AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

[209] Au hasard des rencontres et des combats, nous revoyons nos frères d'armes...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 7 Nov 2012 - 16:28

Le Bief était loin des Terres de l'Ouest, mais l'occasion valait aisément le déplacement. Denys ne l'avait pas fait depuis cinq ans, lorsqu'il avait fini son apprentissage avec ser Mandon Appleton, son oncle, le fameux chevalier errant, toujours par monts et par vaux, et il était heureux de voir à nouveau du pays. Voyager était quelque chose qui attirait profondément Denys Marpheux. Pourtant il appréciait également de rester chez lui à ne rien faire et à lire, s'entrainer avec régularité à l'épée, et vivre une vie paisible. Mais les voyages et les combats de sa vie d'écuyer avec ser Mandon lui manquaient. Aussi lorsque lord Cendregué avait décidé d'organiser un tournoi, et que la nouvelle était parvenue jusqu'à Cendremarc, Marpheux avait sauté sur l'occasion. Ça ferait un beau spectacle, il s'amuserait sans doute bien. Il y aurait de grands, de très grand chevaliers, puisqu'on parlait, pêle-mêle, de Tybolt Lannister, de Leo l'épine, de l'Orage Moqueur, et des princes Baelor et Maekar Targaryen en personne.

Ser Denys Marpheux avait vingt-quatre ans, et il avait conservé dans une certaine mesure, une âme émerveillé de gosse qui est ravi lorsqu'il voit passer le seigneur suzerain de sa ville. Il était au moins aussi enthousiaste que son neveu et écuyer, Anthon Marpheux, qui brûlait de voir un vrai tournoi. La santé de lord Daemon, le père de Denys, déclinait. Ser Andrew Marpheux, le frère ainé du jeune chevalier, s'installait peu à peu dans son rôle de lord et chef de la maison Marpheux. Lord Daemon resterait donc à Cendremarc avec sa femme, recluse dans sa tour, son frère, ser Daeron, qui remplissait le rôle d'intendant de la maison. Andrew, sa femme, son fils, et Denys seraient donc les seuls à partir pour Cendregué, avec une escorte d'une vingtaine d'hommes, tous des soldats aguerris de la maison Marpheux. On ne savait jamais, avec les bandits qu'il pouvait y avoir sur les routes, il valait mieux jouer la carte de la prudence.

Denys supervisait les préparatifs. Il jeta un œil à la chambre de son père, l'air inquiet. Lord Daemon allait vraiment très mal. Mestre Franklyn était pessimiste. Il se faisait vieux, et arrivait à l'hiver de sa vie...Le chevalier culpabilisait un peu de le laisser seul. Il avisa son frère qui donnait les dernières recommandations à ser Daeron, leur oncle, intendant et Maitre d'Arme de Cendremarc.

« Tu crois que nous faisons bien de partir ? »

Andrew le dévisagea de son habituel air austère. Face glabre et solennel, aussi brun de poil que Denys était blond, ser Andrew Marpheux avait trente-neuf ans. Il avait une prestance et une droiture qui en imposait. D'aucuns, dont Denys lui même parfois, le trouvaient fort peu amène, voir glacial. Il fallait savoir le prendre. Andrew était un type bien, même s'il était impassible. Et même si parfois il avait la détestable manie de devenir quelque peu envahissant, on pouvait compter sur lui, au final. Il frappa sur l'épaule de son frère amicalement :

« Allons. Père est solide comme la pierre. Il ne lui arrivera rien. »

Il avait l'air sur de lui, mais de cet air que Denys connaissait bien et qui signifiait qu'il tentait de se convaincre lui-même. Au moins, son frère partageait ses inquiétudes. Est-ce que c'était une bonne chose ou non ? Ca pouvait vouloir dire que l'état de leur père était vraiment grave. Denys n'envisageait pas très bien comment il pourrait vivre sans lui. Daemon semblait être un chêne irréductible, un homme que rien ne pouvait briser. Alors que faire si même lui mourrait ? Il demanda, un peu incertain :

