AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Le retour d'un allié

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 3 Nov 2012 - 2:21

C'est à l'aube que le bruit des cheveux hennissant réveilla l'héritier de Hautjardin. Tristan Tyrell n'osa pas se lever sur le moment tant la fraicheur du petit matin lui annihilait l'obligation de se lever. C'est à contrecœur et sans doute par la persistance qu'avait Ser Darion, son oncle, à tambouriner à sa porte que le jeune homme se tira des draps chauds pour se retrouver nu dans sa chambre bien vide en l'absence de son épouse. Il enfila rapidement quelques vêtements avant d'offrir satisfaction à son visiteur et lui permettre d'entrer dans la chambre. Darion Tyrell était vêtu de sa lourde armure de plates, l'épée à la ceinture derrière lui se trouvait son nouvel écuyer, un garçon, dont Tristan, ne se souvenait du nom, mais un bras garçon qui tenait entre ses mains le heaume de Ser Darion. Ce dernier à peine fut-il entré qu'il parler avec sa voix naturellement puissante:
- Que diable fais-tu donc encore au lit à cette heure ?
- Veillez m'excuser mon oncle, je n'ai plus l'habitude de me lever aux aurores... Se plaignit Tristan.
- Et bien, reprenez là ! Votre garde vous attend.
Et sur ces mots l'homme tourna les talons et quitta rapidement la pièce en compagnie du garçon qui était resté parfaitement silencieux. Tristan se leva et sorti dans le couloir pour qu'un serviteur vienne, moins d'une minute plus tard, plusieurs serviteurs à peine réveillés préparaient les affaires du chevalier pour son voyage jusqu'a Castral-Roc. Tristan s'habilla promptement de son armure de plates aux couleurs de sa maison et ne tarda pas avec ses valets de descendre les marches de la forteresse pour arriver dans la cour où l'attendaient déjà une petite carriole pleine de provisions ainsi qu'une trentaine de cavaliers.

Le maître d'écurie arriva alors près de Tristan et s'inclinant devant lui, lui présenta son cheval. L'héritier caressa l'encolure de la grande bête restant un moment là à le regarder tout simplement. Trac, son cheval, était un parfait destrier qui le suivait depuis des années maintenant, sa robe noire et ses chaussettes blanches le rendait magnifique, Tristan n'avait de cesse de s'en vanter de plus que l'animal se montrer particulièrement farouche en batailles, calme et docile pour le reste. Le Tyrell monta et rejoignit son oncle à l'avant du convoi qui se mit aussitôt en branle. Les deux hommes eurent tôt fait une fois Hautjardin derrière eux d'ôter leur cape respective pour ne pas attirer plus l'attention encore et passer pour une simple patrouille de cavalier. L'allure lente de la carriole ralentit le rythme de la caravane qui se laissa aller au pas pendant bien des kilomètres. Il leur fallait remonter toute la route du Front de Mer jusqu'à Port-Lannis et Castral-Roc, mais Tristan avait également eu pour consigne de prendre connaissance de la situation des Iles Bouclier pour en faire un rapport à Léo Tyrell.

Le temps n'était pas des plus clément. Le ciel grisâtre et sombre menaçait de faire tomber la pluie à tout moment et Tristan aurait alors été très vite las de ce voyage qui allait durer une semaine environ. Le beau ciel azur d'été avait abandonné Hautjardin depuis moins d'une semaine que déjà les premiers signes d'agacement se faisaient ressentir chez lui. C'est en parlant et se remémorant les jours où Tristan était encore l'écuyer de Darion qu'ils passèrent cette première journée. Ils stoppèrent avant la nuit tombée et montèrent le bivouac dans une clairière à l'abri d'un bosquet, là un feu fut rapidement mis en place et les tours de garde aussi rapidement distribués et à peine Tristan eu-t-il émit l'envie de participer que tous les cavaliers lui assurèrent que, d'après l'un d'eux: "l'héritier de Hautjardin et du Bief n'a pas à se charger des besognes ingrates". Le Lendemain, à peine fussent-ils levés qui la pluie tomba drue sur les hommes, maussade le groupe sauta le petit déjeuner pour se lancer directement sur la route. Toute la journée il plut et le jour suivant aussi puis celui d'après. Il plut tellement que la carriole s'enfonça plus d'une fois dans la glaise épaisse qui épuisait les chevaux et les hommes. Il fallut alors s'arrêter dans une auberge. Cela faisait quatre jours que le groupe avançait et ils n'avaient pas encore atteint Vieux-Rouvre, où devait se trouver actuellement le contact des Iles Bouclier. Ils leur fallut encore une journée avant d'y arriver. Au lieu de rendez-vous se trouvait le capitaine d'un navire en mouille non loin de là, il était âgé et malade, se nommant Tibalt il assura à Tristan:

- La mer est calme d'puis qu'les Lannister y sont mis leurs rafiots entre nous et ces enfants de catins d'Fer-nés ! Y se dit qu'ces charognes attaquent au Nord maintenant et qu'ce s'rai un problème pour les Starks. J'vous l'dit mon seigneur, avec la puissance de not' flotte aucune marine ne tiendrait plus d'une demi-lune.
- Je vous crois capitaine, mais ce n'est pas moi qui fixe les règles. On nous dit d'attendre et il nous faut obéir. De plus pourquoi risquer de perdre des hommes alors que nous avons déjà les Dormes dans le sud à gérer. Les Fer-nés ne sont qu'un ramassi de bandis désorganisé tenu au loin par la flotte du Lion.
- Si vous l'dite mon seigneur...
- Je le dis.
S'enchaina alors une discussion plus ou moins stérile sur l'état des troupes, navires et biens du Bief ainsi que les besoins itinérants à la protection des terres. C'est tard la nuit que Tristan et sa garde regagnèrent l'auberge où ils s'étaient établis et quelques heures plus tard ils se remirent en selle pour de nouvelles journées de marches.

Le postérieur du Tyrell le faisait souffrir, mais ce dernier refusait de se montrer faible devant ses hommes qui le suivaient. Il leur fallut encore une semaine pour arriver jusqu'à Castral-Roc et c'est rompu par ce long voyage de 12 jours, le double qu'a la normale, que Tristan Tyrell posa le pied sur le sol rocheux de la Port-Lannis. Il continuait de pleuvoir à verse lorsqu'il traversa les différentes Herses le menant irrémédiablement vers la forteresse. Darion et lui-même s’étaient recouverts de leur cape pour afficher, qui il était, et permettre ainsi aux gardes d'annoncer leur venue. À peine fussent-ils arrivés que déjà nombre de serviteurs aider les cavaliers à démonter, les chevaux furent emportés vers les écuries pour être soigné et nourries. Les cavaliers suivirent un serviteur qui leur indiquait leurs appartements alors qu'un autre se présenta devant Tristan et Darion pour les inviter à l'intérieur de la forteresse. Les grandes portes furent tirées et les deux Tyrell pénétrèrent, trempés jusqu'à l'os. Le serviteur s'inclina et annonça :

- Veillez attendre ici je vous prie, je vais de ce pas avertir le seigneur Tybolt Lannister et Dame Aliénor Lannister de votre présence.
Alors il partit. Ce n'était pas la première fois que le garçon venait ici, mais il avait à chaque fois cette horrible sensation de tristesse, de désolation et de solitude dès lors qu'il entrait en ces lieux. Il se tourna alors, renfrogné, vers Darion et marmonna:
- Aliénor Lannister. En appuyant bien sur le nom aux Lions. Que ce soit ici ou dans le Bief tout le monde l'appelle ainsi... Par les Sept Enfers personne n'a-t-il eu vent qu'elle est mon épouse ?
- Garde-toi de s'énerver gamin, ici tu vas représenter ton père et ta famille, sache te comporter dignement si tu ne souhaites pas que la honte m'oblige à te trancher.
- Tu n'y parviendrais pas vieux fou, tu...
Il se tut en entendant des bruits de pas venir en leur direction.


Dernière édition par Tristan Tyrell le Dim 4 Nov 2012 - 15:24, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Sam 3 Nov 2012 - 13:55

Autant le dire, qu’elle avait été surprise. Surprise, mais beaucoup plus heureuse de savoir qu’elle ferait le chemin du retour avec Tristan. D’un certain coté, elle s’en voulait de laisser son frère ainsi, mais elle savait tout au fond d’elle, qu’il n’était pas du genre à se morfondre et encore qu’il était fort comme le Roc. Et puis, si elle de son coté s’ennuyait de sa fratrie, elle aurait toujours les corbeaux. Maintenant qu’elle avait renoué avec son frère, il était fort possible qu’elle réussisse à mettre plus que deux mots sur papier, cette fois-ci. Comme toutes bonnes choses avaient une fin, son retour à Hautjardin était imminent. Il était certain d’une chose, elle ne regrettait pas ce qui s’était dit entre elle et son frère, qui malgré le tout, lui avait beaucoup manqué.

La pluie n’avait cessé depuis quelques jours. Après cette sécheresse, les terres de Westeros allaient mourir noyer. Quelle ironie. Malgré sa présence au roc, elle avait pris le temps de rassembler quelques effets qu’elle avait laissé ici avant son départ pour la maison de la rose. Une fois tout cela scellée, il ne manquait plus que son époux, pour rentrer dans ce qui serait pour encore un bon moment sa nouvelle maison. Elle ne s’y ferait jamais, mais elle était ainsi. Elle appartiendrait toujours à cette maison quoiqu’il arrive. Tristan et les Tyrell ne pourraient jamais y changer quoique ce soit.

Elle avait confié le soin de ses bagages au capitaine de sa garde et avait pris le temps de réfléchir dans le petit salon, où se trouvait une grande cheminé. Elle était là sans bouger à réfléchir. La simple idée de regarder dehors, la déprimait et l’amusait. Pauvre Tristam, il serait trempé jusqu’au os. Elle riait plus de la situation que de son époux qui aurait certainement un de ses airs grognons. Elle s'était endormie au chaud, un sommeil léger qui serait certainement perturbé, mais elle n’en voudrait pas aux domestiques. Elle savait qu’un long voyage l’attendait et encore sous la pluie.

Elle avait fermé les yeux et s'était plongée dans un léger sommeil qui vint tôt se faire déranger par un domestique réticent à la réveiller. La lionne ouvrit un œil et toisa d’un mauvais œil le domestique. Il devait avoir une bonne raison car, elle lui rappellerait qui elle était.

Lady Lannister, Ser Tristan est arrivé.

Le regard de la lionne se fit instantanément dur. Pourquoi personne ne cessait de l’appeler ainsi. Elle était dans la maison du lion, mais cela n’en faisait pas autant une Lannister désormais. Elle ne changeait pas le tout, elle était une Tyrell, au même titre que son époux. Le regard se fit assez dur pour que le serviteur tente de se racheter auprès de la jeune Lady. Elle connaissait assez Tristan pour ne pas être de bonne humeur à cause de la pluie, alors que s’il avait appelé son épouse ainsi devant lui, il devait l’être encore moins.

Veuillez me pardonner Lady Tyrell.

Ne dérangez pas mon frère.

Le serviteur s'était incliné et avait disparu alors qu’Aliénor empruntait les couloirs qu’elle connaissait très bien du Roc. Revoir Tristan lui faisait chaud au cœur. Elle était heureuse qu’il vienne lui-même en personne la ramener dans le Bief. Elle connaissait les réticences de ce dernier envers le Roc. Il y avait certainement passé les plus pires moments. Son frère n’Avait jamais été très courtois, avec lui et pour cause, l’héritier de la rose s’était un peu moqué des Lions du Roc. Aliénor , qui ne restait jamais fâchée bien longtemps, avait finit par lui pardonner ce geste et se retenait parfois de l’appeler Damian.

En traversant les derniers couloirs, elle se présenta devant son époux trempé. Un sourire s’installa sur ses lèvres, mais elle le cacha pour ne pas attiser la colère de son époux. Elle salua tout d’Abord le frère de Lord Tyrell : Ser Darion. Elle porta son regard ensuite sur son époux. Elle ne pouvait s’empêcher de rire, mais lui en voudrait-il. Elle se hissa sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur sa joue. Le pauvre, enfin les pauvres, ils étaient trempés avec cette pluie battante qui ne voulait pas cesser.

Mon frère est fort occupé pour le moment, mais il viendra lorsqu’il sera libre.

Elle n’avait pas de doute que Tristan préférait cela. La relation entre eux était un peu chaotique. Malgré la noirceur du ciel de l’Ouest, il était encore tôt. Assez pour que Tybolt termine ses affaires et les rejoigne par la suite, avant le deuxième départ du Roc de la petite lionne. Elle avait une semaine éprouvante avec le décès de Maura. Elle avait retrouvé son frère, il ne lui restait que renouer avec sa sœur. Elle ne leur avait pas encore tous pardonnés ce qu’ils avaient fait à son repas de mariage. Ce qu’elle avait cru un moyen de détente, dans des moments troublés par la guerre s’était avéré une catastrophe. Hélant le serviteur qui avait eu sa petite leçon du jour, elle fit reconduire son époux et son oncle dans une chambre pour qu’ils puissent au moins se changer. Elle demanda même à ce que Tristan la rejoigne par la suite dans le petit salon que le domestique se chargerait de l’y conduire.

Elle l’Avait attendu patiemment et elle se sentit encore mieux lorsqu’il entra. Même s’il n’était pas le couple le plus heureux, ou les plus amoureux, ils s’entendaient bien. Tristan avait fait une place à Aliénor dans son cœur et la petite lionne, même devenue rose, appréciait se geste. D’un jour à l’autre, ils avaient chamboulé l’univers de l’autre, sans s’aimer ou avoir d’affection entre eux. Ils partaient d’un mariage politique pour sauver l’ouest et le Bief des fer-nés. Elle défendait son époux devant ses frères, car c’était lui qui avait tenté de préserver le lien qu’elle avait avec ses frères. C’était lui qui lui avait dit de leur pardonner et de ne pas leur en vouloir. Sans Tristan, elle n’aurait certainement jamais mis les pieds au roc, tant la fureur avait rongé son cœur.

Je suis heureuse de te voir à Castral Roc. Ce n’est pas l’endroit que tu préfères, mais ta présence me fait beaucoup de bien. J’espère que le voyage n’a pas été trop pénible avec ce mauvais temps.

