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Un rêve déjà brisé ▬ PV

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Message Jeu 2 Juin 2011 - 16:28


Un destin
déjà brisé



« Edric Flowers & Maerie »


Je t'aime bien au-delà des lois
De ce destin qui te retient
Sur un chemin trop loin du mien
Je t'aime encore plus fort que ça
À la vie, à la mort
Ce ne sont que des mots que j'ignore


__________________________

    Le silence était prit entre ces quatre murs. La douleur dansait avec la solitude et bientôt, tandis que cet homme s'habillait, la prostituée couvrait ses épaules nues d'un drap léger. Ses mains tremblaient encore et son corps lui faisait mal, comme si on l'avait écrasé sous un chariot. Ce qui n'était pas totalement vrai, mais qui n'était pas totalement faux. Une unique larme honteuse s'échappa de son œil qu'elle laissa mourir sur sa joue encore rouge. Elle ne disait pas un mot, pour une fois, ce qui était bien rare pour une fille comme elle. Tous le monde savait quel genre elle était. Grande gueule, à ne pas se laisser impressionner par les autres. Pire défaut pour une femme de son statu. La prostituée ne savait pas ce qui la menaçait. Lorsqu'il eut terminé de s'habiller, l'arrogant personnage se tourna et observa la prostituée d'un air moqueur. Il avait réussit à la faire taire dans les premières minutes qu'il avait passé en sa compagnie. Ses dents jaunes et son rire gras se moquèrent encore d'elle et de son infériorité tandis qu'il sortait une pièce d'or de sa bourse. Il la lança négligemment sur le sol et ne rata pas une dernière occasion pour lui lancer : « ▬ C'est tout ce que tu mérites pour ne pas avoir été docile ». Puis quitta la pièce sans paroles, accompagné de son insolence et de sa prétention. Elle était restée là, seule sur ce grand lit. La nuit avait été longue et pénible puisque cet homme ne s'était pas seulement contenté de son corps. Il avait été méchant avec elle, violent et il l'avait blessé. Ajoutons à cela que ce personnage ne lui avait pas laissé la somme convenue. Une seule pièce d'or. Qu'est-ce qu'elle pourrait en faire ? L'ajouter à ses économies ? Des économies qu'elle ne gardait jamais bien longtemps d'ailleurs. N'avait-elle pas une grande famille nourrir ? Des tantes, des cousines et des sœurs ? Qui plus est, sa mère avait aussi besoin de cet argent. Elle n'était plus très jeune et la vieille tenancière n'avait plus autant de client qu'auparavant. C'était une triste réalité pour laquelle Maerie compensait largement, elle était encore jeune, du moins une des plus jeunes de la maison qui l'employait, et elle avait un beau corps et un magnifique visage. Un détail qui n'était pas à négliger pour une femme qui dépendait de l'apparence de son corps. Pour le reste, les gens s'en fichait bien. C'était une catin comme tant d'autre. Port-Réal ne lui accordait aucun mérite, aucune foie et peut-être même aucune intelligence. Mais il fallait être maline pour mener une vie comme la sienne. Il fallait être rusé et prévenant. Attentive et attentionnée, elle était aussi une comédienne pour prétendre aimer des hommes aussi répugnants les uns que les autres.