« Tu crois ? »

Ser Andrew Marpheux sourit à son fils, qui lui agitait la main gaiement, déjà en scelle, et murmura à l'intention de son frère cadet :

« S'il doit mourir, il ne mourra pas sans nous. Par les Sept, c'est la dernière chose qu'il ferait. »

Denys ne pouvait qu'approuver. Daemon Marpheux était un monstre de volonté, un roc, qui s'accrocherait à la vie jusqu'à ce qu'il ait dit adieu à ses enfants, ce qu'il aimait le plus dans la vie.
S'il devait mourir, il attendrait qu'ils soient tous là pour leur dire adieu. Même Marq, et même Rydg, et même Preston. Dussé-t-il attendre un an. Denys admirait son courage. Son père, comme son grand-père, étaient deux modèles pour lui.

On finit par se mettre en scelle, et l'on quitta Cendremarc. L'expédition partait de bon matin sur les routes de montagnes, et elle finirait dans les verdoyantes et fertiles collines du Bief cinq jours plus tard, à Cendregué, là où aurait lieu le tournoi. Denys avait hate d'y être. C'était naturellement un homme impatient de nature, et il n'avait pas tellement changé depuis qu'il était enfant. Il aimait les bagarres, il aimait s'amuser, il aimait la joute. Bon vivant et amical, ser Denys Marpheux était un compagnon honorable, sur qui on pouvait toujours compter en cas de besoin. Attentif à sa famille, il dirigeait les hommes de la maison Marpheux avec plus de sureté que son frère. Andrew serait un bon lord, pour les négociations entre lord. Il avait le verni qu'un militaire baroudeur et quelque peu casse-cou comme Denys ne possédait pas. Le chevalier n'était pas envieux envers son ainé. C'était ce que les Sept avaient décidé pour leur destin, et c'était bien ainsi. Marpheux se contentait de peu. C'était un homme simple, quelque peu bagarreur, mais qui servait sa famille avec honneur et dignité, et faisait de son mieux pour qu'elle soit fière de lui.

Chevauchant dans les Sept Couronnes, il discutait politique avec son frère, s'entrainait le soir avec son écuyer, et s'enthousiasmait de tout. Le voyage fut joyeux, et rien que pour cela, Denys fut content de l'avoir fait. Mais l'intéret se présentait à présent. Le tournoi allait commencer. Denys était venu pour jouter. Andrew l'accompagnait dans l'espoir de susciter des alliances, mais le chevalier, lui, venait presque uniquement pour la joute. Denys n'était pas un fanatique de la guerre. Il se rappelait de l'arrière d'Herberouge, des blessés et des morts qu'on évacuait, mais les tournois...ah, quoi de mieux qu'un défi amical et puis après une bonne corne de bière en revoyant des amis perdus depuis longtemps ? En parlant exploits guerriers et tavernes sombres, fréquentées lors d'une jeunesse tumultueuses ? Tout cela, c'était la vrai vie, c'était la joie qui éclatait, et le tout lui plaisait.

Il oubliait alors ses soucis, et son vieux père qui se mourrait. Denys ne pensait plus alors à la folie et la haine que portait sa mère à tous les Marpheux. Sa préoccupation du jour était de savoir comment il vaincrait son prochain adversaire, et c'était tout. Eventuellement quelles leçons il pourrait ensuite donner à Anthon, et réfléchir avec Andrew sur des accords commerciaux quelconques. Denys ne faisait que peu de politique, mais Andrew et lord Daemon appréciaient ce point de vue pragmatique, hors des intrigues avec lesquelles ils composaient.