En privé, ils se tutoyaient, ce qu’ils ne faisaient pas avec la présence des autres. Elle était heureuse devoir que Tristan ne semblait pas avoir si mauvaise mine. Maintenant qu’ils étaient repartis à Zéro, elle voyait Tristan faire de gros effort et elle ne pouvait qu’en être heureuse.




 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 3 Nov 2012 - 15:31

Tristan fut conduit par le serviteur jusque dans une partie de la forteresse où il n'avait jamais mis les pieds malgré son séjour plus ou moins déontique suite à la mascarade qu'il avait perpétrée avant son mariage. Les escaliers eurent bientôt raison de Darion qui posa la main contre le mur avant d'annoncer qu'il préférait dormir avec les hommes et, Tristan le connaissant, se rendre à l'auberge la plus proche pour entreprendre une femme de petite vertu contre quelques sous. L'héritier ignorait même si l'homme était marié, fût-il son oncle, il ne demeurait que silence lorsqu'il s’agissait de sa vie privée.
- Je m'en vais retrouver la garde en bas, j'y dormirais cent fois mieux que si je devais à chaque fois grimper autant de marche.
Aussi, ils se quittèrent et tandis que Tristan et le domestique reprenaient leur ascension, Darion lui tournait les talons pour filer à travers Castral Roc.


Le Tyrell pénétra, après avoir traversé un dernier couloir, dans une chambre où l'attendaient déjà ses affaires. Une servante était même en train de ranger le peu qu'il restait dans ses baguages.
- Mon seigneur, si vous voulez bien vous donner la peine d'entrer je me ferai un plaisir de vous servir en quoi que ce soit qui vous serait agréable.
Une tenue de coton doux vert l'attendait posée sur un grand lit et plus loin dans la chambre un énorme baril d'eau chaude semblait l'appeler. Au moment de se déshabiller, se remémorant ses promesses, congédia la servante et impliquant l'homme à sa toilette, ce qui eu pour mérite de le faire sourciller. Rapidement il rentra dans le bain et se décrassa pour aussitôt en ressortir et se faire sécher, il s'habilla promptement et enfila une cape brune avec de fins liserés argentés assez épais pour lui tenir chaud. La chambre n'était pas totalement rangée et de nombreuses affaires trainaient ci et là. Le baril devait être vidé et sortie de la chambre et à peine l'héritier du Bief fut-il vêtu que plusieurs servants et servantes se bousculèrent pour terminer le parfais rangement de la chambre. Enfin, le domestique qui depuis le début servait d'hôte à la Rose lui fit signe de le talonner pour rejoindre Lady Aliénor dans le petit salon. Alors, Tristan le suivi ils s'empressèrent de dévaler quatre à quatre les escaliers si bien que l'homme ne suivait plus Tristan connaissant parfaitement l'endroit où se trouvait son épouse. Ce devait être l'endroit où les jeunes gens avaient passé le plus de temps ensemble.

La fatigue de ce voyage mettait les nerfs du jeune homme à rude épreuve en plus qu'il lui fallait subir la présence constante de ce valet "prêt à tout". Ce dernier semblait déterminer et dans l'obligation de répondre positivement à tous les désirs de Tristan et ce dernier se promis de rapidement trouver un moyen afin de s'en débarrasser. Mais avant il avait besoin de lui pour se laver et l'amener jusqu'à son épouse.


Ce salon n'était certainement pas le plus grand de Castral Roc, mais la chaleur qui s'y dégageait permettait à Tristan de s'y sentir à l'aise, loin de Hautjardin et Aliénor ne le savait que trop bien, c'est aussi pour cela que Tristan savait pertinemment que la jeune femme s'y trouverait. Les grands canapés et fauteuils confortables n'attendaient qu'un individu ayant pris un livre dans l'immense bibliothèque plaqué contre le mur de pierre, les épais rideaux empêchaient le froid de pénétrer les lieux. Le feu n'était pas allumé dans le foyer de la même pierre que le reste de la forteresse, sans doute qu'il devait, pour les Lannister, faire encore une température encore trop clémente pour gâcher le bois coupé tout l'été. Une lumière rougeoyante était projetée par un grand lustre qu'il rester sans doute allumé toute la journée et dont les domestiques se dépêchaient à changer inlassablement les bougies devenues trop petites. Par de nombreux endroits, accrochés au mur, pendaient les draperies du Lion Lannister Sang et Or. La Lyon Tyrell l'attendait debout dans la salle, Tristan se dépêcha d'aller à sa rencontre, celle-ci lui annonça:
Je suis heureux de te voir à Castral Roc. Ce n’est pas l’endroit que tu préfères, mais ta présence me fait beaucoup de bien. J’espère que le voyage n’a pas été trop pénible avec ce mauvais temps.
Arrivé devant elle, il lui prit ses mains dans les siennes avant de lui déposer un baiser sur les lèvres puis sur les mains avant de reprendre la conversation:
- Aliénor, je serais prêt à aller par delà Châteaunoir pour être à tes côtés. Il se retourna vers le domestique qui venait à peine d'arriver. Du vin et à manger ! je suis affamé... Dit-il en se retournant vers sa femme.

Il la conduisit jusqu'à un récamier non loin d'eux où ils s'assirent. Les fesses de Tristan le faisaient désagréablement souffrir, il n'avait pas l'envie ni même la force pour oser entreprendre le voyage retour, et cela même sans la pluie. Le jeune homme poussa l'une de ses mèches de cheveux en arrière et qui retomba instantanément sur son front avant de prendre la parole une fois assis:
- Le voyage fut bien pénible et Darion n'a cessé de m'agacer, il était temps que nous arrivions. J'ai eu l'impression de perdre dix années et de reprendre ma formation d'écuyer bien que là je n'eus pas à faire les tours de garde. Mais cessons de parler de cet affreux voyage et parle-moi un peu de toi. Je sais que nous ne nous sommes pas séparés depuis longtemps, mais s'il te plaît raconte-moi un peu ce que tu as fait.

Le jeune Tristan Tyrell se demandait bien ce qu'avait bien pu faire sa femme, le fait qu'elle soit partie si vite de Hautjardin l'avait laissé perplexe, mais Léo ne lui avait pas laissé le temps de tergiverser et l'avait conduit à se rendre à plusieurs lieux du Bief pour prendre connaissance de l'état actuel des troupes dans le Sud et l'Est, afin d'analyser le risque Dorne et de prendre contact pour la première fois en tant qu'héritier et futur seigneur du Bief auprès des différents seigneurs vassaux de la maison Tyrell. Tristan n'avait alors pas passé beaucoup de temps à Hautjardin avec sa famille bien qu'il eut la chance de passer voir son petit frère Arthur lors de son séjour à Vieilleville, la demeure des Hightower, cousins et puissants alliés des Tyrell dans la protection par le sud et l'Ouest. Tristan avait même eu l'envie de faire un crochet par la somptueuse ville, mais le temps peu clément lui avait aussitôt supprimé cet appel. Préférant partir au plus tôt en direction du nord pour rejoindre Port-Lannis en longeant la Route du Flanc de Mer. Son père lui avait également confié pour l'occasion l'obligation de passer s'informer sur l'état des Iles Boucliers ce qu'il fit.

Les mains enveloppant toujours ceux de sa femme, Tristan resta un moment interdit. Ils leur faudrait sous peu repartir pour le Bief et Hautjardin, demain ou après-demain, le jour d'après au plus tard. Cela peiné grandement Tristan d'avoir à enlever Aliénor de sa maison où elle se sentait si bien, mais Léo Tyrell n'avait pas permis beaucoup de temps à son fils pour chercher son épouse dans les Terres de l'Ouest. Tristan ne voulait pas parler de cela tout de suite à la belle jeune femme en face de lui et préféra se taire pour l'instant, profitant de ce moment particulier et chaud avec elle.



Dernière édition par Tristan Tyrell le Dim 4 Nov 2012 - 15:25, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Dim 4 Nov 2012 - 2:04

Elle avait tournée un peu en rond pendant son absence de quelques minutes. Elle aurait pu monter, mais elle aurait prouvé quoi? Rien de très bon. Elle aurait certainement altéré sa confiance encore mince qu’elle avait pour Tristan. Elle avait entendu des choses, mais elle ne voulait pas y prêter l’oreille. Pour elle tout était des mensonges. Pouvait-elle vraiment lui en vouloir? Non, elle aussi, elle avait eu son lot de garçon à qui, elle avait fait les beaux yeux. Il fallait bien que jeunesse se passe. Enfin, le voir lui fit taire ses petites craintes.

Pour Aliénor, le baiser de Tristan voulait tout dire. Elle se sentait encore oppressé par ce qui s’était passé dans les derniers jours. Elle avait le cœur plein de chagrin, mais elle se montrait forte, pour montrer à Tybolt qu’elle avait enfin grandi cette fois. Ce qu’elle croyait définitivement mort ne l’était pas. Elle avait de l’espoir qui résidait en Tristan. Elle n’était pas amoureuse, comme son frère l’avait été avec Maura, mais elle était tout de même un peu. Elle avait laissé sa main sur sa joue et lui avait sourit. Un sourire un peu triste, mais il avait toujours les bonnes paroles pour la réconforter. Elle l’embrassa à son tour et lui offrit un sourire.

Heureusement pour toi, je n’aurais jamais la mauvaise idée de me rendre plus loin. Je ne fais qu’un court séjour dans mes terres natales, et les bras de mon tendre chevalier me manque.

Elle l’avait jugé trop vite par ses actions. Elle-même ne lui avait jamais avoué avoir fait demi-tour avant d’Atteindre Crakehall. Elle ne savait pas si elle lui raconterait tout un jour. Peut-être. Il y avait de fort bonne chance qu’il connaisse le moindre de ses secrets. Pour l’instant la seule présence de l’héritier près d’elle arrivait à la faire sourire et soupirer d’aise. Elle ne savait pas comment il y arrivait, mais c’était l’important pour elle maintenant. Le voyage qu’il entreprendrait serait certainement une bonne idée. Elle avait même une petite envie de passer par quelques villes du Bief, s'ils le pouvaient. Même sous la pluie battante.

Je comprends, je ne sais pas si cette pluie cessera un jour pour se transformer en neige, mais autant faire avec. Je ne crois pas que la température nous soit clémente pour notre retour à Hautjardin, mais j’apprécie de te voir. J’avoue avoir été surprise du corbeau, mais encore plus ravie de voir que j’aurais de la charmante compagnie pour mon retour.

Elle l’avait regardé espérant trouver le courage de lui raconter le tout sans oser une larme. Tenant les mains de son époux, elle attendit que les serviteurs déposent quelques affaires pour remplir l’estomac et elle s’assura que tout le monde était parti et qu’il ne restait qu’elle et son époux. Le voyage serait moins pénible en sa présence. Elle faisait confiance aux hommes de Lord Tyrell, mais elle se sentirait toujours plus en sécurité avec Tristan. Elle n’était pas prête à se faire prendre au piège. Même si le fer-né avait cessé ses lettres. Elle espérait que la femme-sel qu’il l’avait lui donnait assez de fil à retordre pour qu’il ne pense pas à elle. Elle avait bien d'autre tracas, même si elle ne put s’empêcher d’imaginer Tristan avec dix années de moins.

Cela ne peut pas être si pire que cela. La seule chose qui a changé depuis que nous sommes mariées c’est que tu te lèves très tard, mais j’ai des petits doutes que cela était une compétence que tu avais acquise depuis longtemps

Et Aliénor n’était pas là pour aider la cause. Elle avait remarqué, qu’ils étaient souvent les derniers levés de la maisonnée. Cela faisait rire Aliénor puisqu'ils pouvaient passer des heures entières à bavarder emmêlés dans les draps.

J’ai suivi ton conseil et j’ai renoué avec mon frère. Et puis notre première journée avant que l’on se quitte, il m’a laissé voir Maura une dernière fois. Il a décidé qu’elle reprendrait le chemin du Val avec son fils. Cela me rappelait ma mère. Elle me manque encore parfois et Maura me manque déjà beaucoup.

Elle avait pris le temps de sécher les larmes en vitesse et avait repris les mains de Tristan. Son cœur faisait certainement des bonds dans tous les sens dans sa poitrine. Cet endroit lui rappelait trop de souvenirs qu’elle avait réussi à oublier en vivant les premiers jours à Hautjardin. Elle avait apprécié la douceur de ses habitants et elle n’avait pas un moment pensé à son défunt père. Les fantômes de Castral Roc l’Avaient laissé enfin en paix. Elle ne s’ouvrait pas beaucoup à Tristan, mais peut-être était-ce le temps de le faire. Il n’y avait aucun Tyrell, présent dans la pièce, pour une fois, qu'elle pouvait être seule avec lui.

Hautjardin ne m’a pas permis de livrer tous mes secrets, mais saches qu’il me faut que du temps. Quoique l’on dise, quoique l’on pense, j’ai accepté de t’épouser devant les sept et je suis heureuse. Le Roc restera toujours ma maison ou j’ai grandi, mais je n’aurais pu jamais grandir ici et sans toi.

Elle voulait le rassurer dans l’immédiat. Elle avait finit par comprendre qu’il lui manquait quand elle était loin de lui. Même quand elle était dans l’endroit qu’elle aimait le plus. C’était idiot, mais elle était ainsi. Ce n’était pas une mauvaise chose selon elle. Elle avait eu besoin de voir au delà de la maison de Castral Roc. Tybolt n’aurait pas pu la garder indéfiniment enfermé dans la forteresse troglodyte.

Elle prit le temps de prendre une gorgée de vin et de redéposer sa coupe avant de regarder son époux.

Mise à part le voyage pénible et ton oncle, qu’as-tu fait avant de venir à Castral Roc?, demanda-t-elle dans une douceur qui lui était propre à elle avant de rire légèrement. Pardonne-moi mais je n'ai qu'une image de toi avec dix années de moins. Je suis certaine que si je demande à Lady Jeanne, tu devais être adorable.

