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Une vérité peut en cacher une autre

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Feuille de Personnage


Message Lun 29 Oct 2012 - 20:51

Polyvalent, homme à tout faire, il y avait une liste assez longue de termes pour définir l'ensemble des capacités et des activités de Mycah. Tantôt chasseur et braconnier, tantôt mercenaire ou même au besoin voleur, cet homme cachait finalement derrière sa petite taille et sa sympathie un éventail de talents assez remarquables. A y penser, si vous ajoutez à cela sa connaissance des terres de Westeros et le nombre de personnes qui connaissaient et reconnaissaient le visage du Dornien à travers les régions, on peut finalement se demander pourquoi n'avait il pas été réclamé comme informateur plus tôt. Ca n'a été qu'en 210 qu'un commanditaire bien mystérieux croisa sa route alors que le chasseur avait laisser derrière lui une trace un peu trop visible de son passage à Port Real.
Étrange et inconnu patron, ce dernier n'était pourtant pas des plus farouches et correspondait à l'attente du dornien. Il payait bien, ne se faisait que rarement connaître pour un ordre de mission et au final n'attendait qu'une chose de ses hommes, un panel d'information aussi large que peu facile à trouver sur les différentes visions que le continent avait de leur maître, Les targaryen.

Les derniers temps s'étaient d'ailleurs montrés pour le moins rentables, les Feunoyr et les fer-nés s'étaient en effet montrés assez fort pour mettre un coup des plus rudes sur le fragile équilibre du monde et étaient parvenu à ébranler la confiance des loyaux et à réveiller l'idéologie tenaces des traîtres. C'était d'autant plus vrais à Dorne que dans nul autre endroit du monde. Les terres méridionales avaient été raccroché il y'a finalement peu de temps au reste du royaume et cette alliance imprévue en avait fait pâlir plus d'un à travers les rues et les châteaux, les Ferboys les premiers. Qui ne connaissait pas la délicate situation dans laquelle la famille à la herse s'était embourbée à avoir voulu faire face à l'ordre établi. Ils étaient aujourd'hui la cible de tout les agents possibles et imaginable du continent, chacun espérant au fond de lui obtenir le petit mot de travers qui vaudrait de l'or chez une oreille intéressée.
Stupides espions pour la plus part, Mycah de son coté avait eu une idée plus subtile enfin de son point de vue. Ils s'étaient tous rués sur Ferboys sans réfléchir aux autres familles. Les jeux d'influences étaient fait de sorte à ce que lorsqu'une famille avait son avis d'autre la suivent par besoin ou par influence et si le leader restait toujours le plus profitable ses acolytes ne perdaient pas en intérêt, surtout si la puissance du blason en question se pavanait au dessus des autres. Autant dire que lorsqu'il entendit quelques rumeurs sur le mariage de l'héritier des Dayne et d'une Ferboys, il avait accouru aux Météores. Si les maîtres des lieux partageaient les idées des rebelles au point de lier se contrat tacite par mariage, il aurait l’exclusivité d'une info cruciale. La frontière de Dorne se resserrait.

Voilà donc pourquoi l'on retrouvait le chasseur de retour dans sa terre natale après tout ce temps. Il avait bien voyager depuis son retour dans les sables, de l'Orage il était retourner à Lancehélion pour la première fois de sa vie. Son pèlerinage effectué, les affaires l'avaient donc mené à l'ouest aux abords du Bief, sur les terres de l'épée du matin. C'était une inauguration pour lui, s'il connaissait la Passe du Prince et les Osseux comme le dos de sa main, les rives de la Torentine lui avait toujours été inconnu et seul quelques histoires et rumeurs lui avaient décrit ce qui s'était étendu sous son regard brun à son arrivée. Par un navire marchand il avait voyagé de la cité des Martel et un matin alors qu'une aube teintée d'ocre balayait la nuit, un marin lui avait pointé du doigt leur destination finale. Comme étouffé par les montagne qui l'encerclait elle et l'horizon, la cité des Météores lui était apparu, dressée fièrement entre les roches comme preuve d'une victoire de l'homme sur le relief escarpé. Pour lui, un doux relent d'Accalmie ressortait des murailles qui faisaient front à la nature et il se laissait déjà s'épanouir, comme si il connaissait la terre où il allait poser le pied.
Il ne fallut pas énormément de temps à la voilure pour finir de porter son équipage dans l'enceinte des murs. A peine amarrer, voilà déjà que Mycah payait son dû et dévalait la passerelle. Il avait toujours apprécié l’agitation des ports, les cris, les ordres, les rires. Des odeurs d'épices et des couleurs chatoyantes qui venaient bousculer vos sens. Une agitation permanente dans laquelle il se laissait volontiers s'immerger. Le temps n'en était pourtant pas à la rêvasserie, il devait faire les choses vites et bien, un seigneur n'attend pas même s'il ne sait pas encore avoir un rendez vous. Sans mal il intégra un petit groupe d'homme qui discutait affalé sur des caisses au soleil du milieu de matinée. En quelques plaisanteries et explications, il obtint tout ce qu'il voulait voire plus : le chemin vers la demeure des Dayne et même un toit où loger ce soir s'il ne parvenait pas à ses fins dans la journée. Suivant les instructions il s’enfonça dans la ville. Comme construite à la va vite, sans jamais se soucier des habitats passés, les maisons et les échoppes se succédaient et débordaient sur des rues déjà trop étroites. Sans logique, des tours naissaient au milieu des pierres les bâtiments s'étendaient au besoin de leur propriétaires jusqu'à former des construction sans réelle forme. A vrais dire la ville ne semblait pas être descriptible dans son ensemble, pour rester fidèle il aurait fallu avancer au cas par cas, en suivant l'architecture qui se modifiait à chaque virage.
Ce n'est finalement qu'au bout de dix bonne minutes de marche que Mycah réussit à se sortir de ce labyrinthe, en débouchant sur une rue plus grande, plus large et ouverte que le traditionnel dédale dans lequel il avait été plongé. Construite en cote, il suffisait de la suivre du regard pour finalement apercevoir sa destination. La citadelle dressé au dessus de tout depuis sa falaise, surveillait ses brebis. Tel était son but et maintenant qu'il approchait il était temps de mettre en œuvre son plan. Trouver un gamin des rues ne fut pas difficile ça ne l'était jamais, le convaincre à l'aide d'une pièce brillante non plus. Mycah lui glissa tranquillement quelques instructions à l'oreille et d'une tape dans le dos, il lui dit de partir.

Sans attendre et le poing fermement renfermé sur son cerf d'argent, le petit commença l'escalade en abandonnant son bienfaiteur et ses amis qui le jalousaient déjà d'avoir attiré l'attention du chasseur. Bizarrement personne ne s'étonna de voire un garçon de cette age cavaler sur le chemin de la forteresse. En fait c'était a se demander si une seule personne sur la route pourtant très prisée avait remarquer ce petit homme qui ne fut bloqué qu'à son arriver à la porte par la main couverte de maille d'un garde.
Pestiférant et vociférant sur la tentative d'intrusion d'une peste comme lui dans la demeure seigneuriale, le garde ne devait surement pas s'attendre à ce que le petit lui déballe un texte apprit quelques minutes plus tôt.


Attendez m'sire, 'tendez. C'est mon père qui m'envoie. Il est dans une taverne au milieu de la grande rue. Y'a un étranger qui parle beaucoup. Il dit venir du Bief et d’après lui y'aurait de gros problème à la frontière, des pillards ! C'est mon père qui m'a dit de venir l'dire.

En effet la première règle pour approcher un noble d'après Mycah était non pas d'aller vers lui mais de l'obliger à venir vous chercher et quoi de mieux qu'un groupe de rebelle sur des terres pour attiser la curiosité d'un seigneur. Car oui l'étranger dans la taverne s'était bien lui. Une fois le gamin partit il s'était contenter de s'étendre dans un bouge qu'il lui avait désigné afin que son acolyte de fortune le retrouve. Et alors que l'enfant accomplissait sa tâche ingrate. Le chasseur vidait déjà quelques verres entouré d'un groupe d'homme curieux de connaitre la suite des aventures de ce voyageur qui avait apparemment survécut à des pillards.
Les dés étaient jetés, c'était maintenant aux Dayne de jouer.
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Oberyn Dayne
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• Epée du Matin •
◌ Vision du Guerrier ◌
• Champion de la Maison Martell •

« Honneur, Loyauté, Sacrifice. »

♦ Missives : 2094
♦ Missives Aventure : 87
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 30/03/1988
♦ Arrivée à Westeros : 17/09/2012
♦ Célébrité : Jamie Campbell Bower
♦ Copyright : Violain <3
♦ Doublons : Gunthor Estremont
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Fiancé à Edarra Ferboys
♦ Lieu : Citadelle des Météores.
♦ Liens Utiles :

Disponibilité : 3/4 RP's
Présentation d’Oberyn
Voyages & Aventures
Capacités d’Oberyn
Chroniques de la Maison Dayne

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Message Ven 2 Nov 2012 - 1:04


Une Vérité peut en Cacher une Autre.


La brise marine heurtait de plein fouet son visage de ses caresses salées alors qu’Oberyn laissait ses yeux protégés par le charnel bouclier que lui offraient ses paupières closes. Des heures entières à se laisser bercer par le murmure des hommes, par la clameur des habitants de ses Météores ou encore les cris des Aigles Marins fendant le cyan célestes auraient bien pu s’écouler avant qu’il n’éprouve le moindre sentiment d’ennui. Ainsi était sa ville, ainsi était son fief… Haut en couleur, alliant par la force de l’homme la puissance du cours d’eau au caractère gigantesque comme implacable de l’Océan tout en piochant une sorte de caractère intemporel et indomptable propre aux Montagnes Rouges. Jamais de par le monde il ne pourrait se sentir plus à sa place qu’ici, parmi ces briques comme ces marbres qui avaient accueilli ses premiers pas dans une chaleur que d’aucun pouvait bien juger comme étouffante alors que la poussière se faisait l’épais témoin d’une activité propre à une métropole qui ne dormait presque jamais ! Il n’avait point besoin d’ouvrir les yeux pour laisser son esprit figurer toutes les merveilles qui se déroulaient sous son visage, jugé qu’il était sur un créneau en tout point élevé.

Pas besoin de dévoiler ses pupilles d’un bleu plus bleu que bleu et pailleté d’une teinte lilas propre à la lignée des Targaryens pour voir se former les différentes Tours émaillant les constructions civiles dans les différents niveaux successifs gravissant la montagne pour ceindre la Citadelle des Météores d’un anneau de Remparts autant que de chaumières et d’échoppes. Point besoin d’ouvrir les yeux pour sentir sur son visages les miroitements aveuglants que provoquaient les vaguelettes sur la Torentine alors que les navires marchands voyaient leurs voiles gonflées par les vents pour rallier le port. Nul besoin de mettre au jour ses iris pour emplir ses sens des exclamations dans les rues, des fragrances d’épices comme de fruits murs que l’on pouvait trouver dans les différents bazars émaillant la disposition concentrique de la ville fortifiée ou encore être ébloui par l’immaculée clarté de bon nombres de murs blanchis par une population zélée. Il ouvrit cependant les yeux pour se laisser bercer par la muette contemplation de l’ensemble des lieux de culte érigés de par la cité de son enfance, témoins intemporel de toute la tolérance induite par une communauté qui se voulait être la mosaïque inflexible des cultures l’environnant comme la transperçant. Gonflé de fierté et ragaillardi par la vision de ce qu’il considérait être un véritable Paradis, Ser Oberyn Dayne étira un maigre sourire avant de faire volte-face et choir sur le chemin de ronde.

En contre bas, dans la première cour intérieure à la citadelle, se déroulait un spectacle qui n’enchantait point femmes comme mères. Bon nombre d’hommes d’âge mur avaient répondu à son appel aux armes, l’armée régulière n’ayant aucun mal à entreprendre la formation des volontaires attirés par la gloire, la solde ou encore le simple honneur de répondre à un appel de l’Epée du Matin. S’il n’en avait pas encore conscience, ou bien s’il se refusait à se le mettre en tête, Oberyn devait bien comprendre qu’il avait bon nombre de traits propre aux icônes que suivent sans broncher les troupes pourtant les moins disciplinées. Le Prince Maron Martell n’avait cessé de lui répéter… Il ne pouvait point s’y résoudre toutefois, estimant ce fardeau comme toujours plus lourd pour ses épaules. Néanmoins, il donnait tout de son temps comme de ses énergies à la préparation de la troupe des Météores en vue de la Guerre qui devrait bientôt être menée contre les vindicatifs Fer-Nés. Bien des messagers furent envoyés aux maisons voisines pour qu’elles fourbissent leurs propres armes, mais peu de réponses leur survinrent. S’il avait eu la certitude, après l’avoir rencontré en personne, de l’engagement des Uller dans le conflit, Oberyn n’attendait pas de Rennifer Uller qu’il rassemble plus de mille lances pour prendre part à la bataille. Un état de fait qui serait tout autre pour le Haut Hermitage de Trebor Dayne, ce dernier ayant chevauché jusqu’aux Météores pour coordonner son effort de guerre avec celui de son Rival d’antan. Ce n’était pas moins de toutes les Maisons Dayne qui allaient bientôt s’engager sur les sentiers de la guerre…

Arpentant la ronde en laissant son regard vagabonder sur la masse des recrues, Oberyn distingua son Oncle Andrew épée en main donnant la leçon à un contingent d’hommes de l’âge de Rhaegal ou guère plus. Il descendait les escaliers menant à la cour quand une première volée de flèches fut décochée, trop finissant leur vol dans une des cibles disposée à moins de cent pieds. Sa marche le mena au-devant des forges, là où la chaleur semblait insoutenables et où bon nombres d’artisans s’échinaient travailler l’acier pour donner vie à des épées, des armures ou encore des pointes de lances comme de flèches. Les préparations au conflit n’étaient pas négligées et transformaient la citadelle comme les quartiers parsemés de casernes militaires en véritables fourmilières. Trebor ne manquait pas de tonner, laissant sa puissante voix chanter alors qu’il dirigeait de plusieurs mouvements de son immense épée la manœuvre d’une phalange de piquiers pour les moins indisciplinés. Les propos de Rennifer sur la mollesse du peuple de Dorne dans le temps de paix revinrent en mémoire du chevalier et il se félicita d’avoir tant de temps pour anticiper le conflit qui verrait le vieil homme se ranger dans les rangs de ses alliés. Leurs efforts payeraient et il n’aurait point à supporter les sarcasmes du vieux lancier. Disposer de temps afin de pouvoir se préparer était un luxe inespéré qu’il convenait de faire fructifier. Il n’y avait pas à se méprendre, la guerre venait au loin avec son lot de gloire comme son lot d’atrocités… Telle préparation pourrait les réfréner… !

Vêtu tel le plus simple homme d’arme de sa maisonnée, Oberyn se démarquait par le port de deux canons d’avant-bras métalliques ouvragés alors que le fourreau d’aube barrait son dos et laissait la poignée de la légendaire épée émerger au-dessus de son épaule gauche. Fendant la foule active de son pas déterminé, il ne manqua pas de saluer chaleureusement bon nombre de ses compagnons chevalier tout en se dirigeant vers les tentures hâtivement dressée faisant office de quartier général. Intendance et commandement s’y trouvaient ainsi regroupés, animés par son oncle Luan et son propre Père. Silencieux, il s’inséra dans la conversation traitant du ravitaillement des troupes mais également de l’engagement des bâtiments de guerre que possédaient les Météores. Bon nombre de Galères devraient prendre part aux batailles, restait à savoir où se situerait le point de ralliement de coalition des Sept Couronnes. Et alors que la conversation dérivait sur l’acheminement des troupes à pied, le restreint conseil fut alpagué par un page timide et confus, sollicitant un entretien du fait d’événements rapportés dans la vieille ville. Concerné, Lord Olyvar délégua la tâche à son fils et à l’un de ses plus fidèles capitaines, Aqib. Déférant et responsable, c’est flanqué du rude titan aux larges épaules et à l’épaisse barbe corbeau que l’Héritier des Météores s’en vint à questionner le page :

« Que se passe t’il donc mon garçon ? »

« J’viens d’la porte d’lion m’ser ! C’la gard qu’m’envoi m’ser ! C’par’qu’y a un môme qu’est v’nu les prév’nir m’ser ! »

« Moins vite mon garçon… Les prévenir à quel sujet ? »

« Bbah c’qu’y a un étranger du Bief qu’est arrivé m’ser ! L’môme dit qu’son père l’a entedu dans l’taverne m’ser ! Qu’y dit qu’a des soucis à l’frontière m’ser ! Qu’a des pillards dans l’région m’ser ! Alors z’ont dit d’venir d’ner l’alarme m’ser ! »

Silence fut la seule réponse appropriée que trouva à délivrer le jeune Oberyn alors qu’il congédiait le page de quelques nonchalant mouvements de main. La nouvelle n’était pas des plus ragoutantes, d’autant que le Bief avait toujours été en paix depuis bien longtemps. La frontière Nord était, depuis que les accords furent scellés entre leurs deux maisons, conjointement protégée par des forces de la Maison Forrest et des Hommes de la Maison Dayne. La troupe Forrest alliant sa connaissance du terrain au Marteau et à l’Enclume de la Chevalerie Dayne pour écraser les pillards trop avisés, la combinaison avait assuré bon nombre d’années de paix. A l’aube d’une guerre, pourchasser des brigands était une chose dont l’Epée du Matin se serait bien passé… Soucieux, il échangea un simple regard avec le gigantesque Aqib et tous deux se mirent en route vers la Porte du Lion sans échanger un mot. L’arrivée à la poterne fut rapide, simplement émaillée par un éclat de voix du colossal Capitaine appelant en renfort une cohorte d’une douzaine d’hommes d’arme armés d’épées, de lances et de boucliers ronds frappés aux armoiries de la Maison Dayne. La troupe nouvellement formée accueillit les descriptions de la garde en faction et aggloméra deux nouveaux éléments en plus du jeune enfant qui semblait avoir emmené la nouvelle. Tous se mirent en branle vers la taverne, déclenchant bien des œillades dans les rues bondées et actives dans lesquelles ils déboulaient. Dans le dernier tiers du chemin, alors que leur objectif semblait en vue, Aquib apostropha toutefois un Oberyn pour le moins surpris :

« Mieux vaudrait garder votre identité secrete. »

« Je n’ai pas à avoir peur au milieu de mes gens… D’autant que l’Epée du Matin n’a point droit d’éprouver la moindre peur ! »

« Foutaises ! Rugit alors le barbu à la forte stature. J’tiens pas à ramener le fils de mon suzerain avec une dague dans le dos ! Tant qu’on sera pas sorti de ce trou à rat et que vous serez pas flanqués de ma douzaine d’hommes, je mènerai les débats… ! »

Point la peine de chercher à raisonner le puissant soldat, il n’avait pas officié comme bouclier lige du seigneur son père pendant plus de dix ans pour rien. La loyauté d’Aqib était toute acquise et Oberyn le remerciait pour toutes ses précautions mais il ne les jugeait pas vraiment nécessaires en l’instant. Peut-être l’avenir en donnerait-il une interprétation somme toute assez différente. La marche forcée se stoppa d’elle-même sur le parvis d’un établissement que l’Epée du Matin n’avait jamais vraiment fréquenté. Déployant ses hommes dans le périmètre, le bourru Capitaine pénétra dans les lieux flanqués de quatre hommes dont l’Epée du Matin. Bien des regards vinrent se poser sur l’Héritier Dayne au regard bleu nuit pailleté d’améthyste et ce dernier finit par se demander comment le Capitaine comptait dissimuler sa véritable identité aux yeux de tous ? Ses cheveux blonds marbrés de cendre comme ses yeux pouvaient bien trahir sa filiation parentale alors que ses canons d’avant-bras en métal argenté et l’estramaçon qu’il portait au fourreau dans son dos différaient de l’équipement classique des hommes d’arme l’accompagnant. Un sourire amusé aux lèvres, il suivit néanmoins le mouvement et se dirigea vers la table que leur avait indiquée l’enfant. L’étranger était identifié, son physique de différait pas tant que ça des hommes de leurs contrées. C’est avec une douceur absente que le colossal capitaine expulsa manu militari les compagnons de beuverie du jeune homme qui avait toute leur attention désormais, flanqué qu’il était par deux hommes d’arme lui interdisant de se lever. De concert avec le dernier soldat, Oberyn s’assit autour de la table, fixant du coin de l’œil celui qui était, désormais, au centre du débat.

