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« La vie s’arrête lorsque la peur de l’inconnu est plus forte que l’élan. »

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Message Dim 28 Oct 2012 - 21:28

Le Neck.
Ce boueux et terrible Neck, rendu exécrable par l’automne. Passé Moat Cailin, ce n’était plus de la neige qui tombait du ciel mais bien des pluies diluviennes. Elles ne faisaient que renforcer l’aspect impraticable de ces marécages et rendre leur progression plus difficile. L’équipée Bolton pestait et râlait par intermittence, John proposant même de faire demi-tour pour attendre que le temps se calme un peu. Ils avaient très certainement choisi le pire moment pour s’y engager et les chevaux peinaient, les antérieurs trempés pour moitié de boue. Si leur progression était lente, il était rare qu’ils se détournent de la grande route qui, même si elle se résumait parfois à un simple chemin de pierre masquée de terre, se révélait souvent moins traitresse que le marécage en lui-même.

La jument d’Adrian restait à la traîne sur le reste du groupe, les oreilles basses et la mine courroucée. Elle renâclait, donnait des coups rageurs sur le sol et ne manquait pas de faire des écarts. Le jeune Bolton l’avait rarement vu ainsi, rétive et de mauvais caractère. La grande et fière Avalanche se montrait toujours sans peur, mais il semblait bien que le Neck la rebutait au plus haut point. Peut-être simplement la traduction de la pensée de son maître, ou encore une peur panique de quitter le Nord. Après tout, n’avaient-ils jamais quitté le Nord tout deux, jusqu’à maintenant ? Pour un animal aussi trapu et au long pelage crème, caractéristique du Nord, il devait s’attendre à ce qu’elle dédaigne tout ce qui n’était pas terres enneigées.
« On en a pour combien encore, vous croyez ? » Jeta t-il en avant, d’un air désespéré.
John ne manqua pas de lui rendre un sourire taquin et de relever la question : « Une heure de moins depuis la dernière fois que tu as demandé, Adrian. » Il soupira d’un air agacé, face à cette réponse qui n’en était pas une. John reprit : « Nous avons déjà franchi les trois quarts du Neck, patience ! »

Mais la patience, ça ne faisait pas partie de ses vertus. Et il n’en fit pas davantage preuve quand la jument se stoppa net, encore une fois. Il lui donna de violents coups de talon, mais elle recula nettement, lui arrachant un juron bas. Les autres, devant, continuaient d’avancer, pris dans une zone particulièrement inondée et avec leur propre problème à gérer. Généralement, il descendait de sa monture pour forcer le passage, mais là, les eaux montaient si haut qu’il risquait de bêtement s’embourber. Un regard aux alentours lui confirma que la végétation était particulièrement dense, à cet endroit, et que les eaux avaient absorbées une bonne partie de la terre jusqu’à noyer le bas des arbres. Ca et là, des branchages étaient tombés. Un mouvement flou se dessina devant lui et Avalanche chercha à se cabrer devant un ennemi invisible. Adrian fut prompt pour la remettre à sa place, mais elle en profita pour détaler sur le côté, s’éloignant de la source du bruit tout autant que de la route. Il n’était décidément pas au bout de ses peines !

Bien à contrecœur, le jeune Bolton se décida à descendre en bas de sa monture pour lui prendre la bride et la remettre sur le droit chemin, dans les deux sens du terme. Il n’arriverait de toute façon à rien en restant en selle. « Là, là… C’est pourtant moins terrible que des fers-nés, non ? Le Neck ! Rien que de la boue et des arbres. » Le silence s’était fait autour d’eux, étrangement. Même Avalanche ne bougeait plus, et de façon aussi imprévisible que soudaine, elle se cabra pour moitié l’emportant à sa suite entre les rênes serrées qu’il tenait. Elle avait toujours eu une force colossale et il en faisait maintenant les frais, se soulevant du sol durant une petite seconde pour retomber aussitôt au sol, mais pas sur ses pieds. Il grimaçait, allait pour se relever, quand une force tout autre lui enserra le mollet et le traîna vers les eaux plus profondes. Il lâcha un cri de surprise autant que de douleur, se contorsionnant pour s’agripper en arrière. Mais rien ! Rien à portée de main ! Trop tard pour se saisir de son arc, et son carquois qui se déversait justement dans le Neck, comble de malchance. Il donna des coups de pied violents de sa jambe libre sur ce qui avait l’aspect d’un gros reptile au ras du sol… Un lézard-lion. Ca, il n’en avait jamais vu avant, mais cette rencontre subite lui était pour le moins désagréable.

« Tu vas me lâcher, oui ! »
Plus il se débattait et plus la douleur à sa jambe se renforçait, au point que la colère prit le dessus sur la raison. Tirant son épée courte, il se contorsionna une dernière fois dans un râle de souffrance autant que de fureur pour atteindre la bête, en pleine tête. Le sang aspergea le Neck et bientôt, la prise se relâcha, à son grand soulagement. « Sale bête… » Il se relevait avec lenteur, trempé de la tête aux pieds de boue. Sa cheville avait été protégé par sa botte, mais de s’être débattue, la prise s’était raffermie, et ne lui en restait plus qu’un souvenir cuisant. Au loin, il entendit les appels de Maureen et des autres qu’il avait aussi subitement perdus de vue. Un peu sonné encore, il n’était plus certains de savoir où il était, et plus rien qu’Avalanche au loin pour lui donner un point de repère. Mais elle n’approchait pas. D’habitude, quand ils étaient séparés, elle finissait toujours par suivre. Là…

Le silence fut rompu à plusieurs reprises et il s’aperçut avec stupéfaction que, ce qu’il avait pris pour de vulgaires branchages, se mettaient en mouvement. Trois, cinq bouts d’écorces, des lézards-lions. Celui qui l’avait traîné l’avait amené droit dans le piège. Il retint son souffle, fixa les bêtes comme elles le fixaient, pupilles de glace contre celles d’or. Elles attendaient le faux-mouvement.
« Maureen ! Je suis là ! J’ai besoin d’aide ! »
Crié si fort qu’on ne pouvait pas le rater, qu’on ne pouvait qu’agacer ces bêtes obscures. Il leur tourna le dos, sachant pertinemment qu’elles le poursuivraient à toute vitesse, se mettant en tête de rattraper une flèche ou deux tout en s’extrayant de la zone marécageuse. Il les entendit derrière lui, se mettre en branle à sa suite, et si vite, si vite…

Qu’il détestait ce Neck.
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Lyessa Reed
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Message Lun 29 Oct 2012 - 11:58

    Le Neck était terrible à cette époque de l’année, ce qui n’empêchait nullement les paludiers d’y vivre et d’y chasser. L’année dernière, quelques uns avaient péri à la chasse, pris au piège par la fange ou par les lézard-lions qui pouvaient se montrer rusés et cruels par moment. Même si les Reed de Fort-Griseaux préservaient leur peuple du mieux qu’ils le pouvaient, malheureusement, ils ne faisaient que limiter les pertes. Même si tous les habitants du Neck étaient nés ici et connaissaient bien les pièges de leur environnement, il arrivait des accidents. Et le plus souvent, le Neck engloutissait bien des étrangers qui se permettaient de le traverser dans un excès de confiance.

    Lyessa avait connu bien des situations alarmantes. Piégée, elle réussit néanmoins à chaque fois l’exploit de s’en sortir. Elle avait ça dans le sang, la chasse et la survie – mais elle savait aussi à quoi s’en tenir avec le bourbier dans lequel elle vivait, ce qui la rendait toujours fort prudente lorsqu’elle partait chasser quelques grenouilles. Plantant violemment son trident dans la pauvre petite créature qui sautillait pour plonger dans les eaux sombres du marais, la Nordienne se redressa et joint sa nouvelle victime au bouquet de grenouilles qui pendaient à sa hanche droite. Elle en avait récupéré prés de six, ce qui n’était pas mal du tout pour le temps qu’elle avait passé à crapahuter dans le Neck. Elle avait bien croisé quelques lézard-lions, mais la jeune femme s’était toujours débrouillée pour éviter leurs endroits de prédilection. Se retrouver face à une horde affamée n’avait rien de drôle, et même si elle avait pu les tuer, elle n’aurait su les ramener à Fort-Griseaux pour les servir au souper. L’air était lourd et humide et Lyessa prenait soin d’avancer pour rejoindre les berges stables. Rares étaient-elles en cette saison, avec la montée des eaux faramineuses. Les arbres lui servaient à se mouvoir dans la boue sans craindre de se faire engloutir mais c’était difficile de trouver de quoi chasser alors que l’eau croupie n’était devenue que fange épaisse. Une mauvaise période que Lyessa espérait bientôt terminée ou les paludiers peineraient à se nourrir jusqu’à la fin de l’année. Peut-être pourront-ils organiser des chasses de lézard-lions pour subvenir au besoin du peuple ? Il faudrait qu’elle propose cette alternative à son paternel en rentrant au bercail. Bloquant son trident contre un tronc d’arbre asséchée, la jeune femme s’extirpa de la zone mouvante et fit quelques pas sur le chemin encore praticable qui traversait le marais.

    Lorsqu’elle entendit une voix, non loin, la jeune femme s’arrêta et tendit l’oreille, aux aguets. L’individu pestait manifestement contre sa monture qui ne devait pas avancer dans un bourbier pareil. En silence, Lyessa se coula entre les arbres et les branchages jusqu’à parvenir à l’endroit de l’agitation. L’eau par ici, était moins encombrée de boue, et Lyessa savait pertinemment que c’était ce qu’affectionnait plus particulièrement les lézard-lions. Lady Reed constata que la voix appartenait à un jeune homme, sûrement âgé de cinq années de moins qu’elle, qui venait de refouler l’un des terribles reptiles qui l’avait attaqué. Lyessa savait que ça n’était que le début pour lui. Elle remarqua aussitôt sa monture, quelques mètres plus loin, transie de peur. L’est inconscient celui-là ! – maugréa-t-elle dans sa tête tandis qu’elle faisait rapidement le tour avoir vue sur les eaux stagnantes du marécage. Elle remarqua rapidement les autres lézard-lions, guettant leur nouvelle proie sur les côtés. Le jeune homme les vit lui aussi, fut stupéfié avant d’appeler quelqu’un à l’aide – quelqu’un qui devait l’accompagner mais qui n’était manifestement pas bien prés d’ici. Dans son cri, pointait l’angoisse et Lyessa, maudissant la stupidité du jeune homme et de sa monture, saisit souplement son arc dans son dos et tira une flèche de son carquois. Elle était à l’abri derrière quelques fourrés poisseux et savait que les bêtes étaient bien trop alléchées par l’odeur du garçon effrayé pour se soucier d’elle. Alors qu’elle espérait qu’il ne bouge pas d’un poil pour ne pas les pousser à la poursuite, ce dernier fit tout le contraire et se mit à s’animer pour s’extraire du marais. Elle visa rapidement l’un d’eux qui se rapprochait dangereusement de la carcasse agitée du garçon et décocha sa flèche juste à temps. La peau des reptiles était particulièrement épaisse mais Lyessa avait pris soin d’enduire de poison la pointe de ses flèches pour pouvoir les empoisonner. Elle tira une autre flèche de son carquois et arma de nouveau son arc en direction d’un autre d’entre eux. Il fut touché en pleine tête mais bougea encore durant quelques secondes avant de flotter sur l’eau. Il en restait encore deux, et ils étaient plus rapides que leurs prédécesseurs. Trop rapides et trop prés du jeune homme pour qu’elle ait le temps de les toucher avant qu’ils ne l’atteignent. Elle fonça à travers le terrain instable, pataugeant dans le cloaque et parvint à quelques mètres d’eux sur le côté. Saisissant une grenouille accrochée à sa hanche, elle la jeta en direction des gueules béantes aux dents acérées. Sûrement que c’était moins appétissant qu’un être humain mais les lézard-lions pouvaient se montrer très fainéants parfois. Elle envoya chacune de ses grenouilles, l’une après les autres et les reptiles, agacés, finirent par les croquer, laissant quelques secondes de répit au gamin pour sortir du bourbier.

    « Dépêche ! » – Lâcha-t-elle à l’égard du gosse tandis qu’elle remettait main sur son arc et décochait une nouvelle flèche sur les reptiles occupés. Concentrée, la jeune femme ne rata pas une seule de ses cibles. Et pourtant, cela lui arrivait parfois. Elle estimait que le jeune garçon avait été chanceux de s'en sortir sans égratignure. Elle s'approcha légèrement, posant finalement mains sur ses hanches dans un signe de dépit. « Est-ce que ça va ? »

    Elle pouvait voir le visage du gosse. Cela se voyait qu'il n'était pas du coin. Déjà, pour mener sa monture à travers ces marécages, et de deux, pour être aussi peu préparés aux pièges connus du coin.

    « T'es pas un peu inconscient, surtout pour ton âge ? » - Lui lâcha-t-elle sur un ton réprobateur.








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Maureen Bolton
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Succès de Maureen Bolton

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Message Mar 30 Oct 2012 - 3:33

Liberté enfin de partir très loin du Nord. Elle avait toujours eu besoin de ce changement lorsqu’une situation oppressante se faisait sentir. Si Jack ne l’avait pas sorti de cet enfer, elle aurait certainement laissé sa peau au grand plaisir de Lord Bolton. Elle n'était peut-être pas la femme la plus apprécié du Nord, mais ce que l’on pensait d’elle, elle n’en avait cure. Leur petit voyage se passait bien. Ils avaient pris le temps de se restaurer un, deux jours près de Moat Caillin, et puis, ils avaient fait leur entrer dans le Neck. Elle savait qu’elle cela allait certainement être beaucoup plus dur pour Adrian, mais elle n’était pas pressée, loin de là.

Elle regardait souvent par-dessus son épaule pour voir si Adrian tenait le coup. Enfin, Avalanche semblait vouloir faire sa tête de mule et elle se demandait pourquoi. Écorcheur quittait le Nord aussi pour la première fois, et son ancienne monture n'avait jamais éprouvé de difficulté à sortir de cette région boueuse et sombre. Elle avait cessé de regarder derrière elle pour ne pas provoquer une certaine frustration chez son cousin. Quand elle s'y mettait, elle devenait pire qu'une mère poule. Maureen s'amusait de l'impatience de l'héritier de Fort-Terreur. Elle posait toujours un regard sur John et son regard certainement désespéré. L'équipée Bolton habituée à ce genre de voyage continuait sans se soucier de la perte de leur camarade. Les ragots faisant toujours partie de leurs nombreux voyages.

Je déteste cette région, lança Jack en maugréant.


Dit plutôt que tu détestes les Lézard lion.


Ne me parle pas d’eux, grogna-t-il à demi orgueilleux.

Des charmantes petites bêtes ces Lézards. J'étais certain que tu les adorais.

Parle pour toi papi !

N'oublie pas qu'ils ont failli le dépecer en entier la dernière fois, exagéra Maureen en éclatant de rire. Je me demande même s’il a encore des séquelles.




Pire que des Bolton ceux la
, lança le vieux Mortimer.

Maureen et Mortimer avaient tous deux éclater de rire. Elle se souvenait voilà quelques années une mauvaise escapade dans le Neck qui avait fait détester ces bestioles au protecteur qu'elle croyait sans peur. Jack avait toujours été plus casse-cou qu'elle. Une chose sur laquelle ils étaient tout deux d'Accord. Elle se rappelait qu'au lieu de la neige que tous appréciaient fort bien, une pluie battante tombait ce qui n'améliorait pas le paysage du Neck... Elle ne se souvenait plus comment il avait réussi à s’attirer de tel problème, mais cela faisait toujours rire, le vieil homme et la jeune Lady. Maureen s'était retournée pour s'adresser à son cousin, mais celui-ci n'était pas là. Son sourire s’effaça. C’était moins amusant de savoir qu’Adrian n’était pas près d’eux.

Ou est-il
?, demanda-t-elle à John.

Il nous suivait !

Encore un coup de sa jument et nous voilà loin de lui. Rappelez-moi de lui donner une bonne lecon à celle-la. Au moins après, on saura de qui elle a vraiment peur.

Du calme, il ne peut pas être rendu très loin. Il me semble qu’il a demandé combien de temps qu’il nous restait, il y a quelques minutes.

Trop de temps, il n’est plus là, on fait demi-tour.

Maureen avait le cœur qui battait. Le Neck n’était pas le plus charmant des endroits pour jouer à cache. Elle craignait qu’il se soit perdu, mais elle craignait davantage son grand père qui lui ferait la morale pour la moindre écorchure sur son petit fils. Elle savait qu’il ne pouvait être très loin. Elle commença à crier le nom de son cousin en faisant demi-tour. Elle était certaine qu’il ne pouvait être si loin. Heureusement, la voix des trois hommes portait beaucoup plus que la sienne. Il lui fallut plusieurs minutes pour entendre parfaitement celle d’Adrian. Le ton employé, elle le connaissait souvent pour le traduire comme de se dépêcher. Elle n’avait pas envie de traverser le reste du Neck qui les séparait avec Écorcheur. Elle mit plutôt pied au sol et prit la direction d’Adrian avec Jack. Il lui faudrait corriger le caractère de cette jument. Voyant que le jeune garçon semblait s’en sortir, elle regarda son protecteur avant de lui ordonner :

Ramène cette tête de mule d’Avalanche. Je vais m'occuper d’Adrian.

Elle s’était rapprochée des voix et son regard s’était posé avant tout sur les bestioles. Elles ressemblaient très bien à ce que l’on disait d’eux. Elle avait toujours cru que Lord Bolton. Son regard se posa surtout sur Adrian. Elle n’était pas née de la dernière pluie pour savoir que le Neck comportait des risques en cette saison. Elle arrivait à éviter cette région en voyageant autrement, mais elle avait promis de lui faire visiter les moindres recoins du Nord. A l’Avenir, elle allait certainement éviter cette place avec Adrian. Elle s’était avancée assez près pour voir le visage de cousin. Elle ferait attention. Elle ne connaissait pas le Neck comme le fond de sa poche, mais elle savait comment le traverser sans embuche. Regardant davantage où elle mettait ses pieds, elle s’approcha de son cousin et de la femme qui l’Avait sorti du mauvais pas.


Ne lui en voulez pas trop, il ne savait pas encore ce à quoi le Neck pouvait ressembler. Il y vient pour la première fois.


C’était la première fois qu’il sortait de Fort-Terreur et sur ce coup, Maureen avait très mal avisé. Examinant l’héritier de la maison Bolton des pieds à la tête, elle soupira intérieurement. Il semblait correct au premier coup d’œil. Il avait certainement eu une grande frousse, mais il s’en sortirait. Il était fait des Écorcheurs. Elle avait interrogé son cousin d’un œil bienveillant.



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Jeu 1 Nov 2012 - 16:28

Ses mouvements étaient violents et saccadés, bien plus lent qu’il ne l’aurait voulu, avec sa cheville estropiée. Il avait posé un genou au sol pour la soulager le temps de fouiller le sol à la recherche de ses flèches. Le marais ne l’aidait pas dans son entreprise, mais il parvint à mettre la main sur deux des projectiles à l’empennage noir et pourpre. Pourtant bien trop tard, il n’eut pas l’occasion de viser que les bêtes étaient sur lui, gueules ouvertes. Le sifflement macabre des flèches retentit à son oreille, mais ce ne fut pas les siennes. Un archer inconnu venait de lui faire gagner un sursis inestimable, qui fut de bien courte durée. Les deux autres lézards-lions avaient gagnés davantage de vitesse en s’élançant de plus loin, comme si la nature du terrain ne les incommodait nullement. Il était fichu ! Ni lui, ni l’allié invisible n’auraient le temps de les gratifier d’une nouvelle salve. Mais quand des grenouilles volantes passèrent devant son visage pour heurter les bêtes, Adrian resta aussi coi que les lézards-lions durant une seconde. Une seconde avant qu’une voix féminine ne retentisse derrière lui, et ce n’était pas celle de Maureen.

Il ne se fit pas prier, se relevant prestement pour reprendre sa course et s’écarter des lézards-lions qui avaient finalement trouvés les grenouilles plus appétissantes que lui. La peur lui donna des ailes, et il fut rapidement en dehors du bourbier. Sur la terre ferme, sans plus les eaux traîtresses et les branchages omniprésents, il lui était plus aisé d’évoluer. En se retournant, il remarqua que les bêtes ne le suivaient plus. Pour être exact, elles étaient mortes entre temps, sans qu’il n’ait à faire quoique ce soit. Cette archère, puisqu’il s’agissait là d’une femme, était réellement douée.

« Ca aurait pu être pire. » Répondit-il à la cantonade, avant d’enfin discerner son interlocutrice, plus en arrière. Vu sa dégaine, il n’y avait aucun doute sur son appartenance au Neck, quoiqu’il devait maintenant davantage sentir l’eau croupie et la boue qu’elle, couvert qu’il était de la tête aux pieds. Adrian ne s’en formalisa pas, guettant encore aux alentours de nouveaux mouvements suspects. Il était bien sur les nerfs, après cette attaque pour le moins surprenante et imprévue, qu’il en oublia les politesses d’usage. Piqué au vif par la remarque de la Reed, il reprit sur un ton plus acéré : « C’est surtout à mon âge qu’on est un peu inconscient. »
Il se faisait assez souvent traité de « gamin » au quotidien pour savoir quoi répondre quand on le prenait ainsi de haut. Pourtant, à l’habitude, il ne s’en préoccupait pas. Peut-être était-ce les excuses plates formulées par Maureen à sa place, ou plus sûrement son orgueil malmené. Sans elle, pourtant, il se serait retrouvé dans l’impasse malgré toutes ses compétences d’archer. Et en la matière, elle avait sans doute même à lui apprendre. Il soupira et se fit force pour retrouver calme et contenance. Mais il avait surtout envie d’accuser quelqu’un de sa propre faiblesse…
« Ma jument a fait un écart, elle a dû sentir leurs présences et … Oui, bon, je vous remercie pour l’aide. Je n’aurais pas pu m’en sortir seul. »

Il détestait ce sentiment de malaise qui l’assaillait. Et il crachait sur les bonnes manières, aurait voulu dire tout autre chose sans savoir quoi. Même s’il avait fait profil bas, le jeune homme s’était renfrogné subitement. Aussi laissa t-il le soin des présentations à Maureen, repartant en arrière pour finir ce qu’il avait commencé. Il lui restait encore une douzaine de flèches à récupérer dans le Neck, et quitte à être totalement couvert de boue, autant qu’il les récupère toutes.