Elle le narguait quelques peu, mais elle était peu habituée â parler d’elle en long et en large. Et surtout d’imaginer Tristan avec dix années de moins l’amusait. Par contre, il avait certainement eu cette chance en tant qu’héritier et écuyer. Il avait certainement vu La Treille et l’immense tour des Hightower de Villevielle. Elle-même pouvait nommer les maisons de l’ouest presque par cœur. Certaines, parce qu’elle jouissait de lien privilégier avec les membres de la famille, et d’autres parce qu’une Lannister, même devenue Tyrell, ne pouvait oublier les noms.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 4 Nov 2012 - 16:20

Tristan eut bien du mal à déterminer l'exacte contenance des différents mets des Terres de l'Ouest qui venait de leur être apportée. Il eut bien sûr reconnu le porc et quelques légumes puis sans doute quelques plats communs à sa terre natale, mais le reste le laissa quelque peu perplexe. Les serviteurs eurent tôt fait de quitter le salon sans laisser le temps à ses deux hôtes d'émettre le moindre désire. Aliénor reprit alors la parole, sa voix douce et calme perdit Tristan qui écoutez plus le son que les mots prononcer par la jeune femme, ses mains demeurant toujours accrochées à celles de sa légitime. Il remplit doucement deux verres du vin blanc aux arômes fruités et légers qui se diffusait dans la pièce tel un serpent d'odeur harmonieuse et sucrée. Au loin, on put entendre le fracas d'un plateau lâché et tombant sur le sol de pierre puis une voix jurant. Ca ne faisait pas l'ombre d'un doute, la forteresse du Lion était mille fois trop silencieuse pour Tristan habituer à l'éternel vacarme jour et nuit dans l'enceinte de Hautjardin où les serviteurs et seigneurs aller ici et là dans un chahut incessant.

Tandis que sa moitié finissait de parler, Tristan but sa coupe de vin rapidement avant de s'en resservir une. Le jeune héritier n'était pas homme à boire, mais ce vin était tout simplement un délice et se promit de tenter à ramener chez lui quelques onces de ce breuvage.

- Mis à part le voyage pénible et ton oncle, qu’as-tu fait avant de venir à Castral Roc?
- O, rien de bien intéressant. J'ai remonté la Route du Front de Mer en compagnie de la garde et j'ai dû brièvement m'arrêter à Vieux-Rouvre, un petit village au sud de la frontière, nous y passeront une nouvelle fois au retour. C'était pour vérifier que les Iles tiennent bon... Mais avec la flotte de ton frère plus au nord, il est impensable qu'un seul bateau puisse arriver jusque-là... C'est aussi pour ça que je suis là. Je dois m'entretenir avec lui pour savoir si mon père peut l'aider dans la défense de Port-Lannis. Je doute fort que mon père, bien qu'allié, accepte d'attaquer les Fer-nés alors que l'hiver vient.
Puis il se tut, laissant à sa femme le temps de répondre si elle eut envie. Tristan approcha une nouvelle fois la coupe de ses lèvres et bu l'alcool doux qui lui couru le long du gosier, le réchauffant agréablement. L'éclair suivi rapidement du grondement de l'orage signifia sa proximité des lieux, ce qui fit trembler les fenêtres et vitraux. La pluie battante frappait avec rage contre les carreaux de la forteresse, s'accentuant alors. L'été était maintenant bien derrière eux, l'automne faisait maintenant son office, faisant tomber sur les terres du sud la pluie quémandée par le petit peuple pour nourrir les champs, les prés et la glèbe des Lannister.

~

Le temps qu'ils passèrent ensemble s'envola rapidement, leurs échanges à la fois cordiaux et spontanés finirent par avoir raison du temps et il fut bientôt l'heure de manger. Les jeunes mariés s'installèrent l'un à côté de l'autre. Alors un serviteur s'approcha d'Aliénor pour lui présenter les excuses du seigneur du Roc:

- Lady Tyrell, je suis ici pour vous présenter les excuses de votre frère et seigneur qui ne pourra se joindre à vous. Les affaires l'empêchent de se libérer dans l'immédiat, mais vous font savoir qu'il viendra vous voir avant votre départ pour le Bief.
Tristan eu la vague impression que le Lannister chercher surtout à l'esquiver, leur relation n'était certes pas en bon terme, mais de là à l'ignorai complètement. De plus la guerre contre les iles de Fer devait être mise à l'honneur aujourd'hui afin que le Tyrell sache quoi dire à son Lord de père.

À la table se trouvait déjà plusieurs personnes qui était déjà en train de manger, certaines d'entre elles n'avaient semble-t-il même pas vu l'arriver des époux Tyrell. Ils continuaient à manger en lisant pour certains ou en bavardant pour d'autres. Alors arriva dans la pièce dans un grand bruit Darion Tyrell couvert des pieds à la tête d'une lourde cape le protégeant de la pluie. Il la retira et la déposa à côté de lui, il était suivi par un petit homme habiller en tenue de mailles cernées par deux gardes et qui semblaient complètement perdues, les mains attachées dans le dos. Le vert de sa tenue amena immédiatement Tristan à pensais qu'il s'agissait d'un de ses hommes et demanda alors à son chef de garde:

- Que se passe-t-il mon oncle pour que vous veniez m'importuner ici ?
- Je l'ai retrouvé seul en train de se promener en ville alors que j'avais interdit à tous les soldats de quitter la forteresse.
- Deserteur ou envie de faire le mur ?
- Le mur je dirais, je l'ai retrouvé avec quelques pièces d'argent en poche seulement et il n'avait pas prit son épée.
- Ah... Insubordonné et imbécile. Accroche-le quelque part le temps que nous rentrions, cela devrait suffire. J'ai des choses plus importantes à m'occuper que de soldats indisciplinés.
- Vous avez entendu soldats ? Attachez le quelque part et que je ne l'entende pas !
Aussitôt les deux gardes empoignèrent le prisonnier qui sans un bruit se laissa emmener hors d'ici. Darion s'assit en face de Tristan et commanda à boire et à manger ce qui ne tarda pas à arriver puisque le serviteur chargé d'un immense plateau était déjà dans la pièce et prêt à servir Aliénor et Tristan. Darion et Tristan se turent et en fermant les yeux joignant les mains firent leur prirent comme à chaque fois que le repas était servit. L'héritier de la rose ignorait si sa femme était croyante ou non, si elle priait ou aller prier les Sept. Pour ce qui était de lui, sa formation de chevalier l'avait amené à avoir la foi et de concerner dignité et courage devant chaque moment difficile, gloire et honneur dans l'aide aux démunies, tristesse et douleur lors des batailles. Quand il rouvrit les yeux, Darion était déjà en train de se faire exploser le ventre avec du mouton et des patates.

Tristan se porta alors vers son épouse et la questionna alors qu'il était en train de la servir:
- Ma dame, aviez-vous un désir particulier quand à la date de notre retour pour Hautjardin ? Nous devons partir sous deux jours, mais si cela vous est trop juste je pourrai sans doute donner une explication à Lord Tyrell de notre retard.
Il s'agissait plus de l'ultimatum quant au départ rapide de Castral Roc que d'une vraie formule de politesse, il n'avait pas encore pu vraiment lui dire qu'il leur faudrait quitter Port Lannis et les Terres de l'Ouest assez rapidement. Daraion quant à lui ne semblait même pas les écouter, il était plonger dans son assiette et manger avec moins de convenance du à un homme de son rang. Tristan fini de servir son épouse et commença à remplir sa propre assiette tendit que le serviteur derrière eux semblait estomaqué qu'un seigneur puisse se servir de lui même ou servir quelqu'un d'autre. Ici comme à Hautjardin, il n'était pas de coutume de laisser les seigneurs et dames se servir par eux-mêmes, mais les veilles habitudes, qu'avait pris le jeune homme lors de sa formation, avaient la vie dure et il semblait jamais ne vouloir que se servir par lui même.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Lun 5 Nov 2012 - 2:18

Aliénor était sans doute dans un rêve qu’elle ne voulait pas sortir et pour cause. Elle avait oublié comment sa vie avait été chamboulée. Comment elle avait cessé d’être égoïste et de ne plus penser uniquement à elle? Elle ne le savait pas elle-même. Elle était habituée de s’occuper que d’elle et d’avoir l’attention de tous les gens. Or avec Tristan, elle avait changé. Il était le seul avec qui, elle n’Avait pas à se faire pardonner de son passé. Elle avait bien plus à apprendre à ses cotés désormais. Le Bief était très différent de l’ouest et elle ne s’en cachait pas que quelques coutumes l’agaçaient parfois. Peut-être la première fois depuis qu’ils étaient ensemble, Aliénor émit un certain grognement de désapprobation. Qu’avaient-ils tous à voir l’ouest dans leur soupe? La flotte du lion était bien présente, mais elle ne dépasserait certainement pas celle du Bief. Parce que si la flotte des Lions Lannister dépassait largement celle des Redwyne de la Treille, la petite lionne des roses serait grandement déçue.

Le Bief ne semble pas démuni de Flotte. Je connais peu de personne qui ne louange pas la flotte du Grand Amiral. La seule a ce que l’on dit pouvant rivaliser avec celle de la couronne et la Flotte des Greyjoy.

Soit elle ne comprenait rien ou soit elle se mettait hors propos, mais elle trouvait cela parfois agaçant de voir les autres s’abaisser aux lions. Peut-être n’était-ce qu’une impression qu’elle avait, mais elle doutait fort bien que cela n’était pas de son ressort et qu’il valait mieux qu’elle ne s’en occupe pas. Il était vrai qu’elle serait appelée à seconder Tristan lorsque celui-ci prendrait la place de Lord Tyrell, mais parler politique la fatiguait beaucoup trop. Elle avait passé un matin complet avec ses deux frères et elle avait eu l’impression à beaucoup de reprise, qu’elle aurait du se taire plutôt que d’émettre un avis personnel. Tybolt l’avait regardé d’un bon œil, quelques fois, mais elle avait toujours une insécurité à ce sujet.

Elle ne vit pas les heures défiler devant elle. La présence de Tristan lui était devenue beaucoup trop précieuse. Elle aimait bien parler avec lui. Elle se sentait plus à l’aise d’émettre une opinion. Elle finissait même par se dire qu’ils s’entendraient fort bien si cela continuait ainsi. La petite lionne se nourrissait de bon espoir et maintenant que son frère allait tenter d’oublier les vieilles querelles concernant Tristan, elle pouvait respirer. Au moins, avait-elle la certitude, que tout allait rentrer dans l’Ordre un jour. Il ne fallait qu’espérer que son époux mette son grain de sable. Ce qui avait été fait avait été fait et ne pouvait être réparé, mais selon Aliénor il était inutile de rouvrir des plaies. Tristan s’était excusé de long en large pour ce qu’il avait fait. Elle lui avait pardonné, mais si à cette époque Tybolt lui en avait amèrement voulu.

Cette pensée s’envola lorsque le serviteur se posa près de son siège. Évidemment. Elle ne pourrait pas en vouloir à Tybolt. Il avait bien des choses à gérer, mais les yeux de Tristan semblaient davantage empreints d’une certaine déception et colère. Elle ne savait pas ce qu’il y avait. Elle savait qu’il n’aimait pas le Roc, mais elle n’allait certainement pas lui dire que Tybolt ne lui en voulait plus autant. Ce n’était pas à elle de dire cela. Son frère était assez grand pour le faire lui-même. Aliénor préféra déposer sa main sur celle de l’héritier Tyrell.

Dites-lui qu’il est tout excusé. Je comprends, les affaires de l’Ouest avant tout.


Tout comme Damon Lannister, l’ouest passait avant tout. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, mais elle préféra poser un regard tendre à Tristan, pour qu’il ne se ronge pas les sens. Si Tristan ne se rongeait pas les sens, Aliénor, elle, se retenait de sauter à la gorge du frère de Lord Tyrell. Il aurait pu au moins, prendre le temps de prendre Tristan à part. Se souciant davantage de Ser Darion que de la situation, elle le regarda avec les gros yeux qu’elle se permettait rarement. Quel fou tentait-il de faire de la bisbille dans ses terres ? Elle n’en fit pas un plat, mais manqua tout de même de montrer de l’intérêt. C’était les coutumes du Bief « d’accrocher » les soldats? Dans l’ouest, elle se souvenait d’avoir vu son père mettre dans des geôles des jeunes soldats qui avaient la langue bien pendue quand ils parlaient de la fille de leur seigneur. Elle avait fait tourner bien des têtes et même son frère avait du continuer cette habitude après la mort de son père. Mais de là à « accrocher » des soldats, elle ne voudrait pas voir cela. Même après une courte prière dont elle reprenait l’habitude de faire avec sa nouvelle famille, elle ne put s’empêcher d’Apostropher son époux.

C’est une coutume Bieffois d’accrocher les soldats qui n’obéissent pas aux ordres de votre oncle?


La question s’adressait autant à son mari qu’à son oncle. Elle le regarda la servir avec un certain amusement. Elle finissait par s’y habituer. Il prenait même le temps de lui demander quand elle voulait partir. Pour une fois, elle ne pouvait pas dire qu’elle se sentait bien. Elle voulait retrouver le Bief et Hautjardin. Bizarrement, elle s’y sentait plus à l’aise. Elle n’y était que depuis un mois et quelques jours, mais elle appréciait la vie de la maison, même si la mort de Maura avait eu des répercussions sur Lord Tyrell. Elle restait sa nièce.

Et si nous reprenions la route dès demain? Hautjardin me manque. Je sais que vous vouliez certainement rencontrer mon frère, mais les temps de guerre nous laisseront assez de temps pour tous nous côtoyer.


Elle passait difficilement du « tu » au « vous ». Elle ne voulait qu’une chose retournée dans le Bief. Non qu’elle détestait le Roc, mais la mort de Maura lui rappelait trop de mauvais souvenir pour rester plus longtemps. Peut-être Tybolt comprendrait-il un peu sa sœur, mais ses souvenirs semblaient toujours converger vers la sombre époque où sa mère était décédée en mettant au monde le cinquième lion.




