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La Belle et le Fer-Né

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Message Ven 2 Nov 2012 - 2:32


La vie de Willem Bonfrère semblait prendre un tournant récemment, tout comme les Iles semblaient s'animer de nouveau. Depuis son raid dans le Conflans, quelques lunes étaient passées. Sa sœur, enceinte, devrait accoucher bientôt et bien sûr, il espérait qu'elle ait un héritier mâle, ainsi, le nouvel héritier des Iles aura du sang de Bonfrère en lui. Plus important que cela, une altercation contre Lord Greyjoy l'avait conduit à devenir le mentor et le protecteur de l'actuel fils de Dagon Geyjoy, Zachery, un rôle qu'il ne s'attendait pas à avoir. Ce changement dans sa vie l'emmena à transformer son séjour temporaire à Pyk en situation un peu plus permanente, au malheur de son frère qui comptait sur lui pour entraîner les marins de Grand Wyk au combat, car oui, chaque Fer-Nés le savait, la guerre contre le continent était loin d'être terminée, elle ne faisait que commencer.

Alors puisqu'il devait s'installer à Pyk pour une durée indéterminée, Willem était rentré à Cormartel pour y rassembler quelques affaires avant de s'en aller, pour rencontrer son frère aussi et établir un peu la marche à suivre pour la suite des choses, vu son nouveau rôle. Parmi toutes ces affaires qu'il emmenait, la plus importante et celle qu'il considérait de moins en moins comme une vulgaire possession, était Carolyn Grell, sa femme-sel. Tous les hommes de Grand Wyk l'enviait de l'avoir pour femme et il était plutôt heureux de son joyau, c'est vrai, qu'il gardait jalousement comme un dragon garderait son trésor. Elle fit parti de la traversée vers Pyk et si Willem ne lui avait alors pas beaucoup parlé, comme il le faisait toujours en public, c'est à peine s'il la regardait. Il avait plutôt parlé avec Moïra Merlyn, une autre invitée à bord de son boutre. C'est qu'il y avait un rassemblement de Fer-Nés sur l'île de Pyk, chose que put constater Carolyn à la vue des centaines de boutres qui jalonnaient la côte à leur arrivée, le port était plein quant à lui, mais la Larme Noire eut accès tout de même à un quai, ce boutre était le navire amiral des Bonfrère après tout.

Le donjon de Pyk et ces tours inquiétantes allaient être leur nouvelle demeure. D'ailleurs, on les installa dans la même tour que le Lord Greyjoy, dans une chambre qui comptait parmi les plus luxueuse du château, c'est à dire, qu'il y avait un foyer en son sein, ainsi qu'un lit double et assez d'espace, sans oublier la fenêtre qui donnait sur l'horizon du sud et les récifs en contre-bas. Une table, deux chaises, il y avait même un petit espace où se changer derrière un rideau de laine. Sur le lit, on retrouvait en guise de couverture des fourrures quelconque, peut-être volées à des Nordiens. Lorsque Carolyn avait mis les pieds dans cette pièce, elle devait penser qu'elle aurait droit à un lit de paille ailleurs et que Willem ne faisait que lui montrer sa chambre, mais non, le jeune homme lui annonça qu'elle allait vivre dans sa chambre désormais. Plus de cellule, plus de petit espace clos. C'était tout de même une amélioration de sa condition depuis Cormartel non? En prime, il lui donnait un petit coffre, pour mettre le peu d'effets personnels qu'elle avait. Par contre, cette relative liberté avait un prix. Elle devait se rendre utile à Pyk et concrètement, cela voulait dire qu'elle devait aider aux tâches ménagères des autres domestiques du château. Vider les pots de chambre, passer le balai, laver les planchers et toutes ces choses auxquelles Willem ne s'intéresse guère. Elle allait peut-être regretter sa cellule sur Cormartel...

La relation entre Willem et sa femme-sel s'était légèrement transformée au fil du temps. Au début, il était plutôt distant et venait chercher son dû, tout simplement. Soir après soir, il couchait avec elle, puis s'en allait sans vraiment discuter. Mais au fil du temps, des semaines, il était passé la voir le jour aussi, juste pour parler, voir comment elle allait. Il disait que c'était juste pour s'assurer de sa santé. Quelques fois, il l'a sorti et ensemble, ils ont été prendre une marche, d'abord, dans la cour du château de Cormartel, puis il l'a emmené au marché, dans les montagnes de l'île. Des petites sorties ainsi. Il disait que c'était bon qu'elle prenne l'air, qu'elle s'acclimate. Les nuits, il passait de plus en plus de temps avec elle, il lui arrivait même de dormir avec elle, chose qu'il n'aurait jamais fait au début. En échange, il lui donnait quelques objets, des vêtements des îles et même, une écharpe en poil de chèvre; la plupart visait à la rendre plus belle. Il n'avait pas grand chose à lui offrir, ce n'était que des vieilles robes du continent, des bracelets en fer, des objets quelconques finalement. Il lui avait aussi donné de l'encre et un peu de parchemin une fois, à sa demande. Il l'avait pourtant envoyé baladé quand elle les lui avait demandé. Oui, Willem ne semblait plus si indifférent envers sa femme-sel, mais parfois, il se fâchait encore et savait rappelé ce qu'il était.