Non loin, Avalanche semblait faire écho au caractère exécrable de son maître. Les oreilles baissées en arrière, sur la défensive à l’approche de Jack, le protecteur n’aurait pu s’attendre à pire réaction quand il voulut se saisir des rênes. L’animal se cabra subitement, et au lieu de reculer, avança aussitôt avant de repartir un peu plus loin, de quoi le faire chuter en arrière. John s’en moquait encore, alors qu’il l’aidait à se relever, le narguant en avançant que même les juments ne voulaient pas de lui. Le maître d’armes n’avait pas pris la peine de poursuivre la bête énervée, se rapprochant d’Adrian pour aviser son état et ce qu’il cherchait. Il poussa un juron bien senti en retrouvant l’épée couverte de boue, jetée nonchalamment sur le côté.
« Je devrais m’estimer heureux que tu es pris au moins la peine de la dégainer, mais vu comment tu en prends soin … » La fin de sa phrase se perdit, tout qu’il était occupé à détailler la Reed. Adrian rangea épée et flèches avant de tendre la main, paume vers le ciel, vers Avalanche. Il fallut bien une demi-minute avant que la blanche ne décide de se mettre en mouvement. Elle était repartie sur un pas trottinant, renversant plus les obstacles naturels qu’elle ne les évitait, et vint loger son museau dans la main tendue d’Adrian. L’appel avait été clair, et s’il avait eu davantage envie de la frapper pour l’embarras dans laquelle elle l’avait mis, il se doutait que sa première réaction n’avait pas été pour le faire chuter, mais bien pour le dégager de la prise du lézard-lion.

Il avait pris soin, pendant que les deux femmes échangeaient, d’aussi récupérer les flèches de la chasseresse. Et, revenu d’un pas quelque peu boiteux, lui tendit celles qu’il avait pu sauver, tout à fait naturellement.
« Vous êtes très douée à l’arc. Par contre, je n’ai pas pu récupérer vos … Grenouilles. C’est ce que vous chassiez ? Enfin… On peut vous aider à ramener les lézards-lions en retour, si ça vous intéresse ? »
Force était de constater, que même le premier instant passé, il n’était toujours pas à son aise. Et ce, même quand il tentait de lamentablement se rattraper. Au moins avait-il évité de lâcher avec son ton franc habituel « vous mangez vraiment des grenouilles, dans le Neck » ? Là, ç’aurait été la catastrophe assurée !
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Lyessa Reed
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Message Jeu 1 Nov 2012 - 19:12

    Alors que Lyessa scrutait toujours le jeune homme qui avait finalement réussi à s’extirper de l’eau vaseuse pour rejoindre la terre ferme, celui-ci ne manqua pas de lui rétorquer que c’était à son âge qu’on était le plus inconscient. La Nordienne haussa brièvement les sourcils et esquissa un sourire en coin, prunelles sombres posées sur son interlocuteur.

    « Et pourtant, les enfants s’font rares parmi les cadavres que nous repêchons dans les marais. D’habitude, on a notre lot de braves chevaliers qui sous-estiment l’endroit où ils foutent leurs pieds. » – Glissa Lyessa sur un ton mordant avant de replacer son arc dans son dos, inclinant la tête en direction des individus qui s’approchaient d’eux.

    Elle les observait en silence quand une femme se détacha du groupe et formula des excuses. Il fallait être sacrément pressés pour emprunter les marais, et rares étaient les individus que Lyessa avait pu y rencontrer de la tête aux pieds. Sûrement que l’habitude d’y côtoyer les cadavres plus qu’autre chose l’avait rendu un brin revêche. Le jeune homme expliqua alors que sa jument avait du être effrayée par la présence des lézard-lions mais finit tout de même par remercier lady Reed pour l’avoir tirer de ce mauvais pas. Lyessa n’attendait pas spécialement cet effort de la part de son interlocuteur, mais cela faisait toujours plaisir à entendre. En les observant, elle remarqua bien vite l’écorché qui frappait leur blason. Des Bolton, ici ? C’était bien la première fois qu’elle avait l’occasion de les rencontrer, surtout dans le Neck. Eux aussi, avaient droit à beaucoup de « on-dit » plus sympathiques les uns que les autres.

    « Vous venez de Fort-Terreur, n’est-ce pas ? Je suis Lyessa Reed, fille de lord Joren et lady Elinor. Les montures sont jamais bien à l’aise dans l’Neck. Vous comprenez pourquoi. » – Déclara-t-elle finalement en regardant la jeune femme qui lui avait adressé la parole. Elle avait un teint pâle typique du Nord et partageait les mêmes opales cristallines que le jeune homme qu’elle avait rejoint. De par la manière dont elle avait parlé de lui, d’ailleurs, Lyessa présumait qu’ils étaient tout deux de la même famille. Un élan de protection qui ne lui rappelait que trop comment elle se comportait avec ses propres frères. Lyessa jeta un bref regard en direction du renfrogné qui tentait une nouvelle approche avec sa capricieuse monture puis elle reprit la parole à l’égard de la jeune femme. « Vous aurez certainement un peu d’mal à arriver au bout avant la nuit et les eaux qui bordent le chemin sont souvent grouillantes de lézard-lions en cette période. »

    Même si Lyessa restait méfiante aux premiers abords, le passage de ces visiteurs dans le Neck l’intriguait. Rares étaient ceux qui avaient le mérite d’avoir vu un jour Fort-Griseaux, et peut-être que les y mener ferait taire les ragots à leur sujet pendant un moment. Ou bien ça les servirait, à voir. Il n’empêche qu’elle aussi se demandait si les Bolton écorchaient réellement leurs ennemis.

    « J’peux vous proposer de faire halte à Fort-Griseaux et d’vous mener aux aurores jusqu’à la partie sud du Neck. Ça dépend par où vous allez… » – La proposition avait été faite, et Lyessa ignorait si la jeune femme accepterait.

    A peine laissa-t-elle le temps à la femme de réfléchir que le jeune homme revenait vers elles et lui tendit même quelques unes de ses flèches qu’il avait récupérées sur les reptiles. Elle le détailla brièvement du regard, lui offrant un geste de tête en signe de reconnaissance avant que ses paroles ne la fassent tiquer. L’hésitation au sujet des grenouilles, si c’était amené avec maladresse, mettait réellement en valeur la situation insolite que voilà. Plissant brièvement les yeux, la jeune femme replaça ses flèches dans son carquois avant d’oser afficher un sourire de circonstance.

    « C’est bien ce que je chassais. J’espère que t’as pas trop touché à la pointe de mes flèches. Y a du poison dessus. » – Lâcha-t-elle tout naturellement avant de se détourner et de faire quelques pas pour grimper la colline de boue qui la surplombait. « On peut faire ça. Les lézard-lions sont encombrants à se trimballer à pieds, mais si vous voulez passer la nuit à Fort-Griseaux, y se peut même que vous n’ayez pas à manger des grenouilles. »

    Lyessa s’amusait elle-même de la situation et surtout du fait que dans leur crâne, ces gens là devaient s’imaginer tout un tas de choses saugrenues au sujet des Paludiers. La jeune femme se campait fièrement, repérant les aspérités du terrain pour retrouver sa route jusqu’à Fort-Griseaux.






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Maureen Bolton
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Message Sam 3 Nov 2012 - 2:12

Mortimer qui s'était rapproché à son tour, avec en main, les rênes de la monture de Jack et celle d’Écorcheur regarda la jeune femme. Décidemment, les habitants du Neck étaient aussi fort sympathique les Bolton quand il parlait de cadavre. C’était bien la première fois qu’elle voyait son cousin ainsi. D’un certains coté elle était amusée. Elle aussi préférait la compagnie des loups plutôt que des Lézards lion. L’esprit tordu de la Bolton oserait bien dire que ses bêtes étaient charmantes, mais elle ne voulait pas faire exploser mini Bolton pour un sarcasme. Il avait eu son lot de frustration certainement et elle le comprenait, elle ne l’Avait pas ménagé depuis leur départ, mais il apprendrait. Elle savait que quand ils reviendraient, il serait content de son escapade. Maureen avait eu le temps de faire quelques pas pour voir comment Jack s’en sortait alors que l’héritier de la maison Bolton racontait comment cela c’était passé. Maureen se retint de rire lorsqu’elle sembla apercevoir son protecteur tomber à cause d’avalanche. Une sacrée tête de mule celle la. Son regard revint vers la jeune femme qui avait sauvé Adrian. Les Reed…
Jack avait retenu un commentaire à John au sujet d’Avalanche qui l’avait propulsé au sol. Il détestait cette bête. Elle était pire que Maureen qui était une sacrée tête de mule. Essuyant son accoutrement, il grogna lorsqu’Adrian lança qu’elle avait du avoir peur. Il n'était pas certain que ce soit la raison. Depuis le début de leur voyage qu’elle faisait sa difficile. Elle avait connu cela les premiers temps quand elle traversait le Nord pour se rendre dans le Conflans.

Et c’est une sacrée tête de mule, aussi, grogna Jack a la suite du cousin de Maureen.

Maureen avait jeté un regard et s’était retenue de rire Elle pouvait bien appartenir à un Bolton celle-là. Elle en avait presque oublié les convenances et les politesses faces aux autres. Elle n’aimait pas nommer sa famille, mais si elle en portait les couleurs. Cela lui rappelait qu’une fois au delà du Nord, elle ne les afficherait plus. L’approche de la fougueuse Avalanche amusa la Bolton, même si l’envie de lui mettre une claque ou un bon coup de pied la démangeait. Ne voulant être mise sous les barreaux pour cruauté animal, mais surtout pour se mêler de ses affaires, elle terra cette idée loin d’elle.

Oui, nous sommes de Fort-Terreur. Je suis Maureen Bolton, la petite-fille de Lord Réginald et voici mon jeune cousin, Adrian. J’imagine très bien pourquoi, mais j’avoue aimer passer par le Neck quand je me rends dans le sud.

Les saisons ne lui avaient jamais interdit de le faire. Certes, Mortimer l’Avait toujours prévenu des risques potentiels de cette partie du Nord, mais comme la jeune enfant des écorcheurs avant tendance à foncer la tête baissé dans tous ce qu’elle entreprenait, il ne doutait pas qu’à la force de le faire elle prendrait un mur bien solide avec les conséquences. Elle avait fait l’expérimentation à Motte la foret. Regardant Adrian, elle eut un sourire à l’égard de ce dernier. La Reed avait raison.

Nous prenions par la route Royale.

Elle s'était tournée vers son cousin et se demandait, si elle ne retrouvait pas encore ses sens maternels. Elle le protégerait toujours d’une manière ou d’une autre. Elle était certaine qu’à la longue elle ne s’y ferait pas. Avant même que son cousin ne dise un mot, elle prit les devants comme elle l’Avait toujours fait. Elle était habituée et tentait de prendre du recul, mais elle n’y arrivait pas ce qui la frustrait quelques peu.

Nous acceptons votre hospitalité, répondit-elle d'une voix sereine avant se de retourner vers Adrian. Je crois que la journée a été assez éprouvante et il te faudrait te reposer après ca.

Elle avait regardé Écorcheur qui piaffait nerveusement dans la boue. Avait-il peur des bêtes mortes à ses pieds. Maureen en était presque amusée. Elle vint prendre ses rênes et le calma. Mortimer et Jack étaient assez forts pour s'occuper des bêtes. Jack aurait certainement une réticence, mais la Bolton ne put s’empêcher de rire légèrement. Tout repas lui convenait. La réaction de Jack était des plus savoureuses. Il avait regardé John avec un léger frisson.

Je déteste déjà ces bêtes, je mangerais tout avec d’ingurgiter un seul morceau de Lézard lions. Et en plus ca l’amuse.



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Dim 4 Nov 2012 - 20:54

« Normal, les enfants ne voyagent pas. » Rétorqua Adrian avec un ton presque docte. C’était pourtant la stricte vérité, rare que des enfants se promènent dans le Nord, qui avait son lot de menaces, alors dans le Neck… Il ne fit pas de commentaires sur la façon qu’elle avait de constamment le rabaisser au statut de « gosse », ça l’agaçait toujours un peu, mais riposter qu’il n’en était pas un ne ferait que lui prouver davantage l’inverse. Aussi passa t-il l’éponge, enchaînant aussi vite : « Les chevaliers, vraiment ? Qu’est-ce qu’ils iraient faire dans le Nord ? On n’aime pas trop les chevaliers par ici. » Au ton mordant, répondait toujours le même, avec un amusement presque palpable, mais il n’en perdait pas moins ses manières et restait en terme amical. Ca n’aurait plus rien d’amusant, dans le cas contraire.

Les présentations étaient faites, et Adrian ne pensa pas judicieux de forcer le trait, lui rendant un simple sourire quand Maureen évoqua son nom. Ne fallait-il pas être fier de ce qu’on est, en toute occasion, même couvert de boue et sorti d’un bourbier impensable ? Il haussa un sourcil quand la Reed se présenta en retour. Elle, une noble dame ? Le « Lady » lui viendrait encore moins naturellement que pour Maureen, qui avait au moins la prestance d’une Dame du Nord, même si elle était froide et indocile. Lyessa Reed, avait celle d’une chasseresse, farouche et sauvage, mais n’avait strictement rien à voir avec une Lady. Enfin, mieux valait ne pas faire de commentaires à ce propos et laisser les deux femmes échangées sans s’en mêler.

Lui regardait ses doigts avec un brin de perplexité après la notion de poison. Un geste assez idiot, quelque part, puisqu’il portait des gants. Ce qui l’amena à riposter aussi vite : « Tu me fais marcher ? C’est un coup à se rendre malade, de chasser sa nourriture avec du poison sur les pointes. » Il secoua la tête et repartit vers les cadavres de lézards-lions sans tarder. Mais elle l’avait bien confirmé, que les Reed mangeaient des grenouilles. Comme quoi toutes rumeurs n’étaient pas forcément infondées, même si vu ce que l’on disait sur leur compte, Adrian avait appris à bien s’en méfier. Et elle le narguait bien, avec cette interrogation voilée sur ces batraciens.

« Merci pour la proposition. » Répondit-il avec politesse, quand elle leur proposa de les amener à Fort-Griseaux. « On te fera de beaux manteaux de lézards-lions en retour. » Rajouta t-il avec une pointe d’ironie, sans trop forcer le trait. Autant rire de leur spécialité respective !
Quelque part, l’idée de se rendre à Fort-Griseaux l’intéressait au plus haut point, histoire de découvrir ce lieu retranché et inaccessible de la plupart. Elle avait piqué sa curiosité, même si le Neck lui paraissait toujours aussi détestable.

Il gratta allègrement le chanfrein d’Avalanche qui en prenait pour son grade et arborait encore sa tête des mauvais jours. Elle ne bougeait plus vraiment, pourtant, et il se doutait donc que le danger était passé. Une fois réellement apaisée, il se saisit des rênes pour la maintenir en place, totalement statique, avant de héler John et Jack.
« Elle va pouvoir nous aider à transporter les carcasses, si vous pouvez les amener pendant que je la tiens. » John se révéla fort sceptique devant cette proposition, alors qu’il cherchait comment prendre la bête pour la transporter le plus aisément possible. « Ne fais pas ton précieux, Jack. C’est inert… Ah ! Ca bouge ! » Lança t-il subitement avant d’éclater de rire face à la réaction de Jack. Hormis soulever une large queue écailleuse qui était retombée aussi nette entre les mains du maître d’armes, l’animal n’avait pas émis le moindre sursaut. « D’accord, Adrian, mais je sens qu’elle va faire un écart violent à la vue de la bestiole comme notre cher Jack … » Le jeune Bolton n’était pas vraiment de cet avis, et peu importe si elle faisait un écart, c’était à elle de comprendre ce qui en résultait de son erreur. Lui n’en avait pas fait d’autres que de se révéler peu prompt. Il n’était pas vraiment habitué à subir les aléas de sa jument, d’habitude si placide, alors autant marquer le coup que ça ne se reproduise plus. Ce serait sa punition.
Elle tentait déjà un écart sur le côté quand les deux hommes amenèrent une carcasse, mais sans s’extraire de la prise d’Adrian, elle n’irait pas bien plus loin. Aussi, après un petit temps de réticence, accepta-t-elle bien à contrecœur sa charge. Il en réclama un second, car elle était bien assez solide pour le supporter, avant d’attacher les carcasses de façon partielle pour ne pas qu’elle s’en soustrait à la moindre ruade. Difficile, de toute façon, de ruer en l’état. Elle affichait une si mauvaise tête qu’il avait la ferme impression qu’elle lui en voudrait à vie, mais ne manqua pas de se mettre en marche quand il lui ordonna. Aussi repartirent-ils avec lenteur vers le domaine des Reed.

Il hocha lentement la tête pour sa cousine, avec un sourire las. Il était fatigué de toutes les difficultés qu’ils avaient eu à affronter, mais bien plus de la dernière demi-heure. Et après un temps de marche, sa cheville commençait à le faire souffrir. Aussi, au lieu de guider Avalanche se contenta t-il de s’appuyer sur son encolure pour s’aider dans sa marche déjà peu aisée. Les crocs avaient dû lui entamer la chair, mais c’était trois fois rien comparé à ce qu’il aurait pu lui arriver sans l’intervention de Lyessa Reed. Sans vouloir faire preuve de fierté déplacée, il se contenta de marcher et de boitiller sans se plaindre pour ne pas représenter une gêne. Tant qu’il tenait la cadence, le reste importait peu.
Second problème à cet environnement déplaisant, ses vêtements refusaient de sécher à cause de l’humidité ambiante. La boue aurait dû prendre la texture de la terre séchée, mais se contentait de goutter à mesure vers le sol. Et il avait froid, et chaud. Et espérait surtout que Fort-Griseaux ne soit pas si loin que ça ! La question lui brûlait les lèvres mais l’idée ne serait-ce que de céder à cette manière enfantine lui était insupportable.

Il préféra se changer les idées en observant les alentours, qui, même si aucun lézard-lion ne semblait présent aux alentours, étaient constamment en mouvement. La flore bruissait continuellement, l’eau s’agitant de soubresauts incompréhensibles et un rien inquiétant. Cet univers n’avait juste rien à voir avec le reste du Nord, bien plus inerte et glacé. Là, il avait surpris un sursaut soudain, et en détaillant un peu plus, s’était rendu compte qu’il s’agissait de grenouilles comme les chassait la Reed. Avec lenteur, il avait défait son arc pour décocher une flèche quand l’animal faisait un nouveau bond en dehors de l’eau, le fichant dans un arbre tout proche. La violence du trait en avait réveillé d’autres, toute proche, et l’une d’elles connue le même sort aussitôt, moins promptes que ces camarades. Adrian arbora un sourire triomphant devant sa maigre prise, sautillant et boitillant pour récupérer au bout de ses flèches les deux batraciens. « Et voilà deux trophées de plus pour Lady Reed ! Ca en rembourse déjà la moitié, non ? »
John le détaillait étrangement, sans doute n’aurait-il pas dû se montrer aussi fier d’avoir réussi à attraper deux grenouilles.
« J’avais oublié que tu t’entraînais à l’arc en chassant les rats dans Fort-Terreur, fut une époque… »
Adrian vira au pourpre avant de lui asséner férocement : « T’étais obligé de dire ça ? » Il venait de lui gâcher tout son effet, le bougre, avec son histoire de vieux rats. John allait rétorquer mais le regard assassin que lui jeta l’héritier le dissuada, se contentant d’hausser les épaules. C’était vrai, mais il ne se serait jamais vanté de chasser du rat. Pourtant, quand on ne pouvait sortir de ces murs et ne pouvait se contenter de cibles dressées, le choix était mince. Et les rats avaient eu tout le mérite d’être aussi prestes que des grenouilles… Mais ça restait des rats ! Il maugréa bassement en jetant un regard vers les deux femmes avant de regagner l’appui d’Avalanche et de reprendre sa route, comme si de rien n’était, espérant qu’on oublierait finalement vite cet épisode du voyage.
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Lyessa Reed
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Message Lun 5 Nov 2012 - 11:05

    La troupe qui devait patauger dans le Neck depuis un sacré moment déjà semblait lasse de devoir supporter la difficulté du paysage et leurs indociles montures. Lyessa scrutait toujours les six individus qui semblaient pour la plupart sur les nerfs et en retint un sourire. Les marais avaient toujours la faculté de faire ressortir le mauvais caractère des gens, ce qui n’étonnait pas franchement la paludière étant donné qu’elle-même était difficile à supporter au naturel. Mais Lyessa avait aussi bien remarqué la manière dont le jeune homme lui avait rétorqué que les enfants ne voyageaient pas, tout comme le fait que les chevaliers se faisaient rares dans le coin. Elle se serait volontiers jetée dans une répartie interminable mais le temps les pressait. Chevaliers ou non, c’était majoritairement des hommes que l’on retrouvait noyés dans les marais – les imbéciles. La jeune femme à qui elle faisait face affirma alors venir de Fort-Terreur, et mieux encore, elle se présenta sous le nom de Maureen Bolton, accompagnée de son jeune cousin Adrian. Elle ignorait encore l’importance capitale des deux membres de la famille Bolton, mais tant qu’ils en avaient le nom – le reste ne lui importait peu.
    Quand Lyessa évoqua le poison sur ses flèches, Adrian parut dubitatif avant de rétorquer à nouveau une remarque bien sentie. La paludière le scruta en haussant les sourcils avant d’ajouter d’une voix tout aussi neutre :

    « En tout cas, personne n’en est mort. Jusqu’à maintenant du moins. De toute manière, à la base j’chassai pas le lézard-lions hein. Moi j’me contentai des grenouilles et c'est pas avec l'arc que j'les choppe. » – manière de lui rappeler que si elle était là, à proposer de bouffer des reptiles, c’était surtout parce que le jeune Bolton s’était mis en danger.

