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Il est des voisins qu’il convient d’honorer !

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Oberyn Dayne
Chevalier

Général

• Epée du Matin •
◌ Vision du Guerrier ◌
• Champion de la Maison Martell •

« Honneur, Loyauté, Sacrifice. »

♦ Missives : 2094
♦ Missives Aventure : 87
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 30/03/1988
♦ Arrivée à Westeros : 17/09/2012
♦ Célébrité : Jamie Campbell Bower
♦ Copyright : Violain <3
♦ Doublons : Gunthor Estremont
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Fiancé à Edarra Ferboys
♦ Lieu : Citadelle des Météores.
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Message Ven 2 Nov 2012 - 18:20


Il est des voisins qu’il convient d’honorer !


Noires ailes, noires nouvelles… C’est ce qu’il est commun de dire dans les Sept Couronnes alors que la rourkerie piaille d’un nouvel arrivant au plumage de jais et à l’ergot ceint d’une missive dont le sceau ne demande qu’à être brisé. Jugé sur son sombre destrier des sables, Ser Oberyn Dayne se questionnait, le Mestre d’Accalmie avait-il songé à ce séculaire adage lorsque ses mains s’étaient refermées sur la bête qu’il avait fait s’envoler depuis l’un des hautes tours de ses Météores ? Il espérait, du moins, que la lecture des quelques lignes griffonnées sur ce morceau de parchemin auraient suffi à rassurer son cœur et lui remettrait en mémoire les épisodes d’un passé somme toute assez lointain.

S’il espérait bien que le vieux Mestre pourrait se le remémorer, le Chevalier des Météores n’avait lui nullement oublié la rencontre d’il y a quelques années, du temps où toute sa Maisonnée chevauchait pour se rendre en la Capitale des Sept Couronnes afin de participer au Tournoi de Port-Réal. Cet an 205 avait donc vu toute la geste Dayne des Météores comme d’Haut Hermitage faire escale en la Forteresse d’Accalmie où bien des péripéties se déroulèrent. Parmi elles, la fortuite rencontre d’un jeune chevalier et d’un grisonnant Mestre à la curiosité débordante. Harcelé de question sur les mœurs de ses terres comme les enseignements de ses pairs, Ser Oberyn Dayne ne put malheureusement pas satisfaire toute la curiosité de l’homme à la chaîne forgée quand ce dernier vint à le questionner sur l’origine de la légendaire épée familiale. Point encore Epée du Matin et n’aspirant pas réellement à le devenir, le jeune homme s’engagea toutefois dans une promesse de retour vers la Citadelle des Baratheon afin de laisser le vieux professeur renseigner toute la curiosité qui pouvait bien germé dans son esprit raisonné. Et il est des vœux que l’on se doit d’honorer, Oberyn s’affirmant chaque jour comme un homme à la parole d’acier qui ne manquait pas d’honorer chacune des promesses qu’il pouvait bien formuler. Un homme d’Honneur désormais Epée du Matin qui chevauchait depuis des jours en compagnie de ses hommes, épée légendaire au fourreau et passée dans son dos…

Le corbeau précédemment envoyé avait eu tôt fait de renseigner la Citadelle de la Maison au Cerf sur les intentions de l’Héritier Dayne. Annonçant sa venue comme ses intentions d’honorer la vieille promesse faite au Mestre de la Forteresse, il ne manquait pas de se rependre en formules de politesses à l’encontre de l’Orage Moqueur, argumentant son désir de s’entretenir avec le renommé personnage pour une foultitude de questions politiques, diplomatiques comme commerciales. En tant que futur Lord des Météores, Oberyn se faisait un devoir de faire fructifier l’héritage que lui léguerait son père et entendait bien poursuivre l’œuvre d’une vie destinée à faire connaitre la paix aux frontières Dorniennes traversant les Montagnes Rouges. Des aspirations pacifiques qui passaient par bien des visites diplomatiques comme des discussions posées et des cérémonies édulcorées… Au moins la réputation de Lord Lyonel Baratheon lui promettait elle plus piquante rencontre que toutes celles qu’il avait pu connaitre depuis son retour des murs de Salvemer. Ce n’était pas peu dire que le personnage aiguillait l’imaginaire du Dornien à la blonde crinière marbrée de cendre…

Sa troupe chevauchait depuis l’aube, fendant les bois comme les plaines des Terres de l’Orage d’un fracas de sabots comme d’une flèche scintillante et auréolée de fanions d’un pourpre extrêmement clair. Le voyage s’était avéré long mais il arrivait à son terme, aussi chacun s’était-il fait un devoir de parer ses plus beaux atours pour honorer de convenances le Seigneur de ces Terres. Coruscant dans leurs armures étincelant à la maigre lumière du jour, les Chevaliers de Météores arboraient fièrement les armoiries Dayne alors que les hommes d’arme, drapés de vêtements immaculés, hissaient haut les étendards violets pâle sur lesquels s’entrecroisaient l’épée et l’étoile filante désignant la noble Maison Dornienne. Engoncé dans son armure de plate à la teinte argentée et aux soieries claires, Ser Oberyn avait noué sur ses épaules l’impressionnante pelisse de lion blanc dont lui avait fait don Ser Waymard Estremont il y a fort longtemps. Dépassant de son épaule gauche, la poignée comme la garde large de son épée Aube témoignait silencieusement de son titre d’Epée du Matin. En tant que Chevalier, il estimait normal autant que marque de respect d’avoir à se présenter en arme devant le Seigneur qu’il entreprenait visiter.

Sa suite menait grand train. Et alors qu’ils déboulaient à la lisière d’un bois semblable à tant d’autres, l’Héritier des Météores raffermit sa poigne sur les rennes pour stopper la course de sa monture et e jucha sévèrement sur ses étrier afin de mieux apprécier l’insolite spectacle qui venait de voir le jour. Solide roc des premiers jours, la citadelle d’Accalmie se dressait fièrement devant leurs yeux, infatigable monument de roche au service de l’homme qui se détachait de l’horizon zébré de nuages. Le roulement d’écho de la mer alentour donnait l’impression au château de nicher au beau milieu d’un orage rugissant alors que les bannières jaunes frappées du cerf des Baratheon claquaient dans le vent marin au parfum salé. L’air nautique avait quelque peu manqué à l’héritier Dayne qui prit le temps de savourer cet élément propre à son fief, laissant ses paupières se plisser à mesure qu’il appréciait l’humidité salée frapper ses sens.

Telle situation rêvée ne saurait, toutefois, détourner le Dornien de son but premier et alors que ses pupilles bleutées cessaient d’être voilées de chairs, il commanda d’un nonchalant mouvement de bras à l’un de ses compagnons. Corne au ceinturon, le Chevalier à la peau basanée souffla de tout son saoul dans l’oliphant, brisant la naturelle quiétude de plaintes puissantes signifiant à tout Accalmie leur nouvelle présence. Par trois fois sonna le cor, son chant cri perçant roulant sur la plaine pour venir se briser sur les remparts et agiter les points sombres figurant des sentinelles sur les chemins de ronde. Un léger sourire vint pincer la commissure des fines lèvres de l’Héritier Dayne. Désormais, personne dans la Citadelle ne devait ignorer leur arrivée… D’un hochement de tête, il signifia à sa troupe l’instant de leur départ et tous poussèrent leurs montures à adopter un noble pas. Altier mais déférent, une démarche propre à des hôtes accommodants venant avec des bannières de paix à défauts de belligérantes volontés.

Il était plus que nécessaire de montrer patte blanche tant le commun passé des deux nations n’avait été fait que de sang versé et feux allumés. Longtemps la guerre avait rythmé les Montagnes Rouges au point de les abreuver Du sang de pauvres ères ayant perdu la vie pour des causes oubliées depuis. Dorniens comme gens de l’Orage avaient payés un lourd tribut à ces incessantes escarmouches et d’aucun pensait qu’une forme d’inimité continuait à enflammer les rapports entre les deux couronnes pourtant vassale du même Trône de Fer. Ser Oberyn Dayne entendait bien apaiser toutes les tensions en déployant des trésors de diplomatie, chose plus qu’ardue pour l’Epée du Matin au caractère franc et immédiat. Amateur de lignes droites et abhorrant les détours, il n’avait pas le talent de sa douce amie Ismäelle dans les arts du discours comme de l’éloquence mais chercherait à s’inspirer de ce voluptueux exemple. L’entretien des rêves du Seigneur son Père comme son propre désir de voir perdurer la paix était à ce prix qu’il convenait donc de payer…

« Je suis Oberyn Dayne, de la Maison Dayne des Météores. Furent donc les premiers mots qu’il eut à prononcer à l’encontre du Cavalier de Tête de cette colonne qui venait à leur rencontre désormais. A en juger par son attirail, ce dernier devait être tout autant chevalier que lui. Tout comme l’ensemble des cavaliers qui flanquaient sa monture à la robe baie. Déférente, la troupe Dayne stoppa sa marche pour présenter ses respects à la compagnie montée probablement envoyée par l’Orage Moqueur. Ne s’attendant pas à trouver le suzerain de ces terres parmi la troupe lui faisant face, l’Epée du Matin poursuivit sa diatribe à l’encontre du Capitaine de la formation, prenant soin tout comme ses homme de garder mains éloignées du pommeau de leurs épées afin de clairement signifier leurs intentions de paix. Les Sept veillent sur vous autant que sur Lord Lyonel Baratheon et les Terres de l’Orage. Sur mon honneur, celui de mes hommes, mon Titre d’Epée du Matin et nos vœux de Chevalier, nous jurons venir en paix et sollicitons audience auprès de votre Seigneur. »

Les mots semblaient avoir pesé car après une courbette pour le moins parodiée et expédiée par le Dornien à la toison claire, le chevalier de la maison Baratheon lui consentit un muet salut avant de faire volte-face, incitant la colonne du Sud à le suivre alors que ses hommes s’intercalaient entre ceux de la Maison des Montagnes Rouges. S’il ne savait comment interpréter le dernier geste des natifs de l’Orage, l’Héritier des Météores se contenta de suivre la procession avec un mutisme respectueux. A mesure que s’approchait l’épais mur d’enceinte, nombre de gens du commun semblaient se masser non loin afin d’admirer le défilé, certains hélant les Dorniens alors que d’autre leur témoignaient du respect. Sous cette atmosphère mitigée, la colonne termina de s’étirer alors que se profilait la large ouverture dans le mur de la citadelle. Passant entre les épais battants ouverts pour l’occasion, la geste Dornienne fut plongé dans un noir tunnel à peine éclairé par quelques torches dont les flammes chaudes trouvaient un reflet déformé sur leurs armures claires. Spectres blancs et acier, la procession de cavalier émergea donc au cœur de la forteresse.

Rude et sans ambages, la haute Tour centrale souleva une nouvelle fois l’admiration dans l’être du jeune chevalier. Comme ce fut le cas il y a bien des années de cela… Le spectacle était identique mais toujours aussi puissant, ces amoncellements de roc réguliers et érigés par des hommes depuis longtemps oubliés ne manquant pas de dégager une sensation de toute puissance comme un sentiment d’éternité à même de rappeler aux êtres de chairs qu’elle étreignait combien leur existence pouvait s’avérer éphémère. Tête orientée vers les cieux chargés de coton grisé, le Chevalier Dayne s’en retourna avec attention sur le parcours que leur intimait le guide. L’activité de la forteresse semblait se figer au passage de la procession, hommes d’armes comme gens du commun ne devisant plus pour jucher leurs regards sur les Dorniens invités. Une nouvelle Poterne fut à franchir, peut être une autre également, Oberyn en perdait quelque peu sa perception de l’instant tant il prenait soin d’adresser geste amical comme sourire à chaque âme qu’il pouvait bien croiser. Afficher visage jovial et tendre n’était pas une corvée mais l’obligeait à consentir quelques efforts. La politique de Paix entreprise par Lord Olyvar était à ce prix. Finalement, au terme de bien des martellements de sabots sur le chemin pratiqué, la colonne sembla déboucher que ce que d’aucun aurait jugé être le parvis de la citadelle. Une délégation importante se trouvait formée pour accueillir la procession Dayne et une cohorte d’hommes d’arme aida la Chevalerie des Météores à sortir de selle pour faire face à la geste résident au château. Il ne fallut que peu de regard au fils de Lord Olyvar pour distinguer la Seigneuriale figure du reste de ses gens. Droit et fier, debout à côté de celle qui devait être son épouse, l’Orage Moqueur démontrait une vigueur exceptionnelle au service d’un visage dur et austère d’où exsudait toutefois une profonde sensation de bonhomie comme de sympathie. Déployant son regard plus bleu que bleu et pailleté de cette teinte lilas propre à la lignée Targaryen, Ser Oberyn Dayne chercha à appuyer par ce biais les sincères mots qu’il entreprit de prononcer :

« J’apporte avec moi les respects comme la sympathie des Météores de Lord Olyvar Dayne, mon père… Gloire soit rendu au nom des Baratheon et puissent les Sept voir prospérer les Terres de l’Orage. Je fais vœux de paix en votre présence et vous présente tous mes respects. C’est un honneur que d’être hôte d’une si prestigieuse Maison et puisse nos gestes vous témoigner notre profonde considération, Lord Lyonel Baratheon. »

En guise de zélée démonstration, c’est à la suite de Ser Oberyn Dayne que l’ensemble des Chevaliers venus de Dorne plia le genou et courba le dos devant le Seigneur de ces terres. Déférents et respectueux, les gens des Montagnes Rouges se firent statue de sel en adoptant posture respectueuse afin de faire table rase de tout le passé lointain que Lord Olyvar souhaitait voir oublié par le biais de ses alliances comme de ses volontés de paix. Particulièrement appliqué, l’Epée du Matin voyait son fin visage encadré par sa toison de longs cheveux blonds marbrés de cendre. Son regard enflammé glissait avec discrétion sur l’ensemble de la communauté assemblée. Sur l’échiquier de la Paix, la Maison Dayne venait de déplacer sa première pièce…




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »


Dernière édition par Oberyn Dayne le Mer 24 Avr 2013 - 7:18, édité 1 fois
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Lyonel Baratheon
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Message Sam 3 Nov 2012 - 0:50

Il n'était pas rare de voir les corbeaux aller et venir dans roukerie d'Accalmie. Mestre Robert s'occupait de ces animaux avec un soin particulier, ces messagers de Westeros. Ils étaient intelligents et leurs croissements incessants semblaient parfois prendre la forme d'un langage rauque et inconnu que le mestre s'essayait parfois à décrypter, sans grand succès. Mais ce jour là, les oisseaux messagers se faisaient calmes et seule une lettre fut envoyée en direction d'un fief de l'Orage alors qu'une autre arrivait. Se présenta un oiseau que le mestre n'avait jamais vu, arrivé après un long voyage depuis Dorne. Noires ailes noires nouvelles disait-on, mais c'était plutôt la curiosité que l'inquiétude qui avait d'abord étreint l'homme aux maillons alors qu'il réceptionnait l'oiseau noir. Les missives des autres contrées se faisaient plutôt rare dans l'Orage, ces terres boisées se tenaient souvent à l'écart des jeux politiques qui animaient Westeros et cela n'était pas pour déplaire à Lord Lyonel, peu friand des intrigues qui s'y jouaient. Aussi la missive frapée du sceau des Dayne surpris un instant le Mestre mais les mots tracés sur le parchemin furent une autre surprise. Et loin d'être mauvaise, celle ci rapella des souvenirs au mestre alors que la maisonnée Dayne traversait l'Orage jusqu'à Port-Réal. Une maison bien singulière parmi les terres de Dorne, toute de chevalerie et de loyauté là où certaines n'étaient que mauvaise foi et fourberies. Elle fut intriguante, cette longue épée blanche appelée Aube mais le temps manquait pour s'en préoccuper plus et mestre Robert ne s'en tira qu'avec une promesse, celle du retour de l'Epée du Matin et de son arme. Et voilà que, bien des années plus tard elle se concrétisait.

Lettre en main, serrée dans son poing sans prendre garde à ne pas en froisser le parchemin, prenant à peine le temps de laisser au corbeau fatigué de quoi se sustenter, Mestre Robert fila trouver son seigneur, arrangeant rapidement sa chaine autour de son cou. Il traversa si vite les couloirs de la forteresse que certains serviteurs de demandèrent si une étrange mouche l'avait piqué. Tel était le cas et la mouche s'appelait Oberyn Dayne.
La surprise fut également de mise pour le Lord de l'Orage qui lui, n'avait pas eu vent de cette promesse. Cependant l'empressement du mestre lui arracha rapidement un rire alors qu'il posait lui même ses yeux sur la lettre partiellement froissée. Les Dayne, il les connaissait peu mais en savait sufisamment pour savoir quelle réponse donner au chevalier. Et ce fut avec une nouvelle missive que repartit le corbeau, prenant son envol vers les Météores.

L'Epée du Matin se faisait messager de paix. Un paradoxe, pour celui qui portait le nom d'une arme séculaire et destinée à donner la mort ? Pas forcément, et nombre de chevaliers le savaient, l'épée pouvait servir la justice. Malgré tout, certains ne voyaient pas cette visite d'un très bon oeil car beaucoup parmi la roture ignoraient les prétentions pacifiques de la maison Dayne. Depuis Lord Olyvar, ils s'étaient efforcés d'entretenir de bonnes relations avec leurs voisins du Bief ou de l'Orage et cette visite ne serait qu'un lien de plus permettant de renforcer cet idéal. L'idée ne déplaisait pas à Lyonel et un peu d'animation dans l'imposante forteresse d'Accalmie était la bienvenue. Jamais le Lord ne se privait d'une occasion de rire en compagnie d'invités de renoms ou même de simples roturiers. Et il y avait cette promesse dont se gaussait tant Mestre Robert ! Après l'annonce de cette visite il ne cessa de conter à son seigneur l'histoire de ce serment et du nombre de questions dont il avait accablé le jeune Dayne, tant et si bien que Lyonel finit par connaître l'histoire par coeur. Le mestre semblait trouver cette visite d'une importance capitale alors que l'Orage Moqueur lui, semblait plus détaché. Et le Mestre de le morigéner quand à l'importance de la paix et des bonnes relations avec les contrées voisines alors que le Lord éclatait d'un rire tonitruant, une fois de plus.

Ainsi donc, tout allait pour le mieux à Accalmie alors que l'équipée Dayne prenait la route depuis les Météores.

Le jour de leur arrivée se montrait gris et bien qu'aucune pluie ne menaçait réellement, le vent battait les flancs des falaises au dessus desquelles se dressait la massive forteresse. Depuis quelques jours déjà, tout le monde était en effervescence. Il fallait préparer des appartements pour les invités de Lord Baratheon, s'approvisionner en vivres pour les grands repas à venir. Et en vins, bien sûr. Lyonel ne concevait pas qu'un hôte puisse accueilir ses invités sans ce qu'il fallait de bon crus ou d'ales gouteuses ! Les gardes surveillaient l'horizon, cherchant du regard la colonne de cavaliers dans les collines boisées qui entouraient champs et villages et les domestiques s'affairaient. Mestre Robert piaffait d'impatience. Combien de lunes s'étaient écoulées depuis qu'Accalmie n'avait reçu de tels invités ?