Mais plus généralement, ça parlait de la prochaine mêlée, ou du nombre de lance qu'avait brisé un tel. Il y eut bien des combats, bien des adversaires. Denys affronta un certain ser Joseth Hill, probablement venu des Terres de l'Ouest lui aussi vu son patronyme. Ils brisèrent une dizaine de lances. Finalement, Denys finit par l'emporter. Il quitta rapidement la lice, l'air fatigué. Il était proprement épuisé, et rejoignit Andrew à leur tente dressée pour le tournoi. Son frère lui lança :

« Ah, Denys, viens. Joli coup le dernier. Je suis parti avant la fin, ser Willbur Chelsted voulait me voir. »

Denys s'assit à coté de lui sur le banc. Ils avaient du cidre doux à descendre, et le soleil se couchait. La vie était simple. On aurait dit que le temps s'était arrêté, et au loin on entendait le son d'un luth, probablement un menestrel jouant L'ours et la belle. Il n'y aurait pas grand chose de nouveau ce soir, et Denys parlait paisiblement avec son frère.

Il n'y aurait rien de neuf...quoique, le hasard des rencontres, parfois...
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Lorant Trant
Chevalier

Général *
♦ Missives : 101
♦ Missives Aventure : 48
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 03/10/2012
♦ Célébrité : Josh Dallas
♦ Copyright : Lothar
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Cylia Stark, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 27 ans
♦ Mariage : Fiancé à Bryn Penrose
♦ Liens Utiles : Fiche de Lorant Trant
Voyages et aventures de Lorant Trant
Aptitudes de Lorant Trant
Exploits du Trant


Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
189/500  (189/500)


Message Jeu 8 Nov 2012 - 19:44



    Lorant aimait l'ambiance des tournois. C'était une atmosphère toute particulière qu'il devait bien avouer trouver particulièrement stimulante pour le jeuen homme qu'il était. Il avait eu la chance d'assister aux différents grands tournois depuis sa naissance, souvent accompagné de sa famille, d'ailleurs et de participer à la plupart d'entre eux depuis qu'il était en âge de le faire. Oh, le jeune homme n'était pas le plus doué des chevaliers et ne s'était donc pas spécialement illustré dans l'un deux. Il était capable de manier correctement l'épée et il aurait été faux de dire que son instruction à ce sujet avait été négligée. Malgré tout, Lorant n'était pas la plus fine lame de Westeros et il s'en portait d'autant plus bien que ce n'était pas sa destinée.

    Si il assistait là au Tournoi de Cendregué, c'était bien car il avait fait un obscur pacte avec son père, quelques années plus tôt. Devenu chevalier et aimant tout particulièrement cette vie, le jeune homme avait cependant bien compris qu'il était improbable voire impossible qu'un jeune héritier de Grigibets parcoure les terres sans cesse, comme il avait pu le faire en étant écuyer. Non, il devait rester chez lui, à s'occuper de son domaine, à prendre soin de ses gens et de sa famille. Lorant était un homme de devoir et c'était de bonne volonté qu'il avait accepté cette contrainte inculquée depuis l'enfance. Toutefois, afin de ne pas se sentir trop frustré, le jeune homme avait proposé à son père de participer aux tournois autant qu'il le pourrait. Le père comme le fils étaient satisfaits de cet arrangement et tout allait donc pour le mieux.

    A 23 ans, Lorant ne se sentait pas encore capable d'être à la tête de la seigneurie familiale. Ni même de prendre épouse. D'autant plus depuis qu'il avait rencontré, la veille de ce même jour, une charmante chasseuse du nom de Shaelya dont le prénom et les yeux de biche le poursuivaient inlassablement. La nuit durant, Lorant avait réfléchi à cette étrange rencontre que les Sept avaient du provoqué … Sans parvenir toutefois à trouver une réponse concluante à ce qui s'était passé. Cette étrange rencontre de deux âmes, c'était particulièrement étrange …

    Après cette nuit agitée – sans doute pas de la manière qu'il aurait préféré, mais passons- Lorant avait mis dans les combats toute sa force et toute son âme, essayant désespérement de passer à autre chose. Toute histoire était d'avance vouée à l'échec et à la mélancolie, entre une roturière et l'héritier de Grigibets. Il en avait terriblement conscience et c'était pour cela qu'il n'avait pas cherché à savoir où revoir la jeune femme. Si il ne la recroisait jamais, très certainement pourrait-il l'oublier … Un jour prochain.