Ainsi, le fait qu'elle soit désormais en permanence dans sa chambre s'inscrivait dans cette suite logique et ne devait pas tant étonné Carolyn, ou peut-être que si. Par contre, elle restait toujours aussi limité dans ces déplacements et d'ailleurs, Willem lui avait dit que Pyk était un endroit plutôt dangereux et qu'il valait mieux éviter d'errer. Après tout, rien ne l'empêchait de quitter cette chambre, il n'y avait pas de garde. Le jeune homme ne sut pas si elle prit ce risque.

Aujourd'hui, comme à chaque matin, il s'était levé tôt pour aller réveiller le gamin qu'il devait entraîner. Il lui faisait la vie dure à ce garçon. Il le réveillait en le poussant en bas de son lit ou avec un sceau d'eau. Puis, il le traînait dans la cour pour aller courir avec lui une bonne distance, pour revenir ensuite, manger un morceau et commencer l'entraînement de combat. Le gamin avait quand même du caractère, mais comme tout gamin, il ignore encore quelles sont ses limites et donc, il se sous-estime. Parfois, l'enfant avait aussi des élans de rage et chaque fois qu'il en avait, Willem était plutôt fier. Cette fois, il l'avait nargué avec une insulte sur sa mère et le garçon avait réussi à lui donner un bon coup d'épée de bois en plein contre sa joue, ce qui avait laissé une marque, une entaille, avec un bleu. Oh mais ne vous inquiétez pas, Will n'avait pas été vaincu par un enfant, il s'était retrouvé au sol à pleurer en moins de deux, mais à la fin de la leçon, le jeune homme lui avait dit: "Bien, tu t'améliores. On va peut-être pouvoir faire de toi un pilleur".

Après dîner, qu'il avait pris en compagnie de sa sœur, comme la plupart du temps, il avait bu un peu de bières avec quelques soldats, à discuter de tout et de rien, puis, il rentra, malgré le fait que la nuit était relativement jeune. En ouvrant la porte de sa chambre, il ne fut pas étonné d'y trouver Carolyn. Bien sûr, Will' n'avait pas pris soin de sa petite entaille. Le jeune homme prit ses aises, selon ses habitudes. Il laissa son glaive et sa hache sur le coffre de bois, au bout du lit, avec le reste de sa ceinture et se déshabillait un peu, enlevait sa chemise du moins, qu'il jeta contre une chaise, avant d'aller s'asseoir sur le lit pour enlever ces bottes. Une journée à les porter, croyez-le, dès que vous avez l'occasion de les enlever, vous le faites! Sa femme-sel le regardait avec un drôle d'air.

-Quoi?!

Willem était désormais plutôt familier avec elle. Carolyn l'appelait même Will' et l'idée venait de lui. Willem... disons que ce sont les étrangers qui l'appellent ainsi. N'empêche, malgré ces familiarités, le jeune homme était toujours assez peu loquace, pas du genre à vous demander comment ça allait, si vous aviez passé une bonne journée. Il ne fallait pas le prendre personnel, il est ainsi avec tout le monde, ou presque.

-Qu'est-ce qu'il y a? Je suis sale, je pue? Tout le monde ne passe pas ses journées bien chaud à l'intérieur...

Comme si les tours de pierre de Pyk étaient chaleureuses. N'empêche, Carolyn avait un drôle de regard vers lui. Il comprit bientôt pourquoi et de toute manière, si lui pouvait se montrer peu loquace, en revanche, elle, elle ne manquait jamais de mots, une habitude du continent sans doute.


Dernière édition par Willem Bonfrère le Dim 11 Nov 2012 - 15:44, édité 3 fois
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Message Sam 3 Nov 2012 - 18:46

Lorsque Willem était rentré à Cormartel, Carolyn avait été un peu soulagée. A présent, elle était totalement habituée à sa présence et avait surtout appris à connaitre sa personnalité. Ainsi elle savait que si il ne lui adressait pas la parole ou si peu, c'était tout a fait normal. Elle le savait et ne s'en plaignait surtout pas!
Ainsi, lorsqu'il avait fait irruption, elle s'était levée et un léger sourire s'était affiché sur ses lèvres, mais pas de temps de repos! Il repartait assez rapidement et elle allait venir avec lui. Vu qu'il devait s'installer à Pyk pour une durée indéterminée... Quand Carolyn lui avait demandé pourquoi, il lui avait vaguement expliqué la situation, par une phrase assez brève, comme il faisait si souvent. Il semblerait qu'il devait devenir le mentor du fils de Lors Greyjoy. La jeune femme avait hoché la tête, pensive. Elle ne poserait pas plus de question et se contenterait d'aller là où on lui disait de se rendre, surtout si elle devait suivre Willem.