Et les sentinelles sur les remparts avaient beau surveiller attentivement l'horizon, elles entendirent plutôt qu'elles ne virent l'arrivée des Dorniens alors que par trois fois résonna la longue plainte d'un cor. Aussitôt, tous s'égayèrent en tout sens, certains pour regagner leur postes, d'autre pour se placer à un endroit choisit pour mieux examiner la petite colonne de chevaliers lorsqu'elle arriverait. La curiosité était de mise, aujourd'hui. Les portes de la forteresse s'ouvrirent et une petite escorte prit la route et se porta à la rencontre des invités tant attendus. Les saluts furent accueillit sobrement par l'homme de tête de la colonne de l'Orage. Là n'était pas une volonté de se montrer froid et peu amical, non. Mais l'homme, à qui Lyonel faisait confiance, était plutôt taciturne et peu bavard. A cela, on pouvait aisément ajouter la tension qui régnait, bien qu'Accalmie se soit faite des plus accueillante, les habitants des villages alentours ne voyaient pas tous d'un bon oeil l'arrivée d'une équipée Dornienne et qui sait ce qui pouvait arriver ? Il suffisait d'un seul roturier mal luné et d'un rien de malchance pour que la simple visite amicale tourne à la catastrophe. Et nombre d'entre eux s'étaient rassemblé dans les villages et des centains d'yeux curieux s'ouvraient au passage des chevaliers aux couleurs violettes et blanches. Certains n'étaient là que par pure curiosité – Qu'il était rare de croiser de tels visiteurs ici ! - et dévisageaient aussi bien les hommes au teint basané que le Dayne des Météores. D'autres leur lançaient des regards parfois plus inamicaux, semblait presque vouloir lancer un avertissement aux nouveaux arrivants. Pourtant, même si certains feignaient l'indifférence ou même l'hostilité latente, s'ils étaient là, c'était bel et bien par curiosité. Et sur le passage des chevaliers, des rumeurs s'élevaient alors que les spectateurs commentaient le spectacle des armures rutilantes et des bannières soulevées par les rafales venues de la côte. A mesure qu'ils traversaient le village, au dessus d'eux, la silhouette de la forteresse se faisait de plus en plus proche.

Les murs étaient si épais que la voute qu'ils formaient avait des airs de tunnels et seules quelques torches parvenaient à tenir l'obscurité loin des voyageurs qui entraient. A l'intérieur de la cour, abritée du vent par les hauts murs de pierre, une grande partie des résidents de la forteresse attendaient, les gardes sur les remparts délaissant la surveillance de l'horizon pour porter leurs regards curieux sur l'équipée Dornienne. Alors que les cavaliers laissaient leurs montures, assistés par quelques hommes d'armes, une petite armée de palefreniers se précipita vers eux et prirent en charge les montures, sans doute fatiguées après un si long voyage, et se mirent en devoir de les conduire vers les écuries qu'abritaient l'immense mur d'enceinte de la citadelle.

Devant eux se tenait le Lord de l'Orage accompagné de Lady Neassa. La dame d'Accalmie s'était parée de ses plus beaux atours pour accueillir les invités, là où Lord Lyonel était resté simple et plutôt sobre. Il n'était pas un grand adepte des tenues d'apparat et des fioritures inutiles, tenant plus du guerrier que du seigneur. Néanmoins il n'avait pas besoin de soieries et de velours pour être reconnu par tous comme le seigneur de l'Orage. Sa stature imposante et sa haute taille le désignaient comme tel. Il avait les larges épaules et les mains fortes du guerrier qu'il était, robuste, à l'image de la forteresse qu'il habitait. Voir ces chevaliers arriver ainsi dans la cour de son fief ne manquait pas de lui rappeler de nombreux souvenirs, avant qu'il ne soit Lord à son tour et qu'il rendait lui même visite à d'autres seigneurs, parfois au nom de son père. Quelque part, il aurait bien aimé être à leur place et parcourir à nouveau les routes à cheval en direction d'une forteresse encore inconnue. Mais aujourd'hui c'était à lui d'être l'hôte. Derrière eux se tenait le Mestre d'Accalmie, Robert, égal à lui même dans sa robe sombre aux larges manches et sa chaine de lourds maillons accrochée son cou. Tout impatient qu'il était, il gardait son calme avec brio, il était bien loin des bavardages qu'il avait imposé à son seigneur quelques temps auparavant.

Parmi les Dorniens, l'Epée du matin se détachait nettement, cheveux blonds cendrés et yeux bleus étrangement pailletés de violet. Il se dégageait de lui une certaine noblesse, un charisme seigneurial qui ne manquait pas d'élégance et son regard aux couleurs atypiques était perçant, pourtant son visage aux traits fins restait agréable et agrémenté d'un sourire aimable. Le jeune homme que Mestre Robert avait rencontré il y avait de cela des années avait du bien changer. Il avait ces traits que gardaient les descendants des Andals et portait cette fameuse épée, Aube. L'Epée du Matin était bien là.

Lorsqu'il s'avança vers le Lord de l'Orage, ce n'est pas tant les mots de paix que prononcèrent le jeune Dayne que son attitude humble qui le surprirent. Alors que lui et ses hommes s'agenouillaient, l'Orage Moqueur ne put se retenir de partir d'un grand rire, non pas moqueur mais réellement amusé, une façon bien à lui de montrer sa sympathie au jeune chevalier. Il semblait vraiment tenir à la paix dont il faisait état dans ses propos et à s'agenouiller de la sorte, Lyonel aurait presque pu se sentir tel un roi accueillant un vassal, pourtant il n'y avait pas de tel lien entre les Dayne et les Baratheon. Qui plus est, le Baratheon, bien que Lord, affectionnait la simplicité et de telles démontrations de respect pourraient finir par le mettre lui même mal à l'aise. Ne lui restait plus qu'à se montrer aussi amical qu'à l'accoutumée pour détendre ses hôtes.

-Relevez-vous donc messer, vous êtes les bienvenus à Accalmie ! Fit-il de son éternel air jovial, une fois que son rire se fut éteint. D'un geste il les invita à se relever, tous. Ne soyez pas si humbles, c'est nous qui sommes honorés de votre visite et j'ose espérer que les Sept accordent à vos gens et votre contrée la même prospérité que celle que vous nous souhaitez.

Que de courtoisie, pour l'heure ! Et même si Lyonel s'était montré plus sobre et plus bref que le chevalier à l'épée blanche, il ne restait pourtant pas indifférent à son discours. Olyvar Dayne avait su transmettre son amour de la paix. C'était là quelque chose de rare et d'admirable dans les contrées de Dorne, l'insoumise.

-Le voyage depuis Les Météores n'a pas du être de tout repos. Allons, ne restons pas ici plus longtemps, vous devez avoir envie de vous rafraichir et peut être de manger quelque chose, non ? Ou peut-être préférez vous vous reposer ? Vous êtes ici chez vous. Leur proposa-t-il une fois qu'ils se furent relevés.

Bien que Dorne soit une région voisine de l'Orage, Accalmie était bien plus au Nord que Les Météores et des centaines de lieues les séparaient. Il ne doutait pas que traverser des centaines de lieues fut épuisant, tant pour les hommes que pour les chevaux. Et ces derniers étaient déjà bien traités aux écuries. Tout était prêt pour accueillir les Dorniens, des appartements avaient été préparés et Lyonel avait veillé à ce que personne ne manque de rien. Les chandelles avaient été changées, des feux brûlaient déjà dans les cheminées, réchauffant les murs froids de la forteresse et dans les cuisines, des dizaines de mains préparaient déjà le prochain repas. Quoi que les hôtes de l'Orage désirent, il y aurait de quoi satisfaire leurs envies. Seul un petit piège guettait Oberyn Dayne.... Oh, rien de bien méchant, mais si se reposer était le souhait du chevalier, il ne faisait aucun doute qu'un certain mestre lui tomberait rapidement dessus afin de lui parler d'une certaine promesse. Mais pour l'heure, il restait impassible aux côtés de son seigneur...


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Message Lun 5 Nov 2012 - 19:44


Il est des voisins qu’il convient d’honorer !


D’aucun se complait à dire que le genou d’un Dayne ne se plie pas aisément… D’aucun serait bien aisé de reconnaitre cette évidence tant il est de rares occasion où les chevaliers des Météores plièrent devant quiconque… Poser genou à terre n’était réservé qu’à ceux qui le méritaient plus que quiconque, une marque d’honneur insigne qui ne voulait point signifier la soumission mais plutôt la déférence face à un être à la condition surnaturelle ayant gagné le respect d’une peuplade tolérante mais indomptable, au courage indéfinissable comme à la volonté plus trempée que l’acier composant leurs armures d’apparat. Agenouillés et tête courbé, Ser Oberyn Dayne ne pouvait point voir le ciel gris aux nuages nuancés qui s’amoncelaient au-devant de l’astre du jour. Aux Météores, tous auraient compris qu’il ne s’agissait là que des prémisses d’une tempête qui ne demanderait qu’à exploser dans une allégorie de violence, dans une ode à la barbarie implacable de la nature… Mais comment juger présage en ces landes qu’il ne connaissait point mais qui portaient, néanmoins, l’impressionnant titre de Terres de l’Orage ? Si un ouragan venait à menacer, l’Epée du Matin serait bien surprise de le voir éclater…

C’est ainsi que ces traits fins se changèrent un instant en masque de stupeur quand le silence de la cour d’Accalmie se vit briser par un écho qui pouvait sembler propre au galop du tonnerre sur les champs d’été. Un roulement d’écho puissant et, malgré une teinte joviale, portait en lui une part d’intimidation… S’il n’en fut pas désarçonné, le Chevalier de la Maison Dayne se hasarda à relever doucement la tête pour poser ses yeux d’un sombre bleu pailleté d’améthyste sur la silhouette projetée vers l’arrière du Seigneur de la Citadelle. La face joviale et la mâchoire ouverte au point de se demander comment il pouvait bien faire pour ne point se la décrocher, le Suzerain de l’Orage se fendait d’un rire tonitruant à même de ne pas ternir sa réputation. S’il se sentait pour le moins offensé par cette marrade ne reconnaissant point d’exceptionnel caractère de respect qu’il pouvait bien démontrer, le manieur d’Aube ne put s’empêcher d’étirer un sourire sur ses fines lèvres, plissant sa lippe en une expression pour le moins particulière… Voilà donc d’où pouvait bien parvenir ce surnom d’Orage Moqueur… Et la rumeur lui prêtait de tels rires au cœur des mêlées ? Une fois n’est pas coutume, Ser Oberyn Dayne s’en trouva un peu… Impressionné par tant de charisme assumé comme avoué. Ses velléités Dorniennes venaient de voler en éclat par la simple force de ce rire et son sourire trahissait une forme de sympathie immédiate pour le Baratheon à la réputation de bon vivant. S’il n’avait aucun souvenir de l’avoir vu un jour jouté, Oberyn prit un court instant pour se damner de ne point avoir pris le temps de suivre les autres joutes lors du Tournoi de Port-Réal. Le spectacle de tel Seigneur à Cheval devait tout avoir de mémorable ! Sourire aux lèvres et cœur affable, l’Héritier des Météores se fendit de patience et entreprit donc d’attendre…

Mais ne fut point trop longtemps éprouvée alors que la voix puissante et claire, propre à tout seigneur digne de ce nom, se substituait au rire. Une voix forte et immédiate au service d’un timbre comme d’une expression aussi joviale qu’avenante leur intimant de la plus sympathique des façons le droit de se redresser pour s’élever à nouveau parmi les hommes. Mais sous l’exemple de leur commandant, aucun chevalier Dornien ne bougea d’un iota, Oberyn ne manqua pas d’attendre que les mots du Seigneur de l’Orage ne fussent tous prononcé pour tourner lentement son visage et jeter un regard barré des mèches de ses longs cheveux blonds marbrés de cendre sur les hommes qui relevaient de son commandement. Un simple battement de paupières consécutif à un hochement de tête subtil eut pour office de transformer en ordre muet les désirs du Lord Baratheon. Ce fut donc de concert et presque comme un seul homme que chevaliers et héritier déployèrent leurs imposantes carcasses dans une succession de crissements métalliques comme de cliquetis d’acier alors que lames et armures s’entrechoquaient. Véritable Mosaïque de la Culture Dornienne ayant juré de servir les Sept, chaque chevalier arborait une particularité physique amenant à trahir ses origines montagneuses, sableuses comme salées, offrant la vision d’une population des Météores soudée au sein d’une citadelle qui autorisait le métissage des hommes comme des cultures pour en tirer sa plus grande force : la diversité !

La cohorte de chevaliers en ligne désormais dépourvue de heaumes qu’ils tenaient sous un bras formait une ligne de fer impressionnante dans le dos de l’Héritier Dayne drapé dans son imposante pelisse de lion blanc. Par tel manteau, il sentait toujours peser sur ses épaules le soutien d’un mentor originaire de ces terres : Ser Waymard Estremont ne le quittait jamais vraiment. Son nom aurait il la moindre familiarité pour l’Orage Moqueur ? Oberyn en doutait tant son premier maitre d’épée n’avait jamais sa vie durant couru avec la reconnaissance comme le succès. Délaissant ces pensées dans un coin de son esprit, pensant que les instants de partages seraient bien assez nombreux lors de cette équipée pour questionner les souvenirs du souverain d’Accalmie, l’Epée du Matin se fendit d’un sourire toujours plus prononcé par la jovialité personnifiée face à lui. Voir tel grand seigneur prendre autant soin de ses hôtes avait quelque chose de rafraichissant, surtout en prenant conscience des séculaires rivalités entre leurs deux pays voisins. Souriant et déférent, le Chevalier des Météores inclina respectueusement du chef tout en offrant une réponse aux affables questions de Lord Lyonel Baratheon :

« Je connais certains de mes hommes qui tueraient pour une chope de bière, mon Seigneur. Le ton était à la boutade, la diatribe n’ayant rien de sérieux et visant à briser la glace par un trait d’humour qui pourrait bien plaire au suzerain local tout en attirant les rires de ses propres sujets. Des rires qui furent au rendez-vous quand l’un de ses plus fidèle suivant tapa dans le dos d’un chevalier ventripotent et au Derme basané dont l’amour de la boisson était connu de tous aux Météores. Empourpré, il finit par se fendre de quelques rires coupables avec ses semblables alors qu’Oberyn frappait du point sur son cœur en baissant respectueusement la tête pour témoigner sa gratitude. Nous sommes vos obligés. C’est avec plaisir que nous partagerions quelques nourritures, Lord Baratheon. Chevauchant depuis l’aube, les hommes de Dorne n’avaient point pris le temps de se ravitailler tant ils escomptaient gagner rapidement Accalmie au terme d’un voyage long de plusieurs jours. Bon nombres se retrouvaient donc avec l’estomac dans les talons et ce n’est pas peu dire que l’invitation de l’Orage Moqueur tombait à point nommée. Mais plus que se sustenter de quelques nourritures, Oberyn éprouvait l’immédiat besoin de satisfaire la faim d’une autre personne. C’est donc sur un ton pieux parcemé d’excuses qu’il entreprit le retour à la conversation : S’il m’est permis de m’acquitter d’un important devoir avant cela… »

Rependant ces mots avec une lenteur certaine, le Chevalier de Dorne déposa sur le Seigneur des Terres de l’Orage un regard empreint de superbe, visant à lui indiquer par la seule force de ces yeux à la chatoyante couleur surnaturelle une capacité propre à l’Epée du Matin qui l’était tout autant. Noble, altier dans sa position, le jeune homme souhaitait offrir un présent à la population d’Accalmie tout en honorant une parole donnée. C’est donc d’un geste lent et calculé qu’il porta sa main d’épée au niveau de son épaule gauche, là où dépassait la garde de son estramaçon. Resserrant ses doigts autour de la poignée nouée d’un cuir noir tressé, dans un geste ferme et implacable, l’Héritier des Météores ne sembla user d’aucune énergie particulière pour ôter la vieille dame de son confortable fourreau. Respectable demoiselle séculaire à sa Maison et qui survivrait bien plus longtemps que lui dans le temps, Aube se voyait ainsi mise au jour sous le ténébreux regard des cieux menaçant. Le spectacle n’en fut que plus saisissant. Forgée depuis une pierre ayant chuté du ciel, la lame aussi tranchante que l’Acier Valyrien dévoilait sa blancheur laiteuse aux yeux de tous. L’immaculé tranchant semblait attirer à lui toute la lumière, vibrant d’une pâleur se faisant l’écho des palpitations de la vie alors que Ser Oberyn Dayne l’empoignait désormais de ses deux mains.

« Près de Sept ans après l’avoir prononcée, il est une promesse que je tiens à honorer… »

Le regard indomptable du Chevalier Porteur d’Aube fendit la foule pour se figer sur la silhouette d’une figure qu’il n’avait jamais réellement oublié. Proche de son suzerain, Mestre Robert semblait déjà nager dans la félicité à la simple vue de la lame qui, autrefois, avait alimenté le fil d’une conversation entre un professeur appliqué et un jeune chevalier tout juste adoubé. Arme en main, s’approchant du Seigneur d’Accalmie, Oberyn ne manqua pas de la faire pivoter au creux de ses doigts pour la porter sur ses deux paumes ouvertes. Elégamment disposée, il tendait ainsi l’Epée à la manière d’une offrande en gratifiant son destinataire d’un sourire sans équivoque Il est des hommes qui mettent un point d’honneur à tenir leurs promesses comme à honorer leurs vœux. Nul doute que Ser Oberyn était homme de cette trempe.

« Mais par pitié… Veillez à ne point l’égarer ! »

Une nouvelle fois, Oberyn cherchait à manier la drôlerie afin de minimiser le geste qui était le sien. Confier pareil héritage familial à un homme qu’il ne connaissait pour ainsi dire que très peu pouvait relever de la folie… Mais l’Hériter des Météores laissait son instinct seul juge de qui pouvait bien recevoir sa confiance et cet instinct qui ne lui avait que peu souvent fait défaut ne manquait pas de lui signaler le vieux Mestre d’Accalmie comme digne d’un tel présent temporaire. Laissant donc le vieil homme refermer ses doigts sur la précieuse lame, Oberyn fut gêné quand ce dernier lui imposa une accolade qui ne manquerait, probablement pas, de susciter l’hilarité du Seigneur Baratheon. Et puis après tout, ne pouvait-il pas y avoir plus important geste de confiance ? Quel homme dans les Sept Couronne laisserait au râtelier une séculaire arme familiale dans une forteresse étrangère sans avoir pleine confiance et profond respect pour le Seigneur Suzerain de ces Terres. A proximité du couple Seigneurial, le Chevalier Dayne s’inclina bassement afin de saluer la beauté froide de la Dame d’Accalmie. Renseigné par son Père, il avait appris qu’elle était autrefois une Stark de Winterfell et nourrissait bien des questions à son égard comme à celui du Nord en lui-même et de ses mœurs. Se fendant d’un baise main tout à fait Dornien, le jeune éphèbe se redressa en dévoilant un sourire pour le moins énigmatique. Finissant par tourner de nouveau sa souriante figure vers Lyonel de la Maison Baratheon, l’Héritier des Météores se fendit de quelques mots supplémentaires :

« Veuillez pardonner mon audace, mais il est de mon devoir d’honorer ma parole et cette dernière avait formulé un serment il y a fort longtemps… Non pas que l’Epée du Matin aime à lui-même se flagorner, mais du fait des bonnes paroles qu’il avait pu précédemment prononcer, n’était-il pas de bon ton que de démontrer à quel point sa parole lui tenait à cœur ? Au moins fournissait-il au Seigneur des Terres de l’Orage de quoi se forger un début d’opinion sur le type d’homme que pouvait être le Dornien des Montagnes Rouges. Passant une main dans ses cheveux pour en dégager son visage battu par le vent, Ser Oberyn finit par poursuivre sur le ton le plus accommodant du monde : Si la proposition tient toujours, j’avoue qu’un verre me ferait le plus grand bien… D’autant qu’un premier en appelant bien d’autres, je serais honorer de pouvoir bavarder avec votre Seigneurie comme l’entretenir de bien des sujets ayant pour trait d’union nos deux Maisons. »

S’il n’éprouvait pas de gêne particulière contre les aléas du climat du fait de ses classes en temps qu’Ecuyer d’un Chevalier Errant, Ser Oberyn aurait bien aimé profiter de la chaleur rassurante et réconfortante d’un foyer en flamme. Le soleil de Dorne et la chaleur de ses Météores s’étaient ancré dans son cœur et ce soudain changement du tout au tout ne trouverait l’oubli que dans le partage de bien des rires avec ce Seigneur qui avait déjà toute sa sympathie…




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »


Dernière édition par Oberyn Dayne le Mer 24 Avr 2013 - 7:20, édité 1 fois
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Message Sam 17 Nov 2012 - 0:06

L'imposante troupe de Dorniens agenouillée là resta immobile un instant avant de se relever, tel un seul homme. C'en était presque intriguant. Et d'un certain côté, il y avait quelque chose d'impressionnant à les voir ainsi se redresser dans un long cliquetis d'acier sur un simple regard de leur chef. Dorne l'indomptée faisait preuve d'une discipline exemplaire, ici à Accalmie, bien loin de la contrée d'origine de ces hommes. L'allure générale de la troupe de contrastait grandement avec le reste de la population locale et tout les regards restaient braqués sur eux. Cependant, contrairement aux habitants du village qu'ils avaient traversé un peu plus tôt, ceux ci se tenait coi. Les regards n'en restaient pas moins curieux, tant pour le Dayne que pour ses compagnons. Seulement, se faire trop remarquer des hôtes du seigneur de l'Orage aurait été malvenu, et celui-ci n'aurait pas manqué de remettre les impolis à leur place... Qui plus est, même si les rumeurs était allées bon train au sein des murs de la forteresse, la raison fort peu belliqueuse de la visite de l'équipée des Météores s'était bien mieux propagée que dans les bourgades entourant Accalmie aussi les gardes et serviteurs savaient-ils à quoi s'en tenir. Ainsi, seulement quelques murmures à peine audibles courraient dans les rangs, mais tous se turent alors que les hommes de Dorne se redressaient, comme s'ils n'avaient pas pu les entendre avant d'être debout.