« Ecoute mon gars… Parait qu’t’as des informations… Intéressantes pour le Lord des Météores ! La large main velue du Capitaine se porta vers une des coupes délaissée par l’un des convives qu’il venait d’expulser. Refermant ses doigts sur cette dernière, il entreprit d’en vider intégralement le contenu avant de poursuivre les débats, laissant à Oberyn le temps d’Analyser leur hôte. Le premier constat fut celui d’un homme avenant à l’aura pourtant surprenante, de celle que vous éprouvez quand vous découvrez timide compagnon peut devenir le plus sauvage des liens quand il en vint à défendre une cause qui lui est chère. Il pouvait s’avancer en disant qu’il avait à faire à un Dornien mais ne saurait décrire avec précision son lieu d’origine… Mais tu vois… J’peux pas laisser rentrer n’importe qui dans la citadelle pour entretenir mon Seigneur. Ca serait pas très… Sûr pour la Maison Dayne, t’vois l’genre ? Alors tu vas commencer par répondre à mes questions et si j’les trouve satisfaisantes on te fera entrer… Compris ? »

« Qui êtes vous ? »

Oberyn venait tout bonnement de s’oublier, n’ayant pas vraiment l’habitude de répondre aux ordres qu’on lui donnait depuis qu’il s’était vu confier le titre d’Epée du Matin… Le regard incendiaire que lui décocha Aqib fut à la hauteur de la promptitude avec laquelle les mots venaient de fuser hors des lèvres du jeune chevalier et c’est sans un mot qu’il détourna les yeux pour les river sur la table. Sa curiosité nécessitait toutefois d’être satisfaite, son analyse précédente ayant soulevée beaucoup de question. Tel homme à la carrure dessinée ne pouvait être simple voyageur mais devait posséder des talents bien particuliers. Quel pouvait bien être sa fonction comme son domaine d’excellence ? Et cet arc à proximité qu’il pensait appartenir à l’étranger… Etait-il un simple instrument de survie ou le silencieux témoin d’un immense talent pour l’archerie ? La tête quelque peu rentrée dans les épaules, Oberyn se contenta de laisser la main au Capitaine pour le moins irrité par son intervention qui ne manqua pas de paraitre encore plus rustre lorsqu’il reprit la parole :

« Ouais donc… Paraitrait que tu viens tout droit du Bief… Et si j’en crois la rumeur, t’aurais été un peu l’témoin de quelques problèmes à la frontière… Des pillards si j’en crois les racontars ? Tu m’corrige ? »

Le timbre était puissant, implacable, à même de forcer le chevalier des Météores à redresser le visage pour mieux juger du duel psychologique qui pourrait bientôt se mettre en place. Le Capitaine rompu aux combats semblait attendre une quelconque réponse de la part de son interlocuteur, recherchant une forme de correction des propos rapportés ou bien des éclaircissements à une situation qui ne devait pas en manquer. Du coin de l’œil, Ser Oberyn Dayne scrutait, avide de connaitre toute la vérité qui menaçait de secouer tous les plans qu’il avait bien pu échafauder afin de satisfaire aux ordres de son exemple princier.

« L’ennui c’est qu’on a pas vu d’pillards dans le coin depuis bien des lunes mon garçon… Alors j’aimerai bien savoir ce qui aurait pu les amener à revenir dans l’coin sachant toutes les tannées qu’ont bien pu leur mettre nos Chevaliers… Et j’t’avoue qu’un monceau de détail serait l’bienvenu ! »

Cette fois ci, Aqib se saisit d’une nouvelle coupe et la vida immédiatement, sans autre forme de procès. Les mots du Capitaine porté sur la boisson avaient provoqués un curieux processus de réflexion chez l’Epée du Matin. Sans trop qu’il ne puisse expliquer pourquoi, le visage d’Ismäelle Forrest passa sous ses yeux et avec lui la désagréable sensation de savoir un être cher potentiellement en danger. Pourtant, il se calma bien vite, sa raison lui indiquant que son amie d’enfance voguait pour l’heure en direction de Port-Réal, y accompagnant leur Prince. Mais n’était-il pas de son devoir que d’assurer la sécurité des terres de celle qu’il considérait avec beaucoup d’égards ? Dornien dans son attitude, son sang ne fit qu’un seul tour et il se fendit d’une nouvelle question à l’attention de celui qui restait, pour l’heure, comme un énigme vivante :

« Si vos récits sont exacts, avez-vous pu identifier des armoiries ? Qu’elles soient du Bief ou… D’ailleurs. »

La perspective visant à imaginer une attaque fomentée par une personne aussi radicale que Rennifer Uller n’était pas à écarter. Rivant son regard sur le questionné, alors que la Taverne alentour de quittait pas son incessant brouhaha du fait de leur conversation, Oberyn ignora le grondement du capitaine excédé par le manque de retenue de celui qu’il s’était fait un devoir de ne pas exposer. Le mal était fait désormais… Si tant est que leur énigmatique informateur soit en mesure de l’identifier comme étant l’Héritier des Météores et Epée du Matin…




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »


Dernière édition par Oberyn Dayne le Jeu 28 Mar 2013 - 11:41, édité 2 fois
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Message Jeu 8 Nov 2012 - 18:05

Que l'établissement soit recommandable ou non, Mycah avait finit par trouver sa place dans le bouge justement dénommé La Mer d’Été. A peine avait il passé le seuil de la porte que déjà il sentait l'odeur enivrante de la boisson fraîchement servie offrant un peu de réconfort dans la chaleur étouffante des lieux. Exiguë et basse de plafond, plafond d'ailleurs seulement composé de paillasses et de larges bandes de tissus flottants au vent et permettant simplement d'apposer une ombre aux clients, la taverne semblait tout bonnement ensevelir des hommes trop grands pour elle. Il suffit à Mycah d'ajouter à cela ce sol de terre battue desséchée et les quelques tables collées les unes aux autres face à un comptoir de roches empilée et tenu au mortier pour qu'il comprenne qu'aucun doute n'était permis : Même aux Météores, il était bien encore chez lui. Dans ses terres et dans son élément rien ne l’empêcherait d'atteindre son but final et déjà à l'aise dans ce sanctuaire du vin de Dorne, il n'hésita pas une seconde, comme si le moindre geste qu'il avait à faire était inscrit dans ses gènes. Évitant les regards qui s'apposaient déjà sur son teint salé il s’assit calmement à une table qui semblait lui faire de l’œil depuis son arrivé. Dans un coin ombragé mais centré, là où il ne pourrait échapper à aucun regard et là où chaque oreille serait forcée d'entendre ce qu'il avait à dire, elle était le point parfait pour commencer son histoire. Le gamin devait encore être entrain de courir à ce moment même et si tout ce passait comme prévu les invités de Mycah ne tarderaient pas et pour leur arrivée il se devait de planter un décor digne de leur rang.

Armé d'une barbe impressionnante qui n'arrangeait en rien son air peu commode le maître des lieux s'approcha du nouvel arrivant qu'il dévisagea entièrement avec sûrement comme arrière pensée la simple question : Devait il accepter ce Salé chez lui ? Habitué à ce genre de réaction qui le poursuivait bien souvent loin de ses côtes natales Mycah n'eut pas de mal à répondre pour lui en lâchant un cerf d'argent sonnant et trébuchant sur la table. Il put d'ailleurs et pour son plaisir soupeser sa bourse qui commençait à se faire de plus en plus légère. Cette histoire commençait à lui coûter cher et un petit doute vint tranquillement s'insinuer dans son esprit jusque là si sûr de lui. A la moindre erreur la punition se ferait aussitôt sentir, au moindre acte du hasard ces plans pourraient s'écrouler et il serait bloqué ici sans perspective de renflouement de ses fonds personnels. Impassiblement il commanda au tavernier son meilleur vin, une piquette à n'en pas douter, mais son esprit lui restait quoi qu'il arrive tourné vers les Dayne. Il ne voulait qu'une info, une info qui lui rapporterait sans le moindre doute de quoi tenir quelques temps sans avoir à fournir l'effort de la survie, mais le chemin jusqu'à la récompense avait finalement peut être été un peu trop idéalisé et de nouveaux obstacles apparaissaient au fil du temps.

Un coup sec le coupa dans sa réflexion et de retour parmi les conscients il put apercevoir face à lui une coupe remplit d'un liquide rougeâtre encore tremblant qui n'avait en rapport avec le vin que le nom. L'heure du théâtre avait sonné et attirer l'attention serait le premier acte de cette scène. D'une main toujours aussi agile il attrapa délicatement le pied de son verre et le porta à ses lèvres. Habituellement peu regardant sur la boisson, il se força pour l'occasion à en prendre une bonne lampée pour finalement la recracher dans un air de dégoût parfaitement travaillé. Autant dire que l'acte fut rapidement repéré puisqu'à peine le vin avait touché le sol que tout les regards zigzaguaient entre l'intrus et le tavernier dont le regard de fureur pouvait facilement se deviner.
Le regard blasé et le visage déformé par une grimace le jeu d'acteur de Mycah pouvait commencer.


Non mais vous foutez de moi ! Ça du vin ?


A partir de là je ne pense pas que la suite mérite d'être totalement contée. On peut assez aisément deviner que le tout ne fut qu'aboiements de mécontentement au départ et que par la suite, après le délicat message qu'au Bief tout les vins sont bien meilleurs, Mycah eu réussit à commencer sa glorieuse aventure montée à la va vite sur ses anciennes expériences. Rapidement toute l'attention s'était captée sur lui et les hommes avaient quitté leur léthargie et leurs tables pour le rejoindre, pour écouter la grande épopée de ce dornien exilé au nord des Montagne Rouges. Lui qui travaillait parmi les Biefois et qui s'était imposé parmi eux, lui qui faisait son or de par sa connaissance des reliefs en y guidant caravanes et riche marchands jusqu'à sa demeure de Lancehélion, lui qui avait traversé l'enfer des pillards à l'ouest de Noirmont et qui en seul survivant avait traîné sa carcasse jusqu'aux Météores avec pour seul espoir, prendre le bateau pour retourner en son pays natal : La cité des Martell. Tout n'était pas faux, cette histoire il l'avait techniquement vécut il y a de ça déjà six ans. Lorsque plein d'entrain, il avait accompagné un convoi de Villevielle avant de se faire dépouiller dans la Passe du Prince. Lorsqu'il rencontra les Uller et Denfert. Un douloureux souvenir qui il l’espérait ne se répéterait pas dans les mains des Dayne.

Tiens, en parlant des Dayne et si on en venait à leur arrivé plutôt fracassante. Le simple cliquetis si reconnaissable des armures coupa le récit de Mycah qui tourna son regard vers l'entrée heureux que son plan de déroule à merveille. Et pour cause, lui qui ne s'attendait peut être qu'à ou deux gardes un peu pouilleux pour s'occuper de son cas vit apparaître dans la lumière éclatante de l'ouverture quatre silhouettes qui imposèrent un respect immédiat. Sans attendre l'un d'eux pris les devant et par une humeur aussi considérable que sa carrure il envoya paître les spectateurs du chasseur. Le deuxième acte pouvait maintenant commencer et de nouveaux acteurs étaient maintenant sur le plateau. En bon metteur en scène qu'il était Mycah se laissa d'ailleurs totalement faire, préférant d'abords observer ses nouvelles ouailles avant de prendre une décision. Deux clampins s'étaient positionnés autour de lui empêchant une fuite qu'il n'aurait jamais prise et si un quidam aurait sûrement soutenu le regard de l'apparente autorité qui l'apostrophait en vidant un verre qui n'était nullement le sien, Mycah lui avait vu son attention se porter sur le quatrième homme présent. N'écoutant que d'une oreille il scrutait cet homme qui s'était assis juste en face de lui et qui semblait lui aussi décortiquer de haut en bas son vis à vis. Un soupçon dessina un léger sourire de fierté. Si cela était réellement possible, si cet homme était bien comme son physique si respectueux des rumeurs entendues par le dornien le montrait, un représentant des nobles des Météores alors tout serait finalement plus facile.
Son sourire s'accentua d'ailleurs un peu plus lorsque ce dernier posa une question d'où l'on pouvait ressentir une intrigue, une accroche de sa curiosité envers le chasseur.
Sans le moindre geste brusque, Mycah décrocha son regard de ses prunelles aux teintes violacées pour s'accouder à sa table, la tête levé vers le géant qui ne paraissait pas prompt à lâcher sa domination sur la partie qui se jouait.


Je comprend tout à fait l'enjeu et je ne demande pas à aller à la citadelle. Après tout peut être un digne représentant des seigneurs s'est peut être déjà glissé parmi nous.
Sa phrase donnée sur un ton calme voir presque un murmure s’essouffla aussi rapidement qu'elle fut dite. De toute façon elle n'était pas destinée au géant, mais bien à celui qu'il pensait être du sang des Météores. Sans attendre il se décida d'ailleurs à lui répondre et sûrement l'aurait il fait si une voix aussi implacable que rauque n'avait pas recommencé à l'interpeller. Le metteur en scène doit se jouer de ses acteurs et de leurs caprices et il avait bien compris qu'avant de pouvoir accéder à la discussion avec le premier intéressé, il devrait jouer des coudes et de la paroles auprès de ce qui lui semblait être un véritable chien de garde.

Les mots se poursuivirent et comme un interrogatoire placé sous la torture, il semblait que le colosse ne permettait pas la réponse tant son débit de parole était impressionnant. A croire qu'il voulait lui même répondre à ses questions afin que les explications ne contredisent pas sa volonté. Le sujet sensible fut enfin abordé. Cette histoire de pillard, ce mensonge cousu main qui définissait le rôle dans lequel Mycah allait devoir plonger totalement s'il tenait à s'en sortir. Il se surprit lui même à prier toute les divinité qu'il connaissait afin que sa répartie et son éloquence ne le laisse pas de coté pour cette fois. Les questions fusaient et les réponses se devaient d'être créées tout aussi rapidement, maintenant tout n'était qu'adaptation sur le moment et il en serait ainsi jusqu'à ce que confiance soit gagner. La nouvelle question de son vis à vis fut pour cette raison bien accueillit par le chasseur qui ne sentait pas trop enclin à entrer dans le cercle d'ami d'un soldat qui enfilait plus vite les verres qu'il ne respirait.
Plus doué pour la parole que pour les armes et connaisseur de ce genre de face à face, Mycah savait à peu prés où il en était et il commençait tranquillement à se faire un portrait de ses interlocuteurs. La situation était plus simple que jamais, il n'était pour l'instant rien de plus rien de moins qu'un roturier un peu bavard à leurs yeux et il se devait de continuer d'offrir un spectacle digne de ce nom pour que la scène continue. Comme un félin, il s'étira de tout son long et ce n'est que lorsqu'il sentit l'ensemble de son corps craquer sourdement que l'on put réentendre sa voix.


Déjà dites moi à qui je dois répondre, j'entends bien vos interrogations mais c'est deux voix bien distinctes qu'il me semble repérer. Ce ne serait pas commode pour l'histoire en elle même si vous commencez à vous mélanger. Enfin laissez moi me présenter. D'un coup sec il se releva laissant sa chaise tomber à la renverse et les bras ouverts face à la petite foule, il se présenta. Je me prénomme Mycah, simplement Mycah et j'ai fais de mes connaissances de nos terres mon gagne pain. De Lancehélion mon origine, je conduis les caravanes Biefoise à travers nos terres.
Et c'est en effet alors que j'en menais une depuis les terres des Tarly que nous avons subi une attaque plutôt inattendue. N'ayez crainte je ne pense qu'aucun blason ne dirigeait cette action et c'est simplement pour avoir été éloigné au bon moment que je m'en suis sorti. Vous savez la famine a fait rage et les pillards ont accrus leurs rangs. Nous n'étions pas plus d'une dizaine pour six chevaux porteur et tout est allé bien vite.

Nous étions non loin de Noirmont à ce moment, j'ai descendu aussi vite que possible les rives de la Torrentine pour en arriver ici et je ne voulais qu'une chose reprendre un bateau pour la ville des Martell
. Assez fier de son histoire Mycah observa autour de lui les diverses réaction mais aucun bruit ne battaient le calme ambiant. La pression montait légèrement et il ne savait exactement où se placer. Il fallait prendre les devants s'il ne voulait pas laisser l'action lui échapper. Ses mains se posèrent à sa coupe qu'il finit de vider afin de justifier a légère pause et son timbre sympathique se refit entendre.

Mais bien sur je vois à vos paroles et à vos yeux que vous craignez le pire pour la sécurité de vos terres et je me dois de vous rassurez. Ces pillards ne sont qu'une bande de malotrus qui ne ferait de mal qu'aux voyageurs. Bien sur je comprend tout autant que vous ne pouviez laisser un tel affront se dérouler sur vos terres et c'est pourquoi je vous offre mes services. Je connais cette région et je pense pouvoir retrouver leurs traces. Je ne suis d'autant plus pas une bouche à nourrir pour rien étant donné que mon arc ici à mes cotés et mon épée qui côtoie mes hanches me sont de précieux amis.

Pour autant je vous demanderais de le faire à ma façon. Comprenez bien qu'ici nous parlons des montagnes rouges et de ses sommets, non pas de la vallée de la Torrentine. Vos chevaux se briseraient les jambes avant d'avoir rattrapé l'un de ces hommes. Un petit groupe et à pied. Rien de plus rien de moins.


Sa proposition faite il se laissa lourdement tombé sur son siège et à demi affalé sur la table il plongea ses prunelles dans celles de l'homme aux cheveux argentés. S'il avait assez taquiné son amour propre et sa curiosité, si il était parvenu à réveiller la flamme d'une aventure dans ce noble homme alors dans le creux des roches rouges, il pourrait apprendre ce qu'il désirait tellement savoir.
D'un coup sa voix retomba et du discours il passa à la confidence lorsque que dans un souffle il lâcha ses dernières paroles.


Mais pour connaître ma réponse peut être devrais je demander à un Dayne en personne et je crois messire sans me tromper que vos vêtements autant que votre regard m'indiquent que le sang de l'épée du matin vous à fait naître.
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Oberyn Dayne
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• Epée du Matin •
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• Champion de la Maison Martell •

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♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 30/03/1988
♦ Arrivée à Westeros : 17/09/2012
♦ Célébrité : Jamie Campbell Bower
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Message Ven 16 Nov 2012 - 23:50


Une Vérité peut en Cacher une Autre.


Il lui suffit de quelques mots… Quelques mots prononcés sur un ton bien particuliers et à même de transpercer vos convictions comme les griffes d’un lion des montagnes déchiquette le cuir d’une chèvre quelconque. Des mots prononcés sur un ton singulier que l’on ne trouvait point dans la bouche de bon nombre des gens du petit peuple. Un contenu débité sur un timbre exsudant l’assurance qui fit tiquer l’Héritier des Météores tant le questionnement initial de cet étrange interlocuteur fut pour le moins… Saisissant. Cet homme fourbissait des trésors de déduction comme d’intelligence pour le moins surprenant et il lui suffit de quelques mots pour avancer son apparente connaissance de l’identité véritable d’un Oberyn Dayne interdit. Fut il trahit par la teinte platine marbrée de cendre de sa dense crinière ? Ou bien étais ce l’éclat saisissant de ses pupilles d’un bleu plus bleu que bleu et pailleté d’une teinte améthyste sublimée de touches lilas ? Toujours est-il que la première phrase qui leur fut offerte par ce singulier chasseur lui arracha un sourire teinté d’amusement au service d’une énigmatique expression. Ce n’était pas peu dire, désormais, que le musculeux vagabond attirait toute son attention…

L’entretien se poursuivit donc sous le regard perçant du Chevalier Dornien, ses yeux rivés sur le non autochtone d’une façon semblable à ceux d’un aigle des mers scrutant les flots à la recherche d’une proie digne de voir sur elle se refermer ses serres. S’il n’en donnait pas l’impression à la première œillade, Ser Oberyn possédait des ergots puissants à même de tout déchiqueter… Son attention ne manqua pas d’être secouée par le ton comme le vocabulaire employé. Rien à voir avec les roturiers comme les hommes d’armes avec qui il pouvait avoir le luxe de discuter. Cet homme-là semblait bien baigner dans l’art de l’éloquence et sa diatribe se modelait au service d’une locution sarcastique pour le moins dérangeante. Comme s’il n’éprouvait nulle peur dans ses paroles intimant à ses interrogateurs de suivre son pas de danse, soutenu par d’invisibles puissances… Le dénommé Mycah ne doutait de rien, imposant son rythme à la conversation au point d’en irriter le colossal Aqib qui fut contraint à la contenance par le regard cerné d’ombre du jeune homme qu’il avait juré de protéger. Attentif et silencieux, l’Epée du matin s’abreuvait des paroles de leur hôte.