 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 5 Nov 2012 - 16:27

Reprendre la route dès demain... Cela ne lui permettrait surement pas le temps de rencontrer Lord Lannister néanmoins il fallait rentrer au plus vite dans le Bief pour continuer les préparatifs de défense dans le sud. Car si au nord la flotte Greygoy était bloquée par la flotte du Lion, dans le sud les attaques incessantes des Dornes rendaient la vie dure. Ces barbares attaquaient par les cotes les plus au sud du Bief et parfois même tentait de passer et de frapper dans le centre en remontant le fleuve Torentine qui débouchait par Corcolline et la défense du Lord Leslyn Tarly, seigneur des lieux, mais rarement plus haut. C'était également cela les soucis du Bief, une grande chaine montagneuse en guise de frontière contre les attaques Dornes qui pouvaient passer à la fois par la route du prince au nord, le fleuve Torentine par le centre et la mer d'été au sud. Les nuits de plus en plus longues amèneraient une amplification des attaques-surprises et la quasi-impossibilité aux troupes de savoir où aller pour protéger la population. C'était évident, les Tyrell en présence ne pouvaient décemment pas rester trop longtemps loin de Hautjardin et sans nul doute que Léo serait d'humeur mauvaise si Tristan venait à se montrer plus en retard encor. Le jeune leva la tête et pour répondre, à la fois à sa femme et Ser Darion dit :
- Très bien, nous reprendrons la route demain ! Mon oncle, prévenez les hommes de se reposer et de préparer, dès l'aube, notre retour en prenant suffisamment de vivres. Soignez les chevaux et... et nous partirons quand tout cela sera prêt.
- D'accord. Lui répondit bourru Darion sans lever les yeux vers l'héritier Tyrell. Qu'est ce que j'en fais moi de l'autre ahuri ?
- Quel ahuri ?
- Celui que tu viens de faire attacher.
- Ah... Vous le libérerez demain pour qu'il vous aide et vous ferez en sorte qu'il n'oublie pas son erreur.

Alors le repas reprit son cours et durant quelques secondes plus aucun bruit à part celui des couverts frappant la vaisselle ne se fit entendre. Darion eu bientôt fini sa première cruche de vin, son teint devenait de plus en plus rouge alors que la viande et le vin le faisaient festoyer pour quelques sombres raisons que Tristan n'avait certainement pas envie d'évoquer devant Aliénor. Il en oublia son oncle et reporta son attention sur son assiette remplie. Elle semblait extrêmement appétissante, mais quelque chose le gênait au point de lui couper l'envie de manger quoi que ce soit. Une multitude de questions se bousculaient dans la tête de l'héritier de la rose qui avait bien de la peine à toute les traiter en même temps. Bien sûr il était content de se trouver ici, prêt de sa femme avec Darion pour le seconder, mais les différents problèmes de Hautjardin le préoccuper avec amertume et le fait de ne pouvoir parler avec Lord Lannister de leur problème commun des Fer-nés n'arrangea surement rien à la situation déjà embarrassante qui préoccupait Tristan. Il reporta son attention vers son oncle quand il vit celui-ci perdre quelque peu conscience.
- Vous devriez aller vous coucher mon oncle.
- Et pour quelle raison ? répondit ce dernier complètement cassé
- Vous n'êtes plus en état de rester à cette table.
- Ah ! Parce que toi si ?

Certes Tristan avait bu plus que de raison le vin servit par les Lannister qui était sans doute l'un des meilleurs que le garçon n'eut jamais bu, mais pas jusqu'au point de s'en rendre malade comme venait de le faire Darion. De plus la manière dont il s'adressait à lui ne pouvait que lui déplaire au vu de leur situation actuelle de visiteur. En temps normal Tristan n'aurait certainement pas réagi à ce genre d'insubordination, mais ici, dans la demeure des Lannister, devant certains d'entre eux surement, mais surtout et avant tout devant Aliénor, Tristan ne put contenir son envie de le remettre à sa place et il reprit:
- Faites attention, vous parlez à l'héritier de Hautjardin, sachez tenir votre place !
- Héritier ?! T'es autant l'héritier que tes frères, sinistre idiot ! Que crois-tu ? Au moindre faux pas ne te doutes-tu pas que ton père t'enverra porter le noir ?
À ces mots, Tristan prit une teinte violacée, partager entre la rage et la honte que venait de lui faire subir ce poivrot. Il hurla quasiment dessus en frappant par plusieurs fois la table de son poing:
- Dehors ! Dehors je te dis ! Et que je ne te vois pas avant que tout soit prêt pour le départ sinon je prendrais les mesures adéquates !
Darion renifla et se leva de table dans un grand bruit de chaise raclant le sol et tourna les talons, ramassa sa grande cape qu'il enfila rapidement et quitta les lieux en titubant. Tristan ne se radoucit pas tout de suite. Il se tourna vers son épouse et lui présenta ses excuses avant de se lever à son tour de table pour la quitter et rejoindre la chambre de sa dame quelque part dans les étages. Il grimpa quatre à quatre les marches qui l'amenèrent jusqu'à la chambre dans laquelle il était venu plus tôt. Il appela un serviteur et annonça son départ dés le lendemain et qu'il faudrait donc ranger ses affaires dès que possible. Le serviteur eu bien commencer tout de suite si Tristan ne l'en avait pas empêché, précisant qu'il devrait faire cela demain une fois les époux Tyrell réveillés et hors de la chambre. Quitte à partir le lendemain, le garçon déciderait bien de l'heure à laquelle la caravane quitterait Port Lannis

Une fois à l'intérieur il s'allongea sur le lit et ferma les yeux. Darion et Tristan avait souvent eu des disputes, même une fois l'adoubement de ce dernier passé. Ce n'était qu'une question de vin et de vieille rengaine de naguère, toujours a vif malgré les années. Tristan n'était pas un mauvais garçon et n'avait pas commis de graves fautes, cependant le simple fait de pouvoir penser que Léo Tyrell irait mettre son fils aîné devenir un frère noir, au mur le plus au nord du Westeros connu avait rendu Tristan fou de rage et il n'avait pu contenir sa fureur ce soir. Il s'en voulait d'avoir si précipitamment quitté Aliénor et ceci en plein milieu du repas. Il ne s'était encore une fois pas bien fait voir chez les Lannister si ce n'est peu être comme quelqu'un qui n'aime pas se voir défier par un futur vassal, car il n'avait pas tort le Darion, à l'heure actuelle, Tristan n'était rien d'autre que le prétendant légitime du Bief et de Hautjardin, mais rien de plus.

Tristan ne sut pas si cela faisait une seconde ou dix heures qui venaient de s'écouler quand Aliénor entra dans la chambre. Elle était si belle et douce que Tristan aurait eu du mal à garder sa mine renfrognée plus longtemps. Ce mariage avait beau être que politique, il n'empêcher pas Aliénor Lannister devenue Tyrell d'avoir une beauté particulièrement agréable pour Tristan qui ne se gêner pas de la regarder tant qu'il en avait l'occasion et surtout avec quelques idées complètement anti-ecclésiastiques. Jeanne, la mère de Tristan avait bien sûr parlé de l'opportunité d'avoir des petits-enfants, mais le moment était plus que mal choisi. L'héritier avait bien des choses à s'occupait avant d'avoir un enfant, mais les risques de la guerre le mettait dans une position bien plus que délicate et s'il venait à perdre la vie au cours d'une bataille, seule sa femme pourrait rester sienne si elle portait en elle l'enfant de Tristan. Il se releva alors doucement pour s'assoir finalement sur le lit et regarder Aliénor avec des yeux fatigués. Il n'avait qu'une hâte à présent s'endormir dans ses bras.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Mar 6 Nov 2012 - 3:46

Sa question avait passé dans le beurre, mais heureusement pour elle. Darion ne répondrait certainement pas à sa petite personne et Tristan non plus. Elle s’y ferait. Elle avait été habituée à ce genre de silence de la part des hommes. Elle n’avait pas envie non plus de se prendre la tête devant les gens de l’Ouest. Quelle idée de jouer les troubles fêtes quand l’on était qu’un invité. Une fois la réponse de Tristan, elle ne se fit pas prier une fois, pour faire signe au serviteur. Elle voulait en informer son frère et le seul moyen d’y parvenir semblait être ce domestique. Soit, elle s’y ferait.

Veuillez dire à mon frère que nous partirons demain matin, après le petit-déjeuner.

Tybolt comprendrait par les mots qu’elle aimerait le voir avant son départ. Inutile de déjeuner avec elle. Elle était peu bavarde à ce moment de la journée. Mais elle aimerait bien lui faire un dernier au revoir avant de regagner le Bief. Elle savait aussi que le souhait de Tristan ne serait pas exaucé pour autant, mais ils se reverraient. Bien plus vite que la petite lionne des roses voulait le croire. Elle savait que bientôt son mariage aurait raison d’être. Par contre c'était une épreuve, qu’elle sentait bientôt proche. Elle en avait peur, malheureusement

La prise de bec entre le neveu et l’oncle réveilla la jeune Lionne des ses sombres pensées. Elle avait rarement vu son époux ainsi et encore moins Ser Darion apostropher Tristan de cette manière. Aliénor aurait bien voulu intervenir, mais elle préféra garder son silence et faire passer l’éponge. L’un deux finirait par comprendre qu’ils n’étaient pas à Hautjardin et qu’ils ne pouvaient pas s’engueuler comme deux piliers de tavernes. Elle ne pouvait pas faire l’arbitre, elle sentait déjà l’envie de Tristan de sauter sur son oncle pour lui faire ravaler son commentaire. Elle avait posé sa main sur son bras pour l’empêcher de faire quelques choses de stupides et assena un regard noir à Ser Darion. Elle n’avait pas encore connue son époux ainsi. Voir Darion quitter la salle la soulagea. Qu’aurait pu faire de plus la rose, si ce dernier l’avait poussé encore plus loin. Elle aurait voulu le retenir, mais elle comprit qu’il avait besoin d’être seul. Aliénor se laissa choir sur son siège fatiguée. Ils ne pouvaient pas rester indéfiniment fâchés l’un contre l’autre. Elle osa même attendre plusieurs heures avant de monter. La pièce était déserte comme plusieurs fois. Les plats avaient été retirés et il ne restait plus qu’elle et quelques domestiques. Comment pouvait-elle faire pour le ramener à son infime gentillesse alors que Darion l’avait presque envoyé. Elle avait fini par abandonner l’idée de retrouver l’oncle et opta plutôt pour se rendre dans ses appartements. Elle referma la porte doucement et elle remarqua qu’il était levé. Elle s’était glissée dans son dos et avait déposé sa tête contre son épaule.


Il ne pensait pas ce qu’il a dit. Ne te fais pas de mauvais sang pour cela, Tristan. Il l’a fait sur le coup de la colère. Si je devais compter les fois où mon père m’a menacé de m’envoyer faire Septa ou même sœurs du Silence, je n’aurais pas assez de mes dix doigts.


Elle n’avait jamais été très bonne pour consoler les gens. Elle n’avait pas cette force là sauf peut-être avec son époux, qu’elle calmait parfois. Elle le comprenait, sa place d’héritier était constamment mise en doute par quelconques seigneurs. Pourtant, il avait fait beaucoup de chemin depuis qu’ils étaient ensemble. Cela faisait peu de temps, mais elle semblait la seule à le voir. Pauvre Petite rose. Tout n’était pas simple et il payait encore cher ses erreurs qui pourtant avaient été pardonné. Darion avait touché la corde sensible de son neveu et la petite lionne se demandait comment elle allait pouvoir réparer cela.

Aliénor souffla quelques chandelles pour en laisser deux ou trois éclairer la pièce. Elle l’attira contre elle et l’embrassa sur le front. Elle le comprenait plus qu’il ne pouvait le croire. Elle connaissait cette frustration de ne pas pouvoir prouver plus. Elle avait fait bien des choses, pour se distinguer de ses frères. Elle avait voulu participer à la vie du Roc, mais n’en avait jamais eu l’occasion. Il lui avait fallu Maura, pour que Tybolt reconnaisse en elle, qu’elle pouvait le faire. C'était pourquoi, elle n’avait pas eu de mal à s’intégrer à Hautjardin.


Malgré que notre position soit différente dans nos familles respectives, je comprends parfaitement ce qui se passe. J’ai toujours été plus fragile que mes frères ou même ma sœur. Je n’ai pas toujours été un ange pour mes frères, mais surtout pour Tybolt. J’ai toujours voulu lui montrer que j’étais digne de porter le nom des lions. Chaque fois que je le faisais je tombais bien bas. Je faisais tout pour mettre mon frère hors de lui-même. Il n’a pas eu la vie facile avec moi. Mais il ne m’en a pas voulu éternellement et ton père ainsi que ta maison ne t’en voudra pas éternellement.


Elle l’avait embrassé pour se donner du courage pour la suite de ses paroles. Elle jouait distraitement dans ses cheveux et le son de sa voix restait toujours doux et mélodieuse. Elle espérait au moins que Tristan comprendrait pourquoi elle faisait cela. Elle sortait rarement les grand discours, mais elle était certaine de pouvoir réussir à ramener un sourire sur les lèvres de son mari. Elle savait que ses erreurs lui avaient donné du fil à retordre. La petite lionne veillerait à ce

Nous voyons tous les efforts que tu fais. Moi la première. Tes efforts ne sont pas vain Tristan. Tu réussiras à prouver que tu es digne de ton père, fais moi confiance. Et puis, tu ne crois pas que je vais te laisser prendre le noir aussi facilement.

Aliénor avait retenue son rire, pour ne pas envenimer la situation avec son époux, mais elle trouvait amusant de tourner la situation au ridicule. Elle se demandait même si l’Étranger allait s’amuser à faire le malin. Aurait-elle le même destin que Maura, ou elle perdrait Tristan. Elle ne voulait pas envisager une quelconque situation.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 6 Nov 2012 - 19:46

La tension était palpable alors que le couple rejoignit le lit. Aliénor était quelqu'un extrêmement gentille et de compatissante. Sa dévotion pour permettre à la fois à son couple de fonctionner, à sa famille de garder confiance en elle et de plaire aux Tyrell ne devait sans doute pas être de tout repos. Plus encore, elle devait soutenir Tristan et ses humeurs qui allaient et venaient au fur et à mesure des événements se déroulant et si tel devait être son rôle d'épouse, elle le tenait à merveille. L'héritier de la rose tenta pitoyablement de garder une mine renfrognée, se battant contre lui même pour ne pas sourire à sa femme et pour une raison que même lui ignorait. Il n'avait pas à se cacher d'Aliénor, de camoufler ses sentiments, envies et colère derrière des masques qu'il portait sans cesse depuis des années. Le mariage politique entre ces deux-là n'avait rien à envie à un autre et n'était pas moins beau ou moins laid qu'un autre, simplement Tristan ignorait si sa jeune épouse pourrait un jour être amoureuse, comme l'étaient les parents de Tristan. Pour le jeune homme, il ne faisait aucun doute qu'il puisse s'en aller voir une autre femme, son honneur serait détruit et rien que l'idée de trahir sa femme le rendait honteux et triste.

