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Retour au bercail et nouvelles désastreuses. [Walda]

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Rivanon Mallister
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Un pion entre les mains des dieux...

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Message Lun 29 Oct 2012 - 14:10

Salvemer. Cela faisait plusieurs semaines que j'avais quitté ma demeure pour vaquer à mes occupations, soit dans l'Ouest soit dans le Nord. Voir de nouveau la ville s'étendre sous mes yeux m'arracha un sourire, en dépit de l'appréhension que je ressentais. J'avais quitté lord Beron aux Jumeaux quelques jours auparavant et depuis j'avais un mauvais pressentiment. Comme lorsque je faisais des rêves verts, mais je n'avais pas souvenir d'en avoir fait un. En tout cas, j'observai pendant quelques instants le château et le port avant de reprendre la route. Je dépêchai l'un de mes hommes pour prévenir de notre arrivée, certes cette décision était tardive mais je n'avais nul besoin d'un accueil en grande pompe, le stricte minimum me conviendrait amplement. Je me demandai comment Walda s'était débrouillée pendant que mon père, Gareth et moi-même étions retenus à l'extérieur. Je pouvais m'attendre à tout avec ma sœur.

Quand je pénétrai dans la cour intérieure du château je vis venir à ma rencontre ma septa et je compris à son attitude qu'elle n'allait pas m'annoncer que de bonnes nouvelles. Je laissai Emdal à la charge de nos palefreniers, fis savoir à mes hommes qu'ils étaient libérés de leurs obligations liées à notre voyage et rejoignis Laïna qui m'attendait sur le parvis.

- Bienvenue lady Rivanon, avez-vous fait bon voyage ?
- Bonjour septa Laïna, la route fut longue mais agréable, le temps fut clément avec nous, déclarai-je tout en pénétrant à l'intérieur de la bâtisse. La compagnie de lord Beron est très appréciable mais je l'ai quitté aux Jumeaux, il devait s'entretenir avec lord Frey avant de descendre à Vivesaigues. Je ne m'étendis guère plus sur les affaires que m'avait confié lord Tully. Quelles sont les dernières nouvelles ?

Je vis mon interlocutrice prendre le temps de peser ses mots avant de me répondre.

- Nous avons reçu la visite de lady Ferboys et de son cousin. Lady Walda a fait en sorte de les accueillir avec tout le respect dû à leur rang, mais vous connaissez votre sœur...

Oui, je connaissais ma sœur et son caractère parfois bien trempé. La remarque me fit redouter le pire. J'avais fait la connaissance d'Asafa Ferboys lors du tournoi de Murs-Blancs et j'en avais conserver une bonne impression, quant à Edarra elle aussi avait un fort caractère. Qu'il y ait eu une altercation entre les deux femmes ne me surprendrait pas. Cela expliquerait certains murmures et regards qui jalonnèrent mon passage dans Salvemer.

- Y aurait-il quelque chose que je devrais savoir avant de rencontrer Walda ?
- Sachez que votre père et votre frère sont pour le moment absents mais ils devraient rentrer dans la soirée. Un silence s'installa, je posai un regard perçant sur la septa, l'incitant à poursuivre. Je la vis déglutir avant de s'exprimer. Je ne sais si vous avez entendu les rumeurs, mais certains prétendent que... lady Walda aurait vendu sa vertu au Ferboys...

Je n'en crus pas mes oreilles, quelle bande de calomniateurs... Je ne pouvais croire que Walda se soit abaissée à cette extrémité. Bien qu'elle avait accumulé les erreurs et les déceptions quand elle était jeune, elle s'était ressaisie depuis quelques temps. Mais ça... C'était l'affront ultime si cela se révélait vrai.

- Est-ce que cette rumeur est véridique ? demandai-je d'une voix blanche.
- Il semblerait qu'elle se base sur un fond de vérité... Mais je n'en ai pas discuté avec l'intéressée...

M'étant arrêtée à l'annonce de cette désastreuse nouvelle, je repris ma marche d'un pas lent tout en réfléchissant aux implications.

- Je vais discuter avec Walda. Quant à cette rumeur je souhaiterai qu'elle ne s'étende pas, voyez ce que vous pouvez faire.

Je doutai que nos serviteurs puissent y faire quelque chose sachant que les Ferboys étaient un vecteur de transmission que je ne pouvais contrôler. Que de tracas, d'autant que je doutai que notre père soit heureux d'entendre cela. Toujours plongée dans mes pensées je me dirigeai vers la chambre de Walda, ayant vérifié qu'elle n'était pas présente dans la salle commune. Alors que j'arrivai devant sa porte je me composai un visage de circonstance et toquai. Je patientai jusqu'à l'arrivée d'une réponse et pénétrai dans sa chambre.

- Bonjour Walda. Comment vas-tu ? Tout s'est bien passé pendant notre absence ? demandai sur un ton relativement neutre mais vaguement inquisiteur.

Ne souhaitant pas aborder de suite le sujet sensible, je préférai m'enquérir de sa santé et du déroulé de ses journées à la tête de notre fief. Je savais qu'elle n'a pas été laissée sans ressource puisque mestre Edwin et nos septas étaient là pour la seconder. Je m'étais avancée dans la pièce tout en restant à distance de ma sœur pour éviter qu'elle ne se sente agressée, je savais que nos relations n'étaient pas au beau fixe alors autant éviter d'engager une discussion houleuse d'entrée de jeu.



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Message Mar 30 Oct 2012 - 15:36

Rien ne voulait se passer comme prévus. Tout devait aller de travers, tout le temps. Walda n’arrivait déjà plus à maintenir sa réalité avec assez de poigne pour que tout ne foute pas le camp.
Elle avait toujours été une gosse espiègle aux yeux des gens du château, Septa comme parents, fussent-ils père, mère ou frères et sœurs. Mais l’espièglerie avait toujours caché autre chose. Cette blessure qu’elle gardait dans l’âme et qui la mettait si mal au jour le jour. Comme une plaie que l’on garde au palais et que l’on titille avec le bout de la langue sans pouvoir se retenir et que l’on empêche de cicatriser par la même occasion. La reconnaissance était tout le problème.