    Difficilement, elle se leva finalement. Elle ne pleurait plus, mais elle était toujours aussi choquée et anéanti par la nuit qu'elle venait de vivre. Était-ce humainement possible de traiter une personne comme il venait de le faire avec elle? N'était-elle qu'une enveloppe charnelle, prête à ouvrir les cuisses, sans conscience ou moral ? Pensait-on seulement d'elle qu'elle puisse avoir des sentiments? Toutefois, ce serait un mensonge de la faire passer ici pour une victime. Après tout, elle avait choisit ce mode de vie, elle avait été consentante il y a bien des années. Mais échapper à cette vie aujourd'hui était presque aussi impossible que pour un prince de refuser le trône de son père. Cette réputation la précédait. Car qui ne connaissait pas Maerie, la prostituée de Port-Réal? On parlait souvent d'elle, d'hommes à hommes, comme un trésor légendaire. Sauf qu'elle n'était pas en or et elle n'apportait pas de richesse ou même de gloire éternelle. C'était seulement la femme qui accepterait de passer en peu de temps avec n'importe qui pour un peu d'argent. Nue comme un verre, elle s'en alla chercher sa robe verte sur le sol pour couvrir son corps froid et souffrant. Elle n'a porté aucune attention à ses cheveux longs, bruns et bouclés et s'est seulement penchée pour ramasser la pièce d'or. Elle regarda son maigre butin si difficilement acquis puis le glissa entre ses seins avant de quitter l'une de nombreuses chambres loués de cet auberge.

    Pour une rare occasion, elle n'avait pas passé la nuit chez la maison de joie où on l'employait. La veille, alors qu'elle se promenait dans les rues de Port-Réal, un homme l'avait abordé. Il la connaissait, on lui avait parlé d'elle. Il réclamait ses services pour la nuit et lui a même offert de louer une chambre pour être plus confortablement installé. Maerie n'a pas refuser; elle allait pouvoir dormir dans un véritable lit et non pas dans les petits matelas du bordel. Si seulement elle avait su ce qu'il lui réservait. Lorsqu'elle quitta l'auberge, le soleil était déjà haut dans le ciel. La journée était déjà avancée. Combien de temps l'avait-il gardé à l'étage ? Qu'importe, elle en était sortie, qui plus est vivante, alors elle retournerait rapidement auprès de sa famille pour chercher un peu de réconfort. On ne lui accorda qu'un seul regard, un œil en pitié pour cette catin battue. Son menton et sa joue droite avaient tous deux une entaille. Rien de grave, mais un signe tout à fait brutal de la nuit.

    Maerie craignait sincèrement de tomber à nouveau sur lui. Même si la jeune mutine ne se laissait habituellement pas marcher sur les pieds, celui-là, bien qu'elle se soit défendue, ne lui avait pas donner la chance de riposter bien longtemps. Il l'avait d'abord frappé pour écarter ses cuises lui-même. Elle avait refusé, mais il l'avait dominé toute la nuit sans qu'elle n'ait eut la chance de sauver sa peau pour ce soir-là. Elle boitait un peu ce matin, cet après-midi ? Sa jambe lui faisait tout aussi mal que le reste de son corps et elle avait une teinte légèrement plus rose que le reste de sa peau blanche. Mais la robe cachait cette imperfection.

    Elle s'apprêtait à présent à traverser un endroit plus achalandé. Elle presserait simplement le pas pour arriver plus rapidement au bordel et rapporter son unique pièce d'or à sa mère, la propriétaire du bordel, en lui expliquant la situation. Elle espérait que sa face serait sauver, étant donné que la prostituée était sa fille. Ses yeux clairs étaient moins bouffis qu'auparavant, mais elle ne pourrait pas mentir bien longtemps sur ces cicatrices. S'était une prostituée après tout, ce genre de situation était fort malheureusement trop courant. On ne comptait plus les hommes qui leur faisait preuve de tendresse. Ils étaient si rares, si peu nombreux. Étaient-ils tous promis à une dame? Avaient-ils tous une élue qui les gardait dans leur lit pour que ce ne soit que des brutes qui réclament les services des prostituée de Port-Réal ? Maerie n'y songeait même plus, elle se contentait seulement de traverser la quartier plus achalandé, la tête baisée.