Tristan ôta ses vêtements après avoir rejoint une zone cachée par un mur fin en trois parties, qui semblait pouvoir se plier. Ceci pour pouvoir se mettre en tenue de nuit et partie se coucher dans le lit de sa tendre. Il lui était plus agréable de ne rien porter, mais la bienséance l'obligeait cependant à bien se comporter en présence de sa femme et bien qu'ils auraient peut être tôt fait de ne plus rien avoir sur le dos, il était toujours très désagréable de voir arriver à l'improviste une personne venue demander quelque chose ou simplement de après s'être trompé de chambre. Trsitan glissa dans le lit et se coucha sur le dos laissant assez de place à sa femme pour le rejoindre une fois que celle-ci le rejoindrait.

Tristan se laissa alors aller à ses songes et s'imagina dans quelques années, siégeant au côté de sa femme sur le Bief, premiers alliés des Lannister et grand vainqueur de la guerre contre les Fer-nés. Fer-nés que le jeune homme devrait sans l'ombre d'un doute bientôt combattre. Léo Tyrell n'avait pas encore émis d'avis quant à la frappe ou non sur les côtes des Iles ennemies, avec ses deux cents vaisseaux, le Bief devrait jouer serrer avec les Lannister pour espérer emmener assez d'hommes jusqu'à la terre de ces îles maudites et ensuite, ils leur faudrait vaincre les guerriers du seigneur Greygoy pour finalement l'abattre lui et faire bruler toute sa famille pour éviter qu'un autre incident de la sorte ne se reproduise. En tant qu'héritier, sa place serait sur le champ de bataille pour combattre avec les hommes et protéger son peuple et le royaume, mais cela voudrait dire également laisser Aliénor seule à Hautjardin. Tristan émergea de ses sombres pensés ne souhaitant pas imaginer le pire, non il ne mourait pas. L'idée d'avoir un enfant ne lui était pas encore très à coeur, mais fallait-il encore repousser l'échéance au risque de ne pas avoir de fils et de faire prendre de gros risque à sa lignée ?

Le combat et la guerre. Tant de choses que Tristan ignorait complètement, ces années en tant qu'écuyer et chevalier ne lui avait pas appris à savoir guerroyer comme jadis le fit son père et voilà qu'aujourd'hui les bruits des glaives frappants avec furent des boucliers salvateurs et le cri des hommes agonisants, se vidant de tout le sang dans un bourbier humide et crasseux résonnait dans ses oreilles pourtant si loin à ce moment d'un champ de bataille. L'héritier de Léo Tyrell savait se battre bien entendu, il était de ceux qui savent manier l'épée et le bouclier, sachant porter l'armure et courir avec celle-ci jusqu'à un ennemi et tout ceci pour ensuite planté le fer dans son corps, provoquant giclées de sang et des cris à en perdre l'usage de ses oreilles, voir même de ses yeux. Tristan n'avait encore jamais fait trépasser un ennemi de sa main, en serait-il seulement capable le moment venu ? Serait-il capable de diriger ses hommes lors d'une bataille ou son peuple lorsqu'il serait amené à gouverner dans le sud de Westeros, de rendre compte au roi lorsque les barbares Dornes traverseront les villages de Sa Majesté ne laissant que des centres et des morts. Le Tyrell ne fermait pas les yeux et regardait avec insistance le haut plafond de sa chambre de Castral Roc alors que sa femme le rejoignit dans le lit.

Que de peine dans la tête de Tristan se bousculait alors que lui même s'enfonçait inlassablement dans les draps rouge et or avec sa femme à son côté. Il leva la tête et lui parla alors, d'une voix calme et fatiguée. Les yeux posés dans ceux de sa femme qui doivent l'écouter alors:

- Aliénor, je suis désolé pour ce qui s'est passé tout à l'heure à table, j'aurais dû me maîtriser. Au lieu de cela je t'ai jeté honte et fardeau devant ta famille et tes gens. Je ne saurai te dire à quel point je m'en veux. Demain quand nous nous réveillerons j'aimerai que nous partions en laissant toutes les mésententes et les fardeaux ici. Que j'aimerais enfin pouvoir partir loin de tous mes problèmes et t'emmener avec moi dans des contrées où seules nos volontés nous guideraient...
Il se tut alors, ne pouvant pas penser plus encore à l'idée de quitter sa famille et ses amis à Hautjardin. Demain, ils seraient de nouveau sur la route pour une bonne semaine si ce n'est plus pour rejoindre le Bief et la forteresse bâtie par les Jardinniers
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Mer 7 Nov 2012 - 14:39

Elle avait profité qu’il se change pour prendre place près de sa coiffeuse et défaire tous les nœuds idiots qu’elle réussissait à créer avec cette chevelure de blé. Elle respectait ce silence, mais elle le détestait profondément. Elle savait que son humeur ne restait jamais ainsi, mais il fallait bien croire ce que Maura lui avait dit un jour. Elle aurait a supporté ce petit air avec lui. Elle se demandait pourquoi il tentait de prendre le fardeau de tout le monde. Elle ne l’avait jamais vu ainsi et comme, elle ne comprenait parfois rien aux hommes elle était désespérée. Elle oubliait comment un être pouvait aussi torturé. La glace du miroir lui renvoyait une image qui l’avait toujours terrifié. Celle de sa mère. Un jour, elle serait aussi forte qu’elle, mais elle doutait qu’elle puisse avoir un jour tous le charisme de cette femme. Damon et Tybolt lui avaient toujours renvoyé ce commentaire comme quoi elle lui ressemblait et elle finissait par se demander, pourquoi n’avait-elle pas sa force de caractère. Elle s’était plutôt assise près de son époux, le fixant. Elle tentait bien que mal de le cerner, mais il était un éternel mystère.

Ce sont des choses qui arrivent. Tu n’as pas à t’en vouloir. Tu as bien voulu faire Ton oncle doit ruminer dans le coin d’une chambre, mais peu m’importe. Tout n’est pas parfait et ne le sera jamais. Tu sais, ils ont vu pire. Rassure-toi.

Elle n’avait pas été un ange, enfant et encore moins, une fois adolescente. Elle avait fini par faire et multiplier les scènes dans cette salle. Aujourd’hui, elle n’y tenait plus un grand rôle et pour cause, elle avait grandi. Le lionceau était devenu grand. C’était peut-être de cette époque que son frère Gérold retenait d’elle, qu’elle était une peste. Heureusement pour tout le monde, elle avait changé, mais beaucoup murit. Elle avait même réussi à retrouver la confiance et le pardon de son frère. Comme elle avait aimé entendre qu’il avait besoin d’elle pour la relation entre leurs deux familles.

Ou que l’on aille et quoique l’on laisse derrière nous, cela reviendra toujours nous hanté. Tu n’es plus seul Tristan. Je vois comment tu veux plaire à ton père. Tu y arriveras et pour cela, il faudra surmonter des fardeaux et des mésententes. On ne peut pas toujours effacer tout et recommencer. Cette fois-ci tu n’es pas seul. Je suis là et je voudrais toujours t’aider.

Elle avait l’impression de parler un peu trop pour ne pas dire seul. Tristan n’osait pas lui parler et pourtant, elle ne mordait pas. N’était-ce pas la, la première chose dont elle devait faire ? Soutenir son époux, et l’aider à franchir les difficultés. Aliénor réalisait pleinement la tâche que Tristan aurait plus tard. Il aurait la tâche qu’exerçait son frère depuis trois années. Trois longues années à endurer sa benjamine, l’attaque répétitive des Fer-nés sur les terres de l’Ouest et maintenant la mort de son épouse qu’il chérissait. Elle ne savait comment lui ôter tous les doutes possibles. Par contre fuir les problèmes n'étaient pas une solution, ni à long termes et encore moins à court termes. Elle connaissait le discours de son père

Fuir tes responsabilités et Hautjardin ne résoudraient rien à tes problèmes. Au contraire, il en serait pire. Chaque jour depuis notre mariage, j’essaie de te comprendre, mais tu restes un mystère. Nous ne serions pas mieux ailleurs. Tu aurais honte de fuir ta famille n’est-ce pas?

S'il ne l'était pas, elle serait certainement hors d’elle, mais comme, il était un garçon intelligent, il n’allait pas répondre cette réponse. Elle connaissait l’attention qu’il portait à chaque membre de sa famille. Malgré toutes les qualités, il n’avait qu’une chose dont on pouvait lui reprocher : son manque de tact envers la maison Lannister. Il s'était moqué ouvertement d’eux, mais tout le monde avait passé l’éponge. Assise auprès de lui, elle le regarda dans les yeux avant de lancer tout haut :

Je ne crois pas que Damian Lowther aurait fui ainsi.


Il détestait qu’elle prononce ce nom. Et pour cause ! Aliénor l’avait traité de tous les noms possible ce pauvre homme qui n’existait pas vraiment et qui s’était avéré être son futur époux à l’époque. Elle savait que cette remarque ne le ferait pas sourire, mais c'était le résultat escompté. La petite lionne n’aimait pas qu’il soit ainsi. C'était elle qui ramassait le calvaire de le faire parler pour l'aider, par la suite. Elle devenait parfois irritable, mais elle se cachait bien de le montrer. Elle savait qu’à Hautjardin on attendait beaucoup de la part de Tristan, mais aussi de la sienne désormais. Un héritier qui perdurait la lignée des Tyrell était une chose qui manquait.

Elle était fatiguée, mais elle luttait facilement contre le sommeil. Tant qu’elle n'aurait pas eu le dernier mot, elle tenterait de le convaincre du contraire. Elle n’était pas certaine que sa sœur apprécierait ce geste. Malgré tout, tout le monde l’aimait, parce qu’il était un fils, un frère et un époux. La plupart rejetait uniquement ses comportements. Il n’était pas très bavard et Aliénor ne savait pas quoi faire pour le faire parler. Une chose certaine, elle ne fermerait pas les yeux tant et aussi longtemps qu’il ne lui dirait pas tout. Elle était déterminée à ce qu’il parte du Roc en bon terme. Déjà pouvait-elle se soulager que Tybolt n’aurait pas envie de lui sauter à la gorge, elle pouvait donc tout faire pour que l’ambiance y soit la meilleure.

Pourquoi ai-je le sentiment que tu ne me dis pas tout? Il y a des choses qui te tracasse encore plus que d’être dans la demeure de mon frère n’est-ce pas?

Elle le cernait de questions pour avoir des réponses. C'était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour le faire parler un peu plus. Elle n’était pas du genre insistant, mais elle savait quand elle voulait quelques choses, qu’elle pouvait y arriver. Autrement, elle s’était étendu près de lui et le regardait de ses yeux bleus comme l’océan. Elle avait plus peur du présent que du futur et pour cause, elle ne savait pas sur quel pied danser avec lui.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 7 Nov 2012 - 16:56

Le nom de Damian Lowther fit grincer des dents le garçon qui n'avait pas besoin que sa jeune épouse se mette à lui ressasser certains souvenirs des plus déplaisants et surtout en ces lieux qui l'auront vu, à cause de ceci, quasiment prisonnier des Lannister dans leur Roc maudit. La fuite et son envie de tout quitter n'étaient rien d'autre que des illusions que même Tristan semblait ne pas vouloir écouter. À quoi bon quitter son lieu de naissance pour se perdre quelque part pour fuir les responsabilités bien lointaines qui l'incomberait une fois que Léo soufflerait pour la dernière fois. Tristan prit alors la parole avec une voix douce et calme :
- Certaines choses ont tendance à me dépasser ma dame... La guerre contre les Fer-nés et la défense contre les Dornes nous obligent à savoir combattre sur deux fronts et cela me déplaît au plus haut point. Dans peu de temps, je pense, je devrais prendre les armes pour rejoindre surement une bataille et rien ne me met plus en joie et ne me transcende de peur. Je ne sais pas ce qu'il va se passer, quand ça va se passer et où... seulement je me dis que dans peu de temps je vais être amené à guerroyer pour une raison qui met tout au plus incompréhensible. Les Dornes ne franchissent que trop peu la mer et les Fer-nés s'en prennent désormais aux terres des Stark plus au nord. Je ne vois pas comment nous pourrions être si loin de la guerre et pourtant sentir la lame sous notre gorge...
Tristan avait parlé sans crainte et sans détour. Bientôt il faudrait prendre les armes cela ne faisait aucun doute. La guerre semblait maintenant bien difficile à écarter malgré le fait que les Fer-nés envoyaient leurs bateaux de pillages plus au nord. L'héritier du Bief n'était pas habitué à cela, habituer à devoir réfléchir à son avenir et tenter de comprendre ce qui se passerait si jamais il échouait dans ses tentatives. La gestion du Bief était une chose et guerroyer en était une autre, et malgré l'assurance qu'avait Tristan au maniement de l'épée et au combat en général. Il n'était pas rare de voir le plus valeureux des combattants tomber sous le poids d'un ennemi trop nombreux ou par une flèche lointaine tirée à l'aveuglette ou encore par l'attaque sournoise d'un ennemi dans le dos. Bien des choses que Tristan aurait voulu partager s'il n'avait pas eu peur de montrer sa peur, aussi se contenta-t-il de dire avec une voix calqué entre le dégout et la honte :
- Je pense que Léo ne me fait tout simplement pas confiance et que peu importe ce que je fais, peu lui sait être gré. Quand nous serons rentrés à Hautjardin je pense qu'il me fera convier pour aborder quelques affaires d'État les plus lointaines ou ingrates du Bief et m'en charger. Des affaires qui normalement ne demanderaient qu'un corbeau. Je suis sûr qu'il me préfère loin de lui pour gérer son domaine sans moi.

Il se tut alors, laissant à loisir sa femme répondre si elle eut envie. Bientôt l'hiver serait là, bien présent dans les sept royaumes et les cadavres se ferait de plus en plus nombreux. Les pluies et la neige seraient quotidiennes et nul ne saurait véritablement quand cela cesserait. Les hivers sont de plus en plus longs depuis peu et aussi de plus en plus froids. À défaut de connaitre l'été perpétuel peu être que les jeunes époux connaitrait l'hiver perpétuel et sont lot de désolation.