Toute l’histoire fut prononcée et écoutée par une oreille attentive. S’il pouvait paraitre soucieux, l’Héritier porta ses coudes sur la table et finit par appuyer le menton sur ses doigts entremêlés. Les nouvelles le laissaient perplexe, la sécurité des Météores n’avait eu à souffrir d’aucune agression depuis ce que les gens du Bief avaient appelé le « Fléau du Printemps ». Fallait-il que ce soit remis au gout du jour à la veille d’un conflit d’envergure qui verrait bon nombre de forces Dayne fendre les flots pour se porter à l’assaut d’île à la métallique réputation ? Comment se porter à l’assaut de terres inconnues quand l’on ne pouvait assurer la paix sur son domaine ? La question méritait une réponse appropriée, mais le jeune homme armé d’Aube ne goutait qu’avec modération les formulations qui lui étaient proposées. Comme si ce vagabond pouvait bien seul décider des actions militaires à mener sur des terres qu’il n’avait pas foulé au premier jour de son existence. Son Assurance était pour le moins troublante, autant que le regard qu’il riva dans les pupilles du chevalier Dayne. Si Oberyn masqua sa bouche à l’abri de ses doigts, il ne voilà point une seule fois son regard, exsudant toute la détermination comme la volonté seigneuriale qui lui dictait ses titres autant que son honneur. Ainsi, Mycah put à peine dessiner le sourire esquissé quand il en vint à évoquer la parenté du jeune blond portant la légendaire épée. S’il n’était pas totalement dans le vrai, la déduction fut à même de démontrer son esprit vif et acéré, homme d’instinct comme de réflexion semblable à quelques petits prédateurs hantant les terres de Dorne.

Et il ne fut que le silence pour réponse. Mutisme et regard cerné d’ombre furent les seules armes exhibées par l’Hériter des Météores en réponse aux propos de celui qui provoquait chez lui des impressions mitigées. Ce dénommé Mycah ne devait pas être bien plus vieux que lui mais se permettait de lui parler comme s’il eut été un bambin à qui il aurait même été nécessaire d’apprendre à respirer. Tout ceci en démontrant qu’il soupçonnait sans mal son identité. Quel pouvait bien être le pouvoir à même de donner tant d’assurance ? Le chevalier ne pouvait s’empêcher de se questionner… A moins que son interlocuteur ne soit, simplement, trop niais comme benêt pour constater ses propres manquements aux élémentaires règles de respect comme de déférence nullement affichée. Finissant par s’agiter, Oberyn détourna son visage de l’intrigant chasseur pour river ses yeux sur le Capitaine qui l’accompagnait. Célérité comme autorité furent au rendez-vous du discours ainsi débité :

« Capitaine Aqib, informez donc Lord Olyvar de ces états de fait et annoncez lui mon départ au-devant de cette menace qui n’a que trop subsisté. »

« Mais, Ser Ober… »

« Aucune discussion ! Dépêchez vos homes à la recherche de montures et de vivres, adjoignez moi un nouveau contingent armé à la poterne Da Firenze et ordonnez à Clay de m’y retrouver. Départ ordonné pour la prochaine heure. Vous deux, restez ! »

« Qu’il en soit ainsi fait… »

Bougon autant que décontenancé, le vétéran finit par se rompre aux exigences de l’héritier, désertant les lieux non sans avoir jeté un dernier regard acerbe au vagabond. Désormais seulement accompagné de deux hommes d’armes, Oberyn referma ses doigts sur un verre pour le remplir à l’outre de vin jugée au centre de la table rude. Le liquide carmin emplissait le nouveau contenant alors que l’Epée du Matin dispensait de nouvelles consignes, intimant à l’un de ses deux compagnons l’ordre d’aller aux écuries pour que soit préparé son cheval et qu’il soit rapidement amené à la poterne d’où partirait leur petite armada. Le soldat jouait les enfants de l’air alors qu’il portait le verre à ses lèvres, figurant en son esprit le désarroi de son écuyer toujours prompt à rechigner sur les tâches qui lui étaient imposées. Le gouleyant breuvage glissa dans sa gorge. Apre, sans grande saveur, il n’avait point la robe comme l’exquise saveur des grands crus de la treille dégustés en compagnie de la belle Ismaelle. Il était plus robuste et franc, immédiat et puissant. Un breuvage destiné à la panse de guerriers prompts à rependre le sang.

« Peu nombreux sont ceux qui commandent aux Météores… Les mots vinrent à danser dans la taverne à l’atmosphère immédiatement moins légère. Recevoir toutes ces directives de la part d’un illustre inconnu avait pour le moins frustré le manier d’Aube. Si d’aucuns l’appelait « Astre Eclatant », Ser Oberyn Dayne ne manquait pas de leur rappeler qu’il appartient à la nuit… Bon nombre ne nous estime pas Dorniens… Bon nombre nous jugent méprisable du fait de nos vœux de chevalerie. Bon nombre s’en estiment donc supérieurs, à même de nous ordonner… Le verre claqua contre la table, intimant à ses semblables de trembler sous une violence qui n’avait presque rien de contenu. L’agressivité d’un fauve animait les mots comme les attitudes du Chevalier alors que ses surnaturelles pupilles se frayaient un chemin vers les yeux du chasseur. Ainsi fut il contemplé, dévisagé, par des iris aussi affutés et acérés que des mensonges. Est-ce ainsi que vous nous jugez, Mycah de Lancehélion ? Bon nombre des visages émaillant le lieu de fête se tournaient désormais vers leur tablée, rompus d’un silence pesant qui ne manquait d’être suspendu aux fines lèvres d’un héritier qui leur apparaissait pour le moins irrité. A la façon des Uller qui, de leurs mots, ont bafoué notre honneur ? J’aurai du leur faire ravaler parole en défouraillant mon épée… Longtemps l’idée l’avait effleuré alors que le vieux lancier se complaisait dans l’insulte à sa maison comme aux principes qui régissaient son monde d’homme. Mais vous voir seul face une cohorte de lancier apprenait à faire le dos rond… Un jour, il payerait. Gardez-vous de trop m’ordonner… Je ne saurais éternellement laisser jouer la sympathie que je peux vous porter quand c’est mon honneur que, de vos mots, vous bafouez… »

La rumeur vit à nouveau le jour dans cet établissement de débauche, faisant suite à un long silence tout juste perturbé par la clameur des rues alentour. La fournaise extérieure sembla s’être communiquée à la salle principale de la taverne quand l’héritier des Météores porta de nouveau ses doigts à l’anse du pichet de vin. Ses mèches claires collaient à son front et il entreprit de les balayer d’un geste nonchalant alors qu’il emplissait du puissant élixir le godet du vagabond, avant de s’en retourner vers le sien. Enserrant dans sa main le contenant terreux, Ser Oberyn le présenta alors à son interlocuteur, lui laissant la liberté de venir le heurter dans un geste d’amitié. Et de ses mots prononcer : « Un dernier verre avant la guerre… ». Et c’est d’une traite qu’il en vint à vider le verre. La vitesse n’aida point à dégager l’amère saveur… Enfoncé dans le siège spartiate, dévisageant cet hôte qu’il n’avait que trop rudoyé, le Chevalier ne pouvait s’empêcher de se questionner à son propos. Il se dégageait de lui des impressions mitigées, une forme de mystère qu’il ne saurait expliquer. Laissant la tension s’apaiser et le calmer retrouver, le joueur d’épée marqua une pause mesurée avant de clairement prononcer :

« Nous partons. Et dans un raclement sonore accompagné du tintement de Cerfs d’Argent visant à régler les consommations, l’Epée du Matin déplia tout sa musculeuse stature pour s’en retrouver à surplomber de sa taille le chasseur porteur de sombres nouvelles. N’avait-il rien du Corbeau, ce voyageur ? Après tout, ne disait-on pas : « Noires Ailes, Noires Nouvelles » ? Restait à déterminer de quelle couleur pouvait bien être les ailes de ce drôle d’oiseau. Laissant le dernier des hommes d’arme ouvrir la marche et alors que Mycah retrouvait son paquetage, Ser Oberyn songeait que l’équipée ne devrait plus tarder à se voir formée. Aussi, alors que le trinôme improvisé amorçait sa marche forcée, le manieur d’Aube laissa son hôte se porter à sa hauteur et l’apostropha de sa voix qu’il avait délesté de toute agressivité : Qu’il me soit permis de vous remercier pour les informations que vous nous avez colportez et pour toute l’aide que vous consentez à nous dispenser. Il est bien rare, désormais, de trouver dans ce monde tant d’exemple d’honnêteté… Vous vous imposez comme un homme d’honneur à mes yeux et je me dois, également, de louer votre courage comme votre intelligence. Une chance que nous puissions vous compter dans nos rangs, Mycah. »

A la sombre ambiance tamisée de la taverne vint bientôt contraster l’éclatant des murs blanchis de la cité qu’ils rejoignaient. La fine équipée se mit alors en branle, d’un pas qui se voulait léger. Leur cheminement les amena à traverser bien des ruelles bondées, frayant leur chemin entre des étals d’épices comme des échoppes de fruit alors que les hurlements de marchands vantant la fraicheur de leurs produits égayaient autant leurs sens que les fragrances de la mer proche saupoudrée de la viande grillée proposée par quelques vendeurs ambulants. Brochettes de chèvres marinées dans le miel et les épices autant que saucisses grillées fourrées de piment furent proposées au petit groupe. Finissant de vider sa bourse, Oberyn en offrit simplement le plaisir à ses compagnons. Autrefois, Ser Waymard n’avait cessé de lui énoncer qu’il n’était pas bon de partir guerroyer le ventre vide… Dévorant les mets tout en marchant, laissant la graisse savoureuse goutter à la commissure de ses lèvres, le chevalier finit par reprendre ses propos dans des rues moins bondées, alors qu’il débarbouillait sa bouche d’un revers de main.

« Vos arguments méritent considération, nos chevaux ne sauront donner pleine satisfaction dans les montagnes. Toutefois, notre expédition sera, dans un premier temps, montée. Nous nécessiterons la célérité afin de retrouver ces brigands. Vous nous guiderez et alors que de notre destination nous auront approché, nous continuerons à pied. N’y voyez pas d’offense, mais c’est ainsi que fondent sur leurs ennemis les Météores… »

Un sourire accompagna l’énoncé du jeune héritier, preuve comme son animosité semblait bien avoir aussi rapidement disparu qu’elle était survenue. La poterne Da Firenze jouxtait un bazar spécialisé dans la traite du bétail et le trinôme improvisé n’eut d’autre choix que de déambuler au beau milieu de divers ongulés comme bovidés. Emergeant du cri comme des bêtes, ils finirent par passer sous l’arcade de pierres claires à la herse d’acier relevée. Au-delà, l’immensité des champs, des vergers comme des rives de la Torrentine serpentée de la route menant à Haut Hermitage et au-delà Noirmont. Déjà, la caravane guerrière ordonnée par le fils ainé de Lord Olyvar s’activait sous la férule d’un homme à la longue chevelure blonde, au menton volontaire et au nez camus surplombant de larges épaules battues d’une rutilante cuirasse frappée des armoiries Dayne. Les deux douzaines d’hommes se pliaient aux volontés de Clay avec déférence, le chevalier n’haussant jamais la voix plus que nécessaire. Donnant l’accolade à ce compagnon d’arme tant apprécié, Oberyn distingua du coin de l’œil le crin de feu comme la robe noire de Shuram tenu en bride par un Haranka également chargé de maille et d’un bouclier rond. Esquissant un maigre sourire pour saluer le soin rare que venait de démontrer son écuyer, l’Epée du Matin se détourna de l’agitation ambiante pour faire face à Mycah. Il était des choses qu’il convenait désormais de mettre en lumière :

« Mon nom est Oberyn Dayne, de la Maison Dayne des Météores, premier fils de Lord Olyvar, héritier de ces murs, Chevalier Fieffé de la Citadelle des Météores et Epée du Matin. Décliner ses titres comme son nom avait tout de la fanfaronnerie gratuites, mais le jeune homme n’y trouvait aucune satisfaction tant ses responsabilités s’affirmaient toujours plus comme un poids sur ses épaules comme un moyen d’émancipation à même de transcender son existence. La preuve en était du conflit opposant ses vœux à ses fiançailles par amour, ou par ce qu’il croyait être de l’amour, avec Lady Edarra Ferboys… Ayant désormais joué franc jeu avec son hôte et désormais compagnon de combat, Ser Oberyn tendit vers lui une main ouverte pour le moins amicale, accompagnant son geste de nouveaux mots prononcés sur un ton bien plus affable que ceux distribués à la taverne : C’est un honneur que de pouvoir me battre à vos côtés, Mycah de Lancehélion. »

Le geste amical trouverait peut être une réponse, toujours est-il qu’Haranka s’approchait en faisant suivre Shuram. L’étalon des sables reçut quelques cajoleries sur le cou comme le crin avant de voir sa selle charger du bouclier rond que l’Héritier n’employait que peu souvent. Acceptant la maille que lui tendait son écuyer, le manieur d’Aube entreprit de se départir du baudrier enserrant le fourreau de son légendaire estramaçon afin de s’équiper son armure légère. Au diable sa plate que tournoi, il irait au combat armé à la manière de ses hommes ce jour. Entreprenant son changement d’équipement, Oberyn ne manqua pas d’indiquer une dernière fois ce qu’il attendait de Mycah :

« Une monture doit vous attendre. Une fois les derniers préparatifs terminés, nous pourront nous en aller. J’attends que vous preniez la tête afin de nous guider. Sur votre commandement, cette mauvaise troupe s’en ira chevaucher ! »

Un léger trait d’humour afin de terminer alors que son écuyer l’aidait à enfiler sa maille. L’équipée improvisée terminait de se préparer et l’Epée du Matin hâtait les choses. Son initiative devait se faire allégorie de la célérité pour ne point contrarier les préparatifs de bataille qui se poursuivaient. Tout comme son honneur de chevalier lui imposait de régler au plus vite la question de la sécurité des gens placés sous sa protection. Un instant, il réalisa que tout n’était plus qu’entre les mains de ce Mycah qu’il ne connaissait, pour ainsi dire, pas… Gageons que la confiance de L’Epée du Matin allait vers un homme de bien…




« Seal my heart and break my pride,
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Message Lun 19 Nov 2012 - 0:42

Le lourd silence qui s'était imposé à la fin du discours de Mycah laissa la tension ambiante monter d'un cran. Les hommes se croisaient du regard, s'interrogeant tacitement sur la fin de cette histoire. Mycah lui gardait les yeux rivés sur le ser des Météores, il observait le moindre de ses gestes, la moindre de ses réaction, comme si un léger pincement de lèvre ou un mouvement de sourcil lui donnerait la confirmation qui lui manquait tant. Pourtant rien ne ressortait de cette noble figure. C'était un roc qui dominait la salle et sa décision pouvait à tout moment tourner au bon comme au mauvais. Autant parler d'un soulagement de taille lorsque enfin il daigna parler pour ordonner au colosse la préparation d'une escouade. Le chasseur se relâcha d'un coup tombant sur le dossier de sa chaise. La parole avait fait son œuvre et le petit espion qui se matin dormait encore sur le pont d'un navire baigné par le soleil était maintenant en route pour être le compagnon d'arme d'un Dayne. Une bien belle journée où les petits plaisirs personnels n'étaient pas pour autant à oublier. Ainsi le dornien fier de sa victoire ne put retenir une lueur de fierté et un petit sourire destinés au dénommé Aqib. Lui qui avait voulu mener la conversation de front voilà qu'il repartait la queue entre les jambes.

Pourtant un sourire n'était pas à garder en toutes circonstances et lorsque Mycah retourna son visage vers le seigneur inconnu, son expression glorieuse se renferma bien rapidement sur le ton le plus sérieux que le chasseur pouvait avoir. Les deux mains liées face à lui sur la table, il observait son vis à vis donner directives et lever de coude. " Peu nombreux sont ceux qui commandent aux Météores ... " Que voulait il bien dire par ces paroles ? La question se posait et la joie de la victoire avait peut-être sonné un peu tôt. Cette idée ne prit d'ailleurs pas de temps à se confirmer alors que le seigneur claquait bruyamment son verre sur la table faisant sursauter l'assemblée alors qu'un interrogatoire commençait.
Sans que Mycah ne comprenne le pourquoi du comment, le Dayne s'emballa sur un sujet qui lui semblait délicat. Allez savoir comment mais dans les paroles du chasseur il avait apparemment reconnu le jugement de ceux qui les appelaient si souvent les faux-sableux ou les roses des sables. Certes il s'était laissé plus d'une fois prendre au jeu des blagues de mauvais goût sur ces familles de chevaliers, mais jamais cela n'avait vraiment porté un intérêt pour lui. Au contraire qu'aurait il pu dire lui ; L'homme qui avait passé plus de temps hors des frontières que dans ses terres natales. Lui qui avait eu un mentor orageux. Pour le coup et face aux yeux incisifs qui le fixaient, il se maudit d'avoir une fois encore trop parlé. Un mal qui avait peut être été nécessaire pour accrocher l'attention de l'homme, mais qu'il se devait de rapidement corriger.


Si ce n'est mes plus plates excuses je n'ai rien à vous offrir Ser. Loin de moi l'idée de vous juger. De ma place je ne sais d'ailleurs pas vraiment ce que j'aurais à dire et je vis depuis trop longtemps parmi les Biefois pour ne pas confondre nos traditions. Ma parole est mon allié comme mon ennemi et si je venais à trop l'utiliser n'hésitez pas à m'en faire part.

" Ma parole est mon allié comme mon ennemi … " Cette phrase n'avait jamais été aussi vrais et si explicite. Sa verve l'avait de tout temps servi et son talent inné pour le maniement des mots égalait au moins ses talents d'acrobates ou de tireurs. Mais à trop s'endormir sur ses lauriers, le chasseur en oubliait trop souvent que c'était une compétence à double tranchants et que l'assurance dont il disposait le trahissait toujours tôt ou tard. Espérant avoir sauver le coup le chasseur n'en dit pas plus alors que de nouveau un bruit de fond redonnait vie à ce bouge et que le Dayne s'emparait d'un verre vide qu'il ne tarda pas à remplir puis à tendre au chasseur qui, désabusé ne réagit pas directement. Quelques secondes de compréhension et un nouveau soulagement plus tard, Mycah trinquait avec son hôte répétant mot pour mot ses paroles. Mais lui la guerre il n'y était pas. Oh non il en était loin même, lui son esprit se tendait déjà à savoir – maintenant que le contact était établi – comment allait il en venir aux Dayne et aux Ferboys. Si le seigneur en question s'emportait à si vive allure, les positions de sa familles seraient bien compliquées à lui arracher. Il avait tout un voyage pour cela et l'erreur n'était pas permise.


Leur expédition ne tarda d'ailleurs pas à se mettre sur pied, puisque que quelques gorgées suffirent pour que l'autorité des lieux ne décident le départ. Le chasseur et maintenant compagnon de l'homme se contenta d’acquiescer ses paroles de peur de sortir une nouvelle fois du droit chemin qui semblait bien étroit dans l'esprit du chevalier. Son arc et ses affaires sur le dos il se laissa porter par le courant et à peine avait il fait un pas qu'il sentit l'imposante stature du ser se placer à ses cotés. Décidément, l'homme était bien dur à suivre. Lui qui semblait plein d'animosité quelques minutes auparavant laissait une voix calme complimenter et remercier le dornien qui, pris de méfiance ne réagit pas de manière extravagante. Qu'il soit lunatique ou qu'il impose un nouveau test à son compagnon ce noble était bien à prendre avec des pincettes.


Si je vous en remercie, je ne peux prétendre être ce que vous insinuez. Si vous n'étiez pas venu me chercher allez savoir où je serais actuellement, peut être déjà sur un navire en route vers ma demeure. Quoi qu'il en soit j’espère pouvoir me montrer capable des talents que vous m'octroyez.


Chaque mot était réfléchi, tout était à travailler et à penser et Mycah devait se mettre à l'esprit qu'il n'était plus l'homme qu'il était mais bien un simple convoyeur de caravanes aux talents subtils. Une nuance qui se jouerait à tout instant sur un point bien précis, son orgueil. Pour une fois il se devait de le faire taire et de jouer profil bas, sinon sans aucun doute une guerre d'égo s'engendrerait et sa perte y serait assurée. Pour la peine il se mua dans le silence pendant le chemin, suivant la petite troupe à travers les ruelles d'une ville agitée. D'habitude plus enclin à braver l'ennui par des bavardages il préféra ce coup ci se restreindre à observer sa cible. Dites moi à quoi vous ressemblerez et je vous dirais qui vous êtes. Cette notion de lier le physique à la personnalité s'était souvent avérée juste et une fois encore il parvenait à voire quelques rapprochements. Une posture droite et fière, un corps non pas imposant mais taillé par l'effort. Une allure qui s'alliait avec la première idée que le chasseur avait eu de lui. Celle d'un homme qui traversa les années en bravant les on dits pour en arriver à ce qu'il était aujourd'hui et qui ne laisserait personne le remettre en doute. Et pourtant un homme qui savait aussi être simple et proche de ses hommes comme le prouvaient les légers morceaux de viandes sur lesquelles Mycah se jeta comme un fauve affamé à la gloire des Météore. Mordillant avec appétit ses petits trésors, il ressassait ces idées, cherchant enfin une généralité à laquelle s'accrocher. Marche en mon sens et vie sous ma protection, ou marche contre moi et meurt sous mes coups
. Voilà une phrase qui aurait pu servir d’après lui de devise à ce chevalier qui venait à nouveau à lui pour parler.