Dernière édition par Maerie le Lun 6 Juin 2011 - 1:14, édité 1 fois
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Edric Estremont
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Que trépasse si je faiblis

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Message Dim 5 Juin 2011 - 15:59

Depuis quelques temps, Edric travaillait presque jour et nuit, cherchant tous les moyens de mettre un peu d’argent de côté. Et il devait bien l’avouer, ce n’était pas quelque chose d’évident à faire. Même s’il avait des clients réguliers, ce n’était pas pour autant qu’il s’enrichissait. Après tout, les gens qui venaient le voir lui le faisait principalement parce qu’ils n’avaient pas les moyens de se payer mieux… Ce n’était donc pas eux qui allaient l’enrichir et le jeune homme ne roulait définitivement pas sur l’or. Ni même sur l’argent en fait. Ainsi, même s’il gagnait suffisamment pour vivre avec un minimum de décence, ce n’était vraiment pas assez pour qu’il puisse se trouver un logement convenable capable de les accueillir lui et Maerie. Sans oublier leurs éventuels futurs enfants…

Enfin, ça c’était le genre de pensées qui passait à travers son esprit. Il était évident que dans les faits, il ne savait absolument pas s’il avait ne serait-ce qu’une chance auprès de la jeune femme. C’était une prostituée et elle n’avait donc pas nécessairement envie de s’installer comme ça, pour vivre une vie toute simple. Peut-être même que son métier pouvait lui plaire, dans une certaine mesure, encore que là, rien n’était sûr. Et même si elle avait envie de changer de vie, ce n’était sans doute pas pour aller s’installer avec un forgeron qui gagnait à peine de quoi vivre. Elle devait certainement avoir de plus grandes ambitions et c’est pour cette raison que même s’il avait une profonde affection et une attirance certaine pour elle, Edric se contenterait encore longtemps d’une simple nuit avec elle. Ni plus, ni moins, à son grand désarroi.

Du moins, c’est ce qu’il aurait souhaité de son côté. Mais comme il travaillait bien plus qu’à son habitude, il n’avait malheureusement plus le temps de passer ses nuits avec la jeune femme. C’était un compromis qu’il avait fallu faire. Soit il pouvait profiter maintenant de quelques heures de plaisir, soit il faisait le nécessaire pour un jour pouvoir en profiter le restant de sa vie. Et il fallait bien avouer que l’idée de pouvoir passer sa vie avec Maerie était quelque chose de très motivant. D’autant que par son travail acharné, il avait aussi la possibilité de mettre une touche finale à son œuvre secrète, cette arme qu’il souhaitait offrir au jeune lord Arryn. Il espérait bien entendu qu’à terme tout cela finisse par se rejoindre : qu’on le reconnaisse pour ses talents et que la notoriété ainsi gagnée lui permette de mieux vivre et de fonder une famille. Seulement pour cela, il fallait en parler avec Maerie. Et comme la jeune femme lui manquait terriblement, il n’y avait pas de meilleur moment pour le faire que maintenant.

Rangeant un peu son atelier, Edric fit ce qu’il fallait pour étouffer le feu dans le but d’éviter qu’il ne flambe le peu de chose qu’il avait. Quittant la petite bâtisse, il en bloqua l’accès tout en constatant que la rue était déjà bien peuplée, ce qui devait signifier que la journée était déjà bien avancée. C’était plutôt une bonne chose, parce qu’au moins comme ça, il y avait une chance que Maerie soit libre et qu’ils puissent se voir. Le jeune homme remonta donc la rue de l’Acier jusqu’à une petite place et prit la direction du bordel dans lequel la prostituée travaillait, saluant deux soldats du Guet au passage. A mesure qu’il approchait, il se sentait plus joyeux et plus vivant, ravi de pouvoir enfin revoir la jeune femme après aussi longtemps. Il espérait juste qu’elle n’allait pas le jeter dehors… Il ne put toutefois pas le constater par lui-même puisqu’à son arrivée, on ne fit que lui signaler que Maerie n’était pas présente. Elle était partie travailler la nuit dernière et n’était pas encore rentrée… Ce n’était pas surprenant, à priori, mais cela inquiétait quand même un peu Edric. Pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé de grave…