Elle s'était donc hissée sur le bateau qui devrait les conduire vers Pyk. Durant la traversée, il ne lui avait quasiment pas adressé la parole, ne l'avait presque pas regardée. Elle avait haussé les épaules, c'était comme ça, avec Willem. Elle en avait profité pour laisser son esprit vagabonder, elle s'était même endormie, un court instant. Elle avait fait un rêve étrange, son corps était en suspend, d'abord face à une immense masse noire et puis d'un coup, elle se retrouvait face à des paysages qu'elle avait vu ou qu'elle désirait voir. Elle avait eu l'impression de flotter. Une brise fraîche l'avait fait sortir de ses songes. Quand elle avait ouvert les yeux, la première chose qui lui était venu à l'esprit était de savoir où était Willem. Elle avait fini par le repérer un peu plus loin, il parlait avec une jeune femme rousse. Le simple fait de foire sa silhouette de dos l'avait rassurée.
En arrivant au port de Pyk, Carolyn avait pu constater un nombre incalculable de bateaux. Un rassemblement certainement... Cette vue l'avait un peu ravie, elle avait toujours trouvé la structure d'un bateau majestueuse, quelque soit sa provenance. Alors en voir une multitude alignés dans ce port. Elle encra cette image dans sa tête, comme si elle avait capturé une scène qui lui semblait être parfaite; elle se constituait d'autres souvenirs, ceux qu'elle aurait désormais, alors qu'elle se trouvait sur les îles de fer.

Ils furent installés dans une des chambres de donjon de Pyk. En voyant ses hautes tours sinistres, Carolyn avait frissonner. Niveau architecture, on ne pouvait pas dire qu'elle appréciait. Heureusement pour elle, Willem n'avait pas pu constater sa peur stupide puisqu'elle marchait derrière lui, à quelques pas seulement. A part s'il s'était retourné à ce moment bien précis et que la jeune femme ne s'en était pas rendu compte mais cela était peu probable.
La chambre en question, elle la trouva fort curieuse dans un premier temps. Si Willem était rentré sans grande hésitation, Carolyn, elle, était restée quelques secondes sur le seuil, pour faire un rapide état des lieux. Elle avait noté le lit double, assez grand et elle vint alors à se demander où elle allait dormir. Puis la fenêtre l'avait tout de suite attirée. Avant même de réfléchir plus longtemps, elle avait foncé droit vers elle était y avait regardé la vue. Lorsqu'elle avait aperçu l'horizon, ses lèvres s'étaient étirées et son sourire était celui d'un enfant. Elle sentait que ses pensées allaient souvent dériver grâce à ce paysage qui aurait cependant pu paraître austère à certains. Willem lui fit alors savoir qu'elle dormirait dans sa chambre à présent. Si ses yeux trahirent un quelconque étonnement, elle s'en remit bien vite et hocha une seconde fois la tête, histoire de bien montrer qu'elle avait saisi l'information.

Elle termina l'inspection de la chambre, nota la table et les deux chaises, le coffre au pied du lit et le rideau de laine. Elle aurait volontiers ri à sa vu. Non, ce n'était pas comme si elle avait besoin de se cacher pour se changer. Comment dire... Willem connaissait assez bien son corps (voir très bien même), pour qu'elle puisse se changer sans 'protection'. Mais! Elle était une femme bien élevée, on lui avait enseigné des manières qui étaient restées malgré sa nouvelle vie. Du coup, puisqu'il était à leur disposition, elle allait certainement se servir de ce fameux rideau de laine.
Willem s'était levé tôt le matin et lorsque Carolyn ouvrit les yeux, il n'était déjà plus dans la pièce. Elle se leva et entreprit de s'habiller. Aujourd'hui, elle avait pour projet de réparer une des robes du continent qu'il lui avait 'offert'. Mais avant cela, elle avait saisi son encre et le parchemin qu'elle avait demandé à avoir. Si d'abord il lui avait fit sa façon de penser, il avait fini par revenir avec.
Ce que Carolyn écrivait n'avait rien de sensationnel, juste ce qu'elle pensait. Une fois, elle avait écrit une lettre à son père, sachant très bien qu'elle ne pourrait pas la lui envoyer et donc qu'il ne la recevrait jamais. Mais ainsi, elle avait l'impression qu'il se tenait quelques fois avec elle et cela la rassurait lorsqu'elle était seule la journée. Mais cette fois, du travail, elle en aurait! Oui car sa journée allait être bien remplie: elle avait pour tâche d'aller travailler avec les domestiques de Pyk, non que cette idée l'enchantait grandement, mais elle n'avait pas le choix; Willem l'avait bien fait comprendre. Ainsi donc qu'avait-elle fait? Frotter! Presque tout le temps... Cela avait commencé par les cuisines, puis par les couloirs qui semblaient d'ailleurs tous interminables!
Histoire de bien s’accommoder à tout ça, en rentrant dans la chambre en fin d'après midi, elle avait ramené un seau plein d'eau. Oui elle allait encore frotter et mettre de l'ordre. Elle attrapa donc une brosse et un linge et tenta de frotter avec énergie; mais après la journée passée, ses reins commençaient légèrement (en fait de façon assez importante) à la faire souffrir. Plusieurs fois, elle releva son buste pour se retrouver sur les genoux et s'étirer, pour soulager la douleur. Alors qu'elle avait terminé, le soleil déclinait peu à peu et quand il répandit sa lueur orange alors qu'il allait disparaître, Carolyn restait un instant à la contempler. Elle avait appuyé son menton contre le rebord de la fenêtre et resta pensive ainsi, même lorsqu'il avait totalement disparut. Il avait laissé place à la nuit noire.
La porte de la chambre finit bientôt par s'ouvrir pour laisser apparaître Willem. Carolyn se leva et au même instant, le tissus de sa robe 'coula' le long de ses jambes et vint caresser ses chevilles. Elle fit quelques pas vers lui, attendant qu'il se débarrasse de ses armes et de sa chemise, une grand habitude. Il vint s'asseoir sur le lit pour retirer ses bottes. Quelques chandelles brûlaient dans la pièce et c'est à la lumière de celles ci que en s'approchant encore plus la jeune femme put constater la chose suivante. Willem avait une entaille sur la joue. Ses yeux s'agrandirent de surprise avec une pointe d'horreur. Elle n'aimait pas ça, quand il revenait avec une nouvelle blessure. D'ailleurs il s'en rendit bien compte:

-Quoi? demanda-t-il d'un air désinvolte.

Pour ajouter:

-Qu'est-ce qu'il y a? Je suis sale, je pue? Tout le monde ne passe pas ses journées bien chaud à l'intérieur...

Du Willem tout craché. Elle vint vers lui de façon à le voir clairement, n'était plus qu'à une cinquantaine de centimètres du fer-né, s'assit à côté, posa sa main droite sur son épaule. De l'autre, elle vint appliquer son doigt juste sous la joue de celui qui se trouvait à côté d'elle:

-Non! Mais... C'est quoi ça??! Et comme pour ponctuer le tout, au moment où elle prononça le 'ça', la pression du doigt se renforça très légèrement, pour lui faire comprendre de quoi elle parlait.

-Qu'est-ce que tu as encore fait Wil'? Tu sais que je me fais de soucis après...

Elle afficha une mine boudeuse; si cela se trouvait, il allait encore se ficher d'elle en guise de réponse. Alors elle serait obligée de le cuisiner pour en apprendre davantage. Elle ne s'en plaignait pas, maintenant elle savait comment s'y prendre...




Dernière édition par Carolyn Grell le Dim 11 Nov 2012 - 16:16, édité 1 fois
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Message Lun 5 Nov 2012 - 21:29

Willem se demandait parfois s'il ne prenait pas un peu trop soin de Carolyn, s'il ne devrait pas lui faire davantage la vie dure. Bien vite, quand il se retrouvait en compagnie de la jeune femme, ce genre de pensées s'évanouissaient. C'est qu'il avait vu son père succomber aux charmes d'une femme-sel, qu'il considérait mieux que sa femme et qui s'affichait avec cette femme en public, la traitant presque comme son égal ou une femme des Iles. Il avait vu les gens murmurer dans le dos de son père et il savait que sa sœur avait fini par tuer cette femme-sel. Une part de lui se méfiait donc d'avoir les mêmes travers que son père, sauf qu'on prend vite goût à une femme-sel et Will' comprenait maintenant un peu plus pourquoi son père avait pu préférer la compagnie d'une femme pareille à celle de sa propre femme ou celle de ces enfants.

Parce que avoir quelqu'un a ces côtés à toute les nuits, c'est quand même agréable. Il avait beau, du moins en apparence, ne pas aimer l'affection ou en tout cas, être indifférent vis-à-vis de celle-ci, reste que c'est agréable d'avoir une jolie fille près de soi, qui prend soin de vous. Une femme qui lui plaisait, qu'il trouvait belle, très belle même et dont il ne se lassait pas. Pour une fois, ce n'était pas une de ces filles de les Iles qui l'indifférait tant sur le plan physique et psychologique et avec qui il couchait seulement pour satisfaire un besoin. Carolyn, c'était autre chose. Il était attiré par cette femme, sur le plan physique et puis, au fil du temps, il doit avouer qu'il trouvait sa compagnie agréable et d'ailleurs, au fil du temps, elle semble avoir découvert les vertus du silence et apprenait aussi à l'amadouer et à savoir y faire avec lui et son sale caractère. Alors d'avoir quelqu'un comme ça, à ces côtés, c'était une première pour Will' et il y avait pris goût. Maintenant, cette femme faisait parti de son monde, de sa routine. Il la voyait à ces côtés encore longtemps et parfois même, il avait hâte de la retrouver, souvent même. Il faut dire que depuis, la vierge qu'était cette jolie continentale s'était vite transformée en fleur épanouie avec l'expérience que toutes les nuits passées ensemble leurs ont offert.