    Mais les combats comme tout le reste avaient une fin et bientôt Lorant du rejoindre sa tente. Là, le jeune homme changea ses vêtements et s'habilla de manière plus simple -du moins pour un noble. Sa soeur Alys était sans nul doute présente, mais Lorant n'avait ce soir-là ni l'envie ni le temps de parler avec elle et leur mère. Après les avoir embrassé brièvement toutes les deux, Lorant sortit de la tente, accompagné de son frère Théoban. Les deux frères n'étaient peut-être pas les meilleurs amis du monde, mais Lorant ne se voyait pas aller se promener pour se rafraîchir de la journée sans son jeune frère. Ils avaient beau ne pas être d'accord sur tout, bien des points communs les rapprochaient … "On y va, Théoban ?". Son frère acquiesça et ils sortirent de la tente des Trant.

    Les deux jeunes gens marchèrent donc de concert, dans les dédales du tournoi. Cherchant un endroit où ils pourraient profiter de la fraîcheur de la nuit qui allait tombée, les deux jeunes gens aperçurent un endroit quelque peu à l'écart où deux jeunes hommes de même âge qu'eux semblaient s'entretenir. De loin, Lorant n'aurait su dire si il connaissait les deux jeunes gens. Toutefois, ils ne paraissaient pas particulièrement … désagréables et les deux frères, sur un signe de tête, s'approchèrent. « Peux-on se joindre à vous, messires ? ». Mais alors que pour dire cela, Lorant se rapprochait des deux jeunes gens assis, le jeune homme se rendit compte de à qui il avait affaire. Un large sourire fendit son visage. « Denys ! ». Oui, il connaissait le Marpheux depuis les années où ils étaient tous deux bien plus jeunes.

    Accompagnant le chevalier dont il était écuyer, Denys était venu jusqu'à Grigibets. A l'époque, il était doué pour se mettre dans les ennuis jusqu'au coup et Lorant avait du intervenir dans une bagarre particulièrement virulente, lors de ce séjour. Les deux jeunes gens s'étaient alors confrontés oralement … Et Denys avait fini par reconnaître, quelques temps après, que sa conduite n'était pas franchement idéale. Depuis, ils s'entendaient comme larrons en foire … Du moins, la dernière fois qu'ils s'étaient vus ce qui remontait à plusieurs années.
    « Je n'avais même pas pensé que tu sois ici , après toutes ces années! ». Se tournant vers son frère, il lui expliqua. « Denys Marpheux, tu te souviens ? Il était passé à Grigibets alors qu'il était encore écuyer ! Denys, tu dois te souvenir de mon frère, Théoban ?». Les présentations ainsi renouvellées, Lorant attendit de voir quelle serait la réaction de son ancien ami. Lui était très heureux de le recroiser, mais serait-ce le cas de Denys ?

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 9 Nov 2012 - 14:31

L'avantage d'être le cinquième né dans une famille de noble, c'est que personne ne vous ennuyait avec des responsabilités. Personne ne cherchait réellement à vous imposer une destinée quelconque. Denys ne l'aurait de toute façon pas supporté. Il aimait décidé lui même de ce qu'il allait faire. La liberté d'aller et de venir comme il voulait, de faire ce qu'il voulait, de choisir, en gros, ce qu'il allait être et devenir, ça n'avait pas de prix. Voilà pourquoi il n'enviait aucunement son frère, ser Andrew, qui a trente neuf ans paraissait déjà vieux, écrasé par le poids de plus en plus lourds des responsabilités au fur et à mesure que le temps passait et que lord Daemon devenait vieux. Il allait de soi que Denys obéissait aux ordres de son père et de son frère. Le chevalier était quelqu'un dévoué à sa famille et à son nom. Tellement dévoué que par moment on aurait presque cru à du fanatisme. Il aurait été prêt à donner sa vie pour sa famille, la famille royale, et son suzerain, et parfois ça lui attirait pas mal de problème, parce que lorsqu'on disait du mal d'un des suscités, il était prêt à vous coller sa main dans la figure. C'était un peu déraisonnable, mais Denys n'était pas foncièrement quelqu'un de réfléchi. Volcanique, comme son oncle, et la plupart des Marpheux, il ne ressemblait en rien à Andrew, plus et plus réfléchi. Inconséquent, le chevalier l'était certainement. Sinon, il n'aurait pas été aussi bagarreur. Il n'avait pas du tout changé depuis qu'il était enfant.