Finalement, après quelques temps, la jeune femme arriva enfin. Et la première chose qu’Edric remarqua, c’était son visage. En effet, il affichait visiblement des marques de violence et savoir qu’elle avait passé toute la nuit avec le même homme ne faisait rien pour arranger la situation… Se levant à son entrée, le forgeron se dirigea vers elle, glissa ses doigts sous son menton et lui fit relever la tête pour plonger son regard dans le sien. Puis, la serrant délicatement contre lui, Edric lui chuchota quelques mots.
« Maerie… C’est horrible, ce qu’il t’est arrivé… Si tu veux, je peux repartir… Mais j’aimerais plutôt rester, pour veiller sur toi. Il faut que quelqu’un s’occupe de toi. Alors si tu es d’accord… Et, si tes sœurs le veulent, bien sûr. » Le jeune homme se doutait que lorsque l’une d’elle avait été battue, il devait être assez difficile pour les autres d’accepter la présence d’un homme avec la malheureuse. Elles devaient plutôt vouloir s’en occuper elles-même. Il restait donc à voir ce que souhaitait Maerie…



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Message Lun 6 Juin 2011 - 14:43



__________________________


    Si elle avait levé les yeux quelques instants, la prostituée aurait probablement remarqué tous les nouveaux regards qui s'étaient déposé sur sa personne. Toutefois, il ne s'agissait pas des habituels regards qu'on lui portait; ce n'était pas des yeux excités ou affamés qui observaient son corps blessés. Non, parce que tous ses gens avaient réellement pitié de la catin qu'elle était. Si elle avait levé les yeux, elle aurait peut-être aperçu cette femme qui tenait à bout de bras, la petite main de sa fille. Sauf que c'était peut-être mieux ainsi. Voir cette enfant lui aurait fait encore plus de mal. Maerie n'entendait pas les bruits autour d,elle. Pas même cet âne qui beuglait, ou ce marchand qui cherchait à attirer de la clientèle. Pas même le bruit des rafales de bruit bruyantes n'étaient parvenues jusqu'à son esprit. Elle était concentrée. Sur quelque chose en particulier, n'importe quoi qui lui apporterait la force de marcher jusqu'au bordel qu'elle pouvait apercevoir au coin de la rue.
    Les gardes l'avaient vu, autrement, comment ne pas voir un rouge aussi vif sur un visage aussi pâle ? Cependant, ils n'avaient pas proposer leur aide ou chercher à comprendre ce qui lui était arrivé. Si son titre avait été autre, comme une dame de grande famille ou une noble, ils auraient immédiatement voler à son secours. Mais parce que sa robe n'était pas celle que portait les grandes dames, et parce qu'ils la connaissaient probablement pour avoir eux-même passer une nuit en sa compagnie, ils ont simplement fermés les yeux tandis qu'elle passait sous leur nez. Après tout, ce n'était qu'une prostituée n'est-ce pas ? Pourquoi lui attribuer le moindre intérêt ?

    Finalement, elle est arrivée péniblement jusqu'au bordel. Sa jambe lui faisait tout aussi mal, mais voilà que les douleurs de son corps étaient de plus en plus écrasantes. Que lui avait-il fait pour qu'elle soit dans un tel état? Elle qui était habituée aux clients difficiles... Devenait-elle trop vieille? Allait-elle bientôt dépendre des autres filles, de ses sœurs et de ses tantes, pour survivre plus longtemps ? Elle a levée les yeux pour balayer la pièce. Elle vit le visage de sa sœur, Isabelle, se durcir à la vue de son visage. Elle a aussi aperçu le petit Rey, le garçon qu'elle protégeait et qu'elle choyait, assit plus loin. Ses sœurs lui avaient donné de quoi manger en son absence. Il y avait aussi des hommes entourés d'autres filles du bordel, quelque chose qui était en fait très fréquent ici. Puis, elle a finalement vu une masse s'approcher d'elle. Elle l'avait reconnu et quand ses doigts se sont glissés sous son menton et que son regard s'est plongé dans le sien, elle n'a pas su garder plus longtemps sa dignité et son orgueil. Des larmes ont rapidement commencer à humidifier ses yeux.
    Il s'agissait d'Edric, un homme qui venait souvent chez elle. Un homme qu'elle appréciait beaucoup. Il était gentil avec elle, peut-être même trop bon. Jusqu'à présent, elle avait toujours eu confiance en lui. Et il lui inspirait tellement la sécurité. Il ne pouvait en être autrement, il lui avait sauver la vie il y a quelques années. Ses bras se sont resserrés autour de son corps si frêle et Maerie s'est simplement laissé réconforter entre ses bras, tandis qu'il chuchotait pour que seule elle puisse entendre : « Maerie… C’est horrible, ce qu’il t’est arrivé… Si tu veux, je peux repartir… Mais j’aimerais plutôt rester, pour veiller sur toi. Il faut que quelqu’un s’occupe de toi. Alors si tu es d’accord… Et, si tes sœurs le veulent, bien sûr. »