Inconsciemment, enfant, elle avait trouvé une parade à cette ignorance dont elle était victime. Les gens qu’elle aimait étaient trop absorbés soit par leurs charges soit par leurs propres ascensions dans le monde des adultes. Ainsi, comme une voleuse d’affection, elle attirait l’attention sur elle en multipliant les bêtises. Mais en grandissant elle n’avait pas trouvé d’autre moyen de recevoir cette attention dont elle avait tant besoin, cette reconnaissance et cet amour dont elle se sentait presque privée au détriment de ceux qu’elle avait finis par détester.

Cette haine c’était multiplié et avait grandi avec le temps alors qu’elle s’apercevait que, comme tous les autres, elle ne pouvait faire autrement que de les respecter, de les aimer, elle aussi, et de les envier pour leur beauté, leur force, leur courage, leur intelligence ou encore leurs dons. Ainsi cette amour/haine était devenue un leitmotiv, une vrais force lorsqu’il s’agissait de Gareth ou de Rivanon.

Sa sœur était si parfaite en toute chose, aux yeux de Walda, qu’elle aurait donné sa vie pour elle afin de préserver ce qu’elle considérait comme le plus bel héritage de la maison Mallister. Mais le simple fait de le reconnaitre, de découvrir dans les yeux de son père, de ses gens, et même des bouseux de la ville, cette même vérité qui l’écartait, elle, de cet amour qu’elle considérait mériter, et la voilà prête à vendre son âme à l’Etranger pour que Rian se fasse dévorer par les autres.
En vérité il aurait suffi que Rivanon ne soient pas un soleil mais une simple étoile, même une lune, pour qu’on puisse voir dans sa lumière la petite chandelle qu’elle-même était.
Mais Rian était un soleil, un grand soleil d’amour et de perfection qui éclipsait toutes autres lueurs sur son passage. Quiconque aurait dit le contraire se serait vue arracher un œil par le jeune Walda. Et quiconque aurait soutenu que c’était la une preuve de l’amour de la jeune sœur envers la plus grande aurait perdu l’autre.

Ainsi Walda passait son temps à essayer de faire chuter une sœur/Déesse de son piédestal tout en sachant la chose impossible. Serait-elle arrivée à faire perdre l’équilibre à cet icône qu’elle aurait peut-être fait de son possible pour rétablir l’ordre des choses… peut-être. Mais en tout état de cause c’était elle-même qu’elle avait brisé jusque-là.

La perte de son innocence fut, dans tous les cas, ça plus lourde erreur. Elle n’était certainement pas la première noble à ne pas être vierge le jour de son mariage, ni même la dernière. Mais qu’une chose soit fait n’a pas les même conséquences qu’une chose sut ! Ainsi elle avait caché pendant des années la perte de sa virginité dans les bras de la cicatrice. Sa peur de déshonorer sa famille, d’être désavouée, avait renforcé l’impact du discours de son frère Edwin sur les conséquences d’une telle bêtise. Conséquences que, comme beaucoup d’autre, elle n’avait pas mesurées. Walda était impulsive, trop portée sur l’émotionnel, pour mesurer la portée de ses actes et de ses choix. Elle agissait bien souvent avant de réfléchir. Comme maintenant, alors qu’elle était en train de préparer quelques affaires.
Elle avait remplis un lourd sac à dos de robes, de brosses à cheveux, de parfums, de quelques bijoux et de l’intégralité de ses Dragons personnels. Elle avait même ajoutés un peu de nourriture volée en cuisine.

Elle était encore en train de fouiller dans son armoire quand elle entendit taper à la porte. Précipitamment elle rangeât le gros sac sous son lit et repoussa les portes de l’armoire, si bien que lorsque Rivanon entra Walda était au garde à vous devant son armoire ayant plus l’air d’avoir encore fait une étrangeté que d’être sagement en train de s’entrainer à la couture.

Elle n’avait pas été tenue au courant de l’arrivée de sa sœur.
Walda, depuis l’épisode de la rencontre avec Edarra et Asafa Ferboys, avait passé le plus clair de son temps dans sa chambre, n’en sortant que pour les repas. Elle n’avait vu le jour que pour sa sortie en ville où elle avait rencontré Lotho Volentin, le danseur d’eau à qui elle avait demandé la protection pour le voyage qu’elle avait prévu. Entre-temps elle avait repoussé toutes visites et c’était montré désagréable avec tous ceux qui était venue la voir, même Edwyn pour qui elle portait une certaine affection qui n’était, cette fois, ni vraiment de l’amour idolâtre, ni un sentiment mêlé d’envie et de jalousie.

- Bonjour Walda. Comment vas-tu ? Tout s'est bien passé pendant notre absence ?

Walda releva les yeux sur Rian. La jeune Lady était magnifique! Elle ressemblait, plus que quiconque au sein du château, à une vrais dirigeante, parfois même plus que Gareth lui-même.
Ses longs cheveux blond ondulaient autour de son joli visage et entouraient à la perfection ses yeux clairs et brillants qu’elle posait sur vous avec une douceur écœurante. Walda se sentait petite et vilaine à côté d’elle avec ses cheveux lisses et marron, ses yeux sans couleur, sa taille plus petite, son intelligence moins mature et pratique et sa présence qui la faisait parfois passé pour une simple roturière.
Combien de fois un Lord c’était trompé en la désignant comme la confidente de la belle Rivanon obligeant son père à le reprendre pour lui expliquer qu’elle était la petite sœur et non une dame de compagnie. Que n’aurait-elle pas fait pour que Rian lui retourne un peu de cette idolâtrie qu’elle avait pour elle. Mais elle était trop occupée à paraitre toujours plus parfaite aux yeux de son père, trop occupée à rencontrer les gens du nord et ceux de l’ouest, à parader aux mariages et à se faire aimer des autres pour s’occuper de sa petite peste de sœur !