Sans doute était il devenu plus pacifiste, et pacifique en même temps. Enfant, le moindre prétexte suffisait à Denys pour se battre, bien souvent pour des raisons plus que futiles et enfantines, justement. Aujourd'hui, il avait vingt-trois ans, et le fait que son père commençait à vieillir l'avait fortement assagi. Il rentrait plus dans les rangs, avait arrêté de faire le jeune chevalier rebelle. Denys le savait, Andrew ferait un bon gouverneur mais il était piètre stratège et médiocre soldat. Aussi, à cause de l'absence de ses frères, se verrait il sans doute confier la tâche de le conseiller sur les sujets militaires. On était en l'an deux cent neuf et c'était un temps de paix, mais Denys se doutait bien qu'un jour ou l'autre la guerre pourrait très bien reprendre, et ce jour là, il serait là pour défendre les intérêts des Marpheux.

Alors bien sur, il ne fallait pas s'attendre à ce que Denys ne se batte avec quelqu'un de temps en temps. Il ne fallait pas attendre grand chose de quelqu'un qui mettait la Main du Roi, lord Brynden Rivers, sur le même plan d'admiration que le prince Maekar Targaryen alors qu'il était bien connu qu'ils étaient tous les deux ennemis. Denys vénérait sa famille, les rois, et la famille Lannister. Si enfants une rivalité avait pu s'instaurer entre Tybolt et lui, pour les rares fois où ils s'étaient rencontrés elle n'avait rien que de très enfantin, et s'était changé en une véritable admiration au fil du temps. Quant à la famille royale, Marpheux considérait qu'il était de son devoir de la servir, non pas de la juger, et ce peu importe les différents qui la divisaient.

Mais dans l'ensemble, il était devenu bien plus responsable. Plus mur aussi. Servant sa famille, aidant son père et son frère avec application, du à une fierté et un sens de l'honneur farouches, Denys s'autorisait uniquement des combats reglementaires, et c'est avec satisfaction qu'il participait au tournoi de Cendregué. Il n'avait pas pour objectif de gagner, il y avait trop de meilleurs chevaliers participants aux joutes, mais les voir combattre et avoir l'honneur de défier les grands noms de ce pays était un privilège dont le chevalier ne se lassait pas. Il aimait cela, oui, trouvant là le moyen de montrer son dévouement envers ceux qui comptaient pour lui et qu'il estimait devoir servir.

Mais les combats étaient dur. Le corps ankylosés par le dernier combat, Marpheux ne disait pas non à une pause avec son frère. Le cidre était bon, le temps gréable, et avoir quitté l'armure pour des habits plus légers était reposant. Denys devisait donc paisiblement avec son frère lorsque deux hommes, deux jeunes nobles à ce qu'il semblait au chevalier, les abordèrent. L'un parut le reconnaître au premier abord. Il fallut une bonne trentaine de seconde à Denys avant de finalement remettre un nom à ce visage pourtant familier. Il partit alors d'un grand rire, assénant une tape amicale dans le dos de Lorant Trant, puisque c'était lui :

« Lorant ! Les Sept me pardonnent, je ne t'avais pas reconnu...Ça fait combien de temps ? Dix ans, douze ? »

