-Ne prononce pas ses mots, Thomas. Tu sais ce que je pense des sept. Les dieux ont tendance à se moquer de moi et en profitent pour me rendre maladroite pour leur pur plaisir

-Va, tu n’as pas servi la table du fond, ces messieurs attendent.

Maud soupira et prit les breuvages que la troupe avait pris. Alors qu’elle déposait la dernière chopine sur la table, elle sentit une main dans son dos et elle se retourna par instinct. Elle avait toujours été très distante avec les chevaliers et les hommes d’Armes. Elle ne les aimait pas beaucoup et pourtant, elle savait que plusieurs lui avaient sauvé la mise plus d’une fois. Malheureusement, ils n’étaient pas ainsi.

-Tu sais que tu es joli, lança le soudard en passant la pointe de sa dague contre sa poitrine.

-Serre là avant que je te décide de te la mettre entre les deux yeux.

Un rire gras s’en suivit alors qu’elle ne rigolait certainement pas. Il y avait eu une sorte de « oh » de la part de ses compagnons, mais elle n’allait pas se défiler aussi facilement. Elle allait pour partir, lorsqu’il la retint par le bras. Il fut plus fort qu’elle et elle se retrouva assise sur ses jambes l’air mécontent. Un homme ivre était un parfait idiot. Elle l’Avait constaté avec son propre époux, mais ils étaient tous pareil. Elle se laissa faire et le regarda dans les yeux. C'était le moment ou jamais. De ses mains habiles, elle tenta de prendre la bourse avec les quelques sous qui restaient. Elle y était presque arrivée lorsqu’elle avait senti sa main frappé contre la table.

Tu sais ce que je fais des petites voleuses comme toi. Je leur coupe les doigts un à un. , sourit-il en passant sa dague sur ses doigts.

Il se leva forçant Maud à en faire autant et s’approcha de la cheminée avant de la trainée. Manquant le pas, elle sentit sa main près des flammes. Elle luttait contre l’homme pour ne pas sentir les flammes contre sa peau.

-Ca serait tellement dommage qu’on t’abime. Mais tu sais on peut négocier.

Elle se précipita pour lui mordre la main, et il la gifla avec force. C’était l’heure de partir avant que tout tourne mal comme toujours. À peine levée, elle sauta instinctivement à la gorge de l’homme, mais fut vite retenue par deux autres soldats. Ils l’amenèrent s’asseoir et les mains sur la table, elle regardait la pointe de son épée se poser sur ses doigts. Maud avait vu l’aubergiste s’Avancer vers elle, mais elle avait tenu un regard noir. Un regard qui n’empêcha pas l’aubergiste de se montrer brave. Elle était une grande fille. Quelques petits coups et si elle le voulait, il mordrait la poussière ou pas. Avec les bonhommes qui l’entouraient, elle risquait de fortement le regretter.

-Suffit, laissez la tranquille. Elle ne vous a rien fait !

-Silence l’aubergiste ! C’est entre elle et moi. N’est-ce pas ma jolie.

-Tu peux toujours rêver. Je n’ai pas peur d’une brute sans cervelle. lança-t-elle en lui crachant au visage.

Elle se mérita une gifle, mais ce ne fut certainement pas la première de sa vie. Elle avait été habituée avec son mari qui rentrait tous les soirs ivre mort. Il empestait l’alcool comme l’homme qui était devant elle. Elle ne supportait pas cette odeur dégoutante. Avec le temps, elle avait formé un bouclier entre les hommes et sa propre personne. Tous ceux qu’elle avait rencontrés avaient toujours été d’une méchanceté. Oui, elle cherchait les problèmes, mais en l’occurrence, elle s’en sortait toujours indemne, quoique peut-être pas cette fois. L’homme faisait au moins deux fois sa taille et son poids. Même ses habiletés à se battre ne l’aiderait pas. Elle fixait toujours la lame, comme si le reste ne l’intéressait pas.

Ne joues pas à la plus maligne, avec moi.

Maud avait son sourire provocateur. Elle avait peur. Le rythme de son cœur augmentait, mais elle ne le montrait pas. Elle se contrôlait aisément. Elle avait peur pour sa propre vie. L’homme jeta son épée au sol et tira sa dague avant de lui arracher la manche de sa robe. On l’avait assise à la table et un des ces compagnons la tenait fermement assise. Elle ne fera pas de geste brusque ou violent. Enfin ce n’était pas son intérêt.

Ca serait dommage de la tacher de sang.

Détournant le regard pour ne par regarder Maud respira fortement. Elle ne devait pas regarder. Décidément ce n’était qu’un mauvais rêve et elle se réveillerait. Elle avait sentit la lame transpercée sa peau. Elle n’osait pas regarder. La vue du sang la dégoutait. Elle sentait un liquide entre ses doigts, mais la seule pensée qu’Elle avait, était qu’elle ne faisait qu’un cauchemar que l’on allait la réveiller. Elle allait se réveiller et tout cela serait terminé.