-Tu n’es pas au courant ? Tu n’as pas fait un de tes horribles rêves qui t’aurait permis d’avoir une idée de la manière dont j’ai mené les affaires du château en votre absence à toi et papa ?

Elle avait délibérément omis le bonjour. Pourtant elle c’était aperçue que Rian avait pris des gants. Elle avait gardé une certaine distance et c’était contenté de lui demander des nouvelles avec un certain tact plutôt que de lui rentrer dedans comme allait certainement le faire Lord Robert Mallister ou Gareth à leur retour.

Walda poussa du pied le morceau de sac qui dépassait de sous son lit avant d’en faire le tour. Elle vint s’asseoir à sa commode et ouvrit le tiroir ou était rangé, pêle-mêle: parfum, peignes et tout un tas de bijoux, broches en argent ou en or, boucles d’oreilles, colliers, bagues… Elle pris un flacon de parfum et en posa quelques gouttes à la base de son cou et à ses poignets, puis elle se mit à la recherche d’une paire de boucle d’oreille de perle en forme de gouttes d’eau qu’elle avait décidé d’arborer pour le retour de son père et de son chevalier de frère.

-Il rentre ce soir n’est-ce pas ? Demanda-t-elle sans relever les yeux du tiroir de la commode.
Elle savait que Rivanon comprendrait qu’elle parlait de père. Si le ton était empreint d’une certaine assurance mêlée d’une colère froide -qui accompagnait, le plus souvent, toute phrase qu’elle adressait à sa grande sœur-, elle masquait avec la plus grande habileté toute l’anxiété et la peur qui auréolait la réponse qu’elle attendait. Elle savait que le retour de père signifiait l’examen qui décrèterait si oui ou non elle était toujours pucelle et, outre l’humiliation d’avoir à le subir, le résultat ferait d’elle une catin dont son père, elle en était certaine, n’aurait que faire et finirait par renier.

Walda n’attendit pas la réponse de sa sœur. En fait elle avait prévue, avec l’aide du danseur d’eau ou sans lui, de se priver du dit examen. Elle partirait cette nuit, à la faveur des ombres, pour rejoindre Castral-Roc et de là aller voir la Capital. Ce qu’elle ferait une fois là-bas ? Aucune idée!
Peut-être arriverait-elle à séduire un chevalier ou un Lord et pourrait-elle revenir à Salvemer sans avoir perdu le respect de son père. Peut-être finirait-elle dans un atelier de couture à repriser les tuniques des soldats de la garde blanche… Il y’ avait tant de peut-être que Walda c’était dit qu’il ne valait mieux pas y penser. Après tout elle avait le sentiment de ne pas avoir le choix. Partir ou subir l’humiliation qui tuerait les vestiges d’amour que Lord Robert lui portait encore.
Elle se tourna vers sa sœur avec un large sourire hypocrite.

-Tout c’est parfaitement bien passé Rian. Nous avons eu la visite d’une délégation Ferboys qui devait se rendre au château des Murs-blancs pour le mariage organisé. Ils ont été reçus avec le plus grand honneur possible et, s’ils ne sont pas morts sur la route les conduisant aux festivités, alors je suis certaine que les Ferboys sont aujourd’hui des alliés ou des amies des Mallisters tant ils ont été comblés par notre politesse et le raffinement de notre table.

Walda décida de prendre les devants, finalement Rivanon devait déjà être au courant et passer outre le sujet serait la marque qu’elle voulait juste l’éviter, donc une preuve de culpabilité. De toute façon demain cette culpabilité serait un souvenir, un mauvais souvenir et l’anxiété se porterait sur d’autre sujet. Malgré tout Walda avait le cœur battant, sa sœur était maline et c’était une mutante, une Zoman et elle faisait des rêves verts.

-Et si ta question porte sur les rumeurs qui courent sur mon compte… Walda marqua une pause. Sa gorge c’était nouée, comme si elle réalisait la douleur qu’elle ressentait sous l’effet de ces ragots, le fait qu’ils fussent vrais ajoutant à la souffrance. Pour masquer le fait que cette pause était dû a des larmes qu’elle retenait, elle fit semblant que ce soit pour placer correctement les boucles d’oreille qu’elle avait finalement trouvé dans son tiroir.

-Sache qu’elles sont fausses. Les petites gens ont décidé, comme je montrais les plages au commandant Asafa, que nous entamions une romance.

Elle avait ajouté « commandant » comme pour rehausser le statut du Dornien alors qu’il n’était que l’homme lige de sa cousine, un simple garde du corps. Walda soupçonnait, depuis peu, à force de nuits blanches à se morfondre de ses propres erreurs, que les deux Ferboys ne soient des incestueux expliquant comment ils avaient pu fomenter un tel stratagème pour la détruire. La raison d’un tel acte de cruauté lui échappait toujours autant.

-Cette rumeur est déplacée, d’autant plus que je soupçonne le cousin de se taper la cousine. Tu imagines ? Demanda Walda en se tournant vers sa sœur tout en épinglant la seconde boucle d’oreille. Certes, non, toi tu ne t’es jamais tapé personne ! Et vue que tu refuses le mariage et avance en âge il y’a des chances pour que tu ne sache même pas quel effet ça fait. Dit-elle en se tournant de nouveau vers son miroir.

Elle avait du mal à regarder Rivanon. Un jour elle avait frappé un chiot avec une épée de bois sous l’acclamation et l'impulsion de ses compagnons de jeux. Elle avait fait la fière devant eux mais n’avait pas pu regarder, de nouveau, le chiot.
Elle avait mal dormis la nuit suivante et avait longtemps était tourmentée par le couinement que l’animal avait poussé lorsqu’il avait reçus le coup. Elle avait ce même sentiment aujourd’hui.
De taper sur l’innocence sans raison.
Elle ne pouvait supporter le regard de sa sœur alors qu’elle l’agressait, plus par peur des remontrances sur ses échecs que par véritable volonté de faire du mal. Mais il était impossible d’expliquer à quel point elle avait peur et à quel point elle se sentait abandonnée en cet instant, trahis par les Ferboys, trahis par la Septa qui allait l’examiner et trahis par cette sœur qui n’avait jamais fauté et avait toujours été si parfaite qu’elle en rendait Walda toute grotesque.