Will' venait donc de rentrer dans la chambre. Il y retrouvait Carolyn, vêtu d'une belle robe rouge qui devait avoir été prise à des gens de l'Ouest, de Belle Isle sans doute. Il ignorait ce qu'elle avait fait de sa journée, mais elle devait s'être tenue tranquille. Comme d'habitude, le jeune homme prend ses aises et la belle blonde abandonne quelques trucs sur la table pour venir le retrouver et s'asseoir à côté de lui. Elle le regardait avec de gros yeux et il se doutait de ce qui agaçait sa femme-sel: une nouvelle blessure. Ça lui arrivait assez souvent, quand on s'entraîne, on se fait mal, c'est normal, mais on dirait qu'elle avait fait un passe-temps de les remarquer et de vouloir s'en occuper à chaque fois. Cette fois ne devait pas faire exception, même s'il se montrait plutôt bête avec elle.

Quand il sentit le doigt de la belle blonde contre sa joue, il eut une légère grimace et tassa sa tête de façon à ce que le doigt ne touche plus sa plaie. C'est que ça chauffait quand même! Et puis, il n'aimait pas trop qu'on touche ces blessures, un peu comme tout le monde finalement. Elle lui avait demandé en même temps ce que c'était que cette blessure. Pour Will', la réponse était évidente.

-Ça se voit pas? C'est une égratignure, rien de plus.

D'un geste de la main, qu'il avait relevé, il avait repoussé celle de Carolyn, question qu'elle écarte pour de bon ce maudit doigt de son visage. Elle se demandait ce qu'il pouvait bien avoir fait encore. Quand il ne se faisait pas mal à l'entraînement, il avait une rixe avec des hommes dans une taverne quelconque. Willem était du genre bagarreur, que voulez-vous. Quand elle parle du soucis qu'elle se fait, il eut un sourire en coin et roula des yeux. Mais qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre. Puis, il fallait la voir bouder ensuite. Il la trouvait craquante quand elle boude.

-Si tu t'en fais chaque fois que j'ai une égratignure, tu ne vas pas vivre vieille. Se faire des soucis, ça tue.

Il se lève pour se diriger vers la table et remplir un bol d'eau, avec l'eau potable qu'ils devaient avoir dans la chambre. Après tout, il avait une servante pour s'occuper de la chambre et s'il était rentré sans trouver de l'eau, là, il aurait été de très mauvaise humeur. Il fouille un peu après pour trouver un petit linge et le mettre un peu dans l'eau, pour ensuite, s'essuyer un peu le visage. Il se retourne un peu vers sa femme-sel pendant ce temps.

-Qu'est-ce que t'as fait de ta journée?


Comme d'habitude, Will' n'était pas très enclin à parler de lui ou en tout cas, pas d'emblée, de cette façon et elle avait bien raison de penser qu'elle devra lui tirer les vers du nez pour lui faire avouer que c'est un gamin qui lui a fait cette entaille avec une épée en bois. Pas de quoi se vanter d'une pareille blessure disons. Il se lavait maintenant les mains et les doigts, momentanément dos à Carolyn. Lorsque le jeune homme était torse nu, comme en ce moment, on pouvait voir les quelques cicatrices qu'il avait sur le corps, déjà à son jeune âge. Rien de très repoussant, mais n'empêche, elles étaient là. Il y en avait quelques unes au niveau de ses épaules, près de ses omoplates, une autre plus basse, dans le creux de son dos. Il avait aussi une autre un bras. Certaines disparaitraient peut-être avec le temps, d'autres resteront probablement.


Dernière édition par Willem Bonfrère le Lun 12 Nov 2012 - 16:50, édité 2 fois
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Message Dim 11 Nov 2012 - 11:49

-Ça se voit pas? C'est une égratignure, rien de plus.

Et Willem repoussa la main de Carolyn. La blonde, comme pour marquer son mécontentement, plaça ses poings sur les hanches et fronça les sourcils. Il ne prenait jamais ses blessures au sérieux, alors il fallait bien que quelqu'un le fasse pour lui! Mais à ce rythme là, la dame du Conflans aurait vite fait d'avoir tout un tas de cheveux blancs!
Cependant, elle ne pouvait s'en empêcher. C'était sa façon à elle de prendre soin de lui, en s'inquiétant presque tout le temps, elle prouvait qu'elle avait changé d'attitude face à lui et que maintenant, elle s'y était un peu plus attaché. Willem avait son foutu caractère et Carolyn le sien. Même si elle se débrouillait en général pour ne pas répondre, il y avait des moments où elle ne pouvait pas se retenir, une sale manie qu'elle tenait de toute jeune:

-Si tu le dis, répliqua-t-elle en haussant les épaules, feignant l'indifférence.

Au fond d'elle, elle bouillonnait d'envie d'attraper un linge propre et de nettoyer la toute petite plaie. Pour l'instant, elle n'en fit rien.