    Maureen lui expliqua qu’ils empruntaient la route royale et finit par accepter la proposition de passer la nuit à Fort-Griseaux, ce que Lyessa accueillit d’un geste de tête approbateur. Adrian, quant à lui, lui glissa une petite remarque qui ne tomba pas dans l’oreille d’une sourde. Des manteaux ? N’était-ce pas plutôt avec leurs écorchés qu’ils s’adonnaient à ce passe temps, les Bolton ? Cela fit sourire la Nordienne, qui penserait à sincèrement poser la question un peu plus tard. Elle estimait qu’elle aurait tout le temps de discuter avec les Bolton une fois parvenus jusqu’à Fort-Griseaux. Les hommes qui accompagnaient les voyageurs de Fort-Terreur se mirent alors à porter les cadavres des reptiles pour les charger sur leurs chevaux. D’ailleurs, Lyessa se rendit compte qu’elle ignorait leurs noms à ceux-là. Les chevaux avaient quelques difficultés à supporter la présence des lézard-lions, même morts, mais ils finirent par se mettre en route et Lyessa ouvrit la marche en direction de sa demeure.

    La chasseresse remarqua assez vite que le jeune Bolton boitillait légèrement, s’appuyant ainsi sur sa monture pour qu’elle l’aide à se mouvoir. Sûrement qu’un lézard-lion avait réussi à l’atteindre – il faudrait qu’elle se soucie de ça une fois rentrée.

    « On y sera dans pas bien longtemps. » – Lança-t-elle à leurs compagnons pour les rassurer.

    Lorsqu’elle entendit le bruit familier d’une flèche qui fuse, Lyessa se retourna et constata qu’Adrian venait tout juste de tuer deux grenouilles à l’arc – une maîtrise de l’arme qui ne pouvait laisser personne indifférent, surtout une fervente chasseresse. Il récupéra sa prise en boitillant dans la fange et brandit les deux proies d’un air victorieux. L’un des hommes qui l’accompagna lâcha alors une remarque, non dénuée de provocation à l’égard du jeune Bolton, ce qui arracha un sourire à la Nordienne.

    « Rats, grenouilles. Du pareil au même. C’est quand t’apprends à chasser ce qui s’cache que t’es bon à ce qu’on dit. » – Glissa Lyessa, non pas pour soutenir Adrian mais pour faire un constat. Elle avait donc un point commun avec ce caractériel petit écorcheur. « Tu te débrouilles bien. »

    Lyessa, même si elle était douée d’une mauvaise foi mordante, savait reconnaître les habilités des autres. Ça n’était pas la bouffe-grenouille qui allait se formaliser sur le fait que l’on chasse des rats – après tout, son propre régime alimentaire était peu banal. Après ce petit intermède amusant, le convoi se remit donc prudemment en route. Lyessa prenait soin de choisir les voies les plus praticables à cheval pour s’éviter de nouvelles mauvaises rencontres. Le trajet se fit plutôt en silence, la paludière étant de toute manière plus occupée à guetter à l’avant qu’à s’intéresser à l’arrière.

    Lorsqu’enfin, Lyessa écarta des branchages pour faire apparaître les infrastructures de bois qui flottaient dans un endroit plus dégagé du marais, elle put sentir un certain soulagement chez ses visiteurs. Des épais et longs rondins de bois avaient été taillés de sorte à constituer des plateformes, attachées entre elle par des ponts en bois léger. Des petits points de lumières éparses signifiaient que les gardes avaient commencé à allumer les torches, le jour baissant rapidement sous le couvert des arbres. Heureusement que tout était relativement humide par ici, ou sinon Fort-Griseaux aurait risqué d’être brûlé bon nombre de fois avec tout ce bois côtoyant les flammes de prés. La jeune femme posa les mains sur ses hanches, scrutant les berges et indiqua au petit groupe de la suivre à un endroit spécifique.

    « Les montures restent sur les berges. Mais ne vous en faites pas, elles sont étroitement surveillées par l’un des nôtres et choyées. C’est juste qu’on les amène pas sur les plateformes. » – Commença-t-elle en abordant un couvert de toile mis en place sur quelques branches solidement attachées ensemble. En dessous, piétinait un coursier à la robe noir de jais – le cheval que Lyessa montait lors de ses voyages. Elle passa une main sur l’encolure de la bête qu’elle avait appelé Jokah pour embêter son frère ainé. Simhon apparut de derrière des fourrés, se refroquant manifestement après avoir fait sa petite commission.

    « Lady Lyessa ! Bien rentrée ? Qui sont ces gens là ? » – La questionna-t-il avant d’offrir une œillade un brin méfiante aux visiteurs.

    « Rien qui t’regarde Sim’. Contente-toi d’abreuver et de nourrir leurs bêtes. » – Lui lâcha-t-elle dans un demi-sourire. Puis, se tournant vers ses convives, elle reprit. « Suivez-moi. Bon y a pas d’tapis ni rien pour vous accueillir. Va falloir traverser la flotte mais j’irais faire chercher les lézard-lions, histoire d’vous épargner la peine. »

    Elle leur adressa un geste de la main avant de les guider dans les eaux troubles qui les séparaient de Fort-Griseaux. A peine eut-t-elle mis un pied sur la plateforme principale que Lyessa laissa échapper un soupir de soulagement. Enfin chez soi. Le bois qui composait les plateformes et les habitations était verdi par un procédé qui consistait à l’enduire de vase pour qu’il ne prenne pas feu – ce qui rendait le tout relativement assorti au paysage. Elle mena les voyageurs jusqu’à la demeure des Reed - la plus grande maison de toute la plateforme, imposante et plutôt atypique – puis elle les fit entrer et leur proposa de se rincer avec les bassines d’eau de pluie prévues à cet effet et de faire sécher leur vêtements devant l’âtre brûlant. Après s’être rincée le visage, Lyessa se rendit dans la pièce principale où siégeaient ses parents et vint leur annoncer la nouvelle de la visite. Alinor fut enchantée, tandis que lord Joren se montra plus réticent et méfiant – même s’il savait pertinemment que personne ne pourrait retrouver Griseaux, pas même les Bolton qui venaient de s’y rendre. Lyessa chargea deux ou trois paludiers d’aller décharger les lézard-lions pour les préparer au souper, puis elle revint vers ses invités.

    « Vous rencontrerez lady Elinor, lord Joren et leurs enfants au souper. Vous avez besoin de quelque chose ? » – Elle les détailla du regard avant de s’approcher d’Adrian Bolton. « T’as été blessé ? Montre. »

    Comme si c’était tout naturel, la jeune femme s’abaissa pour observer la cheville du jeune Bolton. La morsure avait été légère, surtout parce que ses bottes l’avaient protégé du pire.

    « J’vais aller t’chercher d’quoi soigner ça. » – Lui glissa-t-elle avant de disparaitre vers sa chambre pour en sortir un baume typiquement des marais qui s’était révélé efficace pour éviter l’infection. Lyessa en profita aussi pour se changer et revêtir une tunique brune en lin avant de revenir vers eux. Elle tendit le baume à Adrian. « Tiens. Tu peux l’faire seul ou t’as besoin que j’le fasse ? »

    Cela avait été dit avec humour, mais elle n’était pas certaine que le concerné apprécierait.







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Maureen Bolton
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Message Mer 7 Nov 2012 - 2:26

Maureen avait regardé la Lady avant de poser son regard sur son cousin et par la suite sur ses hommes de main. Elle avait tenté de ne pas éclaté de rire. La situation était cocasse pour elle, mais elle devait être certainement la seule d’amusée. Elle n’avait pas envie de piper mots. Mais qu’avait-il donc? Elle ne l’Avait jamais vu ainsi et elle se demandait à quel jeu il jouait. Elle s’était avancée vers Mortimer, sachant bien que Jack n’était pas loin derrière elle. Mortimer était déjà un père pour elle, qui secondait bien celui qu’elle avait perdu. Elle avait traversé plusieurs fois le Neck, plus par amusement que par autre chose.

Veux-tu me dire qu’elle mouche l’a piqué?


Les deux hommes avaient éclaté rire avant même que la jeune femme comprenne ce qui se passait. Jack avait pris la direction de John pour lui refiler un coup de main. Maureen n’arrivait pas à comprendre pourquoi tous deux s’étaient regardes avant de rire comme deux fous. Questionnant du regard le plus vieux de la troupe, elle comprit aussitôt ce qui les amusait. Même elle ne put s’empêcher de sourire. Le Mini Lord avait une sale tête. Elle aussi avait eu peur la prochaine fois, mais elle n’avait certainement autant d’orgueil. Elle savait qu’Adrian aimerait bien être comme elle, mais elle ne l’aimerait certainement pas autant.

Si j’étais toi, je me demanderais bien quel Lézard lion a tenté de le bouffer, l'gamin, lança Mortimer

La jeune Bolton avait posé son regard sur Jack et John qui ramassaient les carcasses des sympathiques lézards lions. Il n’était pas peureux, mais il détestait ces bestioles. Et avec cause, elles étaient horribles. La remarque de son cousin la piqua un peu. Elle lui offrit un regard noir qu’il connaissait assez bien pour l’interpréter comme de se calmer, ou elle n’allait pas être de fort bonne humeur. Adrian savait que Maureen n’aimait pas entendre les rumeurs des Bolton en dehors des murs de Fort-Terreur. Après avoir installé les carcasses des animaux, Maureen agrippa solidement les rênes d’Écorcheur. Elle avait oublié qu’il n’avait jamais dépassé Fort-Terreur. Son ancienne monture ayant perdu la vie dans un combat à Motte la Foret. John lui remémora un épisode de la vie du jeune garçon qui eut le don de la faire sourire. Une époque ou les écorcheurs étaient beaucoup plus calme et que les deux héritiers de la maison étaient encore en vie.


Il se débrouille comme un maitre cela en est presque inquiétant pour son âge.


Maureen n’avait que cinq ans et elle pouvait rester en admiration avec Écorcheuse pendant des heures. À peine avait-elle eu huit ans, qu’elle voulait arrêter les jeux ridicules d’épées en bois et se mettre aux lames en acier. Elle avait eu les enseignements de son père pendant plusieurs années et elle avait continué avec John. Au contraire d’elle, Adrian s’était avéré un archer de talent. Elle-même en était fière. Il était très bon élève quand il le voulait et grognon quand il voyageait. Elle devait lui laisser une chance. Le Neck n’était pas la région la plus sympathique pour faire du tourisme, quoiqu’elle aimait bien ce genre de paysage. Sinistre et ténébreux. À la limite, n’importe qui pouvait un peu avoir peur en passant sur les terres des Reed. La jeune Bolton fut amplement surprise de voir la maison des Reed se montrer. Elle se rendait compte que son petit Écorcheur était aussi terrible qu’Avalanche quand il s’y mettait. Par moment, elle aurait voulu lui mettre son pied au derrière pour qu’il avance. Heureusement pour lui, elle avait appris la patience dans le dressage de son ancien cheval. Qu’elle ne fut pas heureuse de pouvoir confier Écorcheur à un autre.

Pour les rares fois, ou elle mettait les pieds dans une maison du Nord autre que la sienne, elle ne fut pas surprise. Les Écorcheurs avaient mauvaise réputation par le passé, mais rien ne les accusaient ouvertement d’Avoir fait quelconque steak de Stark. Ils n’étaient pas ce que l’on disait d’eux. Pourtant une chose était sur, avec le Lord qu’ils avaient, ils devaient passer pour des fous. Maureen la première. Elle et son sale caractère de garçon manqué. Ses yeux ne savaient pas trop ou se poser. Une chose certaine, elle était heureuse d’être à l’abri.

Elle allait répondre au moment même que la Reed lança qu’elle avait vu la blessure d’Adrian. Elle ne pipa mot laissant ses vieux instinct de mère bien loin dernière elle. Elle n’avait pas envie de faire quoique ce soit et contrarier Mini Bolton. Le peu de temps qui sépara le retour de la jeune femme, Maureen regarda Adrian.

Un peu de gentillesse Adrian. Nous ne sommes pas à Fort-Terreur et je laisse rarement de mauvais souvenir à ceux qui s’offrent comme hôte. Disons que nous prendrons un chemin moins compliqué pour le retour. Pardonne moi d’avoir pris la traversé du Neck, un peu trop à la légère.

Et puis ca aurait pu être pire. Tu aurais pu …

Jack !


Oui, ma Lady
, sourit-il en la regardant de ce sourire qu’il adorait lui faire.

Elle s’avança vers lui et planta son regard dans le sien. Bizarrement, elle n’avait pas d’animosité envers lui ou encore envie de lui faire la leçon, mais Adrian n’était pas assez bête pour se jeter dans la gueule de ces affreuses bêtes du Neck.

Ose finir ta phrase et me rappeler lady et je te promets que je vais en chercher un vivant juste pour toi, murmura-t-elle à voix basse, mais assez forte pour être entendue des personnes qui était près d’elle.

Sans façon, La… Maureen. Déjà mon estomac ne survivra pas à ce repas j’en ai bien peur.

Il lui donnait toujours cette envie de lui mettre une claque, mais elle n’en faisait rien. Mortimer finissait plus souvent qu’autrement à sourire et dire qu’elle n’Avait pas l’audace de châtier ses protecteurs. Même si Jack semblait être un éternel coureur de jupon cherchant simplement les avances de sa lady, Maureen ne faisait rien pour l’aider. Elle préféra retourner vers Adrian qui elle l’Espérait avait suivi son conseil.



Un homme nu
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mais un homme écorché
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Message Dim 11 Nov 2012 - 16:52

Les remarques mordantes entre la Reed et le Bolton avaient cessées le temps du trajet. Face à la dernière réplique sur les pointes de flèches empoisonnées, impossible de dire qui avait cédé cette maigre victoire à l’autre, mais nul doute que ce fut Maureen qui eut le dernier mot, ou plutôt le dernier regard. Elle n’avait pas apprécié sa blague de mauvais goût sur leur blason et, si Adrian avait fait semblant de ne pas remarquer qu’elle le fusillait du regard, sa cousine n’était pas dupe. Il avait bien enregistré le message.
Pourtant il ne pensait pas à mal, et boueux comme il l’était maintenant avec sa cheville douloureuse, mieux valait rire de la situation que d’en pleurer. Il savait pertinemment ce qui aurait pu se passer s’il n’avait pas eu ce coup de chance que la Chasseresse soit sur place. Mais il n’était pas doué pour les remerciements, au moins parvenait-il à la dédommager de sa peine. Si toutes les femmes pouvaient se contenter de quelques proies en guise de cadeaux, comme Lady Reed, la vie lui paraîtrait bien plus simple avec la gente féminine.

Il s’enfonçait le pied dans un renfoncement imprévisible du terrain quand elle prit la peine de répondre à sa question muette. Ca devait se lire sur son visage, qu’il en avait assez de ce Neck, d’autant vu sa grimace à extraire sa jambe du maigre piège. Adrian se retenait au mieux de ne pas pester, et s’en sortait plutôt bien jusqu’à présent pour les épargner de quelques remarques acérées. « Pas bien longtemps », ça ne voulait pas dire grand-chose pour lui. Mais s’il venait à le répéter tout haut, Maureen risquait de l’écorcher sur place. Il fut pourtant plus aisé de prendre son mal en patience avec les deux compliments qu’elles lui gratifièrent sur sa chasse de petits animaux, de quoi rétorquer vers John : « En voilà au moins qui apprécient mes essais en chasse à la grenouille ! » Le maître d’armes levant automatiquement les yeux au ciel, marmonnant une vague remontrance, comme quoi il ne valait mieux pas le soutenir sur cette voie-là.

Adrian ne s’était pas attendu à ce que, au détour de branchages, Fort-Griseaux se révèlent aussi subitement. Comme une chimère qui venait de s’épanouir dans un quelconque jardin secret, connue des seuls ressortissants. Son regard s’arrêtait sur le moindre détail de cette infrastructure des plus singulières. Peut-être idiotement s’était-il attendu à découvrir les contours d’un fort, puisque nous parlions de Fort-Griseaux, à la fois différent et similaire à ceux du Nord. Mais il n’en était rien, et cette organisation avait un sens bien plus acerbe qu’il ne pouvait le comprendre. Néanmoins des plateformes en hauteur et des installations en bois étaient le minimum pour se maintenir dans des conditions aussi difficiles et précaires que le Neck. Ils devaient aussi être souvent sujets à inondation, et il se demandait bien comment autant de torches pouvaient naître à chaque recoin sans que cela ne comporte le moindre risque.
Il buta sur un nouvel obstacle naturel, se rattrapant à l’encolure de sa jument pour ne pas tomber. Décidément, il s’était peut-être par trop attardé à détailler les alentours. Mais il avait le sentiment qu’il ne verrait pas Fort-Griseaux deux fois dans sa vie et que l’instant présent s’estomperait bien vite.
Assez à contrecœur, il s’était détaché de sa monture pour marcher par lui-même, ce qui avec la fatigue accumulée, le faisait boiter plus sévèrement. Il n’adressa pas la parole au dénommé « Sim’ », mais nota tout de même qu’à Fort-Griseaux, on ne devait pas bien apprécier les étrangers. Ca devait être aussi peu courant que le bois sec, assurément. « On n’est plus à ça près, je crois. » Rétorqua Adrian, quand Lyessa parla de repasser par la flotte. La plateforme principale atteinte, la marche se fit plus évidente, et Adrian suivit docilement dans la maison la plus imposante de Fort-Griseaux, sans se douter qu’était là aussi la demeure des Reed. A vrai dire, ça ne lui serait pas venu à l’idée. Il accueillit les bassines d’eau avec un réel soulagement. Elle était trop froide pour chasser son impression vague de fièvre et insuffisante pour pouvoir y nettoyer toute la crasse accumulée dans le Neck, mais au moins lui permit-elle de se rincer le visage et de retirer la boue de ses cheveux, et surtout de purifier sa blessure. Quand il avait eu la bonne idée d’enfin retirer sa botte, ce ne fut pas sans douleur. En même temps que le sang coagulé se détachait avec la terre, la blessure se révélait certes superficielles, mais si mal entretenue ses dernières heures qu’il lui fallut frotter à s’en faire réellement mal pour la rendre propre.
Il n’avait même pas remarqué l’absence de leur hôte, quand elle revint leur annoncer qu’ils souperaient avec le Lord de Fort-Griseaux. Il aurait dû s’y attendre, mais vu son état et comment il était peu présentable, il n’accueillit pas la nouvelle avec l’enthousiasme dont il aurait dû faire preuve. Elle était déjà partie lui chercher de quoi soigner sa blessure, sous le regard quelque peu étonné d’Adrian qui ne s’était pas attendu à la moindre compassion. Après tout, c’était lui qui s’était fourré dans ce guêpier. Mais c’était surtout sa familiarité qui l’interpellait, il ne s’était pas attendu à ce que le courant passe aussi bien, en si peu de temps, et qu’elle fonctionne avec lui comme avec un petit frère qui revenait d’une connerie monumentale. Et Maureen donnait le contraste en prenant davantage des attitudes de mère en cet instant … Voilà qu’elle lui faisait des reproches sans qu’il n’en comprenne la raison, cette fois.

« Je n’ai rien dit de déplacé envers la Lady Reed. Et je l’ai remercié … Après si elle me cherche, elle me trouve. Je ne vais pas non plus la laisser se moquer de moi parce qu’Avalanche m’a fourré dans un pétrin pas possible. » Fierté déplacée ou non, il s’en fichait. Tout ça n’était pas arrivé par sa faute, et il ne lui avait même pas prié de l’aider, alors aucune raison de se laisser marcher dessus. D’autant qu’il n’était vraiment pas d’humeur à se montrer trop conciliant après cette traversée. « Et puis, c’est vrai, qu’elle chassait des grenouilles… » Rajouta t-il, d’un air penaud. A la remarque de Jack, il avait baissé le regard sur sa blessure et émit un rire amer. « J’aurais pu me faire dévorer vivant, merci bien. » Lui finit la phrase à sa place, jetant le tissu ensanglanté sur le côté. Ca ne le faisait pas tant rire, finalement. En mort idiote, on faisait rarement mieux. « Mais pas question de rebrousser chemin, ni d’en piper mot au Lord Bolton. » Rajouta t-il sur un ton tranchant, peu amène. A deux, ils avaient réussi autant à lui rappeler le sérieux de la situation qu’à renforcer considérablement son humeur massacrante. Il avait fait preuve de calme et légèreté depuis l’altercation avec les lézards-lions, mais en quelques secondes son attitude avait rebasculé. John connaissait mieux cette habitude que les autres, ayant fait face à de sérieuses sautes d’humeur durant les entraînements, entre le calme froid et la colère sanglante. Mais il était extrêmement rare qu’Adrian se retrouve confronté à un danger de mort, et les réactions s’échauffaient. Heureusement, Maureen songea plus appropriée de remettre Jack à sa place plutôt que de continuer sur sa lancée. Aussi quand Lyessa vint les rejoindre, elle put retrouver une toute autre ambiance dans la pièce entre l’air fermé d’Adrian, les deux tourtereaux encore à se chamailler et John qui trouvait le plafond subitement très intéressant. Seul Mortimer était toujours fidèle à lui-même.
Quand elle lui tendit le baume, Adrian retint une remarque que lui serait venue plus naturellement sur une histoire de baume au mucus. Mais il se contenta de lui prendre des mains, en répondant sur un ton neutre : « Merci, et je saurais me débrouiller tout seul. » Il étala la mixture avec une légère grimace, en rajoutant une bonne dose en espérant que ce serait efficace. Et sachant tous les insectes qui virevoltaient dans les marais, il préféra isoler la plaie en la bandant aussitôt, d’autant plus que ses bottes séchaient au coin du feu avec sa cape. Le reste de ses vêtements n’étaient que partiellement trempés, mais il n’avait pas pu s’en défaire sur l’instant. Il boitilla à son tour pour rejoindre le feu, histoire que ses cheveux sèchent et que l’humidité ambiante ne le rende pas davantage malade. Ils avaient bien une petite heure avant le souper : Si les lézards-lions étaient au rendez-vous, il leur faudrait le temps de les préparer.