Et le visage de ser Oberyn Dayne se faisait au moins aussi souriant que celui du Lord. La boutade dont le premier se fendit fit rire une fois de plus le seigneur de l'Orage. Bien qu'un peu plus discrètement qu'auparavant cela dit, alors que les Dorniens faisaient de même. De joyeux échos remplissaient à nouveau l'air dans la cour de la forteresse. D'aucunes mauvaises langues auraient pu voir dans la plaisanterie innocente du Dayne une référence bien peu camouflée aux anciennes tensions qui régnait entre Dorne et les contrées voisines et certains paranoïaques auraient même pu y trouver une menace dissimulée. Des fous ! Aurait répondu l'Orage Moqueur. Lui n'y pensait même pas. Il était ce ceux qui appréciaient la boisson, et tout particulièrement après une longue route. Comment aurait-il seulement pu refuser ceci à ses hôtes ?

-Ne vous en faites pas, répondit le seigneur au jeune chevalier sur un ton identique au sien, vos hommes n'aurons pas à s'épuiser plus pour avoir leur du !

Quelques domestiques s'agitèrent et filèrent rejoindre leur poste, comprenant que bientôt, on aurait besoin d'eux. Et ceux ci manqueraient un spectacle pour le moins peu anodin. Alors que Lyonel acquiesçait d'un simple signe de tête, le Dayne se tourna vers mestre Robert, toujours silencieux et celui ci fut surpris un instant que l'on s'adresse à lui dès l'arrivée des Dorniens à Accalmie. Ser Oberyn porta la main à la garde de son épée alors que tout les regards se portaient vers lui. Le geste paru incroyablement lent, presque irréel alors qu'il tirait la longue lame blanche hors de son fourreau. De tout les hommes de l'Orage présent, aucun n'avaient jamais pu voir Aube et les murmures admiratifs et surpris parcoururent les rangs, se mêlant d'un étrange respect imposé par cet arme d'exception. Lyonel lui même resta surpris un instant par l'éclat irréel de l'épée, incroyablement rutilante dans la lumière pourtant faiblarde qui tombait du ciel roulant de nuages. Mestre Robert semblait ne plus pouvoir en détacher ses yeux, fasciné par l'éclat de la lame. Alors que l'arme lui était confiée, il semblait prendre conscience de la confiance que le jeune homme lui accordait pour lui céder ainsi cette épée alors même qu'ils ne se connaissaient pas réellement. Aujourd'hui n'était que la seconde de leurs rencontres. Le mestre se laissa aller un instant à une accolade amicale pour le Dayne avant de lui assurer qu'il prendrait soin de l'arme et ne la perdrait pas, riant de la plaisanterie du jeune homme. Lyonel ne pouvait que s'amuser de la réaction du mestre. Il en avait tant entendu parler de cette fichue épée !

-Quelle audace y a-t-il à tenir une promesse ? Répondit-il ensuite à ser Oberyn alors qu'il se tournait à nouveau vers lui, laissant mestre Robert tout à son examen de l'arme. Et puis vous avez fait plus d'un heureux, je ne peux que vous en remercier ! Depuis que nous avons reçu votre lettre, notre ami n'a cessé de me raconter à quel point cette épée était digne d'intérêt et bien malgré moi je connais maintenant l'histoire sur le bout des doigts ! Il rit. Laissons le à son étude et allons donc prendre ce verre avant que vos hommes ne s'impatientent.

Le seigneur de l'Orage tourna les talons alors que domestiques et soldats s'égayaient, retournant à leur poste, les discussions reprenaient et beaucoup commentaient déjà la superbe épée qu'ils avaient aperçu ou encore l'affabilité du Dayne. Certains médisaient, évidemment, mais ils étaient peu nombreux, cependant. Les Dorniens avaient fait plutôt bonne impression sur les habitants de la forteresse et si certains avaient pu douter des raisons amicales de leur venue, ils étaient maintenant débarrassés de leurs soupçons, qui s'étaient maintenant envolés pour de bon. Les éclats de rire de leur seigneur y avaient grandement contribué tout autant que l'attitude plus que respectueuse des arrivants. Celle ci en avait surpris plus d'un, il fallait bien le reconnaître.

Alors que l'activité interrompue quelques minutes reprenait au sein de la forteresse, Lyonel guidait ses invités dans les couloirs de la large et unique tour d'Accalmie. L'endroit n'était pas l'égal des plus belles forteresses de Westeros et n'en possédait pas tout le luxe, pourtant elle savait se faire accueillante et chaleureuse lorsqu'il le fallait. En somme, elle était à l'image des gens des Terres de l'Orage, robustes et forts, honorables et accueillants. Il faisait bon à l'intérieur des murs et même si certains couloirs n'étaient pas très clairs, en particulier ceux bordés par le mur aveugle qui faisait face à la baie des naufrageurs, quelques torches avaient été allumées pour remplacer la défaillante lumière du jour. Parfois, lorsque l'orage grondait au dehors, chandelles et feux restaient allumés tout le jour et toute la nuit durant tant la lumière du soleil peinait à traverser les nuages. Au moins était-ce là le seul témoignage de la fureur des tempêtes qui se jouaient au dehors. Ni le vent ni la pluie n'avaient leur place en les murs d'Accalmie.
Quelques tapisseries ornaient les murs ici ou là mais la plupart du temps, la simplicité était de mise et les murs froids restaient souvent nus. Seuls les étages réservés aux invités et à la famille du Lord faisaient exception. De lourdes tentures semblables à celles qu'ils pouvaient actuellement voir ainsi que d'épais tapis les décoraient, aussi bien pour le plaisir du regard que pour mieux garder la chaleur à l'intérieur des pierres épaisses et froides des murs. Cependant, au sein de la grande salle d'Accalmie, point de tapisseries ouvragées, n'y resplendissaient sur les murs que de longues tentures au cerf couronné, d'un noir profond sur jaune éclatant.

Des tables avaient été disposées pour accueillir les invités. Bien que de taille modeste en comparaison des véritables hall que pouvaient constituer les salles de certaines forteresses, la présente était cependant bien assez grande pour accueillir confortablement hôtes et invités. Elle ne disposait de fenêtres que sur la longueur d'un seul mur et, bien que la clarté du jour puisse y pénétrer aisément, des torches avaient été allumées ici et là pour chasser les dernières traces d'ombre. D'autres attendaient la venue de la nuit pour être enflammées à leur tour, garantissant aux convives une agréable clarté quelque soit l'heure du jour ou de la nuit. Pour l'instant, les tables étaient presque nues, attendant le banquet qui viendrait le soir. Cela dit, elles avaient été garnies de suffisamment de boisson et de victuailles pour que les Dorniens puissent se rassasier en attendant que ne vienne l'heure des réjouissances. Dans les cuisines, on s'affairait déjà depuis l'aube pour que tout soit prêt à temps tandis que dans la salle, quelques domestiques attendaient qu'on les demande pour servir les invités. Sur les tables, des fruits d'automne avaient été disposés dans des corbeilles à disposition de tous. Oranges arrivées de Dorne, pommes rouges et sucrées, vertes et acides, raisins et poires juteuses... De quoi se remplir l'estomac pour qui n'avait pas envie d'attendre l'heure du banquet ! Bientôt, la salle auparavant silencieuse se remplit des pas des arrivants et de l'écho de leurs conversations.

Finalement, Lyonel invita ser Oberyn à prendre place avant de s'installer lui même, Lady Neassa toujours aussi élégante à ses côtés. Elle ne pipait mot pourtant sa présence à leurs côtés ne pouvait être oubliée. Malgré sa discrétion naturelle, elle dégageait néanmoins une certaine présence, comme une froideur élégante. Un échanson aux aguets s'approcha discrètement, attendant qu'un ordre lui soit donné et le Lord s'en chargea. Il disparut un court instant et revint prêt à remplir les coupes de son seigneur et de son invité. Vin ou bière, tout était à leur disposition pour peu qu'ils le demandent. Cette dernière était d'ailleurs déjà distribuée allégrement aux tables où l'équipée du Dayne s'était installée. Lyonel observa quelques instants les homes qui prenaient place et commençaient déjà à boire à grandes lampées l'ale fraîche qu'on leur servait. Il se tourna ensuite vers ser Oberyn, à ses côtés.

Il n'y a rien de tel qu'un bon verre après un long voyage ! Lança-t-il alors que l’échanson accédait aux désirs des convives à la table du Lord.

Lui même savait bien qu'après un long voyage, cela ne faisait pas de mal, bien au contraire. Parcourir les routes à cheval, tant pour se rendre à un tournoi que pour rendre visite à un seigneur ami pouvait parfois être épuisant, surtout si l'on chevauchait depuis l'aube.

-Dommage que mestre Robert ne soit pas là pour en profiter, plaisanta-t-il ensuite. Le mestre avait filé retrouver sa roukerie, Aube avec lui, sans doute pour quelque étude préliminaire. J'espère en tout cas que ce vieil Odric n'a pas été trop désagréable en vous accueillant sur la route d'Accalmie ? Il n'est pas très bavard mais c'est quelqu'un de confiance. J'ose espérer qu'il ne vous a pas semblé trop... Inamical.. !

Le chevalier, celui qui avait été envoyé à la rencontre des Dorniens, avaient toujours été d'un naturel renfermé et peu bavard. Mais il s'illustrait par sa grande loyauté et son honneur. Lyonel lui faisait confiance et le chevalier était souvent chargé d'importantes missions. Celles de l'accueil de l'équipée Dayne en avait fait partie. Ainsi, même s'il n'avait pas été des plus aimable, il n'avait pas été envoyé au hasard. Et encore moins dans l'intention de déplaire aux invités du seigneur d'Accalmie. Il avait été choisi pour sa loyauté. Ses capacités le conduisait à prendre les meilleures décisions : Face à un problème, il était l'homme de la situation. Certains le surnommaient "le tacticien" tant ses capacités d'analyses pouvaient parfois surprendre mais s'il n'était jamais devenu un chevalier reconnu, c'était uniquement parce que sa maîtrise de l'épée pouvait parfois laisser à désirer. En contrepartie, lorsqu'il avait sous ses ordres quelques hommes, il se montrait capable d'élaborer instantanément des stratégies de combat des plus efficaces. Face à lui, aucun homme un peu trop véhément n'aurait été en mesure de nuire aux invités du seigneur de l'Orage.

Depuis de nombreuses années il était au service des Baratheon et n'avait jamais faillit. Par son silence, il gardait cependant une part de mystère, et personne ne semblait le connaître vraiment... Il n'était en tout cas pas présent dans la grande salle d'Accalmie, pourtant certains des hommes de l'Orage s'étaient joint aux dorniens, pour une chope avant de s'en retourner, pour une conversation, pour un simple salut... Ils étaient là. L'entrée en scène des hommes de ser Oberyn semblait avoir fait bonne impression et la méfiance s'était dissipée alors que les curiosités s'éveillaient. Les hommes d'Accalmie n'avaient que très rarement eu la chance de quitter leurs terres natales, et plus rarement encore pour chevaucher vers Dorne. Ainsi, les terres aussi bien que les hommes du Sud leur étaient totalement inconnus. Il arrivait parfois que des marchands ou des voyageurs prennent la route et traversent les Terres de l'Orage mais ils ne s'attardaient que rarement dans la région, aussi certains avaient-ils là l'occasion rêvée de dévisager maladroitement leurs interlocuteurs basanés. D'autres les questionnaient sans relâche. Les derniers savaient se montrer plus discrets et aux travers de conversations anodines, trouvaient de quoi satisfaire leur curiosité.


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Oberyn Dayne
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Message Mer 28 Nov 2012 - 19:36


Il est des voisins qu’il convient d’honorer !


A n’en point douter, Lord Baratheon faisait honneur à sa réputation, multipliant les bons mots et ripostant d’une rire franc à la moindre plaisanterie quand il ne se donnait pas la peine de l’enrober du sucre propre à son humour d’homme de l’Orage pour démultiplier les torrents d’hilarité. Personnage entier et attachant, il gardait toutefois l’image d’un combattant émérite qu’il convenait de ne pas négliger et que seule la folie aurait bien pu permettre d’offenser. Le profil du vétéran guerrier qui avait traversé les sept enfers et qui en était revenu indemne ou presque afin de les raconter. Cette aura de bonhomie associée à ce manteau de présence propre aux grands combattant avait tôt fait de séduire le jeune Dornien qui, dès lors, ne se départissait plus d’un petit sourire amusé autant que soulagé. L’inimité de leurs deux contrées aurait bien pu rendre le voyage des plus inconfortable, mais l’Orage Moqueur avait eu tôt fait d’en arrondir les angles pour donner corps à ce qui pourrait bien être l’un des plus sympathiques équipées à laquelle eut pris part l’Héritier des Météores.

Le moins que l’on puisse dire fut que la contemplation coupable de la blanche lame avait réduit au mutisme le plus complet le Mestre d’Accalmie. Laissant ses yeux dériver un moment sur les mains du vieil homme maniant désormais son arme, Oberyn formula une silencieuse prière aux Sept, les implorant d’assurer la prise du vieux Mestre de façon à que ces doigts ne goutent point au mordant sa pareil de la lame immaculée. Cette simple pensée engendra chez lui la réminiscence d’un vieux souvenir, celui de la remise de l’arme légendaire par le seigneur son père ou quand la cérémonie imposa que la pâle lame ne vienne sur l’épaule une petite tape. Mais l’épée blanche était si acérée que tout léger qu’avait été le toucher, il avait suffi à déchirer sa tunique et à faire perler le sang de la nouvelle épée du matin. Nostalgique fut le sourire qui étira sa lippe alors que le fuyait l’écho de ce lointain souvenir pour l’espoir muet qu’un vieil homme de science ne perde point de phalange par le maniement des armes. Le sourire du Dornien Sigisbée s’en trouva plus éclatant encore quand le Seigneur de l’Orage en vint à mentionner toute l’excitation qui semblait avoir pu habiter l’homme au cou ceint d’une lourde chaine depuis que leur était parvenu son courrier. S’il éprouvait quelques peines à ressentir le caractère extraordinaire d’une lame qu’il tenait en main à chaque jour offert par les Sept, Oberyn s’en trouva pour le moins honoré et formula donc une courbette de tête flattée en direction du vieux Mestre qui le mirait. La conversation s’éternisant, ce fut également le cas du sourire peint à la commissure de ses lèvres quand l’Orage Moqueur en vint à signaler sa, désormais, parfaite connaissance des mythes propres aux Météores du fait de son humble serviteur. Décidément, l’assemblée ainsi rencontrée lui apparaissait comme des plus affables !

Répondant à l’invitation prononcée par le Seigneur de la Forteresse d’un vague hochement de tête, Oberyn intima à ses hommes l’ordre de s’élancer à sa suite en brandissant le poing, ouvrant et refermant successivement celui-ci dans la pratique d’un code militaire éprouvé. Grandir au beau milieu des soldats avait de quoi vous changer tout enfant en guerrier véritable. De là à les métamorphoser en purs chevaliers… Emboitant le pas au maitre des lieux, se fondant dans son escorte d’hommes d’arme, de serviteurs comme de chevaliers à la tunique frappée du cerf sombre sur champs d’or, Oberyn laissait son bleu regard vagabonder sur les massives pierres composant l’essentiel des murs. Puissance et éternité découlaient de ces lieux dans une sensation de forte et d’intemporalité que nulle existence humaine ne saurait ébranler. La place envoyait un messager de rudesse et démontrait un caractère insoumis, indomptable. Immédiate forteresse semblable à la foudre, son agencement séculaire démultipliait l’écho des pas de la compagnie en un roulement d’écho qui n’était pas sans rappeler le menaçant de l’Orage. L’Epée du Matin appréciait l’endroit autant que les valeurs qu’il véhiculait. Une masure de guerrier, une demeure de Seigneur franc et immédiat. Il ne s’était jamais retrouvé dans les soieries, les tapis, les tentures comme les parfums et autres encens prônés par bon nombre de Lord désireux d’afficher aux yeux de tous leur opulence. Un trait que le jeune homme ne cessait d’identifier comme étant proche de la plus grande des oisivetés. Ici… Ici il se sentait cerné de guerriers, d’hommes francs et assurés qui avaient connu l’enfer du feu et bravé le fer. On ne pouvait qu’y trouver des amis fidèles comme des opposants avides de mener leurs querelles face à face, point de nids de serpents comme de couleuvres perfides n’attendant qu’un rire et une caresse pour vous enfoncer une dague entre deux côtes. En cette forteresse étonnante, le héraut des aurores se sentait presque chez lui…

La troupe hétéroclite finit par surgir dans une pièce à l’image du seigneur local : épaisse comme accueillante ! Décorée de tentures à la couleur dorée et frappées du cerf propre à la famille Baratheon, la salle s’était également vue garnir d’un bon nombre de tables capables de contenir toute la troupe des chevaliers comme du commun qui les accompagnait. Preuve était faite que les gens de l’orage avaient vu les choses en grand, car si le banquet du soir semblait encore lointain, les tables se voyaient déjà chargées de différentes victuailles et d’autant de rince gossier que pourrait bien en boire la Dornienne équipée. Désormais emplie du roulement imposée par les pas des arrivants comme par l’écho des différentes conversations, la vaste salle commune se trouva vite animée d’une vie nouvelle et présageant de bons moment partagés. Invité à prendre une place d’honneur non loin du Seigneur des Orages, Oberyn ne manqua pas de lui obéir en accédant à sa requête, après avoir toutefois déversé un regard glacial sur une troupe de ses chevaliers qui déjà occupaient une table entière. La consigne fut donnée au métissage et voir ainsi ses hommes s’isoler ne lui fut pas d’un gout sucré aussi maintint il ses foudres braquées jusqu’à ce que, confus, certains cèdent leur place pour des bancs libres aux côtés de certains semblables de l’Orage. Satisfait de voir qu’au commun son équipée parvenait à se mélanger, l’Epée du Matin prit enfin place non loin du Seigneur Baratheon et de son épouse. Celle-ci dégageait une froide beauté tout à fait saisissante malgré son âge avancé et de ses yeux d’ombre voilés, le jeune homme ne manquait point de la mirer avec pour le moins une douce sensation de curiosité. Délesté du poids d’Aube à son dos, le héraut du matin se posa le plus confortablement possible avant que quérir un échanson qu’il chargea de lui apporter une première chope de bière. Les événements de la matinée avaient eu le don d’aiguiser sa soif, à n’en point douter. Et alors qu’il terminait d’une première fois se rincer le gosier, les mots de l’Orage Moqueur vinrent le cueillir pour, sur ses lèvres, faire éclore une nouveau sourire amusé.