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Message Dim 18 Nov 2012 - 20:19

Le vent caressais son visage trempée par la pluie qui tombait maintenant depuis plusieurs heures. Le cortège de soldat avait fini par s’arrêter et à monter un camps de fortune pour se protéger. Quant aux petit peuple qui les suivaient pour faire la route en toute sécurité... Et bien ça se battait pour une place au sec. Sous les arbres, entre des racines. Les feux de camps se multipliait, du côté des soldats tout était calme, tous étaient à l’abri sous une toile aux couleurs targaryens. Du côté des simples citoyens, il y’avait plus d’animation, d’animosité aussi. Quelques bagarres se lançaient de ci de là pour d’obscures raisons. Oteh observa de loin, ayant décidé de ne pas s’arrêter avec eux. Il prenait un peu d’avance sachant que de toutes façons, ils le rattraperaient plus tard. Oteh n’avait aucune envie de s’arrêter, il n’était pas fatigué et ne craignait pas ce temps. Après tout c’était de l’eau, juste de l’eau. Ce n’était pas ça qui allait le tuer. Il portait toujours la même tenue, une tunique de coton sans manches, laissant voir ses bras épais, un sac de toile barrant son dos qui contenait sa vieille tunique de caste et sa hallebarde, ou les morceaux de sa hallebarde. Marcher comme ça sous la pluie et contre le vent lui faisait du bien. Silence et solitude, deux choses dont il avait atrocement manqué au mariage des Murs Blancs. S’il avait put deviner ce qui allait se passer. Il y était arrivé soul et l’était resté jusqu’au soir, il avait discuté avec Lyra, rencontré Eva, fait la connaissance plus houleuse d’Otho Bracken et avait fini par devoir mettre au monde un enfant alors qu’une bagarre sévissait dans la cour du chateau. Le lendemain pendant les joutes, il avait été frappé d’une transe divine durant laquelle le Guerrier s’était adressé à lui par la bouche d’une vieille Septa. Le soir même durant le repas dans la grande salle, un nouveau retournement eu lieu. L’oeuf d’or, récompense prévu pour le vainqueur des joutes fut volé, il fut une fois de plus confronté à la brute bracken. Une haine profonde les liais après en. Oteh fut menacé alors qu’il proposait d’offrir son aide et tout ce foutoir se termina sur la décision d’un duel judiciaire le lendemain. Le jour venu, les dessous de la mascarade furent découverts, l’ex seigneur des murs blancs souhaitait en fait financer le retour d’un héritier déchu. Oteh avait fait la rencontre d’une noble dame du Bief et enfin de Ser Alrik Mallery. Ce dernier lui avait confié un parchemin à montrer à la garde du donjon rouge pour avoir une chance de voir le Grand Argentier du royaume. Et depuis, il marchait, marchait, encore et encore, à la suite des soldats qui étaient venues rétablir l’ordre et la justice dans ce bousier des murs blancs. Et voila pourquoi il en était à marcher seul depuis une heure maintenant. La nuit tombait, le vent et le manque de lumière glaçais le sang, lui hérissait le poil, le peu de poil qui repoussait sur son crâne. L’eau lui coulait jusque dans ses chausses. Il se savait trempé jusqu’à l’os. Le froid commençait à le déranger. Il avait repéré de loin une auberge, deux idiots voulant lui prendre de l’argent un soir s’étaient finalement révélé comme une source de revenue. De quoi se payé un repas, un lit, et plusieurs pinte. Vin chaud. Il avait envie de vin chaud là. Il devait se réchauffer l’intérieur. Maudit vent.

Il faisait tout de suite plus chaud à l’intérieur. C’était aussi plus bruyant. Il y avait de l’agitation. Beaucoup d’agitation. Beaucoup trop, même pour une auberge. En avançant dans la pièce, il voyait tous les regards tournés vers une table ou une bande d’abruti menaçait la main d’une serveuse.

« Qu’est-ce que vous faites ? » Demandat-il d’une voix lasse.
« Pas tes affaires étranger ! » lui répondirent ils sans même se tourner vers moi. il attrapa la choppe en bois qui était sur la table à côté de lui et la lança sur la tête de l’un des hommes qui cette fois se releva vers lui.