J’espère que vous n'avez pas pris à mal mes propos. Je n'ai rien du génie militaire mais en toute bonne foi, j'ai assez eu à râler contre des marchands qui désiraient faire passer leurs caravanes montées par des cols infranchissables. Non pas que je tenais à m'imposer, mais le voyage en montagne me connaît. N'ayez crainte je ne peux être offensé à vous écouter.

Mâchouillant tranquillement ses morceaux de chèvre, il répondit lui même d'un sourire au visage si sympathique du Dayne. S'il pensait finalement bien avoir réussi à le cadrer. Il se dit qu'au final marcher en son sens ne lui poserait aucun problème. Au contraire le rapprochement obligatoire à l’obtention des infos tant recherchées apparaissait de plus en plus comme un plaisir que comme une contrainte et Mycah devait bien avouer qu'il serait heureux d'avoir un jour une halte constante aux Météores. L'idée lui plaisait bien le laissant sourire alors qu'ils s'approchaient de vastes enclos. Mais délicat était l'équilibre d'une relation tenue sur le mensonge. Mycah ne le savait que trop bien et ses espoirs s'effacèrent sans demander leur reste.

Au détour d'un troupeau de chèvre à éviter, il put enfin apercevoir le but tant attendu de leur marche et, aux pieds de la dite poterne, le petit groupe armé dont il serait le guide. Quelques pas et un jeu d'épaule à travers le bétail en route pour la négoce suffit d'ailleurs à les rejoindre. N'ayant pas foi à recommencer son spectacle le chasseur posa calmement ses bagages à l'écart des soldats qui s'armaient déjà sous la gouverne de leur commandant et du Dayne qui avait rejoint son officier. Posté sur son arc Mycah observait ce petit monde qui se mouvait comme s'ils avaient toujours vécus ensemble. Oui il allait être leur guide, mais un nouvel obstacle apparaissait ; Vers quoi allait il bien pouvoir les conduire ? Il y avait bien eu quelques rumeurs sur des clans des montagnes un peu agités, mais ….. Et puis tant pis pour la logique des choses, il verrait en temps voulu. L'instant lui devait se consacrer à son nouveau compagnon qui revenait déjà le voir hors de l'effervescence ambiante.

Un nom, quelques titres et le souffle de Mycah s’arrêta net. Il espérait beaucoup de ce chevalier chez qui il avait reconnu les traits et le sang des Météores. Mais jamais, il n'aurait pu se douter de son identité totale. Voilà qui changeait bien la donne. Le fiancée d'Edarra Ferboys lui même, celui sur qui se basait toute sa recherche. Tout ce temps, ces stratagèmes misent en place pour aboutir à ce moment. L'occasion était trop belle.
Un sourire enthousiaste aux lèvres et son regard toujours ébahi, il serra vigoureusement la main que l'héritier lui tendait pour finir sur une légère révérence accompagné de mots sincères.


L'honneur se doit d'être mien monseigneur.

Oberyn Dayne en personne, il serrait la main de l'une des plus fine lame et puissance du continent. Il n'aurait tenu qu'à lui qu'il ne l'aurait sûrement jamais lâché. Mais voilà que doucement la prise se détendait et que le ser commençait à s'armer aidé par son écuyer. A peine son armure légère à demi mise et il se releva une nouvelle fois la tête vers le chasseur qui se trouvait bien heureux que l'homme lui porte autant d’intérêt. Peut être le moment de réveiller son élocution était venu.


Il n'y a de mauvaise troupe que lorsqu'il y a mauvais commandant. Il m’étonnerait que l'épée du matin en fasse partie. J’espère tout autant être un bon guide. Dit il en ramassant ses différentes affaires. Son arc court dans une main, l'épée à son flanc et un carquois à ses cotés, il se dirigea vers celui qui semblait être non moins qu'une seconde main de l'héritier et par la même occasion l'homme qui avait rassemblé cette escouade. En quelques paroles bien placées il parvint à faire rire le grand gaillard marqué aux couleurs des Dayne et c'est avec une légère tape sur l'épaule que celui ci montra du doigt le cheval qui avait été assigné au chasseur. Il n'avait jamais été bon cavalier et c'est avec méfiance qu'il s'approcha de la monture à la robe brune tachetée de blanc. Sa main s'approcha calmement de l'encolure et bien que surpris par le hennissement qui résultat du contact entre sa main et la crinière rêche de l'animal, il lui sembla que la bête n'était pas des plus farouches. Quelques tapes sur le dos de l'animal et voilà qu'il l'enfourchait sans trop de mal. Quelques secondes de patiences sous les regards amusés des soldats histoire de se s'assurer de la stabilité de la bête et il attrapa d'une main assurée les rênes afin de se conduire proche d'Oberyn qui finissait justement d'enfiler son équipement.

Messire Dayne. Je me sens l'âme de partir rapidement. A vous d'en donner l'ordre je suis prêt et n'attend que vous. D'ailleurs si vous me faisiez l'honneur d'ouvrir la marche à mes cotés. Nous partons pour longer la Torrentine et si le cœur vous en dis je me ferais un plaisir d'entendre les récits de vos terres et même de répondre à vos interrogations si vous en avez.

Il ne fallut finalement pas énormément de temps pour que la troupe ne se mette en route. Dans une longue lignée de poussière soulevée par la marche des chevaux, ils traversèrent la grande porte quittant la cité définitivement pour continuer le long du rivage paisible du fleuve. La cohorte avançait maintenant sous l'ombre des vergers et seules quelques discussions bravaient l'ensemble du calme qui s'était imposé sur la ligne armée. Mycah lui avait finalement vu sa requête acceptée et c'est à la droite du chevalier qu'il s’adonnait à son premier péché, la parole.

Les Météores sont réellement une terre magnifique je dois vous le reconnaître. J'ai bien voyagé et je dois bien avouer que vos paysages valent ceux du Bief et de loin. Et au moins ici je sens l'air de nos terres. Un regard plongé sur les contreforts des montagnes rouges accompagnaient ses mots pleins d'hypocrisie. Jamais au grand jamais il n'avait considéré Dorne comme sa terre. Sa vie à lui se trouvait dans les épaisses forêts de l'Orage ou sur les routes. Et si jamais la nostalgie l'en prenait le douloureux souvenir de ce que lui avait apporté son propre peuple suffisait à le faire revenir sur terre. Il n'était ici que pour affaire et seules les affaires lui dictaient ce patriotisme improvisé.
Mais le nord est aujourd'hui trop vaste et trop proche de nous pour ne pas que j'en profite. Il suffit que je vois les pauvres hères des rues pour me le redire. Ils râlent et crachent contre les étrangers et les Martell. Mais en attendant ils sont sans le sou alors que le pays s'enrichit du commerce vers l’extérieur.

La discussion continua ainsi le long de la marche et pendant plusieurs heures. Parfois le ser disparaissait puis revenait. De temps en temps le sympathique Clay que Mycah appréciait de plus en plus se mêlait à la conversation. Les sujets défilaient au rythme des paysages changeants ; Nourriture, plaisir, envies, déboires et voyages rythmaient les paroles des deux hommes et loin de penser à sa mission Mycah apprenait à connaître un homme qui lui plaisait de plus en plus. Un remord de devoir mentir à un tel homme venait même lui caresser l'esprit. Rares étaient ceux qui appréciaient Mycah pour sa parole hors des tavernes et des femmes. Et encore dans ces diverses rencontres peu comprenaient vraiment ce qu'il disait. Pour une fois il sentait son éloquence connue et reconnue et espérait la réciprocité.
Passé Haut-Ermitage, au cœur de terres qui devenaient plus arides, la question lui tarauda l'esprit.


Nous parlons nous parlons. Mais je ne sais même pas si vous y prenez plaisir. Je dois bien me douter que vous n'avez que rarement vu des roturiers tenter de manier les mots. Vous ne seriez pas le premier à le me le dire. Mais allez savoir pourquoi, les mots m'ont toujours parlé et j'essaye encore aujourd’hui d'en faire quelque chose. L'éducation me manque mais j’espère au moins ne pas vous assommez de mes paroles.

Et sur ce la cavalcade continua sous le soleil abrupt du sud. Les vergers disparaissaient petit à petit laissant en friches les bords du chemins. Les voyageurs se faisaient plus rares, et les gourdes se vidaient à mesure que le terrain devenait escarpé et que la côte prenait de l'importance. Vint finalement un petit village. Un simple tas de cahutes entassées les unes sur les autres autour d'un simple puits ; Quelques vieillards, des femmes et des enfants qui observaient discrètement de leurs portes l'étrange présences qui martelaient leur seuil. Bref l'endroit parfait.
D'une traction sur son poignet enserré dans les rênes de cuir Mycah arrêta son cheval et se tourna à la recherche du Dayne.


C'est ici que nous devons mettre pied à terre. Lors de ma fuite ces maisons sont les première que j'ai croisé. Ce que nous cherchons doit se trouver plus en profondeur. Au delà des crêtes qui nous encercles.


Prouvant son agilité le guide n'eut aucun mal à sauter de son cheval pour atterrir à terre alors que que dans un ricanement à peine masqué il s'amusa de voire les hommes trop lourdement armés de mailles montrer autant d'aisance en terrain accidenté qu'un nordien dans les griffes des Uller.
Il fallut attendre quelques minutes pour que l'ensemble des hommes ait foulé la terre. Et déjà, Mycah pointait du doigt un sentier sinueux qui traçait son chemin à travers la roche.


C'est par là que notre quête se dirige ser Dayne. J'y marche en éclaireur. Rejoignez moi une fois vos préparatifs mis en place.


Sans attendre un mot de plus il s'élança, l'attente n'était pas une chose qu'il affectionnait et quitte à devoir patienter il préférait le faire seul et dans un endroit qui en valait la peine. Rocailleux et plein d'obstacles, le chemin était à peine visible, simplement blanchi par des traces de pas à la faveur du temps. Certains l'auraient donc dis peu encourageant mais il plaisait au chasseur qui sans difficulté s'y jeta gravissant petit à petit le rempart de la montagne. Les minutes s’enchaînèrent, ses mains viraient au cramoisi à prendre prise sur les pierres rouges, les caillasses roulaient sous ses pieds ne manquant pas de lui faire perdre l'équilibre et plus d'une fois il avait craint de se retrouver face contre terre à dévaler la pente contre son grès. Mais à crapahuter comme un cabri il y avait au moins un bon coté car, quand enfin il eut atteint le sommet de la crête rocheuse il put contempler le monde comme si rien ne pouvait l'atteindre. Essoufflé, sali par la poussière et égratigné il se posa sur une roche qui semblait l'appeler et dans un bien-être total il se sentit comme un intouchable, observant les alentours. Un moment hors du temps à contempler le cheminement de la Torrentine qui se jetait dans un océan au loin, dans un horizon caché par le relief, à observer le calme et le silence imposant des montagnes rouges qui l'encerclait. Bien qu'il n'aimait pas Dorne. Cette terre avait - il devait l'avouer - une noblesse certaine.
Mais à peine eut il le temps d'en profiter que déjà il entendait des cris lui parvenir du sol. De son repaire au delà de tout il voyait alors la longue colonnade d'homme monter avec difficulté jusqu'à lui. Il parierait même que certain se soient écroulés en chemin. Au moins comprendraient ils que chasser le brigands des montagnes à cheval était une idée stupide.

La petite troupe mit bien du temps à parvenir au point culminant et lorsque se fut chose faite Mycah tendit allègrement le bras à Ser Obery afin de l'aider à le rejoindre. Les hauteurs n'étaient pas un endroit aisé à traverser et Mycah pensait que ses fiers chevaliers de la côte commençaient à le comprendre. Que dire alors que la nuit était entrain de tomber. En effet le chasseur ne put qu'accepter la chute de l'astre solaire vers l'ouest laissant au moment des retrouvailles de la petite troupe un ciel crépusculaire de rouge et d'orange. Les Marches étaient couvertes de crevasses et d'autres pièges dangereux pour ceux qui n'y étaient pas initiés. Douloureuse vérité mais il en était ainsi, le campement devrait se dresser pour le moment.


Messire Dayne. Avec tout le respect que j'ai pour vous. Je vous assure que notre chasse peut attendre demain. Nous avancer un peu plus dans les reliefs dans l'obscurité ne serait qu'une menace de plus pour vous et vos hommes.


Suivant ses mots une petite recherche se lança et rapidement le groupe trouva place où s'installer et en moins de temps qu'il n'en faut pour dire " efficacité militaire " un bivouac était sorti du sol rocheux. Installation des tours de gardes, allumage des feux, discussion et ronflement rythmaient désormais la vie de la petite escouade livrée à elle même sous une obscurité totale qui finit par tomber. Réveiller par le froid mordant des nuits en altitude, Mycah se releva frissonnant et glacé. A la recherche d'un simple feu où se réchauffer il eut l'agréable surprise de découvrir qu'à l'ombre de l'un des foyers restait seul et silencieux le grand Oberyn Dayne. Silencieusement, il s'assit à ses cotés sans même le regarder ou prononcer le moindre mot. Le crépitement des flammes suffisant à la conversation. Et puis subitement sans savoir pourquoi les mots lui vinrent. Non pas parce qu'ils étaient le but de sa venue mais bien parce qu'au final sa curiosité elle même était étonnée de voir un tel homme entre les griffes d'Edarra Ferboys que l'on disait être … une morue.


Je vous parles de vos frontières en dangers. De Biefois attaqués. Et vous accourez vous même rétablir l'ordre des choses. Pourtant à ce que je sais bien des maisons frontalières de nos contrées ne partagent pas ce genre d'engouement … Notamment les Ferboys. Sa phrase finit il détourna son regard des flammes dansantes pour se tourner directement vers le Dayne escomptant réellement que ses propos ne l'ait pas offusqué. J'ai tout autant que d'autres entendu les rumeurs sur vos fiançailles avec lady Edarra. Êtes vous donc aussi un partisan de la mort des Martell ?

Ils prononçaient ses mots sans penser aux alentours, toute son attention qui d'habitude ne ratait rien de ce qui l'entourait, était portée sur le chevalier dont les cheveux flamboyaient aux lueurs du feu. Peut être s'il n'avait pour une fois pas détourné sa concentration du monde qui l'entourait aurait il entendu les légers bruits de pas approchant d'un petit groupe de montagnards qui s'approchait du campement à la discrétion de la nuit.
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Oberyn Dayne
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• Epée du Matin •
◌ Vision du Guerrier ◌
• Champion de la Maison Martell •

« Honneur, Loyauté, Sacrifice. »

♦ Missives : 2094
♦ Missives Aventure : 87
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 30/03/1988
♦ Arrivée à Westeros : 17/09/2012
♦ Célébrité : Jamie Campbell Bower
♦ Copyright : Violain <3
♦ Doublons : Gunthor Estremont
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Fiancé à Edarra Ferboys
♦ Lieu : Citadelle des Météores.
♦ Liens Utiles :

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Message Mar 27 Nov 2012 - 21:28


Une Vérité peut en Cacher une Autre.


Un sourire… Un simple sourire vint accueillir la réaction du singulier roturier quand celui-ci démultiplia les politesses autant que les formules de respect alors que le héraut de l’aurore en vint à lui communiquer son identité. Du moins, c’est ce qu’il s’était figuré… Car à défaut d’ambages et de flagorneries propres au petit peuple, ce Mycah savait justement doser ses propos, dévoilant des trésors de rhétorique qui forcèrent le chevalier à poser sur lui un regarde circonspect autant… Qu’intéressé ! Ces talents n’avaient rien de commun dans le domaine du discours et voilà bien la première fois que le porteur d’armure au service de la maison Dayne avait le plaisir de conversé avec tel « paysan » lettré. L’honneur, en l’occurrence, était certainement plus pour l’Epée du Matin que pour le natif de Lancehélion, du moins dans l’esprit du natif des Météores. Jovial autant qu’amusé par tel constat, c’est la lippe plissée en un sourire coupable que le jeune homme à la musculeuse silhouette autorisa son écuyer à resserrer de définitive manière son léger corselet de maille, une aiguille venant se nicher au creux de deux anneaux au beau milieu de sa nuque afin d’en maintenir une assise définitive. Et s’il ne chaussa point de heaume ou de plate au profit de jambières de cuir renforcée d’acier élégamment dissimulé, Oberyn en vint à se draper de blanches tentures frappées de l’emblème propre à sa maison. Le fourreau d’Aube dépassant par-delà son épaule gauche, il rajustait ses canons d’avant-bras quand vint naitre l’écho ‘un rire franc au creux de sa gorge, réaction immédiate aux propos tenus par le surprenant chasseur. Ce à quoi il répondit avec le même ton franc et immédiat qu’il employait d’ordinaire pour alpaguer ses propres hommes :

« Priez donc pour que la légende dont on me drape ne soit point déformée par les multiples conteurs et ceigne de véritable comme juste manière le guerrier que j’espère être ! »

Il n’en vint, toutefois, point à discuter les compétences de son hôte, estimant qu’un voyageur rompu au parcours des Sept Couronnes serait probablement le berger le plus apte à mener le troupeau d’une vendetta qui se voulait à l’image de la chute d’un Météores : direct et impitoyable ! Tel phénomène naturel n’avait-il, après tout, pas dicté le comportement de cette cité niché sur le rivage de la Torrentine ? La chose n’était même plus à discuter… Mycah finit par prendre congé, se dirigeant vers le coursier qu’Oberyn lui avait indiqué alors que ce dernier ne manquait pas d’harnacher à sa guise un Shuram pour le moins transcendé à l’idée de pouvoir à nouveau se lancer dans de folles chevauchées. Que l’étalon noir des sables ne se fasse point trop d’idées, cette expédition-là n’avait point pour but d’assouvir ses pulsions d’enfants des nuées. Du coin de l’œil, le coruscant chevalier en vint à jauger les talents de cavaliers de son intriguant invité et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il réussit une nouvelle fois l’exploit d’étirer les lèvres du Dornien sigisbée d’un sourire toujours plus amusé. La déférence qu’il pouvait afficher devant le grand ongulé qui allait faire office de destrier avait de quoi alimenter la plaisanterie de la Dornienne assemblée, mais chacun était bien trop occupé par ses propres activités. Alors, le héraut des aubes se réclamant de la nuit se contenta d’en nourrir son bonhomie, ne manquant pas de considérer le personnage un brin gauche comme une céleste représentation de l’affabilité. Qu’il pouvait, alors, lui sembler illusoire d’en venir à détester pareil camarade à même de vous amener vivre bien des péripéties. Son sourire perdura longtemps, éclairant son visage d’une jovialité retrouvée, occultant le tracas que ses attaques avaient longtemps pu lui causer. Et alors qu’il en vint à terminer d’accrocher son rond bouclier frappé de l’épée entrecroisant une filante étoile, l’Héritier des Météores tourna le visage vers son hôte désormais perché, finissant par acquiescer son discours prononcé d’un lent hochement de tête. Et alors qu’un mouvement de reins le propulsait en tête, Ser Oberyn porta ses doigts à son bouche, émettant un souverain sifflement qui aiguillonna toute entière la colonne de ses hommes désormais résolus à s’en partir vers les souveraines batailles. Moins d’un instant plus tard, tous n’attendaient plus que leur guide fasse son office.

Et la silencieuse colonne se mit en branle, avançant au rythme du lourd claquement des sabots sur le sol ocre rocailleux alors que les sentinelles aux blancs remparts miraient la montée de la trainée poussiéreuse rouge dans leur sillage. Bientôt, ils emprunteraient la grande route en direction d’Haut Hermitage et au-delà, le sang abreuverait les pierres des montagnes rouges. A savoir si le vermeil serait propre à leur corps ou découlerait des mortelles blessures qu’ils sauraient infliger aux brigands qui dans les monts se pensaient réfugiés. Eperonnant son sombre destrier des sables, Oberyn ne manqua pas trouver la tête de sa cohorte en compagnie de leur guide improvisé. S’il n’avait point l’air aussi à l’aise qu’un chevalier, il convenait de dire que le chasseur se débrouillait dans l’art de monter. Clay complétait le trident de tête, gardant un certain retrait toutefois pour se faire le lien entre troupe et commandement. D’un regard en biais, le champion des astres discerna la frimousse amusée de son écuyer à qui il avait, pourtant, ordonné de s’en retourner vers les écuries. Décidément, ce gamin n’écouterait jamais… Mais pouvait-il le blâmer ? N’avait-il pas fait preuve d’autant d’ardeur devant le danger dans ses plus jeunes années ? Et comme à l’accoutumée, c’est un nostalgique sourire qui vint mettre un point final à l’incident isolé.