« Je ne peux qu’approuver ces dires, mon Seigneur. Sourire toujours plaqué sur ses lèvres étirées, le Dornien Sigisbée leva de nouveau le coude pour porter à sa bouche le fruit de son désir et emplir son être des effluves d’une boisson des plus charmeuse. Apre et houblonnée à souhait, elle s’avérait des plus savoureuses et sa fraicheur avait le don de soulager ses épaules du poids de la maille comme de la plate qui l’encombrait. L’écho sonnant de la chope retournant sur la table signifia de lui-même à l’échanson qu’il était grand temps d’emplir à nouveau le rond ventre d’un jumeau contenu. Le Lord aux larges épaules vint à questionner l’accueil qui fut fait à la communauté Dornienne et c’est avec courtoisie que le chevalier Dayne se fit un immédiat devoir de réponse : Pas le moins du monde. Je n’aurais point su relever quelques suspicions de la part de votre homme dans tous les cas, elles auraient été des plus justifiées tant ma patrie à nombre de fois fait couler le sang de vos gens par le passé. Qu’il me soit, une nouvelle fois, permis d’en quémander le pardon à votre Seigneurie… La formulation était des plus sincère, Oberyn n’aimant pas à voir les actes de lointains ancêtres s’immiscer dans ses relations avec le présent. A dire vrai, les Dayne n’avait jamais réellement marché contre les Terres de l’Orage du fait de leur partage de la religion des Sept comme des codes de la Chevalerie, mais bon nombre de gens ne faisaient point la différence entre les Météores et le reste de Dorne. Depuis le début de règne de son père, Lord Olyvar, tout avait été mis en place pour une paix durable entre leurs terres, par son mariage avec la fille du Lord des Marches notamment. Ce n’était pas peu dire qu’affirmer la Maison Dayne comme de sincères agents de pays. Aussi, c’est avec sincérité que le Dornien entreprit de continuer : Pour être franc, j’imaginais accueil plus froid et incidents plus fournis du fait des tords passés dont Dorne vous a affublé. Mais je dois bien avouer avoir rencontré de bonnes gens à votre image : rieurs et affables ! »

Ses traits toujours peint d’une bonhomie rendue plus éclatante encore par son jeune sourire, Oberyn éleva sa chope en direction du Seigneur rieur, désireux d’offrir à ce dernier l’occasion d’un heurt fraternel et violent dont le claquement serait connu de tous dans la salle commune. Il attendit donc un instant… Et si jamais vint le choc, il le fut surement avec une force suffisante pour intimer un tremblement sourd dans chacun des os de son bras avant qu’il ne se fende d’un rire coupable presque immédiatement coupé par le port de sa chope à ses lèvres. La légendaire hospitalité des natifs de l’Orage n’était, désormais, plus à démontrer. La boisson coulant désormais à flot, l’Epée du Matin étendit le bras pour se saisir d’une poire brune qu’il croqua avec un féroce appétit. Râpeuse et sucrée en bouche, son jus poisseux coula lentement le long de ses lèvres pour s’en aller gouter à son menton. A une table, un Dornien à la peau d’ébène et à l’armure rutilante d’argent comme de soieries aux couleurs de la maison Dayne levait haut son verre et tonnait de sa voix puissante, s’époumonant dans le chant barbare des couplets de « la Belle et l’Ours » repris par quelques-uns de ses semblables, qu’ils soient Dornien comme de l’Orage. Le banquet du soir était encore loin, mais l’atmosphère se voulait de plus en plus festive, si bien que la situation arracha un nouveau sourire aux lèvres du joueur d’épée, avant qu’il ne retourne son attention vers le maitre des lieux pour l’accabler de ses mémoires :

« Je garde impérissable le souvenir de votre illustre personne au Tournoi de Port-Réal. Je n’étais alors qu’un jeune chevalier, tout juste adoubé, après avoir été l’écuyer d’un Chevalier Errant propre à vos Terres. Ser Waymard Estremont, peut être son nom éveillera t’il chez vous quelques souvenirs… Comme à chaque fois qu’il évoquait son vieux mentor, Oberyn chaussait un masque nostalgique à cette vie d’aventure qu’il avait su lui offrir six années durant. Une lapée de bière ne fut pas de trop pour aider le récit à se poursuivre. Toujours est-il que vous joutiez encore alors que j’avais depuis longtemps mordu la poussière. Je me rappelle avoir été stupéfait par cette colossale silhouette de plates dorées, ce sévère visage auréolé de larges andouillers alors que sur un étalon à la robe alezan vous vous avanciez. C’est comme s’il voyait à nouveau la scène se dérouler sous ses yeux d’homme désormais, là où l’innocence d’antan fut définitivement marquée. Et là, vous vous êtes élancé… Incarnation humaine de la violence comme de la célérité des foudres. Je me souviendrais toujours ce bouclier brisé et votre rire résonner. Comme si vous n’aviez pas un seul instant douté. Tant de prestance, tant d’assurance… J’ai longtemps rêvé parvenir à vous imiter. »

Le reste du récit n’informa toutefois point le puissant Seigneur de la réussite ou non d’une telle entreprise. S’il se parait toujours de son titre d’Epée du Matin, Oberyn rechignait pourtant à démontrer tous ses talents en public, de peur qu’un futur adversaire ne se trouve dans l’assistance et puisse se faire une âme de pareille information. Voilà pourquoi il ne combattait désormais que peu dans les Tournois et pourquoi il n’employait point sa main d’Epée quand venaient à se présenter les mêlées publiques. Conserver sa part de secret, relevait d’un certain art qu’il avait appris à progressivement manipuler. Toutefois, il n’avait point flagorné pour le seul plaisir aux oreilles du seigneur Baratheon, l’entièreté de ses propos étant forgés sous le sceau de la vérité. Il est, ainsi, des figures qui sont à même de vous marquer plus que d’autres. Tournant la page dans une nouvelle lampée de bière, le jeune Héritier de la Citadelle Dayne détourna ses yeux d’un bleu plus bleu que bleu et pailletés d’améthyste pour les plonger dans les iris du suzerain orageux. La danse politique allait bientôt pouvoir commencer et il serait temps d’y adjoindre tout son talent comme toute sa concentration tant s’était un exercice qu’il n’avait point grand plaisir à exercer. Faire suivre Ismaëlle dans cette épopée eut été une bien bonne idée…

« J’éprouve un profond respect pour vous, Lord Baratheon, tout comme le Seigneur mon Père. Mais vous devez bien vous douter que je n’ai point voyagé tant de miles sans idées en tête. Nos deux Maisons pourraient tirer de profitables bénéfices à une cordiale entente… »

La chose était plus ou moins entendue, l’équipée Dayne s’en était venu pour tenter de lien des accord de paix comme des profits commerciaux éventuels avec les terres de l’orage. Comme toujours, la philosophie d’Olyvar Dayne transparaissait dans les agissements de son fils, dans le but avéré de maintenir une paix durable entre deux royaumes qui ne s’étaient, par le passé, que beaucoup trop entredéchirés. Mais alors que la tournure se faisait à la diplomatie brute, la voix claire et mélodieuse d’un de ses chevaliers émergea dans la cohue générale, bientôt reprise par certains de ses semblables formant un chœur Dornien entonnant mélodie capable d’agir tel un baume sur bien des cœurs. A son tour, Oberyn mêla sa voix à la chorale improvisée pour dispenser aux natifs de l’orage un chant propre à ses contrées :

« Au-delà des Montagnes empourprées, non loin des sombres cavernes du passé, les pins rugissaient vers le ciel hauts et fiers, les vents gémissaient dans la nuit d’été, rouge le feu sur mille lieux, flambaient les arbres torches de lumière. La mélodie se poursuivit alors, décrivant des silhouettes sorties tout droit du passé et entourées d’épaisses fumées grises alors qu’au-dessus d’elles planaient de larges ailes. Reptiles royaux, souverains de cieux, ces dernières ombres crachant le feu animèrent la légende composant le chant. Et quand ce dernier vint à mourir dans une note prolongée, Ooberyn leva haut son verre pour respecter ce que la tradition imposait : Aux hommes ! Signe que leur mémoire, plus que leur nom désormais oublié, ne disparaissait point de leurs contrées et que désormais de nouveaux être connaissaient leur héroïque résistance. Et comme à chaque fois qu’il fredonnaient cet air dans un château ami, la geste de chevalier clama à sa suite dans un cri uni qui rendait grâce à leurs hôtes : AUX BARATHEONS ! »

La temporalité n’avait peut-être pas été parfaite mais au moins le chant saluerait-il l’excellent accueil qu’on leur avait offert. Il était de bon ton de remercier leurs hôtes pour tous les efforts qu’ils avaient consentis à débloyer, surtout quand venaient à s’aborder les sujets de la politique. Et à cette simple pensée, Oberyn en vint à boire de nouveau dans sa chope de bière…




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »


Dernière édition par Oberyn Dayne le Mer 24 Avr 2013 - 7:21, édité 1 fois
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Lyonel Baratheon
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Message Mer 5 Déc 2012 - 22:55

Malgré les tensions entre les peuples, il n'en fallait que peu pour rapprocher les hommes : Un peu de bière et tout allait mieux. A présent que tous s'étaient installés, les conversations allaient bon train. Une ambiance chaleureuse qui n'était pas pour déplaire au seigneur de l'Orage. Alors que les hommes préféraient une bière fraîche, Neassa se contenta d'un peu de vin et Lyonel constata avec satisfaction que le breuvage semblait plaire à ses hôtes. Alors que ser Oberyn vidait d'un trait une première chope, lui se fit plus modéré, prenant le temps d'observer ses invités d'un oeil curieux. Lors de leur arrivée, il n'avait pas eu le loisir de vraiment leur prêter attention. Qui plus est, le Lord se plaisait à penser que c'était autour d'une table qu'on apprenait à mieux connaitre ses invités. Ceux-ci, bien qu'ayant manifesté quelques réticences à se mêler au commun de l'Orage, finirent pourtant par se disperser un peu plus dans la salle, laissant à ces derniers tout le loisir de s'entretenir avec les nouveaux arrivants.

Puis ce fut au tour de Ser Oberyn de s'exprimer une fois qu'il en eut terminé avec sa boisson. Lyonel hocha la tête lorsqu'il lui confia quel accueil leur avait été fait. Il n'en était pas supris, tel était le caractère d'Odric. Ce qui le contraria un peu plus furent les excuses que le jeune homme lui adressa. Pourquoi donc s'excuser ? Il n'était responsable en rien des heurts entre l'Orage et Dorne. Et si lui s'excusait alors Lyonel lui même pourrait en faire de même, tout du moins pourrait-il présenter ses excuses au noms des vassaux de l'Orage. Certains seigneurs des Marches ne s'étaient pas toujours montrés très tendres envers les Dorniens et parfois les escarmouches avaient été sanctionnées sévèrement, parfois trop, même... Quoi qu'il en soit, les seigneurs de ces terres n'avaient pas forcément été d'une grande aide pour l'établissement de la paix et nombreux étaient sans doute les Dorniens hostiles à la position de la maison Martel qui se feraient une joie de régler leur compte à ces seigneurs...

-Ne vous excusez pas, ces tensions datent de bien avant notre naissance, vous le savez aussi bien que moi. Il n'est pas aisé d'entretenir de bonnes relations avec ses voisins et j'ose croire que les seigneurs des marches n'ont pas toujours été des mieux disposés à votre égard... La situation est trop complexe pour que la faute en soit rejetée sur qui que ce soit. Profitez plutôt de pouvoir vous reposer après ce long voyage ! Fit-il, un instant il avait presque semblé grave mais bien vite, son naturel jovial repris le dessus et d'un signe de tête, il signifia à l'échanson qu'il n'était pas bon de voir les chopes vides, à sa table...

Même si le Lord était loin d'être un féru de politique, le cas Dornien ne lui échappait pourtant pas. Les excuses du jeune homme ne lui semblaient pas justifiées. Ils auraient du être nombreux - peut être plus que ce qu'il imaginait – à présenter leurs excuses. Qui plus est, les Météores n'avaient pas été des plus belliqueux, loin de là. Mais ce sujet ne le passionnait pas vraiment, bien qu'il eût l'occasion de se faire sa propre opinion sur le sujet au cours des années. Pour l'heure, le principal sujet d'intérêt du Lord était plutôt la conversation ainsi que l'agréable breuvage qu'ils partageaient. Pour l'heure, les affaires politiques ne l'intéressaient guère. Et s'il avait seulement un instant, le sourire de l'Orage Moqueur revint sur son visage affable alors que le Dayne s'avouait conquis par les gens de ses terres. Et lorsque celui-ci se proposa de trinquer avec le Lord, il n'hésita pas un seul instant et se joignit à lui avec entrain. Un peu plus loin, quelques hommes commençaient déjà à chanter, portés par une ambiance joyeuse qu'ils semblaient se plaire à entretenir. Lyonel ne put que rire de la situation. La paillarde qu'avait entamé le Dornien était bien connue mais elle faisait partie de ces classiques qu'on entendait toujours là où l'on s'amusait. Ce fut cependant une autre chanson que lui conta ser Oberyn alors que son hôte veillait à ce que son verre de soit jamais vide.

Une pointe de nostalgie se fit entendre dans la voix du Dayne alors qu'il se souvenait du tournoi, à Port Réal. Hélas, il n'avait pas connu ser Waymard bien qu'il fut apparenté aux Estremonts par sa mère mais peut être avait-on jugé inutile de présenter l'héritier de l'Orage à un chevalier errant, tout Estremont qu'il soit. Après une nouvelle rasade de bière, vint ensuite le temps du récit. Dans le regard du jeune homme, Lyonel crut percevoir une brève réminiscence de cette lueur typique qu'il avait lui même, plus jeune, lorsqu'il contemplait les chevaliers et les lances qui se brisaient, le galop des chevaux. Ce que le jeune chevalier avait ressenti ce jour là, il pouvait parfaitement le comprendre. Il en avait rêvé longtemps, d'être à son tour parmi ces guerriers qui combattaient sans relâche, enchainant les joutes tant et si bien que l'herbe de la lice sous les sabots des chevaux n'était vite plus que boue. Et maintenant, il en faisait partie, de ceux que l'on acclamait. Trop emporté par l'excitation du combat et bien souvent, de la victoire, il ne réalisait que rarement de quelle manière certains pouvaient le regarder. Pourtant il aimait amuser la foule et voir la plèbe s'agiter alors qu'il prenait un malin plaisir à arracher les cimiers des casques de ses adversaires vaincus avant de les envoyer dans les mains de quelques spectateurs galvanisés. Certains n'avaient pas vraiment apprécié le geste, mais qu'importe ! Le spectacle était au rendez-vous. A Port-Réal, ce jour là, il n'avait sans doute pas remarqué le jeune Dayne qui se tenait à présent à ses côtés, lui avouant avec quel regard il l'avait vu combattre, semblant si sûr de lui.

Et le doute, en combat, il ne le connaissait pas. Il n'y pensait simplement pas. Lorsqu'il s'avançait dans la lice, rien d'autre que lui et son adversaire n'importait. Pourtant, face à certains adversaires de renom, il aurait pu perdre de son apparente confiance mais de place pour l'hésitation, il n'y avait pas. Alors, il s'élançait, éperonnant sa monture avec une joie presque sauvage, son rire tonitruant s'élevant dans les airs sans même qu'il y prête attention et un instant, le temps semblait presque suspendu. Quelques secondes semblaient être des minutes... Puis soudain, les lances frappaient, se brisaient en des miliers d'éclats de bois, le choc se propageait dans son bras portant le bouclier frappé du cerf noir jusqu'à son épaule. Parfois, il lui était arrivé de tomber et le combat se terminait au corps à corps, masse contre épée... Et la masse gagnait bien souvent. Non, Lyonel n'était pas un habitué des défaites, mais quelque part, peu lui importait. Beau joueur, tant que la joute était belle et plaisante tant à voir qu'à mener, le résultat n'était qu'un détail !

En quelques mots, le Dayne avait ravivé bon nombre de souvenirs des plus agréables. Et ce dernier semblait sincère lorsqu'il avouait respecter profondément son hôte. Certains auraient pu remercier le chevalier, se perdant en de fausses paroles de modestie alors que la flatterie aurait atteint son but. D'autres plus modestes auraient pu être gênés. L'Orage Moqueur lui, s'en souciait peu. Il ne vivait pas pour les autres, ni pour que tous l'adulent à longueur de journées. Cependant, les paroles du Dayne n'étaient pas de la pure flatterie et la sincérité du jeune homme avait rappelé au Lord de l'Orage ce que lui même avait été fut-un temps. Cela dit, le chevalier des Météores se montrait peut être un peu plus fin que lui en matière de négoce et, même si sa proposition d'alliance ou, tout du moins, d'échanges cordiaux, n'avait rien de surprenant, elle en avait presque pris de court le lord. Décidémment, il ne faisait pas bon de se laisser aller à la nostalgie, constata-t-il, amusé néanmoins alors que, avant même qu'il ne puisse répondre, une nouvelle chanson était entonnée par les nouveaux arrivants. Une chanson pleine de légendes et de batailles, de flammes et de fiers guerriers. Et lorsque les voix retombèrent pour mieux s'envoler à nouveau, les chanteurs improvisés scandant le nom des Baratheon, leur hôte parti d'un grand rire et leva sa chope comme en remerciement avant de la vider une fois de plus. D'un geste il rappela l'échanson qui servit à nouveau hôtes et invités à la table du lord. Aujourd'hui, il n'avait clairement pas l'intention de tolérer un seul verre vide à sa table !

-Belle chanson, vous savez vous amuser, je vois ! Constata-il avec un sourire. Ha, Port-Réal, je pense que nous y avons tous fait de belles rencontres et ramené d'impérissables souvenirs. J'ai moi même été à votre place, fut-un temps. J'espère que vous avez atteint votre but, et si ce n'est pas le cas, je ne doute pas que vous y arriverez. Fit-il, alors alors que l'écho de la chanson et de son rire retombait peu à peu. Je n'ai pas connu ser Waymard, hélas, mais je ne doute pas qu'il fut un grand homme, il a sûrement du vous apprendre tout ce qu'il est nécessaire de savoir pour parvenir à votre but, n'est ce pas ? Il bu une nouvelle fois, se laissant ainsi le temps de réfléchir brièvement quant à la suite du discours du Dayne.
Concernant votre proposition, je ne sais que vous répondre, à vrai dire. De l'amitié nous en avons, certes. Mais c'est tout ce que nous pouvons vous offrir, j'en ai peur, l'Orage ne resplendit pas par ses marchandises ! Plaisanta-t-il.

Bien que région proche du bief, l'Orage n'en avait pas la richesse et la fertilité, ni même la population ! Beaucoup s'accordaient à dire que le principal trésor de ces terres venteuses étaient ses hommes forts et robustes, faisant des guerriers de ces terres de redoutables combattants. Le reste des productions locales était limitées. Un peu de pêche en bord de mer, certains seigneurs des bois pouvaient se permettre d'exporter un peu de bois et dans les Marches, on trouvait quelques mines de cuivre. Rien d'exceptionnel, en somme, et bien peu à proposer aux autres seigneurs.

-Au moins puis-je vous assurer une entente mutuelle, et ce n'est pas Robert qui me contredira, je pense ! Ajouta-t-il avant d'éclater de rire.


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Oberyn Dayne
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Message Sam 5 Jan 2013 - 16:39


Il est des voisins qu’il convient d’honorer !