« J’ai dis... Qu’est-ce que vous faites ? »

Dès le premier pas de son interlocuteur, Oteh devina comment cela allait se terminer. Il le laissa alors venir, se rapprocher. La colère, la bêtise sur son visage. Le bras armé, prêt à frapper, le coup d’un homme soul. Il décrivit un arc de cercle approximatif vers son visage, mais Oteh avait avancé à son tour, les avant bras en bouclier pour stopper le coup, le muscle frappant les os. Oteh l’aggripa derechef et le tira pour le frapper au ventre avec son genou, deux fois avant de le lacher sur le côté parce qu’un de ses amis venait à son tour. Cette fois le coup se voulut direct, avec le poing droit, le prêtre le dévia en tappant le bras avec sa main gauche, déviant le coup, tout en faisant un pas sur le coté. Il lui asséna plusieurs coups de poings dans les côtes et le poussa plus loin aussi. Le troisième eu à peine commencé à approcher qu’il reçut un coup de pied droit dans l’estomac. Le dernier poussa la femme qu’il tenait par terre et menaça Oteh avec sa dague. Mais imbibé comme il l’était, ses réflexes furent inexistant et avant qu’il n’ait vraiment compris, il avait la tête salement coincé entre le mur en pierre et la semelle du prêtre. Il le laissa retombé et regarda autour de lui, aussi calme qu’il l’était en entrant. Il ne pensait à rien, mais les dieux savaient comment frappé des idiots lui faisait du bien après les trois jours qu’il avait passé. C’était comme se libérer de sa frustration. Il ramassa la dague tombé au sol. Toujours ça de gagner en tout cas. Il se pencha aussi pour prélever la bourse de l’homme, ça lui apprendra comme ça. Les autres n’étaient pas ko, mais préférais rester à terre à subir leur douleur allié à leur état d’ébriété et leur fatigue soudaine. Toujours est il que le surplus d’activité dans la salle était retombée. L’homme d’Essos s’intéressa alors à la personne qui avait été victime de tout ceci. Il posa un genou près d’elle et écarta une mèche de cheveux pour mieux la regarder.

« Vous allez bien ? »

Ce qu’il vit le subjugua, des yeux brillant à la profondeur des verts d’automne, un visage fin et lisse à la perfection désarmante, pas de boutons, pas de croutes, pas de cicatrices, elle était belle comme le jour. Malgré ces braies de bure et ces cheveux mal arrangés, il ne pouvait s’empêcher de retenir son souffle en détaillant son visage. Finalement il l’aida à se relever et à remettre les tables en place. Il lança alors à l’aubergiste :

« Faisan et vin chaud pour moi. » Puis se tourna à nouveau vers la jeune femme. « Et vous ? Souhaitez vous quelque chose ? »
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Message Mar 20 Nov 2012 - 4:20

La vue du sang ne l’avait jamais réellement effrayé. Combien de fois, avait-elle pansé les plaies de son fils, quand il revenait dans ses bras. Une époque qui lui manquait certainement beaucoup plus qu’elle ne voulait en parler. La vue de son propre sang par contre, c'était autre chose, elle ne supportait pas. L’entaille qu’il venait de lui faire chauffait légèrement. Elle avait tenté plus d’une fois de la retirer, mais rien à faire. Elle souffrait en silence et dire qu’il prenait un malin plaisir à la faire attendre. L’idée que l’on se mêle de son histoire ne l’enchanta pas, mais elle n’était pas en position pour réellement refuser cette aide. Elle fut même plutôt surprise de l’attaque à la chope. Elle ne s’attendait pas à cela. Décidemment, celui qui avait été atteint, n’était pas de très bonne humeur. Un des hommes s'était détaché du groupe, pour se ramasser littéralement au sol. Maud qui avait l’habitude d’employer la force quand elle était dans une impasse restait bouche bée. Si un frisson ne lui aurait pas pris, elle aurait certainement remarqué la vitesse à laquelle, il se débarrassait de ses bourreaux. Ses yeux finirent par fixer le dernier homme, mais elle restait complètement figer. Elle sentit la lame se glisser sur sa main l’entaillant davantage. Elle ne chercha pas à rester assise, mais une fois au sol, elle recula contre le mur attrapant du même coup, le tissu de sa manche.

Bande d’incapable!, avait-il grogné dans sa barbe et enfin jeter son dévolu sur l’homme qui lui avait prêté mains forte. Elle ne pourrait plus rester ici. C'était toujours la même histoire. Elle ne restait jamais bien longtemps, parce qu’elle finissait toujours par se mettre à dos l’autorité locale, ou se faire remarquer. Elle était habituée à la brutalité des hommes et encore plus à celle des hommes ivres. Rares n’avaient pas été les chevaliers qui l’avaient sortis du mauvais pied, dans les derniers événements. Et pourtant, même si elle glissait que rarement son regard sur l’homme, il n’avait rien de ces hommes que trop prétentieux. Un chevalier aurait dégainé son épée, mais il ne semblait même pas en porter. Enfin, il maitrisait fort bien le combat à main nue. Elle n’aurait pas pu faire mieux, quoique lorsqu’elle était jeune, elle maitrisait parfaitement cet art, surtout quand il fallait se battre avec les garçons de son âge.