-Si tu t'en fais chaque fois que j'ai une égratignure, tu ne vas pas vivre vieille. Se faire des soucis, ça tue.

Là il n'avait pas tord! Il lui claqua un petit baisser sur la tempe pour accompagner ses paroles. C'est ce qu'on disait, mais rien n'avait été prouvé! Se faire des soucis, c'était dans la nature de l'Homme, et surtout dans celle de Carolyn. Elle ne pouvait pas changer de façon totalement radicale. Il y avait forcément des choses de son ancienne vie qui resteraient, et se faire du soucis en faisait partie, c'était comme ça. Elle haussa une seconde fois les épaules. Elle le suivit du regard lorsqu'il se leva pour aller jusqu'à la petite table sur laquelle se trouvait un bol d'eau. Il farfouilla pendant un instant pour trouver un linge propre. Carolyn sourit; Willem ne se rappelait décidément pas qu'elle en rangeait toujours dans son sac de toile. Elle s'approcha doucement, ses pieds faisait un léger bruit lorsqu'ils entraient en contact avec la pierre au sol. La jeune femme aimait beaucoup marcher pieds nus ici. Elle était à présent toute proche de Willem, son corps frôlant celui du Capitaine. Elle leva une main et ses doigts vinrent délicatement dessiner le contour d'une des blessures de ce dernier.
Puis elle appuya son front contre le dos du fer-né et ferma les yeux. Souvent, elle se demandait comment aurait pu être sa vie si elle était née ici, sur les îles de fer... Oh, elle était persuadée que tout aurait été si différent. Soudainement, elle finit par dire:

-De toutes les façons, que je vive vieille ou pas, ce n'est pas le plus important...

Cette phrase n'était en rien provocatrice, juste réaliste. Carolyn se disait bien que sa vie importait peu à Willem, s'il avait dit cela, c'était certainement encore une façon de se moquer d'elle. Et alors, la nostalgie emplie son coeur, elle ne le montra pas, elle ne pleura pas. Et puis il lui tournait le dos, alors il ne pouvait certainement pas s'en rendre compte. Elle diminua la pression de son front jusqu'à le décoller du dos de Willem et fit trois petits pas en arrière. Elle se força à afficher un grand sourire, pour la première fois depuis la fameuse nuit où il l'avait enlevée, une barre invisible avait failli lui couper le souffle et surtout, elle avait repensé au Conflans et à son père d'une manière bien plus triste, une chose qu'elle s'était promise de ne pas faire. Elle secoua alors vigoureusement la tête, ses longs cheveux blonds suivant le mouvement et ajouta rapidement:

-Excuse moi, ce n'est pas vraiment ce que je voulais dire, oublie...

Le sourire était censé aider à convaincre Willem et à lui montrer une certaine détermination:

-Tu sais, en ce qui concerne la vie, je pense que je pourrais être une coriace! J'espère pouvoir dépasser mes trente ans!

Voilà qu'elle plaisantait à présent. Parfois, elle pouvait passer d'une émotion à une autre sans grand problème, mais cela déroutait souvent les gens en face d'elle. Pas Willem. Et elle en était bien contente d'ailleurs! Quelques fois, alors qu'elle se trouvait encore chez elle, à cause de ce changement soudain d'émotion, les serviteurs la regardaient avec des yeux ronds. Aujourd'hui, elle était bien heureuse que le fer-né n'en fasse pas autant. Non, elle était certaine qu'il s'en fichait presque!
Il lui demanda ensuite ce qu'elle avait fait de sa journée, évoquant la forte probabilité qu'elle ait fait de la couture. Les lèvres de Carolyn s'étirèrent encore plus. Elle se ré avança, vint se placer juste à côté de lui; elle attrapa le bas de sa robe et le remonta jusqu'aux genoux, de façon à ce qu'il puisse comprendre:

-Attends, laisse moi réfléchir... Frotter, frotter et... Frotter! D'ailleurs je sais pas si tu as vu comme le sol de la chambre est propre! (elle pointa un doigt vers le bas) Du coup, ma robe était vraiment... Sale. Je viens tout juste de me changer et je tentais de reprendre le tout...

Un éclair de contrariété passa sur son visage. Il était vrai que la jeune femme aimait beaucoup la précision en ce qui concernait les travaux manuels. Sauf que là, le matériel qu'elle avait à disposition n'était pas de première qualité. Chez elle, dans le Conflans, elle aurait eu droit à toute sorte d'aiguilles, de toutes les tailles. Et là elle n'arrivait pas à grand chose, elle devrait certainement abandonner son idée de rendre cette robe un jour présentable...
Une fois qu'elle fut certaine que Willem avait bien observé le tout, elle alla d'un pas rapide jusqu'à son sac de toile, en tira un tissu bien propre et retourna pour le tremper dans le bol d'eau. Elle posa une main sur le bras du Capitaine, exerçant une légère pression, comme pour lui indiquer de se tourner un tout petit peu vers elle. Enfin, elle leva le tissu humide et tapota légèrement la blessure du jeune homme:

-Et surtout, ne bouge pas!