Les verres volèrent presque quand Oberyn abattit à grande force et dans un bruit sourd sa choppe vide sur le massif pan de bois rustique. L’épique chant entonné par ses hommes avait eu le mérite de mettre son cœur à la suite et l’envie de vider d’une traite la fin de son contenant ne fut qu’une suite logique. Et alors qu’il ne manquait pas d’écouter assidument la suite de la diatribe du Lord de ces lieux, il héla d’un mouvement de tête l’échanson le plus proche dans le but d’emplir à nouveau sa pinte de la bière aussi épaisse que savoureuse. L’Orage moqueur ne manqua pas de lui arracher un sourire à l’évocation de son mentor. Ah ça, il fut un grand homme et un professeur avisé usant du bâton quand il s’agissait d’ouvrir la concentration d’un jeune Dayne suffisant et supérieur à l’époque, imprimant la modestie comme la retenue dans sa chair… Un voile nostalgique passa sur ses pupilles d’un bleu persan pailleté d’améthyste alors qu’il menait l’alcool au-devant de ses lèvres sans pour autant les tremper dans l’élixir puissant. Néanmoins, le désir de s’emplir le gossier laissa la place au devoir de réponse quand le seigneur des lieux approcha la conclusion de son propos. Et dans un sourire directement adressé au Lord Baratheon, l’Epée du Matin se fendit d’une immédiate repartie :

« Certains de nos semblables ont beau ne pas nous juger comme tels, nous n’en restons pas moins des Dorniens… Avec un sang aussi chaud de celui de nos Seigneurs de Lancehélion ! La réplique se voulait riante et volontairement marquée de second degrés, elle fut immédiatement appuyée par des éclats de voix brutaux opposant deux des chevaliers au service de l’Héritier Dayne. S’il reconnut le teint ébène d’Aron, il ne figura point l’homme avec lequel il échangeait des noms d’oiseau, le dos s’avérant comme son plus mauvais profil. Semblant s’empourprer de colère pour le simple partage d’une pièce de viande, ils arrachèrent un sourire amusé au héraut des aurores quand le poing serré de l’homme noir vint à mordre la mâchoire de son comparse éberlué. Certains plus que d’autres, à n’en point douter… Et aussi subitement que la rixe eut éclaté, elle trouva son épilogue dans des éclats de rire entier qui déridèrent les faciès gênés des gens de l’orage que le violent échange semblait avoir médusé. La pièce de viande fut partagée et dévorée entre deux lampées de bière que les chevaliers s’esbaudirent à ingurgiter sous les hululements moqueurs de leurs semblables qui, déjà, les raillaient pour leur démonstration burlesque. Mais… Il n’est pour nous rien de plus important que la loyauté comme l’amitié. Aussi, si vous nous offrez votre estime, Lord Baratheon, soyez certains que nous saurons nous en montrer digne comme la fêter et que vous trouverez en nous de loyaux alliés comme d’indéfectibles soutiens… Nous prenons volontiers cette entente mutuelle que vous nous offrez et y répondons en vous soumettant toute l’amitié et la fiabilité que nos contrées peuvent bien délivrer ! »

Concluant son discours pompeux mais sincère par la descente d’une lichée de bière, le Dornien sigisbée se laissa griser par la bonne ambiance qui vint à emplir le hall pour le moins comblé. Assis sur une table, Gulian tirait de son Oud quelques notes joyeuses, enflammant de ses œillades de jade une servante aux formes aguichantes alors que sa mélodie tirait des gorges masculines les vers écorchés de « la Belle et l’Ours ». De son côté, Clay et sa tignasse blonde opposait son bras puissant à celui d’un chevalier à la sombre barbe drue et au bras velu se faisant l’illustration de l’ours dépeint dans la chanson. Le duel de force brute n’avait pas encore délivré de vainqueur qu’Harmen et son teint olivâtre se levèrent pour beugler un toast en l’honneur d’Accalmie et de sa puissance. Buvant de concert aux autres, Oberyn étira un amusé sourire quand un Chevalier de l’Orage se dressa à son tour pour en formuler un nouveau, hommage à l’Orage Moqueur ! Bon nombre de Dornien se fendirent d’un vacarme singeant les rugissements de l’Orage avant de proprement se rincer le gosier en hommage à leur hôte pour le moins parfait. Et voilà le tour de l’affable Quentyn, charmant cavalier a la rutilante côte de maille et au surcot frappé des armes de la maison Dayne, de lever son verre en faveur des charmes de Lady Baratheon. Amusé, Oberyn reconnaissait bien son compagnon au sang chaud alors qu’il rivait ses yeux sur le doux faciès de la Dame des lieux, dégageant un charme magnétique et une énigmatique beauté froide, avant de lui adresser un sourire prélude à une nouvelle lampée.

« Avant que je ne prenne la Route, le Seigneur mon Père m’a longuement entretenu du Tournoi d’Accalmie donné en l’honneur de la naissance de votre petit fils. Alors écuyer, Oberyn n’y avait point participé, occupé qu’il était à entretenir la maille de Ser Waymard dans une quelconque auberge du Bief. S’il passerait sous silence les performances de la Chevalerie Dayne en cette occasion, l’Epée du Matin ne manqua pas de revenir sur l’un des événements qui avait le plus marqué l’esprit de son Père. S’il m’entretint de vos exploits lors des mêlées, il ne manqua point de me souligner qu’au jeu de la boisson et de la ripaille, vous ne trouviez également point de rival ! S’il s’était, également, vu formulé le conseil de ne point défier le Seigneur de l’Orage dans ce domaine précis, le Héraut des Aurores ne voyait point d’autre moyen de cimenter le début d’une nouvelle amitié. Aussi… Si je manque d’estomac, je ne manque point d’ambition. Dès lors… Qu’il me soit permis de prier les Sept afin de vous doter d’une éternelle santé ! »

Et de joindre le geste à la parole en portant la chope à ses lèvres pour emplir sa gorge du puissant élixir râpeux autant qu’houblonné. Le pétillement sauvage le força un instant à plisser ses paupières alors qu’un mince filet brun parcouru d’une fine écume blanche glissait de la commissure de ses lèvres à son menton imberbe. Et une fois la pinte vidée, la heurter une nouvelle fois sur le pan de bois massif en destinant un sourire au Seigneur de l’Orage. Une de chute, la première d’une longue série… Qui amena le Dornien à ne point préserver l’entier souvenir de la soirée comme du festin qui occupa le suivant des festivités. S’il figurait, à peu près, l’instant où ses pas mal assurés avaient partagé une danse avec la Lady d’Accalmie, il ne parvint point à se souvenir comment ses pas l’avaient mené dans le confort sommaire des appartements qui lui furent consacrés. Ni même le nombre de fois où il s’était réveillé perclus de sueurs froides pour dénouer ses chausses et se soulager du poids qui accablait son ventre barbouillé. Il conservait par contre le souvenir de son bas ventre gonflé comme tendu par toute la boisson ingurgitée, donnant à son profil une allure à moquer tant il avait le portrait d’un musculeux chevalier aux muscles dessinés à offrir à ses comparses quand venait le temps de se dénuder. Par chance, et par la miséricorde des Sept, sa musculeuse silhouette avait de nouveau vu le jour à l’aube naissante. Tout comme le mal de tête qui ne le quitta point au moment de s’extraire des draps…

La simple idée d’emplir son ventre de lard, pain et œufs laissa à son estomac le loisir d’une remontée acide qui lui brûla longtemps la gorge. Il avait besoin d’air frais et c’est dans ce but qu’il poussa les volets et laissa son faciès se faire frapper par le vent chargé des embruns de la mer environnante. Dégrisant comme il le pouvait, Oberyn laissa son regard accablé de paresse dériver sur la grande cour intérieure où fourmillait déjà une incroyable activité. Survient alors la mémoire d’une déclaration de chasse proposée par le Lord de l’Orage ! Ne sachant point s’il serait apte à pleinement chevaucher dans son état de fatigue, l’Epée du Matin se vêtit d’épaisses chausses de laine anthracite, d’un gambison de nacre sur lequel vint s’ajuster le surcot lavande de la Maison Dayne. Nouant ses bottes sombres et passant à sa taille une ceinture garnie du fourreau d’Aube ainsi que d’un poignard légèrement courbé, il finit par se draper dans sa pelisse de lion blanc pour affronter le vent et anima ses pas dans le dédale de la forteresse. Saluant chaque servant et servante comme s’il eut s’agit du plus haut Lord des Sept Couronnes, il finit par déboucher dans la cour principale sous les moqueries de certains de ses hommes, ce qui le fit grandement sourire ! Finalement, il trouva son jeune écuyer et manda ce dernier au ferrant pour retrouver selle et harnachement alors qu’il prenait lui-même la direction écuries pour panser et occuper son sombre destrier des sables. C’est près d’une auge, à moitié vêtu et les cheveux parsemés de paille qu’il retrouva Aron.

« La nuit a été agitée ? » Le questionna Oberyn dans un sourire qui la supposait passée avec la compagnie d’une quelconque femme des Orages sensible aux charmes ravageur du Chevalier Dornien à la sulfureuse réputation. Sa réponse fut prononcée d’un ton accablé : « Si je m’en sors sans être transpercé de part en part, ce sera un miracle… » La flaque de régurgitation proche de l’auge tira un sourire moqueur à l’Epée du Matin, préssentant qu’il ne serait point le seul dans la souffrance pour cette chevauchée. « Je ne te savais point chasseur! » « Le meilleur du Royaume, ma lance est infaillible… » La citation fit rire le héraut des aurores tant il la savait destinée à une catégorie de gibier qu’il ne rencontreraient point dans ces bois. Aussi, il lui répondit avec un brin d’humour : « Prie donc pour que ton charme opère sur les cerfs et les sangliers mon ami ! »

Sur ces mots, il prit sa monture par la bride et sortit des écuries sous les murmures de souffrance du Chevalier Dornien pestant maintenant contre l’égarement de ses chausses. L’activité matinale donnait presque le tournis au Chevalier Dayne accablé d’un mal de tête renforcé par le brouhaha incessant. Ses petits yeux trahissaient la courte nuit qu’il avait passé, l’Héritier de Lord Olyvar se jura de ne plus provoquer le Seigneur de l’Orage sur le chemin de la boisson et entreprit de sceller son destrier en compagnie de son écuyer qui le moquait sans retenue. Finalement, c’est quand le jeune Haranka se tendit et se figea sur place qu’Oberyn arbora un début de sourire et se retourna en se courbant et en formulant du timbre le plus crédible qu’il lui était possible d’entonner en l’instant :

« Lord Baratheon… »




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »


Dernière édition par Oberyn Dayne le Mer 24 Avr 2013 - 7:21, édité 1 fois
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Lyonel Baratheon
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Message Mar 29 Jan 2013 - 23:31

Au petit matin, la cour d'Accalmie était à nouveau bondée alors que tous s'affairaient à préparer la journée à venir. Pour certains, la nuit avait été courte et sur les remparts, certains gardes peinaient à rester éveillés malgré le vent et les embruns qui conjuguaient leurs efforts pour les garder alertes. Sans grand succès, hélas...

Ils avaient été un certain nombre à gouter à la compagnie plutôt surprenante des Dorniens. Ce n'était rien de dire que leur caractère avait été une belle surprise pour plus d'un des gens de l'Orage. Il y avait eu ce début de rixe qui s'était finalement terminé sur les éclats de rire de tous, bien que certains se sentirent un peu gênés. Un instant ils avaient cru à un réel incident. Lyonel s'était d'ailleurs laissé prendre au jeu et lui aussi était parti de son grand rire que tous connaissaient lorsque l'affaire se solda amicalement. Ces invités pour le moins atypique lui plaisaient. Ils semblaient être d'agréables compagnons en plus de vrais guerriers au sang chaud. Rien de bien surprenant à ce que ser Oberyn s'entoure de tels hommes. Un sang chaud, oui. Ces quelques mots simples les définissaient plus que bien ! Lyonel n'avait pas pu s'empêcher de rire aux mots du Dayne avant de lui proposer de trinquer à nouveau alors qu'il terminait sa tirade. L'entente entre les Météores et Accalmie s'annonçait sous les meilleures augures !

Dans la grande salle de la forteresse, les chansons s'enchainèrent et on aurait presque pu croire que tous avaient toujours vécu ici tant ils semblaient à l'aise. Et pourtant c'était bien la première fois qu'ils venaient si loin dans les Terres de l'Orage. Lyonel ne manqua pas de répondre à tout les toasts qu'on adressait à tout va. Certains le firent éclater de rire. Il eut notamment celui de quelque original qui vint en adresser un à l'ours de la chanson qu'il désigna comme étant son imposant camarade qui venait de gagner son bras de fer. Un autre également en l'honneur de la dame des lieux qui répondit par un sourire amusé et un signe de tête en remerciement. Puis ce fut au tour de Lyonel de se pencher vers elle pour lui confier quelque plaisanterie de son cru qu'elle rejeta d'un geste de la main, tentant de se montrer offusquée sans pour autant parvenir à camoufler totalement un sourire amusé. Elle reconnaissait bien là son bourru de mari !

Finalement, ser Oberyn mentionna un autre tournoi, plus récent celui là. Lyonel s'en souvenait très bien. Il avait eu le plaisir de voir Corwin Rogers défait par un dornien à l'allure plutôt antipathique. La foule n'avait pas vraiment apprécié de voir cet homme au teint basané gagner à force de harceler lâchement le brave chevalier qu'était ser Rogers. Lyonel, lui, avait plutôt eu envie de féliciter le dornien pour cet acte. Il ne se souvenait plus cependant de la présence d'un Dayne lors de ce tournoi. Il s'abstint d'en faire mention, cela dit.

La suite du discours du jeune homme sonna presque comme un défi aux oreilles du Baratheon. Il s'appliquait bien souvent à ne pas laisser ses compagnons de tablée vider leur chope sans qu'elle ne soit bien vite de nouveau remplie et ce un nombre de fois qui dépassait ce qu'on aurait pu appeler "raisonnable". Une fois que le jeune chevalier en eu fini avec cette bière, le lord appela d'un geste l'échanson qui s'empressa de remplir à nouveau la chope du Dayne. Lady Neassa jeta un regard lourd de sens à Lyonel. Elle savait ce qu'il préparait, comme toujours. Mais peu importait pour le lord qui en profita pour trinquer une fois de plus avec le jeune homme.

Plus le temps avançait plus les pintes s'étaient vidées et se remplies. De plus en plus d'hommes avaient cédé peu à peu aux effets de la boisson. Certains dormaient déjà, ivres morts, avant même la fin du festin ! Ser Oberyn ne fut pas de ceux là. Néanmoins, l'alcool avait quelque peu altéré son caractère et nul doute qu'il avait perdu de sa retenue ! Il en vint même à demander une danse à Lady Neassa. Elle avait hésité un instant, échangeant un regard avec Lyonel avant d'accepter finalement. Ce fut elle en partie qui guida les pas devenus maladroit du jeune chevalier, sans pour autant le soutenir totalement. Ou, tout du moins, sans en avoir l'air... Même ivre, elle ne tenait pas à ce qu'il perde totalement la face devant ses hommes. L'exercice l'avait cependant amusée et bien qu'elle préféra regagner assez tôt ses appartements, elle ne garderait pas un mauvais souvenir de ce chevalier gris ! Lyonel s'était lui même laissé emporté par l'ivresse. Il n'avait cependant pas atteint ce point où tout disparait de votre mémoire le matin venu... La soirée restait claire dans son esprit. Il avait joint sa voix à quelques chansons et ri peut-être plus que de raisons. Une bonne soirée, en somme. Elle se termina lorsque tous furent retournés à leurs quartiers même s'il fallut soutenir ser Oberyn qui peinait quelque peu à se diriger seul. Indubitablement, le réveil serait difficile pour lui !

Il le fut moins pour Lyonel qui s'éveilla peut-être un peu tard cela dit. Au moins n'avait-il pas à subir ce mal de tête caractéristique des soirées un peu trop arrosées aussi fut-il rapidement prêt à en découdre avec la nature.

Les veneurs couraient en tout sens et les chiens se montraient au moins aussi impatients que les hommes. Le signal du départ serait bientôt donné et toute la troupe se mettrait en route. Ils ne reviendraient pas avant le soir avec les prises de la journée. S'ils en faisaient, bien sûr, mais Lyonel n'en doutait pas. Les bois de l'Orage regorgeaient de gibier, ni les cerfs ni les sangliers ne manquaient. Qui plus est, la journée s'annonçait plutôt belle bien que le vent souffla plutôt fort sur la côte. S'ils revenaient bredouille, c'est qu'ils auraient joué d'une grande malchance !
Le lord salua quelques un de ses hommes alors qu'il se dirigeait vers les écuries. Il adressa également quelques plaisanteries à l'un des dorniens présent dont il avait retenu la prestation comique, la veille... Tout étrangers qu'ils soient, face à l'alcool, leurs réactions n'étaient pas différentes de celles des locaux ! Certains auraient pu penser le contraire mais même au milieu de cette cour bondée, aucun d'eux ne se démarquait vraiment. Ils était même plutôt ordinaires, des hommes parmi des hommes. Et des chiens, et des chevaux...

Le Baratheon retrouva ser Oberyn aux écuries. Si sa présence en ces lieux ne l'étonna pas vraiment, ce fut plutôt l'air soudain tendu qu'arbora le jeune homme à ses côtés qui le laissa perplexe un instant.

- Allons bon ! Fit-il alors en riant. Pourquoi me regarder de cette façon ? Est-ce si étonnant de me voir ici ? Puis il revint vers le Dayne, le saluant brièvement. Ser Oberyn, j'espère que la nuit ne fut pas trop courte !

A vrai dire, la question trouvait sa réponse sur le visage aux traits tirés du jeune chevalier. Ce n'était pas une grande surprise au vu de son état la veille au soir. Lyonel imaginait parfaitement ce qu'il pouvait ressentir, lui aussi était déjà passé par là lorsqu'il avait voulu se frotter à bien plus fort que lui au jeu de la boisson. Cela remontait à plusieurs dizaines d'années, et maintenant, c'était lui qui se permettait ce genre de farces... Si on le lui avait demandé, il aurait sans honte avoué qu'il s'en amusait beaucoup ! Cependant, pour l'heure, mieux valait espérer pour Ser Oberyn que son état ne soit pas catastrophique au point qu'il ne puisse suivre le rythme intense et soutenu imposé par la chasse. Il n'avait cependant pas cet air dépenaillé qu'ont parfois ceux qui peinent à émerger. C'était une bonne chose. Il était même plutôt élégant et cette fourrure blanche sur ses épaules lui donnait un air plus imposant. A vrai dire, on aurait aisément pu le confondre avec le lord local s'il n'avait pas porté les couleurs de sa maison. A ses côtés, Lyonel pouvait presque passer pour un simple chevalier. Il ne s’encombrait pas de fioritures inutiles et restait simple et pratique dans sa façon de se vêtir. En ce jour, il avait privilégié des étoffes robustes et de simples cuirs, de vert sombre et de brun.

- Je vois que vous êtes déjà presque prêt, constata-t-il malgré la fatigue apparente du jeune homme. Je vais devoir vous faire attendre un peu avant le départ. Vous pourriez en profiter pour vous rafraichir un peu, vous avez l'air d'avoir été éprouvé par les derniers évènements. Plaisanta-t-il alors que son propre écuyer se précipitait pour s'occuper de son cheval. Il n'était pas le seul à avoir un peu de retard, ce matin... Il ne s'encombra pas d'une réprimande pour le garçon, rien ne pressait réellement. Les cerfs les attendraient bien un peu plus longtemps. Au moins nous sommes chanceux, aucune tempête n'a l'air de s'annoncer. Remarqua-t-il ensuite.

Et les Sept savaient à quel point ce qu'il disait était vrai. L'arrivée de l'automne annonçait souvent une recrudescence du nombre et de la violence des tempêtes, sur la côte. Les quelques jours de beau temps qui parvenaient à s'imposer étaient souvent propices aux loisirs qu'interdisaient les vents violents et la pluie. Cette sortie était peut être l'une des dernières de la sorte avant bien longtemps. Il avait échangé quelques mots avec mestre Robert et celui ci avait affirmé que la pluie reviendrait dans quelques jours, s'ils étaient chanceux. Le lendemain s'ils ne l'étaient pas. Même les chiens semblaient le savoir et les aboiements ne cessaient plus. Les coureurs - dogues et lévriers - qui allaient les accompagner formaient une meute redoutable. Mais à trop s'exciter avant même l'heure du départ, ils risquaient de se montrer vifs bien trop tôt et de s'épuiser avant même que la proie ne soit réellement repérée... Les veneurs vêtus de ce cuir censé les protéger des épines et des ronces forestières tentaient tant bien que mal de calmer les animaux. Ce n'était pas chose aisée, il fallait bien l'avouer.