Ainsi débuta donc leur périple, sous un soleil de plomb au service d’un chaud vent toutefois salé, témoins puissant de l’oppressante présence d’un océan que l’on n’entendait point déchainé. Bien vite, la route serpenta entre les champs cultivés comme abreuvé du limon de la Torrentine, les plans d’orge comme de blé ne se développant qu’avec plus d’aisance dans la terre meuble et fertile piétinée par les troupeaux de chèvre comme de rares moutons. Là, des bœufs tiraient sous l’impulsaient d’un fouet, participant à l’élaboration des nombreux sillons qui, dans leur complexité avouée, participeraient à l’irrigation permanente de ce vert grenier. Les Dayne ne savaient guère qui remercier des Sept comme de la Mère Rivière pour cette opulence fermière, mais plus que les Dieux s’était le travail qui payait et amenait leur terre à une confortable suffisance alimentaire. L’ombre des vergers se fut apaisante et suffit à détendre la troupe en apparence. Sur leurs terres, devant leurs gens qui s’affairaient à leurs quotidiennes tâches, il ne pouvait rien leur arriver. Une nouvelle fois, Mycah fit preuve d’un verbiage virant au verbeux, s’affirmant comme ébloui par les terres natales d’une Oberyn qui ne pouvait lui donner tort sur ses comparaisons. Il en omettait toutefois un détail inconnu, la beauté des Météores venait du prix du sang quand celle du Bief avait tout de naturelle… Génération de Dayne comme d’anonymes avaient sué sang et eau pour façonner ces terres sauvages à leur arrivée, la zébrant de canaux pour en faire un havre vert, crevassant son sol pour y forer des puits salvateurs et arpentant ces cols afin d’en détourner les torrents pour épancher la soif de tout un peuple. Des années de sacrifice, des années de réflexion afin que puisse vivre sainement les futures générations. D’aucuns les jugeaient gâtaient, ils se savaient récompensés. Et alors que le chasseur entreprit de poursuivre son discours, le matinal sigisbée se jucha sur ses étrier pour de ses mains détacher deux pèches de basses branches. Et d’un geste vif et immédiat, qui prit toutefois le temps d’attendre que son hôte eut fini de parler, il en envoya une en direction du loquace Mycah.

« Enfant, je fus l’Ecuyer d’un Chevalier Errant. Ser Waymard Estremont. Il vous aurait plu… Ensemble nous avons écumé bien des routes et je ne pense pas me tromper en affirmant qu’il m’aura fait découvrir tout le Sud des Sept Couronnes… Autant qu’il m’aura ouvert à un monde étranger dont j’ignorai tout avant. Rivant son regard bleu persan sur le lointain, Oberyn prononçait ces mots là sur le timbre de la nostalgie d’un temps où ses seules responsabilités consistaient en l’entretiens d’une armure de Chevalier et à la réponse aux ordres formulés. Il n’avait jamais tant croqué la vie qu’en ce temps. Ni même rencontré tant d’hommes d’armes et de chevaliers du Bief, des Terres de l’Orage comme de la Couronne ou bien même de plus lointaines contrées à l’occasion des Tournois. Cet initiatique voyage l’avait ouvert aux autres bien plus qu’il ne se l’était figuré au point, à son retour, de découvrir des Nobles Dornien comme des étrangers plus que des semblables. Sa pause terminée, le chevalier poursuivit sa tirade : S’ils râlent et crachent c’est bien car ils ont à faire à des étrangers. Ils sont effrayés par ce qu’ils ne connaissent pas et n’aspirent à éprouver leurs lances à leur contact ! Des fous tous… Quand bien même prendraient ils le temps de ranger leur fierté comme leur agressivité mal placée qu’ils pourraient bien constater que ces étrangers ont un sang aussi rouge que le nôtre… Tous humains, tous semblables… C’est ce qu’il avait appris des enseignements de son père et qu’il avait transcendé lors de son apprentissage des armes aux côtés de Ser Waymard. Il peut bien y avoir plusieurs dieux, il n’y aura toujours qu’un seul soleil et un même bout de terres où il conviendrait de cohabiter sans en abreuver de sang la poussière. Un soupir de dépit servit de prélude à la conclusion du champion de l’aube : D’aucuns vivent encore dans la singerie des actions de leurs ancêtres car ceux-ci résistèrent au Dragons, estimant notre devoir et notre honneur dans l’inimité des peuples qui nous entourent. Quand bien même tous les Dragons sont morts… »

L’amer sentiment qu’avait su lui insuffler sa, déjà lointaine, rencontre avec la geste Uller transpirait dans les derniers mots prononcés. Il n’avait toujours pas, malgré de longues réflexions, réussit à se faire une claire opinion du vieux lancier, ayant pour seule certitude que leur complète opposition idéologique viendrait un jour à les faire s’affronter. Et dans le sillage de ce duel surviendrait probablement un autre, plus douloureux car impliquant un vieil ami d’enfance. Il n’ignorait pas que Däarim Forrest partageait bien des choses avec le décati Uller et son implication ne manquerait pas de rendre la question toujours plus désagréable. Un triste constat qui rendit maussade l’attitude du jeune héritier des Météores. Mais une attitude qui ne l’empêcha pas de répondre à chacun des sujets qu’eut bien pu lancer le chasseur cavalier, supplée quand il le fallait par un Clay au caractère toujours entier. Sujets comme paysages défilèrent alors aux bouches comme aux yeux, le train mené par la troupe lui autorisant de rallier Haut Hermitage dans la journée. Un instant, Oberyn en vint à regretter de ne point avoir fait mander Trebor et quelques hommes de son armée, la connaissance du Terrain eut été précieuse. Mais le Colosse de la Torrentine avait suffisamment de grain à moudre dans la formation de recrues bien trop vertes pour demain participer à une guerre qui fauchera bien des brins. Vint alors l’instant de nouveaux questionnements et le premier d’entre eux arracha un rire au chevalier qui ne manqua pas de riposter avec affabilité autant qu’humour directement adressé :

« Si je n’y prenais point plaisir, voilà bien longtemps que je vous aurai fait taire Mycah… Le sourire affiché par l’Epée du Matin suffisait à ne point faire entrer la phrase dans le domaine de la menace. Il écouta donc les doléances renouvelées de celui qui s’affichait de plus en plus comme un plaisant personnage… Nul doute qu’en temps de guerre, le Dornien chevalier aurait aimé compter pareil soutiens sur le front. Son sourire sublimé par tel constat, il s’étira plus encore à la lumière des dires de interlocuteur et lui adressa une nouvelle fois des mots légers : Croyez-moi, j’aborde des domaines bien plus assommants lors de mes entretiens avec une bonne amie. Et son sourire s’élargit d’autant plus à l’évocation du souvenir de la conversation qui fut la sienne en compagnie de lady Ismaelle. Lui-même s’était fendu de mots semblables pour excuser la profondeur comme la lourdeur du sujet qu’ils avaient abordés. Ce dernier était autrement plus pénible que tous ceux qu’ils avaient échangés ce jour, aussi c’est avec amusement que le blond combattant poursuivit : Gare toutefois, votre intelligence vous jouera un jour des tours… Je suis presque certain de ne point être le premier à vous l’affirmer ! »

Quelques rires épars éclatèrent, échos naturels à une boutade qui ne se voulait nullement blessante. Ainsi se poursuivit leur chevauchée, dans une bonne humeur qui ne se voyait jamais brisée par le caractère misanthrope et silencieux d’un Oberyn dans le discours n’était jamais une force. Il riait toutefois de bon cœur aux bons mots de son hôte et ne manquait pas de répondre à toutes questions, en avançant même certaines en retour pour établir un semblant de dialogue qui lui permit d’identifier le chasseur comme étant un homme de bien. Et probablement un homme d’honneur ! Le soleil avait depuis longtemps entamé sa phase descendante quand Oberyn se fendit d’une consigne interjetée à l’ensemble de la colonne : « Au pas ! ». Le chemin devenait sinueux et voilà bien des instants qu’ils n’avaient plus croisés d’enfants comme de bonnes gens. Ils ne tarderaient point à approcher la limite du domaine Noirmont. Survint alors un petit village bien différent des autres, une bourgade qui humait la peur et qui ne leur ouvrit pas grand les bras. L’endroit semblait en proie à un mal dont on ne pouvait point dire le nom et c’est l’instant que choisit leur homme pour indiquer qu’il leur serrait désormais bon de continuer à pied. Approuvant d’un hochement de tête, Oberyn le laissa sauter de son destrier et approuva une nouvelle fois placidement sa volonté de partir en éclaireur. Confiant en la bonne foi de leur homme, le combattant Dayne se chargea de coordonner les opérations.

« Pied à terre ! Vous trois, vous resterez ici avec les montures. Si nous ne sommes pas de retour avant deux jours, alertez le Seigneur mon Père. C’est valable pour toi aussi Haranka ! Apostrophé de telle façon, le jeune écuyer manqua de choir de sa monture et ses plaintes démultipliées ne suffirent pas à faire changer d’avis son maitre, déclenchant au contraire les rires de bons nombre de soldats amusés par pareil spectacle. Bougon et renfrogné, l’écuyer jura toutefois d’obéir et s’en vint chercher Shuram afin de le panser. Un à un, les habitants vinrent à émerger et le dialogue ne manqua pas de s’instaurer. S’il n’y prêta que peu d’attention, Oberyn se fit un devoir de superviser le rapide choix des vivres et ordonna aux rares chevaliers d’abandonner la plate pour plus de légèreté. Dans les Montagnes, c’est la célérité et l’équilibre qui prévaudraient. L’entreprise ne manqua pas de prendre un temps certain et une fois que tout fut enfin terminé, l’héritier Dayne délaissa les homme qui resteraient dans le hameau pour d’une voix claire et sonnante s’adressa au reste de sa troupe : Avec moi, allons chasser ces voleurs de chèvres ! »

« HOY ! »

« Clay… J’avais demandé à ce que soient retirées les armures. C’est aussi valable pour ta cuirasse… »

« Ser, si vous tenez tant que ça à me la voir ôter, il faudra pour ça m'embrasser! »

C’est donc dans un éclat de rire général que la troupe s’élança sur le sentier de chèvre, animée par un mouvement de bras de leur capitaine alors qu’il entamait lui-même un premier pas dans les pierres ocres et acérées qui semblaient couvrir la route qu’ils entreprenaient d’arpenter. Seulement ralenti par le corselet de maille qui lui mâchait les épaules, Oberyn se laissait porter par ses talents d’athlète innée, rythmant la marche de sa fougue habituelle alors que, dans son dos, certains glissaient, chutaient et juraient sans pour autant se voir assaillis par des blessures insurmontables. Bon nombre de fois, il jeta un regard par-dessus son épaule et à la jovialité du départ avait progressivement cédé le sérieux de l’ascension. Une ascension qui leur prit plus de temps que ce qu’il n’avait bien voulu imaginer. Son habitude à pratiquer un semblant de parkour sur les toits de sa cité, à escalader les façades du palais comme à bondir de créneaux en créneaux ne pouvait point se transcender dans ce terrain instable autant que lesté par le poids de la responsabilité des hommes qui l’accompagnaient. L’entraide était, bien heureusement, au rendez-vous. Les hommes n’hésitant pas à se hisser mutuellement comme à s’assister pour les passages les plus escarpés et présentant les difficultés les plus ardus à appréhender. Finalement, l’ascension prit fin quand vint à se présenter la main tendue d’un Mycah qui semblait pour le moins amusé. Finalement hissé à la cime de la crête, Oberyn soulagea ses poumons d’une respiration lourde avant de poser ses yeux plus avant.

Le spectacle en était saisissant. Magnifique et envoutant, aspirant toute volonté de révolte pour intimer une durable paix intérieure. Les monts ocre séculaires, les bois parsemés aux racines plongées dans les flots tumultueux d’une miroitante Torrentine aussi calme que paisible. Un décor sublimé par un ciel au fait de la rencontre entre le jour et la nuit, un ciel mauve marbré de langues de feu et à l’horizon tirant sur l’encre aux scintillants astres nacrés dispersés à la volée pour mieux les observer. Point de nuage, seulement le tableau dessiné par un peintre de génie résolument muet. Aspiré par tant de paix, le héraut du matin ne put point s’empêcher d’avancer et ses pas le menèrent face au rebord rocheux, à l’ivresse du vide… Ses yeux bleu persan pailletés de lilas se perdirent dans la contemplation aveugle de ce gouffre qui se déployait face à lui. Le vent chaud venant sur son visage soulevait ses cheveux blonds marbrés de cendre alors qu’il soulevait un pied et l’amenait en suspension au-dessus de vide. Ne lui manquait plus qu’à pencher vers l’avant et tout serait fini pour de bon… Plus de titre flagornant à porter autant que d’héritage familial à assumer… Plus de vœux à respecter, plus rien qu’un doux repos bien mérité. Il lui suffisait juste de se pencher, d’avancer… Et Mycah vint à alpaguer.

Lentement, il en vint à reposer son pied dans la poussière et fit volte-face pour accueillir les remarques fort juste de leur guide improvisé. Visage marqué par une mélancolie soudaine, le Dayne acquiesça sans mot dire pour ordonner sans discuter que le campement soit dressé. Et il le fut. Avec une promptitude et une précision propre aux corps armés. Chacun y trouva vite sa place, certain s’afférant à cuisiner alors que d’autres disposaient des feux pour lutter contre le glacial des nuits de Dorne. La nuit ne manqua pas de bien vite envelopper la compagnie du froid de ses bras. Un à un, les hommes s’enveloppèrent dans d’épaisses étoffes pour y passer la nuit. Arpentant les groupes formés, dispensant quelques mots et dégustant quelques fruits en leur compagnie, Oberyn finit par prendre congé de ses hommes pour s’en retourner vers un foyer qu’il prit soin d’alimenter. Le sommeil ne saurait point le trouver. Il se laissa donc torturer par ses pensées, Clay venant s’enrouler dans une couverture non loin de ses côtés quand il eut extrait de ses effets une pierre huilée qu’il entreprit de passer et repasser, dans une infinité de mouvements répétés, sur la blanche lame de son épée. Aube exhibait ainsi son laiteux aspect, la blancheur immaculée de son tranchant légendaire semblant attirer à elle toute lumière, brûlante, brillante et palpitante d’une énergie comparable à la vie elle-même. Mais son mouvement vint toutefois se briser, éreinté que fut son bras dans cette sempiternelle répétition.

Ses yeux en vinrent à quitter le nacré de son épée pour vagabonder dans le ciel d’encre perlé de scintillements semblables à bien des diamants. Des éclats merveilleux qui, étrangement, venaient à lui rappeler les parures soignées que toujours portait la belle Ismaëlle. Où pouvait-elle bien être en cet instant, son espiègle amie de tous temps ? Sur les mers ? A Lancehélion ? Ou bien déjà arrivée au Donjon Rouge ? Il aurait bien pu tuer le monde entier pour la voir immédiatement à ses côtés dans ce moment de doute où tous ses vœux comme sa volonté se trouvaient ébranlés. Fantôme de lui-même, l’héritier des Météores ne perçut point l’arrivée d’un nouveau personnage. Mycah, félin et silencieux vint donc se poser à ses côtés. Un long silence perdura suite à cette survenue, un long instant que le chevalier consacra à la muette contemplation du reflet des flammes dansant dans la blancheur de son arme. Le coup fut alors rude, inattendu. Le chasseur usa à nouveau de tout son art de la rhétorique allié à une éloquence rare pour questionner un Oberyn interdit par tant d’audace. Tous deux se regardèrent donc en chiens de faïence, un long instant durant lequel l’Epée du Matin questionna intérieurement la réponse la plus à propos face à telles accusations venant d’un quelconque roturier. D’aucun seigneur aurait fait roser l’importun, battre l’impudent. La réponse du jeune Ser vint, elle, de telle façon :

« J’ai juré… »

Une phrase. Une phrase simple et immédiate qui, pourtant, contenait tout ce que le jeune chevalier pouvait bien avoir à répondre. A elle seule, elle exprimait toutes les réponses aux questions de Mycah si bien qu’Oberyn s’en retourna à passer la pierre sur le fil de sa lame. Multipliant les mouvements de haut en bas et de bas en haut, il les savait pourtant inutiles. Nait depuis le cœur d’une pierre tombée du ciel et forgée sous l’empire de la magie, tranchante comme un rasoir et pour jamais indestructible. L’affuter était somme toute aussi inutile que ridicule… Et pourtant il continuait, comme ce mouvement expiatoire pouvait l’aider à repousser ses démons. Peine perdue. Un souffle agacé vint conclure un ultime mouvement qui n’en appellerait point d’autres. Les traits du chevalier Dayne semblaient tirés, accablés par le poids de responsabilités qui intérieurement le rongeaient. Déposant la garde de son arme sur son épaule, laissant ses doigts courir sur le plat de son extraordinaire tranchant, il vint river ses yeux d’un bleu plus bleu que bleu et pailletés d’améthyste dans ceux de son curieux interrogateur. La réponse lui fut donnée, sur un ton qui n’avait plus rien de jovial ni même d’assuré.

« J’ai juré… Depuis que je suis enfant, je n’ai fait que formuler des vœux. Plus encore quand il fut temps de devenir Chevalier. " Au nom du Guerrier, je te demande d'être brave. Au nom du Père, je te demande d'être juste. Au nom de la Mère, je te charge de défendre le faible et l'innocent. Au nom de la Jouvencelle, je te charge de protéger toute femme…" Tant et plus encore. D’un mouvement d’épaule, il fit choir la garde d’Aube dans sa main afin d’amener la laiteuse lame au-devant des yeux du chasseur. Puis, vint ce don merveilleux. Témoin silencieux récompensant mon nom comme étant un modèle de Chevalerie. Une Epée des plus distinguée pour un Chevalier des plus distingué. La moue qu’il afficha sembla pourtant signifier le contraire de ses mots. Une expression désormais en adéquation avec la suit de son propos. Guère plus qu’un poids de plus à porter sur vos épaules. Un sourire brisé vint à étirer ses lèvres, du genre de ceux que vous pouvez afficher quand une main compatissante s’abat sur votre épaule. Point le temps de verser dans la mélancolie éternelle toutefois, ce drôle d’oiseau était désireux d’obtenir des réponses : J’ai juré de protéger le faible comme l’innocent, mais ce n’est pas uniquement pour cela que je suis là. De tous temps, je fus habité par une ardente volonté de protection… Il est pour moi naturel de me porter au-devant de telle menace, afin de rétablir l’ordre des choses… Il en fut et en sera toujours ainsi. »

Les faits ne pouvaient être plus clairs, plus évidents même. Vœux ou pas, Oberyn s’était toujours imposé aux autres comme un être protecteur. Ses compétences martiales ne l’ayant rendu que plus capable dans ce domaine, quoi de plus normal qu’il se présente toujours au-devant des menaces à même de frapper sa patrie comme ses proches au cœur. Preuve en était sa future implication dans la guerre contre les Fer-Nés qu’il s’échinait à préparer dans les murs des Météores. Mais il y reviendrait, car venait maintenant le temps de se défendre de l’accusation qui avait le plus blessé son honneur :

« Je suis Oberyn Dayne, Héritier des Météores, Epée du Matin et Champion de la Maison Martell par les vœux du Prince de Lancehélion quand viendra l’instant de porter l’Etendard de Dorne au combat contre la menace Fer-Née… Non, Mycah… Je ne veux pas la mort des Martell. Mais il ne pouvait pas condamner sa question tant son rapprochement avec la Maison Ferboys pouvait le laisser penser. Aucun homme dans ce Royaume n'est plus dévoué au Prince Maron que moi. Je donnerai mon arme, mon honneur, mon corps et mon cœur à son glorieux service. Des faits avérés que ses fiançailles semblaient avoir pour le moins occultés. Vos accusations… Je ne peux les condamner. Par mes choix, je les ai imposées… Pourquoi ainsi donc se livrer à tel inconnu ? Il n’aurait su l’expliquer mais les mots fuyaient ses lèvres comme s’il avait été à même de le soulager. Dans le feu et sous la mort, à Salvemer je lui ai fait la promesse d’à sa mère venir demander sa main. Quel genre de chevalier exemplaire serais-je si je commençais à ne plus honorer mes promesses ? »

Un lourd et empli de peine à n’en pas douter vint à parachever le discours qui n’avait, déjà, que trop duré. Sans le savoir, Mycah s’était intimement immiscé dans les doutes les plus vifs et les plus sordides qui tourmentaient depuis des lunes l’Epée du Matin. Une souffrance qu’il ne pouvait exprimer qu’à son amie Ismaëlle et qu’il avait pourtant partagée, sur un ton plus lourd et moins conciliant, avec un parfait inconnu. Mais après tout, demain ils combattraient côte à côte. Peut-être pourraient-ils bien mourir dans ces montagnes ? La proximité de la fin de leur existence avait le pouvoir de changer les gens. Et Oberyn de conclure :

« Donnez-moi pour adversaire toute une armée et je l’affronterai sans sourciller. Mais quand c’est à la rumeur que je suis opposé, mes mains tremblent et je ne peux m’empêcher d’être apeuré… »

Un bruit strident vint faire office de point final à leur échange. Le bruit d’une pierre courant sur une lame immaculée. Le Chevalier des Météores n’avait, toujours pas, trouvé moyen plus efficace d’expulser de ses pensées la possibilité de voir ses actes entacher l’honneur comme la réputation d’une famille respectée. Néanmoins, il avait juré…




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »
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Message Dim 2 Déc 2012 - 19:06

C'en était ainsi dans les hauts sommets des montagnes Rouges. Ainsi coupé de tout, proche d'un combat que même Mycah ne savait pas si près d'eux, dans le creux d'une nuit de désert aussi froide qu'une baie de givre, les langues pouvaient facilement se délier. Le chasseur était venu à Oberyn pour les seuls réponses que le chevalier lui donnait à l'instant même. Il avait manipulé et usé de la sympathie naturelle que les gens trouvaient chez ce petit Dornien à la langue bien pendue pour gagner sa confiance, il avait menti jusqu'au point culminant où il était finalement parvenu à convaincre le Ser Dayne de donner la chasse à des clans des montagnes qui n'avaient pourtant rien demandé. C'était son gagne pain. Ça l'avait toujours été. Et pourtant face à ces circonstances et dans les paroles lourdes de sens de l'épée du matin. Il se sentait fourbe de ses propres méthodes. La pierre qui filait au long de la lame nacrée rendait la situation plus pesante encore et au fil de la tirade si chevaleresque d'Oberyn, Mycah détourna petit à petit les yeux sur le tranchant si travaillé de l'épée, incapable de plus encore fixer le désespoir d'un homme qu'il appréciait au final.