Walda démêla ses cheveux avant de prendre la brosse qui était dans son tiroir.

-A moins que tu n’es trouvé un mari dans le Nord ? Un Loup Garou de Stark qui t’éloigne enfin de Salvemer ? Ou bien dans les terres de l’Ouest ? Pourquoi me demander à moi un rapport quand les choses sont si aisées au château dans lequel je suis enfermée alors que tes aventures à toi doivent être beaucoup plus fascinantes ? Tu attends peut-être père pour nous raconter les nouvelles ? Pendant que j’essaierais de me montrer à la hauteur des « petites » charges qui m’auront été donné tu te feras plus grande encore en montrant que tu as su gérer les affaires dans tout le pays.

Walda, les cheveux défaits et tombant sur ses épaules nues se tourna avec un sourire vers sa sœur.

-Tu es si magnifique Ria ! Je ne sais comment se sont passé tes entretiens là-bas mais je gagnerais du temps, j’en gage, à te donner mes félicitation à l’avance !

Elle tenta de soutenir le regard de glace de sa grande sœur mais perdit consistance et finalement préféra se tourner vers son miroir. Elle s’aperçut que ce regard là non plus elle ne l’avait pas affronté une seule fois depuis que Rivanon était entré dans sa chambre. Elle tourna légèrement la tête pour éviter son reflet et pris une mèche de cheveux qu’elle s’escrima à peigner.
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Message Jeu 8 Nov 2012 - 22:01

L'accueil de Walda fut aussi rafraîchissant que je m'y attendais, elle avait l'art de moucher toutes mes tentatives de conciliation, cette animosité qu'elle éprouvait à mon égard rendait parfois nos dialogues assez difficiles. Je pouvais sentir la colère qui auréolait chacun de ses mots à mon attention, je ne savais pas pourquoi elle se dressait ainsi contre moi. Je me renfrognais légèrement quand elle fit référence à mon don de vervoyante, comme si elle me reprochait d'avoir hérité de ce fardeau, je le lui offrirai volontiers si cela pouvait m'ôter le poids pesant de la connaissance de l'avenir. Voilà bien une chose que je n'appréciais guère dans les attaques de ma chère sœur d'autant que je ne pouvais rien faire concernant cette compétence. Je ravalai une remarque acerbe tandis qu'elle allait s'installer devant sa coiffeuse.

- Oui, ils rentrent ce soir... répondis-je d'une voix neutre. Elle devait s'attendre à devoir répondre de ses actes et subir les interrogations soulevées par cette rumeur, voire les examens qui permettront de lever le doute.

Finalement, Walda daigna m'informer de ses prestations, expliquant qu'elle avait reçu les Ferboys avec les honneurs dus à leur rang. Sa remarque sur le voyage jusqu'à Murs-Blancs étira mes lèvres, ma sœur savait user de l'ironie avec brio, pourtant elle se fourvoyait en pensant que l'alliance Ferboys/Mallister était au beau fixe, leur relation avec Daemon Feunoyr remettait en question leur fidélité envers la couronne. J'essayai de m'imaginer la teneur du séjour de ces hôtes tout en poussant un léger soupir, cela avait dû être singulier et marquant. Je fus ramenée à l'instant présent par Walda qui aborda d'elle -même le sujet épineux des racontars.

Elle déclara qu'ils étaient faux, des histoires inventées et amplifiées alors qu'elle faisait visiter la région à notre visiteur. Pourtant elle devait savoir qu'il était mal venu de se retrouver seule en présence d'un homme sans septa, ni garde. Elle avait elle-même crée toutes les conditions adéquates pour générer ce style de rumeurs. N'apprendrait-elle jamais ? Elle me fit part de ses soupçons concernant les relations entre Edarra et Asafa, soupçons que je trouvais déplacés mais qui pouvaient être supposés par n'importe qui. Pourtant cela ne me prépara pas au coup de poignard que m’asséna ma propre sœur. Comment osait-elle remettre en cause la façon dont je gérais ma vie ? Mes convictions ? Chacun de ses mots étaient tels des flèches s'abattant sur moi. Elle me frappait en traîtresse et cela était d'autant plus douloureux qu'elle était mon sang, ma famille. Toute chaleur déserta mon cœur et mon corps et j'adressai un regard glacé teinté de rancœur à ma très chère sœur. J'étais tellement abasourdie que je ne suis quoi lui répondre, je n'avais qu'une envie, lui administrer la plus cinglante et magistrale gifle de toute son existence. Lui faire ravaler ses paroles, ses mots qu'elle avait décoché et que jamais elle ne pourrait rattraper. Il était trop tard pour revenir en arrière, pour effacer ce qu'il venait de se passer. Walda poursuivit sa tirade de remontrances.

Parfait. Magnifique. Elle jetait aux orties l'attention que je lui portais, critiquait les actions que j'entreprenais pour notre région. Limite elle serait capable de me reprocher d'exister. Une lapidation en règle. Je m'approchais d'elle alors qu'elle détournait le regard, refusant de soutenir plus longtemps le mien. Elle avait de la chance, elle échappait à la correction que je rêvais de lui asséner.