Sa main lui faisait mal, mais elle n’Allait pas jouer les demoiselles pleurnichardes. Même si elle avait voulu faire autrement, le tissu était déjà imbibé de sang. Elle ne se souvenait plus de la douleur. En s’entrainant avec son père, elle s’était souvent frotter contre une lame. Un jour, il lui avait lancé une épée et elle avait eu l’idée tordue de l’attraper par le bout de métal plutôt que le pommeau. Tout ses souvenirs se dissipèrent lorsqu’il se tourna vers elle. L’approche de son sauveur la fit reculé davantage contre le mur. Elle ne se souvenait plus d’une telle gentillesse. Elle aurait aimé que le mur soit encore plus loin. Elle ne chercha pas plus à l’esquiver. Elle n'osa pas du coup le regarder droit dans les yeux. Elle le laissa même lui replacer sa mèche de cheveux. Le regardant dans les yeux pour la première fois, elle ne chercha pas à soutenir son regard plus longtemps. Elle finit par répondre un léger « oui », à la question de l’homme. Elle aurait pu être dans un état pire que celui-ci, elle en était consciente. Elle ne savait pas pourquoi, elle se méfiait de lui. Son instinct se méfiait de tous les hommes à Westeros. Elle finit par lui donner sa main, tenant l’autre contre elle. Dans sa peur, elle éprouvait une certaine admiration. Même son regard ne semblait désormais vouloir se décrocher des quatre hommes. La proposition de son sauveur la surprit, mais elle n’avait pas faim. Elle avait envie de tout sauf de manger. Si elle osait boire, elle ferait vaguement mauvaise impression. Tout lui était permis, quand elle voulait oublier.

Sans plus un mot, elle prit place sur un petit banc près de la table et ramena ses jambes contre elle, pour se protéger. Elle ne se souvenait plus d’avoir eu aussi peur. Les dernières semaines avaient été plutôt calmes, elle ne s'était pas attirée de problème. Comme si elle avait oublié qu’elle avait ce don, dont elle se serait largement passée. Thomas, l’aubergiste lui avait donné un linge imbibé pour qu’elle puisse au moins se laver les mains et retirer ce sang. Elle n’avait pas prononcé un seul mot, elle se contentait de regarder l’homme, comme si elle éprouvait une certaine crainte intérieure. Elle était habituée pourtant. L’aubergiste était revenu et avait déposé une assiette devant l’homme. Faisans et vin chaud.

C’Est la maison qui régale, lança-t-il a l’intention de l’homme, en déposa le vin chaud. ¸Si tu as besoin de quoique ce soit Maud, n’hésite pas. Allez, débarrasse-moi de ses canailles.

Maud avait hoché de la tête en signe d’approbation. Son estomac n’avalerait certainement rien de la soirée. Elle n’était pas trop bavarde dans ces temps la. Elle était plutôt concentré à étudier les traits de son bon samaritain. L’aubergiste avait fait signe à un des hommes de la place de se débarrasser des quatre hommes. Son regard était emprisonné dans celui de l’homme qui lui faisait face. Elle avait été impressionnée sur le coup, elle aurait aimé pouvoir se défendre aussi facilement, mais elle était certaine que l’homme avait derrière lui un entrainement qu’elle n’Avait pas. Même si depuis qu’elle avait tué de sang froid son mari, elle finit par soupirer intérieurement.

Merci, de m’avoir sauvé la mise, finit-elle par dire, Enfin, les doigts.

Elle lui avait montré sa main en souriant. Sa situation était un peu ridicule. Même si elle ressentait encore une certaine gêne devant l’homme, elle n’avait plus aussi peur de lui. Il avait certainement du sauver plus d’une demoiselle demandant de l’aide, mais sauvez des doigts n’étaient pas très élogieux. Elle avait oublié comme elle pouvait être idiote parfois.
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Message Dim 25 Nov 2012 - 11:24

L’assurance d’un repas offert par la maison surprit agréablement Oteh. Cette jeune femme devait vraiment être apprécié pour que le patron accède à tant de faveurs. Oteh ne fit pourtant pas la fine et l’en remercia poliment, le laissant ensuite repartir à la cuisson de son faisan. Il tourna alors son attention vers la jeune femme. Elle avait l’air d’avoir peur et sans trembler pour autant, ayant pris un peu de distance avec lui, elle se blottissait sur un banc comme si le fait de cacher sa silhouette allait la protéger. Elle avait l’air svelte, moins forte qu’une pure campagnarde qui travaillait 18 heures par jours, mais toujours plus qu’une noble dame à qui la seule préoccupation serait de savoir chanté et sourire... Greluches que ces dames là ! Elle finit tout de même par avoir l’assurance suffisante pour s’oser à le remercier, en lui montrant ses doigts, en les voyants d’ailleurs, il ressorti la dague qui avait été utilisé et l’examina de plus près.