Tristan ne saurait trop dire comment il devait se comporter avec sa femme à ce moment-là. Le dialogue ce fut lourd et bien incommodant au moment d'aller dormir. Le jeune homme était las de tout ceci et surtout de son propre comportement qui devait à juste titre, bien découragé Aliénor dans sa tentative de porter réconfort à son sombre époux. L'héritier de la rose n'était pas quelqu'un de très jovial quand de sombres pensées, comme celles qui le pesaient aujourd'hui, venaient infecter son esprit. Trisnta reprit ensuite la parole d'un ton un peu plus énervé:

- J'aimerais que nous parlions d'autre chose Aliénor veut-tu... Ton frère peut attendre avec sa flotte, très bien. Qu'il en soit ainsi. J'espère que ces fils de putains de Fer-nés n'enverront pas tous leurs navires dans la direction de Port-Lannis, ce serait une boucherie.
Conclut-il presque pour lui même. Cette discussion l'avait éreinté et le jeune héritier de la rose ne désirer maintenant plus que quelques menus discutions sur le futur de leur mariage. Aliénor Lannister était devenue Tyrell, certes par un mariage des plus politique, mais Tristan n'aurait pour rien voulu qu'il en demeure ainsi jusqu'a la fin de leurs jours. Aliénor était une femme très belle et instruite qui se devait d'avoir pour elle un homme qui le fut tout autant, siégeant à ses côtés pour al gestion de l'un des royaumes et en locurence celui du Bief, contrôlant tout le sud de Westeros. Protégeant le trône de fer contre les attaques des Dornes. Mais sa tache était plus grande encore, car elle devait donner à Tristan son héritier pour assurer la descendance de sa lignée et continuer de garde cette place forte.

L'homme se tourna alors vers son épouse et la prit dans ses bras, la collant tout contre lui et se laissant aller à un élan d'affection clairement visible. Tristan n'était pas homme à avoir plus longtemps de colère que cela, se laissant aller parmi ses émotions, voir parfois un peu trop. Il pouvait le matin se lever d'humeur noire et se retrouver au petit déjeuner de parfaite humeur et entre temps avoir pleuré et rit. Tout cela faisait l'héritier du Bief, sa peur et son courage mélangé dans un flot d'incompréhension. Ce qui avait pour don d'énervé son père et sa mère.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Mer 7 Nov 2012 - 20:53

Pauvre petite rose. Elle ne savait pas comment faire pour la rendre heureuse. Si tout avait été plus facile. Elle aurait pu trouver les bons mots. Elle se demandait une chose. Aurait-il préféré être le plus jeune de sa famille? Déjà Aliénor était la benjamine des lions et elle trouvait cela très dur. Un père nourrissait toujours de grand espoir en son premier fils. Léo Tyrell semblait être déçu de ce dernier et pour cause, mais personne ne semblait vouloir lui accorder un minimum de pardon. Enfin, personne sauf elle et ce n’était pas parce qu’elle devait le faire, mais elle voulait vivre en harmonie et peut-être avoir elle aussi droit à son histoire, comme son père et sa mère et Maura et Tybolt.

Il y en aura toujours. Les Dorniens se tiendront tranquilles. Et j’ai peur aussi de ce qui arrivera. Très peur pour mes gens, pour mon frère et pour mon époux. Nous ne pouvons rien faire Tristan. Cette raison est de redonner vie à nos gens constamment sous la menace des Iles de fer.

Il ne pouvait pas comprendre ce que les paysans ressentaient chaque fois. Elle se rappelait encore des dégâts qu’il avait causés dans les environs et surtout, elle connaissait leur menace. Ils étaient habiles. Elle avait été jadis une proie réclamée par un fer-né, dont elle préférait oublier l’existence. Elle voulait ignorer cette lettre qu’elle cachait toujours. Elle n’avait plus envie de se présenter sans protection. C'était la raison pourquoi, ils n’avaient pas passé par la Route du Front de Mer. C'était un secret qu’elle avait dissimulé tout au fond d’elle-même pour oublier qu’une telle menace existait. Puis, elle avait eu assez de ses amies qui n’avaient pas survécu. Elle nommait qu’Alivianne et elle sentait son cœur se déchirer sous sa poitrine. Elle ne savait plus quoi faire et elle savait qu’autrement, elle ne ferait qu’augmenter la colère de Tristan. Elle n’était pas certaine de vouloir relever le défi, une seconde fois.

Si Lord Tyrell ne te faisait pas confiance, il ne t’aurait pas envoyé voir les Iles des Boucliers et tu ne serais certainement pas venu me reprendre en ma demeure à Castral Roc. Tu ne peux pas vivre éternellement comme un chevalier, tu seras appelé à remplacer ton père une fois lorsque celui-ci le voudra ou le jour ou l’Étranger passera. Nous ne sommes jamais prêts à ce moment, mais un jour, il le faut. Crois-moi, il faudra du temps, mais je suis certaine qu’il a confiance en toi. Et si je compte que ce soit un peu à tes yeux, tu sais que je te ferais toujours confiance désormais.

Sentir ses bras autour d’elle. Elle était heureuse, personne ne pouvait l’atteindre et lui faire du mal maintenant. Habituellement, elle était plus réticente à ce genre de chose, mais elle était si fatiguée d’un coté qu’elle se laisse faire. Elle se terra une place dans les bras de l’héritier de la maison de Hautjardin et ferma les yeux quelques minutes. Elle se remémorait la ou une partie de la flotte avait été décimé. Elle y avait été le surlendemain des événements. Ils y avaient encore des cadavres d’hommes, dans les eaux. Une bataille qui avait couté cher à l’Ouest.

Ils ont détruit une partie de la flotte de l’ouest. Ils ont du se faire un grand plaisir.

Un plaisir non partagé. Elle se souvenait d’avoir si peur alors qu’elle était à Port-Lannis. Elle avait finit par s’endormir dans les bras de son époux. Les discussions les avaient menés loin et tard dans la nuit et tous deux étaient éreintés. Tristan beaucoup plus que la petite lionne des roses. Elle avait dormi paisiblement tout contre lui et s’était réveillée quelques heures avant son époux. La pièce était toujours froide et la petite lionne en avait des frissons. Elle était habituée à ce temps peu doux. La pluie amenait son lot d’humidité qui la rendait agressive parfois. Elle avait demandé à ce qu’on lui amène une boisson chaude. Elle resterait dans ses appartements jusque là ce que son époux soit levé, mais comme il n’était pas un lève tôt, elle en profitait parfois pour rester non loin.

À Hautjardin, les premiers jours, elle avait pris son habitude de prendre le petit déjeuner dans le jardin même avec Emilia. Elle aimait bien le soleil sur sa peau et la chaleur qu’il pouvait lui procurer en des temps plus frais. Les oiseaux gazouillaient encore parfois et elle cela amusait la jeune femme. Tout était moins austère au pays des Tyrell. Le Roc était un endroit plutôt sombre comparé à la forteresse des Tyrell de Hautjardin. Elle était même certaine que son époux n’avait même pas remarqué ses propres bannières dans la grande salle. Tybolt avait fait installer les bannières de sa petite sœur près des siennes pendant son séjour. Elle avait été plus heureuse qu’une enfant.

Alors qu’elle percevait la vie du coté de son lit, elle attrapa le morceau de parchemin qu’elle détruirait après avoir fait lire à son époux. Ce ne serait que de très mauvais souvenir. Elle avait pris la direction du lit et avait déposé le breuvage fumant sur une petite table. Elle était certaine qu’il serait plus apte à lui parler, bien qu’elle ait trouvé un moyen de lui faire comprendre pour quel motif cette guerre était valable. Elle s'était laissé tomber sur le lit rebondissant quelques peu et elle embrassa son époux sur la joue. Elle lui tendit la lettre qu’un jour elle reçut pour la première fois. La première, elle avait bien rit mais les lettres s’étaient succédées l’une après l’autre et puis rien.

J’ai peut-être trouvé une raison à cette guerre. Et ce n’Est pas uniquement pour l’épouse que je suis, mais toutes les femmes qui subissent cela. J’ai reçu cette lettre en provenance des Iles de fer quelques semaines avant que mon frère m’annonce que je t’épouserais. Tu es le premier à qui j’ose en montrer une.

Elle lui avait tendu le pli qui avait été pliée de toutes les manières possibles. Quelques mots remplis de terreur et voila ce que cela donnait. Tybolt ne le savait pas, et elle n’était pas certaine qu’il le saurait un jour. Si cette guerre était incompréhensible, alors oserait-il la mener en voyant cela.





 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 7 Nov 2012 - 23:48

La pluie battait drue sur le navire de quarante rames où se trouvait Tristan. Il avait revêtu sa lourde côte de mailles et son épée au fourreau ruisselait de l'eau de pluie et de la mer qui faisait bondir le navire à chaque vague. Le bateau n'était pas le seul, plus d'une centaine de vaisseaux de guerre avançait les un aux cotés des autres en direction des îles de Fer où se trouvait actuellement Lord Greygoy et ça bande de bon à rien. Les quelques chevaux présents hennissaient d'inquiétude, inquiétude qui pouvait également se lire sur les visages de tous les rameurs et soldats présents. D'ici moins de dix minutes, ils seraient sur la plage en train de se battre pour une guerre qu'ils n'avaient pas voulu, pas souhaité et qu'à cause de cette famille de fou qu'était les Greygoy, ils ne reverraient peu être plus leur famille, leurs amis. Le vaisseau finit par arriver sur la plage et les hommes qui venaient de ranger les rames sortir leurs épées et se couvrir la tête de leur heaume avant de sortir du navire. Tristan suivit le mouvement, déjà plusieurs bateaux avaient touché terre et plus d'une centaine d'hommes se battaient contre les Fer-nés. Tristan marcha au début, ne sachant où aller ni quoi faire, il observa Darion plus loin se battant déjà, soulevant un ennemi d'un coup d'épée, répandant le sang de l'ennemi sur les pierres et le sable. Le cri du Fer-nés ramena Tristan à la raison et ce dernier para le coup de marteau à l'aide de son bouclier, se pliant sur ses genoux qui faillirent se dérober sous la puissance de la masse qui venait de s'écraser sur lui. Tristan donna un immense coup sur le tibia de son ennemi qui se brisa, il chuta lourdement au sol et reçut le coup de grâce recevant l'épée du Tyrell dans la gorge. Le sang fusait comme jamais, c'est alors qu'il apparut, Dagon Greygoy, Lord des îles de fer. Tristan se jeta sur lui donna un coup d'épée que son ennemi évita sans problème et qui lui répondit en abatant son épée sur la nuque du garçon, le froid de la lame toucha sa peau tiède et peu à peu il sentit un liquide brulant sur ses épaules, il chutait sur le sol et fini par le toucher, enfouissant son visage dans le sable.

Tristan émergea de son rêve, hagard. Tout cela semblait si réel. Le jeune homme ne semblait ni effrayé, ni inquiétait. Pas une larme de sueur ne coulait sur son corps. Comme s'il n'avait pas eu peur de cela. Il se retourna dans le lit pour rejoindre son épouse normalement à ses côtés et il la découvrit déjà réveillé.Celle-ci ruminant quelques lugubres pensées. L'héritier n'osa pas la questionner là-dessus. Il avait pris l'habitude de ne pas embêter son épouse au réveil, c'est qu'elle n'était pas une personne très sociale le matin. Après un certain temps à flâner ensemble dans le lit la jeune femme partie chercher quelque chose et revint ensuite au lit pour donner à Tristan une lettre, elle l'avertit au préalable qu'elle lui avait sans doute trouvé une raison de se battre, une raison de donner lieu à cette guerre, mais également qu'il était le seul à connaitre l'existence de cette lettre sans compté sa femme et le mystérieux expéditeur. Tristan prit le pli des mains de sa femme et l'ouvrit. Dès les premières lignes, Tristan comprit qu'il ne s’agissait pas de la première lettre du même genre "Voilà longtemps que je ne vous ai donné de nouvelles de moi...". Puis quelque chose vain à frapper le jeune Tyrell, apparemment cette personne avait déjà vu Aliénor, un Fer-né ayant connu son épouse le laissa perplexe, puis enfin le fait qu'il ne devait pas savoir qu'elle vivait à présent à Hautjardin, du moins pas au moment d'écrire cette lettre, les nouvelles concernant son mariage avait sans doute été déjà arrivé aux oreilles de cet homme. Le terme de femme-sel dérangea au plus haut point Ser Tristan qui se leva sans plus de cérémonie. Le diable n'avait pas noté son nom, mais l'héritier jura qu'il le verrait sans doute bientôt allonger sur le sol vomissant du sang par tous les orifices qu'il lui ferait avec sa lame.

Tristan leva les yeux vers son épouse après avoir lu la lettre du Fer-né et resta silencieux un instant. Sa fureur devait être palpable si tôt le matin. Il dit à Aliénor :

- Sais-tu de qu'il s'agit ? Par tous les diables si je retrouve cet enfoiré je lui ferai ouvrir le ventre et le pendrait par ses propres tripes ! Jura-t-il. J'irai jusque sur ces îles maudites et tuerai chaque homme qu'ils soient nourrissons ou vieillard, tous tu m'entends ! J'irai là-bas et j'abattrais sur Dagon Greygoy la fureur des sept qui accompagnera mon glaive et mon armée !
Le bruit de la porte qui s'ouvrit le fit stopper son monologue, un serviteur entra et resta debout devant Tristan qui venait alors de se retourner:
- Oui Messir ?
- De quoi ? Que viens-tu faire ?
- Vous m'avez appelé mon seigneur, j'ai bien entendu mon nom !
- Comment t'appelles-tu ?
- Aimé, Monseigneur.
- J'ai dit Armée, pas Aimé ! Sors d'ici immédiatement !
Le visage du serviteur se déforma de crainte et en saluant une dernière fois Tristan quitta la pièce où ils se trouvaient. L'héritier de la rose se retourna vers son épouse, il était quelque peu abasourdi par le manque de discernement qu'avait eu ce domestique. Il haussa les épaules et chassa ce gueux de sa tête, retournant auprès de sa femme. Il lui déposa un baiser sur le front et après avoir capturé les mains d'Aliénor tenant son verre but le breuvage sucré.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Jeu 8 Nov 2012 - 2:39

Aliénor était un peu mal à l’aise de lui montrer la lettre. Elle avait jeté les autres dans un excès colère, mais celle-ci finissait toujours par lui rappeler qu’elle n’était pas en sécurité et qu’elle devait faire attention dans ses choix. Il y en avait qui pouvait lui couter plus cher qu’elle le croyait. Elle était certaine que son époux serait de fort mauvaise humeur, mais s’il voulait vraiment une raison de se battre, elle était là. Non pour la protéger elle, mais protéger toutes les mères et toutes les sœurs et filles. Cette lettre aurait pu avoir bien des destinataires et la jeune lionne n’avait jamais réellement compris pourquoi elle en particulier. Elle était trop détestable pour devenir une femme-sel. Il aurait tôt fait de la tuer et au pire de la renvoyer In extremis chez elle. Elle était trop fatigantes pour un homme tel que ce fer-né. C'était la première fois qu’elle le voyait bondir dans ce sens. Elle était habitué à ses sauts d’humeurs mais de là parler et gesticuler ainsi, elle ne l’avait jamais vu dans cet état. La prochaine fois, elle éviterait de lui montrer une telle lettre à peine fut-il levé. Il était à peine levé qu’il était de mauvaise humeur. Le pire étant qu’elle avait voulu lui donner une bonne raison de se battre.