Loin, il était très loin de tout ce qu'il avait pu imaginer jusqu'alors. Allez fourrer son nez chez les Dayne avait été pour lui plus une source de Dragon sonnant et trébuchant qu'autre chose. Et si la complexité de l'approche et de l'obtention d'informations l'avaient déjà bien remué. Il se rendait compte qu'un léger sentiment de culpabilité commençait alors à le ronger. Sentiment qui, allez savoir pourquoi le poussait presque à vouloir aider du mieux qu'il pouvait ce chevalier aux épaules pas assez larges pour ce que l'on attendait de lui. Mycah, dit le Fennec, le roturier, le chasseur sans attache, celui qui va et vient et qui ne fait que rester le temps d'apposer sa marque et son sourire dans la vie des gens afin de leur subtiliser quelques infos intéressantes. Celui qui n'avait à faire que de vivre dans l'oisiveté. Cet homme se trouvait actuellement au prise à un dilemme quant à son devoir vers le Ser des Météores. Mais déjà comment pouvait il seulement parler de devoir envers un homme à qui finalement il ne devait rien ? Intrigante question sans réponse.

Ainsi il laissa à son désarroi personnel, tomber un silence sur les deux compagnons, laissant pour seuls signes de vie le sifflement reconnaissable de la pierre contre l'épée et le crépitement d'un feu qui lui semblait vivre sa vie sans contrainte. Mycah réfléchissait, il pensait à l'importance soudaine qu'il venait de prendre face à Oberyn. Voilà le cœur du problème de son point de vue. Dans toutes les relations qu'il avait mené de front pour ses investigations, il avait toujours fait en sorte qu'il reste une certaine distance. Seuls ses blagues et sa bonne humeur devait gagner la confiance de sa cible et il n'avait jamais été question de jouer les confidents. La raison en était simple une fois pris dans ce piège, Mycah ne pouvait pas se sentir le cœur d'abandonner celui qui avait vu en lui un ami. Des passages de son enfance lui revinrent en mémoire. Il se souvint d'un coup des longues nuits passées seul dans une ses cachettes de Lancehélion. Ces nuits où au cœur de la lune, il se demandait encore pourquoi, lui n'avait jamais eu amis ou famille. Pourquoi même les autres gamins des rues ne venaient à lui que pour ses talents de chapardeur, le délaissant dès qu'il se faisait pincer par la garde.
Il avait grandi ainsi, seul, sans proche et s'était promis de ne jamais tenter de chercher l'attachement chez les autres. Si eux pouvaient l'utiliser, il en ferait de même.

Mais qui dupait il avec une telle idée. S'il avait travaillé son éloignement c'était pour la bonne et unique raison qu'au fond, il succomberait à la première marque de confiance venue.
Enfin le moment n'était pas à ce genre de réflexion et la nuit portait conseil. Il avait eu ce qu'il voulait. Ser Oberyn Dayne qui pour beaucoup se situait alors au milieu de la balance entre Martell et indépendantiste, était en fait un homme de courage et de dévotion à son prince tout en étant bloqué par ses propres vœux. Situation gênante pour le coup. Un homme de parole et qui plus est facilement manipulable ou influençable de par son apparente solitude ne devait pas rester entre les mains d'Edarra Ferboys. Voilà le compte rendu que Mycah offrirait à son commanditaire. Le moment de partir était venu et celui de laisser le chevalier à ses réflexions aussi. D'autant plus et que pour en rajouter, une envie pressante venait d’agripper le Dornien. Pourtant il ne pouvait concevoir de laisser son compagnon ainsi.
Tout en s'étirant à la manière d'un félin, il se releva. Et toisa le chevalier qui arrêta son va et vient pour l'occasion.


Tout ce que je sais Ser Oberyn. C'est que vous êtes un homme de bien et que tout le monde ne l'est pas. Vous avez juré, mais qui donc l'a fait. Vous ou le chevalier ? Car au final quelque soit votre épée vous n'en restez pas moins un homme et ne pouvez supporter plus qu'un autre. Soyez votre garant avant d'être celui du monde. Sans ça vous vous laisseriez dévorer sans pouvoir un jour vous retourner.

Sur ce je m'excuse encore de toute ma curiosité mal placée et vous souhaite une bonne nuit. Demain les clans des montagnes nous attendent.


Il ne croyait pas si bien dire. Calme et silencieux, Mycah reprit sa marche à travers le campement improvisé. Ci et là brûlaient des feux, des phares au milieu d'une obscurité lourde de suspens pour les quelques gardes postés autours du camps. En quelques pas le Dornien enjamba les fils tendus qui retenaient les tentes blanches immaculées pour arriver à la limite du bivouac sous le regard inquisiteur d'un homme d'arme. Sans un mot il lui lança simplement un petit geste de tête pour le saluer alors qu'il s'enfonçait un peu plus dans la roche rouge. Quelques mètres de plus et l'endroit lui parut idéal et sans attendre il commença à se soulager. Enfin il tenta car, la dérangeante impression de se sentir épié le harcelait. Il retourna lentement la tête et tomba nez à nez face au regard toujours aussi analytique du garde qui n'avait pas bougé de place. A la différence près que ce coup ci il arborait un léger sourire narquois. La journée avait été fatigante et l'envie de dormir usait le moral du chasseur qui aurait préféré rapidement finir son affaire pour retourner à une occupation plus intéressante telle que se remettre sous ses couvertures. Il commença par un simple geste de la main qui ne reçut pas de réponse. Puis par des injures qui elles n'eurent qu'un rire gras de la part du garde qui s'amusait avec le petit roturier du groupe. Mis à bout par une si stupide chose le chasseur aurait très bien pu simplement chercher un autre coin. Mais non, il refusait de se laisser faire et commença à avancer vers le trouble fête en soupirant. A mi chemin il imaginait déjà ce qu'il allait pouvoir dire à l'inconvenant et pile au moment où ses première paroles allaient sortir, un bruit strident fendant l'air le coupa net. Une lance issue d'on ne sait trop quel coté venait de se planter dans les côtes du contrevenant qui s'écroula en hurlant sur le coup. Dans la foulée, Mycah entendit des cris sortir des quatre coins du camps, des alertes à l'attaque ou des gémissements de douleurs. Les clans des montagnes n'appréciaient guère d'être dérangés sur leur terre. Le chasseur le savait et c'est pour cela qu'il avait amené la petite troupe ici, pour justifier son alibi. Tout du moins il n'aurait jamais pensé qu'ils attaqueraient dans la soirée.

Il aurait très bien pu se planquer, c'est sûrement d'ailleurs la première chose qu'il aurait fait en temps normal. Mais vu la situation, vu le moment, il ne pouvait laisser un homme comme Oberyn Dayne se défendre seul - même si son aide perdu au milieu de celle des chevaliers ne seraient que peu de chose - Il ne fallut pas énormément de temps pour qu'il rejoigne le campement déjà affairé par des combats dans tout les sens. Virevoltant et esquivant à tout va le chasseur usa de tout ses talents et de son agilité pour éviter les divers coups de lances ou d'épées qui l'avaient frôler plus d'une fois lorsqu'il croisait des combattant. Et finalement il arriva à se jeter la tête la première dans sa tente.
Là il farfouilla comme il pouvait à la recherche de son unique trésor : Son arc court Dornien. Sur les larges toiles il pouvait encore voir des ombres projetée à la lueur des feux se combattre ou tomber sous les coups de leurs adversaires. Une giclée de sang vint même s'éclabousser sur la tenture surprenant le chasseur qui bondit dans un coin. Son carquois ramassé il prit une grand inspiration et sortit dans le chaos infernal de la bataille. A peine eut il le temps de se relever une fois dehors qu'un magistrale coup porté à son torse par un bouclier de bois et de cuir de chèvre envoya voler sa petite carrure à terre. Sonné et aveuglé par la poussière il réussit tout de même à voire l'imposante masse qui s'étendait face à lui. Un guerrier comme il n'en avait jamais vu qui dirigeait déjà sa lance sur lui. Un roulement d'épaule bien placé, lui permit heureusement de se décaler d'un coup sec sur le côté par une roulade bien sentie alors que la pointe d'acier se fichait déjà à quelques centimètres de sa tête. Par réflexe il détendit en un coup sec les jambes sur le tibia de son adversaire qui déséquilibré s'écroula au même niveau que lui. Comme enragé le combattant des collines se jeta sur lui et un corps à corps où le Dornien n'avait pas l'avantage commença.
Le monstre le retourna immédiatement sur le dos et de ses jambes il bloqua le chasseur alors que ses mains s'affairaient à l'étrangler. La respiration commençait à lui manquer. L'air de ses poumons ne suffirait bientôt plus et c'est par un simple coup de chance que le chasseur attrapa une flèche de sa réserve qu'il planta aussitôt dans les flancs de l'animal qui rugit. On aurait plus dis des bêtes que des hommes. Son agresseur déstabilisé, il réussit en un deuxième coup de jambe à le propulser un peu plus loin tout en reportant sa main de libre sur son cou violacé. Pris de panique il se mit à farfouiller le sable et alors que ses yeux et ses mains tombèrent enfin sur l'arc qui avait valsé avec lui. Il ne lui fallut qu'un fragment de seconde pour décocher un flèche au cœur du guerrier qui tentait de se relever en chancelant.

A son tour, dopé par l'adrénaline, Mycah tenta de se relever. Sa vision était flou et de sa salive se mélangeait à la terre qu'il avait ingurgité lors du duel. Sa main passa sur sa bouche dans le désir de la nettoyer mais seul un goût de sang apparut au Dornien déjà bien égratigner de toutes parts. Son regard observa les alentours, les combats continuaient mais un seul ne le laissa pas indifférent. L'épée du matin semblait bien affairé prés de son foyer à combattre trois hommes à la fois. Les feux rendaient la visibilité potable, personne ne semblait s'attarder sur le chasseur. Une de ses mains plongea dans son carquois et en ressortit un flèche. La deuxième agrippa la courbe de bois de l'arc. Il banda la corde. Prit une grande bouffée de l'air froid nocturne. Et dans une expiration lente et maîtriser il lâcha son tir qui se planta dans le cou de la cible pourtant mouvante, laissant s'écrouler, l'un des agresseurs du Ser Oberyn. Mais tranquillité n'était pas chose aisée à gardé dans un combat et déjà il dût faire volte face alors qu'une autre lance tentait de lui arracher la vie.
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Oberyn Dayne
Chevalier

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• Epée du Matin •
◌ Vision du Guerrier ◌
• Champion de la Maison Martell •

« Honneur, Loyauté, Sacrifice. »

♦ Missives : 2094
♦ Missives Aventure : 87
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 30/03/1988
♦ Arrivée à Westeros : 17/09/2012
♦ Célébrité : Jamie Campbell Bower
♦ Copyright : Violain <3
♦ Doublons : Gunthor Estremont
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Fiancé à Edarra Ferboys
♦ Lieu : Citadelle des Météores.
♦ Liens Utiles :

Disponibilité : 3/4 RP's
Présentation d’Oberyn
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Capacités d’Oberyn
Chroniques de la Maison Dayne

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Message Mar 1 Jan 2013 - 22:04


Une Vérité peut en Cacher une Autre.


Le sempiternel déplacement de la pierre sur la lame ne marqua de pause qu’à l’instant où le chasseur de Lancehélion vint à se redresser, intimant par là même au héraut des aurores de porter son regard bleu sombre sur la silhouette illuminée par leur foyer au cœur de la nuit. Les surnaturelles pupilles de l’hériter des Andals ne manquèrent pas de chasser le regard du baladin faisant office de guide, s’imprégnant plus encore des mots que ce dernier allait inlassablement venir à prononcer. Ces derniers survinrent avec une verve et un art de l’éloquence qu’Oberyn associait, désormais, inlassablement au personnage de Mycah. Et comme souvent, ils n’étaient pas dénués d’une vérité profonde. Esquissant un sourire en réponse, l’Epée du Matin ne rétorqua point qu’il était lui-même arrivé à semblable constat. Il ne pouvait point se livrer à pareil vagabond comme il pouvait bien le faire avec les différents membres de sa propre maison mais appréciait les attentions que le chasseur pouvait lui porter. Hochant la tête, afin d’esquisser une forme d’approbation des mots de celui qui s’en retournait vers le sommeil, le Dornien sigisbée ne manqua toutefois pas de répondre sur son habituel ton neutre mais clair :

« Qu’il me soit permis d’avancer que votre sollicitude me touche… Mais je ne suis point, encore, enchainé à mon destin… Puissent les sept veiller sur votre couche Mycah ! »

Et la pierre d’inlassablement reprendre sa course sur le fil de la lame nacrée. A mesure que s’éloignaient les pas du traqueur dornien, les crissements du métal plus tranchant que l’acier se firent l’écho des crépitements du bois sec dans le feu projeté. D’un vif mouvement de botte, Clay vint à redisposer les branchages pour une plus vive flambée. Son large torse toujours enfermé sous sa cuirasse à la teinte de bronze luisait des lueurs écarlates autant que ambrées projetées par le feu revigoré. Et c’est alors qu’une des plus grosses branche vint à sinistrement craquer que le blond chevalier aux bras puissants se fendit d’une interrogation murmurée, questionnant l’étrange attitude de leur hôte improvisé. Dans le mutisme le plus complet, l’Epée des Aurores se contenta d’une simple levée d’épaules désolées, finissant par avancer que le prénommé Mycah s’affirmait comme un homme de courtoisie autant que de devoir et d’honnêteté. Devant l’entêtement du chevalier, Oberyn entreprit de mettre un point final au débat en avançant que seul le feu de l’action saurait révéler telle nature ou confirmer les doutes que le blond au nez camus pouvant bien formuler. Vaincu, ce dernier ne pipa plus mot et se laissa choir dans la poussière avant d’attirer à ses épaules une couverture de fortune. Il ne tarderait point à vite trouver le sommeil. Au contraire du sigisbée Dayne qui, une nouvelle fois, verrait Morphée le fuir au profit de la veille et des démons qu’elle lui imposait… Lentement, dans un bruissement tout juste susurré, la laiteuse lame d’Aube vint à retrouver le soyeux cocon de son fourreau pour, de la nuit, ne plus le quitter. Gardant la précieuse lame familiale entre ses bras et contre son cœur, Oberyn ne put s’empêcher de lever les yeux vers le ciel d’encre et perdre le pailleté d’améthyste de ses iris dans l’infinité scintillante des multiples astres nocturnes. Voilà bien longtemps qu’il ne s’était point laisser aller à la saveur de ces instant de paix, coupable d’une hébétée contemplation des étoiles magnifiques dans un ciel sans nuage. Ses yeux dérivèrent du Marcheur Rouge vers le Dragon de Glace pour une longue contemplation du saphir scintillant figurant l’emplacement d’un œil avant qu’il ne se perde dans la recherche de la Lanterne de l’Aïeule. Plus que jamais, il nécessitait sa lumière comme ses conseils… La paix de l’instant avait tout de la parenthèse enchantée dans une vie qui s’édifierai bientôt au ciment d’un sanglant conflit contre la seiche dorée. Tout guerrier peut bien rêver la dégustation de quelques instants de paix… Mais c’est inlassablement qu’à eux reviennent les batailles, avec leur lot de gloire… Et leur lot d’atrocités !

Un cri déchirant fend la quiétude du camp endormi dès l’instant où une ombre s’enfuit, que des assassins s’élancent dans la nuit. Les cris d’alarme succédèrent aux cris de douleurs initiaux et en moins d’un instant, la totalité du bataillon Dayne fourbissait ses armes sous le hurlement guttural du cor de guerre que Clay venait de porter à sa bouche. Bondissant sur ses pieds prestement, le héraut du matin n’eut pas le temps de dégainer son épée que déjà une musculeuse silhouette émergeait de la poussière soulevée par l’ardeur nouvelle des affrontements. Dans son regard, la simple expression du meurtre. Une arme fusait promptement mais les instincts guerriers du natif des Météores le fendirent d’un entrechat l’amenant à laisser la longue hampe de frêne percer l’air au-dessus d’une de ses épaules. Tout en esquive, tout en fluidité… Tout en contre ! Désormais au corps à corps avec son nouvel opposant direct, le Dornien des Montagnes Rouge anima son bras avec puissance et promptitude, délivrant un formidable coup de paume à la pomme d’Adam du malheureux manieur de lance. Plié en deux sous le coup de la douleur, son premier opposant tout juste neutralisé laissait place à une foule de guerriers vociférant. Couverts de pièces d’armures éparses et décousues, issues de nombreux pillages impunis, il s’armaient de lances et d’épées de bronze alors que leurs muscles saillants se trouvaient majoritairement protégés par de ronds boucliers de bois rustiques couverts d’un cuir de chèvre tendu.

Aux côtés de l’Héritier des Météores, Clay beuglait son cri de guerre inspiré de ses vœux de chevalier alors que ses larges mains se refermaient sur le lourd estramaçon qu’il destinait aux flancs de ses opposants, protégeant les siens d’un lourd bouclier de chêne rond cerclé de fer et peint d’une lavande tête sur laquelle se croisait l’épée comme l’étoile filante propre à la maison Dayne. Noble, altier dans sa position, le jeune homme ne tarda point à donner le change, s’engageant farouchement sur les chemins de l’affrontement. C’est donc d’un geste vif et calculé qu’il porta sa main d’épée au niveau de la garde de son propre estramaçon distingué. Resserrant ses doigts autour de la poignée nouée d’un cuir noir tressé, dans un geste ferme et implacable, l’Héritier des Météores ne sembla user d’aucune énergie particulière pour ôter la vieille dame de son confortable fourreau. Respectable demoiselle séculaire à sa Maison et qui survivrait bien plus longtemps que lui dans le temps, Aube se voyait ainsi mise au jour sous le complice regard des astres nocturnes. Le spectacle n’en fut que plus saisissant. Forgée depuis une pierre ayant chuté du ciel, la lame aussi tranchante que l’Acier Valyrien dévoilait sa blancheur laiteuse aux yeux de tous. L’immaculé tranchant semblait attirer à lui toute la lumière du feu dansant, vibrant d’une pâleur se faisant l’écho des palpitations de la vie alors que Ser Oberyn Dayne l’empoignait désormais de ses deux mains. Et dans un mouvement de taille singeant à la perfection le croissant lunaire surplombant son faciès transformé en un masque froid de devoir, l’Epée du Matin vint à peindre un sillon vermeil mortel sur le torse d’un sauvage chutant sans vie vers le sol qui s’abreuverait vite de son sang. Comme de celui des hommes de la Maison Dayne.