Il aurait put cracher un juron tiens ! La lame était sale et émoussé, la pire des choses, si une lame pouvait tuer rapidement en tranchant dans le vif, elle pouvait tout aussi bien tuer lentement et en souffrance si la plaie laissé n’était pas bien traiter, le linge imbibé donné par l’aubergiste ne suffirait pas. Oteh lui demanda alors, avec une certaine autorité, d’approcher sa main, il la posa sur la table, le linge étalé sous ses doigts, et versa avec précaution, le vin encore fumant sur les plaies éparses en se justifiant d’une voix quelque peu abrupte :

« Il serait dommage de les voir tomber dévorés par quelques infections surtout. »

Sachant qu’il n’y avait rien d’agréable à avoir les mains noyés dans du vin chaud, il servit un gobelet à la jeune femme, l’invitant à le boire pour faire passer la douleur. Laissant ensuite la main reposé, il se servit lui même un verre et en dégusta une première longue gorgé, le liquide chaud balayant le froid de son être sur son passage jusqu’à son gosier. Comme escompté, cela faisait un bien fou ! Retirant ensuite son sac de toile de son dos, il en extirpa une pierre a aiguiser et dans l’attente de son repas, il pris la dague à l’envers en posant la pointe de la lame sur la table et se mit à l’aiguiser avec soin.

« Vous avez eu de la chance que l’ancien propriétaire de cette lame, en plus d’être stupide et lâche, n’en prenait aucun soin. Sans doute était-il plus apte à effrayer qu’à vraiment trancher dans le vif. Je ne pourrais même pas couper mon faisan avec ça. »

Enfin peut être pas, avec une telle lame il aurait été obligé d’appuyer deux fois plus fort pour couper les doigts fins, pas forcément plus agréable ça... En tout cas, mis à par les légères coupures qu’il avait entamé, l’hommes n’avait pas fait plus de dégâts que cela. Oteh ne connaissait pas de manière profonde la constitution humaine en terme de muscles, de tendons de nerfs, il connaissait les rudiments pour pouvoir être un combattant intelligent et précis surtout. Il savait comment frapper un os pour le briser, comment tordre la main d’un homme de manière simple mais efficace pour que celui ci vous suive sans discuter, il savait aussi que sous la chair rouge il y avait des fibres plus blanches et plus résistante comme dans la viande qu’il mangeait et qui était plus fine et plus dur à couper, plus élastique. Ca il savait que si on coupait ces tissus blanchâtres, la guérison était plus compliqué. Le reste, il le laissait aux mestres de westeros et aux sages d’Essos. Oteh jeta de temps à autres des regards à la femme à ses côtés.

« D’ou venez-vous ? Vous êtes aussi familière à ces lieux qu’un poisson hors de l’eau. »

Trop belle pour travailler dans un bouiboui pareil, mais pas assez pour être une noble en fuite. Ses doigts par exemple n’avait rien de délicat, ils avait plus l’air d’avoir tenue une épée qu’une aiguille, pourtant son visage avait quelque chose de noble... Peut être la fille d’une famille de petit nom. Pas une première née et donc voué à épouser un homme d’une famille de même rang voir inférieur. Peut être s’était elle sauvé d’un mariage arrangé qui ne lui convenait pas. En attendant l’arrivé du faisan, ils pourraient toujours discuter au moins, peut être serait-elle d’une agréable compagnie, apte à lui faire passé un bon moment et à oublier le froid et la pluie qui l’attendait dehors.

hj : désolé pour la pauvresse de la réponse, si jamais cela ne convient pas, hésite pas a me le dire ^^

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Message Mer 28 Nov 2012 - 4:04

Ce n’était pas les blessures qui lui faisaient peur. La douleur, elle avait toujours bien enduré. Elle n’était pas comme les petites ladys qui se plaignaient à la moindre égratignure. Son père adoptif n’aurait certainement jamais apprécié qu’elle soit ainsi. Il L’avait traité la plupart du temps comme un garçon, parce qu’elle le voulait ainsi. Elle avait été habituée à soigner les blessures de son pauvre vieux père, mais quand c'était pour elle, un simple linge suffisait. Comme maintenant. Cela finirait par se cicatriser et c’était comme s’il n'était rien arriver. Elle continuerait son petit train de vie dangereux, mais elle ne pouvait pas dire que cela lui déplaisait. Elle le regarda longuement. S’il n’avait pas mis une raclée aux hommes qui lui tenaient rigueur d’avoir voulu voler la bourse, elle aurait pu le croire Mestre, quoiqu’il fût trop jeune, selon elle. L’autorité de la voix était claire. Elle ne lui ferait pas répéter une seconde fois. Elle lui tendit la main avec un peu de peur et le regarda faire. Elle sentit ses doigts se tordre de douleur sous l’alcool. Elle avait fermé les yeux espérant que cela partirait. Elle n’était pas du genre à se plaindre ou jouer les fillettes pleurnichardes, mais l’alcool lui donnait cette sensation que sa peau bouillait. Elle n’avait pourtant jamais vu son père le faire. Enfin, il devait s’y connaitre. Elle n’avait pas envie que l’on finisse par lui retirer les doigts un jour. Elle n’avait pas réussi à placer un mot. La simple idée de se voir sans doigt lui donnait des frissons. Elle fixa quelques seconde sa main et finit par relever le regard vers l’homme dont elle ne connaissait pas l’identité.