    À peine avait-elle entendue ses paroles qu'Isabelle fonçait vers eux. Elle les écarta doucement, jetant un œil méfiant à Edric avant de déposer ses mains sur les avant-bras de sa pauvre amie. Elle la regarda rapidement et secoua la tête. « Que t'es-t-il arrivé Maerie? Qui t'a fait ça ? ». L'émotion l'empêchait de dire quoi que ce soit. Alors s'est Morgane, une autre fille du bordel, qui tout en s'approchant, répondit pour elle : « C'est plutôt évident ! C'est encore ses hommes de passages. De véritables brutes ». Isabelle lui jeta un regard sombre et Morgan s'est tut. La jeune métisse, Isabelle, s'est de nouveau adressé à Maerie en espérant qu'elle répondrait elle-même : « Va donc à l'étage, je viendrai t'aider à te nettoyer. Je m'occuperai de tes blessures... » « Non Isabelle » avait répondu Maerie en lui coupant la parole. « Edric peut s'occuper de moi. Veille simplement à ce que Rey ne manque de rien. Je descendrai plus tard pour t'en parler... J'ai peur qu'il ne sache où se trouve le bordel et qu'il ne revienne, mais pour une autre fille cette fois-là... » « Et à quoi ressemble-t-il, dis-moi ? » « C'est un homme très grand et assez costaud. Barbe et cheveux châtain. Il a des yeux clairs. Son habit est tout de cuir, il rappelle les tabliers du boucher... » « Très bien, j’aurai l’œil ouvert... monte maintenant, avant que toutes les autres filles ne viennent... » « Je m'occupe de Rey », ajouta Morgane. Maerie hocha la tête pour les remercier toutes les deux. Elle regarda une autre fois les filles du bordel qui, peu à peu, comprenait la situation. Elle offrit simplement un pâle petit sourire qui se voulait rassurant. Elle en offrit un un autre, un peu plus convainquant, au petit Rey qui, discrètement, peut-être même timidement, leva la main pour la saluer. Elle se tourna, regardant Edric puis, l'invitant à la suivre, elle grimpa jusqu'à l'étage.