Quitte à se rendre aimable comme lui assénait Maureen, il ne voyait pourtant pas de quoi parler avec la chasseresse. Il n’allait tout de même pas lui faire des compliments sur sa tunique brune pour donner le change ? Déjà que ça risquait de bien la perdre, avec son comportement changeant. « Nous avons tous ce qu’il nous faut, merci. On ne va pas longtemps déranger. Même si Fort-Griseaux a son charme, le Neck est un piège vivant en cette saison dont on ferait bien de s’extraire assez rapidement. Je ne suis pas sûr que nous repasserions par ici au retour, mais si d’aventures les Reed devraient se rendre dans le Nord des terres, vous seriez les bienvenus à Fort-Terreur. »
C’était si facile de prononcer des politesses, mais chez lui, ça pouvait vite sonner faux. Pas qu’il n’en pense pas un mot, c’était un juste retour des choses, et un bien maigre remerciement même. Mais après avoir aussi peu pris la peine de ménager son interlocutrice et échanger autant de familiarités, ça ne pouvait que paraître dissonant.

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Lyessa Reed
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Message Mar 13 Nov 2012 - 10:49

La petite troupe que Lyessa se trainait était des plus cocasses. Elle avait pu remarquer les jeux de regards depuis qu’ils avaient pris la route pour Griseaux, et c’était encore pire maintenant qu’ils y étaient arrivés. Alors que la Nordienne était partagée entre curiosité et circonspection au sujet de ses hôtes et de leur maison, eux – surtout Adrian – semblait mitigé vis-à-vis de cette rencontre. S’il s’était montré doué d’une efficace répartie, Lyessa avait aussi remarqué avec quel effort il lui avait gentiment fait la discussion – un caractère changeant qui la laissait perplexe. Maureen, quant à elle, avait l’air d’être une femme franche, protectrice et peut-être un brin autoritaire à l’égard de son cousin. Les hommes qui les accompagnaient avaient l’air bien assez méfiant pour que Lyessa se doute qu’ils ne soient pas ravis d’être ici – mais elle ne pouvait décidément pas leur en vouloir.

Lorsque lady Reed revint dans la pièce où elle les avait laissé pour offrir l’onguent au jeune Bolton, elle crut remarquer la froideur de l’ambiance. Arrivait-elle en plein règlement de compte ? Après avoir coulé une remarque au blessé, la jeune femme promena son regard sur ses convives – ne sachant que dire pour détendre l’atmosphère. S’éclaircissant la voix, la jeune femme reprit :

« Nous n’avons pas de chambres « d’amis » étant donné qu’on n’reçoit jamais grand monde à Griseaux, mais je vais vous faire installer des couches dans la pièce pour que vous puissiez profiter du feu. Et vous n’serez pas dérangés. » Leur confia-t-elle.

C’était gênant pour elle, d’être à l’origine de l’invitation à Griseaux, sachant que l’endroit était tout a fait insolite et que sa famille l’était tout autant. Elle était persuadée que le repas se ferait fort avare en échanges, vu le manque d’enthousiasme de ses convives. Le jeune Adrian se posta devant le feu après avoir bandé sa blessure et Lyessa se laissa tomber sur l’un des fauteuils qui se tenaient aux quatre coins de la pièce. L’héritier de Fort-Terreur finit par ouvrir la bouche pour lui adresser quelques remerciements donc elle peina à distinguer la franchise. Il lui retourna l’invitation pour sa demeure et Lyessa se fendit d’un sourire. Sûrement que sa cousine lui avait fait remarqué son manque de politesse pour qu’il lui offre ce retournement presque chaleureux.

« Merci. Ma famille ne quitte jamais Griseaux. Y a que moi, et je suis chargée de faire parvenir des messages lorsque c’est nécessaire. T’es toujours sûr de maint’nir l’invitation ? » – Demanda-t-elle sur le ton de l’humour. « Quoiqu’il en soit, j’trouve ça plutôt amusant que les familles Bolton et Reed se rencontrent enfin – toutes deux tellement sujettes aux rumeurs. Si vous craignez que l’repas s’attarde un peu, j’peux déjà vous rassurer - mes parents ne sont pas de très grands bavards et mon père surtout possède une méfiance viscérale envers les autres. L’prenez pas contre vous surtout – c’est juste qu’il est comme ça, sans réelle méchanceté. »

Elle préférait prévenir, même si c’était connu des Nordiens que les paludiers vivaient en autarcie et se mêlaient très peu aux autres. Sûrement que les Bolton imaginaient que ça n’était qu’un mauvais moment à passer. Lyessa ne pouvait s’empêcher de penser qu’il allait ressortir du bon de cette rencontre même si elle n’avait pas débuté dans un enthousiasme débordant. Tandis que la jeune femme observait toujours les convives qui profitaient de la chaleur de la cheminée, elle entendit un léger bruit, qui se révéla être un pouffement qu’elle ne connaissait que trop bien. Elle se redressa de son siège et se dirigea vers le pan de mur en bois qui était recouvert d’une large tenture aux armoiries des Reed. Ecartant l’étoffe, une petite entrée se découpait dans le mur, basse et haute comme trois pommes, révélant ainsi deux garçons serrés l’un contre l’autre et au visage similaire.

« Qu’est ce que vous fichez là vous deux ! Mère serait ravie d’voir que vous écouter aux portes. » – Les brima-t-elle. Elle attrapa ses deux jeunes frères pour les extirper du petit tunnel qui courrait dans toute la maison – une excentricité de son père alors que son embonpoint ne lui permettait pas d’y rentrer. Les jumeaux de sept ans avaient hérité des yeux bleus de leur mère et de la tignasse sombre de leur père. Ils avaient l’œil malicieux et une bouille tout à fait adorable qui ne permettait pas de soupçonner l’espièglerie de leur comportement. « Mes p’tits frères sont aussi curieux que moi au sujet des visites, aussi rares soient-elles à Griseaux. Yorgen, Branden, voici Adrian et Maureen Bolton de Fort-Terreur… »

Elle ne finit pas sa phrase, hésitant dans un regard adressé aux trois hommes dont elle ne connaissait pas l’identité.

« Et leur gens… J’imagine. » – Finit-t-elle en haussant brièvement les sourcils.

Le petit sourire qu’affichaient les deux frères n’annonçait rien de bon et tandis que Lyessa se mordait la lèvre inférieure, appréhendant que l’un d’eux parle, sa crainte prit tout son sens.

« Est-ce que c’est vrai que vous écorchez les gens ? » – Demanda Branden.

Lyessa soupira, malmenant légèrement son frère en le bousculant.

« C’est pas poli ça. Tu crois qu’mère serait contente de t’entendre ? » – En guise de réponse, le garçon haussa les épaules. Bien sûr qu’il savait que ça n’était pas bien de questionner les convives ainsi, mais les deux jumeaux n’en avaient cure. « On d’mande parce que c’est ce qu’on entend. Et vu tu dis que c’est qu’en demandant à la source qu’on peut connaître la vérité. »

Lyessa lorgna Yorgen d’un sombre regard avant de secouer légèrement la tête, désinvolte.

« D’solée. Faites pas attention à eux. Sont curieux et ne savent jamais quand s’arrêter. » – Lyessa espérait que les Bolton ne s’offusquent pas de ce comportement. Yorgen et Branden restaient des gosses mais la paludière avait cru remarquer que le sujet des rumeurs au sujet de leur maison ne mettait pas lady Maureen en joie – ce qu’elle pouvait comprendre. Après tout, on disait bien de son peuple qu’il se nourrissait de tourbe, respirait sous l’eau et était aussi peu gracieux que l’endroit où il vivait.


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Maureen Bolton
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Message Jeu 15 Nov 2012 - 2:57

Voyant Adrian terminé la phrase de Jack, la mit de mauvaise humeur, mais amusa l’homme d’arme. Il s'était mérité une claque derrière la tête et elle était allée dans son coin. Elle était allée un peu vite dans ses paroles. Elle savait que la monture de son cousin était une sacrée tête de mule qui faisait bien ce qu’elle voulait. Par contre, elle eut un léger rire nerveux lorsqu’il lui parla de Lord Bolton. Que jamais, elle lui en parlerait. Il serait capable de l’enfermer à vie à Fort-Terreur pour s’assurer qu’à sa mort il y ait encore un héritier digne de ce nom. Et puis, quel savon elle aurait si Réginald Bolton savait que son petit-fils avait eu des problèmes dans le Neck, Maureen ne voulait pas le savoir et encore moins le voir.

Ne t’inquiète pas. Je n’ai pas l’intention de lui raconter quoique ce soit de notre passage dans le Neck. Je ne voudrais pas me faire passer savon par grand père. Et puis, il y a plus qu’un chemin pour rentrer à Fort-Terreur. Je saurais trouver nu moyen qui te plaira.

Personne ne tient à ce que Lord Bolton sache ce qui s’est passé, lança Mortimer dans sa sagesse habituelle.


Elle n’était pas encore assez cinglée pour le faire. Ni Mortimer, ni Jack n’auraient la bonne idée de raconter quoique ce soit sur ce qui était arrivé. Maureen restait dans son coin et écoutait d’une oreille attentive ce que disait son cousin à l’intention de Lady Reed, qui avait fait surface après une légère absence. Elle n’était pas des plus bavardes et ses hommes le savaient. Ils faisaient avec, mais elle tenait toujours respects au gens qu’elle rencontrait et elle s’en voulait de l’avoir inculqué sur un mauvais ton à son cousin. Elle ne lui en voulait pas réellement. Elle était certaine que c’était encore cette manie de le protéger et le materner qui avaient parlé.

Ne craigniez rien, vous serez toujours la bienvenue à Fort-Terreur. On dramatise souvent sur ce que l’on est. Ne vous inquiétez pas. On est un peu plus habituez au silence des gens. Lord Bolton lui-même n’est pas un grand bavard.

Il n’y avait que Jack qui était dure à faire taire, dans la maisonnée. Enfin, elle ne s’en plaignait pas. Même si elle ne le démontrait que très rarement, elle appréciait la compagnie du jeune homme. Elle avait vécu quand même dans deux mondes différents. Le sud et le Nord étaient bien différents malgré ce qu’elle avait toujours cru. Elle regarda la jeune Reed et un sourire se dessina sur ses lèvres lorsqu’elle extirpa les deux garçons. La Bolton eut un baume sur le cœur. Elle aussi aurait pu vivre des moments bien à elle avec son jumeau. À Fort-Terreur on en parlait peu puisque cette histoire chauffait les oreilles de Lord Réginald. Elle était née avant lui et contrairement à lui, elle avait survécu alors que le bambin avait respiré l’air de Fort-Terreur que deux jours, selon ce que son père lui avait dit. Heureusement, elle avait Adrian, son cousin qu’elle adorait plus que tout. Regardant les deux jumeaux et frère de Lyessa, elle regarda sa troupe, mais davantage La Reed. Elle se revoyait un peu lorsque son cousin était petit.

La curiosité n’est pas mauvaise à cet âge. On a tous eu ce temps.

Il fallait le dire, que la Bolton malgré ce masque froid qu’elle avait toujours, finit par se radoucir. Elle avait regardé Lyessa et prit le temps de saluer les deux Reed avant de présenter les trois autres hommes qui les accompagnaient. En ordre, elle présenta son amusant protecteur, le centenaire, de son nouveau surnom et le maitre d’arme qui tenait bien plus Adrian à l’œil que Maureen. Elle savait se défendre et elle connaissait très bien les routes qui la mèneraient à Pierheaume, sa deuxième maison.

Voici, Jack, Mortimer, mes deux protecteurs depuis que je suis toute petite, et John, le maitre d’arme de la maison Bolton.

Maureen éclata de rire, lorsqu’un des jumeaux lui demanda s’il écorchait les gens. Habituellement, elle était prête à écorcher le simple idiot qui lui posait la question, mais les deux garçons étaient trop adorables pour qu’elle s’emballe. Ce n'était pas demandé avec méchanceté, mais plutôt avec curiosité. Elle était amusée. Elle se tourna vers Lyessa qui réprimandait les garçons. Elle l’avait fait avec son cousin quelques minutes plutôt.

Ce n’est rien. Ce n’est pas la première fois que l’on pose cette question. J’ai entendu pire sur notre compte au cours de mes voyages.

Elle se tourna vers les deux gamins qui l’amusaient beaucoup plus qu’elle le laissait croire. Elle se revoyait à cet âge. Fort Griseaux semblait totalement retiré de la vie du Nord, comme les Bolton qui n’entretenait que de petite relation avec les Flint, ou encore les Piéleger. Ils n’étaient pas les plus sympathiques à côtoyer, mais ils avaient bien des qualités. La Bolton gardait beaucoup de trait de sa maison, mais elle savait faire la différence, entre des gamins curieux et des gens qui se servaient de cela pour la mettre en colère. Elle ne pouvait pas en vouloir à deux gamins. En plus, elle n’était pas chez elle. Cela serait mal vu de grimper dans les rideaux

Contrairement à ce que l’on dit, rien n’est réellement fondé sur ces rumeurs. Nous n’écorchons pas les gens. Ce sont de vieilles rumeurs que l’on traine avec les légendes. Ne vous inquiétez pas, nos manteaux ne sont pas fait de peaux humaines non plus.

Elle leur avait fait un clin d’œil en signe d’amusement. Cela lui manquait l’innocence des enfants. Ils auraient certainement de quoi s’amuser, si les gamins faisaient partis du repas. Elle n’avait aucun don avec les enfants, mais elle les adorait quand même. L’exaspération de la Reed arrivait à la faire sourire, même si la situation était tout un peu tendu.

Ne vous inquiétez pas Lady Reed. Vos deux frères sont charmants.

Que ce compliment sorte de la bouche semblait bizarre. Elle n’avait pas pour habitude de supporter les gamins. Enfin elle les supportait mais pas tous.



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Message Lun 19 Nov 2012 - 21:28

Il hocha sèchement la tête pour Maureen et Mortimer. Les savoir confirmer que silence serait gardé sur l’affaire le rassurait au plus haut point. Il n’eut besoin de rien d’autres qu’un regard à sa cousine pour se rendre compte que ses craintes étaient justifiées. Lord Réginald Bolton risquait bien de ne plus jamais lui permettre la moindre sortie après ça, même aux alentours de Fort-Terreur, de peur qu’un loup lui saute à la gorge. C’aurait été une mort encore plus idiote que dans la gueule d’un lézard-lion… Mais il craignait bien moins les meutes que le bourbier du Neck. Dans tous les cas, il n’avait rien fait d’irraisonnable depuis le début du voyage et s’était comporté comme on l’attendait de lui, à quelques détails près. Aussi espérait-il bien en être récompensé en rassurant les craintes du Lord et gagner en liberté.

« Tu sais, un bon feu et un endroit sec, c’est déjà amplement suffisant. » Et pourvu qu’ils n’aient pas à passer une nuit de plus dans le marais ensuite. Avec Lyessa pour les raccompagner, il avait bon espoir. Son regard trahissait facilement l’aversion que lui inspiraient les tourbières et, à côté de cela, même si Fort-Griseaux était très rustique, il lui apparaissait comme le plus doux et chaleureux des foyers. Il garda ses pensées pour lui, afin d’éviter de se montrer encore davantage rageur sur l’environnement des Paludiers.
« Sûr. » Répondit-il du tac au tac, à sa note d’humour. Elle plus qu’un autre. Si le reste de sa famille était bien aimable de les accueillir, c’était avant tout grâce à elle qu’il était encore en un seul morceau, ou presque. « Ca sera amusant. J’aurais un adversaire honorable à l’arc et je pourrais te montrer ce qu’on chasse par chez nous, entre autre chose. » Ca lui était venu naturellement, en oubliant de répliquer à la pique. Il n’était pas difficile de sentir la sincérité de cette invitation. Si elle savait comment on pouvait s’ennuyer à Fort-Terreur parfois… Quelqu’un qui avait du répondant mettrait une certaine ambiance. Et il imaginait bien la tête de certains, à la vue d’une Reed sortie de son marais. Malgré tout il l’aimait bien, cette peste de Reed.

Un léger rire le prit à la mention des « rumeurs ». Elle n’avait pas tord, beaucoup circulaient sur leur compte, et sans doute plus que sur les autres maisons du Nord. Mais il fallait dire que, l’un comme l’autre, sortait rarement de leur repère. Les Reed, c’est à peine si l’existence de Fort-Griseaux n’avait pas été remise en cause… « Mais le mystère s’est envolé, maintenant. Les rumeurs… Vous n’avez pas les dents vertes, et nous, on ne s’habille pas en peaux humaines ! » Il glissa un regard vers Maureen, craignant d’encore essuyer ses foudres à cette note légère qui pouvait mal passée. Avant de trouver subitement un intérêt grandissant à l’état de son bandage. Enfin, on l’oublia bien vite au profit de deux autres petits monstres qui avaient trouvé bon de se cacher pour épier.
Maureen semblait s’attendrir à leur vision, ce qui lui arracha un bref sourire. Si elle savait à quel point elle ferait une bonne mère… Mais mieux valait garder le silence à ce sujet. Lui était plus envieux à regarder la relation qu’entretenait Lyessa avec ses deux petits frères. Il aurait aimé avoir un frère aussi, peut-être leur quotidien se serait-il rapproché de cette scène-là ? Leur autarcie semblait avoir eu du bon, quelque part, car leur famille était encore unie. Le Fléau ne les avait peut-être même pas atteint, repliés qu’ils étaient…
Il secoua lentement la tête pour chasser ses pensées sombres. Les présentations étaient déjà faites, avant qu’il n’ait l’occasion d’y songer. Mais les deux petits démons n’étaient pas en reste, et Adrian retint un rire face à la question innocente sur les Ecorcheurs. Si Maureen n’avait pas été là, peut-être se serait-il amusé à leur faire peur, juste pour voir leur réaction, mais un peu de retenue s’imposait même face à des enfants. Aussi resta t-il muet pendant qu’elle expliquait calmement, sachant pertinemment qu’elle avait plus l’habitude que lui avec les enfants, contrairement à ce qu’elle pouvait croire. C’était là le privilège des ainés…
« Autant dire que nous-mêmes ne sommes pas sûr de l’exacte vérité de ces légendes… Et on ne mange pas les enfants. » Lyessa semblait réellement soucieuse de ce qu’il pouvait ressortir de cet échange, mais c’était sans compter que ces questions revenaient régulièrement. Voilées ou non, insultantes ou non. Aussi jugea t-il bon de la prévenir : « Peu importe. Les histoires de cadavres font partie de notre quotidien, autant que vous les grenouilles et le Neck boueux. Mais ce n’est bon qu’à glacer le sang des ennemis, ça, les légendes. » Leurs lames n’en étaient pas moins acérées. Et ce qui était vrai à toutes générations de Bolton, c’est qu’ils n’avaient jamais été des tendres. Ca, Maureen ne pourrait pas le démentir puisqu’elle en était aussi la digne représentante.

Ses cheveux enfin secs, Adrian songea de bon ton de se lever et faire quelques pas. Il était encore trop tôt pour que sa cheville ne le malmène pas, d’autant que la mixture étrange le picotait un peu, mais une bonne nuit de sommeil au chaud lui rendrait sans doute le plein usage de son pied. A défaut d’autres bottes, il remit les siennes qui n’étaient plus que vaguement humides en cachant au mieux la vision des trous. C’était loin d’être élégant, mais il n’avait rien de mieux sous la main et ne se voyait plus demander quoique ce soit à Lyessa.
« Au fait, vous êtes combien, chez les Reed ? » Demanda t-il sans crier gare, avant de se rendre compte que sa question pouvait paraître déplacée. « Les Bolton ne sont que trois. Maureen, moi, et le Lord Réginald Bolton… Ca m’intéressait de savoir comment ça se présente ailleurs et qui on peut s’attendre à rencontrer à ce fameux diner en dehors de ceux déjà présents. »
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Message Mar 20 Nov 2012 - 16:14

Maureen Bolton semblait être une femme surprenante – femme de force et de courage, une meneuse – une Nordienne entre autre. Lyessa se sentait à la fois proche d’elle et tout aussi différente. Un sentiment curieux qui ne gâtait pas pour autant son entrain face à ces nouvelles rencontres. Maureen tenta de rattraper avec politesse l’invitation de son cousin à Fort-Terreur, ajoutant que le silence était pour eux une habitude. A l’évocation de lord Bolton, Lyessa sourit. Elle était à peu prés sûre que son paternel et lui-même ne s’entendraient pas si mal, mais pour ça, faudrait-il déjà qu’ils se rencontrent. Il semblait que les Reed et les Bolton se devaient d’essuyer les même travers venant de leur famille respective. Un certain isolement et une froideur parfois virulente à l’égard de l’extérieur. Etait-ce le fruit des rumeurs qui gonflaient sans cesse à leur sujet ? Difficile à dire, mais ça y participait sûrement. Adrian eut un regain d’enthousiasme quand il évoqua que sa visite à Fort-Terreur lui permettrait d’avoir un adversaire à l’arc et de lui faire goûter à la chasse – invitation qui fit sourciller et sourire Lyessa. Elle aimait toujours chasser sur les terres qu’elle traversait, lui permettant ainsi de se changer des grenouilles et des lézard-lions. Cela donnait lieu à de nouvelles appréhensions, et à la compréhension de nouvelles espèces animales que Lyessa appréciait de chasser.

« L’invitation me semble d’un coup plus alléchante. » – Plaisanta-t-elle avant de reprendre avec sérieux. « J’apprécie, vraiment. »

Au sujet des rumeurs, le jeune Bolton parla de l’évidence même qu’elles étaient infondées. En effet, les Paludiers n’étaient pas des créatures semi-aquatiques et les Bolton ne se baladaient pas couverts de peaux humaines. D’un côté, Lyessa ne pouvait s’empêcher de penser que c’était dommage. Ça aurait été quelque chose d’insolite que la Nordienne n’aurait pu s’empêcher de trouver intriguant, bien que terriblement glauque. La Paludière crut remarquer que Maureen n’appréciait pas tellement que l’on plaisante sur ce sujet, ce que son cousin n’hésitait pas à faire sans autant en avoir fière allure.