J’ai surtout eu de la chance que vous arriviez. Les hommes les plus stupides peuvent être parfois aussi les plus dangereux. Il a presque réussi malgré tout.

Elle avait hésité. Elle ne buvait que très rarement et quand elle le faisait c’était plutôt pour oublier qu’autres choses. Elle finit par ne plus y penser et finit par avaler le liquide chaud qui lui coulait dans la gorge. Cela lui ramenait un certain réconfort. Elle n’osait pas fixer longuement l’homme qui se tenait devant elle. Elle fut plutôt surprise de la question. Elle avait finit par oublier qu’elle s’aventurerait dans un monde toute seule. Elle n’était plus à Guède. D’où pouvait-elle venir? Elle ne l’avait jamais su. Elle ne connaissait pas ses vrais parents. Si seulement, elle-même savait. Elle avait ouvert la bouche pour lui répondre, mais Thomas, l’aubergiste, avait décidé de les interrompre avec le faisan. Il avait même amené une assiette à la jeune femme. Elle ne savait même pas si son estomac voudrait bien avaler quoique ce soit. Elle fixa son assiette quelques minutes et soupira intérieurement. Même si elle l’aurait voulu, elle n’aurait pas pu refuser. Elle offrit un sourire à l’aubergiste et attendit qu’il s’éloigne pour répondre à la question de son interlocuteur.

Je viens du sud du Conflans, tout près d’Harrenhal. Mon père était un chevalier de la maison Guède. Maintenant je vais où mes pas veulent bien me mener.

Elle ne parlait que trop rarement de sa vie. C'était une habitude qu’elle avait pris après avoir tout perdu. Elle savait une chose sur sa situation géographique, elle était très loin d’où elle avait vécu. Elle n’avait pas supporté de tout quitter, mais aujourd’hui, elle se faisait à sa nouvelle vie qui n’était pas toujours roses. Parfois, elle aurait aimé être un homme juste pour ne pas se faire remarquer. Si elle n’était pas du coin, il n’en était pas lui non plus. Enfin, un homme qui se débarrasse de quatre grands gaillards sans son épée ne devait pas courir les rues du Conflans. Elle eut un léger sourire qui eut le don d’effacer la peur de son visage. Elle n’était pas la plus à l’aise, avec l’homme devant elle, mais elle arriverait à aligner des mots.


Vous n’êtes pas non plus du coin, si je ne me trompe pas. Un homme qui se débarrasse aussi facilement de quatre hommes en si peu temps ce n’est pas donné à tout le monde.


Elle aurait peut-être tenté de dire qu’il venait du Nord, mais son accoutrement n’avait rien des Nordien. Elle en voyait de tous les genres. Surtout depuis qu’elle travaillait dans cette petite auberge. Si sa douleur l’avait occupé, la petite bataille aussi. Elle avait vu des hommes se battre, mais jamais aussi rapide. Même son père l’avait initié quand elle était très jeune, mais elle n’avait pas un tel niveau.
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Message Dim 9 Déc 2012 - 11:23

Oteh affutait la lame d’un geste rapide et précis, la pointe planté dans la table, il passait la pierre à aiguiser comme s’il s’agissait d’un torchon pour essuyer la vaisselle, il frottait avec vigueur provoquant un son de ferraille qui aurait put être désagréable s’il n’était pas en parti voilé par le bruit du vent qui se levait à l’extérieur et la pluie qui frappait plus fort contre la bâtisse en torchis, évoquant en lui des souvenirs de tempêtes, de nuits passées à l’abri d’une grotte ou d’un arbre, il se souvenait du spectacle que cela pouvait offrir, lorsque le vent devient le maitre et pli les arbres à sa volonté, quand les pluies diluviennes gonflent les cours d’eaux, menaçant les routes et les villages. Il avait déjà croisés en Essos une exode d’habitants qui avaient perdu... la totalité de leurs biens et parfois même un membre de leur famille. Oteh ne savait pas si un dieu était derrière cela, mais si c’était le cas, il devait pas beaucoup aimer les hommes. Peut être la divinité d’un panthéon oublie qui nous punis. Certains étaient plus pour affirmer que le temps était à l’image des sentiments des dieux. Alors qui avait bien put les offenser, pour les mettre dans un état pareil...