« POUR LES METEORES ! ! »

L’enfer des combats vrombissait du choc sourd des lames contre les boucliers, du sifflement de flèches éparses dans la nuit comme des heurts lourds de lames aux armures sur la mélodie des hurlements et le contrepoint des hurlements. Là où n’exsudaient que le sommeil et le repos un instant plus tôt rodait désormais la mort, transpirant la souffrance dans le sang versé… Une pique vola en direction du visage d’un Oberyn prompt à se fendre d’une esquive acquise au prix de bien des sacrifices, bien des exercices comme des entrainements aux côtés des épées liges du Seigneur son Père. Déviant la frappe du pommeau de son arme, le Chevalier des Météores anima ses poignets de mouvements pairs et vifs, passant le fil de sa lame aux flancs de cet assaillant à la protection légère qui ne manqua pas de sentir la peur à la survenue de cette botte toute Dornienne. Un instant plus tard, des lèvres de chairs s’ouvraient sur un monceau de viscères qu’il tenta tant bien que mal de garder en son corps de ses mains sans défense. Le sang chaud jaillissait de la plaie alors que le sauvage roulait au sol. Brisé, mourant… Pourtant peu reluisante au vue des quatre hommes qu’il lui restait à affronter, le dornien sigisbée se fendit d’un coup de pied dans les flammes pour projeter des braises ardentes au faciès d’un premier adversaire. La distraction immédiate fut un succès et c’est presque immédiatement que le fils de Lord Olyvar démultipliait les frappes sur le bouclier de son opposant. Avec un peu d’entêtement, le bout de bois se serait probablement vite retrouvé à l’état d’écu brisé. Mais la faible garde du brigand n’offrit que peu de résistance à l’Epée du Matin qui ne tarda point à passer outre la faible résistant pour, d’un coup d’estoc, peindre sa blanche lame de rouge et ôter la vie d’un nouvel assaillant.

Le feu, le sang comme la fumée de quelques tentes s’embrasant, grandes torches de lumières, nimbaient l’escarmouche d’une aura de violence surréaliste alors que dans les cris et le fracas de armes, Oberyn s’opposaient à trois hommes simultanément. La fureur de l’affrontement ne retombait pas en intensité et maintenant que l’effet de surprise avait cessé, la discipline martiale comme les compétences guerrières des Météores ôtaient progressivement la victoire des mâchoires acérées de la défaite. Quelques sauvages mal équipés et sans la moindre science stratégique n’avaient point la capacité de renverser une institution martiale droite et à la puissance forgée dans les vœux de la chevalerie. Du coin de l’œil, l’Epée du Matin discernait les morts jonchant le sol alors qu’il se fendait d’esquives multiples face au courroux de ses opposants. Clay avait disparu de son champ de vision, non sans laisser un homme mort non loin de sa couche spartiate. La fièvre des affrontements grisait progressivement les sens du jeune chevalier trop occupé à parer et contre attaquer les frappes désordonnées de deux des hommes pour voir que le troisième s’était glissé dans son dos et levait avec une menace entière sa lame dans le but de l’occire. Ses yeux sombres pailletés de pierres précieuse ne se tournèrent que trop tard et la vision de la lame fondant vers son crâne l’empli de la plus grande peur qu’il n’eut jamais éprouvé. Un peur qui mena son esprit vers le souvenir de ses pairs. Ser Weymard Estremont, Ser Lothar Celtigar, Ser Pryam Templeton… Mourir sans jamais leur rendre tout ce qu’ils avaient pu lui apporter, voilà pour lui le comble du déshonneur ! Le sifflement fut strident et la gerbe de sang acide quand elle vint éclabousser son visage. Une flèche traversait de part en part la gorge du traitre au combat par l’honneur. Au-delà du sang et des flammes, Oberyn porta son regard sur le souverain faciès de son sauveur, lui adressant un regard emplit de surprise comme de gratitude. Et bien qu’il n’ait duré qu’un instant, ce moment sembla gravé dans l’éternité. Alors les bras du manieur d’Aube s’animèrent dans une danse mortelle. Singeant l’Art de la Chute du Faucon, le jeune chevalier développa une force surprenante et abattant sa lame suite à un moulinet grandiloquent de désappointement, fauchant une nouvelle vie comme d’autres faucheraient les blés.

« Protégez-vous ! Hurla-t-il à pleins poumons alors que le feu des combats se faisait toujours plus féroce. Couvrant le vacarme intimé par les frappes de sa propre épée contre le fer d’une lame qui se dressait en sa direction, l’Epée du Matin jouait sa partition de Capitaine cherchant à galvaniser ses hommes dans la tempête des affrontements : Deux à deux ! Dos à dos ! La tactique militaire n’avait jamais vraiment été son point fort mais il s’essayait toujours à donner l’image d’un meneur sans faille et confiant dans les qualités de ses hommes. Leur hurler les commandements enseignés par leur pair sur les terrains d’entrainement de la citadelle ne leur donnerait que plus de cœurs à la tâche. Tous avaient des femmes, enfants ou familles à retrouver. Point question donc de voir là plus de vie s’achever. Et Oberyn d’à nouveau hurler alors que son épée s’enfonçait dans des chairs basanées : Repoussons-les ! »

Chargeant tel un forcené, le Dornien chevalier se jeta droit dans l’enfer des mêlées, mirant du coin de l’œil l’archer à qui il avait dû sa vie sauvée. La bataille fut intense, brève dans sa durée mais féroce dans son contenu. C’est ainsi que nous retrouvons Oberyn genou à terre, le corps zébré de quelques légères plaies alors que ses mains réunies enserraient le pommeau d’une Aube à la blancheur maculée de sang. Murmurant une prière aux Sept, il ne tarda point à se relever, sa cage thoracique soulevée par l’irrépressible envie de respirer. Un moyen comme un autre de sentir qu’il avait subsisté à cet enfer… Droit et fier aux côtés d’une tente qui terminait de s’embraser, l’Hériter de la Citadelle des Météores jaugeait des pertes accusées alors que tous leurs opposants étaient en fuite ou annihilés. Le rauque souffle de Clay vint à le tirer de ses pensées. Crinière poisseuse de sueur comme de sang, le chevalier accusait une sérieuse blessure au bras gauche et s’échinait à la compresser avec une étoffe qui, autrefois, avait dû être blanche. Tout ou presque n’était plus que ruine quand il vint à prononcer d’une voix accablée :

« Aron… Symon… Perros… Gulian… Quentyn… Harmen ne tardera point à les rejoindre… »

« Sonne le cor et rassemblons-nous. S’il est des prisonniers, qu’ils me soient présentés ! Regroupez tout ce qui peut être sauvé et préparez le convoi des blessés. Je n’entends point rester plus longtemps en ces lieux… »

Hochement de tête et allure accablée furent les seules réponses que lui autorisa le facétieux Clay. Dire qu’au matin, du temps de leur chevauchée, ils n’avaient fait que plaisanter et riaient avec l’innocence de grands enfants. En l’instant, leurs regards n’étaient plus que voilés d’une infinie tristesse alors que leurs traits chaussaient un masque de douleur comme de chagrin. Ce qui fut une ode à la camaraderie et au partage n’était désormais rien d’autre qu’un véritable festin pour les corbeaux… Le hurlement déchirant du cor de guerre sortit le jeune Oberyn de sa torpeur et c’est avec une allure de spectre brisé qu’il déambula dans les restes du camp, essuyant la lame de sa légendaire épée avec les restes de son surcot arraché par la fougue d’une pique audacieuse. Déambulant dans les rangs au moral miné, il se fit violence pour adresser quelques mots et gestes de réconforts à ceux qui avaient, depuis toujours, partagé son ascension dans la chevalerie et s’était avéré être des amis comme des compagnons des plus fidèle. Si une simple escarmouche pouvait laisser ses hommes dans un tel état, il n’imaginait point l’horreur de serait la bataille comme les Fer-Nés. La guerre est définitivement la pire des expériences qui soit ! Mmais faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il se força à donner visage affable. Comme le disait son père, il faut avoir l’habitude de se montrer accommodant ne serais ce que pour montrer l’exemple. L’effort était important mais il devient naturel quand se présenta à lui la figure d’un chasseur qui les avait embrigadé dans telle aventure. S’avançant vers ce dernier, Oberyn ne manqua pas de lui donner l’accolade dans une démonstration de gratitude que l’on avait point l’habitude de voir chez la jeune Epée du matin. Desserrant son étreinte, le jeune homme se fendit alors que quelques mots alors que ses mains se refermaient sur les épaules charpentées du traqueur et que son regard se portait au plus profond de ses yeux sombres.

« Je vous dois la vie, Mycah de Lancehélion ! Tant et plus encore… Vous serez toujours le bienvenu aux Météores et tant que ma vie s’écoulera, j’aurai une dette envers vous. Sur mon honneur comme sur celui de ma Maison, je vous reconnais comme un authentique ami et un allié de la Maison Dayne ! Etirant un sincère sourire, il ne relâcha point sa prise quand vint à se poursuivre son discours : J’ai besoin d’hommes tel que vous à mes côtés… Si vous le désirez, je pourrais avancer au Seigneur mon Père la possibilité de vous nommer à la tête du corps d’archer du guet des Météores. La proposition trouverait peut être lettre morte en retour, mais Oberyn se devait d’essayer la formuler. Il comprendrait parfaitement un refus de la part de celui qui ne vivait qu’au jour le jour et se nourrissait de voyages comme d’aventures. Une vie qu’il avait longtemps rêvé et qui occupait parfois ses pensées. Desserrant l’étreinte de ses doigts pour ne plus que faire face au chasseur, Oberyn reprit sur un ton plus solennel : Comme vous avez dû le voir, les Météores fourbissent leurs armes pour porter la Gguerre contre les Fer-Nés. Mycah, ce serait pour moi un honneur que de les combattre à vos côtés ! Un sourire sincère vint ourler les lèvres du chevalier alors qu’il administrait une tape amicale au bras de ce homme qui s’était affirmé comme un allié fiable et probablement un bon ami. Toutefois, le caractère enflammé du Dornien avait, une nouvelle fois, pris le pas sur le calme et il convenait de revenir à des palabres plus simples. Aussi, Oberyn reprit il de volée : Veuillez m’excuser, je ne me emporté et n’ai point prit le temps de questionner votre santé. »

Espérant sincèrement que son compagnon n’eut point à souffrir de la moindre blessure, Oberyn marqua une pose quand sonna une nouvelle fois le cor de Clay. Le cortège ne tarderait point à être prêt et c’est sous la lumière de la lune comme celles de leurs torches que les hommes s’en retourneraient vers le village où ils avaient laissé leurs montures. Soupirant de tristesse à la suite des vies perdues dans cet affrontement, le chevalier décrivait un regard vague sur le charnier. Certains de ses hommes étaient occupés à entasser les corps de leur assaillant en vue de les brûler alors que d’autres s’occupaient de leurs propres morts. Détournant le regard de ce que les livres ne mentionnent point à propos de la guerre, l’Héritier des Météores opposa à Mycah un visage qui semblait avoir subitement vieilli. L’accablement était visible comme audible dans son ton lorsqu’il reprit à l’attention du chasseur :

« Nous resterons pas plus longtemps ici… J’ai commis des erreurs dans mon appréciation de ces bandits et je dois en rendre des comptes au Seigneur mon père. Cinq de mes chevaliers y ont perdu la vie… Six s’ils ne pouvaient point lui prodiguer le plus rapidement possible des soins de qualité. Peut être se blâmait il trop en vérité mais Oberyn avait à cœur d’assumer la perte de ses compagnons dans l’exercice de leur fonction. Tous savaient que leur devoir pouvait les amener à pareille situation. Le jeune Capitaine ne faisait que le douloureux apprentissage du poids du commandement… Et finalement, il reprit sur un ton où une légère inquiétude semblait palpable. Vous les aviez déjà vu… Vous êtes le seul capable de me le dire… Le soupir qui fit suite à ces deux phrases sembla porter avec lui toute la peine du monde. Et l’Epée du Matin de conclure avec toutes les difficultés du monde sur un ton qui n’avait plus rien d’enjoué mais trahissait la détresse d’avoir perdu de chers compagnons : Dites-moi qu’ils sont bien ceux que nous cherchions… Dites-moi que mes hommes ne sont point mort pour rien… »




« Seal my heart and break my pride,
I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
Align my heart, my body, my mind,
To face what I've done and do my time. »
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Message Dim 13 Jan 2013 - 11:15

Une nouvelle lance venait donc de frôler le chasseur qui se demandais si les quelques infos qu'il était parvenu à grappiller valait bien toutes ces péripéties et ces dangers. Certes il venait de réaliser un tir, un excellent tir même. Mais ce n'était qu'une passade, un léger moment de pure concentration qui s'effila aussi rapidement que la flèche qui lui avait été permis de décocher. Le brouhaha de la bataille incessante reprit rapidement le dessus sur son esprit et les bruits de lames et d'écus, de cris et de pleures, ne tardèrent pas à de nouveau plus embrouiller encore le Dornien.
Sons stridents ou lourds, éclat de feu et de chairs, le monde n'était plus à son regard qu'une masse sombre dont le centre était ce léger campement, un continent avec pour seules lumières celle de flammes dansant sous le regard de combattants.
Il était au milieu du monde connu et son instinct lui glissait à l'oreille qu'il devait y rester, qu'il ne devait aucunement se laisser engloutir dans l'ombre de la nuit car mort s'en suivrait.
Un peu perdu au milieu de tout ce combat, sa profonde nature avait pris le dessus. Il n'était pas un guerrier, il n'était pas un chevalier ou un pillard chevronné comme tout les belligérants qui l'entouraient. Ses combats à lui étaient fourbes, fait le plus souvent de discrétions et de recoins sombre quand ils n'étaient pas fait de rixes de taverne. Les champs de batailles, il ne connaissait pas et bien que celui là soit loin d'Herberouge ou des zones de conflits avec les Fers-nés, il suffisait à lui faire perdre le gros de sa réflexion et de ses moyens. Il n'était là, plus qu'un animal, une bête qui luttait sans la moindre technique ou réflexion pour sa survie. Un comble pour un chasseur.

La lance se planta à quelques centimètre seulement de son pied et par un réflexe stupide, c'est la bien la pointe de fer rouillé, fichée dans la terre rouge qui attira directement son regard et non le lanceur. Grave erreur, car lui n'avait pas dû quitter sa cible du regard et c'est un coup brusque d'un coude fracassant son visage qui le fit revenir aux priorités. Le craquement vindicatif qui suivit la rencontre voulu voulu tout dire de la violence du coup et c'est sans le moindre problème que par cette simple son assaillant lui fit courber l'échine, le regard à terre, la langue pendante, un léger flot de sang dégoulinant le long de ses lèvres.
Sans aucun doute la douleur avait dû être atroce, mais la beauté de l'homme c'est qu'il peut se surpasser, passer outre les douleurs physiques et morales pour s'assurer de vivre. Dopé par une adrénaline à double tranchant, Mycah ne ressentit rien sur le coup et grand bien lui fasse car son esprit, non perturbé par des sottises matérielles comme une bouche ensanglantée, put repérer le sifflement d'une que l'on dégainait.
L'acier crasseux et rongé coupa l'air d'un coup sec et ce n'est qu'un léger mouvement de bassin qui permit au chasseur de ne pas la prendre dans les côtes. Mais on esquive pas la mort sans en subir au moins quelques conséquences. Le tranchant déchiqueté de petit crevasses par l'usure, finit tout de même sa course dans la chair du Dornien qui sentit un électrochoc parcourir son corps dans un frisson qu'il n'avait que trop connu à son goût.
Son avant-bras avait récupéré de plein fouet le coup et il se trouvait maintenant sanguinolent au sens strict du termes. Son arc, son cher arc en pâtit une nouvelle fois c'est dans la poussière que l'arme de si bonne facture s'écroula pour finir éclaté dans une gerbe de brindilles et d'écharde par un coup d'épée du guerrier. Le regard haineux, une tignasse et une barbe aussi noires que les prunelles de leur porteur, l'homme se tenait face au chasseur un léger sourire sadique côtoyant des traces encore frais sur les pourtours de ses lèvres.

T'ai vu l'archer. Alors à quess' t'es bon sans t'narc ?
Des paroles bafouillées, rendues complexe à la compréhension par des mots mâchés d'où transparaissaient l'inculture et l'isolement. Des mots accompagnés d'un petit ricanement aussi glauque et peu encourageant que l'air assoiffé de sang du guerrier. Ce fut peut être un acte totalement inconscient, mais il sauva Mycah d'une mort sûrement probable. Désarmé et affaiblis, mais la rage de vivre au cœur, il fonça tête baisser contre son adversaire, plaquant son corps entier contre l'autre qui pris de surprise n'eut pas le temps de faire fondre sa lame vers celui qui s'y précipitait, au contraire l'effarement joua au point que lorsque la main de Mycah agrippa violemment le poignet armé, le pommeau glisse de lui même rejoignant le flot de débris qui abreuvait le sol. Les deux hommes roulèrent une nouvelle fois au sol et c'est alors que Mycah s’apprêtait à de nouveau lui sauter qu'une fin inattendue arriva. Le guerrier n'avait pas eu le temps de se relever qu'un chevalier lui plantait son épée dans les entrailles, un léger geste de la tête envers le Dornien pour savoir s'il allait bien. Oui, il allait bien … Enfin tout du moins c'est ce qu'il pensait. Tout autour de lui les combats se finissaient, une bataille rude, âpre mais rapide tant la force de l'acier rabroua la supériorité numérique au rang de bonus inutile. Une bataille qui s'éteignait petit à petit dans les mains de la Maison Dayne. Mycah était fatigué. Fatigué de tout ça et il ne se releva pas. Non il se contenta de rester ainsi à terre, dans l'ombre d'une tente encore debout, le regard dans le vide, les derniers cris s’étouffant dans les lames qui les achevaient en bruit de fond.
Tout était de sa faute. Et aussi insensible aux autres soit il, jamais un tel poids ne serait pas effleurer sa conscience.

Perdu, hagard, il contemplait son œuvre dans le cœur d'une nuit froide où l'embrasure des tentes et des foyers n'aurait su réchauffer une âme qui pourtait le poids de bien d'autres sur ses épaules. Mais ainsi le monde était fait et chacun se devait d'écraser pour survivre, quelle qu’en soit les conséquences. Du moins, c'est ce qu'il se disait pour abreuver sa soif d'excuse.
Seule la vision du Ser Dayne parvint à le sortir de sa torpeur coupable. La vision de l'homme aux cheveux cendrés réveilla une raison à demi étouffée, la raison de sa venue en ces terres. Il se releva fébrile et la bouche semi ouverte, il chercha ses mots, mais pas une syllabe ne sortit. Il n'y avait là rien à dire. Et Oberyn dû sûrement en dire la même chose, les combats qui venaient de se dérouler ne nécessitaient aucune remarque. Non il ne dit pas mot, se contentent d'enlacer une Dornien surpris dans ses bras armés.
Il le remerciait, vantait ses talents et demandait à ce qu'il soit à ses côtés. Le corps des archer des Météores, un mirage pour un homme qui si il l'avait sauvé, l'avait tout autant poussé dans la gueule du fennec. Une illusion pour un homme qui ne connaissait rien à la guerre ou au devoir. Un homme qui n'était que tromperie et isolement, distance et manipulation. Et pourtant ces quelques mots résonnèrent dans son esprit. Il cavalait à droite et à gauche depuis si longtemps, portant sa carcasse au delà des frontières. Vivant au jour le jour, attaché à sa seule personne et sa liberté. Oberyn était un homme rare, une perle pour lui et sans le moindre dommage, il se voyait le rejoindre. Alors pourquoi pas ? Pourquoi ne pas faire ce qui le contenterait tout autant. Après tout il semblait ravi à l'idée de compter Mycah parmi ses hommes. Et tout ces morts, toute cette douleur qui n'avait servi qu'à acquérir quelques infos. Ne pouvait elle pas servir à un plus grand dessein. Les morts ne reposeraient ils pas plus en paix si celui qui les avait poussé n'en tirait pas une meilleure vie ?
Il restait silencieux, ses yeux sombres plongés dans ceux de l'héritier, n'écoutant plus que des bribes de ce qu'il disait sur la guerre et son fief. Son esprit était autre part, son âme pesait le pour et le contre. Y arriverait il seulement ? Était il capable de mener une telle vie ? Et d'ailleurs son ancienne vie ? Que deviendrait elle ? On n'efface pas des années d'un simple coup de tête. Son commanditaire trouverait sûrement tout autant alléchant d'avoir un œil au cœur des Dayne et ne le laisserait pas partir. Pourrait il seulement continuer à mentir une fois lié ?
Beaucoup de question en peu de temps et heureusement le chevalier coupa sa réflexion par une question directe qui réveilla la douleur d'un bras ensanglanté. Las, il laissa la vilaine blessure à la vue de con interlocuteur pour soutenir ses dires.