Quand les deux jeunes frères de Lyessa interrompirent la discussion, ce ne fut que pour mettre un peu plus de piment dans l’échange général. Ils n’étaient pas méchants mais avaient hérité de la curiosité de leur grande sœur, ce qui amusait cette dernière plus qu’elle n’aimait les réprimander pour ça. La question que posa Branden fut accueillie par un brin d’étonnement dans la pièce et les Bolton n’eurent pas l’air de prendre ceci pour une offense. Lyessa remarqua assez vite avec quel douceur Maureen observait les deux garçons et fut soulagée de constater que ça avait plus détendu la situation que ça ne l’avait envenimé. Lady Bolton prit la peine de présenter les hommes qui les accompagnaient et Lyessa acquiesça d’un signe de tête. Ils n’avaient pas de maître d’armes à Fort-Griseaux. C’était son père qui lui avait appris à manier son arc et c’était ainsi que naquit sa passion pour cette arme. Les mœurs des autres maisons l’intriguaient – tels que la présence d’un mestre et de septa ou septon. Quand Lyessa tenta d’excuser le comportement de ses frères, Maureen la rassura – sûrement parce qu’ils n’étaient que des enfants et qu’elle les aimait bien. Sans surprise, elle confia que ce n’était que des rumeurs non fondées. Les deux garçons eurent un air boudeur, comme s’ils étaient déçus de l’apprendre et Lyessa passa une main dans leurs cheveux, réprimant le rire qui ne demandait qu’à s’échapper de ses lèvres. Adrian laissa entendre qu’ils ne mangeaient pas les enfants et Yorgen lui jeta un regard suspicieux. Lyessa s’appuya contre le mur derrière elle, bras dorénavant croisés contre la poitrine et quand il précisa que tout ceci n’était que légendes pour se protéger et faire trembler l’ennemi, elle esquissa un sourire en coin.

« Oh, pour ce qui est des grenouilles, il n’empêche que pour nous c’est vrai. Mais quand on a pas trop d’choix culinaire, on s’contente de ce qu’on a à portée. Et vous s’rez sûrement surpris de voir que c’est pas mauvais ! » Lança-t-elle avant de jeter un œil à ses frères.

« Y parait même que chez vous y des animaux… avec des poils ! » – S’enthousiasma Branden avant de faire une grimace. « Ca doit être bizarre. »

Lyessa espérait qu’un jour, elle puisse mener ses frères hors du Neck pour leur faire découvrir le Nord. Elle avait bon espoir qu’ils soient trop curieux pour se contenter de rester ici. Elle avait bien essayé de convaincre Jokah de la suivre durant l’un de ses voyages mais celui-ci s’y était farouchement opposé. Adrian lui posa alors une question sur le nombre qu’ils étaient dans sa famille et Lyessa ne tarda pas à lui répondre.

« Nous avons un grand frère, héritier de Fort-Griseaux qui s’appelle Jokah et qui doit pas être bien loin. Et sinon c’est tout. » – La question n’avait pas du tout dérangé la Paludière, qui était extrêmement fière de sa famille malgré leurs petits travers de comportement. Elle ne pouvait s’empêcher de trouver triste et surprenant le fait que les Bolton soient si peu dans leur famille. Cette famille devait sûrement avoir vécu beaucoup de drames. « Vous n’avez pas de parents ? Enfin… Plus. Enfin, passons. »

Le sujet était sensible et Lyessa chassa son culot d’un geste de main. Elle se doutait que les Bolton n’avaient nul besoin d’épiloguer sur leur drame familial et ils ne se connaissaient pas assez pour partager ce genre d’informations. Heureusement, Yorgen se mit à s’agiter, cherchant à droite et à gauche avant d’extirper un long serpent des eaux de derrière la tenture.

« On l’a attrapé aujourd’hui Lyly ! R’garde comme il est long ! » – La bête était morte, évidemment, mais elle faisait quelques pieds de long et était assez épaisse pour flanquer la frousse à un adulte. « J’voulais essayer d’le garder pour en faire notre ami mais Branden n’a pas voulu. Chui sûr qu’on pourrait le garder vivant et qu’il nous f’rait rien ! »

Lyessa s’abaissa à son niveau et observa la bête avec admiration.

« Vous êtes d’plus en plus doués vous deux ! J’imagine à quel point mère a du être angoissée à vous voir ram’ner ça ! » – Rien que de penser à la tête d’Elinor, Lyessa se mit à sourire et échangea un regard de connivence avec Yorgen.

Le rideau qui séparait la pièce où ils se trouvaient de la suivante s’ouvrit lentement et une femme au teint d’albâtre et aux cheveux sombres émergea, un air réprobateur sur son visage émacié. Il s’agissait de lady Elinor et à la tête qu’elle faisait, celle-ci venait d’entendre les moqueries de sa fille.

« Au lieu de médire, si tu allais aider à installer la table Lyessa… » – Commença-t-elle en roulant des yeux, un demi sourire aux lèvres. « Lady Maureen, lord Adrian, messieurs, je suis ravie de vous accueillir dans notre demeure. J’ose espérer que les circonstances de votre rencontre avec ma fille n’ont pas été trop pénibles. »

La sincérité et la sympathie se lisait sur le visage de lady Elinor. Elle était plutôt petite et frêle - un physique qui tranchait avec celui de son époux. Elle était craintive de nature, mais aimait le contact avec les autres, ce qui rendait son isolement à Griseaux plutôt difficile pour elle. Elle était donc ravie de pouvoir accueillir de nouvelles têtes pour le souper. Lyessa s’exécuta et disparut aussitôt pour aller aider tandis que sa mère se chargeait d’accueillir ses convives. Yorgen se hâta de faire quelques pas en direction de Maureen, son serpent toujours en mains et lui tendit d’un air enthousiaste.

« Tiens ! C’est un cadeau. J’suis sûr que t’en as pas des comme ça par chez toi ! » – Glapit-il.

Elinor eut vite fait de venir se placer entre lady Maureen et son fils.

« Range ça Yorgen ! Ce n’est pas le genre de cadeau que l’on fait à des invités. » – Ses joues s’empourprèrent de gêne et elle offrit un sourire contrit à la petite troupe des Bolton. « Pardonnez-le. C’est que nous n’avons pas vraiment la même notion de ce qui est précieux par ici. J’ai bien une fille parmi mes enfants mais elle se comporte comme ses frères. Tout ça manque un peu de grâce et de conventions sociales je vous l’accorde ! »

Malgré le fait qu’elle tentait d’en rire, cela se voyait qu’Elinor était gênée par la situation. Elle tapa dans ses mains, signifiant qu’il était temps pour tout le monde de passer à table. Avant de passer le rideau, elle se retourna cependant, pointant un index accusateur vers Yorgen.

« Pas de serpent à table, c’est compris ? »

Le petit hocha la tête, manquant de lui tirer la langue lorsqu’elle eut le dos tourné. La petite troupe fut donc amenée dans la pièce voisine qui comprenait une table plutôt vaste. La table avait été dressée de manière plutôt rudimentaire – de simples écuelles, godets, et couverts en bois attendaient patiemment et les pichets n’offriraient que de l’eau aux convives. Il n’y avait pas de vin à Fort-Griseaux – et c’était encore la seule chose que Lyessa ramenait de voyages et qui importait lord Joren. C’était sûrement la seule raison pour laquelle il regrettait d’être terré ici. En bout de table, ce dernier était déjà attablé, et il porta un regard relativement froid sur chacun des visages inconnus qui se présentaient à lui. Joren était quelqu’un de plutôt grand et imposant – sous ses épais sourcils broussailleux, ses yeux sombres et chafouins n’étaient pas bien accueillants. Lyessa avait remarqué l’effort vestimentaire qu’il avait néanmoins fourni. Sous sa barbe, elle pouvait lui deviner ses lèvres fines et crispées.

« Père… Voici lady Maureen, lord Adrian Bolton et Jack, Mortimer et John – de Fort-Terreur. » – Commença-t-elle en surveillant sa réaction. Quant à Jokah, le jeune homme de deux années de plus qu’elle était assis à sa droite et semblait aussi méfiant à l’égard des nouveaux venus. « Voici donc lord Joren et Jokah, mon grand frère. »

Après s’être éclairci la voix, Lyessa reprit, un sourire en coin sur les lèvres.

« Déridez-vous Père. Ça vous donne un air plus vieux. » – A cette remarque, Yorgen et Branden se mirent à pouffer tandis qu’Elinor se contentait de soupirer.

Joren fixa un regard intransigeant sur sa fille avant de soupirer et se décrisper.

« Bon, bon, bon, oui ! On va pas épiloguer. Vous pouvez vous asseoir. » – Râla-t-il. « Elinor ? »

Son épouse lui offrit un regard exaspéré avant de venir prendre place aux côtés de son mari. Le repas promettait d’être animé. Au milieu de la table, un plat conséquent fumait – il s’agissait d’un ragoût de lézard-lion et l’odeur était particulièrement alléchante. Un autre plat, quant à lui, contenait des brochettes de grenouilles frites.

« Servez-vous ! » – Glissa Lyessa pour encourager leurs invités, lorgnant leur faciès pour y lire les réactions mitigées que les plats suscitaient.







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Maureen Bolton
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Message Jeu 22 Nov 2012 - 3:27

Maureen écoutait vaguement son cousin. Elle savait que Lord Réginald lui ferait payer au centuple s’il connaissait les moindres détails de son Accident. Elle le connaissait trop bien et elle ne voulait pas enfermer Adrian pour toujours. Heureusement, Mortimer n’avait pas hésité à appuyer ses paroles. Jack et John en feraient autant, ils savaient comme Lord Bolton pouvait être étouffant avec le petit Lord.

Ne t’inquiète pas. C’est comme si rien n’était arrivée. Tes égratignures seront parties avant notre retour.

Elle ne le réprimanda pas une seconde fois, lorsqu’il parla de Fort-Terreur. Elle se demandait ce qu’aurait fini par devenir son jumeau s’il avait grandi. Connaissant son père il aurait certainement veillé à l’unité de la famille. Elle aurait certainement la même complicité qu’avec la Reed avec ses deux frères. Elle ne pouvait pas non plus se plaindre. Elle avait Adrian. Il était ce petit frère qu’elle n’avait pas eu, mais elle avait plus de chance que lui. Elle éclata de rire. Il était vrai que Fort-Terreur ne connaissait pas beaucoup les Lézard-lions et les grenouilles. Ils étaient habitués aux animaux qui ne vivaient presque pas dans le neck. Les animaux lui avaient toujours inspiré une certaine crainte. Elle ne sut quoi répondre au gamin. Elle ne trouvait rien de bizarre, mais vivant dans le neck depuis sa tendre enfance, Maureen était capable d’imaginer qu’ils avaient rencontrés peu de bêtes. La fratrie Reed semblait bien s’entendre, du moins autant que elle et Adrian.

Ce n’Est pas grave. Nos deux pères ont succombé au fléau et mon frère jumeau est mort quelques jours après sa naissance. Il reste donc que les deux petits-enfants et le Lord de la maison. Et très certainement une tante en quelques parts à Westeros.

Elle ne s’en formalisait pas. Même si sa famille dans l’Orage était beaucoup plus nombreuse, elle la résumait plus souvent à son grand-père et elle. Les autres membres de la famille n’existaient pas beaucoup. Elle n’avait eu qu’Adrian comme cousin, mais pour elle, il avait toujours été comme le petit frère qui n’Avait jamais survécu. Très jeune, elle l’avait considéré ainsi. Son oncle avait parfois de la misère à récupérer son fils, tellement elle l’adorait. Aujourd’hui, elle était pire qu’une mère. Il se partageait quelques années d’écart, mais il était toujours L’un près de l’autre. Elle ne pouvait pas dire de quoi serait leur future, mais elle n’avait pas l’intention de laisser son cousin entre les mains de son grand-père. Le serpent que sortit l’un des deux jumeaux la dégouta comme l’amusa.

Je crois que je préfère les Lézard-lions.

Non, je prends cent fois ce serpent que l’autre grosse bestiole.

Elle savait que jeune garçon, Adrian attrapait avec son arc, les rats de Fort-Terreur, mais dans sa mémoire, il était plus âgé que les deux garçons. Elle n’en était pas certaine, mais une chose sur, les deux jumeaux savaient survivre dans le Neck. Tuer un serpent aussi long à cet âge. La présence subite de la Lady Reed coupa court aux pensées de la jeune Bolton. Elle inclina légèrement la tête en signe de salutation à la dame de la maison.

La présence de votre fille, nous a été fort utile. Disons qu’elle a évité bien des désagréments qui auraient pu mal tourner, en nous débarrassant des lézards lions.

Elle n’aurait pas su comment avisé. Avec les autres animaux, elle savait trouver leur points faible, mais ceux la était particuliers. Elle avait même tourné la tête pour regarder l’un des jumeaux qui semblait vouloir lui offrir un cadeau plus que particulier. Elle éclata de rire, devant l’innocence du geste. Maureen s’était penchée pour le ramasser, mais décidément, Lady Elinor n’aimait pas trop le présent offert aux invités. Amusée, elle se releva et sourit à la dame de Fort-Griseaux. Elle avait vu pire, mais elle s’amusait de la situation. On lui avait souvent offert des cadeaux bien moins charmant, mais la Bolton savait que cela ne découlait d’aucune méchanceté.

Ce n’Est rien Lady Reed. Votre famille est parfaitement charmante et vos deux fils adorables.

C’était connu, les mères adoraient les éloges sur leurs enfants. Elle ne le faisait pas pour bien paraitre. Elle le pensait réellement. Elle posa sa main sur la tête du gamin et lui lança :

À Fort-Terreur, il n’y a pas beaucoup de serpent, mais dans les terres de l’orage, quand j’étais petite, je m’amusais à les chasser avec mes cousins. Mais c’Est un fort beau présent. Je le ramènerais à Fort-Terreur, si tu tiens toujours à me le donner.

Elle avait sentit deux regards dans son dos, celui de Mortimer et de Jack, mais surtout du dernier. Il aimait bien la railler quand elle était dans des situations qu’il qualifiait de tendre. Elle aussi se surprenait d’être capable d’agir normalement comme un être humain, mais parfois, elle se cachait derrière un rideau impassible pour garder une certaine réputation de froideur. C’était aussi la raison pour la quelle, elle restait célibataire. Elle n’avait pas envie de se tirailler avec des sentiments. Et puis qui pourrait l’épouser? Elle n’était pas supportable plus de quelques heures. Autant vivre et continuer à voyager sans problèmes. Maureen était prête à la salutation lorsque le Lord de Fort-Griseaux, voulut plutôt éviter cette phase. La dame des Écorcheurs fut placée entre Adrian et Jack. Jack souriait comme s’il avait quelques choses d’important à dire, mais Maureen savait que c’était pour la narguer. Il n’avait pas prononcé un mot, qu’Elle lui fit signe de se taire.

L’homme de main s’intéressa davantage aux brochettes qu’au ragout. Il ne supporterait certainement pas de manger ce qui avait failli jadis le manger. Maureen quant à elle opta pour le ragout. Elle avait mangé bien pire, dans ses années de voyages. Elle avait jeté un regard à Adrian voir le choix qu’il prendrait. Certainement plus courageuse que son compagnon de table, elle avala une première bouchée. Si elle avait cru un jour manger cette bestiole, elle n’aurait pas cru.

Ton agresseur finit en ragout ou ta prise du jour? Ce n’est pas si mauvais crois moi.

Elle se retenait de rire ou même de sourire. Adrian ne trouverait certainement pas cela drôle. Disons qu’elle était heureuse de ne pas avoir de Lézard lion à fort-Terreur. La vieille Nane n’aurait pas à partager sa cuisine avec une bestiole du genre.



Un homme nu
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mais un homme écorché
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-Roose Bolton-
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Message Jeu 29 Nov 2012 - 20:41

Ca devenait habituel. Dès que Lyessa le gratifiait d’une pique bien sentie, il se renfrognait sous un air bougon à défaut de pouvoir riposter sans offenser l’une ou l’autre des personnes en présence. Il marmonna d’un air réprobateur qu’il ne risquait pas de l’inviter pour discutailler autour de tisanes vu le peu d’intérêt que ça aurait, sans poser son regard sur personne. Il haussa les épaules quand le petit frère le détailla d’un air suspicieux, sans davantage s’expliquer. A quoi bon ? On les traitait parfois aussi de mangeurs d’enfants, s’il n’en savait rien, mieux valait éviter de lui mettre ces idées fausses en tête. Il en courrait déjà suffisamment… Mais les gamins ne semblaient nullement effrayés par cette perspective, même déçus d’apprendre qu’elles étaient en grande partie fausses. Il aurait pu titiller leur imagination en leur parlant en détail de la porte close, mais il n’aurait alors pas volé les réprimandes de Maureen. Après tout, eux aussi enfants, n’avaient-ils pas été intrigués par les propres rumeurs de leur Maison ? A quel point avait-ce été un jeu ? Il n’insista pas sur le sujet, se contentant d’un sourire énigmatique.

« Des animaux à poils… Ca, oui. Des lapins et des lièvres, boules blanches avec d’immenses oreilles qui sautillent au lieu de courir. Et puis les loups, comme des chiens sauvages. Les immenses ours et quelques lynx, plus rarement. » Il aurait pu en citer encore beaucoup d’autres mais le Nord ne comptait pas tant de gibiers que ça, et ils savaient se planquer d’autant mieux.

Il nota mentalement que Lyessa était la seule fille parmi sa fratrie. Une image qui ne manque pas de le faire sourire. « Trois frères ? Ca explique beaucoup de choses. » Il n’en dit pas davantage, comme si la question ne l’intéressait subitement plus tant que ça. Ce n’était simplement pas difficile de comprendre d’où lui venait ce comportement de garçon manqué. Sa mine s’assombrit pourtant bien vite, à la mention de leurs parents. Il secoua lentement la tête, laissant Maureen répondre à sa place, rajoutant au tableau lugubre familial : « Et deux mères, mortes en couche. » L’évocation de ses quelques souvenirs suffit pour qu’Adrian vogue à ses pensées. Des pensées lointaines, mais point assombries par le spectre de la mort. Les drames familiaux l’avaient rapproché de sa cousine, bien davantage encore que l’aurait été un frère et une sœur. Ils avaient vécu les mêmes souffrances, mais aussi partagés les mêmes sources de bonheur. Même dans le plus noir des tableaux, il restait une tâche de couleur, née de ce malheur.

Les deux gosses avaient le don pour accaparer l’attention générale et susciter l’intérêt. Un caractère fort qui était à l’image de celui de leur sœur. Il pensa, d’un air amusé, qu’ils devaient être difficiles à gérer au quotidien, ce que sembla amplement confirmée la nouvelle arrivante, nulle autre que Lady Elinor Reed. Adrian avait tout d’abord jeter un regard fortement intéressé vers le long reptile, n’ayant jamais eu l’occasion de voir de serpents dans le Nord, avant de bien vite se rappeler de ses manières et se relever pour saluer la mère du trio. Il ne put s’empêcher un fin sourire quand elle rabroua Lyessa en laissant Maureen mettre les formes. « Les circonstances ont peut-être été pénibles, mais la rencontre inattendue de votre fille en a permis une certaine… Délivrance. » Pas sûr que le mot convienne, mais quand on était aux prises avec les crocs de lézards-lions, c’est ce qui lui semblait venir le plus aisément à la bouche.

Il ne put réprimer un léger rire, vite changé en toux, quand Elinor confirma sans détour la nature de garçon manqué de Lyessa. Il fallait donc croire qu’elle entendait souvent parler de ça … Et il ne pouvait qu’être d’accord, même si c’était loin de le déranger. « En l’occurrence, heureusement que votre fille sait se servir habilement d’un arc. Peu importe les formes, Fort-Griseaux sait être chaleureuse et nous vous remercions de votre inquiétude. »
A vrai dire, il l’aurait bien gardé, lui, ce serpent. Peut-être en reverrait-il dans le Sud… Ou ferait-il d’autres trouvailles plus alléchantes à ramener.

En gagnant la table dressée, Adrian salua sobrement les deux hommes de la famille qui rendirent un regard froid, et presque hostile, dont il ne se formalisa pas. En observant Lord Reed, il avait la vague impression de retrouver quelques expressions crispées qu’arboraient souvent son grand-père. Lyessa les avait prévenus, mais il ne s’embarrassa pas de cette première impression négative. Par ailleurs, ils ne risquaient pas de se recroiser de si tôt… Au pire ce serait un mauvais moment à passer, mais au moins leur attitude respirait la franchise, toujours préférable à ses yeux que l’hypocrisie.
Il tiqua quand, pour la deuxième fois en quelques minutes, on utilisa le terme de « Lord » pour le désigner. Pas qu’il n’y était pas habitué avec les habituelles répliques amusées des protecteurs à ce sujet, mais pour une présentation officielle, ça convenait bien moins. Des chances que l’amalgame soit même venu des échanges avec l’équipée Bolton… Aussi devant un regard amusé de John se contenta t-il de froncer les sourcils d’un air réprobateur. D’un ton qui se voulait neutre mais poli, il nota : « Adrian Bolton suffira. Le Lord actuel de Fort-Terreur est Réginald Bolton, mon grand-père. Je suis son héritier. » Il inclina la tête à nouveau, suite aux présentations, rajoutant sobrement les politesses d’usage. Mais il semblait que Lyessa comptait plutôt briser ce côté froid et solennel.