Mais si ses oreilles étaient concentré sur le grondement extérieur, ce n’était que partiellement, car il écoutait aussi la réponse de la jeune femme qui ne semblait pas à l’aise avec lui. A tord ? Avouons que se retrouver attablé avec un homme qui a mis quatre ivrogne au tapis sans sourciller pour ensuite vous verser du vin chaud sur les doigts.. Voila sans doute quelque chose qui ressortait de l’ordinaire. Cependant le prêtre de norvos n’était pas un homme mauvais, il ne se pensait pas forcément bon non plus d’ailleurs, il essayait de s’imposer une certaine justesse dans ce monde où l’on ne pouvait se fier à personne.

Harrenhal... Une place dont il entendait parler à chacun de ses voyages, en bien ou en mal d’ailleurs. Il y avait beaucoup de rumeurs sur la noble qui en avait la responsabilité. On la disait démente, habité par l’esprit furieux d’un dragon... Des dires sans fondement partagés sur des comptoirs d’auberge entre deux trois pintes pour paraitre plus intéressant.

Le plat arriva alors et Oteh arrêta l’affutage de la lame, remit sa pierre dans son sac et souffla sur la lame avant de la regarder de plus près l’espace d’un instant. Elle n’était toujours pas suffisamment propre mais au moins couperait-elle cette viande blanche. Le fumet était agréable, une sauce au champignon égayait un peu le plat. En le voyant, Oteh se rappela à quel point il avait faim. Il rebut une gorgée de vin chaud et se coupa une tranche de blanc qu’il prit entre le pouce et l’index pour l’envoyer directement dans sa bouche. C’était pas plus mauvais qu’autre chose, c’était même plutôt bon, en tout cas suffisamment satisfaisant pour le palais du garde du corps qui en vint finalement à répondre à la jeune femme.

« Je viens d’au delà du détroit. On y connait des techniques sur l’Art de se battre à main nue. Il n’y a rien d’extraordinaire. »

Les chevaliers de Westeros pouvaient toujours se penser bon à l’épée, il n’étaient pour la plupart rien de plus qu’une bande d’ignare agitant des morceaux de ferraille comme s’il s’agissait de bâtons de bois.

« Je viens d’une ville nommée Norvos, J’y ai grandi en apprenant à me battre et je suis là hmmm... Pour affaire. »

Il ne voulait pas trop en dire non plus. Pas par manque de confiance en la jeune femme. Que pourrait-elle faire ? Mais il craignait plus les oreilles alentours, car si la Main du roi était réputé pour avoir milles yeux et rien qu’un, d’autres pouvaient avoir autant voir plus d’oreilles et ne pas être au service de la meilleur des personnes. Discrétion était donc mère de sureté.

« Ca vous arrive souvent ce genre de petit problème ? »
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Rebecca Staedmon
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Message Lun 10 Déc 2012 - 3:54

Elle ne changeait pas beaucoup avec les années. Elle détestait toujours autant ce son. Combien de fois avait-elle vu son père faire les gestes que l’homme faisait. Un seul bruit lui rappelait les années qu’elle avait vécu avec un homme qu’elle avait aimé. Aujourd’hui il veillait sur elle et si elle avait été naïve, elle aurait pu croire que c’était lui qui lui avait envoyé cet homme se débarrasser des quatre ivrognes. Il n’était pas son père par le sang, mais elle avait toujours eu un énorme respect pour lui. Bien plus que pour ses parents d’origines. Mort ou vif, elle n’avait même pas envie de les connaitre et c’était presque avec joie qu’elle était heureuse de ne jamais les rencontrer. Cela ne l’arrêterait pas et il en était mieux ainsi.

Un dernier son la ramena à la réalité. Il avait été un peu plus strident. Elle avait sourit discrètement avant d’avaler une longue gorgée. La fatigue ne l’aidait pas beaucoup à rester attentive. Si elle avait pu elle-même se couper la main elle l’aurait fait tant la douleur l’incommodait et était insupportable, depuis que le liquide avait été versée sur ses doigts. Autant boire pour oublier se genre de blessure idiote. Elle avait caché sa main sous la table au cas qu’il aurait encore l’idée de lui verser du vin. Une fois suffisait pour l’instant. .

Il n’y a peut-être rien d’extraordinaire, mais rare sont ceux qui ont une telle finesse de cet Art à Westeros. J’ai appris à me battre à main nue avant même de toucher aux épées, mais je n’excelle pas autant que vous. Lorsque vous êtes une femme et que vous voyagez seule à travers le continent, il vaut mieux savoir vous défendre. Ca vous évite quelques désagréments, même si j’avoue avoir quelques peu paniqué quant à la supériorité en nombre et en force tantôt. Il m’aurait certainement aussi fallu un peu plus de temps.