Oui, elle entreprenait de lui nettoyer tout ça, c'était bien connu, les femmes étaient beaucoup plus douées pour se genre de choses... Elle était maintenant concentrée, mais son visage affichait un air doux. Une fois son travail achevé, elle posa le tissu sur la table et se recula de quelques pas pour admirer le tout. Elle hocha la tête; elle était satisfaite. Elle essuya ses mains sur un linge sec et plaça ceux mouillés près de la fenêtre, dans le but de les faire sécher.
Elle revint vers Willem, se plaça à côté de lui, se hissa sur la pointe des pieds pour atteindre son oreille et lui murmura:

-Maintenant je peux vivre très longtemps.

Et elle sourit encore. Cela n'avait pas pour but de le provoquer, juste de lui montrer qu'à présent, elle ne se ferait plus de soucis. D'accord peut être qu'elle avait aussi dit cela pour le faire réagir, un tout petit peu...



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Message Lun 12 Nov 2012 - 19:58

Willem n’aimait évidemment pas que quiconque prenne soin de lui comme s’il était un gamin. Il était amplement capable de prendre soin de lui-même et de supporter des petites entailles à la joue où ailleurs. De la même manière, il passe son temps à se faire des petites blessures, et même, blessure semble un mot trop important pour catégoriser ce que sont ces petites marques anodines qu’il peut obtenir sur le corps suite à une activité quelconque. Il n’était pas si surpris de la réaction de Carolyn par contre, typiquement continental, à se soucier de la moindre petite blessure. Ça lui rappelle ces preux chevaliers en armure qu’il a vu gémir et supplier dans le Conflans et sur Belle Île.

En tout cas, la belle blonde, sa femme-sel, semble comprendre le message au départ, puisqu’elle hausse des épaules et fait la soumise, une vision qui lui plaisait assez. Apparemment, la Grell pouvait être dompté, mais il ne fallait pas croire que ça avait été évident tous les jours, mais elle savait qu’elle avait intérêt à ne pas se mettre Willem à dos disons. Puis, sur un ton moins tranchant, comme pour concéder à son tour un quelconque élan de gentillesse, il ajoute qu’elle devrait arrêter de s’en faire pour lui, que cela lui éviterait tout problème et d’ailleurs, il fait un trait d’humour là-dessus. Le blond passe vite au blanc dis-t-on. Il disait souvent cette réplique à sa blonde de sœur.

Le jeune homme se demandait parfois s’il pouvait faire un bon prisonnier. Il savait la réponse : absolument pas. Jamais il ne serait capable de faire comme Carolyn, de se soumettre. Parfois, il se prend d’ailleurs à se demander si elle est vraiment soumise, mais au fond, cette question importe peu, tant qu’elle comprend qu’elle a intérêt à se résigner et à accepter sa condition. On se fait mieux à son sort dans ce cas-là. Mais Will’ n’est pas le genre d’homme à se résigner, à accepter la défaite ou la soumission. L’autre jour, il a eu un duel contre son suzerain en parti à cause de cela, duel qu’il a remporté, ce qui anime encore un peu plus sa confiance en lui, mais aussi, cette idée qu’il sera mort la hache à la main bien avant de finir ces jours dans une geôle et probablement que pour lui, être prisonnier serait la pire des conditions. Il périrait en tuant un geôlier ou en tentant de s’échapper. Or, l’évolution des derniers mois avaient fait en sorte qu’il se méfiait moins de cette prisonnière qu’il avait, qu’il appelait maintenant de manière familière de toute façon. Il en était venue à la considérer comme une personne à part entière, une continentale, certes : trop bavarde, trop soucieuse, naïve, candide et précieuse, mais tout de même, Carolyn n’était pas que ces défauts, elle était aussi ces qualités. Elle est intelligente, lucide à sa manière. Elle s’est vite fait à la vie sur les Iles et n’a pas fait preuve de faiblesse. Il ne l’a pas vu pleurer ou se recroqueviller dans un coin, il ne l’a même pas vu prier. C’est ce qui l’emmenait à croire qu’elle était résignée et que c’est pour cela qu’elle était une bonne femme-sel et que sa méfiance envers elle continuait d’aller en diminuant.