Voilà une bonne devinette qui se posa à elle. Quel pouvait bien être ce nom. Dans ses souvenirs, elle ne se rappelait que d’une lettre signée. Les autres portaient une autre signature comme « un admirateur passionné ». Il la provoquait ouvertement. Elle avait vu son nom une seule fois et pourtant, il ne semblait pas inconnu de sa famille. Elle avait réentendu ce nom bien plus tard de la bouche de Tybolt ou d’un membre de sa maison. C’était loin de la sonorité des Greyjoy. Elle ferma les yeux quelques minutes et finit par regarder son époux dans les yeux. Elle était bête de ne pas s’en rappeler. Pourtant, l’arrivé de l’infortuné domestique coupa court à ses recherches. Un sourire tenta de se dessiner sur ses lèvres. La situation était assez cocasse pour ne pas se retenir de rire. Dès que le pauvre domestique quitta ses appartements, Aliénor éclata de rire en récupérant son mari dans ses bras. Le pauvre, elle ne le ménageait pas beaucoup.

A ce rythme, mon frère va croire que je martyrise ses domestiques. Ce n’est pas juste pour moi que tu dois te battre Tristan. C'est pour défendre nos terres qui sont a la fois priver des vives après un dur été de sécheresse et surtout protéger, les mères et les filles de ces barbares. Tybolt ne connait pas l’existence de ces lettres. Il y a eu une et une autre. Chaque fois elles ont terminés dans le feu. Celle la datait de quelques jours après mon retour du Bief. Il y a eu ensuite Port-Lannis qui a été attaqué et nous sommes rentrés dans le Bief pour les célébrations de notre mariage.

Elle chiffonna le pli dans ses mains et se leva pour le jeter dans la cheminée qui se trouvait dans ses appartements. Sous l’effet de la chaleur, le papier se repliait comme un humain sous l’effet de la douleur. Elle reverrait de ce jour de voir cet homme arrogant se plier de douleur, pour lui avoir fait peur à cette époque. De toute manière c'était trop tard. Elle n’était plus dans l'ouest et n'avait jamais remis les pieds à Port-Lannis depuis ce temps. Bizarrement, elle savait qu’elle n’était pas à l’abri, mais s’il la voulait vraiment, il devait passer par la Mander, ce qui ne serait pas chose facile. Il fallait être bien fou, mais rien ne les arrêter à en croire leur exploit. Ils s’en étaient pris au Nord. Elle espérait qu’il y aurait enfin une intervention du trône.

C’est la raison pour laquelle je n’ai pas fait halte à Crakehall et que nous avons allongé notre voyage. J’avais demandé au capitaine de ma garde de tout faire pour que l’on ne passe pas par la Route du Front de mer. Une fois dans l’ouest je savais bien me guider et user des quelques contacts que j’avais avec les seigneurs du coin. Et puis, une fois la route bien en vue, nous sommes arrivés ici.

Comme une enfant, elle revint près de lui et déposa sa tête sur son épaule. Elle aimait plutôt cela rester longtemps seule avec lui le matin. Les rares fois qu’elle ne le voyait pas c’était parce que le soleil lui donnait assez de force pour qu’il aille s’entrainer tôt avec les autres chevaliers de la maison. La journée allait vite être écourtée. Tristan allait certainement retrouver sa mauvaise humeur et son oncle. Ali repartirait une seconde fois du Roc et n’y reviendrait que si son frère décidait d’épouser une autre femme autrement que dans un mariage secret dont elle serait la dernière avisée. Elle s’était blottie dans ses bras sans avoir la réelle envie de partir. Elle était bien ainsi, mais elle serait certainement mieux dans le Bief et Tristan aussi. Le Roc devait ressembler à une prison pour lui.

Quand comptes-tu quitter la forteresse du Roc? J’aimerais bien avertir mon frère, pour au moins le saluer une dernière fois. Je suis certaine qu’il aimerait en faire autant et te saluer aussi.

Les deux hommes n’étaient pas mauvais. Ils avaient simplement deux caractères bien différents une ligne de pensée tout à fait différente, mais d’une manière ou d’une autre, ils faisaient tous deux parties de la même famille désormais. Aliénor le voyait ainsi et elle était peut-être même la seule à voir cela de ce coté. Inutile d’insister avec Gérold, il ne ferait que narguer son pauvre époux qui avait besoin de tout sauf peut-être cela et que pourrait compter son frère encore sur son compte. Tant que Tybolt vivrait et serait le seigneur de Castral Roc, Aliénor verrait la relation entre le Bief et l’Ouest prospérer et voir des jours meilleurs. Dans le cas contraire, l’animosité qu’il y avait entre les deux autres Lannister serait un gâchis.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 9 Nov 2012 - 12:27

Tristan s'écarta de sa femme et dirigea vers ses affaires, en silence.Il hotta ses vêtements de nuit et commença à s'habiller pour ensuite enfiler son armure de plates pleines. Il glissa le fourreau de son épée à la ceinture, mais ne prit que ses gants de cuir, délaissant les protections métalliques qui l'empêcherais de manger, encore lui aurait-il fallu trouver l'appris dans la matinée bien difficile à commencer. Il retourna vers son épouse tendit qu'il finissait d'ajuster son armure il dit tout en retrouvant une voix calme et un ton serre :
- Je comprends tout à fait ce que tu veux dire... Pense bien que je ne me permettrais pas de déclencher une guerre parce qu'un Fer-né t'a envoyé une lettre. La seule chose que je pourrais faire s'il ne s'agissait que de cela était de trouver la personne et de lui rependre tripes et vicaires à même le sol. Non. Si je compte partir en guerre, c'est pour protéger mes terres et mon peuple.
Tristan se laissa soupirer un moment en serrant avec force une sangle de cuir à son poigné. Les yeux rivés sur ce qu'il faisait, il ne put voir quelle tête pouvait avoir son épouse au même instant. Il reprit toujours aussi calme sans se détacher de sa besogne :
- Tu as bien fait de passer par les terres au lieu de te promener, comme je l'eu fait pour mon voyage, par la route du front de mer. Néanmoins, le retard que j'ai pris à l'aller et celui qui va surement s'accumuler au retour nous obligent à passer par là au retour. Il serait bien aimable de la part de ton frère de t'offrir une garde supplémentaire pour ce voyage. Je n'aimerais pas avoir à m'arrêter dans la première auberge de Port-Lannis pour payer des mercenaires.
Le constat était simple. Tristan devait à la fois mener une armée jusqu'aux îles de fer pour aller combattre la famille Greygoy et leurs bannerets, mais aussi pour trouver cet homme et le tuer de ces propres mains. Il était exclu qu'Aliénor puisse se sentir ne serai-ce qu'un instant en danger ou même menacer par l'un de ces barbares qui ne connaissent que la guerre et la mer. La mer, belle et dangereuse, le terrain de jeu des Fer-nés qui aurait à coeur de prendre toute invasion en commençant le combat par celui de la navigation et à ce jeu-là, ils étaient sur d'en sortir vainqueur quoi qu'il arrive. Les îles de fer dispose de la plus grande flotte de Westeros et même si le Bief, le Conflant et les terres de l'Ouest s'alliaient pour combattre, ils n'auraient que peu de chance si le combat devait se passer sur les eaux.

Tristan quand il eut fini de s'habiller décida de sauter le petit déjeuner et de se rendre directement voir sa garde pour les prévenir du départ. Alors il embrassa une dernière fois sa femme et l'avertit de leur départ dans les deux heurs. Il descendit jusqu'aux quartiers où se trouvaient ses soldats. Il entra dans une pièce très grande, mais peu éclairée, si ce n'est par deux grandes fenêtres en bout de pièces. Les armoiries Lannister n'étaient pas présentent et laisser des murs de pierre vides rendant l'atmosphère vraiment froide. Des lits de paille fraiche occupaient presque toute la place et seule une table se tenait entre deux lits, petite et vétusté où se trouvaient assis trois hommes trapus qui jouaient aux osselets, pariant leurs petits salaires à la chance. Les autres discutaient, assit sur leur lit respectif, discutant de chose et d'autre, de Port Lannis et des catins qu'ils ne pouvaient pas aller voir, de leurs femmes et enfants loin dans le Bief, des Lannister et de tout un tas d'autres choses. À son entrée, chaque homme se leva et salua Tristan qui le prévint de leur départ :
- Vous avez deux heurs pour préparer le départ. Prenez de la nourriture pour quinze jours et pour une trentaine de personnes. Préparez les chevaux et mettez-vous en tenue de combat. Pas de bannière en dehors des villes, tenez vos épées et boucliers proches de vous et surtout gardez l'oeil ouvert.
Les soldats saluèrent une dernière fois Tristan avant de partir obéir à ses ordres. L'héritier avait bien sûr vu leurs mines interloquées quand il avait prononcé son commandement. Pourquoi les mets sur le pied de guerre simplement pour un voyage retour, qui s'annonçait au vu du temps aussi apocalyptique que depuis plus d'une semaine, peu agréable. Il fallut maintenant à l'héritier Tyrell retrouver son chef de garde et oncle : Darion Tyrell. Ce dernier devait s'excuser pour son comportement fort désagréable lors de leur dernier repas en commun.

Tristan remonta jusque dans la grande salle où il retrouva Aliénor. Le jeune homme s'assit à la table et commanda de la viande, des oeufs ainsi qu'une bière brune pour faire passer tout ça. Le temps passait vite. D'ici on pouvait entendre le Raimu ménage que faisait les serviteurs par leurs aller-retour constants entre la chambre d'Aliénor et la carriole à l'extérieur pour entreposer toutes les affaires. Dehors devait sans doute se passer même folie. Les hommes de Tristan se dépêchant à préparer le voyage retour en toute hâte. Les deux époux discutèrent de choses et d'autres à table sans vraiment qu'il soit intéressant de dire de quoi il pouvait s'agir.

Apparemment le voyage retour inquiéter un peu Aliénor, mais semblait quelque peu rassurer par la présence de son mari. Tristan ignorait cependant si Tybolt se joindrait à eux avant le départ pour les saluer ou bien si une garde Lannister ferait le voyage avec eux et Tristan se tut sur ce sujet, préférant ne pas retirer le sourire accrocher aux joues de sa femme.

Peu de temps après, Tristan rejoind ses hommes, laissant Aliénor derrière. Il grimpa sur son cheval et fut rejoint par une vingtaine d'hommes des forces Tyrell qui se massèrent autour de lui. Tristan réitéra son indice de médiane et les hommes après avoir obtempéré grimpèrent à leur tour sur le dos de leur monture. Darion se présenta alors à côté de Tristan. Les deux hommes se dévisageaient un instant avant de tous deux, éclateur d'un rire grave et bruyant qui résonna dans la cour. Darion donna un coup sur l'épaule de son neveu qui faillit tomber de son destrier, redoublant les rires.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Mer 14 Nov 2012 - 4:26

Aliénor était toujours assise dans le lit, fixant le vide, comme si elle tentait de trouver une réponse qui lui donnerait satisfaction. Elle n’avait pas envie d’une guerre. Elle ne supporterait certainement pas d’y voir ses amis, ou Tristan et certainement encore moins s’y trouver. Ils comptaient bien trop à ses yeux, mais elle ne pouvait rien changer de cela. Elle ne prouvait que prier pour les hommes qui partiraient combattre. Elle avait fini par lever les yeux sur Tristan qui était presque entièrement accoutré. Elle prit le temps de réfléchir et le regarda dans ses yeux. Elle avait peur, mais elle ne prendrait pas aucun garde de son frère. Ils n’en avaient point besoin. Ils avaient assez d’homme et Aliénor détestait être remarquée.

Nous n’avons pas besoin de la protection des manteaux rouges de mon frère. Nous avons assez d’hommes et comme il n’arrivera rien pendant notre retour, cela nous sera inutile. Et tu n’auras pas besoin d’engager des mercenaires.

Elle espérait dans tous les cas, que tout aille pour le bien. Elle serait certainement malheureuse de quitter sa maison de nouveau. Elle aimait son roc, mais elle aimait aussi le Bief. Elle s’ennuyait de son frère, mais elle ne pouvait pas toujours rester accrochée comme une gamine. Elle devrait grandir un jour et s’accrocher à une autre personne. Il y avait Tristan, mais le couple était dans une sorte de transition. Elle l’aimait, et il l’aimait aussi, mais ils avaient tout deux peur de faire confiance à l’autre. Pour Aliénor, c'était davantage la peur de se faire trahir un jour. Elle ne supporterait certainement pas. Tristan avait peut-être changé mais pour combien de temps.

Elle avait tenté de se faire rassurante, mais il n’y avait aucun doute, elle n’était pas la meilleure à ce petit jeu. Elle l’avait embrassé le laissant filer à ses occupations. Avec un caractère plus fort, qui ne se laissait pas aller à la colère, il sera un bon seigneur. Il avait beaucoup à apprendre, et elle aussi. Il ferait très certainement le chemin ensemble. La jeune Tyrell se laissa choir sur le lit soupirant. Elle détestait les départs. Cela faisait la troisième fois et elle ne semblait pas s’y faire. Elle avait vécu bien des choses dans cette chambre qui avait toujours été sienne. Elle avait même été surprise de la voir intact. Elle voyait déjà les servants remettre ses effets personnels dans ses malles. Elle était exaspérée.