- Walda. Je saisis son menton avec force et délicatesse pour l'obliger à me faire face, me penchant légèrement vers elle. Tu n'es qu'une sale petite peste, une enfant irrespectueuse, effrontée et égocentrique. Tu ne sembles pas mesurer l'impact de tes paroles et de tes actions et après tu t'étonnes qu'on ne te fasse pas confiance ? Arrête de te plaindre, de te comporter comme une enfant gâtée et assume les conséquences de tes actes. Je sentais le fiel qui suintait de chacun de mes mots, tellement glacial qu'il devait en être brûlant, néanmoins la tonalité de ma voix restait constante. Et surtout, ne t'avise plus jamais de critiquer ma vie comme tu l'as fait ou il t'en coûtera. Je pouvais me montrer très rancunière sur certains sujets et si je prétendais pouvoir lui pourrir la vie c'était que j'en étais capable, un lourd tribut pour son insolence. Et cesse de te comparer à moi, martelai-je. Je ne suis pas un modèle à suivre, trace ta propre route tu en as le potentiel, sinon crois-tu qu'on t'aurait confié les rênes de Salvemer ? Peut-être qu'on aurait dû installer le premier pécore venu à la tête de notre fief, cela nous aurait éviter de passer derrière toi pour réparer tes torts. Je fixai sur elle un regard pénétrant tout en relâchant son menton. Tu me déçois...

Pour le coût, je ne daignais pas répondre à ses questions. Si seulement Walda prenait conscience de ses propres atouts au lieu de faire preuve d'idiotie, d'aveuglement. Qu'elle vive pour elle-même bon dieu ! Sans vouloir à tout prix l'assentiment de ses pairs. C'en était presque rageant cette attitude. Elle était un bouton de rose qui ne demandait qu'à éclore au soleil pour nous dévoiler toute sa beauté. Pourtant, là, j'avais simplement envie de couper cette plante gangrenée et de la réduire en cendre.

- Sache que jamais rien n'est acquis dans ce monde. Tu récoltes ce que tu sèmes...

Je m'écartai, j'avais perdu toute envie de discuter avec elle. Je sentais ce glaçon brûlant au creux de mon estomac, pesant. J'étais tellement remontée contre Walda que je risquais de faire ou dire quelque chose que je regretterai, chose que je préférais éviter, je n'aimais guère les conflits, mais si elle voulait la guerre elle l'aura. Rien de pire que la haine d'un ou de plusieurs de ses proches. Je me détournai et m'avançai vers la porte, avant de m'arrêter et de lui lancer un dernier conseil sans même me retourner.

- Prépare-toi pour ce soir et tache d'être convaincante.

Qu'elle en fasse ce qu'elle voulait de ce conseil, je n'en avais cure. J'en étais presque à me désintéresser totalement de son cas. Puisqu'elle me rejetait, je ne lui accorderai que mon dédain, et encore cela était déjà trop pour elle. Le ressentiment engageait mes pensées sur un sombre sentier, je devais me retenir, me calmer pour penser clairement, sauf que ce n'était pas en restant dans la même pièce que l'élément de mon courroux que je pouvais espérer faire retomber la pression. Je n'avais plus qu'une envie, sortir.



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Message Jeu 15 Nov 2012 - 15:47

-Non !

Walda c’était levée de son siège précipitamment alors que sa sœur allait quitter la chambre. Elle avait parcouru la distance qui les séparait presque en courant et avait attrapé le poignet de la jolie blonde pour la retenir, encore un peu.

-J’ai peur Rian.

Depuis quand les deux sœurs n’avaient-elles plus étaient amis ? Depuis quand leur complicité c’était elle diluée dans les intempéries d’une vie trop agitée par la compétitivité? A quel moment Walda avait-elle commencé à voir sa sœur comme une rivale et non plus comme un objet de dévotion ? A quel moment le cœur de la petite sœur avait-il implosé sous l’effet d’une jalousie par trop mal vécue ?
Jamais Rivanon n’avait rabaissé Walda, sinon sans la volonté de le faire: simplement parce qu’elle était ce qu’elle était, une ainée douée, belle, intelligente et qui faisait la fierté de son père. A tel point qu’aux beaux jours de l’enfant c’était de la jeune adulte que s’imprégnait le père.
Quoi de plus normal après tout ? C’est dans les lendemains de la maturité que les parents découvrent la personnalité de leur progéniture. Et Rivanon avait tant de chose à faire découvrir. Et pas seulement ses dons qui la rendait encore plus unique et plus exceptionnelle.
Mais à aucun moment la blonde n’avait désiré éclipser la plus jeune. Finalement c’était Walda qui c’était recroquevillée dans les ombres que dressait la belle Rian.
Il fut pourtant une époque, lointaine, ou elle eue aimée sa sœur, comme les autres le firent bien après que la jeune Mallister eut changé son idolâtrie en haine farouche.
Il n’y a pas eue, dans l’histoire des deux enfants, une période de transitions. Les choses avaient été faites ainsi. Les sept avaient tissé un destin à chacune d’entre elle et tous les points, une fois reliés, ne pouvait donner que cette tapisserie en ombre chinoise ou s’entrelaçait haine et amour, désir et jalousie.

C’était la Septa de Walda qui, parfois, quand la jeune fille s’emportait sur sa grande sœur, souvent à tort et parfois à raison, lui rappelait une époque si éloignée que les souvenirs de la concernée s’en était effilochés en bribes disparates. Une époque où, marchant à peine, ses parents riaient de la voir faire ses premiers pas en direction de la grande sœur plutôt que vers eux.
Une époque où il était difficile de la sortir des jupes de sa « Iaon » dont elle n’arrivait pas à prononcer le prénom correctement.

Elle racontait ces souvenirs, noyés dans les sentiments les plus vils, et decrivait le bonheur qu’éprouvait l'enfant alors que Rivanon lui racontait des histoires sous le grand chêne dans la cour du château, ou encore les fois où elle s’endormait dans ses bras en l’écoutant chanter.

Il y' avait aussi ces moments dont elle pouvait encore tirer des bribes de souvenirs, des sensations, des émotions, des images qui lui revenait, comme des bulles crevants la surface d’une conscience trop bien conditionnée à détester, pour laisser échapper ces jeux d’enfances entre les deux filles. Des jeux qui c’étaient transformés en concours, des discutions qui étaient devenus des disputes, des chants qui avaient pris la tournure de cris. Un amour qui était devenue haine sans raison apparente.