Cependant, il n’aimait pas l’entendre marcher dans son dos, alors d’instinct, il se retourne, sans avoir l’air méfiant, mais c’était bien la raison et il observa la jeune femme de haut en bas, non pas pour constater sa beauté de tous les instants, mais bien pour cerner si elle semblait cacher quelque chose, dans sa main, sous sa robe, si ces yeux la trahiraient. Il ne perçut rien de cela et se détendit, intérieurement. Rassuré, il lui tourna à nouveau le dos et reprit ce qu’il faisait. Il la sent alors contre lui, chaleureuse comme elle, Carolyn semblait encore porter en elle le soleil du continent, où le temps se fait plus clément, le soleil plus généreux. Willem ne fit aucun geste pour la repousser, de toute façon, elle devait savoir qu’il appréciait sa présence, ne serait-ce que de douces caresses pour flatter ces muscles engourdis ou endoloris après une journée d’entraînement. Elle le caressait ainsi, quand elle suggéra qu’au fond, qu’elle vive vieille ou non, ce n’était pas cela qui était important. Willem garda le silence et ne répondit rien. Il n’y avait rien à répondre à cette vérité. De toute manière, ils sont deux dans cette pièce à penser qu’ils ne vivront pas très vieux. Si Will’ se rend à l’âge de son oncle Euron, il sera bien heureux et se comptera parmi les chanceux. Il imagine beaucoup plus sa sœur et son frère vivre vieux. Cette idée de mourir plus tôt que tard ne l’a jamais effrayé cependant, au contraire. Accepté comme la fatalité de sa vie, il se fait plus défiant, plus intense dans sa vie actuelle. Il ne pourrait que recommander à Carolyn d’en faire de même, de s’abandonner à son sort.

Il se lavait maintenant les épaules, un peu le torse, tandis qu’il sentait que Carolyn s’éloignait. La voilà qui s’excusait des propos qu’elle venait de tenir. Mais de quoi s’excusait-elle? De trop parler. Le capitaine tourne la tête et lui lance un petit regard alors qu’elle lui demandait d’oublier. Dans ce cas, c’était chose faite et il reprit ces affaires avec le calme apparent. Puis, on put voir un sourire amusé naître sur ses lèvres à ce qu’elle dit ensuite et pour la première fois depuis un moment, il se permet alors de répondre, avec le même trait d’humour.

-Une coriace toi? Peut-être bien… les années le confirmeront… ou pas. Si tu fais ce qui faut, tu peux vivre vieille. C’est plus facile pour une femme qu’un homme.

Combien de veuves connait-il après tout? Plus que de veuf. Des vieilles dames, il y en a quand même un certain nombre, de vieux hommes, il y en a moins. Dans sa vision, un Fer-Né n’aspire pas vraiment à vivre vieux de toute manière, vaut mieux profiter de la vie et mourir au sommet de cette manière de vivre, sans regret ni scrupule. Comme il avait terminé, il se retourne et s’appuie un peu contre la table, ses mains posées sur celle-ci. Carolyn semblait apprécier sa certaine liberté à Pyk. Tant mieux, parce qu’elle n’avait pas trop le choix de toute manière.

-Ça va, quand je suis là, inutile de frotter le plancher.

Il préférait qu’elle se consacre à lui, c’était l’idée derrière cette réponse. Il n’a pas traîné une femme-sel dans sa chambre pour avoir des planchers propres et des étagères bien rangées, ou ça non. Ils savent tous les deux pourquoi elle est là. De jouer les servantes le jour et d’aider aux tâches ménagères, c’est la manière dont elle se rend utile quand il n’est pas là. Puis, sa femme-sel semble prise d’un certain élan. Elle semblait décidée et fouillait. Willem la suivait des yeux et croisa des bras. Ah non… Il en roula des yeux, devinant ce qu’elle allait faire, ce qui confirme quand elle se plante face à lui, bien décider à l’obliger à subir le traitement qu’il refusait un peu plus tôt. Il soupire, un brin par exaspération. Bon, si ça peut lui permettre d’avoir la paix après et de ne plus en entendre parler…

-N’en rajoutes pas tu veux. Me parles pas comme à un gamin.


Petit avertissement qu’il lançait tout de même. Il n’aime pas trop recevoir tout ce qui ressemble à des ordres. De toute façon, comme elle l’avait comme forcé et prise au piège, c’est certain qu’il allait grommeler un peu, elle doit le savoir maintenant, mais il ne mordra pas, pas pour ça. Tranquille, il suivait quand même la directive et regardait sur le côté, laissant Carolyn nettoyer la petite plaie. Ce fut vite fait et après, en bonne femme de chambre, elle alla installer les serviettes à la fenêtre. Will continuait de la regarder, amusé de voir cette attitude qu’elle avait. On dirait presque une princesse qui a récupéré son petit royaume. Il était allé du côté de son coffre et était en train de défaire son pantalon pour se retrouver en pagne, quand elle vint murmurer quelques mots à son oreille. Incorrigible…

-Et moi, avoir la paix…

Dit-il à voix haute, avec un sourire plutôt amusé quand même. Il enlève vite son pantalon, le range dans le coffre, plié, puis se dirige vers le lit pour s’y étendre, sans se glisser dans les draps. Il avait l’air pensif un peu, à fixer le plafond, plutôt silencieux. Pensif et soucieux, mais comme d’habitude, il gardait ces pensées pour lui, confortablement installé sur le lit, il ne ressentait pas encore les effets du froid. Il avait un bras comme derrière sa tête, son autre main posé sur son ventre.
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Message Mer 30 Jan 2013 - 3:23

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La Belle et le Fer-Né

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