Placé entre Maureen et Jack à la table des Reed, le dit héritier ne put s’empêcher un sourire amusé. Il leur murmura à tout d’eux d’un air moqueur : « Je vous préviens, je n’ai pas l’intention de tenir la chandelle… » Faisant référence à leurs éternelles manières de vieux couples en dispute. Il n’avait pas commencé sa phrase qu’ils lui en donnaient la preuve par leurs mimiques réciproques. Parfois, il se demandait qui était le plus gamin des deux entre Jack et lui… Mais il n’avait désormais plus de doutes sur celui qui savait le mieux se tenir à table. Si Jack aurait pu être son grand frère de par son âge, ça n’empêcha pas Adrian de lui glisser un regard qui en disait long, et l’incitait surtout à ne pas embêter sa cousine. Tout sauf maintenant.
Il ne partagea pas son aversion pour les lézards-lions, même s’ils avaient en commun que ces bêtes avaient tentés de leur manger un morceau. Il se servit une bonne part de l’animal, espérant secrètement être tombé sur celui qu’il avait terrassé lui-même et lui valait sa blessure. Il mâcha la viande avec un air rageur, lui trouvant un goût original et un rien coriace. « Tu l’auras deviné, Maureen, non ? Je compte bien lui rendre la monnaie de sa pièce, à ce lézard-lion. Qui est pris qui croyait prendre, comme on dit, c’est moi qui savoure sa viande maintenant. Bien fait. »

Un sourire narquois le prit, en remarquant que Jack s’intéressait davantage à ses prises. « Alors, bon les grenouilles ? » D’un œil, il observait les manières des Reed pour ne pas être trop déphasé au niveau du comportement à adopter. Il mangeait sans se presser, tâchant de garder une certaine réserve, mais le froid jeté par Lord Reed s’amenuisait lentement. Il était aussi à son aise que s’il s’était retrouvé à manger entre Bolton, à un détail près que les luttes familiales ne rentraient pas en ligne de compte à Fort-Griseaux. Fort heureusement, leur famille était plus soudée que la leur, sans doute un avantage à vivre isolé, car il en fallait bien un. Adrian n’était pourtant pas adepte des longs silences quand il était de bonne humeur, et contrairement à ce que l’on aurait pu croire, il l’était davantage. « Pas mauvais, le lézard-lion, mais ça a comme un petit arrière goût… » Lança t-il innocemment vers Lyessa, une légère pique à en rappeler les flèches empoisonnées. Finalement, il était peut-être aussi intenable que Jack. Il n’avait pas pu se retenir.
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Lyessa Reed
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Message Dim 2 Déc 2012 - 15:41

Les deux jeunes frères de Lyessa semblaient amener de l’animation à la discussion. La petite remarque que lui offrit Adrian au sujet du fait qu’elle soit entourée de frères et que ça explique beaucoup de choses sur son comportement lui arracha un sourcillement. Le plus souvent, les individus – surtout issus de la noblesse – s’indignaient de la rencontrer. Pour sûr, elle était loin d’être une lady dans tous ses atours. Elle aurait pu se couper les cheveux très courts qu’on la prendrait pour un garçon. Elle n’avait pas honte d’être ainsi. Lyessa était taillée pour la chasse et les affrontements, pas pour les ronds de jambe et l’élégance. Et voir les ladies s’étouffer en la côtoyant était un spectacle amusant.
La question maladroite que Lyessa avait posée au sujet des parents des Bolton avait sûrement évoqué quelques douloureux souvenirs. Si Maureen lui répondit tout de même sans ressentiment apparent, ce ne fut pas le cas d’Adrian qui gardait une mine basse et grave. Elle pouvait comprendre la douleur encore fraîche de la disparition de ses proches – surtout lors du Fléau du Printemps. Par chance, Griseaux n’avait pas été touché. Son isolement du reste du Westeros l’avait préservé – voilà un avantage de plus à vivre ainsi. Leurs mères étaient mortes en couche, ce qui faisait penser à Lyessa qu’elle avait eu de la chance que la sienne survive à tous ses accouchements. Pour une Paludière vivant dans un endroit que certains caractérisaient de « précaire », Lyessa considérait qu’elle avait beaucoup de chance. Après tout, elle vivait là avec toute sa famille et n’avait pas connu de drames tels que l’avaient vécu les Bolton. La réaction de lady Maureen face au serpent offert par Yorgen fut des plus amusantes – elle n’eut pas l’air de mal prendre cette attention particulière ce qui ne manqua pas de réjouir le petit Reed. Lors de la venue impromptue d’Elinor, les présentations furent alors faites et les Bolton se montrèrent une fois de plus reconnaissants à l’égard de la Paludière et de l’accueil de la maisonnée Reed. Elinor fut rassurée d’entendre autant de chaleur de la part de ses invités et elle fut surprise quant Maureen insista pour garder le serpent. Yorgen, quant à lui, fut ravi par l’initiative et lui confia la bestiole avec entrain avant que tout le monde ne soit conduit dans la pièce voisine.

Si l’ambiance avait été relativement chaleureuse jusqu’à maintenant, Joren et Jokah Reed eurent vite fait de la refroidir d’un seul coup de par leur opiniâtre présence à la table. Même si Lyessa avait prévenu ses compères, il n’était jamais facile de se heurter au mur de méfiance qu’était son paternel. Une fois les présentations faites, Adrian se manifesta pour préciser qu’il n’était en réalité pas lord mais seulement l’héritier de Fort-Terreur. Lyessa observa brièvement les jeux de regard autour de la table et devina assez facilement qu’Adrian devait être habitué à certaines taquineries sur le sujet. Les Reed connaissaient relativement mal la généalogie des maisons du Westeros, et les « lord » et « lady » n’avaient pas vraiment lieu ici. Heureusement, leurs invités mettaient un peu d’animation autour de la table, sans oublier les deux jumeaux qui ne cessaient de se tortiller en réfléchissant à de nouvelles plaisanteries. Les plats et leur contenu semblaient faire parler d’eux, chose qui d’avance amusait Lyessa. Elle avait hâte de lire la circonspection des visages en appréhendant cette nourriture qu’ils ne connaissaient guère. La Paludière attendit patiemment que ses convives se servent avant de remplir la gamelle de ses deux jeunes frères de ragout de lézard-lions. Elle s’en servit une part généreuse et l’attaqua sans plus attendre. Il fallait dire que crapahuter dans les marais lui avait sacrément ouvert l’appétit. Elle glissa un regard à Jokah, qui était terriblement concerné par son écuelle maintenant. Si son grand frère avait hérité de la méfiance paternelle, il n’en restait pas moins quelqu’un de chaleureux et un brin timide au naturel. Elle aurait aimé qu’il fasse l’effort de s’adresser aux Bolton. Après tout, il était l’héritier lui aussi. Adrian sembla apprécier la viande de lézard-lion et il semblait même que ce soit une vengeance personnelle qu’il s’empressa de goûter et commenter. Lyessa dut rire de bon cœur, suivie par les deux jumeaux qui fixaient les invités avec une certaine fascination. En surveillant Joren, Lyessa remarqua que ce dernier venait de discrètement se dérider - même sans prononcer un seul mot, il semblait tout de même moins méfiant à l’égard des Bolton. Il savourait le repas, coulant quelques regards autour de lui que Lyessa devinait attentifs. Au milieu des petites remarques amusantes, Adrian en adressa une chargée de sous-entendus à la chasseresse. Plissant malicieusement les yeux, cette dernière ne put s’empêcher de lui rétorquer :

« P’têtre que t’es tombé sur celui qui t’a croqué. Ce qui expliquerait l’arrière goût. » – Lui lâcha-t-elle, la bouche à demi pleine.

« Lyessa… » – La coupa sa mère avec un regard réprobateur. Sa fille se contenta de rouler des yeux tandis que ses deux frères pouffaient de rire à ses côtés.

« Et sinon, serait-ce me montrer trop curieuse que d’vous demander où vous comptez aller comme ça ? » – S’enquit la jeune femme, nullement gênée de sembler indiscrète. Ce à quoi elle récolta un regard exaspéré de la part de sa mère et un petit raclement de gorge de la part de son père. « Je voyage moi-même assez souvent vers le sud, surtout lorsqu’il y a des tournois. Il t’arrive d’y participer Adrian ? »

Lyessa l’interrogea du regard avant que Branden ne se mette à trépigner sur sa chaise.

« Nous, on aimerait aller voir des tournois aussi. Et faire comme Lyly avec son arc. » – S’emballa-t-il, une petite moue capricieuse aux lèvres habilement adressée à Elinor.

« Je vous y amènerai, lorsque vous serez un peu plus grands. » – Glissa Lyessa tout en sachant pertinemment que sa mère ne le supporterait pas.

Souhaitant couper court au sujet, Elinor se redressa sur son siège, le visage étonnamment neutre et se montra curieuse à l’égard des Bolton.

« Cela ne doit être guère aisé de devoir reprendre le flambeau familial. J’espère que votre grand-père vous aiguille pour vous y préparer. De notre côté, il n’y a pas grand-chose à préparer pour Jokah – étant donné que l’on sort de toute manière rarement des marais. » – Elinor laissa filtrer un petit sourire amer et Joren lui rendit un sombre regard. Parfois, sa femme pouvait se montrer réfractaire à leur mode de vie et il aimait rarement quand elle lui faisait comprendre en public.

Il préféra néanmoins se concentrer sur sa gamelle et jeter un voile d’indifférence sur son épouse.

« J’vous amènerai à Port-Réal un jour, mère. Mais croyez-moi si je vous dis que les autres maisons ne sont pas aussi sympathiques que nos invités. » – Commenta Lyessa. Elle observa Maureen avant de lui adresser une nouvelle question. « Vous entretenez une entente cordiale avec tous les vassaux des Stark ? Pour le peu que j’ai pu rencontrer, moi, j’sais pas trop quoi en penser. »

Bien que des petites remarques acides fusaient de temps en temps, on pouvait dire que la discussion allait bon train avec quelques notes d’humour et de confidence qui ne manquaient pas de détendre l’atmosphère.









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Maureen Bolton
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Message Mar 4 Déc 2012 - 4:06

Elle se demandait comme réagirait Écorcheur à transporter un serpent mort. Ce n’était pas les bestioles qui manquaient à Fort-Terreur, ceci dit. Elle s’était toujours demandé si Lord Bolton avait empaillé le loup qu’il avait tué devant sa propre petite fille alors qu’elle était à peine haute comme trois pommes. Si elle avait pu sa mère aurait arraché la tête du Lord. Maureen traumatisée à cette époque avait refusée de manger tous les repas qui avaient suivi osant dire que Réginald leur servirait du loup. Elle s'était même demandé si ce dégout pour cette bête ne venait pas de ses relations avec les Stark. Jetant un dernier regard sur le serpent, elle le laissa de coté. Elle ne l’oublierait pas une fois le départ annoncé le lendemain. Le petit Reed semblait si content de le lui offrir qu’elle trouvait cela adorable. Le cœur de la Bolton n'était plus aussi dur quand des enfants étaient dans son champ de vision.

Je ne crois pas que c’est l’influence d’avoir autant de frère. Regarde Maureen… Cela doit être le fait de naitre davantage dans le Nord qui les fait … Aie!

Un coup de botte bien placé rien de mieux pour faire taire un homme qui parlait trop. Il n’avait pas tort. Maureen n’avait pas eu de frère et se comportait plus souvent qu’autrement comme un garçon manqué. Peut-être était-ce un caractère propre aux femmes du Nord. Maureen en avait connu plus d'une. Il y avait la Mormont dont elle avait fait connaissance sur les routes les menant à Fort-Terreur et celle qui était à la solde du Stark et qui la détestait plus que tout. Maureen était certaine que si elle avait continué sa joute verbale, elle aurait fini en train de se battre contre la Nordienne dont elle ne connaissait pas le nom.

A la table, Adrian se permit même un commentaire qui la surprit. Elle ne put s’empêcher de rire, mais surtout de ne pas y répondre. Cela aurait été inconcevable de sa part. Par contre, la remarque fit bien sourire le principal intéressé. Connaissant amplement Jack depuis plus de deux années, elle lui offrit un regard sombre l’incitant, à ne pas répondre une de ses fameuses répliques qu’elle lui aurait autorisé si les Reed n’étaient pas la. Elle tenait au respect bien plus qu’elle le croyait et l’hospitalité de Fort-Griseaux n’était pas à condamner. Pour les rares fois qu’elle avait des relations avec les autres familles du Nord.

Je ne te demanderais pas un tel service, lança-t-il au sujet de la chandelle.

La jeune Bolton eut un sourire en entendant parler son jeune cousin du Lézard lion qui avait fini en ragout. Elle avait mangé des choses bien affreuse dans sa vie, mais cette bestiole ne l’était pas tant que ca. Jack, quant à lui, eut un sourire peu amène. Une fois sur les routes, les repas de Fort-Terreur lui manquaient gravement. Réginald Bolton n’ayant pas l’habitude de prendre tous les repas avec les deux jeunes Bolton, Maureen invitait plus souvent qu’autrement, les trois hommes. Il ne répondit pas sachant que sa réplique ne serait pas la bienvenue. Il préférait les gibiers de Fort-Terreur. La Bolton eut un sourire à la remarque sur le gout du lézard-lion. Un léger gout écorché. Lyessa avait de la réponse. Elle avait toujours une idée derrière la tête, ce qui avait don d’animer un peu plus le repas. Jack finit tout de même par répondre au petit et futur Lord.

Ca sera toujours meilleur que du Lézard lion avec un léger arrière gout.

La relation de Jack et ces affreuses bestioles ne seraient jamais bonne. Même se venger en mangeant du Lézard-lions ne suffirait pas. Mortimer, quant à lui, trouvait cela coquasse, mais le jeune Bolton ne pourrait jamais comprendre. Quoique si. Il avait failli être dans la même position que le mini Bolton. S’était facile à se remémorer puisque c'était la première fois qu’il avait mis les pieds en dehors du Nord et aussi la première fois qu’il voyageait avec Maureen.

Nous allons vers Pierheaume, dans les terres de l'Orage. Ma mère était origine du sud. J’y vais souvent lorsque je veux m’évader un peu du Nord. C’est la première fois que j’amène Adrian à travers le royaume et la première fois qu’il met les pieds dans le Neck.

Autant dire que c’était quand elle voulait fuir le Nord et Lord Réginald. La tension de Fort-Terreur lui donnait des maux de tête et des colères. Elle partait souvent et elle avait toujours ce mauvais sentiment d’abandonner Adrian. Cette fois-ci, elle ne l’avait pas fait. Elle n’aurait pas pu le faire encore une fois. Elle était certaine qu’il appréciait et elle sentait moins son cœur se comprimer avec l’idée de l’abandonner dans les griffes de l’Écorcheur. Elle était la seule Lady de sa famille et ce n’était pas rare que les voisins des Bolton entendent plusieurs rumeurs sur l’entente de la petite-fille et du grand-père.

Pas toutes les maisons. Je dirais que nous côtoyons plus les Karstark et les Piéleger. Notre relation avec les autres maisons sont plutôt neutres. Sauf peut-être avec les Stark. Les Bolton et les suzerains du Nord ont la réputation de ne pas trop s’aimer. Et cette histoire remonte à des siècles

Une histoire de suzeraineté. Les Bolton avait été les derniers à se soumettre aux rois Stark. Les Bolton auraient écorchés et tué un Stark. Depuis ce temps, ils avaient toujours été des vassaux très difficiles. Lord Bolton était un fervent fanatique que les Stark n’avaient pas leur place à la tête du Nord, mais Maureen se tuait à faire taire les rumeurs. Elle savait depuis qu’elle était toute jeune, que Lord Bolton attendait qu’une seule erreur de la maison de Winterfell pour déclencher des hostilités. Maintenant qu’il était trop âgé et sénile par moment, elle arrivait à faire taire cette envie. Et comme si l’on pouvait y échapper, l’ancien Lord de Winterfell, le père de Beron était mort près de Fort-Terreur. Tout pour aider cette maison à la réputation plutôt sombre.



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Mer 12 Déc 2012 - 21:12

Un rire amer lui échappa, à la mention de l’arrière goût. Elle ne manquait pas de répondant, comme toujours, et c’était loin de lui déplaire. Encore plus quand la mère était là pour la réprimander quand c’était lui qui engageaient les hostilités…
« J’espère pour toi. Je n’aimerais pas te coller une indigestion… Et rien de mieux pour que tout retourne à sa place. » Il ponctua sa remarque en reprenant une bonne bouchée de lézard-lion, presque hargneux. Il ne partageait pas vraiment l’aversion de Jack pour ces bestiaux, la viande était presque plus savoureuse en étant durement acquise, et c’était une leçon à donner : Lui entier, la bête dans son assiette et les choses en ordre !

Maureen fut plus preste que lui pour répondre aux sollicitations de la Paludière dont la curiosité semblait insatiable au désespoir de sa mère. Il était pourtant bien plus heureux de parler des voyages à entreprendre plutôt que de rester emmuré dans le silence, et sans qu’ils se connaissent réellement bien, il avait la sensation que Lyessa l’avait compris par sa légère pique. Il crut pourtant avaler de travers quand sa cousine insista, encore une fois, sur le fait qu’il traversait le Neck pour la toute première fois. Comme si c’était utile de souligner son inexpérience !
« On se forge bien, à parcourir les routes… » Il secoua lentement la tête, à l’évocation des tournois, puis haussa finalement les épaules. Il n’avait rien du gamin aux yeux brillants quand on lui parlait de grandes démonstrations de la sorte. « Des fanfaronnades de chevaliers, non ? Comme le dit si bien Maureen, je n’ai jamais quitté le Nord auparavant, même pour des tournois. C’est vraiment intéressant, ce qui s’y passe, ou c’est simplement bon pour récolter de belles récompenses pour les plus méritants, et parader pour les autres ? »
Il fouilla dans son assiette, triant ce qui lui restait, d’un air plus songeur que par réel intérêt. Adrian releva subitement les yeux quand les jeunes frères de Lyessa parlèrent du tir à l’arc. Il se sentait presque bête, à en savoir peut-être moins qu’eux, sur ces fameux tournois. « Tu as déjà fait des concours de tir à l’arc ? Ou tu en as vu ? » Autant s’était-il montré blasé par la perspective des tournois, autant de pareils concours l’intéressaient davantage. Se mesurer à des archers venus de tout Westeros pour prouver leur adresse, il n’y avait pas meilleur défi à relever !
Il sourit, de son propre empressement, se rendant compte qu’il n’était finalement pas si éloigné des deux jumeaux. Aussi pressés et désireux de voir le monde que lui, à peine quelques semaines auparavant… « J’en conclue donc que tu as déjà visité le Sud… Alors, qu’est-ce qui était intéressant à voir ? Tu as poussée jusqu’aux marches de Dorne ? Tu as rencontré des personnalités exceptionnelles, peut-être, aussi ? A porter ainsi les messages sur les routes… »

Il s’était tu, assez subitement, sans poursuivre sa phrase. Il aurait pu la cribler encore de questions, mais un minimum de politesse lui intimait d’éviter de le faire, même s’ils étaient très vite passés aux tutoiements, ils étaient en présence de la famille Reed dans son entièreté. D’ailleurs, Lady Elinor Reed fit reconnaître sa présence avec une courtoisie exemplaire. Il se demanda brièvement d’où pouvait-elle être originaire… A voir comment elle pouvait détonner avec le reste de la famille, il doutait qu’elle était une Paludière à l’origine.
Maureen avait soigneusement évité de parler du Lord Réginald Bolton et lui remettait la tâche délicate de parler lui-même du fameux « flambeau familial ». Une conversation qui avait tendance à le mettre bien plus mal à l’aise que l’idée de manger un lézard-lion à l’arrière goût douteux… Son regard glissa lentement vers l’héritier des Reed qui semblait imiter à la perfection les manières du Lord. Il se félicita de ne pas tant ressembler au Lord Bolton, sinon le résultat n’aurait pas été le même et de loin…
« Avant le Fléau du Printemps, mon père et mon oncle étaient présents pour palier à ce devoir. On ne me pressait guère, même si j’étais voué à plus long terme à les suppléer et que personne ne l’oubliait. Depuis… Et bien, disons que l’on attend bien plus de moi et que je tâche au mieux de me montrer à la hauteur. Mais hormis que tout s’accélère, je gage que les responsabilités se ressemblent entre être héritier de la Maison Reed et de la Maison Bolton. »
Il adressa un mince sourire à Elinor et Jokah, peu fier de son explication. Il s’était senti davantage s’embrouiller, mais ne pouvait pas décemment leur parler des tensions familiales. Qu’ils étaient chanceux de ne pas en goûter une goutte, hormis quelques remarques navrées de la mère sur leur mode de vie. Il aurait tant apprécié que les choses demeurent ainsi, chez les Bolton, mais ce n’était plus possible depuis la mort de son père et son oncle. Son regard glissa automatiquement vers Maureen, sachant très bien ce qu’elle pouvait aussi en penser. Il ne préféra pas lui adresser le moindre mot, de peur de lancer la discussion sur un sujet épineux et qui n’avait pas sa place à cette table. Mais Adrian savait qu’elle comprenait sa pensée.

« Les Flint, aussi. » Pensa t-il bon de rajouter, quand ils évoquèrent les vassaux des Stark. « Nos voisins de l’Est, en somme. Et vu qu’il est rare que nos pas nous portent vers l’Ouest… » Il laissa sa phrase en suspens, nul besoin de préciser que les Stark se tenaient plus à l’Ouest de leur position, et que jamais les Bolton ne songeaient à s’y rendre sans une bonne raison… Alors au-delà ! A croire qu’il leur était bien plus évidents de se rendre dans le Sud qu’au cœur même du Nord. Une moue ennuyée lui échappa à la pensée du Loup-Garou, ils seraient pourtant vite amenés à se revoir pour parler des incidents à Motte-la-Forêt. Au final, ne suivaient-ils pas les traces de leurs ancêtres ?
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Lyessa Reed
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Message Jeu 13 Déc 2012 - 11:00

Lyessa avait entendu la remarque visant à provoquer Maureen sur le fait que les femmes du Nord étaient plus enclines à se comporter comme des garçons. Tout cela était sûrement une question d’éducation et d’environnement – le froid et les conditions de vie globalement plus pénibles devaient sûrement jouer là-dessus. On pouvait aussi faire le choix de rester cloitré entre quatre murs et de s’afférer à des occupations réservées au sexe faible – mais Lyessa, elle, préférait amplement chasser quitte à se traîner dans la boue et la vase humide plutôt que d’être au sec et s’ennuyer à mourir. En y réfléchissant, ça n’était pas la première Nordienne à caractère bien trempé que la Paludière rencontrait. C’était exactement ce qu’elle aimait dans le Nord – que les femmes aient le choix malgré les jugements des autres. Maureen ne sembla pas gênée par la question de leur destination et elle leur confia qu’ils allaient sur les terres de l’Orage pour voir de la famille. Quand elle ajouta que le jeune Bolton voyageait vers le Sud pour la première fois, Lyessa ne put s’empêcher de sourire. Ça n’était pas réellement de la moquerie, mais plutôt que cette mention l’amusait, surtout à en voir la réaction d’Adrian. Quand Lyessa évoqua les tournois, le jeune homme réagit comme il ne semblait pas porter ce genre d’évènement dans son cœur. Evidemment, la paludière était partagée – ce qu’elle aimait, elle, c’était de pouvoir participer à l’épreuve de tir.