Les chevaux eux même piaffaient d'impatience, galvanisés par l'ambiance fébrile qui régnait et l'écuyer du lord eu quelques difficultés à seller convenablement la bête tant elle s'agitait. Il finit cependant par en venir à bout, non sans un soupir las. Il détestait ce cheval, toujours trop nerveux... Pourtant c'était cette énergie qui plaisait à Lyonel. Une bête vive et forte, qui ne rechignait pas devant une longue et harassante course. Voilà qui lui plaisait !
Au moins étaient-ils tous prêt, désormais. Ils allaient pouvoir se mettre en route. Ils revinrent ensuite dans la cour où tous les attendaient.

- Allons-y, alors ! Lança Lyonel en enfourchant son cheval. Je compte sur vous pour nous montrer vos talents, Ser ! Fit-il ensuite à l'adresse d'Oberyn.

Il ne fallut pas plus de quelques minutes pour que la cour de la forteresse se vide entièrement alors que la troupe se mettait en branle. Il descendirent tout d'abord la route que l'équipée Dayne avait empruntée la veille lors de leur arrivée. Lorsqu'ils approchèrent d'un village qu'ils avaient traversé, ils prirent cependant une route différente qui s'enfonçait plus loin dans les terres. Ils longèrent des champs où murissaient les futures récoltes -peut être les dernières avant l'hiver- puis le paysage changea peu à peu et les collines se couvrirent de zones moins bien entretenues. Certaines étaient de simples pâtures, d'autres des champs laissés en jachère. Et au milieu de ce paysage de verts clairs et profonds, parsemé de points de couleurs plus vives, leur troupe avançait à un train rapide malgré le vent. Les bourrasques étaient vives et apportaient milles senteurs variées. Elles se faufilaient entre les collines et venait fouetter le visage des cavaliers, comme si elles voulaient qu'ils fassent demi tour. Pourtant ces efforts furent vain et bientôt les premiers arbres se profilèrent sur l'horizon vallonné.
Les bois qu'ils s'étaient donné pour but d'atteindre n'étaient plus très loin.


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Oberyn Dayne
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Message Lun 11 Fév 2013 - 19:05


Il est des voisins qu’il convient d’honorer !


L’assourdissant vacarme que provoquait l’incessant va et vient des veneurs comme de leurs chiens ne manqua pas d’affubler le Chevalier Dornien d’un douloureux mal de tête. S’il cherchait, toujours, à se draper dans un voile de vertu comme de sérieux qui allait de pair avec son nom comme ses titres, force fut de constater que le fils ainé de Lord Olyvar était bien plus touché par les ripailles de la veille qu’il ne souhaitait bien l’admettre. Sa défaillante mémoire ne lui faisait toujours défaut quand l’affable visage du souverain des Orages s’illumina d’un sourire qui en disait plus que long. Au moins n’avait-il pas laissé l’alcool perturbé son sens des convenances sans quoi lui et sa troupe auraient été expédiés hors d’Accalmie Manu Militari… Des doutes affreux vinrent à assaillir son esprit, mais le calme ne manqua point d’apaiser ses craintes, estimant qu’un de ses compagnons de paladins n’auraient pas tardé à lui signifier s’il avait fini nu comme au premier jour à braire l’air de « la belle et l’ours ». A moins que d’aucun ne cherchait à lui cacher bien des choses… Réfutant ces négatives pensées d’un mouvement de tête qui n’enflamma que de plus belle sa saisissante migraine, le jeune dornien étira un sourire à l’affirmation de son seigneurial hôte, ne manquant point de lui répondre sur un ton badin :

« Un euphémisme, Lord Baratheon… Maintenant, je sais que le Seigneur mon Père ne vantait pas vos mérites et qu’il convient de savoir rester à sa place dans certaines batailles que vous pouvez nous imposer ! » Son radieux, bien qu’éploré, sourire signifiant que le jeune homme n’éprouvait toutefois pas le moindre regret. Il venait de passer une soirée des plus agréable et par la force de sa spontanéité avait peut être gagné l’amitié d’un souverain des plus cordial. Et si sa mémoire percée lui faisait défaut, il gardait quelques bribes de ses exploits qui lui intimèrent de reprendre à la volée : « J’ose espérer que ma conduite fut des plus distinguée et que mon pied chancelant n’aura point heurté votre charmante épouse. Je suis, d’ordinaire un bien piètre danseur et mes pas sont plus un poids qu’autre choses pour celles qui m’offrent l’honneur d’une danse… »

Déridant ses traits tirés dans un sempiternel sourire consécutifs à ses propos allègres, le jeune Dornien à l’estramaçon d’Aurores ne manqua point de dévisager un court instant son seigneurial locuteur de la tête aux pieds. Son constats l’installa dans un trouble momentané, le Dayne Héritier n’ayant pas jugé bon de se draper de tant de simplicité de celui qui dirigeait d’une poigne affable les terres des bourrasques. A la différence de sa douce amie Ismaëlle, Ser Oberyn n’était point des plus habitué à converser avec les plus grands de ce monde et sa tenue vestimentaire s’en trouvait modifiée par tant d’ignorance. Il avait cherché à se faire le parfait écho des convenances, s’habillant d’un lustre vestimentaire qu’il ne s’appliquait point au temps commun. Force fut de constater qu’il en avait trop fait. Silencieusement, il se jura de quémander la leçon à la Scorpionne Forrest sur les mœurs comme des préférences des plus grands Seigneurs de Westeros. Sa future fonction de Lord lui imposerait une représentation parfaite aux têtes couronnées et il était plus que temps de voir son intérêt se pencher vers ces questions du bon paraitre.

D’un hochement de tête, le jeune homme vint à confirmer les dires de son hôte, explicitant le fait qu’une très grande partie de l’équipée Dornienne se voyaient fin prête à partir en campagne contre bon nombre de gibiers. Il n’opposa rien d’autre qu’un pincement de lèvre à la contrainte de temps que lui imposait l’Orage Moqueur, estimant qu’il lui serait pour le moins bénéfique de trouver un peu d’eau pour sortir de sa torpeur. La railleuse référence à ses traits tirés lui arrachèrent un nouveau sourire sans pour autant l’offusquer. Comment se reprocher la perte d’un défi que l’on avait soit même provoqué ? Eprouvé, il l’était quelque peu mais ne manqua point de river ses yeux vers la voute nuageuse plus claire qu’à leur arrivée. Ses améthystes mirant le profil nuageux, le jeune homme en plissa doucement les yeux afin de ne point subir la vive lumière qui laissait deviner la rassurante présence de l’astre du jour au-delà cet écran de cotonneuse fumée céleste. Et avant de momentanément prendre congé, le sigisbée des sables ne manqua point de prononcer : « En effet. Puissent les Sept être remerciés… »

Et sans autre forme de procès, le héraut des Aurores tourna les talons pour rejoindre les contreforts d’une masure aux remparts complétement intégrée. Un tonneau d’eau clair se trouvait ouvert près d’un des murs et c’est avec une ferveur certaine que l’Epée du Matin vint à y plonger son visage accablé de fatigue. La sensation fut piquante et le froid vivifiant, plus encore que la morsure du vent sur sa peau mouillée quand il en vint brusquement se redressé après être resté un temps immergé. « Rude soirée ? » furent les mots qui vinrent à le faire se tourner. Droit et fier dans son armure ouvragée bien qu’un brin éprouvée, Ser Raynald, amicalement appelé Ray du fait de sa propre abhorrassions de son patronyme, croquait de ses dents blanches dans une pomme blette. « A n’en point douter, j’ai connu des nuits moins agitées, en effet. » Une mine mutine vint à éclairer les traits durs du chevalier au derme sombre, son collier barbe couleur jais soigneusement taillée venant à se déformer sous l’action temporaire d’un sourire exagéré. Oberyn s’attendait à un sermon de la part du Sableux Sigisbée, lui qui de tous temps s’était affirmé comme une sorte de Septon Guerrier dans son équipée de compagnons amassés. Combattant apaisé par sa rencontre des Sept, le musculeux chevalier avait son franc parlé et se fendait d’innombrables fois de prêches improvisées, galvanisant par sa simple aura un auditoire d’amis dévoués. Mais de sermons il ne fut point question. « Ces gens ont l’air bons… Peut-être même nous estimeront-ils. Un affable Seigneur autant que d’altruistes Chevalier à la vision dépassant le nom pour explorer les cœurs. Des hommes valeureux, plus que ne le seront jamais ceux du Bief. » Appuyé sur le baril de bois, Oberyn mira d’un œil circonspect son estimé camarade. A travers ses mots parlaient tout le ressentiment des Météores pour le Mépris dont les gratifiaient les Chevaliers des Fleurs. Leurs séculaires affrontement n’ayant point manqué de biaiser une estime défaillante. Après tout, les Dayne ne s’étaient point privés de tuer du Tarly, Costayne comme Houett dans les siècles passés. Il serait bien plus dur de se lier avec pareils opposants séculaires. Sa propre relation avec le Mari de sa Sœur Lilia, Chevalier comme Héritier de la Maison Mullendore, en était un bien bel exemple… « A nous de tenter d’y remédier, ainsi que le souhaite le Seigneur mon père. » Un haussement d’épaules vint à lui répondre, faisant tinter la plate sur la côte de maille. Et Ser Raynald de lui répondre en s’éloignant vers sa monture couleur de sables : « L’estime se doit d’être partagée si les liens de l’amitié veulent se voir noués. »

Laissé seul face à un trait d’esprit qui finit par faire rouler ses yeux dans leurs orbites, l’Héritier de la citadelle Dayne emboita le pas d’une meute de dogues, amenée à rejoindre la brigade canine, pour retrouver Haranka Sand, son jeune écuyer. Revêtu d’un cuir tanné à la teinte crème et ayant passé un doublet lilas frappé des armes de la Maison des Météores, le jeune enfant tendit avec sérieux un grand arc de frêne aux Chevalier des Montagnes Rouges. Achetés sur ces terres au fils de celui qui s’imposa à ses yeux comme une sorte de Mestre Guerrier l’éveillant aux nécessités de la connaissance comme de spiritualité, Oberyn devait fournir d’importants efforts pour parvenir à parfaitement le bander. Mais la puissance libérer par l’ouvrage d’ébénier dans la lointaine projection de flèches acérées compensait ces efforts nécessaires. Dans leurs contrées, l’Epée du Matin n’utilisait que cette arme pour chasser. La fortune serait peut être différente sur ces terres étrangères ? « Vous prendrez garde, Messer. C’serait bête d’balancer une flèche dans l’dos de c’noble Seigneur ! » La remarque ne se voulait pas désobligeante mais imposa la distribution d’une légère taloche à l’impudent écuyer. Ce dernier n’en ressortit qu’avec un enfantin sourire amusé alors qu’Oberyn se fendit une réponse sans équivoque :

« Idiot. Comme si un Baratheon pouvait succomber des suites d’un bête accident de chasse ! »

Le radieux visage d’Haranka sembla satisfait des propos et c’est avec plaisir qu’il passa le carquois emplis de traits à son épaule, réceptionnant l’arc avec précision avant de se diriger vers le sombre coursier des sables de son maitre d’un pas léger. Ereinté, le Dornien Chevalier ne l’était toutefois pas au point de confondre le Seigneur des Nuées avec l’animal figurant sur son blason. Point de risque donc de voir l’une de ses flèches, empênée de blanches plumes propres aux oiseaux échassiers pêchant sur les rives de la Torrentine, se figer dans les chairs de l’Orage Moqueur. S’il n’était point un grand archer, le Chevalier demeurait toutefois capable de traquer en usant d’une lance. De toutes les façons, il agirait selon les moyens que le Seigneur de ces Terres jugerait bon d’employer. Par ailleurs, la voix puissante du Lord d’Accalmie annonça le départ et c’est sans coup férir que le Dornien Sigisbée se mit en selle, ressentant prestement l’excitation de Shuram à l’idée d’une folle chevauchée. Les bois n’étaient point son milieu le plus aisé, mais nul doute que sa fougueuse monture saurait bien suivre le rythme des étalons propres aux seigneurs de la foudre. En quelques instants, l’imposante forteresse d’Accalmie fut dans leur dos et les cavaliers comme veneurs avalaient les sentiers de leurs pas pour se voir disposer des paysages de masures, champs, collines et pâtures clairsemées de rocs comme d’arbres. Sollicitant toute la célérité de sa monture, Oberyn en vint à rallier le Seigneur Badin pour de ses mots, une nouvelle fois, l’accabler :

« Chez nous c’est bien différent. Il est rare que nous nous adonnions à la chasse en selle… » Un fait d’autant plus vrai que les imposantes forêts se font rare sur les rives de la Torrentine. Les plaines bordant le cour d’eau se voyant immédiatement cultivées pour profiter des bénéfices du limon déversé par les cycliques crues d’un fleuve au niveau régit par les pluies d’Automne comme d’Hiver, dans les cimes des Montagnes Rouges. Tout juste figure-t-il de puissants Aurochs en guise de gibier, mais il ne convient pas de traquer ces proies légèrement armés. C’est vers les semblants de savanes qu’il faut alors se tourner pour voir la faune regorger de proie dignes d’être pourchassées. « La plus grande partie de nos chasses se fait à pied, dans les Montagnes Rouges ou dans les roseaux bordant le fleuve ! » Il n’y avait pas grande honte à admettre que sur cet aspect, les Dayne ne possédait point la science des Orageux pour ce genre d’équipée. L’organisation qui leur était servi fut des plus saisissantes et jamais Oberyn n’avait vu les hommes de son père déployer tels trésors d’ingéniosité pour s’adonner au bon plaisir de la traque. Un point qu’il conviendrait d’explorer à son retour, fort de cette expérience nouvelle à ses yeux. « Mais je suis sûr que vous prendriez grand plaisir dans la chasse de quelques gibiers pour le moins… Exotiques ! »

De ses mots, le jeune Dornien laissait deviner des trésors d’opposition insoupçonnés. Son souvenir lui intimait la mémoire de la première chasse dans les bourbiers proches du « Puits aux Crânes », non loin des terres de Haut Hermitage. Alors guère plus âgé de sept ans et flanqué de celui qui deviendrait son plus redoutable rival, Trebor Dayne d’Haut-Hermitage, l’enfant participa à la chasse du lézard-lion, gardant un souvenir effrayant de la monstrueuse créature qui sombre sous les traits conjugués de ses Oncles et du Seigneur son Père. Si ses yeux d’enfants lui firent figurer la bête bien plus grande et féroce qu’elle ne saurait l’être en réalité, Oberyn en garda un profond respect pour la férocité comme la dangerosité placide de ces Dragons qui, à défaut d’ailes, volent dans les eaux boueuses du fleuve où il se baigna longtemps enfant aux côtés de ses frères comme sœurs et où il continue des ablutions en différente compagnie… La frondaison vint à progressivement masquer leur perception d’un ciel chargé de nuées quand l’équipée de Dornien comme d’Hommes de l’Orage vint à pénétrer dans des bois qui figureraient un terrain de jeu sous la houlette du Seigneur de ces lieux. Et alors que dogues comme limiers s’échinaient à flairer les pistes de potentiels gibiers, l’Epée du Matin tourna son attention vers l’Orage Moqueur dans l’espoir d’épicier un peu les débats du jour.

« Enfant, j’ai longtemps considéré que les livres n’étaient faits que pour les Mestres… Aussi, je vous prie de pardonner mon ignorance des cibles que nous serons potentiellement amenés à croiser. Toutefois, j’imagine bien que le gibier royal fait figure d’emblème sur le blason de votre maison… » En effet, le Dornien des Montagnes Rouges imaginait mal le Seigneur des Orages entrer en chasse pour le simple plaisir de poursuivre quelques lièvres, faisans comme inoffensifs lapereaux. Et s’il ne pensait pas ces bois peuplés d’animaux plus dangereux que les redoutables sangliers, l’Epée du Matin en vint à avancer semblable témérité qui lui avait valu de boire plus que de raison la veille : « J’imagine que ces bois vous sont plus que familiers, aussi serait-il parfaitement stupide d’escompter vous défier mais… Par les Sept Enfers, nous autres Dorniens avons tant le gout du risque que celui du jeu ! » Une remarque qui fit s’esclaffer bon nombre des chevaliers Dayne de l’équipée, Ser Raynald gratifiant un de ses camarades d’une amicale claque sur l’épaule. Ed, un gaillard à la peau noir et à la courte chevelure crépue allant de pair avec sa barbe drue déjà poivre et sel, tenait pour réputation d’être revenu seulement vêtu de ses chausses à la forteresse après s’être laissé grisé et dépouillé par des membres d’équipage Myriens au cours d’une partie du Jeu du Serpent. Mais après tout, la vie ne trouvait elle pas plus de sel dans l’amicale compétition que dans un linéaire déroulement ? Chaque homme n’avait-il pas la volonté de vaincre ses pairs dans quelque domaine que ce soit pour pouvoir user d’amical chambrage à la suite ? Tout donner à la suite d’un pari n’était donc point propre aux Dorniens comme à Oberyn, mais bien une composante inhérente au genre humain. Ainsi, le Dornien poursuivit-il d’un air badin : « M’accorderiez une possibilité de revanche, Lord Baratheon ? Afin de chercher à laver la piètre prestation qui fut mienne lors du banquet que vous nous aviez adressé… Néanmoins, à tout Seigneur tout honneur, je ne saurais point exiger de termes à cet amical enjeu que vous sauriez m’autoriser. »

Et voilà que, sans réellement s’en apercevoir, le Chevalier Dornien usait d’une des armes favorite et propre à son amie et confidente de toujours. A n’en point douter, Ismaëlle aurait eu tôt fait d’user d’une pincée de manipulation pour en venir à forger des liens importants entre sa maison et celle du Seigneur des Terres de l’Orage. Ainsi, Oberyn cherchait à jouer sur le caractère franc, direct et entier de son hôte exemplaire. Sans une ombre de malice toutefois. Ses intentions étaient nobles et visaient simplement à instaurer une paix durable entre Dorne et les Terres de l’Orage. Alors, mettre sa Maison en première ligne tout comme son honneur avait tout du devoir et c’est réellement sans arrière-pensée sournoise qu’il s’engagea sur le terrain de la négociation déguisée pour décliner le lot récompensant la victoire face à ce pari nouvellement avancé. Quels pourraient bien être les termes de la victoire par ailleurs ? A Lyonel Baratheon de le décider… Au premier cerf abattu ? Au nombre de créature allongées ? Ou bien d’autres exigences qui ne relèveraient que de son sens de la fête comme de l’affabilité ? Toujours est-il que le fils ainé de Lord Olyvar reprit de plus belle en avançant ce qui pourrait, éventuellement, faire office de prix comme de promesse liant amicalement les deux Maisons aux existences, pourtant, antinomiques :

« J’aurais aimé vous proposer les talents d’un de mes jeunes frères pour un service de page comme d’écuyer, mais les deux plus âgés voient déjà leur destin scellé pour ce qui est de cet aspect. Quant au benjamin de la fratrie… » La phrase resta un instant en suspens, cloitrée derrière le sourire d’un Oberyn qui se figurait l’image d’un Cowin boudeur quant au maniement des armes mais expert dans la lecture des manuscrit sous l’égide de Mestre Rolland. « Je le promet plus à un brillant service de Mestre qu’à l’assidu suivi du chemin des armes. » L’idée de voir son cadet affublé d’une chaine autour du cou ne manquait pas de l’amuser mais ce constat ne forcerait surement point Père à sourire. Mais imaginer le petit bout d’homme une lame à la main en train de faire couler le sang alors qu’il se prenait d’affection et recueillait tout animal blessé dans ruelles comme jardins des Météores était, pour l’heure, de l’ordre du pur fantasme. Aussi, Oberyn avança-t-il une autre possibilité : « Je ne sais si votre Seigneurie serait enclin à patienter mais… Je pourrais bien mettre en jeu le service de page comme d’écuyer du premier de mes Héritiers. Un jeune Dayne amené à diriger notre Noble Maison de Dorne initié à la Chevalerie comme aux responsabilités par le Lord Protecteur d’Accalmie ou l’un de ses plus estimé bannerets. Voilà qui ne manquerait point de superbe ! » Se rendait-il simplement compte que par ses mots comme cette proposition, l’Héritier des Météores avait la possibilité d’unir par une relation de devoir sa Maison aux Terres de l’Orage ? Probablement, même si la démarche n’avait rien à voir avec l’odieuse manipulation. Motivée par la paix et gout du jeu comme de l’amusement prononcé, la proposition de lot était donc lâchée. Maintenant, le Seigneur des Nuées aurait il la patience d’attendre près d’une quinzaine d’année faire main basse sur un prix qu’il viendrait à gagner ? D’aucuns que pour ce qui est du pris en lui-même, Oberyn ne tarda point à avancer la réflexion qui émaillait ses pensées : « Ceci dit, je me questionne sur le caractère positif d’une telle récompense. Dans mon souvenir, je fus un adolescent des plus bouillants et un écuyer des plus . . . Dissipé ! »

Pour ne pas dire à problèmes. Le souvenir des coups de bâton dispensés par Ser Waymard Estremont lui revinrent en mémoire, tout particulièrement ceux résultant de leur exclusion de Salrivage après que le jeune Oberyn n’eut enfoncé dans le sable les têtes des deux Héritiers de la Maison Gargalen. Peut être l’une de ses progénitures se verrait elle affubler d’un caractère plus sain et posé que ne le fut le sien dans sa prime enfance. L’élément principal resterait, toujours, la personnalité de leur maman, à n’en point douter ! Toujours est que la proposition courait en l’air, jetant un début de passerelle à une excellente relation d’amitié mutuelle entre Dayne et Baratheon, tout en espérant recevoir en retour un aval du Seigneur comme une offre de récompense dans le cas d’une victoire de l’Epée du Matin…




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »


Dernière édition par Oberyn Dayne le Mer 24 Avr 2013 - 7:22, édité 1 fois
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Lyonel Baratheon
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Message Sam 2 Mar 2013 - 0:39

Le dornien ne semblait pas regretter la soirée précédente malgré sa défaite au jeu qu'il avait voulu imposer au seigneur de l'Orage. Il n'avait rien d'un mauvais perdant et semblait aimer les défis. C'était sans doute l'une des raisons qui l'avaient poussé à chercher une entente entre les Dayne des Météores et les Terres de l'Orage. Pour l'heure, son audace payait. Il arracha même un rire bref au lord lorsqu'il confessa ses piètres talents de danseur. Il était vrai que la veille, sa prestation n'avait pas été formidable, l'alcool aidant. Mais lady Neassa avait su s'en tirer avec brio et leur éviter une certaine gêne à tout les deux. Elle avait même trouvé à s'amuser dans cette situation des plus cocasses.