Lorsqu'il était écuyer, Denys avait voyagé en long en large et en travers des Sept couronnes avec son maître chevalier, ser Mandon Appleton, son oncle. Ses voyages poussaient le chevalier errant là où l'on avait besoin de ses services, et finalement, ils avaient atterris à Grigibets, où le père de Lorant, lord Othell Trant, les avaient reçus. De par le sang Targaryen qui coulaient dans leurs veines , Denys accordait un immense respect aux Trant. Mais enfant, il était casse cou et bagarreur. A l'image de la devise de sa maison, S'enflamme vivement, il se mettait en colère pour peu, et lorsqu'un palefrenier avait osé dire que les Lannister étaient des manipulateurs aux dents longues, son sang n'avait fait qu'un tour. C'était l'Ouest qu'on insultait, et le seigneur suzerain de ces Terres, l'honorable lord Damon, le Lion Gris que le père de Denys citait souvent en exemple. Marpheux avait alors réppliqué quelque chose de bien senti à l'écuyer, et la bagarre avait commencé. L'histoire commençait à tourner mal pour Denys, malgré le fait qu'il soit dans on bon droit, et il aurait eu des ennuis si Lorant, le fils de lord Othell, n'était pas intervenu. Au départ, Denys l'avait trouvé un peu moralisateur, et ça avait tourné à la joute verbale. Marpheux était un obstiné de nature. Reconnaître qu'il n'aurait pas du s'emporter et laisser ce malheureux garçon d'écurie lui semblait impossible. Sur le moment. Lorsqu'il y avait réfléchi, une fois la colère retombée, il avait fini par admettre que Lorant avait raison. Depuis ce temps là, ils s'étaient toujours très bien entendu...mais ser Mandon n'était pas lié pour toujours aux Trant. Il avait fallu quitter les Terres de l'Orage pour aller au Trident, car un seigneur du Conflans requéraient leurs services. Depuis ce temps là, ils s'étaient peu à peu perdus de vue, et Denys était ravi de revoir le chevalier. Et curieux de savoir ce qu'il était devenu.

« Pour tout te dire, je ne m'attendais pas à te voir ici non plus. » Il salua également le frère de Lorant, Théoban, un peu plus jeune qu'eux. « Bien entendu, je me rappelle. »

Il se tourna vers Andrew, resté silencieux jusqu'à là, mais qui s'était levé lui aussi :

« Laissez moi vous présenter mon frère ainé, ser Andrew Marpheux, héritier de Cendremarc. Andrew, tu te souviens sans doute de Lorant, j'ai du t'en parler un milliers de fois dans mes lettres. »

On n'aurait jamais cru que Andrew et Denys étaient frères. Un à cause de la différence d'age, Denys ayant vingt-trois ans et Andrew trente-neuf. Deuxièmement, ils ne se ressemblaient aucunement physiquement. Si Andrew avoisinait le mètre soixante dix comme son frère, il était brun, austère, et riait peu. Homme dur et froid, il était taillé pour la politique et les intrigues. Denys était blond, bon vivant, et il était un chevalier, resterait toujours chevalier. Cela n'empêchait pas les deux frères de s'entendre plutôt bien. Andrew salua les deux hommes d'un sourire affable et ajouta:

« J'ai effectivement beaucoup entendu parler de vous, ser Lorant, il y a un moment, maintenant. Heureux de faire votre connaissance. »

Denys ajouta, rayonnant :

« Alors, que deviens tu, après toutes ces années ? Tout va bien de par chez toi ? »
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Lorant Trant
Chevalier

Général *
♦ Missives : 101
♦ Missives Aventure : 48
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/01/1993
♦ Arrivée à Westeros : 03/10/2012
♦ Célébrité : Josh Dallas
♦ Copyright : Lothar
♦ Doublons : Annabelle Solverre, Cylia Stark, Daenerys Martell et Emeraude
♦ Age du Personnage : 27 ans
♦ Mariage : Fiancé à Bryn Penrose
♦ Liens Utiles : Fiche de Lorant Trant
Voyages et aventures de Lorant Trant
Aptitudes de Lorant Trant
Exploits du Trant


Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
189/500  (189/500)


Message Dim 11 Nov 2012 - 13:55



    Retrouver un ami perdu de vu, dans les dédales de Westeros, voilà qui était quelque chose qui avait plus de chances d'arriver au cours d'un Tournoi qui rameutait tant et tant de monde dans le Bief. Mais malgré tout, cela restait un fait absolument exceptionnel et terriblement réjouissant. Lorant Trant était très heureux d'avoir l'occasion de revoir ainsi Denys Marpheux. Ils s'étaient bien entendus, à l'époque, et le jeune homme ne doutait pas qu'ils seraient capables de mieux s'entendre encore aujourd'hui. En effet, on disait que l'âge enseignait la sagesse et depuis qu'ils s'étaient quittés, Lorant comme Théoban et Denys avaient pris de l'âge. Malheureusement pas de la manière dont ils l'auraient souhaité, car l'enfance et les années où ils étaient écuyers étaient des moments où les responsabilités ne se faisaient pas encore sentir sur les épaules des jeunes garçons. Malgré tout, le temps allait et venait sans qu'on puisse l'en empêcher. 10 ou 12 ans, disant même Denys. Lorant ne pouvait le croire. «Par les Sept, tant d'années déjà ! J'ai l'impression que c'était hier que nous discutions le soir, dans un coin de la Grande Salle, à Grigibets!». Le jeune homme était tout sourire, malgré la fatigue qui s'accumulait avec les journées passées sur le Tournoi.

    Théoban également, était très heureux de revoir Denys. Il était plus jeune, encore, à l'époque, mais Lorant lui avait souvent raconté et pris en exemple Denys, comme quelqu'un qui savait s'amener et reconnaître ses erreurs, même pendant son adolescence. Cela prenait le temps qu'il fallait mais Denys finissait finalement par comprendre où était la justice. C'était une qualité qu'aimait énormément Lorant, chez le Denys d'alors. Théoban esquissa lui aussi un sourire de contentement. « Nous ne nous attentions pas non plus à te retrouver ici ! Les Tournois ont bien des vertus qu'on n'imaginerait pas ! ». Les deux frères se tenaient côte à côte et face aux deux autres frères.

    Cependant, le duo Marpheux était bien différent du duo des Trant. En effet, la différence d'âge était bien plus importante entre Denys et son frère aîné, Andrew qu'entre Lorant et Théoban. Mais Denys était le cinquième enfant de la famille. C'était une position que ne connaissait pas franchement Lorant et Théoban, qui n'étaient que trois. Pour Lorant, surtout, c'était difficile de s'imaginer ce que cela supposait, de ne pas être l'aîné. Depuis toujours, en effet, le jeune homme avait du supporter le carcan de ce rôle d'héritier. C'était maintenant quelque chose qu'il assumait bien volontiers, mais il lui avait fallu du temps, il l'avouait sans aucune hésitation. Et ce n'était que depuis son adoubement qu'il commençait à se faire à l'idée que son existence serait pour toujours liée à Grigibets et aux Terres de l'Orage.

    Lorant comprendrait sans doute mieux Andrew, qui était l'héritier de Cendremarc, visiblement. Le frère aîné de Denys. Les deux frères Trant saluèrent respectueusement le frère aîné. Il était plus âgé que les deux jeunes hommes et rien que pour cela, il était normal de le traiter avec déférence. Lorant était heureux de le rencontrer, c'était certain. Il était toujours bien de connaître les familles nobles des quatre coins de Westeros. Surtout quand on était appelé à devenir Seigneur à son tour. « Je suis enchanté de vous rencontrer, ser Andrew. C'est un plaisir pour moi de faire la connaissance de l'héritier de Cendremarc et du frère de Denys, avec qui j'ai eu l'occasion de passer d'excellents moments ». Théoban salua aussi aimablement le frère aîné de Denys. «Denys nous parlait souvent de vous, lorsque nous étions enfants ».