« Tout dépend. La plupart des participants ne valent pas un clou mais ils s’en détachent des talentueux de temps en temps. Mais c’que je préfère avant tout, c’est de participer et de voir leur tronche lorsqu’ils se rendent compte qu’une femme fait mieux qu’eux ! » – Glissa-t-elle, se remémorant le tournoi de Port-Réal où elle avait clairement faite ses preuves. Face à l’étonnement du jeune Bolton par rapport au tir à l’arc permis dans certains tournois, Lyessa plissa les yeux sur un air amusé. « Ils en font parfois dans les tournois. Je me rappelle encore celui de Viergétang et de Port-Réal. Il n’y a pas que de la joute ou des combats de mêlée – je suis sûre que ça pourrait t’plaire. Mais j’comprends ton assertion à l’égard des chevaliers. La plupart passe leur temps à charmer les dames. »

Elinor roula des yeux en entendant ça. Etant née dans une famille noble du Nord, elle avait été façonnée par son éducation et n’oubliait jamais les convenances. Elle n’aimait pas entendre sa fille jaser sur le reste des Sept Couronnes, mais malheureusement, c’était relativement coutume par ici. Adrian semblait pour le coup fort loquace tout d’un coup, ce qui ravissait Lyessa qui était plutôt du genre bavarde et qui adorait partager avec les autres lorsque sa méfiance s’était tue. La Paludière secoua légèrement la tête et entreprit de répondre à ses questions sur son exploration.

« J’ai pas encore fait Dorne, mais je compte y aller après la guerre. J’suis allée du Nord à Port-Réal faut dire. C’est pas tant que ça. Pour Dorne, j’ai hâte ! Ça semble magnifique et les femmes sont presque toutes des guerrière là-bas. » – Commença Lyessa avec entrain. « Sinon, j’ai rencontré un peu d’tout. Pas tant que ça des personnalités exceptionnelles – généralement, je les exècre. »

Elle plissa les yeux avec malice avant de reprendre une bouchée de ragout. La question posée par Elinor à Adrian, mesquinement suivie d’une remarque sur la famille Reed, fit réagir Jokah qui fronça les sourcils à la suite de son père. Le Fléau du Printemps avait sacrément marqué les esprits, et le tragique évènement semblait avoir pressé les choses pour l’héritier de Fort-Terreur. Adrian amena similitude entre ses responsabilités et celles de Jokah, ce à quoi lord Joren décocha un regard à son épouse. Lyessa s’amusait de voir qu’Adrian tâchait de faire taire les tensions inutiles. Jokah qui avait royalement ignoré les convives depuis le début du repas, daignait maintenant observer l’héritier de Fort-Terreur avec circonspection.

« C’est avec plaisir que j’vous les laisse les responsabilités moi. Faire office de corbeau, ça m’plait bien. J’aime voir du pays, même si la plupart des gens que j’croise sont esclaves d’leur curiosité et de leur mépris. » – Lyessa se calla de nouveau contre le dossier de son siège, repue, et jeta une œillade à Maureen qui évoquait les maisons avec lesquelles les Bolton étaient plutôt proches. C’était connu, même par les plus ignares que les Stark et les Bolton avaient eu bon nombre de différends. Une histoire qui remontait à bien des générations.

« Et vous, personnellement, vous en pensez quoi ? » – S’enquit Lyessa au sujet de ce que Maureen et Adrian pouvaient penser des Stark. « M’est d’avis qu’il faut jamais s’laisser influencer par les on dit et les griefs du passé. Même si c’est plus facile d’y penser que de l’appliquer. La méfiance envers autrui est une coutume chez les Reed. »

« J’vois pas en quoi le refus de se soumettre est préjudiciable. » – Maugréa son paternel dans sa barbe. Bien qu’il ne disait pas grand-chose, le vieil homme écoutait. Lyessa savait que la motivation des Reed était de vivre peinard et libre – chose qui ne pouvait être préservée bien longtemps sans allié. Le débat pouvait être interminable et elle n’avait nulle envie de s’y lancer dedans.

« On pourra v’nir à Fort-Terreur dites ? » – Les interrompit Branden dans un ton suppliant, osant un regard en direction des parents, de Lyessa et de leurs convives. « Avec Lyly, comme ça on verra comment qu’c’est chez eux ! »

Lyessa rit de bon cœur à leur remarque, même si elle se doutait que ça devait faire pâlir Elinor et Joren. Elle savait que les jumeaux sauraient les convaincre, surtout si elle, s’y mettait aussi.

« On en r’parlera. » – Leur répondit la Paludière avec un regard complice. Relevant les yeux et jaugeant les assiettes des convives, la jeune femme se montra polie. « Vous en voulez encore ? N’hésitez pas ! »

Un demi-sourire était éternellement figé sur ses lèvres, comme si cette question de nourriture la faisait rire.


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Message Sam 15 Déc 2012 - 3:02

Même si elle martyrisait souvent son homme de main, elle savait qu’il n’avait jamais parfaitement tort. Pourtant, elle agissait autrement. Elle savait qu’un jour, elle n'aurait plus la liberté qu’elle jouissait. Elle savait que ses petits voyages seraient presque inexistants. Mais elle devait penser à Adrian avant son propre sort. Elle ne savait pas si vraiment le fait qu’il deviendrait Lord à place de son grand-père l’inquiétait réellement. Parfois, elle félicitait les anciens de l’Avoir fait naitre dans un corps de femme et tant pis, si elle avait des manières de garçon manqué. Cela ne la rendait pas aussi différence que les autres femmes du nord. Son sourire ne manqua pas de s’agrandir lorsque la Reed parla des têtes que les hommes pouvaient faire quand ils se faisaient battre par une femme. Maureen à elle seule se débrouillait encore mieux que deux de ses cousins du sud. Dans le Nord, elle se battait que contre les hommes de la maison de Fort-Terreur et il y en avait que deux dont elle n’avait jamais réussi à vaincre et c’était ses deux protecteurs.

Je t’y amènerai un jour, si tu le veux. Mais ne compte pas sur moi pour t’amener voir des joutes. Ma mauvaise expérience de Sorbier m’a laissé un gout amer de ce genre de chose.

Si les hommes n’étaient pas aussi stupides à prime d’abord, il n’y aurait pas eu de jugement des sept et un prince ne serait pas mort. C'était le premier tournoi de joutes auxquelles elle avait participé uniquement parce que Lord Swann avait retrouvé une vieille idée de jeunesse. Il avait combattu tout de même le Prince Valarr, mais Gawen Swann était loin d’être le plus ardu des combattants avec son âge.

Maureen était si emprisonnée dans ses pensés qu’à peine revenait-elle sur terre, ils avaient passé sur un autre sujet. À force d’écouter son grand-père maternel parler, elle avait finit par voir Dorne comme un deuxième Nord, mais avec du sable. Les Dorniens ne semblaient pas de tous repos avec les seigneurs du Bief et de l’Orage. Enfin c’est ce qu’elle avait fini par comprendre. Les deux régions les plus éloignées du continent avaient tout de même des similitudes assez prenantes. Elle hésitait même à prolonger le voyage jusque dans des terres inconnues. Elle ne savait pourtant pas ce que le voyage leur réserverait. Elle voulait attendre. Il avait bien plus à voir pour le moment. Et la Bolton pouvait être plus que fière d’entendre les paroles de son cousin. Maureen ne décelait qu’une seule différence entre les deux futurs héritiers de leur maison. C'était qu’au contraire de Fort-Terreur, Lord Reed était loin d’être sénile comme Lord Bolton. Heureusement pour elle, elle s'était arrangée pour qu’il n’y ait aucun débordement catastrophique avant son retour. Réginald Bolton serait certainement assez fou pour déclarer la guerre au Stark s’il le voulait.

Elle finit par approuver d’un signe de tête les Flint, bien qu’elle ne se souvenait pas d’avoir rencontré plus d’une fois le Lord de la Veuve. Elle cacha son sourire lorsqu’il lança que leur pas les menait rarement vers les Loups.

Disons tout simplement que moins les Bolton rencontre les Stark et que moins les Stark rencontre les Bolton mieux chaque familles se portent. Mon père a toujours eu la manie de vouloir que je me forge une opinion sur la personne plus que sur le nom de la famille dont il vient. Je crois que cette vieille histoire qu’un Stark écorché a fait son temps, mais il restera toujours les vieilles rancunes idiotes. Ce n’est pas sans dire que la personnalité de Lord Beron et la mienne sont quelques peu incompatible.


Elle avait ommit d'ajouter que cela ne datait que de quelques temps. Motte-la-forêt n'avait certainement pas fait briller la Bolton. Et puis, elle ne mettait pas tous les Stark dans le même panier. Être amie avec un loup, ne signifiait pas pour autant tous les apprécier Cela arrivait parfois à faire quelques petites étincelles, surtout quand un Lord, se mettait à faire les gentils messieurs pour la protéger. Elle savait ce qu’elle valait et n’aimait pas que l’on tente de la protéger. Maureen se demandait même comment il n’avait pas pu exiger des excuses après Motte-la-foret. Déjà, elle était dans un sale état, s’il avait fallu qu’elle s’excuse, elle aurait certainement fait ceci de la manière la plus gauche qui soit. Elle n’avait jamais aimé l’autorité de toute manière. Quand bien même qu’elle le voudrait, les Terres du Nord passeraient toujours devant le suzerain. Elle n’avait pas combattu pour Winterfell ou pour le loup. Uniquement parce que le Nord était la terre de ses ancêtres et qu’elle lui importerait toujours plus qu’un seigneur.

Nous avons parfois comme coutume de désobéir à certain ordre. Surtout lorsque l’on peut se rendre utile, on n’aime rarement ¸être mis de coté.

Elle parlait en connaissance de cause. Désobéir était devenu un mot d’ordre pour sa vie lorsque son père était mort et que Lord Bolton l’avait envoyé au fin fond du Nord pour se marier. Heureusement cela c’était traduit par un lamentable échec, mais la désobéissance était devenue un défaut de sa personnalité. Heureusement l’innocence des enfants avait toujours comme pouvoir de chasser les conversations. Maureen ne put s’empêcher de rire quand l’un des jumeaux demanda à venir à Fort-Terreur. Bizarrement, elle avait le pressentiment que ce séjour ne serait pas de repos, mais c'était toujours agréable d’avoir quelques invités.


Vous serez toujours les bienvenues â Fort-Terreur. J’aimerais bien voir, si vous êtes aussi agile avec des petites bêtes qui courent dans tous les sens.


Attraper des grenouilles ne devait pas être non plus évident, mais prendre un lièvre en chasse pouvait s’Avérer plus long quand celui-ci s’y mettait. Même Maureen finissait par perdre patience. Elle avait toujours aussi une manière atroce de les avoir. Elle aurait pu évoquer sa prise à Motte-la foret, mais cela aurait été quelques peu indécents. Elle finit tout de même par remercier la Reed, mais elle ne s’attaquerait pas à une assiette de plus. Elle était déjà quelques peu exténuée.




Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Lun 17 Déc 2012 - 23:17

Adrian eut une moue ennuyée. Difficile à dire si c’était la moue moqueuse de la Paludière, qui lui arrachait cette réaction, ou la mention de participants peu dignes d’intérêt. Quelque part, l’idée de concourir au tir à l’arc contre des adversaires venus de tout Westeros pourrait paraître alléchante mais il n’était pas un fervent des grandes festivités et cérémonies. Sans doute l’ambiance froide et austère de Fort-Terreur, voir du Nord en général, lui donnait ce goût peu marqué. Être ici, parmi les Reed, avait finalement des consonances bien plus familières…
« Il ne doit pas se tenir des tournois si souvent que ça, non ? Ca ne m’intéresse pas si le tir à l’arc n’est pas au rendez-vous. Les joutes, ça me fait surtout penser à une façon étrange de travestir la guerre … Ca a tout d’une parade et moins d’un combat singulier. Je me trompe ? » Il avait adressé cette question en laissant son regard se promener à la cantonade, notamment vers les deux fières dames du Nord. Un sourire étira ses lèvres devant l’attention de sa cousine. « Si mauvaise que ça, cette expérience ? Juste pour voir, ça me dirait bien, oui. » Oh il n’était pas du genre à refuser si on lui proposait si gentiment… Tant que cette corvée serait supportable pour Maureen !

Il souffla un rire, à la remarque si sincère de Lyessa sur les femmes capable de faire mieux que les hommes. Ce n’était pas lui qui allait dire le contraire quand Maureen parvenait à le mettre si régulièrement à terre dès que l’envie de prendre une épée en main le prenait. « Tu devrais t’habiller en Lady pour empirer le contraste, tirer à l’arc avec une belle robe… Ca les ferait rire au début, puis après… Ils auraient la honte de leur vie, non ? » A son sens, ce pouvait être savoureux, mais il n’était pas sûr que la Paludière goûte autant à ce type de blagues. Aussi enchaîna t-il, sans transition : « A défaut de pouvoir concourir dans de grandes occasions pareilles, ça me tenterait bien de te défier sur notre propre terrain de prédilection, à l’occasion. » A savoir, bien entendu, le tir à l’arc. Ils avaient ce grand point commun… Et Adrian croisait si peu de passionnés et d’archer de talent que l’occasion n’était pas à manquer. Femme ou pas, il s’en moquait, lui, sans doute de par l’influence de sa cousine.

L’aversion pour les chevaliers semblait commune aux deux familles. Il fallait dire que ça allait contre leur tradition et que, vu le genre de femmes avec qui il se trouvait actuellement, ça ne l’étonnait guère qu’elles ne soient pas les yeux brillants devant des preux et nobles chevaliers. Elles ne voulaient surtout pas incarner cette vision de la femme précieuse et fragile qu’ils aimaient à courtiser et porter assistance. L’idée aurait pourtant été saisissante… « Et toi, ils ont essayé, peut-être ? » Lança t-il du tac-au-tac vers Lyessa, même si ça lui semblait peu probable.

Comme la famille Reed qui semblait se détendre et se montrer plus attentive et accueillante envers les étrangers qu’ils étaient, Adrian en oubliait tout autant les convenances qu’il s’était appliqué à revêtir au début du repas. Repas qui, d’ailleurs, touchait à sa fin. La plupart avait posé leur couvert et se contentait, soit de parler, soit d’écouter, ce qui trahissait leur intérêt.
Comme il s’en doutait, Lyessa avait souvent voyagé dans le Sud, même si elle en parlait avec une modestie saisissante. Du Nord à Port-Réal, quand on était une femme seule, c’était un bel exploit. Mais elle semblait plus du genre à se mêler à la populace plutôt que de rechercher les merveilles et raretés qui pouvaient se dresser sur sa route. Après tout, quand le voyage pouvait se reproduire à l’infini, on pouvait se le permettre davantage. Lui n’aurait que très peu l’occasion de refaire un tel voyage…
« Ca a l’air tellement différent du Nord, et pourtant si semblable par certains aspects. J’espère pouvoir parcourir au moins les marches de Dorne… » Il avait jeté un regard malicieux à sa cousine, en marquant ses mots, comme une prière muette. Le climat serait peut-être insoutenable mais il ne pouvait pas rater pareille occasion ! « Ca me fera au moins quelque chose à raconter, au retour. Plus impressionnant qu’un simple aller entre Fort-Terreur et le Neck, c’est sûr. » Mieux valait prendre à la rigolade leur façon de se moquer de son inexpérience en la matière. Bientôt, il aurait parcouru plus de distance et vu plus de merveilles que Lyessa, de quoi lui faire savourer ses moqueries pour être tombé dans la gueule du lézard-lion. Tout du moins, s’il ne tombait pas sur plus grosse bête encore en se rendant dans le Sud…

Le soudain intérêt de Jokah parvint à le surprendre, lui qui s’était montré d’un naturel encore plus distant que le Lord Reed lui-même. Adrian lui avait adressé un sourire amical et avenant en réponse, sans s’attendre clairement à pouvoir engager la discussion. Pourtant, il lui était extrêmement rare de croiser un héritier d’une maison important du Nord, quelqu’un qui partageait les mêmes responsabilités que les siennes, ou plutôt les futures, et le poids qu’elles représentaient sur les épaules. Malgré la précipitation et les conflits d’intérêt dont il était victime, contrairement à Jokah, il était certain qu’ils auraient beaucoup à échanger sur le sujet, qu’il ne pourrait en apprendre que davantage. Mais pour le moment, se contentaient-ils tout deux d’observer en chien de faïence, Adrian ayant la vague impression que Jokah était avant tout le portrait craché du Lord Reed. Il espérait, pour sa part, tenir assez de son père et de son oncle pour devenir un bon Lord, comme ils auraient pu l’être.
« Je ne peux nier que les responsabilités et la perspective de voir du pays sont souvent aux antipodes … Mais on ne choisit pas, on se doit surtout d’assumer. » Elle était libre comme l’air, Lyessa. Lui n’oubliait pas la raison de ce voyage qui n’avait rien d’une simple promenade pour son bon plaisir, enfin pas que. Et même si, en tant que Lord, il aurait les coudées plus franches, les responsabilités risquaient de le tenir bien plus sûrement à Fort-Terreur…

Le Bolton ne put retenir un soupir las, à la mention des Stark, qui pouvait être mal interprété. Pas que cette conversation l’ennuyait mais il n’était pas sûr de vouloir s’engager sur terrain aussi scabreux, aussi laissa t-il parler Maureen qui trouvait mieux le mot à ce sujet.
« Les rumeurs et les rancunes ont la vie dure, surtout quand elles sont bien entretenues. Les différends entre Maisons pourraient être oubliés avec le temps, peut-être, s’il n’existait pas toujours une personne pour les ranimer et les porter en étendard. C’est un problème vaste et présent des deux côtés… Quand les Stark préfèrent se passer des Bolton pour leur propre confort, il ne faut simplement pas s’attendre à ce que l’on baisse la tête et acquiesce. La méfiance est toujours de rigueur, comme partout dans le Nord, sans aucun doute. »
C’à quoi Maureen faisait référence, il s’en souvenait bien aussi. Il ne préférait pas donner un autre son de cloche aux Reeds mais parler avec le maximum de tempérance dont il était capable. A vrai dire, Beron Stark en particulier le rendait profondément perplexe. Sa pensée était mitigée, peut-être bien altérée par les propres jugements du Lord Bolton et Maureen qui l’incitaient à la méfiance. N’avait-il pas comme mordu cette main tendue ?
Contre toute attente, ce fut le Lord Reed qui le tira de ses pensées moribondes par ses paroles bravaches. Elles lui tirèrent un sourire sincère, un acquiescement muet quant au refus de se soumettre. Non, ça n’était pas dans leur habitude non plus, tout simplement.
« Et vous ? C’est un choix de vivre ainsi isolé ou est-ce le climat du Neck qui l’impose naturellement ? Peut-être bien des deux ? C’est vrai qu’il est rare d’entendre parler des Reed, même à Winterfell, et c’est presque comme si Fort-Griseaux était un mythe, tellement personne ne serait capable de le situer. » Assez parlé des Bolton, après tout. Maintenant que le climat était plus détendu, il pouvait se permettre de poser quelques questions qui le brûlaient sur le mode de vie des Paludiers.

Les deux garnements, eux, savaient toujours aussi bien se faire entendre. Un léger rire échappa à John qui s’était fait assez muet, depuis le début du repas.
« - Ca, Adrian pourra leur en apprendre beaucoup sur les petites bêtes qui courent dans tous les sens …
- Tu n’as pas fini de ressortir cette histoire idiote ? N’empêche que vous êtes bien content de les avoir dans vos assiettes, les grenouilles. »
John roulait des yeux pendant que l’héritier recherchait le consentement dans son voisin de table. Un jour, son maître d’armes allait se retrouver avec un rat mort dans son assiette qu’il n’aurait toujours pas compris que les meilleures blagues sont les plus courtes.

Cette parenthèse terminée, Adrian guetta quelque peu le premier des Reed à se lever de table pour faire de même. Il n’aimait pas vraiment rester trop longtemps à la même place… Même s’il boitait un peu, il avait l’envie débordante de faire un tour de Fort-Griseaux avant de regagner leur chambre improvisée pour une longue nuit sans rêves. Comme à Moat Cailin, il ne pouvait s’empêcher de vouloir fouiller tous les recoins, avec l’étrange sensation, cette-fois, qu’il ne reverrait peut-être plus Fort-Griseaux par la suite… Mais si Lyessa avait bien saisi les nombreuses allusions, il espérait, elle, la revoir bien plus tôt.
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Lyessa Reed
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Message Sam 29 Déc 2012 - 18:41

Lyessa s'amusait toujours de conter quelques unes de ses expériences dans les tournois – il fallait dire qu'elle se moquait allègrement des hommes et surtout des chevaliers, pétris de mots doux pour les dames dignes de ce nom. Si sa mère roulait des yeux à chaque fois, n'appréciant pas particulièrement la blague à l'évocation du comportement particulier de sa fille, Lyessa savait que Joren Reed esquissait toujours un sourire en l'écoutant plaisanter sur le sujet. C'était sûrement de lui qu'elle avait hérité cette mauvaise appréciation des mœurs seigneuriales et chevaleresques. Tout ça n'avait pas l'air d'offusquer les Bolton, et surtout Maureen qui semblait se reconnaître dans quelques uns de ses propos. Lyessa ne doutait pas une seule seconde qu'elle puisse être d'un caractère piquant et déterminé. Et de l'orgueil, elle devait en avoir à revendre, surtout face aux hommes – comme Lyessa entre autre. Maureen évoqua un mauvais souvenir de joutes qui fit brièvement sourciller la Paludière de curiosité, mais Adrian enchaîna sur une remarque qui fit sourire la jeune femme. Elle darda ses prunelles amusées dans celles de son interlocuteur, puis ne put s'empêcher de jaser à nouveau.