Elle finit par se remettre en ordre, prendre le soin de s'habiller, mettre une mèche par-ci et par-là sachant qu’un coup de vent viendrait tout détruire. Au terme d'une légère bataille capillaire, elle les avait relevés en chignon. Elle était restée bien des minutes seule dans la grande salle à observer le va et vient des domestiques. Tybolt en entendrait –il au moins assez de bruit pour venir la saluer une autre fois? Elle l’espérait, elle avait espéré sa présence pour le petit déjeuner, mais il se fit absent. Elle ne voulait pas le déranger. Elle comprenait la situation. Il y avait les fer-nés, et le Nord, plus l’ouest qui prenait de son temps. Elle ne voulait pas jouer les petites égoïstes. Même si elle vivait dans le sud, l’Ouest restait sa patrie. Et ce, aucun Tyrell ne pourrait changer cela. Elle avait à peine touché le repas qu’on avait servit n’ayant pas le cœur à manger. Tristan l’Avait quitté de nouveau et avait fini par certainement prendre la direction de l’extérieur. Aliénor avait médité encore sur ce qui c’était passé pendant son séjour. Elle avait vu un autre frère en Tybolt et toujours le même en Gérold. Elle avait apprécié de vouloir que les deux familles s’entendent. Si un jour, Tristan devait prendre la place de Lord Tyrell, elle savait qu’elle pourrait compter sur son allié le plus cher, son frère

Elle était remontée dire adieu de nouveau à son environnement des dix-huit dernières années. Une servante l’y attendait pour lui donner son manteau dont un couturier du Bief s'était vu l’honneur de garnir la garde-robe de la petite lionne. Marchant tête haute, jusqu’à la sortie, elle ne prit pas le temps de regarder derrière elle. Elle en avait assez de devoir toujours regarder derrière elle. Elle n'était pourtant pas si certaine. Il ne pleuvait pas encore, mais elle avait des doutes que lorsqu’ils partiraient la pluie viendrait les incommoder. Parfait, elle n’était pas faite de sel ou de sucre. Elle était capable de voyager sur le dos de Tempête, une bonne partie, si elle le voulait et peu lui importait, elle savait tenir le rythme des hommes. Tristan ne pourrait pas tenter de la persuader de voyager autrement.

En arrivant face à face avec Tempête, l’animal piaffa nerveusement sur le sol. Aliénor attrapa les rênes et lui caressa l’encolure. Tristan et son oncle étaient déjà à cheval. Elle était même surprise de voir que les deux hommes s’entendaient à merveilles. Un des hommes Tyrell s'était approché d’elle pour lui offrir son aide à monter Tempête. Elle avait refusé en voyant une silhouette apparaitre dans la cour. Elle était heureuse de voir qu’il n’avait pas oublié. Elle le savait déborder, mais il ne saurait jamais quel honneur il lui faisait d’être là. Elle retentait un saut. Repartir du Roc la déchirait beaucoup avec les événements. Elle ne pouvait se résoudre à y rester éternellement. Et pourtant, elle était certaine que les relations futures seraient meilleures à l’avenir.

Elle avait fait quelques pas en direction de son grand frère, mais elle ne savait pas quoi lui dire. Il l’avait accueilli chaleureusement, dans une maison qu’elle avait voulu oublier pour des vieilles rancunes. Elle avait voulu ignorer le Roc, uniquement, parce qu’elle avait cru qu’elle n’y avait plu sa place. Or, elle avait enfin pu avoir une discussion autre, avec ses frères. Elle ne le remercierait jamais assez. Il avait pris le temps de voir combien elle avait grandi et grandirait dans le futur. Elle s'était arrêtée à quelques pas de son frère. Déjà le vent emportait ses mèches de cheveux.



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Seigneur Suzerain de l'Ouest
avatar

Tybolt Lannister
Seigneur Suzerain de l'Ouest

Général
Gouverneur de l'Ouest et
Bouclier de Port-Lannis

HEAR ME ROAR

♦ Missives : 1880
♦ Missives Aventure : 52
♦ Age : 30
♦ Date de Naissance : 04/10/1987
♦ Arrivée à Westeros : 01/10/2012
♦ Célébrité : Bradley James
♦ Copyright : Me
♦ Doublons : Sir Corbac
♦ Age du Personnage : 27 ans
♦ Mariage : ~
♦ Lieu : Castral Roc
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
482/500  (482/500)


Message Ven 23 Nov 2012 - 18:18


Les trente premières années se passent à ne pas pouvoir se réveiller, les trente suivantes à ne pas pouvoir s’endormir.


°•


____A quel moment l’homme se distingue de son rang ? A quel moment un grand seigneur se dissocie de ses vassaux ? D’aucunes disent que la naissance suffit à répondre à ces questions ; d’autres, que l’homme et son rang ne se séparent jamais, pas plus que le grand seigneur de ses vassaux. Jessica Lannister était l’une des rares penseuses de son temps à dire que le second n’était, tout compte fait, que l’ombre du premier et que de coutume, il ne fallait pas grand choses pour que l’homme se transformât en l’ombre de son rang ou le grand seigneur en l’ombre de ses vassaux. De nombreux exemples au cours de l’Histoire lui donnaient raison mais le mystère subsistait quant à une toute autre interprétation des faits.

____Ces questions, son fils, Tybolt Lannister, ne les portait pas sur ses épaules. Pour tout dire, il ne se les était même jamais posé. Car de toute évidence, quelle que soit la réponse qu’on pouvait leur prêter, Tybolt savait que d’autres questions en surgiraient et que jamais la boucle ne se verrait bouclée. Pourtant, il y eut une certaine légitimité à s’interroger lorsque la silhouette du suzerain de l’Ouest fit son apparition sur le parvis. Comment ignorer la prestance de cet homme, grand, les cheveux d’un blond étincelant, à une heure où on le prétendait plié en deux par le chagrin, empestant la honte et le mépris ? Comment ne pas voir dans cette entrée en scène d’avantage la silhouette du gouverneur plutôt que du veuf ? Comment ne pas voir son rang à la seule largesse de son lourd manteau écarlate, de ses attaches d’or au mufle léonin, de cette peau arrachée à un lion des montagnes dont la tête doucement posée sur son épaule gauche vous renvoyait l’éclat de deux rubis ou encore de la beauté combinée du fourreau et de l’épée pendue à son flanc gauche ? Comment ne pas considérer, en le voyant descendre une à une les marches puis fendre la cour d’une démarche gracile, la puissance du seigneur qu’il était et ne pas imaginer la force de ses vassaux ? Assurément, une si frappante réalité ne pouvait échapper qu’à ceux dont les yeux se voilaient. Du reste, l’évidence voulut que Tybolt Lannister se montra sous un jour différend de ceux qu’on lui avait connu du temps où Maura était encore en vie ; mais personne n’aurait su coucher des termes précis sur les changements de style autant que de fond.

____Devant sa sœur, Tybolt parut aussi grand seigneur qu’il était l’aînée d’une puissante fratrie et un frère aimant. Après s’être débarrassé de ses gants puis des convenances, il saisit les mains de la douce Aliénor entre ses doigts fermes et plantant son regard dans le sien, lui déclara : « Qu’il est cruel pour un frère de revivre le départ de sa si précieuse sœur. Je me résous à la tâche en me persuadant que c’est une femme comblée que je viens saluer. Toi qui te savais ma protégée, te voilà devenue mon alliée en un rien de temps. Alors entends ceci ma sœur, le dénouement de ce temps est proche. L’heure est venue pour moi de tirer l’épée brisée et d’en faire une lame étincelante comme pouvait l’être celle de Père du temps de sa gloire. Nous ne nous reverrons plus avant longtemps, mais sache que toute la distance du monde ne saurait effacer de mon cœur la petite fille que tu étais et la grande femme que tu es devenue. Jamais. » La question de savoir s’ils se reverraient seulement un jour était légitime à l’orée d’une riposte massive de l’Ouest contre les Iles de Fer. Mais Tybolt préféra la balayer d’un regard, se sachant incapable d’éprouver la simple idée qu’il ne croiserait plus jamais ces yeux du même bleu que les siens. « Ne faisons pas attendre plus longtemps ton époux, conclut-il en un sourire encore trop crispé pour paraître voulu. Allons. »

____En remontant l’allée imaginaire jusqu’à l’attroupement de cavaliers biefois, le suzerain de l’Ouest joua le palefrenier de fortune en aidant Aliénor à monter en selle avant d’en ajuster les étriers. La suite… était écrite de longue date. Le pas toujours aussi léger, Tybolt contourna l’encolure de l’animal pour se porter au devant de Tristan Tyrell, fièrement dressé sur le dos de son destrier. Était-ce là l’image que voulait renvoyer l’héritier du Bief, peut-être au nom de son père, celle d’un homme qui était amené à en dominer un autre ? ou la manière d’un chevalier de lui reprocher de ne pas être venu à lui plus tôt, alors même qu’il séjournait sous son toit ? Quelle que soit la réponse, la scène aurait attisée la fibre créative de n’importe quel ménestrel de passage dans la région. Tybolt choisit pour sa part de ne pas s’en formaliser. D’autres affaires requéraient sa fermeté ; celle-là ne la méritait pas. Aussi, s’adressa-t-il à l’héritier de lord Tyrell sur un ton formel mais courtois. « Veuillez me pardonner de ne pas avoir pu vous accueillir moi-même, ser Tristan. Il s’avère que la convocation du ban de l’Ouest requiert un investissement de tous les instants. Je n’ai pu disposer d’une seule seconde pour moi. J’ose espérer que ma sœur vous aura au moins permis d’apprécier votre court séjour à Castral Roc. » Un coup d’œil alla aussitôt se loger dans le regard d’Aliénor avant de revenir, un instant plus tard, à Tristan Tyrell. « Permettez, puisque l'occasion s'y prête, que je vous adresse après votre père et votre mère, mes sincères condoléances. »

____Le temps a l’étonnante manie de se figer, comme s’il se suspendait de toutes ses forces à la prochaine réplique pour lui donner d’avantage de crédit.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Aliénor Tyrell
Noble

Général
❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
Galerie


2/3 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Mer 9 Jan 2013 - 3:32

Elle détestait revivre des scènes comme celle-là. Elle avait trouvé injuste la première fois de partir, la seconde était pire. Ressentirait-elle toujours cette tristesse de quitter sa maison chaque fois qu’elle y mettrait les pieds. Elle aimait beaucoup Hautjardin, certainement autant qu’elle avait aimé la forteresse de Castral roc. La différence étant, qu’elle n’avait pas encore autant de bon et beau souvenirs. La maison du Roc en avait beaucoup plus et elle peinait à les oublier. Comment arriverait-elle à oublier le rire du Lion Gris? Les couloirs n’avaient pas oubliés ses courses quand elle essayait de prendre la fuite. Elle n’avait pas de marque à Hautjardin, enfin pas encore.

Les paroles de Tybolt eurent l’effet d’un baume apaisant pour la petite lionne qu’elle était. Elle espérait de tout cœur que le futur les mèneraient à se revoir. Un jour, elle serait à la tête de la maison. Elle serait une alliée, mais elle resterait toujours profondément attachée à lui. Elle resterait sa petite lionne qu’elle avait toujours été et personne ne pourrait lui enlever ce titre, car il était sien. Elle avait peine et misère à aligner au moins, deux mots devant son frère. Elle n’arrivait pas à exprimer le chagrin qu’elle avait de quitter cette maison pour certainement très longtemps. Combien de temps durerait cette guerre, elle ne le savait pas. Elle était certaine d’une chose, elle connaissait le chemin qui la mènerait ici.


Quitter le Roc me déchire de nouveau. Tu seras le bienvenue à Hautjardin quoiqu’il arrive et je resterais toujours une alliée de taille, lorsque tu en auras besoin. Les dieux veilleront sur toi, comme tu veilles si bien sur nos gens de l’Ouest. Où qu’il soit, Père sait que l’Ouest est entre bonne main. Prends soin de toi. Et de Gérold aussi.


La petite lionne eut un léger sourire Aliénor repartait dans ses champs de roses. Elle partait la conscience tranquille sachant qu’elle aurait assez de gens pour la défendre et sachant qu’il y avait plus qu’un seigneur qui donnerait sa vie pour son frère. Elle aurait voulu revenir plusieurs années en arrière, où elle avait tous les droits. Le temps, où l’on lui demandait de se tenir comme une lady, et qu’elle ne le faisait pas. Elle avait toujours trouvé le moyen de faire à sa tête. Elle avait peut-être grandi, mais très loin dans son cœur, la petite fille n’était jamais loin. Elle était endormie.

Aliénor monta sur Tempête à l’aide de Tybolt qu’elle remercia d’un sourire. Elle se tourna vers son époux, lui réclamant pour la première fois la souplesse dans ses mots. Elle connaissait l’aversion qu’avait ce dernier pour son frère. Une rancune tout à fait juste et mérité. Sans Aliénor il resterait certainement moins clément. Elle avait tenté un regard doux vers son époux et celui-ci se relâcha quelques peu. Castral Roc était de très loin l’endroit qu’il préférait. Ils feraient tous les sacrifices pour Aliénor.


La guerre qui se prépare demande beaucoup de temps, je comprends, fort bien.

Aliénor avait aussi un don de rendre les choses désagréable, agréable. Il ne savait pas pourquoi, mais c’était certainement pour cela qu’il l’aimait tout compte fait. Maura était une cousine qu’il avait particulièrement aimée. Elle avait grandi en même temps que l’héritier du Bief. La mort de Maura avait laissé ses traces à Hautjardin. Pendant quelques jours, la maison d’Hautjardin avait été imprégnée de tristesse. La mort avait affecté autant les Tyrell que les Lannister et le jeune homme savait qu’en quelques parts, son autre petite cousine en souffrait autant.

Je leur ferais part de vos condoléances. La maison de Hautjardin vous adresse aussi ses sincères condoléance. Maura était une femme formidable


Autant de sincérité étonnait la petite lionne, mais elle connaissait son époux sous son nouveau jour et elle ne détestait pas cela. Elle salua son frère pour une dernière fois, et soupira intérieurement. Autant partir avant qu’elle veuille ne plus quitter cette maison.


Que les sept veillent sur toi Tybolt.


Elle lui adressa un dernier sourire et quitta à la suite de son époux. Elle ne supporterait certainement pas de perdre son frère. La perte de Maura était assez dure pour le moment. Intérieurement, elle espérait qu’elle échapperait à ce funeste destin.




Spoiler:
 



 
 
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Le retour d'un allié

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Retour aux bercailles [Qui veut]
» L'homme est de retour ...
» Jean-Bertrand Aristide : Un comité pour son anniversaire et son retour
» retour de la droite dure en Suisse
» Jacques Bernard , un retour avec le plein pouvoir ou presque...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-