Mais le cœur de Walda n’avait cessé de saigner, recouvert d’une épaisse croute de sang séché qui l’empêchait de battre pour tous de la même manière.
Il n’avait pas cessé, mais emprisonné, il c’était mis à pulser comme dans une dame de fer, saignant de ne pouvoir atteindre ce qu’elle jugeait la perfection, un jugement qu’elle devinait dans les yeux des autres ; ces yeux qui ne brillaient pas pour elle comme il le faisait pour Rivanon.

Et alors, maintenant, quoi faire ? Dire à Rivanon la vérité et perdre le peu d’estime qu’elle avait réussis à préserver auprès de son père ?

A quel point Robert Mallister pouvait être important pour la jeune Walda relevait de la gageur à expliquer. Il était « tout »! C’était sur son jugement que l’on savait si on était bon, juste, courageux, beau, fort, noble, intelligent. C’était un vrais Mallister: Lord Robert était au-dessus des autres à n’en pas douter. Et Walda savait qu’elle n’était pas la seule de ses enfants à partager ce sentiment qui se mêlait de paix et de plénitude à son contact.

Mais n’était-ce pas lui qui avait laissé la dissension s’installer en aimant, ou en paraissant aimer, plus certain de ses enfants que d’autres ? Même si le raisonnement pouvait se tenir, ce qui n’était pas le cas, Walda ne l’aurait pas plus accepté que d’avouer qu’elle avait retourné la haine de sa propre médiocrité vers ces sommets qu’elle n’atteindrait jamais et que Rivanon dressait devant elle.
Peu importait l’estime que la jeune fille avait d'elle-même, car elle n’avait jamais eue d’autre barème que ceux imposés par sa sœur qu’elle aimait. En dessous il y avait bien Gareth, et même s’il était garçon, ce qui changeait encore les choses, elle l’estimait toujours bien supérieur à ce qu'elle était.

Mais ce qu’elle réalisait, et ce qu’elle allait dire à Rivanon, jamais elle ne l’aurait dit à Gareth, car jamais elle n’avait eue pour lui cette adoration qu’elle avait pour Rian. Les charges de son frère et ses futures responsabilités l’éloignait trop de son univers. Alors que Rivanon avait toujours été, en fin de compte, celle qu’elle aurait voulus être elle-même.
Je ne suis pas un modèle à suivre, trace ta propre route tu en as le potentiel.
Rivanon était un modèle! Un modèle qu’elle c’était évertuée, avec toute sa volonté et toute sa rancœur, à déchirer et à rejeter aussi loin d’elle qu’elle le pouvait.

Elle devait avoir réussis finalement. Elle devait en être arrivée à ce point de non-retour ou elle ne pourrait plus jamais être comme sa sœur, pas même une pâle copie oubliée et froissée. Elle allait partir, à la fin de cette nuit, pour un voyage ou elle allait tenter de se trouver, ou bien se perdre.
Mais son retour ne se ferait que le jour où elle pourrait regarder son père dans les yeux et, avec de la chance, aimer de nouveau sa « Iaon ».

-Je te demande pardon. Dit-elle en sachant que sa grande sœur le prendrait pour les piques de l’instant présent, alors que si elle demandait pardon c’était pour tout ce qu’elle lui avait fait subir depuis l'enfance et tout ce qu’elle s’apprêtait à lui faire subir dans les jours à venir. Plus jamais je ne veux te décevoir, aurait-elle voulus ajouter. Mais Rivanon l’aurait certainement prise pour une folle et alerté tout le chateau que sa soeur était souffrante. Depuis tant d’année que l’acidité de la jeune fille était crachée sur la plus grande. Le départ programmé de Walda avait changé, finalement, pas mal de chose.

Un court silence c’était installé suite à cette réclamation et Walda le coupa avant que sa sœur ne puisse prendre la parole pour poser une question embarrassante. La jeune sœur lui lâcha le poignet et fit quelques pas en arrières.

-Est-ce que tu veux bien rester un moment avec moi et me raconter tes périples ? Cela apaisera surement mon anxiété. Je t’en prie. Je suis resté enfermée depuis si longtemps que les nouvelles du monde me manquent terriblement.

Elle était tout à fait consciente que cette dernière phrase la faisait passer pour une petite peste qui avait geint pour avoir les nouvelles du Westeros et non pas pour se faire pardonner, mais elle savait aussi qu’a exprimer trop bien ce qu’elle avait sur le cœur elle risquait de trahir son départ.

Il ne lui restait que quelques heures avant de s’enfuir. Seulement quelques heures avant de prendre le chemin de la rédemption. Bien sûr elle aurait aimé les passer avec son père plus qu’avec quiconque, mais elle réalisait, soudain, que ce que Lord Robert Mallister ne lui avait jamais donné, sans faute d’avoir essayé, Rivanon, quant à elle, n’en avait jamais été avare. C’était elle qui l’avait, alors, toujours refusé.
Et si cette fois Rian décidait que les piques de Walda avaient été trop bien semés, alors elle quitterait la chambre sans savoir que c’était un adieu. Et ce ne serait que de nouvelles culpabilités et douleurs de récoltés pour la jeune effrontée.

Sache que jamais rien n'est acquis dans ce monde. Tu récoltes ce que tu sèmes...
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Rivanon Mallister
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Message Dim 2 Déc 2012 - 19:57

Le cri de Walda et sa main sur la mienne stoppèrent ma sortie. Elle avait peur ? D'une certaine manière, cela ne me faisait ni chaud ni froid, ma chère sœur avait été bien trop acerbe et blessante dans ses propos pour que je passe l'éponge aussi facilement et la réconforte face à ce qui l'attendait dans les heures à venir. Qu'elle se débrouille seule. Cela faisait tellement d'années que Walda me rejetait et que je m'évertuai à passer outre, mais aujourd'hui c'était terminé, je ne me laisserai plus malmener par une petite égocentrique. J'étais encore sous le coup de la colère que j'eus le souffle coupé par sa demande. Pardon ? Elle souhaitait que je la pardonne ? Le méritait-elle ? Avais-je seulement encore envie de lui adresser la parole ? De lui raconter mes voyages ? Cette volte-face m'avait prise au dépourvu car elle ne collait pas avec le comportement que je connaissais de Walda, avec la petite peste de Salvemer. Elle me donnait l'impression d'un oisillon effrayé par l'idée de quitter le nid pour prendre son envol. En temps normal j'aurai certainement cédé face à sa demande, mais pas ce jour. Non, elle avait franchi des limites inacceptables, elle s'était permise des réflexions blessantes. Je fus soulagée quand elle lâcha ma main, car plus je sentirai cette proximité avec ma sœur et moins j'aurai le courage de m'en tenir à mes résolutions. Pourtant, je ne quittai pas la chambre de suite. Je me tournai légèrement vers elle sans pour autant ôter ma main de la poignée.