-Soyez sans crainte, elle n'en gardera pas un mauvais souvenir ! Assura Lyonel au jeune homme. Malgré votre état vous vous en êtes plutôt bien tiré. Fit-il, préférant omettre de préciser qu'elle l'avait partiellement soutenu et avait guidé bon nombre de ses pas maladroits.

Mieux valait qu'il ignore ce genre de détails... Pour l'instant, du moins ! Et qui sait, peut être qu'un de ses hommes lui en ferait part ? Les Dorniens avaient l'air prompts à l'amicale moquerie et ceux qui auraient su voir le soutient apporté par Lady Baratheon au jeune homme ne manqueraient certainement pas d'en informer l'infortuné danseur... Quoi qu'il en soit, Lyonel gardait cette anecdote pour lui. Il serait intéressant d'en faire mention plus tard : il ne doutait pas que s'entendre raconter de tels faits arracherait plus qu'un sourire au Dayne.

Ce dernier s'éloigna ensuite un court moment alors que les derniers préparatifs avant le départ s'achevaient. Au dehors les conversations allaient bon train et le Baratheon profita de ces quelques instants pour échanger des banalités avec quelques chevaliers de l'Orage qui les accompagneraient. L'un d'eux était arrivé à Accalmie le matin même et n'avait pas encore fait la connaissance de la joyeuse compagnie Dornienne. Même s'il s'était montré quelque peu dubitatif au début, les récits des autres hommes et la bonne humeur qui semblait régner semblaient avoir étouffé la moindre trace de méfiance à leur encontre avant même qu'elle ne puisse se manifester. Une bonne chose. Il n'aurait été profitable pour personne qu'un retardataire se montre désagréable aux invités du lord ! C'était également la raison pour laquelle les chevaliers invités ce matin là étaient de ceux qui risquaient le moins de se montrer agressifs ou méfiants envers l'équipée des Météores. Certains chevaliers originaires des Marches les considéraient comme des Dorniens avant tout et leurs esprits trop étriqués auraient pu être source de problèmes... Ils n'étaient heureusement pas présents ici.

Ils se mirent en route peu après, lorsque tout fut enfin prêt. Les conversations allaient bon train lorsque ser Oberyn se porta au niveau de lord Lyonel. Les premiers mots du chevalier lui firent froncer les sourcils un instant. Certes, les techniques de chasse de Dorne différaient de celles du reste de Westeros mais il espérait néanmoins que les hommes de l'héritier des Météores ne seraient pas trop handicapés par cette méconnaissance. Peut être qu'il aurait du préférer un autre loisir afin de distraire ses invités ? Il n'eut pas réellement le temps de réfléchir plus avant à la question alors que le Dayne continuait son discours. L'air soucieux du Baratheon s'effaça bien vite au profit d'un sourire alors que le chevalier lui vantait les mérites de la chasse selon les us de sa contrée natale. Nul doute qu'un tel dépaysement aurait plu au lord de l'Orage. Ici, ils ne traquaient que du gibier qu'il considérait comme relativement commun. Des cervidés en tout genre, des sangliers, parfois des renards, des faisans... L'idée de chasser des animaux des montagnes ou même d'imposants lézard-lions avait quelque chose d'excitant.

-Peut être aurai-je un jour l'occasion d'essayer la chasse selon vos méthodes. Je ne doute pas qu'elles soient des plus intéressantes ! J'espère en tout cas que les nôtres sauront vous divertir, même si vous n'êtes pas des habitués de nos forêts.


La chasse telle qu'ils la pratiquaient demandait beaucoup d'endurance, de persévérance et de force aux chasseurs, qu'ils soient hommes ou chiens. Il en était de même pour les chevaux. La poursuite une fois lancée, permettait aux hommes de mesurer ces qualités à celles de l'animal sauvage. Les plus intelligents étaient souvent ceux qui se montraient les plus retors. Ils multipliaient les détours et les astuces pour tenter de semer les chiens et la traque n'en était que plus longue et plaisante.

-Votre endurance sera mise à rude épreuve, l'avertit-il, mais je ne doute pas que des hommes tels que vous sauront s'en tirer.

Il ne leur fallut que peu de temps pour rejoindre le couverts des bois. Il s'arrêtèrent un instant alors que les chiens s'activaient déjà à la recherche d'une piste odorante. Les choses sérieuses allaient bientôt commencer. A nouveau le Dayne s'avança, profitant de cet instant de calme relatif avant qu'ils ne se lancent tous à la poursuite du gibier. Il commença par confier son ignorance des gibiers que l'ont pouvait bien chasser par ici. Il n'avait pas tort en supposant que les cerfs en étaient un de choix !

-Ne vous excusez donc pas, je peux comprendre ce sentiment, j'ai moi même montré un certain désintérêt pour les livres... Avoua-t-il sans réelle honte avant de continuer : Cependant vous avez vu juste. Les cerfs sont un gibier très prisé, au même titre que les sangliers mais il y en a bien d'autres qui parcourent ces bois, souvent plus petits. Expliqua Lyonel, son regard ne quittant pas la meute.

Les chiens parcouraient les sous bois, la truffe comme collée au sol. Ils pouvaient repérer une piste d'un moment à l'autre. Ceci dit, la seconde partie du discours de ser Oberyn ne manqua pas d'accrocher définitivement son attention. Il réclamait une revanche. Voilà qui plaisait au lord ! De quoi pimenter encore un peu plus cette journée. Le chevalier lui laissa le choix quand aux termes précis de ce nouveau pari. Le Baratheon resta silencieux un instant, affichant un sourire à la fois amusé et distrait alors qu'il réfléchissait, avant de répondre :

-Espérons que votre esprit joueur ne vous perdra pas ! Je propose de jouer ceci à la plus belle prise. Et si l'évidence du vainqueur ne se fait pas immédiatement, nous demanderons à mestre Robert de désigner le vainqueur ! Nul doute que le mestre allait apprécier de devoir prendre une telle décision... Songea le lord, non sans un certain humour.

Le chevalier lui avait ensuite proposé les services de son héritier en cas de victoire du seigneur de l'Orage. Un beau prix pour un simple pari. Cela dit, cela lui demandait également d'attendre de nombreuses années avant de voir arriver un nouveau Dayne à Accalmie. Peut être même trop pour que lui même puisse le voir de ses propres yeux... Mais pour l'heure, il ne s'en souciait pas réellement. Lyonel était trop pris par l'intérêt du jeu pour se soucier de telles considérations. Qu'il soit turbulent ou non n'était pas non plus ce dont il se préoccupait, il devait bien l'avouer ! Quoi qu'il en soit, il se devait à son tour de formuler une proposition, seulement la proposition du Dornien le surprenait quelque peu.

-Alors espérons qu'il ne vous ressemblera pas ! Plaisanta le lord en s'esclaffant. Lui même n'avait pas toujours été un très bon élève... Quant à moi, si vous en sortez victorieux... Hé bien, je ne sais pas vraiment quoi vous proposer ! Avoua-t-il. Comme vous m'avez laissé le choix des termes de l'enjeu, alors je vous laisse le choix de votre récompense si vous en sortez victorieux. Cela vous convient-il ?

Risque inconsidéré ? Peut être... Sans mots posés sur la récompense éventuelle, il se pouvait que le chevalier demande un prix bien trop élevé. Mais cette hypothèse n'était pas non plus de celles auxquelles Lyonel songeait, à l'instant. Le jeu lui plaisait et il comptait bien faire son maximum pour en sortir vainqueur même si la chance aurait un grand rôle dans cette affaire.

-Quoi qu'il en soit, j'ose espérer que la bonne fortune soit avec vous aujourd'hui et qu'elle vous accorde votre revanche. Fit-il enfin. Que le meilleur gagne !

Quelques secondes seulement après la fin de leur discussion, les chiens s'agitèrent soudain. Ils tenaient enfin une piste. Une partie de la meute s'élança droit à travers les bois suivit par les hommes à cheval et les veneurs à pied. Ils avaient repéré un groupe de cervidés de belle taille, composé de plusieurs animaux. Plus loin, la piste se séparait alors qu'ils se séparaient. Ils savaient qu'ils étaient poursuivis et tentaient de brouiller les pistes, profitant de leur légère avance sur les chasseurs. Certaines étaient des leurres créés par quelques cerfs qui revenaient sur leurs pas avant de s'engager sur la piste d'un autre animal qui s'était déjà éloigné. Les chasseurs se séparèrent en quelques groupes, espérant être sur une trace réelle. Le groupe de Lyonel eut cette chance. C'était une biche rapide et maligne. La poursuite à peine commencée, elle tentait déjà de brouiller les pistes à son tour. Mais les hommes de l'Orage s'attendaient à la voir réagir ainsi et ils ne furent pas surpris de la voir multiplier les détours. Elle traversa plusieurs fois et en plusieurs endroits un ruisseau tumultueux et les chiens faillirent perdre sa trace. Elle profita du temps gagné pour créer deux pistes, de la même façon que précédemment, revenant sur ses pas avant de reprendre sa course dans une autre direction.

Ce fut l'une des plus belles traques depuis bien longtemps, longue et épuisante. Finalement, la biche fut cernée par les chiens puis abattue. Elle était de belle taille même si elle était encore loin d'égaler la taille des mâles de son espèce. La fin de la journée approchait dangereusement lorsque le groupe de chasseurs se retrouva à nouveau au complet à l'orée de la forêt. Les Dorniens étaient également là. Lyonel avait perdu de vue une bonne partie d'entre eux pendant la longue course à travers la forêt mais il n'aurait pu dire si ils avaient été semés ou s'ils avaient suivit l'un des groupes. Peut être étaient-ils partis de leur côté, il ne savait pas. Alors qu'ils se regroupaient, il se porta à la hauteur de ser Oberyn.

-Nous voilà à nouveau tous réunis. La traque ne fut pas aisée de notre côté mais nous ne sommes pas bredouille, la chance a été avec nous ! Et vous, ser ? J'espère que la chance a été de votre côté ! Lança-t-il avec un certain entrain.


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Oberyn Dayne
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Message Mer 20 Mar 2013 - 17:51


Il est des voisins qu’il convient d’honorer !


Les frondaisons de l’épais bois masquant le ciel, les gens de l’Orage comme des Météores semblaient s’être figés tout à fait, dans l’attente de pistes débusquées par les multiples limiers qui, truffe collée au sol, s’échinaient à recherche la moindre trace de gibier. Silencieux, comme de coutume ou presque, Oberyn se contentait de poser ses améthystes sur la musculeuse silhouette du souverain de ces terres, dénotant une impression de latente puissance qu’il n’avait que trop peu connu durant sa courte vie. Les termes de sa revanche déclarés ainsi que les possibles gains avancés, l’Epée du Matin n’attendait plus que la réponse de son illustre compagnon de chasse. L’attente lui apparut presque interminable alors qu’elle dura, tout au plus, quelques instants. Mais des instants suffisants pour voir le Dornien ressasser en son esprit les paroles précédentes de l’Orage Moqueur. Tout d’abord, son amène réponse à la constations d’une différence notoire entre les tactiques de chasses employées sur ces terres et celles bordant la Torrentine. S’il était bien incapable de constater le réel intérêt du Seigneur Baratheon pour ses paroles, Oberyn constata avec ravissement que le Seigneur au Cerf ne semblait point interdit à la possible visite des terres placées sous la protection du Soleil transpercé par la pique de Lancehélion. S’il n’avait entrepris ce voyage que dans le but avoué de nouer des liens de paix entre leurs deux contrées, Oberyn constatait donc que l’idée ne semblait pas rebuter l’amène seigneur, bien au contraire… Il se prit dès lors à rêver l’affable Lord et sa délicieuse épouse en route pour la citadelle des Météores alors qu’il célébrerait, bien des années plus tard, son union avec sa Dame Edarra. Tel symbole, telle visite s’assurerait de cimenter la paix pour laquelle son père s’était temps démené et pour laquelle son héritier était prêt à bien des manœuvres, tant qu’elles se situent sur le champs des honneurs et non celui des piètres comme détestables manipulations.

L’Orage Moqueur vint donc à mettre au point les termes de leur amical affrontement, la décision finale revenant à celui qui aurait fait la plus belle prise. Circonspect, Oberyn en vint à mollement gratter sa nuque sous le regard amusé d’un Ser Raynald plus badin que de coutume. Comment pourrait-il faire sien une prise d’excellence avec pareille gueule de bois ? Haussant finalement les épaules, chassant par la même les doutes qu’intimaient ses diminuées capacités, le Héraut des Aurores se contenta de renvoyer amène sourire et hochement de visage pour affirmer que les termes de l’affrontement lui étaient connus comme acceptés. Il accueillit, par la suite, avec un sourire amusé les esclaffements de l’Orage Moqueur, déduisant de ceux-ci qu’il ne fut pas, lui non plus, un écuyer des plus assidus comme des plus obéissant… Dans l’esprit du Dornien germa, un temps, le mince espoir de voir ses naturelles manières ne pas devenir un frein à l’épanouissement d’un Lord Digne des Armes de sa Maison. Et s’il pouvait, un jour, devenir seigneur semblable à celui qu’il avait en cet instant face à lui, ses prières auprès des Sept seraient dès lors exaucées. La conversation prit alors un tournant que le jeune chevalier n’avait point réellement soupçonné, voyant le Lord des Terres de l’Orage lui proposer de désigner lui-même le prix de ses exploits en cas de victoire dans ce nouvel affrontement amical les opposants. Surpris, dans un premier temps, Oberyn en resta interdit un court instant, terminant par rétorquer au Seigneur des nuées :

« Ma foi… Je ne saurais me montrer plus honorer par telle proposition, Seigneur Baratheon ! » Sourire aussi amène que radieux aux lèvres, le fils ainé de Lord Olyvar accueillait cette nouvelle comme une marque de confiance certaines. Et si son interprétation pouvait bien se faire éhontée, il en vint à imaginer que le légendaire chevalier pouvait, par de telles faveurs, en être venu à quelque peu l’estimer… Chérissant la nouvelle comme si elle eut été le plus précieux des trésors, c’est avec une particulière attention que le jeune homme focalisa son attention sur les mots de son, désormais, adversaire du jour. Il ne manqua toutefois pas de rebondir aux propos du Seigneur d’Accalmie quand ce dernier en vint à souhaiter la victoire aux meilleurs d’entre eux, prononçant sur le ton badin qu’il employait le plus souvent avec ses intimes amis : « Puissent les Sept vous donner tort… Si le meilleur venait, effectivement, à l’emporter, alors je n’aurais aucune chance de triompher ! »

Et alors que la meute semblait soudainement s’agiter, la troupe ne manqua pas de bien vite décamper, donnant le signal de départ d’une traque qui éprouverait tant les hommes que les bêtes. Eperonnant Shuram sans grande modération, Oberyn propulsa ainsi son destrier en direction des épais fourrés, suivant la meute dans sa traque agressive. Tant de fougue et tant de volonté trahissaient le Dornien caractère de celui que les Sept avaient jugeaient bon de façonner comme un idéal semblable des Targaryen. Main gauche fermée sur les rennes, il ne perdait pas de ses attentives améthystes les mouvements du limier de tête, flaquant quelques veneurs que les ronces comme les souches ne semblaient point ralentir outre mesure. Sa chevauchée, elle, se voyait par contre obstruée par bien des obstacles qu’il n’avait point l’habitude de négocier. Troncs, pierres, mousse et fourrés n’étaient point ce que l’on pouvait appeler des épreuves communes aux terres de son fief ! Bâtie en bordure de Torrentine, la cité des Météores lui offrait plus de chevauchées dans la vallée couverte de champs comme de vergers ou encore de berges ridées de marécages où la course ne se faisait qu’au pas… Quant aux Montagnes Rouges, elles intimaient la prudence de par les crêtes comme parois teintées d’ocre où les plus sinueux sentiers ne s’arpentaient à des rythmes lents et calculés sans quoi les montures avaient tôt fait de vous faire vider les étriers, vous emportant dans des chutes qui s’avéraient bien souvent fatale à la monture comme au cavalier infortuné…

La course fut effrénée et amena bon nombre de ses Dorniens à se séparer du corps principal dans la poursuite d’un imposant limier sombre qu’Oberyn semblait, tout particulièrement, apprécier. D’un mouvement de tête inquisiteur, le jeune homme ne vint qu’à reconnaitre le chevalier qui, la veille, les avait accueillis froidement au-devant d’Accalmie. Vint ensuite l’affable visage d’un Ser Raynald concentré ainsi que le radieux faciès d’Haranka que l’expérience de la chasse semblait ravir au plus haut point ! La traque sembla bien les avoir menés sur les traces d’un cervidé et c’est fugacement que le Chevalier des Météores aperçut la fuyante silhouette d’un daim bondissant au loin. La robe fauve-roussâtre tachetée de blanc de l’animal se distinguait dans le concert de nuances vertes au loin et bien que la taille des bois ne fusse pas des plus impressionnante, de la taille d’une main tout au plus, le jeune animal pourrait bien être une première prise de choix. Ainsi s’élancèrent-ils à la poursuite de l’animal sous les vindicatifs encouragements du Chevalier de l’Orage les accompagnants. Ayant manqué plusieurs fenêtres de tir par une absence totale de préparation, l’hériter des Météores finit par se saisir de son arc. Flèche au poing, il ne tarda pas à bander son arc pour finalement relâcher son trait dans un strident sifflement qui se perdit dans les fourrés. Et si la meute continua sa progression effrénée, Oberyn se saisit d’une nouvelle flèche que lui tendit son écuyer alors que Ser Raynald s’avançait vers là où sa cible aurait dû se trouver. Intrigué, l’Epée du Matin ne manqua point de questionner : « Manqué ? »

Avançant sa monture entre les fourrés alors que la meute continuait sa progression échevelée, Ser Raynald se pencha attentivement là où son Capitaine pensait avoir fait mouche. Et après de longs instants de silence, ce fut un tonitruant éclat de rire qui vint à retentir dans le sous-bois. Hilare, le Chevalier à la peau Noire eut le plus grand mal à calmer ses esclaffassions successives pour répondre d’énigmatique façon : « Non. Dans un sens… » furent des mots à même d’aiguiser l’intrigue d’un Ser Oberyn sentant poindre la moquerie de la part de l’hétéroclite assemblée bordant le théâtre de ses, bien pitoyables exploits. Gorge pour le moins nouée, il ne manqua donc point d’en retour questionner : « Saurais tu plus clairement m’éclairer ? Aurais-je hérité d’une flèche perdue ? » Une mine mutine vint à éclairer les traits durs du chevalier au derme sombre, son collier barbe couleur jais soigneusement taillée venant à se déformer sous l’action temporaire d’un sourire exagéré. Le musculeux chevalier se pencha alors lentement pour, d’une main, soulever la prise que l’Epée du Matin venait de faire. Et alors qu’il la dévoilait aux autres, il ne put s’empêcher de moquer l’Epée du Matin d’amicales mais bien chambreuses paroles : « Point s’en faut messire. Elle ne fut point perdue pour tout le monde… » Et là-dessus, Ser Raynald d’éclater de rire, emportant avec lui la foule de Dorniens comme de gens de l’Orage posant un regard sur la première prise de la journée. L’hilarité fut générale, emplissant le sous-bois d’éclats sonores alors, qu’au loin, meute comme veneurs poursuivaient la bête. Améthystes braquées sur sa prise, Oberyn ne manqua pas d’être lui-même amusé et c’est progressivement qu’il mêla son rire à celui de cette courtoise équipée. Décidément, la journée promettait son lot d’épisodes savoureux… Et là-dessus, les Chevaliers comme chasseurs de repartir à la poursuite des chiens comme de leur proie, Oberyn nouant d’un lacet de cuir sa première prise à sa selle. Après tout, la traque ne faisait que commencer !