    Elle connaissait ce bordel par cœur. Chaque recoin, chaque chambre, chaque bruit de plancher. Elle avait grandit ici, elle se croyait née ici. Alors, qu'en vérité, elle avait été adoptée par la vieille tenancière, propriétaire des lieux. Sauf qu'elle ne lui avait jamais avoué. Et elle ne lui dirait probablement jamais. C'était son secret. Et personne n'tait au courant. On les croyait mère et fille, biologiquement. Doucement,;a pas silencieux pour ne pas réveillé qui que ce soit qui pourrait être dans les autres chambres longeait le corridor, elle guida Edric jusqu'à la chambre qu'elle avait habituellement. Ce n'était probablement pas un lieu nouveau pour lui, puisqu'ils y avaient passés du temps ensemble biens souvent. Elle poussa la porte de bois sombre et remarqua, à peine entrée, qu'on avait rangé un peu le désordre. Par soucis de confort pour les clients peut-être, se disait-elle. Néanmoins, on ne semblait pas avoir touché à ses affaires, car ses choses se trouvait toujours sur la petite table du fond. Elle s,y avança et puis elle s'empara de la pièce d'or qu'elle avait gagné. Elle la déposa dans une bourse rouge qu'elle cacha ensuite sous une planche du plancher. Chaque chambre en avait une. C'était là qu'elles devaient laissés se qu'elle avait gagné chaque jour pour que sa mère puisse venir les récolter plus tard. Un endroit sécuritaire et souvent inconnue des clients. Sauf pour Edric qui l'avait vraisemblablement vu. Mais elle lui faisait confiance... Peu satisfaite du maigre butin qu'elle avait si difficilement gagné, elle se dirigea jusqu'au grand lit puis alla s'y asseoir. Le regard bas, vide en fait. Elle a entendu la porte se refermée. Elle a timidement levé la tête vers Edric. Honteuse à sa vue, elle baissa encore la tête et murmura : « Je déteste être aussi vulnérable... ».


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Edric Estremont
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Message Mer 3 Aoû 2011 - 16:04

Edric était arrivé bien en avance à la maison dans laquelle travaillait Maerie, mais il n’avait malheureusement pas eu la chance de la voir directement. En effet, elle avait passé la nuit avec un client et n’était pas encore rentrée. Cela inquiétait quelque peu le jeune forgeron et il comprit vite qu’il avait eu raison. Lorsque la jeune femme revint enfin au bordel, elle présentait les marques d’une nuit mouvementée et du traitement violent de son client… C’était vraiment quelque chose d’horrible qui faisait bouillir son sang dans ses veines. Plongeant son regard dans celui de Maerie, Edric la serra délicatement contre lui tout en lui chuchotant quelques mots. Il lui proposait son aide, si elle la voulait et surtout, si ses sœurs l’acceptaient. Il n’eut toutefois pas le temps d’avoir une réponse que justement, l’une de ces sœurs approchait telle une furie.

Arrivant près d’eux, elle ne mit pas longtemps à les séparer, gratifiant Edric d’un regard noir. Préférant éviter le conflit, le jeune homme recula un peu, laissant à la prostituée le temps de prendre les choses en main. Une discussion débuta entre les filles mais elle se termina bien vite, la belle métisse conseillant à Maerie de monter à l’étage se nettoyer le temps qu’elle vienne s’occuper de ses blessures. La jeune femme lui coupa toutefois la parole, précisant qu’Edric pouvait très bien s’en charger lui-même. De son côté, le jeune homme sentit son cœur accélérer. Vraiment ? Si elle le préférait à une de ses sœurs, c’est qu’elle devait avoir vraiment très confiance en lui… Et ça, c’était vraiment une très bonne chose pour lui ! Laissant les filles mettre fin à leur discussion, le forgeron s’approcha de Maerie et à l’invitation, suivit la jeune femme jusqu’au premier étage.

En silence, Edric suivait Maerie à travers le corridor et cela, jusqu’à ce qu’ils arrivent à la chambre qu’elle occupait habituellement. Il connaissait ce lieu pour y avoir déjà passé quelques nuits avec elle, mais cette fois-ci, il ne doutait pas que les choses se passent très différemment. Entrant à sa suite, le forgeron regarda Maerie se diriger vers une petite table pour prendre une bourse rouge dans laquelle elle glissa une pièce avant de cacher cela sous le plancher. Pour le coup, Edric fut une fois de plus très surpris. Il avait toujours respecté la jeune femme et même s’il l’avait aidé une fois par le passé, il n’avait jamais imaginé qu’elle puisse autant avoir confiance en lui. Bien entendu, cela lui faisait plaisir par rapport à leur relation, mais cela l’inquiétait aussi quelque peu… Après tout, si elle avait confiance pour si peu, n’était-ce pas parce qu’il était éventuellement le plus gentil ? Ca voudrait donc dire que les autres l’étaient beaucoup moins… Et rien que d’imaginer ce qu’elle pouvait vivre avec ses clients, ça faisait froid dans le dos.