- Tu voudrais avoir des nouvelles du monde ? La petite égoïste s'intéresse enfin à ceux qui l'entoure, me voilà fort étonnée. Je conservai un ton assez froid. Sache que mes voyages se sont bien passés, notre cousine Eirlys a pu rentrer chez elle, et les négociations avec les Stark sont en bonne voie. J'ai rencontré des personnes fortes intéressantes et lié des liens particuliers avec certaines d'entre elles qui m'ouvriront certainement des voies auxquelles tu ne penserais même pas. Si tu veux en savoir plus, il te faudra attendre ce soir et le récit que je ferai à Père. D'une certaine manière, je lui crachai mes succès à la figure. Quant à rester à tes côtés, ne compte pas sur moi, tu as toujours rejeter tout ce qui venait de moi, alors ce n'est pas en essayant de me prendre par les sentiments que tu me feras oublier tes paroles.

Non je n'étais pas prête à la accorder mon pardon. Sur ces paroles je quittai la pièce, laissant Walda face à ses erreurs, peurs et autres sentiments négatifs qui devaient l'assaillir. Non je n'étais pas toujours la petite Rian, conciliante et rassurante, que pouvait connaître certaines gens. J'étais telle l'eau qui dort, qu'un caillou vienne perturber ma surface et je pouvais le ressentir en profondeur et me le rappeler pendant longtemps, et le faire payer au pauvre baigneur qui osera pénétrer dans mes eaux qui plus jamais ne reverra la lumière du jour. Je refermai presque avec délicatesse la porte avant de glisser dans le couloir telle une ombre jusqu'à ma propre chambre. J'avais encore à l'esprit tout ce que m'avait jeté à la figure ma très chère Walda. Je sentais que j'allai ruminer cette histoire pendant un temps certain, alors pour me vider l'esprit et éviter de me pourrir l'existence je revêtis ma tenue de combat et descendis voir Alkeryne lui ordonnant de croiser le fer avec moi. Le maître d'arme ne broncha pas vu le ton que j'avais employé. Je voulais pouvoir me présenter à mon père avec les pensées relativement claires pour lui relater mes aventures.



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Message Ven 11 Jan 2013 - 10:14

Walda restait persuadée qu’elle avait rêvé ce moment, à moins qu’elle ne soit encore plongée dans un délire onirique. Dans son rêve la pièce était sombre et une lumière crue et jaunâtre éclairait la table ou le conseil de père c’était regroupé. Les visages dans l’ombre Walda ne pouvait que deviner l’identité de ses juges. Elle-même ne portait qu’une chemise de nuit en coton et, pieds nues, elle dansait de l’un sur l’autre à cause du froid de la pierre au sol. Père énumérait toutes les bêtises qu’elle avait faites depuis enfant, même celle qu’elle croyait oubliés ou dont personne d’autre qu’elle n’avait connaissance. A chaque nouvelle bêtise sa sœur, à la droite de Lord Robert, tapait sur la table un grand coup de maillet et hurlait : « Coupable ! ».

A la fin, comme toutes les fautes avaient été jugées Rivanon finit par se lever et par annoncer que pour ses erreurs Walda devait rendre au monde l’immonde chose qui l’avait rendue si faible, si éloignée dans sa nature de ses parents, des Mallisters qui étaient au-dessus des autres. Le verdict était alors ponctué d’un court silence pensant pendant lequel Walda sentait ses sens la trahir et ses jambes devenir en coton, comme si toute la pièce se mettait à tourner, puis les rires commençaient. Des rires moqueurs dont elle ne comprenait pas l’origine jusqu’à ce qu’elle baisse la tête sur ses jambes. Elle était en train de se pisser dessus et là-bas, dans les ténèbres, le conseil la regardait et se moquait d’elle. Mais ce n’était pas de l’urine, c’était du sang.
Sa robe de chambre s’imbibait de rouge et d’écarlate au fur et à mesure qu’elle sentait le liquide couler entre ses jambes. Comme elle relevait la tête pour demander pardon elle se rendait compte que quelque chose bloquait sa bouche et qu’aucun son n’en sortait. Elle allait alors fouiller sa gorge et en tirait un long vers blancs. La vue de la créature immonde dans sa bouche lui donnait la nausée et, au fur et à mesure qu’elle tirait le long insecte, des hauts le cœur la secouait de spasmes jusqu’à ce qu’elle vomisse enfin. Venait alors sang, bile et intestins qui se répandaient au sol en un tas fumant et immonde, et au milieu bougeait une chose. Walda se penchait alors en avant pour discerner ce qui pouvait bien animer le tas d’abats d’un mouvement. Et comme elle écartait les entrailles elle découvrait alors un fœtus qui l’observait, couvert d’excréments, de sang et de viscères.

Walda se réveillait en hurlant, en nage, suffocante, les draps en boule à ses pieds et une envie de vomir bien présente.

Elle avait froid, en cet instant, devant le conseil réunis. Elle se demandait si ce n’était pas son rêve qui l’avait conditionné ou si la température avait vraiment chuté ces derniers jours. Elle portait une robe de soie blanche ceinturée de rubans écarlates et aux manches crevées de violets. Un médaillon d’or reposait sur sa poitrine représentant l’aigle éployé de la maison. C'était le lendemain de la dispute avec Rivannon.