Bien peu comparé à d'autre Ser Dayne. Bien peu …


Sa parole se brisa contre le hurlement d'un cor tranchant le silence d’après bataille et aussitôt le chasseur tiqua. Si lui n'était pas fait à la guerre, il connaissait par contre bien les clans et les montagnes et il n'oubliait pas qu'ils étaient actuellement sur leurs terres. Autant leur annoncer que leur petite expédition punitive s'était soldée par un échec. Autant leur dire annoncer que leurs frères étaient maintenant morts et qu'ils réclamaient vengeance. Un pensée stricte qu'il se garda de donner. Car les paroles du Dayne, contentèrent son appréciation du risque présent. Oui il fallait en effet partir. Et au plus vite. Mais le pauvre homme n'avait pas besoin de nouveaux tracas, son visage exprimait bien assez la peine et le poids de responsabilités qu'il ne savait pas partagées.
Puis vient la question fatidique. Mycah face à sa tromperie, Mycah face à son mensonge éhontée. Était il mort pour rien ? Non, pire … Il était mort pour la survie d'un seul et même homme, un espion qui grattait les informations comme il le pouvait. Mais tout n'était il pas question de point de vue ? Si la conscience collective et les paroles des survivants ne portaient pas à travers les Météores la mort glorieuse pour la défense d'opprimé, leurs mémoires ne seraient elles pas honorées comme elles le méritent ? Le monde se fait deux réalités. Celle qui l'est au sens brutale du terme et celle que l'on croit. La deuxième étant souvent la meilleure. Toute vérité n'est jamais bonne à dire et de toute façon mettrait il sa vie en jeu pour sa conscience ? Même libérée cette garce ne lui servirait pas à grand chose sur un gibet. Présentement face au Dayne, il observa les cadavres qui s'empilaient rapidement. Et hocha doucement la tête avant de faire tomber son regard au sol.


C'était bien eux. Je ne peux pas en être si sûr que de par leurs visages bien sûr. Mais des lances, des boucliers de peau de chèvres et dans cette même région. Non trop de coïncidences amènent à la vérité. Tout du moins je le crois.
Il se stoppa quelques secondes, et remonta son regard pour les plonger des les yeux si atypiques de l'épée du matin. Non ils ne sont pas morts pour rien. Tout du moins je le crois.

Et il ne serait pas mort pour rien. La proposition du Dayne revint à l'esprit de Mycah qui séduit par l'idée, commença à bien se voir parmi les troupes des Météores. Mais décemment il ne pouvait accepter de but en blanc. Trop de facilité, trop de doute, trop peu de respect envers ceux dont il avait causé la mort et surtout il n'était pas prêt. Pas prêt à tout quitter du jour au lendemain, la liberté est une amante bien exigeante, surtout lorsque l'on y est attaché, de plus sa conscience méritait au moins quelques temps et distance pour se remettre de l’œuvre de la raison. Restait à trouver un moyen de promettre que ce jour arriverait. Une durée brute n'était pas une bonne chose, allez savoir où serait le Dornien à ce moment même. Non il fallait quelque chose de plus tangible, quelque chose qui le lie au Ser Oberyn. Quelque chose qui partagerait sa vie plus qu'une simple parole.


Pour votre proposition Ser Dayne …
Il resta là à se mordiller l’intérieur de la joue, toujours penché à la recherche de quelque chose qui ferait l'affaire. D'un coup la voix de Clay résonna attirant son attention. Le brave officier appelait au départ et demandait, maintenant que l'on s'était occupé des morts, à ce que les soldats recherche dans le sable éparse ce qui pourrait être tout de même récupéré. En temps de guerre une épée finement forgée n'est jamais de trop, quelque soit son ancien propriétaire. Et soudain ce fut la révélation. Le fracas du bois contre le métal, l'éclatement d'un compagnon de toujours.

J'en suis honoré Ser Oberyn Mais je me dois pour le moment de décliner. Comprenez moi je suis plus qu'attiré par votre offre et c'est avec le plaisir que je m'imagine à votre service.
Et à celui d'un autre … Pensa t-il. Tout du moins on ne change pas de vie comme de femme et je ne me sens pas prêt à tout quitter. Je n'ai même pas les connaissance de base d'un militaire. Je n'ai que mon talent pour l'archerie. Et c'est bien là que je vous propose un compromis. J'ai perdu mon arc ce soir, un arc court de nos terre comme seuls nos artisans savent en faire. Offrez m'en un nouveau et le jour où celui ci se brisera. Il n'aura qu'une signification. Que les dieux quel qu'ils soient me font signe que le moment est venu. Ce jour là je finirais ce que j'aurais commencé et je viendrais à votre porte pour quérir un nouvel arc. Mais ce coup ci il sera sous votre service.

Qu'en pensez vous Ser Dayne. Ne croyez vous pas que les dieux sauront quand nos destins devront à nouveau se croiser ?


Il finit sa phrase attendant sa réponse. Mais quelle qu'elle soit il pensait déjà à la suite des événements. Il avait mené ce petit groupe dans l'enfer d'un combat. Il avait obtenu ce qu'il voulait, il se devait bien de ramener ceux qui avaient survécut à bon port. Et il ne doutait en rien d'être bien l'un des seuls à assez bien connaître ces recoins et les techniques des clans pour les aider. Voir les chevaliers cavaler en armure dans les montagnes lui avait suffit comme confirmation.


Mais je crois que le moment n'est pas à l'avenir. Les clans sont farouches et même si nous partions dès maintenant ils ne tarderaient pas à nous rattraper en force pour nous coincer dans la dévalé des monts. Je vous l'ai dis Ser Oberyn les montagnes sont dangereuses la nuit. Mon avis est simple, et je vous demanderais de l'écouter. Souvenez vous des quelques baraques en bas du chemin. Je ne suis pas sûr que nous y serions accepter en bons termes, mais ne leurs laissons pas le choix et barricadons nous y le temps de la nuit et repartons demain. Risquer de nouvelles morts me paraît bien inutile.
- Car elles ne feraient qu'ajouter un poids à ma culpabilité – Je m'en vais de ce pas repérer les quelques crevasses et autres pièges pour les non initiés à la férocité de la nature. Je vous laisse seul décideur.

Il inclina la tête tout autant en signe de respect que de pardon pour cet homme qui le méritait. Et simplement en rajoutant un simple « Que les Sept et les autres vous protègent Ser Oberyn » Il quitta  le halo lumineux d'un feu de cadavre puant pour se fondre dans la nuit. La notion de devoir commençant déjà à lui peser autant qu'à lui plaire.
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Oberyn Dayne
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• Epée du Matin •
◌ Vision du Guerrier ◌
• Champion de la Maison Martell •

« Honneur, Loyauté, Sacrifice. »

♦ Missives : 2094
♦ Missives Aventure : 87
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 30/03/1988
♦ Arrivée à Westeros : 17/09/2012
♦ Célébrité : Jamie Campbell Bower
♦ Copyright : Violain <3
♦ Doublons : Gunthor Estremont
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Fiancé à Edarra Ferboys
♦ Lieu : Citadelle des Météores.
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Message Mer 23 Jan 2013 - 17:23


Une Vérité peut en Cacher une Autre.


Les flammes dévoraient toujours les tentures blanches où dormaient des hommes plusieurs instants auparavant. La fumée se mêlait aux odeurs de sang, de sueur et de poussières que l’on retrouve sur tous champs de bataille une fois cette dernière terminée. Bientôt, les corbeaux comme les vautours viendraient se repaitre des cadavres sans distinction aucune pour les différents camps impliqués dans cette ode à la barbarie et c’est une odeur de mort qui planerait alors sur les vestiges d’un accrochage que le monde comme l’histoire plongerait dans d’anonymes archives. Bientôt pleureraient des familles sur la perte de leurs fils comme époux dans un combat qu’imposaient leurs vœux de chevalerie… Après tout, n’était-il pas de leur devoir de s’opposer à l’obscurantisme comme à la barbarie.

Muré dans le silence que lui imposait l’attente des constatations d’un chasseur en qui il avait toute confiance, Oberyn ne manquait point de laisser transparaitre une nervosité certaine comme une appréhension grandissante. Les bras croisés sur son poitrail animaient leurs muscles pour que ses doigts tapotent silencieusement leur chair raidie par les efforts d’un combat qu’il n’avait point savouré. Le rayonnement de lumière chaude qu’imposaient les feux dévorant n’aidait point à détendre un visage ridé par la crispation autant que par l’attente. S’il cherchait à lire les traits du natif de Lancehélion, de son regard se voulant plus tranchant que l’Acier Valyrien, force fut de constater que l’héritier des Météores ne semblait point des plus habile comme des plus capable dans cet exercice. Il dut donc faire preuve de patience avant que ne tombe le verdict et ne s’évanouisse le fardeau encombrant son âme. La douleur d’avoir perdu des compagnons n’en disparu point pour autant, mais elle eut au moins le mérite de se voir appliqué le baume de l’honneur propre à ceux qui perdent leur vie sur le champ d’honneur, au profit d’une cause qui mérite que l’on se batte pour elle. Il subsista, toutefois, une nuance de doute dans la voix de l’Archer… Une once d’incertitude qui plongea un court instant le héraut des aurores dans des brumes de perplexité. Mais il n’eut point le temps de totalement s’y abandonner tant le jeune homme lui faisant face vint à vite aborder un tout autre sujet.

S’il vite su retrouver le chemin du sujet, Mycah ne fut point des plus prompt à venir l’arpenter, laissant un instant l’Epée du Matin suspendu à ses lèvres. Finalement, après que les Montagnes Rouges eurent répondu d’un roulement d’écho à la voix du Chevalier Clay appelant au départ, l’archer errant ne manqua pas de signifier son attrait pour l’offre que lui avait formulé l’Héritier de la Maison Dayne. Cependant, ce dernier fronça les sourcils devant telle entrée en matière. En effet, le Seigneur son Père avait pour habitude de lui dire que toute parole précédent un « mais » n’avait pas d’intérêt dans une conversation. Si bien qu’il attendait simplement que son camarade de fortune en arrive directement aux faits. C’est donc avec une attention certaine que le chevalier des Météores écouta la proposition se formuler à lui, la jugeant avec toute la sagesse qu’avaient essayé de lui inculquer ces Maitres et Mentors successifs. S’il ne s’était point attendu à pareille enchère, le jeune homme devait lui reconnaitre une notion de compromis qu’il n’aurait point su mieux établir lui-même. Après tout, il devait être particulièrement complexe de changer d’existence du tout au tout et c’est une chose qu’avait proposé le parangon de Dorne sans laisser bien des heures de réflexions au chasseur qui avait su titiller son intérêt. Affable, comme à l’accoutumée, le Dornien Sigisbée ne manqua pas d’étirer ses lèvres en un sourire avant de laisser ses mots dériver dans des paroles qu’il adressait tout particulièrement au destinataire de son amitié :

« Si tel est votre souhait, je me dois de m’y plier. Vous aurez votre arc à notre retour, tout comme votre liberté. Il reviendra, par la suite, aux Dieux d’opérer pour que votre existence retrouve le chemin des Météores. Voilà bien une proposition que je ne pouvais qu’approuver, Mycah de Lancehélion ! »

Son sourire était franc, ses mots se voulaient sincères. Mais, comme venait de l’indiquer le zélé traquer, le temps n’était point à la béate constatation d’un riant futur quand la mort comme le sang était à vos portes. Aussi, le chevalier de Dorne écouta t’il religieusement les propos de son frère d’arme pour les approuver de successifs hochements de tête, conscient du précaire de leur situation comme de l’urgence de s’en retourner vers la Citadelle de son enfance. S’il n’affectionnait point la mise en danger des populations du village traversé plus tôt par leur temporaire fortification, il devait reconnaitre là une solution des plus probantes compte tenu de leur manque de temps comme des éléments contraires auxquels ils étaient opposés. Le temps était aux compromis comme aux sacrifices et c’est de mauvaise grâce qu’il se rangea du côté du plan proposé par celui qui lui évoquait de plus en plus un retors Fennec dans le cadre des stratégies militaires. Un maigre sourire aux lèvres, c’est en harnachant le fourreau d’Aube dans son dos, refermant les bandes de cuir sur son torse que l’Héritier de Lord Olyvar en vint à répondre immédiatement aux vœux pieux formulés par son camarade nouvellement apprécié :

« Puissent-ils, également, éclairer vos pas Mycah. Quels qu’ils soient… »

Son équipement l’enserrant désormais à la manière d’un baudrier, c’est d’un regard amène que le jeune chevalier au surcot frappé de l’épée entrecroisant une filante étoile mira son compagnon disparaitre progressivement dans les ténèbres des Pourpres Montagnes. Solitaire en l’instant, Ser Oberyn frissonna sous la morsure du vent qui lui inculqua en sa chair la notion de vivant. Sa crinière d’or argenté balayée par les vents ondula un temps, alors que ses pas s’animaient pour rejoindre le funeste cortège qu’il lui revenait de faire parvenir à bon port. Leur Equipée en était partie guillerette et parcourue de chant, elle reviendrait muette aux Météores, tant accablée de paresse que de tristesse. La perspective d’avoir à répondre de son initiative devant son Père n’enchantait point le jeune Dayne également… Mais sa responsabilité comme son honneur étaient plus qu’engagés, il lui revenait donc de s’en expliquer comme un homme de devoir, un homme qu’il se devait d’être du fait de son Titre d’Epée du Matin. La colonne de survivant en avait fini de rassembler les derniers effets utiles quand le Chevalier Dornien posait ses yeux pailletés d’Améthyste sur le Bleuté d’une étoile. Une remarque de Clay et le jeune homme en avait fini de sa contemplation silencieuse lui rappelant tant les moments de quiétude qui avaient précédé ce prélude aux Sept Enfers. Et alors qu’ils se remettaient tous en marche vers la paisible bourgade en contre-bas, Oberyn ne pouvait s’empêcher de se projeter vers le futur, se demandant s’il était réellement prêt à s’en aller en guerre contre les Fer-Nés, porteur de la Bannière des Météores comme du titre de Champion des Seigneurs de Lancehélion, Champion des Martell…

* * * * * * *

La nuit passée dans les braquements fortifiés du village au bas des montagnes se déroula étonnement bien, les hommes d’armes comme chevalier de la Maison Dayne des Météores n’ayant pas eu à mettre, une nouvelle fois, le Fer au Clair. Une nuit de quiétude passée dans le remord et le chagrin de ceux qui les avaient plus tôt quitté en ce qui concerne l’Héritier de la Famille à l’Epée entrecroisant une filante étoile sur un champs de pâle violet. C’est ainsi qu’au petit jour, la colonne de cavalier s’en retourna vers la citadelle blanche, remontant les rives de la Torrentine alors que de sombres nuages zébraient le ciel d’une menaçante écume. Point de pluie cependant, seulement un vent violent, un vent qui se voulait froid, salé, mordant… Cinglant ! L’arrivée dans la basse ville par la porte du Lion se fit sans aucun triomphe, les blessés les plus graves ayant réussi à passer la nuit comme le voyage étant conduit chez un Mestre sans grand espoir. Pour les moins chanceux, il serait bientôt question de creuser des tombes. A grand regret, Oberyn fut contraint de délaisser ses hommes, signifiant toutefois au Natif de Lancehélion sa volonté de le revoir avant qu’il ne prenne le large pour s’acquitter de sa dette, et entreprit de remonter les ruelles vers le château seigneurial.

A mesure que ses pas le portaient sous les arches des différents cercles de remparts, enserrant les différents niveaux des Météores d’une étreinte fortifiée semblable à des anneaux d’un gigantesque serpent blanc, Ser Oberyn Dayne ne manquait pas de voir en lui grandir l’appréhension comme la crainte d’une directe confrontation avec un père peu avare de lui faire prendre violement conscience de ses erreurs. S’il ne restait plus l’enfant d’autrefois, il conservait en lui la crainte de ce Seigneur exemplaire qui avait toute sa détermination mais qui savait aussi chez lui instiller la notion de peur. La peur de ne jamais devenir Seigneur semblable à cet exemple qui avait bercé chacun de ses jours depuis sa venue au monde. Les rues menant au château fourmillaient de cette activité propre à la préparation des affrontements contre la Seiche d’Or et alors que Trebor donnait la leçon de son Estramaçon, l’Epée du Matin vint à solliciter un entretien avec son Père et son Oncle. La suite de celui-ci appartient à l’histoire désormais… Toujours est-il que le jeune homme recherchait dans la contemplation des mouettes survolant le port une échappatoire à ce qui fut dit. Le spectacle de ces blanches ailes battant le vent puissant sous un ciel saumâtre déridait tant bien que mal ses traits tirés alors qu’on armait d’un Scorpion le boutre aux voiles blanches amarré à quai. Le cri perçant d’un faucon de mer l’attira vers le spectacle d’un autre oiseau blanc désormais maculé de pourpre sous les assauts violent de cette mort venue d’en haut. Prédateur redouté de ses semblables volatiles, le faucon emporta son butin vers le sommet d’une tour de guet, là où il pourrait s’en repaitre en toute tranquillité. Implacable et immédiate nature que voilà… Bon nombre des Marins présents sur la jetée saluaient la vivacité de l’oiseau comme ses compétences de chasseur alors que, contrairement à eux, l’Epée du matin resta de marbre face à ce théâtre. Sous un bras, une épaisse étoffe entourant un objet imposant. Délaissant les vagues régulières ridant la surface du port, il ne manqua pas de se retourner pour admirer toute l’activité du port mais également de la porte des Djinns alentour. Il avait convenu ce lieu de rendez-vous avec le natif de Lancehélion, lui laissant ainsi la liberté de chercher à s’embarquer sur quelque navire que ce soit mais également de prendre la route fuyant le sanctuaire Dayne. Dans ce cas-là, il trouvera un cheval pour lui dans les écuries les plus proches. A n’en point douter, Oberyn savait honorer ses amis. L’attente s’écoula comme s’écoule l’eau de la Torrentine et finalement survint l’homme à qui il devait la vie…

« Auriez-vous pris soin de vous faire désirer, Mycah ? » Un sourire amusé vint à saisir les lèvres du jeune chevalier, lui qui ne maniait l’humour qu’avec peu de talent se découvrait rieur au contact de ce surprenant vagabond. Ce n’était pas peu dire que sa rencontre avec l’Archer Itinérant fut un moment fort. Pas peu dire non. « Un Dayne honore toujours ses promesses… » Quand un Lannister paye toujours ses dettes… Peut-être serait-il, bientôt, amené à ne point honorer sa parole sur un point précis mais point en l’instant. Déballant avec soin l’arme emmitouflée dans l’épaisse étoffe, le Héraut des Aurores mit au jour un arc de taille moyenne taillé dans un bois sombre et accompagné de son lot de flèche empênée de plumes blanches marbrées de cendres. Le présent honorait, à sa manière, l’écho d’une conversation nocturne s’étant déroulée près du feu comme du sang. Et Oberyn de remettre le don à ce compagnon d’infortune tout en lui adressant quelques mots : « Je vous regretterai, Mycah de Lancehélion… »

Un mince sourire vint accompagner ces mots sonnant comme l’épilogue d’une aventure commune où les deux hommes s’étaient liés à leur manière. La sincérité animait les mots du joueur d’Aube alors qu’il faisait don de l’arme de jet à celui qui, d’une flèche bien placée, avait su sauvegarder sa vie. Comprenant le besoin du voyageur de s’en retourner vers ses péripétie, Oberyn gardait en souvenir la proposition qu’il avait formulé comme l’intérêt et le serment retourné par le chasseur. Sa part de travail était terminée, ne restait plus qu’au destin le temps de faire son œuvre. Portant ses yeux bleu persan pailletés d’Améthyste sur les armes dont il avait fait don, l’Epée du Matin chercha à jouer les dernières notes de leur conversation :

« J’aurai souhaité vous offrir bien plus, malheureusement… » La suite de sa phrase se perdit dans une moue déconcertante qui se mua en un sourire énigmatique. Oberyn avait ses particularités toutes Dorniennes et il se demanda comment sa Lady Ismaëlle aurait pu réagir devant sa bêtise du moment. Il ne tarda point à reprendre toutefois. « Vous êtes et resterez un ami des Météores. La Maison Dayne vous doit bien plus qu’elle ne veut l’admettre et nous saurons vous honorer comme il se doit quand viendra l’instant que le destin nous dictera. » Il marqua une courte pause, laissant le vent violent soulever sa longue crinière d’or argenté pour balayer son visage un instant. Et Oberyn de conclure en tendant la main vers le Natif de Lancehélion tout en lui adressant sur un affable ton, les quelques mots suivants : « Je prierai les Sept pour votre sauvegarde, mon bon ami… »





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I've nowhere to stand and now nowhere to hide,
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