Le forgeron revint à lui pour voir Maerie s’asseoir sur le lit, visiblement lasse. Fermant la porte, il s’approcha d’elle et leurs regards se croisèrent une fois de plus. Mais, rapidement, la jeune femme baissa les yeux vers le sol, pestant contre sa vulnérabilité. C’était compréhensible, mais elle ne devait pas. Changeant d’approche, le jeune homme s’agenouilla, de manière à ce qu’en levant la tête il puisse regarder Maerie dans les yeux. Ainsi, elle n’avait pas à lever la tête, même si c’était sans doute mieux de la relever pour faire preuve de fierté. Glissant sa main contre la joue de la jeune fille, Edric tenta de la réconforter comme il pouvait. Mais n’étant pas très doué dans ce domaine, ses propos pouvaient sembler étranges…
« Personne n’aime être vulnérable Maerie, c’est normal. Et puis, ça doit être encore plus difficile pour toi, avec tous ces hommes que tu vois passer… C’est difficile, je pense. Mais ça ne justifie pas ce qu’ils font. Personne ne devrait ce comporter ainsi, surtout avec une femme. » Soupirant devant la situation, Edric eut soudain une idée ! Glissant sa main dans son dos, il en sortit un petit poignard qu’il avait lui-même forgé et qu’il gardait toujours sur lui, comme outil utilitaire. Mais c’était toujours très suffisant pour planter un homme. Il le tendit à Maerie tout en prenant la parole une nouvelle fois. « Tiens, prends ça. Si tu le gardes toujours à portée, tu ne seras plus si vulnérable. Et si tu veux, je peux essayer de t’en faire un autre, plus facile à cacher. Comme ça, tu auras toujours le moyen de te défendre. En attendant, garde celui-là, c’est mieux que rien. »

Souriant gentiment, Edric se leva lorsque l’on frappa à la porte. Allant ouvrir, il découvrit l’une des sœurs de Maerie, les bras chargés d’une cuvette d’eau et de serviettes. C’était peu, mais quand on était roturier, on ne pouvait pas forcément prétendre à de meilleurs soins. Remerciant la jeune femme, le forgeron prit le nécessaire et retourna vers le lit. Posant la cuvette sur la petite table, il s’installa à côté de la jeune femme, sur le lit, affichant toujours un petit sourire sur son visage. Il essayait d’être rassurant, mais il ne savait pas si ça marchait ou s’il allait faire preuve. Prenant l’une des serviettes, Edric la trempa dans la bassine et se retourna pour faire le plus face à Maerie. « Tu es prête ? » Attendant qu’elle acquiesce, il commença à éponger délicatement les blessures de son visage, qu’il s’agisse de bleus ou de blessures ouvertes. L’eau fraiche nettoyait autant les plaies qu’elle calmait les échauffements. Edric faisait toutefois très attention à ne pas lui faire de mal. Il se demandait si c’était la première fois ou si sa réaction montrait qu’elle avait l’habitude… Mais imaginer ça, ça lui faisait vraiment très mal au cœur. « Maerie… Tant de souffrances… N’as-tu jamais imaginé arrêter ? Ne serait-il pas possible que tu trouves un autre métier ? Qui sait jusqu’où ira le prochain client violent… » Cette pensée lui faisait vraiment peur mais il se doutait que c’était difficile pour une femme du peuple de trouver un autre boulot. Femme de chambre ou cuisinière au château ? Où alors un petit travail chez un marchand ? Lui-même lui aurait bien proposé de venir chez lui, mais il ne gagnait pas assez pour vivre à deux… Du moins, pour le moment. Mais plus tard, il demanderait. Oui, il en avait envie. Envie d’aider Maerie et envie de vivre avec elle. C’était évident.



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