* * * * * * * * * * * * * *

Les incessantes courses poursuites semblaient toucher à leur terme. Bientôt, les proies ayant survécu aux charges des chiens, au flair des limiers, aux flèches comme aux lances de hommes pourraient trouver un repos mérité alors que les hommes compareraient leurs prises sous les frondaisons agitées par le vent d’une contrée où le mot tempête désignait un climat des plus clément. Disséminés en bien des courses épars et suivant des meutes aussi différentes que sur la piste de divergents gibiers, Dorniens comme gens de l’Orage finissaient par se retrouver. A voir les discussions comme les bons mots partagés entre ses hommes et ceux du souverain d’Accalmie, Oberyn ne put s’empêcher de se réjouir de créations de liens affables à même de cimenter un semblant de paix. Là où leur arrivée avait suscité de la défiance comme de la méfiance, la force de leur Dornien caractère avait su renverser la vapeur pour donner visage agréable à leur équipée aux bannières frappées de la filante étoile ainsi que de l’épée entrecroisée. Un fugace regard sur l’écu de ses hommes vint à le faire se questionner. Quel genre de torture Mestre Robert pouvait bien exercer sur sa lame de renom ? Il étira un sourire à l’idée du Mestre étudiant le séculaire tranchant sous tous les angles. En son temps, mestre Rolland avait lui-même formulé bien des théories sur la bien pâle épée, finissant par en voir beaucoup moquée par ses semblables de la citadelle de Villevieille. S’il avait toute confiance en le Mestre d’Accalmie, Oberyn se trouverait dans un parfait état de sérénité une fois sa légendaire épée de nouveau bouclée à sa ceinture. Pressant le pas d’un vif coup d’éperon, le Chevalier des Montagnes Rouges ne manqua pas rejoindre le Seigneur des Nuées, adressant un sourire à l’Orage Moquer alors que celui-ci l’apostrophait du ton affable dont il avait le secret. Nul doute que le Seigneur son père aurait aimé rencontrer ce truculent seigneur… Notant un entrain certain dans la voix du Lord Baratheon, Oberyn se vit questionné sur la chance qui fut sienne dans cette partie de chasse, laissant un petit rire coupable jaillir de la bouche du Dornien Sigisbée.

« La chance nous a offert le luxe de croiser d’alléchantes proie, mais mon adresse ne fut pas suffisante pour raffle de bien magnifiques mises. Voyez… » Amenant son poing à la selle de Shuram, l’Héritier de Lord Olyvar en décrocha sa première prise de la journée. Brandissant celle-ci à la face du Seigneur d’Accalmie, il refermait le poing sur les oreilles d’un lièvre se balançant mollement au bout de son poing. D’une taille respectable, l’animal voyait son flanc percé par l’impact d’une flèche qui, à l’origine, visait à faire chuter une toute autre sorte de gibier. Moqueurs de sa propre maladresse, l’Epée du Matin avança la fable de ses exploits sur le ton de la boutade : « Vos bois doivent être hantés de quelques anciennes sorcelleries… Voilà que je comptais abattre un Daim et c’est un lièvre que je retrouve à la pointe de ma flèche ! » Rieur, le jeune homme ramena sa prise avec humour, espérant secrètement qu’elle serait cuisinée en civet et servie le soir lors d’un hypothétique banquet. Après tout, en bon hôte il se devait de participer. Avançant sur son destrier à la robe singeant la couleur des Sables de Dorne, Haranka Sand portait aux yeux du de Lord Lyonel Baratheon la prise qui serait la plus à même de disputer dans leur amical concours. L’écuyer d’Oberyn porte en croupe la seconde et dernière prise de son maitre. Fuyant du regard les yeux du Seigneur des Orages, le petit écuyer semblait grandement intimidé par une si illustre figure et masquait sa crainte au travers des démonstrations d’étiquette poussées à l’extrême. Reprenant comme si de rien n’était, le Dornien Chevalier vint donc à mentionner : « Le mérite en revient à vos hommes qui, de tout leur talent, m’ont permis de débusquer une bête à même de vous être présentée ! Certes, elle ne nous permettra point de tous nous rassasier, mais je n’ai, malheureusement guère mieux à vous opposer… » Rabattu en croupe, le Daim présenté avait tout du jeune adulte. Sa musculature ne semblait point pleinement développée et ses bois faiblement ramifiés ne présentaient qu’une taille comme une envergure ridiculement proche de celle d’un jeune buisson. Si sa chair ne ravirait point de nombreux palets, sa peau d’un brun rougeoyant tachetée de d’un blanc immaculé pourrait bien offrir quelques vêtements plaisant une fois passé entre les mains d’un expert tanneur. D’autant que la létale blessure qui lui fut administrée se situait au niveau du cou de la bête. Point particulièrement ravi de la prestation qui fut la sienne tout au long de la journée, Oberyn se contenta de croiser les bras sur sa poitrine en se figurant déjà avoir perdu le pari qui l’avait opposé au Seigneur d’Accalmie, si bien qu’il délivra sur un ton aussi amical que badin : « A croire que je n’ai vraiment rien d’un grand chasseur ! »

Sourire pinçant ses lèvres, il ne sembla toutefois pas se formaliser de son échec. Les termes du pari autorisaient un semblant d’amicale relation avec les Terres de l’Orage et leur aimable souverain, liant leurs deux maisons dans un futur qu’Oberyn espérait proche. Peut-être que ce premier accord viendrait même à voir les deux Maisons s’unir dans les noces d’un petit fils de l’Orage Moqueur et d’une des Filles de l’Epée du Matin qui sait… Que pouvait bien être une quelconque défaite face à la perspective d’une paix et au gain de l’amitié d’un des plus grand Seigneur de son temps ? Affable et concerné, Oberyn patientait sereinement face au jugement du Seigneur des Nuées. Quoi qu’il pouvait bien décider, le Dornien avait déjà vu son voyage l’accomplir plus qu’il n’aurait jamais souhaité l’imaginer…




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Message Jeu 18 Avr 2013 - 12:21

Lyonel éclata d'un grand rire lorsque le Dornien exhiba le lièvre. A entendre le conte fait par ser Oberyn, la scène avait dû être des plus cocasse. Le lord aurait donné cher pour pouvoir y assister ! Néanmoins, le dornien ne semblait pas vexé ni déçu de sa prise et lui-même semblait amusé de cette mésaventure. C'est pourquoi le Baratheon ne retint pas son hilarité.

- Il y a donc dans cette forêt un daim qui doit s'estimer bien chanceux, sorcellerie ou non ! Au moins pouvez vous considérer que cette prise est la vôtre et celle de personne d'autre, soyez-en fier ! Répondit-il au jeune chevalier tout en s'esclaffant.

L'écuyer de ser Oberyn s'avança ensuite, présentant la seconde prise que leur groupe avait fait. Le jeune homme semblait intimidé par la présence du lord et se montrait un peu gauche, maladroit dans ses manières exagérées. Lyonel ignorait bien comment faire pour le mettre un peu plus à l'aise, pauvre garçon. C'en était presque comme s'il allait se faire dévorer s'il manquait d'égards ! Pourtant, le Baratheon n'était pas de ceux qui s'attachaient aux convenances et à l'étiquette : il y avait bien longtemps qu'il avait compris que ce n'était pas son rang ou sa richesse qui faisait la valeur d'un homme ! Ainsi, il adressa quelques mots au jeune homme, l'incitant à se détendre un peu, personne n'allait le frapper ou le malmener ! Et puis, sans même attendre de réponse, il en revint à la prise des Dorniens. Un jeune daim, un peu plus petit que la biche abattue par le groupe de l'Orage Moqueur. Mais la bête restait plutôt belle et au moins l'Epée du matin n'était pas bredouille ! Aux yeux du seigneur de l'Orage, le résultat du pari aurait été bien insignifiant si son invité avait été déçu par cette journée. Fort heureusement, il revenait avec deux prises, dont l'une d'une taille plutôt raisonnable, même pour un chasseur expérimenté. Mais pour un débutant pour ce type de chasse, on pouvait aisément dire que le dornien s'en tirait plutôt bien. Le lord ne manqua pas de lui en faire part, contredisant la piètre opinion que le chevalier semblait se faire de ses talents :

-Belle prise pour une première fois ! Vous pouvez être fier de vous, ser. Encore quelques années de pratique et vous deviendrez le meilleur chasseur de ces bois. Plaisanta-t-il.

Ceci dit, si le Dornien voulait revenir un jour pour une nouvelle partie de chasse, le lord n'avait rien contre, bien au contraire ! Le temps de désigner le vainqueur de leur pari était ainsi arrivé, maintenant que tous étaient revenus à l'orée de la forêt. Et bien que la prise des hommes de l'Orage fut un peu plus grande que celle des Dorniens, Lyonel devait bien avouer qu'il hésitait. La logique aurait voulu qu'il soit déclaré vainqueur, selon les termes du pari. Cependant, il y avait ce lièvre.

-Je pense que vous serez surpris, ser, néanmoins... Je pense que vous avez gagné le pari ! C'est votre lièvre qui vous sauve la mise. Nous n'avons qu'une biche alors que vous avez un daim et cet animal là en plus. Expliqua-t-il.

On aurait pu dire qu'il trichait sur les résultats. Mais la victoire lui importait peu, c'était un fait ! Ses hôtes étaient satisfaits de cette journée, c'est là le plus important. Et le lord était plutôt beau joueur, il était bien plus attiré par l'enjeu que par la victoire elle-même. Gagner était une chose, se battre et faire de son mieux en était une autre. Et s'il fallait laisser les honneurs à l'adversaire, peu lui en chalait. D'autant plus que le Dornien lui était sympathique, et lui laisser cette victoire lui semblait juste, après sa défaite de la veille. Grâce en soit rendue à ce lapin !

-Je vous laisse donc décider de votre prix, continua-t-il. Prenez votre temps, je ne suis pas si pressé de savoir de quoi vous voulez m'extorquer !

A nouveau il parti d'un rire tonitruant alors qu'autour d'eux, les veneurs se préparaient au retour à la forteresse, rassemblant la meute des chiens et les félicitant pour leur travail du jour. Mestre Robert serait sûrement enchanté de savoir qu'ils avaient négocié des échanges d'une telle importance sur une partie de chasse, songea Lyonel avec ironie. Mais ça n'était pas là ce qui importait réellement. Après tout, vainqueur ou pas, l'entente entre les Météores et Accalmie s'annonçait sous les meilleurs augures. La troupe repris la route en direction de la forteresse seigneuriale et les hommes de l'Orage, s'ils avaient eu un jour une quelconque animosité envers les Dorniens, semblaient l'avoir tout à fait oubliée. Si ce jeune chevalier était capable de faire oublier la lutte séculaire entre leur deux contrées si vite, il serait capable de grandes choses, songea Lyonel alors que les discussions allaient bon train.


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Message Mer 24 Avr 2013 - 8:31


Il est des voisins qu’il convient d’honorer !


Tout chez le Seigneur des Nuées exsudait la sympathie comme la simplicité. Comme quoi, Seigneur de Haut Rang n’avait pas à trop étaler sa richesse comme ses titres pour dévoiler la seule richesse qui importait vraiment : celle du cœur ! Une leçon qui, dès lors, resterait à jamais gravée dans l’esprit de l’Epée du Matin amenée à admirer une nouvelle figure d’autorité. Dans sa fonction du futur Lord, il avait désormais trois exemplaires personnages dont il entendait librement s’inspirer pour donner agréable visage à sa fonction. Ainsi s’élevaient en modèles seigneuriaux le Prince de Dorne, l’Orage Moqueur et le Seigneur des Météores, son propre père… Sourire amusé aux lèvres, Oberyn se remémora son propre trouble quand il rencontra pour la première fois d’important seigneurs en compagnie de son maitre Ser Waymard. Ce gosse avait bon fond et ferait, un jour, un exemplaire Chevalier du point de vue du Héraut des Aurores. Preuve fut faite encore de la sympathie comme de la bonhomie du Seigneur Baratheon quand il déploya des trésors d’amabilité pour mettre le jeune Haranka à son aise, désacralisant l’image d’un Seigneur des Terres de l’Orage. Décidément, Lord Lyonel se posait en véritable exemple à suivre… Dans son dos, Ser Raynald semblait également goutter toute la franche sympathie du Seigneur Eponyme à ces Terres. Jamais, avant d’arriver à Accalmie, Oberyn n’eut rêvé pareille rencontre idéale. A la remarque du Lord sur la qualité de sa chasse, le Chevalier des Montagnes Rouges bomba légèrement le torse comme un enfant que l’on félicite pour ses premiers exploits, étirant un mince sourire à l’idée de se voir couronner d’un titre de meilleur chasseur qu’il aurait bien des peines à décrocher. Plus encore, le Dornien pensa distinguer au travers de ces mots un invitation déguisée à reproduire l’expérience et donc à rendre chronique les visites entre les Gens d’Accalmie et les Hommes des Météores. Si l’information relevait de la supputation, l’entreprise de paix du jeune homme se verrait bien couronnée par pareil état de fait. Par la suite, l’Epée du Matin se mura dans le silence, attendant religieusement que le Seigneur des Terres de l’Orage ne décide de l’issue de leur pari et du gagnant de ce dernier. A sa grande surprise, sa personne fut érigée en vainqueur et il partit d’un rire franc quand l’Orage Moqueur lui indiqua qu’il ne devait sa victoire qu’au lièvre précédemment abattu. Son hilarité diminuée, le jeune homme se tourna en selle pour apostropher Ser Aron qui avait tant moqué son relatif échec dans les exercices de l’archerie :

« Qui doit, désormais, bien avouer que cette flèche ne fut point perdue ? » Haussant les épaules et roulant ses yeux dans leurs orbites, le Chevalier au derme olivâtre sembla prendre une mine boudeuse avant d’étirer un large sourire et lâcher sur un ton des plus badin : « Je dois bien l’avouer, elle ne fut point perdue… Pour tout le monde ! » Une saillie verbale qui déclencha l’hilarité de la Dornienne communauté tout comme les rires de son représentant à la flavescente crinière. Intérieurement, Oberyn soupçonnait le Seigneur Baratheon de piper les dés pour lui offrir un issue favorable permettant de sauver son honneur de chevalier Dornien sans pour autant perdre la face. Magnanime autant que sympathique à n’en pas douter… Offrant ainsi une conclusion plaisante à cette escapade dans les forêts de l’Orage, Lord Lyonel en vint à déclamer les gains, offrant à Oberyn un sursis dans la formulation complète de ce dernier. Tant mieux. A dire vrai, il n’avait même pas soupçonné la possibilité de gagner ! S’inclinant légèrement pour remercier le Seigneur des Nuées, l’Epée du Matin reprit la parole sur un ton légèrement plus protocolaire afin d’apporter un semblant d’épilogue à cette épopée chasseresse : « Je pense me faire la voix de l’ensemble de mes camarades pour vous présenter nos remerciement à l’égard de cette cavalcade. Vous nous avez offert d’impérissables souvenir et qu’il nous soit, dès lors, permis de vous rendre la pareille en vous formulant nos souhait de vous voir, un jour, prendre part à pareille épopée sur nos Dorniennes contrées… »

L’invitation était donc lancée à la volée, trouvant dans l’ensemble des sourires Dorniens étirés un positif retour. Il ne serait pas dit que les gens des Météores n’offraient pas plus courtois accueil que celui proposé par le Seigneur des Nuées. Et puis, qui sait, peut-être que l’Orage Moqueur et sa suite seraient de ceux conviés à célébrer son union avec la Belle Lady des Osseux… Un symbole fort de la volonté de pays des Dayne pour les Montagnes Rouges, à n’en point douter… Laissant de côté les idées fantasmées, Oberyn manœuvra Shuram de ses talents de cavalier pour venir porter son destrier à la droite de l’Orage Moqueur. Venneurs et chasseurs s’agitaient dans l’attente d’un retour vers la forteresse d’Accalmie. L’idée d’à nouveau festoyer en compagnie de pareils camarades enchantait l’âme du Dornien qui ne manqua pas d’en finir avec leur jeu du jour dans la mention de ces mots : « A dire vrai, je n’avais pas songé gagner si bien que je ne sais quoi vous réclamer. Si ce n’est la conservation de cette amitié et le souhait de nourrir avec votre maison une assidue correspondance. Les Baratheon seront toujours les bienvenus aux Météores, mon Seigneur, je puis vous en faire la promesse. Et quitte à ce qu’un de mes fils formule le souhait de devenir Chevalier, autant que cela soit au contact d’un Seigneur comme d’un Ami à qui je voue bien du respect… »

Concluant son propos par la proposition d’une poignée de main bourrue, Oberyn ne semblait animé que par la volonté de voir un lien perdurer entre sa Maison et celle régnant sur Accalmie. Si bien qu’il n’abandonnait pas le rêve de voir l’un de ses enfants écuyer de Lord Lyonel ou de l’un de ses Hériters, laissant leur amitié perdurer au-delà de leur propre génération. Qui sait, peut-être qu’un jour Dayne et Baratheon pourraient bien s’unir devant les Sept… En attendant, le Chevalier Dornien accompagna cette équipée vers le Château de l’Orage Moqueur, satisfait de pouvoir compter ce dernier comme un camarade estimé. Quoi qu’il se passe, jamais ce lien ne saurait être réellement brisé. Leur épopée aurait, au moins, servi à tisser pareil lien !




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