Elle avait toujours éprouvé une gêne devant les hommes qui ne lui voulait pas de mal. Elle avait toujours eu peur, car ceux qui avait toujours été d’une extrême gentillesse avait toujours fini par la décevoir... Peu importe qui il était, il ne dérogeait pas. Maud évitait son regard pour s’éviter d’avoir l’air idiote avec les joues rouges. Si elle levait le regard pour offrir un sourire, il ne restait jamais bien longtemps et c'était beaucoup plus par courtoisie. Il ne lui ferait pas de mal, elle le savait bien, mais elle avait cette peur du passé, logé dans son cœur. Comme si elle n’arrivait pas à tirer un trait sur les évènements de sa vie.

Pour affaire. .. J’espère que le déplacement de Norvos jusqu’ici valait la peine. Avec les fer-nés qui pillent les environs, le Conflans n’est pas la meilleure place pour faire « affaire ». Vous ne ressembler pas non plus à un marchand comme les voyageurs ont tendances à les décrire et vous n’êtes ni un chevalier. À moins que vous soyez bien sur, un mercenaire …

Elle avait enfin levé le nez de son assiette. Elle avait regardé son interlocuteur droit dans les yeux pour la première fois, scrutant davantage l’expression qu’il arborait. Elle était assez curieuse pour fouiner un peu à savoir ce qu’il faisait. Et puis pourquoi un marchand se battrait-il aussi bien? Elle ne connaissait pas beaucoup les terres qui se situaient de l’autre coté du détroit. Elle avait bien entendu des noms comme Pentos ou même Braavos, par la bouche de voyageur, mais jamais bien plus. Elle n’Avait jamais entendu parler de Norvos. Elle aurait aimé en savoir plus, satisfaire sa curiosité, mais l’homme qui était devant elle semblait davantage vouloir la connaitre elle.

Elle était heureuse que l’aubergiste soit loin d’elle. Il s’amuserait certainement à raconter tous ce qui avait pu se passer depuis qu’elle était à l’auberge. Ce n’était pas la première fois qu’elle faisait face à ces quatre hommes. La première fois, ils avaient bien aimé la présence de la jeune femme, mais la seconde fois avait failli mal tourner pour elle. L’aubergiste s’en était mêlé à temps et, elle avait échappé à son sort. Par contre ce soir, elle avait eu la mauvaise idée de se venger en volant la bourse du chef. Elle était capable de jouer les charmeuse, elle se savait très bonne à ce petit jeu. Elle avait rarement échoué …

Même si sa gêne disparaissait au fil des minutes qui passaient. Elle ne savait pas si elle devait réellement répondre à cette question qui lui était destinée. Elle fixa plusieurs minutes son assiette avant de la pousser devant elle. Elle n’avait pas faim. Qu’est-ce que cela pourrait bien lui faire que les hommes lui veuillent du mal? C’était la nature humaine dans un sens et les dieux s’entêtaient à lui faire payer son manque de foi. Elle s’était habituée avec le temps et elle avait été mariée à un ivrogne. Enfin après que le Fléau ait affaibli son vieux père et tué son fils, elle avait vécu avait un mari qui ne voulait plus d’elle et qui noyait son chagrin dans l’alcool pour lui faire subir un calvaire une fois rentré dans son foyer.

Si mon père était vivant encore, il vous dirait que je n’ai pas changé. J’avais à peine sept ans que je courais faire la misère aux garçons. Avec le temps c’est devenu une habitude malsaine. Disons qu’avec des ivrognes dans leur genre j’en ai vu de toute les couleurs, plus d’une fois.

Elle était encore heureuse que la manche arrachée de sa robe couvrait encore son bras jusqu’à son coude. Elle ne fermait rarement l’œil sans penser à cette nuit froide du début de l’automne. Elle s'était battue comme une sauvage pour survivre et enfin réussir à assommer son mari pour mieux le tuer et faire flamber tout ce qui lui restait. La simple question avait provoqué un désordre dans sa tête. Elle avait rempli son verre afin de mieux le vider d’une traite pour oublier la question et les souvenirs qui ressurgissaient. La cicatrice qui lui barrait le haut du bras n’était qu’une parmi d’autres. Elle tenta de sourire et regarda l’homme de nouveau cachant le malaise qu’elle avait.

Et vous, cela vous arrive souvent de sauver les demoiselles en détresse? Ou les pauvres doigts d’une demoiselle?

Elle n’attendait pas de réponse sérieuse. Sauver des doigts n’avait rien de glorieux, mais elle en était tout de même reconnaissante. Disons qu’elle faisait là, une légère taquinerie, pour se détendre.

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