    Les deux jeunes gens s'assirent à même le sol une fois les présentations faites. Visiblement, ils auraient bien des choses à se raconter, après toutes ces années, passées loin de l'autre. Théoban et Andrew seraient évidemment les bienvenus dans la discussion, puisqu'ils étaient leurs deux frères chéris. Mais il n'empêchait que c'était surtout la rencontre entre Denys et Lorant qui avait de l'importance. Comment allaient-ils s'entendre, après des années sans se voir ? Qu'étaient-ils devenus depuis toutes ces années ? Se comprendraient-ils encore ? Sauraient-ils rire et partager de bons moments comme dans le passé ? Lorant avait l'impression qu'il avait énormément changé, mûri. Les responsabilités lui tombaient sur le coin du nez comme la pluie et la neige dans le Nord de Westeros. Tout cela l'amenait évidemment à être différent … De l'enfant qu'il était encore alors.

    La conversation s'engagea entre les quatre hommes. Ils étaient certes des nobles mais aussi et surtout des êtres humains. Heureux de pouvoir partager cette soirée avec des connaissances. Les nouvelles depuis 10 ou 12 ans ? En voilà bien une chose compliquée à faire. Le jeune homme ne savait même plus par où commencer. « Je ne sais par quel bout commencer ! Il me semble qu'il s'est passé tant de choses et si peu à la fois depuis que nous nous sommes quittés ... ». Pensif, Lorant se demanda ce qui avait de l'importance dans sa vie, depuis son adolescence. « Eh bien, Grigibets se porte plutôt bien, comme toute notre famille, nous en remercions les Sept chaque jour. Quant à moi, en tant que futur Lord, je passe la majeure partie de ma vie sur notre domaine, à prendre la relève de mon père, peu à peu. Père et Mère tenaient absolument à ce que je connaisse tout de Grigibets. Les Tournois sont les seuls moments où je m'échappe du domaine ... Je pense qu'Andrew doit connaître ce sentiment de responsabilité énorme qui pèse sur nos épaules, en tant qu'héritier, n'est-ce-pas ?». C'était un pacte qu'il avait fait avec son père, quelques années plus tôt. Les tournois contre sa présence constante le reste du temps au sein des Terres de l'Orage. « Et toi, comment vas-tu ? J'ai peu de nouvelles me venant des Terres de l'Ouest, malheureusement ! Il faudra que nous pensions à nous en donner plus régulièrement». Il était vrai que si les seigneurs d'une même région se connaissaient très souvent personnellement, il n'en allait pas de même pour les différentes familles nobles de Westeros. La tâche aurait été quasiment impossible. Apprendre déjà les noms et les blasons des différentes familles était un travail difficile. Tous les petits nobles s'y prêtaient pourtant, afin de pouvoir situer les grandes familles. C'était bien entendu nécessaire et Lorant se voyait encore, interrogé à l'improviste par son père, lors d'un repas dans la Grande Salle, sur la famille Celtigar des Terres de la Couronne. Celle-ci était facile à retenir, avec son blason aux crabes. C'était loin d'être le cas de toutes les familles. Mais là n'était pas l'important ce soir-là. L'important était de refaire connaissance avec la famille Marpheux. Et cela de manière absolument non officielle et détendue. Fort agréable moyen de passer la soirée.

Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

[209] Au hasard des rencontres et des combats, nous revoyons nos frères d'armes...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» ❝Nous ne choisissons point, le hasard fait pour nous. BRIONAN ♥
» Le hasard nous entraîne vers le destin qui nous attend. [PV: Ethan Schwartz]
» ce que nous faisons : les sauts en image
» Et si nous fermions la frontière avec la RD ?
» Il nous a quittés.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-