« Tout à fait. C'est du spectacle pour appâter la foule. Moi j'aime pas les joutes. Quand j'en regarde, j'ai juste hâte que le cavalier tombe de selle et s'flanque dans la boue. » – Elle ricana à cette pensée puis osa imaginer ce que ça donnerait si les Bolton et la Reed s'offraient un spectacle de joute ensemble. Les chevaliers n'auraient qu'à bien se tenir ! Adrian évoqua l'idée amusante de la voir tirer à l'arc en robe de lady pour ajouter un peu d'impact à l'humiliation qu'elle pourrait faire subir aux hommes. Elinor offrit un regard à Joren, comme si elle cherchait à trouver réconfort ou appui, mais lord Reed ne lui offrit qu'un sourire amusé. Lyessa se renversa contre son siège puis se fendit d'un sourire à l'égard du jeune Bolton.
« Pourquoi pas. J'dis jamais non à de nouvelles idées d'humiliation. »

Elinor claqua sa langue contre son palet d'un signe réprobateur mais de ses enfants, seul Jokah osa lui offrir son attention. Lyessa, quant à elle, était bien trop occupée à trouver drôle le fait qu'Adrian lui ait proposé un petit défi de tir à l'arc. Elle plissa les yeux, mesquine.

« Si ça ne t'effraie pas de perdre contre une femme. On dirait que ta cousine t'as plutôt bien habitué. » – Plaisanta Lyessa en coulant un regard à Maureen. Ce n'était pas par prétention qu'elle venait de le provoquer ainsi, mais plutôt par goût de la plaisanterie. Pour sûr qu'elle prendrait un coup dans son orgueil si elle se faisait battre à plat de couture par celui qu'elle avait qualifiée de jeune. Ce dernier s'enquit d'ailleurs de savoir si les chevaliers avaient tenté de la charmer, ce qui arracha un gloussement à la Nordienne. « J'suis pas le genre de femme qu'on courtise avec des fleurs et des mots doux. Au lieu d'offrir un mouchoir, j'leur offre des coups ! »

Elinor soupira de plus belle, venant cueillir son menton dans le creux de sa main.

« Tu ne sais pas ce que tu manques Lyessa ! En quoi est-ce mal d'être courtois et galant à l'égard d'une femme ? Nous ne sommes pas des bêtes ! » – Souffla-t-elle.

Lyessa lui décocha un regard ennuyé.

« Cela se voit que vous n'vous êtes jamais retrouvée sur un champ de bataille, mère. » – Elle avait dit ça avec une once de sarcasmes, mais elle n'en pensait pas moins. L'humain était un animal.

Lorsque la discussion fut axée sur Dorne, les griefs visibles entre mère et fille parurent se dissiper au profit d'un échange d'intérêt. Cette contrée piquait la curiosité de bien du monde, même si la plupart feignait que non. Que ce soit pour le soleil et le sable, les techniques de combat ou le raffinement de sa population, Dorne attisait désir et envie. Lyessa ressentait assez bien la légère amertume que sous-entendait les responsabilités d'un héritier pour le jeune Bolton. Elle ne l'enviait pas du tout sur ce point, et sûrement que Maureen se disait la même chose. Assumer – c'était le devoir de tout héritier, et elle laissait ça aux concernés. Lyessa coula un regard à son grand frère qui baissa un instant les yeux sur son assiette avant de nouer ses doigts devant lui. Elle se demandait si tout ça n'était qu'une façade ou s'il était vraiment aussi casanier que son paternel ? Les responsabilités, parfois, elles changent les gens.

« Oh vivre aigri, pour sûr que c'est pas une alternative qui enchante ! Je t'envie pas Adrian. » – Dans le sourire qu'elle lui adressait, pointait de la compassion. L'héritier de Fort-Terreur semblait clairement coincé dans ses responsabilités, ne pouvant ainsi pas profiter de certains voyages que sa curiosité lui dicteraient d'entreprendre.

A l'évocation des tensions avec les Stark, Maureen tenta de composer une réponse sur la situation actuelle. Un Stark eut été écorché il fut un temps – l'amertume et la rancune mènent la vie dure au sang des Nordiens. Quand elle mentionna le fait que sa personnalité eut été contraire à celle de Beron Stark, Lyessa haussa brièvement les sourcils. Il lui semblait que ce dernier n'avait pas tant de caractère tranché, mais elle n'arrivait pas à se souvenir des sentiments qu'avaient évoqué sa rencontre avec le seigneur du Nord. Néanmoins, Lyessa pouvait comprendre les paroles de Maureen – il fallait croire que la famille Bolton et Reed avaient quelques points en commun. Adrian ajouta qu'il était difficile de faire taire les griefs du passé, surtout quand certains individus des Maisons les ressasser particulièrement. La Paludière aurait pu couler un regard à son père mais elle n'en fit néanmoins rien. Adrian, comme Maureen, se montraient tempérés dans leurs propos. Alors qu'ils auraient pu salir les Stark, ils semblaient restés conscients et respectueux de la situation. C'était tout à leur honneur. Lyessa hocha la tête, signifiant sa compréhension face à la discussion. L'héritier de Fort-Terreur interrogea ensuite les Reed sur leur mode de vie isolé. La jeune femme esquissa un sourire, alors qu'elle sentait son père se raidir un peu plus loin. Elinor, quant à elle, semblait trouver amusant le fait que l'on évoque sa famille.

« Oh un peu des deux. Les Reed désiraient de l'isolement, et le Neck le leur a donné à outrance ! J'aime le Neck, mais c'est vrai qu'il ne faut pas espérer avoir des visiteurs lorsqu'on y vit. » – Répondit Lyessa. Branden et Yorgen disparaissaient toujours un peu plus sous la table à mesure que la discussion avançait. Maureen renouvela son invitation à Fort-Terreur et la Paludière hocha la tête, un sourire gratifiant aux lèvres. La petite plaisanterie du dénommé John au sujet des petites bêtes qu'Adrian adorait chasser, ce qui fit répliquer le concerné et qui amusa l'assemblée. « Et c'est encore meilleur quand ça se carapate. J'suis sûre que les rats ont bon goût, même si j'ai jamais goûté. »

Le repas touchait manifestement à sa fin, et Joren eut vite fait de le faire sentir en se levant de table. Tous étaient particulièrement en attente de ce qu'il aurait pu dire, et Lyessa s'amusa de le voir gêné avant de faire l'effort de saluer ses convives.

« Il se fait tard, et vous devriez dormir si vous voulez partir tôt demain. Bonne route. » – Il inclina légèrement la tête, puis se détourna, coulant un regard vers sa femme.

Branden et Yorgen disparurent sous la table pour émerger au bout et courir dans toute la pièce. Lyessa se leva puis fit signe à ses invités de la suivre. Elinor commença à rassembler les écuelles, aidée par Jokah puis elle afficha un sourire aux individus.

« Que votre voyage se fasse en toute quiétude. Peut-être nous reverrons-nous très bientôt ? Bonne nuit. » – Les salua-t-elle.

Lyessa franchit le seuil de la porte de la pièce à vivre pour rejoindre celle où le feu était encore ardant dans l'âtre. Des banquettes avaient été installées et même si ça restait relativement rudimentaire, ça n’était pas moins confortable. Lyessa désigna les couches d’un mouvement ample du bras avant de se retourner vers ses compères. Branden et Yorgen se tenaient derrière la Paludière, l’œil malicieux.

« Voilà ! J’espère que ça vous ira. Vous d’vez être fatigués et on se lèvera aux aurores si vous êtes d’accord. » – Elle se fendit d’un sourire à l’égard de ses convives puis resta encore quelques secondes silencieuse avant de reprendre. « On verra pour ta cheville demain, mais tu devrais déjà avoir un peu moins mal. »

Elle s’était adressée à Adrian puis finit par saluer le petit groupe d’un geste de tête avant de les laisser. Elle encouragea ses deux jeunes frères à rejoindre leur chambre en leur bottant les fesses d’un air amusé puis vint trouver repos dans sa propre chambre. La journée du lendemain serait sûrement bien remplie et elle devait être en forme pour guider correctement ses convives hors du marais.






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Message Sam 5 Jan 2013 - 1:45

Ce remémorerez 209 c'était se remémorez bien des choses. Adrian n’aurait pas voulu assister à ca. Même Maureen y avait trouvé un spectacle bien plus barbare. Les hommes pouvaient parfois être si plein de vanité. Il n’avait pas tort. Les joutes donnaient cet air de rire et de s’amuser de la guerre. Elle n’Avait pas oublié le duel Judiciaire qui s’en était suivi avec la mort du prince Baelor. C’était la première fois qu’elle voyait un tel spectacle et certainement la dernière fois. Surtout la compagnie de ses cousines avaient été désastreuses. Elle aurait certainement voulu se couper les vaines avec ces folles qui gloussaient sans arrêts.

Le tournoi de Cendreguée a été le seul auxquels j’ai participé. Lord Swann avait jouté contre le prince Valarr. Le prince avait eu des cibles faciles évidement. Le tout c’est terminé avec un duel Judiciaire et la mort du prince Baelor. Je m'étais promis à l’époque de ne jamais y retourner surtout pour supporter mes idiotes cousines.

Un triste jour, rumina Mortimer

Le Nord n’Était pas friand de ce genre de spectacle, mais elle était certaine que des tournois d’archers auraient trouvés sa place et certainement sans discrimination. La jeune Bolton n’y était pas douée, mais elle préférait son épée. Maureen se retint quand même de rire. Elle imaginait bien la Reed frappé dans le mille, avec ses flèches. Habituellement les chevaliers étaient si pompeux pour la plupart que de se faire battre par une femme devait les rendre hargneux. L’égo devait en prendre beaucoup. Elle aimait bien battre des hommes dans les domaines où ils croyaient exceller.

Il est habitué. Il n’est pas effrayé de s’avouer vaincu. C’est le cas de bien des Nordiennes en ce qui concerne les hommes. Je ne me laisse pas attendrir aussi facilement.

Le message semblait clair, mais elle ne pouvait pas lui en vouloir. Ils ne parcouraient pas Dorne en entier. Elle trouverait le moyen d’alléger leur voyage dans les terres inconnues des sables de façon sécuritaire. Elle n’oubliait pas qu’elle devait ramener Adrian en un seul morceau à Fort-Terreur. Maureen leva ses yeux de son plat lorsque son cousin parla de similitude. Mortimer avait vu venir le coup et il avait regardé Jack avec ses grands yeux. Il était mieux de se taire, mais le jeune homme n’était pas très effrayé des menaces du vieil homme. Aussitôt qu’il ouvrit la bouche, Mortimer lui donna un coup. Sale gamin quand il s’y mettait celui-là. Maureen garda un œil attentif et lança amusée :

Selon grand-père, les lézards-lions de Dorne sont encore plus vorace que ceux du Nord. J’aimerais bien voir cela

Sympathique. Moi qui croyais les revoir qu’à notre retour dans le Nord...

La jeune Bolton eu un sourire à l’égard de son protecteur. Elle ne savait même pas si les dires de son grand-père était une seconde véridique. Si dans sa prime jeunesse, elle avait cru les histoires de Réginald Bolton et de Gawen Swann, elle aurait eu peur de toutes les bestioles du monde.

Les discussions continuèrent sans que la Bolton y prenne totalement part. Elle devrait discuter avec ses deux hommes une fois seules. Elle aurait besoin de conseil. Elle n’avait pas prévu Dorne, mais elle y voyait une bonne place pour satisfaire sa curiosité. Elle était concentrée sur le trajet à prendre lorsqu’elle vit Jack dans son champ de vision. Elle sursauta et se leva elle aussi pour suivre la Reed. Elle remercia Lady Elinor avant de rejoindre les autres. Même si elle ne vivrait certainement jamais plus d’un jour, elle trouvait de Fort-Griseaux quelques choses de charmants. Elle ne se sentait pas si asociale tout compte fait. Peut-être était-ce vraiment et seulement les Stark, qui ne les aimaient pas. Et encore, elle y avait encore une amie de longue date dans cette maison qu’était Winterfell. Elle avait remercié Lyessa et avait feint de s’endormir pour ne pas discuter amplement, mais elle n’avait pas très sommeil. Elle était habituée de s’arrêter moins, mais Adrian n’Avait pas la même habitude des longues chevauchées. Et puis, elle était si heureuse de lui offrir ce voyage dont il n’aurait certainement jamais la possibilité de recommencer.

Elle se réveilla dans les premières. Tous dormaient encore à poings fermé. Maureen aimait bien les matins très tôt. Surtout à Fort-Terreur. Elle sortait Écorcheur et respirait l’air frais alors que le soleil se levait paresseusement. Quelques heures à peine elle arrivait à sentir l’odeur du pain que cuisinait la vieille Nane. Une odeur qu’elle aimait tant. Elle ne dérogerait pas de cette habitude et en catimini sortit de la forteresse. Elle n’y resta pas bien longtemps seule.

Toujours aussi tôt.

Je n’Avais pas sommeil.

Des soucis.

Je n’ai pas envie que l’on se promène dans les terres arides de Dorne jusqu’au Bief.

Rends-toi à Serena, prends la Passe du Prince. Longe la Mer d’Été. Il y a certainement un Port que Lord Swann pourra nous indiquer et nous n’aurons qu’a prendre là, la Mer jusqu’à Villevielle. Nous remontons la route de la rose, pour prendre celle du Front de Mer. Nous ferons donc pas Lancehélion jusqu'à Noirmont. Les terres de Dorne doivent être si ennuyante que celle du Nord.

Maureen resta interdite quelques secondes avant de parler. Comment pouvait-il mémoriser le tout alors qu’ils n’Avaient pas de carte. Elle avait sourit à sa remarque. Tant pis, elle avait rêvé toute jeune d'y mettre les pieds. Même la signification de Seigneur des Marches avaient toujorus été un mystère.

Parfois j’ai de gros doute que tu sois un roturier, tu connais trop de choses.

Il haussa des épaules en souriant en laissant la Bolton retrouver son cousin pour le réveiller. À moins qu’il était déjà debout. C’est une chose qu’elle allait bientôt savoir.



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Message Dim 6 Jan 2013 - 19:29

« Autant prendre des paris ! » Lança t-il, sur le même ton que la Reed, à l’occasion de quelques cavaliers tombant de selle pour se flanquer dans la boue. Sans jamais avoir été à un seul tournoi, il se doutait que ces pratiques étaient courantes. « Je ne me demande même pas pourquoi c’est le moment que tu préfères… » Il avait regardé ailleurs, l’air de rien. Une Paludière qui attend l’instant où les beaux chevaliers se fracassent dans son élément naturel, il ne fallait pas chercher bien loin pour comprendre l’engouement. Les deux nordiennes semblaient bien partager les mêmes répulsions pour les tournois et parades mais pas les mêmes raisons. Il était sûr que le tournoi de Cendreguée avait fini sur une note bien négative, de ce qu’on en racontait. Facile de profiter de la masse et de l’agitation pour semer le chaos… Mais cette histoire lui semblait bien lointaine, n’y étant aucunement lié, aussi n’en fit-il pas cas.

Il eut un sourire enjoué à la provocation de la Reed, n’en faisant bien moins cas que d’autres, comme le soulignait Maureen, mais il avait tout de même sa fierté, femme ou non. « Si j’avais peur de perdre contre une femme, je n’essaierais même plus de tenir une épée face à Maureen. Mais quand on parle de tir à l’arc… Prends le jeune à la légère et c’est toi qui mordras la poussière ! » Autant le défi serait intéressant face à Lyessa, autant il comptait aussi lui démontrer qu’il n’était pas un blanc-bec inexpérimenté. Qu’à cela ne tienne, il avait la conviction qu’elle viendrait maintenant.

Il observa, plus en retrait, la joute verbale entre la mère et la fille à propos de la courtoisie et des charmes. Une vague pensée le mit en garde : Mieux valait ne pas s’en mêler. Mais Lyessa était bien fidèle à elle-même, comme il l’avait escompté. Le comportement aux antipodes des deux femmes le laissait songeur… Pour sûr qu’il s’entendant généralement mieux avec les guerrières farouches du Nord, mais Maureen lui avait fait prendre ces habitudes, et ça ne signifiait pourtant pas qu’elles lui apparaissent comme des femmes. Non… Davantage comme des compagnons d’armes. Dans le Sud, tout risquait d’être différent, en bien ou en mal.

Il eut une grimace désappointée quand Lyessa se soucia à nouveau de sa présence. Ah, les responsabilités ! Mais il espérait bien ne pas « vivre aigri » comme elle le sous-entendait. Quand on voyait le Lord Bolton, il s’inquiétait déjà assez des répercussions que cela pouvait avoir sur le caractère …
Il semblait avoir eu raison sur les deux points évoqués sur la condition des Reed… Ce qui semblait autant satisfaire la Lady que crisper le Lord. Il eut la décence de ne pas continuer sur ce sujet pour éviter de froisser certaines personnalités. Aussi hocha t-il simplement la tête, pour confirmer qu’il avait entendu sa réponse. En cet instant, il aurait bien glissé sous la table à la manière des jumeaux…

« Euh… » Commença t-il, d’un air gauche, quand elle partit sur l’idée de manger des rats. « Aucune idée, c’est le chat qui finissait par les manger. » Il regarda à gauche et à droite de la table, sans se permettre un commentaire de plus. Quand le Lord se leva de table, annonçant la fin du repas, il sentit son malaise diminué comme neige au soleil. Il n’en avait pas tiré beaucoup de paroles, au final, mais le Lord ne s’était pas plaint de les entendre discuter à outrance pour autant.

Pendant que tous s’activaient dans des tâches plus ou moins constructives, lui suivit docilement Lyessa qui les reconduisit à la pièce initiale où des banquettes rudimentaires avaient été installés. Il se moquait bien d’où dormir, en cet instant, tant que c’était auprès d’un bon feu. « Ca m’ira très bien ! » Lança Adrian, avec une affirmation si volontaire qu’elle ne pouvait être que sincère. Quant elle fit mention de sa cheville, il ne prit pas la peine de répondre, agitant simplement l’onguent sous ses yeux avant de l’enfourner dans sa besace. Il pouvait très bien s’en charger lui-même tant qu’il avait ce qu’il fallait à portée, inutile de la déranger constamment.

Il ne prit pas longtemps avant de s’endormir, au plus près du feu pour éviter d’attraper la crève avec ses vêtements partiellement humides. Pour une fois, il n’avait pas pris la peine de faire un tour au dehors tellement il était épuisé par cette rude chevauchée. Avalanche lui avait fait tellement de misères qu’il ne se réveilla que lorsque Mortimer lui secoua gentiment l’épaule, le gratifiant d’une remarque bien sentie sur les centenaires qui avaient moins besoin de dormir que les jeunes. Adrian grimaça pour toute réponse, totalement engourdi et courbaturé qu’il en oublia même sa cheville, durant un instant, avant qu’elle ne se rappelle violemment à son bon souvenir. Il s’empressa de remettre du fameux onguent et de la bander avant de se saisir de ses bottes massacrées … Et constater avec étonnement que les trous provoqués par les canines du lézard-lion avaient été rafistolés. Il tira un peu, pour voir à quel point cet ajustement de dernière minute était solide, et ne fut pas déçu. Devant le regard interrogateur que lança l’héritier à Mortimer et John, le premier ne fit qu’hausser les épaules, le second lui signifier : « En tout cas, ça m’étonnerait que ce soit la Lady Lyessa, ça. »

Il eut un bref rire moqueur à cette vision. Mais quand on parlait du loup… Il aperçut Maureen et Jack revenir de leur côté, suivi peu après par Lyessa. Aux trois, il adressa un fin sourire, avant de lever sa botte vers la dernière : « Qui que ce soit, tu pourras le ou la remercier ! » Et de l’enfiler aussi prestement, lâchant un « Je suis prêt ! » vers Maureen, plein d’enthousiasme. En bon dernier, il n’avait pourtant pas traîné en compensation. Et cette nuit de sommeil l’avait particulièrement revigoré …
Quand il franchit la porte, l’air était encore bien frais, et il lui semblait impossible de définir à quel point du jour se trouvait-il. « Combien de temps ça va nous prendre, de parvenir jusqu’au Sud du Neck ? » Lança t-il en arrière, vers Lyessa. Il n’attendit pas la réponse pour reprendre le chemin de la veille en sens inverse, vers les chevaux. Même à une heure aussi précoce, le Neck était loin d’être silencieux, et s’entendait au loin autant d’insectes que de bruits de feuillages, de grenouilles et de clapotis vaseux. L’environnement si singulier aurait presque réussi à lui manquer, malgré la cruelle expérience des lézards-lions. Quand il rejoint Avalanche, elle était déjà bridée et sellée pour le départ, et visiblement plus en forme même si chaque bruit lui faisait invariablement lever les oreilles. « Pas de faux bonds, cette fois, je vais avoir du mal à tenir en selle. » Il l’observa d’un air critique, l’animal ne lui rendant qu’un regard inexpressif et placide. Bien sûr qu’elle ne comprenait pas un traître mot de ce qu’il pouvait dire, mais il était assuré que le ton de mise en garde avait été assimilé.

Lyessa et l’équipée Bolton n’étaient pas loin derrière. Il adressa un sourire mitigé vers celle-ci, avant de se prendre d’une remarque plus affectueuse que d’ordinaire, depuis leur rencontre : « C’est dommage, si tu aimes tant voyager, tu aurais peut-être pu nous accompagner. A charge de revanche ? Nous repasserons peut-être par ici au retour et… Il y aura beaucoup à raconter, si l’idée te prend de remonter dans le Nord jusqu’à Fort-Terreur. » Ce n’était même pas ironique, malgré les piques et les remarques acerbes de la Reed, il aurait réellement apprécié son fort caractère dans cette chevauchée au Sud des terres. Là-bas, il se doutait bien de ne plus croiser de spécimens de Bouffe-Grenouille…
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