La lumière du jour entrait par une large fenêtre ouverte. Une brise légère venait caresser les vêtements de Walda alors qu’elle attendait qu’on s’adresse à elle. Elle se tenait, droite, devant la grande table ou était assis les gens qui devaient prendre une décision la concernant. A sa gauche on avait disposé un paravent et une table recouverte de linge afin de pouvoir faire un examen si jamais il était nécessaire pour vérifier l’innocence de la jeune Mallister.

A la table, devant elle, présidait Lord Robert Mallister son père, a sa droite Ser Gareth son grand frère et a sa gauche Edwyn, en qualité de Mestre. A la droite de Gareth, comme dans le rêve, se tenait Rivanon derrière qui, debout, attendait la Septa Elzabeth, présente pour pouvoir examiner Walda au cas où.

Walda jetât un énième coup d’œil par la fenêtre. Elle avait les pieds gelés et une sensation de chaleur intense au niveau de la gorge. Elle se demandait, comme ça lui était arrivé plusieurs fois ces derniers temps, si la solution pour mettre fin à certains de ses tourments n’était tout simplement de se diriger calmement vers l’ouverture et de l’enjamber. La jeune femme serrât les poings et se décida à affronter ses juges, son père, ses frères et sa sœur.

-Si tu as quelque chose à dire avant que l’on commence, Walda…
Pendant une seconde Walda hésita. Cette seconde s’étendit et parut se figer. La jeune fille passait du regard de l’un à l’autre essayant de deviner ce que chacun pensait d’elle. Comme dans son rêve, alors qu’elle ouvrait la bouche pour s’exprimer, elle sentait ses jambes flageoler.

-Je n’ai pas eue le choix mentit-elle en s’humectant les lèvres. Elle vit son père s’enfoncer dans son fauteuil et devenir livide, sa mâchoire se crispant sous l’effet d’une émotion intense. Edwin et Gareth échangèrent un regard à travers lequel Walda ne sut rien déchiffrer. Le cœur de la jeune fille se mit à battre à toute allure et ses jambes devenaient en coton si bien qu’elle devinait qu’elle ne tiendrait pas sur ses pieds avant d’avoir fait son annonce.

-Il m’a obligé.
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Message Dim 27 Jan 2013 - 15:44

Combattre contre le maître d'arme permit à la colère que je ressentais de s'échapper à chaque coup de mon épée. Certaines de mes frappes s'accompagnaient du souvenir des paroles de ma chère sœur, comme si je voulais les lui faire ravaler à coup d'épée. Alkeryne se montra à la hauteur du tourbillon de mes émotions. Je rentrai dans ma chambre l'esprit un peu rassérénée néanmoins j'appréhendai la réunion du lendemain. Walda s'était mise dans une situation inextricable et j'espérai pour elle qu'elle saura argumenter en sa faveur après de notre père. Je passai une nuit fort agitée, le matin me trouva éveillé en dépit de la fatigue de mon voyage de retour du Nord. Je me préparai pour assister à la réunion qui allait se tenir dans la grande salle. Je pris place aux côté de mon frère Gareth, Walda se tenait devant nous. Je ne savais que penser, j'avais entendu les rumeurs courant à son sujet et déjà diverses versions couraient dans le fief bien que j'avais tâché d'en diminuer l'ampleur. Mais il était plus facile de prétendre vouloir empêcher les gens de parler que de le faire. Mon père prit la parole pour amorcer la discussion et la réponse que lui donna ma sœur assombrit son visage. Apprendre que sa fille a été violentée n'était pas une nouvelle agréable à entendre, même moi je sentis de nouveau la colère m'étreindre. Comment un invité avait-il pu oser s'en prendre à son hôte ? Mes frères échangèrent un regard lourd de sens et Gareth prit la parole.

- Explique-nous les circonstances Walda, comment cet Asafa en est arrivé là ?

Le nom fut pratiquement craché hors de la bouche de mon frère. Il était un peu comme moi n'aimant guère que l'on s'en prenne à sa famille et n'hésitant pas à faire payer l'affront si nécessaire. Mon père se redressa et je posai mon regard sur Walda. J'étais également intéressée pas sa version des faits. En tout cas j'étais quasiment certaine que mon père ne remettrait pas en cause la parole de sa fille, et pour ma part, même si je sais qu'il lui arrivait de mentir je protégerai ma sœur. Or les conséquences de cette histoire ne seront pas anodines, nous risquions de devenir ennemi avec les Ferboys alors qu'il était une des plus influentes familles dorniennes.

Une fois qu'elle nous aura donné sa version des faits, l'examen devra se faire, lee nécessaire avait été mis en place pour assurer un minimum d'intimité. Walda avait perdu sa virginité et ne représentait plus d'intérêt pour un noble qui cherchait généralement une fille vierge et bien née. Pourtant, si Walda se retrouvait enceinte il existait des moyens de faire disparaître l'indésirable, je connaissais certaines plantes aux propriétés fortes intéressantes pour pallier au problème d'un bâtard, d'autres dont l'usage préventif pourrait prévenir toute grossesse non voulue mais il me faudrait attendre le verdict de septa Elzabeth quant à l'état de Walda, d'autant qu'il fallait parfois attendre plusieurs jours avant que les premiers symptômes n'apparaissent.

- Walda, déclara mon père, tu n'auras pas dû partir seule sans être au moins accompagnée par un de nos hommes, tu as fait preuve d'imprudence et vois où cela nous mène. Septa Elzabeth pourvoira à l'examen et nous déciderons par la suite des décisions à prendre.

Bien que touché par l'affront fait à sa fille, mon père parvenait tout de même à lui faire la morale pour qu'elle prenne conscience de ses actes et conséquences. Cette manière de faire le faisait paraître dur voire distant mais je savais qu'il n'était pas toujours aisé d'être un seigneur à la tête d'un fief aussi important que Salvemer. Je n'avais pas encore dit un mot depuis le début de cette entretien et je priais en mon for intérieur pour que tout cela ne fut qu'un cauchemar, mais connaissant le tempérament joueur des dieux, je doutais que la situation se résolve simplement.



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